07 juin 2015

Consultations : mise au point de l’UDPS

drapeau udps


En vue de mettre fin aux interprétations tendancieuses consécutives aux réserves de l’UDPS de répondre à l’invitation de se rendre aux consultations initiées par Monsieur Joseph KABILA, l’Union pour la Démocratie et le Progrès Social, UDPS en sigle, fait la mise au point suivante:

Aussitôt après la publication de faux résultats de l’élection présidentielle du 28 Novembre 2011, le Président élu et Président de l’UDPS a été le premier à réclamer le dialogue politique afin de résoudre la crise politique que venaient de créer ceux qui avaient pris la responsabilité d’opérer ce hold up électoral .
Le Président élu et Président de l’UDPS avait pris cette option du dialogue après que les responsables politiques au plus haut niveau du monde l’aient contacté personnellement pour lui demander de faire tout ce qui était en son pouvoir afin de prévenir un soulèvement populaire qui pointait à l’horizon avec comme conséquence de remettre la République Démocratique du Congo en ruine. Attentif, le Président élu avait effectivement demandé au peuple de rester serein en attendant le règlement pacifique de la crise.
A travers l’Accord-cadre d’Addis-Abeba et les trois Résolutions subséquentes du Conseil de Sécurité de l’Onu, la communauté internationale a préconisé à son tour le dialogue politique comme seul moyen de mettre fin à la crise et chargé le Représentant Spécial du Secrétaire Général de l’ONU d’aider à la tenue de ce forum, en vue de parvenir à un consensus et permettre un atterrissage en douceur au terme du processus électoral en cours.
Après avoir réalisé l’incontournabilité du dialogue, en tant qu’engagement pris par la RDC, Monsieur Joseph KABILA, à son tour, a dépêché, il y a peu, son émissaire en la personne de l’Administrateur Général de l’ANR et Conseiller politique, Monsieur KALEV MUTOND, auprès de l’UDPS pour signifier à notre Parti son acceptation du dialogue politique.

A cette occasion, Monsieur KALEV a demandé de connaitre ce que doivent être pour l’UDPS, les termes de référence, le format et les autres aspects liés à l’organisation de ce dialogue. L'article à lire dans son intégralité sur www.kasaidirect.net

Kasai Direct

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26 mai 2015

RDC:changement de cap risqué àl’UDPS

 

Félix-Tshisekedi-10


Félix Tshiseki est chargé des relations extérieures du parti, un poste clé, qui lui permet de s’imposer aux commandes de l’UDPS © Ch. Rigaud – 2011 – Afrikarabia

Sclérosé, en perte de vitesse et isolé dans l’opposition, l’UDPS change de stratégie. Après avoir refusé de reconnaître la réélection contestée de Joseph Kabila, en novembre 2011, refusé d’envoyer ses députés à l’Assemblée nationale, refusé de participer aux Concertations nationales… le parti d’Etienne Tshisekedi vient, contre tout attente, d’accepter le dialogue national proposé par le président congolais. Un changement de cap, qui intervient alors que le président historique de l’UDPS, Etienne Tshisekedi, malade et absent depuis 2014, laisse peu à peu les rênes du parti à son fils, Félix, responsable des relations extérieures de l’UDPS.

Confusion et contre-temps

Adepte de l’isolement politique, l’UDPS risquait de se laisser, petit à petit, marginaliser par les deux autres grands partis d’opposition : l’UNC de Vital Kamerhe et le MLC du sénateur Jean-Pierre Bemba. Jusqu’à aujourd’hui, UNC et MLC marchent main dans la main dans la contestation anti-Kabila. A la pointe de la fronde contre la modification de la Constitution et organisateurs des manifestations de janvier de 2015, UNC et MLC ont réussi à fédérer d’autres partis d’opposition, dont certains, déçus de l’UDPS de Tshisekedi. Lors de la violente contestation de janvier 2015, contre la modification de la loi électorale, l’UDPS de Tshisekedi avait en effet pris le train en marche, au deuxième jour des manifestations, dans l’incompréhension généralisée de ses militants. Souvent à contre-temps, les errements de l’UDPS tiennent avant tout dans la longue maladie du « sphinx de Limete », 83 ans, dont le discours et les déclarations deviennent de plus en plus confus et inaudibles.

Félix aux commandes

La principale erreur d’Etienne Tshisekedi, ces dernières années, réside dans le refus de préparer dans la sérénité sa succession. L’opposant historique s’est accroché à l’idée qu’il avait gagné les élections présidentielles de 2011. Si le scrutin a en effet été entaché de nombreuses irrégularités et de fraudes massives, il est toutefois difficile d’affirmer qu’Etienne Tshisekedi a bien remporté l’élection. Avec le temps, la revendication de « l’imperium » par le camp Tshisekedi devenait de plus en plus stérile, frisant ridicule. Pendant ce temps, le fils, Félix, assisté de « maman Marthe » Tshisekedi, prenait peu à peu les commandes du parti, suscitant la colère des barons de l’UDPS, dont certains  se voyaient bien en prendre les rênes.

Feuille de route

L’absence du père et la montée en puissance du fils au sein de l’UDPS expliquent en partie, le « oui » au dialogue du président Kabila. Pour se justifier, l’UDPS renvoie à sa feuille de route, transmise au pouvoir, pour sortir de la crise politique congolaise. Le document, signé Etienne Tshisekedi, explique que la recherche du consensus n’est pas une approche nouvelle en République démocratique du Congo (RDC) : il y a eu Lusaka, Sun City, le 1+4… autant de tentatives de partage du pouvoir, qui se sont soldées par un échec. Selon l’UDPS, « le contentieux électoral de 2011 se trouve être la cause essentielle de la crise politique actuelle » stipule la feuille de route, qui propose « un dialogue de 10 jours » entre majorité et opposition. Le parti suggère  donc de « régler le contentieux électoral de 2011 » (en réclamant toujours l’imperium ?), de définir un calendrier électoral consensuel en reportant notamment les autres scrutins après la présidentielle et les législatives de novembre 2016. L’UDPS réclame enfin une restructuration de la CENI, avec une présidence collégiale, un audit externe et une révision du fichier électoral, ainsi que le renforcement du mandat de la Monusco pour sécuriser le processus électoral.

Légitimité politique

Dans le cadre d’un futur dialogue avec le pouvoir, que peut espérer l’UDPS ?  Certainement pas l’imperium, à moins de deux ans de la fin du mandat de Joseph Kabila. Seul le calendrier électoral peut encore bouger. Les autres partis d’opposition, UNC et MLC, qui refusent le dialogue, craignent justement que le glissement du calendrier électoral ne permette au président Kabila de se maintenir au pouvoir au-delà de 2016, en dehors du cadre constitutionnel. Alors que peut bien chercher l’UDPS dans un dialogue avec le pouvoir ? Tout d’abord se démarquer par rapport aux autres partis d’opposition. UNC et MLC se sont fait les chantres de l’opposition frontale avec la majorité présidentielle. Le seul moyen de revenir dans le jeu politique et de reprendre la main pour l’UDPS est de se différencier de la position de Kamerhe et Bemba. Félix Tshisekedi tente donc une sorte de « troisième voie » : ni pouvoir, ni front du refus, mais opposition « constructive ». Pour le moment, Félix a réussi à convaincre deux autre mouvements d’opposition de le rejoindre : le groupe UDPS & Alliés, la SCODE du tout nouvel opposant Jean-Claude Muyambo et bien sûr l’opposition républicaine de Léon Kengo, qui tente toujours de faire son entrée dans l’exécutif congolais.  Deuxième objectif recherché par Félix Tshisekedi : une légitimité politique. Le fils d’Etienne s’est toujours tenu à l’écart des institutions congolaises : ni élu, ni vraiment chef de parti… Félix n’a pour l’instant qu’une légitimité « biologique ». En s’inscrivant dans un dialogue avec le pouvoir, il veut devenir l’interlocuteur privilégié du pouvoir… et peut-être plus. Certains donnent même Félix comme un possible (mais peu probable) Premier ministre d’ouverture du président Joseph Kabila.

Faire exploser l’UDPS

Le pari du dialogue de Félix Tshisekedi apparaît risqué. Cette nouvelle stratégie semble peu lisible pour Gaspard-Hubert Lonsi Koko, essayiste, responsable du Rassemblement pour le Développement et la Paix au Congo (RDPC) et ancien membre de l’UDPS. « Si c’est pour cautionner le glissement du calendrier, et prolonger le mandat de Joseph Kabila c’est une perte de temps », souligne ce fin spécialiste de la vie politique congolaise. « Félix Tshisekedi ferait fausse route en acceptant la Primature, il ne ferait plus partie de l’opposition. Il se trompe également en voulant négocier l’imperium en fin mandature ». Pour Gaspard-Hubert Lonsi Koko « on peut reculer le calendrier électoral, sans permettre à Joseph Kabila de s’accrocher au pouvoir. Il suffirait  de faire voter une loi d’exception afin de permettre au président du Sénat ou de l’Assemblée nationale d’assurer l’intérim. Mais bien évidemment cela n’arrange ni la majorité, ni l’opposition ». Derrière le dialogue proposer par Joseph Kabila, Gaspard-Hubert Lonsi Koko y voit un moyen de diviser l’opposition. « Kabila a essayé de diviser le MLC, ça n’a pas marché, il tente maintenant de faire exploser l’UPDS. » Seul avantage du dialogue national insufflé par le président congolais, après l’échec des Concertations de 2013, serait de parler enfin de son sort après 2016. Un sujet sensible qui avait été évité lors des Concertations. « Que fera Kabila après 2016 ? Peut-être aurons-nous une réponse avec ce dialogue » espère Gaspard-Hubert Lonsi Koko.

Christophe RIGAUD – Afrikarabia

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11 mai 2015

L'UDPS vers une humiliation totale

drapeau udps

Les bruits persistants courent selon lesquels l'UDPS serait prête à accepter le poste de premier ministre pour travailler avec Kabila. De notre enquête faite dans les milieux de l'UDPS à Kinshasa, certains cadres sont outrés. Ils soutiennent que cette option ne viendrait pas du Lider Maximo dont les positions tranchantes sont déjà connues de tous: Il ne sera jamais le premier ministre d'un Kabila, l'imposteur. Par contre, un autre courant (minoritaire) qui soutient Félix Tshisekedi est d'accord pour partager le pouvoir avec Kabila. Selon les tenants de ce dernier courant, l'UDPS doit s'impliquer dans le système, vu l'insécurité qui se sévit sur toute l'étendue du pays. Ils se disent que pour pouvoir gagner les futures élections, ils doivent être dans le système et à côté de Kabila. Un cadre de ce parti nous aurait même dit que si l'UDPS n'accepte pas ce poste, Kabila le donnera à Kamehre et eux n'auront que les yeux pour pleurer.

Pour la diaspora congolaise de l'Europe comme de l'Amérique, l'UDPS est en train de creuser sa propre tombe. Ce parti, depuis un certain temps, vogue à contre-courant. Le 19, 20 et 21 janvier, au plus fort de la contestation contre la proposition de la loi électorale qui aurait permis le glissement à Kabila au delà de 2016, non seulement l'UDPS avait refusé de participer au soulèvement populaire, mais elle avait demandé à ses membres de ne pas y prendre part. Heureusement, ce mot d'ordre n'avait pas été suivi.  Quelques jours plus tard, le secrétaire général de ce parti a essuyé un échec cuisant lorsqu'il a voulu organiser sa propre marche. Il est regrettable que certains cadres de ce parti puissent encore penser au partage du pouvoir avec Kabila alors que cette proposition avait été faite en son temps par le docteur Mpuila et rejetée par Etienne Tshisekedi. A l'époque, on avait même parlé du crime de lèse-majesté!

Maintenant que tous les autres membres de l'opposition se sont mis d'accord pour poser des préalables avant d'aller aux élections, c'est de nouveau l'UDPS qui fait cavalier seul. Comment ne dirait-on pas que les cadres influents de ce parti se sont laissés corrompre par Kabila? En effet, ils sont nombreux qui pensent même que l'UDPS, dont les caisses seraient vides, chercherait auprès de Kabila de l'argent pour sa future campagne électorale!!! 

Ce qui est vrai et ce que l'UDPS devra comprendre, c'est que le peuple a déjà ouvert les yeux. Il ne suivra pas l'UDPS aveuglément pour son passé d'être la fille aînée de l'opposition. Qu'elle ose seulement accepter la primature, le peuple lui réservera un échec sans précédent aux futures élections, si jamais elles auront lieu. Qu'ils se le disent!

Lumbamba Kanyiki 

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30 avril 2015

Tshisekedi a refusé de rencontrer Mubake à Bruxelles

valentin mubake

Conseiller politique du président de l’UDPS (Union pour la Démocratie et le Progrès Social), Valentin Mubake Numbi, 62 ans, vient de passer une semaine à Bruxelles. But : rencontrer Etienne Tshisekedi wa Mulumba. La rencontre n’a pas eu lieu. Mubake dit haut et fort sa « désolation ». Outre la situation interne au sein de l’UDPS, il répond à quelques questions de Congo Indépendant sur l’actualité congolaise. Pour Mubake, « le décor est planté pour qu’il y ait ‘glissement’ du calendrier électoral ».

Quel est le but de votre séjour à Bruxelles ?

Je suis à Bruxelles depuis une semaine. Le but est de rencontrer le président de mon parti, M. Etienne Tshisekedi wa Mulumba. Comme vous le savez peut-être, l’UDPS fait face à des problèmes internes. J’entendais évoquer avec lui non seulement ces questions mais aussi les enjeux électoraux à venir. C’était l’occasion de lui proposer des pistes de réflexions et obtenir des orientations éventuelles. Je tiens à préciser pour ceux qui ne le savent pas que je n’ai pas de fonctions statutaires au sein du parti. En tant que conseiller politique, je dépends directement de mon chef hiérarchique qui est le président national de l’UDPS.

Avez-vous rencontré Etienne Tshisekedi ?

Je n’ai pas rencontré le président Tshisekedi ! A partir de Kinshasa, j’ai tenté de renouer le contact avec lui. En vain. C’est ainsi que j’ai décidé de me rendre en Belgique. Lorsque je suis arrivé à Bruxelles, j’ai mis trois jours pour savoir à quelle porte frapper. Après trois jours, j’ai pu obtenir les coordonnées téléphoniques de son épouse, Mama Marthe. Je lui ai fait part de ma demande. Trois jours après, soit le vendredi 25 avril, j’aurai au téléphone Maître {Papis} Tshimpangila. Celui-ci me dira qu’il a un message pour moi de la part du président Tshisekedi. Il me fixera rendez-vous à l’hôtel Sofitel.

Quelle était la teneur de ce message ?

Il m’a délivré le message ci-après : « M. Tshisekedi est offusqué par le fait que vous avez méconnu son autorité à travers trois décisions. A savoir, celles démettant M. Pierre-Adolphe Mbuyi et Claude Kiringa en qualité respectivement de représentant de l’UDPS au Benelux et au Canada et renommant M. Bruno Mavungu en qualité de secrétaire général du parti. Avant de vous recevoir, M. Tshisekedi vous demande de réparer cette offusquation ».

En faisant quoi ?

C’est la question que j’ai posée au messager : «En quoi consisterait la réparation ? ». M. Tshimpangila me dira : « Il ne m’a pas dit en quoi consiste cette réparation ».

A votre avis ?

J’ai dit à mon interlocuteur deux choses. Premièrement : « c’est la première fois que je vois M. Tshisekedi transmettre à un de ses collaborateurs, via un messager, une « demande de réparation » à son endroit. Ce n’est pas le Tshisekedi que je connais ». En second lieu, j’ai demandé au messager de transmettre à M. Tshisekedi l’objet de ma visite. « S’il y avait des problèmes notamment de décisions méconnues, nous aurons l’occasion d’en parler », avais-je ajouté tout en soulignant que ce n’était pas le but de ma venue à Bruxelles.

Avez-vous méconnu des décisions prises par le président de l’UDPS ?

Je suis le conseiller politique de M. Tshisekedi. Celui-ci, signe, en toute souveraineté, des décisions. A-t-il franchement besoin de ma « réparation » pour conférer la légitimité à sa signature ? M. Tshisekedi ne peut pas me demander, à travers un messager, de « réparer », au préalable, « quelque chose » qui l’aurait offusqué. Connaissant M. Tshisekedi depuis 1991 jusqu’à ce jour, j’ai la conviction qu’il y a des « gens » qui ont posé des actes en ses lieu et place. Ces gens cherchent une « blanchisserie ». Une couverture.

Quel est votre sentiment en votre qualité de « vieux cadre » de l’UDPS?

C’est une grande désolation. Non pas pour moi dans la mesure où mon voyage ne procède pas d’une initiative personnelle. Mais bien pour tous les militants aux quatre coins du pays. Des militants qui attendent mon retour pour savoir si j’avais rencontré le président Tshisekedi. Je ne vous dis pas les supputations que cette rencontre manquée pourrait générer au niveau de la base de notre parti. Je me garde de me lancer dans des spéculations. Je ne peux m’empêcher de faire remarquer que notre parti est arrivé à un point où deux choses doivent être clarifiées. Il y a, d’une part, la famille biologique du président Tshisekedi. Celle-ci a le droit de s’occuper de sa santé. Il y a, d’autre part, la famille politique de M. Tshisekedi devant laquelle celui-ci est comptable pas seulement devant les membres et cadres du parti mais aussi à l’égard de toute la nation congolaise. Une nation qui a placé tout son espoir en cet homme-là. Le moment est venu de mettre fin au « mélange » entre les « ayant-droits biologiques » et les « ayant-droits politiques ». Je me trouve en Belgique au nom des ayant-droits politiques. J’ai des comptes à rendre à ceux-ci par rapport à ce voyage.

Qui, selon vous, doit mettre fin à cette confusion ?

Chacun de nous doit rester à sa place. Quelle est ma place ? Je suis le conseiller politique du président Tshisekedi. J’ai, par conséquent, le droit de m’entretenir avec lui dans le cadre de mes fonctions. Si je ne peux pas le faire, ce qu’il y a un problème. S’il s’avérait que je ne peux pas le rencontrer pour une raison ou une autre, la famille devrait comprendre qu’elle a, sur le plan politique, l’obligation de mettre cartes sur table en disant les raisons politiques pour lesquelles je ne peux pas rencontrer le Président du parti. C’est à ce niveau-là que nous sommes arrivés. C’est pourquoi, je dis que la situation me semble grave ! Si cet aspect de choses n’est pas clarifié, nous allons ouvrir la porte aux spéculations. Et les spéculations entrainent toujours des dérapages aux conséquences imprévisibles…

Que répondez-vous à ceux qui soutiennent que l’UDPS est tiraillée entre plusieurs courants antagonistes ?

C’est possible qu’il y ait des courants politiques antagonistes. S’il n’y avait que des courants politiques, je ne vois rien à redire. Les divergences doivent faire l’objet de débat. C’est d’ailleurs pour cela que les partis organisent des congrès ou des universités d’été. Ce sont des lieux propices à la discussion.

Etes-vous en train de sous-entendre qu’il manque à l’UDPS un « fédérateur »?

Vous allez trop loin ! Il y a un Président du parti. Selon nos statuts, c’est lui qui engage notre formation politique. A titre d’exemple, nous aurons bientôt des élections. Avant que le président Tshisekedi ne vienne en Belgique, nous parlions souvent de l’impérium. Il tient à son impérium et il a raison. Et ce tout simplement parce qu’il a gagné les élections en 2011. Cette victoire est inaliénable.

Quatre années après, cette question de l’impérium ne devient-elle pas anachronique ?

Elle ne peut pas être anachronique parce que c’est un droit. S’il parvenait à arracher son impérium, c’est son droit. Or au même moment, on parle de dialogue et de feuille de route.

Bruno Mavungu Puati et Félix Tshisekedi Tshilombo {Ndlr : respectivement secrétaire général et secrétaire national aux relations extérieures de l’UDPS}, demandent le dialogue. Apparemment, vous n’êtes pas pour…

Je voudrais savoir en quoi va consister ce dialogue. D’après ce que j’avais entendu, au départ, le dialogue avait pour but de fixer le momentum de la passation de pouvoir entre Kabila et Tshisekedi. On imagine donc que les deux hommes vont se retrouver autour d’une table en présence de la communauté internationale. Aussitôt, Kabila invoque la « fatigue » et demande à Tshisekedi de prendre sa place. Il ne faut pas être naïf !

N’est-ce pas une contradiction de votre part par rapport à l’impérium ?

Absolument pas ! Je n’ai jamais dit que l’impérium s’obtiendra autour d’une table de négociation. M. Tshisekedi tient à son impérium. Il a le droit de l’arracher…

Comment ?

Il vous souviendra qu’à l’occasion de son adresse à la nation congolaise en 2012, M. Tshisekedi s’est adressé à l’armée, la police ainsi qu’aux services de sécurité. Il leur a demandé de lui faire allégeance. Une allégeance sans laquelle il ne peut pas avoir cet impérium. Au début, ce dialogue devait être convoqué par la communauté internationale dans le cadre de l’accord-cadre d’Addis-Abeba. Le dialogue dont on nous parle aujourd’hui aurait pour but de convenir des conditions pour des « élections apaisées ». Ce dialogue devrait-il constituer un préalable ? Voilà autant des questions que je devais évoquer avec le président Tshisekedi.

Il y a apparemment des divergences fondamentales au sein de l’UDPS…

Bien-sûr ! Je suis convaincu que le dialogue, tel qu’entendu au départ, devait aboutir à une « passation de pouvoir » entre Kabila et Tshisekedi, Celui-ci n’y a jamais cru. Kabila avait dépêché le chef de sa maison civile, M. Mugalu, à Limete, dans ce sens-là. Tshisekedi lui avait donné la réponse que je connais. Comment voulez-vous que le même Tshisekedi envoie aujourd’hui certains de ses collaborateurs pour finaliser un dialogue dans le même sens ? Ce n’est pas le Tshisekedi que je connais.

A vous entendre parler, on est tenté de conclure qu’Etienne Tshisekedi serait devenu « l’otage » d’un groupe de gens…

Je ne voudrais pas me lancer dans des supputations. Reste que l’objet de mon séjour bruxellois c’était aussi cela. Etant donné que je n’ai pas rencontré le Président du parti, comment pourrais-je interdire à des membres de l’UDPS ou à des journalistes, comme vous, d’arriver à penser ainsi ? Je ne suis pas tenu de donner une explication précise pour la simple raison que je ne l’ai pas rencontré. C’est fort dommage !

La tonalité de votre voix trahit une certaine déception …

Bien entendu ! Tshisekedi, c’est mon chef. Je milite à ses côtés, sans discontinuité, depuis 1991. Je connais M. Tshisekedi. C’est un homme très valeureux pour un pays comme le Congo. C’est un immense investissement pour ce pays-là. Il est tout à fait normal que j’éprouve quelques sentiments de tristesse.

Nous sommes aujourd’hui dimanche 26 avril 2015. Peut-on dire que M. Valentin Mubake Numbi est toujours le conseiller politique du président Etienne Tshisekedi ?

Je me considère comme tel jusqu’à preuve du contraire !

(Suite à la prochaine édition)

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24 avril 2015

RDC: la marche de l’UDPS étouffée à Mbuji-Mayi et Kinshasa

 

 

 
La police contrôle la circulation des véhicules et des passants vers le quartier général de la Monusco à Kinshasa, le 24/04/2015, jour prévu pour la marche de protestation de l’UDPS. Radio Okapi/Ph. John BompengoLa police contrôle la circulation des véhicules et des passants vers le quartier général de la Monusco à Kinshasa, le 24/04/2015, jour prévu pour la marche de protestation de l’UDPS. Radio Okapi/Ph. John Bompengo
La police a étouffé vendredi 24 avril la marche de l’Union pour la démocratie et le progrès social (UDPS) prévue à Mbuji-Mayi et à Kinshasa. Selon la hiérarchie nationale de ce parti d’Etienne Tshisekedi, les forces de l’ordre ont interpellé son président fédéral du Kasaï-Oriental, Denis Kalombo et dix-huit membres. Une marche similaire a été dispersée le même jour à Kinshasa avec l’interpellation du secrétaire général du parti, Bruno Mavungu, son adjoint et quelques sympathisants.

Des responsables des services spéciaux de la police au Kasaï-Oriental indiquent à Radio Okapi que l’intervention des forces de l’ordre a été faite sur demande du maire de Mbuji-Mayi.

La marche devrait débuter au siège provincial de l’UDPS, à Mua Luse, dans la commune de la Muya. Elle a été dispersée par les éléments de la police déployés en ce lieu.

Les responsables de l’UDPS affirment avoir informé, en début de semaine, le maire de Mbuji-Mayi de leur intention d’organiser une marche pacifique vendredi, pour réclamer une enquête internationale sur le dossier des fosses communes de Maluku à Kinshasa.

Une requête que l’autorité urbaine a rejetée.

Entre temps, le dispositif de la police est maintenu dans tous les endroits jugés névralgique de la ville.

 
La police contrôle la circulation des véhicules et des passants vers le quartier général de la Monusco à Kinshasa, le 24/04/2015, jour prévu pour la marche de protestation de l’UDPS. Radio Okapi/Ph. John Bompengo
La police contrôle la circulation des véhicules et des passants vers le quartier général de la Monusco à Kinshasa, le 24/04/2015, jour prévu pour la marche de protestation de l’UDPS. Radio Okapi/Ph. John Bompengo
La police contrôle la circulation des véhicules et des passants vers le quartier général de la Monusco à Kinshasa, le 24/04/2015, jour prévu pour la marche de protestation de l’UDPS. Radio Okapi/Ph. John Bompengo

Le même jour, le parlement debout de l’UDPS Kasaï-Oriental a remis à la Monusco, un mémorandum dans lequel il exige cette enquête internationale et la libération de Bruno Kabatshi, l’un des responsables de l’UDPS détenu à la prison de Mbuji-Mayi, depuis plus d’une année.

Pour sa part, la police ne confirme pas encore le nombre exact de personnes interpellées qui sont, précise-t-elle, amenées par vague.

Toutes ces personnes seront auditionnées dans les heures qui suivent, indique la police qui affirme que ces manifestants sont auteurs des dégâts sur les bâtiments d’une école où l’on compterait des blessés parmi les élèves.

A Kinshasa, une marche similaire prévue le même jour a également été dispersée par la police, indiquant que cette activité n’a pas été autorisée.

La permanence de l’UDPS affirme que la police a interpellé son secrétaire général, Bruno Mavungu et de son adjoint Bruno Tshibabi, ainsi que de certains militants.

Contacté depuis Moanda au Kongo central, le commissaire général de la police affirme qu’aucune interpellation n’a été effectuée à Kinshasa, mais qu’il y en a eu quelques unes à  Mbuji-Mayi.

radiookapi.net

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21 avril 2015

RDC : l’UDPS participera aux provinciales mais pose des préalables pour la présidentielle

 

felixTshis

Félix Tshisekedi élu député pour le compte de l'UDPS en 2011 ne siège pas à l'Assemblée nationale. Il vient de taire les rumeurs sur son éventuelle participation à la Ceni (Mai 2013)

L’Union pour la démocratie et le progrès social (UDPS) participera officiellement aux élections provinciales. Félix Tshisekedi a officiellement annoncé la position du parti de l’opposant Etienne Tshisekedi, mardi 21 avril au cours d’un meeting organisé à Goma au Nord-Kivu.

Selon Felix Tshisekedi Tshilombo, f du leader de ce parti, leurs candidats vont déposer leurs dossiers de candidature dans ils le délai imparti. La Commission électorale nationale indépendante (Ceni) a fixé le délai de candidature du 15 avril au 5 mai 2015.

Toutefois,  l’UDPS pose des préalables quant à sa participation à la présidentielle de 2016.

Ces exigences éviteraient, selon lui, le glissement du mandat du pouvoir en place.

Dans une déclaration faite lundi 20 avril, plusieurs partis, regroupements politiques et groupes parlementaires de l’opposition ont conditionné leurs participations aux élections provinciales. Pour eux, la situation politique est délétère en République démocratique du Congo et caractérisée, aux dires de Fayulu, par « un processus électoral hypothétique, l’installation improvisée et dangereuse des nouvelles provinces ».

radiookapi.net

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RDC : l’opposition conditionne sa participation aux élections provinciales

 

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Martin Fayulu, juillet 2014. Radio Okapi/Ph. John Bompengo

Plusieurs partis, regroupements politiques et groupes parlementaires de l’opposition conditionnent leurs participations aux élections provinciales dont le dépôt des candidatures a débuté le 15 avril dernier. Dans une déclaration faite lundi 20 avril à Kinshasa, ils disent attendre « des assurances de la Commission électorale nationale indépendante [Ceni] » avant de s’engager à ce processus.

« Dans le souci de contribuer efficacement à un processus électoral inclusif et apaisé, nous avons saisi la Ceni vendredi 16 avril courant pour une rencontre ultime. Celle-ci nous permettra d’obtenir des assurances sur les pré-requis avant de nous engager dans le processus de dépôt des candidatures », a affirmé le modérateur de l’opposition, Martin Fayulu.

Pour l’opposition politique, la situation politique est délétère en République démocratique du Congo et caractérisée, aux dires de Fayulu, par « un processus électoral hypothétique, l’installation improvisée et dangereuse des nouvelles provinces ».

Avant de se prononcer, Martin Fayulu fait savoir qu’il faut d’abord attendre l’issue de la rencontre sollicitée avec la Ceni pour se déterminer.

Le président de l’ATD, José Makila, parle de ces pré-requis :

« La Ceni avait demandé 45 millions de dollars mais jusqu’à présent on leur a remis 5 millions et elle a refusé. La Ceni n’a pas d’argent pour organiser les élections au jour d’aujourd’hui. De deux, pour les élections locales et municipales, on n’a pas encore délimité les villes. Parce qu’on aura des mairies. Je vous donne l’exemple de Gemena chez moi, c’est une mairie. Mais il n’y a pas une délimitation. Donc la loi n’est pas encore sortie ».

L’Opposition exige également une enquête internationale et indépendante sur ce qu’elle qualifie de fosse commune de Maluku avec exhumation des corps et prise d’ADN.

Parmi les partis qui ont pris part à cette rencontre, on note notamment :

  • L’Union nationale congolaise (UNC) de Vital Kamerhe
  • L’Engagement citoyen pour le développement (Ecidé) de Martin Fayulu,
  • L’Union pour la démocratie et le progrès social (UDPS) d’Etienne Tshisekedi
  • L’Alliance des travaillistes congolais (ATD) de José Makila, la Convention des démocrates chrétiens de Kiakwama.

radiookapi.net

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20 avril 2015

Vidéo: Meeting de l'UDPS le samedi 18 avril 2015 à Limete

No comment!

MEETING DE L'UDPS DU SAMEDI 18/04/2015 A LIMETE AVEC L'INTERVENTION DU PRESIDENT TSHISEKEDI

Kasai Direct

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13 avril 2015

Présidentielle 2016 : Tshisekedi candidat

tshisekedi

Ceux qui ont déjà proclamé la mort politique du sphinx de Limete peuvent déchanter. A plus de 80 ans, le président de l’Union pour la Démocratie et le Progrès Social, Etienne Tshisekedi, sera bel et bien candidat à la présidentielle de 2016.

C’est son fils, Félix Tshisekedi, Secrétaire national chargé des relations extérieures, qui a livré cette information alors qu’il participait, le samedi 11 avril 2015, au siège du parti sur la rue Zinnias, dans la commune de Limete, à la cérémonie de remise et reprise entre le nouveau président de la Ligue des Jeunes de son parti, Baruti, et l’ancien, Freddy Pindi, nommé Secrétaire national de l’UDPS en charge de la mobilisation.

Félix Tshisekedi a fait savoir que le leader de l’UDPS a encore toutes ses ressources physiques et intellectuelles pour prendre l’effectivité du pouvoir afin d’instaurer un Etat de droit en République Démocratique du Congo.

Il a déclaré que même sans alliance avec d’autres formations politiques de l’opposition, Etienne Tshisekedi remportera l’élection présidentielle de 2016.

Avec cette annonce, les potentiels candidats à la prochaine élection présidentielle doivent revoir leurs calculs. La bataille va être serrée pour la conquête du fauteuil présidentiel.

Le chef de la diplomatie de l’UDPS a appelé les militants de l’intérieur comme de l’extérieur à se mobiliser pour la victoire finale, afin que l’historique opposant accède à la magistrature suprême du pays, après le cafouillage électoral de 2011.

Dans un autre registre, Félix Tshisekedi a réaffirmé la position de l’UDPS réclamant le dialogue pour résoudre la crise multiforme que connait la RDC, suite à la crise de légitimité récurrente au sommet de l’Etat.

Le Secrétaire national de l’UDPS chargé des relations extérieures a précisé que ce dialogue est inscrit dans l’Accord-cadre d’Addis-Abeba. « Il ne s’agit pas de partager le pouvoir avec le président Kabila », a-t-il précisé.

Bien avant cette mise au point de Félix Tshisekedi, la cérémonie de remise et reprise entre Clément Baruti, le nouveau président de la Ligue des jeunes de l’UDPS et le sortant, Freddy Pindi, s’est déroulée dans un esprit de fraternité.

Clément Baruti sera secondé dans ses lourdes charges par le vice –président David Mukeba.

Dans son allocution, le président sortant de la Ligue des jeunes de l’UDPS a souhaité plein succès à son successeur, qu’il a appelé à porter très haut l’étendard de la fille aînée de l’opposition.

Freddy Pindi a souligné que par ce passage civilisé du pouvoir, l’UDPS qui lutte pour la démocratie depuis plus de 30 ans, voudrait prêcher par l’exemple et faire comprendre à la communauté nationale qu’on doit savoir quitter le pouvoir dès que l’heure du départ a sonné.

Pour sa part, le nouveau président a pris l’engagement d’œuvrer pour la redynamisation des activités de la Ligue des Jeunes de l’UDPS pour permettre à son parti de conquérir, par la voie des urnes, le pouvoir d’Etat.

ERIC WEMBA

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16 février 2015

Calendrier électoral global : L’Udps met en garde contre le glissement

Tempête des Tropiques

tshisekedi

L’Union pour la démocratie et le progrès social trouve irréaliste le calendrier électoral publié le 12 février 2015 par la Commission électorale nationale indépendante (Ceni). Cette formation politique chère à Etienne Tshisekedi confirme le glissement tant décrié par l’ensemble de la population congolaise et la communauté internationale.

C’est au cours d’une conférence de presse tenue samedi 13 février 2015 que le Secrétaire général Bruno Mavungu a émis cette inquiétude qui risque de causer du tort au délai constitutionnel auquel les Congolais tiennent pour une alternance effective en 2016. En effet, l’Udps a profité de cette conférence de presse pour donner sa position sur la publication du calendrier électoral global par le rapporteur de la Ceni, le président de cette institution étant en déplacement.

Pour ce parti politique, ce calendrier ne respecte pas le délai constitutionnel tel qu’énoncé dans l’article 73 de la constitution qui stipule que ”le scrutin pour l’élection du président de la République est convoqué par la Commission électorale nationale indépendante 90 jours avant l’expiration du mandat du président en exercice “.

Et de poursuivre, l’agencement de ce calendrier ne tient pas compte des préalables requis pour l’organisation des élections locales, urbaines et municipales crédibles et transparentes dans les délais requis. L’Udps cite, par exemple, l’opération de stabilisation des cartographies opérationnelles et de fiabilisation du fichier électoral, l viabilisation des entités décentralisées nouvellement créées ainsi que la répartition de sièges des députés nationaux par entité.

L’Udps constate également que la priorité donnée à l’organisation des élection provinciales, urbaines, municipales et locales, contrairement aux précédentes éditions de 2006 et 2011, traduit un agenda caché et un tentative de déboucher sur un cas de force majeure qui permettrait de retarder l’élection primordiale qui conditionne la paix sociale et la stabilité du pays qu’est l’élection présidentielle.

La formation chère à Etienne Tshisekedi estime, en outre, que l’évaluation budgétaire avancée à 1 145 408 680 Usd, soit environ 1/8 du budget national, passant ainsi au double des prévisions antérieures, notamment aux prévisions budgétaires élaborées par le gouvernement qui a, dans ses prérogatives, le financement du processus électoral, interpelle l’Udps et cache maladroitement un piège ridicule.

Aussi, poursuit-elle, compte tenu des réalités du pays, il est dès lors logique de se demander si un montant aussi important pourra être mobilisé par le même gouvernement pour l’organisation des élections dans le délai constitutionnel.

Ceci trahit des desseins cachés, tel que le glissement tant décrié du calendrier électoral, afin de prolonger illégalement le mandat de Monsieur Kabila “, note l’Udps qui en veut pour preuve les tripatouillages des textes constitutionnels ayant justifié les évènements du 19 au 20 janvier derniers.

Ainsi, pour éviter de réitérer les erreurs « flagrantes » commises lors du cycle électoral de 2011, l’Union pour la démocratie et le progrès social trouve impératif d’organiser l’ensemble du processus électoral de manière consensuelle. Car, ce calendrier, conclut ce parti, ressemble fort à une manœuvre dilatoire qu’à une véritable planification réaliste.

Par LEFILS MATADY

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