Le chef de la délégation du M23 à
Kampala, François Rucogoza (g), le 8 janvier 2013.
Le chef de la délégation du M23 à Kampala, François Rucogoza (g), le 8 janvier 2013.
REUTERS/James Akena
Par RFI
Le dialogue de Kampala semble tourner court pour le M23. Le médiateur ougandais a refusé mardi 22 janvier d’élargir la négociation sur des thèmes mettant en cause la légitimité du régime Kabila. Des dissensions apparaissent dans le M23 entre ceux qui veulent bien continuer le dialogue et d’autres qui veulent claquer la porte.
La mauvaise humeur commence à gagner une partie de la délégation du M23 qui commençait à envisager mardi 22 janvier ni plus ni moins de récuser le facilitateur et ministre ougandais de la Défense, Crispus Kiyonga, et mettre ainsi fin à cette négociation.
Ce n’est pas l’avis exprimé par le porte-parole officiel du mouvement. Mais quelques membres de la délégation, jusqu’au sommet d’ailleurs, en ont ras-le-bol et le disent. Selon eux, le ministre ougandais de la Défense prend le parti de Kinshasa.
Lundi, lors d’une réunion, le ministre ougandais est effectivement resté ferme dans son refus d’organiser un débat sur la légitimité des institutions congolaises, expliquant que ce n’est pas le mandat qu’il a reçu des chefs d’Etat de la région des Grands Lacs. Tout au plus veut-il bien recevoir un document présentant la vision du M23, mais pas question d’organiser un forum de grandes réformes.
Du côté de Kinshasa, on se dit satisfait de cette position du médiateur, et l’on espère toujours arriver très vite à une conclusion de cette négociation.