11 mai 2015

RDC : Mwenze Kongolo favorable au dialogue mais s’oppose au « glissement »

 

mwenze kongolo

 
Mwenze Kongolo. Radio Okapi/ Ph. John Bompengo
Le dialogue national entre l’Opposition et la Majorité présidentielle (MP) doit  aboutir à la tenue d’une table ronde au format réduit pour ne discuter que du  calendrier électoral global. Le président du parti « Patriote kabiliste », Mwenze Kongolo l’a affirmé dimanche 10 mai, au cours d’une conférence de presse organisée à Lubumbashi au Katanga.

 

« Si nous allons parler avec le pouvoir, nous devons parler du calendrier. Tel qu’il est, il n’est pas réaliste. Nous avons fait une contre-proposition et c’est cette contre-proposition que nous voulons discuter. Si elle est mauvaise pour cette population, on verra ce qu’on pourra faire », a affirmé Mwenze Kongolo.

Le chef de l’Etat a récemment envoyé un émissaire notamment dans les états-majors de l’UDPS, MLC et l’UNC, trois grands partis politiques de l’opposition, ainsi qu’au Groupe parlementaire des Libéraux démocrates et socialistes pour discuter sur l’organisation d’un éventuel dialogue national.

Pour l’opposant Mwenze Kongolo, ladite table ronde ne devrait pas être un lieu de partage du pouvoir entre l’opposition et la majorité et devrait surtout éviter tout « glissement » pour le prolongement du mandat de l’actuel chef de l’Etat.

« Un dialogue pour le partage de pouvoir, ça ce n’est pas nous et je le dis au nom de beaucoup de partis politiques de l’opposition. Quand nous sommes en train de circonscrire la table-ronde, c’est pour éviter le glissement », a ajouté Mwenze Kongolo.

Il a proposé que s’il y aura dialogue, il faudrait qu’on limite le nombre de participants.

« C’est pour cela qu’on doit limiter le nombre de participants, on doit limiter le temps, on doit limiter les thèmes et le thème, comme je venais de le dire, c’est le calendrier et le calendrier c’est pour justement arriver aux élections au temps prévu par la constitution. Donc, nous n’allons pas au-delà. Nous sommes allergiques à aller au-delà de ce que la constitution a prévu », a poursuivi Mwenze Kongolo.

radiookapi.net

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24 avril 2015

RDC: la marche de l’UDPS étouffée à Mbuji-Mayi et Kinshasa

 

 

 
La police contrôle la circulation des véhicules et des passants vers le quartier général de la Monusco à Kinshasa, le 24/04/2015, jour prévu pour la marche de protestation de l’UDPS. Radio Okapi/Ph. John BompengoLa police contrôle la circulation des véhicules et des passants vers le quartier général de la Monusco à Kinshasa, le 24/04/2015, jour prévu pour la marche de protestation de l’UDPS. Radio Okapi/Ph. John Bompengo
La police a étouffé vendredi 24 avril la marche de l’Union pour la démocratie et le progrès social (UDPS) prévue à Mbuji-Mayi et à Kinshasa. Selon la hiérarchie nationale de ce parti d’Etienne Tshisekedi, les forces de l’ordre ont interpellé son président fédéral du Kasaï-Oriental, Denis Kalombo et dix-huit membres. Une marche similaire a été dispersée le même jour à Kinshasa avec l’interpellation du secrétaire général du parti, Bruno Mavungu, son adjoint et quelques sympathisants.

Des responsables des services spéciaux de la police au Kasaï-Oriental indiquent à Radio Okapi que l’intervention des forces de l’ordre a été faite sur demande du maire de Mbuji-Mayi.

La marche devrait débuter au siège provincial de l’UDPS, à Mua Luse, dans la commune de la Muya. Elle a été dispersée par les éléments de la police déployés en ce lieu.

Les responsables de l’UDPS affirment avoir informé, en début de semaine, le maire de Mbuji-Mayi de leur intention d’organiser une marche pacifique vendredi, pour réclamer une enquête internationale sur le dossier des fosses communes de Maluku à Kinshasa.

Une requête que l’autorité urbaine a rejetée.

Entre temps, le dispositif de la police est maintenu dans tous les endroits jugés névralgique de la ville.

 
La police contrôle la circulation des véhicules et des passants vers le quartier général de la Monusco à Kinshasa, le 24/04/2015, jour prévu pour la marche de protestation de l’UDPS. Radio Okapi/Ph. John Bompengo
La police contrôle la circulation des véhicules et des passants vers le quartier général de la Monusco à Kinshasa, le 24/04/2015, jour prévu pour la marche de protestation de l’UDPS. Radio Okapi/Ph. John Bompengo
La police contrôle la circulation des véhicules et des passants vers le quartier général de la Monusco à Kinshasa, le 24/04/2015, jour prévu pour la marche de protestation de l’UDPS. Radio Okapi/Ph. John Bompengo

Le même jour, le parlement debout de l’UDPS Kasaï-Oriental a remis à la Monusco, un mémorandum dans lequel il exige cette enquête internationale et la libération de Bruno Kabatshi, l’un des responsables de l’UDPS détenu à la prison de Mbuji-Mayi, depuis plus d’une année.

Pour sa part, la police ne confirme pas encore le nombre exact de personnes interpellées qui sont, précise-t-elle, amenées par vague.

Toutes ces personnes seront auditionnées dans les heures qui suivent, indique la police qui affirme que ces manifestants sont auteurs des dégâts sur les bâtiments d’une école où l’on compterait des blessés parmi les élèves.

A Kinshasa, une marche similaire prévue le même jour a également été dispersée par la police, indiquant que cette activité n’a pas été autorisée.

La permanence de l’UDPS affirme que la police a interpellé son secrétaire général, Bruno Mavungu et de son adjoint Bruno Tshibabi, ainsi que de certains militants.

Contacté depuis Moanda au Kongo central, le commissaire général de la police affirme qu’aucune interpellation n’a été effectuée à Kinshasa, mais qu’il y en a eu quelques unes à  Mbuji-Mayi.

radiookapi.net

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15 février 2015

RDC: l’opposition dénonce un calendrier électoral «non consensuel et irréaliste »

 

opposition

Des opposants congolais le 13/12/2011 dans la salle Fatima à Kinshasa, lors d’une réunion contre des résultats de la présidentielle de 2011 en RDC. Radio Okapi/ Ph. John Bompengo

Au terme de deux jours de discussion à Kinshasa, l’opposition congolaise a qualifié le calendrier des élections publié jeudi 12 février par la  Commission électorale nationale indépendante (Ceni) de « non consensuel, irréaliste et incohérent ». Les opposants qui affirment ne pas rejeter «totalement» ce calendrier, promettent d’apporter à la Ceni leur contribution pour le rendre plus réaliste.

L’opposition estime que la Ceni « quoique détentrice du pouvoir légal d’arrêter le calendrier électoral » aurait dû consulter les acteurs politiques et ceux de la société civile à l’effet de rechercher un minimum de consensus.

Elle relève également le « nombre élevé des contraintes externes listées par la Ceni et internes liées à l’organisation des élections », déplorant « le caractère irréaliste de ce calendrier ».

«Ce calendrier a mis beaucoup de choses pour le rendre indigeste, pour obtenir le glissement. Nous avons ouvert l’œil et le bon. Et nous disons que nous allons faire des propositions pour le rendre réaliste, réalisable et faisable», a déclaré Vital Kamehe, président de l’Union pour la nation congolaise.

L’opposition propose un toilettage urgent des aspects qui posent problème dans ce calendrier. Le président de l’UNC a notamment évoqué la pléthore de conditionnalités pour sa mise en œuvre. « L’opposition politique prend note que les 23 contraintes liées à l’organisation des élections, du reste irréaliste et incohérent, dont 18 relèvent de la responsabilité du Gouvernement et le reste du Président de la République et du Parlement », indique le document publié par les opposants.

A (re)Lire: Calendrier électoral en RDC: les défis et les contraintes

Vital Kamerhe s’est cependant réjoui que le calendrier électoral publié par la Ceni respecte la constitution au sujet de l’élection présidentielle. « Nous ne l’avons pas rejeté totalement parce que nous avons dit qu’il est global mais pas consensuel. Il respecte la constitution en ce qui concerne l’élection du président de la République », a-t-il affirmé, avant d’ajouter :

« Si la Ceni veut organiser de bonnes élections, pas pour les extra terrestres mais pour les gens qui sont là, c’est à dire nous, les politiciens, nous, de la société civile, la Ceni doit tenir compte de nos suggestions. Et c’est pour la première fois dans ce pays que l’opposition critique et propose. »

Dans le calendrier électoral publié jeudi, la Ceni a notamment fixé l’élection présidentielle et les législatives en RDC au 27 novembre 2016, tout en rappelant qu’il existe plusieurs contraintes à l’organisation des élections globales dont le coût est estimé à plus d’un milliard de dollars américains.

Pour sa part, le gouvernement congolais affirme son engagement à apporter assistance à la Commission électorale nationale indépendante pour la matérialisation de ce calendrier électoral. Le porte-parole du gouvernement, Lambert Mende, n’a pas cependant précisé la hauteur de cette contribution.

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