Crise à l'est de la RDC : les FARDC contrôlent la situation
KINSHASA -- Les Forces armées de la RDC (FARDC) ont confiné les mutins résiduels sur une bande entre deux collines à la frontière entre la RDC et le Rwanda, a déclaré vendredi le ministre congolais des Médias chargé des relations avec le Parlement et de l'Initiation à la Nouvelle Citoyenneté, Lambert Mende Omalanga, au cours d'un point de presse à Kinshasa.
"Il n'y a donc plus rien à craindre. Ils ont perdu toutes leurs munitions et une grande partie de leurs combattants", a-t-il affirmé en se référant aux estimations des experts militaires de la RDC, affirmant que l'offensive pourrait intervenir incessamment.
"Nous ne voulons pas tuer tout le monde. Ce sont des Congolais. Nous avons lancé un moratoire et beaucoup d'entre eux se rendent", a affirmé le ministre.
Il a par ailleurs démenti les allégations sur la signature d'un nouvel accord entre la RDC et la Rwanda au sujet des dissidents des FARDC au cours de la rencontre de Gisenyi-Rubavu du 12 mai.
"Il n'y a eu aucun nouvel accord conclu entre la RDC et le Rwanda. Seul un procès-verbal a été adopté, annonçant notamment la décision en exécution d'accords antérieurs d'activer un mécanisme conjoint de vérification de la situation sécuritaire aux frontières communes", a-t-il déclaré.
Depuis plus de deux semaines, le Nord-Kivu est en proie à des combats entre l'armée congolaise et deux groupes de l'ex-Congrès national pour la défense du peuple (CNDP), à savoir le Mouvement du 23 mars (M23), du colonel Sultani Makenga, et les éléments fidèles au général Bosco Ntaganda, recherché par Kinshasa et la Cour pénale internationale (CPI).
JK réaffirme l'option militaire à l'Est sans en évaluer chances et moyens


Etonnant le silence de Kinshasa. Pendant que la guerre s'intensifie à l'Est, dans la province du Nord-Kivu alors que les populations du Sud-Kivu vivent sous l'occupation des FDLR depuis des années et que le territoire du Sud-Irumu, dans le district de l'Ituri en Province Orientale connaît la loi des milices FRCI de Cobra Matata, Joseph Kabila préfère donner sa langue au chat. Pourtant, le peuple du Congo entier a besoin de savoir, savoir ce qui embrase tout l'Est du territoire national jusque dans le Nord-Katanga plongé sous la terreur de Gedéon, mystérieusement évadé de la prison de Kasapa. Savoir et entendre de la bouche du garant de la Constitution des assurances quant à la capacité du gouvernement de rétablir l'ordre dans le plus bref délai, ou par la guerre ou par une solution négociée. Kabila, lui, a choisi, de faire comme s'il n'était pas le premier à répondre dans la hiérarchie des institutions de la République.
N'empêche que le questionnement monte depuis Goma pour lui demander pourquoi n'a-t-il pas sévi lorsque des officiers CNDP ont refusé d'être affectés dans les autres parties de la République. Juvénal Munupo Mubi, député UNC, élu de Walikale, territoire concerné directement par la guerre, qui relaye cette interrogation dans une interview exclusive à «CONGONEWS» affirme sur un ton dramatique «On a laissé un mal grandir et aujourd'hui, il est devenu dévastateur». Munupo avait été l'hâte de la ferme présidentielle, à Kingakati, lorsque Joseph Kabila a reçu l'ensemble des députés du Nord-Kivu toutes tendances confondues. En face du maître des céans, le député kamerhiste a renouvelé la volonté de son président Vital Kamerhe pour un règlement pacifique de la crise de l'Est et a évoqué l'idée de procéder à une évaluation ouverte à toutes les forces sociales -société civile comme opposition- avant d'entreprendre la moindre démarche. Kabila l'a suivi avec attention, a noté mais n'a pas donné de réponse pour un homme qui trouve qu'il en a trop l'ait pour la paix et qu'il ne lui reste que l'option d'une solution militaire. Pourtant, pour la paix, c'en est jamais trop. Encore que Kabila qui se montre va-t-en-guerre, a-t-il apprécié si son armée est capable de lui amener une victoire et Matata Ponyo muni d'un programme annonciateur de la rigueur dispose-t il des moyens suffisants pour financer cette guerre. Si des réponses n'étaient pas trouvées à ces préalables, Kinshasa ferait perdre aux Congolais le temps de faire la guerre pendant un certain temps pour accepter de négocier plus tard. La guerre a aussi ceci de néfaste qu'elle occasionne le déplacement des populations tutsis vers des camps des réfugiés dans les pays voisins. Ce qui renforce le cliché d'une action ciblée contre une ethnie minoritaire. D'ailleurs, des médias occidentaux ont déjà embouché la rengaine d'un nettoyage ethnique. C'est là le complot et l'élément dont il s'alimente. Dans les faits, les Tutsi congolais vivent en très bonne intelligence depuis avec les autres compatriotes. Certains d'entre eux ont été élevés au plus haut niveau dans les sphères de l'Etat. Comme Charles Bisengima, l'inspecteur général de la Police, Déo Rugwiza, l'inamovible Dg de l'ex-OFIDA. Parlez donc d'une stigmatisation contre les Tutsi ne colle à aucune réalité. C'est peut-être dans les rangs de l'armée que se vit une certaine hostilité à mettre sur le compte des sentiments des individus isolés. De là, les hommes du CNDP établissent vite le raccourci pour prendre les autres civils Tutsi en otage. Il y a donc lieu de travailler plus à la cohabitation dans l'armée. De la sorte, lorsque les combattants CNDP auront retrouvé la confiance de la nation, les civils ne feront que suivre. (Lire interview du député UNC Juvénal Munupo Mubi à la page 3)
H.M. MUKEBAYI NKOSO
Guerre de l'Est : Non à la diversion, non à la trahison …


Les ministres des affaires étrangères du Rwanda et de la RDCongo en réunion à Kigali
Selon l'agence panafricaine La PANA, les ministres des affaires étrangères du Rwanda et de la RDC se réunissent ce vendredi à Kigali pour discuter de la mise en application du protocole d'accord de coopération signé en 2009. Ils se pencheront aussi sur les axes de coopération en matière de sécurité, notamment sur la fameuse question des FDLR qui sévissent dans les deux provinces du Kivu.
Aussi curieux que cela puisse paraître, aucune allusion n'est faite en ce qui concerne les « mutins » du M 23, un mouvement qui vient de naître par le jeu des anciens éléments du CNDP de Bosco NTAGANDA en fuite, car recherché par un mandat dé la Cour Pénale Internationale.
Cette rencontre répond aux voeux exprimés depuis quelques jours par le ministre rwandais de la Défense et celle des Affaires étrangères qui ont offert leur médiation entre Kinshasa et ces « mutins » du M23.
Il est admis généralement que les Etats n'ont pas d'amis et ne sont guidés que par leurs intérêts. Qu'on les aime ou pas, les autorités rwandaises sont en droit de se battre pour les intérêts de leur pays. Tout d'abord, Kigali prend toutes les précautions pour informer son peuple de toutes les démarches destinées à défendre la sécurité intérieure et endiguer toute menace à court, moyen et à long termes.
Dangereuse diversion
Si le comportement de Kigali est justifiable à certains égards, il pêche cependant par cette fixation, la question des FDLR qu'il invoque comme un fond de commerce pour divertir et flouer l'opinion tout en se moquant de la bonne foi et de l'esprit d'hospitalité séculaire des Congolais. En 2009, les opérations militaires conjointes conclues sous le sceau du secret d'Etat se sont effectuées à la satisfaction de deux gouvernements. Avec comme effet surprenant le limogeage de Vital KAMERHE, alors président de l'Assemblée Nationale de l'époque qui avait commis le crime de lèse-majesté en s'opposant publiquement à l'entrée des troupes rwandaises sur le territoire congolais.
D'une part, ces opérations militaires conjointes se sont révélées comme la preuve éclatante que la question des FDLR ne peut trouver de solution que par un dialogue politique inter rwandais. Dès lors que deux mois plus tard, ces éléments des FDLR se sont rappelés à la mémoire collective en intensifiant les massacres, viols massifs, pillages, destructions méchantes et déplacements des populations congolaises. La réalité sur le terrain ne donne-t-elle pas aujourd'hui raison à Vital KAMERHE ? Dès lors que l'un des points de ces rencontres de deux jours à Kigali concerne effectivement l'éventualité de relancer encore une fois ces opérations militaires conjointes. Car, en ressuscitant le problème des FDLR tout en faisant allusion au génocide, Kigali fait d'une pierre deux coups. D'un côté, le Rwanda cherche à émouvoir l'opinion internationale et de l'autre il occulte la tragédie qui sévit actuellement au Kivu pour éviter que sa responsabilité dans cette affaire ne soit engagée.
Aveu de complicité
D'autre part, Kigali se comporte en donneur de leçons en proposant sa médiation entre le gouvernement. d'un pays voisin et des mutins qui sèment la mort, les viols massifs et les déplacements des populations pour obtenir la reconnaissance des grades de leurs « officiers » à la nationalité douteuse et qui n'ont même pas terminé l'école primaire. Les actes criminels perpétrés par ces mutins du M 23 n'ont rien à envier à ceux posés en 1994 par les interahamwe. Selon les statistiques du Haut Commissariat des Nations Unies aux Réfugiés et du PNUD, il y a à ce jour, deux millions des déplacés internes à la suite des troubles perpétrés par ces mutins qui se disent fidèles d'un homme recherché pour des crimes commis en Ituri entre 2002 et 2003. Chaque jour qui passe apporte son lot d'enfants, vieillards, femmes qui meurent des suites des intempéries, maladies, viols, massacres, assassinats, etc.
Un silence incompréhensible
Entretemps, ce qui choque et énerve, c'est le silence opposé par le gouvernement de Kinshasa face aux massacres, viols, déplacements forcés des populations, menaces sur l'intégrité du territoire national qui se commettent dans les territoires du Kivu par des éléments venus d'un pays voisin. C'est toujours par la bouche des officiels rwandais que l'opinion nationale apprend que son gouvernement a envoyé des délégations ministérielles à Kigali pour discuter des questions de sécurité. Rien sur la question des « mutins » du M 23 qui répandent la mort et la désolation, pillent et vident des villages entiers.
L'opinion nationale a été scandalisée d'apprendre de la bouche du président de l'Assemblée Nationale que la question de ces «mutins» du M 23 sera examinée au cours d'une plénière à huis clos. Cela, lorsque LUSENGE Bonane, député élu de Lubero sur la liste de l'UDCF de Pierre PAY PAY avait dénoncé l'implication de Kinshasa et de certains acteurs politiques du Nord Kivu dans cette tragédie. Depuis, silence radio !
Où est l'intérêt de la RDC ?
En quoi l'affaire dès FDLR intéresse-t-elle la RDC ? Certes, ces éléments posent des actes de violence sur des populations civiles congolaises. Mais, faut se rendre à l'évidence que les FDLR disposent des complicités au niveau des institutions de la République essentiellement dans les opérations de trafic illicite des matières précieuses. Or, il est établi que le Rwanda se vante d'avoir rétabli la sécurité totale sur toute l'étendue de son territoire.
Au moment où une autre fausse rébellion se déclare, les autorités de Kinshasa font semblant de l'ignorer et se précipitent à Kigali pour aller régler la question des interahamwe. Un comportement qui scandalise et révolte tous les hommes de bonne volonté. C'est comme si un père de famille délaisse son enfant terrassé par la malaria pour voler au secours de l'enfant du voisin souffrant de la même maladie. Une véritable capitulation et une humiliation additionnelle qui en rajoutent aux autres traumatismes dans lesquels nagent les Congolais depuis l'avènement de l'AFDL.
F.M.
Par l'astucieuse médiation proposée par le Rwanda : Paul Kagame couvre Bosco Ntaganda


La problématique de la sécurité et de la paix à l'Est de la RDC a toujours été une priorité de différents gouvernements qui se sont succédés dans notre pays depuis une bonne dizaine d'années. Alors qu'un deuxième mandat d'arrêt est lancé contre Bosco Ntaganda par la CPI, Paul Kagame tient à soustraire le général indiscipliné des griffes de la justice internationale. Tout comme il avait fait pour son ouille Laurent Nkundabatware.
Des millions de dollars y ont été engloutis, des milliers de nos frères et soeurs ont trépassé, des femmes y ont été violées. Mais rien n'a changé. Les provinces du Kivu sont restées sous la coupe des milices, des mercenaires et des réseaux occultes qui, non seulement armés par les pays voisins mais bénéficient également de la complicité interne à Kinshasa tel que l'a explicité l'honorable Lusenge Bonane dans sa question adressée au Premier ministre Matata Ponyo. Après multiples pressions internes et externes par la traque de Bosco Ntaganda et la saisie, de 25 tonnes d'armes dans sa ferme de Mushara, le régime de Kinshasa aurait enfin décidé de mettre hors d'état de nuire, le fameux général. Alors que les mutins à la solde de Bosco Ntaganda et de son lieutenant, le colonel Sultani Makenga sont mis en déroute, c'est le moment que choisit Paul Kagame de proposer sa médiation entre Joseph Kabila et les mutins de M 23 qui, comme on le sait, se sont substitués au Congrès national pour la défense du peuple (CNDP) du fameux général Laurent Nkundabatware. Dimanche 13 mai 2012, le ministre de la Défense nationale James Kabarebe, comme toujours, a rencontré son homologue congolais, Alexandre Luba hors de la ville rwandaise de Gisenyi afin d'offrir la médiation rwandaise pour un règlement à l'amiable du conflit qui oppose les FARDC et les mutins à la solde de Ntaganda. C'est à la fois curieux et révoltant car le Rwanda dont l'implication dans l'insécurité qui sévit au Kivu n'est plus à démontrer, veut en clair amener, le pouvoir de Kinshasa à négocier la cessation des hostilités avec les mutins en échange l'abandon des poursuites engagées contre Bosco Ntaganda qui a servi respectivement dans les rangs des Front patriotique rwandais (FPR) et de l'Armée patriotique rwandaise (APR) avant d'être' bombardé général des FARDC. Pour ses sales besognes à l'Est de la RDC, le Rwanda utilise des agents spéciaux qui à une période donnée, comme son rôle de pyromane et de pilleur des ressources minières congolaises, l'on a connu Mutebusi, Nkunda, Ntaganda et maintenant c'est Makenga.
C'est pourquoi nombre d'observateurs de la situation sécuritaire de l'est de la RDC doutent de la volonté du Rwanda à défendre les intérêts de la RDC au détriment des rebelles qu'il entretient et dont les leaders ont des identités rwandaises (Nkunda, Ntaganda).
Et comme le Rwanda offre à sa population la possibilité d'avoir une nationalité, beaucoup des Rwandais se sont faits des Congolais et cela sans procédure aucune.
MAVIE LIPUNDA
La diaspora congolaise reçue au Sénat Italien
35 à l'ombre
Très peu d'eau
Presque pas de nourriture
J'ai l'impression de revenir de l'enfer. J'ai visité l'un des camps de la région qui regroupe, encore aujourd'hui, au moins 200.000 personnes. 35 degrés à l'ombre, très peu d'eau, presque pas de nourriture. A cela s'ajoutent des dizaines de milliers de déplacés. J'en ai rencontré plusieurs milliers qui connaissent les mêmes conditions de vie ou plutôt de survie. La problématique des déplacés réside notamment dans le fait qu'ils sont difficilement quantifiables et que le recensement nécessaire est en butte à la logique de guerre que connaissent, de toute évidence, leurs territoires d'accueil. En effet, des opérations militaires sont en cours, dans toute la zone.
Des conditions de sécurité apparente ont jeté sur les routes 40.000 personnes environ qui se dirigent vers le nord, en passant par Punia, dans l'espoir d'arriver à Tingi-Tingi. J'espère que les 200.000 réfugiés qui n'ont pu encore être localisés soient encore vivants, quelque part dans les forêts, et qu'ils réapparaissent. Mais il est tout aussi possible, qu'ils soient tous morts.
Je peux vous assurer que je ne suis pas en train de surenchérir dans la dramatisation. J'ai perçu une attitude de méfiance, toute compréhensible, chez mes interlocuteurs gouvernementaux zairois face à la nouvelle donne d'un problème qui a déjà causé tant de dommages matériels, outre la confrontation armée en cours. J'ai pu constater une attitude de coopération et de compréhension du gouvernement qui semble avoir entendu et compris les raisons profondes de mon mandat et de ma mission. D'emblée, le gouvernement a demandé le retour, plus ou moins obligatoire, de ces réfugiés dans leur pays. Je pense avoir fait comprendre l'importance du respect de la règle du retour volontaire, telle qu'elle figure dans les conventions humanitaires. Je déplore que ce principe ait été violé ailleurs, mais ce n'est pas une raison suffisante pour que
cela soit à nouveau le cas au Zaire.
J'ai vu des enfants squelettiques
A l'occasion de mes précédentes responsabilités et plus particulièrement ces deux dernières années, j'ai vu beaucoup de camps de réfugiés et, croyez-moi, dans ce cas-ci, le spectacle était insoutenable et en-dessous de n'importe quel seuil de dignité humaine. J'ai vu des enfants squelettiques. Je veux apporter mon soutien aux ONG et aux agences des Nations-Unies, notamment I'UNICEF, qui travaillent dans des conditions très précaires. Le manque de nourriture semble être la cause principale des décès. Cependant, les conditions prohibitives d'accès ne me paraissent pas, à elles seules, justifier ces maigres résultats.
L'approvisionnement régulier n'existe pratiquement pas: la route n'est pas utilisable par des camions, mais ce n'est pas là chose nouvelle et les agences, censées coordonner l'aide humanitaire, n'ont jamais alerté qui que ce soit de la nécessité de rétablir, de toute urgence, une possibilité de transit par camion. D'ailleurs, j'ai décidé que ECHO prendra en charge la restauration des derniers trente kilomètres de cette route dont l'état empêche l'acheminement des vivres. Pour le moment, le trajet se fait en avionnette. A Tingi-Tingi, c'est la route qui passe au milieu des camps qui sert de piste d'atterrissage; la population doit dégager la route lors de l'arrivée d'un avion. Donc, il n'est pas question de pouvoir affréter des gros porteurs. Chaque petite avionnette achemine trois tonnes de fret alors que plusieurs dizaines de tonnes sont nécessaires quotidiennement.
Les gens qui n'existaient pas
J'ai l'intention de repasser par toutes les instances et d'interpeler, à nouveau, I'UE, pour
commencer, mais aussi le Secrétaire général des Nations-Unies.
C'est bien dans des conditions et des endroits comme ceux que j'ai vus et visités, que se joue la crédibilité des Nations-Unies et non pas seulement dans des salles de conférences climatisées où l'on discute, depuis cinquante ans, de réforme ou de budget.
Les agences et les ONG sur place présentent, effectivement, le visage d'une Europe solidaire.
Mais, ce qui se passe, dans les faits, démontre qu'il y a désarroi. J'ai également l'impression que, dans nos sociétés, ce sont les valeurs qui nous sont propresou celles qui devraient l'être dans la communauté internationale, qui sont aussi en détresse. Je voudrais pouvoir dire les mêmes choses, et donner la même appréciation aux autres instances de la communauté internationale.
Nous avons été les seuls acteurs sur place depuis 1994 et nous avons même eu à connaître des polémiques et des débats sordides. Nous sommes les seuls qui continuons à être sur place. Personne d'autre, pas même les militaires qui ont le savoir-faire et le matériel nécessaires, n'a risqué quoi que ce soit pour mettre fin à un scandale franchement inacceptable."
Le territoire de Kabongo au Katanga mal vu par Kabila
Cet article m'a été envoyé par un lecteur répondant au nom d'Ilunga Kabihile-kya-Mazoa. Il s'insurge contre les pratiques tribales de Kabila et de ses collaborateurs. Son territoire serait oublié dans la distribution des postes au sein des institutions du régime Kabila. Les ressortissants de ce territoire seraient mal vus depuis qu' Etienne Tshisekedi avait déclaré que les Balubakats et les Balubas du Kasai ont une même origine: Le territoire de Kabongo. Voici son article.
Nous sommes des ressortissants du territoire de kabongo dans le district du Haut-lomami auquel appartient aussi le territoire de malemba nkulu. Le territoire de manono, dont est originaire le Président de la République, fait partie du district de Tanganinga. Cependant tous ces trois territoires ont comme point commun, le kiluba, qui est leur langue et, de ce fait, appartiennent tous à l’association socio-culturelle balubakat .
Notre mécontentement est dû au fait que ces gens, à l’instar de gwandi sous Mobutu, prennent tous les postes de responsabilité à notre détriment et quand les échéances électorales ou de consultation populaire arrivent les voilà dans les coins et recoins de notre territoire pour nous distraire avec les discours fallacieux.
Ci-dessous voici quelques exemples :
-Lors de l’avènement de Mzee Kabila,le territoire de Kabongo est parmi ceux qui ont envoyé ou sacrifié le plus d’enfants possible pour rejoindre l’AFDL. Malheureusement, à part quelques rares parmi eux élèvés au grade de major ou colonel, tous les généraux ne sont que de Malemba ou de Manono (John Numbi ,Ngoy Sengelwakio,Banza Mijibu)
- Lors de la guerre d’agression ,les FAP initiées par Mzee Kabila pour contrer la progression de rebelles avaient vite fini par se transformer en un mouvement de canibalisme dans tout le Nord-Katanga dont l’initiateur n’était autre que Makabe de Malemba Nkulu, puis viendront Mukalay Jean Deux-mètres d’Ankoro ,Bakanda Bakoka et Tshinja Tshinja de Kabongo . Au moment où le gouvernement de l’époque tenté,par force ou négociation,à ramener la paix dans la partie, Makabe recevait des dons, grades militaires et dotations de la part de ses frères Ngoy Mukena, alors gouverneur de province et John Numbi, alors que Banda Bakoka et Tshinja Tshinja étaient traités durement jusqu’à leur arrestation par le biais du pasteur NGoy Mulunda toujours originaire de Malemba.
Depuis lors, Banda Bakoka et Tshinja Tshinja n’ont jamais été entendus dans un procès public et ceci parce qu’étant de Kabongo alors que Makabe demeure même actuellement sécurisé par les éléments de la PNC.
Ce qui fâche davantage est que même Gédéon, le grand criminel était relâché de la prison de kasapa dans les conditions que tout le monde connaît, alors où sont passés ces deux fils de kabongo?
- Lors des élections 2006, le territoire de Kabongo fut parmi les meilleurs à accorder la victoire à J Kabila face à JP Bemba, malheureusement, seuls les bene Malemba et Manono avaient droit à se réjouir de cette victoire de Kabila : Mulongo Kalonda-ba-Mpeta (de Malemba), directeur de cabinet au Gouvernorat de Province ; Prosper Kabila wa Nkulu puis Felix Kabange (tous de Malemba) nommés l’un en remplacement de l’autre ministre provincial, Augustin Ilunga Ndjoloko(de bukama-malemba) ministre provincial, Kyungu wa Kumwanza( de manono) président de l’assemblée provinciale alors qu’à Kinshasa, ce sont le Masangu Mulongo, John Numbi , Nkulu Kilombo , Ngoy Mulunda etc tous de malemba ou manono qui sont à l’honneur .
Le seul Kabongolais à se réjouir fut Celestin Mbuyu Kabango nommé ministre de l’intérieur puis des hydrocarbures non comme Kabongolais, mais parce qu’il est président de la balubakat à Kinshasa.
- A l’aube des élections de 2011, on a vu le Mulongo Masangu(incapable même de construire une paillotte à Kamina, chef-lieu de notre district) , Kyungu wa Kumwanza, Banza Mukalai aller même dans un petit village de deux personnes à Kabongo battre campagne pour Kabila.
Malheureusement encore, voilà encore Malemba qui, après avoir échoué d’imposer son fils à la 1ère vice-présidence de l’assemblée nationale, suite à l’intransigeance du palu, prendre encore deux postes ministériels au gouvernement central alors que manono aussi a deux.
De qui se moque-t-on ? Depuis quand un ancien Médecin chef de Zone de Santé devient-il technocrate comme Felix Kabange pour diriger un ministère de la santé?
Trop c’est trop! vous nous avez assez roulé; nous ne tolèrerons plus une telle injustice et nous ne sommes pas de naïfs.
Par ceci,vous comprendrez que le territoire de Kabongo n'a jamais voté 100% pour Joseph Kabila mais il y avait simplement bourrage des urnes. Nous ne pouvons pas voter pour un homme qui, au pouvoir depuis 10 ans n'a jamais posé un seul acte de portée communautaire à Kabongo.
La problematique ici est que tous ces gens autour de lui qu'ils soient de Manono ou de Malemba, ils nous traitent toujours de Kasaiens pro-Tshisekedi et surtout que lors de son meeting tenu à Likasi dans sa tournée au Katanga, S.E Dr Etienne Tshisekedi avait affirmé que les balubats du kasai et ceux du katanga avaient une souche commune dont le siège se trrouvait à Kabongo. Voilà pourquoi ils nous traitent de n'importe quoi. Cette fois-ci, nous sommes un groupe de jeunes decidés à commencer le combat à l'interne pour faire triompher un état de droit.
Comme vous pouvez comprendre: Mulongo de Malemba est gouverneur de la banque centrale du congo depuis 15 ans, Ngoy Mulunda de Malemba, ancien président de la campagne de kabila dans le nord-katanga en 2006 devient president de la ceni, le Banza Mukalay qui a démissionner du conseil d'administration de l'INSS devient ministre toujours de Malemba.
Ilunga Kabihile-kya-Mazoa
AFRIQUE SUB-SAHARIENNE: UNE CROISSANCE ABSTRAITE QUI NE BENEFICE PAS AUX POPULATIONS
AFRIQUE SUB-SAHARIENNE: UNE CROISSANCE ABSTRAITE QUI NE BENEFICE PAS AUX POPULATIONS ENCORE ET TOUJOURS FRAPPEES PAR LA FAIM ET LE SOUS-DEVELOPPEMENT, SELON LE PNUD

Développement : un son discordant sur la croissance économique subsaharienne en 2012
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Le Programme des Nations unies pour le développement (Pnud) refuse de céder dans l’optimisme béat car, selon lui, la projection est supérieure à la moyenne mondiale mais elle contraste avec le niveau de souffrance de la population.
L’Afrique subsaharienne est encore en proie à une insécurité alimentaire, sans doute la plus sévère de la planète. Dans une déclaration reprise par l’Agence France presse, l’administrateur du Pnud, Helen Clark, a déploré le fait que les taux impressionnants de croissance du produit intérieur brut en Afrique ne se sont pas traduits par l’élimination de la faim et de la malnutrition.
Profitant du lancement d’un rapport sur le développement humain de l’Afrique, l’agence a reconnu le bon parcours du continent qui a connu entre 2004 et 2008 des croissances d’une moyenne de 6,5% par an. Puis il y a eu un ralentissement en 2009, avec un taux de 2,7%. Une année après, en 2010, un rebondissement a été enregistré et l’Afrique subsaharienne a renoué avec les taux élevés de croissance, se situant à 5,4% en 2010 et à 5,2% en 2011. Et cette croissance enclenchée depuis 2010 devrait se poursuivre courant cette année et se fixer à 5%.
Ainsi l’Afrique est-elle bien la deuxième région du monde en termes de croissance rapide, après l’Asie. Et cela dure depuis quelques années déjà.
En dépit de ces indicateurs, a fait remarquer le Pnud, l’Afrique subsaharienne est la région où une personne sur quatre souffre de malnutrition. Actuellement, conclut-il, une crise alimentaire est en train de sévir dans la région du Sahel.
Laurent Essolomwa
Nord-Kivu: 14 mutins fidèles à Bosco Ntaganda déposent les armes
Quarante-huit combattants et deux de leurs dépendants se sont rendus depuis le début de la semaine passée à la division de la Monusco chargée notamment de la démobilisation et du rapatriement des ex-combattants (DDRRR) au Nord-Kivu. Quatorze d’entre eux ont quitté les rangs des mutins fidèles à Bosco Ntaganda à Mpati dans le territoire de Masisi. Les autres, issus des groupes Maï-Maï locaux et des Forces démocratiques de libération du Rwanda (FDLR), viennent des territoires de Lubero, Rutshuru et Walikale.
Ces combattants ont indiqué avoir déposé les armes suite aux attaques lancées par les FARDC depuis le début du mois de mai contre les insurgés ainsi qu’à l’activisme de la milice Raïa Mutomboki qui combat les FDLR.
Le chargé d’information publique au DDRRR/Nord-Kivu, Sam Haward, a déclaré ce jeudi 17 mai à Radio Okapi que ces hommes sont actuellement regroupés au camp de démobilisation de la Monusco à Goma en attendant que la mission onusienne et le gouvernement congolais décident de leur sort.
Mais il a confié que le rapatriement des rebelles rwandais des FDLR allait se faire « comme d’habitude ». « On fait les rapatriements deux fois par semaine, le mardi et le jeudi », a-t-il expliqué.
« Pour les autres combattants issus des groupes Maï-Maï, on leur donne les attestations de démobilisation et on les dépose sur le terrain là où ils pensent être le mieux sécurisés », a-t-il ajouté.
Sam Haward a affirmé que les mutins, qui ont fait défection au sein des FARDC au début du mois d’avril, se disent être fatigués.
La Monusco leur a offert des habits et des logements.
radiookapi.net
Est de la RDC : Paris condamne l'attaque contre les casques bleus
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Par l'entremise de son ministère des Affaires étrangères, la France s'est dite très préoccupée par la situation qui prévaut dans le Kivu et a appelé les autorités congolaises à s'assurer que les auteurs seront traduits en justice. La France a fermement déploré, le 15 mai, l'attaque qui a blessé onze casques bleus de la Monusco dans le Sud-Kivu. Elle a réitéré son plein soutien à l'équipe onusienne « qui doit pouvoir assurer pleinement sa mission de protection des civils ». Aussi a-t-elle invité tous les acteurs congolais à respecter l'action de la Monusco, en particulier dans l'est du pays où l'armée régulière fait face à une insurrection de militaires fidèles au général dissident Bosco Ntaganda.
Par ailleurs, Paris a salué l'arrestation, le 12 mai, de Caesar Acellam, l'un des dirigeants de l'Armée de résistance du Seigneur (LRA), par des forces ougandaises. Elle se félicite de ce nouveau coup porté à un mouvement terroriste qui a multiplié crimes et exactions dans la région. Cette arrestation, note le communiqué de l'ambassade du ministère des Affaires étrangères, illustre à nouveau l'importance de la coordination régionale qui se met en place sous l'égide de l'Union africaine, avec le soutien des États-Unis, de l'Union européenne et des Nations unies.
Dans ce contexte, la France continue d'appuyer les forces armées centrafricaines à travers une coopération militaire importante et permanente visant au renforcement de leurs capacités opérationnelles, notamment dans le cadre de la lutte contre la LRA. « Nous souhaitons que ces actions conjuguées permettent d'aboutir rapidement à l'arrestation du leader de la LRA, Joseph Kony, ainsi que des autres responsables de ce mouvement recherchés par la Cour pénale internationale », a précisé le communiqué.
Jules Tambwe Itagali
Nord-Kivu : Kigali souhaite « toujours garder la main sur la situation militaire »
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L’International Crisis Group (ICG) affirme que le Rwanda « souhaite toujours garder la main sur la situation militaire au Nord-Kivu ».« Kigali est toujours très sensible à l’argument de la sécurité des Tutsi congolais. Par conséquent, certaines voix se sont élevées à Kigali pour dire que, finalement, cette tentative d’arrestation était un peu +téméraire+ et que Bosco Ntaganda jouait un rôle important dans l’équation de paix au Nord-Kivu et qu’il fallait faire très attention à un possible retour des FDLR (forces démocratiques pour la libération du Rwanda) », explique son responsable de l’Afrique centrale, Thierry Vircoulon, dans un entretien à Afrikarabia.
Il note qu’« on voit de nouveau l’argument sécuritaire agité par Kigali qui ne verrait pas d’un très bon œil le désarmement des Tutsi au Nord-Kivu ».
A une question précise sur le « cas Ntaganda », il répond que « l’arrestation de Ntaganda ne résout aucun des problèmes parce qu’il s’agit essentiellement de problèmes structurels et non pas de problèmes individuels qui dépendent d’une ou deux personnes ».
S’agissant de l’arrestation probable du général Ntaganda, Vircoulon pense que « le CNDP (Congrès national pour la défense du peuple), ce mouvement politico-militaire dont Bosco Ntaganda est le leader, survivra à l’arrestation éventuelle de son leader ».
A son avis, « la tentative d’arrestation de Bosco Ntaganda a rouvert la compétition pour le pouvoir au Nord-Kivu ». Il souligne que « cette tentative d’arrestation a télescopé le résultat des élections ratées de novembre 2011, puisqu’au Nord-Kivu, les élections législatives ont été annulées dans le Masisi. Et en observant cette intervention militaire contre Ntaganda, un certain nombre de Tutsi se sont dit qu’il y avait une volonté de Kinshasa de désarmer la communauté tutsi et de réduire son poids politique ».
Les élections provinciales étant repoussées en 2013, Thierry Vircoulon estime qu’«on se retrouve donc dans une situation d’incertitude politique complète sur l’avenir de la province » du Nord-Kivu.



















