20 juin 2012

Crise de l’Est : Kagame recule face à la pression internationale !

Il y a des signaux qui ne trompent jamais. Le Rwanda a beau nier son implication dans la récente instabilité de l’Est, l’histoire le rattrape inlassablement. A la suite de BBC, de la Monusco et de Human Right Watch, le Conseil de sécurité de l’Onu s’est prononcé sur la situation de l’Est. Il a formellement condamné le M23 ainsi que tout appui extérieur apporté à ce mouvement. Kigali n’a pas été nommément cité, mais l’allusion est très claire vu le contexte.

Kagame a vite compris que les choses sont en train de prendre une nouvelle tournure dans la région des Grands Lacs africains.

Sans demander son reste, il a dépêché la Ministre des Affaires étrangères à Kinshasa. Voir cette dame de fer du régime rwandais fouler le sol congolais constitue tout un symbole politique et diplomatique par rapport aux circonstances.

Il est de tradition que les Etats ne présentent jamais ou rarement des excuses. Il est aussi connu qu’un Etat, même pris en flagrance, ne peut reconnaître publiquement avoir commis la faute. En revanche, le repentir d’un Etat ou la volonté de se faire pardonner se cache souvent des manœuvres diplomatiques d’envergure.

Depuis la rupture d’avant le 2 août 1998, le pays des mille collines a gardé une distance éloquente vis-à-vis de la capitale congolaise. Kagame est venu en RDC, mais s’est cantonné à Goma. Louise Mushikikwabo de même. Ainsi le Rwanda politique a voulu manifester son manque de confiance envers Kinshasa. Seuls les militaires, sous la houlette de James Kabarebe, ont fait plusieurs fois le déplacement de la capitale congolaise.

Esaü et Jacob 

Mais depuis que la Communauté internationale a haussé le ton face à l’insécurité rampante à l’Est de la RDC, le Rwanda regarde Kinshasa d’un nouvel œil. Surtout que pour la première fois, des allusions claires ont été faites concernant la complicité du Rwanda.

Diplomatiquement parlant, la RDC se trouve en position de force et le Rwanda grandement affaibli. D’où la précipitation constatée dans le chef des dirigeants rwandais qui se battent pour vite rétablir les rapports de force diplomatiquement parlant.

Pour dire les choses sans mettre les gants, il se révèle qu’en l’instant présent, le Rwanda a grandement besoin de la caution morale congolaise pour se crédibiliser. Il ne faut dès lors pas que Kinshasa sombre dans une désinvolture coupable. Il ne faut surtout pas que l’on accorde au Rwanda l’absolution de ses péchés gratuitement.

L’heure est capitale. Le moment tant rêvé de prendre enfin de l’avance sur le Rwanda a sonné. Psychologiquement parlant, nous sommes mieux placés pour faire reculer le pays des mille collines dans des proportions moins envahissantes. Avant de reprendre le dessus.

Connaissant la capacité rwandaise à jouer à fond la note d’attendrissement, il est à craindre que Kinshasa ne donne à Kigali le bon Dieu sans confession.

Alors là, pour un plat de lentilles, nous aurons définitivement vendu notre droit d’aînesse.

Attention ! 

LP

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Kasaï-Occidental : l’assemblée provinciale vote un édit réglementant l’érection des barrières

 
Siège de l'Assemblée provinciale du Kasaï-Occidental à Kananga.Siège de l'Assemblée provinciale du Kasaï-Occidental à Kananga.

L’assemblée provinciale du Kasaï-Occidental a adopté mardi 19 juin un édit portant réglementation des barrières routières sur toute l’étendue de la province. Selon les députés provinciaux, il s’agit de mettre fin aux entraves à la libre circulation des personnes et leurs biens sur le sol ouest-kasaïen. Un texte qui ne pourrait entrer en vigueur qu’après l’élection d’un nouveau gouverneur, selon des représentants de la société civile.

Ce nouvel édit reconnait licite uniquement la barrière autorisée par l’autorité compétente dans le but de percevoir une taxe au profit de la province ou de maintenir la sécurité.

Il recommande de lever cette barrière à la fin des circonstances ayant justifié son érection.

Quelle que soit le besoin, l’assemblée provinciale recommande de distancer les barrières d’au moins 200 kilomètres et de déterminer leurs modalités d’application dans un arrêté signé par le gouverneur de province.

L’édit veut aussi punir, d’une peine de servitude pénale principale allant de 6 à 12 mois avec une amende de 100 000 FC (environ 111 dollars américains), toute perception qui ne soit pas une taxe légalement instituée au profit de l’Etat et toute corvée infligée par les agents percepteurs.

Ces perceptions illégales devront être saisies et restituées à leurs propriétaires sans préjudices de dommages et intérêts.

La société civile, qui se félicite du vote de cet édit, reste divisée sur sa promulgation. Pour le coordinateur provincial du Cojeski, il faudra attendre l’élection du nouveau gouverneur.

L’actuel gouverneur expédie les affaires courantes et assure l’intérim du gouverneur Kabasababu destitué début juin à la suite du vote d’une motion de censure.

Les députés provinciaux lui reprochent la mauvaise gestion des finances publiques.

radiookapi.net

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19 juin 2012

Alliance UDPS, APARECO et ARP annoncée à Paris - Etienne Tshisekedi dit « Non »

L‘information a été diffusée, vendredi 15 juin, tel un scoop par RFI. Que « lors d’une conférence de presse, jeudi dernier, à Paris, trois mouvements d’opposition, l’Union pour la démocratie et le progrès social (Udps), d’Etienne Tshisekedi, l’Alliance des patriotes pour la refondation du Congo (Apareco) de l’ancien ministre mobutiste Honoré Ngbanda et l’Armée de résistance populaire (ARP) de Faustin Munéné, ont lancé pour la première fois un appel conjoint à la mobilisation contre le régime de Joseph Kabila ».

A Kinshasa, cette information a été immédiatement rejetée par l’UDPS, qui a précisé par un communiqué de presse n’avoir pas délégué qui que ce soit à Paris pour une telle négociation. Suite à ce que l’on peut qualifier aujourd’hui de méprise, on a observé à Kinshasa que la journée du vendredi 15 juin à été mouvementée au siège du parti d’Etienne Tshisekedi, à Limete. Cette fameuse déclaration commune a fait, en effet, l’objet d’une réunion extraordinaire. Le représentant du parti à Paris, Edo Olito Maloudji, a été rappelé dans la capitale congolaise pour des explications.

Et, selon Jacquemain Shabani, le secrétaire général de l’UDPS, la direction politique n’avait pas donné son aval à cette initiative. « La direction politique du parti, en la personne du président du parti n’était pas informée et ne peut donc pas être impliquée. Donc, cela n’engage pas officiellement l’UDPS. Le président Tshisekedi n’a pas encore eu de contact personnel ou particulier avec ces deux mouvements politiques. »

Félix Tshisekedi dit « oui » 

La déclaration commune de Paris est pourtant signée de Félix Tshisekedi, le propre fils du président de l’UDPS. Secrétaire national chargé des Relations extérieures au sein du parti, il n’était pas présent à la conférence de presse pour annoncer cette alliance.

Mais, joint au téléphone par la presse, Félix Tshisekedi a assuré que son père a bien donné son quitus pour cette initiative qui émane de l’extérieur. Le malentendu qui surgit est dû, sans doute, à un problème de communication. Il a souligné aussi que cette déclaration de Paris n’est qu’une simple convergence de points de vue et non une alliance politique. Une précision de taille qui ne confère pas au fils Tshisekedi le pouvoir d’engager le parti pour une telle initiative.

Cela étant, « la présidence de l’UDPS en a profité pour informer l’opinion nationale et internationale que seul le Président du Parti, M. Etienne Tshisekedi wa Mulumba, représente et engage le Parti conformément aux dispositions statutaires (article 22§7). », affirme le communiqué dont le site « direct.cd» s’est procuré un exemplaire. « A ce titre, le Président de l’UDPS n’a ni négocié et encore moins délégué cette prérogative à quiconque et le protocole d’alliance signé à Paris n’engage donc pas le Parti», poursuit le communiqué qui vient, malgré tout, d’ajouter encore un peu plus de confusion dans cette affaire sans précédent.

Tout Congolais sait que l’UDPS n’a rien en commun avec l’Apareco et l’ARP. Comme par le passé, chaque fois qu’il est annoncé de «telles énormités », on a souvent constaté que M Tshisekedi n’est «pas au courant» et n’avait pas non plus avalisé cette alliance contre nature. On précise même que le fait que Félix Tshisekedi ait refusé de participer à cette mascarade (contrairement à l’invitation mensongère de l’APARECO) est une prudence et une indication de la méprise.

Enfin, selon certaines indications, Faustin Munene n’a ni troupes ni argent. Il est en résidence surveillée à Brazzaville.

Et d’après une source occidentale, les Congolais de la diaspora ont déjà compris que Ngbanda les mène souvent en bateau.

CL.NY.-

 

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LA UNE Le président du Sénat dénonce- Budget 2012 : pas de traces de recettes du pétrole et des mines

Le Potentiel

Le Sénat a ouvert lundi les discussions portant sur le projet de budget de l’Etat pour l’exercice 2012. L’ouverture des débats à la Chambre haute du Parlement a été l’occasion pour son président, Léon Kengo wa Dondo, de faire un constat : les recettes des secteurs porteurs comme les hydrocarbures, les mines et les télécommunications n’ont pas été reprises dans le projet transmis par le gouvernement. Pourquoi avoir occulté ces apports ? Un nouveau faux pas de Matata Ponyo.

Après la défense de son programme en mai dernier, le Premier ministre, Matata Ponyo Mapon, doit maintenant se frotter au Parlement pour faire passer son projet de budget de l’Etat pour l’exercice 2012. Ne l’a-t-il pas promis le 9 mai 2012 lorsqu’il est allé répondre aux préoccupations des députés nationaux : «Le programme, comme vous avez eu l’occasion de le signaler, est ambitieux et des études approfondies sont en cours pour évaluer son coût dans les plus grands détails. Dans quelques semaines, votre gouvernement sera de retour dans cette salle pour présenter le budget 2012, et à cette occasion, vous aurez le privilège de trouver l’évaluation chiffrée de premières actions figurant dans le programme et prévues dans le très court terme». Au bout du parcours, il a eu gain de cause. Son programme a pu recevoir l’aval de l’Assemblée nationale.

Le Sénat attendait donc son tour pour décrypter à sa manière le programme quinquennal du gouvernement. L’occasion vient de lui être donnée avec l’examen du projet de budget 2012, entamée hier lundi 18 juin.

Pour rattraper son retard par rapport à l’Assemblée nationale, le Sénat n’a pas été du tout tendre avec le gouvernement. Plus qu’un état des lieux de la situation générale du pays, l’allocution de Léon Kengo Wa Dondo avait tout l’air d’un réquisitoire. Il s’agissait pour le président Kengo de ramener le gouvernement sur le droit chemin en lui rappelant ses devoirs, et éventuellement, les efforts à déployer pour relever les ambitieux objectifs de son programme.

Le président du Sénat a accordé une attention particulière sur la situation sociale des fonctionnaires de l'Etat, policiers et militaires, enseignants, médecins et infirmiers ainsi qu'à toutes les couches sociales, lors de l'examen et adoption du projet de budget pour l'exercice 2012.

Dans son discours, Léon Kengo a attiré l'attention des sénateurs sur la nécessité de maintenir partout, au moins pour les dépenses des rémunérations, les niveaux des crédits alloués l'année dernière. «Il y va de l'intérêt de tous et de l'efficacité de l'Etat», a-t-il souligné.

Les points de critique

Le projet de budget de l'Etat 2012 présenté par le gouvernement est de l'ordre de 7 577 milliards de francs congolais en équilibre des recettes et dépenses. Dans un premier temps, le président du Sénat a dénoncé «certains déséquilibres» du fait de l'augmentation sélective des crédits de certains ministères et institutions au détriment d'autres qui subissent ainsi de véritables «coupes sombres».

Mais, c’est sur les sources des recettes inscrites dans le projet de budget 2012 que s’est appesanti davantage Léon Kengo wa Dondo. Par quelle magie le gouvernement pense mobiliser pour l’année 2012 près de 87 milliards USD, s’est-il inquiété. Il a fondé ses appréhensions sur des recettes non reprises dans le projet de budget du gouvernement, lesquelles sont relatives aux secteurs porteurs en pleine croissance que sont les hydrocarbures, les mines et les télécommunications. Leurs revenus n’apparaissent pas dans la rubrique des recettes courantes de l’Etat.

Pour quelle raison le gouvernement a occulté les recettes de ces secteurs ? Bien plus, où sont-elles passées ? Le Sénat attend des réponses claires du gouvernement. Les inquiétudes du président du Sénat ont été, par la suite, relayées par le sénateur Romain Nyimi Tembo qui a trouvé «anormal» que des secteurs aussi importants que ceux des mines, du pétrole et des télécommunications soient laissées à l'abandon.

Comme à l’accoutumée, le gouvernement Matata s’est rabattu sur les mêmes recettes ; celles qui approvisionnent depuis quelques années le budget de l’Etat. Il s’agit, essentiellement, note Kengo, des recettes fiscales de la Direction générale des impôts (DGI), de la Direction générale des douanes et accises (DGDA) ainsi que celles parafiscales provenant de la Direction générale des recettes administratives, judiciaires, domaniales et de participations (DGRAD). A ces recettes s’ajoutent des recettes des producteurs pétroliers, du reste maigrement représentées dans le projet transmis, au Parlement.

Le Premier Matata a l’obligation de convaincre. Le Parlement l’attend au tournant pour tester de sa capacité à relever le défi. Mais, apparemment, le Premier ministre ne s’est totalement démarqué de ses prédécesseurs. Comme pour dire : «On prend les mêmes et on recommence». Le problème n’est pas celui d’homme. Il relève plutôt du système, gangrené à fond. C’est ce même système qui est en voie de prendre en otage le chef du gouvernement. Ce qui l’empêche d’innover dans ses choix. Notamment, au travers du premier projet de budget de son quinquennat.

Pour avoir emboîté le pas à ses prédécesseurs, Matata Ponyo commet un nouveau faux pas. Dans la mesure où, le projet de budget 2012 est le reflet de la corruption qui a envahi le système qui a gangrené tous les régimes qui se sont succédé à la tête du pays. Les méthodes décriées dans le passé reviennent au galop. Matata n’a pas pu les contourner et éviter ainsi d’être prisonnier d’une logique de prédation qui mine le fonctionnement de l’Etat congolais depuis des décennies. Et là, on est parti pour la gloire. Aux mesures impopulaires qui se succèdent vient s’ajouter un budget 2012 amputé de recettes importantes. L’addition est salée. Il s’agirait d’une série noire qui a le désavantage de creuser le fossé entre le gouvernement et les gouvernés. Comment, dès lors, le Premier ministre peut-il convaincre la représentation nationale lorsqu’il ne sait pas rassurer sur une question aussi sensible que le budget de l’Etat ? Wait and see.

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Etienne Tshisekedi crucifie le pouvoir de Joseph Kabila



Le président national de l’Union pour la Démocratie et le Progrès Social (UDPS), M. Etienne Tshisekedi wa Mulumba estime que rien ne marche au pays depuis sa confiscation du pouvoir. Le Président national a évoqué, à ce propos, parmi tant d’insuffisances du régime de Joseph Kabila, l’incapacité de celui-ci à pacifier la République Démocratique du Congo (RDC), dans son ensemble.
Il a, à ce propos, tablé sur la persistance des foyers des tensions à l’Est, voilà 17 ans que le sang congolais ne fait que couler, qu’on ne fait que pleurer dans les partie Est du pays. Il s’agit, en fait, là d’une illustration patente du défaut même d’Etat.
Car, l’un des rôles de l’Etat consiste à sécuriser les personnes et leurs biens sur toute l’étendue du territoire national. Il y aurait d’Etat, au vrai sens du terme, si et seulement si le régime avait une armée véritablement républicaine pouvant sécuriser les frontières pour éviter ou renvoyer les agressions. 
De plus, la violence, la force étant l’argument des faibles, le Gouvernement, s’il en existait un R.D. Congo, il fallait qu’il y ait une diplomatie agissante à même de négocier correctement pour déboucher sur la paix dans les Grands Lacs.
Devant l’incapacité du régime J. Kabila à pacifier l’Est depuis plusieurs années, soit 17 ans, son inefficacité devient claire. Voilà pourquoi Etienne Tshisekedi demande haut la main qu’on ne s’écarte pas de la vérité des urnes en lui remettant son pouvoir de sorte qu’il remette les choses sur les rails.
L’échec de J. Kabila, selon Etienne Tshisekedi émerge également dans son incapacité à réaliser un travail de proximité pour découvrir toutes les couches économiques inexploitées et/ou détournée de façon à maximiser davantage, les recettes fiscales, parafiscales et douanières pour réaliser des travaux d’intérêt public et de réajustement des enveloppes de la Fonction publique.
Le recours à la planche à biller avec l’injection de nouvelles coupures à valeur faciale élevée ne résoud pas les problèmes susmentionnés, estime Etienne Tshisekedi.
Pour lui, le recours à la planche à billet va envenimer la situation en l’aggravant dans un pays où les populations sont meurtries. L’inflation va les écraser, a-t-il indiqué, revendiquant, encore une fois son pouvoir par une gestion rigoureuse de la chose publique. “Avec la corruption, la mauvaise gouvernance à la base de la déconfiture économico-financière, a-t-il souligné.
D’après Etienne Tshisekedi, Joseph Kabila a échoué sur toute la ligne : insécurité persistante, économie obsolète, mauvaise appréciation monétaire... Il faut donc lui remettre son pouvoir pour qu’il harmonise la vie au pays.
Charles Kalombo

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18 juin 2012

La RDC lance une offensive diplomatique contre le soutien rwandais aux rebelles du M23

Le Potentiel - Alors que l’Onu exige une enquête dans l’Est, la RDC lance une offensive diplomatique contre le soutien rwandais aux rebelles du M23

Par Faustin Kuediasala

Après avoir clairement épinglé le Rwanda comme principal tireur des ficelles de la situation de guerre créée dans le Nord-Kivu, la RDC vient de se lancer sur le front diplomatique, avec l’objectif de faire adhérer ses voisins à sa cause. Aux commandes des opérations, le ministre des Affaires étrangères, Coopération internationale et Francophonie, Raymond Tshibanda Ntunga Mulongo.


La RDC a lancé une offensive diplomatique auprès des pays voisins pour dénoncer à mots couverts le soutien rwandais aux rebelles du M23 dans les événements de l'Est, rapporte Reuters. Le chef de la diplomatie congolaise, Raymond Tshibanda, a multiplié les escales en Tanzanie, au Burundi, en Ouganda et en Angola. La semaine dernière, le gouvernement de la RDC avait pointé le Rwanda, l'accusant de passivité. En cause la présence d'éléments recrutés et entraînés au Rwanda dans les rangs de la rébellion du M23 qui sévit dans le Nord-Kivu.

Le communiqué de presse du ministère des Affaires étrangères ne cite pas explicitement le Rwanda. Il parle plutôt d’un «pays voisin, un pays dont l’implication est avérée dans la détérioration de la situation sécuritaire dans l’Est de la RDC».

Aux présidents tanzanien, burundais, ougandais et angolais, le chef de la diplomatie congolaise Raymond Tshibanda a dénoncé le soutien de ce pays voisin au M23, cette rébellion déclenchée début avril par les anciens miliciens de l’ex-CNDP, mouvement issu lui-même de l’ex-rébellion pro-rwandaise de RCD.

Les forces régulières ont fait des prisonniers de guerre d’origine rwandaise, recrutés et entraînés dans leur pays. La Monusco (Mission de l’ONU pour la stabilisation de la RD Congo) en a accueilli d’autres qui avaient fui les combats.

Selon Raymond Tshibanda, le président angolais José Dos Santos, également président de la SADC (Communauté de développement d'Afrique australe), a proposé ses bons offices pour le retour au bon voisinage et à la stabilité dans la sous-région.

LE CONSEIL DE SECURITE DEMANDE UNE ENQUETE

Le Conseil de sécurité de l’ONU a demandé une enquête sur les soutiens extérieurs dont bénéficient les groupes armés dans l’Est de la RDC. Un message à peine voilé à l’attention du Rwanda. Kigali nie toujours tout lien avec le mouvement rebelle M23 actif au Nord-Kivu.

Le texte adopté par le Conseil de sécurité de l’ONU est un message envoyé au Rwanda. Ce pays n’est pas mentionné nommément, mais les membres du Conseil jugent «crédibles» les informations sur l’implication des pays extérieurs dans le soutien aux groupes armés dans la région du Kivu.

Le défenseur des droits de l’Homme congolais, Dimas Kitenge, estime que le Conseil de sécurité doit clairement condamner le Rwanda : «A partir du moment où nous avons de plus en plus de preuves que les soldats rwandais sont là, il est très important que la communauté internationale puisse avoir un langage clair et ferme vis-à-vis de tous ces pays, y compris le Rwanda qui veut encore troubler la paix».

Cette enquête sur les soutiens aux groupes armés doit être menée par les services de l’ONU en RDC. Quelques dizaines de soldats se sont rendus à la Monusco à Goma. Mais Roger Meece, le représentant spécial du secrétaire général des Nations unies, se refuse pour l’instant à dire s’ils sont ou non Rwandais : «Ce n’est pas à moi à le confirmer. Nous attendons toujours les résultats de ces vérifications. Mais je peux vous dire qu’effectivement, il y a certains qui disent qu’ils sont Rwandais, qu’ils se présentaient à nos bases, les autres qui étaient pris apparemment par les Forces armées de la République démocratique du Congo».

De leur côté, les rebelles du M23 ont écrit à l’Onu pour demander l’arrêt du soutien de la Monusco aux forces armées congolaises qu’ils accusent de massacres. T/Nouvelle stratégie d’Obama pour l'Afrique : les Africains sceptiques

Le président américain Barack Obama a dévoilé, le jeudi 14 juin, sa stratégie en faveur du développement de l'Afrique, avec l'objectif de renforcer la sécurité et la démocratie dans un continent qui fait face à la menace d'Al-Qaïda et à une offensive économique chinoise, renseigne l’AFP.

Selon un responsable américain, cité par l’AFP, qui a requis l’anonymat, ce plan vise à «encourager le potentiel économique "sensationnel" du continent en matière de croissance, afin de tirer des millions d'Africains de la pauvreté, dans un continent associé à la misère et aux conflits».

Cette nouvelle stratégie énonce quatre objectifs stratégiques, décrits ci-après, et engage les États-Unis à redoubler d’efforts en ce qui concerne les deux premiers de ces quatre piliers, à savoir renforcer les institutions démocratiques et stimuler la croissance économique, le commerce et les investissements.

Pour ce qui est du premier pilier, la nouvelle stratégie engage les États-Unis à œuvrer pour faire avancer la démocratie en renforçant les institutions à tous les niveaux, en soutenant et en consolidant les aspirations à une gouvernance plus ouverte et responsable sur tout le continent, en encourageant les droits de l’Homme et l’État de droit et en confrontant les dirigeants dont les actions menacent la crédibilité du processus démocratique. Comme le président l’a déclaré au Ghana : «L’Afrique n’a pas besoin d’hommes forts, mais de fortes institutions», rapporte le Bureau des programmes d'information internationale du Département d'Etat américain.

«Au moment où nous regardons vers l'avenir, il apparaît clairement que l'Afrique est plus importante que jamais pour la sécurité et la prospérité de la communauté internationale et pour les Etats-Unis en particulier», a déclaré le président américain.

Alors qu'Al-Qaïda cherche à s'implanter du Mali à la Somalie, le Washington Post a rapporté jeudi que l'armée américaine avait mis en place depuis 2007 un réseau de bases aériennes en Afrique pour surveiller secrètement les mouvements islamistes ou rebelles à l'aide de petits avions.

La nouvelle stratégie de la Maison Blanche est énoncée près de trois ans après que Barack Obama, dont le père était Kenyan, eut arrêté ses priorités pour l'Afrique au cours d'un voyage au Ghana, le seul de son mandat au Sud du Sahara.

L'administration souligne les progrès qui ont été enregistrés en Afrique sous le mandat de M. Obama. C’est le cas, à titre illustratif, de l’envoi des forces spéciales pour aider les troupes africaines à mettre la main sur le rebelle ougandais de la LRA, Joseph Kony, rapporte la source. Avant de noter que Barack Obama a aussi répondu aux crises humanitaires qui ont secoué la Corne de l'Afrique et le Sahel et le président a invité les dirigeants du Bénin, d'Ethiopie, du Ghana et de la Tanzanie au sommet du G8 à Camp David.

PRENDRE PIED FACE A LA CHINE

Curieusement, ce regain d'intérêt se concrétise à un moment où la Chine augmente ses investissements en direction du continent et cherche à fortifier ses liens diplomatiques, notamment pour s'assurer des sources d'approvisionnement en énergie pour son économie en pleine croissance, constate-t-on.

La Chine apporte un capital dont l'économie africaine a un "besoin vital" et pourrait jouer un rôle pour assurer une paix durable au Soudan, a dit le responsable de l'administration américaine. Le commerce entre la Chine et l'Afrique a atteint 120 milliards de dollars en 2011, un bond de 100 milliards en dix ans.

Contrairement aux Etats-Unis qui posent beaucoup de conditions aux Africains pour être éligibles aux avantages qu’accorde la loi américaine du commerce pour la croissance et les opportunités avec l’Afrique (Agoa), la Chine vient, pour sa part, avec une coopération pragmatique basée sur un partenariat gagnant–gagnant respectant la politique intérieure des Etats africains.

Une façon d’insinuer que la nouvelle stratégie de Barack Obama fait planer un doute au moment où la coopération sino-africaine est en train de marquer un tournant décisif dans les Relations économiques internationales.

L’On se souviendra que dans son discours devant le Parlement du Ghana en juillet 2009, Barack Obama avait proclamé que si le continent a besoin de dons et d'un soutien international, «l'avenir de l'Afrique appartient aux Africains».

Le responsable américain interrogé par l'AFP note à l'appui de cette déclaration que six des dix économies à la croissance la plus forte dans le monde au cours de la première décennie du XXIème siècle sont en Afrique.

Stimuler la croissance économique, le commerce et les investissements : par le biais d’une focalisation et d’un engagement plus profonds et de l’affectation de ressources supplémentaires, la nouvelle stratégie engage les États-Unis à œuvrer pour promouvoir la croissance économique, notamment grâce à des échanges commerciaux et des investissements accrus en Afrique subsaharienne.

Les États-Unis s’emploieront à promouvoir un climat propice au commerce et aux investissements ; à améliorer la gouvernance économique ; à encourager l’intégration régionale ; à rehausser la capacité du continent africain d’accéder au marché international et d’en retirer des avantages ; et à encourager les entreprises américaines à commercer avec l’Afrique et à investir dans le continent.

Faire avancer la paix et la sécurité : La nouvelle stratégie appelle les États-Unis à approfondir leur partenariat en matière de sécurité avec les pays africains et avec les organisations régionales afin de répondre aux besoins sécuritaires de base des populations du continent. Seuls les gouvernements et les peuples de l’Afrique eux-mêmes peuvent trouver les solutions aux problèmes de sécurité et aux divisions internes qui sévissent sur le continent, mais les États-Unis peuvent avoir un impact positif.

Bon nombre d’analystes se posent la question de savoir, pourquoi la nouvelle stratégie du président américain pour l’Afrique intervient au moment où ce dernier est arrivé fin mandat. D’où leur scepticisme.

LP

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LISTE DE PAYE DES MILITAIRES FARDC AU FRONT

 

LISTE DE PAYE DES MILITAIRES AU FRONT

(PAYEE AVEC IRREGULARITE)

1. COLONEL FULL: 74.198 FC ( 80$)

2. LIEUT. COLONEL: 71.198 FC (76$)

3. MAJOR: 69.568 FC (75$)

4. CAPITAINE: 66.698 FC (71.9$)

5. LIEUTENANT: 66198 FC (71.4$)

6. SOUS LIEUTENANT: 65.698 FC (70, 8$)

7. ADJOUDANT CHEF: 64.998 FC(70,11$)

8. ADJOUDANT DE PREMIERE CLASSE: 64.628 FC (69.7$)

9. ADJOUDANT: 64.198 FC (69$)

10. 1° SGT: 62.658 FC ( 67$)

11. CAPORAL: 60.698 FC (65.47$)

12. 1° CLASSE: 60.548 FC ( 65.3$)

……………………………………………………………………………………..

A NOTER QUE:

1. L INSS A KINSHASA IMPOSE AUX ENTREPRISES UN SALAIRE MINIMAL GARANTI POUR LES TRAVAILLEUR “NON QUALIFIES”  EQUIVALENT A 100$ + TRANSPORT+SECURITE SOCIALE.

2.LES MERCENAIRES TANZANIENS, RWANDAIS, ZIMBABWENS, ETC. COMPOSANT LA SECURITE RAPPROCHE DE KABANGE ONT UN SALAIRE MINIMAL DE 1000$.

3.LES DERNIERES DECONFITURES AU FRONT – DENONCES PAR DES MEDIAS COMME LE JOURNAL LE MONDE ET TFI/FRANCE- SONT DUES AU FAIT QUE LES SOLDATS EN PREMIERE LIGNE AU FRONT DE L ‘EST SONT RAREMENT RAVITAILLES -EN VIVRES ET MUNITIONS - ET MAL EQUIPES.

SANS COMMENTAIRE….

VERITE ET JUSTICE POUR LE CONGO

MARC MAWETE,

DC

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17 juin 2012

La sécurité des populations congolaises peut-elle être préservée de l’influence rwandaise?

En rapport avec la situation d'insécurité créée par les mutins du M23, soutenus par le gouvernement rwandais, nous publions cet article datant du 24 janvier 2012 pour information. 

La sécurité des populations congolaises peut-elle être préservée de l’influence rwandaise à l’état actuel des rapports de forces au sein de l’armée congolaise?

Nous avons toujours estimé que la gouvernance de la RDC devrait être préservée des considérations tribalo-ethniques, tant (dans une mosaique ethnique que nous constituons) il serait difficile d’accommoder les aspirations y afférentes. Néanmoins, l’on sait qu’il est impossible de rêver d’un retour à la stabilité politique tout en misant sur une administration au sein de laquelle la notion d’équilibre régional serait évacuée littéralement. Le critère de compétence devrait être combiné, tant soit peu, à une certaine répartition à base territoriale des postes clés, ce qui, d’une manière ou d’une autre, va déboucher sur des questions d’appartenance ethnique des individus appelés à animer les structures en question. La nécessité de tenir compte de cette situation, le plus minimalement soit-il, débouche à son tour, sur les éléments d’explication susceptibles de justifier la prépondérance, sinon la sous-représentation de certains groupes au sein des structures jugées stratégiques, comme les services d’intelligences, les forces de défense, la représentation au sein des organisations internationales, etc.

Autrement dit, il est souvent important pour une collectivité publique ou un État, de devoir justifier la surreprésentation voire la sous-représentation de certains groupes au sein des services clés de la collectivité ou de l’État concerné.

Si nous prenons en considération le cas des Forces armées de la RDC (FARDC), la surreprésentation des éléments Banyarwanda dans les plus hauts niveaux de la chaîne de commandements constitue un paramètre qui suscite beaucoup d’interrogation au sein de l’opinion nationale. Au regard du dégré de misère connu du peuple congolais dont l’IDH est aujourd’hui parmi les plus bas de tous les pays membres des Nations-Unies, tout en mettant de côté le fait qu’un citoyen rwandais, le général James Kabarebe, avait déjà été nommé commandant en chef des armées congolaises, combien d’officiers généraux la RDC devrait-elle entrenir pour s’assurer un coefficient appréciable d’encadrement des hommes de troupes à moindre coût?

Toutes proportions gardées, de combien d’officiers supérieurs les FARDC devraient-elles disposer pour assurer un fonctionnement optimal, certes au regard du contexte actuel de faible efficacité technique, administrative et du cadre réel des infrastructures?

Dans l’hypothèse où les personnes qui ont dirigé la RDC depuis les Accords de Sun City en 2002, seraient des véritables patriotes qui bénéficieraient de la pleine confiance des nationaux congolais, peut-on estimer que dans ce pays qui compte près de 400 tribus, le seul groupe connu du nom de Banyarwanda du Congo (selon!…), serait représenté judicieusement au sein des FARDC par plus de cinq officiers généraux actifs et un nombre aussi considérable d’officiers supérieurs (lire la liste ci- dessous)?

LA LISTE DE TOUS LES RWANDAIS QUI DIRIGENT NOTRE ARMEE

01 Général Jean BIVEGETE Auditeur Général de l’armée (Haut magistrat militaire)

02 Général MASUNZU Cmd Adjoint 10ème Région militaire/Bukavu

03 Général MALICK KIJEGE Inspecteur Général de l’Armée (ex. G4-EMG) FARDC/KINSHASA

04 Général OBED RWIBASIRA Cmd 5ème Région militaire à Kananga/ Kasaï- Occidental

05 Général MUSTAPHA MUKIZA Cmd Base militaire de KITONA (Bas- kongo)

06 Général Charles BISENGIMANA Inspecteur Général Adjoint De La Police Nationale/Kinshasa

07 Général JEROME GAGAKWAVU EMG/FARDC-Kinshasa

08 Général BOSCO NTAGANDA Chef d’Etat Major Général De Laurent NKUNDA

09 Général Laurent NKUNDA En rébellion contre la République dans le Nord-Kivu

10 Colonel BONANE Cmd 4ème Brigade Ituri

11 Colonel MAKENGA SULTANI Cmd BRAVO/Nord-Kivu

12 Colonel KAMANZI François

13 Colonel MUNYARU GERERO Françoise Cmd de la Police de l’enfance/Nord-Kivu

14 Colonel MUHINDO François Cmd de la Brigade Delta à Kichanga/ Masisi

15 Colonel François ZERO BRAVO EMG-Armée mixée de NKUNDA, (81ème Brigade FARDC)

16 Colonel MUTEBUTSI Jules En exil au Rwanda après la rébellion de Bukavu, Juin 2004

17 Colonel RORIMBERE Dispo/EMG- FARDC

18 Colonel GISHONDO ELIE Dispo/ EMG-FARDC

19 Colonel PADIRI Jonas Cmd Brigade EQUO à Kimoka-Sake/ Nord-Kivu

20 Colonel BOLINGO MATANE 10ème Région Militaire/ Bukavu

21 Colonel BIRORI Benjamin Conseiller Militaire/Ruberwa (En Formation En Chine) 22 Colonel BOSOGO Venant Dispo/ EMG-FARDC (en rébellion au Sud Kivu : G47)

23 Colonel WILSON Cmd adjoint de la brigade ALPHA à NYANZALE- MWESE

24 Lt Colonel MUNYAKAZI EMG- Armée Mixée de NKUNDA (83ème Brigade FARDC) 25 Lt Colonel Claude MUCHO ½ Cmd brigade Charly à Mushaki/Masisi

26 Lt Colonel INNOCENT Ex ½ G4 AFDL/RCD aujourd’hui G4 E.M- Armée mixée de NKUNDA

27 Lt Colonel KABUNDI ½ Cmd brigade EQUO à KIKOMA SAKE/ Nord-Kivu

28 Lt Colonel BISAMAZA ½ Cmd brigade BRAVO/RUTSHURU au Nord-Kivu

29 Lt Colonel NIYIBIZI Cmd du Br. de la Brigade EQUO/Nord

Nul n’ignore que la création d’une armée républicaine fait partie des objectifs assignés à la Transition 1+4 par les signataires du protocole d’accords de Sun City. Aujourd’hui, plus d’un mandat politique après la Transition, la persistance d’une telle structure ethnosociale au sein des forces de défense représente-t-elle une réussite dans ce secteur clé de la vie d’un État moderne?

Étant donné que Monsieur Kanambe était à la tête du pays, en qualité de commandant suprême des armées, depuis l’époque pré- Sun City jusqu’à l’élection du 28 novembre 2011, n’est-il pas l’homme qui porte l’entière responsabilité de cet échec?

Une telle anomalie qui persiste, sous le règne de Kanambe, un ancien officier de maquis du FPR- Rwandais, ne traduit-elle pas un scandal ou mieux une trahison au sommet de l’État, du chef d’un ex- officier du FPR en faveur de son ancien Commandant, et en défaveur de la RD Congo?

Dans un pays dirigé par des patriotes, ce genre de situation débouche toujours sur un procès en bonne et dû forme, pour trahison. L’échec de la RDC dans ce dossier de la refondation d’une armée républicaine n’est-il pas un facteur qui explique significativement les souffrances des femmes congolaises dont le viol massif est réputé être une stratégie de guerre des milices rwandophones?

Par ailleurs, l’ensemble de ces Banyarwanda, officiers de haut rang, sont basés dans la seule région de l’Est où ils ont participé à une agression armée contree la RDC, avec la complicité du Rwanda voisin, peut-on se leurrer en estimant que la RDC est réellement entrée en période post-guerre?

D’aucun dans l’opinion nationale ne s’explique la continuité de l’occurence des viols massifs des femmes congolaises dans cette région comme étant beaucoup plus le fait des unités militaires de culture étrangère, non brassées dans leur prétendue armée nationale congolaise. Cependant, la presse étrangère se complait toujours à ridiculiser l’armée congolaise qu’elle présente comme auteure de ces crimes honteux sur ses populations, le régime politique issu des Accords de Sun City qui n’a jamais tenté de lever l’opprobre sur notre armée ignore- t-il ce fait ou s’efforce-t-il de de se voiler la face, en dirigeant des envolées verbales injurieuses et inutilement vexatoires, uniquement contre des Nationaux véritables, coupables de leur rhétorique contestataire? Compte tenu de cette situation, quel gouvernement dispose concretement de l’imperium en matière de sécurité et de stabilité politique dans la province du Kivu, en particulier, et en RD Congo en général? Celui de Kinshasa ou de Kigali? Mais, pourquoi ce gouvernement incapable de procéder à une moindre dénonciation face à des multiples atteintes commises par des milices rwandaphones sur la sécurité des Congolais est-il toujours si prompt à vexer les Nationaux véritables lorsqu’ils font un constat de la trahison dont ils sont victimes? Enfin, si aujourd’hui, notre regard a porté sur le volet sécuritaire, il reste que les conclusions seraient les mêmes si nous analysions la structure actuelle du pouvoir congolais dans l’un ou l’autre des autres aspects visés ci-haut, notamment, les services de sécurité, les forces de police, la représentation dans les organisations internationales, etc…Ne serait-ce pas là les raisons qui conduisent les milieux des patriotes congolais à traiter de Rwandaise, la clique du rénégat Kanambe qui s’est emparée des institutions congolaises?

Et, voilà, encore une fois, le fondement de l’option libératrice, dont le but n’est autre chose que la réappropriation de l’État congolais par les Congolais. Le mot RWANDAIS devient dans l’entendement des patriotes, symbole de toutes personnes qui collaborent à la consolidation d’un ordre par le biais duquel le Rwanda tente de réaliser astucieusement une prise de contrôle du territoire congolais, une démarche qu’il n’a pas réussie à travers ses deux d’agressions militaires de 1996-1997 et 1999-2001.

La gestion du Congo par, le Rwandophone et ex-officier du FPR, Hyppolite Kanambe, échappe au contrôle des nationaux congolais présentement.

La situation actuelle dans l’armée offre une illustration qui permet d’inférer le raisonnement à d’autres secteurs de la vie nationale. C’est contre cet état des choses que luttent les patriotes congolais.

Sur le plan politique, se réapporprier le Congo ne signifie pas en faire un État béliqueux, ethniciste, et moins encore exclusionniste comme celui d’Hyppolite Kanambe qui est en guerre contre la diaspora congolaise.

Le Congo de demain sera un État ouvert au monde, les Rwandaphones y compris. Mais en tant que personnes vivant en conformité avec les lois et reglèments du Congo, comme personnes naturalisées ou comme résidents étrangers ayant choisi le territoire congolais en tant que lieu d’établissement ou de travail.

Le Congo se sent le devoir de garantir leurs droits à toutes les personnes qui vivent sur le territoire national, et d’assurer aussi la sécurité de leurs biens, comme le font toutes les nations devenues multiethniques par l’accueil des immigrants, notamment la France, la Belgique, l’Allemagne, le Royaume Uni, le Canada et les États-Unis qui protègent tous leurs habitants, quels qu’ils soient, pourvu qu’ils ne soient pas des terroristes ou des espions à la solde des puissances ennemies.

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Visite éclair du président rwandais en Ouganda - Trois heures de rencontre à huis clos Kagame-Museveni sur la RDC !

Le président rwandais Paul Kagamé a effectué une visite inopinée en Ouganda, où il a discuté avec son homologue ougandais Yoweri Museveni de la situation en République démocratique du Congo (RDC), a rapporté mercredi le quotidien ougandais Daily Monitor. Le président Kagamé a été mardi en Ouganda pendant trois heures, une “visite de travail normale selon le ministère ougandais des Affaires étrangères, a rapporté le quotidien.

Selon le ministre d’Etat ougandais pour les affaires internationales, Okello Oryem, les deux dirigeants ont, lors d’une rencontre à huis clos, discuté des questions normales, y compris la situation sécuritaire dans la région, en particulier en RDC.

Dans un récent rapport, l’ONU accuse le Rwanda d’avoir soutenu un groupe rebelle combattant l’armée congolaise dans l’est de la RDC, ce qui a été rejeté par le Rwanda.

En attendant, le Rwanda nie toute implication dans la crise au Nord-Kivu. Le gouvernement de la RDC avait accusé Kigali dans la mutinerie en cours dans l'est du Congo et dénoncé la passivité des autorités rwandaises face à des atteintes graves à la paix et à la sécurité de la RDC. Le porte-parole du gouvernement Lambert Mende avait d’ailleurs précisé que parmi ses mutins se trouvent quelque 200 à 300 éléments recrutés sur le territoire du Rwanda par un réseau actif dans ce pays voisin. Des accusations que les autorités rwandaises jugent regrettables

“Le gouvernement congolais utilise le Rwanda comme bouc- émissaire pour détourner l’attention portée sur ses crises intérieures “, a déclaré la ministre rwandaise des Affaires étrangères Louise Mushikiwabo dans un communiqué publié par le journal pro-gouvernemental New Times. Le Rwanda a déjà à plusieurs reprises démenti tous liens avec la nouvelle rébellion du M23 qui sème le trouble au Nord-Kivu.

L’implication du Rwanda a été dénoncée après les premiers témoignages de onze déserteurs du M23 en mai dernier. Depuis, une mission conjointe Congo-Rwanda a été mise en place pour interroger plus longuement ces onze déserteurs. Dans son rapport final, qui n’a pas été rendu public mais qui est parvenu à RFI, les deux pays n’ont pas réussi à s’entendre sur une lecture commune de ces témoignages.

La partie rwandaise souligne, entre autres, qu’à aucun moment les mutins déserteurs n’évoquent la présence à leurs côtés de militaires rwandais, d’équipements ou de véhicules officiels rwandais. Ils disent avoir été recrutés par des hommes en civil. Pour le Rwanda, s’il y a eu recrutement en territoire rwandais, il s’agirait donc au mieux d’initiatives individuelles qui n’impliquent pas les autorités. Par ailleurs, Kigali affirme qu’il n’est pas possible de certifier que ces onze mutins sont de nationalité rwandaise résidant au Rwanda.

LP

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16 juin 2012

DES CONGOLAIS DÉNONCENT LES CRIMES DE KAGAME AU KIVU DEVANT L’AMBASSADE DU RWANDA A BRUXELLES

manif ambassade rwandaise

Sur initiative de l’association « Un euro peut sauver une vie au Congo », vendredi 15 juin 2012 de 13 heures à 16 heures, une trentaine de Congolaises et Congolais ont manifesté bruyamment devant l’ambassade du Rwanda située au n° 1 rue des fleurs, dans la commune de Woluwe Saint Pierre à Bruxelles.

Cette manifestation fait suite à la guerre qui sévit actuellement au Nord et au Sud Kivu avec comme conséquences, des déplacement massifs des populations, des pillages, des viols et des assassinats des civils congolais.

À l’aide de mégaphones et d’un micro baladeur, les manifestants ont lancé leurs messages en direction des membres de l’ambassade du Rwanda, confinés à l’intérieur de la bâtisse, sous bonne protection policière, mais attentifs à tout ce qui se passait dehors.

Les manifestants ont rappelé que c’est depuis 1994 que la République Démocratique du Congo subit les effets pervers d’une guerre qui ne la concerne pas, la guerre rwando-rwandaise consécutive à l’assassinat par le FPR de monsieur Habyarimana, ancien Président Rwandais.

Non seulement il y eut un flot de millions de Rwandais en RD Congo, mais par la suite, le pouvoir de Kagame affichera des visées expansionnistes sur des provinces congolaises, et la convoitise de différentes richesses de la RD Congo.

Conséquences: des guerres à répétitions, des pseudo rebellions fabriquées de toutes pièce pour les besoins de la cause: Ruberwa, Mutebusi, Nkundabatware, Ntaganda... Des milliers de viols, des millions de déplacés, des millions de morts.

Des véritables crimes contre l’humanité, crimes de guerre et crimes de génocides.

Pendant ce temps, pour avoir joui de l’aide du Rwanda contre Mobutu, la RD Congo se retrouve aujourd’hui infiltré à tous les niveaux du pouvoir par des rwandais, tutsis en grande partie. Deux manifestantes illustreront cela par leur liste d’une vingtaine de généraux d’origine tutsi, véritables chevaux de Troie dans l’armée congolaise.

Durant bientôt vingt ans, avec beaucoup d’adresse, monsieur Paul Kagame a usé et abusé du génocide pour des calculs politiciens.

Ce ras-le-bol des Congolais est donc à la base des propos parfois incendiaires entendus lors de la manifestation. « légitime défense» dira même un manifestant.

Jusqu’à ce jour, ce qu’on appelle communauté internationale est restée silencieuse. Les enjeux financiers des multinationales et les profits  de certaines puissances primeraient-ils sur la valeur de la vie d’un Congolais? De millions de Congolais?

Le souhait des manifestants ainsi que celui de tous les Congolais tant au pays qu’à l’étranger et que ces crimes et ce génocide cessent, que les responsables du désastre humain soient arrêtés et punis. Mais surtout, que les populations du Nord et du Sud Kivu puissent enfin vivre en paix sur le sol de leurs ancêtres.

 Cheik Fita


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