25 juin 2018

RHÉNANIE DU NORD: LES AFRICAINS DOIVENT DIALOGUER!

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Ils vivent par dizaines de milliers en Rhénanie du Nord; quelques-uns se sont organisés dans des multiples associations, mais on ne sent pas l’impact des Africains sur le plan social, politique ou économique de l’Allemagne.  C’est la raison pour laquelle, l’association  des parents de la Rhénanie du Nord, Elternnetzwerk-NRW e.V., sous l’initiative du docteur Denis Kapuku Mukuna qui en est aussi membre, a initié le projet dénommé « Dialog Afrika » dont les objectifs principaux sont: organiser les associations africaines en un réseau d’échanges d’informations et d’expériences afin de faire entendre leurs voix dans la vie politique et sociale de leur pays d’accueil. Trois villes principales ont été choisies comme cibles. Il s’agit de Düsseldorf, Dortmund et Cologne. Les rencontres se feront sous forme de conférences régionales dans lesquelles toutes les associations africaines de ces villes seront invitées.

La première conférence régionale de Cologne s’est tenue ce samedi, 23  juin 2018 à Cologne -Kalk. Les participants organisés en ateliers se sont retrouvés autour des thèmes suivants: 1. L’encadrement des enfants et des jeunes; 2. Le rôle des parents dans l’éducation des enfants; 3. Comment changer les clichés faits sur les Noirs dans la société; 4. La formation des enfants et leur chance sur le marché d’emploi; 5. la discrimination et  le racisme.

Les résultats des discussions ont été présentés à l’assistance par les rapporteurs de chaque atelier. Mais un rapport écrit de chaque atelier sera remis à l’association des parents de la Rhénanie du Nord (Elternnetzwerk-NRW e.V.) pour le suivi.

A l’issue de cette conférence, il s’est tenu une autre conférence toujours à la même adresse, organisée par l’association Bundnis 14 Afrika de monsieur Eli Abeke. Les discussions ont tourné autour de deux thèmes importants: 1. Comment est-ce que nous, parents d’origine africaine,  pouvons jouer pleinement notre rôle dans notre société? 2. Qu’est-ce que nous pouvons faire pour créer des structures d’entraide, capables de nous permettre de nous prendre en charge par nous-mêmes dans cette société? Il s’en est suivi des discussions très  houleuses mais très instructives. Les participants à ces deux rencontres se sont séparés vers 20 heures 30 minutes.

Quelques images des deux rencontres:

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Lumbamba Kanyiki

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26 février 2018

UN LIVRE À LIRE ABSOLUMENT: UN COUPLE DEUX DESTINS DE JEANNETTE NYABU BULULU

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Un couple, deux destins -Bernard Bululu et Thérèse Kanku.  Il s’agit d’un récit qu’une fille, Jeannette Nyabu Bululu, raconte sur ses parents et sa famille: la famille Bululu, au Kasai Occidental. Au départ destiné logiquement à la famille et à toute sa descendance, nous recommandons personnellement ce livre à tout Congolais et à tout Kasaien. Car, à l’heure où le mariage est en crise presque partout au Congo comme en Occident, la vie du couple Bernard Bululu et Thérèse Kanku, racontée dans un couple, deux destins, constitue un témoignage  émouvant  pouvant aider tous ceux qui veulent se bâtir une famille stable.

Résumé

Le jeune Bernard Bululu, orphelin de père, termine avec l’aide de son oncle Kabantu sa formation d’aide-infirmier à Luebo, à Luluabourg et commence sa formation d’infirmier à Sandoa, au Katanga en 1939. La deuxième guerre mondiale éclate en Europe.  Papa Bernard Bululu est enrôlé dans la force publique et envoyé à la guerre. Il se battra sur plusieurs fronts, en Afrique comme en Asie.  Après la guerre, il rentre dans son village et épouse maman Thérèse Kanku en 1945. Il la laisse pour quelque temps dans sa famille et rentre à Elisabethville pour continuer sa formation interrompue il y a quelques années. Maman Thérèse l’y rejoindra quelques mois plus tard. A la fin de ses études, Papa Bernard s’installe avec sa famille, qui s’est déjà considérablement agrandie, à Likasi où il travaille comme infirmier à l’hôpital général de la BCK,  une entreprise de chemin de fer. La famille vit paisiblement dans sa propre maison avec tout le confort nécessaire. La tranquillité du foyer est perturbée, plus tard, par les conflits entre autochtones et Kasaiens, ce qui oblige la famille à retourner au Kasai, à Kananga où elle passe des jours difficiles,  mais elle résiste grâce à la solidarité des frères et soeurs du couple. Papa Bernard est engagé à l’hôpital général de Kananga. Les enfants retrouvent le chemin de l’école. Papa Bernard achète une nouvelle maison à Ndesha, un des quartiers populaire de Kananga, très bruyant surtout le soir. Les enfants se plaignent de la vie à Kananga qui, selon eux, ressemble à un grand village et regrettent leur vie passée. Afin de faciliter leur éducation, les filles comme les garçons seront envoyés dans des internats. Plus tard, ils continueront leurs études supérieures et universitaires en dehors de la province. Papa Bernard meurt en 1979 et laisse un testament dans lequel il recommande à sa famille de laisser maman Thérèse vivre dans la maison familiale et de ne pas la faire souffrir. A ses enfants, il recommande l’amour  et l’entraide qui doivent cimenter les liens familiaux. Quelques années plus tard, Tutu Crispin Ngalamulume, le deuxième de la famille, meurt dans des conditions non encore élucidées. Il laisse plusieurs enfants. La maman Thérèse qui est restée seule à Kananga est invitée à Kinshasa par un de ses petits enfants pour l’ aider dans son foyer. Elle vit depuis lors dans la capitale congolaise, entourée de ses enfants et petits enfants, du moins ceux qui sont restés au Congo.

Pourquoi je recommande ce livre aux lecteurs

Comme je le disais dans mon introduction, un couple, deux destins est un témoignage vibrant pour les jeunes d’aujourd’hui et les générations futures dans le sens qu’il met en exergue certaines valeurs qui sont devenues des denrées rares dans notre société: nous parlerons de la valeur de la dot, de la solidarité, de l’éducation et de l’amour. Bien sûr que cette liste n’est pas exhaustive. Certains pourront la rallonger à volonté.

A propos de la dot

Papa Bernard, pour faire honneur à maman Thérèse qu’il aimait déjà beaucoup, remet cinquante francs de dot à sa belle-famille. L’oncle à qui l’argent est destiné trouve le montant exorbitant. Il se dit ne pas être en mesure de restituer la dot en cas de divorce. Car, la dot est juste un symbole qui scelle le nouveau mariage. Mais qu’en est-il aujourd’hui? Les Balubas d’aujourd’hui dressent des listes qui frisent le ridicule lors du mariage coutumier de leurs enfants. Ils y trouvent là une occasion en or de se faire fortune!

La solidarité

Papa bernard Bululu, orphelin de père, parvient à terminer la première partie de sa formation d’infirmier d’abord à Luebo, grâce à son oncle. Aujourd’hui, combien d’orphelins sont chassés par des oncles qui les traitent de sorciers? Si de nos jours, le phénomène « enfants des rues » a pris des proportions inquiétantes, c’est parce que nous sommes devenus des égoïstes; nous ne nous occupons que de nos propres foyers, sans nous demander si le voisin a mangé ou pas. Plus tard, papa Bernard a accueilli chez lui des cousins, des neveux et nièces aussi bien à Likasi qu’ à Ndesha, à Kananga. Sa famille et lui, ayant fui les conflits éthniques au Katanga, ont été accueillis par leurs frères et soeurs à Kananga avant de s’installer chez eux.

Une éducation basée sur l’égalité entre les garcons et les filles

Ya Jeannette, quatrième fille de la famille Bululu, reconnaît que papa Bernard ne faisait aucune distinction entre les filles et les garçons dans l’éducation de ses enfants. De son vivant, il a donné à chacun et chacune une houe, une machette et un panier afin qu’il travaille et vive de la sueur de son front. Tous leurs enfants ont bénéficié de la meilleure éducation possible, dans les meilleures écoles du Katanga et du Kasai Occidental. Presque tous ont des diplômes universitaires, filles comme garçons. Ceci est d’autant plus frappant dans une société dans laquelle la tradition limitait l’éducation des filles juste au niveau légèrement supérieur au cycle d’orientation puisque les filles étaient censées se marier entre quinze et dix-sept ans. « Muana wa bakaji badi bamusela patshidiye ne dibele dia mamuende pa ludimi! » disaient les Anciens. Les filles étaient censées se marier avec le lait maternel sur la langue! Nous osons croire que papa Bernard a pu profiter soit de ses multiples déplacements lors de  la guerre mondiale, soit de son séjour à Elisabethville, qui était déjà une grande ville moderne,  pour  nager courageusement à contre courant des croyances de son temps. En cela, il a réussi puisque ses filles ont servi de modèles à d’autres jeunes filles de leur entourage.

L’amour comme fondement de la famille

L’amour se manifeste tout au long de ce récit. Un amour désintéressé, qui n'exige rien en retour. D’abord, l’amour envers celle qui plus tard sera appelée « lubalela », son épouse. Nous en avons parlé un peu plus haut:  pour montrer son amour envers maman Thérèse, il verse une dot que la belle-famille trouve exorbitante. L’amour se manifeste dans ses relations avec sa belle-famille qu’il reçoit régulièrement chez eux. Papa Bernard Bululu, orphelin de son état,  déverse tout l’amour que lui n’a pas reçu de son père, décédé très tôt, sur ses enfants. L’amour se manifeste dans l’éducation qu’il leur donne, ne cherchant pour eux que les meilleures écoles de la région, une vie décente.  Très sévère, il l’était, mais aussi plein d’amour et prêt à concéder des sacrifices pour chacun d’eux. C’est aussi l’amour qui ressort de son testament lorsqu’il recommande à sa famille de laisser sa « Lubalela » dans la maison familiale et de ne pas la faire souffrir. A ses enfants, il recommande de continuer de s’aimer et de s’entraider les uns les autres. Et pour finir, cet ouvrage, qui fait l’objet de notre propos, que ya Jeannette dédie à sa soeur aînée yaya Elvire, muan’a bute wa tatu Bululu, aimée et adulée par toutes ses soeurs et tous ses frères, n’est-il pas une manifestation d’amour?

Des anecdotes intéressantes sur le plan culturel

Le couple Bernard Bululu et Thérèse Kanku a chevauché sur la tradition et la vie moderne, en respectant aussi bien la culture de leurs ancêtres que les principes bibliques. Le récit de ya Jeannette est plein de petites anecdotes très riches sur le plan culturel.  Notre laissons aux lecteurs et lectrices le soin de les découvrir, seuls.

A la fin de la lecture d’un couple, deux destins, nous ne pouvons que jeter des fleurs à yaya Jeannette Nyabu Bululu. Ce livre est le plus beau cadeau qu’une fille puisse faire à ses parents. Comme elle l’a souhaité, les enfants et petits-enfants pourront  le lire et connaître leur origine.  Nous disons chez nous: « Kapumbe, kuna nsanga, bua biakola nsanga, bambe ne ke mua kapumbe muamua! » Mais papa Bernard est un grand « Nsanga », un grand baobab! Il faut que les petits baobabs qui pousseront à l’ombre de ce géant puissent perpétuer sa mémoire et sa volonté. Surtout prévaloir l’amour au-dessus de tout. Car telle est sa volonté. Du reste, comme je viens de le démontrer, les autres jeunes Congolais ou Kasaiens pourront tirer profit de la vie de ce couple hors du commun dont le livre constitue un vibrant témoignage.

Lumbamba Kanyiki

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26 novembre 2017

LA PROMOTION DE LA CULTURE KASAIENNE À TRAVERS LES COURS D’INITIATION AU CYLUBA

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La connaissance de la culture d’un peuple passe par la connaissance de sa langue.  Une personne ne peut prétendre s’intéresser à la culture kasaienne si elle ne parle pas le Cyluba. C’est la raison pour laquelle l’association sans but lucratif Kasai Alter Kasai Balengela organise chaque week-end au Kuumba Vlaams-Afrikaans Huis, à Bruxelles les cours d’initiation au Cyluba. Ces cours sont de très haute qualité, car élaborés et donnés par une personne compétente en la personne de madame Mpunga Wa Ilunga , Docteur en Lnguistique Africaine.

Vous êtes Résident(e)s en Belgique et vous êtes intéressé(e)s à la culture du Kasai, en République Démocratique du Congo?  Alors n’hésitez pas! Veuillez passer au Kuumba Vlaams-Afrikaans Huis, sur  Chaussée de Wavre 78,  1050 Ixelles, Bruxelles pour des informations complémentaires ou pour un cours d’essai. Il y en a pour ados et pour les adultes.

Voici quelques images prises pendant les cours!

Lumbamba Kanyiki

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06 novembre 2017

ALTER KASAI ASBL PRÉSENTE LA LITTÉRATURE DE L’EXIL: CAS DU KASAI

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L’espace kasaien avec ses multiples ethnies a produit plusieurs auteurs qui sont malheureusement  peu connus du grand public belge. La plupart de ces auteurs sont en exil. C’est la raison pour laquelle Alter Kasai asbl a organisé le samedi 28 octobre dernier à la maison du livre de Saint Gilles à Bruxelles une conférence sur le thème la littérature de l’exil: Cas du Kasai. Il s’agit, en fait,  d’un questionnement sur le lien entre l’exil et la production de ces auteurs dont l’apport dans la littérature congolaise et internationale est incontournable.

La conférence a été animée par l’écrivain Jean-Claude Kangomba, actuellement Attaché scientifique au Musée et archives de la littérature de la Bibliothèque royale de Belgique.

Elle a connu la participation de Pie Tshibanda, l’auteur  de  “Un fou noir au pays des Blancs”.

Au programme, il y a eu aussi une interprétation du conte africain par Shala Kasayi et un Kasala (poèmes chantés du Kasai) chanté par Wa Ilunga Mpunga.

Voici quelques images de la conférence:

Kasai Direct

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08 septembre 2017

AIDE AUX SINISTRÉS DU KASAI: LES ORGANISATEURS SUR TERRAIN VOUS REMERCIENT

logo cepo

Hier, nous avons recu de notre frère Damien Twambi, coordinateur du comité « aide urgente » de la MDK un document par lequel l’association « Centre d’Encadrement des Personnes opprimées, CEPO à Kananga adresse ses remerciements à l’association Grand Kasai e.V. pour sa modeste contribution aux sinistrés du Kasai.

Nous saisissons d’abord cette opportunité pour remercier, à notre tour, la Maison Du Kasayi (MDK),en Belgique, pour non seulement le travail de fourmis qu’elle abat chaque jour dans la collecte et l’achéminement de l’aide aux nécessiteux, mais aussi par la transparence dont elle fait montre dans la gestion de la  dite aide.

Ceux qui veulent se rendre compte de l'ampleur et la qualité du travail de la Maison Du Kasayi peuvent visiter le compte facebook:  https://www.facebook.com/soskasayi

Ensuite, nous n’arrêterons pas d’insister pour que toutes les filles et tous les fils du Congo  se sentent concernés par le drame qui se joue au Kasai et dont le but est d’anéantir et de détruire ce vaillant peuple au coeur de l’Afrique. Chaque aide, chaque contribution, si minime soit-elle, peut sauver des vies. Ne pas le faire comme nous ne cessons de le réclamer serait faire le jeu des ennemis de notre peuple qui ne jurent que par son anéantissement.

Nous vous rappelons les coordonnées bancaires pour la Maison du Kasayi et pour le Grand Kasai e.V. pour vos contributions éventuelles:

Maison Du Kasayi (MDK)
IBAN: BE07 0017 9230 4766
BIC: GEBABEBB

Grand Kasai e.V.
IBAN: DE91 390 50000 1070 49 4826
BIC: AACSDE33

Mention: Aide aux sinistré du Kasai.

Sentons-nous donc tous concernés. En pièce jointe, le document de remerciement de l’organisation CEPO:REMERCIEMENTS-MDK-1

Lumbamba Kanyiki

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20 juin 2017

ALLEMAGNE: LES MAMANS CONGOLAISES DE KERPEN ORGANISENT UN BARBECUE LE 1ER JUILLET 2017, ALLEON Y SERA AUSSI

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L’arbre ne peut pousser plus haut et porter de bons fruits que si ses racines s’enfoncent dans les profondeurs de la terre.

Dans le cadre des échanges culturels, les mamans congolaises, réunies dans une association dénommée « LES MAMANS LA PROMESSE », organisent le samedi 1er juillet prochain un barbecue sur Grill-Hütte, Brüchhöhe à Kerpen-Sindorf, à partir de 15 heures. Au menu, il y aura de la viande de chèvre, du poisson, du poulet grillés avec de la banane plantain et de la sauce pimentée.

La maison de la mode « Alleon » sera de la partie avec sa création, reflet de la rencontre des cultures occidentale et africaine. En effet, le design d’Alleon marie le wax traditionnel à la coupe moderne pour habiller aussi bien l’Africaine que l’Européenne.   Alleon offre une gamme variée de ses produits de très haute qualité: des robes, des jupes, des pantalons, des vestes et des blouses pour femmes et des baskets et des pantoufles pour les deux genres.

Enfin, toujours dans le cadre des échanges culturels, monsieur Lumbamba Kanyiki, votre serviteur, présentera son livre « Les contes du Congo suivis de la chasse aux chacals ». Ce recueil de contes est, pour les jeunes congolais comme européens, une petite fenêtre sur la culture du Grand Congo.

Avons-nous éveillé votre curiosité, alors n’attendez pas; rendez-vous est donc pris pour le 1er juillet 2017 à Kerpen-Sindorf, à partir de 15 heures!

Kasai Direct

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04 mars 2017

Votre livre: Les Contes du Congo suivis de la chasse aux chacals

Présentation du livre Les contes du Congo

"Les chacals nous tuent sans pitié; ils prennent nos filles, nous dépouillent de nos biens et les emportent au royaume des montagnes. C'est toi qui, par ton courage, nous as montré comment nous battre contre le roi-léopard. C'est toi qui, par ta ténacité, nous as appris à nous défendre contre les chacals. Ta présence en première ligne nous a toujours imprimé du courage. Sors, accompagne-nous! Nous bouterons les chacals hors de notre pays...Le vieux phacochère se mit à écrire par terre, sans rien dire...Il leur répéta: "Muenyi katamba-tamba muena ditunga, muena ditunga ngutu wa tamba! (Soyons sereins! Ils ne nous feront rien!)". Lisez la chasse aux chacals dans notre livre "Les Contes du Congo suivis de la chasse aux chacals". Point de vente en Belgique: Taverne "Pumuzika-Le Carrefour", Rue Dublin 15 à 1050 Bruxelles. En Allemagne: Alleon, Eigelstein 73, à50668 Köln.

L'auteur

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25 janvier 2017

INSÉCURITÉ À KABWE: LE RECTEUR DU GRAND SÉMINAIRE MARTIN BAYAMBA DÉNONCE L’ABSENCE DE L'AUTORITÉ DE L’ETAT

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Plus de trois semaines après les actes d’insécurité perpétrés par le chef coutumier Kayenga Kamukenji et ses miliciens, le recteur du Grand Séminaire de Kabwe, monsieur l’abbé Martin Bayamba sort de son silence et dénonce l’absence de l'autorité de l’Etat dans ce coin du Kasai Central. Dans une lettre dont nous nous sommes approprié une copie, il s’explique sur le climat d’insécurité créé par ce chef coutumier et dans lequel il a failli laisser sa peau. Le Grand Séminaire a été pendant cette période le camp de réfugiés pour tous ceux qui avaient fui les exactions du chef Kayenga. Le séjour de ces réfugiés a causé certains dégâts dans les installations du Grand Séminaire. Le recteur Martin Bayamba lance un appel aux gens de bonne volonté et aux organisations pour leur aide substantielle afin de faire face aux travaux de réfection. Ci après la lettre du recteur Martin Bayamba.
Lumbamba Kanyiki
Merci de vos prières
par l’abbé Recteur Martin Bayamba
Chers amis,
Certains d’entre vous se demandent pourquoi nous n’avons pas eu de contact en ce début d’année. J’étais obligé par les circonstances à rester en permanence à Kabwe à cause d’ une situation sécuritaire très difficile depuis le 31 décembre 2016. Vous savez que depuis quelques mois, il y a des conflits armés dans notre province du Kasaï Central. Les affrontements sont réguliers entre les forces de l’ordre et les miliciens du Chef traditionnel Kamwena Nsapo. Les médias n’en ont pas fait grand cas au départ. Aujourd’hui, cela a pris de l’ampleur et on ne connaîtra le nombre réel des victimes que quand la situation redeviendra plus calme. Une des conséquences de cette situation, c’est l’absence de l’Etat dans les différents coins de la Province. C’est le cas aussi à Kabwe, d’où la police est partie depuis plusieurs mois. Alors, il y a des gens qui profitent de la situation pour régler leurs conflits en toute impunité. D’autres décident de mener leur politique en fonction de leurs intérêts. Monsieur Kayenga Kamukenji, un chef de village qui habite à environ 7 km du séminaire s’en prend à ceux qu’il considère comme étrangers ( dans ce coin où depuis 1927, les étudiants de presque toutes les provinces du pays sont venus faire leur formation pour devenir prêtres) dans son groupement. Mais il s’en est pris aussi aux villages voisins qui contestent ses méthodes de gestion et son comportement singulier.  Que s’est-il passé?
Du 31 décembre 2016 au 7 janvier, le Centre où se trouve notre maison du Grand Séminaire Philosophicum de Kabwe a connu, après menaces et provocations, les incursions des miliciens de ce Chef de village qui s’en prenaient aux « étrangers ». Ils sont arrivés armés de fusils, machettes, gourdins, bars de fer, etc. Des gens ont été molestés. D’autres ont perdu leurs biens. Nous avons compté trois cases brûlées, et des tentatives d’assassinats parce qu’on les a vus ouvrir le feu sur des paisibles citoyens. Moi même, j’ai risqué ma vie le dimanche 1er janvier quand je suis allé intervenir pour qu’on mette fin à ce comportement irresponsable. Je me suis retrouvé encerclé par ces dizaines de jeunes qui donnaient l’air des gens drogués et envoyés pour accomplir leur besogne. Ils m’ont pris à partie et menacé de m’achever. Je ne sais pas comment je me suis tiré du milieu d’eux. Je suis tout de même allé jusque chez leur chef pour exprimer ma protestation au nom de ma foi et des valeurs auxquelles je crois fermement. Mon crime était d’être intervenu en faveur de toute cette population malmenée de manière injuste et gratuite. Le chef qui a semblé tout ignorer de la situation ne s’est pas empêché de dire dans un discours public devant les habitants de son village qu’il me voulait seulement mort. Mais je continue ma mission à Kabwe en me confiant au Seigneur.
L’attaque du lundi 02 janvier avait mis en fuite toute la population. Nous avons accueilli des centaines de familles au séminaire devenu pour la circonstance, un camp pour réfugiés (je vous envoie quelques photos dès que la connexion le permet).
Nous nous sommes battus pour convaincre les jeunes de ce Centre Kabwe Grand Séminaire et leurs amis des villages environnants de ne pas chercher à aller venger les victimes. C’est ainsi que jusqu’à ce jour, nous avons pu éviter une tragédie aux conséquences incalculables.
Avec nos « réfugiés »,Nous avons dû gérer des situations auxquelles nous n’étions pas préparés. Et cela a laissé des traces dans nos installations : des biens perdus, des vitres cassées, des murs salis, des meubles cassés… C’était le prix à payer pour sauver des vies. Nous comptons sur l’aide de chacun pour réparer ce qui le peut, afin de continuer notre année de formation dans des conditions convenables pour nos séminaristes. Nous comptons surtout sur votre prière pour que le Seigneur continue à veiller sur notre maison et sur toute la population de Kabwe. Que l’esprit de paix et de fraternité revienne entre ces jeunes que l’on a cherché à opposer pour de petits intérêts que nous ignorons. Encore une fois, nos meilleurs voeux pour cette année que nous vous souhaitons heureuse et pleine de la présence de notre Seigneur Jésus-Christ.
Abbé Martin Bayamba

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07 novembre 2016

LES AMIS DE BALOS FÊTENT SES SOIXANTE ANS

Rita, Ya marie , Balos

Il croyait accompagner son ami et frère Adaly Mulumba Nkashama à une fête quelconque hier à Charleroi, Balos Balumuene Dijiba (étang en francais) a eu difficile à contenir les vagues d’émotions provoquées par l’étang de ses proches, amis et connaissances rassemblés pour fêter ses soixante ans d’âge. A l’entrée dans la salle de l’Eglise Saint Barthélémy, il a été surpris par la célèbre chanson populaire de « joyeux anniversaire » et les cris de joie qui l’ont fortement touché . L’émotion a été d’autant plus grande qu’il voyait sa fille Oriane et sa mère parmi les amis et connaissances qui s’étaient rassemblés et investis pour faire de cet événement un jour mémorable.

Dans son mot d’accueil, monsieur l’abbé Jeanot Mukeke, l’un des organisateurs, a souligné la chaleur des relations que Balos entretient avec tous ses amis. Selon ses dires, Ceux-ci ne sont même plus à considérer comme ses amis et amies, mais plutôt comme ses frères et soeurs. Prenant à son tour la parole, Balos a remercié toutes et tous, en commencant par les prêtres Jeanot Mukeke et Jean-Pierre Badidike, pour cette marque d’amour qu’ils ont témoignée à sa modeste personne et pour les dépenses engagées pour faire de ce soixantième anniversaire un jour mémorable dans sa vie.

Kasai Direct, qui y était comme invité, encourage ces genres d’initiatives. Car, elles démontrent que bwana bwetu, notre fraternité n’est pas un vain mot, mais plutôt une réalité!

Voici quelques images de la fête!

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Kasai Direct

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24 septembre 2016

VIENT DE PARAÎTRE: LES CONTES DU CONGO (SUIVIS DE LA CHASSE AUX CHACALS)

 

couverture les contes du Congo

Chers tous,
Nous venons de publier notre premier recueil de contes « Les contes du Congo, suivi de la chasse aux chacals » comme ebook sur amazon. Il ne coûte que 2,99 Euros. N’oubliez pas de nous laisser votre commentaire et surtout de nous accorder votre « like » si vous êtes sur facebook.

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Le recueil des Contes du Congo, tirés de la tradition orale du Kasai, décrivent divers thèmes entre autres l’amour, l’équité, la mort, la lutte pour la survie, etc. L’auteur a voulu, à travers ce recueil, partager avec la nouvelle génération de par le monde les quelques contes qui ont fait les délices de son enfance. Il a gardé dans sa production certains passages en langue luba pour en préserver leur originalité.
Dans la chasse aux chacals, le vieux phacochère, fatigué par le poids de l’âge, n’arrive plus à libérer son peuple du joug des chacals qui ont envahi le royaume des grandes plaines. Les jeunes doivent se servir de ses enseignements pour bouter les envahisseurs hors des frontières.
Lumbamba Kanyiki

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