30 avril 2015

Trop des dignitaires absents : Mystère Que cache le séjour prolongé à l’étranger de Malu Malu, Francis Kalombo...

maluKalombo

Le régime mange-t-il ses propres enfants ? C'est la question que la plupart des rd-congolais se posent après avoir constaté qu’un nombre important de dignitaires du régime sont absents du pays pour diverses raisons. La raison qui revient le plus souvent pour expliquer cette absence prolongée des dignitaires du régime à l’étranger c’est la santé. A croire que les 100 millions USD engloutis dans l’Hôpital du Cinquantenaire, rabâché à toutes les oreilles, par les thuriféraires du régime, comme l’hôpital le plus moderne d’Afrique centrale, n’ont finalement servi à rien car l’exode sanitaire se poursuit aux frais de l’Etat. La rédaction de C-NEWS a tenté de comprendre ce phénomène dont l’ampleur commence à inquiéter. Le premier à ouvrir le bal du tourisme « sanitaire » fut le député national Francis Kalombo.

Kabiliste et surtout proche du gouverneur Moïse Katumbi, son départ pour l’Europe avait donné lieu à plusieurs spéculations car il intervenait dans un contexte politique trouble. Le gouverneur Katumbi, après lui aussi un séjour prolongé à l’étranger pour des raisons sanitaires, était dans la tourmente après avoir prononcé sa célèbre allégorie footballistique qui n’était pas du tout du goût du régime. Le départ de Kalombo, intervenu à cette époque, avait été interprété comme une fuite en avant. En quittant Kinshasa, il avait trouvé un moyen de ne pas se prendre position en faveur du gouverneur du Katanga qui venait de s’opposer à l’éventualité d’un 3ème mandat présidentiel. Aux dernières nouvelles, Kalombo serait aux USA où il suit des soins. Un autre dignitaire, pour des raisons sanitaires est à l’étranger, c’est l’abbé Apollinaire Malu Malu, le président de la Ceni (Commission électorale nationale indépendante). Malu Malu, alors que son institution a plus que besoin de lui, a été opéré d’une tumeur au cerveau. Ses proches parlent d’un caillot de sang qui s’était formé dans son cerveau pour minimiser la gravité de la maladie. Comme pour démentir les nouvelles rassurantes de ses proches, Malu Malu n’a pas tenu une seule semaine après son retour au pays. Aussitôt rentré, aussitôt presque évacué vers l’Afrique du Sud.

Selon des témoins, Malu Malu s’était évanoui peu avant son évacuation sanitaire. Ce qui prouve que le président de la Ceni est gravement malade. Envisager sa succession à la tête du Bureau serait donc faire signe de lucidité à l’aube d’un processus électoral complexe. Si pour Malu Malu, il n’y a aucun doute sur les raisons de son séjour prolongé à l’étranger, il n’en est pas de même pour le patron de la police de Kinshasa, le général Célestin Kanyama. Il est rentré fraîchement au pays après un long séjour aux USA. Lui aussi selon certaines indiscrétions à la Police, était allé se faire soigner au pays de l’oncle Sam. Il y a de quoi, surtout psychologiquement, depuis qu’il est dans le viseur de la communauté internationale pour son zèle dans la répression des émeutes sanglantes de janvier dernier. On comprend la difficulté qu’il a à trouver son sommeil. Honni par les Kinois et même par ses coreligionnaires, Kanyama dit « esprit de mort » est aussi sur la sellette pour sa conduite brutale et inhumaine de l’opération Likofi contre le banditisme urbain et juvénile. A ce propos, les conclusions du rapport sur cette opération controversée sont attendues. Il ne reste plus qu’à Evariste Boshab de les rendre publiques car ils sont déjà sur sa table depuis longtemps.

Peut-être le vice-premier ministre en charge de l’Intérieur et sécurité attendait le retour de Kanyama à qui il réserve la primeur des conclusions de l’enquête ? On ne le sait pas encore. Est-il que Kanyama n’était pas le seul de l’appareil sécuritaire du régime à rechercher la douceur des pays respectueux des droits humains. Le patron de la DGM (Direction générale des migrations) François Beya est aussi à l’étranger pour des raisons aussi « sanitaires ». Un 4ème bonze le serait aussi. Souvent les demandes de sortie des autorités nationales pour des raisons de santé, cachent la volonté de s’exiler ou celle de prendre un peu du recul par rapport à un régime qu’on sert et qui au fil du temps vous bouffe la santé aussi bien physique que psychique. Les missions à l’étrangers et les sorties pour raisons sanitaires ont toujours constitué des moyens pour se désolidariser d’un régime dont on sent qu’il a bout de souffle. Le régime de Kadhafi et celui de Saddam Hussein l’ont démontré à leur crépuscule. Ce n’est pas encore le cas avec le régime de Kinshasa qui bien qu’affaibli fait mine de bien se porter. Mais cela n’abuse que les aveugles. Bien qu’aucun dignitaire à l’étranger pour tel ou tel autre motif n’ait encore fait défection ouvertement, cela ne veut pas dire que cette hypothèse est exclue. Mais au moins une chose est certaine, trop des dignitaires à l’étranger n’est jamais bon signe. Cela traduit la lassitude morale en l’absence des perspectives claires pour ne pas avoir trop se salir pour se maintenir au pouvoir.

PAUL MULAND

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21 avril 2015

Malu Malu à nouveau évacué en RSA

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Le régime semble être poursuivi par un signe indien. Presque plus rien ne lui réussit. Et le dernier coup dur du régime, c’est la disqualification de l’abbé Malu Malu, le président de la Ceni (Commission électorale nationale indépendante), l’homme qui était son dispositif clé pour contrôler le processus électoral à ses fins. Le régime avait ferraillé avec l’opposition et surtout l’église catholique pour imposer l’abbé.

Si la société civile et l’opposition n’avait pas réussi à le mettre hors-jeu du processus électoral à cause de ses accointances avérées avec le régime, la nature s’en est chargée. Selon des sources proches de la Ceni, l’abbé Malu Malu souffrirait d’une tumeur maligne au cerveau. En clair un cancer. C’est qui l’a conduit pendant plusieurs mois à s’absenter du pays. Il a été opéré à la tête en Afrique du Sud et a suivi une thérapie en Inde. C’eut été une autre, désargentée, elle n’aurait pas survécu à cette maladie car Malu Malu s’est attaché les services de meil¬leurs médecins. Un aveu de l’inutilité du très couteux Hôpital du Cinquantenaire (100 millions USD), présenté comme la réponse au tourisme sanitaire notamment de plus hautes autorités. Malu Malu revenu au pays se coiffe désormais d’un « Munieré » comme Tshisekedi pour couvrir les cicatrices de sa lourde opération au crâne. De retour au pays donc, Malu Malu a voulu montré qu’il s’était remis de sa maladie et qu’il reprenait les rênes de la Ceni. Il a donc convoqué une conférence de presse avec la presse le jeudi 16 avril passé.Cette fameuse conférence de presse a trahi son état de santé. D’abord au lieu qu’il entre dans la salle de conférence après les journalistes, Malu Malu y était déjà scotché à son siège. Pendant la conférence de presse, les journalistes présents ont remarqué aussi que Malu Malu avaient de pertes de mémoire. A ces troubles de mémoires, se sont ajoutés de moments de silence où l’abbé ne disait plus rien alors qu’il avait la parole. De bizarreries en bi¬zarreries, à la fin de la con¬férence de presse, c’est en principe le conférencier qui sort en premier, mais non, le modérateur a demandé aux journalistes de vider la salle avant l’abbé. La conférence elle-même n’a duré que 35 minutes. Un temps trop court car Malu Malu d’ordinaire est loquace. Alors que les sujets étaient nombreux, elle a été brusquement arrêtée.Cette conférence de presse bi¬zarre plutôt que de rassurer l’opinion à renforcer la con¬viction que le président de la Ceni avait été gravement atteint. Atteint gravement au point de ne plus être en mesure de se déplacer seul à cause de la paralysie qui af¬fecterait ses membres inféri¬eurs. Ce qui explique que les journalistes l’ont trouvé dans la salle et l’y ont laissé
alors qu’on sait que le con¬férencier entre en denier pour sortir en premier d’une conférence. D’où la ques¬tion légitime : est-il sur une chaise roulante ? Selon plu¬sieurs journalistes présents, sa main droite était immo¬bile. Un signe de paralysie partielle. Comme pour con¬firmer que le mauvais état de santé de Malu Malu, il vient d’être évacué à nou¬veau en Afrique du Sud pour des soins appropriés. Le processus électoral se fera désormais sans Malu Malu. Il va certainement rater le train que lui-même a lancé au grand dam de la Majorité présidentielle. L’abbé doit se concentrer sur sa santé. La Kabilie doit revoir sa straté¬gie, qui consiste à noyauter les processus électoral, avec la perte certaine de Malu Malu. La MP s’était donné tout le mal pour l’imposer. Aujourd’hui le destin semble avoir décidé autrement.
MATTHIEU KEPA

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