21 avril 2015

Malu Malu à nouveau évacué en RSA

malu-malu

Le régime semble être poursuivi par un signe indien. Presque plus rien ne lui réussit. Et le dernier coup dur du régime, c’est la disqualification de l’abbé Malu Malu, le président de la Ceni (Commission électorale nationale indépendante), l’homme qui était son dispositif clé pour contrôler le processus électoral à ses fins. Le régime avait ferraillé avec l’opposition et surtout l’église catholique pour imposer l’abbé.

Si la société civile et l’opposition n’avait pas réussi à le mettre hors-jeu du processus électoral à cause de ses accointances avérées avec le régime, la nature s’en est chargée. Selon des sources proches de la Ceni, l’abbé Malu Malu souffrirait d’une tumeur maligne au cerveau. En clair un cancer. C’est qui l’a conduit pendant plusieurs mois à s’absenter du pays. Il a été opéré à la tête en Afrique du Sud et a suivi une thérapie en Inde. C’eut été une autre, désargentée, elle n’aurait pas survécu à cette maladie car Malu Malu s’est attaché les services de meil¬leurs médecins. Un aveu de l’inutilité du très couteux Hôpital du Cinquantenaire (100 millions USD), présenté comme la réponse au tourisme sanitaire notamment de plus hautes autorités. Malu Malu revenu au pays se coiffe désormais d’un « Munieré » comme Tshisekedi pour couvrir les cicatrices de sa lourde opération au crâne. De retour au pays donc, Malu Malu a voulu montré qu’il s’était remis de sa maladie et qu’il reprenait les rênes de la Ceni. Il a donc convoqué une conférence de presse avec la presse le jeudi 16 avril passé.Cette fameuse conférence de presse a trahi son état de santé. D’abord au lieu qu’il entre dans la salle de conférence après les journalistes, Malu Malu y était déjà scotché à son siège. Pendant la conférence de presse, les journalistes présents ont remarqué aussi que Malu Malu avaient de pertes de mémoire. A ces troubles de mémoires, se sont ajoutés de moments de silence où l’abbé ne disait plus rien alors qu’il avait la parole. De bizarreries en bi¬zarreries, à la fin de la con¬férence de presse, c’est en principe le conférencier qui sort en premier, mais non, le modérateur a demandé aux journalistes de vider la salle avant l’abbé. La conférence elle-même n’a duré que 35 minutes. Un temps trop court car Malu Malu d’ordinaire est loquace. Alors que les sujets étaient nombreux, elle a été brusquement arrêtée.Cette conférence de presse bi¬zarre plutôt que de rassurer l’opinion à renforcer la con¬viction que le président de la Ceni avait été gravement atteint. Atteint gravement au point de ne plus être en mesure de se déplacer seul à cause de la paralysie qui af¬fecterait ses membres inféri¬eurs. Ce qui explique que les journalistes l’ont trouvé dans la salle et l’y ont laissé
alors qu’on sait que le con¬férencier entre en denier pour sortir en premier d’une conférence. D’où la ques¬tion légitime : est-il sur une chaise roulante ? Selon plu¬sieurs journalistes présents, sa main droite était immo¬bile. Un signe de paralysie partielle. Comme pour con¬firmer que le mauvais état de santé de Malu Malu, il vient d’être évacué à nou¬veau en Afrique du Sud pour des soins appropriés. Le processus électoral se fera désormais sans Malu Malu. Il va certainement rater le train que lui-même a lancé au grand dam de la Majorité présidentielle. L’abbé doit se concentrer sur sa santé. La Kabilie doit revoir sa straté¬gie, qui consiste à noyauter les processus électoral, avec la perte certaine de Malu Malu. La MP s’était donné tout le mal pour l’imposer. Aujourd’hui le destin semble avoir décidé autrement.
MATTHIEU KEPA

Posté par lumbamba à 11:34 - - Commentaires [2] - Permalien [#]
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