01 octobre 2014

LA SURDITÉ POLITIQUE, FAIRE COMME SI…, LES COMBATTANTS N’EN VEULENT PAS.

marche des combattants

POUR AVOIR MIS LA TÊTE DANS LE SABLE ET FAIRE COMME SI RIEN NE SE PASSE, VOILA CE QUI A DÉCLENCHÉ LE COMBAT DES COMBATTANTS CONTRE LE RÉGIME KABILA EN RDC.

« Questions d’Afrique et d’Ailleurs » a jugé utile de vous le dire ce jour.
Sachez-le.
Dis-le-leur.

Car, les combattants ont compris que le bonheur, c’est la liberté. 

Ils ont su et savent ce qu’ils veulent pour leur pays, la République Démocratique du Congo ; ils ont appris à l’obtenir et sont en passe car, ils se sont donné les moyens de l’obtenir.

L’essence de leur croisade contre la paupérisation de leur RD Congo est à saluer et, c’est ce que fait notre organe de Presse ce mardi 30 septembre 2.014.
Ces combattants de la liberté ont gagné toute la bataille médiatique, empêchant la balkanisation malgré les rapports des forces militaires défavorables sur le terrain depuis 1997 (18 ans déjà). 

En faisant une campagne de communication originale, les Combattants de la diaspora Congolaise ont démontré, à la face du monde, que les congolais de l'étranger sont restés une Communauté soudée et unie par le sang, le patriotisme agissant et la culture de leur mère Patrie qui souffre heureusement débout.

C'est en effet au regard de la souffrance à laquelle, sont soumis les millions de leurs compatriotes là-bas, au pays, que les Rd Congolais installés à l’étranger ont puisé la force et le courage de vaincre la peur et de contourner la presse internationale, « bien pensante » plutôt favorable au génocide Rwandais au détriment des 8 millions des congolais, que fils et filles congolais ont déclenché les hostilités démocratiques.

C’est une grande leçon de courage et de stratégie donnée aux intellectuels du monde qui réfléchissent désormais sur ce phénomène inédit dans les luttes de Libérations. 

Qui pouvait un jour s’imaginer, un seul instant et croire, une seule seconde que les Congolais arrivés et vivant à l’extérieur de leur pays pour des raisons diverses et très variées ; composés des toutes sortes des couches sociales et travaillant dans tous les secteurs de la vie; de Londres à Halifax, de Melbourne à Guadalajara, d’Alger au Cap et de Dakar à Mogadiscio ; qui pouvait penser, il y a 15 ans, que ces fils et filles de la République Démocratique du Congo, s’organiseraient pour former une Diaspora qui s’adresserait au monde en donnant de la voix et faire échec aux complots criminels, divers et variés, ourdis aussi bien à l’international que sur le plan national contre leur mère Patrie ?

Il faut dire au monde entier que même le Maréchal Mobutu, Joseph Kasavumbu, Patrice Emery Lumumba voire, le trafiquant, LDKabila par qui, le grand malheur est arrivé au Congo, aucun de ces pauvres défunts dans leurs tombes n'en reviennent. Aucun d’eux ne comprendrait.

La résistance des combattants de la liberté a gagné la moitié de cette longue guerre imposée à leur Rdcongo. 

Ces femmes et ses hommes de la Diaspora l’ont emporté médiatiquement et sont en voie de la gagner définitivement.

QUI SE TROMPAIT EN DISANT QUE LA DIASPORA CONGOLAISE EST FORMÉE DES VOYOUS ?

Les combattants Rd congolais sont ceux qui ont traité les insultes du régime de leur pays, régime corrompu à la tête duquel, se trouve Monsieur Kabila, par un MÉPRIS et qui a laissé ce Job d’injures au gouvernement de Kinshasa qui ne peut et ne sait diriger le pays de façon professionnelle.

Les combattants Rd congolais composés de professeurs des Universités, ingénieurs, techniciens de surfaces, médecins, étudiants, fonctionnaires dans toutes les sphères des sociétés occidentales, hommes et femmes d’Eglises, handicapés, ouvriers, chômeurs, écrivains, Avocats, Philosophes, économistes, hommes et femmes d’affaires, mères aux foyers etc.... ont su mobiliser à grande échelle jusqu’à sensibiliser les pyromanes de leur pays qu’ils sont en train de transformer en pompiers.

Les fils et filles de la Rdcongo, non ! les combattants, non !, les gendarmes du peuple que certains occidentaux qualifient déjà et désormais de gardiens de la république Démocratique du Congo, sont les premiers des Diasporas au monde à Avoir compris que le terrorisme est une addition de crises locales et les mouvements locaux de mécontentement.

Ils ont compris que leurs compatriotes restés au pays sont étouffés; que les institutions de leurs pays sont infiltrées et gangrenées par des individus venus d’ailleurs et, ont pris le flambeau de la dénonciation et d’actions multiformes pour libérer leur très beau pays, la RDC, que Dieu le Père leur a légué leur disant :

« Mesdames, mesdemoiselles, Messieurs, Vous êtes fils et filles de ce territoire qui est le Congo, je vous donne ce beau territoire, faites de lui un très beau pays. 

Allez-vous-en, promenez-vous-y avec vos amis, montrez-leur votre richesse avec fierté, faites-leur admirer les paysages et les espèces de toutes sortes, travaillez, labourez la terre, exploitez les richesses pour l’éclosion de votre pays et, entre vous, fils et filles de ce pays, partagez vos richesses pour la postérité mais, faites bien attention, on va vous vous envier, le monde entier va avoir des yeux sur vous, pensez à protéger votre territoire et apprenez à défendre votre sol et vos biens car, on va vous combattre. Soyez forts…»

Chers lecteurs, 

En sciences diplomatiques, nous disons que si la forme est quelque chose de plus important en tout, la culture qui est tout ce qui reste quand on a tout oublié est essentielle lorsqu’on a à mener un combat légitime qui s’inscrit dans la durée.

C’est qu’a fait la Diaspora Congolaise qui est en train de réussir à clouer le président Kabila au pilori et faire échec à son plan d’installer une dictature sanguinaire au Congo en ayant voulu, sans connaitre les congolais, à vouloir modifier la constitution pour se maintenir au pouvoir et en s’affaissant sur les espoirs des libertés et de démocratie du peuple congolais est quelque chose d'inédit, de juste, de compréhensible et... de LOUABLE.

Conséquence, tout le monde ou presque est devenu combattant en commençant par la Conférence Épiscopale du Congo (CENCO) jusqu’à la tête du Sénat en passant par les députés de la famille politique présidentielle qui chassent de plus en plus la peur jusqu’aux congolais de l’intérieur longtemps étouffés et qui n’hésitent plus à sortir dans la rue au moindre appel d’une quelconque association comme ce fut dernièrement le cas.

Comble! tellement le combat est juste et légitime, nous constatons, chaque jour qui passe que, même au cœur du régime Kabila dans la capitale Congolaise, on se bouscule aux portillons de la Diaspora pour devenir combattant.

Pas plu tard que hier lundi, alors que nous nous trouvons à plus de 600 kms de notre ville de résidence, nous avons reçu des appels téléphoniques ahurissants faisant état de la volonté, tenez-vous vous bien, de la volonté de certains gouverneurs des provinces de la RDC de devenir combattants et de mener le combat que mènent ces derniers à travers le monde.
Quel réveil tardif des "Excellences...Honorables... Et vénérés Gouverneurs?

QU'EST-CE QUI EST A CRAINDRE?

Ce qui est à craindre en cas d'entêtement de Monsieur Kabila, c’est que la Diaspora Congolaise a examiné tous les paramèttres et dispose d’un plan B, lequel est redouté par la communauté internationale.

Ceci explique et justifie le forcing qu’exerce actuellement cette dernière sur le président Rd congolais pour qu’il disparaisse de la scène politique en Décembre 2.016.

Selon les informations en notre possession, les combattants de la Diaspora Rd congolaise viennent de faire un soulageant constat après six ans d’enquêtes, trois ans d’infiltrations et deux ans d’auditions des témoignages.

Ce constat incline qu’au delà de toute apparence, l'armée en Rdc est strictement administrative non opérationnelle, clochardisée et infiltrée avec des titres sans mérite ni moyens financiers et composée des soldats épuisés et démoralisés, armée dans laquelle, la caution et le mérite sont l'apanage des malfaiteurs comme Amissi "Tango For"

La Diaspora congolaise, non, les combattants de la liberté Rd congolais de la Diaspora (Tout congolais de la Diaspora étant combattant) compte en finir avec Kabila à l’instar de la fin du Maréchal Mobutu en 1997 si celui-là persiste à ne pas comprendre la sommation lui adressée de quitter le pouvoir.

Pire, les combattants Rd congolais entendent ramener la guerre jusqu'au Rwanda en ne comptant que sur eux-mêmes sans tenir compte de personnes d’autres moins encore des américains qui, à leurs yeux, ne sont que des caméléons spécialistes de mise en retraite des tyrans ex amis. 

La pire désolation de la vie humaine est de voir le garçon qui n'était pas digne d'épouser votre fille devenir le père de votre très jolie petite-fille.

C’est pour éviter ceci que la Diaspora Rd Congolaise est allée en croisade contre le régime de Kinshasa.

L’administrateur.
Prof Willy Delors ONGENDA
Juriste Spécialisé en Droit International et Communicologue.
Sud-Ouest France.

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Et si Kamerhe réalisait ce dont Bemba rêvait !

leaders de l'opposition

Au sortir des élections de 2006, Jean-Pierre Bemba s’était promis de mener une  » opposition forte et républicaine « . Sans exégèse, cette formule charriait comme de l’antinomie. Mais, à bien décrypter les concepts, on comprend vite que le commandeur des opposants d’alors entendait se démarquer de ces  » oppositions gentilles  » qui, en Afrique, servent de faire valoir aux régimes en place. L’histoire politique du Congo- Zaïre est pleine de ces opposants de façade dont la vocation est de légitimer le pouvoir.
Orfèvre en la matière, Mobutu disposait d’une machine à créer des opposants.
Le qualificatif  » républicain  » venait circonscrire le champ d’action de cette opposition. Il ne s’agit pas non plus de ces opposants nihilistes qui prennent des libertés avec les valeurs républicaines. Pour Bemba, hélas, on connait la suite.
Depuis, le pays était en quête d’un leader qui pouvait incarner cette opposition à la fois forte et républicaine. Peut-être plus pour longtemps. A la tête de l’Union pour la nation congolaise, Vital Kamerhe pourrait bien être l’homme de la situation. Arrivé troisième à la présidentielle à un tour de 2011, le leader de l’UNC paraît de plus en plus soluble dans les deux qualificatifs magiques lancés naguère par Jean- Pierre Bemba. Forte, l’opposition incarnée par Kamerhe l’est.
Depuis qu’il a lancé son parti, Vital Kamerhe fait tout , sauf de l’opposition gentille . Même ceux qui , à ses débuts dans la carrière d’opposant , doutaient de l’authenticité de sa démarche , se sont rendus à l’évidence . Comme ses illustres aînés qui, bien avant lui , avaient fait le même itinéraire , l’icône de Bukavu a réussi sa mue. Une véritable révolution copernicienne. Depuis, Vital Kamerhe est de tous les combats de l’opposition.
Symétriquement, le leader de l’UNC se fait un point d’honneur de situer son opposition dans les limites républicaines. Samedi dernier, on l’a vu conduire la marche anti révision et pro dialogue. S’il a fustigé les velléités de modification constitutionnelle et en a appelé au dialogue tel que préconisé, selon les opposants, par l’Accord -cadre, c’était pour préciser immédiatement qu’il entendait mener ce combat dans le cadre de la loi.
Samedi 27 septembre , on a retrouvé sur le pavé de Kinshasa , un Kamerhe maniant les deux registres de l’opposition : forte et républicaine . Et si  » Vital  » était en passe de donner …vitalité au rêve de Bemba ! José NAWEJ

 

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Affaire Mamadou Ndala: la société civile veut une justice indépendante et équitable

 

mamadouNdala

Les obsèques du colonel Mamadou Moustafa Ndala au Camp Kokolo. Radio Okapi/Ph. John Bompengo.

A quelques heures du début du procès des présumés assassins du colonel Mamadou Ndala tué dans un attentat à Beni en janvier, les organisations de la société civile appellent à l’indépendance de la justice pour faire éclater la vérité sur cet assassinat. L’Association africaine de défense des droits de l’homme (Asadho), plaide pour une justice équitable, tandis que la société civile locale met en garde contre toute mascarade.

Dans un communiqué publié mardi, l’Asadho a appelé les juges à “travailler dans l’indépendance, pour une justice équitable pour tous”. Elle a aussi plaidé pour des sanctions exemplaires contre les vrais assassins de feu Mamadou Ndala.

De son côté, la société civile de Beni exige la transparence lors de ce procès. Cette structure citoyenne demande à la cour militaire opérationnelle du Nord-Kivu “’éviter “toute parodie de justice”.

Elle demande par ailleurs aux autorités locales de sécuriser la tribune du 8 mars où vont se dérouler les audiences.

Certains élus de Beni, ayant requis l’anonymat, plaident pour «une justice sans pression politique». Ces députés parlent d’une occasion propice pour connaître le mobile et les auteurs de l’assassinat du colonel Mamadou Ndala.

Les juges de la cour militaire opérationnelle du Nord-Kivu qui siègera en chambre foraine dans cette affaire sont arrivés à Beni lundi 29 septembre. Selon des sources judiciaires, parmi la vingtaine de suspects, il y a  8 civils, 4 officiers supérieurs des Forces armées de la RDC (FARDC) et deux anciens gardes du corps de feu Mamadou Ndala.

radiookapi.net

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30 septembre 2014

Le Prof André Mbata aux révisionnistes de la Constitution : attention à la haute trahison car elle est imprescriptible

mbataProf

C’était mal connaitre celui que d’aucuns considèrent avec raison comme l’un de meilleurs constitutionnalistes du pays et du continent. On le croyait résigné au silence à la suite de nombreuses intimidations. Non, il est de retour depuis la semaine passée pour participer à la conférence du CODESRIA sur la paix, la sécurité et la reconstruction en Afrique des Grands Lacs en compagnie d’autres professeurs congolais de renom tels que Georges Nzongola-Ntalaja (Université de Caroline du Nord, Etats-Unis d’Amérique), Tukumbi Lumumba-Kasongo (Université de Wells, Etats-Unis d’Amérique), Elikia Mbokolo (France), Justin Kankwenda Mbaya (Canada), Bernard Lututala Mampasi, Mukoka Nsenda et Kibangula (RD Congo). Le mercredi 24 septembre 2014, il avait renoué avec l’Université de Kinshasa et était revenu sur les lieux mêmes où il avait en juin 2013 fait sensation dans sa croisade contre la sortie d’un ouvrage qui prônait la révision de la Constitution.

         Dans une interview accordée à notre journal, Prof André Mbata Mangu (AMB) porte un éclairage sur les questions de la révision constitutionnelle, du référendum, de la « haute trahison », de la Majorité présidentielle, de l’Opposition, d’une certaine prophétie de Simon Kimbangu, des politiciens, pasteurs, évêques, journalistes et professeurs « du ventre » ainsi que de l’échéance présidentielle de décembre 2016.

Le Phare : Prof André Mbata Mangu, bonjour. Vous êtes de retour à Kinshasa alors qu’on vous croyait en exil après les dernières intimidations consécutives à la présentation de votre livre sur Nelson Mandela au mois de juillet dernier?

 AMB : Bonjour. Je suis effectivement de retour à Kinshasa. Ce pays nous appartient à nous tous, et non pas à un groupe d’individus quelque puissants soient-ils. Des intimidations et même des menaces, il y en a eu et il pourrait encore y en avoir, mais je n’avais commis aucun crime en m’opposant à toute violation de la Constitution à travers les arguments fallacieux et hérétiques qui nous sont quotidiennement servis par la Majorité au pouvoir et ses tambourinaires qui se recrutent dans tous les milieux, y compris ceux des partis politiques, la société civile, les universitaires, les journalistes et les religieux. N’oubliez pas non plus que selon l’article 64 alinéa 1er, « faire échec à tout individu ou groupe d’individus qui prend le pouvoir par la force ou l’exerce en violation de la présente constitution » n’est par une liberté, c’est plutôt un « devoir » ou une obligation qui s’impose à tous les congolais pris individuellement et collectivement. Si on ne le fait pas, on est coupable et on aura failli à son premier devoir de citoyen. S’agissant de l’exil, un politicien de ce pays avait dit « Moto akobangisa moninga te, biso banso bana ya 1900 » (personne ne fera peur à qui que ce soit, nous sommes tous nées en 1900). L’article 30 de la Constitution stipule aussi qu’ « aucun Congolais ne peut être ni expulsé du territoire de la République, ni être contraint à l’exil, ni être forcé à habiter hors de sa résidence habituelle ». Aussi, s’il faut véritablement contribuer au changement dans ce pays, on ne doit pas avoir peur d’y vivre.

Le Phare : Pouvons-nous connaître les enseignements que vous tirez de vos séjours à Abuja au Nigeria et à Bangui en République centrafricaine ?

 

AMB: J’étais à Abuja, invité d’honneur de la CENI du Nigeria pour parler des élections de 2011 en RDC et des leçons pour le Nigeria. Ce pays, le plus peuplé d’Afrique et à présent la plus grande puissance économique du continent, va aux élections en 2015.

Vous savez que les élections de 2011 étaient chaotiques, émaillées de fraudes orchestrées avec la bénédiction de la CENI et de notre Cour constitutionnelle qui avait proclamé comme des élus des personnes qui ne l’étaient pas. Et le Nigeria veut éviter cela.

J’étais également à Bangui sur appel de l’Union africaine pour réfléchir sur l’avenir de ce pays qui doit aller également aux urnes en 2015 et sur une constitution ouvrant la voie à l’établissement d’un Etat de droit démocratique dans ce pays voisin. Au Nigeria comme en RCA, nous étions des « experts pour la vie » et non pas pour « l’inanition de la nation ».

Le Phare : Le débat sur la révision ou le changement de la Constitution bat son plein dans notre pays. Avez-vous un point de vue à émettre !

AMB: C’est une chose intéressante. La question ne devait pas être réservée à quelques politiciens ou se débattre seulement dans des cercles fermés. Elle concerne le peuple tout entier. Mais au fond, c’est une question qui ne pouvait même pas se poser si nous avions un « pays normal », avec des hommes « normaux » s’il faut recourir au qualificatif de « normal » utilisé naguère par François Hollande lors de la campagne présidentielle en France. L’on ne peut pas réviser ou changer la Constitution à la veille de chaque échéance électorale. Ce sont ces révisions intempestives dont le peuple ne voulait plus en adoptant la présente Constitution.

Le Phare : Et pourtant, les révisionnistes justifient leur action par le fait que toute constitution est révisable. Ils affirment même que « réviser la Constitution, c’est aussi la respecter ». Ont-ils raison ou tort ?

 AMB: C’est comme dans le Bourgeois Gentilhomme de Molière où Mr Jourdain faisait de la prose sans le savoir. Ils prétendent faire du droit constitutionnel alors qu’ils ne font que de la « politologie » et se spécialisent dans la « fraude constitutionnelle ». Le constitutionnaliste est un défenseur de la Constitution et non de sa violation.

L’on peut réviser une Constitution, mais pas n’ importe comment. Il est des matières qui ne se révisent pas facilement ou ne se révisent pas du tout comme celles à l’Article 220 et dans d’autres dispositions.

Ceux qui prétendent que «  réviser la Constitution (y compris ses matières intangibles), c’est aussi la respecter » ressemblent à ceux qui pensent que « violer sa propre mère (et la Constitution est la mère de toutes nos lois car elle est la loi fondamentale), c’est aussi lui prouver son amour maternel ». Il serait  vraiment odieux et inacceptable que l’on puisse violer sa propre mère et prétendre la respecter.

Le Phare : Une certaine opinion soutient que la Constitution du 18 février 2006 est une émanation des belligérants et des étrangers. Pensez-vous que ce soit un motif suffisant pour la réviser ?

 

AMB: Cela se comprend dans le contexte de la politique du ventre que mènent certains religieux, évêques, pasteurs, et prophètes qui déshonorent l’ Eglise véritable du Seigneur, les journalistes qui déshonorent leur profession ou les professeurs d’universités qui font la honte de celles-ci et des universités où ils ont obtenu leurs diplômes. La Constitution actuelle est l’œuvre du peuple congolais. Le Sénat qui l’avait proposée et qui est encore en fonction, l’Assemblée nationale qui l’avait adoptée, le peuple qui l’avait approuvée par referendum et le Président Joseph Kabila qui l’avait promulguée le 18 février 2006 sont-ils des Congolais ou des étrangers ? Ce sont des congolais, à moins de considérer le Sénat, l’Assemblée nationale, le peuple et le Président de la République comme étant tous des étrangers ou des belligérants, ce qui serait inacceptable.

Le Phare : Que pensez-vous de la Dernière Déclaration des Evêques membres de la Conférence épiscopale nationale du Congo (CENCO) à partir de Rome et des critiques gouvernementales ?

 AMB: Lorsque j’avais, il y a plus d’un an, exprimé mon opposition scientifique à l’« inanition de la nation », la CENCO avait abondé dans le même sens, j’avais écrit une lettre personnelle au Cardinal, à chacun des Archevêques et Evêques pour leur demander d’instruire tous les fidèles catholiques de s’opposer à la révision de la Constitution. Le Secrétariat de la CENCO et les Evêques eux-mêmes peuvent le témoigner.

La CENCO est restée constante. En août dernier, je les ai félicités lorsqu’ils ont renouvelé leur engagement. Je suis donc parmi les premiers à les féliciter une fois de plus et à les encourager dans ce sens et je regrette qu’on insulte ceux qui font leur travail selon l’Evangile de justice et de vérité qu’ils prêchent et auquel ils doivent se conformer.

 Le Phare : Et la récente  déclaration du Président du Sénat s’opposant aussi à toute révision ou tout changement de Constitution ?

 AMB: Autant j’avais désapprouvé la position du Président du Sénat qui par calculs politiciens avait amené une partie des politiciens assoiffés de pouvoir à se retrouver aux fameuses concertations, autant j’apprécie qu’il se ressaisisse. Mieux vaut tard que jamais car se tromper est humain, mais persévérer dans l’erreur est diabolique (Errare humanun est, perseverare diabolicum).

Le Phare : Votre avis sur la position de certains groupes parlementaires de l’Opposition de suspendre leur participation à certains débats sur la révision de la Constitution et de rappeler leurs représentants à la CENI qui est pourtant indépendante ?

 AMB: Je soutiens cette position parce qu’elle suit en fait ma propre position sur la Constitution et la CENI. Lorsque je m’étais opposé à la révision constitutionnelle fondée sur des arguments, j’avais démontré que le Président de la CENI était également membre de la Cellule d’appui d’études de politologie Afrique-Caraïbes-Pacifique de l’Université de Liège et investi d’une mission de marquer le but si la révision de l’Article 220 n’était pas réussie. Sorte de numéro 11 dans une équipe de football, il était désigné pour marquer en organisant le référendum dont la CENI s’empresserait d’annoncer provisoirement les résultats escomptés qui devraient être ensuite confirmés par la Cour constitutionnelle.

Il est vrai que la CENI est indépendante et que ses membres ne devraient pas suivre les mots d’ordre des partis politiques auxquels ils appartenaient. Malheureusement, le calendrier qu’ils ont proposé à l’Assemblée nationale prouve qu’ils n’ont pas plus d’indépendance qu’auparavant. Cette institution comme le pouvoir judiciaire déclaré indépendant sur papier se sont avérées jusque-là dépendants et leur acte serait considéré plutôt comme un inacceptable acte de rébellion si jamais ils ne suspendaient pas leur participation au Bureau de la CENI.

Le Phare : Quels seraient, selon vous, les conséquences de la révision des articles intangibles ou d’un changement de constitution dans le pays ?

 AMB: Que pouvez-vous attendre d’un bâtiment dont on secoue les fondations ? La Constitution est le socle de l’Etat, l’expression du nouveau contrat social et le cadre qui fonde notre désir de vouloir vivre ensemble. Les conséquences seraient néfastes pour le pays, sa reconstruction et son devenir. Sa révision ou son changement à l’heure actuelle nous ramènerait plusieurs années en arrière sur la voie du constitutionnalisme et de la démocratie tout comme elle mettrait la nation en péril. Nous avons le devoir de protéger la nation et de nous opposer à toute violation de la Constitution qui correspondrait à un acte de haute trahison.

Le Phare : En tant que constitutionnaliste, pouvez-vous définir l’infraction de  haute trahison pour nos lecteurs ?

AMB : La « haute trahison » est prévue et punie par la Constitution dans plusieurs de ses dispositions que voici:

- « il y a haute trahison lorsque le Président de la République a violé intentionnellement la Constitution ou lorsque lui ou le Premier Ministre sont reconnus auteurs, co-auteurs ou complices des violations graves et caractérisées des Droits de l’Homme, de cession d’une partie du territoire national »  (Article 165 alinéa 1);

- le pillage des ressources ou des richesses naturelles ou « Tout acte, tout accord, toute convention, tout arrangement ou tout autre fait, qui a pour conséquence de priver la nation, les personnes physiques ou morales de tout ou partie de leurs propres moyens d’existence tirés de leurs ressources ou de leurs richesses naturelles, sans préjudice des dispositions internationales sur les crimes économiques » et qui constitue une « infraction de pillage » (Article 56). Ces actes ainsi que leurs tentatives quelles qu’en soient les modalités, s’ils sont le fait d’une personne investie d’une autorité publique sont punis comme infraction de haute trahison » (Article 57) ;

- « Toute tentative de renversement du régime constitutionnel constitue une infraction imprescriptible contre la Nation et l’Etat » (Article 64 alinéa 2).

Toute personne qui se retrouve dans l’un de ces cas peut être poursuivie pour haute trahison et devenir après sa condamnation un traître à la Nation et à l’Etat.

Le Phare : Si on comprend bien, c’est une infraction grave en droit constitutionnel congolais…

 AMB: Très grave, et cela pour plusieurs raisons. D’ abord parce qu’elle est une infraction contre la Constitution, la loi fondamentale elle-même. Ensuite parce qu’elle est imprescriptible, c’est-à-dire qu’elle ne s’efface pas avec l’écoulement du temps. Comme pour les Nazis coupables de génocide lors de la seconde Guerre Mondiale, les auteurs de l’infraction de haute trahison peuvent être inquiétés à tout moment. Même après la mort, la juridiction compétente pourrait ordonner l’inscription de cette épigraphe : « Ci-git Mme, Mlle, Mr …, traitre à notre Nation ». Troisièmement, c’est une infraction qui pourrait avoir des conséquences morales sur les descendants lorsqu’ils sont considérés comme la progéniture d’un traître à la Nation et à l’Etat. Les membres de familles de ceux qui s’engagent dans des actes relevant de la « haute trahison » sont donc prévenus pour décourager leurs parents naturels ou par alliance. Quatrièmement, c’est une infraction contre la Nation et l’Etat. Or la Nation est constituée des morts, des vivants et des générations futures. D’autre part, l’Etat existe pour longtemps et pourrait ainsi se réveiller à tout moment comme la Nation pour poursuivre ceux qui se seraient engagés directement ou non dans des actes de « haute trahison ».

L’infraction est déjà consommée pour plusieurs et au lieu de passer le temps à chercher des poux sur certaines têtes chauves en créant notamment des infractions qui n’existent pas, les magistrats qui sont censés rendre la justice « au nom du peuple » (Article 149 alinéa 3) auraient pu s’en saisir car cette infraction au moins existe. L’unique acte de salut pour les auteurs présumés serait de mettre fin à de leurs actes qui tendent à violer la Constitution. Il serait mieux de ne pas être associé à ces projets, effacer son nom ou retirer sa signature, mettre fin aux discours et campagnes de banalisation de la Constitution.

Le Phare : L’on parle des élections des Députés provinciaux au suffrage indirect, ne pensez-vous pas que l’Article 197 qui s’y rapporte est révisable parce que le suffrage resterait universel même s’il passait du direct à l’indirect ?

 AMB: Cet article comme celui qui traite de l’élection du Président au suffrage universel direct est lié à l’Article 220. Les deux matières sont verrouillées et ne peuvent donc pas faire l’objet d’une révision constitutionnelle par respect pour l’Article 220 alinéa 2.

 Le Phare : Que dites-vous à ceux qui pensent que le peuple souverain qui a verrouillé peut aussi déverrouiler et qu’il ne serait pas démocratique de s’opposer au référendum constitutionnel ?

 AMB : Le référendum est prévu dans plusieurs matières. Cependant, le référendum constitutionnel n’est prévu que sous le Titre VII intitulé « De la Révision constitutionnelle ». Les matières verrouillées ne peuvent pas être déverrouillées par révision constitutionnelle et même pas par référendum.

 Le Phare : Pouvez-vous être explicite Professeur…

 AMB: Personne n’ignore que la Constitution peut être révisée. La Constitution elle-même se réfère aux révisions constitutionnelles sous le point intitulé « De la révision constitutionnelle » dans l’Exposé des motifs ou le Titre VII de la Constitution (Articles 218 à 220).

L’article 218 stipule que l’initiative de la révision constitutionnelle appartient concurremment au Président de la République, au Gouvernement après délibération en Conseil des ministres, à chacune des Chambres du Parlement à l’initiative de la moitié de ses membres, et à une fraction du peuple, soit au moins 100.000 personnes.

L’initiative du Président de la République ou du Gouvernement est appelé « projet de loi», celle des chambres est une « proposition de loi » de révision constitutionnelle tandis que celle du peuple sera une « pétition » adressée aux Chambres.

Le Phare : Quelles sont les différentes phases d’une révision constitutionnelle ?

 AMB : Voici les différentes phases de la procédure de la révision constitutionnelle :

Dès réception du projet, de la proposition de loi ou de la pétition de la révision constitutionnelle, l’Assemblée nationale et le Sénat doivent se réunir pour délibérer sur le caractère justifié ou le « bien-fondé »  d’une telle initiative pour la Nation et l’Etat. Leur décision est prise à la majorité absolue de chaque chambre. Si l’initiative est déclarée non fondée, elle est rejetée et tout s’arrête à ce niveau. Si par contre elle est déclarée fondée, on passe à une seconde phase qui est celle d’approbation. L’Assemblée nationale et le Sénat se réunissent alors en congrès et l’approuvent à la majorité des trois cinquièmes (3/5) ou des deux-tiers (2/3) de leurs membres. Le texte approuvé est envoyé au Président de la République pour promulgation. Avant celle-ci, la Cour constitutionnelle peut encore être saisie pour trancher s’il est conforme à la Constitution. Il ne sera promulgué que s’il est déclaré conforme. Par contre, si la majorité des 3/5 n’est pas atteinte, le texte peut être soumis au référendum et seul le Président de la République est compétent pour le faire. Il ne peut pas soumettre un texte au référendum constitutionnel que dans ces conditions. Comme pour les élections, car le référendum est une élection nationale comme la présidentielle, mais une « élection d’ un texte », la CENI organise ce référendum, en proclame les résultats provisoires avant leur confirmation ou non par la Cour constitutionnelle.

Le Phare : Peut-on déverrouiller les matières intangibles par référendum tel que préconisé par la Majorité ?

 AMB : La réponse est un NON catégorique. En droit constitutionnel congolais, le référendum constitutionnel (Article 218) n’est prévu que sous le Titre VII intitulé « De la révision constitutionnelle » comme déjà souligné. Il en découle que le référendum constitutionnel n’est possible que sur les matières qui sont elles-mêmes révisables.

Il ne saurait donc y avoir de référendum constitutionnel valable au sujet des matières que la Constitution elle-même a déjà exclu de toute révision soit formellement et expressément comme les matières prévues à l’Article 220 (suffrage universel, le nombre et la durée des mandats présidentiels…) soit implicitement comme l’Etat de droit (Article 1), la souveraineté nationale (Article 5), l’élection du Président de la République, des Députés nationaux et des Députés provinciaux au suffrage universel direct (Articles 70, 101, 104, 197), les droits de la personne dans la mesure où ils ne peuvent pas être réduits (Articles 11-67, 220 alinéa 2) et plusieurs autres matières dans l’Exposé des Motifs, dans le Préambule et plusieurs autres dispositions constitutionnelles.

Le Phare : Et ceux qui disent se fonder sur une prophétie de Simon Kimbangu pour changer la Constitution ?

AMB: C’est de la foutaise. Ce sont des hallucinations. Quand et où était sortie une telle prophétie ? Qui sait quand le Seigneur reviendra surtout que le prophète lui-même ne le savait pas, encore moins ceux qui ne croient pas en lui ?

Je suis sûr que s’il revenait sur terre, le Prophète lui-même qui était contre le régime autoritaire colonial et était considéré comme un subversif, condamné injustement à cause de son combat pour la dignité de tous, ne pourrait même pas se reconnaître en ceux qui se réclament de lui et lui attribuent de fausses prophéties. Pourquoi tous ceux qui revendiquent ces prophéties ne se font-ils pas baptiser pour devenir tous des Kimbanguistes ? Avait-t-il également prophétisé sur la scission de l’Eglise kimbanguiste entre l’ « Aile Monkoto »  et l’« Aile Nkamba » ? Avait-il prophétisé la naissance du 3ème Président, le « régime ‘1+4’ », leurs fins respectives et celles des 4eme, 5ème et d’autres Présidents?  Que l’on cesse de tromper et d’endormir le peuple avec des « prophéties du ventre » et non de l’Esprit.

Le Phare : Parlons maintenant des élections. Du haut de la tribune des Nations-Unies, le Président a déclaré la semaine dernière que les élections se tiendront conformément au calendrier fixé par la CENI. Est-ce une bonne nouvelle ou pensez-vous qu’il y a encore à redire ?

 AMB : La CENI est un organe établi par la Constitution et qui ne peut donc aller contre elle. C’est elle qui organise les élections. Elle ne peut le faire que dans les délais constitutionnels. Elle n’a donc pas le choix. Le second et dernier mandat constitutionnel du Président de la République arrivant à son terme en 2016 suivant le prescrit des articles 70 et 220, le scrutin pour l’élection de son successeur  devra être convoqué au moins 90 jours avant l’expiration de son mandat, soit le 18 septembre 2016.

Le Phare : Très critique à l’endroit de la Majorité, vous n’auriez aucune critique à l’égard de l’Opposition ?

 AMB : Il y en a. Les partis au pouvoir et ceux de l’opposition souffrent des mêmes tares : manque de démocratie interne, division, clientélisme, ethnisme, tribalisme, manque d’idéologie et de ressources. Il n’y a pas une opposition mais des oppositions dans l’opposition. La plupart s’opposent au pouvoir ou au gouvernement. Certains s’opposent aux individus au pouvoir. Il y a de faux et de vrais opposants.

Certains opposants s’opposent à d’autres opposants, se croyant plus populaires et plus présidentialistes qu’eux. Tout ceci rend l’alternance chimérique même dans le cadre des élections libres et transparentes. Il faut une opposition capable de répondre au pouvoir, à ses tentatives de débauchage et séduction du pouvoir, et de gouverner le moment venu. Cependant, l’espoir existe avec le rassemblement des opposants dans des plateformes comme CVV, Sauvons le Congo et surtout les Forces sociales et politiques. Un tel regroupement devrait se consolider et non s’effondrer la veille des élections à cause des ambitions parfois démesurées de certains opposants. Mais pourquoi devrait-on tant s’acharner contre les opposants qui sont les principales victimes du pouvoir actuel. Donnons leur la chance. Ils devraient être mieux à même de gouverner que la Majorité actuelle.

 Le Phare: Votre mot de la fin ?

 AMB: Quels que soient les problèmes, je reste optimiste pour le futur de l’Etat de droit démocratique dans notre pays. J’espère que la MP entendra finalement la voie de la raison pour apporter sa contribution à la protection de la Nation comme recommandé par la CENCO et s’abstenir de violer la Constitution.

Propos recueillis par Dom

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25 septembre 2014

Vidéo: Le Professeur Mbata explique les dispositions intangibles de la constitution

mbataProf

Le Prof Mbata explique les dispositions intangibles de la constitution. Suivez en cliquant sur http://www.youtube.com/watch?v=Ee1I_b0VsSs#t=3910

André MBATA MANGU est Docteur et maître en droit (université d’Afrique du Sud, UNISA), licencié en droit (université de Kinshasa, UNIKIN), ancien maître de conférences (université du Nord, Afrique du Sud), membre du comité directeur du Réseau africain de droit constitutionnel (RADC) et actuellement Professeur de recherche à I’UNISA, Professeur à l’UNIKIN et Professeur visiteur à l’université de Paris 13.

Ce constitutionnaliste a démontré que l’article 220 prévoit plusieurs matières exclues de toute révision et par ce fait de tout référendum.

Selon le Prof. MBATA, ce qui se fait maintenant en inscrivant parmi les questions à l’ordre du jour de la session de l’Assemblée nationale est une violation flagrante de la Loi Fondamentale.

Kasai Direct

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Suspension de la participation de l’Eglise catholique à la Cime

Suspension de la participation de l’Eglise catholique à la Cime : Des chefs des confessions religieuses attendent d’être officiellement saisis par la Cenco pour se prononcer

evequesCat

La suspension de la participation de l’Eglise catholique dans la Commission pour l’intégrité et la médiation des élections (Cime) est un véritable coup dur pour cette structure constituée des chefs des confessions religieuses qui ont émis le vœu volontaire d’accompagner la Commission électorale nationale indépendante (Ceni) dans le règlement pacifique des éventuels contentieux électoraux pour les prochaines élections dans le pays.

Un coup dur aussi pour l’organe électoral dans la mesure o, la présence de cette plus grande église chrétienne du pays, dont on connaît surtout l’intégrité, au sein de la Cime, allait contribuer énormément à la crédibilité du processus électoral en cours en RD Congo. Cela surtout, après les élections très critiquées de 2011. Ce qui fait que la Ceni ne cesse de courir depuis derrière sa crédibilité mise en mal et tient à convaincre désormais des partenaires au processus électoral sur la bonne foi de ses actuels responsables de tenir de meilleures élections pour le cycle électoral 2013-2016.

Si cette décision de l’Eglise catholique de suspendre sa participation à la Cime a créé, en outre, la panique du côté du régime de Kinshasa qui en veut sérieusement à la Conférence épiscopale nationale du Congo (Cencp), des chefs des confessions, eux, demeurent sereins. Ils attendent, selon des sources proches de cette commission, d’être saisis officiellement par l’Eglise catholique pour se prononcer en toute fraternité.

Dans le cadre justement de la Cime, un nouveau chef de confession religieuse, l’archevêque d’Afrique centrale de l’Eglise Orthodoxe, le Métropolite Mgr Nikiforos Micragiannantis giorgios, a apposé sa signature sur le Protocole d’accord instituant cette structure le 19 septembre dernier devant le président de la Cime, le Révérend Delphin Elebe Kapalay, et des représentants de l’Eglise du Christ au Congo et de la Communauté Islamique. Pour rappel, la Cime constitue un cadre d’échanges d’informations électorales et de dialogue permanent visant à gérer des éventuels conflits électoraux avant, pendant et après les élections, et à établir un schéma d’intégrité pour tous les acteurs impliqués dans le processus électoral.

J-L KAZADI T.

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23 septembre 2014

L’Eglise catholique et Kengo wa Dondo vilipendés sous l’indifférence du CSAC

Pour avoir donné leur avis contre la révision de la Constitution : L’Eglise catholique et Kengo wa Dondo vilipendés sous l’indifférence du CSAC

Ce qui impressionne le plus, ces lieutenants de la Majorité présidentielle se servent de la télévision nationale, « l’Eglise au milieu du village », pour débiter des insanités à l’endroit des catholiques et du président du Sénat. Ce, sous l’œil indifférent, frisant la complicité, du Conseil supérieur de l’audiovisuel et de la communication (CSAC). Même le cardinal Monsengwo n’est pas épargné dans ces attaques personnelles.

Les observateurs pensent que ceux qui se livrent à cet exercice antidémocratique sont à court d’arguments, incapables de défendre la révision de la Constitution dans le but de satisfaire les appétits politiques d’une seule personnalité de leur plateforme. Raison pour laquelle ils se comportent exactement comme « Sankara De Kunta », porte-parole d’un grand artiste chanteur de ce pays, en défendant même l’indéfendable, de fois sans l’aval de son leader.

Ce qui s’est passé en direct de la télévision nationale le week-end dernier est pire que ce qu’on reproche au SG de l’Union pour la Nation Congolaise (UNC), Jean-Bertrand Ewnga, lors du meeting tenu le 4 août dernier au terrain Sainte Thérèse de N’Djili. N’est-ce pas là une vraie flagrance ? Qu’est-ce que les autorités judiciaires attendent pour lancer des mandats d’arrêts ? Pourquoi cette politique de deux poids deux mesures ?

La MP doit se poser la question de savoir comment, dans sa propre famille politique, bien de personnalités ont, sans aller par le dos de la cuillère, manifesté aussi leur refus de voir l’article 220 de la Constitution être révisé. Ce, après avoir fait la lecture de cette disposition qui « ne peut faire l’objet d’aucune révision constitutionnelle ». D’autres encore sont de ce même avis, mais hésitent à se prononcer, craignant sans nul doute des représailles de tous ordres.

Chaque Congolais est libre d’être du côté de l’Opposition ou de la Majorité. Mais il faut savoir que la République Démocratique du Congo appartient à tous les Congolais, et le respect de la Constitution doit être de rigueur pur tout le monde, sans exception aucune.

Ceux qui s’évertuent à insulter de grandes autorités de l’Eglise catholique et des institutions, en toute impunité, devront savoir qu’ils reflètent l’éducation reçue de leur famille, et que tous les Congolais les regardent tenir ce genre de propos. Le moment venu, ils seront sanctionnés. Car ils ne reflètent en rien les hommes d’Etat.

Tôt ou tard, ils répondront de leurs actes devant les juridictions compétentes, exactement comme cela a été le cas avec les anciens mobutistes après la chute de leur régime.

Certains on même trahi la mémoire du maréchal en se métamorphosant en kabilistes, aux côtés de Laurent Désiré Kabila d’abord, puis de Joseph Kabila en suite. Ils appliquent aujourd’hui la même tactique que lors de la deuxième République, alors que c’est cette stratégie qui avait conduit Mobutu à la chute d’abord, puis à la mort.

Pour leurs intérêts personnels, ils n’ont pas hésité d’abandonner Sese Seko pour contracter des alliances contre nature avec leurs propres tombeurs. Ce n’est qu’en République Démocratique du Congo qu’on peut trouver cette espèce de « politiques ».

LEFILS MATADY

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Gouvernement de cohésion nationale et révision constitutionnelle : le jeu du chat et de la souris

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Les Congolais sont rarement en panne d’imagination. Il y a un peu plus d’un an, ils se sont réunis dans le cadre des concertations dites nationales pour donner de l’air à l’action politique et tracer la voie de la rénovation. Pour réussir, ils ont pris la résolution de gommer leurs différences en optant pour un gouvernement de cohésion nationale. Décidée avec rapidité, ce gouvernement tarde cependant à naître. Sa sortie est imminente, dit-on chaque jour, mais l’imminence est devenue une année. On imagine les dégâts que provoque cette longue attente. Pour les ministres d’abord, placés sur des sièges éjectables et qui passent le plus clair de leur temps à s’interroger sur leur avenir. Pour les candidats de remplacement ensuite qui, à force de renouveler leur garde-robe en vue de mieux paraître le jour de la nomination, se trouvent dans un état de délabrement financier tel qu’ils passent des journées entières à se plaindre et à se répandre en critiques. La cohésion nationale au niveau gouvernemental dans un régime où la loi impose la règle de la majorité est une trouvaille bien congolaise.

Celle-ci devrait favoriser des décisions consensuelles sur les matières engageant l’avenir de la nation car c’est à ce niveau précisément que la nécessité de sauvegarder la cohésion de tous les fils et toutes les filles du pays devient un impératif majeur. Mais voilà ! Pendant qu’on chante sur tous les tons l’avènement imminent du gouvernement de cohésion nationale, des signaux de discorde sont émis à l’Assemblée nationale qui vient à peine de démarrer sa session d’octobre. A la chambre basse du parlement en effet, la règle semble être celle de « chacun pour soi » lorsqu’elle n’est pas celle du rejet pur et simple de la minorité. Oublié le temps où le président de l’Assemblée co-présidait les Concertations nationales ! Oublié aussi le temps où celui-ci contactait les opposants pour leur entrée dans une nouvelle équipe gouvernementale ! On se retrouve là dans une contradiction majeure, une contradiction bien congolaise.

Et le moment semble venu d’expliquer à la nation comment des personnalités présentées comme étant de l’Opposition politique, peuvent-elles travailler dans la cohésion avec celles de la majorité au sein d’une même équipe gouvernementale lorsque leurs représentants au parlement sont écrasés et empêchés de s’exprimer ? Comment peut-on expliquer le viol délibéré de l’article 130 de la Constitution sur l’initiative de loi alors même qu’on veut réviser cette même Constitution ? Le problème dans notre pays, comme le soulignait il y a peu un juriste respecté sur la colline inspirée, est la tendance à changer des lois sans les avoir au préalable appliquées. C’est un simple jeu où les malins jouent au chat lancé, toutes griffes dehors, sur la souris démunie. Continuons de scruter l’avenir. Continuons de regarder l’horizon. Lavérité finira par éclater au grand jour.

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Kengo et kabila: c’est la rupture

kabila et minaku

(KINSHASA)- Rien ne va plus entre Joseph Kabila et Léon Kengo wa Dondo. Le
président du sénat aurait en effet décidé de retirer la liste de ses candidats au
gouvernement de cohésion nationale. L’ancien Premier ministre du Maréchal
Mobutu aurait très mal pris que sa liste de candidat ministre ait été retouchée
sans son consentement. Certaines indiscrétions renseignent que
l’homme de la rigueur aurait poireauté des heures durant au
Glm à la résidence du chef de l’Etat sans se faire recevoir dimanche 14 septembre dernier.
Le président du sénat aurait alors sorti l’artillerie lourde en dénoncant et rejetant toute tentative de révision constitutionnelle dans son
discours d’ouverture de la session de septembre.
La majorité prend très mal cette prise de position de Kengo. Les
Révisionnistes de la mouvance Kabiliste se préparent à investir les
médias pour démolir Léon Kengo wa dondo suite à l’affront qu’il vient de faire subir
à leur autorité morale. Tout est prévu même un scenario quasi fou
d’initier une motion de défiance contre le président du sénat, a-t-on
appris de sources recoupées. Les proches de Kengo disent que l’homme
a tourné la page Kabila et ne veut plus du fameux gouvernement
de cohésion nationale. Pourtant les 2 hommes ont eu un long tête à tête de plusieurs heures mardi dernier. Les prochains jours nous en diront plus.

 

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19 septembre 2014

RDC : les freins ont lâché

un avion vers l'inconnu

Quel que soit le bout par lequel on considère la question, l‟impression qui se dégage est que quelque chose ne tourne pas rond. Le pays ressemble de plus en plus à un train qui a quitté la gare mais qui ignore l‟état dans lequel il va atteindre sa prochaine station. Lancé à toute vitesse, il ne sait plus comment aborder les virages, les descentes et les passages à niveau, à cause de ses freins qui ne cessent de lui faire des infidélités. Au départ, les choses semblaient simples. Claude Mashala lâche une petite bombe : la constitution va être révisée pour permettre la poursuite de la « révolution de la modernité ».

Son propos surprend l‟opinion mais il donne tout son sens à la publication d‟un ouvrage du Prof. Evariste Boshab qui évoque le risque d‟inanition pour la Nation. Malgré les démentis qui viennent de toutes parts, la détermination de réviser ou de changer la loi fondamentale finit par s‟exposer au grand jour. Le coup était en chantier depuis des lustres mais contrairement à janvier 2011, on ne prendra personne par surprise. Claude Mashala doit être remercié pour cela.
La question en discussion concerne la vie de la nation. Il est dès lors normal qu‟elle fasse l‟objet des débats au sein de tous les segments de la société, l‟essentiel étant que la réflexion soit approfondie et qu‟elle donne lieu à des conclusions qui conduisent à un mieux-être du pays, de ses citoyens et de sa démocratie.

Depuis l‟accession du pays à l‟indépendance, les Congolais sont passés par plusieurs voies qui n‟ont toujours pas réussi à asseoir un pouvoir du peuple pour le peuple. Des efforts sont certes menés pour restaurer les équilibres économiques mais ceux-ci sont loin d‟assurer la renaissance de l‟homme. Le chemin à parcourir reste encore long et il faudra, pour y parvenir, gagner la bataille contre l‟impunité, les détournements, la corruption, l‟enrichissement sans cause et les inégalités.

Depuis plusieurs mois, la question de la révision ou non de la Constitution fait rage dans le pays. Après les partis politiques et la Société Civile qui sont allés jusqu‟à en débattre à Washington à la faveur du sommet USA-Afrique du mois d‟août dernier, ce sont maintenant les confessions religieuses qui s‟expriment, faisant apparaître des clivages qui confirment combien la question reste d‟une grande sensibilité.

On a vu ainsi des pasteurs des églises dites du Réveil prendre des positions favorables à la révision en argumentant que la Constitution doit tirer son essence de la bible, même si le Congo est un Etat laïc où coexistent plusieurs religions, chrétiennes et non chrétiennes. On a vu Mgr Marini de l‟Eglise du Christ au Congo apporter son soutien à l‟initiative de la révision, au motif que tout , sur la terre, est modifiable à l‟exception de la sainte bible. Et puis, il y a eu les Evêques catholiques qui se sont adressés, depuis Rome, aux fidèles catholiques et à tous les hommes de bonne volonté. Le discours n‟est pas celui du confort mais plutôt de la contestation de toute décision visant à retirer au peuple son droit de choisir librement ses représentants. Il est focalisé sur le problème central du débat : le déverrouillage des articles dits verrouillés.

La prise de position des évêques catholiques n‟est certes pas du goût de tout le monde. Mais elle a le mérite d‟exister et, surtout, de clarifier le jeu. L‟opinion sait maintenant qu‟il existe désormais trois blocs puissants dans le pays qui ont de la question constitutionnelle des points de vue diamétralement opposés. Le premier est au pouvoir et dispose des moyens d‟action qui ne s‟expriment pas toujours dans le respect des droits fondamentaux des citoyens. Le second comprend tous les déçus de la «révolution de la modernité», les forces politiques et sociales qui n‟acceptent pas la tendance à confisquer le pouvoir. Le troisième concerne des dizaines de millions de catholiques pilotés par leurs évêques. A propos de ces derniers, ce serait une erreur que de s‟imaginer qu‟ils agissent en dehors des instructions qui leur ont été donnés au Saint-Siège. Une lecture attentive du message papal permet de réaliser qu‟il a été demandé à l‟église du Congo de combattre « la violence, l‟inégalité et les divisions ethniques » par exemple. Tout le monde sait qu‟on ne peut pas mener cette bataille sans s‟exprimer sur les politiques mises en marche dans le pays.

Il en est de même de l‟esprit critique dont il faut doter les jeunes. Bien plus, le Pape a demandé aux évêques de la RDC d‟«éclairer les responsables de la Nation». Peut-on croire qu‟éclairer ne signifie pas prendre position sur des questions d‟intérêt local ou national ? En tout cas, le message de François n‟échappe pas à la règle. Il nous rappelle le temps jadis lorsque le Christ lui-même s‟adressait aux foules. Il parlait, et chacun comprenait dans sa langue. Chacun repartait vers les siens répandre la bonne nouvelle. Il y a eu ici et là des erreurs d‟interprétation mais ses disciples étaient toujours là pour recadrer les choses.

La RDC est notre maison commune. Chaque fille et chaque fils de ce pays doit faire un effort pour qu‟elle ne s‟éloigne jamais de la voie du développement et de la réalisation des aspirations de l‟ensemble de sa population. Ceux qui pensent qu‟ils peuvent tout faire tous seuls se trompent lourdement et l‟histoire se chargera de le leur démontrer. C‟est pour cette raison qu‟il est nécessaire de s‟arrêter un instant pour réfléchir et se demander s‟il est patriotique de laisser le train national filer, sans capacité de freinage, à toute vitesse vers l‟inconnu.

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