13 octobre 2015

SCHÉMA DU GLISSEMENT- MATATA ASPHYXIE LA CENI

matata

Officiellement, Malu-Malu, l’ancien président de la CENI aurait démissionné pour raison de maladie. Mais en réalité, le bateau prenant l’eau de partout, le fameux prêtre a fait une fuite en avant, avant qu’il ne soit trop tard. Il a ainsi évité de porter la responsabilité de n’avoir pas organisé les élections dans les délais constitutionnels.

En effet, Matata, le premier-ministre qui est dans la logique du glissement, ne décaisse pas depuis 2013 les fonds nécessaires à la préparation des élections. La CENI à qui le gouvernement voulait faire porter la responsabilité de la non tenue des élections, s’est expliquée, chiffres à l’appui, par la bouche de son rapporteur Kalamba Mulumba N’galula. Suite sur www.kasaidirect.net

Kasai Direct

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12 octobre 2015

UDPS: JACQUEMAIN SHABANI CONTRE LE DIALOGUE

jacquemain shabani

Dans son interview accordée à C-News la semaine passée, l’ex-secrétaire général Jacquemain Shabani, qui ne garde jamais sa langue dans sa poche, est revenu sur plusieurs points chauds qui dominent l’actualité de la RDC. Toujours égal à lui-même, il s’est exprimé sur le divorce du G7 d’avec la majorité présidentielle, sur la débandade au sein de la Kabilie et même sur l’éventuel dialogue de son parti avec la majorité présidentielle.

En ce qui concerne le point relatif au dialogue éventuel avec Kabila, Shabani est en désaccord total avec la direction de son parti. D’après lui, le dialogue tel que proposé dans les accords d’Addis-Abeba et par les résolutions 2098 du conseil de Sécurité n’est pas nécessaire parce que Kabila n’a pas la volonté de dialoguer pour l’intérêt national. A 12 mois de la fin de son mandat,  autant le laisser terminer son mandat et s’en aller.

Revenant sur la crise au sein de son parti, Shabani reconnaît un déficit de démocratie à l’interne. Selon lui, les erreurs sont partagées entre les deux camps, les dirigeants du parti et les frondeurs. Il faudrait que les linges sales se lavent en famille. D’où son souhait de voir les instances dirigeantes du parti convoquer un congrès inclusif qui réunirait toutes les tendances et où tous les thèmes seraient abordés sans tabou.

L’opinion se souviendra des frondeurs au sein de l’UDPS qui ont poussé leur aventure plus loin, allant jusqu’à faire ce qu’ils ont appelé la destitution du président national Etienne Tshisekedi de ses fonctions et son remplacement par un certain Kalonzo.

L’ex-secrétaire général de l’UDPS réapparaît après un long silence. Il avait été démis de ses fonctions et traduit en justice pour détournement des fonds (300.000$) destinés à l’impression des cartes des membres. Mais la justice l’avait blanchi le 6 octobre 2012 des charges portées contre lui. Certains avaient crié aux coups bas contre un concurrent politique. La réapparition de Shabani peut être vue comme positive par les membres  pour redynamiser les activités de son parti en crise depuis 2013.

Lumbamba Kanyiki

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09 octobre 2015

LE TEMPS DES ADIEUX

tshisekedi

Le président Tshisekedi, l’un de ces treize parlementaires à la base de la création de l’UDPS en est le président national jusqu’aujourd’hui. Il est même considéré par la plupart des Congolais comme le père de la démocratie congolaise. Car, pour les Congolais, Tshisekedi est l’homme qui leur a montré du courage face à la dictature de Mobutu. Il a personnellement enduré des humiliations, des tortures physiques et morales, des emprisonnements à plusieurs reprises pour l’avènement de la démocratie en RDC. Pour eux, Tshisekedi est donc le Mandela de la RDC.

Grâce à son savoir-faire et à son charisme, l’UDPS s’est implantée dans toutes les provinces de la République Démocratique du Congo. Sans nul doute, l’UDPS est devenue sous l’égide d’Etienne Tshisekedi, un patrimoine national. Mais au vu de l’âge et de la maladie qui ont miné la santé du sphinx de Limete, une lutte de succession s’est engagée au sein de la classe dirigeante de ce parti,  le plongeant dans une crise profonde depuis 2013. Or, pour faire face aux enjeux de l’heure et en prévision des prochaines échéances, le peuple congolais a besoin d’un parti fort, dirigé par un leadership dynamique, responsable, aguerri, capable de relever les défis à venir. Il est tout à fait normal d’envisager une passation de flambeau à la nouvelle génération pour le respect de la continuité des institutions. Le sphinx de Limete devrait, comme Mandela, tirer sa révérence et se donner une retraite heureuse. Il devrait en cela, outre l’exemple de Mandela, suivre l’exemple de  Jean-Marie Lepen en France qui démissionna du Front National, du pape Benoit XVI qui démissionna de ses fonctions de souverain Pontife, du roi d’Espagne qui laissa sa place à son fils pour raison d’âge, etc.

Mais il ne devrait pas suivre l’exemple de Boutelfika qui, fatigué et épuisé par l’âge et la crise d’AVC, avait mené une campagne de honte lors de la dernière élection présidentielle en Algérie, porté sur une chaise roulante. Quelle honte pour l’Afrique! Il ne devrait pas non plus suivre l’exemple d’un Robert Mugabe du Zimbabwe qui s’accroche au pouvoir à 90 ans  ni celui de Gisenga à la tête du Palu  ni même de Bemba qui dirige le MLC de la prison de la CPI. Lire la suite sur www.kasaidirect.net

Kasai Direct

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06 septembre 2015

COLOGNE: IL S’EST TENU HIER UNE CONFÉRENCE SUR LA PÉNÉTRATION CHINOISE EN AFRIQUE ET SES CONSÉQUENCES

docteur denis mukuna et docteur charles ntuite

La pénétration chinoise en Afrique sous sa forme actuelle inquiète non seulement les Africains résidant en Afrique, mais aussi ceux de la diaspora. C’est dans ce cadre que le docteur Ntuite, sous le patronage de l’association des Africains de Cologne et des environs, a donné la sonnette d’alarme pour sensibiliser davantage les Africains sur les conséquences de cette pénétration chinoise dans 50, 100 ans. 

La conférence, tenue à Cologne hier, 05 septembre à 16 heures, a commencé par une minute de silence en mémoire des jeunes africains morts, noyés en méditerranée en tentant d’atteindre l’Europe. Ces jeunes gens représentent toute la jeunesse des différents pays africains aux abois, abandonnée par ses propres dirigeants pendant que les Chinois, eux, déversent sur le continent la leur à qui ils offrent des débouchés et des opportunités de vivre mieux.

Poursuivant son exposé, le docteur Ntuite a savamment démontré comment les Chinois corrompent les dirigeants africains, pénètrent en douceur et occupent, par ruse, l’Afrique tout entière. Leurs objectifs sont entre autres, le contrôle des champs miniers pour leurs industries, l’occupation des terres arables pour nourrir leur population,  le déversement sur le continent du surplus de leur population, etc. Toujours selon le docteur Ntuite, les Africains ne profitent pas de ces prétendus investissements chinois. Par contre, les Chinois exploitent les quelques ouvriers africains qu’ils engagent. Ils travaillent dans des très mauvaises conditions, sans protections, pour des salaires de misère. Le docteur a illustré ses propos par quelques exemples tirés des pays comme le Mozambique, la Zambie,  la RDC, la Sierra Léone et le Togo. Il a montré comment des petits chinois, sans formation et sans moyens financiers nécessaires viennent faire fortune dans ces pays et comment les Chinois s’accaparent, avec la complicité des dirigeants africains, des grands domaines à des prix dérisoires . Par ailleurs, les Chinois amènent en Afrique leurs propres ouvriers et refusent tout transfert des technologies aux Africains. Tous les travaux s’exécutent la nuit. Alors « comment l’Afrique pourra-t-elle se développer avec ce système », se demande l’orateur du jour. A la fin de son exposé d’une trentaine de minutes, le docteur Ntuite lance un cri pathétique: « L’Afrique est en train de nous échapper; ne restez pas insensibles! » L'article à lire dans son intégralité sur www.kasaidirect.net

Kasai Direct

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03 juin 2015

La RDC prépare les obsèques de l’un des « des pères de l’indépendance », Albert Kalonji

pères de l'indépendance

La ville de Mbuji-Mayi, chef-lieu de la province du Kasaï oriental (centre de la République démocratique du Congo), prépare les obsèques officielles d’Albert Kalonji-Ditunga Mulopwe, l’un des pères de l’indépendance congolaise, décédé en avril dans son village natal à l’âge de 84 ans, a rapporté l’agence de presse associée (APA), reçue mardi à Bruxelles.
M. Kalonji, né le 6 juin 1929 à Hemptinne près de Luluabourg (aujourd’hui Kananga), avait été l’un des cofondateurs, avec Patrice Lumumba – devenu ensuite le premier Premier ministre du Congo indépendant -, du Mouvement national congolais (MNC). Il avait milité pour l’indépendance et avait participé en janvier 1960 à la Table ronde de Bruxelles qui avait fixé la date de cette indépendance au 30 juin suivant.

Des dissensions avaient ensuite surgi avec M. Lumumba, aboutissant à la scission du MNC en deux branches, connues sous les noms de MNC-Lumumba et MNC-Kalonji. En 1960, Albert Kalonji, président du MNC-Kalonji, s’était proclamé empereur des Lubas et « président de l’État autonome du Sud-Kasaï ».

Cette indépendance de fait avait duré jusqu’en septembre 1962. A cette date, il avait été renversé lors d’un coup d’État militaire (instigué par son Premier ministre, Joseph Ngalula), s’exilant en Espagne. (article à lire dans son intégralité sur www.kasaidirect.net)

Kasai Direct

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21 mai 2015

RDC : pourquoi Kabila veut négocier avec l’opposition

 

kabila

Les proches de Kabila sont convaincus que le pays ne peut ou ne doit être dirigé par un autre.© Denis Balibouse/Reuters

Après avoir dépêché un émissaire – Kalev Mutond, le patron de l’Agence nationale de renseignements – auprès de ses opposants « radicaux » (Vital Kamerhe, les partisans d’Étienne Tshisekedi), Joseph Kabila a réuni le 13 mai dans sa ferme de Kingakati, près de Kinshasa, les membres du bureau politique de la Majorité présidentielle (MP).

Pour les informer qu’il accepte d’engager le dialogue réclamé par une frange de ses opposants. Sur la table des futures négociations : le sort du chef de l’État à l’issue de son second et dernier mandat.

« C’est parce qu’elles ont éludé la question du chef que les « concertations nationales » [qui réunirent en septembre 2013 représentants de la majorité, de l’opposition et de la société civile] ont échoué », estime Tryphon Kin-Kiey Mulumba, ministre chargé des Relations avec le Parlement et membre de la direction de la MP.

Cette fois, Kabila tient à recevoir les leaders de l’opposition et de la société civile, qui, tous, veulent qu’il s’en aille dès la fin de son mandat, le 19 novembre 2016.

Il veut les informer de son intention d’organiser cette année des élections locales et provinciales, scrutins complexes et coûteux dont certains redoutent qu’ils empêchent la tenue de la présidentielle dans les délais constitutionnels, c’est-à-dire fin 2016.

Lire l’article sur Jeuneafrique.com : RDC | RDC : pourquoi Kabila veut négocier avec l’opposition | Jeuneafrique.com – le premier site d’information et d’actualité sur l’Afrique

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15 mai 2015

Burundi : entêtement suicidaire de Nkurunziza

Burundi : entêtement suicidaire de Nkurunziza

Il ne s’y attendait peut-être pas car il a été surpris par la réaction du peuple burundais qui s’est exprimé à haute voix sans peur ni honte pendant plus de deux semaines, contre la violation de sa constitution arrachée pat les larmes, les souffrances et les morts à l’issue des négociations politiques entre les différentes forces protagonistes tenues pendant de longs mois en 2004, dans la ville historique d’Arusha, en Tanzanie.

Pierre Nkurunziza n’est pas encore au bout de sa surprise et de son étonnement, lui qui a continué à croire que lr pouvoir est toujours au bout des armes de ses miliciens dénommés les « lmboneralure ». Cet homme est arrivé au pouvoir à la suite de ces négociations politiques destinées à mettre un terme à la longue guerre civile entre les deux communautés, tusti et hutu, partant curieusement la même langue, partageant les mêmes traditions et habitant ensemble dans les mêmes villages depuis des millénaires.

Elu la première fois par les deux chambres réunies en congrès au mois d’avril 2005 conformément aux Accords politiques conclus à Arusha, il a ensuite été réélu en 2010 pour un second et dernier mandat de cinq ans. Alors que l’opinion tant intérieure qu’extérieure s’attendait à le voir respecter scrupuleusement la constitution en ne briguant pas un troisième mandat, voilà que le chef d’Etat en exercice au Burundi s’est permis sans vergogne, de se moquer de la loi fondamentale régissant son pays. En invoquant des arguments fantaisistes ne résistant pas à la moindre critique et violant superbement la constitution et surtout les accords politiques ayant mis fin à la longue guerre civile qui a déchiré le pays de 1993 à 2006.

Des assassinats en cascade

Aveuglé, enivré par le pouvoir et sourd devant les signes de temps et l’évolution du contexte politique international, Pierre Nkurunziza a raté l’occasion d’inscrire son nom dans le Panthéon de l’histoire de ce pays qui compte le plus grand nombre des dirigeants assassinés ou chassés du pouvoir par les armes. Du Prince Louis Rwagasore, le tout premier ministre du Royaume et héros de l’indépendance assassiné en 1962 par des extrémistes tusti burundais dirigés par un certain Anicet Ntakiyicha sous l’instigation des milieux d’affaires grecs en passant par son successeur, Pierre Ngendandumwe, un hutu lui aussi assassiné en 1963 par un extrémiste tutsi rwandais à la sortie de la Clinique Royale où il était venu rendre hommage à son épouse qui venait d’accoucher d’un joli bébé, d’autres dirigeants dont le Prince Ntare V qui avait fait un coup d’Etat contre son propre père, le Roi Mwambusta 1er en 1967, à été renversé par le capitaine Michel Michornbero avec l’appui de Mobutu, pour être assassiné en 1972 lors de la tentative d’un coup d’Etat préparé par un groupe des jeunes officiers hutu dirigés par le capitaine Marc Ndayahose pour renverser le régime militaire du président Michel Michombero. Il s’en suivit un massacre de près de 300.000 hutu sous prétexte d’avoir préparé un génocide contre les tutsi.

Grâce au concours des éléments parachutistes dépêchés par Kinshasa, le président Michel Michombero parvint à redresser la situation. En 1976, un groupe d’officiers tutsi conduits par le colonel Jean-Baptiste Bagaza prirent le pouvoir par la force et Michel Michombero fut obligé de partir en exil en Somalie où il mourut cinq ans après. En 1976, empêtré dans des règlements des comptes avec l’Eglise Catholique romaine et en conflit permanent avec le régime de Kinshasa, le colonel Bagaza fut renversé par un coup d’Etat juste au moment où il ‘se trouvait au Sommet des Chefs d’Etat de France et d’Afrique au Québec. Son remplaçant Pierre Buyoya, organisa la démocratie qui aboutit aux élections générales tenues en 1992 qui virent la victoire de la coalition des partis politiqués hutus dirigés par feu Melchior Ndadaye. Lequel sera assassiné en 1992 par des extrémistes militaires tutsi et voilà comment la deuxième guerre civile a été déclenchée jusqu’aux négociations politiques d’Arusha en 2004. Pierre Buyoya revint encore une fois au pouvoir pour réconcilier le Burundais avant de céder le pouvoir â un président hutu du nom de Cyprien Ntaryamira, tué le 6 avril 1994 avec le président Juvénal Habyarimana dans le crash de l’avion présidentiel de retour des négociations politiques inter rwandaises à Arusha. Les burundais portèrent leur choix sur un autre hutu du nom de Sylvestre Ntibantunganya qui dirigea le pays pendant cinq ans, .avant d’être remplacé par un autre hutu du nom de Marc Ndayizeye.

Pendant toute cette période, la guerre civile faisait toujours rage entre l’armée régulière dominée par les tutsi4et la rébellion menée par des hutu qui occupait les 3/5ème du pays. Ainsi donc, l’histoire politique du Burundi ‘est parsemée d’assassinats des chefs d’Etat et de gouvernement.

Entêtement suicidaire

Pierre Nkurunziza n’a pas pris en compte ce nombre effrayant de ses prédécesseurs assassinés dans l’exercice de leurs fonctions ni la comptabilité macabre des victimes de ces longues guerres civiles qui ont endeuillé tant son pays. Cet homme qui a rejoint la rébellion hutu en 1999 devrait songer au nombre des morts, des destructions méchantes, des déplacements forcés des populations burundaises tant à l’intérieur que vers les trois Etats voisins, notamment la RDC, le Rwanda et la Tanzanie où ils ont vécu dans des camps pour réfugiés pendant plus de vingt ans.

Pierre Nkurunziza n’a pas voulu entrer dans l’histoire comme celui qui aurait été le tout premier chef d’Etat burundais à avoir appliqué les accords politiques signés à Arusha qui ont installé la paix, la sécurité et surtout la cohabitation pacifique entre les deux communautés parlant la même langue, ayant vécu ensemble pendant des siècles, partageant les mêmes coutumes et traditions et condamnées à vivre ensemble ad vitam aeternam.

Pierre Nkurunziza n’a pas voulu comprendre qu’après la présidence de la République, il y a toute une vie. Il lui aurait suffi de relire la riche histoire de certains Etats africains pour se rendre compte que de dignes fils de ce continent ont goûté aussi et avant lui aux délices du pouvoir suprême mais ont résolu de se conformer au principe sacro-saint de l’alternance au pouvoir : Mathieu Kérékou, Abdou Diouf, Abdoulaye Wade, Ketumile Masire, Jerry Rawlings, Nicéphore Soglo, Kenneth Kaunda et tous ses successeurs jusqu’à l’actuel chef d’Etat zambien, Joachim Chissano, Léopold Sédar Senghor, Sam Mujoma, Thabo Mbeki, les deux successeurs de Jomo Kenyatta; Jonathan Goodlack, Olusegun Obasandjo, etc. Ceux-ci n’ont pas voulu effectuer un passage en force alors qu’ils en avaient aussi les moyens. Des moyens, certes efficaces, mais qui ne résistent pas devant l’ouragan de l’histoire. Et comme le disait l’un des dictateurs qui a commis les mêmes erreurs comme lui, à savoir feu le maréchal Mobutu, « devant l’ouragan de l’Histoire, un fruit mûr ou pas mûr finit par tomber ». Croyant que cela n’arrive qu’aux autres, il a vite oublié les journées, glorieuses de Ouagadougou qui ont mis fin à un régime ayant régné sans partage au Burkina Fasso pendant 27 ans. A qui le prochain tour?

Par F.M.

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11 mai 2015

RDC : dialogue politique piégé à Kinshasa

joseph_kabila

Le président Joseph Kabila tente une nouvelle ouverture politique en proposant un dialogue avec l’opposition, qui craint une simple tentative de partage du pouvoir en vue d’une possible transition.

Un dialogue pour quoi faire ? C’est sans doute cette question que doit se poser l’opposition congolaise après la visite d’un émissaire du président Joseph Kabila la semaine dernière aux QG des principaux partis. C’est le responsable des services de renseignements congolais (ANR), Kalev Mutond, qui a joué les intermédiaires. Lorsque l’on connait le climat délétère qui règne actuellement à Kinshasa et le rôle de l’ANR dans la répression des opposants politiques, on imagine l’ambiance de ces rencontres à Kinshasa. Les geôles de l’ANR sont en effet régulièrement dénoncées par les ONG des droits de l’homme comme des lieux de détentions extrajudiciaires.

Enième tentative d’ouverture

L’invitation au dialogue de Joseph Kabila intervient après deux tentatives avortées d’ouvrir le débat avec l’opposition et d’élargir sa majorité. En septembre 2013, le président congolais avait lancé en grade pompe les Concertations nationales. Objectifs affichés : consolider la cohésion nationale et mettre fin « au cycle infernal des violences à répétition ». Si les rebelles du M23 ont bien été vaincus en novembre de la même année, la violence n’a pas cessé à l’Est du pays, comme le montre encore les massacres de ce week-end à Beni. A part la loi d’amnisties, aucune autre disposition des Concertations nationales n’ont été appliqué et le dialogue avec l’opposition, notamment sur le calendrier électoral, est resté au point mort. Fin 2014, le président Kabila avait une autre opportunité de tendre la main à l’opposition en remaniant le gouvernement d’Augustin Matata Ponyo. L’ouverture a été « minimaliste », réduite à l’entrée au gouvernement de Thomas Luhaka, le secrétaire général du parti d’opposition, le MLC, aussitôt démis de ses fonctions.

Vers une transition ?

Cette troisième main tendue laisse donc sceptique les opposants congolais. Deux pièges sont à éviter : la simple opération de partage du pouvoir et de débauchage et l’éventualité d’une transition politique à venir. Car pour se maintenir au pouvoir, le président Joseph Kabila, voit les différentes options s’évanouir les unes après les autres. La communauté internationale et l’exemple Burkinabé interdisent toute modification de la Constitution. Et les violentes manifestations de janvier 2015 (42 morts au bas mot) ont étouffé le projet de faire glisser le calendrier électoral en liant la tenue des élections de 2016 au recensement de la population – voir notre article. Pour faire glisser le calendrier, le camp présidentiel possède encore d’autres tours dans sa manche : la loi de décentralisation, précipitée et non-financée, qui peut retarder les élections provinciales de 2015 et donc la présidentielle de 2016. Et enfin, le manque de financement des scrutins (sept en moins de deux ans) qui pourraient également retarder le processus électoral.

« Félix Premier ministre ? »

Pour faire glisser le calendrier et au vu des manifestations violentes de janvier à Kinshasa et de la contestation qui grimpe au Burundi pour les mêmes raisons, Joseph Kabila doit à tout prix trouver un consensus politique pour se maintenir au-delà de 2016. La majorité des observateurs de la politique congolaise note que cette proposition de dialogue tombe à point nommé. Chacun craint en effet la négociation d’une possible transition politique entre la majorité et l’opposition (du moins ceux qui accepteront le dialogue). Pour le moment, les différents leaders de l’opposition sont divisés sur la question. Comme souvent : UNC (Vital Kamerhe) et MLC (Jean-Pierre Bemba) se tiennent à distance et « renoncent à tout partage du pouvoir ». Ces deux partis attendent le retour du président Kabila sur leur contre-proposition de calendrier électoral déposée à la Commission électorale (CENI) fin avril 2015 – voir notre article. A l’UDPS, comme toujours, la position est flottante entre Bruno Mavungu, secrétaire général du parti, plutôt sur la ligne du refus de l’UNC et du MLC et Félix Tshisekedi, le fils du leader historique de l’UDPS, Etienne Tshisekedi. Si un dialogue « à minima » est bien présent dans le mémorandum de l’UDPS transmis au président Kabila, Félix apparaît de plus en plus comme le partisan d’une ouverture politique assumée vers la majorité présidentielle. A Kinshasa, la machine à rumeurs tourne à plein régime et propose même « Félix Premier ministre », comme son père sous Mobutu dans les années 1990. Même si cette option est plus qu’irréaliste et sans intérêt stratégique pour Joseph Kabila, le débat sur la participation de l’opposition à un possible gouvernement d’union nationale est relancé. Et c’est sans doute cela que cherche une fois de plus Joseph Kabila : diviser l’opposition à défaut de pouvoir faire l’unanimité dans son propre camp.

Christophe RIGAUD

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L'UDPS vers une humiliation totale

drapeau udps

Les bruits persistants courent selon lesquels l'UDPS serait prête à accepter le poste de premier ministre pour travailler avec Kabila. De notre enquête faite dans les milieux de l'UDPS à Kinshasa, certains cadres sont outrés. Ils soutiennent que cette option ne viendrait pas du Lider Maximo dont les positions tranchantes sont déjà connues de tous: Il ne sera jamais le premier ministre d'un Kabila, l'imposteur. Par contre, un autre courant (minoritaire) qui soutient Félix Tshisekedi est d'accord pour partager le pouvoir avec Kabila. Selon les tenants de ce dernier courant, l'UDPS doit s'impliquer dans le système, vu l'insécurité qui se sévit sur toute l'étendue du pays. Ils se disent que pour pouvoir gagner les futures élections, ils doivent être dans le système et à côté de Kabila. Un cadre de ce parti nous aurait même dit que si l'UDPS n'accepte pas ce poste, Kabila le donnera à Kamehre et eux n'auront que les yeux pour pleurer.

Pour la diaspora congolaise de l'Europe comme de l'Amérique, l'UDPS est en train de creuser sa propre tombe. Ce parti, depuis un certain temps, vogue à contre-courant. Le 19, 20 et 21 janvier, au plus fort de la contestation contre la proposition de la loi électorale qui aurait permis le glissement à Kabila au delà de 2016, non seulement l'UDPS avait refusé de participer au soulèvement populaire, mais elle avait demandé à ses membres de ne pas y prendre part. Heureusement, ce mot d'ordre n'avait pas été suivi.  Quelques jours plus tard, le secrétaire général de ce parti a essuyé un échec cuisant lorsqu'il a voulu organiser sa propre marche. Il est regrettable que certains cadres de ce parti puissent encore penser au partage du pouvoir avec Kabila alors que cette proposition avait été faite en son temps par le docteur Mpuila et rejetée par Etienne Tshisekedi. A l'époque, on avait même parlé du crime de lèse-majesté!

Maintenant que tous les autres membres de l'opposition se sont mis d'accord pour poser des préalables avant d'aller aux élections, c'est de nouveau l'UDPS qui fait cavalier seul. Comment ne dirait-on pas que les cadres influents de ce parti se sont laissés corrompre par Kabila? En effet, ils sont nombreux qui pensent même que l'UDPS, dont les caisses seraient vides, chercherait auprès de Kabila de l'argent pour sa future campagne électorale!!! 

Ce qui est vrai et ce que l'UDPS devra comprendre, c'est que le peuple a déjà ouvert les yeux. Il ne suivra pas l'UDPS aveuglément pour son passé d'être la fille aînée de l'opposition. Qu'elle ose seulement accepter la primature, le peuple lui réservera un échec sans précédent aux futures élections, si jamais elles auront lieu. Qu'ils se le disent!

Lumbamba Kanyiki 

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08 mai 2015

SOS : la RDCongo … toujours à recoloniser !

leopoldII

Dans certains cercles de la communauté internationale, l’on continue de soutenir depuis plus de deux décennies, l’idée du démembrement du territoire de la République Démocratique du Congo. Certains « experts » pensent que cet Etat serait trop « grand » et trop « riche » pour laisser sa gestion aux gouvernants qui ne se montreraient pas à la hauteur de leurs responsabilités. La pauvreté ambiante depuis le départ du colonisateur belge en 1960 serait imputable à l’incapacité des congolais de créer des richesses dans un espace géographique gâté par la Providence en ressources naturelles. Ce schéma a failli être mis en œuvre pendant les années sombres des guerres de « libération » à répétition, entre 1996 et 2003, menées par de vraies-fausses rébellions congolaises instrumentalisées par les voisins du Congo, en l’occurrence l’Ouganda et le Rwanda, avec dans les coulisses des multinationales intéressées par les minerais et le pétrole. Mais, le sentiment fort de vouloir vivre ensemble perçu chez les populations congolaises, en dépit de leurs diversités ethniques et tribales, et même des divergences entre leaders politiques et seigneurs de guerre, a émoussé l’enthousiasme des partisans de la balkanisation.

A défaut de faire éclater la RDC en Républiquettes, le « Plan B » serait plutôt plaqué sur une nouvelle forme de « recolonisation », laquelle consisterait à occuper, militairement, des pans entiers de son territoire par des armées des pays voisins, et à exploiter ses ressources naturelles, contre la volonté de ses filles et filles ou avec la complicité de certains d’entre eux.

C’est dans cette logique qu’il faudrait expliquer les nouvelles velléités d’infiltrations militaires ougandaises et rwandaises sur le corridor Nord (Province Orientale) et Est (Nord-Kivu) du grand Congo.

Il y a deux semaines, les armées de l’Ouganda et du Rwanda se sont signalées concomitamment dans les territoires de Beni (Parc de Virunga) et de Nyiragongo. Repérés, leurs éléments se sont volatilisés dans la nature, après des échauffourées avec des troupes loyalistes congolaises. Le mardi 05 mai 2015, deux casques bleus tanzaniens de la Monusco ont trouvé la mort dans une embuscade attribué aux rebelles ougandais ADF. Mais, à l’analyse, il apperaît qu’il s’agirait d’un coup de militaires ougandais. Cela paraît d’autant vrai que le même jour, un hélicoptère des Nations Unies a essuyé des tirs de la part d’une force suspecte. Et hier jeudi 07 mai 2015, des autochtones de Arum ont dû évacuer leurs villages à la suite du survol du territoire congolais par deux avions de chasse battant pavillon ougandais.

L’alerte d’Orlando Von Einsiedeln

Dans son film sur le Parc de Virunga, le réalisateur Orlando Von Einsiedeln a mis à jour les enjeux cachés de l’insécurité récurrente entretenue par des forces négatives à travers cet espace « vert » classé patrimoine universel. Il a démontré, noir sur blanc, que de forces occultes font tout pour rendre ingouvernable cette partie du territoire congolais, de manière à ouvrir, toutes grandes, les portes de l’exploration et de l’exploitation pétrolières, aux multinationales présentement bloquées par le véto de la communauté internationale, représentée par l’Unesco. Prisonnier de sa coopération avec cet organisme international, le gouvernement congolais n’ose pas cautionner la violation de l’interdit.
Mais, en suivant attentivement le scénario du film précité, tout patriote congolais digne de ce nom ne peut cacher son indignation face aux propos d’un employé d’une multinationale qui affirme que la « RDC est à recoloniser ». A son avis, l’unique alternative qui vaille la peine pour transformer les ressources naturelles congolaises en richesses réelles et engager le pays dans la voie de la prospérité, c’est de placer celui-ci sous la tutelle d’un autre Etat, même voisin.

C’est dire combien l’on est convaincu, dans certains milieux occidentaux, que les Congolais sont incapables d’impulser leur propre bonheur, en dépit de leurs fabuleuses ressources minières, forestières, pétrolières, énergétiques et autres.

Le Congo aux Congolais …

D’où, les Congolais devraient ouvrir l’œil et le bon. Il leur faut, ici et maintenant, faire une lecture correcte des guerres et rébellions qui n’en finissent pas de secouer leur pays, surtout dans ses parties Nord et Est, que certains « experts » considèrent comme le « coffre-fort » national. C’est bien beau de clamer, à longueur de journée, que le Congo devrait revenir aux Congolais. Mais si la défense de la patrie et de son territoire n’est pas organisée, si n’importe quelle armée étrangère ou force négative peut s’y permettre un safari militaire quand elle veut et où elle veut, la devise « Le Congo aux Congolais » risque de se muer en slogan creux.

D’où, les Congolais devraient cesser de rêver. Plutôt que de croire que la paix viendrait du ciel comme une manne ou que l’émergence pourrait être atteinte sous le coup d’une baguette magique, ils devraient montrer aux autres qu’ils sont capables de prendre totalement en charge leur système de défense, de travailler dur, bien gérer et de planter le décor d’une émergence économique, industrielle, sociale profitable à tous, de manière équitable.

Par Kimp

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