24 juin 2015

BIENTÔT LA RÉHABILITATION DU PONT MWANZA NGOMA

 

Pont-Lubudi

C’est grâce au concours financier de la BCDC qui a apporté une somme de 21.000$ au gouvernement provincial que cet ouvrage sera remis à nouveau

Le Directeur Général de la Banque Commerciale du Congo(BCDC), Yves Cuypers a, en marge de son récent séjour à Kananga, chef-lieu de la province du KasaïOccidental remis un chèque de 21.000$ US au gouverneur de province Alex Kande Mupompa.

Selon Yves Cuypers, c’est une contribution de son institution à la réhabilitation du pont jeté sur la rivière Mwanza Ngoma , en territoire de Demba, sur la route Kananga-Mbuji Mayi. Cette construction s’est totalement affaissée et les utilisateurs craignent le pire, au regard de l’intensité des échanges entre les deux provinces.

En recevant ce chèque, le bénéficiaire, le gouverneur Kande s’est dit, au nom de songouvernement, soulagé par cette donation qui va permettre le lancement dans un avenir proche des travaux de réhabilitation du pont Mwanza Ngoma, dont l’importance n’est plus à démontrer. Cette bonne nouvelle tombe au moment où les habitants du Kasaï Occidental savourent encore les effets de la réhabilitation du pont sur la rivière Lubudi, en territoire d’Ilebo. Cela sur financement du Fonds d’Entretien Routier (Foner). Article à lire dans son intégralité sur www.kasaidirect.net

Kasai Direct

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08 juin 2015

CENTRALE HYDRO-ÉLECTRIQUE DE KATENDE : LES TRAVAUX DE BÉTONNAGE ONT COMMENCÉ

alex kande chutes katende

Le Gouverneur de Province Alex Kande Mupompa s’est rendu, encore une foi, le vendredi 5 juin 2015, à Katende pour lancer officiellement les travaux de bétonnage du canal d’amenée de la Centrale hydro-électrique de Katende.

Sous une pluie battante, Alex Kande a lancé les travaux de bétonnage du canal, dont l’excavation venait d’aboutir.

Pour Alex Kande, cette deuxième étape démarre grâce à l’acheminement de milliers de tonne de ciment et autres matériels essentiels. A cette occasion, il a également invité les ouest-kasaiens à garder l’espoir, et les sceptiques de croire en la réalisation de ce projet. Article à lire dans son intégralité sur www.kasaidirect.net

Kasai Direct

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04 juin 2015

Barrage hydroélectrique sur les chutes Katende: Les travaux avancent sûrement

 

chutes katende

D’une capacité de 64 Mégawatts, la centrale hydroélectrique Katende pourra desservir les deux Kasai en énergie électrique. Lisez l'intégralité de cet article sur www.kasaidirect.net

Lumbamba kanyiki

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25 avril 2015

Minerais de la RDC : un rapport accable les entreprises américaines

minerais_Sang

Selon un document publié par Amnesty International et Global Witness, plus de trois quarts des sociétés américaines exploitant les minerais en RD Congo ne respectent pas les obligations de la loi Dodd-Frank

Un rapport conjoint publié le mercredi 22 avril 2015 par Amnesty International et Global Witness indique que près de 80 % des sociétés cotées en bourse aux États-Unis ne vérifient pas correctement si leurs produits contiennent des minerais provenant de zones de conflit en Afrique centrale et ne donnent pas d’informations suffisantes à ce sujet.

Ce rapport, intitulé » Une mine de transparence ? « , analyse 100 rapports sur les minerais en provenance des zones de conflit établis par des entreprises telles que Apple, Boeing et Tiffany & Co au titre de l’article 1502 de la loi Dodd-Frank, ou loi relative aux minerais provenant des zones de conflit. Les conclusions de ce rapport dénoncent des lacunes inquiétantes dans le déficit de transparence dont font preuve les entreprises aux États-Unis.

L’analyse relevée dans ce rapport est fondée sur l’examen de seuls Rapports sur les minerais provenant des zones de conflit soumis à la SEC par les entreprises choisies, et non sur d’autres documents publiés.

En vertu de la loi Dodd-Frank, plus d’un millier d’entreprises cotées en bourse aux États-Unis susceptibles de s’approvisionner en minerais provenant d’Afrique centrale ont remis en 2014 un rapport à Securities and Exchange Commission (SEC), l’autorité américaine de contrôle des marchés.

L’article 1502 de la loi Dodd-Frank vise à réduire le risque que les achats de minerais d’Afrique centrale ne contribuent pas à alimenter des conflits ou des atteintes aux droits humains.

» La loi relative aux minerais provenant des zones de conflit est une bonne occasion pour assainir les chaînes d’approvisionnement mondiales en minerais.

Toutefois, les recherches de deux organisations montrent que la plupart des entreprises semblent préférer poursuivre leurs affaires comme si de rien n’était plutôt que de se préoccuper du risque que leurs achats de minerais financent des groupes armés à l’étranger « , a déclaré Carly Oboth, conseillère stratégique à Global Witness.

» C’est très inquiétant. De riches groupes industriels ont combattu à chaque étape la loi relative aux minerais provenant des zones de conflit. Si elles avaient plutôt mis tous ces moyens dans des enquêtes et des rapports approfondis sur leurs chaînes d’approvisionnement, leurs clients auraient davantage confiance en leurs produits et en l’absence de liens entre ceux-ci et le conflit « , regrette-t-elle.

La RDC et la loi Dodd-Frank

La République démocratique du Congo (RDC) est une origine importante concernant l’approvisionnement en minerais notamment l’or, l’étain, le tungstène et le tantale pour les entreprises du monde entier. Ces minerais sont indispensables à la fabrication d’appareils électroniques, tels que les Smartphones et les ordinateurs portables.

Depuis plus de 15 ans, les groupes armés de la RDC ont aussi jeté leur dévolu sur le secteur minier pour financer leurs opérations, avec des conséquences dévastatrices, notamment de graves atteintes aux droits humains, note ce rapport.

En vertu de l’article 1502 de la loi Dodd-Frank, toutes les entreprises cotées en bourse aux États-Unis visées par la loi ont l’obligation de déterminer si leurs produits qui contiennent certains minerais tels que l’étain, le tungstène, le tantale et l’or contribuent à alimenter le conflit ou des atteintes aux droits humains en RDC et dans les pays limitrophes, puis de rendre compte de leurs conclusions.

Au total, 1 321 entreprises ont remis à la SEC un Rapport sur les minerais provenant des zones de conflit. Les appréciations du rapport » Une mine de transparence ? » concernant le respect par les entreprises de la législation des États-Unis sur les minerais provenant des zones de conflit sont fondées sur l’ opinion d’Amnesty International et Global Witness en tant qu’organisations expertes qui mènent depuis plusieurs années des recherches sur les chaînes d’approvisionnement, les conflits et les atteintes aux droits humains, et qui avaient contribué aux côtés des entreprises à l’élaboration du Guide OCDE sur le devoir de diligence pour des chaînes d’approvisionnement responsables en minerais provenant des zones de conflit ou à haut risque.

Les principales conclusions du rapport

Les conclusions du rapport découlent d’une analyse détaillée des Rapports sur les minerais provenant des zones de conflit réalisée en fonction de 12 critères établis à partir du Guide de l’OCDE et de la Règlementation de la SEC concernant l’application de l’article 1502 de la loi Dodd-Frank.

Parmi les entreprises dont les rapports ont été analysés, 79 % ne remplissent pas les obligations minimales de la loi américaine relative aux minerais provenant des zones de conflit. La plupart d’entreprises de cet échantillon ne prennent pas de mesures suffisantes pour établir clairement la chaîne d’approvisionnement des minerais qu’elles achètent.

Seules 16 % ne se sont pas contentées des démarches auprès de leurs fournisseurs directs et ont pris contact, ou tenté de prendre contact, avec les fonderies ou les affineries qui transforment les minerais qu’elles utilisent.

A en croire ces deux organisations, plus de la moitié des entreprises examinées ne signalent même pas aux cadres supérieurs de la société les risques qu’elles identifient dans leur chaîne d’approvisionnement.

L’analyse de Global Witness et d’Amnesty International montre également qu’une entreprise de l’échantillon sur cinq a bien respecté les obligations de la loi, ce qui écarte l’argument selon lequel la mise en œuvre de ce texte est trop compliquée et trop coûteuse. Les entreprises n’ont aucune excuse pour ne pas enquêter correctement sur leurs chaînes d’approvisionnement.

Les entreprises qui font toute la lumière sur leurs chaînes d’approvisionnement contribuent à empêcher un commerce néfaste des minerais qui alimente un conflit dévastateur pour l’Afrique centrale.

» Les consommateurs veulent savoir ce qui se cache derrière les logos. Les entreprises sont soumises à une forte pression : elles doivent montrer qu’elles font tout leur possible pour garantir qu’aucune histoire terrible de conflit ou d’atteintes aux droits humains ne se cache derrière les produits qu’elles mettent en rayon.

Il ne suffira pas de cocher des cases pour faire retomber cette pression « , a déclaré James Lynch, responsable de l’équipe Responsabilité des entreprises en matière de droits humains à Amnesty International.

» Les entreprises qui font toute la lumière sur leurs chaînes d’approvisionnement contribuent à empêcher un commerce néfaste des minerais qui alimente un conflit dévastateur pour l’Afrique centrale « , dit-il.

Vote au Parlement Européen

En mai 2015, le Parlement européen votera une loi européenne sur les minerais provenant des zones de conflit. Amnesty International et Global Witness souhaitent à ce sujet que le texte final de cette loi comprenne une obligation de diligence et de compte rendu pour toutes les entreprises qui commercialisent de l’étain, du tungstène, du tantale, de l’or ou des produits contenant ces minerais sur le marché européen.

Par ailleurs, la cour fédérale d’appel du circuit du District de Columbia, aux États-Unis, est en train de réexaminer sa décision d’avril 2014 jugeant anticonstitutionnelle l’obligation pour les entreprises d’indiquer que leurs produits n’ont » pas été identifiés comme non liés au conflit en RDC « .

Il est essentiel que cette cour fasse en sorte que l’argument de la liberté d’expression ne soit pas utilisé abusivement pour entraver l’obligation de rendre des comptes sur les minerais provenant des zones de conflit ni pour empêcher la transparence en ce qui concerne d’autres informations sur les entreprises qui intéressent les consommateurs, les investisseurs et les défenseurs des droits humains, font remarquer Amnesty International et Global Witness.

Par Godé Kalonji Mukendi

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20 avril 2015

Mapangu – Reprise de travail aux Huileries de BRABANTA

image

La situation sociale est redevenue calme dans la localité de Mapangu, après une tension vive survenue aux Huileries de cette localité située dans le territoire d’Ilebo, au Kasaï-Occidental, apprend-t-on de source administrative locale.

Un compromis a été trouvé entre l’employeur et les travailleurs qui ont convenu de reprendre le travail en attendant une solution satisfaisante dans l’intérêt de deux parties, rapporte M. Djonga Lotula, administrateur du territoire d’Ilebo qui s’est beaucoup impliqué pour une solution concrète.
Le personnel réclamait les meilleures conditions le travail compte tenu de la précarité de leur vécu quotidien.

Un compromis a été trouvé entre l’employeur et les travailleurs qui repris le travail

Quelques responsables de cette entreprise privée ont été même séquestrés et l’entrée de l’usine barricadée par des manifestants en colère lors des actions de protestation, indique-t-on.

À titre de rappel, l’huile de palme produite par les Huileries de BRABANTA (ex-Mapangu), inonde depuis cette année le marché de Kananga, chef-lieu de cette province. Un bidon de 5 litres de cette denrée se négociant au prix de 6.500 FC la pièce.

Pour les consommateurs appréciant la qualité de cette huile dans cette ville, sa présence contribuera à la diminution sensible de prix fixé actuellement à la somme de 1.200 FC la bouteille de 73 cl, précise-t-on.

Cette unité de production a déjà pris des dispositions utiles pour l’acheminement régulier de cette denrée alimentaire sans interruption aussi bien à Kananga que dans d’autres localités du pays, en attendant son exportation, a annoncé une source proche de cette société privée à l’ACP.

Dibaya – Le chef coutumier Kalunga Mesu fume le calmé de la paix avec son voisin Kayoko

imageLe chef coutumier Kalunga Mesu, dans le territoire de Dibaya, au Kasaï-Occidental, a retiré sa plainte contre son collègue Kayoko au profit d’une solution à l’amiable, sur insistance du comité local de l’ANATC (Alliance nationale des autorités traditionnelles du Congo).

Il a ainsi mis fin aux poursuites judiciaires que la juridiction compétente de Tshimbulu devait entamer au sujet d’un conflit de terres arables entre les deux localités.

Cette initiative a décrispé la tension ayant prévalu dans cette contrée, le développement endogène du milieu devant être privilégié dans l’intérêt de la collectivité.

Archi-Kan/ACP

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03 décembre 2014

Mabi Mulumba : « La RDC a besoin d’une économie de marché pour la production des richesses »

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Le professeur Evariste Mabi Mulumba est d’avis que « la République démocratique du Congo a besoin d’une économie de marché pour la production des richesses et pour permettre à l’Etat de jouer le rôle de régulation et d’orientation des choix économiques ».

« Cette politique permettra de limiter aussi son intervention dans le financement des infrastructures de base et d’accorder aux privés la possibilité d’assurer la production des biens et des services », a soutenu le président de la Commission économique, financière et de la bonne gouvernance (Ecofin) du Sénat, dans un exposé aux ateliers du cinquantenaire du Parti lumumbiste unifié (PALU), vendredi 28 novembre 2014 à Kinshasa.

Au motif que « la lecture de l’histoire économique du pays a démontré les limites de l’Etat entrepreneur », il a soutenu que « le changement politique et une véritable démocratisation ne peuvent garantir une meilleure gestion que si les institutions fonctionnent de façon efficace grâce au principe de responsabilité intégrant les sanctions positive et négative ».

Six défis à relever

Pour s’engager dans le processus d’un développement autogéré, la RDC doit, selon le sénateur Mabi, relever les principaux six défis suivants : gouvernance, intériorisation des principes de responsabilité, lutte contre la corruption, émergence d’une classe d’entrepreneurs nationaux, sécurité alimentaire et industrialisation par le développement de l’agriculture.

« La réussite d’un développement durable de la RDC, après l’atteinte du point d’achèvement de l’initiative PPTE( Pays pauvres très endettés), doit reposer sur des piliers solides : une stabilité politique et une paix sociale des politiques macroéconomiques tournées vers l’exportation, une administration efficace, une épargne intérieure forte et la reconnaissance du rôle des ressources humaines en tant que source essentielle et but ultime du développement », a-t-il insisté.

Afin de ne pas retomber dans les mêmes erreurs, le professeur Mabi Mulumba a rappelé la situation économique de la RDC nationale depuis une soixantaine d’années.

Il a fait observer aux participants aux ateliers du PALU que l’économie congolaise avait « évolué en dents de scie », quoique « marquée au début par des performances qui se sont effondrées à la suite de la mauvaise gestion et de la prédation ».

 

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09 novembre 2014

PRESENTATION DE LA CARTOGRAPHIE DE LA PROVINCE DU KASAI OCCIDENTAL PAR LE GOUVERNEUR ALEX KANDE MPOMPA

PRESENTATION DE LA CARTOGRAPHIE DE LA PROVINCE DU KASAI OCCIDENTAL PAR LE GOUVERNEUR DE PROVINCE A L’OCCASION DE LA MISSION ECONOMIQUE ET COMMERCIALE D'HOMMES D'AFFAIRES BELGES A KANANGA

Mesdames et Messieurs,

D'entrée de jeu, je tiens, au nom du Gouvernement Provincial à vous saluer tous, et à vous souhaiter une cordiale bienvenue dans la Province du Kasaï Occidental, de même qu’un agréable séjour d’abord à Kananga, ensuite à Tshikapa.

Je voudrais remercier Monsieur Jérôme Roux pour

avoir inclus l’étape du Kasaï Occidental dans votre calendrier de travail ; ce qui nous permettra d'échanger très utilement sur les différentes opportunités d'investissements qu'offre ma Province.

Je me permets d’interpréter votre présence ici, comme

un signal fort lancé en faveur du décollage économique de cette contrée dont la population n'a pas le droit de vivre dans un état de privation et de sous-développement.

Mesdames et Messieurs,

Pour revenir à ma communication, et comme il me l’a

été demandé, je m’en vais vous présenter la cartographie de la Province du Kasaï Occidental.

Ainsi que vous devriez certainement le savoir, le Kasaï Occidental est l’une des onze Provinces de la République Démocratique du Congo, située au centre sud du pays. Sa superficie est de 156.741 Km2 et elle compte une population estimée à 7,5 millions d’habitants, soit une densité de 34

habitants par Km2, dont la majorité vit dans les milieux ruraux.

La Province du Kasaï Occidental est entourée par les Provinces du Bandundu à l'Ouest, de l'Equateur au Nord, du Kasaï Oriental à l'Est et du Katanga au Sud-Est. Elle est frontalière de la République d’Angola au Sud.

Sur le plan administratif, la Province du Kasaï Occidental est composée des Districts de la Lulua et du Kasaï comprenant chacun cinq Territoires : Luiza, Kazumba, Dimbelenge, Dibaya, et Demba pour le District de la Lulua ; Mweka, Luebo, Kamonia, Ilebo et Dekese pour le District du Kasaï. La Province compte deux Villes, Kananga, Chef-lieu, et Tshikapa. Ces Villes comprennent chacune cinq Communes

divisées en 64 Quartiers.

Elle est caractérisée par deux saisons à savoir, la saison des pluies qui s’étend du 15 août au 15 janvier et du 15 février au 15 mai et la saison sèche qui va du 15 janvier au 15 février pour la petite saison et du 15 mai au 15 août pour la grande saison, avec une température moyenne variant entre 16°C et 32°C.

L’hydrographie de la Province est principalement constituée de quatre rivières que sont le Kasaï, la Lulua, le Sankuru et la Loange. Celles-ci sont alimentées par plusieurs affluents.

La Province du Kasaï Occidental dispose de

nombreuses terres arables propices aux cultures vivrières et aux cultures de rente. Mais, seule la production pour l’autoconsommation subsiste dans nos villages. Le maïs et le manioc, principales cultures vivrières, sont difficilement évacués vers les centres de consommation, par manque de moyens de transports adéquats et de bonnes routes de desserte agricole.

Trois types de formations végétales couvrent la Province, à savoir, au Nord, la forêt équatoriale, dense et humide ; au Centre, la forêt subéquatoriale et au Sud, les savanes.

Les savanes de notre Province sont propices à l’élevage. Pourtant, nous souffrons d’une carence criante en viande et en produits laitiers.

Les rivières, d’autres cours d’eau et les lacs du Kasaï Occidental sont poissonneux et les réserves halieutiques y sont importantes.

Mesdames et Messieurs,

En ce qui concerne le sous-sol de notre Province, celui-

ci regorge de nombreuses ressources minières, mais seuls l’or et le diamant sont exploités, de manière artisanale.

En outre, l’immense potentiel hydroélectrique de la Province est quasiment inexploité, en dehors du barrage de Lungudi à Tshikapa et des microcentrales de Tshikaji, de Kabue et de Mikalayi. La Ville de Kananga est parcimonieusement desservie par une centrale thermique lorsqu’elle est alimentée en gasoil.

Par ailleurs, la richesse hydraulique du Kasaï Occidental est considérable. Cependant, malgré ses nombreuses ressources en eau, les populations n’ont pas accès à l’eau potable, aussi bien dans les centres urbains que dans les milieux ruraux.

Les réseaux routier et ferroviaire, de même que les

principaux ports fluviaux d’Ilebo, de Tshikapa et de Luebo sont dans un état de délabrement avancé.

Mesdames et Messieurs,

En vue de remettre la Province sur le chemin du développement, le Gouvernement Provincial a conçu un

Programme d’Actions approuvé par l’Assemblée Provinciale. Celui-ci vise la relance de l’activité économique, la croissance et l’émergence d’une classe moyenne. Il privilégie la conclusion des partenariats publics privés.

Je m’en vais vous présenter quelques actions amorcées

à ce jour, dans cette perspective :

1. S’agissant du secteur de l’Agriculture, de l’Elevage, de la

Pêche et du Développement rural, un partenariat a été conclu avec la société indienne U.P.L qui a, d’une part, fourni à la Province des semences pour la culture du tournesol et du maïs et, d’autre part, assuré la formation des agriculteurs sur les techniques d’accroissement des rendements.

Dans le cadre de la relance de l’élevage, un protocole

d’accord a été signé avec la Province sœur angolaise de Lunda Norte pour réhabiliter quelques fermes abandonnées. Ce projet a connu du retard ; mais il sera certainement mis en œuvre en 2015.

2. Quant au secteur Forêt, Environnement et Tourisme, le

Gouvernement envisage de signer un contrat avec le Groupe Indien MG Forrest intéressé dans l’exploitation forestière dans le Territoire de Dekese. Ce Groupe a déjà procédé au recensement de différentes essences sur le terrain.

3. En ce qui concerne le secteur des Mines, je voudrais d’emblée vous avouer que la Province ne tire pratiquement aucune ressource de cette exploitation. Aussi, pour le développer, mon Gouvernement prévoit le recensement des titres miniers non exploités dans les délais légaux, en vue de leur réattribution, la tenue d’une table ronde minière pour remettre de l’ordre dans le secteur et la négociation des partenariats avec des opérateurs miniers pour la mise en valeur de ces ressources. Dans ce cadre, je vous informe également que le Gouvernement Provincial a signé un Protocole d’Accord avec la MIBA, pour encourager les contrats d’amodiation.

Mesdames et Messieurs,

Dans le secteur de l’énergie, les efforts du Gouvernement Provincial sont focalisés vers la production de l’énergie électrique et la fourniture d’eau potable. L’énergie électrique permettra au Gouvernement d’industrialiser la Province, de créer de nouveaux emplois, d’augmenter la productivité et de favoriser l’émergence d’une certaine classe moyenne.

A cet effet, le Gouvernement central a initié, avec le

concours du Gouvernement indien, la construction du barrage hydroélectrique de Katende, d’une puissance de 64 Mégawatts répartis à raison de 32 MW pour chacune des deux Provinces du Kasaï.

Par ailleurs, le Gouvernement Provincial a conclu un Protocole d’Accord avec la Société Sud-Africaine MEGATRON FEDERAL, pour la construction à Kananga, sous la formule B.O.T d’un micro barrage hydroélectrique de 3 mégawatts sur la rivière Tshibashi. Cette énergie sera complétée par une centrale solaire de 2 mégawatts qui sera construite par la même société

MEGATRON FEDERAL et dont le financement a déjà été obtenu de la Banque Internationale de Crédit, BIC.

Dans le même ordre d’idée, le Gouvernement Provincial

a intégré dans le Protocole d’Accord signé avec la société chinoise CREC-7, un volet relatif à la construction, toujours en formule BOT, d’un barrage hydroélectrique sur les chutes Mbombo d’une puissance d’environ 15 Mégawatts.

Mesdames et Messieurs,

A propos du secteur des infrastructures, je porte à

votre connaissance qu’en vue de résoudre l’éternel problème du désenclavement de notre Province, après avoir officiellement ouvert deux frontières avec l’Angola dans le Territoire de Tshikapa, le Gouvernement Provincial a conclu un Partenariat avec l’Entreprise Chinoise CREC-7, d’abord pour la construction d’une route de 220 km reliant le Chef-lieu de la Province à la Cité de Kalamba Mbuji située à la frontière avec l’Angola dans le Territoire de Luiza, ensuite, la construction d’un pont d’environ 220 m sur la rivière Kasaï et, enfin, des infrastructures devant accueillir les différents services œuvrant aux frontières.

Par ailleurs, pour la réhabilitation de certaines

infrastructures routières de la Province, une convention a été signée avec la Société Chinoise CREC-8 qui a réhabilité l’Avenue KAMBALA qui mène de la Commune de Kananga où nous sommes, vers celle de Nganza.

Mesdames et Messieurs,

Dans le secteur des transports, le Gouvernement Provincial a acquis auprès de la société SINO HY TRADING CO 30 autobus neufs et ce parc sera complété par 100 motos à trois roues provenant d’un don indien.

Pour une exploitation efficiente de ce matériel, le Gouvernement Provincial est en phase de conclure un Partenariat Public-Privé.

Mesdames et Messieurs,

Pour terminer, je voudrais préciser que mon Gouvernement est disposé de conclure des Partenariats Publics-Privés, avec tout Investisseur intéressé, afin de trouver des solutions rapides aux besoins pressants des populations.

Je reste ouvert à tout échange fructueux et vous

remercie pour votre attention.

Fait à Kananga, le 18 Octobre 2014.

Alex KANDE MUPOMPA

 

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22 octobre 2014

Des hommes d’affaires belges désirent investir au Kasaï-Oriental

 
Le Boulevard Laurent Désiré Kabila dans la Commune de Diulu, ville de Mbuji-Mayi (Kasaï Oriental).Le Boulevard Laurent Désiré Kabila dans la Commune de Diulu, ville de Mbuji-Mayi (Kasaï Oriental).
Des hommes d’affaires belges veulent investir dans les domaines des mines, de l’agriculture, de la santé, de l’industrie et de la construction, au Kasaï-Oriental. Ils ont exprimé leur volonté, samedi 18 octobre, au cours d’un échange avec des membres du gouvernement provincial du Kasaï-Oriental et les opérateurs économiques du coin, à l’Hôtel Kashibu, à Mbuji-Mayi, chef-lieu de la province.

Le gouverneur du Kasaï-Oriental, Alphonse Ngoy Kasanji, a présenté aux opérateurs belges la carte postale de sa province et leur a assuré de la sécurité de leurs investissements en RDC.

Les opérateurs économiques congolais, présents en cette rencontre, ont salué le nouveau partenariat qui se dessine entre le Kasaï-Oriental et la Belgique.

Le gérant de la BCDC à Mbuji-Mayi, a parlé du rôle de la banque dans les transactions commerciales dans cette partie de la RDC.

Conduite par le conseiller à l’ambassade de Belgique à Kinshasa, la délégation d’hommes d’affaires belges a visité les différents sites de Mbuji-Mayi notamment le polygone minier de la Minière de Bakwanga (Miba), le barrage hydro-électrique de Tshala et quelques entreprises privées.

En juin dernier, le Comité de pilotage pour l’amélioration du climat des affaires et des investissements (CPCAI) avait appelé les députés et ministres provinciaux du Kasaï-Oriental à favoriser les investissements dans cette province.

Le CPCAI avait également invité les députés et ministres du Kasaï-Oriental à prendre des décisions pour améliorer le climat des affaires.

Le directeur provincial de la Fédération des entreprises du Congo (Fec) du Kasaï-Oriental, Donique Ilunga, avait salué cette initiative du CPCAI qui, selon lui, permettra à cette province de sortir de la crise économique qu’elle traverse.

radiookapi.net


 

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17 octobre 2014

Kinshasa : mise en service il y a près d’un an, la société Transco va vers la faillite suite à la mauvaise gestion

transKo

Des décaissements de fonds en violation de la sécurité bancaire, des octrois des marchés sans appel d’offre public, ainsi que des écarts entre la consommation réelle de carburant et la somme versée à la station Cobil, telles sont les pratiques qui risquent de mettre en faillite la Société de transport du Congo (TRANSCO) si aucune précaution n’est prise.

Cette sonnette d’alarme a été tirée par le directeur général sortant de la Société de transport au Congo (Transco) Dominique Maussion, dans une note technique adressée aux autorités compétentes.

Selon lui, indique Radio Okapi, cette mauvaise gestion risque de nuire à la pérennité de Transco, en service depuis seulement le 30 juin 2013.

Sur les 500 bus dont dispose Transco, 350 sont exploités sur 13 lignes. Mais, déjà 16 sont immobilisés par manque de pièces de rechange.

Michel Kirumba, directeur intérimaire de Transco, avoue que l’entreprise ne dispose pas de stock de sécurité de pièces de rechange.

Dans sa note technique, Dominique Maussion craint que des lignes soient vite fermées, seulement par manque de pneus.

La subvention mensuelle du gouvernement en faveur de cette entreprise couvre uniquement le carburant, et non le fonctionnement, ni l’amortissement et encore moins l’investissement qui, selon le directeur sortant, s’élève à 22 100 USD par jour pour l’ensemble des véhicules, alors que le prix du ticket de bus est fixé à 500 FC (0,13 USD) par course.

Ce tarif ne peut pas supporter les charges ni permettre à Transco d’investir, d’où le besoin d’une meilleure subvention de l’État, a-t-il affirmé.

De son côté, le ministère des Transports et voies de communication explique qu’il attendait de la RATP, firme française qui aide actuellement dans la gestion de Transco, un «business plan» qui permettrait de corriger les failles. «Business plan» qui n’aurait été transmis que le lundi 13 octobre.

Violation de la sécurité bancaire

Dans sa note technique, Dominique Maussion dénonce également des décaissements de fonds en violation de la sécurité bancaire.

De son temps, affirme-t-il, en guise de sécurité bancaire, les sorties de fonds de Transco, via la Rawbank, n’étaient valables qu’avec au moins trois signatures. Mais le directeur intérimaire de Transco, Michel Kirumba, a ordonné à la Rawbank de ne tenir désormais compte que de sa seule signature à cet effet.

M. Kirumba a aussi payé 15 000 USD cash à une personne physique pour une facture, alors qu’à Transco le plafond pour un payement cash est de 300 USD et qu’au delà de ce montant, il faut soit faire un chèque, soit ordonner un virement bancaire.

Le directeur intérimaire a aussi octroyé le marché de nettoyage des véhicules de Transco à l’ONG Initiative Plus, sans passer par un appel d’offres.

De son côté, Michel Kurumba, qui reconnaît les faits,  justifie ces actions par des raisons d’urgence et de souplesse administratives.

Dominique Maussion dénonce aussi des écarts entre la subvention allouée et la consommation réelle de l’entreprise.

Pour 2013 par exemple, le montant alloué mensuellement par le gouvernement à Cobil était de 900 000 USD, alors que la consommation de Transco n’était que de 300 000 USD.

Contacté par Radio Okapi, les responsables de Cobil se sont engagés à fournir “prochainement” des explications claires à ce sujet.

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08 septembre 2014

Le café de la RDC rapporte plus de recettes que les pétroliers producteurs, mais l’argent va en Ouganda


L’Etat r-dcongolais a perçu quelque USD 400 millions des pétroliers producteurs en 2013. Quasiment autant est escompté pour 2014. Les exportations du  café ont, par contre, rapporté plus de USD 500 millions.

Mais ces recettes sont tombées dans les caisses de l’Ouganda. La RDC ne s’est contentée que du menu fretin : USD 17  millions.
En RDC, le café est essentiellement produit en Ituri  et dans le Grand Nord-Kivu, zones frontalières à l’Ouganda. Ce pays n’est pas, toutefois, un producteur de taille de l’or vert.
 Le café autant que le thé et le cacao sont placés sous la supervision de l’ONC, Office national de café, ex-OZACAF, transformé, voilà presque 4 ans en établissement public. Depuis, les faits générateurs des recettes dans la caféiculture ont connu une inflation créée de bric et de broc. La douane, les services de sécurité, l’administration fiscale provinciale, etc., s’en sont mêlé chacun avec ses taxes et redevances. Voilà qui a occasionné des filières d’exportations frauduleuses des cultures pérennes par l’Ouganda. Où règne l’ordre…administratif. Dépourvu de tout document attestant de leur provenance r-dcongolaise, des milliers des sacs de café qui traversent frauduleusement la frontière sont comptabilisés  dans la production ougandaise.
Ainsi, l’Ouganda s’est-il targué avoir exporté 500.000 tonnes de café en 2013 pour plus de 500 millions de dollars des recettes. La RDC n’a par contre, officiellement, exporté que 8.000 t  de café pour  des revenus de 17 millions de dollars. Les caféiculteurs du Grand Nord-Kivu en ont assez d’enrichir  un Etat certes voisin mais mal porté par l’opinion dans la province du fait de sa politique belliqueuse vis-à-vis de la RDC.
Réunis au sein de l’Association des exportateurs du café de la province du Nord-Kivu, ils l’ont dit  le 28 août dernier,  au ministre de l’Economie et Commerce extérieur, Jean-Paul Nemoyato à qui ils ont remis un mémo visant à réorganiser le circuit de l’exportation des cultures pérennes pour l’intérêt de la RDC. Surtout que la demande mondiale en café est estimée d’ici 2015 à 140-145 millions de sacs (de 60kg). Mais avis d’experts, il y a une réelle volonté politique qui organise le désordre dans ce secteur. Le thé, le cacao, etc., le tabac, ne figurent plus, depuis des lustres,  sur le fichier de la balance commerciale de la R-dC tenu par la Banque centrale. Les recettes des papayes ou des bananes ne sont comptabilisées nulle part. Pourtant c’est dans des camions entiers que ces fruits- naguère à l’origine des tensions (guerre des bananes) au sein de l’OMC- traversent la frontière r-dcongolaise. Notamment par le poste de Bunagana qui rapportait USD 600.000/mois du temps de son occupation par le M23.
Il n’est plus que le café dont les  recettes des exportations sont connues,  et, selon les dernières statistiques rendues publiques par la BCC, ont connu une chute de plus de 30%  depuis 2011.
Le café représentait plus de 60% des recettes d’exportation de produits agricoles de la R-dC jusque dans les années 60. Il rapportait encore près de 15% des revenus d’exportations de l’Etat dans les années 1990, du temps de la période présumée de grande prédation sous Mobutu. Ça vaut quoi le café aujourd’hui ?

POLD LEVI

Posté par lumbamba à 01:14 - - Commentaires [0] - Permalien [#]