22 avril 2011

Assemblée nationale: un député décède lors d'une séance

Un député du parti présidentiel en République démocratique du Congo est décédé jeudi lors d'une séance à l'Assemblée nationale, a-t-on appris de sources parlementaires.
Sorti de la salle des plénières juste après son intervention lors d'une séance sur les amendements au projet de loi électorale, le député du Parti du peuple pour le reconstruction et la démocratie (PPRD, au pouvoir) Jean-Marie Kamoni, n'en est plus revenu.

"Il est sorti de la salle pour téléphoner et il a eu une crise, on l'a emmené à l'hôpital où l'on a constaté son décès", a affirmé la rapporteure adjointe de l'Assemblée, Sophie Kakudji.

La séance a été immédiatement suspendue quand la nouvelle du décès est parvenue à l'Assemblée. Il s'agit du premier décès d'un parlementaire lors d'une séance à l'Assemblée en RDC. M. Kamoni était un élu de la ville de Kisangani, chef-lieu de la Province orientale (nord-est). Il avait été nommé en 2006 vice-ministre aux Mines dans le gouvernement de transition.


AFP/MCN
 

Posté par lumbamba à 09:57 - - Commentaires [0] - Permalien [#]


21 avril 2011

La Belgique affrète un Airbus pour refouler 60 congolais venant de différents pays européens

Jeudi prochain, un Airbus belge renverra soixante demandeurs d'asile d'Europe vers la République démocratique du Congo. Cela fait sept ans que la Belgique n'avait pas affrété un si gros appareil pour renvoyer des demandeurs d'asile dans leur pays, rapport jeudi le quotidien flamand De Morgen.
Un Airbus belge renverra, jeudi prochain, soixante demandeurs d'asile d'Europe vers la République démocratique du Congo. La Belgique n'avait plus affrété un si gros appareil pour renvoyer des demandeurs d'asile dans leur pays depuis sept ans. L'avion est apprêté sous la coordination de l'Agence européenne pour la gestion de la coopération opérationnelle aux frontières extérieures (FRONTEX), rapporte jeudi   De Morgen.

La NV-A favorable à ces vols


Quinze passagers se sont vus refuser le statut de demandeurs d'asile en Belgique et les 45 autres cherchaient l'asile en vain aux Pays-Bas, en Grande-Bretagne, en Irlande et en Suède. L'Airbus décollera le 28 avril à destination de la capitale congolaise Kinshasa et reviendra en Belgique plus tard dans la journée. A bord de l'appareil seront présents un médecin, un infirmier, deux cadres de la police fédérale et deux inspecteurs pour encadrer la mission. Le parti indépendantiste flamand , N-VA, de Bart de Wever, se montre partisane de ces vols Frontex et, pour le parlementaire Theo Vrancken, des vols semblables pourraient être planifiés chaque mois.

 


Kinshasa, 21/04/2011 (Le Vif/MCN, via mediacongo.net)
 

Posté par lumbamba à 18:17 - Commentaires [0] - Permalien [#]

MLC : tirs à balles réelles !

 

La guerre continue au Mouvement de Libération du Congo(MLC) 48 heures après la décision de déchéance de son Secrétaire général, François Muamba Tshishimbi, par le Collège des Fondateurs.
En effet, à l’issue d’une rencontre tenue hier mardi 19 avril 2011 à la résidence de François Muamba, des élus de ce parti, députés nationaux et sénateurs compris, ont pris l’option de rejeter non seulement cette décision, mais encore de la qualifier d’«illégitime et d’illégale ». Sans prendre des détours ni mettre des gants, ces élus, par ailleurs signataires du mémorandum du 30 mars dernier adressé au Secrétariat général du MLC, considèrent toujours François Muamba comme faisant fonction et par conséquent attendent de lui une réponse à leurs désidérata. D’où le maintien des revendications exprimées depuis 3 semaines parmi lesquelles la convocation d’un Congrès devant examiner les grands enjeux électoraux actuels.

Face à la cacophonie qui règne au sein du MLC, les pétitionnaires ont souligné hier qu’il n’existe pas d’aile dans le parti. Albert M’Peti a à cette occasion appuyé même que la seule légitimité se trouve du côté du SG, François Muamba. Pour lui, la convocation de la réunion du lundi 18 avril dernier mettant fin aux fonctions de l’actuel numéro 1 du parti s’est faite en toute illégalité. La personne qui l’a convoquée (Thomas Luhaka Losendjola, Secrétaire général adjoint du MLC NDRL) n’a pas qualité et ses décisions sont nulles et de nul effet. Concernant la signature par procuration apposée par le leader du parti Jean-Pierre Bemba, l’élu de Maï Ndombe s’est posé tout haut la question de savoir si le président national avait la position de signer un tel document. « Ce sont des zélés qui l’ont fait en son nom ! » a-t-il tranché, avant d’appeler les autres cadres du parti à revenir à la raison afin d’examiner les revendications légitimes contenues dans le mémo et de mettre en ordre de bataille la deuxième force politique de l’opposition parlementaire.

Des signatures invalides 
Outre l’énorme gaffe commise par JP Bemba en signant ce document alors qu’il est juridiquement incompétent du fait de sa situation de détenu à la Haye (Pays Bas), de nombreux observateurs ont relevé, depuis sa publication, d’autres entorses tendant à le décrédibiliser. Parmi les plus grandes, on note la signature apposée par Paul Musafiri, actuellement reconnu comme magistrat dans la province cuprifère du Katanga. Cette imprudence risque non seulement de produire des conséquences incalculables et néfastes pour son auteur, mais encore sur l’ensemble du groupe si l’escalade verbale se poursuit jusque devant les Cours et tribunaux. Toutefois, le MLC s’achemine inéluctablement vers une impasse qui risque de présenter, dans les prochains jours, ce scenario tant redouté. Affaire à suivre.

Tshieke Bukasa                 

COMMUNIQUE DE PRESSE
Nous, Députés Nationaux et Sénateurs, membres du Mouvement de Libération du Congo « MLC », signataires du Mémorandum adressé au Secrétariat Général du Parti en date du 30 mars 2011, réunis ce mardi 19 avril 2011, pour faire le point sur la suite réservée aux revendications soulevées dans ledit Mémorandum,
Après échange de vues, faisons la déclaration suivante:

1. Nous réaffirmons une fois de plus que le MLC demeure un patrimoine commun, un parti national et démocratique. Il reste ainsi un lieu privilégié et par excellence où doit régner le respect des règles de droit, sans complaisance ni faux-fuyants ;

2. Alors que nous attendions les réponses appropriées à nos revendications contenues dans le Mémorandum, notamment, la convocation du Congrès du MLC, en vue de la désignation, à tous les niveaux, des candidats aux prochaines élections, nous sommes surpris d’apprendre que le Secrétaire Général, l’un des destinataires dudit Mémo serait destitué par le Collège des Fondateurs convoqué au mépris des dispositions statutaires et réglementaires du MLC ;

3. Nous affirmons par conséquent que cette décision est nulle et de nuls effets par défaut de qualité de celui qui a convoqué le collège des Fondateurs ;

4. Soucieux de sortir le Parti de l’impasse, nous lançons de nouveau un appel à tous les autres collègues et cadres du parti de s’inscrire dans notre démarche salvatrice pour le MLC,

5. Nous réitérons notre confiance au Président National Jean Pierre BEMBA et au Secrétaire Général François MUAMBA TSHISHIMBI, Président ai de qui nous continuons à attendre la suite à nos revendications.

AVEC DIEU, NOUS VAINCRONS.

Posté par lumbamba à 17:55 - - Commentaires [0] - Permalien [#]

Lupatapata: incendie dans le bureau de la zone de santé de Tshishimbi, 1 mort

 

Le drame s’est produit, dans la nuit de mardi à mercredi 20 avril. Un incendie s’est déclaré dans le bureau central de la zone de santé de Tshishimbi, en territoire de Lupatapata, dans la province du Kasaï-Oriental. Le bilan fait état d’un mort et d’importants dégâts matériels.

La victime, l’enfant d’une sentinelle de la zone de santé, a été brûlée au troisième degré.

L’origine de l’incendie demeure inconnue, selon Junior Muteba, administrateur de territoire assistant de Lupatapata.

Les premiers éléments recueillis renseignent que le feu s’est déclaré vers minuit dans le dépôt principal du bureau de la zone de santé, souligne la source qui ajoute que rien n’a été épargné.

Et dans une pièce jouxtant le dépôt, dormaient la sentinelle malade, et son fils venu l’assister cette nuit là à cause de son état de santé.

Réveillé par les flammes en progression, l’homme s’est d’abord précipité à sortir dehors avant de réaliser que son fils était, lui, resté dans la pièce.

Il a pris son courage, en dépit de ses propres brûlures, pour revenir extraire son fils, déjà brûlé au troisième degré, selon les sources.

Au petit matin, le garçon rendra l’âme, alors que l’état de santé de son père reste inquiétant, selon une source de la société civile de Lupatapata.

Quant aux dégâts matériels, les sources indiquent que tout a été consumé: médicaments, stock de vaccins, réfrigérateur, carburant et toute la documentation.

La société civile du territoire soupçonne une origine criminelle de l’incendie.

Le mobile, d’après elle, serait d’effacer éventuellement les traces du détournement des médicaments dont seraient suspectés les responsables de la zone de santé.

Pour sa part, l’administrateur de territoire assistant recommande que l’on attende le résultat de l’enquête.

 


Posté par lumbamba à 17:47 - - Commentaires [0] - Permalien [#]

Meeting du 24 avril: l’UDPS dénonce l’arrestation de ses militants à Limete

 

 – Etienne Tshisekedi, président de l’UDPS à Bruxelles en 2010. Photo udps.be – Etienne Tshisekedi, président de l’UDPS à Bruxelles en 2010. Photo udps.be

Six personnes arrêtées, et d’autres blessées, toutes membres de l’UDPS. C’est ce qu’affirme le président des Compagnons d’Etienne Tshisekedi et membre de l’Union pour la démocratie et le progrès social qui parle d’un incident survenu mercredi à Limete au moment où des partisans de ce parti politique voulaient placer une banderole de sensibilisation au meeting que va tenir le dimanche 24 avril prochain le leader de l’UDPS.  Mais, la police rejette cette allégation.Raoul Nsolua raconte:

«Vers 8h, à la 11e Rue, quartier industriel Limete, quelques compagnons d’Etienne Tshisekedi, des combattants de l’UDPS et transporteurs des motos, étaient en train de placer la banderole mobilisant le peuple pour le meeting qui se tiendra ce 24 avril par le président Étienne Tshisekedi wa Mulumba. Ils ont vu surgir quelques militants du PPRD qui ne voulaient pas que cette banderole puisse monter. Il s’en est suivi la bagarre et Il y a des blessés graves.»

Le président des Compagnons de Tshisekedi de poursuivre:

«Quelques combattants ont été arrêtés et amenés vers la police à Limete, quartier Échangeur,  et d’autres à Kingabwa,  aux contenairs Simba et Mandrandele. Moi-même, j’étais là, je les ai vus embarquer dans une voiture de couleur rouge vers une destination inconnue. Nous exigeons immédiatement leur libération, sans condition.»

Le  colonel Eddy Mukuna, commandant  groupe  Mobile  d’intervention  Kin Est de  la  police rétorque qu’il n’y a eu aucune arrestation des militants de l’UDPS.

L’officier de la Police nationale congolaise s’explique:

«A ce que je sache, M. l’inspecteur provincial nous a fait part dans notre réunion de commandement, de la tenue du meeting de l’UDPS au stade Tata Raphaël,  le dimanche, et nous, la police, nous allons jouer un rôle d’encadrement pour éviter qu’il y ait des débordements et dérapages.»

Concernant les arrestations, le colonel Eddy Mukuna est catégorique:

«Nous n’avons pas arrêté un quelconque militant de l’UDPS, en train de faire la propagande pour la manifestation de dimanche. Ils sensibilisent leurs militants. La police n’a le rôle que celui de pouvoir encadrer cette manifestation de dimanche.»

 

Posté par lumbamba à 17:43 - - Commentaires [0] - Permalien [#]


La colère de madame Petkova

Je promenais Muenda Nende ce matin. D’habitude, je ne suis pas d’humeur à causer avec des gens à cette heure-là. Muenda Nende me précédait de quelques mètres, mais je le maintenais à bonne distance avec ma laisse.

-        Guten Morgen, Herr Tshiamba ! Je me retourne brusquement pour voir d’où vient la voix qui me salue. Encore elle, cette dame de Kazakhstan ! Elle m’appelle toujours « Tshiamba » et oublie « ya Bende ». Intérieurement, je voulais lui dire comme Bakatushipa : « ya bende wakushila nganyi ? Wakushila nyoko ? », mais de toutes les façons, elle ne me comprendrait pas

-     Guten Morgen, Frau Petkova ! lui répondis-je. Elle vient à grands pas vers moi, en tirant derrière elle son chien. On dirait que le ciel lui était tombé sur la tête. Je l’observe sans rien dire.

-      Je suis en colère contre l’école de ma fille, me dit-elle aussitôt arrivée près de moi. Alors, je me dis de nouveau intérieurement : « encore une chez qui tout va toujours mal ! ».

-     Que se passe-t-il encore, madame Petkova ? je lui crie.

-      Figure-toi qu’à l’école de ma fille, on lui apprend, à ma Svetlana, à faire l’amour ?  Là, je pense qu’elle exagère un peu !

-      Tu veux dire que dans le cours de « Sachunterricht », on apprend à Svetlana la sexualité ? Ici, en Allemagne, ce thème est prévu dans le programme de la quatrième année primaire, lui dis-je. Elle monte aussitôt sur ses grands chevaux.

-      Mais monsieur Tshiamba, qu’est-ce que les enfants de 10 ans ont à foutre avec la sexualité ? Ils ne comprendront rien ! 

Je tente de lui expliquer sans espoir de la convaincre :

-      Les autorités de ce pays pensent qu’il serait important d’apprendre la sexualité aux enfants à partir de cet âge parce qu’il y a des adultes pédophiles qui peuvent abuser d’eux. Chez nous, nous avons appris cela à l’âge de 13-14 ans, pour ne pas commettre des bêtises. Mais les choses changent. Voilà ! 

Wapi ! Elle monte de plus belle :

-        Est-ce qu’on peut apprendre les intégrales aux enfants de 4ème primaire ?

-        Non, madame c’est trop tôt pour eux ! Je lui réponds.

-      Alors, je vais accompagner ma fille aujourd’hui à l’école et demanderai à son institutrice non seulement de continuer de donner des cours théoriques sur la sexualité à nos enfants, mais aussi de procéder à la pratique. Comme ca, ils comprendront mieux !!!

Oh la la ! Bia bakole, mbipanga ! Juste en ce moment, j'ai porté mon regard sur Muenda Nende qui jouait avec le chien de madame Petkova. Ce dernier reniflait le derrière de Muenda Nende. En suivant mon regard, la dame a compris comme moi ce que son chien cherchait et ce que j’en pensais.

Je lui dis calmement : « ton chien veut apprendre à Muenda Nende la sexualité ; mais Muenda Nende est encore petit ! ».

Madame Petkova éclate de rire. J’en profite pour lui souhaiter une bonne journée et m’éloigne avec Muenda Nende.

Tshiamba ya bende

Posté par lumbamba à 17:30 - - Commentaires [0] - Permalien [#]

20 avril 2011

Bras de fer, F. Muamba ou rien : Les élus du Mlc persistent et signent

 

 

Il semble qu’une lettre de Bemba demande la suspension de Muamba. Si cette lettre existe, c’est une preuve que JP Bemba dirigerait son parti politique à distance en dépit de l’empêchement. Ce qui est un argument de plus pour le Procureur de la Cpi. *Car, si JP Bemba peut bien braver l’empêchement judiciaire pour diriger son parti politique à distance, qu’est-ce qui l’empêcherait de commander ses soldats à Bangui, pourra se dire le Procureur général de la Cpi.

La crise est loin de se terminer au Mlc, parti politique cher à JP Bemba. Comme dans l’histoire de dix plaies d’Egypte, il y a quelque part quelqu’un qui refuse d’entendre raison en endurcissant son cœur. Qui est-ce ? On est loin d’une énigme. Il y a quelques jours, pour une simple question de débat nécessaire au sein de tout parti politique, le Mlc a brandi son arme de prédilection, à savoir l’excommunication. Cette fois, la goutte d’eau qui a fait déborder un vase déjà en débordement, c’est une interpellation, du reste tardive de certains élus voyant venir les échéances électorales de novembre prochain.

Le fait que ces députés aient demandé la tenue du Congrès en vue de préparer les élections et surtout de pourvoir à la vacance à la tête du parti suite à l’empêchement de son leader, cette démarche de bonne foi est considérée comme une déviation. François Muamba, pour avoir prêté oreille à cette interpellation des élus du parti, est objet d’une procédure disciplinaire vite conclue par la suspension du secrétaire général de ce parti politique, à savoir François Muamba. Ce dernier a démontré qu’il n’est pas prêt à se laisser faire. Dans une prise de position, il a démontré que conformément aux statuts du parti, le président national étant empêché, c’est le secrétaire général qu’il est, qui dirige le parti comme président ad-intérim.

Il n’y a donc pas un autre président qui aurait pris la décision de sa suspension. Au train où va cette affaire, il n’y aura que la justice pour trancher. Et selon certaines indiscrétions, le secrétaire général du Mlc n’hésiterait pas à recourir à cette voie si on le pousse jusqu’au bout. Selon certains analystes, cette démarche aurait pour victime, le leader du Mlc, JP Bemba dont on dit avoir écrit une lettre qui contiendrait l’instruction sur la suspension de François Muamba. Ce dernier exige que l’on exhibe cette lettre. Si cette lettre existe, c’est une preuve que JP Bemba dirigerait son parti politique à distance en dépit de l’empêchement. Ce qui est un argument de plus pour le Procureur de la Cpi. Car, si JP Bemba peut bien braver l’empêchement judiciaire pour diriger son parti politique à distance, qu’est-ce qui l’empêcherait de diriger son mouvement, plus précisément ses soldats à Bangui au moment où il n’avait aucun empêchement ? C’est pourtant l’accusation principale du Procureur contre JP Bemba. C’est également l’argument des avocats de la défense qui tentent de faire comprendre qu’au moment des faits, JP Bemba était à plus de 2000 kilomètres de Bangui. La fameuse lettre, si elle existe, est une preuve que la distance n’est pas un obstacle pour donner des ordres au bout du monde. Avait-on besoin de conduire les débats à ce point ? Pourquoi toujours revenir à l’individu là où les textes régissant le parti politique peuvent être sollicités afin de mettre tout le monde d’accord ?

Les élus signataires du mémo qui a jeté de l’huile au feu, eux aussi, ne se disent pas vaincus. Dans un communiqué qu’ils ont rendu public hier à l’issue de la concertation qui a suivi les mesures prises contre François Muamba, ils persistent et signent. Ils font remarquer encore une fois que le Mlc est un patrimoine national. A ce titre, il ne peut être un truc à la merci de quelques individus qui usent d’astuces diverses pour en avoir le contrôle. Les élus du Mlc renouvellent leur confiance et à JP Bemba et à François Muamba. Comme on le voit, on est en présence d’un bras de fer. Quelle en sera l’issue ? C’est difficile à dire dès le moment où les gens semblent avoir pris l’option de se moquer des textes au profit de leurs convenances personnelles.

Ils lancent encore une fois un appel pathétique aux autres élus et cadres de ce parti politique afin de rejoindre le camp de la raison. Cet appel sera-t-il entendu ? On est loin d’y croire. Par conséquent, la scission est possible. Bientôt ce sera la querelle de légitimité. François Muamba a posé le premier pas en revendiquant la légalité statutaire. La solution aurait été pourtant d’accepter de se mettre autour d’une table. Comme disait quelqu’un qu’il n’y a pas d’autres voies pour résoudre des problèmes entre hommes que le dialogue. L’excommunication, c’est souvent la preuve de manque d’argument. C’est un raccourci qui ne résout aucun problème.

Au sujet du Mlc, à force de fuir le débat démocratique au profit de l’excommunication, il se dégage l’impression que l’on ne peut être un homme intelligent et libre et accepter le joug de l’arbitraire et de l’absurde qui semble motiver les décisions dans ce parti politique. La question que plus d’un se posent, c’est celle de savoir jusqu’où ira-t-on ? Après Yves Kisombe, pour ne pas remonter jusqu’au déluge, après José Makila, après la position de retrait de Delly Sesanga dont le péché aura été la soif de débat, à qui le prochain tour ? C’est ici l’occasion de rappeler aux dirigeants et cadres du Mlc qu’en politique, la mystique du palmier n’a pas sa place. Car, en politique, « bazokata, ezokonda ». C’est le contraire de « bazokata, ezokola ». Entendez par là qu’en politique, plus on perd des cadres plus on s’appauvrit.

L’Avenir

Posté par lumbamba à 17:57 - - Commentaires [0] - Permalien [#]

Réclamant une forte participation de leurs membres aux prochaines élections

Les militants du Palu disent non à une nouvelle alliance avec la Majorité présidentielle

Dans une déclaration faite hier mardi 19 avril 2011,  les membres du directoire du parti Lumumbiste unifié (PALU)  ont demandé aux instances dirigeantes du Palu de ne pas conclure une nouvelle alliance avec la Majorité présidentielle avant  toute nouvelle discussion avec cette plate–forme politique.   Ils estiment que cette plate –forme est un conglomérat de partis, avec chacun son agenda caché, des partis pour la plupart sans assises sur terrain et qui risque de se désagréger avant même les élections de 2011. Les membres du Palu dénoncent aussi le non respect des engagements de la part de l’Alliance pour la Majorité présidentielle (AMP) durant les cinq années au cours de laquelle le Palu a occupé la Primature. Les membres du Palu dénoncent également l’acharnement contre certains cadres du Palu. Ils en veulent pour preuve l’arrestation des cadres du Palu notamment MM Wolf Kimasa et Willy Makiashi, respectivement DGA ai de l’Office Congolais de Contrôle (OCC) et DGA de la Sonal.

Selon eux, l’arrestation de ces deux membres influents du Palu reste arbitraire et tient lieu d’un règlement de compte. « Nous dénonçons l’injustice et la politique de deux poids deux mesures appliquée par les instances tant des services de sécurité que de la justice dans cette affaire et nous en appelons à la grande responsabilité politique du Palu, utilisateurs de ces deux cadres à intervenir pour leur libération », a déclaré M. Fidèle Mbenga, membre du Palu.

La rupture

Les membres du directoire rappellent que comme promis à leurs membres, les dirigeants du Palu doivent respecter leur engagement en désignant  un candidat du parti à l’élection présidentielle de 2011. « Si Antoine Gizenga  n’est pas en mesure de briguer un mandat présidentiel à cause du poids de l’âge, le Palu regorge des personnalités crédibles et compétentes pour se présenter aux élections présidentielle, législatives et municipales et locales .Nos militants attendent que nous soyons présents  à ce rendez-vous électoral », ont-t-il expliqué. Selon les membres du Palu, leur parti ne doit pas toujours servir de marche pied à d’autres structures politiques pour prendre le pouvoir. « Le Palu qui est un parti cinquantenaire doit présenter ses candidats à tous les postes, à l’élection pour la Présidence de la République,  à l’Assemblée nationale, au Sénat et à l’Assemblée provinciale. Il faut que ce parti qui a 50 ans puissent également jouer son rôle sur l’échiquier politique congolais, au lieu de servir toujours de marche pied pour permettre à d’autres de prendre le pouvoir », a souligné M. Oscar Mayimba. 

Les membres du Palu dénoncent également la rupture observée actuellement entre la base et les dirigeants actuels du Palu, notamment sur la ligne directrice à adopter. Car pour les militants, leur parti, cher à Antoine Gizenga, doit présenter un candidat à l’élection présidentielle  et non jouer un  simple rôle « d’accompagnateur » lors du prochain scrutin. Cette vision ne correspond malheureusement pas avec celle des dirigeants actuels du Palu, pour qui il n’est pas question de présenter un quelconque candidat à l’élection présidentielle. A la lumière de ces divergences de vue, force est de constater qu’une crise latente couve actuellement au sein du Palu. Une crise qui est née de la rupture  de vision entre la base et le sommet actuellement au pouvoir. A l’approche des élections, observe t-on, une guerre de leadership est en train  de naître  entre les différents ténors de ce parti considérée, après les élections de 2006 comme la troisième force politique du pays.

Pour certains observateurs, le Secrétaire général du Palu, Antoine Gizenga, qui est également l’autorité morale du parti, doit agir au plus vite en convoquant le congrès du parti pour aplanir toutes les divergences de vue au sein du parti et surtout éviter une implosion du Palu qui, à coup sûr, aura des conséquences désastreuses dans le paysage politique congolais.

Luc-Roger Mbala Bemba (L'observateur)

Posté par lumbamba à 17:37 - - Commentaires [0] - Permalien [#]

19 avril 2011

Après la victoire de Kabasu Babu à Kananga Majorité Présidentielle : Patrice-Aimé Sesanga suspendu !

Au moment où le ticket Hubert Kabasu Babu- Adolphe Komuesa continue à savourer sa victoire à l’issue de l’élection du Gouverneur et du Vice- Gouverneur du Kasaï- Occidental, tel, en tout cas, n’est pas le cas de leurs poursuivants immédiats, à savoir : Patrice- Aimé Sesanga et Gérard Mbombo qui, non seulement, ruminent leur débâcle, mais viennent, en sus, d’être périclités au niveau de leur famille politique.

En effet, dans une correspondance adressée au premier cité, Patrice-Aimé Sesanga, dont copie est parvenue à La Prospérité, M. Louis Koyagialo, ci-devant Secrétaire Exécutif Adjoint de l’AMP, transformée en MP, suspend, sans autre forme de procès, le PDS, parti dont le Sénateur Sesanga est Président, de toutes les activités de la Majorité Présidentielle. Ce, en attendant que le Bureau Politique siège pour statuer sur le cas particulier du Sénateur Sesanga.

A en croire la missive, il est reproché à l’incriminé un comportement constitutif d’un cas d’indiscipline caractérisée, incompatible avec les prescrits de la Charte régissant la MP. L’Homme se serait présenté, lors de l’élection du Gouverneur et du Vice- Gouverneur du Kasaï-Occidental, comme candidat indépendant, battant campagne contre la décision des organes de la MP.

Sauf erreur de notre part, le Sénateur Sesanga serait la deuxième personnalité de la majorité présidentielle à être frappée d’une telle mesure, après le Député Bahati Modeste qui, lui, a été réhabilité.

Dans cette édition, la lettre portant suspension du PDS aux activités de la MP. République Démocratique du Congo
ALLIANCE DE LA MAJORITE PRESIDENTIELLE.
«A.M.P» SECRETARIAT EXECUTIF
Kinshasa, le 18-04-2011

A Monsieur Patrice Aimé SESANGA Président National de PDS A Kinshasa
Copie pour information à :
-Son Excellence Joseph KABILA KABANGE Autorité morale de la Majorité Présidentielle A Kinshasa/Gombe 

- Honorable SHE OKITUNDU Coordinateur de la Majorité Présidentielle au Sénat A Kinshasa/Lingwala

Concerne : Suspension de votre parti des activités au sein de la Majorité Présidentielle

Monsieur le président du PDS,

Il m’est revenu de constater avec amertume que lors du vote du gouverneur de la Province du Kasaï Occidental, organisé à Kananga le 18-04-2011, vous vous êtes présenté comme candidat indépendant, battant une campagne virulente contre la décision des organes de la Majorité Présidentielle.

Invité par l’émissaire de la Majorité Présidentielle à vous conformer à la décision ainsi prise, non seulement vous y avez opposé un refus catégorique, mais encore vous avez fait lire sur les antennes des radios locales une déclaration confirmant votre détermination d’aller jusqu’au bout, à travers une campagne de dénigrement de notre famille politique.

Votre comportement est constitutif d’un cas d’indiscipline caractérisée, avec les prescrits de la Charte régissant notre plateforme.

Eu égard à tout ce qui précède, j’ai le regret de vous notifier que votre parti est suspendu de toute activité au sein de la Majorité Présidentielle, en attendant que le Bureau Politique siège pour statuer sur votre cas.

Veuillez agréer, monsieur le président du PDS, l’expression de ma parfaite considération.

Koyagialo Ngbase Te Gerengbo
Secrétaire Exécutif adjoint

La Pros.    


Posté par lumbamba à 23:42 - - Commentaires [0] - Permalien [#]

Qui es-tu, KASAI ?

 

Tu es…

Kakafuka, terre de nos ancêtres,

Adorable mère,

Source de vie et de joie,

Appelée terre des saints et des anges,

Infinie est notre reconnaissance de t’appartenir pour toujours.

 

Lumbamba Kanyiki

Posté par lumbamba à 21:23 - - Commentaires [2] - Permalien [#]