24 mai 2012

RDC : la Monusco accusée de faire du «tourisme» au Nord-Kivu

Que fait la Monusco à l'est du Congo ? La question fait à nouveau débat après les révélations, mercredi 23 mai, de la société civile du Nord-Kivu faisant état de 100 morts en une semaine parmi les civils des zones de Walikalé et du Masisi. La force de paix des Nations Unies se retrouve souvent sur la sellette pendant les épisodes violents comme en ce moment dans le Nord-Kivu.

La Monusco se défend des accusations dénonçant son inaction. Elle explique que les zones concernées par ces violences sont très difficiles d'accès et que la surveillance se fait surtout par hélicoptère. Son porte-parole, Manodje Monoubai, ne confirme pas ces massacres de civils. « Jusque là, ce ne sont que des allégations. Nous n'avons pas vraiment de preuves sur ce chiffre. Il y a certainement eu des tueries, mais le chiffre de 100 [morts] n'a pas encore été vérifié », assure-t-il.

Une enquête de terrain sera menée, dit la Monusco. Pour sa part, le Colonel Diop, porte-parole militaire, réaffirme l'engagement dans la protection des civils. Il donne pour preuve une action menée quatre jours plus tôt dans la zone de Walikalé : « Le 20 mai 2012, des hélicoptères d'attaque de la Monusco, ont déclenché des tirs dissuasifs en vue de prévenir toute menace sur les populations civiles dans la zone par les Maï-Maï Cheka et ainsi assurer leur protection ».

Les accusations de passivité pleuvent sur les Nations unies à chaque épisode violent. Récemment, un député de la majorité a accusé les casques bleus de faire du tourisme dans l'est. Une insulte à l'égard de nos hommes et des pays qui les envoient, a répondu la Monusco.

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Nord-Kivu: les casques bleus de la Monusco installent 3 bases pour protéger Bunagana

 
 
L’entrée principale du quartier général de la Monusco à Kinshasa. Radio Okapi/Ph. John BompengoL’entrée principale du quartier général de la Monusco à Kinshasa. Radio Okapi/Ph. John Bompengo

Les casques bleus de la Mission des Nations unies pour la stabilisation de la RDC (Monusco) ont installé trois bases « stratégiques » autour de la cité de Bunagana au Nord-Kivu. Le commandant des forces de la mission onusienne, le général Chander Prakash, a affirmé, mercredi 23 mai, que l’objectif de cette manœuvre est d’empêcher les rebelles du Mouvement du 23 mars (M23) d’assiéger cette cité et de protéger la population civile.

Pour sa part, le chef de bureau de la Monusco/Nord-Kivu, Hirute Guebre Selasie, a indiqué que le déploiement des casques bleus à Bunagana n’est pas seulement « un acte de présence ».

« Nous avons voulu nous assurer que les mutins n’arrivent pas dans les environs de Bunagana et que cette localité soit bien protégée. Nous sommes là pour être utile », a-t-il déclaré.

Le président de la société civile du groupement Jomba, Paulin Bunani, déclare que ce déploiement des casques bleus rassure la population civile.

Selon lui, 70% de ceux qui se sont refugiés en Ouganda sont déjà rentrés à Bunagana depuis quatre jours.

« Les mutins ne pourront pas arriver ici », s’est-il réjouit.

Des sources locales font état d’une accalmie observée depuis dimanche 20 mai entre les militaires et les rebelles du M23 dans la région de Bunagana. Ces garderaint leurs positions dans les collines de Runyoni et Chanzu, à une dizaine de kilomètres au sud-est de Bunagana.

Les militaires sont déployés à moins de trois kilomètres au nord de ces collines où, selon certaines sources, ils seraient en alerte.

radiookapi.net

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23 mai 2012

RDC : selon le gouvernement congolais, La situation sécuritaire dans le Kivu est sous contrôle

Dans son rapport fait lors du Conseil des ministres tenu hier lundi 21 mai sous la présidence de Joseph Kabila, le ministre congolais de la Défense et des Anciens combattants, M. Alexandre Luba a déclaré que la situation dans l’est du pays est sous contrôle.

« La situation sécuritaire de la République démocratique du Congo aujourd’hui est en voie de stabilisation avancée. Il appert clairement au vu de la situation opérationnelle et sécuritaire du pays que les FARDC contrôlent bien la situation dans le Nord-Kivu où elles sont engagées contre la bande des mutins coalisée à d’autres forces négatives qui œuvrent à la déstabilisation de la province du Nord Kivu. », a déclaré lundi à Kinshasa le vice-premier ministre et ministre congolais de la Défense et des Anciens combattants, M. Alexandre Luba Ntambo lors de son intervention au cours de la réunion du conseil des ministres présidé lundi à la Cité de l’Union Africaine par le président Joseph Kabila. Selon le ministre congolais de la Défense, une tentative des mutins confinés sur les collines de Mbuzi et Runyonyi de prendre pied sur les localités de Bunagana et Jomba, mitoyennes aux collines qui leur servent de sanctuaire a été brisée par les FARDC. « Un autre de leurs assauts désespérés mené conjointement avec les terroristes des FDLR à Uvira, Shabunda et Kalehe s’est soldé par un échec cuisant qui leur a coûté 25 mutins tués. »  a expliqué le ministre congolais de la Défense et des Anciens combattants

Le ministre congolais a fait savoir qu’entre autres dispositions prises à ce sujet, le Conseil du gouvernement a résolu de rester activement impliqué dans la mise en œuvre de solutions durables susceptibles de mettre un terme à l’insécurité récurrente dans l’Est du la République démocratique du Congo en s’attaquant aux racines du mal. « Les FARDC qui sont commises à la sécurisation des populations dans cette partie du territoire national sont avant toute chose une armée à caractère national qui ne peut en aucune façon être « communautarisée ». a-t-il affirmé.

Le ministre Alexandre Luba a indiqué que Gouvernement congolais a lancé un appel solennel à tous ceux qui se permettent encore de créer ou entretenir des milices privées à caractère identitaire au Kivu pour qu’ils mettent fin sans délai à cette pratique dangereuse pour la paix. « Tous les groupes armés qui contribuent à la déstabilisation du Kivu n’auront plus jamais voix au chapitre dans les dialectiques sur le devenir et l’avenir du Pays. Pour le Gouvernement congolais, les acteurs politiques du Kivu devront dorénavant s’abstenir de tout message ambiguë au regard des impératifs de l’unité nationale qui est une des valeurs cardinales partagées par le peuple congolais dans son ensemble. Le niveau humainement inacceptable des souffrances des populations congolaises du Kivu conduit le Gouvernement à projeter l’interpellation sans relâche de toutes les personnes, physiques ou morales considérées comme des vecteurs de l’insécurité dans cet espace pour les amener à assumer les conséquences de leurs actes. L’heure est venue pour une remise en cause de fond des approches manichéistes et exclusivistes de la cohabitation entre communautés ayant en partage les provinces du Nord-Kivu et du Sud-Kivu. », a souligné le ministre congolais de la Défense et des Anciens combattants.

 

L’action diplomatique

Selon le ministre congolais, le Gouvernement qui poursuit son action diplomatique à tous les niveaux pour s’assurer de la collaboration de ses partenaires extérieurs à ses efforts face à cette insécurité est en outre occupé à évaluer avec ses partenaires de la MONUSCO l’efficience de leur synergie commune en termes de contribution à la pacification et la stabilisation effective du Kivu. « La République démocratique du Congo a besoin de l’appui de tous ses amis et de toutes les bonnes volonté au sein de la Communauté internationale pour appuyer ses efforts en vue de juguler la crise sécuritaire et humanitaire qui tire ses racines à l’heure actuelle d’un espace somme toute réduit dans le Nord-Kivu. », a conclu le ministre congolais de la Défense et Anciens combattants.

Selon la société civile du Nord Kivu, depuis jeudi dernier des violents combats opposent les Forces armées de la République démocratique du Congo aux soldats mutins du mouvement de M 23 dans le localités de Jomba, Runyonyi , Mbuzi et Bunaganda, dans le territoire de Rutshuru, dans la province du Nord Kivu. Selon le Haut Commissariat pour les réfugiés (HCR), ces combats ont provoqué le déplacement de 60 mille personnes, en majorité des enfants, des femmes et des personnes âgées vers le Rwanda et l’Ouganda. Le HCR note indique que cette présence massive de réfugiés congolais et la promiscuité dans ces camps accroit fortement le risque d’épidémie telles que le choléra, la fièvre typhoïde, le paludisme. Nous risquons de connaître véritable catastrophe humanitaire », a conclu un responsable du HCR.

Luc-Roger Mbala

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Comme en 1992 : La haine tribale refait surface au Katanga

Aux dernières nouvelles, les menaces s'étendent même à l'endroit des Kasaïens candidats députés provinciaux.

Des informations en provenance du Katanga font état d'un retour de discours de haine tribale dans cette province contre les non originaires, particulièrement les ressortissants du Kasaï.

Selon cette source, le président de l'Assemblée provinciale du Katanga multiplie ce dernier temps des menaces verbales contre la communauté kasaienne qu'il accuse de tous les maux. Décidé à opposer les Katangais à leurs frères du Kasaï, Kyungu wa Kumwanza se distingue encore par des messages de haine contre la communauté kasaienne du Katanga.

Aux dernières nouvelles, nous apprenons que les menaces brandies par Gabriel Kyungu wa Kumwanza ciblent même les Kasaïens qui veulent se présenter aux prochaines élections provinciales au Katanga.

La situation risque de dégénérer si le gouvernement ne prend pas des dispositions adéquates, pour éviter le pire comme en 1992 où des attaques individuelles et collectives ont été proférées contre les non originaires.

En 1992, les ressortissants kasaiens avaient été malmenés à l'aide des armes blanches (machettes) et parfois des fusils, sans la moindre assistance des autorités politico-administratives et judiciaires.

Conscient de cette situation, le pasteur Crispin Lwambwa Milambu, ancien journaliste, ancien député de la ville de Lubumbashi sous la deuxième République et actuellement serviteur de Dieu au Ministère Apostolique “Les Sarments “, a initié une pétition à déposer au cabinet du chef de l'Etat, dans les prochains jours, pour exiger l'implication de Joseph Kabila, en vue d'une Cohabitation pacifique intercommunautaire au Katanga.

Prend respectueusement la liberté et le courage de vous adresser la présente pétition (Cfr article 27 de la Constitution) au sujet de la cohabitation pacifique intercommunautaire dans la province du Katanga, principalement entre les communautés Katangaises et Kasaïennes et propose une démarche pour y parvenir, sans exclusion, avec l'implication des différents acteurs habitant la Province, originaires comme non originaires, tous des Congolais.”, fait remarquer Crispin Lwamba dans sa pétition.

Le retour des appels à la haine tribale contre les ressortissants kasaiens au Katanga risque de pousser cette province à l'exclusion, au séparatisme, regrette le pasteur Lwamba.

La Constitution actuelle de la RDC, contrairement à la Loi Fondamentale de 1960, a été votée par référendum par tous les Congolais,y compris ceux de la province du Katanga. Ces deux faits plaident, de l'avis de pasteur Lwamba pour le respect de la Constitution et des Lois du pays au Katanga par tous. Ce qui, n'est malheureusement pas le cas actuellement. C'est pourquoi il invite les Institutions judiciaires à poursuivre, comme l'exige un Etat de, droit, les auteurs moraux et matériels de ces idées et actes, animateurs ou non des Institutions quelque soit le pays où ils se retrouveraient. Dans le cas contraire les éventuelles victimes sans distinction dont lui-même pourront saisir la CPI.

“Les communautés des originaires, les Katangais et des non originaires, dont les Kasaïens, ne peuvent pas continuer à vivre en chiens de faïence et dans l'hypocrisie. El[es ne doivent pas être, à cause de vieilles frustrations, comme un feu qui couve et prêt à s'enflammer au moindre incident, au moindre discours d'intolérance pour des intérêts sordides ou politiciens.

Elles doivent, par contre, vivre dans la tolérance mutuelle comme l'exige un Etat de droit. Leurs diversités ethniques ou culturelles doivent être considérées comme un atout pour le développement et non comme une source sans fin de division et de paralysie au progrès. L'histoire risque de se répéter ainsi indéfiniment si on n'y prend pas garde “, écrit“La paix ne se décrète pas.

Elle est le fruit d'un labeur, d'une négociation voire des conciliabules au terme soit, d'une confrontation armée soit, d'une période d'hostilité ou des troubles. C'est pourquoi j'en appelle à votre Haute Autorité pour l'organisation d'une table- ronde sur la paix au Katanga comme ce fut le cas au Kivu et pourquoi pas au Kasaï, au Bas-Congo, en Ituri, à l'Equateur et dans les autres provinces du pays suivant la nécessité… “, Ajoute-il.

La Constitution de la RDC stipule que “Tout Congolais a le devoir de respecter et de traiter ses concitoyens sans discrimination aucune et d'entretenir avec eux des relations qui permettent de sauvegarder, de promouvoir et de renforcer l'unité nationale, le respect et, la tolérance réciproques.

Il a, en outre, le devoir de préserver et de renforcer la solidarité nationale, singulièrement lorsque celle-ci est menacée.

Pour le pasteur Crispin Lwamba. Le Katanga et le Kasaï, comme les autres provinces du pays, ne sont pas des tribus mais des espaces géographiques habités par des populations aux origines tribales et culturelles diverses. L'homme de Dieu en appelle à la prise de conscience sérieuse pouvant leur permettre de répondre à toutes les exigences du moment pour leur avenir au Katanga et, à la recherche de la paix avec toutes les autres communautés congolaises vivant au Katanga pour une cohabitation pacifique par le respect de la Constitution et des Lois du pays, source de la Paix civile dans toute société humaine organisée, une Province, un Etat quels qu'ils soient.

Suite au combat politique pour la démocratie mené par Etienne Tshisekedi durant le règne de Mobutu, le peuple luba a été souvent malmené à tort au Katanga en 1992.

Après les élections présidentielle et législative du 28 novembre dernier, plusieurs sources concordantes ont fait état d'actes, de xénophobie des originaires vis-à-vis des non originaires à Kamina et dans certaines villes et cités de la province du Katanga. Ces actes sont dirigés contre les ressortissants des deux Kasaï. Des familles menacées seraient amassées à la gare ferroviaire de Kamina. Des nouvelles attaques et extorsions des biens des Kasaïens on été même enregistrées au quartier 82 de Kamina.

Ce climat malsain qui refait surface au Katanga serait voulu et entretenu par des personnalités politiques qui sont devenues des intouchables face aux lois du pays et à la justice.

GODE KALONJI MUK.

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La MPP ne lâche jamais prise : Tshisekedi nomme ses ambassadeurs et consuls ce vendredi 25 mai à 12h00

La bipolarité politique se porte à merveilles en RD Congo et est entrain de suivre son petit bonhomme de chemin en livrant chaque seconde ses secrets que ni les sympathies ou les antipathies de l'histoire ne peuvent travestir.

Peu après la proclamation des résultats de l'élection présidentielle du 28 novembre 2011 - les acteurs actifs de la politique active de la RD Congo ont tenu à faire répéter l'histoire.

Plus tard, quand l'Alliance de la Majorité Présidentielle (AMP) se transformait en Majorité Présidentielle (MP) pour des raisons évidentes, aussi possible que cela paraissait faisable - l'opposition radicale favorable à Etienne Tshisekedi créé à volonté et à dessein vindicatif la Majorité présidentielle populaire (MPP). Par la suite, Joseph Kabila nommait le Premier ministre et ce dernier mettait en place son gouvernement pendant qu'au sein de la Majorité présidentielle populaire (MPP) on nommait aussi les ministres.

En principe, cette façon de voir les choses est un peu comparable à ce que les anglais assimilent à l'opposition républicaine qui est un face-à-face démocratique entre le pouvoir et l'opposition avec un même et seul dénominateur commun qui est la Nation.

Pour les Républicains, l'opposition et le pouvoir doivent se rencontrer au chemin des acquis de la Nation. Ce jour, on a comme l'impression que du côté de l'opposition on vient de marquer un pas d'avance parce qu'on procède déjà ce vendredi 12h00 à la nomination des ambassadeurs et des consuls à travers le monde entier. La Majorité Présidentielle Populaire (MPP) est passée à la vitesse de croisière en mettant déjà en place une liste non exhaustive des ambassadeurs et consuls à être nommés par le Président Etienne Tshisekedi wa Mulumba.

La Majorité Présidentielle Populaire (MPP) n'entend plus jamais dormir sur ses lauriers. Elle est à l'heure actuelle sur tous les fronts tant au niveau interne qu'externe.

Mais autre chose. Nous avons remarqué qu'avec le recul du temps, pour ne pas dire qu'on a trop laissé le temps au temps, il est aisé de constater que les choses les plus essentielles et les plus utiles mises à profit pour obtenir gain de cause - ont commencé à se vider de leur substance vitale. Etienne Tshisekedi s'est vu retarder à maintes reprises de ses menées péremptoires par certains de ses alliés véreux et mouchards qui sont allés sous d'autres cieux alors que l'homme de limete avait bellement besoin d'un soutien total pour se hisser au plus haut pic imaginable dans le sens d'une gloire immarscible.

Par ailleurs, s'il faut vraiment être objectif - bon nombre d'observateurs de tout bord et de tout poil pensent que la nomination des ambassadeurs et des consuls par Etienne Tshisekedi n'a aucun impact juridique quelconque. Joseph Kabila Kabange est président démocratiquement élu et tout ce que fait Tshisekedi n'engagerait que lui et lui seul. Cela pour eux n'est qu'un non-événement dans la mesure où en RD Congo, il n'y a rien seul président investi par la Cour suprême de justice.

Concernant cette nomination collective de ce vendredi 25 mai 2012, il y a beaucoup de noms qui sont cités parmi lesquels ceux de plusieurs de ses fidèles de la diaspora. Les hommes qui évoluent en dehors du pays ont une difficilement la perfidie. Et c'est pour cette raison que Tshisekedi a jeté son dévolu à ces Congolais de la diaspora.

D'après la vision de Tshisekedi - les représentants de la RD Congo à l'étranger doivent être à la fois compétents et probes. Ils doivent vendre chère l'image de marque de la RD Congo à partir des actes exemplaires qu'ils sont appelés à poser dans l'exercice de leurs fonctions respectives.

Tshisekedi et ses pairs plaident en tout et pour tout en faveur d'une diplomatie de développement qui consiste à faire connaître la RD Congo partout dans le monde au travers de ses potentialités.

Ngalamulumbe

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Kinshasa: la police détruit les marchandises des commerçants opérant sur les grandes artères

 
 
Défilé de la police à Kisangani, décembre 2010.Défilé de la police à Kisangani, décembre 2010.

 

Colère, amertume, désolation, des larmes aux yeux. Tout cela se lisait sur les visages des passants et vendeurs, qui assistaient impuissants à la saisie et à l’incinération, mercredi 23 mai, des marchandises de petits commerçants opérant le long de grandes artères de Kinshasa.

La Police nationale congolaise (PNC) n’a épargné aucun marchand installé sur les grandes artères. Vendeurs de pain, mamans Malewa [tenancières des restaurants de fortune], vendeurs des cartes prépayées, changeurs de monnaie… Tous sont tombés dans les filets de la police.

Derrière la grande poste au centre ville, un vendeur de fournitures scolaires a affirmé avoir perdu toute sa marchandise:

«Ils ont brûlé des cahiers, des livres, bref des fournitures scolaires. En une journée, j’ai perdu des articles s’une valeur de plus de 400 dollars américains. On se demande si l’Etat congolais n’a pas une dent contre les Kinois. Vous ne nous donnez pas de travail, nous nous débrouillons et vous brûlez sans pitié des articles soit disant pour mettre de l’ordre. C’est du désordre !» 

La même scène a été observée à Kintambo Magasin ainsi qu’au quartier UPN. Les victimes pensent que l’Etat congolais devrait encadrer et orienter le secteur informel qui, d’après elles, contribuent à l’économie du pays.

«Parmi ces vendeurs, il y a des intellectuels qui n’ont pas de boulot. Au lieu de rester à la maison et croiser les bras, ils viennent vendre quelques articles. Permettez au moins aux gens de se prendre en charge par ces petits bulots », poursuit un autre commerçant.

Le président du syndicat national de vendeurs, Guylain Ekofo, rappelle qu’il y a un cadre de concertation entre les vendeurs et les autorités urbaines. Il estime que les autorités devraient d’abord informer ce cadre avant cette opération de traque:

« L’autorité urbaine reconnaît la présence de ces vendeurs sur les grandes artères. Il y a même un montant fixé pour obtenir la patente. Je pense qu’on devrait se rencontrer avec le gouvernement pour voir quelles artères qu’on devait évacuer et quelles sont les méthodes qu’on devait utiliser. Nous sommes très mécontents de la façon dont les éléments de la police traitent les vendeurs! »

Quelques passants rencontrés sur le lieu ne partagent pas cet avis. C’est le cas de François, qui approuve la saisie et l’incinération de ces marchandises. « C’est de cette façon que l’ordre sera rétabli à Kinshasa », estime-t-il.

La traque de ces marchands a commencé depuis près des deux semaines dans la ville de Kinshasa. Le commandant de Kinshasa-ouest, le colonel Kanyama, a déclaré, samedi19 mai à Radio Okapi que cette opération vise à rendre la ville propre et rendre la circulation fluide sur les grandes artères afin d’épargner la population de multiples accidents.

Les policiers ont plusieurs fois chassé les vendeurs sur les grandes artères de la ville, rappelle un automobiliste. Mais l’opération a souvent échoué, parce que les commerçants reviennent toujours sur les lieux et récupèrent leurs marchandises après avoir soudoyé les policiers.

radiookapi.net

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ATTENTION A L’ANTI CAMPAGNE CONTRE TSHISEKEDI

ATTENTION A L’ANTI CAMPAGNE CONTRE TSHISEKEDI...
Raymond Kahungu Mbemba 21. Mai 01:08
Quelques voix, heureusement négligeables, s’élèvent contre l’appel de fonds du Président Tshisekedi au motif que cet argent va servir à l’UDPS et non à l’achat d’armes. Cet argument au delà d’être choquant est tout simplement irresponsable, malheureux voire dangereux pour la suite des événements.

Rappelons aux uns et aux autres que la méthode de lutte de l’UDPS et de son Président a toujours été et demeure à ce jour la non-violence. Nous sommes conscients des limites d’une telle méthode mais à certains égards elle a fait ses preuves. On a le droit de penser autrement. Mais on n’a pas le droit de démobiliser ceux qui croient encore, comme nous à l’UDPS, à cette forme de combat.

Tshisekedi ne cesse de rappeler à tous, y compris à nous ses plus proches collaborateurs, que l’étape actuelle de notre combat est de sa responsabilité ; le peuple congolais ayant fait sa part le 28 novembre 2011 en l’élisant à la tête du pays. Le Président Tshisekedi a fait cet appel de fonds pour des objectifs qu’il estime nécessaires dans le cadre de la conquête de l’imperium. Etienne Tshisekedi, dans sa stratégie peut utiliser son parti, l’UDPS étant la principale force politique dont il dispose sur le terrain. Comme il peut aussi utiliser d’autres voies et moyens. Cela relève de son pouvoir discrétionnaire.

TSHISEKEDI N’A JAMAIS SOLLICITÉ DE L’ARGENT POUR LES ARMES.

Même si cela pouvait être le cas en rêve, ce n’est pas sur le net qu’il le ferait. Il n’oblige personne à répondre positivement à cet appel. Il en appelle a la liberté de conscience de chacun.

Prôner la lutte armée sur le net est tout simplement du domaine des aventuriers et des personnes dangereuses que notre peuple doit tenir à l’œil. Car, malgré nos méthodes d’actions pacifiques, nous qui sommes sur le couloir de la mort sur le terrain en RDC, nous ne nous permettons pas la publicité pour des raisons stratégiques.

Nous appelons certains de nos compatriotes de la diaspora à moins de tapage médiatique mais à beaucoup plus de responsabilité et d’unité. Nous sommes tous sur une même autoroute. Chacun est libre d’emprunter la voie de son choix. Mais ne jamais enlever de l’esprit que si nous œuvrons réellement pour le Congo, nous devons tous garder le cap vers notre objectif commun, à savoir le démantèlement du système qui avilit notre peuple.

NE NOUS TROMPONS PAS DE CIBLE.

Tirer ainsi faussement sur Tshisekedi, c’est en réalité faire le lit de Kabila. A l’UDPS, nous restons non violents, nous le revendiquons et nous l’assumons. Que ceux qui pensent autrement, organisent leur propre collecte.

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Provinces du Kivu : Le Congo-Kinshasa trahi par «Joseph Kabila»

"Joseph Kabila", ancien soldat de l’ex-Armée patriotique rwandaise et aide de camp de James Kabarebe. C’est une étrange réunion de grande commission mixte congolo-rwandaise qui s’est tenue du 17 au 19 mai à Kigali, au Rwanda. Face à des homologues rwandais aguerris du fait de leur ancienneté, des ministres congolais en fonction depuis une dizaine de jours ont eu à évoquer des questions "sensibles" touchant à l’ensemble des relations entre les deux pays notamment la politique, la défense, la sécurité et l’économie. Selon le communiqué final, les deux pays se sont convenus de mettre sur pied un «front commun» pour lutter contre «les forces négatives» ainsi que «les groupes dits opportunistes». Par la félonie évidente de «Joseph Kabila», le régime rwandais va à nouveau infiltrer en toute légalité ses troupes dans les deux provinces du Kivu renforçant ainsi son emprise sur cette partie du territoire congolais. C’est une trahison!

Depuis la disparition de Laurent-Désiré Kabila, les relations entre Kinshasa et Kigali ressemblent de plus en plus aux rapports existant entre le cheval et le cavalier. «Joseph Kabila» (le cheval) et Paul Kagame (le cavalier) ont décidé de relancer leur cirque diplomatico-militaire. Ils vont rejouer une nouvelle pièce théâtrale du genre «Umoja wetu» et autre «Kimya» et "Amani léo". Et ce, au mépris de la sécurité des personnes et des biens dans les provinces du Kivu. L’objectif avoué est de «traquer» les «forces négatives», autrement dit les miliciens Hutu des FDLR (Forces démocratiques pour la libération du Rwanda) et les «groupes» dits «opportunistes». Il s’agit encore une fois des combattants FDLR tentés, semble-t-il, de faire «jonction» avec des officiers rwandais (Patrick Karegeya et Kayumba Nyamwasa) en exil. 

La rencontre qui a eu lieu dans la capitale rwandaise intervient dans un contexte assez particulier pour le Congo-Kinshasa. D’abord parce que le pays vient de se doter d’un nouveau gouvernement dirigé par un tout nouveau Premier ministre. Ensuite, les provinces du Kivu font face à une mutinerie pour le moins organisée par des ex-combattants du CNDP (Congrès national pour la défense du peuple) 
«intégrés» dans les Forces armées congolaises. Enfin, le Rwanda de Paul Kagame est suspecté de manipuler les bandes armées qui entretiennent l’instabilité dans cette partie du Congo. Le même Rwanda offre sa médiation entre les autorités de Kinshasa et la nouvelle «rébellion» pro-rwandaise. C’est l’histoire du loup qui offre ses services en qualité de berger. 

Revenons à la délégation congolaise. A Kigali, le Congo a été représenté par des «pieds nickelés». Des ministres qui découvrent à peine leurs dossiers. Si l’objectif était d’humilier le pays, il est atteint. On le sait, la composition de la nouvelle équipe gouvernementale a été divulguée le 28 avril dernier. La passation du pouvoir entre les «entrants» et les «sortants» n’a eu lieu qu’une dizaine de jours plus tard. Raymond Tshibanda (Affaires Etrangères), Muyej Mangez (Intérieur), Wivine Mumba (Justice), Bruno Kapandji Kalala (Ressources Hydrauliques & électricité) et Justin Kalumba Mwana Ngongo (Transports et Voies de communication), composaient la délégation ministérielle à cette rencontre bilatérale qui n’a pas été précédée par une réunion préparatoire entre experts des deux pays. Flory Kabange Numbi, Kalev Mutond, François Beya respectivement procureur général de la République, administrateur général des renseignements, directeur général des Migrations étaient également du voyage. Sans omettre les gouverneurs des province du Nord et du Sud Kivu et plusieurs experts. Ouf ! «La partie rwandaise était conduite par la ministre des Affaires Etrangères et de la Coopération, Louise Mushikiwabo, du ministre de la Défense, du porte-parole de l’armée rwandaise et un nombre important d’experts», indique une dépêche de l’ACP.

Au service de la sécurité nationale du Rwanda

«Outre la sécurisation commune, note l’ACP, les deux parties se sont convenues pour le retour des réfugiés congolais vivant sur le sol rwandais dans leurs milieux d’origine». Qui doit sécuriser qui alrs que le territoire rwandais est quasiment "sanctuarisé" par le régime de fer de Kagame? Quelle est l’autorité congolaise qui a procédé à l’identification des «réfugiés» congolais ayant trouvé asile au pays des mille collines? Pourquoi le Rwanda doit-il se sentir concerné par les «forces négatives» et les «forces opportunistes» qui opèrent non pas à l’intérieur de ses terres mais dans un territoire étranger ? Ne s’agit-il pas d’une affaire congolo-congolaise laquelle doit être règlée par les pouvoirs publics congolais? De quoi se mêle donc le Rwanda qui, à travers les opérations «Umoja wetu», «Kimya» et "Amani" n’a contribué qu’à exacerber la désolation et à faire éparpiller les miliciens armés à l’intérieur du territoire congolais ? «Joseph Kabila» serait-il au service de la sécurité nationale du Rwanda de Paul Kagame? Des questions qui appèlent des réponses.

Parlons un peu de ce qui est convenu d’appeler les "forces négatives" et les«forces opportunistes». Des forces avec lesquelles le pouvoir kabiliste et celui de Kagame entretiennent pourtant des contacts par personnes interposées. A preuve, le 2 mai 2010, le «pasteur» Daniel Mulunda Ngoy, alors «simple» président de l’association «Parec» (Programme national pour la paix et la reconstruction) et «conseiller spirituel» de «Joseph Kabila» avait pris l’initiative, sans doute en accord avec celui-ci, d’embarquer à partir de Goma une soixantaine des combattants FDLR ainsi que des membres de leurs familles soit au total 164 personnes. Destination finale : Kisenge (Katanga). Histoire de les éloigner des frontières du Rwanda dont ils "menaçaient" la sécurité nationale. Que sont-ils devenus? Silence radio. Aux dernières nouvelles, l’ex-chef milicien Kyungu Mutanga, alias Gédéon, a repris du service. Des combattants FDLR auraient été aperçus dans le Nord Katanga.

En juin 2011, la presse flamande (Het Belang van Limburg) rapportait qu’à la demande du président Paul Kagame, «Joseph Kabila» a entamé des pourparlers avec les leaders Hutu des FDLR. A l’ordre du jour, le transfert des combattants de ce mouvement des environs de Walikale et Masisi au Kivu vers la province du Maniema. L’objectif, une fois de plus, consiste à éloigner ces opposants armés rwandais des frontières de leur pays d’origine. Les «négociations» étaient conduites, côté congolais, par …un officier belge nommé Jean-Pierre Breyne assistés de Jean-Luc Kuye Ndondo, président de la Commission vérité et réconciliation, et de Père Minani.. Ancien des services des renseignements militaires (SGR), l’homme a travaillé au «Bureau Afrique» du ministère belge de la Défense à l’époque du PS André Flahaut. Les FDLR, eux, étaient représentées par le général Gaston Iyamuremye aka Ramuri. Celui-ci aurait posé à la partie congolaise trois conditions. Primo : verser un montant oscillant entre 250 000 et un million US $ promis à Rome en 2005. Secundo : convaincre le régime de Kigali d’engager des « négociations directes » avec la milice hutue et enfin : arrêter toute attaque contre les miliciens. Ces faits attestent que « Kabila » et Kagame sont bel et bien des complices et ont tissé des "liens" avec les « forces» dites 
«négatives» et «opportunistes» qu’ils manipulent au gré de leurs intérêts maffieux. 

En janvier 2009, l’opinion congolaise a été stupéfaite d’apprendre le déploiement des forces régulières du Rwanda sur le sol congolais dans le cadre de l’opération «Umoja Wetu» suivie plus tard par «Kimya» et « Amani leo ». Depuis lors, les provinces du Kivu sont occupées de facto par les troupes de l’armée régulière rwandaise. L’occupation de facto risque de se muer en occupation de droit à moins que les Congolais décident de rompre avec la peur et la résignation ambiantes. La nation congolaise est en péril. Elle est trahie par l’homme qui trône au sommet de l’Etat...
Baudouin Amba Wetshi
© Congoindépendant 2003-2012

 

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Accord de Kigali : des monstrueuses contradictions

Par  Le Potentiel
A voir l’imbroglio qui se tisse autour de l’action de l’Etat, le gouvernement Matata est mal parti. Il brille aussi bien par des insuffisances que des contradictions internes, apparemment monstrueuses. Au sujet de l’accord signé entre Kigali et Kinshasa, l’on se tait et l’on parle ; l’on nie et l’on se dédit ; l’on dément et l’on reconnaît. Le jeu est tellement grossier qu’on a l’impression de se moquer du peuple, pourtant souverain primaire de qui toutes les institutions tirent leur pouvoir et leur légitimité.
Il aurait été de bon ton que le gouvernement Matata s’assume comme gouvernement. Sans attendre qu’on l’y force. Tant les griefs que les observateurs retiennent à sa charge sont flagrants et s’accumulent à un rythme d’enfer. Aussi, serait-il trop tôt d’exiger de ce gouvernement de rendre le tablier ?
La vérité c’est que le Premier ministre a accepté sa charge dans un élan sentimental au point qu’il en a fait une surprise-party. Il prend tout son temps alors que des défis majeurs devraient être relevés en urgence, dans la mesure où ils touchent directement au vécu quotidien du peuple congolais.
Il s’agit, entre autres, du budget de l’Etat pour l’exercice 2012 et dont l’absence jusqu’à ce jour traduit une navigation à vue. Du transport en commun dont la perturbation a paralysé, le lundi 21 mai 2012, les activités à Kinshasa. De l’insécurité dans l’Est dont le peu d’attention y accordée a ouvert la voie à une nouvelle rentrée des forces armées rwandaises sur le sol congolais.
C’est sur ce dernier dossier que le gouvernement a brillé par des contradictions monstrueuses. Tenez. Le 12 mai 2012 une rencontre a eu lieu à Rubavu (Gisenyi/Rwanda) entre les ministres de la Défense, les chefs d’Etat-major des Armées ainsi que les responsables des services spécialisés des deux voisins. Kigali a fait part de la rencontre tandis qu’à Kinshasa c’était motus et bouche cousue. Contacté au téléphone par notre rédaction, le porte-parole du gouvernement a nié le fait laissant entendre qu’il y aurait beaucoup de rumeurs.
Le 18 mai 2012, une nouvelle rencontre a lieu, cette fois dans la capitale rwandaise et elle est présidée par le président Paul Kagame. Kigali en fait mention et indique qu’une forte délégation congolaise y prend part. A Kinshasa, derechef, on fait mystère sur ce qu’ils aiment à appeler secret défense (sic !). Interrogé par notre rédaction, le ministre Mende Omalanga a craint d’être piégé. «Il ne faut pas piéger les membres du gouvernement», a-t-il fait remarquer au Potentiel. Comment ? Dieu seul sait. Sur notre insistance, il finira par lâcher que si nous étions convaincus de la tenue de ladite rencontre, nous n’avions qu’à nous adresser directement au ministre de la Défense puisqu’il était cité parmi les membres de la délégation congolaise à Gisenyi.
L’esquive était facile. Mais les faits étant têtus, le porte-parole a été obligé de donner de la voix et fixer l’opinion publique qui ne savait plus à quel saint se vouer. Malheureusement, Mende Omalanga, dans son point de presse a tenté de calmer le jeu en effleurant le dossier sans aller dans le fond. Selon lui, la rencontre aurait bel et bien eu lieu mais qu’elle n’aurait pas donné lieu à la signature d’un quelconque accord sur une nouvelle opération militaire conjointe. Cela s’appelle langue de bois, autrement dit rétention de l’information ou «parler pour ne rien dire».
Raison pour laquelle d’aucuns sont d’avis que le gouvernement n’aurait pas encore pris le sens de ses responsabilités et se comporterait comme dans une partie de plaisir. Et ils souhaiteraient qu’il démissionne. Quid ?
L’opinion publique a été tournée en bourrique. On a tenté de lui faire avaler des couleuvres. Mais, la vérité est comme la lumière, elle finit toujours par jaillir et éclater au grand jour. Alors que la presse congolaise été court-circuitée, les médias rwandais et internationaux ont comblé le vide en rendant public le condensé des discussions de Rubavu et de Kigali. Ils n’ont pas utilisé le langage diplomatique pour faire état des conclusions de deux rencontres. Il s’agit, selon ces derniers de la signature d’un accord entre Kinshasa et Kigali pour la relance des opérations militaires conjointes ayant pour objectif principal la traque des FDLR.
Ce qui triture les méninges c’est la priorité accordée aux FDLR alors que les FARDC étaient engagées dans la poursuite des mutins dirigés par Bosco Ntaganda et ses complices Makenga Sultani et autres Kazarama Vianney devenus par le concours des circonstances ses rivaux. Cela a tout l’air d’un marché dans lequel les priorités de Kigali priment sur celles de Kinshasa. Suite à ce nouvel accord, les FARDC, qui étaient sur le point de l’attraper, vont observer une trêve qui permettra au général mutin et à ses acolytes de gagner du temps et du terrain ; de renforcer leur capacité de nuisance.
Le péché du gouvernement ? C’est d’avoir fait de la rétention de l’information au point de nager dans des contradictions qui ne peuvent pas l’honorer. Or, ce que le gouvernement a tenté de déformer se retrouve en des termes adoucis ou diplomatiques dans le communiqué final qui a sanctionné la rencontre des 18 et 19 mai 2012 à Kigali. Laquelle fait suite à celle du 12 mai 2012 à Rubavu (Rwanda).
Communiqué final des travaux de la 5ème session ordinaire de la Grande commission mixte Rwanda-RDC du 18 et 19 mai 2012
La délégation de la République démocratique du Congo était conduite par Son Excellence Monsieur Raymond Tshibanda N’Tungamulongo, ministre des Affaires étrangères, Coopération internationale et de la Francophonie, tandis que la délégation de la République du Rwanda était conduite par Son Excellence Madame Louise Mushikiwabo, Ministre des Affaires étrangères et de la Coopération.
La cérémonie d’ouverture a été marquée par l’allocution de bienvenue de madame Louise Mushikiwabo, ministre Rwandais des Affaires étrangères et de la Coopération et celle de Monsieur Raymond Tshibanda N’Tungamulongo ministre des Affaires Etrangères, Coopération internationale et de la Francophonie.
Les deux parties se sont félicitées de l’excellence des relations qui existent entre la République démocratique du Congo et la République du Rwanda ainsi qu’entre leurs deux peuples qui reflète la volonté manifeste de deux Chefs d’Etat, Leurs Excellentes Paul Kagame et Joseph Kabila, de faire de la région des Grands Lacs un havre de paix, de stabilité et de développement durables.
Les deux parties ont noté avec satisfaction les efforts fournis pour mettre en application les recommandations de la 4ème Session la Grande Commission mixte entre la République démocratique du Congo et la République du Rwanda tenue à Kinshasa du 17 au 19 décembre 2009.
Les deux parties ont recommandé de poursuivre les efforts pour l’aboutissement des projets et programmes communs pour l’intérêt des peuples Congolais et Rwandais.
Concernant la question de sécurité, les deux parties réitèrent leur engagement à œuvrer de concert pour mettre fin à l’existence des groupes armés dans la région.
Par ailleurs, elles s’engagent à saisir et encourager tous les pays, notamment ceux de la région où se trouvent encore les Fdlr et les autres forces négatives ainsi que des éléments opportunistes en vue de leur neutralisation.
Sur cette même question, les deux parties ont vivement encouragé la poursuite des rencontres régulières au niveau des ministres de la Défense, des chefs d’état-major des Armées ainsi que des services spécialisés à l’instar de la récente rencontre de Rubavu du 12 mai 2012 pour l’évaluation de la situation sécuritaire entre les deux pays.
Elles saluent, soutiennent sans réserve et recommandent la mise en ouvre rapide et effectives des conclusions adoptées par les ministres de la Défense de la République du Rwanda et de la République démocratique du Congo lors de leur dernière rencontre fructueuse à Gisenyi, Rubavu, le 12 mai 2012 :
Les ministres de la Défense ont convenu d’étendre le mandat de la Commission conjointe des renseignements à la vérification conjointe de la situation sécuritaire le long des frontières ainsi qu’à l’intérieur de chaque pays. Les Chefs d’état-major des services des renseignements des deux pays vérifieront l’efficacité de ce mécanisme dans les 10 jours.
Dans les dix jours, les deux chefs d’état-major Généraux présenteront un plan concerté pour les opérations contre les FDLR. Le plan comprendra notamment un mécanisme conjoint de monitoring de ces opérations.
Endéans dix jours, les Chefs de services de renseignements sont chargés de mettre sur pieds un mécanisme de prévention de toute action nuisible aux bonnes relations, et à la sécurité des deux Etats, notamment par des éléments opportunistes et la propagande négative. Le Gouvernement de la RDC s’engage à créer des conditions favorables au retour le plus vite possible dans leurs milieux d’origine des personnes affectées par les opérations récentes.
Le Gouvernement du Rwanda continuera à appuyer les efforts de la RDC visant à restaurer et maintenir la paix et la sécurité à l’Est de la RDC.
S’agissant du domaine des réfugiés, les deux parties ont recommandé la poursuite de la sensibilisation des réfugiés de deux pays pour leur retour volontaire dans les meilleurs délais. Par ailleurs, les deux parties ont appris avec satisfaction la tenue à Kigali en juillet 2012 de la deuxième réunion tripartite HCR-RDC-RWANDA sur la question des réfugiés.
Quant au domaine de la circulation des personnes et des biens, les deux parties ont salué les avancées significatives pour la facilitation de la circulation des personnes et du commerce transfrontalier.
Pour différents autres domaines liés au développement socioéconomique entre les deux pays, les deux parties ont recommandé la poursuite des efforts déjà entrepris en vue de leur mise en application dans les meilleurs délais.
Les deux parties ont convenu de la tenue de la 6ème session de la Grande Commission Mixte en République démocratique du Congo au mois de mais 2013.
Les travaux se sont déroulés dans une ambiance fraternelle et de convivialité.
Fait à Kigali, le 19 mai 2012

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JOSEPH KABILA DOIT DEMISSIONNER


SANKURUEXPRESSIONLIBRE

Dans son dernier point de presse, le Ministre Mende Omalanga a declaré que les FARDC avaient confiné
les forces de M23 sur une colline à la frontière du Rwanda et de l'Ouganda. Le Ministre Congolais a aussi dit que les
FARDC observaient une trêve de 5 jours pour permettre aux rebelles de se rendre car le gouvernement Congolais ne
voulait pas tuer des
"Congolais".
Il n'a pas dit que cette fameuse trêve allait permettre au Rwanda de ravitailler
Tanganda et Makenga en troupes et munitions pour tuer les soldats Congolais. Il a aussi confirmé la présence de
Tanganda et de Sultani Makenga, et d'ajouter que les troupes rebelles n'avaient plus des munitions et de la nourriture.
Avant sa declaration de la semaine passée, Mende Omalanga avait affirmé que la capture de Tanganda était une question
de temps, mais curieusement un cessez-le feux avait été annoncé le lendemain.De qui l'Armée Congolaise a récu l'ordre
de ne pas en
finir définitivement avec les troupes rebelles de Tanganda? Qui est le Commandant Suprême des FARDC?La
mauvaise gestion de la guerre du Kivu demontre une complicité des dirigeants politiques Congolais avec le Rwanda de
Paul Kagame qui tire les ficelles.Au regard de ce qui s'y passe, il y a lieu de conclure que les viols massifs et des
assassinats politiques ne prendront jamais fin dans le Kivu car cela fait partie de la politique de terreur instaurée
par le gouvernement Congolais en accord avec Kigali.De ce qui précède, je conclus qu'il y a une absence de leadership
fort au Congo, le sommet de l'Etat Congolais qui est le Président Joseph Kabila et son gouvernement doivent
démissionner pour trahison et pour avoir violé la Constitution du Congo.Le Président Joseph Kabila doit démissionner!
Les gens peuvent me traiter comme ils veulent, cela n'enlève pas mon ardeur de dénoncer le mal ni de demander le départ
du Président
Joseph Kabila.
Le temps est révolu de chercher à comprendre ma demarche ou polémiquer là-dessus, le sang
des Congolais coule encore en abondance pour une guerre créée de toutes pièces pour priviléger certains intérêts
égoistes qui risquent de nous couter notre Kivu. Il y a lieu de voir ce qu'il y a du bien dans mon discours et agir
vite de peur que l'irréparable arrive. Me juger ne sert à rien si ce que j'ai dit peut reveiller la conscience
collective des Congolais par rapport à ce qui se passe dans le Kivu, c'est bon pour le Congo!

Guy Kasongo

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