17 août 2012

Kasaï-Occidental: un déserteur crée un mouvement pour «revendiquer la vérité des urnes»

 
Les seize officiers mutins au cours du procès à Uvira (Sud-Kivu). Photo Radio Okapi.Les seize officiers mutins au cours du procès à Uvira (Sud-Kivu). Photo Radio Okapi.

Le colonel déserteur John Tshibangu a annoncé jeudi 16 août la création d’un nouveau groupe armé, le Mouvement pour la revendication de la vérité des urnes. Il s’est autoproclamé lieutenant général après avoir quitté dimanche 12 août dernier les rangs des Forces armées de la RDC (FARDC), avec dix-huit hommes de troupe. Il occupait le poste de chef d’Etat major de la 4e région militaire des FARDC au Kasaï-Occidental.

Dans un entretien accordé jeudi à radio okapi, John Tshibangu nie toute intention de rejoindre la rébellion du M23, affirmant que son mouvement s’oppose à « ceux-là qui cherchent à amener notre pays à la balkanisation»:

Le colonel déserteur est activement recherché par les services de sécurité, notamment au Kasaï-Oriental voisin, où les autorités pensent qu’il a été hébergé par un journaliste de la Radio télé autonome du Sud-Kasaï de Miabi.

Ce dernier a été arrêté, de même qu’un groupe de personnes accusées de complicité avec John tshibangu.

Le gouverneur de la province, Alphonse Ngoyi Kasanji, affirme que le journaliste aurait reconnu les faits, révélant que l’officier déserteur avait pour mission de recruter des jeunes gens dans le groupement de Bakwa Tshiya, à Miabi.

Ces nouvelles recrues devaient rallier un mouvement insurrectionnel à la solde d’un homme politique bien connu au pays, rapporte la même source, sans préciser son identité.

En l’espace d’un mois, les Forces armées de la République démocratique du Congo (FARDC) ont subi plusieurs défections. Le 28 juillet, l’administrateur de territoire de Masisi, Marie-Claire Bangwene, avait annoncé la défection du colonel Eric Badege, commandant du 2è bataillon du 410è régiment FARDC basé à Nabiondo, à une trentaine de kilomètres au Nord-Ouest de Goma dans le Nord-Kivu.

Le 1er août, le commandant second du 1072e bataillon des Forces armées de la RDC (FARDC) basé à Kaziba, en territoire de Walungu (Sud-Kivu), lieutenant-colonel John Kasisira, ex-CNDP, avait également déserté les rangs de l’armée avec son escorte. Une vingtaine de militaires issus de l’ex-rébellion du CNDP, dont quatre officiers, ont rejoint le 12 août la rébellion du M23.

radiookapi.net

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16 août 2012

Kasaï-Oriental : Une station de radio saccagée par des éléments des forces armées et de la police

Journaliste en danger (JED) est profondément préoccupée par des informations faisant état de l'arrestation d'un journaliste et la mise à sac de sa radio à Miabi, un territoire situé à 30 kms de Mbuji-Mayi, chef-lieu de la province du Kasaï Oriental (Centre de la RDC), par des éléments des Forces Armées de la RDC et de la police nationale congolaise.

Selon les témoignages recueillis par JED, Fortunat Kasongo, promoteur de la Radio Télévision Autonome du Sud Kasaï (RTAS), une station communautaire émettant à Miabi, a été arrêté, mardi 14 août 2012 vers 16 heures locales, à Tshilundu, une localité du territoire de Miabi, par un groupe d'éléments des FARDC et de la police.

Kasongo a été embarqué dans une jeep et conduit, manu militari, le lendemain mercredi 15 août 2012, à Mbuji-Mayi où il est détenu dans un endroit tenu secret. Les mêmes sources ont rapporté à JED qu'au passage, en route vers Mbuji-Mayi, les agents de l'ordre ont procédé au saccage de sa rédaction avant de le contraindre à signer un document reconnaissant avoir publié une information portant atteinte au chef de l'Etat, Joseph Kabila.

Contacté par JED, Placide Lufuluabo, directeur de la RTAS, a confirmé que les agents des FARDC et de la police ont, à leur passage à Miabi, pillé les installations de leur média et emporté certains matériels, notamment le mixeur et l'émetteur de la radio. “Nous n'avons pas des émissions à caractère politique sur la grille des programmes. Nous prenons en relais les journaux parlés de RFI “, a ajouté Lufuluabo.

Joint à son tour, Marcel Madimba, administrateur du territoire intérimaire de Miabi, a confirmé l'arrestation de Fortunat Kasongo en refusant de se prononcer sur le pillage de la RTAS.

C'est un dossier sensible qui se trouve au service de sécurité provinciale pour instruction “, a-t-il déclaré.

Hyppolite Mutombo, Ministre provincial de l'Intérieur ayant en charge les médias, a dit à JED que Fortunat Kasongo n'a pas été arrêté en sa qualité de journaliste. “ Je ne peux pas vous dire le motif officiel de son arrestation puisque l'instruction est sécrète. Kasongo n'a qu'à chercher un avocat pour savoir pourquoi il est aux arrêts. Les FARDC ne peuvent piller une radio que si elle existe. Nous n'avons aucun document juridique de cette radio “, a conclu le ministre provincial.

Sans entrer dans le fond de ce dossier, JED exige des autorités provinciales du Kasaï- Oriental le motif officiel de l'arrestation du journaliste et d'ouvrir une enquête sur l'attaque et le pillage de sa radio par des éléments des forces de sécurité en violation de toutes les lois du pays en matière de protection des hommes et de leurs biens.

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Force neutre: François Muamba propose la base américaine Africom

 
François Mwamba, président de l’Alliance pour le développement et la République (ADR) le 16/08/2012 à Kinshasa, lors d’une conférence de presse. Radio Okapi/ Ph. John BompengoFrançois Mwamba, président de l’Alliance pour le développement et la République (ADR) le 16/08/2012 à Kinshasa, lors d’une conférence de presse. Radio Okapi/ Ph. John Bompengo

Le président de l’Alliance pour le développement et la République (ADR), François Muamba Tshishimbi, propose le déploiement de l’Africom, force militaire américaine, le long de la frontière entre la RDC et le Rwanda pour combattre les rebelles du M23, les Forces démocratiques pour la libération du Rwanda (FDLR) et autres groupes armés, opérant dans cette région.Il l’a déclaré ce jeudi 16 août à Kinshasa au cours de la conférence de presse qu’il a organisée à l’occasion de la commémoration du premier anniversaire de sa formation politique.

«Nous sommes d’avis également que notre pays doit approfondir la question de sécurisation des ses frontières orientales au niveau des relations bilatérales notamment avec des partenaires tels que les Etats-Unis d’Amérique, disposant déjà d’un mécanisme neutre de sécurité nommé Africom», a déclaré François Muamba.

 
Conférence de presse de l’Alliance pour le développement et la République (ADR) le 16/08/2012 à Kinshasa. Radio Okapi/ Ph. John Bompengo
Des participants à la conférence de presse de l’Alliance pour le développement et la République (ADR) le 16/08/2012 à Kinshasa. Radio Okapi/ Ph. John Bompengo
Des participants à la conférence de presse de l’Alliance pour le développement et la République (ADR) le 16/08/2012 à Kinshasa. Radio Okapi/ Ph. John Bompengo
Conférence de presse de l’Alliance pour le développement et la République (ADR) le 16/08/2012 à Kinshasa. Radio Okapi/ Ph. John Bompengo

Pour le président de l’ADR, cette force américaine ,qui combat déjà les forces négatives dans la Province Orientale (RDC), semble être la réponse exacte et adaptée à la situation d’insécurité qui prévaut dans les deux Kivu.

Il soutient la thèse selon laquelle cette force internationale à déployer entre la RDC et le Rwanda devrait rester neutre.

Le secrétaire exécutif de la Conférence internationale sur la région des Grands Lacs (CIRGL), Ntumba Lwaba a précisé que les contingents de cette force internationale essentiellement seront de la région des Grands Lacs et de toute la région africaine.

Le déploiement de cette force internationale a été approuvé, mi-juillet, par Joseph Kabila et Paul Kagame au cours du sommet des Addis- Abeba (Ethiopie).

radiookapi.net

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Si Mobutu était encore vivant, les Congolais le ramèneraient au pouvoir

 

Mobutu à Kolwezi

Ils sont plusieurs à le dire: Si Mobutu vivait encore, ils le ramèneraient au pouvoir pour défendre l'intégrité territoriale du Congo.  "Entre deux maux, on choisit le moindre". Mobutu était dictateur, tout le monde le sait. Mais tout le monde s'accorde aussi sur le fait que Mobutu aimait son pays et il s'est battu, sa vie durant, pour l'intégrité territoriale et l'unité du Congo.

Par contre, l'attitude de Kabila alias Kanambe depuis la dernière agression du Congo par le Rwanda est tout simplement déconcertante: Le manque de communication avec la base, la suspension de la chasse aux "mutins" les ayant permis de se réorganiser et de recevoir du soutien du Rwanda,   le manque de courage de citer nommément le Rwanda comme agresseur de la RDC et enfin son attitude détendue, tout sourire en face de ceux qui sèment la mort et la désolation à l'Est du Congo. Ils sont plusieurs même au sein de la fameuse majorité présidentielle à dénoncer la trahison au haut sommet de l'Etat, c'est-à-dire de Kabila, lui-même.

Mwenze Nkongolo l'a si bien expliqué dernièrement sur radio okapi. Comment un président peut-il envoyer les soldats au front sans être payés?  Nous apprenons que le fameux M23 est en train de recruter, de force, des jeunes gens  pour les envoyer au front. Le gouvernement de Kabila crie à ceux qui veulent l'entendre à une mobilisation générale, mais concrètement, rien ne se fait. Pourquoi ne procède-t-il pas au recrutement des jeunes qui sont, du reste, prêts à en découdre avec les Rwandais du M23? Par ailleurs, les images reçues du sommet de la CIRGL tenu dernièrement à Kampala ont été tout simplement scandaleuses. On y voit un Kabila, tout sourire et détendu, face aux bourreaux du peuple congolais! Le sourire qu'affichent ces photos sont indignes d'un président en face de ceux qui ont envoyé leurs frères pour violer nos filles et nos femmes, tuer notre peuple et piller nos ressources.

La dernière sortie médiatique du vuvuzélateur Mende ne change pas la donne. Il peut crier comme il veut pour défendre sa place à la mangeoire. Mais les congolais, les vrais, tiendront toujours  Kabila pour responsable de la situation à l'Est de la RDC. Voilà pourquoi ils regrettent le feu président Mobutu Sese Seko Kuku Gbendu Wazabanga.

Voici en annexe les images de trahison de Kabila!

Photos de Kabila à Kampala

Le sourire qui trahit

 

Kabila au sommet de la CIRGL

 

 

 

 

 

 

 

Lumbamba Kanyiki

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Gestion de la guerre de l'Est : Le gouvernement accusé de « trahison », Mende réplique !

M. Mwenze Kongolo, ancien ministre de la Justice sous le régime du président Laurent Désiré Kabila, a accusé le gouvernement congolais de “trahison” dans la crise qui sévit actuellement dans la province du Nord-Kivu, située dans l'est de la République démocratique du Congo.

“Dans la gestion de cette situation, le gouvernement congolais a affiché plusieurs comportements qui frisent la trahison. Le gouvernement doit fournir des explications au peuple congolais pour savoir toute la vérité sur cette affaire”, a déclaré M. Mwenze Kongolo lundi lors d'une conférence de presse.

L'ancien dignitaire de l'Alliance pour la libération du Congo/Zaïre a évoqué le cas de l'ancien chef rebelle Mutebuzi et Laurent Nkunda réfugiés au Rwanda.

“Vous rappelez l'affaire de Mutebutsi et les autres. Ils sont partis, et le gouvernement n'a rien dit”, a-t-il dit.

Jules Mutebuzi, colonel dissident des Forces armées de la RDC (FARDC), avait occupé la ville de Bukavu, chef-lieu du Sud-Kivu, pendant dix jours entre fin mai et le début du mois de juin 2004. En août 2005, les autorités rwandaises ont annoncé avoir reçu sa demande d'asile pour lui et pour ses trois cent cinquante hommes de troupes.

“L'autre cas est celui de Laurent Nkunda batuaware, général déchu et ex-leader du Congrès national pour la Défense du Peuple (CNDP). Il est officiellement recherché par les autorités congolaises pour la formation d'un mouvement insurrectionnel, mais assigné à résidence au Rwanda, depuis le 22 janvier 2009. Le gouvernement nous a promis qu'on l'aimerait ici à Kinshasa. On n'a rien fait!” a indiqué Mwenze Kongolo, parlant au nom de patriote kabiliste (PK) », un mouvement qui défend les idéaux de Laurent-Désiré Kabila.

La réplique de Mende, le porte-parole du gouvernement ne s'est pas fait attendre. Il a déclaré que Mwenze Kongolo n'avait rien à apprendre aux membres du gouvernement actuel. Selon lui, un monsieur qui était aux affaires pendant que l'on a monté le complot de l'assassinat de Mzee Kabila jusqu'à réaliser le projet macabre devrait tout simplement apprendre à se taire.

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Hier à la paroisse Notre Dame du Congo MPP : 48 partis politiques signent la charte d'adhésion

Les signataires relancent le combat pour la conquête de l'impérium par Etienne Tshisekedi et exigent la libération sans conditions d'Eugène Diomi Ndongala.

48 partis politiques ont signé, hier mercredi 15 août 2012, à la paroisse Notre Dame du Congo, la charte constitutive de la Majorité présidentielle populaire (MPP), plate-forme de soutien à Etienne Tshisekedi pour la conquête de son impérium, après la présidentielle du 28 novembre, et dont le porte-parole et initiateur est Eugène Diomi Ndongala, tenu au secret depuis plus d'un mois et demi.

Cadre du parti politique G24, Anzuluwa qui a assuré la modération de ce grand évènement a rappelé que cette cérémonie de signature avait été empêchée le 27juin 2012 par la police, date à laquelle de député Diomi Ndongala était enlevé et conduit à un lieu secret. “ Bien que privé de sa liberté, Diomi demeure toujours ici avec nous. En son nom et en vertu de son engagement politique sans failles, nous posons et assumons aujourd'hui cet acte de haute portée politique, car on peut emprisonner un homme mais son combat politique demeure “, a lancé le G24 Anzuluwa.

En effet, le message lancé à travers cette cérémonie de signature de la charte de la MPP, à en croire le modérateur du jour, modérateur doit interpeller le pouvoir en place “le hold-up électoral et la répression politique sont les moyens dictatoriaux utilisés pour appliquer une logique de mise en place institutionnelle dite du fait accompli. Ces moyens antidémocratiques ne donnent aucune légitimité de gouverner”.

Dès lors, dit la charte, « nus, partis et regroupements qui avions battu campagne en faveur du président élu de la République démocratique du Congo, mais aussi toutes les formations politiques qui souhaitent et souhaiteront se joindre à nous dans l'objectif de sauver le Congo menacé de dislocation, nous voulons oeuvrer pour dire “non“ à la gouvernance mortifère pour la nation congolaise, car caractérisée par l'incapacité de défendre les vrais intérêts du peuple congolais “. Aussi, les signataires ajoutent que dans' cette optique, ils soutiennent la conquête de l'impérium de Tshisekedi Wa Mulumba. Raison son pour laquelle ils invitent les forces vives de la nation qui rejettent la corruption et la compromission à adhérer à cette structure dont l'objectif, fondamental, en tant que plate-forme politique, est celui de lutter pour la renaissance du Congo, “un pays aujourd'hui régi par la violation systématique des Droits de l'homme et surtout par une gouvernance illégitime et inefficace, sans défense, ni justice, sans diplomatie ni économie de développement “, dit la charte.

Il faut signaler que parmi les signataires de ce document, outre les partis et regroupements politiques, figurent de nombreuses organisations et personnalités de la diaspora qui ont bien voulu manifester leur adhésion massive à la MPP.

Ils ont profité de cette occasion pour rendre un vibrant hommage à l'honorable Eugène Diomi Ndongala pour avoir contribué à la mise en place et à la réussite de cette organisation, ainsi que pour les efforts et sacrifices consentis dans la lutte pour le rétablissement de la vérité des urnes, aujourd'hui prisonnier politique.

LEFILS MATADY

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Affaire CHEBEYA: le témoin Paul MWILAMBWE bientôt au Conseil des Droits de l'Homme ?

GENEVE- Le cinéaste belge Thierry MICHEL et Paul MWILAMBWE, l'un des témoins-clé de l'Assassinat de Floribert CHEBEYA BAHIZIRE et Fidèle BAZANA EDADI par le général John NUMBI sur ordre de Joseph KABANGE (Kabila) viennt d'être invités par un collectif d'ONG africaines et internationales des droits de l'homme à prendre la parole devant la 21è session du Conseil des Droits de l'Homme de l'ONU, qui doit se réunir du 10 au 28 septembre prochain, à Genève. Le collectif d'ONG est persuadé que Joseph KABANGE (Kabila) multiplie les manoeuvres dilatoires pour brouiller les pistes de plus en plus convergentes qui le désignent comme le véritable commanditaire de l'assassinat du défenseur des droits de l'homme congolais et de son chauffeur, dans les bureaux de la Police Nationale congolaise à Kinsshasa (juin 2010)

La présence du cinéaste Thierry MICHEL et du témoin-clé Paul MWILAMBWE à la prochaine session du Conseil des Droits de l'Homme des Nations Unies pourrait constituer une étape décisive dans le démantèlement du régime sanguinaire de Joseph KABANGE (Kabila), soutenu, depuis 2001, par le président rwandais Paul KAGAME.
 
Floribert CHEBEYA BAHIZIRE, Directeur exécutif de l'ONG congolaise "La Voix des Sans Voix", a été assassiné à Kinshasa, en présence du général John NUMBI, en juin 2010 pour avoir notamment déclaré publiquement en 2006 que le président Joseph KABANGE n'était pas congolais mais rwandais, de son vrai nom Hyppolite KANAMBE. Il a également cherché à porter devant la Cour pénale internationale (CPI) l'affaire du massacre de plus de 400 adeptes du mouvement politico-religieux BUNDU DIA KONGO dirigé par NE MUANDA NSEMI. Cet odieux massacre, qui a ému l'opinion internationale, constitue l'un des plus grands crimes qui jalonnent le parcours sanglant de Joseph KABANGE (Kabila).
 
GL Medias - 16 août 2012
Johannesbourg

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Guerre au Nord kivu : Baisse significative des activités du M 23



Les nouvelles en provenance du front militaire dans le territoire du Rutshuru, dans la province du Nord Kivu, théâtre des hostilités entre les Forces armées de la république démocratique du Congo (FARDC) et les mutins du Mouvement du 23 Mars (M 23), font état d'une certaine accalmie, mais chargée de tensions perceptibles.

" Malgré une baisse significative des activités des insurgés du M 23 observée présentement sur le terrain, la tension continue de règner au Nord Kivu, particulièrement dans le territoire de Rutshuru, où les mutins procèdent au recrutement forcé au sein des populations locales ", a indiqué le porte-parole militaire ad interim de la Mission de l'organisation des Nations Unies pour la stabilisation du Congo (Monusco), El Hadji Ibrahima Diene, hier mercredi 15 août au cours du point de presse hebdomadaire des Nations Unies.

Le major El Hadji Ibrahima Diene souligne qu'aucune présence des mutins du M 23 n'a été décélée au Sud de la localité de Kibumba, ni au Nord de la localité de Mabenga. Dans ces deux localités, les forces loyalistes sont soutenues par les troupes de la Mission onusienne qui continuent d'occuper leurs positions en accentuant l'effort autour de Goma, chef-lieu de la province du Nord Kivu.

En dépit de ce calme trompeur, les populations locales déjà meurtries par des conflits armés à repétition dans cette partie du pays, non seulement restent sur le qui-vive, elles sont préoccupées par l'incertitude du lendemain imposée par les ennemis de la paix. Surtout que les éléments du M 23 profitent de ce répit pour se renforcer en nombre par le recrutement forcé des mineurs et d'autres civils, ainsi qu'en équipements militaires.

Ce conflit armé qui a fait déjà de milliers des victimes, est particulièrement veçu comme un drame par les habitants du territoire de Rutshuru et ses environs. Il a provoqué à ce jour près de 250000 déplacés internes et d'autres qui ont traversé les forntières.

Pour des observateurs avertis, la situation observée n'est plus, ni moins, un répos de guerriers avant la reprise des hostilités en se fiant aux informations sur le renforcement des mutins du M 23 en terme des ressources humaines et en logistiques.

Devant les véilléités de la rebellion, les forces de la Monusco ont renforcé le 11 août courant leur plan de sécurisation interne de la ville de Goma en vue d'évaluer l'efficacité des mesures de coordination retenues à cet effet, mais également dans le but de promouvoir la cohésion de tous les acteurs impliqués à sa mise en œuvre.

Reddition de onze combattants M 23 à Kiwanja et à Rugari

Nouvelle plus ou moins encourageante, onze combattants M 23 se sont rendus entre les 6 et 10 août courant, respectivement aux postes opérationnels des forces de la Monusco de Kiwanja et de Rugari. Parmi ces candidats à la reddition figurait un mineur de 15 ans.

Outre les mutins du M 23, d'autres groupes armés ont troublé la quiétude dans la province du Nord Kivu. C'est le cas des accrochages qui ont opposé dernièrement les Rahiya Mutomboki aux Forces démocratiques de libération du Rwanda (FDLR) à l'Est du village Busurungi. D'autres incidents se sont produits entre les éléments de la Force de défense congolaise (FDC) et les FDLR dans la région de Kahembe.

Par ailleurs, le major El Hadji Ibrahima Diene rassure que les forces de la mission onusienne maintiennent une présence vigoureuse dans les régions affectées dans le but justement de protéger et d'assurer les populations civiles, mauis aussi de dissuader toute activité des groupes armés.

Alors que dans la province du Sud Kivu où plane un climat sécuritaire volatile et imprévisible, les forces gouvernementales et ceux de la Monusco surveillent scrupuleusement et contrôlent la situation sécuritaire.

Les mêmes dispositions sont observées dans le cadre de l'opération conjointe Amani Kamilifu (La paix renforcée), en dépit de sa suspension par le gouvernement. A mettre dans ce lot, la poursuite de patrouilles par les forces de la Monusco dans le cadre de l'opération Safari Majini (Navigation sûre).

Justement, le navire UN-12 de l'unité marine a effectué des patrouilles de longue portée sur l'axe Baraka-Kalundu-Moba-Goma, dans le but d'évaluer la situation sécuritaire, de dissuader les activités des groupes armés, de rassurer et de protéger les populations riveraines.

Une autre opération conjointe Monusco/FARDC dénommée Safari kitoko (Good trip, Bon voyage) a été lancée le 7 août courant, cette fois-ci, dans le but d'identifier, d'évaluer et de mettre fin aux éventuelles activités des groupes armés opérant sur le lac Kivu, mais aussi le long de la frontière entre la RDC et le Rwanda.

De même, la compagnie uruguayenne de patrouille navale (URPAC) des forces de la Monusco a conduit conjointement avec la brigade du Sud Kivu et de la force navale des FARDC, d'intenses patrouilles sur l'axe Minova-Sake-Himbi-Goma-Talilgeza-Nyamasasa et Makelele.

La semaine dernière, il a été enregistré le 7 août courant une attaque par six éléments Maï Maï Yakutumba munis de trois armes AK-47. Ils ont attaqué des éleveurs de bétail à Kotongo, situé près du village Sebele, tuant l'un d'eux et blessant un autre.

 

Les FARDC infligent des pertes significatives aux Maï Maï Yakutumba

Toujours en rapport avec la sécurisation de la population, la force navale des FARDC a pris dans ses filets le 10 août courant, six combattants FDLR et sept membres de leurs familles. Ils ont été par la suite remis à la section DDRRR (Désarmement démobilisation réinsertion, réintégration et rapatriement) d'Uvira pour leur prise en compte.

Pas plus tard que le 11 août courant, un combattant FDLR s'est rendu avec deux membres de sa famille au poste opérationnel des forces de la Monusco de Sange. Le même jour, les forces loyalistes ont mené une opération unilatérale contre les Maï Maï Yakutumba dans la région siutuée au Sud de l'axe Sebele-Kikonde, causant des pertes singificatives dans les rangs du groupe rebelle.

Dovin Ntelolo Diasonga

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15 août 2012

Les Forces acquises au changement ont-elles besoin de rencontrer J. Kabila ?

La réponse à cette question est négative pour des raisons évidentes.

Par le temps qui court, les idées foisonnent en RDC pour suggérer tantôt la tenue d'une table ronde en vue de “ consolider la volonté de la grande majorité de Congolais de vivre à nouveau une cohésion nationale face aux agressions à répétition du pays à partir de sa partie orientale, tantôt de la conduite d'un face-à-face entre le pouvoir en place et l'opposition en vue d'une réévaluation sans complaisance de la situation du pays !

La première idée sur la tenue d'une table ronde en RDC provient de la co-médiation dans la crise congolaise actuelle représentée respectivement par le révérend Jean-Paul Mokia, candidat à l'élection présidentielle de 2011 en RDC, et sir John Kufuor, ancien Chef d'Etat ghanéen.

La deuxième idée se rapportant à une rencontre directe avec le pouvoir en place représentée par J. Kabila et sa famille politique est le fait de l'opposition dite parlementaire qui partage les responsabilités dans la direction du pays avec le dit pouvoir !

Mais à côté de la co-médiation et de l'opposition au pouvoir dite parlementaire se trouve une opposition qui n'est pas au pouvoir parce que non parlementaire et dont le point de vue sur la conduite des affaires du pays doit absolument être requis parce que plus représentative de l'immense majorité de la population du pays.

Constituée pour la plupart des formations politiques opposées aux résultats des élections présidentielle et législative de 2011 proclamés par la Commission électorale nationale indépendante (CENI), cette opposition n'a en partage avec le pouvoir en place que le territoire national.

Causes directes des frustrations qui marquent profondément la dite immense majorité de la population du pays, les dits résultats deviennent aussi la cause capable qui continuera longtemps à empêcher le rapprochement entre le pouvoir en place et l'opposition non parlementaire qui se veut unique et la seule donc qui soit authentique.

Un fiasco prévisible!

A partir de ce qui précède, on peut se demander si après les élections du 28 novembre dernier qui ont accouché de la guerre qui déchire l'Est et de l'aggravation actuelle de la fracture sociale, les forces du changement (représentés par l'opposition qui se veut unique et authentique) ont besoin de rencontrer Joseph Kabila et la famille politique à laquelle il appartient si ce n'est pour négocier avec lui son départ de la tête du pays !

Or, à l'état actuel de choses le précité considère que tout est négociable sauf sa place aux commandes de l'Etat en RDC.

Considérant cette position, l'opposition qui se veut unique et authentique ne pourrait prendre part ni à la table ronde préconisée par la co-médiation ni à la rencontre avec J. Kabila qui est sans utilité pour elle.

Restent donc en course pour les deux types de rencontres politiques l'opposition parlementaire et le pouvoir en place représenté par J. Kabila et sa famille !

Or, étant donné la non participation de l'opposition unique et authentique selon la formule à adopter, les résolutions qui y seront prises ne changeront rien sur le terrain car elles apparaîtront comme résultant d'un arrangement familial dont on ne peut rien attendre d'objectif.

Ainsi, la mission dévolue à la co-médiation du révérend Jean-Paul Mokia et l'initiative de l'opposition parlementaire qui sollicite un tête-à-tête avec J. Kabila sont-elles appelées à se solder par un cuisant fiasco !

KAMBALE MUTOGHERWA

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Accusations croisées Mwenze Kongolo - Mende Omalanga

Radio Okapi : Excellence Monsieur Mwenze Kongolo, bonjour !

Mwenze Kongolo: Bonjour!

Radio Okapi : Quelle est votre lecture par rapport à la situation qui se déroule dans la partie Est du pays?

Mwenze Kongolo: Nous sommes en état de guerre. Il y a agression du Congo, Et ma lecture, c'est qu'il y a eu une très mauvaise gestion diplomatique et militaire dans cette partie du pays. Il y avait eu des gens qui ont signalé avant que le Rwanda était entré chez nous. Le gouvernement avait refusé. Le gouvernement parlait des mutins. Pendant longtemps, alors que nous tous, on disait que c'est Kagame qui est là. Il ne voulait pas.

C'est pour cela que je disais que ce sont des comportements qui frisent la trahison. Vous avez vu que j'avais déposé une fois, ma plainte contre le Rwanda à la Haye. Après mon départ du ministère, on a envoyé feu Kisimba Ngoyi retirer la plainte contre le Rwanda. Vous vous rappelez de l'affaire de Mutebusi et les autres, ils sont partis. Le gouvernement n'a jamais rien dit. Vous vous rappelez de Nkunda. Le gouvernement nous a promis ici qu'on l'amènerait. Qu'est-ce qu'on a fait ? Rien. C'est ça que nous disons, nous Patriotes Kabilistes de Mzee que c'est des comportements qui frisent la trahison de tout un peuple. Voilà un peu ma lecture !

Radio Okapi : Vous êtes Kabilistes. Vous l'avez dit. Vous êtes venus avec le feu président Laurent-Désiré Kabila. Tout le monde parle des accords de Lemera. Vous étiez là avec Laurent-Désiré Kabila, qu'est-ce que n'a jamais été dit au peuple congolais par rapport à ces accords?

Mwenze Kongolo. Non Tout a été dit au peuple congolais. L'accord de Lemera, c'était l'accord sur la fondation de l'AFDL. C'était l'accord signé par quatre personnes Laurent-Désiré Kabila, Masasu Nindaga, Ngandu Kisesa et Bughera. Si ce sont des Rwandais, alors ça devient autre chose. Donc, moi je connais que ce sont des Congolais qui ont signé pour créer le mouvement, notre mouvement. Et c'était des porte-paroles de chaque parti qui nous ont fait ça. Parmi tous ces partis, il n'y a pas un seul parti rwandais. Ce ne sont que des Congolais. Dans cet accord, le mot Rwanda n'y est pas. Nous avons travaillé avec Kagame. C'était la coopération militaire. Ils avaient leurs intérêts, nous, nous avons nos intérêts. Eux, ils pourchassaient leurs ennemis qui étaient sur notre territoire. Parce qu'il y a un journaliste qui m'a dit que c'est nous qui avons amené les Rwandais. Mais les Rwandais étaient ici à la fondation de l'AFDL. Vous vous souvenez.  Et nous, nous poursuivons notre objectif. C'est celui de renverser le régime qui était en place. C'est comme ça que nous avons coopéré. Et à la fin de la coopération, nous leur avons demandé de rentrer chez eux. C'était la fin. Et depuis lors, ils ne veulent pas partir. Bon, ça, c'est une question qu'il faudrait leur poser. Mais nous, nous leur avons dit officiellement, vous le savez. Ils sont partis de manière officielle. Et ils sont rentrés par la petite porte. Et c'est à nous, en tant que Congolais de pouvoir les forcer à rentrer chez eux.

Radio Okapi: Beaucoup disent que dans cet accord-là, il y avait des choses que les Rwandais suivaient de très près. Ce qui a fait qu'ils sont toujours là. C'est comme si c'était un boulet que la RDC continuait à remuer à ses pieds?

Mwenze Kongolo: C'est faux ! C'est tout à fait faux. Quelles choses ? On n'a jamais parlé des minerais dans cet accord. C'est la fondation de l'AFDL. C'est un accord pour la fondation d'un mouvement politico-militaire. Il n'a pas, je vous ai dit ici, je le répète. Il n'y a pas un seul mot du Rwanda là-dedans. Le mot Rwanda n'existe pas dans cet accord. C'est entre les Congolais eux-mêmes qui avaient décidé de faire le mouvement. Et ils ont fait. Ils avaient demandé l'aide du Rwanda. C'est pour accomplir leur objectif.

Radio Okapi: Vous avez dit au début de notre entretien que ces comportements qui se présentent aujourd'hui, ça frise la trahison au sommet de l'Etat?

Mwenze Kongolo : C'est sûr. Je parle de ce gouvernement. C'est ça le sommet de l'Etat. Je ne parle pas du parlement. Mais, regardez ! Pourquoi est-ce que vous venez de m'informer que les chefs des confessions religieuses vont aller faire le lobbying. Pourquoi ? Parce que tout le monde a l'impression que le gouvernement laisse les choses aller. Maintenant, ce sont les prêtres, les chefs de religions qui entrent maintenant en jeu. Parce qu'il n'y a rien. Demain, ce serait vous et moi. Nous allons décider aussi d'aller négocier, parce qu'il n'y a personne pour négocier pour nous.

Radio Okapi : Selon vous, quelle peut être la solution à cette situation ?

Mwenze Kongolo : Mais, c'est ce qui fait que je fais appel au gouvernement d'abord. Parce qu'ils sont payés pour ça, de nous montrer et de nous convaincre qu'ils sont en train de lutter pour nous. Parce qu'ils ne nous donnent pas cette impression. Ils doivent se mettre debout et aller travailler. Parce que l'aspect diplomatique dans cette affaire est très important. Il faut crier haut et fort. Nous l'avons fait, nous, au temps de Mzee, au moment où la communauté internationale n'acceptait pas que les Rwandais étaient ici. Nous, nous crions. Nous sommes montés sur tous les toits pour crier. Jusqu'à la fin. 'A la fin, à la fin l'Onu A reconnu que le Rwanda avait agressé le Congo. C'est ce qu'ils doivent faire. De deux, il y a cet aspect militaire. On demande aux militaires sans aide de pouvoir aller mourir. Non C'est très difficile. On ne peut demander un service comme ça à quelqu'un, à un être humain qui a laissé sa famille et tout. Tout! Vous ne lui donnez rien. Et vous lui dites d'aller mourir. Ca, ça n'existe pas. Moi, je crois que ceux qui sont au front doivent sentir qu'ils sont soutenus et doivent savoir aussi qu'on est en train de recruter d'autres personnes, afin de les appuyer. Parce qu'ils doivent sentir qu'il y a un appui derrière. Lorsqu'ils savent qu'il y a des gens qui viendront les remplacer au moment où ils seront fatigués, ils se battront. Mais lorsqu'ils sentent qu'il n'y a rien derrière, ça devient très très difficile.

Radio Okapi. Aujourd'hui, la communauté internationale, les Etats-Unis, les Nations Unies, tout le monde indexe quand le même le Rwanda. Vous voulez dire que la RDC n'emboîte pas le pas?

Mwenze Kongolo. : Si mais. C'est ce que j'étais en train de dire, il n'y a pas longtemps. Comment voulez-vous au moment où l'ennemi entre, les Rwandais entrent chez nous, les gens disent : les Rwandais sont chez nous. Le gouvernement commence à dire que ce sont les mutins. Il a fallu que la communauté internationale vienne dire que le Rwanda est au Congo, pour que timidement, le gouvernement commence à parler du Rwanda. Le mot Rwanda pèse encore lourd dans leur bouche. Même maintenant, au moment où je vous parle.

Radio Okapi. Pourquoi ?

Mwenze Kongolo : Je ne sais pas. C'est pour cela, je parle des attitudes qui frisent la trahison. On ne peut pas être au sommet de l'Etat, et ne pas condamner l'agression de votre pays. Ca frise la trahison. Eux-mêmes connaissent les raisons. Moi, je ne suis pas du gouvernement.

Radio Okapi. Merci, Excellence Monsieur Mwenze Kongolo!

Mwenze Kongolo. Merci!

Posté par lumbamba à 19:23 - - Commentaires [0] - Permalien [#]