Kasai Direct

19 juin 2013

Communiqué nécrologique: Monsieur l'abbé Beauvir Emery Lombe Kadinekena n'est plus

Le Seigneur a daigné rappeler auprès de lui son serviteur monsieur l'abbé Beauvir Emery Lombe Kadinekena. Mais nous ne savons pas encore avec exactitude les circonstances et la date de son décès. Monsieur l'abbé Lombe fut ordonné prêtre de l'archidiocèse de Kananga le 28 août 1983. Il a travaillé comme aumônier dominical à Kinshasa durant la période de sa formation au 3ème cycle. Nous vous donnerons des amples informations et le programme officiel des obsèques après avoir pris contact avec les responsables de l'association des anciens du petit séminaire de Kabue. La mort de Monsieur l'abbé Beauvir Emery Lombe Kadinekena intervient deux mois, jour pour jour, après celle de monsieur l'abbé Louis Roger Tshimbidi le 15 avril 2013. 

Au nom du Grand Kasai, nous présentons à S.E. Monseigneur Madila et à tout le clergé de Kananga nos condoléances.

Lumbamba Kanyiki


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18 juin 2013

Le gouvernement congolais exige la libération « immédiate » et « sans condition » des étudiants arrêtés en Inde

 
Des étudiants congolais escortés par la police indienne après une bagarre survenue samedi 15 juin à Jalandar-Penjab avec des Indiens (Photo droits tiers)Des étudiants congolais escortés par la police indienne après une bagarre survenue samedi 15 juin à Jalandar-Penjab avec des Indiens (Photo droits tiers)

Le gouvernement de la République démocratique du Congo (RDC) exige la libération « immédiate » et « sans condition » des étudiants congolais arrêtés en Inde depuis samedi 15 juin. Le vice-ministre des Affaires Etrangères s’est ainsi exprimé dans une lettre de protestation qu’il a remise mardi 18 juin à l’ambassadeur indien à Kinshasa, Sem Manohar Ram. Les Congolais arrêtés sont accusés par la Police indienne d’avoir violé des indiennes et profané des dieux indiens. Une version contestée par la sœur de l’un des étudiants arrêtés.

« Le gouvernement congolais demande aussi le contrôle médical devant certifier l’état de santé de ces étudiants, la poursuite en justice de tous les auteurs desdites agressions, le dédommagement pur et simple au cas où nos enfants auraient perdu des biens, et les excuses officielles du gouvernement indien au gouvernement congolais », peut-on lire dans ce même document remis au diplomate indien, à l’issue d’une audience que le vice-ministre Célestin Tunda lui a accordée.

Le vice-ministre Célestin Tunda a indiqué que depuis que le gouvernement congolais a été informé « de cette malheureuse situation », l’ambassadeur de la RDC en Inde a aussi saisi le ministère indien des Affaires Etrangères, pour lui déposer « une note exhaustive de protestation ».

« Notre ambassadeur, mais cette fois-ci avec d’autres ambassadeurs africains, sont aussi allés voir le ministre indien des Affaires Etrangères pour réitérer les mêmes protestations », a précisé Célestin Tunda.

L’ambassadeur indien en RDC dit avoir pris bonne note et a promis de transmettre la note verbale de protestation à son gouvernement en général et à celui local de l’Etat du Pendjab, en particulier, où se sont déroulés les événements pour une solution rapide, a souligné le vice-ministre.

Par ailleurs, Célestin Tunda a reçu une délégation des parents des étudiants congolais arrêtés. Il leur a demandé de rester calme « étant donné que la situation est prise en main par l’autorité compétente ».

Voici les noms des étudiants arrêtés :
Bienfait Kazadi
Eddy Kabengele
Paulin Nduba
Christian Nduba
Fridolin Mukeba
John Kalamba
Audrey Kanku
Patrick Mbwete
Gustave Betofe
Péguy Lobo
Alain Mubembe
Daniel Maboso
Diego Bobo
Jenny Kokopa
Patou Pwela
Joël Vumi
Andy Loko
Mike Mayunga
Emilia Mayunga
Merveilles Lume
Manu Tshibuyi

radiookapi.net

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KINSHASA – La Cenco entend réagir après la prestation de serment du Père Malumalu

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La CENCO donnera sa position à l'issue de l'assemblée plénière en cours.

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Les évêques membres de la conférence épiscopale nationale du Congo (CENCO) sont réunis en Assemblée plénière annuelle depuis ce lundi 17 juin courant jusqu’au vendredi 21 juin prochain. Comme à l’accoutumée, la Cenco fait toujours une déclaration de l’état de lieu sur les questions brulantes du moment pour édifier les chrétiens catholiques à la lumière de la parole de Dieu.
L’une des questions qui brûlent l’actualité est celle de la mise en place de la commission électorale nationale indépendante désormais chapeautée par un prêtre catholique, en la personne de l’abbé Apolinaire Malu Malu. Pourtant le secrétariat de la Cenco avait déjà levé le ton sur cette désignation pour le moins nébuleuse du prêtre. « Les Evêques feront une déclaration afin de réagir à toute affirmation du Père Malumalu qui confirme ou démente sa désignation de la part des confessions religieuses au poste de Président », a annoncé le Père François Luyeye à la télévision catholique de Kinshasa. Pour sa part, L’abbé Apollinaire Malumalu a prêté serment en tant que Président de la Commission électorale nationale indépendante (CENI). Foulant aux pieds toutes les mises en garde de sa hiérarchie, ce prêtre du Diocèse de Butembo (à l’Est de la RDC) a mis toute l’église devant une situation de choix difficile. La cérémonie de prise de fonctions de la Commission électorale a eu lieu le 14 juin à Kinshasa, capitale de la République démocratique du Congo. La rencontre des évêques pourra clairement couper court à toute la polémique sur cette question qui fait mouche sur la position de l’église.
Rappelons, le 7 juin 2013, le Père Malumalu avait été élu Président de la CENI par l’Assemblée nationale, son nom ayant été indiqué par la sous-commission « confessions religieuses » de la représentation de la société civile. Le Père Luyeye souligne cependant que la Conférence épiscopale congolaise (CENCO) avait indiqué le nom d’un laïc à la tête de la CENI et a fait part de la « stupeur » de la CENCO face au « silence » de la Présidence et de l’Assemblée nationale qui ne l’ont pas contactée à propos de la désignation du Père Malumalu. Le Comité permanent de la CENCO se réunit ce lundi 17 juin 2013. Précédemment, une note de la CENCO avait rappelé l’interdiction faite aux prêtres, religieux et religieuses de « participer activement aux partis politiques et associations à caractère politique, tout comme à la direction d’institutions étatiques chargées de l’organisation des élections, à tous les niveaux .
Pour sa part, le Conseil National de l’Apostolat des Laïcs Catholiques Congolais (Calcc) a demandé aux prêtres, pasteurs et Imans, de rester à l’écart de la Céni. Voulant respecter le mot d’ordre des évêques, le Calcc a voulu que les religieux s’occupent plutôt de gagner les âmes au seigneur au lieu de se perdre dans la politique, souiller l’image de l’Eglise.
Archi-Kan

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17 juin 2013

La RDC rate son objectif avec le nul (0-0) réalisé devant le Cameroun aux éliminatoires du Mondial 2014

La RDC rate son objectif avec le nul (0-0) réalisé devant le Cameroun aux éliminatoires du Mondial 2014

Kinshasa, ACP Les Léopards de la RDC ont raté leur objectif avec le nul réalisé  à domicile devant les Lions Indomptables du Cameroun sur la marque de 0-0, dimanche au stade des Martyrs, lors de la 5ème et avant-dernière journée du groupe 9 des éliminatoires de la Coupe du monde de football-Brésil 2014.

Un résultat qui n’arrange nullement les affaires des fauves congolais qui auraient pu, en cas de victoire, s’approcher d’un point des Chevaliers de la Méditerranée de la Libye, seuls en tête avec 9 points (+3), en attendant le déplacement de Lomé, en septembre prochain. Le dispositif mis en place par le sélectionneur français de la RDC, Claude Marie François Le Roy, avec Distel Zola placé près de ses arrières centraux pendant que le capitaine Youssouf Mulumbu et Ebunga Simbi, en demi excentré, devaient ensemble avec Trésor Mputu se montrer plus présents dans l’entrejeu, n’a pas du tout su gêner les carnassiers camerounais disposés en losange avec Joël Matip comme rampe de lancement de leurs actions.

En effet, celui-ci a été leur courroie de retransmission en bénéficiant régulièrement de l’apport d’Eyong Takang Enow et surtout d’Alexandre Song Bilong pour contrôler le secteur. Si bien qu’ils se sont procuré la meilleure occasion de la partie par Vincent Aboubakar (7ème), seul devant le gardien congolais Robert Kidiaba qu’il a dribblé avant d’envoyer heureusement le ballon dans les filets latéraux extérieurs. Au fil des minutes, pressentant le vide non comblé, le public s’est mis à scander le nom de Matumona Zola « Rumm » pour son esprit créatif mais écarté sans raison plausible de l’équipe nationale par le technicien français. Au dernier coup de sifflet, quelques spectateurs, déçus, s’en sont pris à leurs joueurs et les membres du staff technique en leur jetant des projectiles, nécessitant l’intervention de la police.

A la conférence d’après-match, l’entraîneur Volker Finge du Cameroun a déclaré « qu’ils étaient venus chercher un nul ou une victoire dans un groupe où tout n’est toujours pas claire, pour rester dans la course avant de jouer le match décisif contre la Lybie,  à Yaoundé.  Je suis là depuis seulement deux semaines, nous allons poursuivre ce qui a été entamé pour avoir le résultat escompté surtout que nous aurons le temps pour le faire. Samuel Eto’o, blessé, est absent, c’est pourquoi nous allons travailler avec les jeunes qui sont là », a-t-il expliqué avant de parler du match contre le Togo qui n’a pas été catastrophique comme le prétendent plusieurs journalistes et observateurs du football. Nous avons perdu mais nous avons bien joué. C’est vrai que dans ce genre de match, c’est le résultant qui compte », a-t-il conclu.

Pour leur part, dans le même groupe, les Eperviers du Togo sont éliminés de la course à la suite de leur défaite devant les Chevaliers de la Méditerranée de la Libye par 0-2, vendredi au stade du 11 Juin, à Tripoli. Effrayés par les conditions de sécurité en Libye, privés d’Alaixys Romao et de Jonathan Ayité qui ont préféré déclarer forfait, en crise à cause de primes versées tardivement, arrivés seulement la veille du match, les Togolais n’ont pas tenu longtemps. Très tôt, la sélection libyenne a obtenu un penalty généreux pour une faute de main mais qu’elle n’a pas, cette fois, raté pour ouvrir le score par Faisal Saleh (7ème) : 1-0. Ahmed Zouay a ensuite eu une bonne opportunité d’aggraver la marque  avec une reprise de volée trop écrasée (12ème). Komlan Amewou (18ème) a doublé ensuite involontairement le score sur un coup franc en se jetant pour essayer d’envoyer le ballon en corner mais l’a catapulté au fond de ses propres filets avec une tête plongeante : 2-0. Passée la tempête, les Togolais se sont lancés à l’assaut de la cage libyenne pendant presqu’une heure. Les Chevaliers de la Méditerranée ont géré au mieux leur avance pour s’imposer et éliminer ainsi les Eperviers, maintenus à 4 points à une journée de la fin du deuxième tour.

La Libye disputera, selon toute vraisemblance, la qualification avec le Cameroun, désormais 7 points (-1), qui visera le 10ème point, chez lui, à Yaoundé. Les chances de la RDC paraissent donc assez minces même en cas de victoire devant le Togo, à Lomé, à cause d’un faible goal-différence. ACP./Ndom.

 

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Appel à la préservation des brousses au Kasaï Oriental

 

Mbuji-Mayi, ACP Les populations rurales de la province du Kasaï-Oriental sont  appelées, en cette période de la saison sèche, à préserver les brousses, à ne pas les incendier par plaisir et à dénoncer tout auteur d’incendie. Le coordinateur provincial de l’Environnement et conservation de la nature au Kasaï Oriental, Ir Kalala wa Bilonda, qui a lancé samedi cet appel dans un message radiotélévisé à l’occasion de la célébration de la journée mondiale de l’Environnement,

a insisté sur le fait qu’incendier sans raison la brousse risque fort de rompre l’équilibre naturel et compromettre l’avenir des générations futures avec des perturbations climatiques aux  conséquences néfastes. A ce sujet, il a demandé que les ressources environnementales soient gérées de manière responsable, équilibrée et rationnelle pour une exploitation durable.

L’Ir Kalala wa Bilonda a aussi recommandé de préserver les arbres, de ne jamais les abattre sans les remplacer. Aussi, les a-t-il appelés à pratiquer l’agriculture de rotation des cultures tout en évitant l’agriculture sur brûlis. Pour ce qui est des eaux, ruisseaux, rivières et étangs, il a recommandé de ne pas y verser des polluants chimiques. Au-delà de la préservation des forêts naturelles, les populations rurales ont été encouragées à la création des forêts artificielles. ACP./Ndom.

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Pourparlers de Kampala : querelle autour du projet d'accord final


Kinshasa refuse d'acter les propositions soumises par le M23 à la facilitation au motif qu'elles consacrent, en des termes clairs, la partition du pays. Ce que nie la rébellion qui tient à ce que des questions d'ordre sécuritaire, sociales, politiques et économiques soient également prises en compte. Décidément, on n'est pas encore sortit de l'auberge à Kampala où se tiennent les négociations entre la rébellion du M23 et le gouvernement sous la facilitation de l'Ouganda. Ceux qui ont parié sur l'intensification des travaux aux fins de parvenir rapidement à la signature par les deux parties d'un accord final après le retour, le 9 juin, du M23 sur la table des négociations devraient déchanter. Les deux délégations continuent d'évoluer séparément sous la barbe de la facilitation qui peine toujours à concilier les intérêts des uns et des autres. La délégation gouvernementale conduite par François Muamba (coordonateur du Mécanisme du suivi de l'application de l'Accord-cadre d'Addis-Abeba) émet des réserves sur la proposition d'accord final soumis à la facilitation par le M23. Ce projet, à en croire le gouvernement, contient des dispositions difficiles à avaler puisqu'ilconsacre, en des termes clairs, la partition du pays. 

François Muamba et ses amis présents à  Kampala s'en réfèrent notamment à l'article 5 dudit projet qui fait obligation au gouvernement de décréter la partie est de la RDC (Nord-Kivu, Sud-Kivu, Ituri, Haut-Uélé, Maniema et Tanganyika) comme étant une « zone sinistrée ». La supercherie du M23 tiendrait au fait qu'il s'obstine à faire de ces provinces des entités jouissant d'un statut administratif particulier, d'une large autonomie financière et fiscale, d'un concept opérationnel particulier pour sa sécurisation, etc. Les rebelles du M23 qui voudraient, par cette astuce, récupérer tous les territoires sous leur contrôle entendent s'octroyer des droits d'y exercer leur autorité au grand dam du gouvernement mis devant un fait accompli. Cette disposition qui reconnaît au M23 l'entière souveraineté des territoires échappant au gouvernement autant que d'autres qui prônent l'intégration des rebelles dans l'appareil institutionnel du pays sont redoutées par les experts du gouvernement qui y voient l'ombre d'une partition de la RDC. Conscients des astuces développées par le M23, le gouvernement conditionne, par ailleurs, toute conclusion d'accord avec le M23 par le dépôt d'armes de ses combattants.

La médiation débordée 

Entre-temps, toutes les autres revendications politiques, qui s'écartent du cadre de l'accord du 23 mars (bonne gouvernance, droits de l'homme, démocratie, etc.), sont battues en brèche par les délégués du gouvernement qui refusent toute extrapolation. À ce jour, notent les experts du gouvernement, le M23 n'a plus aucune revendication à faire d'autant plus que toutes ses revendications ont été vidées dans le rapport adopté par les deux parties le 6 février. Ce rapport présente, en effet, les conclusions de deux parties sur l'évaluation de l'accord de paix signé le 23 mars 2009 entre le gouvernement congolais et les rebelles du CNDP d'où sont issus les rebelles du M23.

Toutes ces considérations sont balayées par le M23 qui tient le gouvernement pour responsable du blocage actuel. Les rebelles tiennent à ce que leurs autres préoccupations en rapport avec les questions sécuritaires, sociales, politiques et économiques, sans oublier le Mécanisme du suivi de l'application de l'Accord-cadre d'Addis-Abeba, soient aussi prises en compte. La facilitation ougandaise qui se retrouve avec deux projets d'accord final émis par les deux parties devra trancher. Le gouvernement déclare attendre à présent la proposition finale de la médiation devant mettre fin aux discussions. 

Alain Diasso

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16 juin 2013

Goma : les habitants impatients de voir la brigade d'intervention à l'œuvre

Le Commandant de la MONUSCO, le Général Carlos Alberto dos Santos Cruz, à Goma, 11 juin 2013. Le Commandant de la MONUSCO, le Général Carlos Alberto dos Santos Cruz, à Goma, 11 juin 2013. © Sylvain Liechti/Monusco

Le déploiement d'une brigade d'intervention de l'ONU, dans l'est de la République démocratique du Congo, soulève de l'espoir parmi la population de Goma même si, face aux violences des rebelles, les Nations unies estiment que la solution politique demeure primordiale.  

"Nous voulons que la brigade intervienne. A chaque fois que le gouvernement a négocié avec les rebelles, d'autres sont apparus. Nous ne croyons pas à Kampala. Cette fois, il faut les traquer", assène Ester Kamate, pharmacienne de Goma, dans le quartier de Katindo. 

A la suite de l'entrée des rebelles à Goma en novembre 2012, les pays de la région ont obtenu leur retrait de la ville en échange de négociations, qui durent toujours à Kampala.

Dans Goma, toujours sous la menace de M23 qui campe à ses abords, les habitants sont vindicatifs et, même, s'ils ne se font pas beaucoup d'illusions sur la capacité d'action de la brigade d'intervention, leur espoir est perceptible.

Mandat "offensif"

Cette brigade d'environ 3 000 hommes, décidée en mars dernier par les Nations unies pour prêter main forte aux 17 000 Casques bleus déjà sur place, est dotée d'un mandat "offensif", pour lutter, avec l'armée congolaise, contre les groupes armés, en première ligne desquels, le M23, le Mouvement du 23-Mars. La résolution 2098 du 28 mars dernier suggère des offensives "ciblées et robustes" destinées à "neutraliser" et à "désarmer" les groupes armés.

>> Lire aussi : "Carte interactive : les groupes armés qui pullulent dans l'est de la RDC"

Plusieurs groupes opèrent dans l'est, notamment le M23, constitué principalement d'ex-mutins qui ont été réintégrés dans l'armée en 2009 avant de nouveau se rebeller en 2012 pour, disent-ils, protester contre le non-respect d'un accord signé avec le gouvernement.

Une trentaine d'autres groupes armés prolifèrent dans cette région, essentiellement pour protéger d'importants intérêts particuliers dans l'extraction illégale de diamants, d'or ou de coltan, utilisé dans l'industrie de pointe et la téléphonie mobile. Des minerais qui sont ensuite exportés illégalement dans le monde entier, via les pays voisins (Burundi, Ouganda, Rwanda).

Le précédent mandat de la mission des Nations unies pour la stabilisation du Congo (Monusco) était axé sur la protection des populations, ce qui l'a souvent empêché d'intervenir aux cotés de l'armée régulière, suscitant frustration et animosité dans une large part de la population.

"La brigade ne changera rien"

Dans le camp de déplacés de Mugunga I, au milieu des tentes et des étals improvisés, Kahindi Noodle, 48 ans, explique d'ailleurs ne plus avoir confiance en la force onusienne : " D'où je viens, dans le Masisi, je m'étais installée à côté des soldats de la Monusco. Ils étaient là, pourtant, ils n'ont pas empêché les massacres de civils. (...) La brigade ne changera rien".

L'enjeu est donc de taille pour les Nations unies, présentes en RDC depuis 15 ans, dont les concepts militaires se sont jusqu'à présent basés sur l'interposition et non sur l'intervention. Aussi, cette brigade qui sera composée à part égale de Sud-Africains, de Malawites et de Tanzaniens avec, à sa tête, un général tanzanien, est très attendue.

Quand j'ai vu la brigade, je me suis dit qu'il allait y avoir du changement.

Une petite moitié du contingent, déjà sur place, a commencé à patrouiller dans la ville et sur l'axe stratégique entre Goma et Saké, localité située à une vingtaine de km à l'ouest de la capitale régionale où elle devrait être cantonnée. Des patrouilles avec un double objectif : permettre aux militaires de se familiariser avec le terrain, et rassurer les populations impatientes.

"La brigade doit faire preuve de force pour éradiquer le M23. J'ai confiance", assure Théobald Buswagire, habitant du quartier de Ndosho, où un obus a tué un enfant, au cours d'affrontements en mai entre le M23 et l'armée régulière. "Quand j'ai vu la brigade, je me suis dit qu'il allait y avoir du changement. J'ai vu leur munitions, ce sont de bonnes munitions ", affirme-t-il, ponctuant ses phrases de larges mouvements de tête.

Mais, interrogé sur la reprise des négociations de Kampala entre le M23 et le gouvernement congolais à l'occasion de sa première visite officielle dans la région cette semaine, le nouveau commandant de la Monusco, le général brésilien Carlo Alberto dos Santos Cruz, a rappelé que la solution politique était "extrêmement importante". "Tout le monde sait que la solution est politique (...) La composante militaire demeure totalement synchronisée avec la composante politique", a-t-il dit.

Malgré tout, le général Cruz a assuré que la force de l'ONU utilisera "tous les moyens possibles" pour lutter contre les exactions contre les civils. "Il est important de se souvenir que nous avons un mandat très clair et que la priorité demeure la protection des civils", a-t-il rappelé à l'occasion de cette première déclaration publique.

(Avec AFP)


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Dans les rues de Téhéran, les Iraniens disent "bye bye" à Ahmadinejad

© AFP

Hassan Rohani

À l'annonce de la victoire du religieux modéré Hassan Rohani à l'élection présidentielle iranienne, des milliers de personnes sont descendues dans les rues, crier leur joie et leur espoir de changement pour leur pays.

FRANCE 24 (texte)
 
Hassan Rohani élu à la présidence : la surprise est de taille pour les Iraniens. Ils s’attendaient à voir triompher l’ultraconservateur Saïd Jalili, favori du Guide suprême, ils ont finalement assisté à la victoire écrasante du modéré Rohani dès le premier tour de la présidentielle, avec 50,68% des suffrages.

Avant même l’annonce officielle des résultats, les Iraniens avaient envahi les rues de la capitale. Samedi 15 juin, partout dans Téhéran retentissaient des cris de joie, des applaudissements, des klaxons. "Je félicite Rohani au nom de la jeunesse et de ceux qui ont voté pour lui, témoigne un Iranien. J’espère qu’il tiendra ses promesses, c'est-à-dire restaurer la valeur de notre monnaie, le rial, retrouver la dignité nationale de l’Iran et rester attentif au chômage et aux autres questions économiques".

Après huit années sous la présidence d’Ahmadinejad, l’Iran apparaît exsangue, minée par de lourdes sanctions internationales qui, couplées à une gestion économique et sociale catastrophique, ont appauvri les classes moyennes et populaires. Sur la scène internationale, le pays est réduit au rang de pestiféré, en raison notamment de l’inflexibilité du régime sur le dossier nucléaire et des violentes charges de Mahmoud Ahmadinejad contre Israël.

"Bye bye Ahmadinejad"

Samedi soir, les Iraniens n’ont pas simplement applaudi la victoire du modéré Rohani, qui a affiché pendant sa campagne son ambition de "mettre fin aux querelles", et qui s’interrogeait dans l’un de ses clips électoraux sur l’utilité de "faire tourner des centrifugeuses si l’économie ne tourne pas". Hurlant "Bye bye Ahmadinejad!", les Iraniens ont aussi – et surtout – fêté la fin de l’ancien président.

"C’est un vote sanction à l’égard de la gestion d’Ahmadinejad", analyse Pascale Bourgaux, envoyée spéciale de FRANCE 24 à Téhéran. "Des milliers d’Iraniens sont descendus dans les rues de toutes les villes en Iran. Beaucoup d’entre eux disaient pouvoir enfin célébrer la victoire qui leur avait été volée en 2009 [après la réélection contestée d’Ahmadinejad, NDLR]. Ils avaient grand espoir, hier soir, de revoir affluer les touristes, de voir les affaires reprendre avec l’international".

Le président nouvellement élu a, à ce titre, assuré après l’annonce officielle des résultats : "Nous allons faire sauter tous les verrous qui ont été imposés dans la vie de notre peuple depuis maintenant huit ans". Selon Pascale Bourgaux, Rohani a voulu ainsi affirmer l’existence, dès à présent, d’une forme de cohabitation à la tête de l’État iranien.

L’élection de Rohani ne signifie pas pour autant une véritable rupture en Iran. S’il imposera indéniablement un nouveau style à la présidence, il reste néanmoins le numéro deux du régime, sous l’autorité du Guide suprême Ali Khamenei. Ce dernier garde notamment la main sur le dossier nucléaire et les relations internationales.

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RDC: l’Assemblée nationale a invalidé 6 députés

 
Des députés lors de l’élection du bureau définitif de l'Assemblée nationale congolaise le 12/04/2012 à Kinshasa. Radio Okapi/ Ph. John BompengDes députés lors de l’élection du bureau définitif de l'Assemblée nationale congolaise le 12/04/2012 à Kinshasa. Radio Okapi/ Ph. John Bompeng

L’Assemblée nationale a invalidé, samedi 15 juin, six députés pour absence prolongée non justifiée pendant plusieurs mois. L’invalidation de Félix Tshisekedi, Eugène Diomi Ndongala, Antipas Mbusa Nyamuisi, Alexis Mutanda, Claude Iringa et Jean Maweja est intervenue après un débat houleux entre les députés présents au cours de cette plénière clôturant la session de mars.Les noms de ces députés ont été présentés dans un rapport de la commission Politique, administrative et juridique de l’Assemblée nationale qui veut voir l’institution réunir le quorum dans les plénières comme dans les commissions.

Pendant le débat, certains députés ont jugé inopportun le traitement de ce dossier à la clôture de cette session de mars.

«Il y a des députés qui ne se sont jamais présentés depuis le début de cette législature mais curieusement leurs noms ne sont pas cités. Ce rapport est incomplet mais également tendancieux parce qu’on a l’impression que pour être éligible à l’invalidation, il faut être soit de l’opposition, soit avoir la malchance de ne pas appartenir dans l’un ou l’autre camp», a dénoncé le député de l’opposition, Grégoire Kiro.

D’autres députés par contre tenaient en finir avec les députés absentéistes.

«Nous avons été élus pour siéger dans cet hémicycle. Je suis surpris que nous puissions défendre des collègues qui ne viennent jamais ici et qui ont décidé eux-mêmes de boycotter nos séances. Ils se sont auto exclus. Nous ne faisons que remarquer leur auto exclusion», a rétorqué le député de la Majorité présidentielle, Valentin Senga.

Entre temps, le bureau de la chambre basse du Parlement affirme avoir été saisi par le député Alexis Mutanda qui, dans sa correspondance, justifie son absence par des raisons de sante à l’extérieur du pays.

Majorité et opposition partagées sur le bilan

La famille politique du chef de l’Etat et l’opposition sont divisées sur le bilan de l’Assemblée nationale pendant la session de mars. Dans son mot de circonstance, le président de l’Assemblée nationale, Aubin Minaku Ndjala Ndjoko, s’est félicité du travail réalisé par son institution au cours de trois dernières mois.

La position du président de l’Assemblée nationale a été soutenue par certains députés de la Majorité présidentielle dont Gaston Musemena:

«L’Assemblée nationale a voté plusieurs lois et initié beaucoup de cas de contrôles parlementaires dont certains ont abouti et d’autres ont crée des confusions. Elle a permis à la nation d’espérer de continuer le processus démocratique par la mise sur pied de la Commission électorale nationale indépendante».

Un autre groupe de députés pense plutôt que la session de mars a été tumultueuse et le contrôle parlementaire n’a pas été satisfaisant.

«Nous avons eu à voter beaucoup de lois mais du côté contrôle il y a de petits soucis puisque certains ont été bloqués. Nous pensons travailler au même rythme et essayer d’intensifier des contrôles. Il y a eu beaucoup de scandales qui n’ont pas été suivis des contrôles conséquents», a conclu le député de l’opposition, Arsène Muaka.

radiookapi.net

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15 juin 2013

Bras de fer entre Evariste Boshab et Dunia Kilanga

 

Evariste BoshabEvariste Boshab

Le secrétaire général du PPRD, Evariste Boshab et le secrétaire permanant de l’interfédéral de la ville de Kinshasa, Dunia Kilanga, se regardent en chiens de faïences. Les deux cadres du parti présidentiel appliquent actuellement le système de Moi, je ne t’aime pas Moi non plus.
A la base de cette tension conduisant vers une haine farouche, le secrétaire permanant Dunia Kilanga, aurait reçu une somme de 300 mille dollars américains, précise notre source, pour réhabiliter le siège de l’interfédéral du PPRD-Kinshasa, situé sur l’avenue Sendwe.

Dunia Kilanga, a touché ce montant auprès d’un mandataire d’une entreprise publique, souligne la source. Pour le secrétaire général Boshab, le secrétaire permanant Dunia, devrait élaborer un rapport financier et tenir informé la haute hiérarchie de son parti après avoir reçu cet argent. Ce dernier ne l’a pas fait. Une fois informé du coup orchestré par Dunia, Boshab serait en colère, ajoute la source. Pourtant Dunia était dans l’obligation d’informer sa hiérarchie et d’établir un rapport financier selon les textes légaux et réglementaires qui régissent le parti, poursuit notre source. Boshab tenait que, son poulain lui fasse le rapport financier sur la réception des sous. Dunia s’est comporté en vrai maestro pour tout faire seul selon son propre gré sans toute fois informé son chef du parti Evariste Boshab. A l’interfédéral, les travaux évoluent à pas des tortues, à en croire notre source.
Dunia Kilanga, a fait faire juste des petits travaux d’entretien en lieu et place de réhabiliter complètement le siège de l’interfédéral. Le secrétariat du siège, l’anti chambre où est installé le cabinet de Dunia, son propre bureau et la salle des réunions, ont connu juste un petit entretien oeuvre. Pour illustrer son mécontentement à Dunia, Evariste Boshab, aurait gommé le nom de Dunia Kilanga dans la liste des exécutifs du PPRD, qui s’étaient rendu en formation politique en Chine sur invitation du Parti Communiste Chinois, dont figuré July Mambulu, secrétaire exécutif du PPRD pour le compte de la FUNA. Pour voiler son bras de fer, soit la guéguerre avec Boshab, Dunia, dit qu’il a refusé de se rendre en Chine pour des raisons personnelles. Boshab est loin de lâcher l’affaire, indique la source. Dans l’entre temps, Dunia chuchote à ses proches, à qui Boshab rend compte quand les mandataires et cadres des entreprises versent leurs cotisations mensuelles pour le fonctionnement du parti. Et se poserait même la question de savoir, si, où vont ces cotisations, qui atteignent souvent la somme de 500 mille dollars américains , quand les entreprises font des bonnes recettes, conclut notre source.
Yves BUYA

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