30 septembre 2012

RDC: une plate-forme politique accuse Joseph Kabila d’«innocenter» le Rwanda à l’Onu

 
Quelques membres de l’opposition Congolaise dans la salle Fatima le 24/8/2011 à Kinshasa. Radio Okapi/ Ph. John BompengoQuelques membres de l’opposition Congolaise dans la salle Fatima le 24/8/2011 à Kinshasa. Radio Okapi/ Ph. John Bompengo

Des Forces acquises au changement (Fac), plate-forme de l’opposition politique congolaise, accuse Joseph Kabila d’avoir innocenté le Rwanda lors de son discours à la tribune de la 67è session des Nations unies, à New-York (Etats-Unis d’Amérique).

«La RDC a raté l’occasion de démontrer à la face du monde l’implication du Rwanda dans la crise dans l’Est», ont déclaré samedi 29 septembre à Kinshasa, les députés nationaux et responsables des partis politiques, membres de cette plate forme dans une déclaration intitulée «j’accuse».

Joint au téléphone, Lisanga Bonganga, modérateur des Fac, a qualifié le discours du président Joseph Kabila de «peureux » et «non diplomatique».

«Il ne parle pas du Rwanda, il ne parle pas du M23. C est une manière de dédouaner le Rwanda. La preuve est que quand on arrive maintenant pour signer les documents avec le président Kagame, on constate que le Rwanda n’est pas concerné. Kagame a compris et il sort de la salle», s’indigne Lisanga Bonganga.

Pour lui, la RDC a raté une occasion de démontrer à la face du monde l’implication du Rwanda dans la crise qui sévit dans le Nord-Kivu.

Et d’ajouter : «Il n’est pas question de diplomatie quand des Congolais sont en train de mourir et quand des Congolais sont réfugiés dans la brousse».

De son côté, la Majorité présidentielle (MP), plate forme qui avait soutenu la candidature du chef de l’Etat congolais à la présidentielle de novembre 2011, juge «modéré et stratégique» le discours de Joseph Kabila à l’Assemblée générale des Nations Unies.

La famille politique du chef de l’Etat congolais pense que ce discours non sensationnel a été prononcé pour déjouer le jeu du Rwanda:

«Si le président de la République, de manière responsable, n’a pas voulu faire une publicité superfétatoire en citant le Rwanda par ce que le Rwanda attendait un petit incident diplomatique pour ne pas se présenter à la réunion du 27 septembre dernier sous prétexte qu’il y aurait des parti pris. Donc, il ne fallait pas lui donner cette occasion», explique le coordonnateur de la Cellule de communication de la Majorité présidentielle (MP), Cherubin Okende.

Selon lui, citer le M23 aurait nourri inutilement les émotions, en faisant une autre publicité sur ce mouvement rebelle sur l’agresseur qui est le Rwanda.

radiookapi.net

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Sommet de la Francophonie : l'opposition donnera de la voix à Kinshasa

 

Le chef de l'opposition en RDC, Etienne Tshisekedi, qui fut candidat à la présidentielle en 2011, ne reconnaît pas l'actuel président Joseph Kabila.
Le chef de l'opposition en RDC, Etienne Tshisekedi, qui fut candidat à la présidentielle en 2011, ne reconnaît pas l'actuel président Joseph Kabila.
AFP PHOTO/GWENN DUBOURTHOUMIEU
Par RFI

L’Union pour la démocratie et le progrès social (UDPS) compte bien se faire entendre lors du sommet de la Francophonie qui se déroulera du 12 au 14 octobre 2012 à Kinshasa en RDC. Hier, samedi 29 septembre, le parti d'opposition d'Etienne Tshisekedi a dévoilé son programme lors d'une conférence de presse de Mavungu Poaty, secrétaire général intérimaire de l'UDPS.

L’UDPS d'Etienne Tshisekedi dit ne pas être opposé à la francophonie, mais ce parti condamne plutôt la tenue des assises de cette organisation en RDC, un pays où, selon Mavungu Poaty, le secrétaire général, les droits de l’homme sont violés.

Pour ce dernier, le message d’Etienne Tshisekedi est bien clair : « Nous n’avons pas deux discours. C’est dire au monde que le président de la République ici en RDC s’appelle Etienne Tshisekedi. A la cérémonie d’ouverture, nous, de l’UDPS, nous ne serons pas là. »

C’est pourquoi l’UDPS a programmé une série de manifestations pendant le sommet de la Francophonie. Le mardi 9 octobre, la population est appelée à observer une journée « ville morte » dans la capitale. Vendredi 12 octobre, la même population est invitée à descendre dans la rue et le samedi 13, l’UDPS lui demande d’accompagner le leader Etienne Tshisekedi à sa rencontre avec le président français François Hollande.

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Nouvelles sportives du Grand Kasai

BY 

Le président de l’AS Kananga plaide pour la subvention des équipes du Kasaï

Match de l’US Tshinkunku contre Sanga Balende de Mbuji-Mayi au Stade des Jeunes de Kananga.

Le président du comité de direction de l’AS Kananga, Monsieur André Jonas Bamue Kabasu a plaidé pour la subvention par le pouvoir public des entités sportives pour leur fonctionnement. Le premier responsable du club a préconisé la création d’un compte de subvention pour permettre l’essor du mouvement sportif au Kasaï Occidental. Il a fustigé, dans son évaluation du championnat local, la médiocrité dans le chef de certains arbitres et le manque de culture sportive des athlètes qui ont marqué les rencontres du championnat. En dépit de sa victoire (1-0) face à l’AS Mpokolo lors de la dernière journée, l’AS Kananga a échoué dans son parcours justifié par la non atteinte de l’objectif qu’il s’était fixé d’arracher le titre pour représenter l’EUFKANA (Entente urbaine de football de Kananga) au prochain championnat provincial. De son côté, le coach Jean Kahumbu a sollicité la mise sur pied d’un comité sportif vertébré pour que l’AS Kananga puisse faire une bonne préparation afin d’avoir une équipe compétitive.

 MBUJI-MAYI: US Kasaï devient le leader au classement provincial

L’Unon Sportive Kasaï s’est classée leader au classement du championnat de division I de l’Entente urbaine de football de Mbuji-Mayi (EUFMAYI) pour avoir totalisé 73 points. L’AS Bantous arrive ainsi en deuxième position avec 58 points pour 27 matchs joués, soit un écart de 15 points et un match d’avance. JS Diulu occupe la troisième place avec 54 points en 28 sorties. Le championnat de l’EUFMAYI se termine le 26 septembre prochain.

Modeste M. Muntu

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Voici pourquoi Kagame veut annexer l'est de la RDC au Rwanda

Le Rwanda, pays africain le plus densément peuplé, vient d'achever son recensement

Selon les premières estimations, la population rwandaise a augmenté de plus de 26% en dix ans.
Selon les premières estimations, la population rwandaise a augmenté de plus de 26% en dix ans.
AFP PHOTO/Steve TERILL
Par RFI

« Je me fais recenser car j’ai de la valeur ». Depuis mi-juillet, les autorités rwandaises ont placardé ce slogan sur des panneaux publicitaires de huit mètres sur quatre dans tout le pays. Ils seront bientôt enlevés car le Rwanda a achevé hier, jeudi 30 août, le quatrième recensement national de son histoire. Selon les premières estimations, la population devrait dépasser les 11 millions de personnes en 2012, soit une progression de plus de 26% en dix ans dans ce pays qui est le plus densément peuplé d’Afrique.

Depuis deux semaines, Seth Bayiringire sillonne les quartiers de Kigali. Cet agent de l’Institut national de la statistique du Rwanda (INSR) est chargé de recenser la population. Il est 21 heures ce jeudi soir 30 août, dernier jour du grand comptage national. Et il faut faire vite : « On est en train de chercher bien sûr les ménages qui restent, qu’on n’a pas enregistrés et qu’on doit terminer pour cette nuit ».

Dans le quartier résidentiel de Kimironko, l’agent recenseur et ses collègues finissent par repérer un ménage non recensé. Ils sont dix, trois générations de Rwandais qui attendent patiemment de répondre à des questions concernant leur âge, leur profession, leur patrimoine ou encore leur niveau d’étude. « On va se concentrer sur les études faites, explique Seth Bayiringire. Et maintenant il répond qu’il a terminé le secondaire et après fait trois ans d’université ».

Pour Prosper Mutijima, coordinateur national du recensement, interrogé quelques heures plus tôt, ces questionnaires sont précieux : « On va apporter des informations importantes qui vont orienter les politiques nationales dans le domaine de la santé, de l’éducation, de l’emploi et du logement ».

L’enjeu : offrir des services à la mesure de la croissance démographique soutenue que connaît le Rwanda. Le dernier recensement national au Rwanda remontait à 2002, soit huit ans après le génocide rwandais qui avait fait 800 000 morts selon l’ONU et de nombreux déplacés. Selon les premières estimations, la population serait passée de 8,1 millions en 2002, à plus de 11 millions en 2012. Les résultats définitifs seront connus mi-2013.

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29 septembre 2012

Procès Onusumba : l’accusé condamné à 12 mois de prison et 100 000 USD d’amende

 
L’assistance à la prestation de serment des avocats stagiaires de barreau de la Gombe le 27/09/2011 au palais de justice à Kinshasa. Radio Okapi/ Ph. John BompengoL’assistance à la prestation de serment des avocats stagiaires de barreau de la Gombe le 27/09/2011 au palais de justice à Kinshasa. Radio Okapi/ Ph. John Bompengo

Le député national Adolphe Onusumba a été condamné à 12 mois de prison ferme et 100 000 dollars américains d’amende pour viol. La Cour suprême de justice a rendu ce verdict au terme d’une audience de flagrance vendredi 28 septembre à Kinshasa. Une condamnation qui, de fait, signe la fin du mandat d’Adolphe Onusumba à la députation nationale.

Après cinq audiences émaillées de débats houleux et contradictions entre le procureur général de la République, la défense et le conseil de la victime, les juges ont établi, en droit et en fait, une infraction de viol.

Le procureur général de la République avait requis une peine maximale de 20 ans. Adolphe Onusumba a bénéficié des circonstances atténuantes, qui ont réduit sa peine à une année d’emprisonnement.

L’avocat de la victime a regretté une occasion ratée de « faire un exemple » à l’intention de ceux qu’il qualifie de « prédateurs ».

« Le ministère public a requis 20 ans mais la cour a décidé 12 mois. Donc, nous ne sommes pas vraiment satisfait par rapport à ce volet parce qu’il aurait fallu que cela serve d’exemple aux autres prédateurs. Nous allons saisir le tribunal de grande instance pour les dommages et intérêts de la fille car elle a été abusée sexuellement », a-t-il affirmé.

Du côté de la défense, on se résigne à accepter le verdict.

« La cour a rendu son verdict en toute souveraineté. Nous nous inclinons. Il n’est pas question de parler de satisfaction ou pas. On respecte le verdict de la cour », a déclaré un avocat.

Adolphe Onusumba avait été arrêté en flagrance par la police dimanche soir dans un hôtel de la place. Il perd ainsi son mandat de député national du fait de cette condamnation.

radiookapi.net

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RDC : la nostalgie Mobutu

Par François Soudan

En juin 1983, à LubumbashiEn juin 1983, à Lubumbashi © Pascal MAITRE/J.A.

Le 7 septembre 1997, l'ex-président du Zaïre décédait à Rabat, au Maroc, loin des siens. Cette mort en exil était l'épilogue d'une lente agonie. Quinze ans après, le jugement des Congolais oscille entre indulgence, regret d'un orgueil perdu et souvenir cauchemardesque d'une dictature à bout de souffle.

Quinze années déjà que sa dépouille, rongée par le cancer, s'en est allée reposer au fond d'une sépulture d'exil à Rabat, au Maroc. Quinze années pendant lesquelles son ombre, sa toque, ses lunettes fumées, sa canne sculptée, sa gestuelle et sa voix métallique n'auront cessé de hanter ses concitoyens. Beaucoup de Congolais ont avec celui qui les dirigea de 1965 à 1997 une relation qui s'apparente au syndrome de Stockholm. Il fut leur dictateur, mais ils ont fini, après sa disparition, par tout (ou presque) lui pardonner. De Mobutu, ils ont effacé l'image d'un homme assimilé dans le monde à l'archétype de la mal-gouvernance à l'africaine. Ils ont oublié le chaos sécuritaire des dix dernières années de son règne, la corruption, l'asphyxie économique, l'article 15, la police politique, les disparitions, l'agonie d'un pays saigné à blanc, pour ne retenir qu'une seule chose : la nostalgie d'un orgueil perdu.

Et il est vrai qu'au cours des décennies 1970 et 1980, à l'époque de l'« authenticité » et du boom du cuivre, de l'abacost et des pagnes obligatoires, de la rumba triomphante et des exploits des Léopards, les Zaïrois avaient la conviction de vivre dans un grand pays courtisé, différent des autres, dont le chef d'État savait s'imposer par sa seule présence lors des sommets internationaux. À eux que la colonisation avait infantilisés, Mobutu avait su donner une estime de soi, une manière d'être et de vivre, un soin à paraître reconnaissables entre tous. Il avait su cimenter le sentiment national en les faisant rêver sur leur richesse potentielle, lui qui martelait à longueur de discours que le Zaïre était un « scandale géologique ».

Indulgence

Bien sûr, tout cela n'était qu'un mirage, car l'éléphant aux pieds d'argile, dépecé de l'intérieur par cette catastrophe que fut la zaïrianisation, ne pouvait que s'effondrer, à l'image d'une armée de parade qui ne gagna aucune guerre mais dont le maréchal était si fier, avec ses Mirage et ses C-130 aux ventres aussi rebondis que ceux de ses généraux. De ces temps d'illusion, où il était permis de croire que l'on pouvait gagner sa vie sans travailler en multipliant les « coups » en haut comme en bas de l'échelle sociale, est pourtant née une identité qui a jusqu'ici résisté à la destruction de l'État.

De Mobutu à Kabila père, le Zaïre devenu Congo est passé de la captation de l'usufruit au bradage des actifs, sans que cesse la prédation mais sans que s'interrompe non plus le fil d'un rêve de grandeur que seul Mobutu avait donné l'impression de tutoyer. Constamment déçus de ce qu'ils sont, les Congolais vivent dans le rêve de ce qu'ils pourraient être. Griot cathodique, kitsch et mystique, un certain Sakombi Inongo l'avait bien compris, lui qui imagina de faire apparaître l'effigie subliminale du dernier « dinosaure » chaque soir en ouverture du journal télévisé, perché dans les nuages tel Dieu en son paradis. Nul doute que pour panser leur peine, entretenir leur don unique pour la survie et croire en leur revanche sur le destin, les Congolais aiment qu'on les berce d'espoir. C'est pour cela que, en dépit de tout, ils ont fini par regretter Mobutu, le magicien.




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RDC : l'opposition dénonce «la faiblesse» de Kabila face à Kagame

Le secrétaire général de l'ONU Ban Ki-moon joint les mains des présidents rwandais Paul Kagame et congolais Joseph Kabila, lors d'une réunion à huis-clos au siège de l'ONU le 27 septembre.
Le secrétaire général de l'ONU Ban Ki-moon joint les mains des présidents rwandais Paul Kagame et congolais Joseph Kabila, lors d'une réunion à huis-clos au siège de l'ONU le 27 septembre.
REUTERS / Keith Bedford
Par RFI

A Kinshasa, l’opposition tire à boulets rouges sur le président Joseph Kabila au lendemain du mini-sommet sur la crise dans l'est de la RDC. Sommet à New York aux Nations unies, qui a mis face-à-face le président congolais et son homologue rwandais Paul Kagame. Le sommet a en quelque sorte avorté, le président Kagame ayant quitté la salle sans vouloir signer une déclaration commune. Le débat bat son plein dans la capitale congolaise.

« Les Congolais apparaissent comme des faibles, on a d’un côté le maître, Kagame, et son élève, Kabila, qui n’ose rien lui dire » , affirme Serge Mayamba, élu du groupe UDPS. Selon lui, « il n’y a pas de leadership dans ce pays, pas d’autorité, pas de volonté d’imposer le point de vue des Congolais ».

Les Forces acquises au changement, ont déclaré le 28 septembre dans une conférence de presse que « Kabila s’est retrouvé en mission de service aux Nations unies pour blanchir et dédouaner le Rwanda ». L’opposition veut toujours une procédure pour mettre en accusation le président Kabila pour haute trahison.

Face à ces accusations, le député de la majorité Christophe Lutundula tire la sonnette d’alarme : « Evitons de tomber dans le piège malien, dit-il. Il y a danger, la nation doit faire face au lieu de désarticuler les institutions ». Pour lui, le résultat de New York n’est pas si négatif ; en refusant de signer Kagame a avoué, dit l’élu pro-Kabila. Il reconnaît cependant que rien de concret n’a été décidé. Il en appelle à une force d’imposition de la paix.

Allant dans le même sens, Hervé Ladsous, chef du département des opérations de maintien de la paix de l'ONU, pense que cette rencontre n'a pas été pour autant inutile.

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Foot-Kasai-Occcidental: le FC Tshimbulu arrive à Tshikapa après un accident de circulation

 
Ballons de football.Ballons de football.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

La formation du FC Tshimbulu au Kasaï-Occidental a finalement rejoint, depuis mercredi 26 septembre, la ville de Tshikapa en vue de prendre part au championnat provincial organisé sur deux sites, Tshikapa et Ndemba. Le bus qui amenait les joueurs de cette équipe sur le lieu de la compétition, a connu dimanche, un accident sur la route nationale numéro 1, au niveau de la localité de Kamwesha à 100 km de Tshikapa et à 450 de Kananga.

Les blessés graves ont été acheminés à Tshikapa pour des soins appropriés.

Les joueurs Mbuyi Busa, Kapeja Alain, Lomboto et Ilunga Bakongo, l’entraîneur Mulenga, le secrétaire du club, Denis Mbuyi et le vice-président, Ntumba Subayi ont été transportés sur des vélos jusqu’à Tshikapa. Le reste du groupe a fait le trajet à pied jusque dans cette ville.

Compte tenu de cette situation, l’équipe ne devrait entrer en compétition que ce dimanche 30 septembre, contre un adversaire qui reste encore à désigner par l’organisateur.

Ce vendredi en match de la 2e journée à Tshikapa, Jeunesse Sportive du Kasaï devrait croiser le TP Arc-en-ciel de Luebo et l’AS Momekano, le Grand Kasaï.

radiookapi.net

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28 septembre 2012

Lettre au Vice-président de la Banque mondiale pour la Région Afrique concernant le Rwanda

Objet : Préoccupations relatives à la situation des droits humains au Rwanda et au soutien militaire rwandais au groupe armé M23 en RD Congo
 
Résumé
Le Rwanda entrave la justice pour les victimes d’atrocités en RD Congo Le gouvernement rwandais a bénéficié d'un fort soutien de la Banque mondiale, malgré les preuves évidentes de son mépris des droits humains fondamentaux à l'échelle nationale ainsi que dans le pays voisin, la RD Congo.
 
Monsieur le Vice-président Diop,
Je vous écris pour exhorter la Banque mondiale à revoir sa programmation au Rwanda au vu de preuves détaillées d’atteintes aux droits humains commises par le gouvernement rwandais et du soutien par l'armée rwandaise de groupes armés en République démocratique du Congo (RDC) responsables de graves violations de droits humains.
Human Rights Watch est une organisation non gouvernementale indépendante qui surveille l'évolution des droits humains dans plus de 90 pays à travers le monde. Depuis plus de 30 ans, Human Rights Watch mène des recherches et rend compte des atteintes aux droits humains commises par les gouvernements et les acteurs non étatiques tels que les entreprises et les groupes d'opposition armés. Nous plaidons pour une meilleure protection des droits économiques, sociaux et culturels, ainsi que des droits civils et politiques.
Le Rwanda a connu une croissance économique importante depuis le génocide de 1994 et des hausses des indicateurs de développement, en partie grâce à l'appui et à l'assistance de la Banque mondiale et d'autres bailleurs de fonds. Cependant, ces acquis ont été sapés par la répression politique, notamment des violations systématiques des droits à la liberté d'expression, d'association et de réunion. En outre, l'armée rwandaise a continué de soutenir des groupes rebelles armés responsables d’exactions dans la RDC voisine, en violation de l'embargo sur les armes des Nations Unies. Veuillez vous rapporter à un aperçu ci-joint des principales préoccupations de Human Rights Watch relatives aux droits humains au Rwanda, qui revêtent une importance particulière quant au développement du pays et au mandat de la Banque mondiale.
Le gouvernement rwandais a bénéficié d'un fort soutien de la Banque mondiale, malgré les preuves évidentes de son mépris des droits humains fondamentaux à l'échelle nationale ainsi que dans le pays voisin, la RD Congo. La Banque mondiale est l'un des bailleurs de fonds les plus importants au Rwanda, avec un portefeuille de prêts de près de 300 millions de dollars US dans des projets actifs en mars 2012, dont plus de 100 millions de dollars US fournis au titre de soutien budgétaire général chaque année. En outre, la Banque mondiale a accordé environ 88 millions de dollars US de fonds fiduciaires au Rwanda. La Banque mondiale met l'accent sur les secteurs clés de l'agriculture, de l'énergie, des transports, du développement des compétences, de la démobilisation et de la réinsertion, ainsi que du développement du secteur privé. Un objectif important de l'engagement de la Banque mondiale a été de veiller à ce que les Rwandais les plus vulnérables bénéficient de la croissance.
La Banque mondiale a évité d’émettre des préoccupations publiques sur les violations de droits humains de la part du gouvernement rwandais. Cela montre un manque de respect des obligations en matière de droits humains de la Banque mondiale en tant qu'institution spécialisée des Nations Unies ainsi que des obligations de droits humains des actionnaires de la Banque mondiale, lorsqu’ils siègent au conseil d'administration.
En ce qui concerne la Stratégie de développement économiqueet de réduction de la pauvreté (SDERP) du Rwanda, le gouvernement rwandais ne peut pas être considéré comme ayant été à la hauteur de son « programme phare » de gouvernance, au cours duquel il était censé non seulement respecter les droits humains et l’État de droit, mais également permettre aux citoyens de participer à leur propre développement social, politique et économique. Compte tenu du fait que l'ajustement avec la SDERP est l'un des principes directeurs du soutien de la Banque mondiale, nous estimons que celle-ci devrait faire davantage d’efforts pour mettre en évidence le fossé entre les engagements du Rwanda au regard de la SDERP et la réalité quotidienne dans le pays, telle que nous la décrivons dans le résumé des préoccupations ci-joint.
En juillet et août 2012, plusieurs grands bailleurs de fonds au Rwanda, notamment les États-Unis, les Pays-Bas, le Royaume-Uni, l'Allemagne et la Suède, ont suspendu ou retardé une partie de leur aide au Rwanda suite à la publication d’un rapport du Groupe d'experts des Nations Unies documentant la fourniture d’armes, de munitions, de recrues et d’autres formes de soutien par des responsables militaires rwandais au groupe armé congolais M23 en violation de l'embargo sur les armes des Nations Unies sur la RD Congo. L’un des principaux leaders du M23 est Bosco Ntaganda, un chef de guerre congolais devenu général de l'armée recherché pour crimes de guerre et crimes contre l'humanité par la Cour pénale internationale. D’autres bailleurs de fonds sont également en train de revoir leur politique d'aide pour le Rwanda. La Banque mondiale devrait sérieusement prendre en compte l'effet déstabilisateur des actions du Rwanda dans la région du fait de son soutien à des groupes armés responsables de graves atteintes aux droits humains en RD Congo.
Human Rights Watch exhorte la Banque mondiale à :
•Soulever auprès du gouvernement rwandais les préoccupations relatives aux graves violations de droits humains au Rwanda et au soutien militaire rwandais persistant pour des groupes armés qui commettent des violations de droits humains en RD Congo, à la fois publiquement et en privé. Informer le gouvernement rwandais que dans le cas où il omettrait de prendre des mesures immédiates pour répondre à ces préoccupations, cela remettra de plus en plus en question sa relation avec la Banque mondiale.
•Examiner l'appui budgétaire direct au Rwanda compte tenu du soutien militaire rwandais persistant au M23, un groupe rebelle congolais responsable de graves violations de droits humains dont les dirigeants présentent un historique bien établi de crimes de guerre et crimes contre l'humanité, ainsi que de violations de droits humains au Rwanda, en particulier des violations des droits à la liberté d'expression, de réunion et d'association, tout en continuant à soutenir les besoins sociaux urgents par d'autres systèmes de financement.
•Revoir tous les programmes de la Banque mondiale et les projets au Rwanda pour s'assurer que les fonds de la Banque mondiale ne contribuent pas à des atteintes aux droits humains, directement ou indirectement, que ce soit au Rwanda ou en RD Congo. Renforcer le contrôle et le suivi de tous les projets, en tenant compte des défis de contrôle et de surveillance posés par l'absence continue de liberté d’expression. En particulier :
•Réexaminer le soutien aux projets de démobilisation et de réinsertion compte tenu des informations selon lesquelles d’anciens combattants démobilisés ont été à nouveau recrutés au Rwanda et envoyés en RD Congo pour soutenir le M23.
•Réexaminer le financement du Ministère de l'administration locale à la suite de son rôle ayant contribué à empêcher l’enregistrement de deux partis politiques d'opposition avant les élections de 2010. Informer le gouvernement rwandais que la Banque mondiale ne financera pas directement ou indirectement ce ministère dans le cas où il continuerait à empêcher des partis d'opposition de s'enregistrer dans la préparation des prochaines élections législatives en 2013.
Je souhaiterais également solliciter une rencontre avec vous-même et vos collègues pour discuter de ces questions, à votre convenance en septembre.
Avec l’assurance de mes sentiments les meilleurs,
Jessica Evans
Conseillère / Chercheuse senior pour les Institutions financières internationales
                                                           Human Rights Watch

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Le mini-sommet sur la RDC s’achève à l’Onu sans une déclaration commune

 
Ban Ki-moon, secrétaire général de l'Onu.Radio Okapi/ Ph. John BompengoBan Ki-moon, secrétaire général de l'Onu.Radio Okapi/ Ph. John Bompengo

La réunion de haut niveau convoquée, jeudi 27 septembre à New-York, par le secrétaire général de l’Onu, Ban Ki-Moon sur la rébellion du M23 qui sévit au Nord-Kivu, dans l’est de la République démocratique du Congo, s’est achevée sans une déclaration commune des participants . L’ONG internationale Human Rights Watch a estimé que « le sommet a échoué à reconnaitre clairement le problème principal qui est la poursuite du soutien militaire du Rwanda au M23 ».  

« L’important et toutes les délégations ont insisté là-dessus est de se projeter dans l’avenir. De ce point de vue là, il y a bien sûr des chantiers des fonds manifestés par l’engagement du gouvernement congolais à restaurer la paix et la stabilité dans l’est de son pays. Et donc, pour cela à renforcer et à accélérer la réforme du secteur de la sécurité », a déclaré à la presse le secrétaire général adjoint de l’Onu chargé des opérations de maintien de la paix, Hervé Ladsous au sortir de la réunion à huis clos qui réunissait une trentaine de chefs d’Etat et de gouvernement.

« Il y a aussi les efforts des pays de la région et d’abord de la Conférence internationale sur la région des Grands Lacs qui, dans le cadre de trois sommets successifs, a formulé toute une série de propositions. Concrètement, le mécanisme conjoint de vérification qui est déjà en train de se déployer sur le terrain. Et puis la force internationale neutre, un concept qui a encore besoin d’être approfondi. Les Nations unies sont en appui pour aider à tous ces travaux », a poursuivi le haut responsable onusien.

La RDC, l’Onu et les ONG accusent le Rwanda de soutenir la rébellion du M23. Ce que nie le Rwanda. Dans leurs discours lors de la réunion à huis clos, les présidents Joseph Kabila et Paul Kagame n’ont pas infléchi leurs positions, M. Kabila réitérant que son pays était victime d’ingérences extérieures, et M. Kagame demandant que le Rwanda ne soit pas pris pour le bouc émissaire, a déclaré à l’AFP une source proche du dossier.

Le président rwandais Paul Kagame a quitté la réunion pendant l’intervention du chef de la diplomatie belge Didier Reynders.Selon la délégation rwandaise, le geste ne doit pas être interprété comme un incident diplomatique. Le président Kagame a quitté la salle parce qu’il avait un rendez-vous urgent, a souligné la même source.

D’autre part,l’ONGHuman Rights Watch qui a publié récemment un rapport sur les exactions commises par le M23 sur les populations du Nord-Kivu a estimé que « le sommet a échoué à reconnaître clairement le problème principal qui est la poursuite du soutien militaire du Rwanda au M23″.

« Tant que le Rwanda continuera à soutenir la rébellion, les civils congolais supporteront les conséquences des combats, quel que soit le nombre de sommets que l’ONU tiendra », indique Human Rights Watch dans un communiqué.

radiookapi.net

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