21 avril 2015

Elections provinciales : l’Opposition boycotte le dépôt des candidatures

Elections provinciales : l’Opposition boycotte le dépôt des candidatures

L’Opposition a décidé de rejeter Fayulu le dépôt des candidatures aux élections provinciales telle qu’annoncée par la Commission Electorale Nationale Indépendante (Ceni) à partir du 15 avril 2015 courant. Au cours d’un point de presse animé hier, lundi 20 avril 2015 à la paroisse Notre Dame de Fatima, les leaders de l’Opposition : Jean-Lucien Bussa, Mwenze Kongolo, Claudel Lubaya, Ingele Ifoto, José Makila…ont par la bouche du président de l’Ecidé, Martin Fayulu, demandé à tous les partis et regroupements politiques de l’Opposition, aux organisations de la Société civile ainsi qu’aux candidats indépendants sur toute l’étendue du territoire national de s’abstenir de toute participation au processus électoral en cours mené par la CENI, en attendant l’issue de la rencontre qu’ils ont sollicitée avec cette institution d’appui à la démocratie.

Martin Fayulu a indiqué que dans le souci de contribuer efficacement à un processus électoral inclusif, crédible et apaisé, l’Opposition a saisi la CENI, dans sa lettre du vendredi 17 avril 2015, pour une rencontre de clarification.

Celle-ci, poursuit le coordonateur de « Sauvons la RDC », devrait permettre à l’Opposition d’obtenir des assurances sur certains préalables, notamment l’audit du fichier électoral, avant de s’engager dans le processus de dépôt des candidatures.

Fayulu a déploré le fait que la CENI a réservé une fin de non recevoir à leur contre-proposition de calendrier électoral, exigeant notamment l’enrôlement de nouveaux majeurs et le renvoi des élections locales, municipales et urbaines au-delà de novembre 2016, sans pour autant indiquer si les contraintes politiques et financières qu’elle a énumérées ont été vidées aux dates critiques mentionnées.

Concernant le découpage territorial, l’Opposition s’insurge contre l’improvisation, la précipitation et l’installation de nouvelles provinces in tempore suspecto alors que le risque de balkanisation du pays est réel et que les difficultés matérielles et financières de sa mise en œuvre démontrent que c’est une entreprise suicidaire.

Fayulu a relevé que contrairement aux propos du Vice- premier ministre en charge de l’Intérieur devant l’Assemblée nationale, l’initiative précipitée d’installer les nouvelles provinces en ce moment précis n’obéit pas à l’esprit et à la lettre de la Constitution, mais participe plutôt de la stratégie du chaos pour justifier le glissement du calendrier électoral.

Abordant le point relatif au charnier de Maluku, l’Opposition exige une enquête internationale avec exhumation des corps et prise d’ADN, et promet de mettre à la disposition de la justice et des enquêteurs internationaux la liste provisoire des disparus extraite des registres ouverts aux sièges de leurs différentes formations politiques.

A ce sujet, Fayulu a révélé que l’Opposition a introduit le vendredi 17 avril 2015 une motion de défiance contre le Vice-premier ministre en charge de l’Intérieur, Evariste Boshab, et demandé au bureau de l’Assemblée nationale de l’inscrire à l’ordre du jour de ses travaux, conformément au règlement intérieur.

L’opposition a par ailleurs exigé la libération des prisonniers politiques, y compris les activistes du groupe « Filimbi », compte tenu du fait que le rapport de la commission d’enquête y relatif est bloqué par le bureau de l’Assemblée nationale.

S’agissant du cas du président de SCODE, Jean- Claude Muyambo, dont l’état de santé s’est fortement détérioré, ses compagnons de lutte ont exigé son transfert immédiat dans une formation médicale en dehors du pays.

Ils ont également condamné les manoeuvres du pouvoir en place qui s’investit, d’après les précités, dans la déstabilisation des partis politiques de l’Opposition, à l’exemple du MLC (Mouvement de Libération du Congo), en entretenant des conflits à son sein, afin de les préjudicier lors de prochaines élections.

ERIC WEMBA

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20 avril 2015

Fosse commune de Maluku: Evariste Boshab visé par une motion de défiance

 

boshab assemblée nationale

Evariste Boshab, Vice Premier ministre et ministre de l’Intérieur et Sécurité de la RDC le 4/04/2015 à Kinshasa. Radio Okapi/Ph. John Bompengo

Une motion de défiance déposée au bureau de l’Assemblée nationale contre le vice-premier ministre chargé de l’Intérieur, Evariste Boshab, a atteint dimanche 19 avril soixante-et-une signatures. Les signataires demandent le départ d’Evariste Boshab du gouvernement. Ils lui reprochent l’enterrement massif le 19 mars dernier de 421 Congolais dans des conditions qu’ils jugent inhumaines.

Martin Fayulu, l’un des signataires de cette motion, explique:

«On n’a pas respecté la dignité des hommes. Ces gens ont des familles! Ces gens-là sont dans une communauté humaine. On les a enterrés la nuit. Pourquoi la nuit ? Nous disons qu’il y a une procédure, il y a une loi en matière funeraire il fallait respecter cette loi.»

Le vice-Premier ministre et ministre de l’Intérieur, Evariste Boshab avait reconnu devant les députés nationaux l’inhumation massive de ces Congolais au cimetière Fula-Fula, dans la commune de Maluku, à 80 km de Kinshasa. A la suite d’une question orale qui lui avait été adressée, Evariste Boshab avait estimé que cet enterrement avait respecté la loi en la matière qui date de l’époque coloniale. Pour lui, il s’agit non pas d’une fosse commune, mais plutôt d’une tombe commune.

Des explications qui n’ont pas convaincu Martin Fayulu.

«Monsieur Boshab […] nous donne des leçons, pour dire que c’est à nous députés de changer la loi. La loi est obsolète. Même si la loi est obsolète. Lui c’est un professeur de droit, il sait que la loi doit être appliquée jusqu’ à ce qu’on change de loi. C’est pour cela que M. Boshab doit partir», martèle-t-il.

Les signataires de la motion de défiance exigent une nouvelle fois «une enquête indépendante, une enquête internationale avec exhumation des corps et prise d’ADN.»

La découverte de la fosse commune a été faite par la population riveraine du cimetière Fula-Fula qui avait saisi la Monusco, la Mission de l’ONU pour la stabilisation en RDC. Elle avait à son tour saisi le Procureur général de la République qui a ouvert une enquête sur cette affaire.

Par ailleurs, le gouvernement provincial de Kinshasa a prévu lundi 20 avril l’inhumation collective au cimetière de Fula fula à Maluku de 185 corps, dont 103 mort-nés et 85 adultes. Le gouverneur de la ville de Kinshasa, André Kimbuta l’a annoncé dimanche lors d’une visite à la morgue centrale de l’hôpital général de référence de Kinshasa.

radiookapi.net

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