16 avril 2011

Kasaï oriental: le mandat de trois députés provinciaux invalidé

 

Trois députés provinciaux du Kasaï oriental, perdent leur mandat à l’assemblée provinciale. La décision leur a été communiquée, vendredi 15 avril, lors de la clôture de la session parlementaire de janvier.

Ces députés sont ainsi frappés pour les absences prolongées non justifiées et non autorisées à plus d’un quart des plénières de cette session. Il s’agit de:

  • Kabala Ilunga Mbidi Francois,
  • Muasa Muteba Pascal Clement et
  • Muendele Katuambi Lukusa.

La décision portant invalidation de leur mandat a été signée par le président du bureau de l’assemblée provinciale  ce même vendredi.

Le président de cette institution s’appuie sur la motion incidentielle, adoptée dans la plénière du 7 avril, sur les absences des députés aux séances plénières ainsi que le rapport du cabinet du rapporteur de l’assemblée provinciale sur les relevés des présences des députés aux séances plénières.

Selon cette décision, les députés dont les mandats sont invalidés disposent de huit jours pour introduire un recours par écrit au bureau de l’assemblée provinciale.

De leur côté, les députés concernés crient au scandale, ils parlent d’un parallélisme de forme. Selon eux, il s’agit simplement d’un règlement de compte à leur endroit.

Cependant  dans les milieux des députés provinciaux, les avis sont partagés. Certains pensent que le règlement  intérieur est respecté. D’autres disent que la procédure d’invalidation de mandat de leurs collègues n’a pas été suivie. Ils soutiennent que seule la plénière est le lieu indiqué pour valider et  invalider le mandat d’un élu du peuple.

 


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La mutinerie s'étend au Burkina Faso

Une nouvelle caserne militaire s'est joint à la révolte. Des militaires se sont livrés à des pillages la nuit dernière.

 

Manifestation contre le gouvernement du président Blaise Compaoré, le 8 avril 2011 à Ouagadougou,

Manifestation contre le gouvernement du président Blaise Compaoré, le 8 avril 2011 à Ouagadougou, au Burkina Faso. (© AFP Ahmed Ouoba)

 

Des soldats de trois casernes de Ouagadougou sont descendus dans les rues dans la nuit de vendredi à samedi et tiré en l’air et se sont livrés à des pillages dans le centre-ville et dans des quartiers périphériques au 3e jour de leur mutinerie. Des tirs ont été entendus jusqu’à 4 heures (6 heures en France) dans plusieurs endroits de la capitale. La mutinerie, entamée jeudi, s’est étendue à une nouvelle garnison, celle de Kambo-Nsin, à 5 km du centre-ville, après les camps Guillaume-Ouédraogo et Sangoulé-Lamizana, dans la capitale.

Des militaires ont pillé des magasins d’électro-ménager et des bijouteries dans le centre-ville et dans des quartiers périphériques, selon des témoins. Des badauds se sont joints à ces pillages, selon les mêmes sources.

Conséquence: des commerçants du principal marché de Ouagadougou, furieux des pillages qui sévissent depuis trois jours, ont incendié samedi le siège du parti au pouvoir dans la capitale. Ils étaient des centaines à attaquer le siège du Congrès pour la démocratie et le progrès (CDP, au pouvoir), sur la principale artère de Ouagadougou, l’avenue Kwame Nkrumah, dans le quartier des affaires de la capitale, avant d’y mettre le feu. Les banques, habituellement ouvertes ce jour de la semaine, sont restées fermées.

Mutinerie de la garde présidentielle

Le chef de l’Etat burkinabè Blaise Compaoré doit résister depuis février à des mouvements de colère multiples, dont ceux de soldats. Cette récente mutinerie a entraîné la dissolution du gouvernement dirigé par le Premier ministre Tertius Zongo, et le limogeage du chef d’état-major des armées, le général Dominique Djindjéré, remplacé par le colonel-major Honoré Nabéré Traoré.

Le mouvement de révolte a débuté jeudi soir dans deux casernes de la capitale, dont l’une dans l’enceinte de la résidence à Ouagadougou de Compaoré. Le président a dû se rendre pendant quelques heures à Ziniaré, sa ville d’origine, à une trentaine de kilomètres au nord, avant de revenir en son palais vendredi matin.

«On revendique beaucoup de choses», a affirmé à l’AFP un des mutins, citant «les primes de logement» et alimentaire. «Depuis ce matin, ils ont leur argent, tout le monde l’a eu», a affirmé un officier de la garde, sans préciser le montant et le nombre de soldats en ayant bénéficié.

Cette grogne survient après des mouvements, fin mars, de militaires en colère qui protestaient contre la condamnation et l’emprisonnement de certains de leurs camarades inculpés dans des affaires de moeurs et de viols. Ils s’étaient emparés d’armes de guerre dans des garnisons de plusieurs villes, dont Ouagadougou, avaient déjà tiré en l’air dans les rues, pillé des boutiques et libéré certains de leurs camarades emprisonnés. Le président Compaoré avait alors rencontré toutes les composantes de son armée à l’issue des rencontres, annoncé la «fin de la crise».

Des mouvements de jeunes

Avant les protestations des militaires, son régime avaient été secoué par des mouvements de jeunes, à la suite de la mort à Koudougou (centre) d’un étudiant de 23 ans, Justin Zongo, lors d’une manifestation. Cette mort a provoqué d’autres manifestations, souvent violentes, à travers tout le pays qui ont fait six morts à Koudougou et dans ses environs.

Puis, il y a une semaine, des dizaines de milliers de personnes ont manifesté à Ouagadougou et dans plusieurs villes de l’intérieur du pays contre le régime de Compaoré, 60 ans, arrivé au pouvoir par un coup d’Etat en 1987.

La contestation à laquelle fait face Blaise Compaoré survient au moment où celui auquel il a toujours accordé son soutien, l’Ivoirien Alassane Ouattara, vient d’accéder au pouvoir à Abidjan après l’arrestation de leur ancien ennemi commun, Laurent Gbagbo. Devenu un temps médiateur dans la crise en Côte d’Ivoire où vivent au moins trois millions de Burkinabè, Compaoré y a pris une part importante en soutenant dès 2002 la rébellion à Laurent Gbagbo, alliée à Alassane Ouattara.

(Source AFP)

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La « dépouille » du MLC livrée à Tshisekedi et Kamerhe

 

 

Au MLC de Jean Pierre Bemba, l'air est devenu irrespirable. Alors que toutes les autres formations politiques s'attèlent à bâtir des stratégies pour la prochaine campagne électorale, au MLC, deuxième parti politique sur l'échiquier national, l'heure est à une « ivoirisation » du parti.
En public, les caciques de ce parti parlent d'une petite crise interne, mais dans les salons de la ville haute, résonnent déjà des cliquetis d'armes, prélude à unes véritable guerre des tranchées entre les deux factions antagonistes qui ne demandent désormais qu'à en découdre.

La crise qui couvait déjà depuis bien longtemps a éclaté il y a quelques jours. Tout semble être parti du dimanche 10 avril denier, quand François Mwamba, secrétaire général du parti, assumant l'intérim du président national, Jean Pierre Bemba, reçoit un groupe d'élus et hauts cadres du MLC, signataires d'un mémo à lui destiné. Ce texte enjoint au secrétaire général de prendre ses responsabilités, de tirer les conséquences de l'empêchement du président national et de convoquer le colloque des co-fondateurs pour enfin parvenir à la convocation du Congrès du parti, seul organe habilité à endosser les candidatures aux différents scrutins à venir.

Il se raconte dans la ville que François serait en réalité le commanditaire de ce fameux mémo, qui devait lui servir de prétexte pour agir et faire bouger les choses. Il se dit que le secrétaire général du parti aurait eu vent, quelques semaines avant, de l'intention de son président Jean Pierre Bemba, de se présenter comme le seul candidat du MLC à l'élection présidentielle, bien qu'embastillé dans une cellule de la CPI. François aurait ainsi tenté un passage en force pour se faire désigner comme candidat à l'élection présidentielle par un Congrès acquis à sa cause, et qui aurait art préalable constaté l'incapacité de Jean Pierre Bemba à postuler.

Entre Tshisekedi et Kamerhe

D'autres analystes estiment que ce qui se passe au MLC est l'implosion d'un parti qui, en l'absence de son chef charismatique, a perdu ses repères, et voit se déchainer toutes les forces centrifuges. En soulevant une partie de cadres du MLC acquis à sa cause, François Mwamba, qui semble ne plus croire à la pérennité de son propre parti, toujours dirigé à partir de la Haye, cherchait un bon motif pour prendre définitivement ses distances d'un parti où tout le monde convient, il n'a jamais su véritablement s'imposer comme le dauphin tout désigné de Bemba.

Pendant toutes ces années de conduite du parti, en l'absence de Bemba, François n'aura jamais été qu'un secrétaire général, et pas un président ad intérim, Il n'a jamais su imposer un leadership propre. Il a toujours travaillé sous l'ombre d'un Bemba absent. C'est ce dernier qui a toujours été le preneur de décision. Bemba est toujours là. Effectivement, quelques heures après, une autre faction du parti, conduite par l'Honorable Adam Bombole, obéissant sans doute à Un mot d'ordre venu de la Haye, dénonçait l'initiative des pétitionnaires d'obédience Mwamba. Cette faction là clamait haut et fort que Jean Pierre Bemba restait le seul candidat du parti à la prochaine élection présidentielle. En fait, s'extériorise ici un combat toujours latent: pour l'aile du MLC représentée par les cadres élus de l'Equateur, il ne peut être question de confier les rênes du parti à un ressortissant de l'espace kasaïen. Cette aile dure soupçonne en effet François Mwamba d'avoir des penchants pour le leader de l'UDPS, Etienne Tshisekedi. L'on sait que le secrétaire du MLC est un ancien lieutenant de Tshisekedi dont il représenta même le parti en Europe. Beaucoup d'amis du secrétaire général du MLC n'hésitent plus à lui conseiller de penser à son avenir politique. On rappelle que Bemba a à ce point veillé à ne pas accorder à François Mwamba la chance de s'imposer qu'il a préféré confier les destinées de sa plateforme « Union pour la Nation » à Clément Kanku, un allié au MLC. Au point où en sont les choses, il faut à François Mwamba beaucoup de réalisme, analysent certains, car dans son fief de Kabeya Kamwanga, François a besoin du soutien du patriarche des lieux, Etienne Tshisekedi, pour se faire élire à la députation. Voilà pourquoi, la carte MLC brouillée, on lui prête maintenant l'intention de créer sa propre formation politique qui serait en fait un satellite de l'UDPS.

Soupçons, accusations de trahison, suspicions, ainsi va la vie ces derniers temps au sein du MLC. Adam Bombole lui-même, malgré ses proclamations de fidélité répétées, est loin d'être à l'abri de la suspicion générale qui atteint lés cadres du parti. Lui, on l'accuse d'avoir des sympathies très prononcées pour le leader de l'UNC, Vital Kamerhe, à qui il chercherait à vendre son morceau du MLC, en guise de dot. Il n'est pas jusqu'au bien nommé Fidèle Babala, pourtant connu comme un inconditionnel de Bemba, qui ne se trouve pointé du doigt. Certains prédisent que lui n'attendrait que le moment propice pour rejoindre corps et biens les rangs de l'UNC de son grand ami Vital Kamerhe.

                                                                                                     Otis Basunga (le climat tempéré)

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Clément Kanku dénonce

Yengo et Mukalayi convoqués au Parlement !

Le chantier eau et électricité serait-il saboté à Kinshasa et à l’intérieur du Pays ? C’est la question que s’est posée Clément Kanku Bukasa wa Tshibuabua devant la Représentation Nationale, ce jeudi 14 avril 2011, à travers une motion d’information.

Alerté par les kinois sur la panne, la 3ème du genre, du poste de Lingwala, qui plonge ainsi une grande partie de la Ville-Province dans le noir, et qu’il faudra attendre, tenez vous bien, 6 mois avant que la situation ne revienne à la normale, l’élu de Dibaya pense que l’heure est venue, pour l’Assemblée Nationale, de passer à l’action. Pourquoi, par exemple, a-t-on ‘‘ inauguré, en grande pompe, une usine de traitement d’eau à Kinshasa alors que les robinets demeurent toujours secs pendant que les factures, elles, sont paradoxalement exorbitantes. Que des colonnes des gens, enfants et vieux, en quête d’une goutte d’eau, le matin’’.

Partant, il a exhorté la plénière à convoquer d’urgence, les ADG Yengo Massampu de la Snel et Jacques Mukalayi de la Régideso pour qu’ils aillent expliquer aux élus du peuple, le pourquoi de ce dysfonctionnement.

Il a été demandé à l’Honorable Clément Kanku de muer sa motion d’information en une question orale avec débat que le Bureau de la Chambre Basse enverrait directement aux Comités de gestion de la Snel et de la Régideso. Ceci mettrait également Tshiongo Tshibinkubula wa Ntumba, le Ministre de l’Energie, sur ses gardes.

Motion d’Information de l’Honorable Clément Kanku Bukasa:

Honorable Président ;
Honorables membres du Bureau ;
Honorables Députés, et Chers Collègues,

La République Démocratique du Congo est confrontée aujourd’hui à une crise énergique sans précédent, alors que ce chantier constitue le pilier du développement de ce pays. Le contrôle, on en a fait dans cette salle, des travers les questions orales, écrites mais sans aucun résultat.

C’est pourquoi, je viens encore sensibiliser la représentation nationale sur l’incapacité du gouvernement à satisfaire le besoin en énergie de la population. Telle une fatalité, la situation ne fait que s’empirer. Le spectacle désolant que nous continuons à voir à travers nos villes est tout simplement pathétique, il suffit de voir les colonnes des gens, enfants et vieux le matin à la quête d’une goutte d’eau.

Honorable Président,

Gouverner c’est prévoir mais pour les responsables de ce secteur, on navigue à vue, on réagit après coup ; la preuve aujourd’hui c’est le poste de Lingwala qui vient encore de subir une panne, plongeant une fois de plus une grande partie de la ville dans le noir. On nous informe que pour revenir à la normale, il faut attendre au moins six mois. Rappelons que c’est la 3ème fois que ce transformateur est réparé en quelques années. Chaque fois, ça coûte une bagatelle de 200.000 USD.

Alors, je me demande : ‘‘y a-t-il un réel problème de compétence ou plutôt une volonté manifeste de saboter ce chantier ?’’ Autrement, je ne comprends pas comment la situation ne s’améliore pas.  On nous a fait défiler, il n’y a pas longtemps, un transformateur qui a rendu l’espoir à la population kinoise mais hélas, cela ressemble à un effet d’annonce parce qu’il n’y a toujours pas d’impact réel sur la desserte en électricité. On a inauguré en grande pompe une usine de traitement d’eau à Kinshasa, mais les robinets sont toujours secs. Alors que les factures de la Régideso et de la Snel, elles, sont toujours exorbitantes.

Honorable Président,

Combien de temps allons-nous encore accepter cette défaillance de ces services ? Combien d’enfants doivent encore mourir dans les couveuses et combien des gens doivent encore continuer à souffrir à cause de cette situation pour qu’on agisse à l’Assemblée nationale ?

C’est pourquoi j’exhorte la plénière à convoquer en urgence l’ADG de la Snel et de la Régideso pour qu’ils viennent nous dire ce qui se passe et pourquoi ce dysfonctionnement ?

Je vous remercie.

La Pros.    


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Kasaï Oriental: l’opération de révision du fichier électoral suspendue à Lodja

 

 – Une vue du siège de la Ceni à Kinshasa, ce 28/03/2011. Radio Okapi/Ph. John Bompengo – Une vue du siège de la Ceni à Kinshasa, ce 28/03/2011. Radio Okapi/Ph. John Bompengo

L’opération  de révision du fichier électoral dans le territoire de Lodja a été  suspendue depuis jeudi 14 avril jusqu’à’ à nouvel ordre.  C’est ce qu’a indiqué  le bureau national de la commission électorale nationale indépendante.Cette mesure qualifiée de conservatoire, fait suite aux menaces dont sont objet les agents de la Ceni affectés à Lodja pour la supervision de cette opération.

Selon le vice président de cette institution, toutes les atteintes à l’intégrité des agents de la Ceni constitue une cause de non affectation.

Jacques Ndjoli  appelle les autorités politique et administrative à prendre une résolution pour sécuriser les personnels de la Ceni dans ce territoire.

Il indique que les membres de la Ceni sont en danger suite aux conflits ethniques.

Il faut qu’on cesse d’intimider, de faire peur et de  vouloir désorienter le travail de la Ceni, a-t-il ajouté.

Le bureau  provincial de la Ceni indique également qu’il est en contact avec l’inspection provinciale de la police pour la sécurisation des soixante dix-huit centres  d’inscription  déjà opérationnels sur l’ensemble du territoire de Lodja.

Face à cette situation, le gouvernement provincial a rappelé l’administrateur de Lodja à Mbuji Mayi.

 

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Kinshasa: nombre d’artères secondaires du centre ville en piteux état

 

 – Une rue inondée prêt de la Gombe, Kinshasa, 2010. – Une rue inondée prêt de la Gombe, Kinshasa

Un tronçon de l’avenue des Aviateurs, devant l’ambassade de la Chine à Kinshasa vient d’être fermée pour dix jours pour des travaux de réfection. Cette voie, comme beaucoup d’autres, sont dans un état de délabrement qui contraste avec la modernisation du Boulevard du 30 juin, la principale voie du centre ville de la capitale.Sur l’avenue des Aviateurs, à 100 mètres du Boulevard du 30 juin, la bitume est presque inexistante.

Des folles herbes envahissent même certains axes menant vers le quartier général de la Monusco, l’ambassade des Etats-Unis, du Portugal et de la Chine.

L’ambassade de la Chine dont certaines entreprises réhabilitent la voirie urbaine de Kinshasa a décidé alors d’assainir ces environs.

L’ambassade de la République populaire de Chine à Kinshasa a annoncé ses travaux qui vont du 15 au 25 avril prochain.

D’autres avenues secondaires de la ville présentent la même image hideuse.

Les alentours des Galeries présidentielles, du Cinquantenaire et de l’Onatra ne sont pas gais à voir.

Certaines avenues comme Bokassa ou Commerce sont impraticables.

Difficile même de marcher à pied.

Des collines de  sachets, des canalisations d’eau confondues aux poubelles, certains coins isolés transformés en urinoirs, telle est la vraie image de quelques avenues du centre ville de Kinshasa.

En tout état de cause, ces quelques artères du centre de la capitale méritent une attention particulière de l’Hôtel de ville en vue de réhabiliter Kinshasa à l’image du Boulevard du 30 juin.

 

 

Copyright Radio Okapi

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15 avril 2011

Les choses sérieuses commencent :24 avril, le «classico» UDPS-PPRD

Le choc V.Club-DCMP de la 3me journée de la Linafoot (Ligue Nationale de Football), initialement programmé ce samedi 16 avril 2011 au Stade des Martyrs ayant été reporté, tous les regards sont à présent tournés vers le « classico » politique du dimanche 24 avril, entre le PPRD (Parti du Peuple pour la Reconstruction et la Démocratie) et l’UDPS (Union pour la Démocratie et le Progrès Social). Alors qu’Etienne Tshisekedi avait déjà annoncé, depuis le mois de février, la tenue de son meeting au Stade Tata Raphaël à la date précitée, en souvenir de celle du 24 avril 1990 ayant marqué l’entrée de notre pays dans le processus de démocratisation, sous le régime du maréchal Mobutu, André Kimbuta, gouverneur de la ville de Kinshasa, n’a pas trouvé mieux que de fixer rendez à sa « base », à la  même date, à la Place Sainte Thérèse, dans la commune de N’Djili.

Dans certains cerlces politiques, on soupçonne le PPRD de nourrir l’intention de torpiller l’initiative de l’UDPS, à l’image de ce qui s’était passé le 8 décembre 2010 à KInshasa, date annoncée du retour de Tshisekedi après 3 ans d’absence au pays, mais retenue aussi par le Chef de l’Etat pour s’adresser au Parlement réuni en Congrès.
C’est finalement à distance que l’UDPS, porte-étendard de l’opposition politique congolaise et le PPRD, locomotive de la Majorité Présidentielle, vont se défier. Le « classico » va se jouer sur plusieurs claviers : le taux d’affluence des militants ou combattants, le taux de participation des « alliés », le contenu du ou des messages du jour, le charisme des orateurs, le décor, etc.

L’on s’attend, le dimanche 24 avril 2011, journée commémorative de la fête de Pâques, à des mouvements de foule dans tous les sens, les uns pour tenter de rallier la Place Sainte Thérèse et les autres le Stade Tata Raphaël. Forcément, des dérapages sont à craindre. Aussi, la gestion des foules avant, pendant comme après le « match » exige un haut degré de professionnalisme et de neutralité de la part des éléments de la police nationale congolaise.

Le grand défi de Kimbuta

Une personnalité va se trouver totalement impliquée aussi bien à ce qui va se passer au Stade Tata Raphaël qu’à la Place Sainte Thérèse : André Kimbuta Yango. L’homme aura à gérer à la fois sa casquette de Gouverneur de Kinshasa et celle de président de la Fédération du PPRD/Kinshasa. Il sera appelé, à ce double titre, à garantir la sécurité à la fois des cadres et combattants de l’UDPS d’une part d’autre par de celle des cadres et militants de son propre parti.
Ses faits et gestes seront d’autant suivis que les observateurs seraient fort intéressés de savoir s’il sera en mesure de s’assumer aussi bien comme le patron de la protection des personnes et des biens dans la capitale que le célébrant principale de la « messe » du PPRD à N’Djili/Sainte Thérèse.

Un signal fort pour une campagne apaisée

 Les sorties simultanées du PPRD et de l’UDPS, le 24 avril 2011, sont d’ores et déjà perçues comme annonciatrices d’une campagne électorale où les « poids lourds » de la scène politique congolaise ne vont pas se faire des cadeaux. Sa réussite constituerait un signal fort pour des élections apaisées, telles que souhaitées par la majorité des Congolais et de leurs partenaires étrangers.
Dans le cas où des incidents malheureux seraient enregistrés, il y aurait lieu de craindre le pire lors de la campagne électorale toute proche. Un mauvais signal parti de Kinshasa serait la preuve que le peuple congolais n’est pas encore mûr pour pratiquer la démocratie.
Un décor de violences, de chasse à l’homme ou d’obstruction au droit à la parole serait de très mauvais augure car, au-delà des élections, il y a un pays à reconstruire, des Congolaises et Congolais à réconcilier, la bataille de la paix intérieure à gagner, la dignité d’un peuple à réaffirmer.

Le dimanche 24 avril 2011 devrait faire date dans les annales de l’histoire nationale, si le PPRD et l’UDPS parvenaient à administrer au monde extérieur une leçon de tolérance politique, du débat contradictoire. La République n’a pas besoin d’être ramenée aux années noires de la dictature de Mobutu ni des conflits armés. Ce qui importe le plus pour le pays, c’est de consolider les acquis de l’Accord global et inclusif de Sun City, du processus électoral de 2005-2006, bref de ne pas hypothéquer les avancées de la démocratie naissance, réalisées sur base d’immenses sacrifices moraux, matériels et financiers.  

Kimp (Le phare)                                    


 

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QU’AS-TU FAIT LAURENT ?

 

 

J’ai été pris de compassion devant les images de ton arrestation. Devant ta fatigue et ton air hébété.

J’ai été triste de voir ta femme Simone, les larmes aux yeux, les cheveux en friche, malmenée par une foule en colère, parce qu’à cet instant précis, elle est redevenue une femme, une mère.

J’ai été affecté de voir ton fils Michel, blessé et ému par l’aide qu’il t’apportait parce qu’à cet instant précis, il est redevenu un simple fils et toi un simple père.

Qu’as-tu fait Laurent pour nous imposer des images que l’on croyait enterrées à jamais ?

Qu’as-tu fait Laurent ? Exposant ainsi ta mère, ta famille, tes petits-enfants aux risques des dommages collatéraux et des représailles.

Qu’as-tu fait Laurent pour ne pas avoir su éviter à ton peuple ces souffrances inutiles. Pour ne pas avoir placé l’intérêt et la survie de ton peuple  au dessus de tout ?

Que t’avons-nous fait Laurent pour que tu imposes à ton peuple, l’exode, l’exil et toutes les conséquences des sanctions dues à ton entêtement ?

Qu’as-tu fait Laurent pour ne pas avoir compris que la priorité de ton peuple, c’est de voir ses dirigeants appliquer la bonne gouvernance ?

Qu’as-tu fait Laurent pour ne pas avoir lutté contre la corruption, la gabegie, le laxisme et que tu aies célébré la médiocrité, l’impunité et la cupidité ?

Que t’avons-nous fait Laurent pour que tu n’aies pas pu apporter un mieux être aux ivoiriens de la partie utile que tu détenais ?

Que t’avons-nous fait Laurent pour que tu n’aies pas œuvré pour la réconciliation véritable de tous les ivoiriens ?

Que t’avons-nous fait Laurent pour que tu injectes des sommes colossales dans l’achat des armes pour une guerre que tu ne pouvais pas gagner ?

Que t’avons-nous fait Laurent pour que tu croies que nous avions besoin d’un « garçon » à la tête de l’Etat ?

Qu’as-tu fait Laurent pour avoir transformé la vie de ton pays en épisode Western ?

Qu’as-tu fait Laurent pour ne pas avoir su retenir tes partisans d’avoir le même comportement que les rebelles ?

Qu’as-tu fait Laurent pour ne pas avoir empêché  que le champ politique soit investi de relents religieux néfastes ?

Que t’avons-nous fait Laurent pour que tu n’aies pas condamné les attaques et  meurtres de nos différents leaders religieux et la violation de nos lieux de cultes de quelque bord que ce soit ? 

Qu’as-tu fait Laurent pour épouser une femme dont le cœur ne soit pas le temple de la douceur et de la retenue et qui légitime le viol de nos sœurs?

Que t’avons-nous fait Laurent pour que Mille de nos morts à droite  comme à gauche ne te fassent pas reculer ?

Que t’avons-nous fait Laurent pour que tu nous aies jeté à la vindicte de nos enfants, que nos patronymes soient devenues source de malheur, que nos corps soient devenues des combustibles, que nos ruelles  soient devenues des couloirs de la mort et nos maisons, des chambres d’exécution, que nos femmes et nos filles soient prises pour cibles par des obus et que nos hommes soient tous devenus des rebelles ?

Que t’avons-nous fait Laurent pour nous livrer à la vindicte des rebelles qui tuent, violent et pillent ?

Que t’avons-nous fait Laurent pour nous avoir bombardé, annulé nos votes et coupé l’eau et l’électricité dans nos zones ?

Que t’avons-nous fait Laurent pour que la peur soit devenue notre quotidien et que nous applaudissions quand nos frères tombaient sous les balles des combattants invisibles ?

Que t’avons-nous fait Laurent pour que tu envoies nos fils se faire égorger et éventrer par les commandos invisibles ?

Que t’avons-nous fait Laurent pour que tu armes nos enfants, des adolescents, des étudiants et les transforment en milice au lieu de leur réserver une bonne éducation et  une vraie politique de l’Emploi ?

Qu’as-tu fait Laurent pour avoir laissé la FESCI achever sa transformation complète en Mafia et avoir fait de l’école le dernier de tes soucis ?

Que t’avons-nous fait Laurent pour que tu nous aies permis de nous sentir invincibles et nous assurer que nos crimes contre les rebelles resteront impunis ?

Qu’as-tu fait Laurent pour avoir transformé notre télévision en instrument propagandiste, pour nous avoir montré comme signes de Dieu, des cœurs et des nuages fabriqués ?

Que t’avons-nous fait Laurent pour que tu n’aies pas pu défendre toute nos villes de l’intérieur qui ont été « téléchargées » à un débit hyperpuissant ADSL  (Abandonnées par ta Défense et Sécurité Loyales) ?

Que t’avons-nous fait Laurent pour que nos mères restent sans défense tandis que tu protégeais la tienne au fond de ton BUNKER ?

Que t’avons-nous fait Laurent pour que nos familles soient divisées et éparpillées, nos enfants traumatisés, nos maisons et biens soient pillés, notre vie soit devenue insignifiante ?

Qu’as-tu fait Laurent pour que tes deux plus grands généraux (Armée et Rue) te lâchent au premier coup de fusil aux portes d’Abidjan ?

Qu’as-tu fait Laurent pour que tu n’aies trouvé pour te défendre qu’un millier de fidèles armés jusqu’aux dents ?

Que t’avons-nous fait Laurent pour que tu nous aies promis que les Anges viendraient nous délivrer de l’emprise du Diable, et faire rayonner notre aura sur la terre entière ?

Que t’avons-nous fait Laurent pour que tu nous aies assuré pouvoir te liguer contre le monde entier et le vaincre ?

Qu’as-tu fait Laurent pour ne pas avoir entendu l’envoyé du Pape te demander de renoncer au pouvoir ?

Et nous, qu’avons-nous fait Laurent en t’aidant à empêcher la proclamation des résultats par la CEI ?

Qu’avons-nous fait Laurent en éliminant les votes des Départements, même où tu n’avais pas fait de réclamations ?

Qu’avons-nous fait Laurent en ne t’expliquant pas que tu ne pouvais pas gagner contre le RDR, le PDCI et l’UDPCI sincèrement réunis.

Qu’avons-nous fait Laurent en te soutenant dans ce hold-up, en invoquant la raison d’Etat ?

Qu’avons-nous fait Laurent en te soutenant dans le rejet des résolutions du panel ?

Qu’avons-nous fait Laurent en fermant les banques, en coupant l’approvisionnement des produits de première nécessité, en décrétant le pays mort ?

Qu’avons-nous fait Laurent en nous mobilisant dans la ferveur religieuse pour te pousser à continuer ?

Qu’avons-nous fait Laurent en te faisant croire que tu étais le nouveau Messie et que notre pays était la nouvelle patrie du Christ ?

Qu’avons-nous fait Laurent en tenant des conseils de Ministres avec toi dans ton Bunker alors qu’il ne te restait que deux quartiers d’Abidjan ?

Qu’avons-nous fait Laurent en participant à ta dernière ruse d’un cessez-le-feu et d’une reddition que tu as reniée ?

Qu’avons-nous fait Laurent en frappant Simone, en blessant Tagro et Michel et en te rappelant que Guéï et sa femme auraient voulu connaître le même sort que vous aujourd’hui au lieu d’être six pieds sous terre?

Qu’avons-nous fait Laurent en poussant toute la classe politique à l’affrontement ?

Qu’as-tu fait Laurent, que t’avons-nous fait Laurent, et nous-mêmes qu’avons-nous fait Laurent ?

 

 


JEAN MARTIN COULIBALY

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Burkina Faso : le président Compaoré confronté à une mutinerie

 

 

Le 1er avril, une délégation de soldats burkinabés avaient rencontré le président Compaoré pour demander de meilleurs soldes et conditions de travail.

Le 1er avril, une délégation de soldats burkinabés avaient rencontré le président Compaoré pour demander de meilleurs soldes et conditions de travail.AFP/AHMED OUOBA

Le chef de l'Etat burkinabè Blaise Compaoré a quitté Ouagadougou, vendredi 15 avril, en proie à une mutinerie de sa garde présidentielle pour son village natal, Ziniaré, située à une trentaine de km de la capitale.

 

La mutinerie débutée à Ouagadougou par des gardes présidentiels s'est étendue, vendredi, à trois autres camps militaires dont l'un des plus importants de la ville, tous dans la capitale burkinabè. Il était marqué par beaucoup de pillages dans le centre-ville de la part de soldats, notamment de boutiques d'électroménager.

Le mouvement a débuté jeudi dans une caserne située dans le périmètre d'une vingtaine d'hectares du palais du président Blaise Compaoré, les soldats tirant en l'air pendant plusieurs heures. Il s'est ensuite étendu à une deuxième caserne située à environ 3 km de là qui abrite d'autres éléments du régiment présidentiel, dont la plupart des officiers qui y résident. C'est de cette dernière caserne que sont sortis les soldats, la plupart à pied, tirant en l'air. Le domicile du général Dominique Diendiéré, chef d'état-major particulier du président Compaoré, situé dans cette caserne, a été saccagé, selon une source militaire.

Selon un officier de ce régiment ayant requis l'anonymat, il s'agit d'un mouvement de colère de militaires pour protester contre le non-versement d'une indemnité de logement qui leur avait été promise. Fin mars, des militaires en colère qui protestaient contre la condamnation et l'emprisonnement de certains de leurs camarades inculpés dans des affaires de mœurs et de viols, s'étaient emparés d'armes de guerre dans des garnisons de plusieurs villes.

UNE GROGNE RÉCURRENTE

Après ces incidents, le président Compaoré avait rencontré toutes les composantes de son armée, des simples soldats aux généraux, et annoncé la fin de la crise à l'issue de ces rencontres. La révolte de ces soldats avait été précédée par un mouvement de contestation de jeunes étudiants à la suite de la mort, fin février, d'un des leurs, tué lors d'une manifestation.

D'autres manifestations s'étaient produites par la suite dans tout le pays, faisant au moins six morts, dont quatre étudiants. Cette double protestation des militaires et des jeunes avait constitué l'une des plus graves crises qu'ait connue le régime du président Compaoré, un ancien militaire arrivé au pouvoir il y a 24 ans à la faveur d'un coup d'Etat contre son ancien compagnon Thomas Sankara, figure emblématique de l'émancipation africaine.

Le monde.fr avec AFP

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Dysfonctionnement de l’Administration publique au Kasaï Occidental

Kananga, 15/04 (ACP)-. Des écueils de taille justifient le dysfonctionnement actuel de l’administration publique au Kasaï Occidental, relèvent les observateurs avertis de la question, à quelques jours de l’élection, à Kananga, du nouveau gouvernement de province et son vice-gouverneur. Son délaissement au profit d’un clientélisme politique explique cet état de choses déplorable, reconnaît-on, par la démotivation de ses cadres de commandement et le désintéressement criant à l’action de ces services publics de l’Etat, considérés pourtant la cheville ouvrière du programme de l’exécutif local.

En outre, l’ignorance caractérisée par la plupart des ministres provinciaux du Kasaï Occidental de leur rôle de conception et d’orientation a rouillé davantage la machine administrative, beaucoup d’entre eux se contentant de la signature des actes administratifs, du contrôle de la paie des fonctionnaires.

Bien plus, l’absence prolongée du directeur de province en sa qualité de coordinateur des services publics de l’Etat a enfoncé le clou devant l’inconscience et l’indifférence des instances nationales compétentes de palier à temps à cette insuffisance, malgré  quelques vaines et timides mesures prises pour la réhabilitation de l’intéressé. L’interprétation, à tort ou à raison, de la loi portant principes de libre administration des provinces a ouvert la voie à une sorte de cacophonie, ont reconnu les même observateurs à l’ACP. ACP/MaH.-

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