16 avril 2015

La face cachée des fosses communes : les vrais-faux indigents nous interpellent

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Les débats sur les fosses communes de Maluku ont eu la particularité de réveiller les consciences sur le niveau fort élevé très suspect de mortalité dans les familles kinoises. Qui pouvait croire que ce taux pouvait atteindre le chiffre diabolique de six cents décès par mois dans une ville de près de dix millions d’habitants ? En d’autres termes, la capitale congolaise enterrerait officiellement 7.200 personnes par an, sans compter ceux des Congolais indigents qui meurent et sont enterrés clandestinement dans des cimetières de fortune situés dans les zones périphériques de la capitale.

Des chiffres effarants, scandaleux et insoutenables dans un pays considéré comme l’un des plus riches en ressources naturelles sur la planète terre et situé au cœur du Continent. En proclamant ces chiffres la main sur le cœur, les autorités congolaises n’ont-elles pas évalué le danger que cela représente sur le plan national et même international ? Comment peut-on d’une part se vanter d’avoir maîtrisé les équilibres macroéconomiques, d’avoir rétabli l’autorité de l’Etat sur toute l’étendue du territoire national et placé sur l’orbite de la croissance à deux chiffres de notre pays pour atteindre le niveau des Etats émergents d’ici l’an 2020 et d’autre part faire un aveu constant d’un tel taux de mortalité fort élevé dans la capitale ?

Comme pour dire que si les cultivateurs et autres habitants de Maluku n’avaient pas saisi la Monusco sur la présence des odeurs nauséabondes dans un périmètre situé aux alentours d’un ancien cimetière, l’opinion n’aurait jamais su que les services urbains enterraient par mois plus de deux cents corps d’indigents, des fœtus et autres personnes inconnues dans des tombes..

Aveux contradictoires

Aussi curieux que cela puisse paraitre, malgré la forte onde de choc provoquée au sein des populations kinoises et congolaises par la découverte des « tombes communes ou fosses communes », celles-ci ont malheureusement tourné cela en dérision face aux contradictions flagrantes et spontanées observées du côté des autorités politico-administratives centrales et provinciale tout comme au niveau des deux chambres du parlement. Lesquelles ne se sont pas privées, de leur côté, de rivaliser de qualificatifs caricaturaux selon le camp politique où l’on se trouve. Chaque jour qui passe, l’opinion est sevrée des termes apparemment synonymes. Là, il est question d’une tombe commune, tandis que de l’autre côté, il s’agit des fosses communes. C’est la guerre des sémantiques et des articles des lois sur les procédures des funérailles en RDC depuis l’époque coloniale.

Un nouvel Ogaden au Sud du Sahara

A en croire ces chiffres effrayants fournis par les autorités politico-administratives centrales et provinciales, la capitale serait aujourd’hui habitée par des populations plongées dans une telle misère que l’on dénombre un taux fort élevé des 7.200 décès par an. A ce rythme là, il est à craindre que l’on en arrive à un manque criant des espaces pour enterrer les gens d’ici dix ans. Dès lors que les cimetières existant affichent pleins et certains ont été fermés car ayant atteint l’âge requis par le législateur.

Ce taux effarant de mortalité à Kinshasa n’a rien à envier à celui atteint il y a plus de vingt ans par le territoire semi-désertique de l’Ogaden en Ethiopie. Pour lequel la communauté internationale a dû procéder à une immense mobilisation internationale pour obtenir des vivres, des médicaments, des fonds d’assistance, des équipes des médecins, infirmiers, logisticiens, pharmaciens, secouristes, etc. Des vedettes mondiales de la chanson furent mobilisées pour rédiger une belle chanson vendue par des centaines des millions des dollars pour voler au secours de ces populations souffrant de la faim et dont le taux de mortalité avait atteint des chiffres inimaginables. Kinshasa n’est pas très loin de ce tableau apocalyptique si l’on en croit à ce que les autorités politico-administratives viennent de livrer au public à la faveur de ces « tombes communes ou fosses communes de Maluku ».

L’heure des doutes

Profitant de la découverte de ces « fosses communes les autorités politico-administratives du pays ont lancé une vaste campagne de sensibilisation et de conscientisation au sein des populations par médias interposés et au niveau de deux chambres du parlement. Avec comme objectif de rejeter en bloc les accusations formulées par les forces politiques et sociales proches de l’opposition. Lesquelles soutiennent que ces fosses communes de Maluku contiendraient, entre autres, des corps des victimes des trois journées chaudes du mois de janvier dernier ainsi que d’autres congolais ayant été exécutés clandestinement par des agents des services pour leur appartenance politique.

Des activistes de l’Opposition, de la Société civile, des ONG internationales de défense des droits de l’homme ainsi que des partenaires extérieurs ne paraissent pas convaincus par les versions officielles. C’est la raison majeure de l’exigence d’une enquête crédible et transparente, avec la participation d’experts étrangers. En clair, le gouvernement congolais est appelé à jouer la carte de la vérité en mettant, sur la place publique, les listes des morts, indigents et corps , leurs identités, leurs adresses de résidence, leurs fiches médicales, leurs certificats de décès et d’inhumation.

Dans une capitale où les citoyens, en dépit de leurs problèmes sociaux, se saignent aux quatre veines pour s’acheter des uniformes, louer des funérariums, des instruments de musique, ou groupes musicaux, des cameramen et photographes, en vue de rendre les derniers hommages à des êtres chers disparus, la thèse de l’abandon massif des corps dans les morgues suscite bien de doutes. 421 corps abandonnés entre janvier et mars 2015 et 178 corps abandonnés entre le 19 mars et le 13 avril, cela est difficile à croire. La redevabilité exige que les gestionnaires de la chose publique ne cachent rien.

Les vrais-faux indigents nous interpellent. Le meilleur moyen de leur rendre hommage, c’est de clarifier le feuilleton de Maluku.

En attendant l’issue des enquêtes déclenchées par le Parquet Général de la République, l’opinion est de plus d’avis que le Congo sombre dans une situation de misère indicible qui contraste avec le tableau reluisant que les officiels ne cessent de vendre à l’extérieur.

F.M.

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L’autre face cachée du découpage territorial:Les nouvelles provinces exclues des élections !

L’autre face cachée du découpage territorial:Les nouvelles provinces exclues des élections !

Il s’agit là d’une lourde hypothèque qui peut peser sur la stabilité du pays et la sécurité collective

En même temps qu’elle peaufinait des stratégies politiques qui devraient permettre le maintien de Joseph Kabila à la tête du pays au terme de son second mandat constitutionnel, la Majorité présidentielle développait des manèges de toutes sortes pour rendre le pays ingouvernable en cas d’échec de sa funeste entreprise !

Parmi ces manèges figurent en bonne place, on s’en doute, le découpage territorial qui se traduira concrètement par la mise en place de 26 provincettes après l’émiettement de 11 préexistantes dont la ville de Kinshasa !

De nombreux cadres de la Majorité présidentielle étaient mobilisés pour sillonner l’ensemble du territoire national aux fins d’expliquer le bien-fondé de ce découpage aux populations de régions de l’arrière-pays en prenant soin toutefois de dissimuler les intentions malveillantes qui se cachaient derrière cette initiative.

Alors que l’option consistant à créer de nouvelles provinces avait suscité un enthousiasme débordant au sein d’une frange importante de la population, la Majorité présidentielle en fait aujourd’hui un instrument privilégié de sa stratégie de diversion pour éloigner l’alternance à la tête des institutions du pays !

En effet, agissant de concert avec la Commission électorale nationale indépendante (CENI), la Majorité présidentielle a obtenu que les prochaines élections se déroulent au même moment que la mise en place de nouvelles provinces dont la loi de programmation sera promulguée dans les jours qui viennent alors que les moyens attendus ne s’y prêtent pas.

Concrètement, le budget prévu dans le cadre de l’organisation de prochaines élections l’avait été sur la base de dépenses de 11 provinces et non de 26. Ce qui signifie que les provinces nouvellement créent sont de ce fait exclues de la course électorale avec toutes les conséquences qui pourraient en découler.

On ne peut vraiment s’offusquer d’affirmer qu’il s’agit là d’une lourde hypothèque sur la stabilité du pays et la sécurité de milliers et de milliers de Congolais qui verraient ainsi leurs rêves se briser à travers des élections promises à tous mais auxquelles ils ne participeront plus par la faute de la Majorité au pouvoir !
Nous y reviendront prochainement avec plus de détails.

Par Kambale Mutogherwa

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MP : le G7 contraint désormais à la résignation

frondeurs

Contrairement à beaucoup d’informations diffusées en début de semaine par la presse nationale, la famille politique à laquelle appartient Joseph Kabila a tenu sa deuxième réunion consécutive du mois en cours dimanche dernier à Kingakati en abordant des sujets qui méritent de retenir l’attention particulière de tous les Congolais !

En effet, au cours de cette réunion tenue, comme la précédente, en l’absence du précité, il a été question d’un véritable procès interne contre le Groupe de 7 partis politiques membres de la Majorité présidentielle qui ont toujours réclamé un débat de fond sur des questions essentielles en rapport avec l’avenir du pays après les échéances politiques majeures de 2016 ?

D’après de nombreux témoignages, cette réunion politique qui avait des allures d’une véritable inquisition tournait autour de la décision de la Majorité présidentielle de rester inflexible sur la question du maintien de Joseph Kabila au pouvoir malgré les dispositions constitutionnelles qui mettent définitivement un terme à son deuxième mandat en 2016 ; de s’opposer farouchement à ma retouche combien vitale du calendrier électoral global publié par la CENI ; de défendre avec opiniâtreté la mise en place de nouvelles provinces malgré les germes de conflictualité qu’elle porte en elle, etc.

Le G7 invite à choisir

Selon les mêmes témoignages, le Groupe de sept partis politiques membres de la Majorité présidentielle ont opposé des arguments solides à la partie adverse sur toutes les questions posées par elle mais sans effet, la raison du plus fort étant toujours la meilleure.

A l’issue de discussions ainsi engagées, le modérateur de la réunion a passé la parole au maître de céans qui a conclu en disant plus ou moins ce qui suit : « La Majorité présidentielle ne reculera pas devant qui que ce soit. Ses décisions et positions restent inchangées en ce qui concerne l’avenir proche du pays et elle n’entend pas se laisser impressionner par qui que ce soit, n’en déplaise aux vociférations de ceux qui rament à contre-courant » !

Visiblement très sûre de l’efficacité de ses stratagèmes politiques de combat pour empêcher l’alternance en 2016, la Majorité présidentielle renvoie le G7 à ses études et lui fait rabattre le caquet en déclarant, nous citons : « Ou les frondeurs du G7 renoncent définitivement à leurs exigences réformistes ou alors ils quittent définitivement la famille » !

C’est donc clair. Le G7 doit choisir entre son maintien et son départ. L’opinion nationale qui n’a pas l’habitude de garder sa langue en poche dit qu’elle redoute l’humiliation du G7 qui sera tenté de garder ses avantages matériels en échange de son honneur et de sa dignité. Qu’en pensent les observateurs avisés de la scène politique congolaise ?

Par Kambale Mutogherwa

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14 avril 2015

Les 4 vérités de Kyungu à la Majorité Présidentielle: « c’est de la crasse », « ce sont des hypocrites »

Gabriel-Kyungu

« Je ne suis pas Kabiliste » a répondu Gabriel Kyungu Wa Kumwanza à une question, plus que tendancieuse, lui posée par Jean-Marie Kasamba, un journaliste systématiquement aligné sur le pouvoir. « Baba wa Katanga» a nuancé en disant « qu’il est dans la mouvance Kabikiste », c’est-à-dire membre de la famille politique du chef de l’Etat et pas Kabiliste (Majorité présidentielle, MP en sigle). Kyungu a sorti une autre phrase choc : « aucun homme ne me fait peur ». Avant d’ajouter « j’ai peur d’avoir peur ». Et sur la même lancée, il clôt en disant « qu’il n’a peur que de Dieu ». Comme pour assumer ses propos, il a redit qu’il était opposé au découpage territorial pourtant appuyé par le président de la République. Il a promis de sortir les 1 millions de signatures déjà récoltées par lui pour faire échec au démembrement du Katanga. Mais dit-il, le moment n’est pas propice pour le faire vu l’état
d’esprit actuel. Rendez-vous dans 2 ans a-t-il promis. Il a aussi critiqué le non-respect par le gouvernement central de la rétrocession. Il est aussi revenu dans ce face-à-face avec Kasamba, sur les résolutions du congrès de son parti, Unafec, qui va présenter des candidats à tous les niveaux. Kyungu s’est dit surpris par l’ampleur qu’a prise cette affaire. Pourquoi fait-elle autant des vagues s’est-il interrogé ? Il s’est réjoui d’avoir donné des insomnies et des migraines aux membres de la MP. Une famille politique, déclare-t-il, truffée d’hypocrites. Il a même utilisé un mot plus fort pour qualifier la Majorité présidentielle. « C’est de la crasse » dit-il. Fustigeant par la même occasion leur contribution dans leur réélection de Joseph Kabila en 2011. Contrairement à lui et à Moïse Katumbi, qui y ont largement contribué à leur propre frais, les plus bavards de Kinshasa, n’ont été presque d’aucune
utilité dans cette réélection mais curieusement parlent beaucoup. Sur ces relations avec Katumbi, Kyungu les a louées. En les comparant d’avec celles qu’il avait entretenues avec Etienne Tshisekedi dans les 80 et 90 et Ngunz Karl Bond. C’est vraiment quelqu’un qui a vu des montagnes et qui n’est nullement impressionné par les vallées dit une sagesse swahili qu’il a récemment employée dans une des réunions de la MP. Mais par les enquêtes et autres investigations au Katanga, Kyungu dit ne rien avoir à craindre car d’ailleurs précise-t-il il n’a aucune entreprise minière.

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01 avril 2015

L’alternance au Nigéria, une lecon pour la République Démocratique du Congo

Muhammadu Buhari

Les Nigérians, partisans de Buhari, fêtent, ce jour, la victoire de ce dernier annoncée après les élections présidentielles du week-end passé.  Presque tous, balais en mains, sillonnent les rues et les grandes artères du pays pour fêter la victoire de la force des urnes ayant balayé Goodluck Jonathan du pouvoir.

Non seulement les Nigérians, mais aussi le monde entier salue la victoire de la démocratie et de l’alternance pacifique dans ce géant d’Afrique. C’est pourquoi, ceux qui suivent de près les élections au Nigéria qualifient les deux protagonistes d’ hommes forts qui sortent gagnants de ces élections. D’ailleurs, après l’annonce des résultats, le président sortant Goodluck Jonathan a téléphoné à son concurrent et l’a félicité pour sa victoire.

Ceci est une lecon de démocratie et de l’alternance que les jusqu’auboutistes kabilistes doivent apprendre. Le vent du changement qui souffle partout en Afrique doit arriver au Congo, de gré ou de force.

Muhammadu Buhari a gagné le scrutin du week-end dernier avec 53,95 % des suffrages exprimés contre 44,96% du président sortant.

Lumbamba Kanyiki

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25 mars 2015

Les Américains réclament leurs enfants adoptés en RD Congo

Les Américains réclament leurs enfants adoptés en RD Congo

C’est peut-être un autre front que les USA veulent ouvrir contre les autorités congolaises. A la ligne de mire, la Sous Secrétaire d’Etat américain en charge des Questions Consulaires, Michelle Bond, en séjour depuis quelques jours en RD Congo. L’émissaire de Barack Obama vient pour une question d’emblée sociale mais ayant une forte implication politique. “ Je suis venue ici pour les centaines d’enfants congolais adoptés par des familles, américaines “, a déclaré Michelle Bond à la presse au sortir d’une audience lui accordée par le président de Assemblée nationale, Aubin Minaku Ndjalandjoko.

Question hyper délicate
Au cours de son entretien hier vendredi 2,0 mars 2015 avec le patron de la chambre basse du parlement congolais, la sous secrétaire d’Etat Américain en charge des affaires consulaires, Michelle Bond, accompagné par l’Ambassadeur des USA en RDC dit avoir parlé de la situation de enfants congolais adoptés par des parents américains mais toujours bloqués en RDC sur décision du gouvernement congolais. Elle a précisé en outre que la plupart de parents adoptifs ont terminé la procédure légale et disposent des documents d’adoption. Cependant, l’adoption des enfants a été suspendue en RDC par un moratoire du Gouvernement.

Par cette mesure, les autorités congolaises ont voulu protéger nos enfants contre certaines pratiques devenues récurrentes dans les pays d’adoption. Il a été rapporté par certains médias internationaux que certains réseaux de trafic d’enfants africains opèrent sous le mode d’adoption mais soumettent par la suite ces derniers aux pratiques contre nature (pédophilie, zoophilie…).

Réagissant à cette préoccupation soulevée par la presse congolaise, l’émissaire de l’administration américaine a souligné que les enfants adoptifs sont protégés tant par la loi congolaise, que par la loi américaine. “ Puisqu’ils sont encore très’ jeunes, ces enfants devront quitter la République Démocratique d Congo accompagnés de leurs parents adoptifs “, a fait savoir Madame Michelle Bond.

Quid des parents gays!

A la question de savoir quand est ce que ces enfants rejoindront leurs nouvelles familles adoptives aux USA, la diplomatie dit l’ignorer. Tout ce qu’elle sait est que les familles d’adoption ont rempli toutes leurs formalités procédurales en matière d’adoption. Mais quand ces enfants vont quitter la RDC pour les USA. La question reste posée.

Signalons qu’avant les Américains, les officiels belges venus.au début du mois de mars courant ont aussi formulé la même demande en faveur de leurs concitoyens ayant adopté des enfants en RDC. Eux, s’ont allés loin en soulignant que ces enfants ne sont plus congolais dès lors que leurs parents adoptifs ont rempli la procédure légale.” li s’agit des enfants mineurs pour la plupart qui vivent loin de leurs familles “, a indiqué un officiel belge après un entretien avec le président de l’Assemblée nationale.

Il reste à savoir si les USA comme les Européens obtiendront gain de cause au moment où les autorités congolaises semblent jalouses de l’avenir de la RDC.
Certains analystes estiment que l’équation reste difficile même au niveau du parlement d’autant plus que certaines familles d’adoption, sont constituées des couples gays. La loi congolaise n’autorisant pas le mariage homosexuel, comment le gouvernement pourrait-il laisser les enfants congolais aux mains des personae non gratta ? C’est toute la question.

Par Martinez Ngyaluka

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05 janvier 2015

Le pouvoir n’a de sens que s’il est conçu et exercé comme un service rendu au peuple

mbataProf (2)

 Avec le décès du Prof Pierre Akele Adau intervenu à Paris en France le 14 décembre et son inhumation le 31 décembre à Kasangulu en RDC, l’année 2014 vient de se terminer sur une note bien triste non seulement pour la maigre communauté universitaire et intellectuelle congolaise, mais aussi pour l’ensemble du pays et du continent. A lire sur www.kasaidirect.com

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28 décembre 2014

Le gouverneur Alex Kande pour la tolérance, la paix et le pardon

accueil alex kande

Le gouverneur du Kasai Occidental Alex Kande est rentré dans sa province le mercredi 25 décembre venant de Kinshasa où il était parti assister au congrès. A sa descente d’avion, il a été accueilli par une foule immense de Kanangaises et Kanangais qui l’a accompagné jusqu’à sa résidence officielle. A lire sur www.kasaidirect.com

Lumbamba Kanyiki

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07 décembre 2014

Encore des morts des innocents à Beni. Kabila doit partir!

tuerie à beni

Il y a eu encore des morts des innocents à Beni, dans le Nord-Kivu. La société civile parle de trente-deux morts pendant que le gouvernement minimise en parlant d'une dizaine, selon radio okapi. De nouveau, nous nous attendons à ce que le ministre de l'intérieur passe à la télévision pour manifester sa fausse émotion et promettre de poursuivre les assaillants jusque dans leur moindre retranchement pour que justice soit faite. Mais sur terrain, aucune disposition n'est prise pour protéger les habitants de Beni et leurs biens.

Une situation similaire s'est produite au Kenya au début de ce mois. Les islamistes shebabs ont massacré trente-six travailleurs non musulmans pour n'avoir pas su réciter le coran. La réaction du président ne s'est pas faite attendre. Le ministre de l'intérieur et le chef de la police  ont été immédiatement limogés et des dispositions adéquates prises pour combattre l'ennemi.  Ce qui se passe au Congo de Lumumba est tout simplement inconcevable. Kabila et ses thuriféraires sont complices des massacres récurrents et du chaos au Nord-Kivu, le but poursuivi étant de créer un climat d'insécurité et de psychose au sein de la population pour qu'elle abandonne ce territoire aux assaillants. A voir le modus operandi et le manque de réaction de Kinshasa, nous sommes en train d'assister à un plan savamment préparé qui est dans sa phase de réalisation avec la complicité de Kabila.

Le gouvernement pointe du doigt les Adf, rebelles ougandais comme responsables de ces massacres, selon sa version officielle. Mais tout laisse croire qu'il s'agit d'une nouvelle tactique des mêmes commanditaires des guerres, ceux-là qui avaient créé les AFDL, RCD, CNDP et M23. Ils cherchent, par tous les moyens, à obtenir ce qu'ils n'ont pas pu avoir par voie de guerres ouvertes: la balkanisation de la RDC.

La paix à l'Est de la RDC passe absolument par le départ de Kabila.

Lumbamba Kanyiki

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16 novembre 2014

UDPS: La lutte pour la succession d'Etienne Tshisekedi aurait-elle déjà commencé?

udps logo

Le site de l'UDPS/Belgique a publié une déclaration dans laquelle Félix Tshisekedi est mis en cause dans la gestion des activités du parti. Selon la dite déclaration,  la base de l'UDPS lui reproche "une intrusion inadmissible dans la gestion quotidienne du parti, en régentant tout ce qui s’y fait. " La fameuse déclaration est à prendre avec beaucoup de réserves. Car, au vu du travail abattu par Félix lors de sa tournée à l'arrière pays où il a rencontré cette même base, les analystes bien avertis ne peuvent croire à une déclaration provenant de la base et accusant Félix de vouloir gérer à lui seul tous les organes de l'UDPS. La fameuse déclaration est l'oeuvre des aigris qui, depuis un certain temps, s'attaquent sans raison valable à Félix dont le sens du travail et les méthodes les rejettent dans l'ombre. Ils pressentent dans le travail de Félix de redynamisation du parti une sorte de positionnement pour remplacer plus tard son père. Alors, ils sont plusieurs au sein de ce parti à organiser des messes noires afin de le neutraliser .

Très ambitieux, ils ne cachent pas leurs intentions de remplacer le président Tshisekedi à la tête du parti. Dans une vidéo à voir sur udps.be, monsieur François Mpuila déclare sans ambages être le mieux placé pour remplacer le président Etienne Tshisekedi à la tête du parti parce qu'étant dans la lutte pour la démocratie au Congo depuis 1974. Dans la dite vidéo, il regrette de voir Félix évoluer seul sans revenir auprès de lui pour recevoir ses conseils. Il s'en prend à la famille d'Etienne Tshisekedi à qui il demande de se mettre à sa place et de ne pas se mêler dans les activités du parti.

Mais Est-ce que monsieur Mpuila est réellement un candidat  valable à la présidence de l'UDPS? Les Congolais n'ont pas encore oublié l'affaire  "traité de Nice" dans laquelle il était question de la vente de l'île de Mateba au collège hospitalier en 2012. Le dossier dans lequel Mpuila était trempé jusqu'aux os. Les Congolais n'ont pas encore oublié la proposition de François Mpuila du partage de pouvoir entre l'UDPS et le PPRD. Beaucoup à l'UDPS avaient qualifié ce projet de crime de lèse-majesté. Car, ils voyaient mal comment Etienne Tshisekedi, président élu de la RDC pouvait devenir premier ministre de l'imposteur Kabila.

Dans une autre vidéo, le représentant de l'UDPS/Benelux, monsieur Pierre Adolphe Mbuyi, au micro d'Etienne Ngandu, traite l'UDPS de parti dérisoire qui utilise encore des méthodes archaïques dans la gestion des activités journalières. Plus loin dans la même vidéo, il pense être celui-là qui va redonner à l'UDPS ses lettres de noblesse. Rejetant sa suspension au poste de représentant de l'UDPS/Benelux, il déclare: "Ou nous vaincrons ensemble ou nous coulerons ensemble" Placez un tel individu à la tête du parti, il vous dira demain: "Après moi le déluge". Très dangereux !

Finalement dans cette guéguerre interne, l'opinion se demande à qui profite ce désordre. Des bruits courent selon lesquels ces fameux responsables de l'UDPS auraient reçu du pouvoir en place six millions de dollars américains pour leur sale besogne de déstabilisation. Certains cadres du parti avouent avoir été approchés par ces messieurs pour signer une motion qui serait en circulation et dont le but serait de chasser la famille d'Etienne Tshisekedi de l'UDPS. Mais ils sont plusieurs au sein de ce parti à ne pas se laisser entraîner dans une aventure sans issue de la part de ceux qui sont animés par la seule volonté de travailler pour leurs propres intérêts. Ils rêvent désormais de voir le président national emporté par sa maladie pour entrer dans la danse et saper les résultats de tant d'années de dur labeur et de sacrifices.

Jusque-là la famille biologique d'Etienne Tshisekedi n'a pas encore réagi à toutes ces déclarations, ni le président Etienne Tshisekedi, d'ailleurs. Les jours à venir nous donneront la suite de ce feuilleton.

Lumbamba Kanyiki

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