23 mai 2012

ATTENTION A L’ANTI CAMPAGNE CONTRE TSHISEKEDI

ATTENTION A L’ANTI CAMPAGNE CONTRE TSHISEKEDI...
Raymond Kahungu Mbemba 21. Mai 01:08
Quelques voix, heureusement négligeables, s’élèvent contre l’appel de fonds du Président Tshisekedi au motif que cet argent va servir à l’UDPS et non à l’achat d’armes. Cet argument au delà d’être choquant est tout simplement irresponsable, malheureux voire dangereux pour la suite des événements.

Rappelons aux uns et aux autres que la méthode de lutte de l’UDPS et de son Président a toujours été et demeure à ce jour la non-violence. Nous sommes conscients des limites d’une telle méthode mais à certains égards elle a fait ses preuves. On a le droit de penser autrement. Mais on n’a pas le droit de démobiliser ceux qui croient encore, comme nous à l’UDPS, à cette forme de combat.

Tshisekedi ne cesse de rappeler à tous, y compris à nous ses plus proches collaborateurs, que l’étape actuelle de notre combat est de sa responsabilité ; le peuple congolais ayant fait sa part le 28 novembre 2011 en l’élisant à la tête du pays. Le Président Tshisekedi a fait cet appel de fonds pour des objectifs qu’il estime nécessaires dans le cadre de la conquête de l’imperium. Etienne Tshisekedi, dans sa stratégie peut utiliser son parti, l’UDPS étant la principale force politique dont il dispose sur le terrain. Comme il peut aussi utiliser d’autres voies et moyens. Cela relève de son pouvoir discrétionnaire.

TSHISEKEDI N’A JAMAIS SOLLICITÉ DE L’ARGENT POUR LES ARMES.

Même si cela pouvait être le cas en rêve, ce n’est pas sur le net qu’il le ferait. Il n’oblige personne à répondre positivement à cet appel. Il en appelle a la liberté de conscience de chacun.

Prôner la lutte armée sur le net est tout simplement du domaine des aventuriers et des personnes dangereuses que notre peuple doit tenir à l’œil. Car, malgré nos méthodes d’actions pacifiques, nous qui sommes sur le couloir de la mort sur le terrain en RDC, nous ne nous permettons pas la publicité pour des raisons stratégiques.

Nous appelons certains de nos compatriotes de la diaspora à moins de tapage médiatique mais à beaucoup plus de responsabilité et d’unité. Nous sommes tous sur une même autoroute. Chacun est libre d’emprunter la voie de son choix. Mais ne jamais enlever de l’esprit que si nous œuvrons réellement pour le Congo, nous devons tous garder le cap vers notre objectif commun, à savoir le démantèlement du système qui avilit notre peuple.

NE NOUS TROMPONS PAS DE CIBLE.

Tirer ainsi faussement sur Tshisekedi, c’est en réalité faire le lit de Kabila. A l’UDPS, nous restons non violents, nous le revendiquons et nous l’assumons. Que ceux qui pensent autrement, organisent leur propre collecte.

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Provinces du Kivu : Le Congo-Kinshasa trahi par «Joseph Kabila»

"Joseph Kabila", ancien soldat de l’ex-Armée patriotique rwandaise et aide de camp de James Kabarebe. C’est une étrange réunion de grande commission mixte congolo-rwandaise qui s’est tenue du 17 au 19 mai à Kigali, au Rwanda. Face à des homologues rwandais aguerris du fait de leur ancienneté, des ministres congolais en fonction depuis une dizaine de jours ont eu à évoquer des questions "sensibles" touchant à l’ensemble des relations entre les deux pays notamment la politique, la défense, la sécurité et l’économie. Selon le communiqué final, les deux pays se sont convenus de mettre sur pied un «front commun» pour lutter contre «les forces négatives» ainsi que «les groupes dits opportunistes». Par la félonie évidente de «Joseph Kabila», le régime rwandais va à nouveau infiltrer en toute légalité ses troupes dans les deux provinces du Kivu renforçant ainsi son emprise sur cette partie du territoire congolais. C’est une trahison!

Depuis la disparition de Laurent-Désiré Kabila, les relations entre Kinshasa et Kigali ressemblent de plus en plus aux rapports existant entre le cheval et le cavalier. «Joseph Kabila» (le cheval) et Paul Kagame (le cavalier) ont décidé de relancer leur cirque diplomatico-militaire. Ils vont rejouer une nouvelle pièce théâtrale du genre «Umoja wetu» et autre «Kimya» et "Amani léo". Et ce, au mépris de la sécurité des personnes et des biens dans les provinces du Kivu. L’objectif avoué est de «traquer» les «forces négatives», autrement dit les miliciens Hutu des FDLR (Forces démocratiques pour la libération du Rwanda) et les «groupes» dits «opportunistes». Il s’agit encore une fois des combattants FDLR tentés, semble-t-il, de faire «jonction» avec des officiers rwandais (Patrick Karegeya et Kayumba Nyamwasa) en exil. 

La rencontre qui a eu lieu dans la capitale rwandaise intervient dans un contexte assez particulier pour le Congo-Kinshasa. D’abord parce que le pays vient de se doter d’un nouveau gouvernement dirigé par un tout nouveau Premier ministre. Ensuite, les provinces du Kivu font face à une mutinerie pour le moins organisée par des ex-combattants du CNDP (Congrès national pour la défense du peuple) 
«intégrés» dans les Forces armées congolaises. Enfin, le Rwanda de Paul Kagame est suspecté de manipuler les bandes armées qui entretiennent l’instabilité dans cette partie du Congo. Le même Rwanda offre sa médiation entre les autorités de Kinshasa et la nouvelle «rébellion» pro-rwandaise. C’est l’histoire du loup qui offre ses services en qualité de berger. 

Revenons à la délégation congolaise. A Kigali, le Congo a été représenté par des «pieds nickelés». Des ministres qui découvrent à peine leurs dossiers. Si l’objectif était d’humilier le pays, il est atteint. On le sait, la composition de la nouvelle équipe gouvernementale a été divulguée le 28 avril dernier. La passation du pouvoir entre les «entrants» et les «sortants» n’a eu lieu qu’une dizaine de jours plus tard. Raymond Tshibanda (Affaires Etrangères), Muyej Mangez (Intérieur), Wivine Mumba (Justice), Bruno Kapandji Kalala (Ressources Hydrauliques & électricité) et Justin Kalumba Mwana Ngongo (Transports et Voies de communication), composaient la délégation ministérielle à cette rencontre bilatérale qui n’a pas été précédée par une réunion préparatoire entre experts des deux pays. Flory Kabange Numbi, Kalev Mutond, François Beya respectivement procureur général de la République, administrateur général des renseignements, directeur général des Migrations étaient également du voyage. Sans omettre les gouverneurs des province du Nord et du Sud Kivu et plusieurs experts. Ouf ! «La partie rwandaise était conduite par la ministre des Affaires Etrangères et de la Coopération, Louise Mushikiwabo, du ministre de la Défense, du porte-parole de l’armée rwandaise et un nombre important d’experts», indique une dépêche de l’ACP.

Au service de la sécurité nationale du Rwanda

«Outre la sécurisation commune, note l’ACP, les deux parties se sont convenues pour le retour des réfugiés congolais vivant sur le sol rwandais dans leurs milieux d’origine». Qui doit sécuriser qui alrs que le territoire rwandais est quasiment "sanctuarisé" par le régime de fer de Kagame? Quelle est l’autorité congolaise qui a procédé à l’identification des «réfugiés» congolais ayant trouvé asile au pays des mille collines? Pourquoi le Rwanda doit-il se sentir concerné par les «forces négatives» et les «forces opportunistes» qui opèrent non pas à l’intérieur de ses terres mais dans un territoire étranger ? Ne s’agit-il pas d’une affaire congolo-congolaise laquelle doit être règlée par les pouvoirs publics congolais? De quoi se mêle donc le Rwanda qui, à travers les opérations «Umoja wetu», «Kimya» et "Amani" n’a contribué qu’à exacerber la désolation et à faire éparpiller les miliciens armés à l’intérieur du territoire congolais ? «Joseph Kabila» serait-il au service de la sécurité nationale du Rwanda de Paul Kagame? Des questions qui appèlent des réponses.

Parlons un peu de ce qui est convenu d’appeler les "forces négatives" et les«forces opportunistes». Des forces avec lesquelles le pouvoir kabiliste et celui de Kagame entretiennent pourtant des contacts par personnes interposées. A preuve, le 2 mai 2010, le «pasteur» Daniel Mulunda Ngoy, alors «simple» président de l’association «Parec» (Programme national pour la paix et la reconstruction) et «conseiller spirituel» de «Joseph Kabila» avait pris l’initiative, sans doute en accord avec celui-ci, d’embarquer à partir de Goma une soixantaine des combattants FDLR ainsi que des membres de leurs familles soit au total 164 personnes. Destination finale : Kisenge (Katanga). Histoire de les éloigner des frontières du Rwanda dont ils "menaçaient" la sécurité nationale. Que sont-ils devenus? Silence radio. Aux dernières nouvelles, l’ex-chef milicien Kyungu Mutanga, alias Gédéon, a repris du service. Des combattants FDLR auraient été aperçus dans le Nord Katanga.

En juin 2011, la presse flamande (Het Belang van Limburg) rapportait qu’à la demande du président Paul Kagame, «Joseph Kabila» a entamé des pourparlers avec les leaders Hutu des FDLR. A l’ordre du jour, le transfert des combattants de ce mouvement des environs de Walikale et Masisi au Kivu vers la province du Maniema. L’objectif, une fois de plus, consiste à éloigner ces opposants armés rwandais des frontières de leur pays d’origine. Les «négociations» étaient conduites, côté congolais, par …un officier belge nommé Jean-Pierre Breyne assistés de Jean-Luc Kuye Ndondo, président de la Commission vérité et réconciliation, et de Père Minani.. Ancien des services des renseignements militaires (SGR), l’homme a travaillé au «Bureau Afrique» du ministère belge de la Défense à l’époque du PS André Flahaut. Les FDLR, eux, étaient représentées par le général Gaston Iyamuremye aka Ramuri. Celui-ci aurait posé à la partie congolaise trois conditions. Primo : verser un montant oscillant entre 250 000 et un million US $ promis à Rome en 2005. Secundo : convaincre le régime de Kigali d’engager des « négociations directes » avec la milice hutue et enfin : arrêter toute attaque contre les miliciens. Ces faits attestent que « Kabila » et Kagame sont bel et bien des complices et ont tissé des "liens" avec les « forces» dites 
«négatives» et «opportunistes» qu’ils manipulent au gré de leurs intérêts maffieux. 

En janvier 2009, l’opinion congolaise a été stupéfaite d’apprendre le déploiement des forces régulières du Rwanda sur le sol congolais dans le cadre de l’opération «Umoja Wetu» suivie plus tard par «Kimya» et « Amani leo ». Depuis lors, les provinces du Kivu sont occupées de facto par les troupes de l’armée régulière rwandaise. L’occupation de facto risque de se muer en occupation de droit à moins que les Congolais décident de rompre avec la peur et la résignation ambiantes. La nation congolaise est en péril. Elle est trahie par l’homme qui trône au sommet de l’Etat...
Baudouin Amba Wetshi
© Congoindépendant 2003-2012

 

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Accord de Kigali : des monstrueuses contradictions

Par  Le Potentiel
A voir l’imbroglio qui se tisse autour de l’action de l’Etat, le gouvernement Matata est mal parti. Il brille aussi bien par des insuffisances que des contradictions internes, apparemment monstrueuses. Au sujet de l’accord signé entre Kigali et Kinshasa, l’on se tait et l’on parle ; l’on nie et l’on se dédit ; l’on dément et l’on reconnaît. Le jeu est tellement grossier qu’on a l’impression de se moquer du peuple, pourtant souverain primaire de qui toutes les institutions tirent leur pouvoir et leur légitimité.
Il aurait été de bon ton que le gouvernement Matata s’assume comme gouvernement. Sans attendre qu’on l’y force. Tant les griefs que les observateurs retiennent à sa charge sont flagrants et s’accumulent à un rythme d’enfer. Aussi, serait-il trop tôt d’exiger de ce gouvernement de rendre le tablier ?
La vérité c’est que le Premier ministre a accepté sa charge dans un élan sentimental au point qu’il en a fait une surprise-party. Il prend tout son temps alors que des défis majeurs devraient être relevés en urgence, dans la mesure où ils touchent directement au vécu quotidien du peuple congolais.
Il s’agit, entre autres, du budget de l’Etat pour l’exercice 2012 et dont l’absence jusqu’à ce jour traduit une navigation à vue. Du transport en commun dont la perturbation a paralysé, le lundi 21 mai 2012, les activités à Kinshasa. De l’insécurité dans l’Est dont le peu d’attention y accordée a ouvert la voie à une nouvelle rentrée des forces armées rwandaises sur le sol congolais.
C’est sur ce dernier dossier que le gouvernement a brillé par des contradictions monstrueuses. Tenez. Le 12 mai 2012 une rencontre a eu lieu à Rubavu (Gisenyi/Rwanda) entre les ministres de la Défense, les chefs d’Etat-major des Armées ainsi que les responsables des services spécialisés des deux voisins. Kigali a fait part de la rencontre tandis qu’à Kinshasa c’était motus et bouche cousue. Contacté au téléphone par notre rédaction, le porte-parole du gouvernement a nié le fait laissant entendre qu’il y aurait beaucoup de rumeurs.
Le 18 mai 2012, une nouvelle rencontre a lieu, cette fois dans la capitale rwandaise et elle est présidée par le président Paul Kagame. Kigali en fait mention et indique qu’une forte délégation congolaise y prend part. A Kinshasa, derechef, on fait mystère sur ce qu’ils aiment à appeler secret défense (sic !). Interrogé par notre rédaction, le ministre Mende Omalanga a craint d’être piégé. «Il ne faut pas piéger les membres du gouvernement», a-t-il fait remarquer au Potentiel. Comment ? Dieu seul sait. Sur notre insistance, il finira par lâcher que si nous étions convaincus de la tenue de ladite rencontre, nous n’avions qu’à nous adresser directement au ministre de la Défense puisqu’il était cité parmi les membres de la délégation congolaise à Gisenyi.
L’esquive était facile. Mais les faits étant têtus, le porte-parole a été obligé de donner de la voix et fixer l’opinion publique qui ne savait plus à quel saint se vouer. Malheureusement, Mende Omalanga, dans son point de presse a tenté de calmer le jeu en effleurant le dossier sans aller dans le fond. Selon lui, la rencontre aurait bel et bien eu lieu mais qu’elle n’aurait pas donné lieu à la signature d’un quelconque accord sur une nouvelle opération militaire conjointe. Cela s’appelle langue de bois, autrement dit rétention de l’information ou «parler pour ne rien dire».
Raison pour laquelle d’aucuns sont d’avis que le gouvernement n’aurait pas encore pris le sens de ses responsabilités et se comporterait comme dans une partie de plaisir. Et ils souhaiteraient qu’il démissionne. Quid ?
L’opinion publique a été tournée en bourrique. On a tenté de lui faire avaler des couleuvres. Mais, la vérité est comme la lumière, elle finit toujours par jaillir et éclater au grand jour. Alors que la presse congolaise été court-circuitée, les médias rwandais et internationaux ont comblé le vide en rendant public le condensé des discussions de Rubavu et de Kigali. Ils n’ont pas utilisé le langage diplomatique pour faire état des conclusions de deux rencontres. Il s’agit, selon ces derniers de la signature d’un accord entre Kinshasa et Kigali pour la relance des opérations militaires conjointes ayant pour objectif principal la traque des FDLR.
Ce qui triture les méninges c’est la priorité accordée aux FDLR alors que les FARDC étaient engagées dans la poursuite des mutins dirigés par Bosco Ntaganda et ses complices Makenga Sultani et autres Kazarama Vianney devenus par le concours des circonstances ses rivaux. Cela a tout l’air d’un marché dans lequel les priorités de Kigali priment sur celles de Kinshasa. Suite à ce nouvel accord, les FARDC, qui étaient sur le point de l’attraper, vont observer une trêve qui permettra au général mutin et à ses acolytes de gagner du temps et du terrain ; de renforcer leur capacité de nuisance.
Le péché du gouvernement ? C’est d’avoir fait de la rétention de l’information au point de nager dans des contradictions qui ne peuvent pas l’honorer. Or, ce que le gouvernement a tenté de déformer se retrouve en des termes adoucis ou diplomatiques dans le communiqué final qui a sanctionné la rencontre des 18 et 19 mai 2012 à Kigali. Laquelle fait suite à celle du 12 mai 2012 à Rubavu (Rwanda).
Communiqué final des travaux de la 5ème session ordinaire de la Grande commission mixte Rwanda-RDC du 18 et 19 mai 2012
La délégation de la République démocratique du Congo était conduite par Son Excellence Monsieur Raymond Tshibanda N’Tungamulongo, ministre des Affaires étrangères, Coopération internationale et de la Francophonie, tandis que la délégation de la République du Rwanda était conduite par Son Excellence Madame Louise Mushikiwabo, Ministre des Affaires étrangères et de la Coopération.
La cérémonie d’ouverture a été marquée par l’allocution de bienvenue de madame Louise Mushikiwabo, ministre Rwandais des Affaires étrangères et de la Coopération et celle de Monsieur Raymond Tshibanda N’Tungamulongo ministre des Affaires Etrangères, Coopération internationale et de la Francophonie.
Les deux parties se sont félicitées de l’excellence des relations qui existent entre la République démocratique du Congo et la République du Rwanda ainsi qu’entre leurs deux peuples qui reflète la volonté manifeste de deux Chefs d’Etat, Leurs Excellentes Paul Kagame et Joseph Kabila, de faire de la région des Grands Lacs un havre de paix, de stabilité et de développement durables.
Les deux parties ont noté avec satisfaction les efforts fournis pour mettre en application les recommandations de la 4ème Session la Grande Commission mixte entre la République démocratique du Congo et la République du Rwanda tenue à Kinshasa du 17 au 19 décembre 2009.
Les deux parties ont recommandé de poursuivre les efforts pour l’aboutissement des projets et programmes communs pour l’intérêt des peuples Congolais et Rwandais.
Concernant la question de sécurité, les deux parties réitèrent leur engagement à œuvrer de concert pour mettre fin à l’existence des groupes armés dans la région.
Par ailleurs, elles s’engagent à saisir et encourager tous les pays, notamment ceux de la région où se trouvent encore les Fdlr et les autres forces négatives ainsi que des éléments opportunistes en vue de leur neutralisation.
Sur cette même question, les deux parties ont vivement encouragé la poursuite des rencontres régulières au niveau des ministres de la Défense, des chefs d’état-major des Armées ainsi que des services spécialisés à l’instar de la récente rencontre de Rubavu du 12 mai 2012 pour l’évaluation de la situation sécuritaire entre les deux pays.
Elles saluent, soutiennent sans réserve et recommandent la mise en ouvre rapide et effectives des conclusions adoptées par les ministres de la Défense de la République du Rwanda et de la République démocratique du Congo lors de leur dernière rencontre fructueuse à Gisenyi, Rubavu, le 12 mai 2012 :
Les ministres de la Défense ont convenu d’étendre le mandat de la Commission conjointe des renseignements à la vérification conjointe de la situation sécuritaire le long des frontières ainsi qu’à l’intérieur de chaque pays. Les Chefs d’état-major des services des renseignements des deux pays vérifieront l’efficacité de ce mécanisme dans les 10 jours.
Dans les dix jours, les deux chefs d’état-major Généraux présenteront un plan concerté pour les opérations contre les FDLR. Le plan comprendra notamment un mécanisme conjoint de monitoring de ces opérations.
Endéans dix jours, les Chefs de services de renseignements sont chargés de mettre sur pieds un mécanisme de prévention de toute action nuisible aux bonnes relations, et à la sécurité des deux Etats, notamment par des éléments opportunistes et la propagande négative. Le Gouvernement de la RDC s’engage à créer des conditions favorables au retour le plus vite possible dans leurs milieux d’origine des personnes affectées par les opérations récentes.
Le Gouvernement du Rwanda continuera à appuyer les efforts de la RDC visant à restaurer et maintenir la paix et la sécurité à l’Est de la RDC.
S’agissant du domaine des réfugiés, les deux parties ont recommandé la poursuite de la sensibilisation des réfugiés de deux pays pour leur retour volontaire dans les meilleurs délais. Par ailleurs, les deux parties ont appris avec satisfaction la tenue à Kigali en juillet 2012 de la deuxième réunion tripartite HCR-RDC-RWANDA sur la question des réfugiés.
Quant au domaine de la circulation des personnes et des biens, les deux parties ont salué les avancées significatives pour la facilitation de la circulation des personnes et du commerce transfrontalier.
Pour différents autres domaines liés au développement socioéconomique entre les deux pays, les deux parties ont recommandé la poursuite des efforts déjà entrepris en vue de leur mise en application dans les meilleurs délais.
Les deux parties ont convenu de la tenue de la 6ème session de la Grande Commission Mixte en République démocratique du Congo au mois de mais 2013.
Les travaux se sont déroulés dans une ambiance fraternelle et de convivialité.
Fait à Kigali, le 19 mai 2012

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JOSEPH KABILA DOIT DEMISSIONNER


SANKURUEXPRESSIONLIBRE

Dans son dernier point de presse, le Ministre Mende Omalanga a declaré que les FARDC avaient confiné
les forces de M23 sur une colline à la frontière du Rwanda et de l'Ouganda. Le Ministre Congolais a aussi dit que les
FARDC observaient une trêve de 5 jours pour permettre aux rebelles de se rendre car le gouvernement Congolais ne
voulait pas tuer des
"Congolais".
Il n'a pas dit que cette fameuse trêve allait permettre au Rwanda de ravitailler
Tanganda et Makenga en troupes et munitions pour tuer les soldats Congolais. Il a aussi confirmé la présence de
Tanganda et de Sultani Makenga, et d'ajouter que les troupes rebelles n'avaient plus des munitions et de la nourriture.
Avant sa declaration de la semaine passée, Mende Omalanga avait affirmé que la capture de Tanganda était une question
de temps, mais curieusement un cessez-le feux avait été annoncé le lendemain.De qui l'Armée Congolaise a récu l'ordre
de ne pas en
finir définitivement avec les troupes rebelles de Tanganda? Qui est le Commandant Suprême des FARDC?La
mauvaise gestion de la guerre du Kivu demontre une complicité des dirigeants politiques Congolais avec le Rwanda de
Paul Kagame qui tire les ficelles.Au regard de ce qui s'y passe, il y a lieu de conclure que les viols massifs et des
assassinats politiques ne prendront jamais fin dans le Kivu car cela fait partie de la politique de terreur instaurée
par le gouvernement Congolais en accord avec Kigali.De ce qui précède, je conclus qu'il y a une absence de leadership
fort au Congo, le sommet de l'Etat Congolais qui est le Président Joseph Kabila et son gouvernement doivent
démissionner pour trahison et pour avoir violé la Constitution du Congo.Le Président Joseph Kabila doit démissionner!
Les gens peuvent me traiter comme ils veulent, cela n'enlève pas mon ardeur de dénoncer le mal ni de demander le départ
du Président
Joseph Kabila.
Le temps est révolu de chercher à comprendre ma demarche ou polémiquer là-dessus, le sang
des Congolais coule encore en abondance pour une guerre créée de toutes pièces pour priviléger certains intérêts
égoistes qui risquent de nous couter notre Kivu. Il y a lieu de voir ce qu'il y a du bien dans mon discours et agir
vite de peur que l'irréparable arrive. Me juger ne sert à rien si ce que j'ai dit peut reveiller la conscience
collective des Congolais par rapport à ce qui se passe dans le Kivu, c'est bon pour le Congo!

Guy Kasongo

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22 mai 2012

Les Kinois à l'heure de la grève des transporteurs privés

Le mouvement de grève déclenché par les conducteurs des transports en commun ce lundi 21 mai dans la matinée a obligé plusieurs habitants de Kinshasa à se déplacer à pied. Les grévistes protestent contre les contrôles des véhicules effectués depuis quelques jours par certains services de l'Etat. Selon eux, il s'agit ni plus ni moins que de tracasseries.

Ce lundi matin, des milliers de personnes arpentaient à pied les rues de Kinshasa, la capitale de la RDC, pour se rendre au travail. A certains arrêts de bus, les conducteurs grévistes avaient brûlé des pneus sur la chaussée pour barrer la route à certains de leurs collègues qui ne respectaient le mot d'ordre de grève. Ce mouvement a été observé à l'intendance générale de l'Université de Kinshasa et à Yolo Kapela, dans la commune de Kalamu.

Dans certains coins de la partie Est de la capitale, les altercations entre grévistes et non grévistes ont failli virer à des scènes d'émeutes. Au Quartier 1, à Masina Petro-Congo, les grévistes se sont attaqués aux taxis-motos et à tout véhicule qui passait sur le boulevard Lumumba.

Pour ne rien arranger, une forte pluie s'est abattue à Kinshasa, mouillant des milliers de personnes qui marchaient.

Les taxis-motos ont quelque peu allégé la peine des piétons. Mais certains sont allés jusqu'à doubler le prix de la course.

En début d'après-midi, quelques véhicules ont fait leur apparition sur certaines artères. Mais ces conducteurs évitaient les carrefours où étaient massés leurs collègues grévistes.

R.O

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RDC : La balkanisation sous la gouvernance mondiale

A cause de la relance du mandat d'arrêt contre Bosco Ntaganda, de fortes pressions exercées par la Communauté internationale notamment l'Union Européenne, l'ONU et les Etats Unie d'Amérique, du revirement spectaculaire du pouvoir de Kinshasa, déclarant publiquement qu'il consentait finalement à se défaire de cet homme activement réclamé par la CPI, et de l'apparition d'une nouvelle rébellion au Nord-Kivu s'intitulant CNDP-M23 des soldats du CNDP incorporés dans l'armée régulière Congolaise (FARDC), la balkanisation de la RDC redevient à l'ordre du jour, objet de débats sur les plateaux de TV et de commentaires dans les journaux congolais, indépendamment de leur couleur politique.

Il y a aussi de grandes conférences académiques organisées et médiatisées dont les thèmes, sont essentiellement axés sur ce problème de la balkanisation de la RDC, à partir de la province du Nord-Kivu qui passe pour un poste avancé d'expérimentation, qui fera ensuite jonction avec le Sud-Kivu achever le tableau. Des observateurs sensés, épris de justice et de paix, révoltés du danger d'anéantissement qui plane sur la RDC et son peuple, sont' très inquiets et stupéfaits de l'indifférence et de l'inconscience des sphères officielles, des élites politiques et intellectuelles à l'égard des tragédies perpétuelles de l'Est.

Leur pays est virtuellement balkanisé de fait, mais ils ne semblent pas s'en rendre compte ni s'en soucier, Si dés parties d'un pays échappent déjà au contrôle de l'autorité gouvernementale administrativement ou économiquement, et qu'elles sont gérées par des factions rebelles irréductibles, ou par des Etats voisins, c'est déjà des démembrements facto. Une partie du Territoire de Kahemba dans la province du Bandundu se trouve aujourd'hui dans cette situation du point de vue administratif. Les gisements pétrolifères du plateau continental au large de l'Atlantique à Muanda sont aussi dans cette situation du point de vue économique. Il en est de même pour le pétrole du Lac Albert dans la Province orientale. D'un côté et de l'autre, c'est l'Angola et l'Ouganda qui se comportent en maîtres des déans, se croyant en territoire conquis. Les pasteurs Mbororo avec leurs troupeaux se sont installés à demeure sans coup férir dans des pans entiers de la province Orientale, chassant des villageois aborigènes de leurs terres ancestrales. Et pour couronner le tout, c'est le Nord-Kivu qui détient la palme de l'étincelle des manoeuvres stratégiques et tactiques pour la consommation de la balkanisation. Discrètement bien programmées par certaines puissances impérialistes du capitalisme Occidental.

C'est le Kivu, plus particulièrement le Nord-Kivu, qui est devenu le lieu de prédilection pour la balkanisation de la RDC sous la gouvernance mondiale. Des stratégies de balkanisation son élaborées sur commande par des experts en matière de théories néocolonialistes des puissances impérialistes occidentales, avec le concours des plénipotentiaires particulièrement vigilants et affairistes basés en RDC, sous la gouvernance de l'ONU représentée par une chaîne de structures enchevêtrées et coordonnées. Mais la tactique, c'est-à-dire l'exécution locale graduelle et adaptée aux circonstances et à la discrétion de Paul Kagame du Rwanda, que les concepteurs et metteurs en scène du complot de balkanisation jugent doté d'un ascendant certain pour agir et faire réussir leur schéma en RDC. La gouvernance mondiale dont il est question est exercée et assumée par la MONUSCO qui apparaît comme un Etat omnipotent et omniprésent dans l'Etat en RDC, disposant d'un budget colossal, d'armements, de moyens matériels, de ressources humaines militaires et civiles, de loin supérieurs que n'en a pas le gouvernement Congolais.

 Barrer la route aux forces patriotes

Nonobstant cette panoplie impressionnante d'atouts, la stabilisation du Congo assignée aux Casques bleus sous l'acronyme de la MONUSCO, contraste étrangement avec la déstabilisation et l'insécurité dramatiques qui vont perpétuellement crescendo depuis la Monuc jusqu'ici. Hebdomadairement, la Monusco est ponctuelle et fidèle à son rendez-vous rituel avec la presse Congolaise. Elle fait à l'intention des Congolais un tour d'horizon de la situation de leur pays, explorant les coins et les recoins les plus reculés de ce vaste pays. Horreurs et drames causés par des groupes rebelles dont les FDLR, LRA, CNDP ; tueries, déplacements des populations, maisons incendiées, violences sexuelles; trafic de minerais et ainsi de suite indéfiniment ! Tout va de mal en pis sempiternellement. Mais à quand les prémices de la stabilisation qui est la raison d'être de la MCNUSCO ? On a l'impression que l'instabilité et l'insécurité, les troubles permanents ou récurrents en RDC sont des phénomènes encouragés et entretenus à dessein par gouvernance mondiale pour atteindre un objectif inavoué en RDC. La balkanisation n'est plus un concept tabou. Elle est devenue un secret de polichinelle.

Même la falsification de la vérité des urnes à la présidentielle et aux législatives du 28 novembre 2011 n'était pas fortuite ni un coup de tête du propre cru du staff de la CENI qui n'était que la partie visible de l'iceberg. C'était l'oeuvre de la gouvernance mondiale, viscéralement hostile à l'accession au pouvoir en RDC par des forces patriotes acquises au changement, mais soucieuse... préserver le statu quo pour continuer de bien contrôler la situation et concrétiser un plan funeste de balkanisation graduelle et sûre de ce pays. Des nuages sombres qui s'amoncellent à l'horizon depuis la proclamation des résultats électoraux controversé sont la preuve de la réalité de ce plan diabolique. Le pays est devenu plus en plus affaibli, vulnérable, inapte à protéger son intégrité territoriale et à défendre ses intérêts, rongé par des contradictions internes d'un système au sein duquel on navigue à vue, avec une politique à la petite semaine, faite d'expéditions et de concepts emphétiques, creux et stériles. Sans le joug impérialiste de la gouvernance mondiale, le pays serait déjà sorti des ténèbres et des tâtonnements dans lesquels il se voit condamné à patauger encore.

 La conquête de l'espace vital

 Depuis plus d'une quinzaine d'année, des souches résiduelles de l'AFDL (RCD-CNDP) incorporées dans les FARDC comme cheval de Troie, gratifiées des grades d'officiers supérieurs et généraux, et des éléments francs-tireurs FDLR de l'ancien régime de Juvénal Habyarimana, tous d'expression Kinyarwanda et en commun d'affinités avec le régime de Kigali pour l'espace vital à conquérir à tout prix, font la loi au Kivu où ils sont en train de s'imposer au détriment des autochtones. Comme le loup introduit sciemment dans la bergerie, Bosco Ntaganda a été le continuateur des travaux d'approche de Mutebusi et de Nkunda. Et l'oiseau finira par s'envoler comme se sont envolés les deux autres accueillis avec faste au bercail des montagnes et collines en reconnaissance de leur dévouement et de leur contribution active à la conquête de l'espace vital. Tout cela avec la complicité et sous le diktat de la gouvernance mondiale qui tire les ficelles. Le fraîchement proclamé Etat du Sud soudanais n'est que la résultante d'une série des travaux d'approche pareils à ceux qui sont entrepris en RDC il y a plus d'une quinzaine d'années. Il ne nous reste plus qu'à nous trouver, ici chez nous, tôt ou tard devant le fait accompli ! Quel triste et pitoyable destin d'un colosse aux pieds d'argile.

N'SAKA WA N'SAKA/Journaliste indépendant

 

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21 mai 2012

Cour Pénale Internationale : Le Procureur dépose deux mandats d’arrêts contre des rebelles !



Le Procureur de la Cour pénale internationale (CPI), Luis Moreno-Ocampo, a déposé lundi deux nouvelles demandes de mandat d’arrêt dans le cadre de la situation en République démocratique du Congo. Ces mandats visent Bosco Ntaganda, le chef d’un groupe rebelle congolais, la Force patriotique de libération du Congo, et Sylvestre Mudacumura, qui est à la tête d’un groupe rebelle rwandais. Les deux hommes sont accusés de crimes de guerre et de crimes contre l’humanité, a précisé la CPI dans un communiqué de presse. « Ces crimes ont été commis dans une vaste zone géographique des grands lacs et leur arrestation contribueraient considérablement à améliorer la sécurité dans la région », a estimé la Cour.
Bosco Ntaganga est déjà recherché par la Cour dans une autre affaire concernant le chef de guerre Thomas Lubanga Dyilo, dont il était l’un des lieutenants et qui a été condamné par la CPI en mars 2011 pour des crimes commis en RDC.
« Depuis 2006, Bosco Ntaganda est recherché par la Cour pour les crimes de recrutement, conscription et utilisation d’enfants âgés de moins de 15 ans en vue de les faire participer activement à des hostilités. Thomas Lubanga a été arrêté et reconnu coupable de ces crimes mais Bosco Ntaganda n’a toujours pas été arrêté et continue de commettre des crimes », a expliqué M. Moreno-Ocampo.
Des éléments de preuve ont été présentés lors du procès contre Thomas Lubanga et suite au verdict, l’Accusation a demandé à la Chambre préliminaire d’élargir les chefs d’accusation à l’encontre de Bosco Ntaganda.
Le deuxième cas concerne Sylvestre Mudacumura, le Commandant des Forces démocratiques de libération du Rwanda (FDLR). Aux côtés de Callixte Mbarushimana et d’Ignace Murwanashyaka, actuellement jugé en Allemagne, Sylvestre Mudacumura est l’un des principaux chefs des FDLR. Ce groupe armé a lancé une série d’attaques contre les populations civiles dans les provinces des Kivu.
«Cette demande publique d’émission de mandats d’arrêt peut contribuer à la démobilisation de ceux qui obéissent aux ordres de Ntaganda et de Mudacumura. Ils peuvent eux-mêmes arrêter leurs leaders et démobiliser », a souligné M. Moreno-Ocampo.
« De plus, c’est une occasion pour les forces armées de la RDC et du Rwanda de clarifier leurs méthodes et de transformer une opération militaire en une opération d’arrestation. Dans le passé, les confrontations ouvertes n’ont abouti qu’à davantage de pertes civiles », a-t-il ajouté.
LP

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Porte-parole de la MPP : Diomi Ndongala soutient le mouvement de grève



Quant à la guerre à l‘Est, il impute la responsabilité au régime de Kinshasa qui souffre du manque de légitimité. Le porte-parole de la Majorité présidentielle populaire, Eugène Diomi Ndongala, a tenu le week-end dernier, un point de presse à Kinshasa au cours duquel il a fait le point de la situation qui prévaut en République démocratique du Congo (RDC).
Deux sujets majeurs ont été développés lors de cette rencontre avec les professionnels des médias. Il s’agit de la grève que les transporteurs décrètent dès ce lundi dans la ville de Kinshasa, ainsi que les affrontements qui ont lieu à l’Est de la RD Congo, plus précisément dans la province du Nord-Kivu, entre le M23 et les FARDC.
Concernant la grève des transporteurs kinois, la Majorité présidentielle populaire, par son porte-parole Diomi Ndongala, soutient les grévistes qui revendiquent leurs droits quant aux violations flagrantes de droits de l’homme dont ils sont victimes tous les jours. Au lieu de la chasse à l’homme, l’orateur a souhaité que cela soit précédé de mesures d’encadrement, notamment, que l’Etat congolais dispose de ses propres bus et taxis pour le transport en commun des Congolais. Ainsi donc, la MPP dit s’opposer à ces répressions violentes sans mesures d’encadrement.
Quant à la situation à l’Est où les affrontements sont violents entre les éléments de M23 et ceux des Forces armées de la République démocratique du Congo, Eugène Diomi Ndongala accuse le pouvoir de Kinshasa d’être responsable du calvaire que traverse la population de cette partie du pays.
Pour lui, cette guerre qui débute juste après l’organisation des élections générales veut dire que les autorités actuelles dirigent le pays par défi, car souffrant d’un manque de légitimité. Ces autorités ne reflètent donc pas les aspirations du peuple congolais.
Il faut immédiatement, a-t-il poursuivi, trouver une solution par rapport à la légitimité, c’est-à-dire rétablir la vérité des urnes pour que les dirigeants qui ont été véritablement élus lors des élections du 28 novembre, prennent les commandes de ce pays. Ce n’est qu’à ce prix qu’une issue heureuse sera trouvée pour mettre un terme aux atrocités commises quotidiennement dans la partie Est de la RDC, obligeant des centaines de milliers de familles à se déplacer pour fuir les combats, alors que d’autres se réfugient dans des pays voisins pour sauver leurs vies.
LEFILS MATADY

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RDC : la ville de Kinshasa paralysée par la grève des transporteurs privés

 
 
Les habitants de Kinshasa se rendent à pied à leurs lieux de travail faute de transport en commun. Les transporteurs privés observent une grève ce lundi 21 mai 2012. Ici, sur l'avenue ex-24 novembre non loin de Bandal Kimbondo.Les habitants de Kinshasa se rendent à pied à leurs lieux de travail faute de transport en commun. Les transporteurs privés observent une grève ce lundi 21 mai 2012. Ici, sur l'avenue ex-24 novembre non loin de Bandal Kimbondo.

Les rues de Kinshasa, capitale de la RDC, grouillaient de monde ce lundi 21 mai dans la matinée. Cette mégalopole d’environ 9 millions d’habitants ne dispose pas d’entreprises de transport en commun viables. Avec la grève déclenchée par les privés qui détiennent le monopole du secteur, la ville semble paralysée. Les conducteurs protestent contre les contrôles des véhicules intensifiés ces derniers jours par différents services spécialisés de la ville. City Train et Stuc (Société de transport urbain du Congo), deux transporteurs publics, existent bel et bien à Kinshasa. Mais tous deux sont presque à l’arrêt.

La société de transport public City Train avait réceptionné cent quinze (115) bus neufs en 2008. Il n’en reste plus que vingt qui circulent encore. Dans la concession de l’entreprise située dans la commune de Limete, plus de quatre-vingts bus sans pneus sont immobilisés sur des jantes.

Les responsables de City Train affirment que ces véhicules manquent seulement «d’accessoires» et des pneus. Leurs moteurs seraient en « parfait état », déclarent-ils, rejetant l’accusation de mauvaise gestion que d’aucuns mettent à leur charge. Ils affirment par contre que « l’entreprise ne bénéficie plus de subsides suffisantes de la part de l’Etat ».

A la création de l’entreprise en 1989 jusqu’en 1996, le gouvernement versait chaque trimestre un million de dollars américains pour compenser le manque à gagner causé par le prix de la course qu’il avait imposé. Ce montant compensait aussi les pertes occasionnées par la gratuité des courses accordée aux policiers, militaires, agents de la Croix-Rouge…

Un responsable de City train à affirmé à Radio Okapi qu’actuellement le gouvernement a fixé le prix d’une course à 500 francs congolais (environ 0,5 USD) alors que le prix de revient est estimé à 736 francs congolais (0,7USD). Selon lui, Cette situation occasionnerait un manque à gagner évalué à 300 000 dollars américains par an alors qu’au premier trimestre de cette année, le gouvernement n’a accordé qu’une subvention de 27 000 dollars américains.

« Si le même montant est octroyé jusqu’à la fin de l’année, indique la même source, l’entreprise recevra au total 100 000 dollars américains, ce qui ne représente que le tiers du manque à gagner ».

Stuc éprouve les mêmes difficultés de fonctionnement que City Train. A sa création en 2006, Stuc avait réceptionné du gouvernement congolais 180 autobus et 56 minibus de marque Tata tout neufs. A ce jour, à peine une trentaine de ces véhicules circulent. Mais pas sur Kinshasa. L’entreprise a pris l’option de les aligner sur les trajets Kinshasa- Matadi, Kinshasa- Boma et Kinshasa-Kikwit ou les mettre en location.

Le ralentissement des activités de Stuc est mis, à tort ou à raison, sur le dos de ses anciens dirigeants actuellement révoqués. Ils étaient accusés de mauvaise gestion. Mais au sein de la société, d’autres raisons sont avancées. C’est notamment les pièces de rechange qui coûtent cher et qui ne sont vendues à Kinshasa que par une seule entreprise indienne qui détient le monopole.

Kinshasa ne compte qu’une seule ligne de train urbain opérationnel qui dessert les communes de l’Est (Masina, Kimbanseke, Nd’jili). Pas assez pour assurer le déplacement des habitants de ces communes les plus populaires de ville. Dans un tel contexte, le monopole des privés est parti pour durer.

radookapi.net

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Kinshasa dément les allégations d’une offensive militaire rwando-congolaise en RDC



Le gouvernement de la République du Congo (RDC) a démenti vendredi 18 mai à Kinshasa les allégations d’une offensive militaire conjointe rwando-congolaise en RDC contre les FDLR. « Seules les FARDC mènent les opérations sur le terrain », a affirmé son porte-parole Lambert Mende, ministre des Médias chargé des Relations avec le Parlement et de l’Initiation à la Nouvelle Citoyenneté.

Il a indiqué à la presse que la rencontre samedi 12 mai à Gisenyi-Rubavu des ministres de la Défense de la RDC et du Rwanda s’inscrivait dans le cadre normal du suivi des mécanismes bilatéraux convenus entre les deux pays. Il a insisté qu’« il n’y a eu aucun nouvel accord conclu entre la RDC et le Rwanda, seul un procès-verbal a été adopté ». Ce document « annonce la décision en exécution d’accords antérieurs d’activer un mécanisme conjoint de vérification de la situation sécuritaire aux frontières communes », a-t-il expliqué.

Les deux parties s’y étant accordées sur la mise sur pied d’un mécanisme de prévention de tout ce qui peut nuire au climat de sécurité, la RDC a pris l’engagement de stabiliser la situation de quelque 9.000 Congolais déplacés au Rwanda pour qu’ils puissent regagner leurs milieux d’origine.

De son côté, le Rwanda s’est engagé à apporter son appui aux efforts du gouvernement congolais visant à stabiliser l’Est du pays de manière définitive, a précisé le ministre Lambert Mende.

Il n’a donc pas voulu croire qu’à travers la déclaration du porte-parole du ministre rwandais de la Défense, le général James Kabarebe, Kigali a proposé une médiation entre le gouvernement congolais et les mutins.

« Le Rwanda est disposé à aider la République démocratique du Congo à arriver à une solution pacifique – pas par les armes – et politique. Mais, je ne vois pas en quoi une telle déclaration, si tant est qu’elle a eu lieu, peut remettre en cause ce que je dis : le Rwanda ne nous a proposé aucune médiation. On peut chercher une solution politique en donnant des informations aux partenaires », a-t-il soutenu.


Angelo Mobateli

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