12 juillet 2012

Les langues se délient - Trahison à l’Est : des noms sont avancés !

Antipas Mbusa NyamuisiAntipas Mbusa Nyamuisi

La rébellion du M23 a été dotée par Kigali d’une branche politique remarquablement élaborée. Des personnalités politiques congolaises  de haut rang sont membres actifs de la conjuration. Ils n’attendent que l’heure H pour sortir de l’ombre. Cette information ultrasensible a été livrée en primeur par votre quotidien en début de semaine. Eh bien, des sources crédibles nous donnent aujourd’hui raison et commencent à citer des noms. Des sources très proches de provincial du Nord-Kivu, le nom d’Antipas Mbusa Nyamuisi a été avancé.

On apprend ainsi que cet ex-seigneur de guerre, jadis patron du Rcd/Kml, a repris du service. Comme hier, il a exploité la filière ougandaise pour rejoindre le commandement politique du M23. C’est un député national, conseiller particulier du gouverneur du Nord-Kivu, qui livre l’information avec assurance.
A Kinshasa, on a mis en cause publiquement et sans détours, des députés nationaux dans la trahison qui se déroule à l’Est.
Le parti présidentiel l’a dit tout haut depuis la tribune de l’esplanade de la Foire internationale de Kinshasa.
Ça commence à venir et très bientôt, renseignent d’autres sources, d’autres noms, complètement inattendus, seront rendus public. On annonce des personnalités de presque tous les bords. Même et surtout celles de la Majorité présidentielle. Ces génies du mal jouent aux tireurs de ficelle dans l’ombre et entendent tirer de substantiels dividendes de la nouvelle aventure militaire au Kivu.
Ce sont ces nouveaux chevaux de Troie qui ont fourni tous les renseignements nécessaires à Kigali en vue de rendre possible l’agression en cours au pays. En effet, il apparaît en ce jour, après recoupement, qu’avant de lancer l’aventure du M23, les stratégies de Kigali ont pris tout le temps pour cerner la situation politique globale de la Rdc. Il s’est principalement agi de savoir quelles étaient les chances de réussite de la nouvelle agression du pays.

Infiltration

A Kigali, on tenait à savoir, mieux à mesurer l’épaisseur de l’équilibre politique des forces après les élections du 28 novembre 2011.
Ainsi, jour après jour, heure après heure, des indics congolais dressaient un monitoring de la situation globale du pays à l’attention de Kigali. Les notes ainsi ficelées, assurent des sources, atterrissaient sur la table de Kagame après avoir transité par le ministère de la Défense.
Tout indique que les comploteurs de Kigali ont finalement trouvé la faille qu’ils recherchaient tant, au lendemain de la mise en place du bureau définitif de la Chambre basse.
La rupture républicaine intervenue alors contre l’Opposition et la Majorité, a constitué l’élément déterminant pour que l’option définitive soit levée à Kigali.
Il y a aussi, renseigne-t-on toujours, la deuxième rupture du pacte républicain ayant eu cours lors du huis clos sur les contacts entre la Rdc et le Rwanda.
Le complot, comme on peut le voir remonte à très loin. Il s’est d’abord nourri de données politiques avant que le plan militaire n’entre en action.
Sur ce point précis, il est important de révéler que tous les débats politiques sur les différents plateaux de télévision sont suivis avec beaucoup d’attention à Kigali. Kagame connaîtrait en personne et nommément, certains acteurs politiques congolais à cause de leurs positions et vues tranchées sur le Rwanda et son régime. La présidence rwandaise possède ainsi une radioscopie politique de la Rdc et de sa classe politique comme dirigeants.
LP

 

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Chebeya & Bazana : John Numbi n’a pas dit la vérité...

L’Inspecteur divisionnaire en chef (suspendu?) de la Police nationale congolaise, John Numbi Banza TamboL’Inspecteur divisionnaire en chef (suspendu?) de la Police nationale congolaise, John Numbi Banza Tambo

C’est un élément nouveau qui vient d’être versé dans le dossier relatif à l’assassinat du défenseur des droits de l’Homme Floribert Chebeya Bahizire ainsi qu’à la «disparition» de son chauffeur et bras droit Fidèle Bazana Edadi. Il s’agit du témoignage du sous-commissaire de police Paul Mwilambwe, un des membres du «commando» qui a procédé, sous la supervision du colonel Daniel Mukalay wa Mateso, à l’exécution de ces deux membres de la «VSV» (La Voix des Sans Voix). Au cours d’un point de presse qu’il a animé, mardi 10 juillet, dans la salle de presse du Parlement européen, le cinéaste belge Thierry Michel a fait projeter quelques extraits de l’interview que lui a accordée le policier en cavale. Celui-ci confirme que les deux militants des droits humains ont été exécutés par «étouffement». L’ordre émanait bel et bien de l’Inspecteur divisionnaire en chef John Numbi Banza Tambo. Quid du commanditaire de ce double crime d’Etat? De qui Numbi a-t-il reçu l’instruction d’«éliminer» Chebeya? A en croire Mwilambe, John Numbi aurait remis une somme de 10.000 dollars aux assassins de Chebeya. Une "prime"?

 Il n’y a pas de crime parfait. A voir le nombre d’énigmes criminelles qui jalonnent les annales de la justice congolaise au cours de ces dix dernières années, la tentation est forte d’affirmer haut et fort que la très mal nommée République «démocratique» du Congo est dirigée par un psychopathe. Un psychopathe entouré par une meute de «tueurs de la République». Des tueurs, bêtes et méchants, prêts à broyer des vies humaines sous prétexte d’obéissance aux «ordres militaires». Leur mission tient en quelques mots : éliminer physiquement tout «contradicteur» ou adversaire politique suspecté de représenter une «menace» pour le pouvoir du «raïs».

 «Ordre militaire»

Mardi 10 juillet, le public venu écouter le cinéaste Thierry Michel - de retour de son voyage mouvementé à Kinshasa - a eu froid dans le dos en écoutant le témoignage - les aveux ? - du sous-commissaire Paul Mwilabwe. Contrairement aux dénégations acharnées du colonel Daniel Mukalay et ses collaborateurs - lesquels ont soutenu tout au long du procès devant la Cour militaire de Kinshasa/Gombe n’avoir jamais «vu» Chebeya et Bazana au Quartier général de la Police lors du rendez-vous fatal du 1er juin 2010 -, Mwilambwe confirme quelques faits essentiels de cet épineux dossier. Primo : Chebeya avait effectivement rendez-vous, le 1er juin 2010, avec l’Inspecteur divisionnaire en chef de la police nationale congolaise, John Numbi. Secundo : Le directeur exécutif de la « VSV » était accompagné de son chauffeur Fidèle Bazana. Tertio : les exécutions ont été accomplies au plan matériel par une équipe dirigée par le major Christian Ngoy, le commandant du «Bataillon Simba», une unité spciale de la police nationale. Quarto : les deux hommes ont été exécutés successivement par «étouffement». «Bazana a été le premier à subir le supplice. Il est décédé cinq minutes après». Pourquoi Bazana ? «L’ordre a été donné de faire subir le même sort à toute personne qui accompagne Chebeya». Quinto : Chebeya a agonisé pendant 25 minutes. C’est sans doute pour cette raison que Chebeya avait le cou tordu. Ses tortionnaires voulaient sans doute "accélérer" son décès. Sexto : Numbi avait remis une «prime» de 10.000 dollars aux «tueurs».

Paul Milambwe a confié au réalisateur belge que Bazana est décédé à 18h30. «Puis le major Christian et 8 de ses hommes sont entrés dans mon bureau pour chercher Chebeya, dit-il. Ils l’ont cagoulé à partir de la réception». Apparemment, le policier n’était pas dans le coup. «J’ai dit (Ndlr : au major Christian) que Chebeya devait être reçu par le général Numbi, souligne-t-il. On m’a répondu qu’il devait être tué». Il lui a été demandé de se taire. Selon Mwilambwe, les deux corps devaient être ensevelis ensemble, conformément aux «ordres». Ordre donné par qui ? L’interviewé ne donne pas de réponse. C’est le colonel Mukalay qui a décidé «d’enterrer seulement Bazana». Histoire de faire croire que le chauffeur a disparu après avoir «liquidé» son patron. Milambwe se dit prêt à témoigner devant les juridictions congolaises compétentes pour autant que sa sécurité «soit garantie». De son côté, Thierry Michel n’a pas encore transmis ce témoignage à la justice.

Jacques Migabo, alias «Amisi Mugangu», alias «Maikekilo»

Les assertions du sous-commissaire Paul Milambwe semblent corroborer pas mal d’éléments fournis à l’auteur de ces lignes par l’autre policier fugitif. Celui-ci détenait un vrai-faux passeport de service au nom d’Amisi Mugangu. Ses courriers électroniques étaient signés : «Maikekilo». Après avoir visionné le film-documentaire de Thierry Michel, le 29 février dernier, on peut gager que le sieur Amisi Mugangu et Jacques Migabo ne seraient en réalité qu’une seule et même personne.

Quelques rappels des faits. Le 2 juin 2010, le corps sans vie de Chebeya est découvert au Quartier Mitendi sur la route de Matadi. Le 4 juin, plusieurs policiers sont arrêtés en incriminant le colonel Daniel Mukalay. L’officier, à son tour, avoue n’avoir fait qu’exécuter l’ordre reçu du général John Numbi. Aidé, selon ses propres dires, par John Numbi, «Amisi» prend un vol d’Ethiopian à Brazzaville. Destination : Kampala, en Ouganda. Il envoie, dès le 16 juin, plusieurs courriels à des diplomates en poste à Kinshasa : «Je suis un commissaire de la Police nationale congolaise du département des renseignements généraux. Je suis le seul officier qui a échappé à la prison et seul officier qui a assisté et voire participé aux assassinats de deux activistes de la Voix des sans Voix. Je suis un des proches du colonel Daniel Mukalay. Je lui servais même de chauffeur. Je suis prêt à témoigner à condition que ma sécurité soit assurée».

Au cours d’un long entretien téléphonique avec l’auteur de ces lignes, le policier, mis en confiance, devient volubile : «Nous l’avons tué (Ndlr : Chebeya) par «étouffement» en lui privant d’oxygène. Nous étions en service commandé». Il ajoute : «C’est le colonel Daniel qui nous avait donné cet ordre qu’il avait reçu de l’IG John Numbi. John Numbi avait reçu cette instruction de la «haute hiérarchie». Au Congo-Kinshasa, "Joseph Kabila" est généralement désigné sous l’appelation de "la haute hiérarchie". Amisi de se confesser littéralement en énumérant les meurtres, les enlèvements et les cas de torture. «Une liste des gens à liquider se trouve au bureau de l’Inspecteur principal, Colonel Daniel Mukalay. Parmi ces gens, nous citons Floribert Chebeya et son chauffeur. Je ne peux pas cacher ça car j’allais me retrouver en prison en ce moment mais Dieu m’a sauvé et c’est John Numbi l’IG lui-même qui m’a payé le billet Brazaville-Kampala via Addis Abéba.»

Qui a tué Chebeya ? «Nous étions au nombre de cinq le jour de l’assassinat. Le colonel Daniel notre chef direct, un inspecteur adjoint, une commissaire principale et deux autres sous-commissaires.» Selon lui, Chebeya devait être abattu, chez lui, le dimanche 23 mai 2010 à 20 heures. «Nous sommes arrivés chez lui le dimanche la nuit pour l’attendre dans sa rue. Nos sources nous avaient dit que monsieur Floribert n’est pas chez lui et doit venir vers 20 heures alors qu’il était déjà rentré. L’opération a échoué.» Il poursuit : «Lundi 31 mai, vers 10 heures, l’Inspecteur général lui-même, le général John Numbi, a appelé le colonel Daniel dans son bureau. Le protocole de l’IG peut en témoigner. Au retour du bureau de l’IG, le colonel nous a réunit, nous les proches. Il nous a dit ceci : sur ordre du général John Numbi et de la hiérarchie vous devez en finir avec le fameux Floribert Chebeya de "La Voix des Sans Voix. Sans laisser des traces".

Qui a ordonné l’exécution de Chebeya? «C’est bel et bien John Numbi qui a instruit le colonel Daniel d’éliminer Floribert. Et moi je fais partie de ces assassins bien sûr (…), car c’est un service commandé.» Qui a commandité ce crime? «Comme je l’ai dit, l’ordre a été donné par la haute hiérarchie». Quel en est le mobile? «Pour le Pouvoir et pour l’IG y compris mon chef «colonel Daniel», «Floribert» est un élément dangereux qui faisait voir au monde les «points négatifs» du régime. Floribert est mort à cause des rapports qu’il a remis aux organisations de défense des Droits de l’homme impliquant le Pouvoir». Il est vrai que, dès le début mars 2010, "Floribert" ne faisait plus mystère de sa détermination à faire déférer notamment John Numbi et Christian Ngoy devant la Cour pénale internationale pour le massacre des adeptes de Bundu dia Kongo commis en 2007 et 2008. Qu’en est-il du corps du chauffeur Fidèle Bazana ? «Quant au chauffeur, son corps a été jeté dans le fleuve vers Kinsuka. Nous avions attaché le corps du chauffeur avec une corde et un gros caillou pour qu’il ne remonte pas».

Depuis le 26 novembre 2011, le sous-commissaire Jacques Migabo, alias «Amisi Mugangu», alias "Maïkekilo, n’a plus été revu en vie. La dernière fois qu’il a été aperçu, il se trouvait à Kampala. Il devait, disait-il, rejoindre son «chef» qui n’est autre que le très redouté major Christian Ngoy, un adepte des arts martiaux. Il faut espérer que les organisations de la société civile congolaise - la vraie - vont saisir la justice internationale non seulement sur l’assassinat de Floribert Chebeya et Fidèle Bazana mais aussi sur la «disparition» du sous-commissaire Jacques Migabo, alias Amisi Mugangu.

Le jeudi 23 juin 2011, la Cour militaire de Kinshasa/Gombe avait prononcé la condamnation de cinq policiers à des peines ci-après : colonel Daniel Mukalay Wa Mateso (peine de mort) ; major Christian Ngoy Kenga Kenga (peine de mort) ; Jacques Migabo (peine de mort) ; Paul Muilambwe (peine de mort). Michel Mwila Wa Kubambo (prison à perpétuité). Les policiers Blaise Mandiangu Buleri, François Ngoy Mulongoy et Georges Amisi Kitungwa ont été acquittés. Dans le film-documentaire «Affaire Chebeya, crime d’Etat ?», le «colonel Daniel» ne cesse de clamer : «Je n’ai jamais vu Chebeya. Je n’ai jamais vu Bazana. On veut me faire le chapeau d’une affaire dont je ne suis pas responsable…». Dans le même documentaire, Numbi de marteler : "Je ne sais pas pourquoi Chebeya devait de me rencontrer. Il n’y a jamais eu d’invitation ou convocation". Vivement la vérité!

 Baudouin Amba Wetshi
© Congoindépendant 2003-2012

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RDC : le M23 se dote d'une branche politique

Des rebelles du M23 à Kavumu, dans le Nord-Kivu, le 3 juin 2012.
Des rebelles du M23 à Kavumu, dans le Nord-Kivu, le 3 juin 2012.
Photo AFP/ Mélanie Gouby
Par RFI

L'ONU a déployé mercredi 11 juillet des chars au nord de Goma pour prévenir une éventuelle attaque des mutins du M23 sur la capitale du Nord-Kivu. Par ailleurs, le M23 a annoncé hier dans un communiqué qu'il se dotait d'une branche politique. A cette occasion, Jean-Marie Rugener a a été nommé coordonnateur politique du M23.

Quatorze têtes d’affiche de ce qui au départ se définissait comme une simple mutinerie, ont perdu leur grade et ont été radiées des forces armées de la RDC. Il ne leur reste plus qu’à répondre devant la justice pour acte de rébellion.

Par cette fermeté, Kinshasa a tout simplement rejeté les négociations exigées par les mutins ou proposées par son voisin le Rwanda, pourtant accusé de soutenir militairement les mutins.

La branche politique dont s’est doté le M23 viendrait donc renforcer le mouvement, lui conférer ce caractère politico-militaire dont il se prévaut désormais, et aborder des revendications politiques. Une démarche à peu près similaire à celle de toutes les autres rébellions pro rwandaises qui ont précédé (AFDL, RCD, CNDP).

L’apôtre Jean-Marie Rugenera, ce pasteur d’église désigné coordonnateur politique du M23 avait, comme de nouveaux membres du mouvement, appartenu à ces rébellions. Avec d’autres collègues réunis au sein du parti du CNDP, ils ont claqué la porte de la majorité présidentielle au début de l’aventure du M23.

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Goma/Nord-Kivu : La population mobilisée contre le M23

Boutiques, magasins, …fermés, sur l’ensemble de la ville de Goma ce matin du mercredi 11 juillet 2012. C’est le mot d’ordre de la société civile et de l’autorité provinciale, qui protestent contre le projet de balkanisation de la RD Congo qui trouve racine au Rwanda voisin. L’observance et le respect à cet appel traduit le soutien que bénéficie les Fardc dans la population après un vibrant appel pathétique lancé par le Gouv Julien Paluku.


‘’ La population doit garder confiance et espoir aux fardc sur le front ‘’, explique l’honorable Julien Paluku Kahongya, Gouverneur de la province du Nord-Kivu. Depuis que les Fardc ont été attaquées par les militaires dissidents du M23, commandés par le désormais ex-colonnel Sultani Rusangiza Makenga, sous le parapluie de l’ex –général Bosco Ntaganda [sous le coup d’un mandat d’arrêt lancé par le procureur de la CPI], Julien Paluku ne ménage aucun effort pour rassurer sa population en s’assurant que la sécurité des biens et des personnes est garantie sur l’ensemble de sa province.

Jour et nuit, le Gouverneur est au four et au moulin. Etudiants, opérateurs politiques et économiques, acteurs de la société civile, barza intercommunautaire et leaders des communautés ethniques vivant au Nord-Kivu, sont régulièrement mise au parfum de la situation sécuritaire du Nord-Kivu. Dans tous ses échanges de sensibilisation et de conscientisation, le Gouv, toujours rapproché de sa population, explique l’évolution de la situation sur terrain. «  Nos forces armés se comportent bien sur la ligne de front. L’armée se réorganise davantage pour reconquérir l’ensemble de l’espace sous occupation actuelle du M23 avec l’appui de Rwanda Defense Force (l’armée rwandaise) », explique Julien Paluku à ses interlocuteurs. Confiant en la réussite des Fardc, l’autorité provinciale appelle ses concitoyens à se liguer comme un seul homme, derrière le commandant suprême des Fardc et des troupes au front à Rutshuru. ‘’ Nous sommes en train de l’emporter sur le col dissident Kahasha et le chef Mai Mai Lafontaine en territoire de Lubero (à plus de 200Km plus au Nord de Goma), où plusieurs localités sont passés sous le contrôle des forces de l’armée régulière, y compris le quartier général de ce groupe armé. Nous l’emporterons très bientôt aussi sur le M23 ‘’, rassure le chef de l’exécutif provincial. Pour qui, il n’est pas question de négocier avec ceux qui s’attaquent aux institutions de la république ».

Essentiellement composés d’une infime minorité des ex-Cndp, la rébellion du M23,  est l’arbre qui cache la forêt. Elle est  l’ombre de l’armée rwandaise qui se replie derrière la crise identitaire pour asseoir ses velléités expansionnistes et son plan de balkanisation de la RD Congo. C’est l’armée rwandaise par l’entremise de ses troupes et ses plus hauts gradés officiers, qui, planifie, commande et dirige les opérations. Le récent rapport des experts des Nations Unies publié par le Conseil de Sécurité des Nations unies l’a clairement confirmé.

Pour brouiller toutes les pistes Bosco Ntaganda est resté dans l’ombre de Sultani Rusangiza Makenga. Oubliant que, d’aucun, n’ignore que c’est Bosco Ntaganda (dit le terminator), qui en est le véritable coordonnateur aux côtés des officiers hauts gradés de l’armée rwandaise. Les lignes de ce rapport en disent davantage. Adapte de son comportement farfelue, le Rwanda dans sa fuite en avant, accuse la RD Congo de soutenir les Fdlr. Il va plus loin dans sa déclaration creuse et sans fondement. ‘’ C’est Julien Paluku qui se charge de l’encadrement des Fdlr au Nord-Kivu ‘’, avait déclaré la responsable de la communication à  la présidence rwandaise. Un étonnement aux yeux de l’opinion nationale et internationale. Qui suscite d’ailleurs des interrogations. Comment et pour quel fins Julien Paluku soutiendra – t – il ces forces génocidaires qui tuent, pillent et violent ses frères et sœurs dans son Nord-Kivu ? C’est qui est une contradiction en jetant un regard scrutateur sur les efforts déployés par ce jeune et pacifiste Gouverneur, dans la pacification de l’ensemble de la Sous-région des grands lacs. Son engagement sur le terrain fait foi. En effet, depuis son avènement à la tête du Nord-Kivu en janvier 2007, plus de 100.000 réfugiés rwandais dont un nombre considérable des Fdlr ont été sensibilisés et rapatriés au Rwanda grâce au concours du Gouverneur et de ses services. De quoi interpeler le gouvernement rwandais qui doit au contraire et s’il a la conscience tranquille, applaudir ses inlassables efforts. Respectueux des accords, Julien Paluku a su mettre à profit, l’esprit et la lettre des accords de Nairobi, qui donne pour mission, au gouvernement congolais de sensibiliser les Fdlr. C’est dans cette optique que l’autorité provinciale n’hésite en aucun instant à soutenir tout effort allant dans ce cadre. Loin de toute idée d’appuyer les Fdlr. ‘’Le Gouvernement, s’est efforcé de respecter les accords conclut avec le Cndp ’’, a confirmé JPK. Et d’ajouter Lors des négociations il était question de respecter les accords concluent dans le respect de textes légaux notamment la constitution, et ou la loi électorale, et pas le contraire. Rejetant les allégations du M23 qui accuse le gouvernement du non respect des engagements pris.

Dans les rues de Goma, les commentaires vont bon train. La situation sur le terrain à Rutshuru est diversement commentée. L’appel lancé par l’honorable Julien Paluku a fortement touché tout le monde. Aux marchés, dans les avenues, dans les salons, chacun de congolais épris de l’esprit de paix, veut comprendre le soutien à apporter à l’armée congolaise. ‘’ Il y a pas de déroute des Fardc ‘’, rassure le Gouverneur qui a reçu hier, les membres du Barza Intercommunautaire, la jeunesse et les différentes couches de la population. Pour preuve ajoute l’autorité provinciale, le territoire de Rutshuru reste accessible à la population et les Fardc s’attèlent à reinstaurer l’ordre et la sécurité sur l’ensemble des zones encore occupées.

Dans et autour de la ville de Goma, la mission onusienne a renforcé ses unités pour pallier à toute éventualité. La ville est calme. Tous les services fonctionnent normalement. Afin de ne pas permettre à l’ennemi d’exécuter son plan, le Gouv Julien Paluku, a exhorté la population et surtout la jeunesse de ne pas céder au démon de la haine ethnique. C’est la stratégie du Cndp, connu de tous, qui consiste à infiltrer ses partisans dans les agglomérations pour troubler l’ordre public tout en suscitant dans la population, la menace contre les personnes de morphologie tutsi. Et pourtant, il en est rien jusque là. D’ailleurs aucun argument ne prouve l’existence d’une quelconque guerre basée sur des conflits ethniques. Le Chef de l’Etat Joseph Kabila, l’avait même rappelé aux différentes couches de la population. Pour preuve, dans les rangs des Fardc, des milliers de militaires ex-Cndp combattent aux côtés de leurs frères d’armes au sein des Fardc. Julien Paluku, l’a aussi rappelé à ses concitoyens et relayer par la représentation de toutes les communautés ethniques du Nord-Kivu.

Somme toute, le Rwanda doit être poussé à retirer tout soutien au M23, afin  d’éviter que les effets collatéraux de cette guerre n’embrasent pas les deux pays. Il appartient au Conseil de sécurité des nations unies et  à l’Union Africaine de prendre des mesures qui s’imposent enfin d’assurer le respect de la souveraineté et de l’intégrité territoriale de la RD Congo.

Sam Mambo

 

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Francois Hollande doit réfléchir par deux fois avant de se rendre au 14 ème sommet de la francophonie à Kinshasa

Le régime de Kinshasa ne fait aucun effort en matière des droits de l'homme; pire encore, il se distingue, jour après jour, dans le musellement des opposants et des journalistes qui ne sont pas de la famille politique de Kabila. Ce sont des raisons suffisantes pour lesquelles le président Hollande ne doit nullement prendre part au 14 ème sommet de la francophonie qui aura lieu du 12 au 14 octobre à Kinshasa.

Francois HollandeLa guerre de l'Est risque de nous faire perdre de vue l'enlèvement dont Diomi Ndongala,  président de la Démocratie Chrétienne, a fait l'objet le 27 juin dernier à Kinshasa. En effet, ce fidèle lieutenant d'Etienne Tshisekedi a été enlevé sur la route vers Notre Dame où il devait lancer officiellement la Majorité Présidentielle Populaire, une plate-forme qui soutient la politique du président Tshisekedi. Quelques jours auparavant, il avait organisé une messe d'action de grâce en faveur des victimes de la nouvelle guerre d'agression nous imposée encore une fois par le Rwanda avec la complicité de Kabila. Depuis lors, ni sa famille biologique, ni sa famille politique ne savent dans quelle prison ou cachot il serait détenu. Nous craignons que ce digne fils du pays, élu député national pour la ville de Kinshasa, disparaisse définitivement ou soit massacré par les services de sécurité et des renseignements au service de Kabila comme ils l'ont fait avec Chebeya, Mazana et Tungulu.

Avant-hier, c'était le tour de deux journalistes du journal  congonews, Mike Mukebayi Nkoso et John Tshingombe Lukusa, respectivement éditeur responsable et directeur de publication,arrêtés injustement pour avoir rédigé un article intitulé «Les frasques inédites d’un gouverneur atypique» contre le gouverneur de Kinshasa.

Depuis le coup d'Etat électoral de novembre de l'an passé, monsieur Kabila s'est résolu de diriger la RDC par défi, prenant tout un peuple en otage. La présence de François Hollande au 14 ème sommet de la francophonie serait instrumentalisée par le gouvernement de Kinshasa pour se refaire peau neuve et fréquentable sur le plan international. Le président français devra tenir sa promesse de campagne de ne pas soutenir les pays qui ne respectent pas les droits de l'homme et qui utilisent leurs services de sécurité contre leurs peuples. Les Congolais attendent de le juger sur les actes.

Lumbamba Kanyiki

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RDC : Goma, «ville morte» pour une journée

Dans les rues de Goma presque désertes, seuls les chars de la Monusco patrouillaient mercredi 11 juillet.
Dans les rues de Goma presque désertes, seuls les chars de la Monusco patrouillaient mercredi 11 juillet.
AFP PHOTO/PHIL MOORE
Par RFI

En République démocratique du Congo, la société civile et les associations de Goma ont appelé à une opération « ville morte » ce mercredi 11 juillet 2012, en réaction aux récentes violences dans le Nord-Kivu entre les rebelles du M23 et l'armée congolaise. Cette opération est un moyen d'attirer l'attention des autorités sur les conditions de vie difficile des habitants durant ces affrontements.

Le mot d'ordre a été entendu. Tous les habitants de la ville ont joué le jeu et Goma s'est transformée en ville fantôme. « Les magasins ont fermé. Depuis le matin, rien n'a été fait, tout le monde est resté chez soi. Il n'y a eu un peu d'activité que dans les magasins d'alimentation de la ville. En tout cas, tout le monde est à la maison pour voir les chars de la Monuc et de l'armée congolaise dans les grandes artères », rapporte Gédéon Bakéréti, un habitant.

Cette opération est un signe de protestation de la part des habitants de la ville, fatigués de subir les violences de la rébellion. Ils veulent maintenant des mesures concrètes de la part du gouvernement. « Tout le monde réclame la paix ici, à Goma. On vit dans l'insécurité, on ne sait pas si on va terminer la journée. Si on voyage, si on se déplace, on ne sait pas si on va arriver sans être tracassés en cours de route. On est réveillés par les coups de feu, on passe les journées dans l'inquiétude. On demande au gouvernement de trouver une solution », lance Patrick Chébalère, de l'association Action solidarité.

L'opération ville morte ne dure qu'une journée. Jeudi, la vie à Goma devrait reprendre son cours normal.

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11 juillet 2012

Bukavu: marche de la société civile contre la mutinerie du M23

 
Une attitude de la société civile du Sud-Kivu, lors d'un sit-in à la place de l'Indépendance, dans la commune d'Ibanda, à Bukavu, jeudi 30 juin 2011, en signe de protestation des festivités de l'indépendance./Photo Radio Okapi-BukavuUne attitude de la société civile du Sud-Kivu, lors d'un sit-in à la place de l'Indépendance, dans la commune d'Ibanda, à Bukavu, jeudi 30 juin 2011, en signe de protestation des festivités de l'indépendance./Photo Radio Okapi-Bukavu

Des centaines de Congolais ont marché ce mercredi 11 juillet dans les rues de Bukavu, chef-lieu de la province du Sud-Kivu, jusqu’au quartier général de la Monusco pour protester contre la mutinerie du Mouvement du 23 mars (M23) dans les localités du Nord-Kivu.

Partie de la Place de l’indépendance, dans la commune de Kadutu, la marche s’est clôturée au quartier général de la Monusco où les manifestants qui disent non à la balkanisation ont déposé un mémorandum adressé au Representant special du secrétaire général de l’Onu en Rdc, Roger Meece.

A l’initiative du Bureau de coordination de la société civile du Sud-Kivu, les marcheurs ont, à travers leur manifestation, réclamé la sauvegarde de l’intégrité territoriale et ont scandé des cris : «tunakataa, vita, tunakataa vita» qui signifie en français «nous refusons la guerre».

Ils portaient des banderoles où on pouvait lire: « Nations unies, prenez vos responsabilités, arrêtez la guerre, impliquez-vous pour restaurer la paix dans l’Est de la RDC« .

«L’intégrité territoriale n’est pas négociable», «le peuple congolais est uni et restera uni», ont-ils affirmé.

La population en colère a tout de même félicité la Monusco d’avoir dénoncé l’implication du Rwanda dans les conflits armés de l’Est et demande à la Mission onusienne d’utiliser ses prérogatives prévues au chapitre sept pour mettre fin aux hostilités.

Au quartier général de la Monusco, le mémo de la société civile a été remis au chef de bureau de la Monusco/ Sud-Kivu, Aliou Sene.

radiookapi.net

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L'Union Européenne appelle la RDC à assumer une responsabilité accrue à l'Est du pays

Logo UE (800x624)Dans sa préoccupation sur la situation d'insécurité à l'Est de la République Démocratique du Congo, l'Union européenne, par la bouche de Mme Ashton, "appelle (aussi) la RDC à assumer une responsabilité accrue en établissant pleinement l'autorité de l'Etat dans les provinces des Kivu". Il s'agit ici d'un langage diplomatique. Mais qu'est-ce que ça veut dire en clair? Tout simplement que les dirigeants de la RDC ne remplissent pas suffisamment leur rôle de sécuriser l'Est du pays et de garantir la paix dans ce coin du pays. Bref, ils sont incapables de rétablir l'autorité de l'Etat. C'est aussi l'opinion de l'ensemble du peuple congolais qui les accuse de complicité avec le Rwanda.

L'insécurité de l'Est de la RDC est un fond de commerce de Kabila et son frère Kagame pour exploiter les ressources de la RDC. Plutôt que d' appeler, sans convaincre, à un rassemblement populaire pour faire échec aux assaillants rwandais, le gouvernement congolais devrait d'abord faire appel à tous les bataillons qui sont dans toutes les provinces pour faire mouvement vers le front ouvert à l'Est. Rétablir l'autorité de l'Etat, c'est augmenter une présence dissuasive dans toutes ces villes pour sécuriser la population et ses biens et neutraliser les bandes armées. Il est malheureux de constater que Kabila puisse envoyer, seulement maintenant, un bataillon de sept mille hommes pour sécuriser  Goma contre une éventuelle attaque des assaillants rwandais. Peut-on nous dire combien d'éléments des FARDC étaient déployés avant dans le Kivu pour mettre fin à l'insécurité persistante provoquée par des groupes armés qui se créent et se dissolvent chaque jour?

L'actuelle situation de l'Est nous a apporté une preuve supplémentaire sur les limites de monsieur Kabila à diriger la RDC. Seul un gouvernement responsable et légitime peut rétablir l'autorité de l'Etat sur toute l'étendue de la république. Monsieur kabila doit avoir le courage de remettre le tablier et de retourner d'où il est venu.

Lumbamba Kanyiki

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Alerte maximale à l’Est : Un bataillon spécial en route vers Goma !



Un responsable de la Monusco ayant requis l’anonymat face au prestigieux quotidien français Le Monde, a lancé cet avertissement le lundi 9 juillet : « Ce serait un désastre si Goma était prise par les troupes rebelles ». C’est pourquoi, avec l’appui actif des troupes onusiennes, la capitale du Nord-Kivu est placée sous haute surveillance. Des Casques bleus font route vers cette ville désormais stratégique. Des troupes ghanéennes, guatémaltèques, jordanienne et égyptiennes ont reçu la mission d’aller se joindre aux 7 mille soldats loyalistes déployés au Nord-Kivu. Ces troupes onusiennes sont placées sous les ordres du général britannique Adrian Foster.
Du côté des Fardc, on signale qu’un bataillon spécial, entraîné par des instructeurs américains, est en train de rejoindre le front de Goma. Stationné jusque là dans la Province Orientale, il avait initialement la mission de combattre la LRA. C’est avec ce verrou militaire important que le Gouvernement congolais et la Monusco entendent défendre à tout prix la ville volcanique. Des responsables onusiens étaient occupés à faire échec au M23 et à son parrain, le Rwanda, dans leur plan de chute de Goma.

D’ailleurs, la situation de guerre au Nord-Kivu a été abordée hier à la réunion du Conseil de sécurité. Le temps que les résolutions nous parviennent de manière formelle en cours de journée (l’après-midi précisément), il ne fait aucun doute que la voie vers une condamnation du Rwanda se trouve toute tracée. Reste seulement à exercer un lobbying sans précédent de sorte que des sanctions suivent cette condamnation et que ces dernières soient appliquées sans délai. Ce sera la seule façon de rétablir la Rdc dans ses droits et de mettre Kigali en demeure une fois pour toutes.

A tout jamais
Nous revenons ainsi à la psychose générale de 2007 lorsque les troupes de Laurent Nkunda sont arrivées au poste de Goma. A l’époque, ce fut moins le dispositif militaire inexistant que la pression internationale (Londres et Washington en tête) qui dut sauver le pays de l’irréparable.
Kagame fut pratiquement sommé de faire stopper l’avancée des troupes Cndp sur la ville volcanique. Alors que militairement, cette ville devait tomber aux mains des mutins, ces derniers se retirent et se virent déstructures jusqu’à l’arrestation de Nkunda au Rwanda.
Aujourd’hui, le gouvernement et la Monusco ont décidé de ne pas compter uniquement sur la pression internationale. Avant de se faire taper sur les doigts par Londres et Washington, Kagame a décidé de jouer son va-tout.
Son plan est de prendre le maximum de territoires avant de négocier un schéma de retrait par la suite. Quelle que soit la pression internationale, nous serons entrés là dans l’enlisement. Et ce n’est pas Washington ou Londres qui enverront des troupes pour déloger l’agresseur au Nord-Kivu.

La situation est très sérieuse cette fois-ci. Une seule seconde de négligence risque de se révéler fatale pour le pays. Surtout que, comme nous l’avons révélé hier, le peuple congolais lutte contre un adversaire de loin plus puissant que Kagame et son système. Il s’agit plutôt du couple Clinton et de tout le réseau de la haute finance américaine qui le raccompagne.
Fort de ce soutien, Kagame n’hésiterait pas un seul instant à assurer le coup fatal à la souveraineté congolaise. Car, que va-t-il rester à ce cher et beau pays si un symbole aussi stratégique que Goma tombait aux mains de l’agresseur ? Rien, sinon la fin de l’histoire.
LP

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Nord-Kivu : les FARDC se redéployent à Kiwanja et Rutshuru-Centre

 
Les FARDC en patrouille mixte avec les casques bleus de la Monuc à Mbwavinya. Photo MONUC / Marie Frechon (2008).Les FARDC en patrouille mixte avec les casques bleus de la Monuc à Mbwavinya. Photo MONUC / Marie Frechon (2008).

Les Forces armées de la RDC (FARDC) se sont redéployées à Kiwanja et à Rutshuru-centre occupées par des rebelles du Mouvement du 23 mars (M23) le dimanche 8juillet.  Un habitant de Kiwanja, joint au téléphone ce mercredi 11 juillet dans la matinée, témoigne que ce redéploiement a commencé le mardi 10 juillet dans la soirée. La même source indique que les policiers issus de ce mouvement présents dans ces deux cités après le retrait des rebelles ne sont plus visibles.

Un responsable du M23 confirme cette information, indiquant que les hommes de son mouvement se sont retirés de Rutshuru-centre depuis ce mercredi dans la matinée pour laisser place à l’armée régulière.

Les rebelles du M23 ont pris le contrôle de la cité de Bunagana le jeudi 5 juillet. Ils ont ensuite pris le contrôle de Rutshuru-centre, Kiwanja, Rubare, Ntamugenga, Tchengerero, Jomba paroisse, Kabaya et Kitagoma.

Ils se sont retirés de tous ces villages et localités le lundi 9 juillet, laissant la place à des policiers issus de leur mouvement.

Dans une déclaration à Radio Okapi, mardi 10 juillet, le gouverneur du Nord-Kivu, Julien Paluku, a affirmé Kiwanja et Rutshuru-centre étaient déjà sous le contrôle des FARDC.

«Je peux vous confirmer qu’à Kiwanja comme Rutshuru, nos services sont déjà déployés, la police y est, l’armée y est. Parce que tout simplement lorsque les forces rebelles y sont arrivées, nos unités n’ont pas combattu. Elles ont seulement été aux abords du chef-lieu du territoire et, à l’heure qu’il est, tous les services sont en train de se réinstaller », a-t-il affirmé.

radiookapi.net

Posté par lumbamba à 18:22 - - Commentaires [0] - Permalien [#]