31 mars 2014

Ce lundi à Fatima : Convention de « Sauvons la RDCongo »

Initialement prévue du vendredi 28 au lundi 31 mars 2014 à la paroisse Notre Dame de Fatima, la Convention de la plate-forme politique « Sauvons la RDCongo » n’a pu se tenir aux dates susindiquées, à cause de l’indisponibilité du site retenu pour ce faire.

C’est finalement l’unique journée de ce lundi 31 mars qui a été accordée aux délégués des FAC (Forces Acquises au Changement) de Martin Fayulu, de l’UNC (Union pour la Nation Congolaise) de Vital Kamerhe et de la Société Civile pour leurs travaux.

            Les participants devraient à cet effet se livrer à une séance-marathon dont les thématiques devraient chercher et trouver des réponses aux stratégies électorales arrêtées par la Majorité Présidentielle lors de sa réunion du jeudi 21 mars à Kingankati. Les affiliés de «Sauvons la RDCongo» s’inquiètent notamment des velléités de modification des modes des scrutins pour les élections locales, municipales, urbaines, provinciales, sénatoriales et présidentielle, sous la pieuse formule du « suffrage indirect », constatées chez les faucons de la famille politique du Chef de l’Etat. Ils se disent prêts à s’opposer énergiquement à toute révision constitutionnelle.

La « Convention » de Fatima devrait aussi faire l’état des lieux de la situation de crise socio-économique du pays et proposer des solutions alternatives en vue d’atténuer la misère des masses laborieuses.

            Le point devrait également être fait au sujet de la pétition que «Sauvons la RDCongo» fait circuler en vue de réunir le plus grand nombre possible de signatures des Congolais en vue de déclencher le mécanisme parlementaire devant déboucher sur le changement de leadership à la CENI (Commission Electorale Nationale Indépendante). Tout ce qui va être adopté aujourd’hui à Fatima sera coulé sous forme de « Résolutions ».

Eric Wemba

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Kasaï-Occidental : des moustiquaires et produits nutritionnels détournés

 
Ouverture d’un ballon des moustiquaires imprégnées dans un centre de santé à Kinshasa, pour la distribution à la population par le Programme National de Lutte contre le Paludisme(PNLP). Radio Okapi/Ph. John Bompengo

Des médicaments et des intrants sanitaires destinés à des formations sanitaires pour une distribution gratuite ont été détournés. Ils sont actuellement vendus sur le marché au Kasaï-Occidental. Le secrétaire exécutif des structures de la Société civile œuvrant dans le secteur sanitaire, Kenir Kenandi Ngandu a invité samedi 29 mars les autorités à décourager la vente de ces produits. Le ministre provincial de la santé, Nicolas Kanyonga a indiqué que des mesures ont déjà été prises dans ce sens.

La vente de ces produits risque de rendre difficile la lutte contre certains problèmes sanitaires dans la province, selon la Société civile.

En effet, ces structures affirment que dans les intrants vendus sur le marché, on retrouve des moustiquaires qui devraient contribuer à lutter contre le paludisme ainsi que des Plumpy nuts [pâte énergétique prête à l'emploi sans dilution, ni préparation préalable, à base d'arachide à haute valeur nutritionnelle pour enfants souffrant de malnutrition] destinés à faire baisser le taux de malnutrition global aigu. Ces produits sont destinés à la distribution gratuite et non à la vente.

« Une personne qui est en bonne santé ne peut pas consommer  ces produits thérapeutiques qui contiennent des hormones. Les enquêtes ont révélé que neufs territoires sur dix disposent d’enfants et de femmes avec des taux de malnutrition aigus. Ce sont des personnes vulnérables auxquelles sont destinés ces produits », explique Kenir Kenandi Ngandu.

La Société civile plaide donc pour que les personnes impliquées dans ce détournement soient  traquées et poursuivies, et que les médicaments et les autres intrants sanitaires  reviennent dans le circuit normal pour répondre aux problèmes auxquels font face les hôpitaux et centres de santé.

radiookapi.net

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Une manifestation mercredi à Bruxelles contre la venue du président rwandais Paul Kagame

Trois mouvements d’opposition rwandais ont appelé dimanche à une «grande manifestation» mercredi à Bruxelles pour protester contre la venue en Belgique du président Paul Kagame pour participer au 4ème sommet UE-Afrique le 2 et 3 avril prochains. «La plate-forme des organisations politiques FDU-INKINGI (Forces démocratiques unifiées, non reconnues, dont la présidente Victoire Ingabire Umuhoza a été condamnée à quinze ans de prison après être rentrée d’exil aux Pays-Bas),

RNC (Congrès national du Rwanda) et Amahoro People’s Congress invitent leurs membres et sympathisants, ainsi qu’autres personnes éprises de paix et de justice, à se mobiliser en masse et venir soutenir cette grande action citoyenne», indiquent ces mouvements.

 

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Des présidents et leurs peuples

Le pays de Nelson Mandela est-il encore une vraie et authentique démocratie ? Nous allons avoir l'occasion de le vérifier.

Jacob Zuma est, vous le savez, son troisième président de la période postapartheid, commencée il y a vingt ans. Il a succédé à Thabo Mbeki en mai 2009 ; son premier mandat tire à sa fin et, candidat du parti majoritaire, l'African National Congress (ANC), il est assuré d'être réélu en mai prochain pour un dernier mandat de cinq ans.

Avant même d'être porté à la présidence, Jacob Zuma a vu son intégrité et sa rigueur contestées et, dans l'exercice de la fonction présidentielle, il a fait montre d'un laxisme à la limite de l'acceptable.

*

Il y a deux ans, les plus vigilants de ses concitoyens lui ont reproché d'avoir dépensé 23 millions de dollars (16 millions d'euros) d'argent public pour réaménager luxueusement, à Nkandla, une résidence secondaire qui est sa propriété personnelle. Lui-même et son gouvernement ont justifié cette dépense extravagante - et surtout sa prise en charge à 100 % par l'État sud-africain - par la nécessité d'assurer la sécurité du président, même lorsqu'il se trouve chez lui, en week-end.

Mais l'Afrique du Sud étant une démocratie dotée de contre-pouvoirs - qui fonctionnent -, la réponse de Jacob Zuma et de son gouvernement n'a pas été prise pour le mot de la fin ou le fameux "circulez, il n'y a rien à voir".

Sans que cela soit considéré comme offensant pour le président, l'affaire a été confiée au médiateur de la République ("public protector").

*

Disposant de moyens humains et financiers adéquats, ce dernier, qui se trouve être une femme, Thuli Madonsela, a pris son temps - deux ans - pour chercher la vérité. L'ayant trouvée, la médiatrice a eu le courage de la consigner dans un rapport de 443 pages.

Elle en a présenté les conclusions devant la presse le 19 mars et a rappelé que l'institution, inspirée de l'exemple suédois, fait partie des innovations du nouveau système constitutionnel sud-africain : le public protector peut être saisi par de simples citoyens ou par les partis d'opposition. Il s'appuie sur cet autre contre-pouvoir qu'est une presse libre, et c'est d'ailleurs à partir d'un article publié par le Mail & Guardian, le 4 décembre 2009, qu'elle a ouvert son enquête.

Un professeur de droit constitutionnel, Pierre de Vos - qui n'a pas requis l'anonymat -, a saisi le public protector, en application de l'article 182 de la Constitution de 1996.

*

Les conclusions de la médiatrice sont très sévères pour Jacob Zuma et son gouvernement, qui ont vainement invoqué des raisons de sécurité pour empêcher la publication de son rapport.

Le président échappe de justesse à l'infamie d'être rendu, personnellement et directement, responsable des surcoûts, abus et autres dysfonctionnements. Mais le rapport établit qu'une bonne partie des 23 millions de dollars dépensés à tort et à travers étaient destinés à assurer le confort, voire à satisfaire les goûts de luxe de la famille Zuma.

On cite des étables, des poulaillers, une piscine, deux héliports qui auraient dû être édifiés hors de la propriété et ainsi bénéficier à la ville de Nkandla.

L'abus de biens publics est patent, le gaspillage flagrant : la résidence secondaire de Jacob Zuma aura coûté à l'Afrique du Sud vingt fois plus que celle de son prédécesseur.

L'actuel président est sommé de rembourser à l'État une partie importante, mais qui reste à chiffrer, des 23 millions de dollars. Et de sanctionner ses ministres fautifs.

Il n'a aucune possibilité de s'y soustraire et a promis une réponse dans le délai imparti (quatorze jours).

*

L'affaire exposée ci-dessus confirme que Jacob Zuma, à l'opposé de Mandela et de Mbeki, est dangereusement laxiste ; il ne voit aucun mal à ce que de l'argent public glisse dans ses poches et celles de sa famille.

En cela, il ne fait pas preuve d'originalité, car il se comporte comme les chefs d'État ou de l'exécutif des autres pays - africains ou non - qui ont la possibilité de profiter ainsi, abusivement, de leur présence au pouvoir et d'en faire profiter indûment leurs proches.

Ne se laissent pas aller à cette facilité ceux qui en sont empêchés par de vrais contre-pouvoirs, apanages des véritables démocraties.

N'y songent même pas les chefs de l'exécutif de ces modèles de démocratie que sont les petits pays d'Europe du Nord (Suède, Norvège, Danemark). Eux vivent aussi sobrement que leurs concitoyens et ne bénéficient d'aucun avantage. "Je m'occupe moi-même de mes filles, je fais les courses et lave mon linge", a pu dire récemment Helle Thorning-Schmidt, la Première ministre du Danemark.

*

Le gouvernement sud-africain ? Il s'est comporté comme les autres bureaucraties d'État. Elles sont en général lourdes, dispendieuses, inaptes à éviter les dépassements de budget ; et mettent tout leur zèle à satisfaire le chef et à le protéger des critiques.

En France, pays plus évolué que l'Afrique du Sud et où la démocratie est plus ancienne, un tel projet au profit de François Mitterrand, Jacques Chirac ou Nicolas Sarkozy, par exemple, aurait été réalisé à peu près de la même façon et avec les mêmes erreurs.

Et, in fine, aurait suscité contre lui, grâce aux contrepoids de la justice et de la presse, les mêmes oppositions.

*

Le chef d'État d'un très grand pays et qui est au pouvoir depuis moins d'un an a surpris ses concitoyens et le monde entier, il y a peu, par un geste qui, pour être calculé, n'en est pas moins significatif.

Xi Jinping, nouveau président de la République de Chine, s'est présenté à l'heure du dîner, le 28 décembre, à Pékin, devant un restaurant populaire de la chaîne Qingfeng, sans aucun garde du corps ni le moindre journaliste. Il a fait la queue, puis s'est installé à une table parmi les clients ordinaires, médusés, a commandé, comme eux, un repas simple à 21 yuans (2,50 euros) et l'a mangé en silence.

Il s'en est allé ensuite, seul et à pied, après avoir salué poliment ses compagnons de dîner.

Toute la Chine l'a appris dès le lendemain grâce aux réseaux sociaux, et même s'ils n'ont pas été dupes, les Chinois ont saisi la signification du geste : "Oncle Xi nous a montré qu'il était un homme du peuple..."

*

Avec ses 53 millions d'habitants, soit 5 % de la population du continent, l'Afrique du Sud en est encore la première économie, mais talonnée par le Nigeria, trois fois plus peuplé.

Elle est, en même temps, pour le moment, en dépit d'inégalités sociales criantes, sa démocratie la plus aboutie.

Il faut espérer que le second mandat du laxiste président Zuma ne conduira pas à sa rétrogradation.


Lire l'article sur Jeuneafrique.com : Ce que je crois | Des présidents et leurs peuples | Jeuneafrique.com - le premier site d'information et d'actualité sur l'Afrique

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30 mars 2014

Troubles à Lodja: l’administrateur du territoire suspendu et traduit en justice

 
Hopital général de Lodja, lors d’une visite des quelques responsables des agences des Nations unies en RDC le 18/1/2003. Ph- Don John

L’administrateur du territoire de Lodja est suspendu de ses fonctions et remplacé par le commissaire du district de Sankuru. Trois autres personnes mises à la disposition de la justice sont transférées à Mbuji-Mayi. Pendant ce temps, le commandement de la police à Lodja change de mains. Ainsi en a décidé dimanche 30 mars à Lodja le conseil provincial de sécurité du Kasaï-Oriental, quatre jours après les troubles qui ont fait un mort, des blessés et plusieurs dégâts matériels dans cette cité.

D’après les premiers éléments des enquêtes menées sur place, l’administrateur du territoire, Sylvain Kankolongo, est impliqué dans les troubles qui ont secoué la cité de Lodja du 25 au 26 mars. Il est suspendu de ses fonctions, «jusqu’à nouvel ordre». En attendant, le commissaire de district de Sankuru  qui se trouve à Lusambo est, rappelé à Lodja pour le remplacer.

Une autre mesure prise par le conseil provincial de sécurité porte sur la suspension de toutes les activités de deux mutualités: l’Union des ressortissants de Katako Kombe et de Lubefu (Unikalu) et la Notabilité rénovée de Lodja (Norelo). Les présidents de ces deux mutualités sont en justice, où ils sont poursuivis pour leur implication  dans les échauffourées du mardi dernier à Lodja.

Aucune réunion de ces mutualités ne peut se tenir. Selon les enquêteurs, ces mouvements véhiculent des messages qui ne favorisent pas la paix.

Le président des conducteurs de taxi-motos est aussi poursuivi pour avoir saisi une moto sans qualité ni droit, ce qui  constitue le fait déclencheur de toute la tension, déclare le ministre provincial de l’Intérieur, Hippolyte Mutombo.

A cause des insuffisances dans le commandement de la police sur terrain, le commandant district de la police à Lodja «perd son poste », a indiqué, Hippolyte Mutombo, sans dévoilé le nom de son remplaçant.

L’administrateur, les deux leaders de mutualités et celui des motards, qui sont mis à la disposition de la justice, ont été transférés depuis dimanche à Mbuji-Mayi.

Les autres membres du conseil de sécurité sont rentrés sur Mbuji-Mayi. Tandis que le ministre provincial  de l’Intérieur, les policiers venus de la capitale provinciale restent à Lodja pour le suivi de toutes ces mesures.

Mardi 25 mars dernier, les affrontements entre les jeunes des quartiers Okita Ndeke et Lokenye avait fait un mort, trois blessés (deux policiers et l’administrateur du territoire) et entraîné la destruction de trente-quatre bâtiments.

Une dette contractée par un chauffeur de taxi-moto du quartier Lokenye auprès du leader de ceux d’Okita Ndeke serait à la base de ces incidents, qui ont duré deux jours.

radiookapi.net

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Kinshasa: suspendu pour 21 jours, le journal “Congo News” rejette la décision du Csac

 
Mukebayi Nkoso, journaliste. Radio Okapi/ Ph: John BompengoMukebayi Nkoso, journaliste. Radio Okapi/ Ph: John Bompengo

Le journal Congo News, un bihebdomadaire d’informations générales paraissant à Kinshasa, est suspendu à titre conservatoire pour une durée de 21 jours. Le Conseil supérieur de l’audiovisuel et de la communication (Csac) a pris cette décision dans un communiqué dont une copie est parvenue, samedi 29 mars, à Radio Okapi.

Cet organe de régulation des medias congolais reproche au journal d’avoir publié un article contenant une fausse information, des propos diffamatoires et des accusations sans preuves portant atteinte à l’honneur et à la dignité humaine.

Le Csac dit avoir pris cette décision après que la Maison civile du chef de l’Etat a déposé une plainte contre Congo News qui, dans on édition du 25 mars, a publié un article faisant état d’une rencontre secrète entre l’épouse d’Etienne Tshisekedi et une personnalité proche du chef de l’Etat.

Dans un communiqué parvenu dimanche 30 mars à Radio Okapi, le directeur de publication de « Congo News », John Tshingombe, a regretté que le Csac ait pris une telle décision sans au préalable lui notifier. Il dit se fonder sur cette «irrégularité » pour considérer cette décision de nulle et de nul effet. « En conséquence, le journal Congo News continuera à paraître comme d’ordinaire chaque mardi et vendredi de la semaine », a indiqué John Tshingombe.

Selon lui, l’article incriminé n’a pas pourtant compromis les intérêts vitaux de l’Etat aussi longtemps qu’il a traité d’une rencontre entre le chef de la Maison Civile du chef de l’Etat et l’épouse d’Etienne Tshisekedi. «Que le public nous permette d’exprimer notre indignation sur l’instrumentalisation du Csac qui parle de mettre fin à la quête du sensationnel alors que les faits sont avérés », a poursuivi le directeur de publication de « Congo News ».

radiookapi.net

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28 mars 2014

Le mandat de la Monusco prorogé jusqu’au 31 mars 2015

 
Des militaires tanzaniens de la Brigade d'intervention de la Monusco lors de leur arrivée à Goma (Photo Clara Padovan)Des militaires tanzaniens de la Brigade d'intervention de la Monusco lors de leur arrivée à Goma (Photo Clara Padovan)

Le Conseil de sécurité de l’ONU a adopté vendredi 28 mars la résolution 2147 renouvelant pour un an le mandat de la Mission de l’Onu pour la stabilisation en RDC (Monusco) et de sa brigade d’intervention. Cette force créée l’année dernière et composée de soldats du Malawi, d’Afrique du Sud et de Tanzanie, est chargée spécifiquement de neutraliser les groupes armés en menant des opérations offensives ciblées dans l’Est de la RDC.

Les membres du conseil de sécurité ont félicité la Monusco, ainsi que sa Brigade d’intervention, de l’effet positif que leur action a eu sur la paix et la stabilité dans cette partie du pays.

Après l’adoption de la résolution 2147, l’ambassadeur de la France à l’Onu, Gérard Araud, cité par l’AFP, a déclaré que la création de cette brigade a été « une avancée déterminante ». « Nous avons testé la Brigade d’intervention et elle fonctionne, nous espérons qu’elle pourra servir de modèle pour l’avenir si nécessaire », a-t-il ajouté.

La brigade a notamment appuyé l’armée congolaise pendant l’offensive contre les rebelles du M23. Après avoir occupé plusieurs localités de la province du Nord-Kivu pendant plus d’une année, ces rebelles ont été défaits en novembre 2013.

Pour Gérard Araud, « la fin de la rébellion du M23 ne doit pas faire oublier la nécessité de continuer la neutralisation des groupes armés » actifs dans l’Est de la RDC comme les FDLR et les rebelles ougandais de l’ADF-Nalu. « C’est une priorité importante du Conseil », a-t-il indiqué.

radiookapi.net

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Les soldats tutsis mutés au Kasai Occidental terrorisent la population. Autorité provinciale impuissante

Der abtrünnige Tutsi-General Laurent Nkunda.

Depuis un certain temps, les habitants du Kasai Occidental et principalement du chef-lieu Kananga vivent dans une insécurité grandissante suite aux attaques nocturnes que mènent les soldats tutsis mutés sur ordre de Kabila peu avant le début de la guerre du M23. C'est chaque nuit qu'ils s'introduisent dans les maisons des pauvres habitants où ils tuent et pillent leurs biens. D'après les informations en notre possession, ils font des fois des descentes au sein de la population où ils tuent sans rien emporter. L'autorité provinciale est incapable de maîtriser la situation qui les dépasse.

Ces militaires d'origine tutsi sont pour la plupart des Rwandais infiltrés comme les Kunda, Ntaganda et Makenga au sein de notre armée pour déstabiliser le système et balkaniser la RDC.

L'opinion se rappellera qu'en avril 2012 un millier de soldats du Nord-Kivu et plus particulièrement de la 811e Région militaire avaient été mutés vers Kananga sur ordre de Kabila pour éviter la concentration des militaires d'origine tutsie au Nord-Kivu. Ces militaires, pour la plupart "mixés" aux FARDC, refusaient de se rendre dans d'autres provinces afin de défendre les Tutsis qu'ils croyaient menacés de génocide par les FDLR.

La population de Kananga demande à Kabila de se pencher sur ce dossier et débarrasser les Kanangais de ces malfrats qui les terrorisent sur leur propre territoire. Car, trop, c'est trop.

Lumbamba Kanyiki

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Conseil de sécurité : la France se fait l’avocat de la RDC

Mandats de la Monusco et de la Brigade d’intervention. Chaudes empoignades au Conseil de sécurité de l’ONU où le Rwanda espère tirer la couverture de son côté dans le renouvellement des mandats de la Monusco et de la Brigade d’intervention des Nations unies.

Il se greffe à cet effet sur les exceptions soulevées par la Russie et la Chine, consistant à dissocier le mandat de la Monusco de celui de la Brigade d’intervention. Comme toujours, la France a pris la défense de la RDC, soutenant un renforcement de la présence onusienne en RDC. Le Conseil de sécurité est donc mis devant ses responsabilités ? Va-t-il par conséquent se détourner de sa mission de stabilisation de la partie Est de la RDC ?

C’est hier jeudi 27 mars que la question de renouvellement du mandat de la Monusco a été soumise à l’arbitrage du Conseil de sécurité des Nations unies.  Par la même occasion, l’organe de décision des Nations unies devait aussi débattre de la reconduction du mandat de la Brigade spéciale d’intervention déployée sur le territoire congolais dans la zone trouble de l’Est du pays. La résolution, qui vise autant la Monusco que la Brigade des Nations unies, prévoit un renouvèlement d’une année pour chacune de ces deux composantes de la Monusco.

Gardé au secret depuis un temps, le projet de résolution a finalement filtré mardi soir des couloirs des Nations unies. L’on sait désormais que les membres du Conseil de sécurité sont loin de s’accorder sur ce projet.

Selon les sources internes des Nations unies, c’est la Russie et le Rwanda qui ont rompu le silence en ramenant à la surface les graves dissensions qui minent le Conseil de sécurité concernant le dossier de la RDC. Les mêmes sources rapportent que la France, porte-étendard de cette résolution tout en faveur de la République démocratique du Congo, a eu des discussions avec les deux membres précités du Conseil de sécurité, dans le but de dissiper d’éventuels malentendus. Ces discussions, notent les mêmes sources, étaient censées déboucher sur un nouveau projet, à soumettre finalement à l’approbation du Conseil de sécurité hier jeudi 27 mars.

LES POINTS DE DIVERGENCE

Les échos en provenance de New York, siège du Conseil de sécurité des Nations unies, font état de graves divergences au sein du Conseil de sécurité des Nations unies. L’essentiel des divergences porterait, souligne-t-on, sur le format idéal du mandat à reconnaître à la Brigade spéciale d’intervention des Nations unies.

Des pays, tels que la Russie appuyée dans une certaine mesure par la Chine, se montrent réticents sur le rôle reconnu actuellement à la Brigade d’intervention des Nations unies. Selon eux, cette brigade, qui dispose aujourd’hui d’un mandat plus offensif que dissuasif, devait en principe opérer dans le cadre restreint et standard de toute mission de maintien de la paix des Nations unies. Ce que redoute la France, se référant, à ce propos, sur les résultats engrangés par la Brigade spéciale d’intervention des Nations unies, couronnée finalement par le démantèlement de l’ex-mouvement rebelle du M23.

C’est depuis la semaine dernière que les membres du Conseil de sécurité, rapporte-t-on, négocient la résolution portant sur le renouvellement du mandat de la Monusco. S’il existe un consensus sur la nécessité de renouveler le mandat basé sur un langage similaire à la Résolution 2098 qui institue la Brigade d’intervention des Nations unies, il y a cependant plusieurs points de discorde.

Au-delà de la délimitation du mandat exact de la Brigade spéciale d’intervention, les pays fournisseurs de contingents de la Monusco ont exprimé des réserves sur le rôle actuellement joué par les troupes onusiennes sur le théâtre des opérations. Par conséquent, ils ont préféré voir le Conseil de sécurité se coller davantage aux principes de base du maintien de la paix, de l’impartialité et de non usage de la force, soutenant qu’une ligne de démarcation soit clairement tracée entre la Brigade d’intervention et le reste de la MONUSCO.

La Russie, qui se fait le chef de file de ce courant, soutenue dans sa démarche par la Chine, a fait remarquer que la mise en œuvre de la Brigade d’intervention devait être conditionnée par une référence spécifique au consentement des pays fournisseurs des contingents.

Au cours des consultations préliminaires au Conseil de sécurité, la Chine et la Russie ont exprimé leur inquiétude quant à la sécurité des Casques bleus de la MONUSCO à la lumière des opérations de la Brigade contre les groupes rebelles. Pour la Russie, lorsqu’il s’agit d’engager la Brigade dans la neutralisation des groupes armés - des tâches qui, soutient-elle, ne figurent pas dans le mandat de la Monusco - les pays associés à la Brigade devaient préalablement être consultés.

Comme on pouvait s’y attendre, le Rwanda, pays maintes fois indexé dans la déstabilisation quasi permanente de l’Est de la RDC, a soutenu cette option. Le contraire aurait évidemment étonné, dans la mesure où la mise en œuvre de la Brigade d’intervention des Nations unies a fait sensiblement évoluer la situation dans l’Est de la RDC, jusqu’à la déroute en novembre 2013 des ex-rebelles du M23.

Le Rwanda, qui a vu ses ambitions annexionnistes s’ébranler totalement avec l’intervention de la Brigade spéciale des Nations unies, ne pouvait que soutenir l’option tracée par la Russie. Il ne pouvait pas en être autrement. Car pour le Rwanda, la Brigade d’intervention a consacré la fin de son aventure militaire dans la partie Est de la RDC. Réduire et restreindre le mandat de la Brigade d’intervention des Nations fait donc la part belle au Rwanda. Cette option va dans le sens de raffermir davantage les ambitions du Rwanda dans son plan de déstabilisation permanente de la partie Est de la RDC.

L’AXE KINSHASA-PARIS SE PORTE BIEN

Heureusement que la RDC peut compter sur le soutien sans faille de la France. Dans des moments difficiles, la RDC a toujours bénéficié de l’appui de la France. Toutes les résolutions prises au Conseil de sécurité en faveur de la RDC porte la marque de Paris. Autant de raisons pour redynamiser davantage l’axe Paris-Kinshasa.

Si la France prend fait et cause pour les intérêts de la RDC dans les instances de décision des Nations unies, les dirigeants congolais devaient en même temps s’activer à faire entendre leur voix. C’est aussi une façon d’aider ceux qui veulent bien appuyer la RDC. Ne dit-on pas que « la charité bien ordonnée commence par soi-même ».

La RDC ferait donc mieux de se mobiliser pour faire passer son message, avant que les autres, à l’instar de la France, ne prennent le relais. Même absent du Conseil de sécurité, la voix de la RDC doit résonner dans les couloirs, les portes et fenêtres des Nations unies. La condition essentielle pour mettre les amis en confiance et les pousser davantage vers plus de soutien au pays.

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Tueries à Kananga : le député Clément Kanku tire une sonnette d’alarme


Le député national Clément Kanku Bukasa wa Tshibuabua a informé, hier jeudi 27mars, l’Assemblée nationale qu’une stratégie humaine est en train de se passer à ce moment dans la province du Kasaï Occidental, précisément dans la ville de Kananga.

L’élu du peuple a donné cette nouvelle dans une motion d’information présentée au cours d’une séance plénière organisée dans la salle des Congrès du Palais du peuple, siège du parlement de la république.

« Des actions de type terroristes sont menées dans les familles et, vraisemblablement, l’autorité provinciale est impuissante. On ne peut pas imaginer la terreur dans laquelle vit la population de Kananga aujourd’hui, quand on voit que ce sont des unités combattantes venues de l’Est qui sont en train de commettre ces faits », a indiqué Clément Kanku, ajoutant que la population du Kasaï-Occidental demande à la représentation nationale de prendre des dispositions pour que l’opinion sache ce qui se passe.

De l’avis du motionnaire, le ministre de l’intérieur est mieux placé pour éclairer la 2ème chambre législative à ce sujet, parce que c’est lui qui a la sécurité du territoire national.
Estimant que cette situation a des ramifications, le député a souhaité que le ministre de la Défense soit associé à cette tâche, pour permettre à l’Assemblée nationale de prendre ses dispositions, afin de mettre un terme à cette stratégie.

C’est chaque jour que des gens entrent dans des maisons, terrorisent tout le monde et parfois tuent, sans rien prendre “, a expliqué l’auteur de la motion, invitant l’Assemblée nationale à compatir avec la population et à trouver une solution pour que “ ces gens sachent que finalement les députés travaillent et qu’ils n’oublient pas ce drame ».

Dans sa réaction, le président de la chambre basse à demandé à Clément Kanku de prendre contact avec le rapporteur du bureau à ce propos.
Marcel TSHISHIKU

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