11 mai 2015

L'UDPS vers une humiliation totale

drapeau udps

Les bruits persistants courent selon lesquels l'UDPS serait prête à accepter le poste de premier ministre pour travailler avec Kabila. De notre enquête faite dans les milieux de l'UDPS à Kinshasa, certains cadres sont outrés. Ils soutiennent que cette option ne viendrait pas du Lider Maximo dont les positions tranchantes sont déjà connues de tous: Il ne sera jamais le premier ministre d'un Kabila, l'imposteur. Par contre, un autre courant (minoritaire) qui soutient Félix Tshisekedi est d'accord pour partager le pouvoir avec Kabila. Selon les tenants de ce dernier courant, l'UDPS doit s'impliquer dans le système, vu l'insécurité qui se sévit sur toute l'étendue du pays. Ils se disent que pour pouvoir gagner les futures élections, ils doivent être dans le système et à côté de Kabila. Un cadre de ce parti nous aurait même dit que si l'UDPS n'accepte pas ce poste, Kabila le donnera à Kamehre et eux n'auront que les yeux pour pleurer.

Pour la diaspora congolaise de l'Europe comme de l'Amérique, l'UDPS est en train de creuser sa propre tombe. Ce parti, depuis un certain temps, vogue à contre-courant. Le 19, 20 et 21 janvier, au plus fort de la contestation contre la proposition de la loi électorale qui aurait permis le glissement à Kabila au delà de 2016, non seulement l'UDPS avait refusé de participer au soulèvement populaire, mais elle avait demandé à ses membres de ne pas y prendre part. Heureusement, ce mot d'ordre n'avait pas été suivi.  Quelques jours plus tard, le secrétaire général de ce parti a essuyé un échec cuisant lorsqu'il a voulu organiser sa propre marche. Il est regrettable que certains cadres de ce parti puissent encore penser au partage du pouvoir avec Kabila alors que cette proposition avait été faite en son temps par le docteur Mpuila et rejetée par Etienne Tshisekedi. A l'époque, on avait même parlé du crime de lèse-majesté!

Maintenant que tous les autres membres de l'opposition se sont mis d'accord pour poser des préalables avant d'aller aux élections, c'est de nouveau l'UDPS qui fait cavalier seul. Comment ne dirait-on pas que les cadres influents de ce parti se sont laissés corrompre par Kabila? En effet, ils sont nombreux qui pensent même que l'UDPS, dont les caisses seraient vides, chercherait auprès de Kabila de l'argent pour sa future campagne électorale!!! 

Ce qui est vrai et ce que l'UDPS devra comprendre, c'est que le peuple a déjà ouvert les yeux. Il ne suivra pas l'UDPS aveuglément pour son passé d'être la fille aînée de l'opposition. Qu'elle ose seulement accepter la primature, le peuple lui réservera un échec sans précédent aux futures élections, si jamais elles auront lieu. Qu'ils se le disent!

Lumbamba Kanyiki 

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30 avril 2015

Monusco-Opposition : Köbler brandit la Résolution 2211

martinkobler

Après l’étape de la  CENI (Commission Electorale Nationale Indépendante), l’Opposition s’est retrouvée le mardi 28 avril 2015  au quartier général de la  Monusco pour s’entretenir avec le Représentant Spécial du Secrétaire général des Nations Unies en RDC sur le processus électoral. Pendant plus d’une heure, sa délégation conduite par son modérateur, Jean-Lucien Bussa, accompagné de Vital Kamerhe, Martin Fayulu, Jean-Claude Vuemba, José Makila, Alexis Lenga et Samy Badibanga, a soumis au patron de la Monusco ses préoccupations sur le processus électoral.
            Ces inquiétudes portent essentiellement sur l’enrôlement de nouveaux majeurs et le décaissement des fonds destinés aux élections.
 
            Le modérateur de l’opposition a souligné la nécessité pour  la Commission Electorale Nationale Indépendante d’enrôler près de 10 millions de nouveaux majeurs dont l’âge varie entre 18 et 22 ans. Jean-Lucien Bussa a également plaidé pour l’enrôlement des RD Congolais refoulés de Brazzaville.
            Concernant le décaissement des fonds, le président du CDER a fait noter le manque de volonté politique du gouvernement de prendre en charge financièrement l’ensemble du processus électoral. A ce jour, a-t-il indiqué, le gouvernement n’a débloqué que  15 % du budget prévu pour les élections.
            Il a rappelé que  dans sa contre-proposition du calendrier électoral, l’Opposition a suggéré que les élections locales soient postposées après les présidentielles et les législatives, afin de permettre à la CENI  de faire face au volet financier des élections.
            Outre le décaissement des fonds et l’enrôlement de nouveaux majeurs, l’Opposition a abordé avec Martin Köbler d’autres problèmes qui rendent délétère le climat politique à la veille des élections, notamment l’insécurité à l’Est du pays, l’accès non équitable aux médias, les violations massives des droits de l’homme, les atteintes à la liberté de presse et d’expression, la négation des droits de l’Opposition …
            Dans sa réponse, le Représentant Spécial du Secrétaire Général de l’ONU en RDC a passé en revue, avec ses hôtes, la Résolution 2211 adoptée par le Conseil de Sécurité le 26 mars 2015. Il a démontré que cette Résolution, dans ses dispositions 19 et 20 sur les élections, répond aux principales revendications de l’Opposition sur le processus électoral.
            En son article 19, la Résolution 2211 du Conseil de Sécurité « demande au gouvernement de la RDC et à ses partenaires nationaux de veiller à la transparence et à la crédibilité du processus électoral, étant donné qu’il incombe au premier chef de créer des conditions propices à la tenue des prochaines élections et notamment d’en faire une priorité, la présidentielle et les législatives étant prévues, conformément à la Constitution, pour novembre 2016, et exhorte le gouvernement et toutes les autres parties à créer les conditions pour que le processus électoral soit libre, juste, crédible, ouvert, transparent, pacifique et conforme à la Constitution de la RDC et au calendrier électoral, pour qu’il s’accompagne d’un débat politique libre et constructif, et pour que soient assurés la liberté d’opinion et d’expression , la liberté de réunion, un accès équitable aux médias, y compris aux médias d’Etat, et la sécurité et la liberté de circulation de tous les candidats, ainsi que des observateurs, des journalistes, des défenseurs des droits de l’homme et des acteurs de la société civile, notamment les femmes».              
            Dans la même Résolution, en son point 20, le Conseil de Sécurité « se félicite de la promulgation et la publication, par la Commission Electorale Nationale Indépendante, d’un calendrier complet couvrant la totalité du cycle électoral, et demande au gouvernement de la RDC d’élaborer rapidement le budget et un code de bonne conduite et d’actualiser les listes électorales en toute régularité, afin que les élections puissent se tenir dans le temps, en particulier la présidentielle et les législatives de novembre 2016 prévues par  la Constitution et le calendrier électoral, dans le respect de la Charte africaine de la démocratie, des élections et de la gouvernance, et invite toutes les parties prenantes à engager un dialogue politique ouvert,  sur les préparatifs des  élections à venir, conformément à la Constitution ».      
            Au vu de cette résolution 2211, la communauté internationale via le Conseil de sécurité, fait des élections présidentielle et législatives, une priorité et ne trouve aucun inconvénient que les élections locales, municipales et urbaines soient repoussées au-delà de 2016.
            Ladite Résolution insiste également sur l’actualisation des listes électorales, une opération qui pourra permettre l’enrôlement de nouveaux majeurs tant réclamé par l’Opposition. Elle renvoie enfin à la Constitution de la RDC qui fixe les délais inflexibles pour la tenue des élections présidentielle et législatives
ERIC WEMBA                                           
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29 avril 2015

Vidéo: Congo-Kinshasa: l'opposition et le phénomène du non pouvoir

Vidéo d'Etienne Ngandu et Mbelu Babanya kabudi

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Congo-Kinshasa : l’opposition politique et le phénomène du non pouvoir.

Kasai Direct

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21 avril 2015

Elections provinciales : l’Opposition boycotte le dépôt des candidatures

Elections provinciales : l’Opposition boycotte le dépôt des candidatures

L’Opposition a décidé de rejeter Fayulu le dépôt des candidatures aux élections provinciales telle qu’annoncée par la Commission Electorale Nationale Indépendante (Ceni) à partir du 15 avril 2015 courant. Au cours d’un point de presse animé hier, lundi 20 avril 2015 à la paroisse Notre Dame de Fatima, les leaders de l’Opposition : Jean-Lucien Bussa, Mwenze Kongolo, Claudel Lubaya, Ingele Ifoto, José Makila…ont par la bouche du président de l’Ecidé, Martin Fayulu, demandé à tous les partis et regroupements politiques de l’Opposition, aux organisations de la Société civile ainsi qu’aux candidats indépendants sur toute l’étendue du territoire national de s’abstenir de toute participation au processus électoral en cours mené par la CENI, en attendant l’issue de la rencontre qu’ils ont sollicitée avec cette institution d’appui à la démocratie.

Martin Fayulu a indiqué que dans le souci de contribuer efficacement à un processus électoral inclusif, crédible et apaisé, l’Opposition a saisi la CENI, dans sa lettre du vendredi 17 avril 2015, pour une rencontre de clarification.

Celle-ci, poursuit le coordonateur de « Sauvons la RDC », devrait permettre à l’Opposition d’obtenir des assurances sur certains préalables, notamment l’audit du fichier électoral, avant de s’engager dans le processus de dépôt des candidatures.

Fayulu a déploré le fait que la CENI a réservé une fin de non recevoir à leur contre-proposition de calendrier électoral, exigeant notamment l’enrôlement de nouveaux majeurs et le renvoi des élections locales, municipales et urbaines au-delà de novembre 2016, sans pour autant indiquer si les contraintes politiques et financières qu’elle a énumérées ont été vidées aux dates critiques mentionnées.

Concernant le découpage territorial, l’Opposition s’insurge contre l’improvisation, la précipitation et l’installation de nouvelles provinces in tempore suspecto alors que le risque de balkanisation du pays est réel et que les difficultés matérielles et financières de sa mise en œuvre démontrent que c’est une entreprise suicidaire.

Fayulu a relevé que contrairement aux propos du Vice- premier ministre en charge de l’Intérieur devant l’Assemblée nationale, l’initiative précipitée d’installer les nouvelles provinces en ce moment précis n’obéit pas à l’esprit et à la lettre de la Constitution, mais participe plutôt de la stratégie du chaos pour justifier le glissement du calendrier électoral.

Abordant le point relatif au charnier de Maluku, l’Opposition exige une enquête internationale avec exhumation des corps et prise d’ADN, et promet de mettre à la disposition de la justice et des enquêteurs internationaux la liste provisoire des disparus extraite des registres ouverts aux sièges de leurs différentes formations politiques.

A ce sujet, Fayulu a révélé que l’Opposition a introduit le vendredi 17 avril 2015 une motion de défiance contre le Vice-premier ministre en charge de l’Intérieur, Evariste Boshab, et demandé au bureau de l’Assemblée nationale de l’inscrire à l’ordre du jour de ses travaux, conformément au règlement intérieur.

L’opposition a par ailleurs exigé la libération des prisonniers politiques, y compris les activistes du groupe « Filimbi », compte tenu du fait que le rapport de la commission d’enquête y relatif est bloqué par le bureau de l’Assemblée nationale.

S’agissant du cas du président de SCODE, Jean- Claude Muyambo, dont l’état de santé s’est fortement détérioré, ses compagnons de lutte ont exigé son transfert immédiat dans une formation médicale en dehors du pays.

Ils ont également condamné les manoeuvres du pouvoir en place qui s’investit, d’après les précités, dans la déstabilisation des partis politiques de l’Opposition, à l’exemple du MLC (Mouvement de Libération du Congo), en entretenant des conflits à son sein, afin de les préjudicier lors de prochaines élections.

ERIC WEMBA

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18 avril 2015

RDC : l'affaire Muyambo, arnaque ou manipulation politique ?

Photo difusée sur le compte Twitter de Jean-Claude Muyambo. Photo difusée sur le compte Twitter de Jean-Claude Muyambo. © D.R.

L'ex-bâtonnier du barreau de Lubumbashi Jean-Claude Muyambo est détenu depuis le 20 janvier à Kinshasa. La justice congolaise l'accuse d'avoir vendu un immeuble qui ne lui appartenait pas. L'intéressé et ses proches dénoncent une affaire politique. Qui dit vrai ?

L'arrestation

Tout commence à la mi-janvier. Nous sommes peu de temps avant les manifestations de Kinshasa contre le projet de réforme de la loi électorale. Le Katangais Jean-Claude Muyambo, ancien cadre de la majorité, le premier à s'être opposé publiquement à une possible candidature du président Joseph Kabila en 2016, se rend en avion à Kinshasa le 10 janvier. Il compte y lancer le Scode et alliés, un regroupement politique autour de la Solidarité congolaise pour la démocratie, qu'il dirige.

À son arrivée dans la capitale congolaise, il est immédiatement contacté par Vital Kamerhe. Le leader de l'UNC (Union nationale congolaise) veut le voir d'urgence. Il lui annonce que depuis qu'il a quitté Lubumbashi, le Parlement tente de faire passer la loi électorale, que le texte "va entraîner le glissement vers le maintien de Kabila au pouvoir". Les deux hommes s'accordent sur la nécessité de mobiliser la rue et leurs partisans. Des manifestations sont annoncées pour le lundi 12 janvier. Kamerhe et Muyambo sont en tête de cortège, mais ce jour-là, l'engouement n'est pas à la hauteur de leurs espérances.

>> Lire l'interview de Muyambo : "Pourquoi nous disons non à la révision constitutionnelle" en RDC

Une nouvelle marche est annoncée pour le 19 janvier. La veille, Muyambo se sent suivi. Par précaution, il décide de passer la nuit au siège de l'UNC. Mais à 1 heure du matin, la police commence à encercler le bâtiment. Les heures passent, les manifestations ont lieu (avec les débordements que l'on connaît), mais ni Kamerhe ni Muyambo, coincés, ne peuvent y participer.

L'ancien bâtonnier est finalement autorisé à regagner son domicile à 17 heures. Il est arrêté le lendemain à 3 heures du matin et conduit dans une cellule de l'ANR. Vers 13h, il est présenté devant le procureur général de la République. Ce dernier lui présente un mandat d'amener datant du 15 janvier et signé par le procureur de Lubumbashi.

Jean-Claude Muyambo est mis en examen pour abus de confiance et stellionat (vente d'un bien sans en être propriétaire) puis il est transféré à la prison de Makala. Officiellement, il n'y aurait aucun lien avec les manifestations de Kinshasa. Mais ses avocats dénoncent une "affaire politique".

L'affaire de l'immeuble

Que lui reproche-t-on ? L’affaire remonte en 2002. Un citoyen grec, Emmanuel Alex Stoupic, exproprié lors de la zaïrianisation enclenchée sous l’ère Mobutu, tente de récupérer ses immeubles dans la province du Katanga, dans le sud de la RDC. Il entre alors en contact avec le cabinet de Me Muyambo. Ce dernier accepte de le représenter devant les instances judiciaires.

Une copie du document signé par Emmanuel Alex Stoupic en 2002 accordant au cabinet Muyambo les pouvoirs d'ester en justice en son nom

 

Seulement voilà, la procédure tire en longueur. Stoupic s’impatiente. En 2014, il décide de retirer sa confiance au cabinet de Muyambo, estimant que ce dernier l’a floué et qu’il aurait vendu un de ses immeubles à son insu. Muyambo est interpellé au parquet de Lubumbashi. Il explique alors au magistrat instructeur que le dossier sur les immeubles de son client était toujours pendant devant les juridictions congolaises. Pis, pendant 12 ans, son client n’aurait pas payé d’honoraires à ses défendeurs. Aucune poursuite ne sera finalement engagée contre Muyambo.

Et le 26 juin 2014, c’est Stoupic lui-même qui revient sur sa décision. Dans une lettre dont Jeune Afrique s'est procuré une copie, il présente même ses excuses à Muyambo pour la plainte déposée à son encontre et "réitère [son] engagement fait en 2002 pour que [le cabinet de Muyambo] puisse poursuivre les différentes procédures judiciaires et administratives" en son nom.

Le dossier est clos. Temporairement. Parce qu’il rebondit au lendemain des manifestations de Kinshasa du 19 janvier.

L'état de santé

Muyambo affirme avoir été torturé par les agents de l’ANR lors de son arrestation. Il en veut pour preuve l’état de son pied dont les orteils ont été broyés. Il a été transféré le 26 mars à l’hôpital SOS Médecin de Kinshasa où il a reçu la visite de nombreuses personnalités de l’opposition.

Voir l'image sur Twitter

Craignant que l’on doivent l’amputer, ses avocats ont demandé le 16 avril a ce qu’il soit transféré dans un hôpital spécialisé à l’étranger. Ils attendent aujourd'hui la réponse des autorités.
 


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