20 juillet 2014

Mbuji-Mayi : la Miba pourrait produire 180 000 carats « à la fin de l’année 2014 »

 

La Chambre des mines de la République démocratique du Congo (RDC), qui constate dans son rapport intermédiaire d’activités du premier trimestre que « le redressement de la production de la Minière de Bakwanga (Miba) progresse de 3,5 % en rythme annuel en 2014 », projette « une production de 180 000 carats à la fin de l’année 2014 ».

« Pour ce trimestre, la production de la Miba (installée à Mbuji-Mayi, au Kasaï Oriental) a atteint 45 085 carats pour une valeur totale de 1 240 597 dollars américains, soit un prix moyen de 27,52 USD  le carat. Cette valeur est encore très loin de la moyenne mondiale qui se situe autour de 120 USD », relève-t-elle.

Elle signale que « la Miba a mis en place un programme qui devrait permettre à la Société de remonter progressivement sa production avant d’envisager les gros investissements qui la relanceraient ».

« Mais, même ce plan d’urgence tarde à se concrétiser faute de financement et dans l’entretemps, cette société fait l’objet de spoliation de quelques périmètres de sa concession », déplore-t-elle dans ce rapport parvenu le samedi 19 juillet 2014 à Lepotentielonline.com.

Augmentation des exportations de 73% au cours de 2014

Se basant sur des données « saisies à partir du système de certification du processus de Kimberley et du site de la Miba », le rapport intermédiaire d’activités de la Chambres des mines renseigne que « les exportations de la période se chiffrent à un volume de près de 4,117 millions de carats pour une valeur totale de 121,984 millions de dollars américains contre 3,175 millions valant 47,342 millions de dollars américains pour la période correspondante de 2013 ».

« Il se dégage une augmentation des exportations de 73% au cours de 2014 par comparaison avec la période correspondante de 2013. Cette augmentation en volume s’accompagne de celle de la valeur (prix du diamant congolais) dont la  moyenne, pour les 3 premiers mois, a été doublée, passant de 14,91 USD/carat à 29,62 USD/carat. Le mois de mars 2014 a enregistré, cependant une baisse en volume des exportations », indique le rapport.

Il note également que « la prédominance de la production et des exportations du diamant issu de la production artisanale se poursuit au cours du premier trimestre 2014 ».

Relevant que « cette situation s’expliquerait par la diminution du préfinancement de l’exploitation artisanale par les comptoirs », la Chambre des mines rassure dans son rapport que « le lancement de l’exploitation par SACIM, prévu pour le mois de juin, permettra à cette filière d’accroitre davantage le niveau de production ».

La part de la RDC dans la production mondiale

Selon le rapport intermédiaire d’activités de la Chambre des mines, « il y a une nette prédominance de la production et des exportations du diamant issus de la production artisanale ».

« Sur base de publications dans la presse spécialisée, la production mondiale de diamant sera 135 millions de carats bruts. La part de la RDC serait de 22 millions de carats soit 16% », estime-t-il.

Il propose que, « pour réaliser un investissement industriel de dimension mondiale, il faudra que tous les réquisits mentionnés dans l’introduction soient respectés ».

En définitive, il juge « impérieux d’améliorer la qualité du diamant à l’exportation en vue de lui permettre de se vendre à des prix plus profitables, afin de permettre au pays d’engranger suffisamment de revenus provenant du secteur ».

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25 juin 2014

LA POLITIQUE ÉCONOMIQUE DE KABILA TORPILLÉE : Bahati la main dans le sac

 
Le ministre de l’ETPS augmente unilatéralement et donc en violation des textes, le prix de la carte de travail pour les expatriés, passé de USD 500 à USD 2800...

Grogne à la FEC dont les membres n’ont pas été consultés pendant que le marché de fabrication de la nouvelle carte est confié a une société contrôlée par des proches du boss.
 
Chassez le naturel, il revient toujours au galop! Modeste Bahati Lukwebo est incorrigible. Cherchant à tout prix à se faire de l’argent et à n’importe quel moyen, le ministre de l’Emploi, Travail et Prévoyance Sociale a trouvé une autre source de son enrichissement illicite en augmentant le coût de l’obtention de la carte de travail pour les expatriés qui est passée de USD 500 à USD 2800 par personne et renouvelable toutes les deux années.
 
Levée des boucliers à la Fédération des entreprises du Congo -FEC-, où les sociétaires ont émis immédiatement des protestations suivies de tous les opérateurs économiques de la RD-Congo. Or, les textes qui régissent le domaine de l’emploi précisent qu’aucune décision en ce domaine ne peut être prise en dehors des concertations entre les membres de la dite commission et les pouvoirs publics, à savoir le ministère de l’Emploi, travail et prévoyance sociale. Cette Commission nationale de l’emploi regroupe les délégués des principaux syndicats, ceux des ministères concernés, la FEC, l’ANÉP et le conseiller financier du ministre de tutelle. Elle est présidée par le Secrétaire général du ministère du Travail et se réunit pour examiner le nombre des travailleurs expatriés selon le pourcentage du nombre des nationaux. Cela, soit pour autoriser des engagements ou pour renouveler les cartes de travail.
Le malin et cupide Bahati Lukwebo est cependant pris la main dans le sac. Des sources proches de la FEC confient qu’il vient de signer un contrat avec une entreprise privée à laquelle il a confié la mission d’imprimer ces cartes de style dit biométrique alors que cette charge a toujours été de la compétence de la commission nationale d’emploi qui recourt souvent à l’Hôtel des Monnaies dont le coût est moins cher. Les dessous sont vite connus: cette société appartiendrait à Bahati lui-même. Elle est dirigée par un membre de sa famille et d’autres hommes de main. Des protestations ont fusé de toutes parts, notamment de la FEC, des entreprises commerciales privées et particulièrement des sociétés minières, du ministère des Mines et ses organismes spécialisés et régies financières génératrices des recettes publiques, notamment la DGI, la DGDA et la DGRAD. Qui considèrent cette majoration excessive du prix de la carte de travail pour expatriés comme un torpillage de la politique économique prônée par le chef de l’Etat et le Premier ministre. Dans la mesure où elle décourage les investissements privés en ces temps où la nation congolaise cherche des moyens pour organiser les élections locales, municipales, provinciales et sénatoriales.
Bahati Lukwebo ne s’est pas arrêté là. Toujours pour assouvir sa gourmandise et sa cupidité, il a lancé l’idée de la réfection de l’hôtel Palace de la ville de Kisangani au prix de USD 7 millions. Une somme qui pourrait construire un autre hôtel 5 étoiles. Il veut ainsi se faire les poches sur le dos des contribuables et surtout des retraités. Voilà un homme qui n’est pas à son premier coup et qui se vante d’accompagner le chef de l’Etat dans ses efforts de la reconstruction et de la modernisation du pays.

Tino MABADA

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18 juin 2014

Kasaï-Oriental : détournements des fonds publics à Kabinda

L’Assemblée provinciale du Kasaï-Oriental demande des poursuites judiciaires contre tout responsable du district de Kabinda, impliqué dans le détournement des fonds de rétrocession pour l’exercice 2013-2014.

Les élus du Kasaï-Oriental ont levé cette option lundi 16 juin au cours de leur plénière axée sur l’examen des rapports des commissions des contrôles parlementaires, menés dans la province.

La commission des contrôles parlementaires a enquêté sur la gestion des fonds de la rétrocession dans 12 entités territoriales décentralisées et les patrimoines des entités territoriales décentralisées.

Selon le rapport parlementaire, plus de 3 millions de dollars américains ont été détournés dans le district de Kabinda, où la gestion des fonds de rétrocession n’est pas traçable.

Les commissions des contrôles ont découvert des écarts entre les fonds décaissés et ceux déclarés par les entités territoriales décentralisées, à l’exception du secteur de Nvunayi.

Dans la cité de Kabinda par exemple, aucune recette locale n’a été réalisée pendant 16 mois comme dans le secteur de Lufubu Lomami, affirme ce rapport. Ce que rejette la chef de cité de Kabinda.

Les députés indiquent cependant que quelques responsables des entités territoires décentralisées ont préféré prendre le large pour ne pas se présenter devant la commission d’enquête.

L’Avenir/Radiookapi

 

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16 juin 2014

Kolwezi : les agents de la Gécamines réclament 3 mois de salaire

 
Les creuseurs artisanaux de Mutoshi à Kolwezi, Katanga, RDC

Les agents de la Gécamines à Kolwezi (Katanga) ont déclenché un mouvement de grève lundi 16 juin. Ils réclament le paiement de trois mois d’arriérés de salaire. La Gécamines affirme qu’il s’agit d’un arrêt de travail de quelques heures observé par deux services seulement. Les discussions ont débuté entre la délégation syndicale et les autorités de la Gécamines.

Respectant le mot d’ordre lancé depuis la semaine dernière, les agents de la Gécamines de Kolwezi ont manifesté et barricadé l’entrée des bureaux de la Gécamines, avant de débuter la grève.

« Aujourd’hui nous sommes très fâchés. Nous sommes en grève. Nous sommes impayés. Nous attendons la paie du mois de Mars alors que nous sommes au mois de Juin. On ne veut même pas que nos partenaires accèdent à leurs installations. Qu’on nous paie tous les trois mois et on travaille demain, sinon nous poursuivons la grève », a déclaré un des agents en pleine manifestation.

Pendant ce temps, la délégation syndicale a pris l’option de sursoir la marche prévue à Lubumbashi lundi 16 juin, le temps de débuter les discussions avec les responsables de la Gécamines.

Certains agents reprochent aussi au comité de gestion de multiplier les conseils d’administration, des réunions où chaque participant toucherait une prime de 3 000 $ US.

Mais une source proche de la direction de la Gécamines a assuré que l’argent dépensé pour une réunion du conseil d’administration ne pourrait pas couvrir le salaire des agents.

radiookapi.net

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16 mai 2014

Finances publiques : Guerre souterraine entre le gouvernement et la Banque centrale du Congo


A la base l’excès de dépenses dites prioritaires en devises fortes !  Alors que l’indignation suscitée au sein de l’opinion nationale par les initiatives malheureuses du gouvernement,

qui s’ingénie à gérer dans l’opacité les ressources financières de l’Etat comme des biens sans maître à travers des banques privées reste encore très vive, un autre abîme de moyens de paiement de la République vient d’être mis à découvert à travers une guerre souterraine entre le gouvernement et la Banque Centrale du Congo De quoi s’agit-il plus exactement? La Banque Centrale du Congo est par vocation le banquier mieux, le Trésorier de la République. C’est auprès d’elle que l’Etat dépose tous ses avoirs (son argent) en monnaie nationale et en devises fortes, généralement constituées en RDC de monnaies américaines et européennes.
En République Démocratique du Congo, la masse de dollars américains et d’euros dont l’Etat dispose dans les chambres fortes de la Banque Centrale du Congo est inscrite sous la rubrique intitulée” réserves internationales “ parce que celle-ci constituent en fait le seul moyen de paiement acceptable à l’étranger ! Grâce à la disponibilité permanente de ces” réserves internationales” à la Banque Centrale du Congo, la RDC est en mesure régulièrement d’importer des biens et de payer les services auprès des fournisseurs établis à l’étranger, à savoir entre autres des produits pétroliers, des produits pharmaceutiques, des produits vivriers, des matériaux de construction et des équipements de toutes sortes.
 
Quelle direction prend l’argent de l’Etat ?
 
Aux dernières nouvelles, on apprend que lesdites réserves internationales s’effritent comme peau de chagrin, au point que le pays s’approche petit à petit de son plus bas niveau de capacité d’honorer les factures de ses fournisseurs étrangers Et pour causes ? En effet, d’après la Banque Centrale du Congo, lesdites réserves qui étaient de 1.879,95 mi1lions de dollars américains sont brutalement tombées à 1.829,66 millions de dollars américains, tandis que le gouvernement soutient que celles-ci sont allées jusqu’à 1.822,3 millions de dollars américains !
Quelle direction prend donc l’argent que l’Etat congolais fait garder pour son compte à la Banque Centrale du Congo?
 
D’après la Banque centrale du Congo, la baisse sensible des réserves internationales (l’argent gardé en dépôt auprès d’elle par l’Etat congolais) est due aux dépenses publiques exorbitantes du gouvernement.
Répliquant aux affirmations de la Banque Centrale du Congo, le gouvernement indique pour sa part que cette dernière est pleinement engagée dans le recul desdites réserves internationales sans autre précision, indiquant par ailleurs “ qu’il sera question d’explorer les différentes voies pour maintenir le niveau requis des réserves internationales compatible avec le volume d’importations de biens et services dont le pays à besoin dans le contexte de la croissance économique projetée
Qui donc du gouvernement et de la Banque centrale dit la vérité ?
Il est vrai que l’argent de l’Etat congolais est gardé par la Banque centrale du Congo mais celui qui mouvement le compte sur lequel est versé cet argent c’est bel et bien le gouvernement !
Mais le gouvernement constate avec regret que beaucoup d’argent dépensé par la Banque Centrale du Congo sort du Trésor public sans l’avis du gouvernement qui a pourtant le pouvoir de décision et de contrôle sur cet institut d’émission ! où va finalement la RDC ?
Comme on peut le constater, une guerre souterraine sans merci oppose actuellement le gouvernement et la Banque centrale du Congo pour une question de gros sur. La patrie en danger mérite d’être pleinement informée indépendamment des parties en cause.
CIKO

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15 mai 2014

Comptes suspects de l’Etat Congolais dans les banques commerciales : un député de la Majorité relance la contestation

Le président  du parti National pour la Démocratie et la République (PANADER), Jean Marie Bulambo,  vient de relancer la contestation sur les comptes de l’Etat  congolais logés dans les banques commerciales  particulièrement dans Access Bank. Au cours d’un point de presse animé hier mercredi 14 mai 2014  au siège de son parti, ce député de la Majorité Présidentielle a déclaré que les comptes de l’Etat congolais évalués à 66 millions de dollars logés dans la banque nigériane, Access Bank, ne se retrouvent pas dans les rapports de Reddition des comptes de l’exercice 2011 et 2012 déposés au parlement par le gouvernement à travers la le ministre délégué auprès du premier ministre, chargé des Finances.

            Jean Marie Bulambo a fait savoir que conformément à la loi des finances tous  comptes de l’Etat qui ne sont pas signalés au moment de la  Reddition des comptes, deviennent flottants et posent un problème de traçabilité.

            Il a souligné que la tradition voudrait que tous les comptes de l’Etat soient logés à la Banque centrale qui garantit plus de sécurité et traçabilité que les banques commerciales.

            «En cas d’impossibilité de loger les comptes à la Banque centrale pour un projet spécifique, le trésor public  doit certifier avec un libellé précis», a-t-il martelé, avant de  dénoncer le fait que les 66 millions de dollars ont été placés dans le compte BTR pour générer des intérêts au profit d’un groupe d’individus.

            Concernant l’accord confidentiel entre le BCCO et la banque nigériane,  tout en faisant remarquer que le BCCO a été créé pour suppléer à l’organe de l’Etat chargé de réguler la passation des marchés publics, cet ancien ministre de l’Economie a fustigé  le fait que cette structure appelée à disparaitre depuis la mise en place de l’Autorité de régulation des marchés publics continue à exister pour des raisons inavouées.

            Ce député de la Majorité a rappelé que cette situation avait en son temps cré une crise entre le gouvernement et la présidence de la République

            L’élu de Bukavu a estimé que cette affaire qui fait débat au Sénat devrait être ramenée à l’Assemblée Nationale, qui a plus l’emprise sur le gouvernement que la chambre haute du Parlement.

            Pour le président de PANADER, la mauvaise gestion   du pays en violation des textes réglementaire condamne la population congolaise à la pauvreté alors que le pays est scandaleusement riche.

            Le précité s’est dit convaincu que l’expulsion massive des Congolais en quête de bien-être n’est que la conséquence de la mauvaise gouvernance.

                        ERIC WEMBA

 

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12 mai 2014

Comptes suspects du ministère des Finances : des têtes commencent à tomber !

Les choses sont allées très vite le week-end passé dans l’affaire des « Comptes suspects de la RDC logés dans des banques commerciales », particulièrement à Access Bank RD Congo, où les fonds logés dans cette banque nigériane pour une longue période,

produisaient des intérêts libérés en numéraires ou versés dans des comptes bancaires spéciaux ouverts à cette fin. Cette affaire révélée par le sénateur Polycarpe Mongulu, lors de la plénière du lundi 5 mai 2014 au Sénat, sur fond d’une question orale avec débat adressée au ministre délégué auprès du Premier ministre, chargé des Finances, Patrice Kitebi, a commencé à faire des victimes tant du côté du ministère des Finances qu’à la banque nigériane.

Dans le lot : Xavier Ndusha, directeur administratif et financier du Bureau central de coordination(BCECO) est déjà dans la ligne de mire de la justice pour avoir initié et signé un contrat confidentiel avec le numéro 1 d’Access Bank pour cette sale besogne, alors qu’il n’en a ni droit, ni qualité. Quant au co-signataire de cet arrangement, François Ngenyi, directeur général d’Access Bank, il a été contraint à la démission à la suite de cette affaire. Son homme de main, Eric Kasongo, trésorier général à Access Bank au moment des faits, a été déchu pour avoir, à plusieurs reprises, canalisé les intérêts de ces comptes de la RDC vers des sous-comptes obscurs. Acces Bank a révoqué ses cadres et agents qui avaient alors la charge des comptes de l’Etat et les a traduits en justice, à la suite des irrégularités constatées. La liste n’est pas exhaustive, car, avons-nous appris, le dossier est devant les cours et tribunaux pour instruction à la suite d’une dénonciation des mouvements des comptes non ordonnancés par le ministre délégué auprès du Premier ministre, en charge des Finances.

Il convient de noter que le sénateur Polycarpe Mongulu avait fait état des mouvements suspects des fonds. Il a particulièrement ciblé « Access Bank RD Congo SARL », où pareille situation a été enregistrée le 6 septembre 2012, le 1er avril 2013 et le 10 avril 2013, pour un montant total de 687.605.622FC.

Cet ancien Procureur Général de la République a sollicité  les explications du ministre délégué aux Finances, Patrice Kitebi, sur la réaction tardive de son ministère et les dispositions prises pour que ce type d’incident ne puisse plus se répéter dans la gestion des comptes de ce ministère, logés dans les autres banques commerciales.

Dans sa réplique, le ministre Kitebi a affirmé que les mouvements des comptes de l’Etat auprès d’Access Bank en dates du 6 septembre 2012, du 1er avril 2013 et du 10 avril ne relevaient pas de ses instructions. C’est du reste en raison de cette anomalie que le ministère des Finances avait saisi Acces Bank pour requérir plus d’information. Des investigations que nous avons menées attestent également que le contrat confidentiel signé entre Xavier Ndusha et François Ngenyi s’est fait de gré à gré car l’institution BCECO ne peut être engagée, selon la loi, que lorsqu’au minimum deux signatures sont apposées dans un document officiel.

S’agissant des disposions prises par le ministère des Finances pour éviter un nouveau tripatouillage, Le Phare a appris que des missions ponctuelles de la Direction du Trésor et de l’Ordonnancement sont diligentées auprès de toutes les banques partenaires, en vue de s’assurer de la régularité des opérations dans les différents comptes de l’Etat.  Enfin, le rapport du commissaire aux comptes d’Access Bank que certains médias ont malencontreusement imputé au ministère des Finances, avons-nous appris, sera prochainement publié dans les colonnes du Phare afin de fixer l’opinion sur une manipulation de la vérité qui commençait à prendre corps autour de cette affaire des « comptes suspects ».

Tshieke Bukasa

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10 mai 2014

Affaire des comptes illégaux : Le Sénat dépêche une commission d’enquête au ministère des Finances


(La Référence Plus) Le Sénat congolais a décidé de constituer une commission d’enquête pour fouiller dans la gestion du-ministère des Finances.

C’est le résultat du débat suscité par la question orale sur les comptes ouverts par le ministère des Finances dans les banques commerciales. Comptes dont l’existence serait illégale.
Tout commence par une question orale du sénateur Polycarpe Mongulu T’Apangane, ancien Procureur général de la République : le ministère des Finances dispose-t-il des comptes ouverts dans les livres des banques commerciales où sont logés des fonds destinés au projet ou au fonctionnement du ministère ? La réponse du ministre Kitebi à cette question et sa réaction aux préoccupations des sénateurs lors du débat n’ont pas satisfait l’auteur de la question orale.

Preuves de mauvaise gestion
Vous avez dit la vérité, mais vous n’avez pas dit toute la vérité
a répliqué l’ancien Procureur général de la République, aujourd’hui sénateur, qui a affirmé détenir des preuves de mauvaise gestion des fonds publics. Un accord secret conclu entre le Bureau central de coordination (BCECO) et Access Bank, et des reçus de caisse qui attestent de cette mauvaise gestion ont été brandis.
 
Procédure régulière
L’accord avec Access Bank est une procédure régulière, explique-t-on au BCECO et les reçus de caisse incriminés auraient été acquittés non par des préposés du ministère des Finances, mais bien par un ancien trésorier d’Access Bank déjà révoqué pour malversations financières. Des faits que la commission d’enquête qui sera mise en place par le Sénat, devrait vérifier pour informer l’opinion.
 
Kitebi s’explique
Le gouvernement congolais dispose effectivement des comptes dans les banques commerciales du pays pour financer des projets prioritaires d’investissement, explique Patrice Kitebi, ministre délégué aux Finances, lundi 5 et mercredi 7 mai au Sénat où il répondait à la question orale du Sénateur Polycarpe Mongulu. D’après lui, l’existence de ces comptes n’est pas illégale.
Le sénateur Polycarpe Mongulu voulait savoir si le gouvernement possédait des comptes dans les banques commerciales et si l’Exécutif national était informé des mouvements opérés chez Access Bank, une banque nigériane qui a une filiale en RDC.
Un rapport des commissaires aux comptes sur le ministère des Finances de la RDC du 31 décembre 2012 fait état de 66 millions de dollars américains du budget de l’Etat qui ont été déposés sur les comptes de cette banque.
Dans sa réplique, le ministre Patrice Kitebi a expliqué que l’Etat dispose de plusieurs comptes dans les banques commerciales et des sous-comptes à la Banque centrale du Congo (BCC).
Selon lui, ces comptes alimentés par les ressources propres du gouvernement permettent de financer des projets urgents.
Cette pratique vise à assurer une gestion “prudentielle” et opérationnelle des investissements qui sont inscrits dans le plan d’action prioritaire du gouvernement et qui ont un caractère critique sur les secteurs sociaux et, de manière générale, sur le développement à long terme du pays “, a expliqué le ministre.
Le rapport des commissaires au compte révèle aussi l’existence d’un accord entre Access Bank et le Bureau central de coordination (Bceco), un programme du gouvernement congolais géré par le ministère des Finances.
 
Les clauses entre les deux parties consistaient à loger les fonds dans cette banque nigériane pour une longue période afin qu’ils produisent des intérêts libérés en numéraires ou versés dans des comptes bancaires spéciaux ouverts à cette fin.
Des copies de bordereaux de 2012 attestent un retrait de ces intérêts en liquide, à hauteur de 70 000 dollars américains.
Pour l’instant, l’identité: des personnes ayant touché ses intérêts au niveau du ministère des Finances n’est pas encore connue.
Mais le ministre des Finances, Patrice Kitebi, a reconnu des mouvements non autorisés opérés sur le compte de l’État à Access Bank.
li a indiqué que cette dernière a reconnu cette irrégularité et s’est engagée à restituer la somme de 687 605 622 francs congolais (environ 747 397 dollars américains);
Selon lui, Access Bank a révoqué ses cadres et agents qui avaient la charge des comptes de l’État et les a traduits en justice, après avoir constaté ces irrégularités.
Mais pour éviter pareils incidents, le ministre dit effectuer des contrôles hebdomadaires sur les comptes de l’État.
Pour sa part, le sénateur Mabi Mulumba, économiste et ancien président de la Cour des comptes, a expliqué que l’existence de ces comptes ne viole pas la loi.
Dans le cas de l’ouverture de ces comptes, ce qui serait anormal et contre la traçabilité, c’est lorsqu’on collecte des recettes et on déverse directement dans un compte à la Banque commerciale. Mais ici, il s’agit des fonds qui ont transité dans le compte général du Trésor [public]. C’est pour des raisons de gestion pratiques que l’on procède par ce système là. Mais ce qui importe est de savoir si ces fonds vont bien à l’objet pour lesquels on les a affectés “, a déclaré Mabi Mulumba.
Patrice Kitebi se dit ouvert à cet exercice et soutient que c’est un contrôle parlementaire légal.
Le gouvernement congolais dispose des comptes dans dix banques commerciales opérant en RDC, notamment Rawbank, BGFI, Ecobank, CityBank et Access Batik.
Tshiaba

 

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07 avril 2014

Mbuji-Mayi: les travailleurs de la Miba réclament leurs arriérés de salaires dans la rue

 
Diamant de la Miba

Les travailleurs de la Minière de Bakwanga (Miba) de Mbuji-Mayi ont manifesté sur les rues de Mbuji-Mayi lundi 7 avril pour réclamer leurs arriérés de salaires, tel que noté dans le mémorandum remis à l’autorité provinciale. Ils n’ont plus reçu de salaires depuis le mois de janvier dernier. Ces salaires ont pourtant été réduits de 25%. Christine Mwanza, présidente de la délégation syndicale s’est aussi opposée à cette réduction, qui ne cadre pas avec les chiffres élevés que réalise la Miba. 

Selon Christine Mwanza, la Miba réalise une moyenne de 100 000 dollars américains par semaine grâce à la vente de diamants. Elle estime que le travailleur est tout simplement oublié. Le travailleurs est, selon elle, fatigué des promesses du comité de gestion demandant d’attendre l’augmentation de la production minière.

Les agents de la Miba n’ont pas non plus reçus leurs primes depuis le mois de décembre 2013, lors du passage du président de la République au Kasaï-Oriental.

Les services de finances de la Miba se préparent à entamer la paie lundi 7 avril. Mais aucune précision n’a été donnée quant à la date où les arriérés seraient apurés.

Les travailleurs de la Miba comptent plusieurs dizaines de mois d’arriérés de salaires, ont confié les syndicalistes.

La marche a commencé avec deux heures de retour à cause des policiers de la brigade minière déployés autour du bureau de la délégation syndicale, empêchant les manifestants de se regrouper. Ils ont marché de ce bureau à la direction générale de la Miba, en passant par le gouvernorat de province.

radiookapi.net

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04 mars 2014

L’autre face des aides de la BM ; RDC, la balkanisation économique en marche

En 2013, la Banque Mondiale a promis de disponibiliser un milliard de dollars pour le financement des projets intégrateurs en faveur des populations des régions riveraines de Grands Lacs, entendez l’Est de la République Démocratique du Congo, l’Ouest de l’Ouganda, du Rwanda et du Burundi.

Au seuil de cette année, il y a une rallonge de 93 millions de dollars destinée exclusivement aux populations congolaises de la Province Orientale, du Nord-Kivu et du Sud-Kivu. L’objectif visé est de les amener à partager, avec leurs frères et sœurs de certains pays limitrophes, les mêmes projets de développement en matière d’infrastructures de base, d’industrialisation, de mécanisation agricole, de desserte en eau potable et électricité, d’exploitation des ressources minières, pétrolières et autres, etc. Entre autres résultats attendus de cette assistance, il y a l’atténuation voire l’éradication des conflits armés.


          Si dans le fond, les aides de cette institution financière internationale paraissent salutaires pour des milliers de survivants des guerres  à répétition de cette partie du continent, elles risquent cependant de couper la République Démocratique du Congo en deux « pays », l’un développé, et l’autre sous-équipé. En effet, si les Congolais de la Province Orientale, du Nord-Kivu et du Sud-Kivu se retrouvent avec des réseaux routiers déconnectés du Maniema, du Katanga, des deux Kasaï, de l’Equateur, du Bandundu, de Kinshasa et du Bandundu mais en harmonie avec ceux de l’Ouganda, du Rwanda et du Burundi, ils n’auraient plus aucune raison de commerce avec des provinces enclavées. S’ils étaient approvisionnés en eau potable et électricité grâce à des usines financées par la Banque Mondiale en faveur des riverains des Grands Lacs, ils n’auraient pas tort de se détourner des provinces condamnées aux « poches noires » et aux délestages. A terme, l’intégration économique recherchée de bonne foi par la Banque Mondiale risque de se traduire en balkanisation économique de la RDC.
Le gouvernement congolais interpellé


          C’est le lieu d’interpeller le gouvernement congolais sur l’impératif de mobiliser des fonds conséquents pour financer la construction ou la réhabilitation des routes, des ponts, des écoles, des universités, des hôpitaux, des centrales électriques, des usines de traitement d’eau potable, des fermes agro-pastorales, des industries lourdes et de transformation… dans les provinces laissées au bord de la route par la communauté internationale. Cela est d’autant urgent que le Congo profond affiche un bulletin social et économique précaire. En dépit des efforts que consent l’exécutif national pour désenclaver les provinces, améliorer la desserte en eau potable et électricité, garantir des soins de santé primaire à tous, amener tous les garçons et les filles à l’école, créer des emplois, mettre en valeur les ressources agricoles, minières, pétrolières et forestières, le pays reste encore l’otage de la grande pauvreté. Les indicateurs du développement sont au rouge, ainsi que l’attestent des rapports des institutions spécialisées en la matière.


          Dans les semaines et mois à venir, si les pouvoirs publics n’arrivent pas à équilibrer les échanges entre la Province Orientale, le Nord-Kivu, le Sud-Kivu et le reste du pays, la balkanisation non réussie par les mouvements rebelles risquent de se matérialiser par les différences des niveaux de développement. Si ces compatriotes se rendent compte que leur prospérité, leur développement, leur bien-être social, leur avenir et leur devenir ne dépendent plus de Kinshasa, ils vont être amenés, malgré à eux, à s’attacher à des pays voisins que l’on diabolise aujourd’hui à longueur de journée. La bataille de l’intégration économique et industrielle en provinces congolaises est  à gagner absolument et dans les meilleurs délais, en vue de ne pas être surpris par l’ouragan de l’histoire. Deux « RDC » pourraient ainsi surgir du néant, l’une réellement émergente, économiquement et industriellement arrimée à l’Ouganda, au Rwanda et au Burundi, et l’autre, miséreuse et mendiante, toujours à la recherche d’une émergence fuyante, abandonnée à elle-même.                                     

Kimp

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