Kasai Direct

25 mai 2013

Cinquantenaire de l'UA: les acteurs économiques et de la société civile ouvrent les festivités

Les orateurs se sont succédé ce samedi matin 25 mai, à la tribune, pour célébrer les 50 ans de l'institution, à Addis-Abeba.
Les orateurs se sont succédé ce samedi matin 25 mai, à la tribune, pour célébrer les 50 ans de l'institution, à Addis-Abeba.
AFP PHOTO/SIMON MAINA
Par RFI

C'était il y a 50 ans, jour pour jour : le 25 mai 1963, l'Organisation de l'unité africaine devenait une réalité. Elle a depuis changé de nom. Ce samedi, c'est donc l'Union africaine qui fête en grande pompe ce cinquantenaire à Addis-Abeba. La cérémonie a débuté en faisant la part belle aux hommes et femmes du secteur économique et de la société civile, plus qu’aux chefs d’Etat eux-mêmes.

Avec notre envoyé spécial à Addis-Abeba, Christophe Boisbouvier

L’orateur qui a eu le plus de succès, à l’ouverture de la cérémonie, c’est l’ancien Premier ministre de Jamaïque, Percival James Petterson. Il est monté à la tribune au rythme d’un morceau reggae de Peter Tosh, il marchait en dansant. Tout le monde battait la mesure en frappant ses mains. Il y avait une belle ambiance.

L’oratrice qui a eu peut-être le discours le plus dérangeant, c’est l’essayiste nigériane Amina Mama. « Chers dirigeants, n’ignorez pas les cris de l’Afrique, de ses femmes, de ses enfants, a-t-elle lancé, il faut que cesse l’exploitation des femmes ! Le microcrédit, par exemple, c’est bien, mais c’est une stratégie minimale. Comme les hommes, les femmes sont capables de devenir des capitaines d’industrie ! »

Applaudissements dans toute la salle, après ces fortes paroles des « panélistes », comme on les appelle à Addis-Abeba. Les chefs d’Etat et de gouvernement ont ensuite repris la main, et la parole à tour de rôle, trois minutes chacun.

Tout le monde est là, ou presque : le Burkinabè Blaise Compaoré, le Malien Dioncounda Traoré, le Sénégalais Macky Sall, le Guinéen Alpha Condé, l’Ivoirien Alassane Ouattara, les Congolais Denis Sassou-Nguesso, Joseph Kabila, et bien d’autres.

Cet après-midi, ce seront des personnalités venues de l’extérieur du continent, qui parleront à leur tour. Parmi elles, la Brésilienne Dilma Rousseff, l’Américain John Kerry, et le Français François Hollande, qui doit donner une conférence ensuite au lycée français d’Addis-Abeba.

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L’UDPS en séminaire avec ses partenaires suédois


L’UDPS est en séminaire depuis le mercredi 22 mai dans les installations de la Cathédrale Notre-Dame de Fatima dans la commune de la Gombe. Ce séminaire atelier, qui s’achève le samedi 25 mai prochain est organisé par les membres du parti socialiste suédois, l’un des plus grands partenaires de l’UDPS.

Ces deux partis sont tous membres de l’International Socialiste, la plate-forme politique internationale qui regroupe les partis socialistes. Plus d’une centaine des combattants de l’UDPS participent à ce séminaire. Chaque organe du parti est représenté. La présidence du parti, avec le secrétaire général, Bruno Mavungu et ses adjoints ; les délégués de la ligue nationale des femmes de l’UDPS avec en tête Denise Lupetu et la ligue des jeunes conduite par Freddy Pindi. Trois thèmes font l’objet des assises de Fatima. Le premier thème concerne les jeunes. Il est intitulé : «Idéologie, parité et campagne électorale». Les jeunes de l’UDPS débattent sur ce thème.
Des explications autour de ce thème leur ont été fournies. Jusqu’à hier, le débat se poursuivait dans les ateliers. Ce même thème, est en train d’être examiné dans les ateliers constitués par les femmes de l’UDPS. Les dirigeants du parti, quant à eux, ils débattent sur la question du leadership et de la gouvernance. A la fin des travaux, des résolutions seront prises pour la redynamisation de l’UDPS. L’UDPS qui venait de procéder via son président à la désignation des nouveaux responsables des structures de base du parti. C’est dans ce cadre d’ailleurs que les suédois se sont déplacés pour cette formation. Une formation de mise au niveau des membres et cadres de l’UDPS en perspective des enjeux politiques à venir. L’abbé José Mpundu est attendu à ces travaux. Il viendra exposer sur «les valeurs, la méritocratie et compétence» au son d’un parti politique. Ce séminaire est très suivi par les différents membres de l’UDPS qui attentent des résolutions salutaires capables d'ouvrir à l’UDPS les voies pour un meilleur avenir. Entre temps, le courant pro-restructuration du parti continue à réclamer de Tshisekedi la convocation du congrès au mois de décembre prochain pour régler la question de dysfonctionnement de l’UDPS. Ce courant s’oppose à Tshisekedi pour avoir révisé les statuts du parti sans passer par le congrès –seul- cadre approprié pour ce faire.

JOHN TSHINGOMBE

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RDC: le journalisme "menacé de mort" par les rebelles du M23, selon RSF

 Le journalisme est "menacé de mort" dans les zones contrôlées par la rébellion du Mouvement du 23 mars (M23), active dans l'Est de la République démocratique du Congo, a estimé vendredi Reporters sans frontières (RSF).
"Le paysage médiatique dans les territoires sous contrôle du M23 est marqué par les menaces, la censure, le contrôle des lignes éditoriales, la prise en otages de médias et parfois les enlèvements de journalistes", écrit dans un rapport RSF, qui a déjà interpellé la rébellion sur des accusations similaires dans le passé.

"Les agents de renseignement du M23 débarquent chaque soir dans la rédaction et lisent tous les papiers d'information, a confié à RSF un rédacteur en chef. Ce sont eux qui décident quelles informations nous pouvons diffuser et quelles autres nous devons taire. Vous n'avez aucun droit de refuser, au risque de vous faire tuer".

RSF estime que "près d'une dizaine de journalistes au moins, peut-être beaucoup plus", ont dû fuir mais qu'ils sont "sont espionnés, gardés à l'oeil par les services de renseignements de l'Etat congolais". L'organisation cite l'exemple de Blaise Bahisha de la radio Sauti ya Rutchuru, emprisonné à Goma, ville stratégique de l'est congolais.

René Abandi, chargé des relations extérieures du M23, a démenti les accusations de RSF .

"C'est un mensonge grossier, nous sommes victimes de faux témoignages. Le gouvernement de ce pays est très fort pour orchestrer des campagnes contre nous", a-t-il expliqué à RSF.

"Notre mouvement est dirigé par un ancien journaliste, porte-parole et attaché de presse (Bertrand Bisimwa). Je peux vous garantir que nous voulons des médias libres, nous voulons que ceux qui nous critiquent puissent s'exprimer", a-t-il ajouté.

Lundi, et après plusieurs mois de trêve, des violents combats ont opposé l'armée et le M23 à une dizaine de kilomètres de Goma, capitale de la province riche et instable du Nord-Kivu.

Les affrontements ont poussé 30.000 personnes à fuir vers Goma, notamment.

En outre, RSF déplore "les pertes civiles et les dégâts causés par la reprise des hostilités", se déclarant "particulièrement inquiète pour les acteurs de l'information, lesquels sont empêchés d'exercer librement".

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24 mai 2013

Félix Tshisekedi chez Samy Badibanga



Ambiance bon enfant jeudi 23 mai sur les hauteurs de Binza, à la résidence de Samy Badibanga, président du Groupe parlementaire UDPS et Alliés à l'Assemblée nationale, où les élus UDPS ont reçu la visite de l'honorable Félix Tshisekedi Tshilombo, fils d'Etienne TShisekedi, désigné candidat rapporteur de la CENI. A l'aise au milieu de ses collègues abandonnés depuis sa décision de ne pas siéger à l'Assemblée nationale, en réaction au mot d'ordre de son père, Félix, élu dans la ville de Mbuji-Mayi, Kasaï Oriental, rentré mardi soir à Kinshasa à bord d'un régulier d'Air France, a paru clairement détendu, promettant d'examiner la question de sa désignation avec sa famille et les instances du parti, rapporte-t-on. L'agenda de Félix indique plusieurs activités relevant de ses attributions de secrétaire du parti chargé des Relations extérieures. Entre autres des séminaires et ateliers avec les députés de l'UDPS animés par des partenaires suédois de l'Internationale socialiste.

Choisi pour représenter l'UDPS à la centrale électorale alors que, selon certaines sources officielles du parti, la 10ème Rue Pétunias s'y oppose, Félix donne l'impression de connaître ses priorités. Ce n'est pas pour rien qu'il a accepté de diner avec les députés UDPS, chez son pote Samy Badibanga, ancien conseiller spécial avec rang de directeur de cabinet d'Etienne Tshisekedi. «Ce déplacement constitue tout un symbole et laisse présager une bonne suite», espère un parlementaire debout lassé par des querelles interminables à l'UDPS.

Il y a peu, Félix Tshisekedi a été officiellement désigné candidat rapporteur de la CENI par le groupe parlementaire UDPS et Alliés, à l'issue d'un vote dirigé par les alliés de l'UDPS à l'Assemblée nationale, notamment les députés MPCR Jean-Claude Vuemba, ECIDE Blaise Ditu Monizi, RECO André Masumbu et SET Basile Olongo.

Fabien Mutomb, élu UDPS de Lubumbashi, au Katanga, et Rémy Massamba, élu à Mont-Amba, à Kinshasa, sont respectivement le premier et le deuxième choix supplétifs.

AKM

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Combats entre FARDC et M23 : le CICR appelle les protagonistes à épargner les civils

 
Des militaires congolais en patrouille à Goma (Photo Monusco)Des militaires congolais en patrouille à Goma (Photo Monusco)

Le Comité international de la Croix rouge (CICR) invite les rebelles du M23 et les Forces armées de la RDC (FARDC) à épargner les civils lors de leurs combats. Les deux groupes s’affrontaient depuis lundi 20 mai dans les collines de Mutaho, à 10 Km de Goma, capitale du Nord-Kivu, avant d’observer une trêve. Dans un communiqué rendu public jeudi 23 mai, la responsable de la sous-délégation de cette institution humanitaire, Rachel Bernhard, a appelé les parties en conflit à respecter, en tout temps, le droit international humanitaire et à faire la distinction entre la population et les combattants.

Selon Rachel Bernhard, des obus tirés depuis les zones des combats mardi 21 et mercredi 22 mai ont blessé une quinzaine de personnes dans la ville de Goma, dont cinq enfants.

«Dans ces quartiers situés à proximité des combats vivent des milliers de personnes, parmi lesquelles des déplacés originaires d’autres localités de la province, qui sont venus s’y réfugier à la suite de précédents affrontements. Aujourd’hui, habitants et déplacés se retrouvent à nouveau pris entre deux feux, au péril de leur vie», a-t-elle déploré.

Le CICR a rappelé que les attaques directes contre la population civile ou les biens civils, de même que les attaques «indiscriminées», c’est à dire sans distinction de cible, sont interdites.

Le même jour, l’ONG internationale de défense des droits de l’Homme Human Rights Watch (HRW) a aussi regretté un déplacement massif des populations suite à ces combats.

Ida Sawyer, chargée de plaidoyer du HRW en RDC a aussi invité les belligérants à éviter les violations des droits de l’homme.

«Nous appelons aussi les différentes parties à faire tout leur effort pour s’assurer qu’il n’y ait pas de victimes civiles lors des combats», a-t-elle plaidé.

Mercredi 22 mai, des sources hospitalières à Goma avaient rapporté un bilan civil de quatre personnes tuées et dix-sept autres blessées par les obus tombés dans les quartiers Ndosho et Mugunga. Quatre obus avaient touché ces deux quartiers de la capitale provinciale tombés le seul mercredi matin.

Deux jours plus tôt au cours d’un point de presse à Kinshasa, le ministre des médias Lambert Mende avait annoncé que ces combats ont fait dix-neuf morts, dont quinze rebelles et quatre militaires, et vingt-et-un blessés, soit six du côté des FARDC et quinze chez les rebelles.

Démentant ce bilan, les rebelles ont parlé de deux officiers tués et plusieurs militaires blessés du côté de l’armée, et «seulement» deux blessés dans leurs rangs lors des combats de lundi.

radiookapi.net

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Mbuji-Mayi: Ngoyi Kasanji dépense un million de dollars américains pour son 50 ème anniversaire

Ngoyi kasanji

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Il a fêté du jeudi 28 février au dimanche 3 mars 2013 son cinquantième anniversaire à Mbuji-Mayi, chef-lieu de la province dont il est le gouverneur. Les coûts des festivités sont estimés à un million de dollars américains dans une ville dont les routes sont impraticables et dont les enfants et les femmes occupent les trottoirs de l'aéroport jusqu'en ville pour mendier 200 francs congolais (environs 15 cents) afin se nourrir. Cette information nous a été livrée par une personne digne de foi. Il s'agit en fait d'un ami de la diaspora qui avait passé ses vacances à Mbuji-Mayi, dans la riche province du Kasai Oriental.

Monsieur le gouverneur du Kasai Oriental, Ngoyi Kasanji, surnommé Jack Bauer, du nom de l'acteur du feuilleton télévisé américain  24 heures chrono, aurait fait appel à quatre groupes musicaux pour agrémenter les dites festivités. Il s'agit des groupes Zaiko Langa-Langa, de Koffi Olomide, de Tshiala Muana et de Mike kalambayi. Chacun de groupes aurait empoché une coquette somme de cent mille dollars. Le dernier jour, soit dimanche 3 mars, monsieur Ngoyi Kasanji, dit Jack bauer, aurait convié les jeunes de Mbuji.Mayi à un dîner dans un grand restaurant de la place. 

Qu'est-ce qu'on ne ferait pas avec un million de dollars lorsqu'on sait que les étudiants de l'université de Mbuji-Mayi suivent les cours dans des hangars et que l'université manque des laboratoires et une bibliothèque fiables. Selon la même source, monsieur "Jack Bauer" se comporterait en petit dictateur passant son temps à terroriser tout le monde dans son entourage, du huissier aux députés provinciaux, puisqu'étant sûr du parapluie qui le protège au plus haut sommet de l'Etat. Monsieur Ngoyi Kasanji cumule, du reste, les fonctions du député national et de gouverneur, chef de l'exécutif de la province du Kasai Oriental.

Lumbamba Kanyiki

 

 

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23 mai 2013

RDC: à Goma, Ban Ki-moon promet une intervention directe de l’ONU dans «un à deux mois»

 

Ban Ki-moon, secrétaire général des Nations unies, dans les rues de Goma, ce jeudi 23 mai, aux côtés du président de la Banque mondiale, Jim Yong Kim.
Ban Ki-moon, secrétaire général des Nations unies, dans les rues de Goma, ce jeudi 23 mai, aux côtés du président de la Banque mondiale, Jim Yong Kim.
REUTERS/Jonny Hogg
Par RFI

Le secrétaire général des Nations unies, Ban Ki-moon, est à Kigali ce jeudi 23 mai, dans le cadre de sa tournée dans les Grands Lacs. Il y rencontre le président Kagame. Mais le point fort de cette journée a été son passage à Goma, en RDC, d’où il a annoncé que la brigade d’intervention censée neutraliser les groupes armés sera opérationnelle « dans un à deux mois ».

Ban Ki-moon a consacré la majeure partie de son passage éclair à Goma à l’hôpital Heal Africa, où l’on soigne les femmes victimes de violences sexuelles. A chaque reprise des hostilités, comme ces derniers jours, de nouvelles patientes arrivent. « Nous avons identifié huit cas hier (mercredi 22 mai, ndlr). C’est assez exceptionnel, cela dépasse un peu le nombre que nous avons toujours reçu. Et cela, c’est juste sur un seul jour », explique le docteur William Bonané.

« Ne pas arrêter l'aide en attendant que la paix revienne »

« Il faut que cela s’arrête », a martelé Ban Ki-moon. Comme il l’a fait mercredi à Kinshasa, le secrétaire général des Nations unies a assuré que l’ONU va renforcer son action. Il prévoit l’entrée en scène de la nouvelle brigade d’intervention « dans un à deux mois ».

A ses côtés, le président de la Banque mondiale, Jim Yong Kim, s’est déclaré très impressionné par la visite de cet hôpital. « Les femmes dans cet hôpital sont la raison pour laquelle on ne peut pas arrêter l’aide en attendant que la paix revienne », a-t-il déclaré.

Après une brève rencontre avec la presse, Ban Ki-moon et sa délégation se sont rendus à Kigali, pour une nouvelle étape au Rwanda.

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Grandes réformes, dialogue et Réconciliation: Ban Ki-Moon invite Kabila aux actes !



*‘‘… Trop de gens souffrent depuis trop longtemps ; l\'heure de la paix et du développement est venue pour les habitants de la RDC et de la région. C\'est pour ça que nous sommes ici. Et c\'est derrière ces objectifs que nous mettrons tout notre poids’’, a déclaré hier le SG de l’Onu en visite en RDC, accompagné du Président de la Banque Mondiale. Accueillis à leur descente d’avion par le Ministre Congolais des Affaires Etrangères, Ban Ki-moon et Jim Yong Kim ont rencontré, respectivement, le Président Kabila, le Premier Ministre Matata ainsi les bureaux de deux Chambres du Parlement congolais. Il a exhorté les congolais à traduire en actes tangibles, les nouvelles perspectives de paix en RDC.

Un accord de paix, pour le patron de l’Onu, doit rapporter des dividendes de paix à la population. Et, côté dividendes, Jim Yong Kim s’est amené avec un chèque d’un milliard de dollars américains, pour des investissements qui soutiendront l’accord-cadre. Entre autres, les routes en RDC, les infrastructures frontalières, les barrages de Ruzizi I et III. C’est ce jeudi que Ban Ki-moon et sa suite débarquent à Goma où l’on assiste, depuis lundi, à la reprise des hostilités entre les FARDC et les rebelles du M23. Le SG de l’Onu doit se rendre le même jeudi au Rwanda, en Ouganda et à Addis-Abeba où il a promis d’engager, instamment, les dirigeants à jouer le rôle qui leur revient. A l’en croire, le Président Kabila a donné suite aux engagements nationaux qu\'il a pris et ce, avant de se féliciter de la création du mécanisme de contrôle national qui permettra de surveiller le respect de ces engagements, notamment en ce qui concerne les grandes réformes, le dialogue politique et la réconciliation. Aux parlementaires, il leur a demandé de jouer également un rôle et ce, dans le cadre du mécanisme interne. En visite en République démocratique du Congo (RDC), aux côtés du Président de la Banque mondiale, Jim Yong Kim, le Secrétaire général des Nations Unies a indiqué mardi, à la suite d\'une réunion avec le Président de la RDC Joseph Kabila, que le pays et la région des Grands Lacs se trouvaient à un moment critique. «Le Président Kabila et 10 autres dirigeants africains ont signé un accord-cadre pour la paix, la sécurité et la coopération qui revêt la plus haute importance et ouvre des perspectives de paix telles qu\'il n\'y en a pas eu depuis longtemps », a-t-il rappelé.

Avant d’ajouter que cet accord doit se traduire par des actes tangibles. Car, pour le patron de l’Onu, un accord de paix doit rapporter des dividendes de paix à la population. Le Secrétaire Général de l’Onu a indiqué que sa visite dans la région était une manifestation de la solidarité et de l\'appui sans réserve des Nations Unies. Le Secrétaire général, qui doit se rendre au Rwanda et en Ouganda - a indiqué que partout où il ira « il engagera instamment, les dirigeants à jouer le rôle qui leur revient». A en croire le SG de l’ONU, le Président Kabila a donné suite aux engagements nationaux qu\'il a pris et ce, avant de se féliciter de la création du mécanisme de contrôle national, qui permettra de surveiller le respect de ces engagements, notamment en ce qui concerne les grandes réformes, le dialogue politique et la réconciliation. Concernant le récent renforcement de la MONUSCO par le Conseil de sécurité, Ban Ki-moon a indiqué que ce n\'était là qu\'un élément d\'un processus politique plus large visant à trouver une solution globale. Dans la résolution 2098 adoptée le 28 mars 2013, le Conseil a, en effet, décidé de créer une brigade d\'intervention au sein de la MONUSCO chargée de mener des opérations offensives ciblées contre les groupes qui menacent la paix et la sécurité dans l\'est de la RDC. « La communauté internationale restera à vos côtés. Trop de gens souffrent depuis trop longtemps », a ensuite lancé M. Ban, qui a estimé que l\'heure de la paix et du développement était venue pour les habitants de la RDC et de la région. «C\'est pour ça que nous sommes ici. Et, c\'est derrière ces objectifs que nous mettrons tout notre poids», a-t-il affirmé.

Pour le premier jour de sa visite en RDC, le Secrétaire général a également rencontré le Premier Ministre, Matata Ponyo Mapon, ainsi que des membres de l\'Assemblée nationale. A l\'issue de cette dernière rencontre, il a souligné le rôle critique des parlementaires qui représentent la voix et les aspirations du peuple. « C\'est d\'eux que dépendra en grande partie la suite donnée aux engagements nationaux, notamment ceux qui portent sur des réformes difficiles et sur le dialogue politique », a-t-il déclaré. Enfin, lors d\'une réunion ouverte avec le personnel des Nations Unies et de la Banque mondiale présent à Kinshasa, M. Ban Ki-moon a rappelé que les deux organisations œuvraient ensemble à l\'avancement de l\'Initiale mondiale pour l\'éducation et à la réalisation des Objectifs du Millénaire pour le développement relatifs à la santé en RDC. « Notre partenariat est crucial pour passer de la phase humanitaire à la phase de relèvement et de développement », leur a-t-il lancé, avant de plaider pour le renforcement continu de ce partenariat en RDC, dans la région et dans le monde. Rappelons que, en signant cet Accord-cadre en février 2013, la RDC, l\'Angola, le Burundi, la République centrafricaine, la République du Congo, le Rwanda, l\'Afrique du Sud, le Soudan du Sud, l\'Ouganda, la Tanzanie et la Zambie se sont convenus de protéger la souveraineté territoriale et de préserver la paix et la stabilité de la RDC, en développant des relations de confiance mutuelle. Et c’est Mme Mary Robinson, l\'envoyée spéciale du Secrétaire général de l’Onu pour les Grands Lacs, qui assure notamment, la supervision de la mise en œuvre de cet accord.

Marcel Ngoyi

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Ban Ki-moon promet un engagement soutenu pour résoudre la crise en RDC

De gauche à droite, le secrétaire général des Nations unies Ban Ki-moon, le président de la RDC Joseph Kabila et le président de la Banque mondiale Jim Yong Kim à Kinshasa, le 22 mai 2013.
RDC / ONU

Ban Ki-moon est en tournée dans la région des Grands Lacs. Ce mercredi 22 mai, lors de la première étape à Kinshasa, le secrétaire général des Nations unies a rencontré le président Joseph Kabila et des représentants de l'opposition dans un climat tendu. Il a promis un engagement soutenu de l'ONU pour la résolution de la crise en République démocratique du Congo. Jeudi, Ban Ki-moon se rendra à Goma, capitale de la province riche et instable du Nord-Kivu où s'affrontent les forces régulières et les rebelles, puis il se rendra au Rwanda et en Ouganda.

RFI

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Ban Ki-Moon appelle le peuple congolais à ne pas renoncer à l’espoir

 
Ban Ki-moon, Secrétaire Général de l’Onu le 22/05/2013 à Kinshasa, lors d’une conférence de presse. Radio Okapi/Ph. John BompengoBan Ki-moon, Secrétaire Général de l’Onu le 22/05/2013 à Kinshasa, lors d’une conférence de presse. Radio Okapi/Ph. John Bompengo

En visite à Kinshasa mercredi 22 mai, le secrétaire général de l’Onu, Ban Ki-Moon a invité le peuple congolais à ne pas renoncer à l’espoir, en leur précisant que sa visite en RDC a pour objectif de lui exprimer la solidarité.

« Je suis ici pour exprimer notre solidarité avec notre population de la RDC. Je suis aussi ici pour l’encourager à ne pas renoncer à l’espoir et lui faire savoir qu’elle n’est pas oubliée », a délaré Ban Ki-Moon, dans une interview exclusive accordée à Radio Okapi.

Il a ajouté que sa visite conjointe avec le président de la Banque mondiale, Jim Yong Kim, qui devra s’étendre au Rwanda, en Ouganda et en Ethiopie, vise à soutenir la matérialisation de l’accord d’Addis-Abeba signé le 24 février.

« L’objectif est aussi de montrer le bénéfice de cet accord pour la population en termes de paix », a poursuivi Ban Ki-Moon.

Onze pays africains ont signé cet accord-cadre visant à mettre fin à l’insécurité dans cette partie dans la région des Grands lacs.

Il s’agit de : Afrique du Sud-Mozambique-Rwanda-Congo-Tanzanie-Ouganda-Angola-Burundi-République centrafricaine –Zambie-RDC.

 

Implication de la société civile

Ban Ki-Moon s’est aussi entretenu avec les membres de la société civile et les acteurs politiques.

Emmanuel Kabengele, coordonnateur du réseau pour la reforme du secteur sécurité et justice, a affirmé que le secrétaire général de l’Onu leur a demandé de s’impliquer pour la mise en œuvre de l’accord-cadre d’Addis-Abeba ainsi que le retour durable de la paix dans l’Est du pays.

« Il a insisté sur le travail beaucoup plus accentué de la société civile, et qu’il voudrait avoir des avis et considérations de la société civile en rapport avec l’accord cadre, et son implication par rapport à la mise en œuvre de cet accord cadre », a-t-il expliqué.

Emmanuel Kabengele dit avoir proposé une reforme en profondeur de la situation sécuritaire en RDC, pour une paix durable dans sa partie Est, soulignant :

« Il peut y avoir des solutions en mode urgence que nous apprécions comme la Brigade d’intervention de la Mounusco. Mais au-delà de ces solutions, que l’on porte un concours beaucoup plus accentué au processus des reformes de secteur de sécurité. Que ça ne soit pas  une reforme superficielle mais une reforme réellement profonde pour qu’on en connaisse pas ces genres de situations qui nous arrive ».

radiookapi.net

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