01 mai 2012

L’EGLISE DU CONGO A-T-ELLE LE COURAGE DE LA VERITE ?

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LE PEUPLE CONGOLAIS A FAIM ET SOIF DE JUSTICE ET DE PAIX
Le courage de la vérité (cf. 2Cor7, 14)
Message de l’Assemblée plénière extraordinaire de la CENCO aux fidèles catholiques et à l’ensemble du peuple congolais
En date du 11 janvier 2012, les Evêques du Congo ont publié un court message qui porte bien son titre « Le courage de la vérité ». L’intitulé n’en dit pas moins long : « faim et soif de justice et de paix». La triade paix, justice et vérité constitue le substrat de ce message qui prend motivation dans un contexte socio-politique caractérisé par un scrutin présidentiel et législatif entaché de graves irrégularités ; celles-ci en ont compromis la crédibilité et creusé un fossé de méfiance entre peuple et dirigeants.
Contexte
La République Démocratique du Congo (RDC) a connu, en novembre, 2011 son deuxième scrutin présidentiel et législatif depuis la fin théorique des plusieurs épisodes de guerre qui, de 1996 à 2003, ont causé la mort de plus de six millions de personnes. Après une période de transition de 2003 à 2006, la République Démocratique du Congo est entrée dans sa troisième république par un 1er scrutin (en 2006), boycotté par une large partie de l’opposition, sans parvenir à apaiser la tension sociale dans le pays, ni résorber la méfiance de la population, encore moins en finir avec le climat d’insécurité ayant élu domicile dans certaines parties du pays. Hanté par le désarroi et le sursaut d’orgueil, la population se consola en plaçant ses espoirs dans le 2ème scrutin qui eut finalement lieu avec des échéances couplées le 28 novembre 2011.
Mais dès le départ, le processus de ce deuxième scrutin portait des germes de méfiance : une révision constitutionnelle fixant le scrutin présidentiel à un seul tour, la nomination de nouveaux magistrats à la Cour Suprême de Justice, l’opacité de la Commission électorale indépendante eu égard à l’audit du fichier électoral, etc. Les signaux de tension devenant de plus en plus perceptibles, plusieurs instances ont lancé des appels à l’apaisement. Les Evêques y participent par trois sortes d’actions.
La première action est d’ordre discursif ; la CENCO publie trois messages :
- Année électorale : que devons-nous faire ? (Ac 2, 37) Exhortation du Comité permanent de la Conférence Episcopale Nationale du Congo (CENCO) aux fidèles catholiques, aux hommes et aux femmes de bonne volonté le 25 février 2011,
- Appel aux acteurs politiques congolais, un appel à la paix face à la violence de mai 2011:
- « Le sage domine sa colère » Pr 29, 11. Appel des Evêques de la CENCO à la paix face aux violences en cette période préélectorale, du 8 septembre 2011.1
1 Il faut noter que la CENCO a signé le 8 août 2011 avec les autres confessions religieuses un message intitulé « Pour des élections apaisées en RDC. Appel des chefs des confessions religieuses ». Dans le même cadre la CENCO avait déjà signé le 25 juin 2011, avec les autres confessions religieuses dans la salle du Centre interdiocésain, un protocole d’accord pour l’éducation civique et électorale.
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La deuxième action est d’ordre pratique. Sous la bannière de la commission Justice et Paix, la CENCO forme 30.000 observateurs pour les besoins de 64.000 bureaux de vote. C’est quantitativement la plus grande mission d’observation avec tout le mérite qu’elle est menée par des fils du pays, qui connaissent aussi bien le terrain que les enjeux, et peuvent communiquer avec les gens dans leur langue.
La troisième action est d’ordre diplomatique : une délégation Episcopale conduite par le président de la Commission Justice et Paix sillonne, du 8 au 24 octobre 2011, les capitales européennes (Londres, Paris, Bruxelles, Berlin), plaidant pour la consolidation de la paix et de la démocratie par un processus électoral apaisé.
Malgré toutes ces précautions, la campagne électorale sera entachée de plusieurs actes de violence. Le jour même du scrutin, le 28 novembre 2011, fut émaillé de graves irrégularités et d’incidents remettant en cause la validité des résultats. Il s’en suivra une cacophonie inouïe, chaque partie alléguant ses résultats, pendant que plusieurs observateurs contestent les résultats partiels de la CENI. Les yeux sont tournés vers l’Eglise dont le rapport des observateurs pourra départager les antagonistes et les faiseurs d’opinion. Les évêques sont eux-mêmes désemparés ; ils communiquent par la voix de leur secrétariat sans trop rassurer2.
Le 3 décembre 2011, le comité permanent de la CENCO par la voix de son président, Mgr Nicolas Djomo, publie un message qui ne comble pas les attentes de la population : le texte souligne que la CENCO n'a pas pour objectif de publier les résultats, invite le peuple congolais, les acteurs politiques et la CENI à s’en tenir à la vérité des urnes (§ 4). Les esprits restent surchauffés. A la publication des résultats par la CENI le 8 décembre, le Cardinal Monsengwo tient un point de presse le 12 décembre 2011 où il juge les résultats de la CENI non conformes à la justice et la vérité (§ 2) et rappelle que l’Eglise est moralement tenue à offrir son aide à la justice pour établir la vérité des urnes là où ont été ses observateurs (§ 5). Un bras de fer s’en suit entre le régime sortant et le Cardinal dans un déferlement d’injures et d’insultes pendant que l’ensemble de l’Eglise, qui n’arrive pas à parler d’une seule voix, est considérée à certains égards par une partie de la population comme complice d’un hold-up électoral. Particulièrement le président de la CENCO est pris à partie. Des manifestations pacifiques entachées de scènes de violence sont organisées à travers plusieurs villes en Occident et en Afrique. Le climat socio-politique, et religieux, s’envenime.
Globalement des voix s’élèvent pour récuser toute crédibilité du processus électoral et de ses résultats : les missions d’observation, les défenseurs des droits de l’homme et surtout l’opinion font état des cas graves de violation de la loi électorale, de tricherie et de fraude massive sur fond d’innommables violations des droits et de libertés ; certains vont jusqu’à exiger l’annulation pure et simple des résultats des élections. La CENCO convoque une assemblée extraordinaire pour que les évêques tirent les leçons de ce scrutin et du climat de tension qui se généralise dans le pays. A l’issue de cette assemblée extraordinaire ils publient leur message, - du 11 janvier 2012.
Contenu du message
Au regard de ce contexte trouble, la trame du message de la CENCO tourne autour de thèmes relatifs à la paix, à la vérité et à la justice.
Dans un pays en proie à des conflits à répétition, le processus électoral devrait engranger la paix. Mais pour l’Episcopat congolais, « la paix a des exigences auxquelles l’on ne saurait déroger notamment la vérité, la justice et le respect du peuple » (§ 9). Il s’agit en effet d’une paix qui trouve sa source dans la justice et l’amour de la vérité (§ 14). Avec le terme « amour » surajouté
22 En marge du message du Comité permanent, le secrétariat général de la CENCO a publié deux mises au point.
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à la triade (paix, justice, vérité), le credo social est désormais constitué sur fond du psaume 85 : « Amour et vérité se rencontrent, justice et paix s’embrassent » (Ps 85, 11).
Le corps du texte comprend, outre l’introduction et les recommandations, quatre parties : les acquis du processus électoral (§ 3), ses défaillances (§ 5-6), la mission de l’Eglise (§ 7-8), et les défis du processus sur le plan de la foi (§ 9-12).
Les acquis du processus sont brièvement évoqués en quatre points : la participation massive de la population, le financement partiel des élections par le gouvernement congolais, les efforts logistiques de la CENI, et la présence des missions d’observation (§ 3).
Cependant, la lecture des défaillances, qui justifient le bien fondé du message, se prolonge dans ce que les Evêques appellent la mission de l’Eglise (par rapport aux défaillances du processus) ainsi qu’aux défis de la paix qui ne peut être abordée que sous l’angle de la vérité.
Trois idées forces s’y dégagent :
- La démocratie n’est pas un arrangement entre acteurs politiques pendant que le peuple meurtri et frustré, assiste impuissant à un processus qui ne reflète pas sa volonté (§ 8).
- On ne gouverne pas un peuple par défi (§ 6), ou mieux on ne construit pas un Etat de droit dans une culture de tricherie, de mensonge et de terreur, de militarisation et d’atteinte flagrante à la liberté d’expression (§ 8).
- Le déferlement d’injures et d’attaques personnelles, le musèlement de l’opinion, la confiscation des moyens de communication et tant d’autres dérives et atteintes aux droits et à la liberté traduisent l’émergence d’une pensée unique (§ 10-11).
La conclusion n’en est que logique : après avoir stigmatisé un processus électoral qui a bradé la vérité des urnes, les Evêques invitent la CENI (Commission électorale nationale indépendante) à corriger les erreurs, sinon à démissionner, et demandent au peuple de ne pas céder à la violence, au contraire d’y répondre par l’amour car la violence appelle la violence (§ 12).
Soulignant leur mission de guetteurs pour le peuple de Dieu (Ez 3, 17), les Evêques annoncent qu’ils ne se lasseront pas de dénoncer tout ce qui met en péril l’édification d’un Etat démocratique (§ 8), mais qu’ils n’entendent pas prendre en main la bataille politique pour édifier une société la plus juste possible.
Leçons à en tirer
Le contexte socio-politique a révélé une fragile cohésion au sein de l’Episcopat. Cette fragilité affecte parfois l’énonciation des messages épiscopaux dans leur ton, leurs destinataires et les objectifs poursuivis. C’est ainsi par exemple que les Evêques se limitent à accabler la Commission électorale indépendante, voire lui recommander la démission, en ne pointant que faiblement les donneurs d’ordre ; ils n’ont pas non plus réclamé l’annulation du scrutin au regard de l’énormité des irrégularités décrites.
Voilà le défi du courage de la vérité - terme central avec huit occurrences dans le texte - qui s’adresse à l’Eglise elle-même. Comment comprendre que l’Eglise qui a mis en place une commission d’observation ne reconnaisse pas la mission de publication des résultats alors que cela aurait contribué à édifier le courage de la vérité, parce que comme les Evêques le disent en citant Benoît XVI « l’Eglise a une mission de vérité à remplir, une mission impérative, c’est un service rendu à la vérité qui libère » (AM, 22). Dans l’avenir l’Eglise remplira-t-elle avec plus de
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courage sa mission de vérité ! Sa dépendance économique vis-à-vis de la générosité des politiques en mal de popularité n’est-elle pas un grain de sable dans la soupe de la lutte pour la justice !
Cependant, le message des Evêques a le mérite non seulement de ré-crédibiliser une Eglise qui, par endroits, a suscité des interrogations sur sa fidélité au message évangélique, mais aussi de refaire les noeuds au sein d’un Episcopat qui ces dernières années a fait montre de divergences de sensibilités prophétiques eu égard à la pesanteur politique. Les sons de cloches qui semblaient divergents entre le Président de la CENCO et le Cardinal Monsengwo résonnent finalement en choeur pour dénoncer un processus électoral qui, à beaucoup d’endroits, s’est déroulé dans un climat chaotique. (§ 5)
En effet, il est bien venu de la part des pasteurs de l’Eglise de montrer que, face à la détresse de tout un peuple, la foi les rassemble. Leur message se veut rassurant non seulement dans son efficience constative, mais dans l’engagement prophétique d’interpeller et de consoler un peuple en détresse. Les Evêques se réfèrent ainsi à leur mission de guetteur ; ils citent Benoit XVI : « A cause du Christ et par fidélité à sa leçon de vie, notre Eglise se sent poussée à être présente là où l’humanité connaît la souffrance et à se faire l’écho du cri silencieux des innocents persécutés, ou des peuples dont des gouvernements hypothèquent le présent et l’avenir au nom d’intérêts personnels »3. C’est pourquoi, « dans son rôle prophétique, chaque fois que le peuple crie vers elle : «Veilleurs où en est la nuit » ? (Is 21, 11), l’Eglise désire être prête à rendre raison de l’espérance qu’elle porte en elle (cf. 1P 3, 15) car une aube nouvelle pointe à l’horizon (Ap 22, 5) »4. Les Evêques prennent cependant soin, en recourant aux paroles du Pape, de prendre distance de toute confusion avec un quelconque rôle en lieu et place de l’Etat. En effet, comme le recommande le Pape Benoît XVI, « l’Eglise ne peut ni ne doit se mettre à la place de l’Etat, mais elle ne peut et ne doit non plus rester à l’écart dans la lutte pour la justice»5.
Ceci nous met devant deux défis fondamentaux : le sens de la mission prophétique, et les relations religion - politique.
Mission prophétique : dénoncer et seulement dénoncer ?
Tout en se disant fidèles à leur mission de guetteurs pour le peuple de Dieu, les Evêques affirment ne pas se lasser de dénoncer tout ce qui met en péril l’édification d’un Etat démocratique. Apparemment la mission de guetteur semble se réduire à la dénonciation, car la suite du texte n’ajoute aucun autre contenu sémantique à la compréhension de la mission. Cela peut paraitre quelque peu réducteur par rapport à un contexte même où l’on est appelé à témoigner pour la paix et la justice.
La deuxième assemblée spéciale des Evêques pour l’Afrique avait déjà pour thème « L’Eglise d’Afrique au service de la Réconciliation, de la Justice et de la Paix ». Même dans Ecclesia in Africa, exhortation faisant suite à la première assemblée spéciale des Evêques pour l’Afrique (1994), le Pape Jean-Paul II, estimait que le plus grand défi pour réaliser la justice et la paix en Afrique consistait à bien gérer les affaires publiques dans les deux domaines connexes de la

3 Benoît XVI, Exhortation apostolique post-synodale Africae munus, n° 30.
4 Benoît XVI, Exhortation apostolique post-synodale Africae munus, n° 30.
5 Benoît XVI, Lettre encyclique Deus caritas est, n° 28.
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politique et de l’économie.6 Les Evêques africains ne sont certainement pas des gestionnaires de la politique, mais ils en sont des coopérateurs ; ils ne pourront pas espérer contribuer à soulager les souffrances des peuples en réduisant leur mission au seul aspect de dénonciation, surtout quand ils sont en face des coeurs endurcis et des consciences émoussées. Ils doivent s’impliquer à proposer des pistes des solutions et même poser des actes pour trouver des solutions durables. Par exemple, l’ouverture envisagée par le Cardinal Monsengwo qui a rappelé le devoir moral de l’Eglise à accompagner la justice dans la recherche de la vérité et la régulation des conflits semble fondamentale pour des sociétés où les instituions et les individus prennent le goût et l’option de fonctionner en dehors des lois et du respect de la dignité humaine. Dans le cas d’espèce, la dénonciation serait insuffisante, surtout quand on a déployé 30.000 observateurs sans daigner en rendre compte au peuple de Dieu « meurtri et frustré » et au nom de qui la mission a été menée.
Complémentarité entre politique et religion
Au XVIè siècle, les guerres de religions, notamment entre catholiques et protestants, avaient atteint un tel degré de violence qu’il fallût faire de la foi une affaire privée en introduisant, à la suite des idées de Thomas Hobbes, une rupture entre politique et religion afin de justifier la souveraineté de l’Etat.7 Selon Hobbes, cette rupture devait restaurer la concorde entre citoyens, jouissant paisiblement de leur vie sur un espace social sans être déchirés entre plusieurs allégeances.
Cependant, de nos jours, le modèle des Etats occidentaux est sorti du schéma hobbesien. Les sociétés actuelles semblent plus apaisées du point de vue religieux qu’au XVIè siècle. En plus, l’idée d’un Etat tutélaire, édictant des lois inconditionnelles, a été ébranlée par le système démocratique. Comme le dit si bien John Rawls, parlant d’un consensus par recoupement, un Etat juste suscite l’assentiment permanent de ses citoyens.8 Les chrétiens et leurs pasteurs en font aussi partie.
Séparer, dans le fief d’un chrétien, politique et religion sur le terrain de la lutte pour la paix et la justice c’est courir le risque de juxtaposer deux attitudes en une seule personne. Devant la souffrance du peuple, devant les violations des droits fondamentaux, devant la négation de la nature humaine, la frontière tangible entre politique et religion devient délicate à établir tant que le temporel et le spirituel sont tous deux au service de l’homme, de la vérité, de la justice et de la paix. La voie spirituelle et la voie temporelle sont complémentaires et non opposées. Elles doivent donc coopérer dans le respect des finalités propres à chacune. On peut constater que dans le cas particulier de l’Afrique, les chefs charismatiques des mouvements messianiques sont ceux qui ont su lier, dans des communautés restreintes, l’engagement religieux à l’engagement pour la justice : Dona Béatrice Kimpa Vita (RDCongo), la reine Njinga (en Angola), Simon Kimbangu (RDCongo), la secte Muyebe (en pays Nande), les leaders Kitawala, Mwanda Nsemi
6 Jean-Paul II, Exhortation Apostolique Post-synodale Ecclesia in Africa, 110: AAS 88 (1996) 65.
7 Dans les termes mêmes de Hobbes, la rupture entre politique et religion n’est pas si claire. Dans deux parties du Leviathan, Hobbes traite de théologie avec une interprétation tendancieuse des écritures : il faut se soumettre aux lois du souverain terrestre car elles garantissent paix et concorde.
8 John RAWLS, Libéralisme politique. Paris, PUF, 1995, Leçon IV, pp. 171-214.
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(Bundu dia Kongo), Cheikh Ahmadou Bamba (confrérie nourride au Sénégal). Il n’est pas inutile de relever que la confrérie nourride fut une réponse religieuse et politique à la crise sociale wolof, en vue de restaurer des équilibres affectifs et symboliques. Le politique et le religieux ont donc le même terrain et se complètent. Pour sauvegarder les valeurs de solidarité, d’égalité, de fraternité, de paix universelle la trame des sociétés africaines repose sur une subtile interpénétration du religieux et du politique dont d’ailleurs la séparation n’est pas réalisée partout dans le monde. En Grande Bretagne, la Reine est également chef de l’Eglise Anglicane. En République Fédérale d’Allemagne, une part de l’impôt est versée aux Eglises. En Iran, ce sont les religieux qui contrôlent le pouvoir ; de manière générale les préceptes de l’Islam restent la référence majeure dans certains Etats, ou encore certains Etats revendiquent l’Islam comme religion officielle dans leurs constitutions. L’Etat d’Israël a adopté un nom que l’on ne peut pas détacher d’une histoire religieuse. Et tout en restant ouvert à d’autres citoyens que les juifs, l’Etat d’Israël a un fondement confessionnel sans prétendre se soumettre entièrement aux traditions religieuses de sa tradition.9
Dans une Afrique en proie avec l’échec de l’État post-colonial dans la grande majorité des pays, au lieu d’une séparation, pire d’une confrontation, le salut et le bien-être des citoyens passe par la complémentarité entre politique et religion. Celle-ci reste impérativement du côté de l’opprimé, de la veuve et de l’orphelin. C’est cela, sinon surtout, le courage de la vérité.
Jean-Pierre Badidike
9 J.P. BADIDIKE, « Réconciliation, justice et paix dans les communautés ecclésiales vivantes » in L’Eglise et les défis de la société africaine. Perspective pour la deuxième assemblée spéciale du synode des évêques pour l’Afrique. Cahiers internationaux de Théologie Pratique. Série « Actes » n° 2, p. 60-62.
 
JP

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30 avril 2012

Nord-Kivu : la localité de Luvungi sous contrôle des Maï-Maï Cheka



Les combattants Maï-Maï Cheka ont pris, depuis vendredi 27 avril, le contrôle de la localité de Luvungi, dans le territoire de Masisi (Province du Nord-Kivu). Les Mai-Mai Cheka et leurs alliés ont pris, le vendredi 27 avril, le contrôle de Luvungi, une localité située à 65 km à l’Ouest de Walikale, dans la province du Nord-Kivu.

C’était aux environs de 22 heures locales. Préoccupée, la Société civile de Walikale, citée par radiookapi.net, invite les autorités à tout mettre en œuvre pour rétablir l’autorité de l’Etat dans cette partie de l’Est de la RDC. Elle indique, par ailleurs, qu’une unité de police spéciale avait été déployée dans cette localité en mars 2011, dans le cadre d’un projet de la communauté internationale, afin de sécuriser les femmes victimes de viols massifs de novembre 2010. Actuellement, ces femmes vivent dans la peur de revivre le film qu’elles ont vu il y a quelque temps dans la même localité.

A noter que cette branche armée n’est pas à son premier forfait non plus. Bien au contraire, elle avait envahi la même localité en novembre 2010. Lors de cette aventure, ces Maï-Maï avaient violé des dizaines de femmes, rapporte la source. Et d’ajouter que ces Maï-Maï Cheka opèrent en coalition avec certains déserteurs de l’armée nationale congolaise ainsi que les FDC-Guides.

De leur côté, les responsables de la 8ème région militaire promettent de traquer ces hors-la-loi qui sèment la panique et la désolation au sein de la population civique.  Depuis quelque temps, ces hommes armés et certains déserteurs de l’armée régulière opèrent dans les localités de Luvungi, Bunyampuli et Kibua, sur l’axe Goma-Walikale, révèle radiookapi.net. Avant d’indiquer : «Cet activisme a déjà coûté la vie aux colonels Chuma, commandant du 3ème secteur, Pili Pili, du 804è régiment, dont les corps ont été mis en terre le même vendredi».

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Violents affrontements en RDC

 

AFP

Basé à Goma, Jean-Bosco Ntaganda, connu aussi sous le surnom de "Terminator", est visé depuis 2006 par un mandat d'arrêt de la Cour pénale internationale

"De violents affrontements à l'arme lourde sont en cours près de Mweso (province du Nord-Kivu, est) entre les soldats ayant quitté l'armée et les forces loyalistes", a déclaré à l'AFP par téléphone un commandant des Forces armées (FARDC) qui participe aux combats et n'a pas pu fournir de bilan.

Début avril, plus d'une dizaine d'officiers supérieurs, ex-membres de la rébellion du Congrès national pour la défense du peuple (CNDP), ont quitté les rangs avec quelques centaines d'hommes dans les provinces instables du Nord et du Sud-Kivu (est).

Depuis, plusieurs officiers ont réintégré leurs unités ou se sont rendus, et seuls quelques-uns étaient "traqués" par les FARDC, selon un militaire. Le président Joseph Kabila s'est par ailleurs rendu aux Kivu pour rappeler les troupes à l'ordre et menacer de sanctions en cas de nouvelle "indiscipline".

"Une centaine de personnes ont fui Mweso en direction d'un autre village, Kitshanga", à une vingtaine de kilomètres, a indiqué le commandant pendant l'entretien téléphonique, lors duquel on pouvait entendre des coups de feu.

D'autres déplacés ont notamment fui de Mushaki à Goma, capitale du Nord-Kivu. Plusieurs dizaines de femmes avec des enfants et des bagages ont expliqué avoir fui Mushaki lorsque les affrontements entre armée et mutins se sont durcis, a constaté le correspondant de l'AFP à Goma.

Les soldats qui ont fait défection sont proches de Jean-Bosco Ntaganda, ex-chef d'état-major du CNDP, et ont intégrés comme lui dans l'armée régulière début 2009 après un accord de paix avec Kinshasa.

Basé à Goma, Jean-Bosco Ntaganda, connu aussi sous le surnom de "Terminator", est visé depuis 2006 par un mandat d'arrêt de la Cour pénale internationale pour enrôlement d'enfants quand il était dans une autre milice au début des années 2000.

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29 avril 2012

L’ONU se préoccupe de la situation des droits de l’homme en RDC

KINSHASA, 28 avril (Xinhua) — Le Sous-secrétaire général des Nations Unies aux droits de l’homme, Ivan Simonovic, effectuera du 2 au 9 mai 2012, une visite en République démocratique du Congo (RDC) pour s’informer de la situation actuelle des droits de l’homme, des efforts entrepris par la MONUSCO pour protéger les civils et lutter contre l’impunité et des processus nationaux de justice transitionnelle, indique un document reçu samedi.

Selon la source, la visite s’inscrit dans le cadre de renforcement de la collaboration entre le Haut commissariat des Nations Unies aux droits de l’homme (HCDH), le nouveau gouvernement et les acteurs nationaux et internationaux en vue de promouvoir et protéger les droits de l’homme dans tout le pays.

M. Simonovic séjournera à Kinshasa, au Nord-Kivu (est de la RDC) et au Kasaï Occidental (Centre ouest de la RDC) où il s’entretiendra avec les autorités congolaises, les responsables de la MONUSCO, les agences de l’ONU et des ONG internationales et locales, des questions concernant la situation actuelle des droits de l’homme

Le haut fonctionnaire des droits de l’homme de l’ONU effectuera également une visite à la frontière angolaise du Kasaï Occidental, pour se rendre compte de la situation des ressortissants de la RDC expulsés d’Angola et discuter de la question avec des fonctionnaires de l’ONU et les ONG internationales et locales.

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KABILA N’EST NI LEGITIME NI LEGAL

KABILA N’EST NI LEGITIME NI LEGAL: Un faux en écriture qui fait de Joseph KABILA Président de la République !

La problématique de l’opposabilité aux tiers de l’arrêt RE007 rendu le 16.12.2011 par la Cour Suprême de Justice proclamant Joseph KABILA Président de la République.

      

                              Cérémonie de prestation de serment de Joseph KABILA

- Kinshasa le 20.12.2011,

« une vraie parodie »

Notre Association a pris connaissance – quatre mois après la proclamation des résultats définitifs de l’élection présidentielle du 28 novembre 2011 – de l’instrumentum notamment de l’arrêt R.C.E.0011/PR sur requête en contestation des résultats provisoires de l’élection présidentielle du 28 novembre 2011 publiés par la CENI le vendredi 3 décembre 2011 ; de l’arrêt R.E.007 relatif à la proclamation des résultats définitifs de l’élection présidentielle du 28 novembre 2011 ; ainsi que de l’arrêt R.S.006 portant prise d’acte de prestation de serment du Président de la République. (Télécharger l’arrêt R.E.007 du 16.12.2011 de la CSJ:

http://www.blog4ever.com/blog/fichier-812526-3626318-467504.html )

Notre Association a déjà publié plusieurs notes d’analyse relatives à l’inexistence et l’inopposabilité aux tiers du précité arrêt de la Cour Suprême de Justice. Sans entrer dans la polémique qui pourrait résulter du fait que la Cour Suprême de Justice ait finalement publié très tardivement l’instrumentum de son arrêt, nous allons limiter la présente analyse sur les questions liées à la forme, ainsi que sur la force probante des arrêts susmentionnés.

En ce qui concerne le défaut de notification de la requête en annulation des résultats à toutes les parties à la cause :

Notre Association rappelle que l’arrêt RE007 repose sur des prémisses erronées en ce sens qu’il considère que la requête introduite par Monsieur KAMERHE LWA KANYINGINYI Vital en date du 12 décembre 2011 enrôlée sous les références RCE 011/PR a été examinée par la CSJ conformément à la Loi. Or, ce n’est pas le cas. En effet, l’arrêt RE007 souffre d’un vice de forme très grave lequel est consécutif au refus de la CSJ de notifier aux neuf autres candidats la requête en annulation de tous les résultats provisoires de l’élection présidentielle du 28 novembre 2011. Ceci, conformément à la loi électorale telle que rappelée par Monsieur Jérôme KITOKO KIMPELE Premier président de la CSJ, dans sa note circulaire n° 014 du 27 septembre 2011 relative à la non- admissibilité de la procédure de tierce opposition en matière de contentieux électoral, en ces termes:

<< (…) Il est dès lors hors de question que soient reçues par le Juge électoral des actions en tierce opposition dirigées contre des arrêts ou jugements statuant sur des contestations électorales, non seulement parce que la loi électorale ne prévoit pas cette voie de recours, mais également parce que son article 74 ter alinéa 5 garantit le principe du contradictoire, en faisant obligation au greffier de notifier la requête en contestation des résultats du scrutin “au candidat dont l’élection est contestée, au parti politique ou regroupement politique ayant présenté un candidat ainsi qu’à la Commission électorale nationale indépendante”, lesquels “peuvent adresser à la juridiction saisie un mémoire en réponse dans un délai de trois jours après notification”, étant entendu que ” l’absence du mémoire en réponse n’est pas suspensive de la procédure”.>>

En l’espèce, le Greffier de la Cour Suprême de Justice a curieusement notifié la précitée requête en annulation des résultats de l’élection présidentielle du 28 novembre 2011 par exploits séparés de l’huissier SASA NIANGA de la Cour au seul candidat Joseph KABILA, et à la Commission électorale nationale indépendante. Ceci, alors que la requête introduite par Vital KAMERHE concernait l’annulation des résultats de tous les onze candidats à l’élection présidentielle. Pour rappel, le candidat Vital KAMERHE a été classé troisième suivant l’ordre de proclamation des résultats provisoire publiés par la CENI. En raisonnant par l’absurde, si Vital KAMEHRE avait la prétention d’avoir obtenu un score supérieur à celui de Joseph KABILA, cela voudrait dire qu’automatiquement le candidat Etienne TSHISEKEDI arrivé pourtant en deuxième position devrait être relégué à la troisième place. Ce dernier subirait ainsi -sans pouvoir ester en justice – un préjudice certain. Dès lors, la Cour était dans l’obligation de notifier la requête de Vital KAMERHE au moins au candidat Etienne TSHISEKEDI même si celui-ci n’avait pas introduit de recours similaire. Ceci, d’autant plus que la procédure de tierce opposition en matière de contentieux électoral n’est pas admissible conformément à l’article 74 ter alinéa 5 de la Loi électorale susmentionnée.

A cet égard, lors de l’audience publique du 15 décembre 2011, le parti politique UNC comparu par son Président national, Monsieur Vital KAMERHE, assisté de ses avocats va demander, à juste titre, le renvoi de la cause à une audience ultérieure pour permettre à la Cour de notifier la requête de Vital KAMERHE aux neuf autres candidats à l’élection présidentielle.

Statuant sur la question, la Cour répondit que la cause était bien en état, car les candidats n’ayant pas exercé leur droit de recours dans les deux jours depuis l’annonce des résultats provisoires par la CENI, ni manifesté l’intention de le faire, ni mandaté la requérante ou ses conseils en ce sens, n’avaient pas intérêt dans la présente cause, à laquelle ils ne sont pas partie.

Pourtant, l’un des candidats à l’élection présidentielle du 28 novembre 2011 en l’occurrence Monsieur KASESE MALELA François Nicefort s’est présenté spontanément à la précitée audience publique du 15 décembre 2011 afin de comparaître volontairement. Ceci, malgré le fait qu’il n’avait pas reçu notification de la requête de Vital KAMERHE. Mais, la Cour va paradoxalement signifier à celui-ci qu’il n’est pas partie à la cause.

Il sied de souligner que les questions soulevées par la comparution volontaire du candidat KASESE MALELA François Nicefort d’une part et d’autre part, le refus d’entendre celui-ci par la Cour ne sont ni évoqués ni motivés dans l’arrêt R.C.E 011/PR déboutant le candidat Vital KAMERHE. Ce qui viole gravement non seulement les prescrits de l’article 21 de la Constitution de ce pays lesquels stipulent que:

« Tout jugement est écrit et motivé. Il est prononcé en audience publique.»

L’APRODEC asbl souligne que ce déni de justice viole aussi gravement les prescrits de l’article 19 de la Constitution de la République Démocratique du Congo lesquels énoncent que:

“Toute personne a droit à ce que sa cause soit entendue dans un délai raisonnable par le juge compétent.”

Après cet incident, Vital KAMERHE et ses avocats quitteront la salle d’audience afin de dénoncer la partialité et l’absence d’indépendance de la Cour par rapport à Joseph KABILA.

Le Pasteur NGOY MULUNDA et le Prof. Jacques DJOLI

respectivement Président et Vice-président de la CENI

un verre dans le nez, amusent le fils de Joseph KABILA et, festoient la réussite du hold-up électoral

En ce qui concerne l’absence de force probante de l’arrêt R.E.007:

Notre Association observe que la Cour Suprême de Justice n’a pas fondé sa décision sur les procès-verbaux originaux de dépouillement des bureaux de vote. En effet, la Cour s’est contentée des fiches des résultats (PDF) lui transmis par la CENI alors que celui-ci est une partie à la cause au même titre que les candidats. A titre indicatif, dans l’arrêt R.C.E. 011/PR déboutant la requête en contestation introduite par Vital KAMERHE, la Cour prétend avoir opéré des vérifications des résultats revendiqués par le requérant dans le Nord-Kivu, le Sud-Kivu et l’Ituri, et déclare que les dites vérifications opérées confirment plutôt des chiffres publiés par la CENI. A cet égard, l’APRODEC asbl fait observer que la Cour a tout simplement fondé sa conviction sur les fiches informatisées qui lui ont été fournies par la CENI laquelle est une partie à la cause, et non sur les procès-verbaux originaux de dépouillement des bureaux de vote !

Plus grave, notre Association souligne que l’arrêt R.E.007 contient des données falsifiées notamment le nombre d’électeurs enrôlés, le nombre de votants, le nombre de bureaux de vote compilés, le taux de participation au vote, ainsi que les scores des candidats. En effet, notre Association a jadis abondamment publié des analyses relatives à l’augmentation anormale du corps électoral en République Démocratique du Congo en 5 ans de législature et partant, la mise en évidence d’un nombre impressionnant d’au moins 3.6 millions d’électeurs fictifs (et votants fictifs) ainsi que l’absence du nettoyage de 3.6 millions de vrais doublons du fichier électoral. Ceci, en se fondant sur le taux d’accroissement annuel moyen de la population générale en République Démocratique du Congo lequel est estimé par le service d’études de la Banque mondiale et l’Institut national des statistiques de la RDC à 3% par an d’une part et d’autre part, sur le rapport partiel publié le 3 août 2011 par la firme belge ZETES relatif à la recherche des doublons dans le fichier électoral congolais. Ainsi, l’APRODEC asbl souligne que le chiffre de 32.024.640 électeurs enrôlés (resté constant depuis la publication par la CENI le 24 juillet 2011 de la dernière note de clôture relative à la révision du fichier électoral, à ce jour) est une falsification grossière du nombre d’électeur réellement enrôlés par la CENI. Ce qui rend illégal le calcul du quotient électoral et la répartition du nombre de sièges à pourvoir au sein des Parlements tant national que provincial.

L’APRODEC asbl rappelle que le Pasteur Daniel NGOY MULUNDA Président de la CENI avait fait état de l’existence de 119.000 doublons criminels dans le fichier électoral (Mais, en réalité ce chiffre est d’au moins 1.3 millions de doublons criminels). Pourtant, la CENI n’a jamais radié un seul des 119.000 doublons criminels du fichier électoral ni engagé des poursuites contre un seul des présumés contrevenants. Dès lors que les 119.000 personnes se sont enrôlés plusieurs fois et possèdent un nombre incalculable de cartes d’électeur, nous pouvons supposer que ces personnes font partie des 3.2 millions d’électeurs ayant voté de manière anarchique sur la fameuse liste des omis.  De ce fait, l’APRODEC asbl ne peut que s’interroger sur le degré de corréité existant entre de la CENI et la Cour Suprême de Justice dans l’exécution de la fraude électorale en faveur de Joseph KABILA et les Députés de sa mouvance politique.

L’APRODEC asbl rappelle que les agents de la CENI ont enrôlé des mineurs d’âge sur toute l’étendue du territoire congolais non seulement en violation de la loi électorale et de la Constitution de la République Démocratique du Congo, mais aussi en violation de la charte et des conventions internationales des droits des enfants.

De ce fait, notre Association estime que le nombre réel d’électeurs (adultes en âge de voter) enrôlés par la CENI et le nombre réel de votants sont respectivement inférieurs à 28 millions et 14 millions d’électeurs. (Cf. Notre blog : http://aprodec.blog4ever.com/blog/index-467504.html )

En conclusion,

L’APRODEC asbl souligne d’une part que l’arrêt RE007 rendu le 16 décembre 2011 par la Cour Suprême de Justice proclamant Joseph KABILA Président de la République Démocratique du Congo a été rendu sans que les 9 autres candidats à l’élection présidentielle ne soient notifiés du contentieux électoral soulevé par le candidat à l’élection présidentielle Vital KAMERHE en violation du précité article 74 ter alinéa 5 de la loi électorale de la République Démocratique du Congo.  D’autre part, les Hauts magistrats de la Cour Suprême de Justice (CSJ) ont sans avoir procéder à la moindre vérification, ont purement et simplement endossé toutes les données électorales et les résultats provisoires tels que proclamés par la CENI alors que ceux-ci contiennent des falsifications grossières et intentionnelle. Ceci, en violation des articles 89, 95 et 96 de la loi électorale de la République Démocratique du Congo lesquels répriment très sévèrement toute  forme de falsification des procès-verbaux des opérations électorales, c’est-à-dire non seulement les opérations de vote proprement dites (…) le dépouillement, la compilation et la publication des résultats provisoires par la Commission électorale nationale indépendante, mais aussi toutes les opérations qui précèdent le vote notamment les opérations d’identification et d’enrôlement des électeurs ainsi que les opérations de nettoyage du fichier électoral.

L’APRODEC asbl conclut que l’arrêt RE007 rendu le 16 décembre 2011 par la Cour Suprême de Justice proclamant Joseph KABILA Président de la République Démocratique du Congo est constitutif de faux en écriture et qu’il viole l’ordre constitutionnel de ce pays conformément à l’article 64 de la Constitution, ainsi que l’ordre public international des pays tiers.  Les magistrats de la CSJ et les 7 membres du bureau de la CENI ont dans le cadre d’une association internationale de malfaiteurs permis à Monsieur Joseph KABILA d’exercer les fonctions de Président de la République Démocratique du Congo en violation de la Constitution et des lois de ce pays.

Pour tous ces motifs, l’APRODEC asbl soutient que les Hauts magistrats de la CSJ sont passibles des poursuites pour leur responsabilité pénale aux titres d’auteur, co-auteur et/ou complice de faux et usage de faux en écriture, d’association internationale de malfaiteurs et de complicité dans l’usurpation de fonctions de Président de la République par Joseph KABILA. En conséquence, l’APRODEC asbl soutient que toute personne physique ou morale qui reconnaîtrait Joseph KABILA comme étant le Président de la République Démocratique du Congo pourrait être poursuivie pour les charges susmentionnées.

Fait à Bruxelles, le 27 avril 2012.

Pour l’APRODEC asbl*,

[Siganture]

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Equateur : Le vice-gouverneur Mokako dénonce l'autocratie de son titulaire

Dans un mémo adressé aux députés provinciaux, le vice-gouverneur de l'Equateur Vincent Mokako fait le bilan de sa gestion pendant les cinq années de la dernière législature.

Tout en faisant son mea culpa pour son immobilisme dont il impute la responsabilité au comportement de son titulaire, Vincent Mokako reconnaît le tort que le gouvernement provincial piloté par Jean Claude Baende a causé à la province.

Il rappelle qu'en avril 2009, ils avaient reproché, avec ses collègues députés, au gouverneur José Makila la mauvaise gestion de la chose publique et plus particulièrement le détournement des fonds de rétrocession destinés aux ETD. Et pour cela, le gouverneur avait subi la sanction extrême : la motion de défiance qui l'avait fait tomber, à la grande satisfaction de ceux qui tiraient les ficelles dans l'ombre et enviaient sa place, précise-t-il, en concluant qu'aujourd'hui la situation est pire qu'à l'époque de Makila.

«En acceptant de quitter avec beaucoup d'hésitation l'assemblée provinciale pour l'exécutif provincial, j'avais la ferme volonté de mettre ma modeste expérience de gestion de la chose publique au service de notre province.

Mais hélas, c'était sans compter avec les intentions réelles de mon colistier dont le véritable mobile était de profiter de sa position de gouverneur, longtemps rêvée, pour se servir gracieusement, foulant ainsi aux pieds les dispositions constitutionnelles et réglementaires, ainsi que les intérêts de la province et de la population, aujourd'hui meurtrie », déclare-t-il, avant de décrire son calvaires. Il dénonce, à cet effet, les méthodes dictatoriales dont l'intimidation, le chantage, trafic d'influence qu'usait son titulaire dans le but d'imposer au sommet de la province l'autocratie à outrance, en lieu et place d'un leadership exemplaire.

Quant à lui, fait-t- il savoir, au lieu d'être le premier collaborateur et le conseiller privilégié, du gouverneur, ce dernier a plutôt fait de lui un adversaire gênant dont il fallait se débarrasser ou mieux pousser à la démission.

Conséquence de la situation, Vincent Mokako renseigne qu'il ne jouissait pas de droits et autres avantages dus à sa fonction. Tout lui était privé.

Et le calvaire ne s'arrête pas là. Des instructions ont été données aux ministres et autres collaborateurs de ne pas approcher ni obéir au vice-gouverneur, sous peine de révocation.

C'est ci qu'il reconnaît que son silence en guise pour sauvegarder la solidarité gouvernementale, est aujourd'hui interprété par les uns comme une faiblesse, et par les autres comme une complicité coupable. C'est qu'il se propose de corriger.

Face à la situation ainsi créée, le vice-gouverneur regrette l'acte commis à l'époque où il fut encore député. A savoir : la motion de défiance à l'endroit de José Makila.

Pour lui, si l'assemblée avait fait des recommandations en guise de corrections de la gestion des affaires au gouverneur Makila, la province ne serait pas là où elle se trouve aujourd'hui. Il conclut en demandant à l'assemblée de prendre ses responsabilités. Car, dit-il, il n'est jamais trop tard pour bien- faire même si on est à l'approche de la fin du mandat.

Dom

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Député invalidé par la CSJ : Baende à la porte de la prison

Le Gouverneur de la province de l'Equateur,  Jean-Claude Baende figure au nombre des députés «nommés» par la Commission Electorale Nationale Indépendante (CENI) mais qui vient d'invalider la Cour Suprême de Justice. L'homme qui avait fait marcher le Sénat qui enquêtait sur sa gestion se retrouve aujourd'hui comme simple citoyen, sans immunités ni parapluie protecteur. Le verdict de la Cour Suprême de Justice vient d'ouvrir ainsi la voie aux poursuites judiciaires dont il devrait , logiquement faire l'objet, pour avoir commandité des actes de violence à Mbandaka lors des élections législatives du 28 novembre 2011. A cet effet, le Parquet Général de la République pourrait se saisir des accusations articulées contre lui par la CENI lors de la proclamation des résultats provisoires des députés nationaux.

Les observateurs pensent qu'au regard de la loi et de la gravité des faits mis à charge de Jean-Calude Baende par cette institution d'appui à la démocratie, la porte de la prison devrait lui être largement ouverte.

Si la CSJ le veut …

L'échantillon des députés invalidés au niveau de la Cour Suprême de Justice a fait renaître l'espoir au sein de plusieurs familles politiques et biologiques congolaises qui ne cessaient de réclamer la vérité des urnes. Les différentes décisions judiciaires sous examen confirment, sur toute la ligne, tout le mal que l'on disait de la CENI au sujet des tripatouillages des résultats des urnes, des bulletins de vote préalablement cochés, des procès-verbaux méchamment détruits, des plis électoraux volontairement perdus, etc.

Nombre de nos compatriote croient que si la Cour Suprême de Justice le veut, l'invalidation devrait toucher non pas une trentaine de députés mais au moins la moitié de ceux qui siègent actuellement à l'Assemblée Nationale. En effet, les fraudes électorales étaient si massives qu'il ne devrait en être autrement.

Toutefois, la malheureuse Haute Cour a été elle-même placée dans une situation telle qu'il lui est difficile de reconstituer tous les dossiers litigieux, de nombreuses pièces à convictions ayant été dérobées ou détruites.

Qu'à cela ne tienne! La Cour Suprême de Justice mérite d'être encouragée pour avoir apporté à tous ceux qui doutaient de la transparence des scrutins du 28 novembre 2011 les preuves que la CENI avait terriblement gaffé. A ta lumière des échos en province de cette haute juridiction, le pasteur Daniel Ngoy Mulunda et ses collaborateurs ne devraient pas se sentir fiers d'eux.

C'est une très bonne chose que de punir les candidats députés qui ont « volé » les voix des électeurs. Mais l'oeuvre serait incomplète si les réseaux maffieux de la CENI et leurs commanditaires demeuraient impunis.

Kimp

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Des milices à Kinshasa : Les Congolais à la recherche d'un Etat

Très actives à l'Est et au Nord du pays, les milices sont en train de prendre progressivement pied à Kinshasa. Le ministre de la Justice et Droits Humains, Luzolo Bambi Lessa, qui assume par ailleurs l'intérim au ministère de la Défense, l'a appris à ses dépens le mercredi 25 avril. Ce membre du gouvernement a, en effet, a été défié et humilié par des éléments armés postés dans la concession de Kintambo, dont une portion est présentement envahie par des constructions anarchiques.

Selon des sources proches de son entourage, son « Excellence » était dans une mission d'inspection de ce site loti dans l'anarchie la plus totale. Interdit d'accès par des gardiens armés et en uniforme, il n'a pu faire prévaloir la force de la loi face aux personnes qui se sont engagées dans la spoliation d'un espace public destiné à la construction d'une nouvelle morgue.

La leçon à en tirer dans l'immédiat est que l'Etat reste à reconstruire en République Démocratique du Congo. Car, chaque jour qui passe, de petits roitelets démontrent à tous qu'ils sont plus forts que les ministres, les députés, les sénateurs, les responsables des régies financières et des services spéciaux, les galonnés de l'armée et de la police, etc. Qui aurait pu croire qu'un membre du gouvernement aussi haut perché que Luzolo Bambi Lessa, à la fois ministre de la Justice et de la Défense, pouvait être empêché d'exécuter une mission officielle en pleine capitale ? Qui aurait pu s'imaginer que pareille obstruction viendrait des militaires, dont le haut commandement est censé travailler sous son autorité?

Que dire du sort du commun de citoyen sans pouvoir et sans protection, si un responsable hautement sécurisé et exerçant les pleins pouvoirs de ministre de la Justice et de la Défense est tourné en bourrique par de petits soldats sans titre ni grade ?

 
Un défi qui appelle une réplique …

La témérité avec laquelle des hommes en uniforme et en armes ont fait échec à la tentative du ministre Luzolo de visiter l'espace public spolié de l'Hôpital de Kintambo n'est pas le fait du hasard. Elle est la parfaite illustration de l'inexistence de l'Etat. Des militaires conscients du fait qu'un tel acte de désobéissance allait leur coûter cher ne pouvaient retourner leurs armes contre un dépositaire de l'autorité.

Pour le faire, ils doivent avoir reçu au préalable la garantie que rien ne leur arriverait. D'où, le principal défi que devraient relever non seulement le ministre Luzolo mais l'ensemble du Gouvernement serait de faire savoir aux miliciens basés à l'Hôpital de Kintambo et à leurs protecteurs que l'Etat n'est pas mort. C'est l'occasion ou jamais, pour le ministre de la Justice/Défense et ses collègues de l'Exécutif national, de rappeler à tous que la fameuse politique de tolérance-zéro n'était pas un slogan.

 
A la recherche de l'Etat …

Décidément, l'Etat est très fuyant en République Démocratique du Congo. Ces dernières semaines, sa faillite se fait cruellement sentir dans le domaine foncier et immobilier. En effet, à Kinshasa comme en provinces, des espaces et immeubles publics sont sauvagement spoliés par des inciviques qui n'ont peur de rien ni de personne.

Tirant leur force d'on ne sait où, ils narguent ministres nationaux et provinciaux, gouverneurs de provinces, officiers de l'armée et de la police ainsi que les responsables des services de renseignements.

Des millions de Congolaises et Congolais assistent, impuissants, à l'abattage sauvage des arbres régulateurs de notre écosystème, à la disparition des espaces verts, à la spoliation des immeubles publics.

A cette allure, on ne devrait pas s'étonner de voir, dans les mois et années à venir, des terrains réservés aux hôpitaux, aux aéroports, aux écoles, aux routes d'intérêt national et local, aux universités, aux instituts supérieurs, aux barrages, aux bâtiments de l'administration publique... privatisés par des hors-la-loi jouissant des soutiens inattaquables.


KIMP

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Congo-Kinshasa: Les victimes de Bosco Ntaganda dénoncent les propos de Kabila

Par Emmanuel Chaco

Kinshasa — Les victimes de violations des droits humains commises au Nord-Kivu, dans l'est de la République démocratique du Congo (RDC), fustigent le manque de volonté de Joseph Kabila de faire arrêter et juger Bosco Ntanganda accusé de crimes graves et recherché par la Cour pénale internationale.
Dans une série d'interventions récentes à la télévision nationale, le président Kabila a déclaré que «Bosco Ntaganda peut être arrêté et jugé au Nord-Kivu ou n'importe où en RDC», souligne l'ONG 'Haki Zetu' (qui signifie 'Nos droits' en swahili), basée à Kanyabayonga, dans la province du Nord-Kivu.
Plusieurs avocats et organisations non gouvernementales (ONG) de défense des droits humains ont dénoncé également ces propos du chef de l'Etat congolais, mettant en cause sa volonté de faire arrêter le général Ntanganda, membre du Congrès national pour la défense du peuple (CNDP), une milice qui sévit dans cette province depuis 2003.
Le CNDP s'est transformé en mouvement politique depuis 2009 lors de la grande conférence sur la paix, la sécurité et le développement des provinces du Kivu, organisée par le gouvernement et qui a connu la participation de toutes les anciennes rébellions qui avaient sévi dans l'est du pays.
Mais, selon Moreau Shamamba, un habitant de Goma, au Nord-Kivu, le CNDP a gardé une partie de ses troupes en veilleuse, tandis qu'une autre a été affectée au processus d'intégration dans les Forces armées de la RDC (FARDC) et celle-ci a fait défection, rejoignant les éléments qui sont restés dans le maquis depuis fin mars 2012.
Jean Kyatsimba, président de l'ONG 'Haki Zetu', déclare à IPS: «C'est depuis le début du mois d'avril 2012 que le chef de l'Etat congolais n'arrête pas de dire à travers les médias que "Bosco Ntaganda peut être arrêté et jugé au Nord-Kivu ou n'importe où en RDC", oubliant en même temps que le pays ne dispose pas d'une armée capable d'une telle action et que la justice congolaise est très faible».
Mais, sans donner les détails sur la logistique et le nombre, Didier Etumba, chef d'état-major des FARDC, affirme que «grâce à l'engagement personnel du président de la République, l'armée dispose des atouts suffisants pour mettre fin à la situation d'insécurité et aux violations des droits de l'Homme qui ont cours au Nord-Kivu».
Cependant, Kyatsimba, dont l'ONG encadre une cinquantaine de mamans victimes des viols commis par la milice du CNDP, estime que «ni l'armée ni la justice congolaises ne sont capables de protéger les victimes qui viendraient soutenir leurs accusations contre le CNDP. Et toutes ces victimes ont grandement peur des représailles des milices qui agissent souvent sans pitié».
En effet, Ambroise Kahongya, avocat et défenseur des droits de l'Homme à Goma, soutient que «seule la Cour pénale internationale (CPI) qui a déjà lancé un mandat d'arrêt contre Ntaganda est capable d'arrêter ce dernier - grâce aux troupes de la Mission des Nations Unies en collaboration avec les FARDC - et d'offrir une sécurité suffisante aux victimes et témoins qui accepteront de participer à la procédure devant elle».
Selon Kahongya, la CPI n'attend qu'un quitus du gouvernement congolais, pour faire arrêter Ntaganda puisqu'elle a déjà lancé un mandat d'arrêt contre lui.
Jacquie Lugumire, une victime du CNDP, témoigne: «J'ai été violée un soir pendant que je sortais de l'école où j'enseignais dans le quartier de Katindo, à Goma, par un groupe d'hommes armés que je crois appartenir au CNDP. Et depuis, j'ai quitté Goma pour m'installer à Kanyabayonga d'où je ne sors presque pas par peur que mes bourreaux, dont je peux reconnaîetre au moins deux, ne s'attaquent encore à moi».
Pleurant et visiblement révoltée, Lugumire déclare à IPS qu'elle est sûre que ses «agresseurs circulent encore librement sur toute la province pendant que les autorités congolaises gardent le silence ou font des discours démagogiques». Elle ajoute: «Et à Kanyabayonga où se cachent la plupart des milices de Ntaganda, l'armée, la police et la justice sont quasi-inexistantes».
«Et même à Goma où habite ma famille», souligne-t-elle, «Kabila connaîet dans quelles conditions de misère travaillent l'armée, la police et la justice congolaises qui n'ont jamais réussi une seule mission sans l'appui de la Mission des Nations Unies présente en RDC».
A la fin de mars 2012, les anciens membres du CNDP ont fait défection de l'armée régulière, reprochant au président Kabila de n'avoir pas «respecté les accords passés entre lui et le CNDP, relatifs à la réforme de l'armée congolaise».
Dans un mémorandum adressé à Kabila, le 24 mars, dont copie est parvenue à IPS, le CNDP fustige la non création de la «commission militaire mixte devant traiter les questions relatives à l'intégration militaire dans les structures des états-majors, la reconnaissance officielle des grades portés par les militaires du CNDP, ainsi que l'encadrement des militaires, qui étaient pourtant convenus entre Kabila et Ntaganda à Goma, en janvier et mars 2009».
Selon ce mémorandum, le «retrait du CNDP de l'armée congolaise est dû à l'absence de cette commission et au maintien des conditions inhumaines et misérables dans lesquelles vivent les militaires congolais, conséquence des détournements avérés des fonds destinés aux opérations militaires et de l'encadrement des militaires qui vivent comme des indigents».
Entre-temps, des violations graves des droits humains ont quasiment redoublé dans la province depuis la défection des militaires ayant appartenu au CNDP, selon l'ONG 'International Crisis Group'.
Dans un rapport publié le 19 avril, cette ONG affirme: «La mutinerie, orchestrée ces derniers jours par Ntaganda, a pris une tournure qui dépasse la simple question judiciaire. En effet, les récents évènements survenus à Goma, et plus globalement dans les Kivus, sont symptomatiques de problèmes politiques profonds qui persistent depuis de nombreuses années sans être réellement traités».
Ntaganda est accusé de plusieurs violations graves des droits de l'Homme dans l'est de la RDC, et accusé dans un rapport des Nations Unies d'être impliqué dans des réseaux de trafic illégal de ressources naturelles dans le pays.

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28 avril 2012

BENI : L’attaque du camp FARDC/Ozacaf de Beni : Toute la vérité n’a pas été révélée

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C’est la radio Okapi qui a été la première à diffuser l’information sur l’attaque surprise du camp Ozacaf des Fardc en pleine ville de Beni. Voici la version soft diffusée par cette radio de la Monusco et que tous les médias coupagistes ont reprise en chœur sans vouloir vérifier l’information sur terrain :
«   Il était aux alentours de 2 heures du matin, mardi 24 avril, quand un groupe de présumés guerriers Maï-Maï a attaqué le camp militaire Ozacaf, situé en plein centre de la ville de Beni en RDC. Equipés d’armes blanches, de machettes et de lances, ils projetaient sans doute de voler des armes à feu. Les assaillants ont tablé sur l’effet de surprise et sur la terreur qu’ils inspirent. Les Maï-Maï ont la réputation d’être invincibles et sans pitié. Comme tous les camps militaires, celui-ci est peuplé de familles entières, femmes et enfants qui n’ont pas été épargnés. Une femme a été tuée, huit autres blessées et quatre enfants sont grièvement touchés. Un assaillant a été tué, et selon certaines sources, un militaire également. Une fois les assaillants repoussés, les femmes en colère ont brûlé le corps du Maï-Maï tué. Elles ont ensuite défilé en ville avec le corps de leur consœur assassinée. Des barricades ont été érigées, des pierres lancées sur les commerces. »
Pour l’heure nous sommes en mesure de vous confirmer qu’il y a eu effectivement attaque du camp militaire Ozacaf par ces combattants Maï-Maï qui sont embusqués tout autour de Beni et que ces soldats rwandophones  incapables de faire déguerpir pour la simple raison qu’ils ont été déployés dans le Grand-Nord dans le but de protéger les intérêts de Kabila et son mentor : la sécurité des personnes et de leurs biens n’entre pas dans la ligne de leur mission. Il en est de même pour ces touristes du tiers monde asiatique qui arborent cyniquement les bérets bleus des NU en prétendant sécuriser les populations civiles.
 
Par contre, et personne n’ose le dire, il y a eu une opération commando peu avant cette attaque Maï-Maï et la moisson a été plus que fructueuse. En effet, vers 1 heure du matin, un groupe d’une trentaine des vaillants combattants des FDDC (Forces du Droit pour la Défense des Citoyens) ont pu pénétrer les lignes de défense des Fardc rw en neutralisant quelques gardes qui étaient postés et endormis devant le dépôt des munitions du camp Ozacaf. En moins de 45 minutes, un bon stock d’armes et munitions a été volatilisé par ce commando et embarqué dans un camion préparé à cet effet. Cet exploit a été possible grâce au courage des combattants FDDC et surtout l’implication de certains compatriotes Fardc au sein du camp Ozacaf et qui en ont marre de voir ces rwandophones, sans aucune considération pour les congolais, diriger notre armée inféodée au dictat rwandais.
Le lendemain, un autre groupe de combattants FDDC a attaqué des positions Fardc dans la région comprise entre Mambasa et Epulu où ces délinquants s’occupent plus d’exploitation des carrières de Coltan et du braconnage que de la sécurité des populations. Le bilan été très lourd dans les rangs de ces malfrats qui travaillent pour le compte des occupants.
Nous disons merci beaucoup aux combattants FDDC qui occupent de plus en plus d’espace dans la région de Beni et de l’Ituri sous la supervision du Colonel Jacques Kinsiama, colonel Kahasha et la bienveillance de Maître Marie-Thérèse Nlandu, l’icône de l’opposition active contre l’occupant rwandais et ses valets congolais.
Mise en ligne, ce jeudi 26 avril 2012
Jean Mulongo Mbuyu

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