11 juillet 2012

Les journalistes Mike Mukebayi et John Tshingombe de Congo News aux arrêts



Les journalistes Mike Mukebayi et John Tshingombe croupissent dans les geôles du casier judiciaire. La publication par Congo News de l’article intitulé «Les frasques d’un gouverneur atypique» serait la cause de leur malheur. Interpellés depuis 11 heures hier mardi 10 juillet, les deux journalistes ne se doutaient de rien de ce qui allait leur arriver. Jusqu’au moment de boucler la présente édition, les deux confrères continuent de croupir dans les geôles de la police judiciaire des parquets à Gombe communément appelé Casier judiciaire. Que reproche-t-on aux confrères ? Jusque-là, leur avocat le député Serge Mayamba indique que l’article : «Les frasques inédites d’un gouverneur atypique» serait la cause des malheurs de ces deux journalistes.

Cette arrestation est irrégulière dans la mesure où, les inspecteurs judiciaires ont agi visiblement sous la pression politique. En effet, la loi sur l’exercice de la liberté de la presse prévoit des poursuites contre l’auteur de l’article, le cas échéant le directeur de publication. Nulle part il n’est prévu l’arrestation ou la détention de l’Editeur ou directeur d’un organe de presse pour des délits de presse commis à travers les colonnes. L’acharnement sur le directeur de publication et le directeur de l’organe de presse sont la preuve de l’existence d’une main invisible.

Il est incompréhensible que chaque fois qu’il s’agit des journalistes, l’arrestation et la détention deviennent la règle. C’est de manière systématique que les magistrats ou des inspecteurs judiciaires privent les journalistes de leur liberté. Le gouvernement qui est invité à promouvoir réellement la démocratie et l’Etat de droit avant la tenue du 14ème Sommet de la Francophonie a du pain sur la planche.

«Les frasques inédites d’un gouverneur atypique», cet article publié par Congo News étale des secrets de polichinelle. L’arrestation de ces deux confrères enlèvera-t-elle de la mémoire collective des Kinois les anecdotes connues des habitants de la capitale ? C’est là toute la question ! Et pourtant, la loi oblige les journalistes à corriger, à travers ses colonnes, tous les torts causés à des tiers. Le gouverneur Kimbuta aurait choisi l’autre voie, celle de la justice. «Pourvu que le traitement auprès de instances judiciaires soient égal pour toutes les parties et les droits de la défense protégés», note un journaliste de Congo News.

Posté par lumbamba à 11:36 - - Commentaires [1] - Permalien [#]


14ème sommet de la Francophonie : un émissaire de François Hollande annoncé à Kinshasa



Le prochain séjour à Kinshasa de la ministre française déléguée à la Francophonie, Yamina Benguigui, traduit le vœu de la France de poursuivre le dialogue avec les autorités congolaises tout au long de la préparation du 14ème Sommet de cette organisation, prévu en octobre dans la capitale congolaise.

La ministre française déléguée à la Francophonie, Yamina Benguigui, sera à Kinshasa du 25 au 28 juillet, notamment pour rencontrer son homologue congolais Raymond Tshibanda.

La visite de Yamina Benguigui, nommée également représentante personnelle du président de la République française auprès de l'Organisation internationale de la Francophonie (OIF), lèverait sans doute le voile sur la participation de François Hollande au sommet de Kinshasa.

«Tout est en bonne voie pour que le chef de l’Etat français, François Hollande, participe au XIVème Sommet de la Francophonie prévu à Kinshasa en octobre prochain», a déclaré la ministre française, le lundi 9 juillet à Paris. La déclaration de la représentante personnelle du président Français auprès de la Francophonie faisait suite à la rencontre François Hollande et Abdou Diouf.

Selon un communiqué de l’Elysée, le président français et le secrétaire général de l’OIF estiment que «les autorités de la République démocratique du Congo doivent démontrer leur réelle volonté de promouvoir la démocratie et l’Etat de droit». Ce communiqué ne précise néanmoins pas les actions que les deux personnalités souhaitent que le gouvernement congolais entreprenne pour démontrer sa bonne volonté.

TOUR D’HORIZON DES SITUATIONS DE CRISE

De cet entretien, poursuit le communiqué de l’Elysée, Abdou Diouf et François Hollande se sont félicités de très bonnes relations entre la France et la Francophonie. Le secrétaire général a réitéré ses remerciements au président Hollande pour l’engagement très fort des autorités françaises pour la cause francophone.

Pour leur première rencontre officielle depuis la prise de fonction du président Hollande, ils ont échangé sur la situation de la langue française dans le monde. Le secrétaire général a notamment présenté au président français les conclusions du premier Forum mondial de la langue française qui vient de s’achever, le 6 juillet, à Québec et qui rassemblait, pour la première fois, les forces vives de la Francophonie.

Ils ont ensuite procédé à un large tour d’horizon des situations de crise ou de sortie de crise dans l’espace francophone. La situation au Mali a été longuement évoquée, ainsi que celle qui prévaut actuellement à Madagascar.

Le chef de l'Etat français a réaffirmé le soutien de la France à la Francophonie, dont elle est le premier contributeur. Il a chaleureusement félicité M. Abdou Diouf pour son bilan à la tête de l'OIF, organisation internationale regroupant 75 membres et observateurs et représentant à travers le monde 200 millions de francophones.

En 2012, un pays membre de l'ONU sur trois est membre ou observateur de l'OIF.

Le président de la République française a également salué l'action de l'OIF en faveur de la démocratie et des droits de l'Homme, de la promotion de la langue française et de la diversité culturelle, et a souligné leur volonté commune de développer une véritable stratégie de la Francophonie en faveur de la croissance, de l'emploi et des entreprises. Les deux personnalités ont également évoqué la situation à Bamako et dans le Nord du Mali, après l'adoption le 5 juillet de la résolution 2056 par le Conseil de sécurité de l'ONU, à l'initiative de la France.

Pitshou Mulumba

Posté par lumbamba à 11:27 - - Commentaires [0] - Permalien [#]

Insécurité dans l’Est : attitude ambiguë de l’Union européenne

La déclaration de l’Union européenne (UE) sur l’instabilité dans l’Est de la RDC jette le doute sur la position européenne face à l’évolution de la situation. L’ambiguïté est telle qu’il transparaît à travers les écrits de Mme Asthon. L’UE remet quasiment en cause les conclusions du rapport des experts onusiens, en invitant à «une revue approfondie des informations contenues dans le rapport des Nations unies. Cette tendance à caresser Kigali dans le sens du poil saute aux yeux, malgré les timides condamnations contenues dans cette déclaration. L’appel lancé en direction du Rwanda, pour la cessation de «tout soutien aux groupes armés de l’Est de la RDC» ne va pas jusqu’à tirer des conséquences qui s’imposent.

En effet, pendant que les Congolais sont injustement tués, violés,… par des militaires de l’armée régulière rwandaise, l’UE est d’avis que «la stabilité durable à l’Est ne peut se fonder uniquement sur l’action militaire». Et pourtant, aucune condamnation ferme du Rwanda n’est mentionnée d’autant plus que l’initiative des hostilités est le fait du Rwanda. La diplomatie européenne énerve dans la mesure où elle porte quasiment les positions rwandaises, en lieu et place des accusations précises, suffisamment documentées par les experts de l’ONU.

Encadré

Déclaration de la haute représentante, Mme Catherine Ashton, au nom de l’UE concernant la situation dans l’Est de la RDC

L’Union européenne est très préoccupée par la situation qui se détériore rapidement dans l’Est de la RDC suite à la dissidence du mouvement rebelle M23. Elle déplore la mort d’un membre de la force de maintien de la paix des Nations unies, exprime son soutien à la mission des Nations unies pour la stabilisation au Congo (MONUSCO) et appelle à un arrêt immédiat de toute forme de violence perpétrée par les groupes armés.

Rappelant les conclusions du Conseil du 25 juin 2012, l’UE répète qu’elle est vivement préoccupée par les conclusions, désormais publiques, du rapport du groupe d’experts du Comité des sanctions du Conseil de sécurité des Nations unies indiquant qu’un certain nombre de hauts responsables rwandais sont impliqués dans le soutien apporté aux groupes rebelles congolais, y compris aux mutins du mouvement M23.

L’UE accueille favorablement l’invitation faite par le Rwanda au groupe d’experts des Nation unies de procéder à une revue approfondie des informations contenues dans le rapport des Nations unies. L’UE appelle le Rwanda à cesser tout soutien aux groupes armés de l’Est de la RDC, ainsi qu’à enquêter en profondeur sur les questions soulevées par le rapport du Comité des sanctions du Conseil de sécurité des Nations unies et ses annexes et à y apporter une réponse constructive.

L’UE soutient le dialogue en cours entre la RDC et le Rwanda, qui vise à mettre un terme à la mutinerie du M23 et à poursuivre la lutte contre les Forces démocratiques de libération du Rwanda (FDLR). Elle encourage des mesures de confiance entre la RDC et le Rwanda, telles que les mécanismes conjoints de vérification. Considérant qu’une approche régionale est également importante, elle salue la réunion ministérielle de la Conférence internationale sur la région des Grands Lacs (CIRGL) qui se tiendra le Il juillet, à Addis-Abeba.

La stabilité durable à l’Est de la RDC ne peut pas se fonder uniquement sur l’action militaire. L’UE demande donc instamment à Kinshasa et Kigali de contribuer à une solution politique et de s’attaquer aux sources régionales et locales de l’instabilité. Tout en soutenant la souveraineté de la RDC sur son territoire, elle appelle aussi la RDC à assumer une responsabilité accrue en établissant pleinement l’autorité de l’Etat dans les provinces des Kivu. À cet égard, la réforme du secteur de la sécurité, notamment de l’armée congolaise, ne doit pas être plus longtemps retardée.

Les développements actuels ne profitent à aucun des deux pays ni à leurs populations. C’est la responsabilité de la RDC et du Rwanda d’assurer une paix durable dans la région.

Posté par lumbamba à 11:18 - - Commentaires [0] - Permalien [#]

Guerre dans l’Est : le double jeu de Washington



Barrie WalkleyBarrie Walkley

En séjour à Kinshasa, le conseiller spécial du département d’Etat américain pour les Grands Lacs, avec siège à Kigali (Rwanda), a exprimé le désir de son pays de pousser le Rwanda à cesser tout soutien au M23. Volonté difficile à faire passer tant que Kigali ne cessera pas d’être la «prunelle des yeux des Etats-Unis» qui le couvrent dans son entreprise belliqueuse dans les Grands Lacs.

Washington, qui a tenté récemment de s’opposer, avant de se raviser, à la publication des annexes du rapport de l’ONU qui chargent le Rwanda dans la rébellion menée par les mutins du M23, est en train de souffler le chaud et le froid.

De quel côté se trouvent les Etats-Unis dans le dossier relatif à l’insécurité persistante dans l’Est du pays ? Est-ce du côté de la vérité que tente de prouver la République démocratique du Congo ? Ou du côté du Rwanda auquel ils seraient liés par des alliances non apparentes ? Selon des observateurs avisés, l’attitude des Etats-Unis étonne. Ceux-ci indiquent que c’est sur ces alliances que s’appuie le Rwanda pour justifier son aventure belliqueuse dans les provinces de l’Est de la RDC.

Ils rappellent que tout récemment, l’administration américaine s’est opposée, par l’entremise de son ambassadeur à l’ONU, à la publication des annexes du rapport des Nations unies rendant compte de l’implication du Rwanda dans la rébellion menée par le M23. Cela avant de se raviser plus tard. Pour quelle raison ? Tout porterait à croire que les Etats-Unis auraient des intérêts à protéger, et probablement, des choses à dissimuler.

On sait désormais que, derrière le M23, c’est le Rwanda qui est le maître à penser, guidé, à son tour, par des mains invisibles que Kinshasa appelle «des forces obscures ou forces étrangères» tapies dans l’ombre.

Et, c’est le moment choisi par Washington pour dépêcher à Kinshasa le conseiller spécial du département d’Etat en charge des questions des Grands Lacs, Barrie Walkley. L’homme, qui a ses bureaux curieusement à Kigali, a rencontré tour à tour à Kinshasa le chef de l’Etat, Joseph Kabila Kabange, et le Premier ministre, Matata Ponyo Mapon.

Devant ses deux interlocuteurs, il a tenu un langage en réel déphasage avec l’attitude qu’affiche Washington depuis le déclenchement de la rébellion du M23, en avril dernier. Voici enfin l’administration Obama qui se montre compatissante envers la souffrance qu’endurent les Congolais de la partie orientale de la RDC.

Devant le chef de l’Etat, l’émissaire du secrétaire d’Etat américain a fait part des préoccupations de son gouvernement sur l’insécurité causée dans l’Est de la RDC par les affrontements entre les mutins du M23 et les Forces armées de la RDC (FARDC). «J’ai assuré le président Kabila que le gouvernement des Etats-Unis d’Amérique est vraiment préoccupé par les événements dans le Kivu», a-t-il déclaré.

Mais, bien avant son arrivée à Kinshasa, le diplomate américain a passé, selon ses déclarations, plusieurs jours à Kigali. Que faisait-il là-bas ? Que se sont-ils dit, lui et les autorités de Kigali, visiblement impliquées dans la rébellion de l’Est de la RDC ? A ces questions, Barrie Walkley a préféré entretenir le suspense, se contentant de dire avoir «clairement» expliqué la position du gouvernement américain aux autorités de Kigali, qu’il a appelées à «cesser tout soutien au M23». A Kabila, il a indiqué avoir passé «avec force» ce message aux Rwandais.

Ce qui n’a malheureusement pas empêché le M23 de continuer sa progression sur le terrain des opérations, avec notamment la prise successive en fin de semaine dernière de Bunagana de Rutshuru-Centre.

Quant à la présence des militaires rwandais aux côtés des éléments du M23, le diplomate américain s’est montré prudent. Il a juste évoqué des «rapports» et des «allégations» qui, selon lui, rendraient compte d’une «présence» sur le front de l’Est de la RD Congo.

Pour l’émissaire américain, si des militaires rwandais sont sur le territoire congolais, ils devraient partir immédiatement. «Ça c’est clair, c’est ça le message que nous avons transmis aux Rwandais et nous continuerons à passer le message au gouvernement rwandais au niveau le plus élevé», a-t-il conclu.

TEST DE SINCERITE

En ce temps de guerre, la RDC a besoin de connaître ses vrais amis, ceux sur qui elle peut s’appuyer pour mettre fin à l’aventure rwandaise.

Superpuissance, les Etats-Unis ne sont pas des partenaires à négliger, pourvu qu’ils fassent montre de sincérité dans leurs rapports avec la RDC. On sait que, de tout temps, des analystes ont fustigé le penchant fort prononcé de l’administration américaine envers le régime de Kigali.

Madeleine Albright, secrétaire d’Etat américain sous l’administration Clinton, avait clamé haut et fort que le Rwanda passe pour la «prunelle des yeux» des Etats-Unis. N’aurait-elle pas donné là des indications qui feraient passer le Rwanda pour un frère et la RDC pour une amie ?

Dès lors, quel crédit pourrait-on accorder aux déclarations conciliantes du conseiller spécial au département d’Etat américain ? Wait and see. Ne dit-on pas que la fin justifie les moyens ? On jugera Washington au résultat. Autrement dit, tout dépend de la manière avec laquelle l’administration Obama va régler le conflit qui oppose ouvertement dans les Grands Lacs deux pays avec lesquels elle entretient de bons rapports. Sans doute qu’il entre en ligne de compte ici le jeu des intérêts particuliers avec l’un ou l’autre.

Tout compte fait, il importe que Washington se souvienne de plus de six millions de Congolais morts injustement dans les atrocités de l’Est de la RDC, commanditées dans la plupart des cas à partir de Kigali.

GLOBAL WITNESS INTERPELLE LONDRES ET WASHINGTON

Global Witness a donc vu juste en invitant, depuis son siège régional de Nairobi (Kenya), les deux grandes puissances proches du Rwanda, à savoir les Etats-Unis et le Royaume-Uni, à contraindre Kigali à mettre fin à ses actions de déstabilisation de l’Est de la RDC.

«Ces deux principaux soutiens du Rwanda doivent user de leur influence pour que Kigali cesse de soutenir les groupes armés opérant en RDC», a recommandé, dans un communiqué, cette organisation basée à Londres.

Pour avoir accordé au Rwanda en 2011 des aides évaluées à plus 350 millions Usd, le Royaume-Uni et les Etats-Unis disposent d’une influence certaine qu’ils doivent utiliser pour contraindre Kigali à lâcher prise, a estimé Sophia Pickles de Global Witness. «La vie des milliers de civils congolais en dépend, ainsi que la stabilité dans la région», a-t-elle souligné.

Jeudi dernier, Kinshasa a haussé le ton. «Nous exigeons que les autorités rwandaises arrêtent, cessent de laisser leurs officiers continuer à alimenter la guerre au Congo», a déclaré le porte-parole du gouvernement congolais, le ministre Lambert Mende.

Il a fait état des «preuves accablantes» contenues dans les annexes d'un rapport d'experts de l'ONU selon lesquelles des mutins, qui s'opposent depuis avril à l'armée congolaise (FARDC) au Nord-Kivu (Est), ont reçu l'appui des officiers supérieurs rwandais.

Selon le document des experts de l’Onu, ces officiers ont apporté une «aide directe» à la création du M23 (Mouvement du 23 mars), dont se revendiquent les mutins. Parmi les noms cités dans l'annexe figurent des personnalités clés du régime rwandais, dont le ministre de la Défense, le général James Kabarebe, le chef d'état-major des armées, le général Charles Kayonga, et aussi le général Jack Nziza, secrétaire permanent du ministre de la Défense et ancien patron du DMI (Department of Military Intelligence), les services de renseignements militaires rwandais.

Posté par lumbamba à 11:08 - - Commentaires [0] - Permalien [#]

GROUPE ARME POUR LA RDC- Les jeunes de Goma réclament des armes

Le Phare

GROUPE ARME POUR LA RDC

-Importante manifestation des jeunes hier devant le siège de la 8ème région Militaire. Un nouvel esprit est en train de naître dans les milieux des jeunes gens, tous âges et sexes confondus. La démonstration de cet état d’esprit a été vécue hier à Goma dès les premières heures de la matinée avec la descente fracassante et spontanée d’une foule des jeunes conducteurs des motos-taxis en direction du siège de la 8ème Région Militaire. Sous les vrombissements des moteurs, klaxons, sifflets et cris de colère, ces jeunes gens criaient à tue-tête tout au long du parcours menant au quartier où se trouve le bâtiment qui abrite la 8ème Région Militaire pour réclamer des armes et munitions de guerre. La circulation des véhicules et motos a été momentanément perturbée sur les grandes artères de cette ville provoquant par moment la panique parmi les habitants des quartiers situés loin des artères principales empruntées par les manifestants. Des jurons, des quolibets, des appels à la mobilisation générale fusaient de partout jusqu’aux piétons qui s’étaient aussi mis dans la danse de sorte que la foule grossissait au fur et à mesure que cette marée humaine avançait vers le lieu du rendez-vous.

Un mouvement spontané de colère, d’indignation, de désespoir d’une population qui s’estime abandonnée par ceux qui sont sensés la protéger contre des perturbateurs de l’ordre et de la paix sous des prétextes fallacieux pour couvrir des ambitions hégémoniques «Comme vous ne voulez pas combattre, donnez-nous des armes et des munitions pour bouter dehors les envahisseurs rwandais», tel est l’appel que lançaient ces jeunes gens tout au long de leur progression vers l’Etat Major provincial de la 8ème Région militaire des FARDC. Dieu merci, on n’a enregistré aucun incident majeur mais cette montée de fièvre a eu comme effet d’être interprétée en sens divers particulièrement par les populations d’expression kinyarwanda dont certains ont pris la direction des villes et localités du Rwanda voisin.

Signaux clairs en direction de la communauté internationale

Ce mouvement spontané des jeunes gens réclamant des armes rappelle celui qui avait eu lieu au lendemain du raid manqué des éléments rwandais commandés par le général James KABAREBE en août 1998 pour prendre la ville de Kinshasa. Ce sont des jeunes des communes périphériques de Kinshasa-Est, notamment Masina, Kimbanseke et Ndjili qui avaient surpris les soldats rwandais du RCD en se servant des pierres et autres objets tranchants, ce qui avait refroidi les ardeurs des envahisseurs qui ont été finalement chassés de Kinshasa. Ces jeunes avaient aussi participé aux patrouilles de ratissage de la ville pour déloger les collaborateurs des agresseurs avant de répondre à l’appel à la mobilisation générale lancée par les autorités politiques sous L-D. KABILA. Ce fut le premier recrutement des volontaires pour enrichir les rangs des militaires pour une guerre « longue et populaire ». celui-ci dura finalement cinq ans et opposa les Congolais aux troupes rwando-ougandaises et autres mercenaires sous la couverture du RCD et du MLC dirigés par des leaders congolais recevant des ordres directement de Kigali et de Kampala.

Signaux clairs et spontanés en direction de la Communauté internationale qui assiste sans réagir au génocide qui se poursuit en RDC. Signaux clairs pour rappeler au régime du Front Patriotique Rwandais que la bonne foi et le sens de l’hospitalité légendaire des congolais ne signifient pas qu’ils sont incapables de défendre leurs terres convoitées par des gens qui se croient encore à l’ère des conquêtes territoriales révolues des barbares, comme sous Alexandre le Grand, les Hittites, les Wisigoths, les Huns, les Vandales, les Perses, les Kirghizes, Napoléon 1er, HITLER, etc. Comme aime à le dire un observateur de la sous-région des Grands Lacs « tôt ou tard, la Communauté Internationale sera accusée de non assistance à un peuple victime d’un génocide ». Des nombreux rapports ont mis à nu l’implication des officiels rwandais dans la perturbation de la paix dans les territoires de l’Est du pays, notamment la rapport MAPPING qui a dénoncé le génocide perpétré par les troupes de l’AFDL et l’Armée Patriotique Rwandaise lors de leur avancée vers Kinshasa. Tout récemment, HUMAN RIGHTS WATCH et des experts des Nations Unies ont rendu publics leurs rapports contenant des preuves accablantes sur l’implication du Régime au pouvoir à Kigali dans la déstabilisation de la paix en RDC. Un éminent patriote français avait dit un jour que, la France avait perdu une bataille et non la guerre. C’est le sens qu’il faut donner à l’appel à la résistance lancée hier par les jeunes de Goma contre les agresseurs rwandais.

Face à ce déferlement de colère, il faut espérer que la raison finira par l’emporter à Kigali où certaines voix commencent à trouver que le régime de Kagame a poussé le bouchon trop loin en voulant prendre en otage tout un pays. En toute chose, il faut toujours savoir raison garder.
F.M.

Posté par lumbamba à 03:02 - - Commentaires [0] - Permalien [#]


Le Nord-Kivu en guerre : Julien Paluku s’insurge contre toute tentative de xénophobie à Goma



Le Gouverneur du Nord-Kivu, Julien Paluku Kahongya, s’est insurgé lundi contre un groupe de motards qui menaçaient de s’en prendre à une des communautés ethniques de la province. Pour Julien Paluku, “ La situation d’insécurité qui prévaut en province du Nord-Kivu en général et dans le territoire de Rutshuru en particulier ne doit aucunement être  exploitée sur une quelconque base ethnique, tous les congolais étant fiers de vivre en communauté. Nous avons appris avec beaucoup d’amertume qu’en ville de Goma, il y a certains jeunes gens qui seraient entrain de s’en prendre à d’autres compatriotes “ a déploré le Gouverneur Julien Paluku qui a précisé que ceux qui font la guerre en territoire de Rutshuru sont bel et bien identifiés.

Il s’agit d’un jeu auquel sont entrain de se livrer les ennemis de la paix. Le conseil supérieur de la défense a déjà identifié ceux qui sont à base de la situation instable au Nord-Kivu. Ces quatorze officiers ont été identifiés et la population ne doit pas tomber dans le piège car certaines personnes mal intentionnées veulent coûte que coûte transporter la guerre en ville de Goma au lieu qu’elle reste à Runyonyi, Chanzu et Mbuzi “, a estimé Julien Paluku. Le Gouverneur Julien Paluku a enfin invité ses administrés à garder son calme, toutes les dispositions étant prises pour que l’ordre et la stabilité soient rétablis.
J.E.

Posté par lumbamba à 00:08 - - Commentaires [0] - Permalien [#]

RDC : Roger Meece condamne le soutien du Rwanda aux rebelles du M23

 
Le représentant du secrétaire général de l'ONU en RDC, Roger Meece à Goma en janvier 2012 Photo MonuscoLe représentant du secrétaire général de l'ONU en RDC, Roger Meece à Goma en janvier 2012 Photo Monusco

« Je voudrais dire qu’il y a beaucoup d’informations du soutien et une implication du Rwanda [ dans la mutinerie du M23]. C’est une situation inacceptable et il faut immédiatement arrêter ». C’est en ces termes que s’est exprimé mardi 10 juillet le représentant spécial du secrétaire général des Nations unies en République démocratique du Congo (Monusco), Roger Meece.

Sans affirmer avec évidence ce soutien du Rwanda aux rebelles du M23, Roger Meece dit se référer au rapport des experts des Nations unies et à quelques indices pour confirmer l’appui de l’extérieur aux rebelles du M23.

Il cite notamment :

  • Les tenues militaires des rebelles du M23 qui sont différentes de celles des FARDC
  • La présence des ex-CNDP dans les rangs des rebelles du M23
  • Les rebelles du M23 sont très bien équipés et approvisionnés
  • Des tactiques des combats comme des attaques nocturnes qui sont différentes de celles des FARDC

« Bien entendu, je ne peux pas vous dire que nous avons une évidence ou je ne peux pas déclarer quelque chose de définitif mais les indices que nous avons sont très inquiétants pour la situation actuelle », a souligné Roger Meece.

Il a ajouté que la Monusco a reçu quelques ex-combattants du M23 qui ont confirmé le soutien du Rwanda aux rebelles et la présence des RDF (les Forces de la défense du Rwanda).

D’un ton ferme, Roger Meece a condamné toutes les actions militaires des rebelles du M23 et les appelle « à cesser immédiatement » toutes les exactions au Nord-Kivu.

Le chef de la Monusco a également affirmer que les leaders du M23 portent la responsabilité de tous les actes commis dans les zones qu’ils contrôlent, y compris Bosco Ntaganga qui selon lui, porte aussi une grande responsabilité sur les violations des droits humains.

Roger Meece a indiqué que tout est mis en pace, en collaboration avec les FARDC, pour protéger les grandes agglomérations de la province du Nord Kivu.

« Nous prenons toutes les dispositions avec les FARDC contre toute menace sur des populations civiles. Des blindés seront déployés pour empêcher la progression des rebelles vers Goma et autres villes», a déclaré Roger Meece.

Les rebelles du M23 ont pris le contrôle de la cité de Bunagana, un poste frontalier du Nord-Kivu avec l’Ouganda, jeudi 5 juillet. Ils ont progressé après ce succès vers Rutshuru-centre en prenant aussi le contrôle des villes de Kiwanja, Rubare, Ntamugenga, Tchengerero, Jomba paroisse, Kabaya et Kitagoma, dans les groupements Jomba et Busanza dans le territoire Rutshuru.

Toutes ces localités ont été laissées entre les mains des policiers proches du M23.

Depuis la prise de contrôle de certaines localités et villes de Rutshuru, plusieurs voix se sont levées pour condamner cette situation. Dans une déclaration faite lundi 9 juillet à Kinshasa, les évêques catholiques ont dénoncé le « plan de balkanisation » de la RDC.

Certains habitants de Kinshasa ont qualifié le gouvernement congolais de « laxiste » face à la situation sécuritaire à l’est de la RDC. D’autres ont estimé que les autorités congolaises sont complices de cette insécurité.

radiookapi.net

Posté par lumbamba à 00:04 - - Commentaires [0] - Permalien [#]

10 juillet 2012

Rutshuru-centre et Kiwanja sont sous le contrôle des FARDC, selon Julien Paluku

 
Julien Paluku le 8/3/2012 à Goma. Radio Okapi/ Ph. John BompengoJulien Paluku le 8/3/2012 à Goma. Radio Okapi/ Ph. John Bompengo

Le M23 a procédé, depuis dimanche 9 juillet dans la soirée, au retrait de ses éléments du chef-lieu du territoire de Rutshuru ainsi que de la cité voisine de Kiwanja qu’il avait occupés pendant quelques heures. Le gouverneur de province, Julien Paluku, a confirmé que ces deux agglomérations, situées à environ 70 Km au nord de Goma, «sont sous le contrôle des FARDC». Par contre, il a invité les opérateurs économiques à ne plus dédouaner leurs marchandises au poste frontalier de Bunagana, qui est toujours contrôlé par les mutins.

Julien Paluku a déclaré, ce mardi 10 juillet, à Radio Okapi:

«Je peux vous confirmer qu’à Kiwanja comme Rutshuru, nos services sont déjà déployés, la police y est, l’armée y est. Parce que tout simplement lorsque les forces rebelles y sont arrivées, nos unités n’ont pas combattu. Elles ont seulement été aux abords du chef-lieu du territoire et, à l’heure qu’il est, tous les services sont en train de se réinstaller

A l’instar de Kiwanja, le chef-lieu du territoire de Rutshuru était passé sous le contrôle de ces rebelles sans combat, dimanche, les militaires s’étant retirés avant l’arrivée des assaillants.

Plusieurs habitants s’étaient réfugiés autour du camp des Casques bleus de la Monusco situé dans cette cité. D’autres s’étaient enfuis vers la ville de Butembo et la localité d’Ishasha.

En annonçant leur retrait, les rebelles avaient précisé toutefois que leur police y assurait la sécurité. Cette déclaration a amené plusieurs personnes à s’interroger sur le statut administratif actuel de ces deux agglomérations.

Il n’y a que l’administrateur du territoire qui «va rentrer dans les prochaines heures » à Rutshuru-centre, a poursuivi Julien Paluku, réaffirmant en même temps la détermination des autorités congolaises d’y rétablir l’ordre et de «mettre en garde quiconque veut menacer la paix».

Le gouverneur Paluku a par ailleurs appelé les opérateurs économiques à ne plus dédouaner leurs marchandises au poste frontalier de Bunagana, toujours aux mains des mutins:

«J’en profite pour mettre en garde tous les opérateurs économiques qui vont passer par le poste frontalier de Bunagana pour y payer les frais douaniers. Ils vont payer le triple, une fois arrivés à Goma. Parce qu’il y a des passages à Ishasha, Kasindi et Tchanika

Selon des sources de la Direction générale des douanes et accises, le poste-frontière de Bunagana réalise entre 500 et 700 mille dollars américains des recettes douanières mensuelles.

radiookapi.net

Posté par lumbamba à 16:31 - - Commentaires [0] - Permalien [#]

Guerre de l'Est: Les Congolais risquent de tomber dans le piège de Kagame

D'après TV5 Monde dans son édition de 14 heures, les étudiants congolais de l'université de Goma s'emprennent à leurs collègues rwandais qu'ils traitent de mèche avec les assaillants du M23 et de communiquer avec l'ennemi. Cette situation est aggravée par les rumeurs selon lesquelles les Rwandais du M23 seraient aux portes de Goma. Or, il est connu de tous que Paul Kagame justifie sa présence sur le sol congolais pour "protéger" les Tutsi congolais qui, selon lui, seraient discriminés par les autres tribus du Congo. Les autorités provinciales de Goma doivent faire attention pour ne pas tomber dans le piège de Kagame. Car, les Congolais n'ont jamais eu des problèmes avec les Tutsi congolais. Ceux-ci cohabitent depuis des années avec les autres compatriotes d'autres tribus et occupent même des postes importants dans les entreprises publiques, dans la politique comme dans l'armée. En manque d'arguments, le M23 exigent du gouvernement congolais plus de démocratie et l'amélioration du bien-être de la population! Tous autant des pièges dont le but est de s'attirer la sympathie des vaillants congolais qui se battent depuis des années contre leur frère Kabila qui a décidé de diriger le pays par défi depuis le coup d'état électoral de novembre dernier.

Le M23 ou mouvement du 23 mars est une émanation du CNDP,  dirigé à l'époque par Kunda Batware et jusque récemment par Bosco Ntaganda, Rwandais, mais, ancien "général" dans les FARDC. Après sa défection des FARDC, Ntaganda a créé  ce mouvement pour échapper aux  poursuites de la CPI (la Cour Pénale Internationale) pour crimes de guerres et crimes contre l'humanité commis à l'Est de la République Démocratique du Congo en 2002. Mais en réalité, derrière ce mouvement se cache Paul Kagame qui entretient l'insécurité à l'Est de la République Démocratique du Congo pour avoir la mainmise sur les ressources minières de cette dernière.

Lumbamba Kanyiki

Posté par lumbamba à 16:06 - - Commentaires [0] - Permalien [#]

Relecture de la manifestation de Goma Le piège de Kagamé

Un stratagème est en exécution dans le Nord-Kivu, notamment à Goma. Des tracts destinés à attiser la haine entre ethnies congolaises inondent la ville. L’objectif poursuivi est, on ne peut plus, clair : corroborer les déclarations de la ministre rwandaise des Affaires étrangères au Conseil de sécurité. Peine perdue ! Car, les Congolais ne vont pas tomber dans ce nouveau piège de Kagame visant à distraire la population congolaise en ce moment même où son pantin de M23 progresse à pas de géant sur le terrain. Vigilance tous azimuts !

Le soutien apporté au M23 par les officiers de l’armée régulière rwandaise ne fait plus l’ombre d’un doute. Les annexes du rapport onusien renseignent avec amples détails sur les faits et gestes posés par des officiers de haut rang de RDF (Rwanda defense forces) :«le groupe a trouvé des preuves substantielles attestant de l’appui des responsables rwandais à des groupes armés opérant à l’Est de la RDC».

Au départ destinées à affaiblir les FDLR, dit le rapport, «ces activités se sont rapidement étendues à l’appui d’une série de mutineries postélectorales au sein des FARDC et ont finalement abouti au soutien direct, par l’utilisation du territoire rwandais, de la création de la rébellion M23, composée d’anciens officiers du CNDP intégrés dans l’armée congolaise».

 Plus loin dans leur rapport, les experts onusiens indiquent avoir «obtenu des preuves que les autorités rwandaises ont tenté de mobiliser les anciens cadres et dirigeants du CNDP, les politiciens du Nord-Kivu, les commerçants et la jeunesse pour soutenir le M23».

Le piège de Paul Kagamé

 Conscient du retour des flammes, le Rwanda ne tarit pas d’imagination. Des tracts venus de nulle part inondent Goma où des appels à la division et à des affrontements entre tribus congolaises sont lancés. Pour des observateurs avisés, il s’agit d’une nouvelle trouvaille de Kigali pour remettre en surface sa rengaine de tous les temps sur un éventuel génocide en gestation. Paul Kagame tente, une fois de plus, d’attendrir la compassion de la communauté internationale sur une nouvelle menace et ainsi arriver à faire renvoyer aux oubliettes l’examen du rapport des experts onusiens. Sa ministre des Affaires étrangères n’avait-elle pas donné le ton lors de sa récente intervention du haut de la tribune des Nations unies ? Louise Mushikiwabo avait tenté d’interpréter à sa manière l’appel à la mobilisation de la population lancé par le Kinshasa.

Le stratagème de Kigali à Goma consiste soit à soulever des jeunes contre des populations de souche rwandaise soit à organiser lui-même des traques ciblées de manière à faire accréditer la thèse selon laquelle des populations rwandaises vivant non seulement dans les Kivu et dans la capitale congolaise seraient en insécurité. Gesticulation de coupable. La communauté internationale est assez renseignée, elle ne peut plus gober aussi facilement cette pilule rwandaise devenue dépassée et avariée. L’on se souviendra de Kiwanja, Gatumba que les autorités de Kigali ont soulevé en épingle à l’époque.

La vérité est que les populations rwandaises et congolaises ne se font pas la guerre ; elles ne se sont jamais fait la guerre. Le régime en place à Kigali est passé maître en manipulation, intox et autres maquillages dont il a tiré un meilleur parti. La leçon à retenir c’est qu’on ne réussit pas à tous les coups. En son temps, Laurent Nkunda avait été présenté comme seul défenseur des populations rwandophones vivant dans l’Est de la RDC. Le prétexte a marché à l’époque. Le CNDP a vu le jour et on connaît la suite. Bosco Ntaganda a pris le relais avant qu’un illustre inconnu, ci-devant Sultani Makenga, occupe les devants de la scène sous le sceau de la nouvelle création du nom de M23. Un prête-nom, qui en grattant sur le plâtrage, peut se lire Rusangiza.

A tout prendre, Paul Kagame et ses commanditaires sont restés logiques avec eux-mêmes. Il leur faut des ressources naturelles du Congo. Pour y arriver, ils entretiennent des mouvements rebelles. Lorsqu’on tente de les neutraliser, on brandit le spectre du génocide comme si la mort d’autres ethnies ou peuples ne valait pas un seul penny.

Ce énième stratagème lancé à Goma vient se greffer se greffer sur le plan de balkanisation de la RDC. La population congolaise doit rester vigilante et ne pas prêter le flanc à la manipulation et l’intox. Elle doit ouvrir l’œil et le bon et décourager la commission d’actes allant dans le sens de donner raison à Kigali. Des infiltrés peuvent leur jouer de vilains tours.

Ce piège tendu à Goma doit être déjoué. Kagame et ses pairs sont des négriers des temps modernes. Leur jeu doit être divulgués afin qu’ils soient débarrassés du prétexte tant recherché. Et qui a, en son temps, séduit et obtenu la compassion de la communauté internationale.

Les Congolais n’ont pas la culture de la violence. Personne en RDC ne tient à la commission d’un énième génocide en terre congolaise. Qu’il y ait eu des refugiés tués dans l’indifférence totale ou encore des millions de Congolais achevés par les affres de la guerre depuis 1995, les populations ne demandent pas mieux que de vivre en toute quiétude dans leurs pays respectifs. Comme depuis la nuit des temps.

Posté par lumbamba à 11:09 - - Commentaires [0] - Permalien [#]