Kasai Direct

19 avril 2014

Katanga : la police empêche la tenue d’un meeting de l’UDPS à Kamina

 
La police encadre les partisans de l’UDPS le 5/9/2011 à Kinshasa, lors du dépôt de la candidature d’Etienne Tshisekedi pour la présidentielle 2011, le 5/09/2011 au bureau de réception, traitement des candidatures et accréditation des témoins et observateurs de la Ceni à Kinshasa. Radio Okapi/ Ph. John BompengoLa police encadre les partisans de l’UDPS le 5/9/2011 à Kinshasa, lors du dépôt de la candidature d’Etienne Tshisekedi pour la présidentielle 2011, le 5/09/2011 au bureau de réception, traitement des candidatures et accréditation des témoins et observateurs de la Ceni à Kinshasa. Radio Okapi/ Ph. John Bompengo

Le meeting de la fédération de l’Union pour la démocratie et le progrès social (UDPS) du Haut Lomami n’a pas eu lieu jeudi 17 avril à Kamina au Katanga. La police dépêchée sur le lieu a dispersé tous les militants du parti d’Etienne Tshisekedi sur ordre de l’administrateur du territoire. Selon lui, les conditions sécuritaires actuelles dans cette cité ne permettent pas d’organiser une telle manifestation.

Un groupe de membres de l’UDPS s’étaient rangés derrière son président fédéral Jean-Marc A Kabund de la fédération du Haut Lomami depuis son domicile.  Ils devraient tous se rendre au Rond-point de la Banque, le lieu prévu pour la tenue du meeting.

Arrivés au niveau du marché central de la ville, à 500 mètres du lieu du meeting, des policiers déployés se sont interposés.

Munis des matraques, ils ont formé une barrière infranchissable contre ces militants de l’UDPS.

Il s’en est suivi une longue discussion entre policiers et militants. Après 40 minutes d’échanges,  la police s’est décidée de disperser tout le monde. Jean-Marc A Kabund et ses hommes ont dû rebrousser chemin.

Pour l’administrateur du territoire, il est difficile pour lui d’autoriser une telle manifestation vu le problème  d’insécurité que connaît la cité de Kamina actuellement.

D’après lui, les membres de l’UDPS devraient plutôt adresser leur lettre sur cette rencontre à ses bureaux ou à ceux du commissaire du district et non au chef de la Cité.

Pour le président fédéral de l’UDPS Haut Lomami, il se prépare pour une autre manifestation dans les jours à venir. Il a souligné que les affiches annonçant ce meeting avaient été implantées depuis lundi dernier sur les artères principales et les places publiques de Kamina.

radiookapi.net

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17 avril 2014

RDC: tout reste à faire pour démobiliser les rebelles

Réussir enfin la démobilisation des rebelles en République démocratique du Congo (RDC): l'objectif est crucial pour la stabilisation du pays, mais le nouveau projet de Kinshasa peine à convaincre les bailleurs de fonds et suscite déjà des malentendus.

Les autorités congolaises ont présenté fin décembre les grandes lignes d'un troisième programme de désarmement, démobilisation et réintégration, appelé DDR3, qui concerne plus de 12. 000 miliciens congolais.

Lancés après la deuxième guerre du Congo (1998-2003), les deux premiers DDR n'avaient pas mis fin à la violence dans l'est du pays, où sévissent toujours une cinquantaine de groupes armés.

"L'avenir de la paix et de la stabilité dans la région dépendra en grande partie de la rapidité et de l'efficacité avec laquelle le gouvernement du Congo et ses partenaires internationaux exécuteront une stratégie nationale de DDR viable", notait récemment l'ONG Enough Project dans un rapport.

Le nouveau plan des autorités tient compte des échecs passés. Plus question par exemple d'incorporer massivement les anciens rebelles au sein de l'armée: "on ne veut plus revenir à ces erreurs", assure le général de brigade Delphin Kahimbi, coordonnateur du processus de démobilisation pour le Nord-Kivu (est).

Dans cette province déchirée par les conflits depuis plus de 20 ans, l'armée a ouvert fin novembre à Bweremana un centre de regroupement pour les rebelles voulant se rendre.

C'était quelques semaines seulement après sa victoire sur le Mouvement du 23 mars (M23), alors la plus grosse rébellion du pays.

De nombreuses redditions ont suivi, favorisées par la défaite du M23, contre qui se battaient plusieurs autres groupes armés, et la volonté affichée par Kinshasa et la force de l'ONU au Congo (Monusco) de désarmer toutes les milices.

Près de 3. 000 hommes se sont présentés à Bweremana, à une soixantaine de kilomètres à l'ouest de Goma, la capitale du Nord-Kivu.

Après vérification, quelque 1. 800 d'entre eux ont été jugés admissibles au DDR. Leur transfert vers trois bases militaires éparpillées dans le pays vient de s'achever.

- 100 millions de dollars nécessaires -

Dans ces "centres de triage", ils devront subir un examen de leur passé qui déterminera s'ils peuvent éventuellement intégrer l'armée ou s'ils doivent être réinsérés dans la vie civile. En fonction du résultat, ils sont censés recevoir une formation militaire ou professionnelle.

Mais pour l'heure, "le DDR n'est pas en place", souligne un spécialiste du Congo. En dépit des appels répétés lancés à la communauté internationale pour qu'elle finance ce projet, d'un coût estimé à 100 millions de dollars, les fonds ne sont pas là.

Soutenant déjà fortement la réforme de l'armée et de la police, l'Union européenne est prête à accompagner l'expérience, mais pas sans de solides garde-fous. Pour son ambassadeur en RDC, Jean-Michel Dumond, le processus doit être "défini en commun" et il faut une véritable "politique de réinsertion dans les années à venir", ainsi que des structures adéquates pour l'accueil des démobilisés.

Celles-ci ont manqué à Bweremana, d'où se sont enfuis près de 300 miliciens après s'être rendus aux autorités.

Selon des témoignages recueillis par l'AFP, bon nombre sont partis individuellement à cause du manque de nourriture, de l'insalubrité des lieux et d'une mauvaise prise en charge.

Plus grave, d'autres sont repartis en groupes, en suivant leurs chefs.

Le travail de "sensibilisation" et d'information fait en amont, notamment par la Monusco, n'a donc pas évité les malentendus: certains groupes sont repartis lorsqu'ils ont compris qu'il seraient envoyés loin du Kivu, d'autres étaient persuadés qu'ils allaient être intégrés immédiatement dans l'armée. . .

Autre souci: selon le général Kahimbi, "les armes ne sont pas venues aussi nombreuses que les combattants".

Alors qu'on attend globalement que chaque milicien rapporte une arme, on a eu "un ratio d'une arme pour 10", indique un expert du Nord-Kivu, et c'est un problème: "soit ils ont gardé leurs armes, soit ceux qui sont là ne sont pas des combattants. "

 

 

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Kasaï-Oriental : Spoliation du patrimoine immobilier de l’Etat à Ngandajika

Le ministre provincial des Affaires Foncières du Kasaï-Oriental a mené une enquête de 48 heures dans le territoire de Ngandajika.

A l’issue de l’investigation, il a déploré, au cours d’un entretien avec la presse, le 11 Avril 2014, l’occupation illégale des concessions appartenant à l’Etat par des particuliers. Ce faisant, il lance un appel à tout celui qui occupe le domaine identifié comme étant patrimoine de l’Etat, de vider le lieu avant qu’il ne puisse faire l’objet des poursuites judicaires.

Après les investigations menées autour du sujet, il a été constaté que, la plupart des concessions submergées par la population, entre autres, le camp des infirmiers, le camp de la police, la résidence du personnel administratif du territoire, la place des martyrs et la concession de la cité de Ngandajika, sont l’œuvre des certains chefs de localité. Tel est le cas de la localité de Mputu, où une forte concentration de la population a été signalée dans la concession de l’Inera qui, à priori, est destinée aux pratiques liées à l’agriculture.

Répondant aux propos émus contre lui, le chef de la localité de Mputu, a indiqué n’avoir jamais eu connaissance d’un document stipulant que les terres dites «spoliées», sont à la charge de l’Inera. Selon ses dires, ces terres sont ouvertes à tout celui qui veut cultiver les champs. Par ailleurs, c’est un endroit libre de toute vente par l’administration locale.

Les Fonctionnaires des Affaires Foncières de la province, sont également pointés du doigt par le gouvernement provincial de Kasaï-Oriental, de favoriser ces occupations illégales, suite aux délivrances des faux documents parcellaires et de titre de propriété aux spoliateurs. Sur ce, le n°1 des Affaires Foncières du Kasaï-Oriental a demandé aux occupants de ces concessions de l’Etat, de vider les lieux avant que le gouvernement puisse envisager des mesures plus au moins extrême.

Rappelons que cette lutte converge avec les discours de Fridolin Kasweshi, ministre des infrastructures. Qui, au cours de la plénière du 09 avril, devant l’Assemblée nationale, avait reconnu une spoliation massive de patrimoine de l’Etat par la population. «Il est vrai qu’une spoliation à grande échelle des biens immobiliers de l’Etat s’est accrue ces dernières années dans le territoire national », cite-il ? Et souvent, indique le ministre des infrastructures, ce sont des agents de l’administration publique et des autorités de l’armée ainsi que de la police, qui sont en majorité impliqués dans ces genres des trafics.  

Enfin, le ministre des Affaires Foncières de la province du Kasaï-Oriental, a signalé que, l’Etat congolais dispose sur son sol, de plus de 8000 biens immobiliers. Et que tout celui qui s’octroiera, le droit d’occuper ses terres, sera victime des poursuites judiciaires, qui seront suivies des sanctions exemplaires.

Fabrice Mbongo

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Désaffectation du Musée de Kananga : Le Ministre provincial de la culture et le DG des IMN à couteaux tirés

Le ministre provincial de la culture et des Arts de la Province du Kasaï Occidental et le Directeur général de l’Institut des Musées nationaux sont à couteaux tirés. Et pour cause, la désaffectation du Musée national de Kananga et la suspension du Directeur provincial du Musée. Ce bâtiment, vieil de 57 ans, est désaffecté par l’autorité provinciale au profit de la Direction Générale des Impôts. Le Ministre de tutelle exclut la thèse de spoliation tandis que le DG de l’Institut des Musée proteste, de la manière la plus drastique, contre la spoliation du bâtiment qui abrite depuis Luluabourg une richesse inouïe de l’art indigène.

La Direction générale de l’Institut des Musées nationaux proteste et estime que la ville de Kananga a assez d’espaces pour construire. A-t-on graissé les pattes des décideurs ?, c’est la question qu’elle se posée.   

Le Ministre provincial de la culture et des Arts du Kasaï Occidental a autorisé la Direction générale des Impôts à détruire le bâtiment du Musée national de Kananga, vieil de 57 ans, pour y ériger, avec le concours de ses partenaires, un immeuble moderne de quatre niveaux qui va abriter les services de l’administration fiscale de cette province. Cette désaffectation a créé une polémique au sein de l’administration culturelle de Kananga. L’Autorité provinciale est accusée de déposséder les biens immobiliers de l’Etat congolais, sans au préalable informer les occupants en vue d’harmoniser la faisabilité de protéger la richesse culturelle qui date de l’époque indigène, rapporte l’Eveil.

Pour éclairer les zones d’ombres qui entourent cette désaffectation, Madeleine Kankolongo, ministre provincial de la culture et des arts, n’a pas voulu passer la désinformation qui effleure l’intoxication des agents de sa tutelle. Selon elle, ce bâtiment n’a jamais fait l’objet d’une quelconque vente moins d’une spoliation. Elle explique clairement que la délocalisation du Musée de Kananga est une décision concertée de l’Autorité provinciale à l’avantage de la Direction générale des Impôts (DGI)  qui en a formulé une demande expresse pour ses besoins en infrastructure. Plus loin, elle a rassuré, que la Dgi s’est engagée, en contrepartie, de construire des infrastructures modernes, non seulement pour le Musée national de Kananga, mais également, pour la division provinciale de la Culture et des Arts. Un terrain de l’Hôpital de référence de Kananga a été choisi pour les travaux de construction. Ce qu’il faut retenir dans son appel au calme et la dimension précaire de conservation des œuvres d’arts qui appelle des conditions moderne de travail. Quand bien même la durée des travaux n’a pas été révélée, il y a lieu de signaler que le déguerpissement a duré deux jours. A cet effet, tous les objets d’arts ont été, sur l’œil vigilant de l’autorité de tutelle, confinés dans le bâtiment administratif de la Bibliothèque de Kananga.  Des précautions sont prises pour la protection des œuvres immobilières notamment, les mobiliers des bureaux, des bustes des grandes personnalités historiques et le monument de Léopold II ainsi que des hauts reliefs qui font la fierté de ce musée.

Cependant, la désaffectation de ce bâtiment n’a pas été sans conséquence. Il s’en est suivie une paralysie transitoire des activités. Pour parer au plus pressé, les travaux de construction de l’immeuble de la DGI ont commencé depuis le 7 avril dernier.

Le retour de la manivelle  

La nature a horreur du vide, dit-on. La recherche des motivations qui ont abouti à la désaffectation de ce bâtiment a fait des victimes. Le directeur provincial du Musée, Christophe Mbombo Mashala, a été préventivement suspendu de ses fonctions quatre jours avant que la démolition commence. Il lui est reproché des propos discourtois à l’endroit de l’Autorité provinciale contenus dans sa lettre relative à ce dossier.

Tenu informé de cette suspension, le Directeur Général de l’Institut des Musées nationaux,  Joseph Ibongo Ngvilu, a énergiquement, protesté contre la désaffectation et plus contre la manière dont on a procédé à la décision de suspension de son Directeur provincial : « C’est le Musée de folklore de l’art indigène de Luluabourg depuis 1957. Ce bâtiment est un symbole de l’histoire kasaienne. Il renferme des objets d’arts représentant le peuple lulua et l’art royal kuba »

Donc, il considère que cette spoliation est un coup d’arrêt à la protection des œuvres d’art du Kasai malandi wa shinga.  En tout cas, entre la modernité et le conformisme culturel, le fossé est grand.

Peter Tshibangu

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L’adhésion de Ruberwa divise l’opposition républicaine ; Grave conflit Kengo – Lisanga

 
Récemment aperçu aux réunions de la plate-forme, le président du RCD est devenu la pomme de discorde entre l’autorité morale et le modérateur de l’Opposition Républicaine.

La guerre Kengo-Lisanga a commencé. Depuis le ralliement d’Azarias Ruberwa à l’Opposition Républicaine, Lisanga Bonganga y est allé fort contre son mentor accusé de tricherie. Une rare violence est décelée dans ses propos et commentaires qui ne laissent aucun doute sur sa détermination à désapprouver la démarche jugée cavalière de Kengo. Raison : les proches du contestataire évoquent «l’image négative de Ruberwa et de son RCD ainsi que leur rôle précurseur dans les sempiternelles rébellions, notamment le CNDP et le M23, qui ont coûté la vie à plus de 8 millions des RD-Congolais à l’Est du pays». C’est un désaveu, pas du tout déguisé, contre Kengo et l’ancien vice- président de la République.
 
Jean-Pierre Lisanga Bonganga fait entendre une inattendue musique anti-Kengiste. Connu pour ne jamais avoir sa langue dans sa poche, le modérateur de l’Opposition Républicaine est coutumier du fait. Il sait bien rappeler ses gourous à l’ordre quand il n’est pas d’accord avec toute velléité anarchique. Le chairman Jean-Pierre Bemba l’a appris à ses dépens en 2007, à la veille de l’élection du gouverneur de l’Equateur quand, après avoir enfermé tous les députés MLC à Iyonda, à 20 km de Mbandaka, pour accroitre les chances du candidat José Makila Sumanda, Lisanga, alors son allié dans l’Union pour la Nation -UN-, est allé le défier, lui demandant de laisser Bolenge, son chouchou à lui, adresser son message de campagne aux élus.


Cette fois-ci, c’est Léon Kengo wa Dondo, chef et autorité morale de l‘Opposition Républicaine, la plate-forme qui entend dealer avec Kabila dans le prochain gouvernement de cohésion nationale, qui est appelé à «refaire» ses preuves. Lisanga lui conteste désormais son autorité depuis qu’il a organisé le rapprochement avec l’ADR de François Muamba et le RCD d’Azarias Ruberwa.


Alors qu’il se montre tendre vis-à-vis de Muamba, cinq députés à la chambre basse du Parlement -la plus grosse prise opérée par son regroupement politique-. Lisanga est farouchement opposé à l’adhésion de Ruberwa. Il a fait part de cette désapprobation a Kengo, ont rapporté des sources à AfricaNews. Selon ses proches, l’enfant terrible caressera l’idée d’aller au clash tant que Kengo continuerait de protéger les intérêts de Ruberwa.
 
Un has been!
 
Un grave conflit. Une volonté ferme d’en découdre, qui tire son origine fondement dans le passé peu élogieux de Ruberwa et du RCD. Ces mêmes proches évoquent «l’image négative de Ruberwa et de son RCD ainsi que leur rôle précurseur dans les sempiternelles rébellions, notamment le CNDP et le M23, qui ont coûté la vie à plus de 8 millions des RDCongolais à l’Est du pays». Des phrases assassines, ciselées pour asséner le coup fatal. Un désaveu, pas du tout déguisé, contre Kengo et son nouveau protégé.


La deuxième raison qui sous-tend la déclaration de guerre faite par Lisanga: le poids politique quasi nul de Ruben, resté à la tête d’un parti qui s’est vidé de presque tous ses anciens cadres en plus d’avoir perdu tous ses quinze sièges à l’Assemblée nationale. Politiquement, Ruberwa est un has been! Pas exagéré! Et le RCD, une coquille vide, que seul le sénateur Moïse Nyarugabo s’efforce de remplir.


La troisième cause de la résistance de Lisanga, à en croire toujours son entourage : les indiscrétions selon lesquelles, Ruberwa, la nouvelle recrue considérée comme un ouvrier de la onzième heure, donc à qui on donnerait une récompense injuste, aurait les ambitions de devenir Premier ministre du gouvernement de cohésion nationale ! Touche pas à mes lauriers, semble dire Lisanga! Le projet de Ruberwa de succéder à Matata Ponyo aurait reçu l’appui de Londres, précieux partenaire de Kigali. Mais Luanda, puissance régionale militaire sociologiquement et stratégiquement proche de Kinshasa, aurait totalement rejeté l’idée.


Certains analystes estiment, pour leur part, que faute d’avoir avec lui l’UNC de Kamerhe et l’ECIDE de Fayulu, le subtile Kengo veut utiliser le passé guerrier de Ruberwa pour en faire un élément de dissuasion. L’analyse tient aussi la route.
AKM

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Selon une étude de la Banque mondiale : 88% de Congolais vivent dans l’extrême pauvreté

 
A en croire cette institution de Breton Woods, seule la croissance ne suffira pas pour mettre fin à cette situation.  Selon un nouveau document de la Banque mondiale présenté jeudi 10 avril dernier à Washington, les cinq pays où la densité de pauvreté est la plus forte du monde sont la République démocratique du Congo où 88 % de la population se situent en deçà du seuil de pauvreté, le Libéria (84 %), le Burundi et le Madagascar (81 % dans les deux cas) et la Zambie (75 %). À eux cinq, ces pays réunissent 760 millions de pauvres sur 1,2 milliard à l’échelle planétaire. Avec l’Indonésie, le Pakistan, la Tanzanie, l’Éthiopie et le Kenya, ce sont pratiquement 80 % des individus les plus démunis du monde qui sont concernés. C’est donc sur ces dix pays qu’il faut agir en priorité pour pouvoir mettre fin à l’extrême pauvreté.
 
Ainsi, pour favoriser un développement économique durable, note ce document,” nous devons déployer des processus de croissance plus propres, plus résilients et plus efficaces dans leur utilisation des ressources, tout en préservant un rythme d’expansion suffisant “.
 
Pour cette institution de Breton Woods, la croissance reste une condition nécessaire mais non suffisante de la réduction de la pauvreté. Chaque pays doit accompagner ses efforts de développement par des politiques allouant davantage de ressources aux plus démunis, par le biais du processus même de croissance, à travers la promotion d’une croissance faisant moins d’exclus, ou via des programmes publics tels que les transferts monétaires directs et assortis de conditions.
 
L’étude souligne par ailleurs qu’on ne peut pas se contenter d’aider les individus à sortir de l’extrême pauvreté il faut aussi s’assurer, qu’à terme, ces personnes ne restent pas bloquées juste au- dessus du seuil de la pauvreté faute d’opportunités leur permettant d’améliorer leurs revenus.
 
La croissance économique a joué un rôle de premier plan pour réduire l’extrême pauvreté et améliorer le quotidien de nombreux pauvres, estime le président du Groupe de la Banque mondiale, Jim Yong Kim. Mais même si tous les pays conservaient le rythme de progression de ces 20 dernières années et si la répartition des revenus restait identique, la pauvreté dans le monde ne reculerait que de 10 points de pourcentage d’ici 2030, sachant qu’elle s’établissait à 17,7 % en 2010. Un tel résultat est tout simplement insuffisant. Si nous voulons mettre fin à l’extrême pauvreté, nous devons tout mettre en œuvre pour rendre la croissance plus inclusive et améliorer le ciblage des programmes d’aide sur les pauvres ».
 
Jim Yong Kim ajoute que” mettre fin à l’extrême pauvreté d’ici 2030, c’est faire reculer de 50 millions chaque année le nombre de personnes vivant avec moins de 1,25 dollar par jour. Autrement dit, faire en sorte qu’un million d’individus s’extirpent chaque semaine de la pauvreté au cours des 16 années qui viennent. Je mesure l’extraordinaire difficulté de cet objectif, mais je suis convaincu que nous pouvons y arriver. Nous pouvons devenir la génération qui aura vaincu l’extrême pauvreté.”
 
« La croissance seule ne parviendra pas à mettre fin à l’extrême pauvreté d’ici 2030, expliquent les auteurs du document, parce qu’à mesure que celle-ci recule, les effets intrinsèques à la croissance tendent à toucher un nombre plus limité de pauvres. À ce stade en effet, la plupart des personnes vivant toujours dans le dénuement le plus extrême sont dans des situations éminemment délicates à redresser.
 
Une aggravation des inégalités de revenus peut atténuer l’impact positif de la croissance sur la pauvreté. Les inégalités économiques ne sont pas seulement graves en tant que telles : dans les pays où les écarts de revenus se creusent, elles réduisent aussi l’efficacité de la croissance, voire en annulent ès bienfaits, alors que, pour un taux de croissance donné, les progrès obtenus sur le front de la pauvreté sont plus importants là où les inégalités reculent. Quand bien même les inégalités n’évolueraient pas, le pouvoir de réduction de la pauvreté associé à la croissance économique serait moindre dans les pays plus inégaux au départ. Ce qui explique que les objectifs du Groupe de la Banque mondiale de mettre fin à l’extrême pauvreté et promouvoir une prospérité partagée soient étroitement liés pour être durables, les avancées visant à éliminer l’extrême pauvreté exigent que l’on s’intéresse, parallèlement, au sort des 40 % les plus pauvres de la population.
 
“Il est regrettable de constater que, dans notre monde prospère, plus d’un milliard d’êtres humains vivent dans lé dénuement le plus total. Félicitons-nous que le Groupe de la Banque mondiale appelle non seulement à atténuer la pauvreté mais, surtout, à y mettre fin et à œuvrer pour un monde plus équitable. Pour réussir, nous aurons certes besoin de détermination, mais aussi d’idées originales et d’innovation, car l’économie se comporte parfois étrangement “, analyse Kaushik Basu, premier vice-président et économiste en chef de la Banque mondiale.
 
Cet objectif de promouvoir une prospérité partagée, approuvé en 2013 par les actionnaires de la Banque mondiale, donne matière à mieux décrypter le phénomène de l’inégalité des revenus et des chances. Alors que de réels progrès ont été obtenus sur le fond de la lutte contre l’extrême pauvreté, un grand nombre de personnes restent pauvres, souvent pénalisées par un manque de perspectives. Le fait de s’intéresser précisément aux 40 % dé la population qui se situent au bas de l’échelle des revenus, peut aider à s’assurer qu’eux aussi tirent pleinement parti du progrès économique.
 
Si l’on veut aider cette frange de la population, on doit connaître ses particularités. Or, la situation diffère d’un pays à l’autre. Ainsi au Rwanda, 63 % de la population vit dans le plus grand dénuement l’extrême pauvreté concerne donc bien plus que 40 % des habitants. En Colombie en revanche, le phénomène ne touche que 8 % de la population et, en Turquie, seuls 1,3% des habitants sont considérés comme extrêmement pauvres selon les normes internationales.
 
Il existe en outre des disparités multiples. Au Bangladesh, deux tiers des 40 % les plus pauvres vivent dans les zones rurales, contre 23 % au Brésil 11 % des 40% des Rwandais vivant dans l’extrême pauvreté ont fait des études secondaires, pour 55% en Turquie; et63%des40% des Philippins les plus pauvres travaillent dans l’agriculture, mais ils ne sont que 11 % en Jordanie.
 
Mais cela ne doit pas faire oublier tous ces pays, plus petits, où la proportion d’habitants vivant en deçà du seuil de la pauvreté est nettement plus importante. Dans 16 d’entre eux, plus de la moitié de la population vit dans un dénuement extrême.

LEFILS MATADY

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16 avril 2014

Rudasingwa: "Kagame a tué Laurent-Désiré Kabila"

« Un peuple sans mémoire ne peut pas être un peuple libre. » D. Miterrand

 
Vingt ans après la tragédie de l'Afrique des Grands Lacs, Paris vient d'organiser un Colloque sur le Rwanda. La RDC s'y est invitée malgré elle. Ce faisant, ce Colloque a démontré qu'il est impossible de comprendre le tournant pris par le Congo depuis les années 90 sans questionner ''le nazisme tropical''.
 
Dans sa conférence-vidéo du 1er avril 2014 au Sénat français, Théogène Rudasingwa est revenu sur l'assassinat de Laurent-Désiré Kabila en affirmant qu'il a été tué par Paul Kagame. Depuis la fin du Colloque de Paris[1] sur ''Le drame rwandais : la vérité des acteurs'', Kinshasa n'a pas encore réagi officiellement sur ce récit d'un témoin de l'intérieur. Pourtant, des compatriotes croupissent jusqu'à ce jour en prison à Makala ; ils y sont enfermés sans que leur véritable responsabilité dans cet assassinat ait été établie. D'ailleurs, l'un des proches de Mzee, Yérodia Ndombasi, a affirmé que ces compatriotes n'étaient impliqués ni de près ni de loin dans cette affaire. Pourtant, ils croupissent en prison !
 
Et où sont passés ''les députés nationaux'' ? Leur arrive-t-il de poser des questions d'actualité aux Ministres et d'en assurer le suivi ?
 
Si cette question de l'assassinat de Mzee pouvait rebondir, elle constituerait une sérieuse remise en question du processus mensonger dans lequel la RDC est engagée depuis la mort du ''soldat du peuple'' et la montée sur le trône de son ''Brutus de fils'' dont les origines fproises sont un secret de polichinelles.
Fort de l'appui de ses parrains que Théogène Rudasingwa cite nommément dans sa conférence, Kagame a tué Laurent-Désiré Kabila pour orienter l'histoire du Rwanda et de la RDC dans le sens de l'assouvissement de ses appétits de pouvoir et d'enrichissement illicite.
 
Il ne pouvait pas réussir ce coup sans la complicité des Congolais(es) et de ses infiltrés du FPR au Congo. Il a réalisé en RDC (1996/7 et 2001) ce qu'ils ont réussi à faire ensemble en Ouganda (1986) et au Rwanda (1990) avec Museveni.
 
Avec ''le raïs'', ils sont en train de transformé le Congo en ''une chasse-militaro-tutsi-gardée'' en assiégeant la police, l'armée, les services de sécurité et pourvoyeurs d'argent.
 
Le Congo est en train de devenir, de ce point de vue, un sosie du Rwanda ; à cette petite exception que les Conglais(es) essaient, tant bien que mal à créer, de l'intérieur, des espaces d'expression libre, d'association et de luttes au prix de plusieurs sacrifices. Même si ces luttes tendent plus à protéger les forces du statu quo qu'à impulser un changement en profondeur. Elles ont, néanmoins, le mérite d'exister. Le souhait aurait été qu'elles intègrent certaines questions historiques restées sans réponses en accordant une grande attention au développement que prennent certains débats. Le Colloque de Paris en est un. Il permet de réentendre Carla Del Ponte et Luc Marchal. Jean-Marie Micombero y apporte un supplément de lumière sur l'attentat du 06 avril 1994 et l'usage que le FPR a pu faire des trêves organisées entre deux négociations ou avant de signer un accord de paix. Ne croyant pas à la paix, il se servait de ces moments pour se réorganiser et se réarme. Il donne ainsi raison à Pierre Péan quand il écrit : « Museveni et Kagame utilisent avec Kabila (Mzee) la même tactique qu'avec Habyarimana, le talk and fight : négocier un accord de paix n'empêche pas de continuer à faire parler les armes. Après la signature de l'accord de Lusaka, ils n'ont pas renoncé à le renverser par la force. Pas plus que les Etats-Unis, qui, durant l'été 2000, ont décidé d'en finir. »[2]
 
Revenir sur ce ''nazisme tropical'' peut aider à comprendre le fonctionnement minimal et/ou l'inefficacité de certaines institutions congolaises. Sous d'autres cieux, le témoignage de Théogène Rudasingwa aurait provoqué la convocation du Ministre de la justice au Parlement pour qu'il s'explique sur la détention arbitraire des Congolais(es) à la prison de Makala et qu'il dise ce qu'il compte faire pour traduire Paul Kagame en justice en prenant son ex-collaborateur comme témoin. Au Congo du ''raïs'', rien. ''Le raïs'' aurait pu être aussi convoqué pour qu'il s'explique sur le retrait de la plainte déposée contre le Rwanda à la Cour Internationale de Justice et qu'il soit entendu sur le témoignage de Théogène Rudasingwa.
 
Les institutions formelles de la RDC sont "impuissantées" par des animateurs, partisans du statu quo et donnant l'impression de n'avoir aucune prise sur l'histoire réelle ou se laissant dicter la ligne de conduite à tenir par des acteurs de l'ombre.
 
Faisant fi de l'histoire du ''talk and fight'' comme tactique de conquête, d'affaiblissement et d'évidement des institutions congolaises, ces animateurs évoquent les multiples accords signés au cours de la guerre de prédation et d'agression menée par les grandes puissances à travers les proxys interposés pour organiser leur activisme partisan ou citoyen.
Cette façon anhistorique de procéder risque de conduire le Congo de Lumumba à la ruine.
 
Dieu merci ! Tous les témoignages accumulés sur ''le génocide oublié'' en RDC pourraient être archivés et servir de base pour une bonne et efficace Commission Justice, Vérité et Réconciliation, dans un futur proche. Carla Del Ponte, Peter Erlinder, Hamuli Rety et tous ces autres magistrats ayant recueilli ces témoignages pourraient siéger dans des tribunaux mixtes, à côté de leurs confrères Congolais pour ''un Nuremberg des vaincus'' précédant une thérapie collective réconciliatrice dans la Vérité. Et ils pourraient, cette fois-ci, à partir du cœur de l'Afrique, redire : ''Plus jamais ça''.
 
Il ne serait pas mal que tout ceci soit accompagné des études spécialisées sur la résurgence du ''nazisme'' au Sud du monde après les chambres à gaz d'Hitler et sur les moyens de le conjurer pour les générations futures.
 
Bruxelles, Mardi 15 Avril 2014


Jean-Pierre Mbelu Babanya Kabudi


L'OEIL DU PATRIOTE

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Kinshasa: un mort suite aux tortures dans un cachot de la police, selon la VSV

 
Un détenu à la prison Munzenze de Goma.

La Voix de sans voix (VSV) dénonce la mort d’un détenu au cachot de la Police nationale congolaise (PNC) au Camp Lufungula à Kinshasa. Selon cette ONG des droits de l’homme, l’infortuné Mpawudi Manzanza Doris, vendeur ambulant de son état, avait été enlevé jeudi 3 avril dernier aux alentours du petit marché de l’UPN. Toujours selon la VSV, il aurait trouvé la mort dans son lieu de détention suite au mauvais traitement lui infligé.

«Sa maman et son épouse lui ont rendu visite [dimanche]. Il était très bien. On n’arrive pas à comprendre comment il est mort. La rumeur qui circule indique que la victime avait fait l’objet de mauvais traitements au niveau du cachot dans la nuit de dimanche 6 à lundi 7 avril», a indiqué Timothée Dikwiza, chargé d’enquêtesà laVSV.

On a trouvé des traces de sang au niveau du cou de la victime, selon la même source. L’ONG exige une enquête urgente et une autopsie du corps pour déterminer les circonstances réelles de cette mort ainsi que des poursuites contre les auteurs et commanditaires d’enlèvement et des tortures sur Mpawudi Manzabza.

De son côté, le colonel Polydore Kasongo, commandant de la police du district de la Lukunga, a démenti les accusations de la VSV, souhaitant que la justice fasse l’enquête sur cette affaire.

radiookapi.net

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Mort de « Morgan » : un député de Mambasa soutient la thèse d’assassinat

 
La rivière Epulu dans la réserve de faune à Okapi, en Ituri 2005.La rivière Epulu dans la réserve de faune à Okapi, en Ituri 2005.

Le député provincial Joseph Ndiya se dit convaincu que le chef milicien Paul Sadala dit Morgan a été abattu à bout portant par des militaires congolais. Dans une interview accordée mardi 15 avril à Radio Okapi, l’élu de Mambasa, membre de la Majorité présidentielle, rejette la version selon laquelle les hommes de Morgan ont été les premiers à tirer sur des soldats loyalistes.

Paul Sadala est décédé lundi 14 avril. Selon les FARDC, Morgan et ses hommes ont refusé de se rendre à Bunia pour la suite du processus de leur reddition. Ils ont ensuite ouvert le feu contre des militaires congolais envoyés pour les escorter. Touché aux deux jambes, il a succombé par la suite de ses blessures.

Mais pour le député Joseph Ndiya-qui a facilité la reddition de Morgan à travers une médiation entre lui et l’armée congolaise-, « cette logique ne tient pas ».

« Je ne crois pas [à cette explication]. Parce que si Morgan avait l’intention de tirer sur des militaires, il aurait fait cela à eux à Badengaido, le jour où il était sorti. Depuis Molokaï jusqu’à Komanda, ça fait plus de 200 km, sans passer par une structure sanitaire. Alors que sur place à Molokaï, il y a une structure sanitaire. A Salaté, il y a un centre de santé. A Epulu, à Mambasa, à Mandima, à Lolwa, pourquoi ne pas le soumettre à un premier traitement d’abord ? », s’interroge-t-il.

Il estime que les FARDC auraient du soumettre le chef de la milice Maï-Maï Simba à un premier traitement pour calmer le sang qui coulait !

« Nous comprenons que la mort de Morgan a été planifiée à un certain niveau pour que Morgan ne puisse pas dire des vérités à la population congolaise et plus particulièrement à la population de Mambasa. Je pense que sa mort cache beaucoup de vérités et  ces gens qui l’ont tué, qui ont tué à bout portant sur Morgan, doivent répondre de leurs actes devant la justice », soutient-il.

« Accusations prématurées »

Pour sa part, le porte-parole du gouvernement congolais, juge prématurées les accusations du député provincial Joseph Ndiya, selon lesquelles Morgan a été tué intentionnellement.

« Etre dans la commission pour le rétablissement de la paix en Ituri ne veut pas dire être à Molokaï là où les événements se sont passés », a rétorqué Lambert Mende.

Il appelle le député Joseph Ndiya à fournir à la justice des éléments en sa possession pour aider la justice dans ses enquêtes :

« Mais s’il connait ces choses là [la thèse d’assassinat], nous espérons qu’il va les donner à la justice pour que la justice se saisisse de ces éléments ».

Lambert Mende dit faire confiance « en ceux qui étaient à Molokaï » et soutient que « dire que parce qu’on a été dans la commission on peut dire ce qui s’est passé, c’est un peu aller trop vite en besogne ».

Lambert Mende regrette par contre que ce chef rebelle soit mort avant d’être entendu par la justice pour plusieurs forfaits.

« Et donc s’il y a des soupçons qui pèsent sur tel ou tel officier, il faut donner de la consistance à ces soupçons. Il faut les articuler devant la justice militaire qui enquête depuis hier sur les circonstances de la mort de Morgan », a déclaré le porte-parole du gouvernement.

radiookapi.net

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15 avril 2014

Kinshasa invite Kigali à lui livrer Roger Lumbala conformément aux « obligations » de l’Accord-cadre d’Addis-Abeba

Le gouvernement de la RD Congo, qui accuse l’ex-député national Roger Lumbala de « crimes déclarés non amnistiables », invite le Rwanda à l’arrêter et le lui livrer, conformément aux « obligations de l’Accord-cadre d’Addis-Abeba » signé par 11 pays de la région des Grands Lacs en 2013, dans la capitale éthiopienne.

« Monsieur Lumbala fait l’objet de plusieurs mandats d’arrêt de la justice congolaise. Le dernier en date de ces mandats porte sur des crimes déclarés non amnistiables sur lesquels ce compatriote doit être entendu par la justice de son pays », a déclaré lundi 14 avril 2014 à Kinshasa le ministre congolais des Médias, Lambert Mende Omalanga.
 
« Nos collègues Ougandais et Rwandais ont été dûment informés de l’existence de ce mandat de justice en même temps que tous les autres pays membres de la CIRGL. C’est pourquoi, nous sommes fort préoccupés de savoir que M. Lumbala a pu, malgré tout, séjourner en Ouganda et quitter ce pays pour se rendre à Kigali où, selon toute vraisemblance, il séjournerait encore », s’st-il étonné.

C’est donc forts des « engagements » pris par tous les Etats concernés que « le gouvernement de la RDC engage ses partenaires Ougandais et Rwandais à respecter les obligations qu’ils ont librement contracté en signant l’Accord-cadre d’Addis Abeba.

« Roger Lumbala, cadre du M123 »

Le porte-parole du gouvernement congolais a rappelé que « l’ex-député national Roger Lumbala, cadre du M23 a, comme les médias l’ont révélé, quitté  le territoire de l’Ouganda où il séjournait ce vendredi 11 avril 2014 à 13h45 (TU) par un vol d’une compagnie d’aviation rwandaise à destination de Kigali ».

« En des temps ordinaires et pour n’importe quel autre citoyen congolais, cela n’aurait constitué qu’un fait des plus banals, la libre circulation des personnes faisant partie des droits garantis par la Constitution. Il se fait que ces temps-ci sont perturbés », a expliqué Lambert Mende.

Traque contre les ADF

Le ministre des Médias a annoncé que « les opérations de traque contre les rebelles ougandais des Allied Democratic forces (ADF)  lancées le 16 janvier 2014 se sont poursuivies ces dernières semaines encore dans la province du Nord-Kivu ».

Il a indiqué qu’après avoir repris le contrôle de la quasi-totalité des localités occupées par ces forces négatives ougandaises, principalement en territoire de Beni, les  FARDC avaient réussi à prendre possession de véritables centres d’entraînements rebelles disséminés dans l’immense végétation qui entoure la région.

« A la mi-mars dernier, a-t-il rassuré, les derniers bastions des ADF dans le village de Satisasatombait sont à leur tour aux mains des  troupes loyalistes dont l’offensive foudroyante avait détruit, notamment, une fabrique de bombes artisanales sur l’axe Mbau-Kamango ».

Selon Lambert Mende, « en plus de cette fabrique d’armes non-conventionnelles dont on sait qu’elles sont la marque des groupes terroristes qui sèment la mort sans ménagement, des supports pour formation de miliciens en langue arabe ont été découverts ».

Ces éléments, a-t-il insisté, « confortent les soupçons de collaboration entre les ADF et certains mouvements terroristes d’inspiration islamique qui se sont récemment introduits dans la région de l’Afrique centrale ».

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