03 juin 2017

KABILA, LES CONGOLAIS NE SONT PAS DUPES!

Réfugiés kasaiens en Angola

Après avoir donné l’ordre de massacrer les pauvres citoyens qui n’aspiraient qu’à vivre paisiblement sur la terre de leurs ancêtres dans le Grand Kasai et après avoir mis sur le chemin de l’exil des milliers de Kasaiens, monsieur Kabila vient se présenter en homme de paix. Il vient jouer à son éternel jeu de théâtre de « consultations des couches de la population pour une paix durable ». Et ce qui est triste dans tout ca est que plusieurs naifs du Kasai Central y ont cru. Combien de consultations populaires a-t-il organisées à Kinshasa et qui sont demeurées sans suite jusqu’aujourd’hui?  Depuis quand on déplore les massacres perpétrés par ses forces de l’ordre sur les civils innocents et pourquoi réagit-il seulement maintenant? Qui pourrait croire en sa bonne foi?

Sa tournée honteuse dans le Grand Kasai est une mise en application de son plan macabre ficelé dans ses petites officines et intentionnellent préparé pour mettre le feu au pays et venir se  présenter comme l’homme de paix pour se maintenir au pouvoir! Nous ne sommes pas dupes!

Nous publions ci-bas un extrait d’une vidéo  d’une télévision angolaise montrant un flux important de Kasaiens, hommes, femmes et enfants, fuyant les massacres des forces de Kabila et allant chercher refuge en Angola.

Lumbamba Kanyiki

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23 avril 2017

BRUXELLES: UNE MESSE DE COMMÉMORATION DES VICTIMES DU SYSTÈME KABILA CE 29 AVRIL 2017

fosse commune tshimbulu

L’association UNION KASAÏENNE DE L’EXTERIEUR(UKE), vous invite à une messe de commémoration des victimes des tueries atroces perpétrées en République Démocratique du Congo notamment dans les provinces du Kasaï, à Kinshasa et à l’Est.

Nous vous prions de prévoir votre contribution financière qui sera collectée ce jour-là afin de soutenir les sinistrés de ces massacres. Merci.

Date : Samedi 29 avril 2017

Heure : 19h00 précises

Lieu : Eglise Saint Charles

Avenue Karreveld, n° 13-15

1080 – Molenbeek-Saint-Jean (Bruxelles)

Pour l’organisation

Union Kasaïenne de l’Extérieur, UKE

M. CAIEMBE Bob, M. DIELA BALANGANAYI Victor,

Responsable des Projets et Finances UKE Président UKE

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15 mars 2017

LES BASHILA-KASANGA RÉCLAMENT COMME PRÉALABLE À LA SOLUTION DU CONFLIT « KAMWINA NSAPU » , LA DESTITUTION D'ALEX KANDE MUPOMPA

LES BASHILA-KASANGA RÉCLAMENT COMME PRÉALABLE À LA SOLUTION DU CONFLIT « KAMWINA NSAPU » AU KASAI CENTRAL, LA DESTITUTION DU GOUVERNEUR ALEX KANDE MUPOMPA

dibaya

L’association sans but lucratif « Les Bashikas » propose dans leur tribune parue dans le journal Le Phare du 14 mars 2017, comme préalable à la solution dans le conflit qui oppose les miliciens de Kamwina Nsapu au gouvernement congolais, la destitution de l’actuel gouverneur Alex Kande Mupompa. Elle lui reproche de n’avoir pas su gérér ce conflit. 

Dans leur tribune parue dans le journal Le Phare d’hier 14 mars 2017, l’association BASHIKAS regrette qu’Alex Kande et les autorités de Kinshasa aient opté pour l’assassinat du chef Kamwina Nsapu alors qu’il aurait tout simplement été arrêté et jugé, si son comportement était jugé contraire à l’ordre public. Ils proposent, comme solution, que  monsieur Alex Kande soit d’abord destitué de ses fonctions de gouverneur du Kasai Central, car étant déjà désavoué par les Bashila-Kasanga, que le gouvernement central reconnaisse sa culpabilité pour avoir tué et humilié leur chef coutumier,  que réparation soit faite et que le corps de leur chef soit enfin restitué à sa famille pour des obsèques dues à son rang et pour préparer la succession.Voici, en pièce jointe, une copie de cette tribune parue dans Le Phare: LES BASHIKAS CRI D ALARME 14 03 2017

Lumbamba Kanyiki

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13 mars 2017

LES CONFLITS CONTRE LES MILICES DE KAMWINA NSAPU, L’HEURE DES NÉGOCIATIONS A SONNÉ

shadari à kananga

Après avoir échoué à imposer la paix par les armes, le gouvernement congolais est enfin à la recherche d’une solution négociée avec les miliciens de Kamwina Nsapu. Une délégation composée de députés kasaiens séjourne déjà à Kananga pour rencontrer les miliciens.

Selon le site d’informations 7sur7.cd qui l’a annoncé, le ministre de l’intérieur Ramazani Shadari conduit une délégation des députés d’origine kasaienne pour tendre la main à la famille du feu Kamwina Nsapu et les miliciens qui affrontent les FARDC depuis le décès du chef coutumier Kamwina Nsapu. Cette démarche intervient à la suite des pressions exercées sur le gouvernement depuis que quelques vidéos circulent sur les réseaux sociaux démontrant des exécutions sommaires et extrajudiciaires, des crimes de guerre et crimes contre l’humanité commis par les soldats tutsi de Kabila sur des hommes, des femmes et des enfants sans armes dans des villages du Kasai Central.

Plusieurs organisations des droits de l’homme et des évêques du Kasai Central avaient proposé une solution négociée pour ramener la paix dans le Grand Kasai, mais monsieur Kabila avait préféré opter pour des méthodes fortes causant mort et désolation au sein de la population du Grand Kasai. Déjà plusieurs organisations des droits de l’homme, toute la communauté internationale et la diaspora congolaise en Europe comme aux Etats-Unis réclament une enquête internationale pour établir des responsabilités et traduire les coupables en justice.

La délégation conduite par Ramazani Shadari pourra ramener la paix souhaitée, mais il n’y aura pas de paix durable sans justice. D’où la nécessité de l’enquête internationale pour établir des responsabilités.

Lumbamba Kanyiki

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23 février 2017

VIDÉO FARDC : LUBAYA REJETTE L’ENQUÊTE ANNONCÉE PAR LE GOUVERNEMENT, ET EXIGE UNE ENQUÊTE INTERNATIONALE

L’Union démocratique africaine originelle (UDA) s’oppose à l’ouverture d’une enquête annoncée par le gouvernement au sujet de la vidéo du massacre contre les civils non armés et qui…

uda lubaya

L’Union démocratique africaine originelle (UDA) s’oppose à l’ouverture d’une enquête annoncée par le gouvernement au sujet de la vidéo du massacre contre les civils non armés et qui incrimine les forces armées de la République démocratique du Congo dans le Kasaï Oriental, et exige une enquête internationale.

« L’UDA Originelle ne croit pas en la sincérité du Gouvernement de Kinshasa à ce sujet et par conséquent, continue à exiger une enquête internationale indépendante pour vérifier les faits et établir les responsabilités. A défaut d’une enquête internationale, l’UDA Originelle exige que soit mise en place une commission d’enquête mixte Gouvernement – MONUSCO – ONG des droits de l’Homme afin de rassurer l’opinion quant à la crédibilité des conclusions de l’enquête. L’UDA Originelle fonde sa position sur le fait que suite aux événements malheureux de la semaine du 19 au 26 janvier 2015 ayant conduit à la disparition de plusieurs personnes, le gouvernement avait annoncé la mise en place d’une commission des hauts magistrats pour enquêter sur le charnier de Maluku. Deux ans après, force est de relever que le gouvernement n’a jamais communiqué ni la composition de ladite commission ni l’état d’avancement de la prétendue enquête encore moins l’audition d’un quelconque témoin. L’UDA Originelle rappelle que pareilles et nombreuses annonces ont été faites dans le passé sans qu’elles n’aient abouti », indique le communiqué rendu public ce jeudi 23 février 2017 signé par Andre Claudel Lubaya, président du parti

Le parti d’Andre Claudel Lubaya exige en outre la démission du ministre de La Défense

« Pour l’UDA Originelle, les massacres commis en plein jour au Kasaï sont constitutifs de crimes d’État, crimes de guerre et crimes contre l’humanité du reste imprescriptibles commis par des agents publics en pleine opération. Le Gouvernement devra s’expliquer devant les instances indépendantes et impartiales pour établir toutes les responsabilités. Dans cette optique, l’UDA Originelle exige la démission de tous les responsables concernés dans la chaîne de commandement, en commençant par le ministre de la défense dont le silence sinon l’indifférence s’apparente à du mépris pour les victimes, leurs familles et pour la nation tout entière. Ce ministre ainsi que ses collègues des Affaires étrangères et de la communication devraient être entendus par les enquêteurs pour leurs opinions officielles contradictoires en rapport avec ces odieux massacres par eux banalisés », a ajouté l’UDA

Dans cette vidéo de près de 8 minutes, publiée la nuit du samedi 19 février 2017 sur les réseaux sociaux, on voit des militaires présumés FARDC en train de massacrer des civils identifiés comme adeptes de Kamwena Nsapu.

Stanys Bujakera

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KASAI CENTRAL: NE JAMAIS CÉDER À LA CAMPAGNE D’INTIMIDATIONS

miliciens de kamwina nsapu tués

Grâce aux réseaux sociaux et aux progrès réalisés dans les nouvelles technniques d’informations, les massacres du Kasai Central interpellent le monde entier. Malgré le démenti du porte-parole du gouvernement Lambert Mende, le vuvuzélateur national, qui a parlé du montage grossier de ces vidéos, plusieurs autres ne cessent de circuler démontrant les atrocités commises par les FARDC et spécialement ce groupe de militaires tutsi écartés de l’Est  et envoyés au Kasai Central en 2013 par Kabila.

De sources de france24, nous apprenons qu’un groupe de hauts magistrats de l’armée a effectué le déplacement vers Kananga pour mener « une enquête impartiale » sur les massacres du Kasai Central. Mais déjà de diverses sources des médias locaux, il s’avère qu’une campagne d’intimidations est exercée par les autorités provinciales et par les militaires sur les journalistes qui enquêtent sur les massacres. Nous demandons dès lors au peuple kasaien d’être vigilant et de ne pas céder aux chantages, menaces et intimidations.

Plutôt que pour une enquête sérieuse, les Kasaiens craignent que ces hauts magistrats soient envoyés dans le but d’effacer des preuves et de proférer des menaces à la population dans le but d’étouffer l’éclatement de la vérité. Ils continuent de réclamer qu’une enquête internationale soit menée et que justice soit rendue pour tous ceux qui ont été fauchés par les balles de la barbarie de Kabila.

Lumbamba Kanyiki

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18 février 2017

KAMUINA NSAPU : CLAUDEL LUBAYA DÉNONCE UNE « POLITIQUE D’EXTERMINATION », AU SUJET DE LA VIDÉO DES PRÉSUMÉS FARDC

lubaya muena congo 1

L’Union démocratique Africaine Originelle(UDAO) exprime son mécontentement face à une vidéo montrant de présumés éléments des FARDC exécutant des individus identifiés comme des adeptes de Kamuina Nsapu dans…

L’Union démocratique Africaine Originelle(UDAO) exprime son mécontentement face à une vidéo montrant de présumés éléments des FARDC exécutant des individus identifiés comme des adeptes de Kamuina Nsapu dans l’un des villages du Kasaï Central.

«Une vidéo circulant sur les réseaux montre, preuve à l’appui, des éléments des Forces Armées de la République Démocratique du Congo, armés et en tenue, en train d’exécuter sans sommation des jeunes gens sans arme et sans défense. Interdites aux âmes sensibles, ces images sont la preuve du plan d’extermination de tout un peuple débuté depuis août 2016 avec l’assassinat du chef Kamuina Nsapu. L’UDA Originelle condamne avec la dernière énergie ces exécutions sommaires perpétrées par des éléments mieux identifiés d’une unité des forces armées et exige une enquête indépendante. », dit l’UDAO dans un communiqué signé ce samedi 18 février 2017 par son président Andre Claudel Lubaya.

« Une politique d’extermination », dénonce ce parti membre de la dynamique de l’opposition.

«Pour l’UDA Originelle, ce qui se passe au Kasaï n’est rien d’autre que la mise en œuvre d’une politique d’extermination progressive de tout un peuple dont le seul tort est son rejet du régime en place. Il s’agit ici d’un crime d’État, crime contre l’humanité et crime de génocide pour lesquels l’UDA Originelle va saisir les juridictions pénales tant nationales qu’internationales afin d’établir les responsabilités », poursuit ce parti qui pointe de doigt accusateur les autorités en place.

«L’UDA Originelle rend l’État congolais entièrement responsable de ces actes de barbarie qui ont conduit l’humanité, il y a 60 ans passés, sous la conduite des nazis, au génocide du peuple juif et tout récemment, au Rwanda, à celui des Tutsis. Le fascisme ne peut être instauré au Congo. L’UDA Originelle y opposera toute sa résistance. Ces crimes d’État ne devraient pas rester impunis »

Jusque-là, aucune autorité de l’armée congolaise ne s’est prononcée quant à cette vidéo. Plusieurs personnes, indignées, sollicitent une enquête indépendante.

Stanys Bujakera/actualite.cd

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FLASH DESC : LES IMAGES BARBARES DES SOLDATS CONGOLAIS AU KASAÏ CENTRAL

soldats de kabila au kasai central

Les images barbares des soldats congolais au Kasaï Central

Ces images d’un autre siècle sont illustratrices du régime de Joseph Kabila qui n’a que faire des Congolais pendant qu’il réarme ses ex-frères d’armes du M23 à l’Est de la République démocratique du Congo.
 L’usage disproportionné de la force et la cruauté des soldats congolais sont contraires aux règles du droit international humanitaire « jus in bello » et méritent une action pénale exemplaire à l’encontre de ces soldats.
 Nous allons analyser minutieusement cette vidéo pour que les responsables de ces actes odieux soient tôt ou tard traduits devant la justice, en commençant par leur hiérarchie.
 La scène se déroule dans  le village de Ntenda, qui est un territoire situé dans le fief du chef coutumier Kamuina Nsapu, dans le territoire de Dibaya au Kasaï Central. Les soldats des FARDC tirent à bout portant contre les adeptes de Kamuina Nsapu armés d’armes blanches et portant des fétiches.
L’ordre de tirer est donné en lingala et en kiswahili : « Nani, betaye na mutu… Mumupinge mu kichwa (visez la tête !) », lance un officier dont l’accent rwandais trahit une unité composite. Quelques pas plus loin, un second ordre est donné : « beta ! ». Les militaires mettent en joue et tirent sans sommation. Des silhouettes tombent. Ordre est donné d’achever les blessés à terre. On ordonne de tirer dans le vagin d’une femmes blessée qui agonisait à même le sol. Pas une seule victime ne portait d’arme à feu comme le montrent les images. Plus tard, on entend quelques noms d’officiers : le Major Nyembo, le Major Pitchou et un certain « Bwana« .
Notre message s’adresse particulièrement, une fois de plus, aux soldats congolais qui pensent servir la Nation en tuant sauvagement leurs propres compatriotes. Ce n’est pas ça l’image d’une armée républicaine. La Nation vous traitera sévèrement dans un avenir proche si vous continuez à servir un autocrate qui se maintient au pouvoir depuis par la force.
Il est temps pour les militaires des FARDC de comprendre que Joseph Kabila n’est pas là pour assurer la Paix au Congo et garantir la Dignité des Congolais, en commençant par vous pauvres soldats infantilisés et clochardisés par ce régime abominable.
C’est maintenant ou jamais de choisir votre camp et d’agir en conséquence. C’est cela aussi le devoir républicain d’une armée censée être l’émanation de la Nation.
PS. Les images sont extrêmement violentes. Cœurs sensibles s’abstenir. Elles méritent d’être publiées pour vous montrer la vraie face du régime de Kabila qui ne mérite plus de diriger la RDC.
Lecteur vidéo

 

Pour information, les autorités sécuritaires congolaises, sur instruction personnelle de Joseph Kabila ont décidé d’inscrire le groupe d’insurgés MPC des adeptes du chef coutumier Kamwina Nsapu parmi les groupes armés prioritaires à liquider compte tenu de la menace grandissante qu’elle représente sur le plan sécuritaire et même économique. La décision a été prise lors de la réunion stratégique du Haut-commandement militaire des FARDC en décembre 2016 ainsi que lors de la réunion du Conseil supérieur de la Défense en début janvier 2017.

Pour mettre en exécution cette décision, un plan des opérations militaires étalées sur trois mois a été élaboré et confié à la 2ème Zone de défense/FARDC pour sa mise en exécution.

Ainsi, des troupes fraîches en provenance de Kinshasa : 1002ème régiment d’infanterie FARDC et deux bataillons de la 11ème brigade commandos des FFR/FARDC ainsi qu’une unité d’appui-feu de la GR composée d’un escadron de véhicules blindés M-53/70 Praga armés de canons bitubes de 57 mm,  des véhicules blindés Bmp-1 équipés de canons de 73 mm, 1 batterie d’artillerie avec des canons automoteurs 2S1 Gvodika de 122 mm, des canons D-20 de 152 mm, des lance-roquettes multiples BM-21 de 122 mm, des lance-roquettes multiples type 63 chinois de 107 mm, une cinquantaine de jeeps Toyota 4×4 équipées de canons anti-aériens de 14,5 mm, 20 mm, 23 mm, 30 mm, 37 mm sont déployés au Kasaï Central. Des unités sont aussi venues de Lubumbashi, notamment 1 bataillon de la 20èmebrigade commandos /FRR et le 691ème régiment d’infanterie /FARDC stationné habituellement à Lubumbashi depuis sa récente relève du territoire de Manono.

Le général-major Dieudonné Banze Lubundji, chef d’état-major de l’armée de terre, a installé son PC (poste de commandement) avancé à Kananga pour mieux superviser les opérations militaires.

Selon des sources militaires, les territoires de Luiza, Dimbelenge, Tshikapa, Demba, Kabeya Kamuanga sont entièrement nettoyés avec force et sans ménagement, sur ordre. Seules des poches de résistance subsistent en territoire de Dibaya (territoire d’origine du défunt chef coutumier Kamuina Nsapu).

DESC demande urgemment à la MONUSCO de déployer ses unités dans la province du Kasaï Central plutôt que de se contenter des condamnations non suivies d’actions concrètes de protection des populations et de stabilisation sur le terrain.

DESC lance aussi un appel à tous les notables du grand Kasaï, du régime comme de l’opposition, à condamner fermement cette guerre contre les populations congolaises menées par Joseph Kabila. Vous serez comptables et redevables un jour de votre responsabilité politique morale suite à votre indifférence face aux massacres de vos frères et sœurs. Cet appel vaut également pour tous les notables Ne Kongo qui cautionnent ou gardent silence face aux exactions du régime de Kabila dans le Kongo Central et à Kinshasa contre les adeptes de Bundu dia Mayala. Joseph Kabila a pour plan de mettre toute la RDC à feu et à sang pour décréter un état d’urgence afin d’instaurer un nouvel ordre politique autocratique au pays en essaimant insidieusement des poches de violence un peu partout sur le territoire congolais.

Jean-Jacques Wondo Omanyundu

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03 février 2017

UN TSHISEKEDI MORT EST ENCORE PLUS PUISSANT QU’UN TSHISEKEDI VIVANT!

tshisekedi messag

La nation congolaise pleure Tshisekedi Wa Mulumba, le père de la démocratie congolaise. Les Congolais regrettent qu’il les aient laissés alors que la libération de la RDC n’est pas effective. Je viens de lire sur Internet une soeur qui a écrit: « Seigneur, Moise est mort; suscite en nous un Josué pour le passage de ce Jourdain! »

Le message que je m’en vais vous donner est un message d’espoir. Car, faisant siennes les croyances de nos ancêtres, Birago Diop nous dit dans le souffle des ancêtres que les morts ne sont pas morts.

« Ceux qui sont morts ne sont jamais partis.
Ils sont dans l’ombre qui s’éclaire.
Et dans l’ombre qui s’épaissit,
Les morts ne sont pas sous la terre.
Ils sont dans l’arbre qui frémit,
Ils sont dans le bois qui gémit,
Ils sont dans l’eau qui coule,
Ils sont dans la case, ils sont dans la foule.
Les morts ne sont pas mort. »

(Extrait de « Le souffle des ancêtres » de Birapo Diop)

Par sa mort physique, Tshisekedi Wa Mulumba est devenu esprit, un esprit fort qui continuera à vivre parmi nos ancêtres. Cet esprit se répandra sur tous ceux qui garderont son enseignement et qui continueront la lutte pour la sauvegarde des valeurs démocratiques et le bien-être du peuple congolais. « Le peuple d’abord ». Restant fermes dans les croyances de nos ancêtres, nous soutiendrons que l’esprit de Tshisekedi Wa Mulumba vous donnera du courage et vous fortifiera dans votre lutte pour la vraie démocratie et pour votre bien-être.

Tenez donc bon, vaillant peuple congolais! Revenez à vos racines et croyez-y fermement. Dans votre lutte de libération du Congo, lors de vos marches et manifestations, invoquez Tshisekedi Wa Mulumba et envoyez-le devant vous! Il vous soutiendra, il vous guidera et il vous accompagnera vers la victoire certaine. Car nous croyons fermement qu’un Tshisekedi mort est plus puissant qu’un Tshisekedi vivant.

Lumbamba Kanyiki

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HOMMAGE DE L’IDGPA ET DU CONSTITUTIONNALISTE ANDRÉ MBATA À ETIENNE TSHISEKEDI

TSHITSHI 1

Etienne TSHISEKEDI était un NON CATEGORIQUE aux antivaleurs et LE PLUS GRAND COMBATTANT pour l’Etat de droit dans l’histoire de la RD Congo

 Il avait consacré sa vie au service de notre peuple et à la lutte pour l’avènement d’un Etat de droit démocratique dans notre pays. Jeunes, étudiants, vieux, hommes et femmes, nous avons tous été influencés par son combat pour la dignité humaine. Dans un environnement corrompu marqué par la dépravation des mœurs, le vagabondage, la transhumance  ou l’inconstance politique, Etienne Tshisekedi avait cru comme Nelson Mandela qu’il y avait des valeurs pour le respect desquelles nous devrions être prêts à sacrifier nos vies s’il en était besoin. Comme Madiba, il avait compris que notre vie ne valait la peine que si elle était mise au service de notre peuple et que l’objectif primordial de la politique était de servir et non amasser des biens matériels du reste éphémères pour soi-même, ses membres de famille, et ses courtisans. Alors que l’amour de l’argent et du pouvoir pour le pouvoir ainsi que la migration permanente s’imposaient comme une manifestation flagrante de l’immoralité du plus grand nombre des politiciens congolais, il était le symbole même de la constance et de la moralité en politique. Premier congolais docteur en droit, il aura donné des leçons à plusieurs générations de professeurs, maîtres, avocats, magistrats, et étudiants en droit qui avaient vendu leurs âmes au Léviathan.

Etienne Tshisekedi est entré « debout » dans l’histoire de la RDC comme le plus grand leader politique de notre temps. Il était incontestablement le père mais aussi la sentinelle de la démocratie au Congo. Je me souviens encore de l’honneur qu’il m’avait fait en me recevant à l’hôtel Sunnyside  de Johannesburg en Afrique du Sud pour échanger avec lui sur l’Etat de droit dans notre pays à quelques heures de son entrée triomphale à Lubumbashi où il entamait sa campagne pour l’élection présidentielle de 2011 qu’il avait gagnée sans avoir pour autant exercer l’imperium qui lui était dénié par la force des armes. Comme Gandhi, il était apôtre de la non-violence et jusqu’au soir de sa vie terrestre, il était resté sourd à ceux qui avaient cherché à le convaincre du contraire. C’est en rassembleur qu’Etienne Tshisekedi prend place aux côtés d’autres illustres filles et fils que la Nation congolaise aura enfantés.

Le NON d’Etienne Tshisekedi était un NON CATEGORIQUE à toutes les antivaleurs, à toutes les formes de corruption morale, et à toutes les compromissions contre son peuple alors les deux doigts de sa main droite levés en signe de V (victoire) demeureront à tout jamais un symbole populaire de détermination et d’assurance de la victoire éternelle contre la dictatureEtienne Tshisekedi était une icône. Entré dans l’éternité avec son emblématique « moniéré», il est devenu lui-même un dieu qui non seulement nous regarde mais aussi nous accompagne dans notre lutte inexorable pour un Etat congolais debout, prospère,  démocratique et social.

Nous avons eu le rare privilège d’être des contemporains de cet homme né au centre  du pays alors que Kimbangu avait déjà commencé sa lutte qui avait été formé plus tard à l’école de Patrice-Emery Lumumba qui comme un météore avait éclairé et mis un terme à la longue nuit de la dictature coloniale. Etienne Tshisekedi n’était absolument pas un saint, mais un homme en chair et en os, capable du bien et du mal. Il savait reconnaître ses erreurs et les corriger. Comme Moïse qui était d’abord à la cour du Roi Pharaon, il avait su se soustraire lorsqu’il avait reçu l’appel et abandonner tous les privilèges auxquels il avait droit durant le règne du Maréchal Mobutu pour se rapprocher de son peuple. Le « Leader Maximo » était notre « Moïse national » et comme celui de la Bible, il nous aura fait traverser la « Mer rouge » sans pour autant entrer lui-même dans la « Terre promise » qu’il aura sûrement vue de loin.

Il était une référence pour les valeurs de constitutionnalisme, d’Etat de droit et des droits humains que nous avons toujours défendues. Jamais un homme ne se sera battu autant que lui pour la démocratie au Congo indépendant. Ni l’or, ni l’argent, ni les avantages matériels n’auront réussi à le détourner de son idéal de changement et d’Etat de droit démocratique dont il rêvait pour son peuple. Le Sphinx de Limete était inflexible et s’est élevé comme une pyramide pour apprendre aux générations présentes et futures l’attachement aux valeurs éternelles.

La politique se définissait pour lui suivant son slogan de campagne électorale de 2011: « Le peuple d’abord ». Si les sud-africains chantent « Mandela, akekho afana naye » (Mandela, nul n’est comme toi), nul n’est certainement pas comme Etienne Tshisekedi et nul ne sera comme lui. Tantôt arrêté, tantôt renvoyé dans son village, tantôt déclaré fou,  il avait mené une vie de luttes et de privations. Tant d’années en prison, en relégation ou en résidence surveillée n’auront pas réussi à entamer le moral du « Combattant suprême pour la démocratie et l’Etat de droit au Congo ». La lutte était devenue sa propre vie, convaincu qu’il était qu’aucun système injuste, corrompu, et autoritaire qui prive les droits à tout un peuple ne pourrait durer pour toujours.

Décédé à 84 ans, un âge souvent choisi pour la retraite éternelle des prophètes, Etienne Tshisekedi n’a pas droit à un deuil, mais plutôt une fête nationale dans tous les sens des mots. C’est une nation unie qui doit remercier Dieu pour ce don prestigieux qu’il lui avait fait et en même temps rendre hommage à un homme dont la lutte a été étroitement liée à celle de son peuple. En même temps, les Congolais devraient en profiter pour s’interroger sur ce qu’ils auront fait individuellement et collectivement pour bâtir un Congo plus beau qu’avant au cœur de l’Afrique suivant le serment fait à la postérité et consigné dans l’hymne national.

Sa simplicité était étonnante et déconcertante. Il n’aura pas passé son temps à construire des palais, des hôtels, des fermes ou à amasser des biens pour lui-même et sa famille pendant que son peuple vivait dans la misère. Il combinait l’intégrité absolue, l’amour de la liberté, la justice et le respect des droits de tous. Son nom et son « moniéré» resteront liés pour toujours au combat contre l’oppression de son peuple et toutes formes d’injustices.

Il est difficile de trouver des mots justes pour rendre justice à Etienne Tshisekedi tant les superlatifs ne suffisent plus. Il n’était pas seulement l’une de plus grandes figures politiques congolaises, mais il surpassait de la tête et des épaules tous les autres politiciens des temps actuels. La RDC et l’Afrique ont perdu un héros. En l’affranchissant de la peur, Tshisekedi était devenu le plus grand libérateur de son peuple. En outre, comme un véritable leader, il avait compris qu’il n’avait pas à se laisser bercer par les sirènes ni les chants de djalelo ou de wumela entonnés par des courtisans et autres thuriféraires ou tambourinaires du pouvoir. Sa mort est une immense perte non seulement pour la RDC, mais aussi pour  l’Afrique et le monde. Il nous a appris à poser des actes et aussi à prendre des risques pour défendre nos idéaux.

En décidant d’entrer dans l’éternité le premier jour du mois de février, Etienne Tshisekedi aura choisi une manière bien solennelle d’inaugurer les activités programmées par l’Institut pour la Démocratie, la Gouvernance, la Paix et le Développement en Afrique (IDGPA) pour commémorer le 11eme anniversaire de la Constitution adoptée par notre peuple les 18 et 19 décembre 2005 et promulguée par le Président de la République le 18 février 2006.

Au-delà des discours de tous bords, que ce soit dans les rangs de ses  fidèles, de ses adversaires, de ceux qui l’auront vilipendé ou trahi au cours de sa carrière politique de plus d’un demi-siècle ou ceux qui se sont toujours réclamés de lui ou porté son « moniéré» sans vraiment épouser ses valeurs et son combat, la meilleure façon de lui rendre hommage sera de continuer son combat pour l’Etat de droit démocratique et l’alternance politique attendue par l’ensemble de notre peuple à la suite des élections libres devant être organisées en décembre 2017 suivant la loi que les politiciens congolais au pouvoir et dans l’opposition s’étaient imposée dans l’Accord conclu le 31 décembre 2016 sous l’égide de la Conférence épiscopale nationale congolaise (CENCO).

Déjà trouvée est la réponse à la question de savoir qui lui succédera à la tête du Conseil national du suivi de l’application de l’Accord (CENSA). C’est le peuple lui-même à qui il avait toujours demandé de se prendre en charge qui le fera désormais dès lors que chacun dira : « Je suis Tshisekedi. J’exige la restauration de l’ordre constitutionnel et l’alternance en 201 ». Le peuple ne le fera pas dans le cadre de l’Accord tout comme il ne siègera pas dans un bureau quelconque offert par la CENCO. Par des moyens pacifiques lui reconnus par la Constitution, il le fera dans les écoles et les universités disséminées à travers le pays. Il le fera dans les rues et sur d’autres places publiques. Il le fera dans les villes tout comme il le fera dans les villages et dans la Diaspora.

Tout en le remerciant pour l’ouverture solennelle des activités du « Mois de la Constitution » et de son 11eme anniversaire, l’IDGPA se joint à sa famille et au peuple congolais tout entier pour rendre hommage à cet homme exceptionnel.

André Mbata Mangu

Directeur exécutif de l’IDGPA

Professeur des Universités E-mail : amangu@idgpa.org

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