08 mai 2015

RDC: Gabriel Kyungu menace de trainer Evariste Boshab en justice

 

 

 
Kyungu wa Kumwanza. Radio Okapi/ Ph. John BompengoKyungu wa Kumwanza. Radio Okapi/ Ph. John Bompengo
Le  président  de l’Union  nationale des fédéralistes du Congo (Unafec), Gabriel Kyungu wa Kumwanza, menace d’ester en justice contre le vice-Premier ministre et ministre de l’Intérieur et Sécurité, Evariste Boshab Mabudj. Ce cadre de la majorité présidentielle (MP) a exprimé son intention de saisir la justice, jeudi 7 mai, au cours d’un point de presse à Lubumbashi, chef-lieu du Katanga.

Gabriel Kyungu accuse Evariste Boshab d’avoir reconnu l’ancien secrétaire général national  de l’Unafec qui a été récemment exclu de ce parti de la majorité présidentielle. Le président de l’Unafec qualifie cet acte d’illégal et d’anticonstitutionnel.

Il s’étonne également que le vice-Premier ministre et ministre de l’Intérieur et Sécurité s’ingère dans la gestion des affaires internes de son parti politique.

«Nous avons de petits problèmes au sein de l’Unafec, fait privé avec ses règlements et ses statuts. Nous ne pensons pas que Monsieur le vice-Premier ministre s’est transformé en gestionnaire des partis politiques installés au pays. Nous ne savons pas depuis quand cela a été institué», a dénoncé Gabriel Kyungu.

Il a assuré que des problèmes internes au sein de l’Unafec n’ont jamais causé de troubles ou de mort d’hommes pour que le vice-Premier ministre et ministre de l’Intérieur n’intervienne.

«J’insiste, je  persiste et je signe que moi j’ai confiance en la justice de  notre pays. Et nous ne  pouvons pas nous rendre justice nous-mêmes. Nous avons des cours et tribunaux chez nous, seuls compétents à trancher des conflits qui peuvent surgir dans les formations politiques et non au ministre fut- ce-t-il  du PPRD. Nous sommes un pays des droits», a poursuivi le président de l’Unafec.

Il y a deux semaines, où l’Unafec avait demandé au Premier ministre Matata Ponyo de démettre de ses fonctions, la ministre du Genre, Famille et Enfant, Bijoux Mushitu Kat, qui représente ce parti au sein du gouvernement.

L’Unafec avait indiqué qu’elle est exclue du parti pour s’être rangée parmi les frondeurs, qui avaient démis le président du parti, Gabriel Kyungu wa  Kumwanza.

Le président de l’Unafec menaçait déjà de saisir la justice si cette requête n’est pas prise en compte.

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05 mai 2015

RDC: l’Assemblée nationale rejette la motion de défiance contre Evariste Boshab

 

 

boshab

Le Vice premier ministre et ministre de l’Intérieur, Evariste Boshab le 10/02/2015 lors de la présentation de l’activiste de droits de l’homme, Christopher Ngoyi arrêté après les manifestations contre la loi électorale de janvier. Radio Okapi/Ph. John Bompengo
La majorité parlementaire de l’Assemblée nationale a rejeté lundi 4 mai la motion de défiance contre le vice-Premier ministre, chargé de l’Intérieur, Evariste Boshab, au sujet de sa responsabilité dans l’affaire concernant la fosse commune de Maluku. Selon Ramazani Shadary, député de la MP qui a introduit une motion incidentielle, la motion de défiance signée par les députés de l’opposition contre M. Boshab n’était pas opportune.
La plénière a été particulièrement mouvementée dans une salle des congrès archicomble.

 

Juste après la lecture de la motion contre Evariste Boshab par le représentant des signataires, le député José Makila, une motion incidentielle, initiée par le député de la majorité Ramazani Shadary, est tombée. Elle remettait en cause l’opportunité de la motion de défiance.

Gaston Musemena, un autre député de la MP a aussi soutenu cette motion incidentielle, affirmant que la question funéraire relève de la compétence de l’autorité provinciale.

«Cette motion de défiance est mal dirigée et contre les prescrits de la Constitution. Cette question, conformément à notre loi obsolète relevait de l’Hôtel de ville. En aucun cas, quelqu’un qui n’a aucune responsabilité ne pouvait en répondre jusqu’à être sanctionné», a déclaré Gaston Musemena.

Entre-temps, la cinquantaine de députés signataires de la motion de défiance crient au fanatisme au sein de la Majorité présidentielle.

Lire aussi: Fosse commune de Maluku:Evariste Boshab attendu à l’Assemblée nationale

Le député de l’opposition Delly Sessanga a fustigé un militantisme aveugle de la majorité parlementaire.

«La MP vient de signer la fin de la démocratie dans ce pays parce que nous ne pouvons plus compter sur les institutions, nous ne pouvons pas être la caution passive à la violation des droits de l’homme et à la violation de la Constitution», a affirmé Delly Sessanga.

Avec le rejet de la motion de défiance, Evariste Boshab maintient son fauteuil de vice-Premier ministre chargé de l’Intérieur au sein du gouvernement Matata II.

radiookapi.net

Les parlementaires de l’opposition se sont retirés avant la fin de la plénière, en signe de protestation le rejet de leur motion de défiance.

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01 mai 2015

Fosse commune de Maluku:Evariste Boshab attendu à l’Assemblée nationale

 

 

 

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Evariste Boshab, Vice Premier ministre et ministre de l’Intérieur et Sécurité de la RDC le 4/04/2015 à Kinshasa. Radio Okapi/Ph. John Bompengo
Le vice-Premier ministre et ministre de l’Intérieur et Sécurité, Evariste Boshab Mabudj, sera de nouveau face aux députés samedi 2 mai ou lundi prochain, à la suite  d’une motion de défiance initiée contre lui par des députés de l’opposition sur l’affaire de la fosse commune de Maluku. Les députés signataires de cette motion dont Delly Sessanga Ipungu lui reprochent l’enterrement massif le 19 mars dernier de 425 Congolais dans des conditions qu’ils jugent inhumaines dans une fosse commune dans la commune urbano-rurale de Maluku.

«Il y a eu des atteintes grave à la dignité humaine. Il a y eu une forte banalisation de ce qui s’est passé. Et il nous semble que la responsabilité politique du vice-Premier ministre [Boshab] est engagée. Et nous attendons nous en expliquer dans le cadre de ce que prévoit la constitution», a affirmé le député Sessanga.

Il a par ailleurs dit avoir été surpris que cette motion n’ait pas été débattue en plénière depuis son inscription au bureau de l’Assemblée nationale, il y a plus d’une dizaine de jours. «Alors que de droit, elle [motion de défiance] doit pouvoir être alignée et que la condition de recevabilité est purgée par la présence de plus de cinquante signatures apposées sur le document», a estimé la même source.

A en croire Aubin Minaku, le retard enregistré dans la programmation de cette motion en plénière de la chambre basse est consécutif à son absence au pays. Le président de l’Assemblée nationale a tenu donc à préciser que le dépôt de cette motion avait coïncidé avec son voyage pour la République du Corée.

Les signataires de la motion reprochent notamment à Evariste Boshab l’enterrement massif le 19 mars dernier de 425 à Maluku. La découverte de la fosse commune avait été faite par la population riveraine du cimetière Fula-Fula de Maluklu qui avait saisi la Monusco, la Mission de l’Onu pour la stabilisation en RDC. Elle avait à son tour saisi le Procureur général de la République qui a ouvert une enquête sur cette affaire.

Evariste Boshab va revenir à l’Assemblée pour la deuxième fois pour élucider l’affaire de cette fosse commune. Le 20 avril dernier, le vice-Premier ministre avait, devant la chambre basse du Parlement, reconnu l’inhumation massive de ces Congolais au cimetière Fula-Fula, dans la commune de Maluku, à 80 km de Kinshasa. A la suite d’une question orale qui lui avait été adressée, Evariste Boshab avait estimé que cet enterrement avait respecté la loi en la matière qui date de l’époque coloniale. Pour lui, il s’agit non pas d’une fosse commune, mais plutôt d’une tombe commune.

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20 avril 2015

Fosse commune de Maluku: Evariste Boshab visé par une motion de défiance

 

boshab assemblée nationale

Evariste Boshab, Vice Premier ministre et ministre de l’Intérieur et Sécurité de la RDC le 4/04/2015 à Kinshasa. Radio Okapi/Ph. John Bompengo

Une motion de défiance déposée au bureau de l’Assemblée nationale contre le vice-premier ministre chargé de l’Intérieur, Evariste Boshab, a atteint dimanche 19 avril soixante-et-une signatures. Les signataires demandent le départ d’Evariste Boshab du gouvernement. Ils lui reprochent l’enterrement massif le 19 mars dernier de 421 Congolais dans des conditions qu’ils jugent inhumaines.

Martin Fayulu, l’un des signataires de cette motion, explique:

«On n’a pas respecté la dignité des hommes. Ces gens ont des familles! Ces gens-là sont dans une communauté humaine. On les a enterrés la nuit. Pourquoi la nuit ? Nous disons qu’il y a une procédure, il y a une loi en matière funeraire il fallait respecter cette loi.»

Le vice-Premier ministre et ministre de l’Intérieur, Evariste Boshab avait reconnu devant les députés nationaux l’inhumation massive de ces Congolais au cimetière Fula-Fula, dans la commune de Maluku, à 80 km de Kinshasa. A la suite d’une question orale qui lui avait été adressée, Evariste Boshab avait estimé que cet enterrement avait respecté la loi en la matière qui date de l’époque coloniale. Pour lui, il s’agit non pas d’une fosse commune, mais plutôt d’une tombe commune.

Des explications qui n’ont pas convaincu Martin Fayulu.

«Monsieur Boshab […] nous donne des leçons, pour dire que c’est à nous députés de changer la loi. La loi est obsolète. Même si la loi est obsolète. Lui c’est un professeur de droit, il sait que la loi doit être appliquée jusqu’ à ce qu’on change de loi. C’est pour cela que M. Boshab doit partir», martèle-t-il.

Les signataires de la motion de défiance exigent une nouvelle fois «une enquête indépendante, une enquête internationale avec exhumation des corps et prise d’ADN.»

La découverte de la fosse commune a été faite par la population riveraine du cimetière Fula-Fula qui avait saisi la Monusco, la Mission de l’ONU pour la stabilisation en RDC. Elle avait à son tour saisi le Procureur général de la République qui a ouvert une enquête sur cette affaire.

Par ailleurs, le gouvernement provincial de Kinshasa a prévu lundi 20 avril l’inhumation collective au cimetière de Fula fula à Maluku de 185 corps, dont 103 mort-nés et 85 adultes. Le gouverneur de la ville de Kinshasa, André Kimbuta l’a annoncé dimanche lors d’une visite à la morgue centrale de l’hôpital général de référence de Kinshasa.

radiookapi.net

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15 avril 2015

Face aux députés, Boshab plus jongleur que convaincant

boshab

Epaulé par le ministre de la Jusice, le vice-premier ministre et ministre de l’Intérieur parle d’une tombe commune au lieu d’une fosse commune qui, de son avis, suppose des massacres et exécutions sommaires

Sur invitation du bureau de l’Assemblée nationale, le vice-premier ministre et ministre de l’Intérieur s’est présenté hier lundi 13 avril à la Chambre basse du parlement pour éclairer la lanterne des députés nationaux sur l’existence d’une fosse commune au cimetière de Fula Fula à Maluku, une commune de la ville de Kinshasa.

Evariste Boshab a rappelé que, dans une lettre datée du 24 mars dernier, la Division des droits de l’homme près les Nations Unies a exprimé des inquiétudes sur l’existence d’une fosse commune dans cette partie de la capitale congolaise.

En réaction à cette correspondance, le ministre de la Justice a ouvert une enquête judiciaire, tandis qu’Evariste Boshab lui-même a ouvert une enquête administrative dont il a communiqué les résultats le 3 avril dernier aux représentants de la Division des droits de l’homme près les Nations Unies, des ONG de défense des droits de l’homme et de la presse tant nationale qu’internationale.

A en croire ce membre du gouvernement de la République, ces résultats démontrent que la suspicion des tueries des Congolais est fausse et qu’il y a plutôt » une tombe commune par inhumation collective » des corps des personnes mortes de mort naturelle.

Cette inhumation collective a été opérée la nuit du 19 mars et concerne 421 corps humains, parmi lesquels 300 mort-nés et nouveau-nés, 23 corps non réclamés des personnes identifiées dont les familles ont déclaré ne pas avoir de moyens d’inhumation, etc.

Elle a été opérée suite à la requête de la morgue générale de Kinshasa qui avait demandé à l’autorité compétente de disponibiliser un espace pour être désengorgée, tenant compte de sa capacité d’accueil.

Encore 178 corps à inhumer

Ensuite, le vice-premier ministre et ministre de l’Intérieur a déploré l’obsolescence des textes légaux régissant le droit funéraire congolais, ajoutant que les funérailles en RD Congo doivent être légiférées, dans un contexte où les frais funéraires sont onéreux.

Et de conclure : » L’inhumation collective de Maluku n’est pas la première du genre, ni la dernière car 178 autres corps abandonnés à la morgue générale de Kinshasa attendent d’être inhumés. «

Dans le même ordre d’idées, le ministre de la Justice a appuyé l’existence d’une tombe commune et l’existence de la carte de toutes les tombes communes de la ville de Kinshasa.

Un refus injustifié

De son avis, l’inhumation collective de Maluku a été opérée la nuit pour éviter les attaques perpétrées jadis par les populations environnantes des sites choisis contre les agents des services compétents et non pour cacher la vérité ; la règlementation en la matière a été respectée.

Le ministre Alexis Tambwe Mwamba a également indiqué que tous les témoins amenés sur le site de Maluku n’ont pas senti l’odeur, ni vu les mouches au-dessus de la tombe commune, contrairement à certaines rumeurs.

Il a ordonné au procureur général de la République d’ouvrir une enquête judiciaire sur ce dossier, souhaitant voir le législateur étudier la possibilité d’incinérer les corps humains abandonnés.

Alexis Tambwe Mwamba a reconnu la mort d’un des compagnons d’Eddy Kapend survenu au lieu de sa détention et dont le corps a été retrouvé dans le site de Fula Fula à Maluku.

Ce corps a été remis à la famille de l’illustre disparu et les résultats de l’autopsie sont attendus, afin de connaitre la cause réelle de ce décès.

Un député national a proposé de surseoir le débat et d’attendre les résultats de l’enquête ouverte par le procureur général de la République. Un autre a fustigé le refus par le gouvernement de la République d’une somme de 1 million 500 mille euros proposée à l’exécutif national par les Nations Unies pour mener à bon port les enquêtes.

Selon cet élu du peuple, ce refus n’est pas justifié dans un pays où le budget de l’Etat est en grande partie financé par la communauté internationale.

Par Marcel Tshishiku

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