20 juin 2019

LES ANNÉES PASSENT; TOUT CHANGE

fanfare collège bandayi

Je me trouvais aujourd’hui à Lechenich sur une artère fortement fréquentée en ce jour férié ensoleillé, en train d’observer un courant fluide  de gens un peu pressés qui affluait vers le centre commercial et un autre très espacé qui faisait un mouvement inverse avec des couples, des jeunes gens et des enfants en train de lécher leur crème glacée. Juste à côté de moi, une ruelle débouchait d’un bâtiment commercial abritant des cabinets médicaux, une pharmacie et un home de personnes âgées. Tout à coup, un jeune garcon, 10 ans environ, en sort à pas pressés. « Nicht so schnell, Philipp! » (Pas si vite, Philipp!) lui crie sa mère, une femme d’une quarantaine d’années  qui le suivait à une dizaine de mètres. Lorsqu’elle est arrivée à mon niveau, nous nous sommes souri et j’en ai profité pour lui dire que dans le temps, c’était plutôt le contraire. « Ya richtig » (Oui, c’est exact!) m’a-t-elle répondu tout en continuant sa route vers le centre commercial. Directement, mes pensées sont allées à cette chanson que nous avions apprise, encore enfants, au petit collège Saint Clément de Mwila Mufiedi:

Papa o papa,
Attends-moi. je ne peux pas
Papa si tu vas à grands pas, je ne peux pas
Un pas, c’est un pas
Mais ton pas, je ne l’ai pas
Papa o papa, je ne peux pas!

C’était comme cela que chantait l’enfant en train de suivre péniblement son père qui allait à grands pas, le matin.  Puis vers midi, les deux continuaient côte à côte leur route.  Enfin, vint le soir. Le père, dos voûté par le poid de l’âge, s’en allait tout doucement, courbé sur sa troisième jambe, son bâton. Ne pouvant plus tenir le rythme de son fils, il traînait loin derrière lui. Mais j’ai complètement oublié comment il chantait. Comme bientôt, je serai dans sa situation, je vous prie de me rappeler son couplet. S’il vous plaît!

Kwacila mwana mpasu…

Lumbamba Kanyiki

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07 mars 2019

Chant du corbeau, notre dernier ouvrage paru chez l'Harmattan. Parlons-en!

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Chant du corbeau, notre dernier ouvrage, paru aux éditions de l'Harmattan, est déjà dans les librairies européennes, voici un mois déjà.  Pour ceux qui ne le savent pas encore, Chant du corbeau, c'est le regard que l'auteur porte sur l'immigration clandestine qui fait couler actuellement beaucoup d'encre et de salive. Le lecteur ou la lectrice pourra par exemple y lire ceci: 

" Vendredi, midi. Je viens de démarrer, direction Horrem sous un ciel couvert de nuages lourds. J’en ai pour une vingtaine de minutes sur l’autoroute 61. La circulation est fluide. J’entends un vent fort de face sur le pare-brise de la voiture. A l’intérieur, je suis au chaud. Kadiyoyo et les Bayouda chantent Kamana-Kamana. C’est l’hymne de Kananga, ma ville natale.

Kamana-kamana

Meme nnyaye le le

Kamana-kamana

Meme nyaya ku Kananga1

Les ondes mélodieuses me portent soudain dans les airs. Comme un aigle, mon âme plane, vole au-dessus des villes inconnues, à travers mers et déserts vers le lieu de mon enfance. Ma douce enfance pleine d’innocence."

1 Un jour, je retournerai ; un jour, je retournerai à Kananga.

C'est un livre que je vous invite à lire absolument, vu l'importance de la thématique abordée. Ceux et celles qui souhaitent un ouvrage dédicacé peuvent nous contacter sur kanyiki5@hotmail.com. Nous avons encore quelques exemplaires que nous vendons au prix de l'éditeur 19 Euros plus les frais de poste s'élevant à 3,50 Euros. 

Lumbamba Kanyiki 

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25 décembre 2018

Mon message de Noel: vivre l'amour de Dieu

noel 2019

Tout le monde sait que le français n'est pas notre langue; mais comme beaucoup de peuples africains, nous nous sommes approprié cette langue que nous aimons bien. Au moment où je compose ce texte, consciemment ou inconsciemment, j'obéis à des règles d'usage pour que mon texte soit lu et compris par tous. En écrivant, je n'annonce pas à mes lecteurs ces règles; mais je les applique. Il en est de même de la parole de Dieu contenue dans la bible. Nous devons vivre cette parole et non l'énoncer tout au long des journées comme des perroquets.

Aujourd'hui, nous célébrons Noel, la fête de nativité. Noel, Dieu fait homme. Dieu qui s'est fait homme pour vivre avec les hommes, souffrir avec les hommes, leur apprendre à s'aimer,  à aimer leur créateur et mourir pour les hommes. La vie de Jésus, elle-même, est un exemple de cet amour, ce don de soi, donner sa propre vie pour que l'autre l'ait en plénitude. C'est cela l'exemple que tout celui et toute celle qui se dit Chrétien ou Chrétienne devait suivre. Car, il l'a dit, lui-même: "Ce ne sont pas tous ceux qui crient Seigneur, Seigneur qui entreront dans le royaume des cieux, mais ceux qui font la volonté de mon père."

Dieu n'a pas besoin de la prière des Pharisiens, comme il n'a pas besoin que l'on multiplie des paroles reprises dans la bible et accompagnées avec beaucoup de "amen" tonitruants pour accepter vos prières; mais il aime nous voir vivre sa parole. Pour fêter, des millions ont été dépensés en cadeaux et nourritures. Le Jésus dont nous commérons la nativité nous recommande de partager ce que nous avons avec l'autre, de pardonner et surtout de voir l'autre comme étant supérieur à  nous : mona muntu yonso bu mukutambe! Malheureusement, beaucoup d'entre-nous sont comme les riches dont il a dit lui-même: il est plus facile à un chameau d'entrer dans le chas d'une aiguille qu'à un riche d'entrer dans le royaume de Dieu. Ce qui détruira notre génération, c'est l'égoisme. L'égoisme qui engendre le narcissisme,  l'envie, l'orgueil, la cupidité, le vol, le crime.. "Bammone,bangambe!".

Lorsque nous étions au petit séminaire, je me rappelle d'un petit exercice que les prêtres nous ont appris et qui est, selon moi, d'une grande efficacité dans la vie d'un Chrétien ou d'une Chrétienne: l'examen de conscience à la fin de la journée. Lors de cet examen que nous faisions pendant la prière du soir avant d'aller dormir, nous devions répondre, chacun intérieurement, à plusieurs séries de questions : est-ce que j'ai accompli tout ce que je devais faire aujourd'hui? ai-je été bon envers moi-même, envers mes amis, envers mes professeurs, envers Dieu? Ai-je posé un acte qui aurait peut-être blessé mon prochain? Quelles bonnes actions ai-je fait aujourd'hui? Quelles résolutions puis-je prendre pour mieux faire? C'étaient des questions posées avec des intervalles de silence pour nous permettre de réfléchir et de répondre en toute honnêteté et elles nous aidaient à nous améliorer dans notre vie de chaque jour.

C'est ce petit exercice-là que je recommande à tous ceux et toutes celles qui se disent chrétiens aujourd'hui, donc enfants de Dieu. En effet, le jour où les chrétiens commenceront à vivre la parole de Dieu et non à répéter comme des perroquets ses enseignements et ses prières, il y aura d'abord moins d'églises qui foisonnent dans toutes les villes et dont les effectifs de membres n'augmentent jamais; nous verrons moins de photos sur Facebook chaque dimanche avec les sapeurs qui nous salueront au nom de Jésus, nous nous occuperons mieux des problèmes de nos populations sans attendre que la communauté internationale le fasse pour nous, bref nous serons de vrais responsables de notre devenir. Voilà ce que je souhaite à tous ceux et toutes celles qui fêtent la Noël aujourd'hui: vivre l'amour de Dieu.

Pendant cette fête de nativité, ayons aussi une pensée pieuse pour nos frères et soeurs que le Seigneur a rappelés auprès de lui. Que leurs âmes reposent en paix. Joyeux Noël à toutes et à tous!

 

Lumbamba Kanyiki

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31 octobre 2018

BRUXELLES: ALTER KASAI ASBL REND HOMMAGE À AUBERT MUKENDI

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La 2eme édition de Littérature de l’exil qui s’est tenue le 27 septembre à Bruxelles et organisée par Alter-Kasaï asbl, fut un moment intense qui a rassemblé jeunes et moins jeunes autour d’un homme illustre : Aubert Mukendi. L’objectif de l’événement était  de faire découvrir au public l’homme aux multiples dimensions: politicien, activiste, scientifique, philanthrope et écrivain. La conférence menée par Jean-Claude Kangomba était donc  composée de différents volets à l’image du personnage.

Tout d’abord, son parcours et sa pensée politique furent illustrés par la projection d’une  vidéo montée par Marie Vanderrusten et suivie par les témoignages  de Mme Mukendi, ses enfants, Alexandra Mbaye et de Thierry Michel avec lequel Aubert Mukendi a collaboré à plusieurs reprises sur ses documentaires politiques.

Le 2ème volet, était axé sur ses recherches scientifiques, et à ce propos Madame Mpunga wa Ilunga linguiste de formation,   est intervenue sur  l’ouvrage « La Grammaire objective du Ciluba scientifique » écrit par Aubert Mukendi .

Le volet culturel fut agrémenté par une scénette extraite de la pièce  de théâtre du même auteur « Fondation de l’Empire Luba » et mise en scène par Sifiane El Asad, et interprétée par deux excellentes comédiennes:  Pascale Kinanga et Nancy Maluba Mwanza,

Enfin, la soirée s’est clôturée par des échanges autour de la culture, l’Histoire du peuple Luba et de chants traditionnels.

Au-delà de l’hommage, ce fut un véritable Kasàlà (célébration) d’un homme exceptionnel et de la culture Luba. Un moment sacré qui a mis en évidence, l’importance de valoriser nos héros, notre Histoire, notre philosophie, notre culture Bantou et de les transmettre aux nouvelles générations.

« L’initié doit initier, sinon il n’aura pas de case au village des ancêtres » disait Aubert Mukendi. Pour d’amples informations concernant ses œuvres :http://permanencebantoue.apps-1and1.net/

Voici quelques images de la deuxième édition consacrée à Aubert Mukendi:
 Alter – Kasaï asbl
(0032) 0465 63 96 03
       

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25 juin 2018

RHÉNANIE DU NORD: LES AFRICAINS DOIVENT DIALOGUER!

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Ils vivent par dizaines de milliers en Rhénanie du Nord; quelques-uns se sont organisés dans des multiples associations, mais on ne sent pas l’impact des Africains sur le plan social, politique ou économique de l’Allemagne.  C’est la raison pour laquelle, l’association  des parents de la Rhénanie du Nord, Elternnetzwerk-NRW e.V., sous l’initiative du docteur Denis Kapuku Mukuna qui en est aussi membre, a initié le projet dénommé « Dialog Afrika » dont les objectifs principaux sont: organiser les associations africaines en un réseau d’échanges d’informations et d’expériences afin de faire entendre leurs voix dans la vie politique et sociale de leur pays d’accueil. Trois villes principales ont été choisies comme cibles. Il s’agit de Düsseldorf, Dortmund et Cologne. Les rencontres se feront sous forme de conférences régionales dans lesquelles toutes les associations africaines de ces villes seront invitées.

La première conférence régionale de Cologne s’est tenue ce samedi, 23  juin 2018 à Cologne -Kalk. Les participants organisés en ateliers se sont retrouvés autour des thèmes suivants: 1. L’encadrement des enfants et des jeunes; 2. Le rôle des parents dans l’éducation des enfants; 3. Comment changer les clichés faits sur les Noirs dans la société; 4. La formation des enfants et leur chance sur le marché d’emploi; 5. la discrimination et  le racisme.

Les résultats des discussions ont été présentés à l’assistance par les rapporteurs de chaque atelier. Mais un rapport écrit de chaque atelier sera remis à l’association des parents de la Rhénanie du Nord (Elternnetzwerk-NRW e.V.) pour le suivi.

A l’issue de cette conférence, il s’est tenu une autre conférence toujours à la même adresse, organisée par l’association Bundnis 14 Afrika de monsieur Eli Abeke. Les discussions ont tourné autour de deux thèmes importants: 1. Comment est-ce que nous, parents d’origine africaine,  pouvons jouer pleinement notre rôle dans notre société? 2. Qu’est-ce que nous pouvons faire pour créer des structures d’entraide, capables de nous permettre de nous prendre en charge par nous-mêmes dans cette société? Il s’en est suivi des discussions très  houleuses mais très instructives. Les participants à ces deux rencontres se sont séparés vers 20 heures 30 minutes.

Quelques images des deux rencontres:

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Lumbamba Kanyiki

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26 février 2018

UN LIVRE À LIRE ABSOLUMENT: UN COUPLE DEUX DESTINS DE JEANNETTE NYABU BULULU

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Un couple, deux destins -Bernard Bululu et Thérèse Kanku.  Il s’agit d’un récit qu’une fille, Jeannette Nyabu Bululu, raconte sur ses parents et sa famille: la famille Bululu, au Kasai Occidental. Au départ destiné logiquement à la famille et à toute sa descendance, nous recommandons personnellement ce livre à tout Congolais et à tout Kasaien. Car, à l’heure où le mariage est en crise presque partout au Congo comme en Occident, la vie du couple Bernard Bululu et Thérèse Kanku, racontée dans un couple, deux destins, constitue un témoignage  émouvant  pouvant aider tous ceux qui veulent se bâtir une famille stable.

Résumé

Le jeune Bernard Bululu, orphelin de père, termine avec l’aide de son oncle Kabantu sa formation d’aide-infirmier à Luebo, à Luluabourg et commence sa formation d’infirmier à Sandoa, au Katanga en 1939. La deuxième guerre mondiale éclate en Europe.  Papa Bernard Bululu est enrôlé dans la force publique et envoyé à la guerre. Il se battra sur plusieurs fronts, en Afrique comme en Asie.  Après la guerre, il rentre dans son village et épouse maman Thérèse Kanku en 1945. Il la laisse pour quelque temps dans sa famille et rentre à Elisabethville pour continuer sa formation interrompue il y a quelques années. Maman Thérèse l’y rejoindra quelques mois plus tard. A la fin de ses études, Papa Bernard s’installe avec sa famille, qui s’est déjà considérablement agrandie, à Likasi où il travaille comme infirmier à l’hôpital général de la BCK,  une entreprise de chemin de fer. La famille vit paisiblement dans sa propre maison avec tout le confort nécessaire. La tranquillité du foyer est perturbée, plus tard, par les conflits entre autochtones et Kasaiens, ce qui oblige la famille à retourner au Kasai, à Kananga où elle passe des jours difficiles,  mais elle résiste grâce à la solidarité des frères et soeurs du couple. Papa Bernard est engagé à l’hôpital général de Kananga. Les enfants retrouvent le chemin de l’école. Papa Bernard achète une nouvelle maison à Ndesha, un des quartiers populaire de Kananga, très bruyant surtout le soir. Les enfants se plaignent de la vie à Kananga qui, selon eux, ressemble à un grand village et regrettent leur vie passée. Afin de faciliter leur éducation, les filles comme les garçons seront envoyés dans des internats. Plus tard, ils continueront leurs études supérieures et universitaires en dehors de la province. Papa Bernard meurt en 1979 et laisse un testament dans lequel il recommande à sa famille de laisser maman Thérèse vivre dans la maison familiale et de ne pas la faire souffrir. A ses enfants, il recommande l’amour  et l’entraide qui doivent cimenter les liens familiaux. Quelques années plus tard, Tutu Crispin Ngalamulume, le deuxième de la famille, meurt dans des conditions non encore élucidées. Il laisse plusieurs enfants. La maman Thérèse qui est restée seule à Kananga est invitée à Kinshasa par un de ses petits enfants pour l’ aider dans son foyer. Elle vit depuis lors dans la capitale congolaise, entourée de ses enfants et petits enfants, du moins ceux qui sont restés au Congo.

Pourquoi je recommande ce livre aux lecteurs

Comme je le disais dans mon introduction, un couple, deux destins est un témoignage vibrant pour les jeunes d’aujourd’hui et les générations futures dans le sens qu’il met en exergue certaines valeurs qui sont devenues des denrées rares dans notre société: nous parlerons de la valeur de la dot, de la solidarité, de l’éducation et de l’amour. Bien sûr que cette liste n’est pas exhaustive. Certains pourront la rallonger à volonté.

A propos de la dot

Papa Bernard, pour faire honneur à maman Thérèse qu’il aimait déjà beaucoup, remet cinquante francs de dot à sa belle-famille. L’oncle à qui l’argent est destiné trouve le montant exorbitant. Il se dit ne pas être en mesure de restituer la dot en cas de divorce. Car, la dot est juste un symbole qui scelle le nouveau mariage. Mais qu’en est-il aujourd’hui? Les Balubas d’aujourd’hui dressent des listes qui frisent le ridicule lors du mariage coutumier de leurs enfants. Ils y trouvent là une occasion en or de se faire fortune!

La solidarité

Papa bernard Bululu, orphelin de père, parvient à terminer la première partie de sa formation d’infirmier d’abord à Luebo, grâce à son oncle. Aujourd’hui, combien d’orphelins sont chassés par des oncles qui les traitent de sorciers? Si de nos jours, le phénomène « enfants des rues » a pris des proportions inquiétantes, c’est parce que nous sommes devenus des égoïstes; nous ne nous occupons que de nos propres foyers, sans nous demander si le voisin a mangé ou pas. Plus tard, papa Bernard a accueilli chez lui des cousins, des neveux et nièces aussi bien à Likasi qu’ à Ndesha, à Kananga. Sa famille et lui, ayant fui les conflits éthniques au Katanga, ont été accueillis par leurs frères et soeurs à Kananga avant de s’installer chez eux.

Une éducation basée sur l’égalité entre les garcons et les filles

Ya Jeannette, quatrième fille de la famille Bululu, reconnaît que papa Bernard ne faisait aucune distinction entre les filles et les garçons dans l’éducation de ses enfants. De son vivant, il a donné à chacun et chacune une houe, une machette et un panier afin qu’il travaille et vive de la sueur de son front. Tous leurs enfants ont bénéficié de la meilleure éducation possible, dans les meilleures écoles du Katanga et du Kasai Occidental. Presque tous ont des diplômes universitaires, filles comme garçons. Ceci est d’autant plus frappant dans une société dans laquelle la tradition limitait l’éducation des filles juste au niveau légèrement supérieur au cycle d’orientation puisque les filles étaient censées se marier entre quinze et dix-sept ans. « Muana wa bakaji badi bamusela patshidiye ne dibele dia mamuende pa ludimi! » disaient les Anciens. Les filles étaient censées se marier avec le lait maternel sur la langue! Nous osons croire que papa Bernard a pu profiter soit de ses multiples déplacements lors de  la guerre mondiale, soit de son séjour à Elisabethville, qui était déjà une grande ville moderne,  pour  nager courageusement à contre courant des croyances de son temps. En cela, il a réussi puisque ses filles ont servi de modèles à d’autres jeunes filles de leur entourage.

L’amour comme fondement de la famille

L’amour se manifeste tout au long de ce récit. Un amour désintéressé, qui n'exige rien en retour. D’abord, l’amour envers celle qui plus tard sera appelée « lubalela », son épouse. Nous en avons parlé un peu plus haut:  pour montrer son amour envers maman Thérèse, il verse une dot que la belle-famille trouve exorbitante. L’amour se manifeste dans ses relations avec sa belle-famille qu’il reçoit régulièrement chez eux. Papa Bernard Bululu, orphelin de son état,  déverse tout l’amour que lui n’a pas reçu de son père, décédé très tôt, sur ses enfants. L’amour se manifeste dans l’éducation qu’il leur donne, ne cherchant pour eux que les meilleures écoles de la région, une vie décente.  Très sévère, il l’était, mais aussi plein d’amour et prêt à concéder des sacrifices pour chacun d’eux. C’est aussi l’amour qui ressort de son testament lorsqu’il recommande à sa famille de laisser sa « Lubalela » dans la maison familiale et de ne pas la faire souffrir. A ses enfants, il recommande de continuer de s’aimer et de s’entraider les uns les autres. Et pour finir, cet ouvrage, qui fait l’objet de notre propos, que ya Jeannette dédie à sa soeur aînée yaya Elvire, muan’a bute wa tatu Bululu, aimée et adulée par toutes ses soeurs et tous ses frères, n’est-il pas une manifestation d’amour?

Des anecdotes intéressantes sur le plan culturel

Le couple Bernard Bululu et Thérèse Kanku a chevauché sur la tradition et la vie moderne, en respectant aussi bien la culture de leurs ancêtres que les principes bibliques. Le récit de ya Jeannette est plein de petites anecdotes très riches sur le plan culturel.  Notre laissons aux lecteurs et lectrices le soin de les découvrir, seuls.

A la fin de la lecture d’un couple, deux destins, nous ne pouvons que jeter des fleurs à yaya Jeannette Nyabu Bululu. Ce livre est le plus beau cadeau qu’une fille puisse faire à ses parents. Comme elle l’a souhaité, les enfants et petits-enfants pourront  le lire et connaître leur origine.  Nous disons chez nous: « Kapumbe, kuna nsanga, bua biakola nsanga, bambe ne ke mua kapumbe muamua! » Mais papa Bernard est un grand « Nsanga », un grand baobab! Il faut que les petits baobabs qui pousseront à l’ombre de ce géant puissent perpétuer sa mémoire et sa volonté. Surtout prévaloir l’amour au-dessus de tout. Car telle est sa volonté. Du reste, comme je viens de le démontrer, les autres jeunes Congolais ou Kasaiens pourront tirer profit de la vie de ce couple hors du commun dont le livre constitue un vibrant témoignage.

Lumbamba Kanyiki

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26 novembre 2017

LA PROMOTION DE LA CULTURE KASAIENNE À TRAVERS LES COURS D’INITIATION AU CYLUBA

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La connaissance de la culture d’un peuple passe par la connaissance de sa langue.  Une personne ne peut prétendre s’intéresser à la culture kasaienne si elle ne parle pas le Cyluba. C’est la raison pour laquelle l’association sans but lucratif Kasai Alter Kasai Balengela organise chaque week-end au Kuumba Vlaams-Afrikaans Huis, à Bruxelles les cours d’initiation au Cyluba. Ces cours sont de très haute qualité, car élaborés et donnés par une personne compétente en la personne de madame Mpunga Wa Ilunga , Docteur en Lnguistique Africaine.

Vous êtes Résident(e)s en Belgique et vous êtes intéressé(e)s à la culture du Kasai, en République Démocratique du Congo?  Alors n’hésitez pas! Veuillez passer au Kuumba Vlaams-Afrikaans Huis, sur  Chaussée de Wavre 78,  1050 Ixelles, Bruxelles pour des informations complémentaires ou pour un cours d’essai. Il y en a pour ados et pour les adultes.

Voici quelques images prises pendant les cours!

Lumbamba Kanyiki

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06 novembre 2017

ALTER KASAI ASBL PRÉSENTE LA LITTÉRATURE DE L’EXIL: CAS DU KASAI

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L’espace kasaien avec ses multiples ethnies a produit plusieurs auteurs qui sont malheureusement  peu connus du grand public belge. La plupart de ces auteurs sont en exil. C’est la raison pour laquelle Alter Kasai asbl a organisé le samedi 28 octobre dernier à la maison du livre de Saint Gilles à Bruxelles une conférence sur le thème la littérature de l’exil: Cas du Kasai. Il s’agit, en fait,  d’un questionnement sur le lien entre l’exil et la production de ces auteurs dont l’apport dans la littérature congolaise et internationale est incontournable.

La conférence a été animée par l’écrivain Jean-Claude Kangomba, actuellement Attaché scientifique au Musée et archives de la littérature de la Bibliothèque royale de Belgique.

Elle a connu la participation de Pie Tshibanda, l’auteur  de  “Un fou noir au pays des Blancs”.

Au programme, il y a eu aussi une interprétation du conte africain par Shala Kasayi et un Kasala (poèmes chantés du Kasai) chanté par Wa Ilunga Mpunga.

Voici quelques images de la conférence:

Kasai Direct

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08 septembre 2017

AIDE AUX SINISTRÉS DU KASAI: LES ORGANISATEURS SUR TERRAIN VOUS REMERCIENT

logo cepo

Hier, nous avons recu de notre frère Damien Twambi, coordinateur du comité « aide urgente » de la MDK un document par lequel l’association « Centre d’Encadrement des Personnes opprimées, CEPO à Kananga adresse ses remerciements à l’association Grand Kasai e.V. pour sa modeste contribution aux sinistrés du Kasai.

Nous saisissons d’abord cette opportunité pour remercier, à notre tour, la Maison Du Kasayi (MDK),en Belgique, pour non seulement le travail de fourmis qu’elle abat chaque jour dans la collecte et l’achéminement de l’aide aux nécessiteux, mais aussi par la transparence dont elle fait montre dans la gestion de la  dite aide.

Ceux qui veulent se rendre compte de l'ampleur et la qualité du travail de la Maison Du Kasayi peuvent visiter le compte facebook:  https://www.facebook.com/soskasayi

Ensuite, nous n’arrêterons pas d’insister pour que toutes les filles et tous les fils du Congo  se sentent concernés par le drame qui se joue au Kasai et dont le but est d’anéantir et de détruire ce vaillant peuple au coeur de l’Afrique. Chaque aide, chaque contribution, si minime soit-elle, peut sauver des vies. Ne pas le faire comme nous ne cessons de le réclamer serait faire le jeu des ennemis de notre peuple qui ne jurent que par son anéantissement.

Nous vous rappelons les coordonnées bancaires pour la Maison du Kasayi et pour le Grand Kasai e.V. pour vos contributions éventuelles:

Maison Du Kasayi (MDK)
IBAN: BE07 0017 9230 4766
BIC: GEBABEBB

Grand Kasai e.V.
IBAN: DE91 390 50000 1070 49 4826
BIC: AACSDE33

Mention: Aide aux sinistré du Kasai.

Sentons-nous donc tous concernés. En pièce jointe, le document de remerciement de l’organisation CEPO:REMERCIEMENTS-MDK-1

Lumbamba Kanyiki

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20 juin 2017

ALLEMAGNE: LES MAMANS CONGOLAISES DE KERPEN ORGANISENT UN BARBECUE LE 1ER JUILLET 2017, ALLEON Y SERA AUSSI

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femmes congolaises grill 2017

L’arbre ne peut pousser plus haut et porter de bons fruits que si ses racines s’enfoncent dans les profondeurs de la terre.

Dans le cadre des échanges culturels, les mamans congolaises, réunies dans une association dénommée « LES MAMANS LA PROMESSE », organisent le samedi 1er juillet prochain un barbecue sur Grill-Hütte, Brüchhöhe à Kerpen-Sindorf, à partir de 15 heures. Au menu, il y aura de la viande de chèvre, du poisson, du poulet grillés avec de la banane plantain et de la sauce pimentée.

La maison de la mode « Alleon » sera de la partie avec sa création, reflet de la rencontre des cultures occidentale et africaine. En effet, le design d’Alleon marie le wax traditionnel à la coupe moderne pour habiller aussi bien l’Africaine que l’Européenne.   Alleon offre une gamme variée de ses produits de très haute qualité: des robes, des jupes, des pantalons, des vestes et des blouses pour femmes et des baskets et des pantoufles pour les deux genres.

Enfin, toujours dans le cadre des échanges culturels, monsieur Lumbamba Kanyiki, votre serviteur, présentera son livre « Les contes du Congo suivis de la chasse aux chacals ». Ce recueil de contes est, pour les jeunes congolais comme européens, une petite fenêtre sur la culture du Grand Congo.

Avons-nous éveillé votre curiosité, alors n’attendez pas; rendez-vous est donc pris pour le 1er juillet 2017 à Kerpen-Sindorf, à partir de 15 heures!

Kasai Direct

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