14 avril 2015

Maluku : l’UDPS saisit la justice belge

Bruno_Mavungu

Le parti d’Etienne Tshisekedi exige, comme d’autres formations politiques et Ongdh, la mise en place d’une commission d’enquête indépendante pour faire la lumière sur cette découverte de la fosse commune de Maluku où 425 personnes ont été enterrées en clandestinité.

L’Union pour la Démocratie et le progrès social (Udps), par l’entremise de son leader charismatique Etienne Tshisekedi wa Mulumba, a déposé une plainte devant les instances judiciaires belges contre les autorités congolaises qu’elle accuse d’être auteurs de la fosse commune de Maluku.

Comme d’autres formations politiques et Ongdh, l’Udps exige la mise sur pied d’une commission d’enquête indépendante en vue d’établir la vérité sur ce charnier où 425 personnes ont été enterrées en clandestinité.

Ce parti estime que parmi les 425 personnes trouvées dans la fosse commune de Maluku, figurent des combattants de l’Udps. D’où la motivation de cette formation politique de porter plainte devant les instances judiciaires belges afin que les auteurs de ce crime répondent de leurs actes.
« C’est la commission d’enquête indépendante composée des experts de la Monusco et des Ongdh comme Amnesty International, Asadho; Human Rights Wacth … qui va nous déterminer les identités, sexes, l’âge… des victimes de la fosse commune de Maluku », tance Me Bruno Mavungu.
Alors, un rassemblement est prévu le samedi 18 avril courant où l’Udps appelle tous le Congolais à se mobiliser au siège du parti à Limete afin de rendre un vibrant hommage aux victimes découvertes dans la fosse commune de Makulu.

«Tout peuple congolais doit s’unir et se mobiliser comme un seul homme pour rendre hommage à ces compatriotes mais aussi exiger que toute la vérité soit connue et que les auteurs de ces crimes subissent la rigueur de la loi », a déclaré Me Bruno Mavungu, secrétaire général de l’Udps.
« Le peuple congolais tout entier est plié de répondre à l’appel de son leader charismatique, Etienne Tshisekedi, de se mobiliser pour dénoncer cette industrie de la mort qui est la seule florissante du régime en place », poursuit-il.

En signe de protestation contre cette découverte, l’Udps attend organiser, le vendredi 24 avril 2015, une grande marche de colère pour dénoncer ce qu’elle qualifie de crime et exiger la mise sur pied d’une commission d’enquête indépendante pour faire la lumière sur la fosse commune de Maluku. Cette marche partira de la place rond-point Victoire jusqu’à la commune de la Gombe où les manifestants déposeront un mémorandum auprès du Représentant du Secrétaire général des Nations Unies en République démocratique du Congo, Martin Kobler, pour exiger toute la lumière sur cette horreur.

En effet, le 24 avril est une date symbolique pour la République démocratique du Congo avec l’ouverture démocratique. Faisant la lecture de 25 ans de cet évènement politico-historique, l’Udps se dit déçue par le recul du ‘processus démocratique. Recul caractérisé par les violations massives des droits de l’homme. Le moment tombe mal avec la découverte de la fosse commune de Maluku.

Un ministre de Kimbuta dans la sellette

Indignée et horrifiée par la découverte macabre de la fosse commune de Maluku, l’Udps a, dans sa déclaration du 6 avril courant, posé plusieurs questions sur l’identité complète des victimes. Mais le parti cher au Sphinx de Limete met sous la sellette un ministre provincial de la ville de Kinshasa, Robert Luzolanu pour ne pas le citer, qui, au cours d’une conférence de presse, a avoué qu’il y a existence d’autres fosses communes dans lesquelles ont été inhumées, dans des conditions bizarres, plus de 524 autres personnes en 2014, respectivement 83 personnes le 2 avril, 343 le 10 juin et 98 le 21 décembre.

« Nous nous souvenons que jusqu’à ce jour, le corps de Fidèle Bazana n’a jamais été retrouvé, que nous n’avons pas de nouvelles des compatriotes disparus à l’occasion des élections de 2011 ou d’autres manifestations publiques pacifiques. Il ya lieu de dire qu’il y a, dans ce pays, beaucoup d’autres fosses communes. Qu’a-t-on fait des corps des adeptes de Bundu Dia Kongo ? Que sont devenus les officiers de l’Equateur enlevés du Camp Tshiatshi ? », s’interroge le Sg de l’Udps.

Me Bruno Mavungu exige une commission d’enquête internationale indépendante pour éclairer la lanterne de l’opinion sur la vérité à propos de toutes les fosses communes avouées par le ministre provincial, Robert Lualanu.

Barbarie du régime

Me Bruno Mavungu a déploré la barbarie et brutalité du régime en place par le fait que le vice-président de la Ligue des jeunes de l’Udps, David Mukeba, a essuyé des coups de balles samedi dernier après son intronisation alors qu’il revenait de Binza-Delvaux, commune de Ngaliema.

D’après le Sg de l’Udps des personnes en armes ont intercepté le vice-président de la Ligue des jeunes de l’Udps dans sa voiture et lui ont dit clairement qu’ils ont pour mission de l’abattre. Chose faite, ces hommes ont logé des balles à David Mukeba qui se trouve depuis le samedi soir aux cliniques Ngaliema pour des soins appropriés.
Le cas David Mukeba donne encore de la matière à l’Udps pour dénoncer le climat de terreur instauré par le régime finissant de Kinshasa.

Par GODE KALONJI MUKENDI

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16 février 2015

Calendrier électoral global : L’Udps met en garde contre le glissement

Tempête des Tropiques

tshisekedi

L’Union pour la démocratie et le progrès social trouve irréaliste le calendrier électoral publié le 12 février 2015 par la Commission électorale nationale indépendante (Ceni). Cette formation politique chère à Etienne Tshisekedi confirme le glissement tant décrié par l’ensemble de la population congolaise et la communauté internationale.

C’est au cours d’une conférence de presse tenue samedi 13 février 2015 que le Secrétaire général Bruno Mavungu a émis cette inquiétude qui risque de causer du tort au délai constitutionnel auquel les Congolais tiennent pour une alternance effective en 2016. En effet, l’Udps a profité de cette conférence de presse pour donner sa position sur la publication du calendrier électoral global par le rapporteur de la Ceni, le président de cette institution étant en déplacement.

Pour ce parti politique, ce calendrier ne respecte pas le délai constitutionnel tel qu’énoncé dans l’article 73 de la constitution qui stipule que ”le scrutin pour l’élection du président de la République est convoqué par la Commission électorale nationale indépendante 90 jours avant l’expiration du mandat du président en exercice “.

Et de poursuivre, l’agencement de ce calendrier ne tient pas compte des préalables requis pour l’organisation des élections locales, urbaines et municipales crédibles et transparentes dans les délais requis. L’Udps cite, par exemple, l’opération de stabilisation des cartographies opérationnelles et de fiabilisation du fichier électoral, l viabilisation des entités décentralisées nouvellement créées ainsi que la répartition de sièges des députés nationaux par entité.

L’Udps constate également que la priorité donnée à l’organisation des élection provinciales, urbaines, municipales et locales, contrairement aux précédentes éditions de 2006 et 2011, traduit un agenda caché et un tentative de déboucher sur un cas de force majeure qui permettrait de retarder l’élection primordiale qui conditionne la paix sociale et la stabilité du pays qu’est l’élection présidentielle.

La formation chère à Etienne Tshisekedi estime, en outre, que l’évaluation budgétaire avancée à 1 145 408 680 Usd, soit environ 1/8 du budget national, passant ainsi au double des prévisions antérieures, notamment aux prévisions budgétaires élaborées par le gouvernement qui a, dans ses prérogatives, le financement du processus électoral, interpelle l’Udps et cache maladroitement un piège ridicule.

Aussi, poursuit-elle, compte tenu des réalités du pays, il est dès lors logique de se demander si un montant aussi important pourra être mobilisé par le même gouvernement pour l’organisation des élections dans le délai constitutionnel.

Ceci trahit des desseins cachés, tel que le glissement tant décrié du calendrier électoral, afin de prolonger illégalement le mandat de Monsieur Kabila “, note l’Udps qui en veut pour preuve les tripatouillages des textes constitutionnels ayant justifié les évènements du 19 au 20 janvier derniers.

Ainsi, pour éviter de réitérer les erreurs « flagrantes » commises lors du cycle électoral de 2011, l’Union pour la démocratie et le progrès social trouve impératif d’organiser l’ensemble du processus électoral de manière consensuelle. Car, ce calendrier, conclut ce parti, ressemble fort à une manœuvre dilatoire qu’à une véritable planification réaliste.

Par LEFILS MATADY

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