18 avril 2015

Jeûner trois jours renouvelle totalement le système immunitaire

Repéré par Eric Leser/slate

To eat or not to eat? daniellehelm via Flickr CC License by

Des chercheurs d'une équipe de l'Université de Californie du sud (USC) affirment avoir trouvé le moyen de contraindre le corps humain à se régénérer. Une découverte annoncée comme «capitale». Jeûner pendant 72 heures peut permettre de reconstruire l’ensemble du système immunitaire même chez les personnes âgées ou gravement malades telle est la conclusion de cette nouvelle étude scientifique.

Si jeûner est considéré comme néfaste pour l’organisme par les nutritionnistes, priver le corps de nourriture pendant trois jours contraindrait ensuite la moelle osseuse à produire de grandes quantités de globules blancs qui combattent les infections. Cette découverte peut être particulièrement utile aux malades dont le système immunitaire a été affaibli, par exemple les cancéreux traités par des chimiothérapies.

Selon les chercheurs d’USC, jeûner lance un processus de régénération. «Cela donne le feu vert à la moelle épinière pour reconstruire l’ensemble du système immunitaire» explique Valter Longo, professeur de gérontologie et de biologie à l’Université de Californie du sud. «Et la bonne nouvelle est que le corps se débarrasse des parties du système immunitaire abîmées ou âgées et inefficaces, pendant le jeun. Et si vous partez d’un système fortement endommagé par une chimiothérapie ou le vieillissement, les cycles de jeun peuvent permettre de  créer, littéralement, un nouveau système immunitaire». 

Les jeuns prolongés contraignent en fait le corps à consommer ces réserves de glucoses et de graisses mais aussi détruisent une proportion importante des globules blancs. «Quand vous vous privez de nourriture, le corps essaye d’économiser l’énergie dépensée et pour cela recycle un grand nombre de cellules du système immunitaire qui ne sont pas indispensables, notamment celles qui sont abimées». Ainsi, pendant le jeun, le nombre de globules blancs baisse fortement et augmente rapidement quand la personne s’alimente à nouveau. Le jeun a aussi un autre effet bénéfique, il réduit la présence dans le corps de l’enzyme PKA qui est liée au vieillissement et augmente les risques de cancer et de croissance des tumeurs.

«Il n’y a pas de preuve que jeûner soit dangereux mais il y a de grandes preuves que ce soit bénéfique», résume Valter Longo.

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16 avril 2015

Territoire de Ngandanjika : deux jours des » hôpitaux sans médecins «

Territoire de Ngandanjika : deux jours des » hôpitaux sans médecins «

Les habitants du territoire de Ngandanjika, situé à environ 90 km à l’Est de la ville de Mbuji-Mayi, dans la province du Kasaï Oriental, particulièrement ceux qui ont eu le malheur d’avoir des ennuis de santé, ont traversé deux jours pas très rassurants. Il s’agit des journées de mardi 14 et de mercredi 15 avril 2015.

A en croire l’Agence congolaise de presse (ACP), dans sa livraison d’hier mercredi, les médecins membres de la cellule de l’Ordre des médecins dans le territoire de Ngandanjika avaient décrété ces journées » journées des hôpitaux sans médecins « .

C’est ce que rapporte le procès-verbal de la réunion extraordinaire tenue par les médecins du territoire de Ngandanjika dans la salle des réunions du bureau central de la zone de santé de cette entité administrative.

Selon l’agence de presse officielle de la République démocratique du Congo, les vingt et un médecins du territoire de Ngandanjika réunis pour la circonstance tenaient ainsi à manifester leur désapprobation par rapport à l’agression subie sur le lieu du travail par le médecin directeur de l’Hôpital Saint Joseph de Mulumba, le Dr Nathan Bukasa Matumba, de la part de l’un des responsables de cette formation médicale. Bien que la source ne dise rien sur les raisons de cette agression, on pense que les médecins du territoire ont voulu ainsi défendre l’honneur et la dignité de leur profession.

Seulement, d’aucuns se demandent pourquoi priver les malades du coin la possibilité de se faire soigner par les médecins, comme si c’est eux qui avaient agressé le médecin directeur de l’hôpital Saint Joseph de Mulumba.

En fait, la santé de la population ne devrait pas être utilisée par le personnel soignant pour se régler les comptes. Pendant les deux journées des hôpitaux sans médecins décrétées par les médecins du territoire de Ngandanjika parce que le médecin directeur de l’un des hôpitaux de cette partie de la province du Kasaï Oriental actuelle par un agent responsable dans cette structure, qui peut évaluer les tords subis par la population qui, en fait n’a rien à voir dans cet incident ?

Par Ciko

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04 avril 2015

Mbuji-Mayi : 180 détenus souffrent de la tuberculose à la prison centrale

Radio Okapi

 

prison lodja

Une vue de la prison de Lodja, lors d’une visite des quelques responsables des agences des Nations unies le 18/1/2003. Ph- Don John

Cent quatre-vingts pensionnaires sur environ six cents détenus de la prison centrale de Mbuji-Mayi au Kasaï-Orientale souffrent de la tuberculose depuis décembre 2014. Le cadre de concertation de la société civile l’a révélé vendredi 5 avril lors du lancement de la campagne de collecte de fonds et autres objets de valeurs en faveur des prisonniers.Cette campagne va durer trois mois. Durant cette période, la population de la ville de Mbuji-Mayi est invitée à donner aux prisonniers de la nourriture, des non-vivres, médicaments, et argent en espèce pour venir en aide aux prisonniers qui vivent dans la précarité et sont mal nourris.

Une fois des fonds et autres biens de valeur collectés, un comité de gestion sera mis en place pour les gérer. En attendant, les malades seront systématiquement isolés, afin de préserver ceux qui sont encore sains.

Cette campagne de collecte pourrait donner un coup de main aux autorités pénitentiaires qui ont besoin de pourvoir à une alimentation adaptée au régime des tuberculeux mis sous traitement.

Le ministère de la Santé avait annoncé, en février dernier, que plus de 130 détenus de la prison centrale de Mbuji-Mayi souffraient de la tuberculose. Deux pensionnaires de cette maison carcérale sont morts de cette maladie sur 12 cas sévères et 89 autres moins sévères enregistrés. Initialement construite pour environ 200 pensionnaires, cette prison compte environ 913 détenus.

 

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29 mars 2015

Dix trucs bizarres dans votre corps quand vous dormez

Chère lectrice, cher lecteur,

Tandis que vous dormez, votre corps fait plein de choses bizarres dans votre dos.

Pas de panique : c'est normal.

Mais quand vous aurez lu ceci, vous ne vous coucherez plus comme avant.

1. Vos muscles sont temporairement paralysés

C'est inquiétant mais c'est pourtant bien cela qui se passe : vos muscles sont déconnectés de votre cerveau. Mais c'est une très bonne chose ! C'est ce qui vous empêche de passer à l'acte quand vous êtes en train de rêver.

2. Vos yeux sautillent

Lors de la phase du sommeil dit « paradoxal », qui est la phase où vous rêvez, vos yeux roulent dans tous les sens. Ce phénomène est appelé « mouvement oculaire rapide », ou Rapid Eye Movement (REM) en anglais.

On pense que ces mouvements accompagnent le travail de mémorisation qui s'effectue pendant le sommeil paradoxal, mais les chercheurs ignorent à quoi cela sert au juste. Parfois, les mouvements sont en rapport direct avec le contenu du rêve : si vous rêvez de tennis par exemple, vos yeux iront de droite à gauche comme s'ils suivaient la balle.

Chez les aveugles, ce phénomène n'existe pas : au lieu de bouger les yeux, ils font des bruits et des mouvements du corps.

3. Vous grandissez

Vous ne pourrez pas forcément devenir joueur de basket professionnel en vous réveillant mais c'est un fait, vous grandissez quand vous dormez. Les disques de cartilage qui sont entre vos vertèbres se comportent comme des coussins : ils se réhydratent et gonflent la nuit car le poids de votre corps ne pèse plus sur eux.

Pour maximiser les effets, dormez sur le côté, en position fœtale : c'est la position qui minimise le poids sur votre dos.

4. Votre pression sanguine baisse

Lorsque vous êtes couché, le cœur n'a plus besoin de pomper aussi fort pour renvoyer votre sang de vos orteils jusqu'à votre cerveau. Il ralentit, vos artères se détendent et votre pression sanguine baisse, donnant le temps à votre système cardiovasculaire de se relaxer.

Les personnes souffrant d'hypertension doivent, plus que les autres, veiller à avoir assez de sommeil. Cela réduit leur risque d'accident cardiaque.

5. Sursaut brutal

Lorsque vous vous endormez, il se peut que vous sursautiez brutalement. C'est normal : 70 % des gens connaissent ce phénomène. Ces sursauts peuvent être généralisés ou ne toucher que les jambes, et s'accompagnent souvent d'une sensation de chute, ou de perte d'équilibre, parfois d'un cri.

Dans de rares cas ils sont handicapants, mais la plupart du temps, ils sont tout à fait normaux. Les médecins appellent cela des « myoclonies d'endormissement ».

Par contre, si vous aimez vous blottir dans les bras de votre conjoint pour vous endormir, veillez à vous écarter un peu juste avant de sombrer, pour ne pas vous réveiller mutuellement.

6. Emission de gaz

Les gens n'aiment pas que je parle de ça, mais le fait est que le sphincter se détend la nuit, augmentant le risque que des gaz ne s'échappent.

Heureusement, le sens de l'odorat – et celui surtout de votre conjoint – est fortement réduit pendant le sommeil. C'est ce qui explique aussi pourquoi les alarmes incendie ont été inventées : l'odeur du brûlé a peu de chance de vous réveiller quand vous dormez.

7. Votre peau rajeunit

Avez-vous pris récemment dans vos bras un petit enfant qui se réveille, après avoir fait « le tour du cadran » (dormi 12 heures) ?

La peau de son visage est toute douce, chaude, d'une belle couleur de pêche, bien irriguée.

Lorsque vous dormez, vous êtes en état de jeûne, et votre corps produit de l'hormone de croissance pour commander à vos cellules graisseuses (adipocytes) de relâcher du gras pour servir d'énergie à votre organisme. Mais l'hormone de croissance stimule aussi la production de collagène, une protéine qui forme la trame des os, des vaisseaux sanguins et de la peau.

Une bonne nuit de sommeil a un effet rajeunissant sur la peau, et réduit les rides et ridules. Réciproquement, une mauvaise nuit et plus encore une nuit blanche donnent les traits tirés, vieillis.

Vous savez désormais pourquoi.

8. Votre température baisse

Juste avant de vous endormir, la température de votre corps diminue, déclenchant la production de mélatonine, l'hormone du sommeil qui règle votre horloge biologique (cycle circadien).

Votre température est au plus bas vers 2 h 30 du matin. C'est en général à cette heure-là que vous essayez de voler un peu de couverture à votre conjoint.

9. Excitation sexuelle

Les hommes comme les femmes connaissent des épisodes d'excitation sexuelle durant les phases de sommeil paradoxal, et cela n'a rien à voir avec les rêves évocateurs.

Le cerveau est plus actif pendant cette phase qui est celle où il rêve, ce qui augmente le besoin en oxygène et donc le flux sanguin dans le cerveau, mais aussi dans le reste du corps.

Ce qui provoque des gonflements intempestifs.

10. Quel type de dormeur êtes-vous ?

Il y a les « couche-tôt » et les « lève-tard ».

Il y a ceux qui sont toujours en forme malgré des nuits courtes, et ceux qui sont toujours fatigués malgré des nuits longues.

Au fond, il n'y a que cette dernière catégorie qui pose problème. Si vous dormez mal et que vous êtes fatigué la journée, c'est certes dommage, mais ce n'est pas très étonnant.

Nous avons souvent donné des conseils pour améliorer le sommeil de façon naturelle si vous souffrez d'insomnie. Vous pouvez les retrouver ici.

À votre santé !

Jean-Marc Dupuis

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04 décembre 2014

La journée mondiale du Sida commémorée au Kasai Oriental

SIDA

Commémoration ce lundi 1e Décembre de la journée mondiale de lutte contre le Sida. A Mbuji-Mayi, la manifestation y afférente s’est déroulée au club Miba. Il ressort de cette activité que la lutte contre la pandémie du siècle doit être intensifiée en province malgré la tendance à la baisse de la prévalence dans cette partie du pays.

Pour célébrer cette journée de lutte contre le VIH SIDA, toutes les couches de la population du Kasaï Oriental se sont donné rendez-vous au club Miba. Preuve qu’elles veulent en finir avec cette maladie qui demeure à ce jour un problème de santé publique et un frein au développement de la province.  Mais déjà, a fait savoir le Médecin coordonnateur provincial du PNLS, des progrès notables ont été réalisés au Kasaï Oriental. Dr Emmanuel MULOWAYI a souligné que le taux de prévalence du Sida a baissé, il est passé de 6,1 % en 2011 à 1,2 en 2014. Il a cependant reconnu la faible couverture des zones de santé en activités de lutte contre le VIH. Tenez su 51 zones de santé, 22 seulement sont intégrées dans la lutte. Le représentant de l’ONU Sida pour les 2 Kasaï a lu le message du secrétaire général de l’ONU adressé au monde entier à l’occasion de cette journée. Le secrétaire exécutif du gouvernement provincial en charge des sports et communication a salué les efforts de l’exécutif dans la lutte contre le sida au Kasaï Oriental. La journée mondiale de lutte contre le sida est célébrée en République Démocratique du Congo sous le thème : zéro nouvelle infection, zéro décès dû au VIH SIDA et zéro discrimination.

Franck MBAMBI, Jeef MUKALA

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01 décembre 2014

La RDC a 15 années de retard dans la lutte contre le Sida, selon MSF

 
Dépistage volontaire des prisonniers de la prison centrale de Makala par l’Onusida le 29/05/2014 à Kinshasa, lors de la célébration de la journée internationale des casques bleus. Radio Okapi/Ph. John BompengoDépistage volontaire des prisonniers de la prison centrale de Makala par l’Onusida le 29/05/2014 à Kinshasa, lors de la célébration de la journée internationale des casques bleus. Radio Okapi/Ph. John Bompengo

Dans un communiqué publié à l’occasion de la journée mondiale du Sida célébrée le 1er décembre de chaque année, Médecins sans frontières (MSF) indique que la République Démocratique du Congo accuse 15 années de retard dans la lutte contre le Sida. «Alors que les financements ne cessent de diminuer, plus de 80% des 440 000 personnes vivant avec le VIH/Sida en RDC sont toujours en attente du traitement qui pourrait leur sauver la vie», explique l’ONG dans ce communiqué intitulé «Journée Mondiale du Sida : Pas de fête pour la République Démocratique du Congo».

Pour MSF, l’une des raisons expliquant le retard de la RDC dans la lutte contre le sida est que 38% du financement des soins est supporté par les patients.

Malgré la gratuité des médicaments antirétroviraux, fat remarquer l’ONG, le malade paie 3 dollars américains pour l’ouverture d’un dossier, 6 dollars pour une consultation médicale, 5 dollars pour les examens CD4 et 10 dollars pour le dosage de la charge virale.

Même le dépistage, qui devait être gratuit, est également conditionné à des tests préliminaires payants.

A en croire MSF, cette barrière financière empêche les personnes de se faire tester et de demander un traitement.

Pour rattraper le retard dans la lutte contre le Sida, Médecins sans frontières demande au gouvernement congolais d’assurer l’accès gratuit à la prévention et à la prise en charge des personnes vivant avec le VIH/Sida, d’augmenter les moyens budgétaires alloués à la lutte contre cette maladie et d’assurer le décaissement complet des fonds pour des activités directement bénéfiques pour les patients.

En outre, MSF appelle toutes les parties prenantes, en premier lieu le Gouvernement, à reconnaître l’urgence de la lutte. L’ONG dénonce les promesses oubliées et les engagements non tenus.

Elle appelle à une mobilisation de tous les acteurs, non seulement à hauteur de leurs engagements, mais surtout selon les besoins réels exprimés sur le terrain.

« Mettre fin au Sida est possible »

A l’occasion de la célébration de cette journée mondiale du Sida, le Représentant spécial du secrétaire général de l’Onu en RDC, Martin Kobler, a estimé que mettre fin au Sida était possible. Il a plaidé pour la réduction de l’écart entre les malades qui ont accès au traitement et ceux qui n’y ont pas accès.

« Mettre fin à l’épidémie du Sida est possible. Mais seulement en réduisant l’écart entre les personnes qui ont accès aux services de la prévention du VIH, du traitement, des soins et de soutien et ceux qui sont laissés derrière. En fermant l’écart de dépistage du VIH, les centaines de milliers de Congolais qui ignorent leur séropositivité, peuvent commencer à obtenir de l’aide. En fermant l’écart de traitement, les 440 000 congolais vivant avec le VIH auront accès à la médecine de sauvetage. En fermant l’écart dans l’accès aux médicaments pour les enfants, les 66 000 enfants congolais vivant avec le VIH pourront accéder au traitement », indique-t-il dans une déclaration radiodiffusée.

Martin Kobler affirme que la RDC a démontré avec Ebola « qu’elle avait toutes les capacités pour contrôler, maîtriser et éradiquer une épidémie désastreuse ».

« Faites le test VIH, informer vos amis et votre famille, protégez-vous lors de vos relations sexuelles, engagez-vous auprès des associations de soutien aux personnes infectées. Ensemble, nous pouvons mettre fin au Sida », exhorte-t-il

radiookapi.net

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01 octobre 2014

Première chose à faire en cas de crise cardiaque

Scénario d'une crise cardiaque

La crise cardiaque commence par un malaise, généralement dans la poitrine.

La personne éprouve soudain une forte douleur. Dans la moitié des cas, elle décède moins d'une heure après, sans que de quelconques secours (famille, pompiers, SAMU), aient pu intervenir. Le risque de mourir immédiatement est donc de 50 %, mais il peut monter à 80 % chez les personnes fragilisées par un mode de vie déraisonnable : mauvaise alimentation, vie déréglée, tabagisme, manque d'exercice physique.

Quand le malaise est dans la poitrine, dans 95 % des cas, c'est le cœur. Mais il y a des équivalents de ces crises qui concernent d'autres organes. La plus fréquente est l'attaque cérébrale, ou AVC, pour « Accident Vasculaire Cérébral ». La différence est qu'il n'y a pas d'arrêt cérébral comme il y a des arrêts cardiaques. Le risque de décès est donc moins grand. Par contre, le risque de rester handicapé quand on survit, et en particulier d'être paralysé, est plus élevé.

Si la personne frappée par la crise cardiaque ne meurt pas immédiatement, voici le scénario habituel, dans un pays comme la France :

  • Le patient lui-même ou un proche s'alarme des symptômes : douleur dans la poitrine, palpitations, essoufflement, malaise général.
  • Il décide d'appeler les secours (SAMU, pompiers) qui se déplacent très vite (domicile, lieu de travail, lieu public). C'est rarement le patient qui se déplace...
  • Le responsable des secours décide alors – s'il suspecte une crise cardiaque – l'hospitalisation immédiate. Parfois, on pratique sur place un électrocardiogramme qui permet d'approcher le diagnostic. Pendant le transport, le patient reçoit les premiers soins : masque à oxygène, morphine s'il souffre beaucoup, perfusion. Les sirènes de l'ambulance ou du camion de pompiers, hurlent, et le chauffeur écrase l'accélérateur. Chaque seconde compte. En effet, plus le traitement est entrepris rapidement, meilleures sont les chances pour le patient de se rétablir de l'accident.
  • En effet, la crise cardiaque est provoquée par l'obstruction d'une artère, qui empêche le sang d'arriver au muscle du cœur (myocarde). Privées d'oxygène pendant plusieurs heures, des cellules meurent. Au-delà de 4 heures, la portion de tissu cardiaque menacée par le manque d'oxygène est irrémédiablement détruite. Il faut donc déboucher l'artère le plus rapidement possible.

Comment déboucher une artère en urgence ?

On dispose de deux techniques :

  • soit on perfuse un médicament qui dissout le bouchon artériel ;
  • soit on introduit dans l'artère un fil mécanique télécommandé (un cathéter), qui va remonter jusqu'au bouchon, le percer, et rétablir ainsi un peu de circulation sanguine vers le cœur.

Dans les deux cas, il faut compléter le débouchage par des traitements. Mais on ne travaille plus dans la même urgence, puisqu'un minimum d'oxygène arrive désormais au tissu menacé, pour assurer la survie des cellules.

Si les conditions techniques sont réunies – un cardiologue présent aux urgences avec un plateau technique à sa disposition – la deuxième option, avec le fil mécanique, est probablement la plus efficace. L'autre technique (dissolution du bouchon) peut néanmoins rendre de grands services quand on est éloigné de l'hôpital.

Le cas de l'Accident Vasculaire Cérébral (AVC)

Dans le cas d'une attaque cérébrale (AVC), c'est plus compliqué.

En effet, seuls 20 % des AVC sont provoqués par l'occlusion d'une artère irriguant le cerveau. Si c'est le cas, on agit comme dans l'infarctus : on débouche le plus vite possible avec des médicaments par intraveineuse pour dissoudre le bouchon, ou par cathéter. Très souvent cependant, l'AVC est en fait causé par une hémorragie cérébrale (40 % des cas) : une artère s'est rompue dans le cerveau et le sang s'écoule...

Une fois déclenché, l'AVC hémorragique est très difficile à traiter. On ne peut que se cantonner à l'arrêt de toute médication anticoagulante et au traitement de l'hypertension artérielle. L'approche préventive est donc cruciale !

L'envers du décor

Le traitement de l'infarctus a énormément progressé. Tous les jours, dans le plus modeste hôpital comme dans les plus prestigieux centres universitaires, des cardiologues accomplissent des prouesses. La mortalité cardiovasculaire a donc diminué significativement.

Il y a malheureusement un envers de ce beau décor dont il faut aussi parler.

Si la mortalité diminue, la fréquence des maladies cardiovasculaires augmente : le nombre d'hospitalisations pour infarctus, le nombre d'échocardiographies, de coronarographies, le nombre d'angioplasties, de pontages augmentent.

Cela ne tient pas au vieillissement de la population car le phénomène est observé dans chaque tranche d'âge. Les femmes d'âge moyen, en particulier, sont de plus en plus touchées, alors qu'elles étaient autrefois relativement préservées. Jamais autant de femmes n'ont été traitées avec des médicaments anticholestérol, et jamais il n'y a eu autant de crises cardiaques et d'AVC chez les femmes, y compris les jeunes...

On observe aussi une très inquiétante évolution des AVC hémorragiques : cette tendance est probablement en relation – au moins en partie – avec la prescription massive de médicaments anticaillot et de médicaments anticholestérol aux personnes considérées comme menacée par l'infarctus.

La surmédicalisation est donc responsable d'une dangereuse évolution.

De même, si vous espérez améliorer votre espérance de vie en prenant un médicament contre le cholestérol, un autre contre l'hypertension, un autre contre le diabète, en débouchant vos artères avec des stents, vous vous trompez.

Ces traitements ne sont pas efficaces pour prévenir les problèmes cardiovasculaires.

Obtenir une réduction MASSIVE des risques de façon naturelle

Cependant, il existe un moyen de réduire considérablement votre risque : adopter une nutrition et un mode de vie protecteur.

Cette nutrition et ce mode de vie sont fondés sur les centaines d'études scientifiques dont de nombreuses que j'ai personnellement conduites avec mes équipes. Nos résultats ont été publiés dans les plus grandes revues scientifiques médicales.

Plus vous vous rapprocherez de cette nutrition et de ce mode de vie, plus les bénéfices en terme de santé seront importants. Et pas seulement en termes de santé cardiovasculaire ! Vous ferez moins d'infarctus, et aussi moins d'AVC, mais aussi moins de cancers, moins de démences, moins de maladies inflammatoires, vous prendrez moins de poids, vous aurez moins de cholestérol et de pression artérielle, et enfin un meilleur moral et plus d'énergie.

Il n'y a pas de miracle en médecine parce qu'en prenant de l'âge, tout se dérègle et s'abîme. A long terme, le risque zéro n'existe donc pas. Ce que je propose ici, ce n'est évidemment pas une assurance sur la vie pour plus d'un siècle ; c'est seulement — mais c'est déjà beaucoup — une réduction massive des risques.

Dans la Lyon Heart Study (Etude de Lyon), que j'ai dirigée dans les années 90, nous avons obtenu une diminution de 70 % du risque, grâce à la diète méditerranéenne. On a parlé de miracle dans les médias. Mais aujourd'hui, nous savons qu'il est possible de faire beaucoup mieux et cela pour deux raisons principales :

  • La première, c'est que nous avons beaucoup appris au cours des quinze dernières années en matière de nutrition préventive. Nous — et bien d'autres chercheurs dans le monde — ne sommes pas restés inactifs ;
  • La deuxième raison est que nous savons maintenant que l'approche nutritionnelle de la prévention doit s'intégrer dans une modification plus générale du mode de vie. Dans l'Etude de Lyon, nous n'avions testé que la diète méditerranéenne. Mais si on additionne les effets cumulés des modifications nutritionnelles, d'une amélioration de l'activité physique, de la gestion du stress, de l'arrêt du tabac et de la diminution des pollutions atmosphériques et alimentaires, on peut effectivement s'approcher du risque zéro.

Vous devez pour cela modifier votre terrain pathologique : modifier l'air que vous respirez, améliorer vos habitudes alimentaires, réapprendre à utiliser vos muscles et à entraîner votre cœur et vos artères, et enfin reconsidérer le sens de votre vie : où voulez-vous aller ?

La qualité de l'air

Quand on parle de l'air que l'on respire, il ne s'agit pas seulement d'arrêter de fumer. C'est aussi avertir chaque personne de la possibilité qu'il respire un air nocif pour sa santé ; et l'aider à user de son droit à respirer un air propre. Nous avons suffisamment de données scientifiques concernant la toxicité cardiovasculaire de la pollution atmosphérique sous des formes variées : gaz des voitures, pollution due au chauffage urbain, aux industries et autres – pour encourager nos patients fragiles (et aussi tous ceux qui sont encore en bonne santé) à s'en protéger.

Si vous habitez un joli appartement donnant sur une voie très fréquentée d'une grande ville polluée, posez-vous la question de savoir s'il ne vaut pas mieux vous installer ailleurs, pour respirer le grand air du large ou des montagnes.

L'exercice physique

Ce qu'il est important de faire aussi, c'est réapprendre à utiliser ses muscles et à entraîner son cœur et ses artères. Il faut le faire prudemment évidemment, en tenant compte de son âge et de l'état de ses artères. Mais il faut le faire. Sans attendre de miracle, bien sûr, car comme pour les habitudes alimentaires et l'air qu'on respire, c'est la totalité du mode de vie qui est importante.

Les habitudes alimentaires

Nos habitudes alimentaires constituent le terrain sur lequel une complication cardiovasculaire peut se développer.

Notre organisme est fait des matériaux que nous lui apportons. Si nous construisons un édifice avec des matériaux fragiles, ou de mauvaise qualité, comment va-t-il résister à un tremblement de terre, une inondation, ou même au temps qui passe ?

Changer ses habitudes alimentaires n'est pas facile et il est important d'avoir une référence. Parmi les références, il y a peu de choix : si on a une culture de type asiatique, la référence doit être le modèle japonais avec une préférence pour le modèle Okinawa.

Si on n'a pas une sensibilité asiatique, on risque de commettre des erreurs et de ne pas profiter au maximum des bienfaits de ce modèle alimentaire. C'est pour cette raison que notre préférence va au modèle nutritionnel méditerranéen : c'est une cuisine riche en céréales (pain, coucous, pâtes...) mais aussi en fruits et légumes, en haricots, en produits laitiers fermentés, et en huile d'olive. Le vin fait également partie de l'alimentation des Méditerranéens et ils le consomment généralement pendant le repas.

Cette diète méditerranéenne contient beaucoup de polyphénols et d'acides gras oméga-3. C'est LE modèle à suivre pour se protéger de nombreuses pathologies et pour s'assurer la meilleure espérance de vie.

Docteur Michel de Lorgeril

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08 septembre 2014

L'incroyable force du jeûne

Chère lectrice, cher lecteur,


En mars 2012, la chaîne ARTE diffusa un reportage intitulé « Le jeûne, une nouvelle thérapie » qui connut un tel record d'audience qu'il fut rediffusé en septembre 2013. Le réalisateur, Thierry de Lestrade, publia de plus chez ARTE éditions un livre, du même nom, avec des témoignages supplémentaires et de nouvelles perspectives.

Pourquoi un tel succès ? Alors que le jeûne est habituellement associé à des pratiques religieuses (carême des chrétiens, ramadan des musulmans...), il n'était pas du tout question de Jésus, d'évangiles, ni même de spiritualités. Ce reportage était en effet consacré aux vertus du jeûne dans le traitement des maladies graves, notamment le cancer, et c'est évidemment cela qui explique les succès de ce jeûne nouvelle formule.

Jeûne contre médecine conventionnelle

Jeûner pour guérir. Avant tout, précisons que cette méthode thérapeutique est combattue désespérément par le système médical, coincé dans sa bulle « une maladie, un médicament », et qui ne saisit toujours pas les capacités naturelles de l'organisme à se rétablir.

Il est vrai que de nombreux jeûneurs se lancent dans cette pratique en quête de spiritualité et d'absolu. Ils contournent la science et se réfugient dans les néo-religions où les gourous de tout poil sont à la manœuvre.

Toutefois, le sujet intéresse aujourd'hui des scientifiques de haut vol, et même si les financements (il n'y a rien à vendre…) sont inexistants, les résultats sont tangibles, facilement reproductibles, et à la portée de chaque malade.

Le jeûne est en effet adapté à l'ensemble des pathologies du « trop » qui délabrent nos organismes : allergies, rhumatismes, maladies auto-immunes, hypertension, diabète, cancers, dégénérescence cérébrale… Toutes ces maladies ont un lien direct avec l’alimentation ou l’exposition à des produits chimiques.

Il faut avoir conscience de cette intoxication délétère pour accepter de se soigner par le vide, sans écouter les sirènes médicales qui se réfèrent encore à l'obligation vitale d'une alimentation pluriquotidienne, riche en céréales et en produits laitiers.

Comment les Etats-Unis ont séparé l'Eglise et le jeûne

C'est au XIXe siècle que des médecins, aux Etats-Unis, se sont penchés pour la première fois sur les vertus thérapeutiques du jeûne, hors de tout contexte religieux.

Il faut dire que le cadre était propice aux médecines douces. Les médecins « cowboys » américains faisaient encore plus fort que leurs confrères européens dans l'utilisation de méthodes fortes pour combattre les maladies. En plus de la saignée, des lavements et des vomitifs bien connus en Europe, la pharmacie du médecin américain était principalement composée de produits extrêmement toxiques : alcaloïdes (opium, apomorphine, digitaline) et sels de métaux tels que le mercure, le plomb, l'arsenic et l'antimoine.

Il ne faut pas s'étonner si c'est là-bas que le public a réagi avec le plus de vivacité aux excès de la médecine dure. Comme nous l'avons expliqué dans une précédente lettre, c'est aux Etats-Unis que l'homéopathie connaît le plus grand succès, avec 12 % des médecins qui la pratiquent au XIXe siècle.

En parallèle, plusieurs médecins s'efforcent de faire connaître les bienfaits du jeûne avec les méthodes de l'époque. Ainsi le Dr Henry Tanner se met en scène pour un jeûne de 40 jours, dans un théâtre de Manhattan, sous la surveillance étroite d'une cohorte de médecins suspicieux qui l'entourent jour et nuit. Son jeûne commence le 28 juin 1880. C'est l'événement de l'année : de nombreux badauds viennent en permanence encourager le jeûneur, tandis que les deux journaux leaders New York Times et New York Herald en font une rubrique quotidienne. Du coup, les journaux de tout le pays embrayent sur cette affaire.

La mesure de poids, de pouls, le rythme de respiration, sont annoncés régulièrement.

Les lettres d'encouragement affluent de toute la terre, et le jeûne se poursuit sans incident jusqu'au 7 août, comme convenu. Tanner a perdu 16 kilos, il est vif et bien vivant, et les mises en garde du corps médical contre les prétendus dangers du jeûne n'effraient plus personne.

Dès lors, et aujourd'hui nous nous retrouvons peut-être dans des circonstances équivalentes, la voie est libre pour aménager des jeûnes au profit d'une population plus importante. De nombreux centres de jeûne voient le jour. L'éditeur MacFadden met en place à Chicago un « Healthatorium », centre de fitness où le jeûne se pratique avec des exercices de sport, des massages et des saunas. En parallèle s'organisent des réseaux de « drugless physicians », des médecins qui ne prescrivent aucun médicament et soignent en appliquant homéopathie, jeûne et manipulations (rappelons que l'ostéopathie fut elle aussi fondée aux Etats-Unis, en 1874, par A.T. Still).

Mais en quelques dizaines d'années, le corps médical est repris en main. Le savoir est verrouillé par le système universitaire avec un monopole de fait sur les « bonnes pratiques », celles que le « bon » médecin doit appliquer, sans quoi il se met en dehors de la profession, au civil comme au pénal…

Le jeûne est petit à petit délaissé pour devenir une pratique douteuse exercée par des illuminés ou des charlatans.

Mais les recherches sur le jeûne se poursuivent, par le plus grand des hasards, de l'autre côté du Rideau de Fer.

Le communisme : terrain d'expérimentation exceptionnel

Les régimes totalitaires sont propices aux expériences scientifiques novatrices à grande échelle, car ils instaurent à la fois :

  • une pénurie de moyens et de compétences, qui fait qu'on est obligé de chercher des solutions plus efficaces et moins chères ;

  • un système hiérarchique implacable, qui fait qu'une initiative « dans la ligne du parti » sera appliquée sans discussion et parfois sur des populations importantes et de longues durées. De quoi acquérir des résultats tangibles.

Des expériences en Union soviétique ont ainsi montré que le jeûne agit vraiment « à la base » de l'organisme pour rééquilibrer de nombreuses fonctions essentielles.

Le médecin Youri Nikolaiev est désigné en 1955 pour soigner l'alcoolisme forcené du fils d'un dignitaire du Parti, Nicolai Boulganine. C'est un sujet difficile qui a mis en échec de nombreuses équipes médicales ayant eu recours à la pharmacologie existante. Grâce au jeûne, il est débarrassé en trois semaines de son addiction, à la grande satisfaction de son père, qui ouvre la porte de plusieurs services à cette nouvelle thérapie.

Nikolaiev peut alors expérimenter le jeûne auprès d'autres catégories de malades. Il observe des résultats étonnants chez les dépressifs suicidaires, qui se sentent rejetés et dévalorisés au sein de leur groupe ou de leur famille. Au bout de deux semaines de jeûne, les voici généralement moins inquiets et plus intéressés par leur environnement et leur assiette.

Il en est de même des angoissés et des personnes atteintes de TOC (troubles obsessionnels compulsifs) ou d'enfermement psychique. Gavés de neuroleptiques et vivants dans une bulle, quelques semaines de jeûne leur permettent de revenir à des rapports sociaux normaux. Les taux de neuromédiateurs (adrénaline, acétylcholine) se normalisent, ainsi que les rythmes cérébraux.

Il met toutefois en évidence un critère fondamental de succès : le consentement des patients. Souvent, pour faciliter la démarche, Nikolaiev exige que les médecins jeûnent eux aussi au côté des patients.

Asthme et hypersensibilité

Ces maladies « modernes » étaient déjà bien répandues en URSS dans les années 50. Les malades, comme en Occident, avaient leur dose de ventoline (bronchodilatateur) et de corticoïdes. Des médicaments qui soulagent un temps avant de devenir inefficaces, voire délétères. Or, il y avait de nombreux asthmatiques parmi les patients en psychiatrie et on s'aperçoit que leur respiration s'améliore encore mieux que leur faiblesse psychique.

Le jeûne se transporte dans des services de pneumologie et un médecin comme Serguei Osinine peut se prévaloir de plus de 10 000 patients soignés par le jeûne, avec plus de 50 % de succès tangibles (reprise du travail) pour des malades qualifiés d'invalides. Il observe qu'au bout de 12 jours, les mastocytes, ces cellules immunitaires bourrées de médiateurs de l'inflammation (histamine, prostaglandines, leucotriènes et enzymes protéolytiques) se transforment et digèrent littéralement leur contenu. C'est un individu nouveau, en meilleure santé, qui semble renaître.

Avec la Perestroïka, c'est la fin du système de soins gratuits. Les cures deviennent payantes, les hôpitaux se doivent d'être rentables, il faut vendre des médicaments – une belle page de la médecine est tournée.

Le jeûne mal vu en Occident

En Occident, la pression médiatique et médicale a réduit le jeûne à un quasi exercice physique dévolu aux hurluberlus du new age. Et la menace des accusations de sectarisme refroidit bien des initiatives.

En Allemagne, cependant, ainsi qu'en Suisse, plusieurs lieux de jeûne en milieu médicalisé fonctionnent en permanence. C'est le cas de la clinique Buchinger à Überlingen qui a développé sa propre méthode, à base d'eau, tisanes, jus de fruits, bouillons de légumes, tandis que d'autres pratiquent le jeûne hydrique (eau uniquement) [2].

Le réalisateur du reportage d'ARTE y a rencontré des praticiens convaincus et des « malades » en pleine santé, dans les domaines les plus divers.

Hypertension

Pour l'hypertension, les résultats sont visibles au bout de quelques jours : triglycérides et cholestérol se normalisent, et la tension se restreint à des normes correctes, ce qui permet d'arrêter les prises de bétabloquants.

Goutte

Pour les maladies d'accumulation comme la goutte, il en est de même, et les résultats sont généralement acquis, au prix d'une hygiène de vie très bien acceptée.

Diabète de type 2

Dans le cas du diabète de type 2 (baisse de l'efficacité de l'insuline), la mise en route d'un jeûne fait immédiatement baisser le taux de glucose du sang, ce qui met au repos le pancréas, et permet aux cellules de retrouver une sensibilité normale à l'insuline. Là encore, les médicaments peuvent le plus souvent être mis de côté, avec des principes alimentaires plus naturels. (la suite ci-dessous)

Annonce spéciale

Ils n'ont plus le diabète !!!

Il existe un régime alimentaire expérimental qui a permis à ceux qui l'ont suivi de se débarrasser définitivement de leur diabète.

Rendez vous ici pour en savoir plus

 


Suite de la lettre de ce jour :

Dépression

Concernant les « malades de l'humeur », les résultats en Allemagne confirment les études soviétiques. A condition de les débarrasser de leur carcan chimique, les malades retrouvent un esprit positif, avec les changements hormonaux correspondant : hausse du cortisol au petit matin, de la dopamine dans la journée, et de la sérotonine le soir, baisse de l'insuline et des hormones thyroïdiennes. L’efficacité à long terme dépendra en revanche des causes initiales de la dépression.

L'étrange découverte du Dr Valter Longo

Il y a bien quelque chose qu'une diète sévère fait changer dans nos organismes, mais quoi ?

C'est la question à laquelle s'est attelée un chercheur américain désormais célébrissime : Valter Longo. Il commença par imposer des jeûnes très sévères à de simples levures de raisin et s'aperçut qu'elles étaient nettement plus vigoureuses lorsque, après quelques mois, elles se retrouvaient dans un environnement de croissance favorable.

Ils réitéra son expérience en comparant des souris ayant jeûné à des souris bien nourries. Exposées à des médicaments de chimiothérapie (l'étoposide), le résultat fut sans appel : les souris ayant jeûné sont à quasi 100 % des survivantes, contre 35 % dans le groupe de contrôle [3].

Mieux, il constate que le jeûne protège les cellules saines contre les effets délétères de la chimiothérapie, mais pas les cellules cancéreuses qui, elles, restent sensibles au poison et continuent à être détruites normalement [4].

Des résultats largement ignorés par la communauté médicale

La publication des travaux de Longo fait grand bruit dans les médias mais reste sans écho dans les congrès professionnels où se préparent les traitements de demain.

Aujourd'hui, les oncologues (médecins spécialistes du cancer) restent arc-boutés sur deux idées force :

  • Les malades qui subissent des radio/chimiothérapies sont en état de faiblesse, donc il faut les nourrir à tout prix ;

  • Le cancer est dû à une modification structurelle des gènes des tissus tumoraux, sans retour possible à leur expression normale.

Or, on constate qu'après 48 heures de jeûne, un grand nombre de gènes modifient leur expression. Certains se mettent en veilleuse, d'autres se mettent en route. On note en particulier un ralentissement brutal de la machinerie dévolue à la division cellulaire : les cellules cancéreuses cessent de se multiplier à la même vitesse.

De plus, on note un ralentissement de la production du facteur de croissance IGF-1, qui est un puissant stimulant du développement des tissus en général… et des tumeurs en particulier.

Il est donc particulièrement regrettable que la piste du jeûne ne soit pas suivie avec plus d'intérêt par la majorité des médecins.

Pour finir, voici quelques précautions à avoir en tête avant de commencer un jeûne :

  • Pendant le jeûne, l’organisme perd de la masse grasse mais aussi de la masse musculaire. Or le système immunitaire utilise les protéines des muscles pour créer des cellules tueuses naturelles qui luttent contre les tumeurs et les virus. Le jeûne est donc déconseillé aux personnes qui ont trop peu de masse musculaire car elles risquent de voir leurs capacités immunitaires se réduire.

  • Les personnes qui souffrent d’une maladie hépatique ou rénale chronique devraient prendre un avis médical avant de commencer un jeûne.

  • Et surtout, pour les maladies auto-immunes, le jeûne ne permet pas une guérison à long terme sans une modification en profondeur des habitudes alimentaires, et en particulier la suppression des céréales à gluten et des produits laitiers [5].

Face aux réticences de la communauté médicale, je suis convaincu que le changement viendra par la base, lorsque les patients réclameront massivement de bénéficier des plus récentes avancées de la médecine, surtout lorsque celles-ci sont… naturelles.

A votre santé !

Jean-Marc Dupuis, avec Effervesciences

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01 septembre 2014

Oubliez ce geste quotidien et augmentez votre risque de maladie cardiaque de 70 %

« Votre bouche est reliée à tout le reste de votre corps », explique le Dr Anthony Iacopino, doyen de la Faculté de Dentisterie de l'Université du Manitoba (Canada). « Ce qui se passe dans la bouche peut avoir un impact significatif sur tous les autres organes du corps. L'inverse est vrai également : les événements qui se produisent dans le corps peuvent avoir des manifestations dans la bouche. » (1)

Il est capital que vous ayez une hygiène buccale parfaite, car il existe de plus en plus de preuves que l'état de vos dents et de vos gencives influe sur votre santé générale.

Le lien entre les problèmes de gencives et les maladies cardiaques peut ne pas sembler évident, mais l'inflammation chronique des gencives est un facteur majeur de développement de la plaque artérielle (athérome), qui peut provoquer l'infarctus.

Une étude menée en Ecosse, et dont les résultats ont été publiés en 2010, a conclu que la fréquence du brossage de dents peut avoir un fort impact sur votre risque cardio-vasculaire. Les chercheurs se sont aperçus que les personnes ayant une mauvaise hygiène buccale ont un risque de 70 % supérieur à celui des personnes se brossant les dents deux fois par jour. (2)

Cette étude confirme une autre étude d'avril 2009 établissant « un lien entre la parodontite (ou gingivite, inflammation de la gencive) et l'athérosclérose (plaque artérielle) ». (3)

Cette découverte constitue une nouvelle raison de penser que les maladies cardiaques peuvent être évitées par de simples mesures d'hygiène de vie – ce qui inclut le simple fait de se brosser les dents.

Mais par quel malheur la gingivite déclencherait-elle des maladies cardiaques ?

Il est important de réaliser que les gingivites affectent à la fois l'os de la mâchoire et  les tissus en contact avec l'os. A partir de là, les bactéries peuvent facilement entrer dans le flux sanguin, où elles causent de l'inflammation et attaquent la paroi des vaisseaux.

Pour réparer les dommages dans les artères, le corps produit du cholestérol qui va boucher les trous, et une plaque d'athérome se développe, qui augmente le risque d'attaque cérébrale et d'infarctus.

Réduire l'inflammation chronique est donc d'une importance primordiale pour votre santé générale, et brosser vos dents régulièrement est une manière d'éliminer un facteur majeur d'inflammation.

Comment les dents dévitalisées peuvent gravement compromettre votre santé

Il existe un autre lien, souvent ignoré, entre l'état de votre bouche et le reste de votre corps : ce sont les dents dévitalisées, qui peuvent gravement nuire à votre santé.

Les travaux brillants, mais largement ignorés, du Dr Weston Price à ce sujet, publiés en 1923 après 25 ans de recherche, montrent un lien incontestable entre les dévitalisations et les maladies chroniques dégénératives comme :

  • Les maladies cardiovasculaires ;

  • le cancer

  • l'arthrite et les rhumatismes

  • les maladies du cerveau et du système nerveux

Vous pourriez penser qu'une fois que vos dents ont été dévitalisées, le problème de l'infection de la pulpe est « réglé ». Ce n'est malheureusement pas le cas, bien au contraire.

Les dents sont comme tous les organes de votre corps. Elles ont besoin elles aussi d'être irriguées et d'être drainées par la lymphe. Une fois qu'une dent a été dévitalisée, elle est morte et peut devenir un foyer de bactéries, source d'inflammation chronique.

Ce phénomène est possible même quand la dent dévitalisée ne présente aucun signe visible d'infection. C'est parce que les bactéries anaérobies (qui n'ont pas besoin d'oxygène pour survivre) continuent à prospérer dans les tissus nécrosés à l'intérieur de la dent.

Un organe mort dans votre corps

Les toxines secrétées par ces bactéries sont souvent d'une puissance incroyable. L'effet est le même que si vous laissiez un organe mort ou infecté dans votre corps (à une échelle plus petite toutefois).

Plus longtemps la dent dévitalisée reste dans votre bouche, plus votre système immunitaire n’est éprouvé. Les antibiotiques sont inefficaces car les bactéries sont bien protégées à l'intérieur de votre dent.

Mais autour de votre dent morte se forme un réseau sanguin et lymphatique, qui draine les toxines et les diffusent dans votre corps où elles peuvent attaquer d'autres organes et provoquer des maladies comme :

  • les maladies auto-immunes ;
  • les cancers ;

  • les maladies des os ;

  • le syndrome du côlon irritable ;
  • la dépression ;

La meilleure façon d'éviter l'inflammation chronique de votre corps est de soigner votre alimentation en évitant les nourritures inflammatoires comme :

  • le cholestérol oxydé ;
  • le sucre pur et les céréales raffinées ;
  • les acides gras trans.

En évitant les sucres, vous éviter la prolifération des bactéries qui vont provoquer des caries dentaires. En vous faisant régulièrement détartrer les dents par votre dentiste, vous vous assurez que vos dents et vos gencives restent saines.

Comment bien se brosser les dents

Quand vous vous brossez les dents, n'oubliez pas que frotter trop fort et trop longtemps fait plus de mal que de bien. Vous risquez d'endommager votre émail et de blesser vos gencives.

En revanche, il est fortement conseillé de ne pas se contenter de la brosse à dent, qui ne nettoie pas du tout les interstices entre les dents. Achetez-vous un jet dentaire (à utiliser une fois par jour) et complétez régulièrement par du fil dentaire (deux à trois fois par semaine).

Le jet dentaire est en effet préférable au fil dentaire. Il ne risque pas de faire saigner les gencives, et limite donc le risque que vous enfonciez dans les plaies que vous faites avec le fil des restes de nourriture infectés (ce qui, sur le plan bactérien, est assez désastreux).

En revanche, le jet dentaire n'est pas tout à fait aussi efficace que le fil dentaire pour nettoyer les endroits difficiles, et il permet de compléter le nettoyage.

A votre santé !

Jean-Marc Dupuis

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31 août 2014

Arrêtez de manger "un peu de tout" !

« Manger un peu de tout » est le plus sûr moyen de vous pourrir la santé.


L'alimentation qu'on trouve aujourd'hui dans les magasins (y compris bio) est tellement déséquilibrée en faveur des produits mauvais pour la santé, que si vous mangez « un peu de tout », vous êtes sûr de vous retrouver malade, trop gros, trop fatigué, ou trop énervé.

La règle à suivre, c'est de manger le plus possible de bonnes choses, et le moins possible de mauvaises. Cela paraît simple, mais c'est dur.

Des professionnels du marketing payés pour vous faire craquer

Pensez que, pour chaque type de chips, de bonbon, de boisson sucrée, il y a un ou plusieurs « chefs de produits », qui travaillent du lundi au vendredi, toute l'année, à réfléchir aux moyens de vous en faire acheter plus.

Ces chefs de produits sont généralement diplômés d'écoles de commerce, et sont sous l'autorité d'un « chef de groupe », dépendant lui-même d'une direction marketing.

Au bout du compte, ce sont des dizaines, et souvent même des centaines de cerveaux qui étudient, à temps plein, le « comportement du consommateur » pour trouver vos points faibles. Ils connaissent précisément la couleur, la texture, l'odeur, le goût, l'emballage (forme, illustrations, matériau) qui vont vous faire craquer.

Chaque semaine, ils doivent justifier de l'évolution des ventes, et concevoir de nouvelles stratégies pour vous faire céder à la tentation de plus en plus souvent.

Comment l'amande est devenue une nourriture-poubelle

Prenez les amandes, par exemple, l'aliment santé par excellence... à l'origine.

Croquer 25 à 50 g d'amandes entières, simplement décortiquées, fait partie d'un mode de vie sain. Cela vous apporte des vitamines du groupe B (surtout vitamine B1, B6 et B9), du magnésium (particulièrement bien assimilé), du potassium, du phosphore, du fer, du zinc, du cuivre, des protéines (2 à 3 g par portion) et des fibres. De plus, les amandes sont riches en acides gras mono-insaturés (68 % de leurs lipides) et polyinsaturés, ce qui contribue à la bonne santé du cœur et des artères, entre autres bienfaits.

Mais nos rois du marketing se sont aperçus que, légèrement grillées, les amandes craquaient mieux sous la dent. Puis ils ont vu que bien salées, elles faisaient plus saliver. Mais ça ne suffisait pas alors ils ont ajouté un petit goût de fumé, irrésistible.

Le problème, c'est que des amandes grillées, salées, fumées, n'ont plus du tout les mêmes qualités nutritionnelles. Pour faire tenir le sel, il a fallu ajouter de l'huile d'arachide (l'huile d'amande est trop chère). La cuisson a détruit les précieux acides gras polyinsaturés. Beaucoup de vitamines sont perdues.

Mais cela permet de booster les ventes. Beaucoup de personnes qui n'achetaient jamais d'amandes fraîches s'y sont remises. Actuellement, seules sont vendues, au rayon apéritif chez Carrefour, les amandes grillées, salées, fumées. Et le comble, c'est que, si vous voulez des amandes normales, vous devrez vous rendre au rayon pâtisserie où elles sont vendues... deux fois plus chères, par la marque Vahiné !! (32,80 €/kg contre 16,20 €/kg).

Des centaines de produits ont subi cette même évolution, au point qu'on se demande si le slogan « manger un peu de tout » n'a pas été inventé précisément par ces personnes qui cherchent à vous piéger.

Mais heureusement pour vous, voici trois techniques de guérillas utiles pour sortir vivant de votre supermarché. Je les applique moi-même, évidemment.

Le régime arc-en-ciel

Et sa variante : « Si c'est blanc, ne le mangez pas. »

Farine blanche, pain blanc, pâtes blanches, lait, purée mousseline, la plupart des aliments sans couleur franche sont à éviter.

Généralement, la pâleur trahit l'absence de nutriments essentiels : on parle de « calories vides ».

Votre objectif au contraire doit être d'apporter à votre organisme un maximum de :

  • vitamines ;

  • minéraux (dans les bonnes proportions) ;

  • anti-oxydants, en particulier des polyphénols.

Ces nutriments se trouvent principalement dans les produits frais et colorés. Les polyphénols sont ces composés qui colorent les fruits et légumes, et qui leurs permettent de résister aux agressions extérieures, eux qui n'ont pas la chance de pouvoir se déplacer quand le soleil tape trop fort. Vous en avez besoin vous aussi pour lutter contre les radicaux libres qui altèrent vos cellules et vous font vieillir, et votre seul moyen de vous en procurer est de manger des légumes et des fruits colorés.

Ainsi, le violet de l'aubergine et du raisin, le rouge du poivron et de la tomate, le vert des épinards, des choux et des blettes, l'orange de la carotte et du potiron, sont-ils d'excellents signes indicateurs.

Plus votre assiette ressemble à l'arc-en-ciel, meilleure elle sera pour la santé, à partir du moment bien sûr où ce sont des produits non transformés ; le régime arc-en-ciel ne marche pas si les couleurs qui sont dans votre assiette sont celles des petits ours en gomme Haribo.

L'index glycémique

Oubliez la fable des sucres lents et sucres rapides. C'est le système le plus trompeur qui ait été inventé dans le domaine de la nutrition, depuis l'époque où l'on recommandait de donner du vin aux enfants pour les fortifier.

Ainsi, la baguette, les pâtes blanches et les pommes de terre sont-elles considérées comme des sucres lents. Mais elles font monter votre niveau de sucre sanguin plus vite encore que le sucre pur !! Pareil pour les barres de céréales, les viennoiseries, la pizza, les céréales du petit-déjeuner (par exemple, les Corn Flakes, y compris sans sucre en poudre ajouté). En effet, les céréales grillées (Corn Flakes) ou soufflées (Rice Krispies, Smacks) font-elles monter votre glycémie (sucre sanguin) aussi vite que le sucre de table. En manger provoque un pic d'insuline, une hormone fabriquée dans le pancréas et qui transforme ce sucre sanguin en mauvaise graisse. Cette mauvaise graisse s'accumule en particulier au niveau des viscères, le pire endroit qui soit. Survient ensuite une hypoglycémie, c'est-à-dire que votre taux de sucre sanguin, après être monté trop haut, tombe trop bas, du fait de l'excès d'insuline.

Manger une barre de céréales, c'est comme croquer trois morceaux de sucre.

Un croissant : 4 morceaux de sucre. Un bol de céréales : 6 morceaux de sucre. Une part de pizza, 6 morceaux de sucre !

Vous devez donc absolument privilégier les aliments à index glycémique bas, autrement dit les aliments qui ne font pas trop monter votre glycémie.

Ils ne provoquent pas de pic d'insuline et donc réduisent le risque de grossir. Ils donnent un sentiment de satiété plus durable. Vous ne tombez pas en hypoglycémie après les avoir mangés.

Les aliments à index glycémique bas sont par exemple les légumes verts, les légumes secs, le chocolat noir riche en cacao, la viande et le poisson.

Mais dans ce domaine où l'intuition est trompeuse, mieux vaut vous référer à une table de l'index glycémique des aliments. Vous en trouverez une fiable et gratuite sur le site montignac.com

Profitez des baisses de prix

Les produits de saison baissent fortement au moment du pic de production : courgettes aux mois de juillet-août, tomates en août-septembre, raisin en septembre. De même, le prix des poissons peut fortement fluctuer selon les arrivages. Profitez-en : non seulement vous payerez moins cher, mais la qualité nutritionnelle de vos aliments sera meilleure.

Evitez d'acheter vos fruits et légumes frais hors saison : non seulement le prix sera plus élevé, mais ils seront sans doute alors cultivés sous serre, et de moindre qualité. Ou alors, ils seront importés par avion de l'hémisphère sud (haricots verts d'Afrique du sud), ce qui est mauvais pour l'environnement.

En revanche, hors saison, achetez vos légumes surgelés : bien souvent, ils ont été conditionnés au moment du pic de production, ce qui aura permis au producteur de les avoir moins chers et vous vous apercevrez qu'ils coûtent moins cher qu'au rayon frais. De plus, un produit surgelé a la même valeur alimentaire que son homologue frais. Elle est même parfois meilleure : fruits et légumes surgelés sont souvent plus riches en vitamines que ceux achetés frais car ils sont surgelés immédiatement après la cueillette, alors que les frais transitent dans des chambres froides et sur des étals, lieux favorables à la destruction de celles-ci.

Attention toutefois : la surgélation ne stoppe pas le rancissement des graisses. Plus un produit est gras, plus sa durée de vie sous forme surgelée est courte.

A votre santé !

Jean-Marc Dupuis

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