21 juin 2012

Kinshasa–Kigali : où est la vérité ?

Les nouvelles en provenance du front du Nord-Kivu perturbent nombre de nos compatriotes. Pendant que le Conseil National pour la Défense du Peuple (CNDP) et le M.23 (Mouvement du 23 mars 2009), recommencent à cracher du feu dans plusieurs contrées de cette province, avec la complicité attestée du régime de Kigali, d’aucuns sont surpris d’entendre des officiels rwandais donner de la voix aussi bien à partir de Kinshasa (Marie-Louise Mushikiwabo) que de la capitale rwandaise (Paul Kagame). La ministre rwandaise des Affaires Etrangères comme le président rwandais développent la même thèse, à savoir celle de la neutralité de leur pays dans le dossier sécuritaire du Nord-Kivu, qu’ils qualifient de crise congolo-congolaise. Paul Kagame va même plus loin, en accusant l’Occident d’être le principal soutien des micro-rébellions animées par le général Bosco Ntaganda et le colonel Sultani Makenga, dans le dessein de déstabiliser le président congolais, Joseph Kabila.

 

Les observateurs avertis, rendus prudents par le double langage des autorités rwandaises dans la lecture des événements sanglants qui endeuillent le peuple congolais depuis près de deux décennies, soupçonnent Paul Kagame de chercher à brouiller les cartes. L’objectif visé est sans aucun doute de mettre le gouvernement congolais en conflit avec ses partenaires européens et américains et de gagner sur deux tableaux.

D’une part, le Rwanda voudrait effacer, à peu de frais, toutes les accusations de son implication avérée dans le recrutement des combattants rwandais pour les chefs rebelles Bosco Ntaganda et Sultani Makenga, leur entraînement dans des camps situés en territoire rwandais, leur approvisionnement en armes et munitions ainsi que leur financement. Et, si Kinshasa était lâché par l’Occident, Paul Kagame n’aurait plus de contradicteur en face dans la présentation de ses moyens de défense comme victime d’une diabolisation gratuite dans le dossier du Nord-Kivu.

Et, d’autre part, après avoir remis Kinshasa en confiance, Kigali pourrait continuer tranquillement son travail de sape de la paix dans la partie Est et de déstabilisation de la RDC. Officiellement, le pouvoir en place au Congo serait gêné d’accuser de nouveau Paul Kagame d’être le coach attitré de Bosco Ntaganda et Makenga, Sultani.

Pourquoi la langue de bois ? 

Des millions de Congolaises et Congolais, qui affichaient un moral très bas face aux événements du Nord-Kivu, se sont sentis fortement réconfortés par les propos tenus par le porte-parole du gouvernement dernièrement à Goma. Lambert’ Mende s’était en effet livré à un déballage systématique contre le régime de Kigali, en étalant sur la place publique son modus operandi dans la fourniture des troupes, de l’argent, d’armes et de munitions au général Bosco Ntaganda et son CNDP ainsi qu’au colonel Sultani Makenga et son M. 23.

Ils l’étaient davantage en apprenant que l’affaire était portée au niveau du Conseil de Sécurité de l’ONU et qu’un lobbying ‘sous-régional était lancé à partir de Luanda par le ministre des Affaires Etrangères et de la Coopération Internationale.

Mais, ce qui recommence à troubler les esprits, c’est ce retour à la langue de bois dans le chef des officiels de Kinshasa, pendant que la ministre rwandaise des Affaires Etrangères et le président rwandais nient toute implication de leur pays dans la situation sécuritaire du Nord-Kivu, qu’ils ont le culot d’imputer à une incompréhension entre Congolais. Paul Kagame s’est même permis de parler d’un déficit de communication entre les autorités congolaises et leurs populations.

Lorsque l’on pense au huis clos décrété par le bureau de l’Assemblée Nationale sur la question orale avec débat portant sur l’accord congolo-rwandais du 19 mai à Kigali, lorsque l’on réfléchit aux intimidations, interpellations et arrestations subies par les médias congolais ayant été les premiers à faire état de l’implication rwandaise dans l’insécurité au Nord-Kivu, lorsque l’on analyse le refus des officiels congolais de donner suffisamment d’éclairage à leurs compatriotes sur les dessous des cartes qui entourent le dossier, on ne peut que s’interroger sur le nouveau round de rapprochement entre le Rwanda et la RDC.

Les Congolais aimeraient savoir pourquoi leurs propres gouvernants n’ont-ils toujours pas lancé un message à la résistance contre les «envahisseurs» rwandais cachés dans le CNDP et le M.23. A quand la mise en placé des comités d’autodéfense, populaire au Nord-Kivu, au Sud-Kivu ainsi qu’à travers l’ensemble de la République, comme à l’époque du Mzee Laurent Désiré Kabila, après l’invasion du pays par le Rwanda, l’Ouganda et le Burundi en août 1998? Pourquoi empêche-t-on nos concitoyens d’organiser des manifestations de protestation contre le CNDP et le M.23, tant à Kinshasa, à Goma, à Beni qu’à Bukavu, comme du temps de soulèvement de la jeunesse de Kinshasa, en juin 2004, contre la tentative d’occupation de la ville de Bukavu par des mutins conduits par le colonel Jules Mutebusi ? N’eut été cette mobilisation populaire, le général Laurent Nkunda, qui marchait également sur Bukavu, aurait certainement fait jonction avec Mutebusi, ce qui aurait annihilé toute velléité de résistance du général Mbuza Mabe et des troupes loyalistes.

 

Des armes qui ne s’épuisent jamais 

 

Les Congolais ont besoin de connaître la vérité sur les tenants et aboutissants de la « guerre » du Nord-Kivu, où le CNDP et le M.23, qui avaient abandonné plus de 38 tonnes d’armes et munitions dans la ferme du général Bosco Ntaganda, à Mushaki viennent de recevoir des renforts en hommes et de booster leur puissance de feu. On devrait expliquer à nos compatriotes comment les mouvements rebelles, nationaux et étrangers, qui écument le Nord-Kivu, ne connaissent jamais de rupture totale de stocks d’armes et munitions. Est-il normal que des micro-rébellions contrôlant des espaces réduits ne souffrent jamais de l’épuisement de leurs magasins d’armement?

Il y a sûrement des réseaux, internes et externes, chargés d’entretenir à des cycles réguliers, les mutins et leurs chefs, en faisant passer, à travers le territoire congolais, armes, munitions, hommes et matériels de guerre. Si le peuple congolais est tenu à l’écart de la vérité et reste avec la conviction que l’affaire du Nord-Kivu est celle des initiés et traîtres à la cause de la patrie, il serait’ impossible d’obtenir son adhésion totale. Or, sans le soutien populaire, il serait difficile aux FARDC de gagner la «guerre » dans cette province.

Kimp

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L’ASADHO exige la libération des membres de l’opposition politique détenus arbitrairement


L’Association Africaine de défense des Droits de l’Homme, ASADHO en sigle, est préoccupée par les arrestations et détentions arbitraires que la Police Nationale continue à opérer contre les membres de l’opposition, particulièrement ceux de l’Union pour la Démocratie et le Progrès Social, UDPS en sigle. En effet, en date du 01 juin 2012 à 12 heures, Monsieur Freddy PINDI, Président de la Ligue de Jeunes de l’UDPS/Kinshasa, et Messieurs Pierre LWABEYA et TSHIYOYO, tous membres de l’UDPS, ont été arrêtés par la Police alors qu’ils rendaient visite à leurs collègues détenus au CPRK (Centre Pénitentiaire de Rééducation de Kinshasa) à Kinshasa. Actuellement détenus à la DEMIAP (Détection militaire des activités anti-patrie), il leur serait reproché plusieurs faits dont le recrutement des militaires au sein de la prison.

Ils sont privés de leurs droits fondamentaux dont le droit de visite et celui d’être assistés par un avocat à tous les niveaux de la procédure pénale. 

L’ASADHO relève que depuis le lancement du processus électoral, plusieurs membres de l’UDPS ont été arrêtés, et détenus illégalement par la Police Nationale Congolaise ou par les services de sécurité à travers tout le pays et particulièrement dans la ville de Kinshasa. 7 membres de l’UDPS ont été condamnés arbitrairement par le Tribunal de Grande Instance de Matete à Kinshasa à 10 ans de servitude pénale principale.

» L’opposition politique étant reconnue par la Constitution de la République, l’ASADHO estime que toutes arrestations et détentions arbitraires opérées contre un citoyen, congolais à cause de ses activités politiques ou appartenance à un parti politique de l’opposition constituent une violation des droits fondamentaux consacrés par les instruments juridiques nationaux et internationaux.

Face à ce qui précède, elle recommande :

* Au Gouvernement de la République:

- De mettre fin à tout acte de nature à porter atteinte (harcèlement, arrestation et détention arbitraires...) aux droits reconnus aux membres de l’opposition politique ; 

* Au Procureur Général de la République :

- De faire libérer les membres de l’UDPS détenus à la DEMIAP ou de les faire traduire en justice,

- D’engager des poursuites judiciaires contre les policiers qui ont procédé aux arrestations et détention arbitraire du Président de la Ligue de Jeunes de l’UDPS et des autres collègues.

Fait à Kinshasa, le 19 juin 2012 

ASADHO

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Nord-Kivu : la Monusco déploie des casques bleus autour des zones de combat

 
Bunagana, Nord Kivu, le 16 mai 2012, le commandant de la brigade de la Force onusienne au Nord Kivu, Arinder Singh, arrive par hélico après les affrontements armés entre FARDC et les mutins qui ont occasionné la fuite de la population vers l'Ouganda voisin © MONUSCO/Sylvain LiechtiBunagana, Nord Kivu, le 16 mai 2012, le commandant de la brigade de la Force onusienne au Nord Kivu, Arinder Singh, arrive par hélico après les affrontements armés entre FARDC et les mutins qui ont occasionné la fuite de la population vers l'Ouganda voisin © MONUSCO/Sylvain Liechti

La Monusco a déployé depuis la semaine passée cinq équipes de patrouille de combat sur les lignes de front autour de la zone de Mbuzi-Bikenge-Runyoni (territoire de Rutshuru) occupée depuis plusieurs semaines par les rebelles du Mouvement du 23 mars (M23).  Ces Casques bleus vont apporter un appui logistique aux Forces armées de la RDC (FARDC) et assurer la sécurité des populations civiles.

« Notre rôle ici correspond à notre mandat de protection des populations civiles, pour assurer leur sécurité. Nous allons aussi appuyer [logistiquement] les FARDC  en opérations  », a déclaré un responsable militaire de la Monusco.

Les casques bleus vont faire des patrouilles conjointes avec les FARDC et ériger une base arrière pour appuyer les militaires congolais qui mènent des offensives contre les rebelles du M23 dans cette zone.

« Nous faisons les patrouilles mixtes avec les casques bleus. Ils avancent leurs positions aussitôt que nous avançons vers l’ennemi », a témoigné un commandant des FARDC.

A la fin du mois de mai, les casques bleus de la Mission des Nations unies pour la stabilisation de la RDC (Monusco) ont installé trois bases « stratégiques » autour de Bunagana (Nord-Kivu) pour empêcher les rebelles du M23 d’assiéger cette cité et protéger la population civile.

Ces rebelles occupent les collines de Runyoni et Chanzu, à une dizaine de kilomètres au Sud-Est de Bunagana.

Depuis le début du mois de mai, des combats opposent les rebelles du M23 issus de l’ancien mouvement rebelle CNDP et des militaires congolais dans le territoire de Rutshuru. Ces rebelles qui ont déserté l’armée congolaise réclament l’application des accords de paix signés en 2009 entre le gouvernement congolais et le CNDP.

Ces accords prévoyaient notamment l’intégration des rebelles dans l’armée et la police alors que les cadres civils devaient être intégrés dans les institutions publiques.

radiookapi.net

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A Kinshasa, la ministre rwandaise se moque des Congolais !

Forum des As 

Coup de théâtre hier mardi 19 juin dans la capitale congolaise. Au terme d’une réunion de deux jours regroupant les délégations rd-congolaise et rwandaise, la ministre des Affaires étrangères du Rwanda balaie d’un revers de la main toutes les accusations portées contre son pays au sujet du soutien accordé au «M 23», le mouvement rebelle à l’Est de la RDC. Pourtant, une enquête attribuée à l’Organisation des Nations unies, relayée par la suite par la radio britannique «BBC», faisait bel et bien état de ce soutien. En plus, une ONG internationale des droits de l’homme, «Human Rights Watch», a confirmé ces accusations sur base de ses enquêtes. Enfin, Kinshasa, sur base des résultats de ses enquêtes, a également abordé dans le même sens que les enquêtes internationales.
 

Au vu donc de toutes ces accusations portées contre le Rwanda, d’aucuns attendaient de la réunion de deux jours à Kinshasa que Kigali fasse amende honorable. A la place, c’est plutôt la réaction de la ministre Louise Mushikiwabo rwandaise des Affaires étrangères qui étonne plus d’un Congolais lorsqu’elle invite l’opinion à faire «la part des choses entre la rumeur et la réalité». Car, indique-t-elle à l’issue de la réunion, «au cours des dernières semaines, il y a eu tellement de rumeurs, on ne s’en sort plus. Nous sommes ici pour apporter notre soutien en tant que pays voisin  aux efforts de paix et de pacification de l’Est de la République démocratique du Congo».

KINSHASA ET KIGALI S’ENGAGENT A TRAQUER LES FDLR ET AUTRES GROUPES ARMES    

                            Le ministre congolais des Affaires étrangères, Raymond Tshibanda, déclare quant à lui, que «le plus important pour la partie congolaise était que le Gouvernement rwandais puisse savoir ce qui, de notre point de vue, est préoccupant». C’est de la sorte que le Rwanda et la RDC, à l’issue de leur réunion, s’engagent à mener «une guerre sans fin» aux FDLR (Forces démocratiques pour la libération du Rwanda (FDLR) et à tous les groupes armés actifs dans la partie frontalière entre les deux pays.  Il y a un communiqué conjoint qui sanctionne les derniers travaux de Kinshasa.

Les deux parties ont prévu d’évaluer les résultats de cet engagement sur terrain le 28 juin, à Goma, au Nord-Kivu.    

La RDC et le Rwanda, à travers le contenu de la déclaration conjointe publiée hier,  annoncent même des initiatives consistant à «rendre opérationnelle la commission conjointe chargée notamment d’enquêter sur les suspicions d’un soutien extérieur aux mutins et autres éléments opportunistes ».  La réunion a regroupé les ministres des Affaires étrangères, les chefs d’Etat-major généraux des armées et les responsables des services de sécurité de ces deux pays.

QUAND LA MINISTRE RWANDAISE SE MOQUE DES CONGOLAIS    

Au regard de la position de Louise Mishikiwabo, nombre  d’observateurs estiment que la ministre rwandaise des Affaires étrangères se moque des Congolais. Car, sa visite intervient plus d’une semaine seulement après que Lambert Mende Omalanga, le porte-parole du Gouvernement congolais, ait accusé Kigali de «servir à la préparation d’une conspiration qui évolue vers un schéma de rupture de la paix entre deux pays de la région des Grands lacs». Et Mende donnait la position officielle du Gouvernement au terme des enquêtes menées sur le terrain. D’ailleurs, au sujet du soutien de Kigali au «M23», Kinshasa s’était même gardé de réagir un peu plus tôt, lorsqu’une enquête attribuée à l’ONU, relayée par «BBC» et confirmée par Human Rights Watch, faisait état du soutien de Kigali qui aurait recruté, préparé et armé, sur son territoire 200 à 300 éléments rwandais ayant combattu dans les rangs des mutins du «M 23». 

BBC, rappelle-t-on, s’était procuré un rapport interne de la Mission de l’Organisation des Nations unies pour la stabilisation au Congo (Monusco). Vendredi dernier, confie-t-on, le conseil de sécurité de l’ONU a condamné la mutinerie du M23, se disant vivement préoccupé par la détérioration des conditions sécuritaire et humanitaire qui ont provoqué des afflux importants de déplacés et de réfugiés dans l’Est de la RDC.

KINSHASA DOIT OUVRIR  L’OEIL ET LE BON    

Au cours du même week-end, le ministre congolais des Affaires étrangères et de la coopération internationale avait entamé une visite dans certains pays de la sous-région dont l’Angola pour les sensibiliser sur l’implication «d’un pays voisin », sans le citer, dans l’insécurité dans l’Est de la RDC. C’est là que les observateurs avertis ne comprennent guère que la ministre rwandaise balaie comme d’un revers de la main des accusations aussi graves en parlant de simples rumeurs et en invitant les Congolais à faire la part des choses entre la rumeur et la vérité.    

Les observateurs invitent le Gouvernement congolais à ouvrir l’œil et le bon parce que ce n’est pas la première qu’un communiqué conjoint sanctionne une réunion entre officiels congolais et rwandais. Mais, une chose, rappelle-t-on, est de signer des accords et une autre de les respecter. Si Kigali, conclut-on, était vraiment sincère, bien des choses auraient déjà évolué à l’Est de la RDC. 

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20 juin 2012

Rwanda - RDC : accusé de soutenir les mutins du Nord-Kivu, Kagamé contre-attaque

Lors d'une conférence de presse, mardi 19 juin à Kigali, le président rwandais Paul Kagamé a accusé la "communauté internationale" d'avoir cherché à chasser du pouvoir le président congolais, Joseph Kabila. Il a également affirmé la neutralité du Rwanda dans la crise au Nord-Kivu.

Pendant plus d'une heure et demi, mardi 19 juin, Paul Kagamé a répondu aux questions de la presse internationale à Kigali. Avec un sujet central : la crise dans l'Est de la RDC.

À plusieurs reprises, le président rwandais a réaffirmé que la mutinerie en cours dans le Nord-Kivu, région frontalière du Rwanda, ne concernait son pays en aucune façon. De même que l'arrestation de Jean Bosco Ntaganda, général et ancien chef rebelle congolais recherché par la Cour pénale internationale (CPI), ne relevait pas de ses attributions.

Ces dernières semaines, Kigali a été indirectement accusé par Kinshasa et par la mission de l'ONU en RDC (Monusco) de soutenir Ntaganda. Kagamé a contre-attaqué lors de la conférence de presse en dénonçant l'hypocrisie de l'attitude de la « communauté internationale » vis à vis du président congolais Joseph Kabila. Avant l'élection présidentielle congolaise de novembre dernier, celle-ci « cherchait un moyen de se débarrasser de lui, soit avec l'élection, soit par d'autres moyens », a-t-il affirmé, laissant entendre qu'il avait été sondé sur le sujet. « Finalement, il a été élu et, quelles qu'aient été les conditions de cette élection, ils se sont rendus compte qu'ils devaient faire avec. »

"Je suis allé aussi loin que possible"

« Ensuite, ils [la communauté internationale, NDLR] sont revenus me voir pour dire qu'ils voulaient arrêter Ntaganda mais qu'ils ne voulaient pas le faire sans le consentement du Rwanda […] Et maintenant ils nous disent responsables de cette situation ! » Interrogé sur l'identité de ces acteurs de la « communauté internationale », il a refusé de préciser ses accusations. « Je suis allé aussi loin que possible », a-t-il simplement dit.

Visiblement agacé par les accusations récurrentes contre son pays, Kagamé a même menacé de suspendre totalement sa coopération dans la résolution des crises de l'Est de la RDC. « Nous allons arriver à un point où nous allons nous décharger de tout ces problèmes qui ont été mis sur nos épaules et nous allons leur renvoyer », a-t-il menacé sans plus de précisions.

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1er anniversaire de l’UNC : Kamerhe réhabilité par l’histoire

19 juin 2011- 19 juin 2012 : l’Union pour la Nation Congolaise (UNC) vient de totaliser une année d’existence. Pour marquer d’une pierre blanche ce premier anniversaire du parti cher à Vital Kamerhe, le Secrétaire général Ewanga a animé une matinée politique hier mardi 19 juin à la permanence de l’UNC située sur l’avenue Croix-Rouge, dans la commune de Barumbu.

Entouré de plusieurs cadres du parti tels André Claudel Lubaya, Bitakuira, Mayo ... le Secrétaire général de l’UNC a dans un lingala châtié, propre aux « Bana Ekanga », rappelé les circonstances historiques ayant concouru à la création de leur parti. Ewanga a rappelé que l’initiateur de l’UNC, Vital Kamerhe, avait marqué sa rupture totale avec son ancienne famille politique, à savoir l’ex-AMP (Alliance de la Majorité Présidentielle), après avoir constaté des dérives flagrantes dans la gouvernance du pays.

Ewanga en a profité pour souligner que la situation sécuritaire qui prévaut présentement à l’Est du pays vient de réhabiliter le président de leur parti, diabolisé autrefois à cause de sa farouche opposition aux opérations militaires conjointes décidées par les officiels congolais et rwandais et que devaient mener les armées du Rwanda et de la RDC à l’Est du pays pour neutraliser les FDLR (Forces Démocratiques pour la Libération du Rwanda).

La nouvelle guerre de l’Est conforte la position de Kamerhe qui avait proposé, à l’issue de la Conférence Goma, un plan pour stabiliser définitivement la partie orientale de la RDC dont la population reste la première victime des conflits armés qui durent depuis deux décennies.

Ewanga a interpellé le gouvernement congolais à sortir de sa réserve face au drame de l’Est du pays, en fixant le peuple congolais sur cette nouvelle agression du Rwanda contre la RDC étayée par des preuves irréfutables. Il a fustigé, à ce propos, le jeu des mots des autorités de Kinshasa, qui parlent de la passivité du Rwanda sur la formation des mutins sur son territoire alors qu’elle constitue une preuve éloquente de l’agression de ce pays voisin contre la RDC.

Tout en dénonçant la complicité des entreprises minières et de certains Congolais qui profitent financièrement de cette guerre, ce collaborateur de Kamerhe, qui ne voit pas d’un bon oeil la présence de la cheffe de la diplomatie rwandaise à Kinshasa, pense qu’il est temps d’adopter un ton ferme face aux agresseurs, en lieu et place d’accolades diplomatiques, pendant que le pays est poignardé dans le dos par Kigali,

Parlant du lancement de nouvelles coupures de billets de banque à haute valeur faciale, l’UNC émet des réserves sur l’élargissement de l’éventail fiduciaire de la monnaie congolaise. Il a fait savoir que son parti consulte ses experts en matière monétaire avant de se prononcer définitivement sur ces nouvelles coupures.

Ewanga a par ailleurs condamné la démolition par la police, sur ordre des autorités du pays, des boutiques, cabines de téléphonie mobile, « malewa » des gagne-petit, qui ont imaginé ces moyens de survie suite à l’incapacité du gouvernement de donner de l’emploi aux Congolais.

Il faut noter que la célébration du premier anniversaire de l’UNC a coïncidé avec la proclamation de son Secrétaire général, Ewanga, élu d’Ikela par la Ceni, après une longue période d’incertitude.

Eric WEMBA

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Crise de l’Est : Kagame recule face à la pression internationale !

Il y a des signaux qui ne trompent jamais. Le Rwanda a beau nier son implication dans la récente instabilité de l’Est, l’histoire le rattrape inlassablement. A la suite de BBC, de la Monusco et de Human Right Watch, le Conseil de sécurité de l’Onu s’est prononcé sur la situation de l’Est. Il a formellement condamné le M23 ainsi que tout appui extérieur apporté à ce mouvement. Kigali n’a pas été nommément cité, mais l’allusion est très claire vu le contexte.

Kagame a vite compris que les choses sont en train de prendre une nouvelle tournure dans la région des Grands Lacs africains.

Sans demander son reste, il a dépêché la Ministre des Affaires étrangères à Kinshasa. Voir cette dame de fer du régime rwandais fouler le sol congolais constitue tout un symbole politique et diplomatique par rapport aux circonstances.

Il est de tradition que les Etats ne présentent jamais ou rarement des excuses. Il est aussi connu qu’un Etat, même pris en flagrance, ne peut reconnaître publiquement avoir commis la faute. En revanche, le repentir d’un Etat ou la volonté de se faire pardonner se cache souvent des manœuvres diplomatiques d’envergure.

Depuis la rupture d’avant le 2 août 1998, le pays des mille collines a gardé une distance éloquente vis-à-vis de la capitale congolaise. Kagame est venu en RDC, mais s’est cantonné à Goma. Louise Mushikikwabo de même. Ainsi le Rwanda politique a voulu manifester son manque de confiance envers Kinshasa. Seuls les militaires, sous la houlette de James Kabarebe, ont fait plusieurs fois le déplacement de la capitale congolaise.

Esaü et Jacob 

Mais depuis que la Communauté internationale a haussé le ton face à l’insécurité rampante à l’Est de la RDC, le Rwanda regarde Kinshasa d’un nouvel œil. Surtout que pour la première fois, des allusions claires ont été faites concernant la complicité du Rwanda.

Diplomatiquement parlant, la RDC se trouve en position de force et le Rwanda grandement affaibli. D’où la précipitation constatée dans le chef des dirigeants rwandais qui se battent pour vite rétablir les rapports de force diplomatiquement parlant.

Pour dire les choses sans mettre les gants, il se révèle qu’en l’instant présent, le Rwanda a grandement besoin de la caution morale congolaise pour se crédibiliser. Il ne faut dès lors pas que Kinshasa sombre dans une désinvolture coupable. Il ne faut surtout pas que l’on accorde au Rwanda l’absolution de ses péchés gratuitement.

L’heure est capitale. Le moment tant rêvé de prendre enfin de l’avance sur le Rwanda a sonné. Psychologiquement parlant, nous sommes mieux placés pour faire reculer le pays des mille collines dans des proportions moins envahissantes. Avant de reprendre le dessus.

Connaissant la capacité rwandaise à jouer à fond la note d’attendrissement, il est à craindre que Kinshasa ne donne à Kigali le bon Dieu sans confession.

Alors là, pour un plat de lentilles, nous aurons définitivement vendu notre droit d’aînesse.

Attention ! 

LP

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Kasaï-Occidental : l’assemblée provinciale vote un édit réglementant l’érection des barrières

 
Siège de l'Assemblée provinciale du Kasaï-Occidental à Kananga.Siège de l'Assemblée provinciale du Kasaï-Occidental à Kananga.

L’assemblée provinciale du Kasaï-Occidental a adopté mardi 19 juin un édit portant réglementation des barrières routières sur toute l’étendue de la province. Selon les députés provinciaux, il s’agit de mettre fin aux entraves à la libre circulation des personnes et leurs biens sur le sol ouest-kasaïen. Un texte qui ne pourrait entrer en vigueur qu’après l’élection d’un nouveau gouverneur, selon des représentants de la société civile.

Ce nouvel édit reconnait licite uniquement la barrière autorisée par l’autorité compétente dans le but de percevoir une taxe au profit de la province ou de maintenir la sécurité.

Il recommande de lever cette barrière à la fin des circonstances ayant justifié son érection.

Quelle que soit le besoin, l’assemblée provinciale recommande de distancer les barrières d’au moins 200 kilomètres et de déterminer leurs modalités d’application dans un arrêté signé par le gouverneur de province.

L’édit veut aussi punir, d’une peine de servitude pénale principale allant de 6 à 12 mois avec une amende de 100 000 FC (environ 111 dollars américains), toute perception qui ne soit pas une taxe légalement instituée au profit de l’Etat et toute corvée infligée par les agents percepteurs.

Ces perceptions illégales devront être saisies et restituées à leurs propriétaires sans préjudices de dommages et intérêts.

La société civile, qui se félicite du vote de cet édit, reste divisée sur sa promulgation. Pour le coordinateur provincial du Cojeski, il faudra attendre l’élection du nouveau gouverneur.

L’actuel gouverneur expédie les affaires courantes et assure l’intérim du gouverneur Kabasababu destitué début juin à la suite du vote d’une motion de censure.

Les députés provinciaux lui reprochent la mauvaise gestion des finances publiques.

radiookapi.net

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19 juin 2012

Alliance UDPS, APARECO et ARP annoncée à Paris - Etienne Tshisekedi dit « Non »

L‘information a été diffusée, vendredi 15 juin, tel un scoop par RFI. Que « lors d’une conférence de presse, jeudi dernier, à Paris, trois mouvements d’opposition, l’Union pour la démocratie et le progrès social (Udps), d’Etienne Tshisekedi, l’Alliance des patriotes pour la refondation du Congo (Apareco) de l’ancien ministre mobutiste Honoré Ngbanda et l’Armée de résistance populaire (ARP) de Faustin Munéné, ont lancé pour la première fois un appel conjoint à la mobilisation contre le régime de Joseph Kabila ».

A Kinshasa, cette information a été immédiatement rejetée par l’UDPS, qui a précisé par un communiqué de presse n’avoir pas délégué qui que ce soit à Paris pour une telle négociation. Suite à ce que l’on peut qualifier aujourd’hui de méprise, on a observé à Kinshasa que la journée du vendredi 15 juin à été mouvementée au siège du parti d’Etienne Tshisekedi, à Limete. Cette fameuse déclaration commune a fait, en effet, l’objet d’une réunion extraordinaire. Le représentant du parti à Paris, Edo Olito Maloudji, a été rappelé dans la capitale congolaise pour des explications.

Et, selon Jacquemain Shabani, le secrétaire général de l’UDPS, la direction politique n’avait pas donné son aval à cette initiative. « La direction politique du parti, en la personne du président du parti n’était pas informée et ne peut donc pas être impliquée. Donc, cela n’engage pas officiellement l’UDPS. Le président Tshisekedi n’a pas encore eu de contact personnel ou particulier avec ces deux mouvements politiques. »

Félix Tshisekedi dit « oui » 

La déclaration commune de Paris est pourtant signée de Félix Tshisekedi, le propre fils du président de l’UDPS. Secrétaire national chargé des Relations extérieures au sein du parti, il n’était pas présent à la conférence de presse pour annoncer cette alliance.

Mais, joint au téléphone par la presse, Félix Tshisekedi a assuré que son père a bien donné son quitus pour cette initiative qui émane de l’extérieur. Le malentendu qui surgit est dû, sans doute, à un problème de communication. Il a souligné aussi que cette déclaration de Paris n’est qu’une simple convergence de points de vue et non une alliance politique. Une précision de taille qui ne confère pas au fils Tshisekedi le pouvoir d’engager le parti pour une telle initiative.

Cela étant, « la présidence de l’UDPS en a profité pour informer l’opinion nationale et internationale que seul le Président du Parti, M. Etienne Tshisekedi wa Mulumba, représente et engage le Parti conformément aux dispositions statutaires (article 22§7). », affirme le communiqué dont le site « direct.cd» s’est procuré un exemplaire. « A ce titre, le Président de l’UDPS n’a ni négocié et encore moins délégué cette prérogative à quiconque et le protocole d’alliance signé à Paris n’engage donc pas le Parti», poursuit le communiqué qui vient, malgré tout, d’ajouter encore un peu plus de confusion dans cette affaire sans précédent.

Tout Congolais sait que l’UDPS n’a rien en commun avec l’Apareco et l’ARP. Comme par le passé, chaque fois qu’il est annoncé de «telles énormités », on a souvent constaté que M Tshisekedi n’est «pas au courant» et n’avait pas non plus avalisé cette alliance contre nature. On précise même que le fait que Félix Tshisekedi ait refusé de participer à cette mascarade (contrairement à l’invitation mensongère de l’APARECO) est une prudence et une indication de la méprise.

Enfin, selon certaines indications, Faustin Munene n’a ni troupes ni argent. Il est en résidence surveillée à Brazzaville.

Et d’après une source occidentale, les Congolais de la diaspora ont déjà compris que Ngbanda les mène souvent en bateau.

CL.NY.-

 

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LA UNE Le président du Sénat dénonce- Budget 2012 : pas de traces de recettes du pétrole et des mines

Le Potentiel

Le Sénat a ouvert lundi les discussions portant sur le projet de budget de l’Etat pour l’exercice 2012. L’ouverture des débats à la Chambre haute du Parlement a été l’occasion pour son président, Léon Kengo wa Dondo, de faire un constat : les recettes des secteurs porteurs comme les hydrocarbures, les mines et les télécommunications n’ont pas été reprises dans le projet transmis par le gouvernement. Pourquoi avoir occulté ces apports ? Un nouveau faux pas de Matata Ponyo.

Après la défense de son programme en mai dernier, le Premier ministre, Matata Ponyo Mapon, doit maintenant se frotter au Parlement pour faire passer son projet de budget de l’Etat pour l’exercice 2012. Ne l’a-t-il pas promis le 9 mai 2012 lorsqu’il est allé répondre aux préoccupations des députés nationaux : «Le programme, comme vous avez eu l’occasion de le signaler, est ambitieux et des études approfondies sont en cours pour évaluer son coût dans les plus grands détails. Dans quelques semaines, votre gouvernement sera de retour dans cette salle pour présenter le budget 2012, et à cette occasion, vous aurez le privilège de trouver l’évaluation chiffrée de premières actions figurant dans le programme et prévues dans le très court terme». Au bout du parcours, il a eu gain de cause. Son programme a pu recevoir l’aval de l’Assemblée nationale.

Le Sénat attendait donc son tour pour décrypter à sa manière le programme quinquennal du gouvernement. L’occasion vient de lui être donnée avec l’examen du projet de budget 2012, entamée hier lundi 18 juin.

Pour rattraper son retard par rapport à l’Assemblée nationale, le Sénat n’a pas été du tout tendre avec le gouvernement. Plus qu’un état des lieux de la situation générale du pays, l’allocution de Léon Kengo Wa Dondo avait tout l’air d’un réquisitoire. Il s’agissait pour le président Kengo de ramener le gouvernement sur le droit chemin en lui rappelant ses devoirs, et éventuellement, les efforts à déployer pour relever les ambitieux objectifs de son programme.

Le président du Sénat a accordé une attention particulière sur la situation sociale des fonctionnaires de l'Etat, policiers et militaires, enseignants, médecins et infirmiers ainsi qu'à toutes les couches sociales, lors de l'examen et adoption du projet de budget pour l'exercice 2012.

Dans son discours, Léon Kengo a attiré l'attention des sénateurs sur la nécessité de maintenir partout, au moins pour les dépenses des rémunérations, les niveaux des crédits alloués l'année dernière. «Il y va de l'intérêt de tous et de l'efficacité de l'Etat», a-t-il souligné.

Les points de critique

Le projet de budget de l'Etat 2012 présenté par le gouvernement est de l'ordre de 7 577 milliards de francs congolais en équilibre des recettes et dépenses. Dans un premier temps, le président du Sénat a dénoncé «certains déséquilibres» du fait de l'augmentation sélective des crédits de certains ministères et institutions au détriment d'autres qui subissent ainsi de véritables «coupes sombres».

Mais, c’est sur les sources des recettes inscrites dans le projet de budget 2012 que s’est appesanti davantage Léon Kengo wa Dondo. Par quelle magie le gouvernement pense mobiliser pour l’année 2012 près de 87 milliards USD, s’est-il inquiété. Il a fondé ses appréhensions sur des recettes non reprises dans le projet de budget du gouvernement, lesquelles sont relatives aux secteurs porteurs en pleine croissance que sont les hydrocarbures, les mines et les télécommunications. Leurs revenus n’apparaissent pas dans la rubrique des recettes courantes de l’Etat.

Pour quelle raison le gouvernement a occulté les recettes de ces secteurs ? Bien plus, où sont-elles passées ? Le Sénat attend des réponses claires du gouvernement. Les inquiétudes du président du Sénat ont été, par la suite, relayées par le sénateur Romain Nyimi Tembo qui a trouvé «anormal» que des secteurs aussi importants que ceux des mines, du pétrole et des télécommunications soient laissées à l'abandon.

Comme à l’accoutumée, le gouvernement Matata s’est rabattu sur les mêmes recettes ; celles qui approvisionnent depuis quelques années le budget de l’Etat. Il s’agit, essentiellement, note Kengo, des recettes fiscales de la Direction générale des impôts (DGI), de la Direction générale des douanes et accises (DGDA) ainsi que celles parafiscales provenant de la Direction générale des recettes administratives, judiciaires, domaniales et de participations (DGRAD). A ces recettes s’ajoutent des recettes des producteurs pétroliers, du reste maigrement représentées dans le projet transmis, au Parlement.

Le Premier Matata a l’obligation de convaincre. Le Parlement l’attend au tournant pour tester de sa capacité à relever le défi. Mais, apparemment, le Premier ministre ne s’est totalement démarqué de ses prédécesseurs. Comme pour dire : «On prend les mêmes et on recommence». Le problème n’est pas celui d’homme. Il relève plutôt du système, gangrené à fond. C’est ce même système qui est en voie de prendre en otage le chef du gouvernement. Ce qui l’empêche d’innover dans ses choix. Notamment, au travers du premier projet de budget de son quinquennat.

Pour avoir emboîté le pas à ses prédécesseurs, Matata Ponyo commet un nouveau faux pas. Dans la mesure où, le projet de budget 2012 est le reflet de la corruption qui a envahi le système qui a gangrené tous les régimes qui se sont succédé à la tête du pays. Les méthodes décriées dans le passé reviennent au galop. Matata n’a pas pu les contourner et éviter ainsi d’être prisonnier d’une logique de prédation qui mine le fonctionnement de l’Etat congolais depuis des décennies. Et là, on est parti pour la gloire. Aux mesures impopulaires qui se succèdent vient s’ajouter un budget 2012 amputé de recettes importantes. L’addition est salée. Il s’agirait d’une série noire qui a le désavantage de creuser le fossé entre le gouvernement et les gouvernés. Comment, dès lors, le Premier ministre peut-il convaincre la représentation nationale lorsqu’il ne sait pas rassurer sur une question aussi sensible que le budget de l’Etat ? Wait and see.

Posté par lumbamba à 10:57 - - Commentaires [0] - Permalien [#]