Le président de la RDC, Joseph Kabila, au sommet de la CIRGL le 8 août à Kampala.
Le président de la RDC, Joseph Kabila, au sommet de la CIRGL le 8 août à Kampala.
REUTERS/Edward Echwalu
Par RFI

En pleine crise à l'Est, les députés d'opposition pro-Kengo (le président du Sénat, candidat malheureux à la dernière présidentielle) ont publié une déclaration commune pour répondre au discours sur l'Etat de la nation prononcé le 15 décembre 2012 par le président Kabila. Ces députés estiment que la « cohésion nationale », appelée de ses voeux par le chef de l'Etat, ne se décrète pas mais se construit. Ils réclament, eux, des « négociations républicaines », auxquels participeraient toutes les composantes de la société.

Comment parvenir à la cohésion nationale alors que le pouvoir exécutif se complaît dans une politique d’exclusion ? C’est la question qui a été posée par les Partisans des négociations républicaines (PNR), une plateforme qui réunit des leaders du monde politique, tribal, social et religieux.

Dans leur analyse, les membres de ce regroupement, par la bouche du sénateur Michel Bongongo expliquent tout d’abord que la cohésion nationale ne se décrète pas, référence faite à l’appel du président Joseph Kabila dans son dernier discours sur l’Etat de la nation.

Pour les Partisans de négociations républicaines, la cohésion nationale se construit. Elle suppose la mobilisation permanente des diverses composantes de la population autour de la République, une et indivisible.

C’est ainsi que les PNR exigent la tenue d’un dialogue constructif et inclusif avec la participation de toutes les forces vives de la nation. Les récents pourparlers de Kampala sont alors perçus comme des négociations entre belligérants et qui prépareraient au dialogue souhaité.