15 août 2012

Mobilisation générale contre l'agression à l'Est L'Opposition sollicite un face-à-face avec Kabila !

Kabila officier rwandais

Pour les ténors de l'opposition parlementaire, la crise qui secoue en ce moment la nation dans sa partie orientale dépasse le cadre jugé restreint des concertations entre le gouvernement et la classe politique. L'implication directe du Chef de l'Etat, en vue d'une réévaluation sans complaisance de la situation du pays, est indispensable.

Dans leurs concertations, les opposants estiment que la vraie solution à l'instabilité qui reprend à l'Est, passe par une autopsie de toutes les causes profondes de la crise actuelle. Pour eux, c'est mettre la charrue avant les bœufs et aller ainsi droit dans le mur, si l'on ne se limitait qu'à réagir à la simple manifestation de l'agression rwandaise en cours.

Toute la classe politique, la Société civile, l'Eglise ainsi que toutes les autres forces vives de la nation doivent se retrouver dans un cadre formel et régulier autour du Garant de la Nation. C'est carrément un de dialogue national que proposent les opposants. Une rencontre où, sur des bases égalitaires, toutes les sensibilités nationales vont se retrouver pour discuter de tout. Même des sujets qui peuvent fâcher.

Cette démarche s'inscrit donc en faux contre le mode de mise en place du Groupe consultatif national dont l'officialisation est intervenue le samedi 4 août au Palais de la Nation. On reproche la désignation unilatérale et la cooptation solitaire grâce à laquelle ledit groupe a été mis en place. On voudrait plutôt que la démarche s'inscrive dans le cadre d'une concertation et d'une consultation horizontale.

Cette position se trouve aussi défendue par la co-médiation internationale animée par le Révérend-père Moka et l'ancien président ghanéen John Kufuor. Cette dernière demande prestement au président Kabila de désigner, suivant les dispositions constitutionnelles en vigueur, des personnalités devant convoquer de toute urgence un cadre de médiation, et de concertation nationale.

Les angles

Le plus intéressant et encourageant dans toutes ces démarches croisées, c'est que personne ne fait de quartier aux agresseurs. Personne ne propose de négocier avec le Rwanda et surtout pas avec le M23. Sur cette question capitale, tous les Congolais, quel que soit leur bord, émettent sur la même longueur d'onde. Fait rarissime qui fera date dans les annales de l'histoire.

Tout le monde ne prône que la mobilisation générale. Il y a seulement divergence quant au chemin à emprunter pour arriver à cet impératif nationale.

Que ce soit sous la formule actuellement en vigueur, à savoir le Groupe consultatif national ou la Commission Gouvernement-classe politique d'une part ; et le dialogue ou la Consultation nationale autour du Chef de l'Etat pour d'abord résoudre nos différends internes, il y a déjà une avancée significative.

Ce n'est donc pas par hasard que l'ennemi observe une trêve relative sur le théâtre des opérations. En tout état de cause, il redoute, plus que quiconque, l'instant fatal où toutes les forces vives du Congo vont coaliser autour du Garant de la Nation.

Ce jour-là, en tout cas, même sous embargo des armes, la Rdc va constituer une puissance redoutable capable de déplacer n'importe quelle montagne. Surtout cette mascarade nous imposée par le Rwanda sous le nom de M23. Puisse tout le monde comprendre l'urgence de l'heure et arrondir rapidement ses angles.

LP

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Kananga : un député provincial accuse les militaires d’avoir perquisitionné son domicile sans mandat

 
Siège de l'Assemblée provinciale du Kasaï-Occidental à Kananga.Siège de l'Assemblée provinciale du Kasaï-Occidental à Kananga.

Dans une plainte adressée à l’auditeur supérieur, le député provincial, Léon Mudilele accuse sept militaires de l’auditorat de Kananga (Kasaï-Occidental) d’avoir emporté lundi 13 août dix mille dollars américains et deux motos qu’ils ont trouvés dans son domicile. Selon lui, cette perquisition « sans mandat » de sa maison, en son absence, est une violation de l’immunité dont il bénéficie en qualité de député provincial.

« C’est l’argent que je venais de récupérer à la banque. Nous sommes immunisés conformément à la constitution. Je me demande bien de quoi il s’agit au juste et je demande que justice soit faite », a affirmé le député Léon Mudilele.

L’auditeur militaire de Kananga, le major Neney, dit ne pas croire que ses militaires ont emporté l’argent de la maison du député parce que depuis le déroulement des faits, la victime refuse de faire sa déposition à l’auditorat.

Concernant les deux motos, le major Neney précise que ces engins ont été récupérés dans une maisonnette se trouvant dans la parcelle du député en présence de son fils.

La même source ajoute que le neveu du député qui est inspecteur à l’auditorat a frauduleusement acquis ces deux motos, après avoir commis des abus sur les habitants de Bilomba et Lunyeka.

radiookapi.net

 

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De nouvelles incursions rwando-ougandaises renforcent le M23



Des sources de la Société civile du Nord-Kivu nous informent que des troupes rwandaises et ougandaises sont en train de renforcer les mutins du Mouvement du 23 mars, M23. Les populations des groupements Bweza et Kisigari, chefferie de Bwisha, dans le territoire de Rutshuru viennent d'informer de l'entrée massive de militaires rwandais, depuis la nuit de jeudi 9 août. L'essentiel de troupes s'est concentré ce week-end à Mbuzi avec comme plan d'appuyer les rebelles du M23 dans le lancement de prochaines attaques simultanées sur Kibumba et Goma.

Selon un document de la Société civile dont L'Observateur a obtenu copie, certains civils affirment avoir été pris de force par les mutins du M23 obligés pour transporter des minutions et autres matériels de guerres (emballés en colis) jusqu'à Rugari et sur d'autres lignes de front.

Pour ces civils, les troupes du M23 sont entassées dans une école adventiste entre Rugari et Kibumba, surplombant sur une petite colline.

Pendant ce temps, soulignent des sources concordantes, le M23 aurait pris le soin de dégarni r ses positions de Bunagana, Ntamughenga, Biruma, Kalengera, Rubare, Rutshuru-centre, Kiwanja et Mabenga pour renforcer leurs positions au tour de Goma. Ls rebelles du M23 ont été vus avec de nouvelles Jeeps pimpant neuf, de nouveaux matériels de guerre, des motorola et autres nouveaux outils de communication.

Les rebelles du M23, selon la même source, seraient en train de s'ouvrir un passage dans le parc national de Virunga pour contourner les ceintures des FARDC et sortir par

Mugunga-Kibwe, pour l'aéroport en passant par Kabutembo (Camp-Butembo), un quartier autour de l'aéroport de Goma. En réalité, lorsque les jours passés, l'on observait des mouvements des éléments du M23 vers Kichanga-Mweso, dans le territoire de Masisi, ceux-ci cherchaient à se frayer un passage par le parc pour atteindre la route Goma-Sake, étant donné qu'à ce moment les bruits de leurs bottes se font entendre autour de Sake.

Certaines indiscrétions révèlent que, dans leur plan diabolique, les rebelles comptent couper la route Goma-Sake avec pour objectif ultime la récupération de la ville de Goma dans moins de 4 jours.

Dans l'entre temps, du côté du territoire de Rutshuru, la même source signale la présence des troupes ougandaises dans le territoire de Beni. En effet, la nuit de mercredi 8 à jeudi 9 août, vers 20h, environs deux bataillons d'éléments de l'armée ougandaises, The Uganda People's Defence Force (UPDF) sont entrés par Kyamukove, dans la chefferie de Bashu, à l'est du territoire, voisin du village de Kayanza, groupement de Lake-Katwe, en territoire de Bukonzo-West, en district de Kasese. Ces éléments auraient foncé vers Karuruma, dans le Graben, en chefferie de Bashu. Ils seraient en train d'envisager de lancer des assauts sur les localités de Kyavinyonge (territoire de Beni), Vitshumbi (territoire de Lubero), Kyondoo et Nyakakoma (territoire de Rutshuru) avec pour objectif le contrôle de la voie lacustre sur le lac Edouard.

Avec leurs alliés, on rapporte qu'ils seraient en train de planifier de prochaines attaques sur la ville de Butembo, en passant par la cité de Kyondo (40km-est de Butembo).

La Société civile du Nord Kivu profite de cette occasion pour alerter les membres du gouvernement central, en prenant à témoin l'opinion tant nationale qu'internationale face à ces nouvelles menaces du M23. Elle attire en même temps l'attention du Conseil de sécurité des Nations unies sur l'ampleur de l'agression rwando-ougandaise contre la RDC.et l'invite à prendre des mesures urgentes pour éviter de nouveaux massacres des populations et de nouvelles catastrophes humanitaires.

Les manœuvres du M23 appuyés par leurs parrains rwandais et ougandais montrent à suffisance l'échec du sommet de Kampala en Ouganda en début de ce mois. Car, alors que la RDC compte beaucoup sur la prochaine Force neutre internationale, le Rwanda et l'Ouganda, dont elle ne veut voir en faire membres, mettent ce moment au profit pour renforcer leurs poulains du M23 sur les lignes de front.

Leur objectif ultime étant de déstabiliser la province du Nord-Kivu à partir du territoire de Rutshuru déjà conquis, en vue d'étendre le contrôle sur la ville de Goma, chef-lieu de la province du Nord-Kivu ainsi que les autres villes et territoires.

Une fois atteint cet objectif, les mutins du M23 sont convaincus d'une chose : contraindre le Gouvernement à céder aux négociations avec eux et empêcher toute éventuelle mise en place d'une quelconque Force neutre internationale pouvant éradiquer le M23, les FDLR et les autres forces négatives.

Le Rwanda et l'Ouganda étant défavorables au déploiement de cette force, jouent à l'hypocrisie, au malin, à la mauvaise foi et profitent de la trêve observée sur les lignes de fronts pour renforcer leur rébellion.

 
Kléber Kungu

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Appel à la mobilisation générale - Tout le monde à La Haye le 17/08/2012

france-rwanda tribune

17 août 2012 - 11 à 14 heures -  LA HAYE (Pays-Bas) : Rwandais et Congolais déposent plainte devant la CPI   Dépôt d’une requête auprès du Procureur de la CPI relative à l’ouverture d’une information aux fins d’engager des poursuites pénales contre J. Kabila, P. Kagamé, Y. Museveni et consorts en vertu de l’article 15 du Statut de Rome

http://aprodec.blog4ever.com/blog/lire-article-467504-9468869-depot_d_une_requete_aupres_du_procureur_de_la_cpi_.html

Pour tout renseignement relatif notamment à la mise à la disposition des manifestants d’un transport collectif au départ de Bruxelles vers la Cour Pénale Internationale de La Haye, l’APRODEC asbl vous invite à contacter dès maintenant les organisateurs via les adresses suivantes :
-  le FDU : 0032.499.20.04.39 ;  e-mail : info@fdu-rwanda.org
-  l’APRODEC asbl: 0032.484.92.58.36 ;  e-mail : aprodecasbl@gmail.com

Venez nombreux !!!!    -   Edifice de la Cour pénale internationale - Maanweg, 174 - NL - 2516 AB, La Haye   Plan d'accès : http://www.icc-cpi.int/NR/rdonlyres/5F7FC0E6-01A2-4DE5-A4B2-46A10F3B1947/139833/Comment_se_rendre_a_la_Cour_penale_internationale.pdf

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Dépôt d’une requête à la CPI contre Paul Kagame, Joseph Kabila et Y. Museveni le 17.08.2012 à la Haye

Dépôt d’une requête auprès du Procureur de la CPI relative à l’ouverture d’une information aux fins d’engager des poursuites pénales contre J. Kabila, P. Kagamé, Y. Museveni et consorts en vertu de l’article 15 du Statut de Rome.

( Télécharger la version PDF: http://www.blog4ever.com/blog/fichier-1121558-209158-467504.html )

 

 Prestation de serment du nouveau Procureur près la Cour Pénale Internationale

Madame Fatou BENSOUDA

La Haye, le 15 juin 2012

   « La CPI devrait mettre fin à l’impunité généralisée dans la région des Grands Lacs »

Le 17 août 2012, l’APRODEC asbl - en sa qualité d’ONG membre de la coalition pour la Cour Pénale Internationale (www.iccnow.org/) (1) - déposera auprès du Procureur de la Cour Pénale Internationale (CPI) une requête relative à l’ouverture d’une information aux fins d’engager des poursuites pénales contre les responsables politiques et militaires de l’ex-mouvement rebelle monoethnique dénommé « le Front Patriotique Rwandais (FPR) »  [lequel avait renversé le Président rwandais Juvénal HABYARIMANA en 1994. Néanmoins, avant l’invasion du Zaïre en 1996, le FPR devenu l’armée Patriotique du Rwandaise (APR) s’est mué successivement sur le territoire Congolais (ex-Zaïre) en AFDL, RCD-Goma, faux FDLR et faux Mai-Mai, en CNDP (…) et finalement en M23.  L'épopée meurtrière du FPR aura coûté la vie à plus de 250.000 réfugiés Hutu rwandais et 6 à 8 millions de civils Congolais],   en l’occurrence Hippolyte KANAMBE alias Joseph KABILA, Paul KAGAME, James KABAREBE, Azarias RUBERWA (…) Laurent NKUNDABATWARE, Jules MUTEBUSI, Bosco NTANGADA ce dernier étant sous le coup d’un second mandat d’arrêt délivré par la Cour Pénale Internationale, Sultani RUTANZIZA alias Sultani MAKENGA, Innocent ZIMURINDA, Delphin KAHIMBI, Bernard BIAMUNGU, Jean-Pierre BIYOYO, Baudouin NGARUYE, Innocent KAINA d’une part et d’autre part, les responsables politiques et militaires ougandais notamment Yoweri MUSEVENI et consorts, l'État ougandais ayant déjà été condamné par la Cour Internationale de Justice (CIJ) pour agression du territoire congolais ; ainsi que leurs soutiens internationaux notamment certains hauts responsables politiques et militaires occidentaux auxquels il faut rajouter les responsables de sociétés multinationales actives dans le pillage de matières premières en République Démocratique du Congo. De même, certains responsables politiques et militaires de la République Démocratique du Congo sont aussi concernés par cette requête notamment les ministres successifs de la défense notamment CHIKEZ DIEMU,Charles MWANDO SIMBA de nationalité belge ; les ministres de l’intérieur notamment Denis KALUME, Adolphe LUMANU ; les chefs d’état-major de FARDC notamment « le caméléon » James KABAREBE (lequel a assumé successivement les fonctions de chef d’état-major général de l’armée rwandaise, puis actuellement les fonctions de ministre rwandais de la défense,) KISEMPIA SUNGILANGA, Didier ETUMBA ; les Commandants de la police nationale notamment Raüs CHALWE de nationalité belge, John NUMBI et Charles BISENGIMANA. Par ailleurs, les responsables politiques et militaires de FDLR sont pour la plupart déjà sous le coup de poursuites pénales devant la Cour Pénale Internationale et la justice Allemande, tandis que ceux du LRA sont toujours en liberté notamment Joseph KONY.  Du reste, tous les responsables politiques et militaires de groupes armés qui ont commis des crimes en République Démocratique du Congo depuis l’entrée en vigueur du Statut de Rome sont aussi concernés par la précitée requête de l’APRODEC asbl.

L’APRODEC asbl a fondé sa requête sur des éléments de preuve (matérielle), probants et corroborés notamment les rapports d’enquête de l’APRODEC asbl comprenant des témoignages directs ou indirects; les rapport déclassifiés de la CIA et ceux des Ambassadeurs des USA en poste à Kinshasa et Kigali; les rapports d’autres chancelleries occidentales; les rapports des Experts de l’ONU (MONUC/MONUSCO/OHCHR/OCHA); les rapport des ONG internationales (Human Rights Watch, Amnesty International, FIDH (…) Women’s Initiatives for Gender Justice, Croix Rouge, Médecins sans frontière, Global Witness); les rapports des ONG congolaises (Ligue des Electeurs, Groupe Lotus, Voix des Sans Voix, CODHO (…) Toges Noires, ASADHO, APRODIVI); les rapports de missions internationales d’observation électorale notamment la mission d’observation de l’Union européenne (MOE-UE RDC) et le Centre Carter; les documents photos, audio et vidéos; les livres pertinents publiés par différents auteurs notamment Charles ONANA, Pierre PEAN (…) Honoré NGBANDA; ainsi que les coupures de la presse nationale et internationale. Etc.

Dans ce cadre, l’APRODEC asbl présentera au Procureur d’autres éléments de preuve relatifs notamment aux crimes de guerre et crimes contre l’humanité commis contre les civils en pleine Ville Province de Kinshasa en 2006 et 2007, et ce, pendant les conflits armés qui ont opposé les forces gouvernementales appuyées notamment par la garde de Hippolyte KANAMBE et les soldats de l’armée angolaise d’une part et d’autre part, la garde de Jean-Pierre BEMBA; les massacres successifs des adeptes du mouvement politico-religieux dénommé Bundi-Dia-Congo ; les assassinats systématiques des journalistes notamment Franck NGIKE, Serge MAHESHE et BAPUWA MWAMBA ; les assassinats systématiques des défenseurs des droits de l’homme notamment Pascal KABUNGULU, Floribert CHEBEYA et Fidèle BAZANA sur ordre direct de Hippolyte KANAMBE; les assassinats d’opposants politiques notamment l’assassinat et la mutilation du cadavre du Bruxellois Armand TUNGULU MUDIANDAMBU par la garde personnelle de Hippolyte KANAMBE alias Joseph KABILA. Etc. De même, tout récemment, les violations massives de droit international humanitaire - devant les caméras de la presse internationale - par les forces de l’ordre et la garde personnelle de Hippolyte KANAMBE pendant la période électorale de 2011 seront aussi largement documentées.

A cet égard, l’APRODEC asbl soutient qu’il existe d’une part des bases raisonnables permettant au Procureur  de croire que des crimes relevant de la compétence de la Cour ont été commis en République Démocratique du Congo et d’autre part, des sérieux motifs raisonnables de croire que les personnes susvisées sont pénalement responsables, au titre d’auteur, coauteur ou complice en vertu des articles 25 et 30 du Statut de Rome ou alternativement au titre de chef militaire ou supérieur hiérarchique, et ce, pour négligence et/ou défaut de prévoyance en vertu de l’article 28 du Statut de Rome. Ceci, pour les crimes de guerre[attaque contre des civils non armés, déplacement forcé des populations, transfert direct ou indirect par la puissance occupante d’une partie de sa population civile dans le territoire occupé, meurtre, viol, mutilation notamment des membres et des organes génitaux chez les femmes et castration chez les hommes,)  torture, enrôlement forcé de civils et d’enfants soldats, pillage notamment des matières premières. Etc] ; pour les crimes contre l’humanité [attaque contre des civils non armés, meurtre, viol, mutilation notamment des membres et des organes génitaux chez les femmes et castration chez les hommes,  torture. Etc] ; et pour le crime de génocide de 6 à 8 millions de civils, commis - en toute impunité - en République Démocratique du Congo, et ce, depuis le 17 juillet 2002 date d’entrée en vigueur du Statut de Rome, à ce jour.

En ce qui concerne les poursuites pénales en vertu de l’article 25 du Statut de Rome, l’APRODEC asbl a mis en évidence l’existence d’un plan crimineld’attaque systématique à grande échelle contre des civils non armées (…) Et de pillage systématique des matières premières en République Démocratique du Congo.  A titre indicatif, l’APRODEC asbl a démontré sur base d’éléments matériels irréfutables [lesquels ont été corroborés plus tard notamment par la mission internationale d’observation électorale de l’Union européenne (MOE-UE RDC)] que le fichier électoral congolais a été grossièrement falsifié par la Commission électorale nationale indépendante (CENI) avec la complicité active de l’assistance internationale notamment la division électorale de la MONUSCO, le PNUD/PACE, la firme belge ZETES, la société HIDS une filiale de la firme française HOLOGRAM Industries et consorts. Ceci, pour faciliter la réélection frauduleusement Hippolyte KANAME alias Joseph KABILA comme Président de la République et les députés nationaux de sa mouvance politique d’une part et d’autre part, pour couvrir les crimes de meurtre et de génocide, et ce, en repeuplant - épisodiquement et systématiquement à la suite de massacres planifiés - les territoires « vidés » de leurs populations autochtones par d’autres populations allochtones, en l’occurrence des faux réfugiés congolais rwndophones et les membres de la famille de soldats étrangers venus fraîchement du Rwanda et d’ailleurs, lesquels ont pour objectifs, entre-autres, la balkanisation de la partie Est de la République Démocratique du Congo.(2)

Par ailleurs, l’APRODEC asbl souligne avec force que le conflit armé qui fait rage dans l’Est de la République Démocratique du Congo présente aussi un caractère international suite à la participation direct et indirecte notamment de l’armée rwandaise et de l’ougandaise. A ce sujet, le Conseil de sécurité réunies en date du 30 juillet 2012 sous la présidence de Monsieur Gérard ARAUD Ambassadeur de la République Française - agissant en vertu du Chapitre VII de la Charte des Nations Unies - a donné une injonction positive au Procureur de la Cour Pénale Internationale conformément à l’article 13 du Statut de Rome, en ces termes :

« (…) Les membres du Conseil de Sécurité demandent instamment au M23 et à tous les groupes armés (y compris les FARDC, l'armée rwandaise et ougandaise, nous ajoutons) de cesser toute forme de violence, y compris les violences sexuelles ainsi que le recrutement et l’emploi d’enfants-soldats. Ils demandent aux institutions pertinentes(notamment le Procureur de la CPI, nous ajoutons) du de veiller à ce que toutes les violations des droits de l’homme fassent l’objet d’enquêtes et à ce que les auteurs soient tenus responsables de leurs actes… » (Cf. La résolution du Conseil de sécurité des Nations Unies portant les références SC/10736 AFR/2425). s les violations des droits de l’homme fassent l’objet d’enquêtes et à ce que les auteurs soient tenus responsables de leurs actes."

 

Au moment où l’armée rwandaise (M23/CNDP) contrôle entièrement le vaste territoire de Rutshuru dans le Nord-Kivu, Joseph KABILA rigole à gorge déployée devant Paul KAGAME et Yoweri MUSEVENI

lesquels sont pénalement responsables de la nouvelle agression contre la RDC son « prétendu pays. »

Ceci, lors de la Conférence internationale sur la région des Grands Lacs -

Kampala, le 7 août 2012.

L'APRODEC asbl fait observer que suite à la publication du rapport du groupe d’Experts de l’ONU (S/2012/348) datant du 13 juin 2012 lequel démontre sur base des éléments de preuve matérielle pertinente l’implication du Rwanda dans la déstabilisation de la République Démocratique du Congo, Hippolyte KANAMBE alias Joseph KABILA et son gouvernement n’ont curieusement jamais rappelé pour consultation l’Ambassadeur de la République Démocratique du Congo en poste à Kigali la capitale du Rwanda. Plus grave, le pouvoir illégitime et illégal de Hippolyte KANAMBE lequel est issu de la fraude électorale du 28 novembre 2011 n’envisage nullement de déférer au Procureur de la Cour Pénale Internationale (CPI), en vertu de l’article 14 du Statut de Rome, la situation relative aux graves crimes relevant de la compétence de la Cour lesquels ont été commis sur le territoire congolais par les soldats de l’armée rwandaise lesquels agissaient sur ordre de leurs supérieurs hiérarchiques. De même, à ce jour, l'État congolais n’a jamais déposé plainte devant la Cour Internationale de Justice (CIJ) contre le Rwanda pour sa responsabilité pénale dans les multiples crimes d’agression commis par celui-ci contre son territoire. Ceci, aux fins d’obtenir gain de cause et demander réparation en se fondant à juste titre sur la jurisprudence internationale y relative. Voir l’Arrêt du 27 juin 1986, Affaire des activités militaires et paramilitaires au Nicaragua (Nicaragua c. États-Unis d'Amérique). Voir aussi la décision du 26 avril 2012 rendu par le Tribunal spécial pour la Sierra Leone, dans laquelle Charles TAYLOR l’ancien Président du Liberia a été reconnu pénalement responsable de crimes de guerre et crimes contre l’humanité à cause du soutien militaire qu’il a apporté aux rebelles en Sierra Leone.En conséquence, l’APRODEC asbl soutient que Hippolyte KANAMBE dit Joseph KABILA distrait la population congolaise et la Communauté internationale lors qu’il envisage uniquement les solutions politique, diplomatique et militaire comme étant les seules solutions nécessaires pour résoudre les problèmes récurrents d’insécurité et de violation massive du droit international humanitaire sur le territoire congolais par les groupes armées ainsi que par les armées rwandaise et ougandaise. Ceci, alors qu’en l’espèce, la solution judiciaire est la voie obligée pour mettre un terme à l’impunité dont jouissent les groupes armés d’une part et d’autre part, les régimes rwandais et ougandais. De ce fait, l’APRODEC asbl conclut que Hippolyte KANAMBE alias Joseph KABILA ancien soldat du Front Patriotique Rwandais est lui-même auteur, coauteur ou complice des dites agressions étrangères contre les populations civiles congolaises.

L'APRODEC asbl informe que sa requête est soutenue non seulement par des ONG congolaises et internationales de défense des droits de l’homme particulièrement les ONG membres de la Coalition pour la Cour Pénale Internationale, mais aussi par d’autres organisations de la société civile congolaise.  A cet effet, l’APRODEC asbl a l’insigne honneur d’annoncer que le dépôt de sa précitée requête aura lieu le même jour que celui contre Paul KAGAME et consorts formulée conjointement par les partis politiques rwandais d’opposition notamment le FDU-INKINGI présidé par Madame Victoire INGABIRE UMUHOZA laquelle est une prisonnière personnelle de Paul KAGAME, ainsi que le Rwanda National Congress (RNC) présidé par l'ancien chef d'état-major général de l'armée rwandaise Faustin KAYUMBA NYAMWASA et le colonel Patrick KAREGEYA deux anciens proches collaborateurs de Paul KAGAME. Cette dernière requête est soutenue par les Associations rwandaises notamment JAMBO asbl, le Centre de Lutte contre l’Impunité et l’Injustice (CLIIR), ainsi que le Réseau International des femmes pour la Démocratie et la paix (RIFDP- Hollande, Belgique) ( http://www.fdu-rwanda.com/fr/english-rwanda-dr-congo-rwandans-and-congolese-to-bring-president-paul-kagame-to-the-international-criminal-court-

icc#more-1728 )

De ce qui précède, l’APRODEC asbl invite particulièrement les Congolais, les Rwandais, ainsi que leurs Amis à rehausser de leur présence ce double dépôt de requêtes et à signer la pétition y relative en face de l’édifice de la Cour Pénale Internationale, sise Maanweg 174 - 2500CM La Haye (Pays-Bas), entre 11 et 14 heures.

 

Pour tout renseignement relatif notamment à la mise à la disposition des manifestants d’un transport collectif au départ de Bruxelles vers la Cour Pénale Internationale de La Haye, l’APRODEC asbl vous invite à contacter dès maintenant les organisateurs via les adresses suivantes :

- le FDU : 0032.499.20.04.39 ; e-mail : fdu.inkingi-rwa@gmail.com

- l’APRODEC asbl: 0032.484.92.58.36 ; e-mail : aprodecasbl@gmail.com

Venez nombreux !!!!

Fait à Bruxelles, le 11 août 2012.

Pour l’APRODEC asbl*,

 

           [Signature]

__________________________

M. Benjamin Stanis KALOMBO

Président et Administrateur-délégué

 

         [Signature]

    ________________

      M. Didier NKINGU

                                                                          Administrateur chargé des questions juridiques a.i.

 

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14 août 2012

Rwanda : Kagamé visé par une plainte à la CPI

Les deux plus importants partis de l’opposition rwandaise en exil et des associations de la société civile congolaise ont décidé de déposer plainte à la Cour pénale internationale (CPI) contre le président rwandais Paul Kagamé. Ils l’accusent de soutenir les mutins du M23 en conflit depuis mai avec l’armée congolaise dans l’Est de la République démocratique du Congo (RDC).

L’étau se resserre chaque jour un peu plus sur Paul Kagamé. Les deux plus importants partis de l’opposition rwandaise en exil et des associations de la société civile congolaise ont annoncé qu’ils déposeront plainte vendredi 17 août à la Cour pénale internationale (CPI) contre le chef d’Etat rwandais. Ils dénoncent une fois de plus le soutien de Kigali aux rebelles mutins du Mouvement du 23 mzrs (M23), confrontés à l’armée congolaise depuis mai, dans le Nord-Kivu, à l’Est de la République démocratique du Congo (RDC).

Les plaignants réclament également à la CPI d’examiner le rapport de l’Onu qui affirme que le régime rwandais arme les mutins et pille les ressources minières de cette région de la RDC. Ils souhaitent l’ouverture d’une enquête sur l’implication de Kigali dans ce conflit qui a provoqué le déplacement de plusieurs centaines de milliers de personnes.

Kagamé pourrait être poursuivi par la CPI

Cette nouvelle plainte contre le dirigeant rwandais est loin d’être la première. Depuis plus de dix ans, des dizaines de plaintes, rapports et enquêtes dénoncent les crimes commis dans l’Est de la RDC. Et plusieurs chefs d’Etats africains sont visés. Les présidents rwandais, ougandais et congolais sont les premiers visés.

Sur la scène internationale, Paul Kagamé est de plus en plus isolé. Plusieurs pays, dont les Etats-Unis, les Pays-Bas, l’Allemagne et la Suède ont suspendu provisoirement leur aide destinée au Rwanda.

La CPI enquête, quant à elle, depuis 2004 sur les crimes commis dans l’Est de la RDC. Elle pourrait très rapidement se saisir de l’affaire. Même si le Rwanda n’a pas ratifié le traité de la CPI, cette dernière est techniquement en mesure de le poursuivre. Car la RDC, elle, a ratifié le traité, et les crimes allégués ont été commis sur son territoire.

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Les chefs locaux du Kivu prêts à se mobiliser pour contrer le M23

29 juillet 2012, Nord-Kivu. Les soldats des FARDC patrouillent dans la région de Goma où les forces rebelles du M23 sont présentes.
29 juillet 2012, Nord-Kivu. Les soldats des FARDC patrouillent dans la région de Goma où les forces rebelles du M23 sont présentes.
REUTERS/James Akena
Par RFI

En République démocratique du Congo, un calme précaire règne depuis plusieurs jours au Nord-Kivu. Mais c'est avec prudence et méfiance que les habitants du Kivu observent cet arrêt temporaire des combats entre armée régulière et mutins du M23. Dans leur diversité, regroupements politiques et chefs traditionnels appellent tous à la mobilisation pour faire échec à l'aventure du M23.

C’est l’un des chefs coutumiers parmi les plus écoutés du Kivu. A la tête de l’une des chefferies des Bashis, dans le Sud-Kivu, il se dit inquiet du risque de contagion de la rébellion du M23 dans sa contrée.

Tout en appelant la population à ne pas succomber à la séduction des recruteurs locaux des mutins, le Mwami Kabare appelle à la mobilisation générale de la population de la province du Sud-Kivu : « Je lance un appel à tous les jeunes gens, à toutes les jeunes filles du Sud-Kivu... (...) si le gouvernement a besoin de nous et pour éviter les groupuscules qui nous ont amenés dans la situation dans laquelle nous sommes, nous sommes tous prêts à nous engager au sein des FARDC [Forces armées de la République démocratique du Congo] s’il faut défendre le pays. Mourir pour son pays, c’est un devoir mais aussi un honneur. »

Le Parti du peuple pour la reconstruction et la démocratie, parti présidentiel, lui, invite à une mobilisation de tous les Congolais pour barrer la route à l’agression. De son côté, l’opposition insiste sur la nécessité de l’organisation du dialogue national avec l’ensemble de la classe politique en vue d’une solution à la crise actuelle.

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Rébellion du M23: Mwenze Kongolo accuse le Gouvernement de trahison

 
Mwenze Kongolo, ancien Ministre de la Justice dans le Gouvernement de Laurent-Désiré Kabila en 1997Mwenze Kongolo, ancien Ministre de la Justice dans le Gouvernement de Laurent-Désiré Kabila en 1997

L’ancien ministre de la Justice sous Laurent Désiré Kabila, Mwenze Kongolo  a dénoncé, lors d’un point de presse ce lundi 13 août à Kinshasa, «la Nième agression de la RDC par le Rwanda et l’Ouganda, sous couvert de la rébellion du M23». Il a estimé que, dans la gestion de cette situation, le gouvernement congolais a affiché plusieurs comportements qui frisent la trahison.

«Des gens avaient signalé bien avant que les Rwandais étaient entrés chez nous. Le Gouvernement avait refusé cela. Il parlait de mutins et pendant longtemps, alors que nous tous nous disions que c’était Kagame qui [agissait]», a fait remarquer Mwenze Kongolo.

Pour lui, il s’agit d’un comportement qui frise la trahison. «J’avais déposé une fois une plainte contre la Rwanda à la Haie. Après mon départ du ministère de la Justice, on a envoyé feu Kisimba (Honorius) retirer cette plainte», a-t-il rappelé.

«Vous rappelez l’affaire de Mutebutsi et les autres. Ils sont partis, et le Gouvernement n’a rien dit» a-t-il poursuivi. Jules Mutebutsi, colonel dissident des FARDC, avait occupé la ville de Bukavu (Sud-Kivu) pendant dix jours, fin mai – début juin 2004. En août 2005, les autorités rwandaises avaient annoncé avoir reçu sa demande d’asile pour lui et pour ses trois cent cinquante hommes de troupe.

Pour illustrer cette «trahison de tout un peuple», Mwenze Kongolo a aussi évoqué le cas de Laurent Nkunda, ex-leader du Congrès national pour la défense du peuple (CNDP). Il est officiellement recherché par les autorités congolaises pour formation d’un mouvement insurrectionnel, mais assigné à résidence au Rwanda, depuis le 22 janvier 2009.

«Le Gouvernement nous a promis qu’on l’aimerait ici [à Kinshasa]. On n’a rien fait !», a déploré l’ex-ministre de la Justice, parlant au nom de «patriotes kabilistes de M’Zee».

Outre l’aspect diplomatique, selon la même source, il faut «que le Gouvernement prenne en charge en bonne et due forme les militaires au front. Que ceux qui se battent arrivent à sentir que le Gouvernement est derrière eux !».

Le porte-parole du Gouvernement, Lambert Mende, a promis de réagir à toutes ces accusations de Mwenze Kongolo, ce mardi 14 août, au cours d’un point de presse.

radiookapi.net

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13 août 2012

Récusant ‘‘le Groupe consultatif’’ L’Opposition préconise d’abord un dialogue !

Ils étaient tous réunis comme un seul homme, pour la défense de la patrie et de son intégrité territoriale. Ils, ce sont les leaders de l’opposition politique : Vital Kamerhe (UNC), Remy Masamba (UDPS/FAC), Thomas Luhaka (MLC), Michel Bongongo (UFC), Ingele Ifoto (DDC), Gaston Dyndo (MBC)… Après avoir passé au peigne fin la situation qui prévaut au pays, singulièrement dans la partie Est, ils ont exprimé leur opposition farouche à toute idée de création du groupe consultatif d’où qu’elle vienne. «C’est une structure informelle et inconstitutionnelle et à laquelle nous n’appartenons pas », ont-ils fait savoir. A la même occasion, ces leaders de l’opposition politique ont manifesté leur désolation du fait que le Gouvernement ne démontre pas la volonté réelle de donner des réponses adéquates, pour juguler l’insécurité permanente dans cette partie de la République, confortant ainsi les inquiétudes et convictions selon lesquelles les politiques gouvernementales ne sont ni efficaces, ni volontaristes. Ce faisant, et pour mettre fin à la crise multiforme que connaît le pays, l’opposition politique préconise le dialogue sincère et inclusif. Aussi, réaffirme-t-elle sa disponibilité à débattre de toute question d’intérêt national afin de trouver des solutions susceptibles de sortir le pays de la crise. C’est donc la quintessence de la déclaration politique rendue publique le vendredi, 10 août 2012, après une rencontre de deux jours. Lisez plutôt l’intégralité de cette déclaration.

Communiqué de l’opposition politique

Les Présidents des partis politiques et des groupes parlementaires, les Députés et Sénateurs de l’Opposition politique congolaise se sont réunis le jeudi 09 et vendredi 10 août 2012, à Kinshasa, pour examiner la situation qui prévaut dans le pays. A l’issue de ces rencontres, ils rendent publique la déclaration dont la teneur suit :

1. L’opposition politique réaffirme son attachement inébranlable à l’intégrité territoriale de la RDC et dit non à la balkanisation du pays.

2. Elle condamne avec force la guerre qui sévit actuellement à l’Est du pays et exige du Gouvernement de tout mettre en œuvre pour ramener la paix et la sécurité sur toute l’étendue du territoire national.

3. Elle félicite tous les patriotes, particulièrement, les membres de l’Eglise Catholique, des organisations de la Société Civile et de la diaspora congolaise pour la défense des intérêts supérieurs de la Nation.

4. L’Opposition politique apprécie le courage de la Communauté Internationale qui a dénoncé sans ambages, la violation des frontières et de la souveraineté de la RDC et salue les actions menées par elle en vue de mettre fin à la guerre à l’Est du pays.

5. L’opposition politique est convaincue que seul le dialogue sincère et inclusif est le meilleur moyen pour résoudre la crise multiforme dans laquelle le pays est plongé depuis les élections de novembre 2011, émaillées des irrégularités et fraudes qui ont entamé sérieusement la crédibilité de leurs résultats.

6. Elle réaffirme sa disponibilité à débattre de toute question d’intérêt national afin de trouver des solutions idoines susceptibles de sortir le pays de la crise.

7. L’opposition politique dénonce la création du groupe consultatif, structure informelle et inconstitutionnelle à laquelle elle n’appartient pas.

8. Elle observe que la conduite de la guerre qui déchire la partie orientale du pays, ne rassure guère quant à la volonté réelle du Gouvernement à donner des réponses adéquates pour juguler l’insécurité permanente dans cette partie de la République, confortant ainsi les inquiétudes et les convictions selon lesquelles les politiques gouvernementales ne sont ni efficaces ni volontaristes.

9. Elle décline l’invitation du Premier Ministre lancée à la télévision nationale le mercredi, 08 Août 2012, du fait que les questions de la guerre et de la défense de l’intégrité du territoire national dépassent, à ce stade, sa compétence, en plus que la cohésion nationale ne se forme pas autour de lui.

10. L’opposition politique invite l’ensemble du peuple congolais rangée derrière ses forces armées à demeurer vigilant, ferme et intransigeant pour la défense de la patrie et de son intégrité territoriale.

11. Enfin, l’opposition réaffirme sa solidarité et sa compassion envers tous les frères et sœurs de la partie orientale du pays, victimes d’une guerre injuste.

Fait à Kinshasa le 10 Août 2012

La Pros.

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Affaire Chebeya - Les parties civiles veulent la tête de John Numbi sur base du témoignage de Mwilambwe

Comme élément nouveau dans l’affaire Chebeya, les parties civiles brandissent le témoignage du condamné fugitif Paul Mwilambwe, mais le ministère public et les avocats de la République traitent cela de rumeur.

L’affaire de l’assassinat de Floribert Chebeya et Fidèle Bazana continue à soulever des vagues. Le vendredi 10 août 2012, le Collectif des ONG de défense des droits de l’Homme de la République démocratique du Congo a fait une conférence de presse pour présenter son mémorandum d’où est posée cette question : «Un crime d’Etat ou un défi à ceux qui militent pour la promotion des droits de l’Homme en République démocratique du Congo ?».

Pour asseoir leur argumentation, ils ont rendu public le récit attribué au major Paul Mwilambwe, dont un extrait est repris ci-dessous : «La mort de Floribert Chebeya a été planifiée depuis 2009 moyennant une prime à celui qui réussirait. Quelques éléments du bataillon Simba ont été surtout mobilisés pour cette affaire et bien aussi d’autres services. La liste est tellement longue !».

«Monsieur Floribert Chebeya est effectivement arrivé à l'Inspection générale de la Police nationale congolaise le 1er juin 2010 aux environs de 16 heures 45 minutes suite à un entretien téléphonique avec le colonel Daniel Mukalay qui a chargé le major Christian Ngoy Kengakenga à le recevoir. Avant son arrivée à l’IG/PNC, il a été précédé par le major Christian Ngoy Kenga-Kenga et le colonel Daniel Mukalay.

Lorsque le major Christian est arrivé à l'Inspectorat général de la police, il est venu directement dans mon bureau et m’informa qu’il était accompagné d'un visiteur important qui doit rencontrer le général John Numbi. Floribert était conduit à mon bureau par un policier du bataillon Simba qui était commis à la garde, le chef de poste adjudant Ngoy».

«Dès son entrée dans mon bureau, il a commencé par se présenter et a précisé qu'il avait rendez-vous avec le général John Numbi par le biais du colonel Daniel Mukalay qu'il a appelé au téléphone. S’ennuyant un peu, Chebeya m’a prié d'appeler le général Numbi au téléphone. Pour le satisfaire, j'ai par contre appelé le colonel Daniel Mukalay que je voyais en bas à travers la fenêtre en train de causer avec papa Christophe Mukalay, car mon bureau est à l’étage du bâtiment. Je lui ai dit que Chebeya avait besoin de vous, Il m’a répondu que je lui dise qu'il attend le général qui est en cours de route vers l’IG. Jusqu'à 19h00’, Chebeya était toujours dans mon bureau à l’Inspectorat général de la PNC».

«Vers 19h10’, le major Christian Ngoy est entré brusquement, demandant des excuses à Chebeya, lui disant que le général ne vous recevra pas ici. Il m’a chargé de vous amener à sa résidence et directement Chebeya s'est levé et sorti ensemble avec Christian Ngoy. Il détenait dans ses mains des documents».

Le peloton d’exécution

«Au niveau de la réception du bâtiment de l’Inspecteur général, j’ai entendu des bruits et le système des caméras de surveillance a déclenché en sonnant deux fois et a commencé directement à enregistrer. Et c’est à travers les caméras que j’ai vu, au bas des escaliers, le major Christian et ses 8 policiers du bataillon Simba en train de cagouler Chebeya avec 4 ou 5 sachets plastiques noirs de marque «viva» et l’ont ligoté. Ils l’ont mis dans la Jeep Defender devant la porte d’entrer du grand bâtiment en direction du parking où le général John Numbi parque son véhicule. Mes caméras enregistraient la scène jusqu’au virage du véhicule vers le hangar. A ce moment, j’ai rapidement fermé le bureau et je suis descendu pour suivre la suite. J’ai trouvé dans le hangar le corps de Bazana sans vie et Chebeya continuait à être étouffé avec des sachets plastiques. A la question posée de savoir pourquoi tout ça avec un visiteur du chef ? Le major Christian me répondra que l’ordre est venu de la hiérarchie. Quelques minutes après, Chebeya est mort. Si j’ai une bonne mémoire, Chebeya était habillé en chemise de manche longue, col noir, couleur un peu blanche avec de petites lignes, pantalon un peu gris, soulier noir et ses lunettes, avec beaucoup de cheveux».

«J’ai assisté moi-même à cette tragédie, personne ne me l’a rapportée. L’équipe d’exécution était composée du colonel Daniel Mukalay, du major Christian Ngoy Kenga-Kenga et 8 policiers du bataillon Simba parmi lesquels l’adjudant Jacques Mugabo. Comme j’étais hébergé momentanément dans la maison du major Christian Ngoy Kenga-Kenga et étant mon ami de longue date, avant que ce dernier prenne fuite, dans la nuit du 4 au 5 juin 2010, il m’a appelé dans sa chambre le trouvant en train de pleurer en marmottant : «Je vais vous livrer quelques secrets, Numbi m’a induit en erreur en tuant Chebeya». J’avais longuement parlé avec lui et m’avait dévoilé beaucoup de choses : dossier Bundu dia Kongo, exécution des ressortissants de l’Equateur, assassinat de deux défenseurs des droits de l’Homme et de l’endroit où a été enterré Bazana et autres personnes ressortissants de la province de l’Equateur. Il m’a aussi parlé de la prime de 500 000$us lui proposée dont il n’a reçu que 10 000$us, d’où sa grande déception et a préféré quitter le pays pour une destination inconnue. Mais le Rwanda était le pays qu’il a choisi, car son compagnon dans cet assassinat, l’adjudant Jacques Mugabo, est d’origine Tutsi du Nord-Kivu et a des connaissances au Rwanda. Je précise que le major Christian Ngoy, l’adjudant Jacques Mugabo et les autres policiers ont été amenés à l’aéroport par la jeep de commandement du général John Numbi et embarqués dans un avion JET à destination de Lubumbashi».

«Après l’arrestation du colonel Daniel Mukalay, le 4 juin 2010, la fuite du major Christian Ngoy et ses huit policiers, ainsi que la suspension du général John Numbi, le 5 juin 2010, je continuais à travailler comme d’ordinaire, toujours à l’IG/PNC, car j’avais déjà informé mes chefs supérieurs de ce qui s’était passé la nuit du 1er juin 2010».

«Le 10 juin 2010, le général John Numbi m’avait appelé vers 23h à partir de son numéro privé et m’avait demandé si en tant que témoin de l’événement, j’avais déjà mis au courant d’autres personnes. J’avais catégoriquement nié, mais je n’avais pas compris comment il m’avait encore appelé pour me traiter de traître. C’est là que mon calvaire avait commencé».

«Le 11 juin 2010, j’ai été enlevé vers 20 heures par quelques éléments envoyés par deux conseillers du général John Numbi. J’étais gardé d’abord au domicile de l’un de ces conseillers à Selembao, puis ils m’ont amené dans la résidence privée de l’autre conseiller, à la cité «Mama Mobutu».

Présent à l’IG/PNC, auditionné à l’Auditorat

«Le 13 juin 2010, sous surveillance, j’ai constaté un mouvement suspect dans la parcelle du conseiller. J’ai profité aux environs de 14 heures, au moment où je prenais le repas avec ses gardiens mis à ma surveillance, pour m’échapper en escaladant le mur du devant de la parcelle et je suis allé au village Menkao où je me suis caché pendant plusieurs mois, jusque le jour où j’avais décidé de me rendre devant la justice, le 14 avril 2011. Lorsque j’avais sauté le mur de la clôture, personne ne m’avait pourchassé et tous les passants m’ont vu, car la maison en question est sur la grande route, à plus ou moins 200m du marché Matadi-Kibala».

«Le fait que mon nom était souvent cité au procès comme un évadé et traité comme coauteur de l’assassinat, j’ai décidé de retourner à mon bureau à l’IG/PNC avec espoir que je serais invité comme les autres à comparaître à la Cour militaire de Gombe qui siégeait à la prison de Makala. Plusieurs personnes m’ont vu le matin du 14 avril 2011 à l’IG/PNC. J’y suis arrivé à 6 heures 49 minutes et j’ai parlé avec mes chefs hiérarchiques.

Curieusement, une jeep militaire PM (Police militaire) est venue avec un des commandants PM/ville de Kinshasa pour m’amener à l’Auditorat militaire où j’ai été entendu par le magistrat. Pendant mon audition, le général John Numbi avait appelé 3 fois au téléphone du magistrat et avait demandé que je parle avec lui. En me cédant le téléphone, le général m’a dit que je parle en notre langue maternelle (le Kiluba-Kat). J’ai parlé avec lui comme souhaité et m’avait supplié de ne pas le trahir, car je serais récompensé. J’ai été entendu aussi devant plusieurs autres magistrats de l’Auditorat dont je connais quelques uns. Pendant mes interrogatoires, j’ai tout fait pour que ces magistrats ne sentent pas que j’avais l’envie de dire la vérité à la Cour».

«Après l’Auditorat militaire, j’ai été transféré à l’ANR (Agence nationale de renseignements), d’abord au bureau situé sur l’avenue Nguma (commune de Ngaliema), puis à celui situé sur l’avenue Mwene-Ditu, dans la comme de Gombe, en face de l’Assemblée provinciale de Kinshasa. Pendant 5 jours, j’y suis resté sans manger ni boire, bien cagoulé et menotté aux jambes et aux bras. Le 6ème jour, on m’a enlevé la cagoule en me laissant avec les menottes aux bras, en sous vêtement. Le 28 avril 2011, j’ai été aidé par un agent de bonne volonté pour entrer en contact avec mon épouse à Lubumbashi et avec plusieurs parents à Kinshasa. J’y ai passé trois mois dans des conditions inhumaines et c’est là où j’ai été alerté par un autre agent de bonne volonté que je serai exécuté dans les jours qui suivaient, à Lubumbashi».

«Le 8 juillet 2011, effectivement, j’étais pris de l’ANR vers l’aéroport international de Ndjili, sous escortes par quelques responsables de l’ANR que je connais. Tous, avons embarqué à bord d’un Cargo de la compagnie Trans-Air à destination de Lubumbashi (avec le même escorte). Arrivés à Lubumbashi, j’étais gardé d’abord au cachot du bureau provincial de l’ANR avant d’être transféré dans une maison inhabité et sans lumière, au quartier Golf, dans la commune de Lubumbashi».

«Le 16 juillet 2011, je me suis encore évadé miraculeusement pour me retrouver là où je suis en contact avec plusieurs personnes sur le plan national et international. Je sais que les services me recherchent pour m’éliminer ».

Mais pour le ministère public et les avocats de la République, ce récit est une invention des organisations de défense des droits de l’homme, du cinéaste belge Thierry Michel et des conseils des parties civiles. Il faudrait que le major Paul Mwilambwe vienne faire sa déposition à l’audience de la Haute cour militaire, afin d’être confronté aux propos qui lui sont attribués.

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