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Le professeur Evariste Mabi Mulumba est d’avis que « la République démocratique du Congo a besoin d’une économie de marché pour la production des richesses et pour permettre à l’Etat de jouer le rôle de régulation et d’orientation des choix économiques ».

« Cette politique permettra de limiter aussi son intervention dans le financement des infrastructures de base et d’accorder aux privés la possibilité d’assurer la production des biens et des services », a soutenu le président de la Commission économique, financière et de la bonne gouvernance (Ecofin) du Sénat, dans un exposé aux ateliers du cinquantenaire du Parti lumumbiste unifié (PALU), vendredi 28 novembre 2014 à Kinshasa.

Au motif que « la lecture de l’histoire économique du pays a démontré les limites de l’Etat entrepreneur », il a soutenu que « le changement politique et une véritable démocratisation ne peuvent garantir une meilleure gestion que si les institutions fonctionnent de façon efficace grâce au principe de responsabilité intégrant les sanctions positive et négative ».

Six défis à relever

Pour s’engager dans le processus d’un développement autogéré, la RDC doit, selon le sénateur Mabi, relever les principaux six défis suivants : gouvernance, intériorisation des principes de responsabilité, lutte contre la corruption, émergence d’une classe d’entrepreneurs nationaux, sécurité alimentaire et industrialisation par le développement de l’agriculture.

« La réussite d’un développement durable de la RDC, après l’atteinte du point d’achèvement de l’initiative PPTE( Pays pauvres très endettés), doit reposer sur des piliers solides : une stabilité politique et une paix sociale des politiques macroéconomiques tournées vers l’exportation, une administration efficace, une épargne intérieure forte et la reconnaissance du rôle des ressources humaines en tant que source essentielle et but ultime du développement », a-t-il insisté.

Afin de ne pas retomber dans les mêmes erreurs, le professeur Mabi Mulumba a rappelé la situation économique de la RDC nationale depuis une soixantaine d’années.

Il a fait observer aux participants aux ateliers du PALU que l’économie congolaise avait « évolué en dents de scie », quoique « marquée au début par des performances qui se sont effondrées à la suite de la mauvaise gestion et de la prédation ».