12 juillet 2012

RDC : Goma, «ville morte» pour une journée

Dans les rues de Goma presque désertes, seuls les chars de la Monusco patrouillaient mercredi 11 juillet.
Dans les rues de Goma presque désertes, seuls les chars de la Monusco patrouillaient mercredi 11 juillet.
AFP PHOTO/PHIL MOORE
Par RFI

En République démocratique du Congo, la société civile et les associations de Goma ont appelé à une opération « ville morte » ce mercredi 11 juillet 2012, en réaction aux récentes violences dans le Nord-Kivu entre les rebelles du M23 et l'armée congolaise. Cette opération est un moyen d'attirer l'attention des autorités sur les conditions de vie difficile des habitants durant ces affrontements.

Le mot d'ordre a été entendu. Tous les habitants de la ville ont joué le jeu et Goma s'est transformée en ville fantôme. « Les magasins ont fermé. Depuis le matin, rien n'a été fait, tout le monde est resté chez soi. Il n'y a eu un peu d'activité que dans les magasins d'alimentation de la ville. En tout cas, tout le monde est à la maison pour voir les chars de la Monuc et de l'armée congolaise dans les grandes artères », rapporte Gédéon Bakéréti, un habitant.

Cette opération est un signe de protestation de la part des habitants de la ville, fatigués de subir les violences de la rébellion. Ils veulent maintenant des mesures concrètes de la part du gouvernement. « Tout le monde réclame la paix ici, à Goma. On vit dans l'insécurité, on ne sait pas si on va terminer la journée. Si on voyage, si on se déplace, on ne sait pas si on va arriver sans être tracassés en cours de route. On est réveillés par les coups de feu, on passe les journées dans l'inquiétude. On demande au gouvernement de trouver une solution », lance Patrick Chébalère, de l'association Action solidarité.

L'opération ville morte ne dure qu'une journée. Jeudi, la vie à Goma devrait reprendre son cours normal.

Posté par lumbamba à 01:12 - - Commentaires [0] - Permalien [#]


11 juillet 2012

Bukavu: marche de la société civile contre la mutinerie du M23

 
Une attitude de la société civile du Sud-Kivu, lors d'un sit-in à la place de l'Indépendance, dans la commune d'Ibanda, à Bukavu, jeudi 30 juin 2011, en signe de protestation des festivités de l'indépendance./Photo Radio Okapi-BukavuUne attitude de la société civile du Sud-Kivu, lors d'un sit-in à la place de l'Indépendance, dans la commune d'Ibanda, à Bukavu, jeudi 30 juin 2011, en signe de protestation des festivités de l'indépendance./Photo Radio Okapi-Bukavu

Des centaines de Congolais ont marché ce mercredi 11 juillet dans les rues de Bukavu, chef-lieu de la province du Sud-Kivu, jusqu’au quartier général de la Monusco pour protester contre la mutinerie du Mouvement du 23 mars (M23) dans les localités du Nord-Kivu.

Partie de la Place de l’indépendance, dans la commune de Kadutu, la marche s’est clôturée au quartier général de la Monusco où les manifestants qui disent non à la balkanisation ont déposé un mémorandum adressé au Representant special du secrétaire général de l’Onu en Rdc, Roger Meece.

A l’initiative du Bureau de coordination de la société civile du Sud-Kivu, les marcheurs ont, à travers leur manifestation, réclamé la sauvegarde de l’intégrité territoriale et ont scandé des cris : «tunakataa, vita, tunakataa vita» qui signifie en français «nous refusons la guerre».

Ils portaient des banderoles où on pouvait lire: « Nations unies, prenez vos responsabilités, arrêtez la guerre, impliquez-vous pour restaurer la paix dans l’Est de la RDC« .

«L’intégrité territoriale n’est pas négociable», «le peuple congolais est uni et restera uni», ont-ils affirmé.

La population en colère a tout de même félicité la Monusco d’avoir dénoncé l’implication du Rwanda dans les conflits armés de l’Est et demande à la Mission onusienne d’utiliser ses prérogatives prévues au chapitre sept pour mettre fin aux hostilités.

Au quartier général de la Monusco, le mémo de la société civile a été remis au chef de bureau de la Monusco/ Sud-Kivu, Aliou Sene.

radiookapi.net

Posté par lumbamba à 23:35 - - Commentaires [0] - Permalien [#]

L'Union Européenne appelle la RDC à assumer une responsabilité accrue à l'Est du pays

Logo UE (800x624)Dans sa préoccupation sur la situation d'insécurité à l'Est de la République Démocratique du Congo, l'Union européenne, par la bouche de Mme Ashton, "appelle (aussi) la RDC à assumer une responsabilité accrue en établissant pleinement l'autorité de l'Etat dans les provinces des Kivu". Il s'agit ici d'un langage diplomatique. Mais qu'est-ce que ça veut dire en clair? Tout simplement que les dirigeants de la RDC ne remplissent pas suffisamment leur rôle de sécuriser l'Est du pays et de garantir la paix dans ce coin du pays. Bref, ils sont incapables de rétablir l'autorité de l'Etat. C'est aussi l'opinion de l'ensemble du peuple congolais qui les accuse de complicité avec le Rwanda.

L'insécurité de l'Est de la RDC est un fond de commerce de Kabila et son frère Kagame pour exploiter les ressources de la RDC. Plutôt que d' appeler, sans convaincre, à un rassemblement populaire pour faire échec aux assaillants rwandais, le gouvernement congolais devrait d'abord faire appel à tous les bataillons qui sont dans toutes les provinces pour faire mouvement vers le front ouvert à l'Est. Rétablir l'autorité de l'Etat, c'est augmenter une présence dissuasive dans toutes ces villes pour sécuriser la population et ses biens et neutraliser les bandes armées. Il est malheureux de constater que Kabila puisse envoyer, seulement maintenant, un bataillon de sept mille hommes pour sécuriser  Goma contre une éventuelle attaque des assaillants rwandais. Peut-on nous dire combien d'éléments des FARDC étaient déployés avant dans le Kivu pour mettre fin à l'insécurité persistante provoquée par des groupes armés qui se créent et se dissolvent chaque jour?

L'actuelle situation de l'Est nous a apporté une preuve supplémentaire sur les limites de monsieur Kabila à diriger la RDC. Seul un gouvernement responsable et légitime peut rétablir l'autorité de l'Etat sur toute l'étendue de la république. Monsieur kabila doit avoir le courage de remettre le tablier et de retourner d'où il est venu.

Lumbamba Kanyiki

Posté par lumbamba à 19:41 - - Commentaires [0] - Permalien [#]

Alerte maximale à l’Est : Un bataillon spécial en route vers Goma !



Un responsable de la Monusco ayant requis l’anonymat face au prestigieux quotidien français Le Monde, a lancé cet avertissement le lundi 9 juillet : « Ce serait un désastre si Goma était prise par les troupes rebelles ». C’est pourquoi, avec l’appui actif des troupes onusiennes, la capitale du Nord-Kivu est placée sous haute surveillance. Des Casques bleus font route vers cette ville désormais stratégique. Des troupes ghanéennes, guatémaltèques, jordanienne et égyptiennes ont reçu la mission d’aller se joindre aux 7 mille soldats loyalistes déployés au Nord-Kivu. Ces troupes onusiennes sont placées sous les ordres du général britannique Adrian Foster.
Du côté des Fardc, on signale qu’un bataillon spécial, entraîné par des instructeurs américains, est en train de rejoindre le front de Goma. Stationné jusque là dans la Province Orientale, il avait initialement la mission de combattre la LRA. C’est avec ce verrou militaire important que le Gouvernement congolais et la Monusco entendent défendre à tout prix la ville volcanique. Des responsables onusiens étaient occupés à faire échec au M23 et à son parrain, le Rwanda, dans leur plan de chute de Goma.

D’ailleurs, la situation de guerre au Nord-Kivu a été abordée hier à la réunion du Conseil de sécurité. Le temps que les résolutions nous parviennent de manière formelle en cours de journée (l’après-midi précisément), il ne fait aucun doute que la voie vers une condamnation du Rwanda se trouve toute tracée. Reste seulement à exercer un lobbying sans précédent de sorte que des sanctions suivent cette condamnation et que ces dernières soient appliquées sans délai. Ce sera la seule façon de rétablir la Rdc dans ses droits et de mettre Kigali en demeure une fois pour toutes.

A tout jamais
Nous revenons ainsi à la psychose générale de 2007 lorsque les troupes de Laurent Nkunda sont arrivées au poste de Goma. A l’époque, ce fut moins le dispositif militaire inexistant que la pression internationale (Londres et Washington en tête) qui dut sauver le pays de l’irréparable.
Kagame fut pratiquement sommé de faire stopper l’avancée des troupes Cndp sur la ville volcanique. Alors que militairement, cette ville devait tomber aux mains des mutins, ces derniers se retirent et se virent déstructures jusqu’à l’arrestation de Nkunda au Rwanda.
Aujourd’hui, le gouvernement et la Monusco ont décidé de ne pas compter uniquement sur la pression internationale. Avant de se faire taper sur les doigts par Londres et Washington, Kagame a décidé de jouer son va-tout.
Son plan est de prendre le maximum de territoires avant de négocier un schéma de retrait par la suite. Quelle que soit la pression internationale, nous serons entrés là dans l’enlisement. Et ce n’est pas Washington ou Londres qui enverront des troupes pour déloger l’agresseur au Nord-Kivu.

La situation est très sérieuse cette fois-ci. Une seule seconde de négligence risque de se révéler fatale pour le pays. Surtout que, comme nous l’avons révélé hier, le peuple congolais lutte contre un adversaire de loin plus puissant que Kagame et son système. Il s’agit plutôt du couple Clinton et de tout le réseau de la haute finance américaine qui le raccompagne.
Fort de ce soutien, Kagame n’hésiterait pas un seul instant à assurer le coup fatal à la souveraineté congolaise. Car, que va-t-il rester à ce cher et beau pays si un symbole aussi stratégique que Goma tombait aux mains de l’agresseur ? Rien, sinon la fin de l’histoire.
LP

Posté par lumbamba à 18:43 - - Commentaires [2] - Permalien [#]

Nord-Kivu : les FARDC se redéployent à Kiwanja et Rutshuru-Centre

 
Les FARDC en patrouille mixte avec les casques bleus de la Monuc à Mbwavinya. Photo MONUC / Marie Frechon (2008).Les FARDC en patrouille mixte avec les casques bleus de la Monuc à Mbwavinya. Photo MONUC / Marie Frechon (2008).

Les Forces armées de la RDC (FARDC) se sont redéployées à Kiwanja et à Rutshuru-centre occupées par des rebelles du Mouvement du 23 mars (M23) le dimanche 8juillet.  Un habitant de Kiwanja, joint au téléphone ce mercredi 11 juillet dans la matinée, témoigne que ce redéploiement a commencé le mardi 10 juillet dans la soirée. La même source indique que les policiers issus de ce mouvement présents dans ces deux cités après le retrait des rebelles ne sont plus visibles.

Un responsable du M23 confirme cette information, indiquant que les hommes de son mouvement se sont retirés de Rutshuru-centre depuis ce mercredi dans la matinée pour laisser place à l’armée régulière.

Les rebelles du M23 ont pris le contrôle de la cité de Bunagana le jeudi 5 juillet. Ils ont ensuite pris le contrôle de Rutshuru-centre, Kiwanja, Rubare, Ntamugenga, Tchengerero, Jomba paroisse, Kabaya et Kitagoma.

Ils se sont retirés de tous ces villages et localités le lundi 9 juillet, laissant la place à des policiers issus de leur mouvement.

Dans une déclaration à Radio Okapi, mardi 10 juillet, le gouverneur du Nord-Kivu, Julien Paluku, a affirmé Kiwanja et Rutshuru-centre étaient déjà sous le contrôle des FARDC.

«Je peux vous confirmer qu’à Kiwanja comme Rutshuru, nos services sont déjà déployés, la police y est, l’armée y est. Parce que tout simplement lorsque les forces rebelles y sont arrivées, nos unités n’ont pas combattu. Elles ont seulement été aux abords du chef-lieu du territoire et, à l’heure qu’il est, tous les services sont en train de se réinstaller », a-t-il affirmé.

radiookapi.net

Posté par lumbamba à 18:22 - - Commentaires [0] - Permalien [#]


RDC : des renforts militaires envoyés à Goma

Par Ursula Soares

 
La Mission de l’ONU en RDC (Monusco) et l’armée congolaise ont décidé de renforcer leurs positions à Goma, dans l’est de la République démocratique du Congo (RDC). La ville est placée sous haute surveillance dans la crainte d’une attaque des rebelles du M23 qui ont conquis, ces derniers jours, plusieurs villes dans le Nord-Kivu. L’Organisation des nations unies ainsi que l’Union européenne se disent préoccupées par « l’aide extérieure » reçue par les rebelles du M23.
Les autorités congolaises et les Nations unies craignent que les mutins du Mouvement du 23 mars (M23) lancent une offensive contre Goma, capitale du Nord-Kivu. En fin de semaine dernière, après des combats avec l’armée congolaise, les rebelles du M23 ont conquis plusieurs localités et obligé les troupes loyalistes à fuir. Entre vendredi et dimanche, ils ont conquis Bunagana, près de l’Ouganda, puis d’autres localités, cette fois sans résistance, telles que Rutshuru d’où ils se sont retirés depuis dimanche.
Protéger la ville et les populations
Afin de protéger Goma, les Forces armées congolaises (FARDC) ont commencé à dépêcher sur la ville un bataillon stationné dans le nord du pays et entraîné par des instructeurs américains. Ce bataillon doit se joindre aux 7 000 militaires déjà déployés au Nord-Kivu. Et de son côté, la Monusco, composée de 18 000 hommes, va quant à elle envoyer des renforts venus de l’Ituri et du Sud-Kivu.
 
Joint par RFI, Manodje Mounoubai, porte-parole de la Monusco à Kinshasa,  précise que l’objectif de ces renforts est de protéger Goma mais aussi les populations. Lundi 9 juillet, des manifestations ont éclaté à Goma où des membres de la communauté tutsie ont été pris pour cibles. Les manifestants les accusaient de soutenir les rebelles du M23. Depuis, le calme est revenu mais la peur est toujours présente dans la ville.

Posté par lumbamba à 12:37 - - Commentaires [0] - Permalien [#]

Chebeya : 25 minutes à mourir

Libre Belgique
 
Le cinéaste Thierry Michel recueille une accusation contre le chef de la police.
Refoulé dimanche dernier du Congo (voir LLB 10 juillet) où il voulait présenter son documentaire “L’Affaire Chebeya, crime d’Etat ?” (1), le cinéaste belge Thierry Michel a reçu l’appui d’une série de parlementaires européens, qui l’ont reçu mardi pour une conférence de presse.
Au cours de celle-ci, il a nourri la thèse en filigrane de son film – l’assassinat du défenseur des droits de l’homme et de son chauffeur, le 1er juin 2010, est un crime d’Etat – en diffusant dans la salle de presse du parlement européen une portion d’interview qu’il a réalisée, au cours de laquelle un des policiers en fuite dans l’affaire Chebeya raconte comment ce dernier est mort. Des policiers ont été jugés et condamnés l’an dernier pour cet assassinat, mais pas le chef de la police, le général John Numbi, que les familles des victimes considèrent comme le commanditaire du double assassinat.
Dans l’extrait, le policier congolais en fuite indique avoir, ce jour-là, invité Floribert Chebeya dans son bureau alors que le défenseur des droits de l’homme, convoqué par le général Numbi, patientait pour être reçu. Le militant avait sous le bras, dit-il, un rapport sur les massacres, en 2007 et 2008, de militants de Bundu dia Kongo (opposition) au Bas-Congo, massacres conduits par le major Christian Ngoy et ses hommes, sous les ordres du général Numbi. Pendant que Chebeya attendait, dit le policier, “le major Christian et le colonel Daniel (
Mukalay
) ont préparé” le double assassinat. Fidèle Bazana, le chauffeur, “a été tué à 18h30, parce que l’ordre était de tuer les personnes qui accompagneraient Chebeya”. Puis “le major Christian et 8 de ses hommes sont entrés dans mon bureau pour prendre Chebeya. Ils l’ont cagoulé à partir de la réception”, ce que le témoin a pu voir grâce aux caméras de surveillance, dont les images aboutissaient dans son bureau. “Il a été em mené là où le général Numbi met son auto. Je suis descendu et Bazana était déjà mort”, étouffé par un sac en plastique enfoncé sur la tête et maintenu par du scotch. Le même traitement était appliqué à Chebeya “mais il résistait, il était très fort. J’ai dit que cet homme devait être reçu par le général Numbi. On m’a dit qu’il devait être tué par ordre militaire” avant de lui conseiller de se taire sur cette affaire. Floribert Chebeya mettra “25 minutes” à mourir.
Le policier interviewé par Thierry Michel a dessiné un plan de l’endroit de Mitendi – localité où fut retrouvé le corps de Chebeya – où le chauffeur a été enterré. Selon le témoin, “les ordres étaient de les enterrer tous les deux mais le colonel Daniel a dit d’enterrer seulement Bazana”
afin de faire croire que celui-ci
“avait assassiné Chebeya”. Enfin, le général Numbi, dit le témoin, “a donné 10 000 dollars” aux assassins “qui ont fait la fête jusqu’à 8h du matin”.

Posté par lumbamba à 12:33 - - Commentaires [0] - Permalien [#]

Les journalistes Mike Mukebayi et John Tshingombe de Congo News aux arrêts



Les journalistes Mike Mukebayi et John Tshingombe croupissent dans les geôles du casier judiciaire. La publication par Congo News de l’article intitulé «Les frasques d’un gouverneur atypique» serait la cause de leur malheur. Interpellés depuis 11 heures hier mardi 10 juillet, les deux journalistes ne se doutaient de rien de ce qui allait leur arriver. Jusqu’au moment de boucler la présente édition, les deux confrères continuent de croupir dans les geôles de la police judiciaire des parquets à Gombe communément appelé Casier judiciaire. Que reproche-t-on aux confrères ? Jusque-là, leur avocat le député Serge Mayamba indique que l’article : «Les frasques inédites d’un gouverneur atypique» serait la cause des malheurs de ces deux journalistes.

Cette arrestation est irrégulière dans la mesure où, les inspecteurs judiciaires ont agi visiblement sous la pression politique. En effet, la loi sur l’exercice de la liberté de la presse prévoit des poursuites contre l’auteur de l’article, le cas échéant le directeur de publication. Nulle part il n’est prévu l’arrestation ou la détention de l’Editeur ou directeur d’un organe de presse pour des délits de presse commis à travers les colonnes. L’acharnement sur le directeur de publication et le directeur de l’organe de presse sont la preuve de l’existence d’une main invisible.

Il est incompréhensible que chaque fois qu’il s’agit des journalistes, l’arrestation et la détention deviennent la règle. C’est de manière systématique que les magistrats ou des inspecteurs judiciaires privent les journalistes de leur liberté. Le gouvernement qui est invité à promouvoir réellement la démocratie et l’Etat de droit avant la tenue du 14ème Sommet de la Francophonie a du pain sur la planche.

«Les frasques inédites d’un gouverneur atypique», cet article publié par Congo News étale des secrets de polichinelle. L’arrestation de ces deux confrères enlèvera-t-elle de la mémoire collective des Kinois les anecdotes connues des habitants de la capitale ? C’est là toute la question ! Et pourtant, la loi oblige les journalistes à corriger, à travers ses colonnes, tous les torts causés à des tiers. Le gouverneur Kimbuta aurait choisi l’autre voie, celle de la justice. «Pourvu que le traitement auprès de instances judiciaires soient égal pour toutes les parties et les droits de la défense protégés», note un journaliste de Congo News.

Posté par lumbamba à 11:36 - - Commentaires [1] - Permalien [#]

14ème sommet de la Francophonie : un émissaire de François Hollande annoncé à Kinshasa



Le prochain séjour à Kinshasa de la ministre française déléguée à la Francophonie, Yamina Benguigui, traduit le vœu de la France de poursuivre le dialogue avec les autorités congolaises tout au long de la préparation du 14ème Sommet de cette organisation, prévu en octobre dans la capitale congolaise.

La ministre française déléguée à la Francophonie, Yamina Benguigui, sera à Kinshasa du 25 au 28 juillet, notamment pour rencontrer son homologue congolais Raymond Tshibanda.

La visite de Yamina Benguigui, nommée également représentante personnelle du président de la République française auprès de l'Organisation internationale de la Francophonie (OIF), lèverait sans doute le voile sur la participation de François Hollande au sommet de Kinshasa.

«Tout est en bonne voie pour que le chef de l’Etat français, François Hollande, participe au XIVème Sommet de la Francophonie prévu à Kinshasa en octobre prochain», a déclaré la ministre française, le lundi 9 juillet à Paris. La déclaration de la représentante personnelle du président Français auprès de la Francophonie faisait suite à la rencontre François Hollande et Abdou Diouf.

Selon un communiqué de l’Elysée, le président français et le secrétaire général de l’OIF estiment que «les autorités de la République démocratique du Congo doivent démontrer leur réelle volonté de promouvoir la démocratie et l’Etat de droit». Ce communiqué ne précise néanmoins pas les actions que les deux personnalités souhaitent que le gouvernement congolais entreprenne pour démontrer sa bonne volonté.

TOUR D’HORIZON DES SITUATIONS DE CRISE

De cet entretien, poursuit le communiqué de l’Elysée, Abdou Diouf et François Hollande se sont félicités de très bonnes relations entre la France et la Francophonie. Le secrétaire général a réitéré ses remerciements au président Hollande pour l’engagement très fort des autorités françaises pour la cause francophone.

Pour leur première rencontre officielle depuis la prise de fonction du président Hollande, ils ont échangé sur la situation de la langue française dans le monde. Le secrétaire général a notamment présenté au président français les conclusions du premier Forum mondial de la langue française qui vient de s’achever, le 6 juillet, à Québec et qui rassemblait, pour la première fois, les forces vives de la Francophonie.

Ils ont ensuite procédé à un large tour d’horizon des situations de crise ou de sortie de crise dans l’espace francophone. La situation au Mali a été longuement évoquée, ainsi que celle qui prévaut actuellement à Madagascar.

Le chef de l'Etat français a réaffirmé le soutien de la France à la Francophonie, dont elle est le premier contributeur. Il a chaleureusement félicité M. Abdou Diouf pour son bilan à la tête de l'OIF, organisation internationale regroupant 75 membres et observateurs et représentant à travers le monde 200 millions de francophones.

En 2012, un pays membre de l'ONU sur trois est membre ou observateur de l'OIF.

Le président de la République française a également salué l'action de l'OIF en faveur de la démocratie et des droits de l'Homme, de la promotion de la langue française et de la diversité culturelle, et a souligné leur volonté commune de développer une véritable stratégie de la Francophonie en faveur de la croissance, de l'emploi et des entreprises. Les deux personnalités ont également évoqué la situation à Bamako et dans le Nord du Mali, après l'adoption le 5 juillet de la résolution 2056 par le Conseil de sécurité de l'ONU, à l'initiative de la France.

Pitshou Mulumba

Posté par lumbamba à 11:27 - - Commentaires [0] - Permalien [#]

Insécurité dans l’Est : attitude ambiguë de l’Union européenne

La déclaration de l’Union européenne (UE) sur l’instabilité dans l’Est de la RDC jette le doute sur la position européenne face à l’évolution de la situation. L’ambiguïté est telle qu’il transparaît à travers les écrits de Mme Asthon. L’UE remet quasiment en cause les conclusions du rapport des experts onusiens, en invitant à «une revue approfondie des informations contenues dans le rapport des Nations unies. Cette tendance à caresser Kigali dans le sens du poil saute aux yeux, malgré les timides condamnations contenues dans cette déclaration. L’appel lancé en direction du Rwanda, pour la cessation de «tout soutien aux groupes armés de l’Est de la RDC» ne va pas jusqu’à tirer des conséquences qui s’imposent.

En effet, pendant que les Congolais sont injustement tués, violés,… par des militaires de l’armée régulière rwandaise, l’UE est d’avis que «la stabilité durable à l’Est ne peut se fonder uniquement sur l’action militaire». Et pourtant, aucune condamnation ferme du Rwanda n’est mentionnée d’autant plus que l’initiative des hostilités est le fait du Rwanda. La diplomatie européenne énerve dans la mesure où elle porte quasiment les positions rwandaises, en lieu et place des accusations précises, suffisamment documentées par les experts de l’ONU.

Encadré

Déclaration de la haute représentante, Mme Catherine Ashton, au nom de l’UE concernant la situation dans l’Est de la RDC

L’Union européenne est très préoccupée par la situation qui se détériore rapidement dans l’Est de la RDC suite à la dissidence du mouvement rebelle M23. Elle déplore la mort d’un membre de la force de maintien de la paix des Nations unies, exprime son soutien à la mission des Nations unies pour la stabilisation au Congo (MONUSCO) et appelle à un arrêt immédiat de toute forme de violence perpétrée par les groupes armés.

Rappelant les conclusions du Conseil du 25 juin 2012, l’UE répète qu’elle est vivement préoccupée par les conclusions, désormais publiques, du rapport du groupe d’experts du Comité des sanctions du Conseil de sécurité des Nations unies indiquant qu’un certain nombre de hauts responsables rwandais sont impliqués dans le soutien apporté aux groupes rebelles congolais, y compris aux mutins du mouvement M23.

L’UE accueille favorablement l’invitation faite par le Rwanda au groupe d’experts des Nation unies de procéder à une revue approfondie des informations contenues dans le rapport des Nations unies. L’UE appelle le Rwanda à cesser tout soutien aux groupes armés de l’Est de la RDC, ainsi qu’à enquêter en profondeur sur les questions soulevées par le rapport du Comité des sanctions du Conseil de sécurité des Nations unies et ses annexes et à y apporter une réponse constructive.

L’UE soutient le dialogue en cours entre la RDC et le Rwanda, qui vise à mettre un terme à la mutinerie du M23 et à poursuivre la lutte contre les Forces démocratiques de libération du Rwanda (FDLR). Elle encourage des mesures de confiance entre la RDC et le Rwanda, telles que les mécanismes conjoints de vérification. Considérant qu’une approche régionale est également importante, elle salue la réunion ministérielle de la Conférence internationale sur la région des Grands Lacs (CIRGL) qui se tiendra le Il juillet, à Addis-Abeba.

La stabilité durable à l’Est de la RDC ne peut pas se fonder uniquement sur l’action militaire. L’UE demande donc instamment à Kinshasa et Kigali de contribuer à une solution politique et de s’attaquer aux sources régionales et locales de l’instabilité. Tout en soutenant la souveraineté de la RDC sur son territoire, elle appelle aussi la RDC à assumer une responsabilité accrue en établissant pleinement l’autorité de l’Etat dans les provinces des Kivu. À cet égard, la réforme du secteur de la sécurité, notamment de l’armée congolaise, ne doit pas être plus longtemps retardée.

Les développements actuels ne profitent à aucun des deux pays ni à leurs populations. C’est la responsabilité de la RDC et du Rwanda d’assurer une paix durable dans la région.

Posté par lumbamba à 11:18 - - Commentaires [0] - Permalien [#]