27 avril 2012

Crise post-électorale en RDC : Etienne Tshisekedi maintient le cap



La République Démocratique du Congo n’est pas encore sortie de la crise électorale, 5 mois après la tenue des élections présidentielle et législatives, le 28 novembre 2011. En dépit de la mise en place des nouvelles institutions, la fracture sociale et politique est perceptible. Ce décor devient comme une bombe à retardement, un volcan en ébullition prêt à exploser au moment opportun c’est-à-dire si la démocratie s’exerce normalement. Dans l’entre temps, la crise au sommet de l’Etat est évidente malgré le calme apparent qui s’observe dans !e ciel politique congolais. La Présidence de la République bicéphale explique toute complexité de la situation.

Joseph Kabila, proclamé Président de la République par la commission électorale nationale indépendante et la cour suprême de justice, est entrain de gérer la mise en place des nouvelles institutions du pays. Après l’assemblée nationale, le nouveau premier ministre nommé finalise la formation de son gouvernement. A ce titre, le cycle institutionnel devient de plus en plus complet en vue de démarrer cette nouvelle législature en attendant l’organisation d’autres échéances électorales. Etienne Tshisekedi, challenger de Joseph Kabila, s’est, pour sa part, auto proclamé président de la République, contestant automatiquement le pouvoir de son adversaire politique. En cette qualité, il a revendiqué la légitimité et cherche à conquérir l’imperium du pouvoir pour exercer l’effectivité du pouvoir d’Etat. Ses tentatives de prendre possession du fauteuil au palais de la Nation se sont avéré infructueuses à cause de la résistance du pouvoir de Kabila qui a installé un blocus avec les éléments de la police nationale et de la garde Républicaine dans toutes ses voies de sortie, une mise en assignation à résidence surveillée de facto. Depuis lors, c’est le bras de fer, le fort qui impose sa loi.

Etienne Tshisekedi maintient le cap

Avec le train de la mise en place des institutions en marche, rien ne parait arrêter invariablement le schéma politique en cours pour imposer un autre. Tout en maintenant le secret de son action, le Président Kabila se révèle trop sûr de Iui-même, entrain de neutraliser tout ce qui bouge contre son pouvoir. En dépit de la position difficile dans laquelle il se trouve, Tshisekedi ne s’avoue pas vaincu et pour cela, il peaufine ses stratégies pour se maintenir sur la scène politique et faire aboutir son schéma : l’auto proclamation, l’annulation des élections législatives, l’exclusion des députés au nom de son parti et rupture avec ceux des partis politiques alliés de l’opposition. Se considérant le véritable dépositaire du poste de. Président de la République, Etienne Tshisekedi est en voie de se doter d’une nouvelle, plate politique la Majorité Présidentielle Populaire comme machine politique pendant que dans l’opinion circule d’une bouche à l’oreille la nouvelle faisant état de la sortie de son gouvernement en vue de mettre les Kabilistes devant un fait accompli, eux, qui font tourner le regard de toute la nation vers Matata et son gouvernement. S’il convient qu’on ne peut pas vendre la peau de l’ours sans l’avoir tué, dans le duel Kabila Tshisekedi, le dernier n’est pas encore dit.
Le Satellite

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RFI - RDC: défection au sein de la majorité présidentielle

Pourtant pressentie pour obtenir un porte-feuille ministériel, SCOD (Solidarité congolaise pour le développement) n’aura finalement pas attendu la composition du nouveau gouvernement en RDC. Son président, l’ancien ministre Jean-Claude Muyambo, a annoncé ce mercredi 25 avril que le mouvement quittait la majorité présidentielle. Raison invoquée : la non-transparence des résultats aux élections législatives. La Cour suprême de justice avait rejeté la requête en annulation du vote à Lubumbashi, où M. Muyambo pense avoir été élu.

 Avec notre correspondant à Kinshasa

Le président de SCOD accuse la Haute Cour de s’être alignée sur la position de la Céni, qui selon Jean-Claude Muyambo a obéi à des injonctions extérieures pour le disqualifier.

Avant la publication des résultats aux législatives, l’avocat avait déjà dénoncé des manœuvres politiciennes dirigées contre sa personne. Selon lui, le dauphin Augustin Katumba Mwanke, l’éminence grise de la présidence de la République, avait transmis à la Céni une liste de ceux qui devaient être déclarés élus dans le chef-lieu du Katanga, sans tenir compte de la vérité des urnes.

Avec deux députés au Parlement, SCOD espérait tout de même améliorer sa représentativité à l’Assemblée nationale, dans la perspective d’obtenir un poste au gouvernement. Le bâtonnier n’a pas dit si son parti adhérait à l’opposition, ou s’il allait demeurer neutre après son

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26 avril 2012

Pourquoi les Kinois n’aiment pas Joseph Kabila?

Dans un pays où les instituts de sondage manquent, la popularité d’un homme politique pourrait passer par les intentions de vote qu’il récolte. A Kinshasa, en République démocratique du Congo, le président réélu n’est pas aimé.

Les résultats des différents scrutins auxquels s’est présenté Joseph Kabila, réélu

à la présidentielle du 28 novembre dernier, tendent à prouver que le président de la République démocratique du Congo, n’a pas la côte dans les villes de l’Ouest. Surtout à Kinshasa, la capitale, où l’opposition a les faveurs des Kinois.

Selon les résultats publiés par la Ceni (Commission électorale nationale indépendante), à Kinshasa, Joseph Kabila récolte 30,03% de suffrages, Etienne Tshisekedi, candidat de l’opposition, fait 64,09%. A y regarder de près, on se rend compte que le leader de l’UDPS (Union pour la démocratie et le progrès social) vient en tête dans les quatre circonscriptions électorales de la ville province de Kinshasa.

Kinshasa I: 29,14% pour J. Kabila et 64,01% en faveur d’Etienne Tshisekedi. Kinshasa II: Etienne Tshisekedi est largement en tête avec 71,13% et Joseph Kabila, président sortant se contente de 23,32%. Il ne fait pas mieux dans les deux autres circonscriptions, 28,53% à Kinshasa III et 37,37% à Kinshasa IV. Etienne Tshisekedi arrive encore une fois en tête avec respectivement 65,13% et 57,52%.
Désaveu ou désamour?

Au vu des derniers résultats de la présidentielle, on serait tenté de croire que les Kinois n’aiment pas Joseph Kabila. Même en 2006, face à Jean-Pierre Bemba, le candidat de l’opposition de l’époque, le président sortant n’a pas fait mieux dans la capitale Kinshasa, qui lui reste toujours hostile. Au premier tour de la présidentielle du 30 juillet 2006, dans les provinces de l’Ouest, visiblement acquise à l’opposition, il ne dépassera pas la barre des 15%; 14,7% à Kinshasa, dans le Bas-Congo et le Bandundu, il obtient respectivement 13,9% et 2,6%.

Jean-Pierre Bemba son principal opposant obtient 48,30% à Kinshasa. Dans les provinces du Bas-Congo et Bandundu, toujours à l’ouest, le candidat de l’opposition vient en tête avec respectivement 36,2% et 9,6%. Joseph Kabila est plébiscité à l’est du pays avec 94,6% au Sud-Kivu et 89,8% au Maniema. Il glane 70,3% en Province Orientale: 77,7% dans le Nord-Kivu, 78% au Katanga.

Au second tour de la présidentielle qui se déroule le 29 octobre de la même année, les électeurs de Kinshasa ne votent pas en masse pour lui. Joseph Kabila récolte 32% d’intentions de vote contre 68% pour Jean-Pierre Bemba.

«L’aversion contre Joseph Kabila à Kinshasa et dans les villes de l’Ouest pourrait s’expliquer par le fait qu’il n’ait pas appris le lingala (NDLR: langue parlé à Kinshasa), et le fait de n’avoir jamais établi la moindre continuité avec la Conférence nationale souveraine pour laquelle l’Ouest s’était particulièrement engagé.  Elle est persistante et toute fois nuancée par le changement d’adversaire, Jean-Pierre Bemba en 2006 et Etienne Tshisekedi en 2011» , croit savoir Claude Misambo, un analyste politique.

Peter qui aborde dans le même sens estime:

«En plus du fait que Joseph Kabila ne parle pas le lingala, il est rejeté à Kinshasa parce qu’il n’est pas kinois. On ne le comprend pas et il ne sort pas beaucoup dans la ville. On ne le cite pas dans les chansons célèbres (sauf à l'occasion des élections). Il n'honore aucune grande bière de Kinshasa, ni un grand musicien. Ce n’est pas un sapeur. Contrairement au Kinois typique qui est un dilettante, menant une existence sans épaisseur, qui aime l’ambiance et qui n'investit pas dans le temps. C’est une question de mentalité. Et Joseph Kabila est loin de tout ce qui fait la spécificité des Kinois.»
Un parcours atypique

Le Président Joseph Kabila souffrirait aussi de son parcours atypique, auquel les Congolais ne sont pas habitués. 

«Comment quelqu’un dont le parcours scolaire est flou peut-il diriger un grand pays comme le Congo?», s’étonne Willy.

«Les Kinois ne peuvent pas aimer et accepter de se faire diriger par quelqu’un qui n’a jamais assumé des fonctions publique et politique; même pas commissaire de commune. C’est inadmissible», tranche-t-il.

Pour Taky, ce n'est pas seulement Joseph Kabila que l’on rejette, mais aussi tout ceux qui sont dans son entourage et qui travaillent avec lui pour ne rien faire de concret pour l’amélioration des conditions de vie des populations.

Il faut souligner que Joseph Kabila n’est pas le seul, encore moins le premier président de la République démocratique du Congo à être confronté à cette situation. Son père Laurent-Désiré Kabila, avant le fils, a connu le même sort.

«A son arrivée en 1997, le pouvoir AFDL (Alliance des forces démocratiques pour la libération du Congo) a commis beaucoup de fautes, comme le ravissement des biens, des maisons, emprisonnements, discrimination, les soldats ex Faz envoyés à Kitona, etc. Bref, des actions ciblées contre les gens de l'Equateur et les dignitaires du régime Mobutu», explique Claude Misambo.

Il trouvera d’abord grâce aux yeux des Kinois pendant la guerre du 2 août 1998. Il y avait eu un rapprochement idéologique entre Kabila père et la population kinoise qui a vécu pendant trois semaines sans électricité, après la prise du barrage de Inga par le RCD (Rassemblement congolais pour la démocratie). La colère des Kinois s’est déversée sur les soldats RCD lors de leur tentative d'entrée à Kinshasa en 1998. A son décès, Kabila père sera considéré comme un héros national, mort pour la nation. Certains le regrettent jusqu’à ce jour.

«S’il était encore en vie, la République démocratique du Congo ne serait pas à ce niveau. Il avait une vision et un idéal pour ce pays. On ne l’a pas compris tôt», confie Franck Kavira, nostalgique.
Accusé d'être un étranger

Entre temps, Joseph Kabila doit faire face à diverses critiques. Certains de ses opposants le traitent d’étrangers. Parmi eux, Honoré Nganda de l’Apareco (Alliance des patriotes pour la reconstruction du Congo): «Hippolyte Kanambe, alias Joseph Kabila est un Rwandais, fils de….»

Un argument qui revient très facilement dans la bouche de ceux qui le combattent et de beaucoup de Kinois. Si son père feu Laurent Désiré, bénéficiait de la reconnaissance de sa nationalité congolaise, son fils doit faire face à des doutes alimentés sur son identité, mais aussi sur sa filiation paternelle.

Comme argument, son frère Etienne Taratibu Kabila, exilé en Afrique du Sud, brandit le fait que «si Laurent Désiré était son père (NDLR: le père de l’actuel président), il aurait tout fait pour que la vérité sur son assassinat soit connue et moi, je ne serais pas en exil».
Kinois rebelles et têtus

Du point de vue de la sociologie politique, les Kinois ont toujours été une population qui ne s’accorde pas avec le président en exercice.

«Le feu-président Mobutu a connu le même sort dans les années 90, au point qu’il a fui Kinshasa pour aller vivre à Gbadolite, son village natal, dans la province de l’Equateur», analyse le professeur Mwayila Tshiyembe.

«Patrice-Emery Lumumba, malgré le succès qu’il avait en province orientale dans les années 60, n’a pas été accueilli à bras ouvert à Kinshasa. Kasa-Vubu, le premier président du Congo a connu le même rejet. Cela peut s’expliquer par le fait que Kinshasa est la capitale de ce pays et que la vie politique y est intense. En plus, les gens y sont éveillés et plus cultivés que ceux des provinces, disons, plus sensibilisés à la chose politique, C’est pour ça que les Kinois sont difficiles à berner», argumente l'universitaire.

Dans cette ville cosmopolite, chacun trouve une raison de détester le président qui vient d’être réélu dans un environnement où l’opposition bénéficie des faveurs d’un large électorat.

Pour ne pas être considéré comme «collabo» en manifestant visiblement son attachement à Joseph Kabila, les soutiens se font de plus en plus rare. Surtout quand est brandi l’argument de la guerre.

«Il est responsable des six millions de morts à l’est du pays et des femmes violées», martèle Philippe.

Difficile dans ces conditions d’afficher publiquement son amour à un président qui traîne une telle image.

Jacques Matand

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De l’holocauste oublié à l’holocauste occulté au Congo-Kinshasa



Le Congo Kinshasa est un pays frappé par un mauvais sort qui ne dit pas son nom.   Créé en 1885 comme une colonie internationale dont la gestion est confiée à Léopold II, Roi des belges, ce pays béni de Dieu a connu deux génocides. Le premier holocauste fut commis par Léopold II sous l’Etat Indépendant du Congo. Il a été oublié. Le deuxième a été perpétré sous la barbe de la communauté internationale. Il est ignoré du grand public. Les capitalistes prédateurs, responsables de ces deux génocides, font tout pour effacer les traces de leur double forfait dans la mémoire collective des Congolais.

Après la traite négrière organisée par les capitalistes européens qui ont fait fortune en Afrique de manière générale et dans le Bassin du Congo, en particulier, les populations congolaises furent victimes d’un système d’exploitation barbare mis en place par Léopold II.

Holocauste oublié

Seul Adam Hochschild a trouvé des mots justes pour révéler au monde ces actes de barbarie. La révélation du journaliste américain est contenue dans un ouvrage de haute facture qu’il a publié sous un titre assez évocateur : «Les fantômes du Roi Léopold, un holocauste oublié».

Intellectuel lucide, ce journaliste a démontré comment le système léopoldien a organisé un génocide des Congolais qui, malheureusement, est  passé inaperçu. Sa démarche s’inscrit dans la droite ligne du journaliste anglais Edmond Morel qui eut, en son temps, le courage de dénoncer les barbaries des agents de l’Etat indépendant du Congo dont Léopold II fut propriétaire mais en même temps gérant des intérêts capitalistes occidentaux.

En effet, pour mettre en valeur le nouvel Etat, les populations congolaises furent réduites à l’état d’esclaves sur leur propre territoire. Abandonnés à la méchanceté des fonctionnaires sans scrupules, les Congolais furent soumis au travail forcé. Bien plus, ils ont travaillé sans recevoir de salaire. Ceux qui osaient résister subissaient la loi de la torture. Cette situation va s’aggraver avec la découverte de l’hévéa, plante qui fournit du caoutchouc utilisé dans la fabrication des pneus. La forte demande de pneu sur le marché international contraignit les agents de Léopold II à augmenter la production du latex.

Conséquence : les souffrances des populations congolaises redoublèrent davantage. Des villages entiers furent décimés, des femmes violées et des enfants faits prisonniers. Tout cela pour contraindre les hommes à travailler pour l’Etat indépendant du Congo de triste mémoire. Les hommes et les femmes qui ne produisaient pas la quantité de caoutchouc demandée par les capitas, virent leurs mains amputées sur instruction de l’autorité coloniale. Bien plus, on séchait ces mains de manière à constituer une preuve auprès des commanditaires. Bilan : plus de dix millions de victimes. Ce fut un génocide. Et le bourreau est connu : Léopold II, Roi des Belges et de l’Etat Indépendant du Congo.

Cependant, une interrogation mérite d’être soulevée. Pourquoi tant des morts sans que justice soit faite ? Pourquoi n’a-t-on pas ouvert un procès contre Léopold II et ses partenaires internationaux ?  En lieu et place, l’Etat Indépendant Congo est annexé à la Belgique et devient Congo-Belge. La stratégie a consisté à effacer les traces et couvrir le crime. Ce travail d’effacement de mémoire fut effectué par des bourreaux étrangers avec la complicité des élites congolaises afin que des générations futures des Congolais ne se souviennent de ce holocauste.

2ème holocauste occulté

Malgré des révélations sur l’holocauste oublié, les populations congolaises continuent à souffrir. C’est comme si elles étaient en train de purger un quelconque châtiment de la Providence. De cette tragédie, il n’est tiré aucune leçon d’histoire, faute de mémoire collective entretenue.  Avec la guerre d’agression du Rwanda, de l’Ouganda et du Burundi, pays soutenus par les Anglo-saxons, le Congo a connu un autre génocide. Celui-ci, à la différence de l’holocauste oublié, est carrément occulté. Selon les chiffres bien connus de tout le monde, les deux guerres d’agression ont fait plus 9 millions de morts.  Dans les cinq provinces à l’Est de la République démocratique du Congo, il se trouve un cimentière le plus long de l’histoire du monde. Le sang des Congolais réclame justice.

Si le premier génocide des Congolais est le résultat de l’industrialisation de l’Europe, le deuxième – occulté- reste la conséquence de la révolution technologique, des impératifs de la communication et de la mondialisation capitaliste.  En effet, la guerre des Banyamulenge qui était justifiée pour la nationalité s’est révélée une guerre économique. Les mobiles identitaires avaient comme soubassement la conquête des mines.

A ce sujet, le livre-enquête du journaliste français Christophe Boltanski sous un titre éloquent «Minerais de sang, des esclaves du monde moderne» est assez explicite.  Les guerres à l’Est de la République démocratique du Congo sont des guerres de pillages des mines entretenues par les industries occidentales. Ces guerres de mines ont causé plus de 9 millions de morts.

Dans les médias occidentaux et autres, ce génocide est ignoré. Chose grave, des universitaires canadiens et belges ont même tenté de réduire le nombre de morts en tripotant sur les chiffres. Ils les ont revus à la baisse. Les Canadiens avancent le chiffre de 2.5 millions de morts et laissent entendre qu’il s’agit des décès dus à la misère et d’autres maladies. Quant aux universitaires belges, ils se sont encore pires. Ils parlent de 180 000 décès. Quel cynisme ! Avec du recul, l’on se rend compte que tous ces chiffres sont avancés et soutenus pour occulter le génocide congolais et éviter d’identifier les responsables.

D’ailleurs, tous les rapports des Nations unies ont identifié les sociétés et les gouvernements des pays africains, asiatiques et occidentaux impliqués dans le pillage des ressources naturelles du Congo. Nullement émue, la justice internationale ne s’en est pas saisie. A la place d’un procès, la communauté internationale conseille aux Congolais de négocier avec leurs bourreaux. Ils  mettent en place la Conférence internationale pour la paix dans la région des Grands Lacs, et ressuscitent la communauté des pays des Grands Lacs. Initiatives destinées à effacer les traces de ce deuxième génocide. Curieusement, la plupart des pays occidentaux initiateurs de cette conférence sont ceux dont les entreprises sont impliquées dans les pillages des ressources du Congo et le génocide des Congolais. D’où, leur empressement d’effacer le tableau.

Pourquoi ces deux génocides des Congolais n’ont pas bénéficié d’autant de publicité que celui des Juifs ou des Rwandais ? La réponse est simple : le bourreau est encore masqué et puissant.

Pour le génocide juif, le bourreau est connu : Hitler et le nazisme. Pour le génocide rwandais, ce sont les Interahamwe. Quant aux génocides congolais, les bourreaux sont encore masqués ; ils détiennent des médias, contrôlent les publications et font pression sur les élites congolaises afin qu’elles ne parlent pas. Il s’agit du capitalisme prédateur. Peut-être que quand le rapport de force changera de camp, ces bourreaux seront démasqués et traduits devant la Cour internationale de justice. En tout état de cause, la balle est dans le camp du Congolais. Il doit se prendre en charge et défendre sa cause. Les autres ne le feront pas à sa place.

Freddy Mulumba Kabuayi.

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Les Pays-Bas soutiennent l’arrestation de Bosco Ntaganda et son transfert à la CPI



Les Pays-Bas joignent leur voix à celle du chef de l’Etat congolais, Joseph Kabila, pour demander l’arrestation du général Bosco Ntaganda et son transfert à la Cour pénale internationale (CPI) à La Haye. Le Royaume des Pays-Bas encourage l’arrestation du général Bosco Ntaganda et son transfèrement à la Cour pénale internationale (CPI) à La Haye.  L’ambassadeur néerlandais, Robert Van Embden, l’a déclaré hier mercredi 25 avril lors d’un point de presse qu’il a animé en sa résidence de Gombe. Ce, à la veille de la fête de la Reine des Pays-Bas, célébrée le 30 avril de chaque année.

Le diplomate a d’abord fait observer une minute de silence en mémoire du directeur de publication du journal Le Potentiel, Freddy Monsa, décédé le 7 avril 2012. «J’aimerais saluer ici la mémoire d’un journaliste professionnel et intègre dans ses rapports avec notre ambassade», a-t-il indiqué.

D’entrée de jeu, Robert Van Embden a, au nom de son pays, appelé le prochain gouvernement congolais à saisir ce moment pour assurer la relance économique enraciner de façon durable le processus de démocratisation et l’établissement de l’Etat de droit à travers la prise des mesures courageuses donnant un signal positif à l’opinion tant nationale qu’internationale.

«En effet, avec l’arrivée du nouveau gouvernement congolais, il n’y a pas de meilleur moment que maintenant pour revitaliser et renforcer la lutte contre l’impunité à l’échelle nationale et, en particulier, à l’Est du pays. Le meilleur signal possible marquant cette volonté politique serait, à juste titre, l’arrestation de Bosco Ntaganda comme évoquée dans la récente déclaration du chef de l’Etat ainsi que son transfert immédiat à la Cour pénale internationale tel que souhaité par beaucoup de Congolais et la communauté internationale», a suggéré l’ambassadeur néerlandais.

Soutien des Pays-Bas à la RDC

Sur le plan économique, les Pays-Bas encouragent la RDC à se saisir de cet instant présent en finalisant son processus d’adhésion à l’OHADA (l’Organisation pour l’harmonisation du droit des affaires en Afrique). Ce, à travers le dépôt des instruments de ratification auprès du gouvernement sénégalais. Pour ce royaume, cette adhésion serait «un pas important non seulement dans la vie de l’amélioration générale du climat des affaires et de la gouvernance économique mais surtout aiderait à sécuriser juridiquement les investissements tant nationaux qu’internationaux».

La rencontre d’hier mercredi a aussi été l’occasion pour l’ambassadeur des Pays-Bas d’indiquer le contexte politique spécial de son pays marqué par la démission du Premier ministre néerlandais, Mark Rutte. «Quoi qu’il en soit, j’aimerais ici rassurer nos partenaires congolais de la disponibilité des Pays-Bas à soutenir et accompagner la RDC à relever ses défis dont le plus important reste certainement celui d’améliorer les conditions de vie des 65 millions de Congolais. Ce, en leur apportant la prospérité et la sécurité à laquelle ils aspirent tous», a rassuré le représentant du gouvernement néerlandais en RDC.

Depuis plusieurs années, les Pays-Bas se sont engagés à la stabilisation et la relance de la paix durable dans la partie Est de la RDC. Ils sont actuellement actifs dans un programme régional susceptible d’apporter une meilleure sécurité à la population congolaise. En ce moment, ils étudient l’extension concrète de leur engagement. Selon Robert Van Embden, dans les années à venir, cet  engagement pourrait se concrétiser dans la réhabilitation des axes routiers, la sécurité alimentaire ainsi que dans les domaines du dialogue, de la réconciliation et de la relance économique. «Il importe que ce processus de stabilisation puisse se dérouler avec l’implication du gouvernement sous une approche large incluant la Société civile, les agences onusiennes et les partenaires internationaux», a souhaité le diplomate néerlandais.

Pour rappel, la disponibilité des Pays-Bas à collaborer avec le peuple congolais se manifeste déjà à travers les différents programmes financés ou accessibles à la RDC. C’est le cas, notamment du Fonds néerlandais pour l’utilisation de l’eau ; le programme économique néerlandais «PSI Plus», finançant des projets innovants.


Bienvenu Ipan

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25 avril 2012

Sur base des résultats de sa mission d'observation électorale L'UDPS livre la vérité des urnes sur la présidentielle du 28 novem




Dans une conférence de presse tenue hier au siège de ce parti à Limete, le Secrétaire général de l'Udps a révélé comment Etienne Tshisekedi a malmené le candidat N°3 lors de l'élection présidentielle du 28 novembre dernier. Mais Ngoy Mulunda en a décidé à sa manière.

Depuis la tenue des élections présidentielle et législative de triste mémoire du 28 novembre dernier, l'épiscopat catholique et la majorité de la congolaise ne cesse de réclamer la vérité des urnes. C'est que l'Union pour la démocratie et le progrès social (Udps) a, après un long moment de silence, décidé de livrer les résultats de sa propre mission d'observation électorale.

En effet, au cours d'une conférence de presse tenue hier mardi à Kinshasa, dans son quartier général, à Limete, l'Udps par l'entremise de son Secrétaire général, Me Jacquemin Shabani a rendu publics les véritables résultats des urnes.

Dans son rapport d'observation électorale à travers le pays, l'Udps donne son président largement vainqueur à la présidentielle du 28 novembre dernier face à Joseph Kabila avec 56. Limete déplore la mauvaise foi de Ngoy Mulunda, président de la Commission électorale nationale indépendante (Ceni) qui a donné les résultats qui cadrent pas avec la réalité.

Pour Jacquemin Shabani, c'est Etienne Tshisekedi qui a gagné la présidentielle du 28 novembre dernier. Mais son parti se bat et utilisera tous les moyens pour arracher la victoire confisquée du peuple congolais.

S'agissant des députés nationaux de ce parti qui siègent à Lingwala, le secrétaire général du parti cher à Etienne Tshisekedi était clair dans ses dires. Pour lui, tout celle ou celui qui s'éloigne de la ligne politique du parti et son président Etienne Tshisekedi en assistant au forum d'en face de l'inspection générale de la police s'écarte lui-même du parti.

Outre son rapport de la mission d'observation électorale, le parti d'Etienne Tshisekedi a présenté également son rapport sur les graves violations des droits Humains constatés avant, pendant et après les élections du 28 novembre 2011 par les forces de défense et de sécurité obéissants au pouvoir en place. L'Udps soutient le travail formidable abattu par les organisations de la société civile de défense et de promotion des droits de l'homme qui enquêtent sur les abus commis par les forces de défense et de sécurité pendant cette période électorale.

Ainsi, le parti d'Etienne Tshisekedi envisage de porter une plainte devant la justice supra-nationale pour que les auteurs des graves violations des droits de l'homme enregistrées avant, pendant et après les scrutins du 28 novembre dernier répondent de leurs actes.

Pour rappel, plusieurs missions d'observation électorale ont attesté que les élections du 28 novembre dernier ont été entachées de graves irrégularités.

Au sens strict de ce terme, quand on parle des irrégularités, on sous entend qu'il y a eu fraudes massives. Mais la communauté internationale qui avait déployé une mission d'observation électorale pour s'enquérir du déroulement des élections a fait fi des conclusions de ces rapports.

Hier le parti d'Etienne Tshisekedi a révélé les secrets de la vérité des urnes en annonçant la victoire du sphinx de Limete avec 56,2% face à Joseph Kabila. Le débat est donc relancé.

Les élections présidentielle et législative du 28 novembre dernier ont été émaillées des violences.

Un rapport accablant publié dernièrement par les Nations Unies a mis en cause les éléments de la police et de l'Agence nationale de sécurité qui ont montré leur limite en procédant aux arrestations arbitraires et détentions illégales des combattants de partis politiques de l'opposition dont l'Udps.

Ce rapport a même indiqué que jusqu'à ce jour, plusieurs personnes ont été victime d'exécution sommaire, et d'autres se trouvent en détention à cause de leur appartenance à la même province qu'Etienne Tshisekedi.

GODE KALONJI MUKENDI

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Trois officiers FARDC font défection au Nord-Kivu



Une nouvelle vague de désertion des officiers vient d’être enregistrée au sein des FARDC, au Nord-Kivu. La dernière en date est celle de trois officiers, dont un commandant du 1er bataillon du 812ème régiment basé à Ngungu, au Sud-est de Masisi-centre. Trois officiers des Forces armées de la RDC viennent de déserter les rangs de l’armée régulière dans la province du Nord-Kivu. Il s’agit du colonel Mutoni, commandant du premier bataillon du 812ème régiment basé à Ngungu, au Sud-est de Masisi-centre ; du colonel Baudouin Ngaruye, commandant du troisième secteur opérationnel, déployé au Sud-Kivu. Le troisième officier déserteur est le colonel Innocent Nzimulinda, ancien commandant du 811ème régiment.

Ces officiers ont fait défection malgré la récente mise en garde des autorités militaires.

Selon radiookapi.net qui a livré cette information, le colonel Mutoni a déserté les rangs de l’armée avec ses hommes, le dimanche 22 avril 2012. Il a quitté Ngungu pour rejoindre  Kitshanga, à l’Ouest de Goma, dans le territoire de Masisi, où sont concentrés la plupart des déserteurs.

D’après les sources locales citées par la radio onusienne, un deuxième bataillon du 812ème régiment aurait pourtant gardé sa position à Ngungu.

Le deuxième officier déserteur, le  colonel Ngaruye, qui devait rejoindre son nouveau poste d’affection à Mwenga, le samedi 21 avril, n’est jamais arrivé, renseignent des sources militaires relayées par radiookapi.net.

La même source rapporte qu’«il se serait rendu à Kitshanga, emportant environ 40 000 dollars américains destinés à son installation et à la paie de ses troupes».

Vendredi 20 avril, c’est le colonel Innocent Nzimulinda, ancien commandant du 811ème régiment, qui a, lui aussi, rejoint les autres déserteurs à Masisi.

Ces deux officiers venaient pourtant d’être entendus, il y a une semaine, par une commission de discipline à Goma.

14 militaires déserteurs à la barre

Quatorze militaires des FARDC issus de l’ancienne faction rebelle du Congrès national pour la défense du peuple (CNDP) arrêtés depuis leur défection ont regagné Bukavu (Sud-Kivu) depuis le lundi 23 avril, en provenance du Nord-Kivu. Ils doivent être jugés en chambre foraine devant la justice militaire, selon des sources de la 10e région militaire citées par la radio onusienne.

Le procès de ces mutins se déroulera à Uvira et à Baraka dans la partie Sud et à Nyabibwe dans la partie Nord de la  province devant la cour militaire opérationnelle en provenance de Goma.

Neuf militaires ont été tués, le dimanche 22 avril  2012, dans une embuscade tendue par des miliciens Maï-Maï dans la région de Bunyampuli, à Walikale, dans le Nord-Kivu. Parmi eux, les colonels Chuma et Pili-Pili, respectivement commandants du 4e secteur et du 803e régiment des FARDC. Six soldats ont aussi été blessés dans cette embuscade.

Selon les autorités des Forces armées congolaises (FARDC), ces militaires étaient en mission dans la région de Mpofi-Kibua, où le groupe Mai-Maï du chef rebelle Cheka et leurs alliés de l’ex-CNDP et des «Guides» sèment la terreur.

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L'occupation de la République Démocratique du Congo dans sa seconde phase

KagameAvec la mutation de mille soldats rwandais au Kasai Occidental commence la deuxième phase de l'occupation du Congo par monsieur Kagame.

Dans son édition de lundi dernier, radiookapi.net annonçait la mutation de 1000 militaires de l'ex-CNDP au Kasai Occidental. Le souci de l'état major des forces armées de la République Démocratique du Congo, nous dit-on, serait de mettre fin aux "soldats et officiers communautaires" au sein des FARDC.

La question que les observateurs avisés se posent est celle de savoir si la dite mutation mettrait effectivement fin au problème des soldats communautaires.  Car ces militaires d'origine rwandaise continueront toujours leur mode de vie communautaire même déplacés au milieu du pays. Pis encore, ces éléments étrangers et incontrôlés présentent un danger pour la sécurité des biens et des personnes dans cette partie du pays qui est déjà en proie à une insécurité criante depuis la fin des élections de novembre dernier. 

Certains trouvent dans ces mutations, l'amorce de la deuxième phase du plan d'occupation du Congo, concocté par  monsieur Kabila avec son mentor Kagame.  Le but de la dite mutation serait donc double: Occuper le coeur du pays militairement et, à longue échéance, prendre les femmes congolaises, affaiblir leur culture et coutumes et produire les familles qui seraient favorables à pérenniser leur domination. Si cela n'était pas le cas, comment expliquer que ces militaires rwandais, issus de l'ex-CNDP, qui refusaient le brassage et l'intégration au sein des FARDC, puissent brusquement comme par une baguette magique accepter d'aller s'installer au coeur même de la RDC?

Il est grand temps que les Congolais ouvrent les yeux pour voir la vérité qui éclate devant eux. Kabila Kanambe est en train de vendre le pays aux Rwandais. Ingeta!

Lumbamba Kanyiki

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24 avril 2012

La RDC a connu « des faibles avancées démocratiques » au cours de la dernière législature, selon l’Asadho

 
 
Impression d'écran de la page d'accueil du site de l'Asadho.Impression d'écran de la page d'accueil du site de l'Asadho.

Dans son rapport publié, mardi 24 avril, l’Association africaine de défense des droits de l’homme (Asadho) indique que la RDC a connu « des faibles avancées démocratiques » entre 2006 et 2011. Dans ce document intitulé « La démocratie sur papier, le peuple n’en veut plus », l’ONG affirme avoir examiné les actes du président de la République, du Parlement, du gouvernement, des cours et tribunaux, des institutions provinciales ainsi que ceux des partis politiques au cours de la dernière législature.

L’ONG a aussi analysé:

  • la manière dont les institutions issues des élections de 2006 ont contribué à l’avènement d’un Etat de droit
  • le respect de la constitution et des lois par les institutions
  • la situation des droits de l’homme
  • la lutte contre l’impunité
  • la culture démocratique

L’Asadho reproche au chef de l’Etat « un grand écart entre le discours et les actes posés au jour le jour ».

Elle accuse l’Assemblée nationale et le Sénat d’avoir été « complaisants, voire très complaisants à l’égard du gouvernement ».

Malgré la construction des routes, des écoles et des hôpitaux, le gouvernement est considéré comme un mauvais élève à cause de son faible engagement pour la bonne gouvernance et la transparence et pour la lutte contre les violations des droits de l’homme.

Il lui est aussi reproché de n’avoir pas appliqué les recommandations du Parlement.

Le rapport de l’Asadho n’épargne pas non plus les partis politiques tant de la majorité que de l’opposition. Le document épingle leur faible culture démocratique.

L’ONG invite les uns et les autres à se remettre en cause pour bâtir un Etat de droit.

radiookapi.net

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Insécurité de plus en plus grandissante dans la ville de Mbuji-Mayi

Mbuji-Mayi, ACP Des cas d’insécurité sont de plus en plus enregistrés depuis le début du mois d’avril dans tous les quartiers de la ville de Mbuji-Mayi, provoquant une panique généralisée parmi la population, victime  d’incursions nocturnes, selon le comité provincial de sécurité. Plusieurs biens de valeur ainsi que de l’argent sont emportés par les malfaiteurs, ajoute la source.

Le comité provincial de sécurité reconnait la fréquence des cas de vol à main armée et appelle les responsables de la police à prendre des dispositions sécuritaires en vue de mettre fin à ce problème à travers la ville. Il appelle aussi la population à collaborer avec les éléments de la police pour dénoncer tous les suspects qui vivent dans la ville pour permettre un vrai assainissement de l’espace sécuritaire.

Dans bien des cas signalés, la police d’intervention arrive souvent en retard sur le lieu après que les voleurs se soient voltigés dans la nature. Le maire de Mbuji-Mayi qui a réuni à ce sujet les chefs des quartiers de sa juridiction, a donné une semaine à ses collaborateurs pour dénoncer tous les suspects vivant parmi les administrés, la paix étant un facteur important pour le développement de la ville de Mbuji-Mayi en particulier et du pays en général. ACP/Kayu./Mat./Ndom.

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