28 juillet 2012

« France, terre des lumières et des droits de l'homme, vas-tu soutenir un régime despotique », implore l'UDPS

L'Union pour la démocratie et le progrès social, UDPS, continue à réclamer sa victoire -remportée- aux élections du 28 novembre 2011. L'UDPS l'a manifesté encore une fois de plus le mercredi 25 juillet, quand le secrétaire général à l'intérimaire du parti tshisekediste, Me Bruno Mavungu, a été déposé à l'ambassade de France une pétition de plus de vingt mille signatures contre la tenue du sommet de la francophonie au mois de novembre prochain à Kinshasa.

 

L'UDPS s'oppose à la tenue du XIVème sommet de la francophonie pour plusieurs raisons notamment l'établissement de la vérité des urnes; la situation de guerre à l'Est ; la violation des droits et libertés des citoyens rd-congolais.

S'agissant de l'établissement de la vérité des urnes, l'UDPS voit très mal, que les assises de la francophonie se déroulent dans un pays où le président de la République en poste n'est pas véritablement celui que le peuple a choisi. «Organiser ainsi la francophonie en RDCongo, dans un contexte politique où les institutions de la République ne reflètent pas d'un seul instant la volonté exprimée par la population lors des dernières élections, c'est cautionner l'imposture au sommet de l'Etat congolais», a expliqué Bruno Mavungu. A l'ambassade de la France, la délégation de l'UDPS a été reçue non seulement par l'ambassadeur français, mais ce dernier était assisté du directeur de cabinet de la ministre française déléguée à la francophonie, Yamina Benguigui en séjour dans la capitale rd-congolaise. Avec vingt mille signatures, l'UDPS compte obtenir la délocalisation de ce sommet dans un autre pays.

Ça ne sert à rien d'organiser une telle importante rencontre culturelle des nations dans un pays où les dirigeants sont cités dans un complot pour la balkanisation de la RD-Congo, affirme le secrétaire général de l'UDPS. Il suggère que la communauté internationale s'implique dans la crise politique en RD-Congo pour rétablir la légitimité en restituant la présidence de la République au véritable vainqueur de la dernière élection présidentielle, Etienne Tshisekedi.

Quand à la situation au Kivu, l'UDPS accuse la complicité des certains dirigeants rd-congolais. Qu'il faut démanteler afin de les traduire devant les cours et tribunaux pour qu'ils répondent de leurs actes. L'UDPS n'est pas le seul à revendiquer le rétablissement de la vérité des urnes et la délocalisation du sommet de la francophonie.

Les Forces acquises au changement l'ont également manifesté hier jeudi 26 juillet dans un mémo qu'elles ont déposé à la ministre Yamina. Un haut responsable de l'UDPS à rapporté que : «à lire dans la pensée du directeur de cabinet de Yamina, le président français, François Hollande ne pourra peut-être pas faire le déplacement de Kinshasa au cas où ce sommet était maintenu à Kinshasa. Hollande serait très gêné et préoccupé par la situation politique en RD-Congo». Les quelques combattants de l'UDPS qui ont fait le déplacement de l'ambassade de France avec le secrétaire général, ont rappelé à Hollande ses engagements électoraux. On pouvait lire sur des calicots : «Hollande, respecte tes engagements électoraux; France, terre des lumières et des droits de l'homme, vas-tu soutenir un régime despotique?». Etaient également membres de la délégation de l'UDPS à l'ambassade de France, le secrétaire général adjoint Bruno Tshibala; la présidente de la ligue des femmes, Denise Lupetu; le président de la ligue des jeunes, Freddy Pindi et divine Kapinga l'ajointe au département de la Solidarité citoyenne et action humanitaire...

John TSHINGOMBE

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Kamerhe et compagnie montrent le vrai visage de Kabila à Benguigui

Vital Kamerhe et quelques cinq autres opposants, notamment Kiakwama kia Kiziki, Samy Badibanga et Martin Fayulu ont dressé un tableau sombre à la ministre française de la Francophonie, Yamina Benguigui. Pendant une heure trente, le 26 juillet, à la résidence de l'ambassadeur de France, ces opposants ont évoqué les multiples entraves observées dans le chef du régime Kabila dans la voie de la démocratisation de la RD-Congo. Premier à prendre la parole, Kamerhe l'a gardé pendant longtemps au nom de toute la délégation convenue de parler d'une seule et même voix. Qu'il est accablant le cahier des charges de l'opposition destiné à François Hollande. Il y a été avant tout question d'un rappel sur les dernières élections. Les opposants les ont qualifiés d'un hold-up électoral qui n'a rien à voir à la volonté populaire exprimée dans les urnes. Conséquence : la RD-Congo connaît depuis une rupture entre son peuple et les institutions ainsi que les animateurs de celles-ci. En son temps, l'opposition avait proposé à Joseph Kabila de s'asseoir autour d'une table pour voir ensemble comment renforcer la légitimité et surtout parvenir à un compromis à la transparence et à des garanties de bonne fin pour la poursuite du processus électoral. Kamerhe et ses compagnons ont exprimé leurs vifs regrets à Benguigui que Kabila n'ait donné aucune suite à cette proposition. A la place, le régime paraissait déterminé à poursuivre sans prendre les revendications formulées pour la restructuration de la CENI. C'est vrai qu'il y a les recommandations de l'Assemblée nationale qui mettent en perspective, la restructuration. Mais les opposants n'y croient pas du tout face à un Kabila qui ne montre aucun signal clair à propos du départ de Daniel Ngoy Mulunda de la tête de la CENI. Les applaudissements de la majorité au pasteur lors du passage de ce dernier à l'Assemblée nationale montrent plutôt que le pouvoir cherche à maintenir le statu quo envers et contre tous.

Les hôtes de Benguigui ont trouvé indécent et immoral de penser organiser le sommet de la Francophonie à Kinshasa pendant que l'Est de la RDCongo est occupé. Cet Est où les droits de l'homme sont bafoués régulièrement et où il ne se passe pas un jour sans, que les médias fassent état d'une femme violée. Hollande avait refusé de se rendre en Ukraine, pour la Coupe d'Europe, pour si peu que cela, juste l'embastillement de l'opposante Julia Timontchenko. « En RDCongo, les violations des droits de l'homme sont massives », ont fait savoir les interlocuteurs de Benguigui. Ces derniers ont épinglé le cas le plus illustre en la matière, l'assassinat de l'activiste Floribert Chebeya. Le principal témoin continu à circuler en toute liberté alors que le témoigne de Paul Mwilambwe est venu l'accabler davantage. Sur le même chapitre, ils ont revendiqué la mise en liberté des opposants détenus pour délit d'option. Ils ont cité nommément Jacques Chalupa, Gabriel Mokia et Fernando Kutino qui a déjà purgé six années pour une condamnation de dix ans. Des droits de l'homme à la justice où la délégation Kamerhe est revenue sur le gel inexpliqué de la mise en place de la Cour constitutionnelle alors que la loi appropriée a été adoptée à l'Assemblée nationale depuis la précédente législature. La justice elle-même dans son ensemble a été mise en cause. « C'est une justice des forts contre les faibles», ont requis les opposants. La bonne gouvernance a été aussi au menu. Un registre qui a vu Kamerhe et les siens exhumer l'enquête du député britannique Eric Joyce sur le bradage des mines congolaises pour une valeur de plus de 5 milliards de dollars avec la participation très active de l'homme d'affaires Dan Gertler. Les opposants ont exigé l'ouverture d'une enquête à l'interne sur cette question. En tout cas, ce n'est pas Joseph Kabila qui accédera à cette requête, de crainte qu'il se tire lui-même balle dans la jambe. Une question très attendue, l'éventualité d'une révision constitutionnelle en rapport avec le mandat présidentiel. Ici, les opposants ne voient une assurance que Kabila s'engage de manière solennelle devant le peuple et le monde. Les opposants ont dénoncé le projet de la balkanisation de la RDCongo. Ils ont été très durs pour parler de «complicité au sommet de l'Etat». Ils ont rappelé qu'a près l'intervention de l'armée rwandaise dans le cadre des opérations militaires conjointes, quelques bataillons des RDF sont restés sur le sol congolais. « Dire que le Rwanda est impliqué à l'Est n'a rien de nouveau puisque ses militaires ont intégré frauduleusement dans le CNDP à l'époque», a appris Benguigui de l'exposé des adversaires de Joseph Kabila. Puisque ont est mieux servi que par soi-même, les opposants ont mis sur le tapis désignation du porte-parole de l'opposition. Par la volonté du régime, cette désignation a été gelée lors de la dernière session extraordinaire de l'Assemblée nationale. Kamerhe et compagnie n'ont pas demandé plus à Benguigui que Joseph Kabila laisse les opposants faire librement leur choix. Pour amener la ministre française à appréhender ce que le régime est capable ce faire en pareille situation, ses invités lui ont relaté comment Aubin Minaku a imposé des hommes de son choix à lui et Kabila au bureau de l'Assemblée là où la loi attribue clairement à l'opposition deux postes. A la place, c'est un certain Jean-Pierre Tshimanga passé à la majorité avec son patron François Muamba qui a sifflé au MLC son poste de rapporteur adjoint. Nulle part ces opposants n'ont demandé à Hollande d'annuler le prochain sommet de la Francophonie à Kinshasa. Ils se contentés plutôt de placer le «Président normal» devant ses responsabilités, rappelant les hauts faits démocratiques de cette France qui avait rallié les Africains contre la guerre unilatérale des Etats-Unis en Irak.

Matthieu KEPA

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Bertin Mampaka « Guerre au Congo : qui ment et pourquoi ? »

En lisant « Le Soir » du 26 juillet, je constate que mon communiqué du 19 juillet où je dénonçais la reprise des violences à l’Est du Congo a trouvé un écho.

Cependant, je m’étonne du fait qu’un député européen soit entré en contact directement avec les Présidents congolais et rwandais. A-t-il été mandaté officiellement par la Belgique ou l’Union Européenne ? Sans blâmer M. Louis Michel d’avoir pris une initiative qui a pour but, je l’espère, de trouver une voie de sortie à ce conflit endémique qui déchire actuellement l’Est du Congo, je me demande néanmoins quelle est sa légitimité et au nom de qui agit-il ? En effet, les relations internationales entre la Belgique et le Congo ont souffert et souffrent encore aujourd’hui de ce rapport d’individu à individu. Quelle image cacophonique donne cette diplomatie parallèle de notre pays ? Toutes les négociations politiques d’un enjeu aussi important devraient être menées par le Ministre des Affaires étrangères et soutenues par le Premier Ministre ou le Parlement fédéral.
 
Les  propositions faites à ce jour ne sont-elle pas en train de mener la RDC vers une situation semblable à celle de la Yougoslavie ? Sous prétexte de sécuriser des frontières, la balkanisation du Congo est-elle la prochaine étape ? Le risque est bien réel. C’est un schéma traditionnel où une force d’interposition laisse la place à la pseudo-indépendance d’une région. Afin de réellement sécuriser les frontières, l’unique démarche crédible ne serait-elle pas de contraindre le Président Kagame à arrêter et livrer Bosco Tanganda, Laurent Nkunda et tous les autres responsables sous sa protection (cf rapport de l’ONU ayant conduit à la rupture de l’aide militaire des Etats-Unis)?
 
Il me semble que dans cette histoire quelqu’un ment. Qui ment et pourquoi ? Quel sont les réels motifs de cette guerre ? Qui en profite ?  Le nombre considérable d’agent deployé par la Monusco ne serait pas en mesure de protéger la population contre 2000 rebelles ? Si notre intérêt est de pacifier le Congo, n’y a-t-il pas une armée congolaise forte et unie qui pourrait régler cette situation et mettre fin aux massacres des innocents par 2.000 rebelles? Les puissances surarmées qui entourent le Congo et pompent ses  richesses aux yeux de tous ne pourraient-elles pas faire cette sale besogne comme Mobutu le fit par le passé, pour le compte de l’Occident, en Angola, au Rwanda, au Tchad contre Kadhafi, etc.
 
Cette nouvelle guerre est injuste. Selon l’ONG World Vision, plus de 100.000 personnes dont de nombreuses femems et enfants sont en fuite depuis le mois d'avril. La population de l’Est a suffisamment fait de sacrifices pour qu’on lui en demande encore. Il est anormal que les mêmes rebelles d’hier reprennent les armes sans que personne ne soit traduit en justice. Est-ce normal de trouver des militaires formés par la Belgique dans cette rébellion ?  Je ne comprends pas, mais surtout je n’accepte pas. Et lacommunauté internationale ne devrait pas non plus tolérer cette situation. Certes il y a des intérêts financiers énormes, certes il y a des intérêts politique, mais est-ce pour cela qu’il faut sacrifier la vie des ces pauvres hommes, femmes et enfants ? N’y a-t-il pas moyen de garantir ces intérêts sans continuellement sacrifier ces pauvres vies innocenteset porter atteinte à la dignité humaine de ce pays et de cette population ? L’histoire nous apprend que ce conflit est le plus meurtrier depuis la seconde guerre mondiale : plus de 6 millions de morts…
 
Ceux qui ont le pouvoir et qui permettent à ces massacres d’avoir lieu sont à mes yeux des criminels condamnables à des peines fermes pour non assistance à personne en danger qui doivent être traduits en justice comme Slobodan Milosevic, Radovan Karadzic et bien d’autres à la Cour internationale de Justice de la Haye.
 
Bertin MAMPAKA
Vice-président du Parlement bruxellois
Echevin de la Solidarité internationale de la Ville de Bruxelles

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27 juillet 2012

CONFERENCE DE PRESSE DE M.ME DIOMI NDONGALA A LA VSV, 27/07/2012 à 11h30

By mpp

Je m’appelle Patrizia Diomi. Je suis depuis 20 ans l’épouse de M. Eugène Diomi Ndongala, disparu depuis le 27/06/2012 à Kinshasa, le jour prévu de la tenue d’une importante manifestation politique dont il était l’organisateur.


Je suis ici, devant vous, pour vous prendre à témoins de la tentative du régime au pouvoir à Kinshasa d’éliminer le député Eugène Diomi Ndongala, tant « physiquement » que « politiquement ».

« Physiquement », par une disparition longue et très pénible pour sa famille, qui continue depuis plus d’un mois, sans savoir quand elle prendra fin ;

« Politiquement», par une stratégie honteuse qui vise à salir la victime d’un montage politico-judiciaire grossier, alors que l’opinion politique tant nationale qu’internationale est désorientée par un véritable lynchage médiatique.

Notre calvaire continue depuis un mois et au nom de la famille Diomi je demande à ceux qui détiennent mon mari de le libérer car eux sont les premiers à savoir qu’il est absolument innocent.

Même dans un système politique où les antivaleurs sont dominantes, il serait inconcevable de vouloir éliminer, dans l’impunité la plus totale, un homme politique de l’opposition à cause de ses opinions politiques et le faire disparaître dans la nature!


Quelle est la vraie faute commise par mon mari pour mériter une condamnation à mort ?

Pourquoi des hiérarchies politiques et policières mentent–elles systématiquement au peuple congolais depuis plus d’un mois sur le sort du Député de l’opposition Eugène Diomi Ndongala ?

Je suis ici, devant vous, pour vous dire que les raisons de la séquestration d’Eugène Diomi Ndongala sont strictement liées à son engagement politique.

Depuis plus d’une année, mon mari a continué à se battre pour que les Congolais puissent élire dignement leurs dirigeants : au début de la campagne électorale, dès qu’il mit pieds dans la province du Kongo Central, il fut arrêté et emprisonné pendant deux mois, avec des prétextes découlant d’un montage politico-judiciaire heureusement dénoué après 10 semaines.

Au milieu de la campagne électorale, tant mon mari que mes enfants furent victimes d’un attentat perpétré par un homme armé au service d’un baron du PPRD, sans que cela n’émeuve la justice de ce pays, qui n’a jamais instruit notre plainte pour investiguer sur la tentative d’assassinat contre mon époux et mes enfants, en juin 2011.

Et maintenant, voilà que les démons de l’intolérance politique se réveillent encore une fois et mon mari est à la merci d’un appareil politico-militaire liberticide, en tant que prisonnier politique, sans que ni sa famille ni les militants de son parti ne sachent où il se trouve, malgré toutes les recherches entreprises dans les lieux de détention tant officiels qu’extra-judiciaires, si nombreux malheureusement en RDC…

Quelle est la vraie faute commise par le Représentant du peuple, Eugène Diomi Ndongala ?

Sa seule faute est son engagement politique aux côtés du Président Etienne Tshisekedi wa Mulumba ; sa faute coïncide avec son combat pour la vérité des urnes et pour que les congolais ne puissent plus se limiter à « voter » mais aussi et surtout à « élire » leurs dirigeants, comme dans tous les autres pays libres et démocratiques du monde.

Sa faute a été le lancement de la Majorité Présidentielle Populaire, une plateforme politique dont l’objectif statutaire est justement l’affirmation d’une démocratie « gouvernante » et non « gouvernée», en République Démocratique du Congo.

Son crime de lèse-majesté a été de vouloir organiser une Messe à la Cathédrale Notre Dame du Congo pour compatir avec les populations déplacées de l’Est de la RDC et cela sous l’égide de la MPP et en présence du Président Etienne Tshisekedi.

Son crime a été de croire qu’en RDC pouvait y avoir de la place pour l’exercice des droits civils et politiques : il était confiant que la signature par 69 partis politiques de l’opposition de la charte constitutive de la MPP était un droit constitutionnellement garanti, alors que malheureusement, depuis les dernières élections du 28 novembre 2011, aucun droit n’est reconnu à l’opposition politique congolaise: aucune manifestation n’est autorisée, aucun meeting ne peut avoir lieu et les dissidents sont traqués et emprisonnés : Chalupa, Diomi mais avant eux Mokia, Kuthino, sans parler des nombreux militants des partis politiques de l’opposition qui ont disparu depuis les dernières élections de novembre 2011 et dont les familles n’ont même pas eu le droit de pleurer sur leurs dépouilles mortelles, car les corps de ces victimes sont emportés par leurs bourreaux.

D’ailleurs, le lendemain de la promulgation des résultats fabriqués des dernières élections présidentielles et législatives, le Président Tshisekedi a été placé aux arrêts domiciliaires et maintenant son bras droit, Eugène Diomi Ndongala, vient d’être effacé de la scène politique dans l’impunité la plus totale, à cause de son activisme politique non violent et son courage de dire la vérité au peuple congolais, deux caractéristiques devenues trop gênantes pour le pouvoir issu de la fraude électorale.

Alors qu’il se rendait à la manifestation de signature de la Charte Constitutive de la MPP, il a été enlevé et ainsi soustrait à sa famille et à ses proches.

Dans quel autre pays au monde un leader de l’opposition peut-il être effacé de la scène politique, séquestré pour ses opinions politiques, dans la plus totale impunité ?

Dans quelle autre « démocratie », un député en fonction peut voir son immunité parlementaire piétinée, comme cela a été le cas pour le député Eugène Diomi Ndongala ?

Dans quel autre état « normal » de la planète, l’on peut essayer de salir l’honneur d’un homme politique sur la base des accusations calomnieuses d’un repris de justice notoire, multirécidiviste, connu par tous dans la ville de Kinshasa pour ses activités de « frappeur » et qui collabore activement avec la police politique aux ordres du colonel Kanyama, alias « esprit de mort »?

Je cite M. Kennedy Kambala, contre lequel j’ai déjà déposé une plainte pour diffamation, accusations dommageables et association de malfaiteurs…

Dans quelle autre « démocratie » au monde peut-on accuser gratuitement un homme politique de « viol » alors qu’il n’est même pas présent sur le lieu du prétendu crime ?

Existe-t-il en RDC le crime de viol télépathique ? Car mon mari était chez lui à la maison depuis 18 h00 le 26/06/2012 et il sera informé à partir de la maison, par téléphone, à 22heures de la descente des hommes du Colonel Kanyama alias « esprit de mort », venus massivement occuper le siège de la Démocratie Chrétienne, pour que ce parti politique de l’opposition ne puisse plus fonctionner.

Comment peut-on prendre au sérieux la bande des « bana-kanyama » composée d’escrocs notoires et filles de joie alors que le prétendu père accusateur n’est pas le géniteur des dames présentées comme ses filles, qui d’ailleurs ne sont même pas des sœurs ?

Ça vaut si peu l’honneur d’un homme, en République Démocratique du Congo ?

Comment un procureur général de la République peut-il se prêter à couvrir les agissements criminels d’une bande de malfaiteurs, pour des raisons strictement politiques ? Permettre que le siège d’un parti d’opposition, doté depuis 20 ans de la personnalité juridique, soit occupé « de facto » et pillé par des policiers, sans aucun document légal à l’appui ?

Comment un procureur général de la république peut–il donner en pâture à des télévisons d’obédience du pouvoir, très intéressées et alertées en avance, une mise en scène de la police visant à appuyer la présentation d’un opposant politique comme un criminel, en violations de toutes les normes de procédure pénale congolaise et surtout, en violation des garanties constitutionnelles de ce pays, comme la présomption d’innocence, le secret de l’instruction et, surtout, l’immunité d’un parlementaire en fonction ?

Les citoyens congolais doivent savoir que désormais il suffit qu’un trio des malfaiteurs organise un « théâtre de chez-nous » dans la parcelle voisine pour qu’ils puissent se retrouver accusés de « viol » à distance…de flagrant délit – même s’ils ne sont pas physiquement présents sur le lieu du prétendu crime ;

et ce sort peu enviable peut être réservé à leurs travailleurs, qui peuvent eux-aussi être accusés de « complicité de viol » et tous emprisonnés pendant longtemps au secret, sur la base d’une conception de la « justice » qui rime plutôt avec l’arbitraire le plus absolu…

Non, arrêtons ce théâtre de mauvais gout !

La famille du député Diomi Ndongala, prisonnier politique du régime Kabila, exige la libération immédiate de leur mari, père, fils et frère.

L’image de la RDC a été déjà suffisamment souillée par les agissements criminels de certains éléments des forces de l’ordre dans les assassinats de Floribert Chebeya, Fidèle Bazana, Armand Tungulu pour ajouter à cette liste macabre aussi le nom du député Eugène Diomi Ndongala.

La grande inquiétude de la famille doit s’arrêter, maintenant.

Libérez Eugène Diomi Ndongala.

Patrizia Diomi

Siège de la Voix des Sans Voix 27/07/2012


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Les FARDC regagnent du terrain à l’Est

KINSHASA — Des combats entre l’armée régulière de la République démocratique du Congo (RDC) et les rebelles du mouvement M-23 se poursuivent dans l’est du pays, les offensives succédant aux contre-offensives sans qu’une partie prenne définitivement le dessus, a-t-on appris de diverses sources jeudi.

Mercredi, les forces de la RDC (FARDC), avec l’aide de blindés et d’hélicoptères d’attaque, ont repris plusieurs villages au nord de Kibumba et Rugari d’où elles avaient été chassées lors d’une offensive du M23 la veille, a déclaré à l’AFP un porte-parole de l’armée, le colonel Léon-Richard Kasongo.

Les troupes régulières ont repris du terrain et se sont emparées d’un camp d’entrainement du M-23, a-t-il dit. Une « réorganisation » des troupes a eu lieu, a-t-il ajouté, et leur comportement comme leur moral sont « excellents ».

Jeudi matin, selon un photographe de l’AFP, les troupes gouvernementales étaient remontées encore plus au nord jusqu’à Rumangabo avec des blindés appuyés par des hélicoptères d’attaque. Les combats semblaient alors se concentrer autour d’un camp militaire implanté aux abords de ce village situé à une dizaine de kilomètres au Nord de Kibumba.

Le porte-parole du M23, interrogé par l’AFP au téléphone, a annoncé qu’au contraire, Rumangabo avait été repris jeudi en début d’après midi. Selon le colonel Vianey Kazarama, aucun membre du M-23 n’a été tué ni blessé au cours des combats de ces derniers jours. Il a affirmé que ses hommes avaient fait 32 tués et plusieurs blessés dans les rangs des FARDC.

Le responsable rebelle a accusé les troupes régulières de bombarder les habitations sans discrimination. « Il y a beaucoup de blessés et beaucoup de morts », a-t-il dit sans pouvoir donner de bilan.

Le porte-parole du M-23 a accusé les Nations unies, qui étaient intervenus mardi pour dissuader les rebelles d’avancer vers le sud et mettre en danger les populations locales, d’avoir lors de cette opération tué 9 personnes et d’en avoir blessé 26. Plusieurs maisons auraient été détruites, selon lui.

Lors de sa conférence de presse hebdomadaire mercredi la Mission des Nations unies pour la stabilisation au Congo (Monusco) avait affirmé n’avoir fait mardi que des « démonstrations de force » avec les tirs de ses hélicoptères.

Plus au nord, d’autres combats se déroulent autour de Rutshuru, dont s’était emparée les mutins avant de l’abandonner. Les FARDC en ont repris le contrôle et des soldats de la Monusco sont dans la ville « afin de protéger les civils en imposant leur présence avec tous les moyens disponibles », a dit la Monusco.

direct.cd

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Rébellion du M23: des bandits armés menacent les activistes de la société civile de Beni

 
 
Un enfant d’un soldat des FARDC sur la route entre Goma et Rutshuru après la chute de cette dernière cite entre les mains des rebelles du M23, le 10 Juillet 2012. © MONUSCO/Sylvain LiechtiUn enfant d’un soldat des FARDC sur la route entre Goma et Rutshuru après la chute de cette dernière cite entre les mains des rebelles du M23, le 10 Juillet 2012. © MONUSCO/Sylvain Liechti

Les activistes de la société civile de Beni au Nord-Kivu vivent sous la menace des bandits armés parce qu’ils mobilisent la population contre la rébellion menée par le M23 depuis le mois de mai dernier dans la province du Nord-Kivu. Ces menaces sont devenues récurrentes, selon eux.

Gilbert Kambale, de la coordination de la société civile de Beni-ville, affirme que la maison du vice-président de cette structure, Guy Boyoma, a été attaquée deux fois en l’espace d’une semaine par des bandits armés.

«Cette nuit, les bandits ont fui à cause du concert des sifflets et des bidons ainsi que de patrouilles de la police dans la ville», a-t-il indiqué à Radio Okapi.

«Il y a des amis qui reçoivent des menaces au téléphone, parce qu’ici nous avons fait des marches simultanées depuis Kanyabayonga jusqu’à Arengeti pour dire notre refus de la guerre du M23 et de la balkanisation de la RDC », dit Gilbert Kambale.

Chaque midi, des coups de sifflet retentissent de partout à Beni pour demander le déploiement rapide à la frontière de la RDC avec le Rwanda de la force internationale neutre qui devra combattre les groupes armés dont le M23 et les rebelles des Forces démocratiques pour la libération du Rwanda (FDLR), affirme la même source.

Par ailleurs, le chef de la localité de Rumangabo (60 km au Nord de Goma), le notable Manisimwa est porté disparu depuis le début de la semaine. Selon des sources concordantes du groupement de Rugari, ce notable avait été invité dans une réunion convoquée par les responsables du M23 où il se serait opposé à l’option de recrutement des jeunes gens de sa localité au sein de ce mouvement rebelle.

Selon les mêmes sources, le notable Manisimwa aurait été torturé à mort par les rebelles du M23. Une nouvelle qui n’est pas confirmée par les autorités administratives de Rutshuru.

radiookapi.net

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XIVe sommet de la Francophonie : Yamina Benguigui se veut rassurante



La ministre française chargée de la Francophonie a déclaré être venue à Kinshasa notamment pour se rendre compte des infrastructures devant abriter les assises au mois d'octobre. En visite officielle depuis le 25 juillet, la ministre française aux Affaires étrangères chargée de la Francophonie poursuit ses concertations avec les différents animateurs des institutions de la République afin de baliser la voie à la tenue, au mois d'octobre à Kinshasa, du sommet de la Francophonie. Rien d'officiel, jusqu'à ce jour, ne filtre de ses différents contacts avec les autorités congolaises. Mais à en croire ses premières déclarations dès son arrivée à l'aéroport international de Ndjili, tout porte à croire que les assises de Kinshasa auront bel et bien lieu. Yamina Benguigui qu'avait accueillie au bas de la passerelle Gilmas Magbengu Swana Emin et Isidore Ndaywel, respectivement vice-ministre de la Coopération internationale et commissaire général du Comité d'organisation du 14e sommet de la Francophonie, s'est voulue rassurante.

Se confiant à la presse, elle a déclaré être venue pour travailler avec les responsables de la RDC et se rendre compte de la qualité des infrastructures devant abriter les assises du mois d'octobre. « Le sommet de la Francophonie sans l'Afrique, n'a pas de sens », a-t-elle fait observer avant d'ajouter qu'il « faut cibler certains grands pays en Afrique, à l'instar de la RDC, pour qu'on parle à l'intérieur de l'Afrique ».Quant à la présence du chef de l'État français aux assises de Kinshasa, elle a tenu à apaiser les esprits en démentant les rumeurs d'une probable absence de François Hollande à la rencontre d'octobre. Et Yamina Benguigui d'ajouter : « Je viens avec beaucoup d'énergie et de bienveillance parce qu'entre la RDC et la France, nous avons des choses qui nous rassemblent ».

Dans les cercles politiques à Kinshasa, on tend de plus en plus à relativiser l'arrivée du président français qui rappellerait, selon certains, la fameuse « France-Afrique » de triste mémoire. S'exprimant à ce sujet, le porte-parole du gouvernement a laissé entendre que l'organisation du sommet dépend de l'Organisation internationale de la Francophonie  et non de la France.

Alain Diasso

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Paix et Stabilité en RDC: La Chine réaffirme son soutien aux Fardc et à la Monusco !



*Seize observateurs militaires, 218 militaires chinois formant deux unités au sein de la MONUSCO, 23 instructeurs militaires chinois en partenariat avec les FARDC…Tels sont les signes d’inlassables efforts fournis par la Chine, pour contribuer à la reconstruction des FARDC et au maintien de la paix et de la stabilité en RD Congo. C’est ce qu’a déclaré, ce jeudi 26 juillet 2012, le Colonel Supérieur JI Mingzhou, attaché de Défense près l’Ambassade de Chine à Kinshasa. C’était en marge de la Fête de l’Armée Chinoise, l’APL, qui célèbre cette année ses 85 ans d’existence. La Chine, a souligné le Colonel Supérieur JI Mingzhou, préconise de régler de façon pacifique des différends internationaux et encourage le dialogue et la coopération sur le plan de la sécurité des différents pays et s’opposera à l’élargissement de l’alliance militaire, à toute forme d’agression et à l’expansionnisme.

Ce, avant de renseigner que la voie de développement pacifique suivie par la Chine, ses tâches fondamentales, sa politique extérieure et ses traditions historiques et culturelles font qu’elle se doit de mettre en application une politique de défense à caractère défensif. En tout cas, la RDC se doit également de suivre cet exemple, pour préserver ses frontières et ses richesses contre les vautours de toutes sortes. Voici, in extenso, l’allocution prononcée hier par l’Attaché de Défense près l’Ambassade de Chine à Kinshasa, à l’occasion de la Fête de l’Armée Populaire de Libération de Chine, l’APL. Allocution de la Fête de l’Armée Chinoise par Colonel Supérieur JI Mingzhou Attaché de Défense près de l’Ambassade de Chine à Kinshasa, le 26 juillet 2012 Respectés invités en vos qualités respectives, Bienvenue à l’Ambassade de Chine en RD Congo à l’occasion de la Fête du 85ème anniversaire de l’Armée Populaire de Libération de Chine (APL). Permettez-moi de souhaiter bonne fête à tous les militaires chinois en RD Congo.

Je tiens également à exprimer mes remerciements à tous les dignitaires des autorités congolaises, à tous les représentants des missions diplomatiques ainsi que tous les autres invités distingués ici présents. Le Soulèvement de Nanchang du 1er août 1927 a marqué la fondation de l’APL. Durant son histoire de 85 ans, l’APL dirigée par le parti Communiste Chinois s’est combattue bravement pour réussir la cause de l’indépendance de la Chine et de l’émancipation du peuple chinois. Au cours des 85 années, l’APL, tenant fermement au principe «Tout pour le peuple et entièrement au service du peuple», n’a cessé de s’agrandir et de se renforcer. Aujourd’hui, l’APL est passée d’une armée unique à une force moderne et puissante, dotée de diverses armées et armes, et orientée vers l’informatisation. A l’heure actuelle, la situation internationale connaît de nouveaux changements profonds et complexes et rien ne saurait endiguer les courants de l’époque favorable à la paix, au développement et à la coopération, cependant les défis qui se posent au niveau planétaire se font davantage, la globalité, la complexité et la variabilité des menaces sécuritaires deviennent de plus en plus évidentes. La Chine qui se trouve à une étape cruciale pour la mise en place d’une société moyennement aisée est en train de vivre une transformation inédite et énorme. Dans ce contexte international et national, l’APL a la lourde tâche de sauvegarder la sûreté de l’Etat.

La voie de développement pacifique suivie par la Chine, ses tâches fondamentales, sa politique extérieure et ses traditions historiques et culturelles font qu’elle se doit de mettre en application une politique de défense à caractère défensif. Les objectifs et les tâches de la défense nationale de la Chine pendant la nouvelle période se résument dans les points suivants : Sauvegarder la souveraineté, la sûreté et les intérêts du développement du pays, maintenir l’harmonie et la stabilité sociales, Promouvoir la modernisation de la défense nationale et de l’armée et sauvegarder la paix et la stabilité du monde. L’APL a su, depuis longtemps, maintenir des échanges amicaux et des coopérations fructueuses avec d’autres armées du monde, et elle a effectué d’inlassables efforts pour contribuer à la reconstruction des FARDC et au maintien de la paix et de la stabilité en RD Congo. Actuellement, il y a 16 observateurs militaires chinois et 218 militaires chinois formant deux unités au sein de la MONUSCO, tout en ajoutant 23 instructeurs militaires chinois en partenariat avec les FARDC.

Enfin, la Chine s’engage à poursuivre inébranlablement la voie du développement pacifique, tout en s’efforçant de construire une société harmonieuse et de contribuer à l’avènement d’un monde harmonieux de paix durable et de prospérité commune. La Chine reste toujours fidèle au nouveau type de concept sécuritaire caractérisé par la confiance mutuelle, bénéfice réciproque, égalité et coopération. La Chine préconise de régler de façon pacifique des différends internationaux et encourage le dialogue et la coopération sur le plan de la sécurité des différents pays et s’opposera à l’élargissement de l’alliance militaire, à toute forme d’agression et à l’expansionnisme. Que ce soit maintenant ou dans le futur, quel que soit son niveau de développement, la Chine ne prétendra jamais à l’hégémonie et ne mènera jamais une politique d’expansion militaire. Merci !

La Pros.

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26 juillet 2012

RDC: la société civile du Nord-Kivu dénonce la présence des militaires ougandais et rwandais au sein du M23

 
Territoire de Rutshuru au Nord-Kivu en République Démocratique du CongoTerritoire de Rutshuru au Nord-Kivu en République Démocratique du Congo

La coordination provinciale de la société civile du Nord-Kivu accuse les militaires rwandais et ougandais d’avoir appuyé les rebelles du M23 sur les lignes de front Nyongera et Rutshuru-centre. Dans un bulletin d’information, paru mercredi 25 juillet à Goma, le coordonnateur de cette structure, Omar Kavota, a indiqué que six véhicules en provenance de l’Ouganda sont entrés en RDC, le week-end dernier, avec plusieurs militaires ougandais.

La société civile du Nord-Kivu a dénoncé l’entrée de six véhicules de marque Fuso, qui ont amené en RDC des militaires ougandais, en passant par Kitagoma dans le groupement de Busanza. «Trois véhicules ont déposé des éléments de l’UPDF (l’armée ougandaise) à Nyarukwarangara, alors que trois autres les ont déposés à Kabira», a précisé Omar Kavota.

Les Nations unies, l’ONG Human Rights Watch (HRW) et le gouvernement congolais ont déjà dénoncé le soutien de Kigali au M23. La société civile du Nord-Kivu a aussi affirmé avoir reçu des informations attestant que «les éléments de l’UPDF et de l’Armée patriotique rwandaise (APR) ont appuyé les rebelles du M23» sur les lignes de front Nyongera et Rutshuru-centre, plus particulièrement à Kiringa sur l’axe Kalengera.

«Nous avons des informations vérifiées en ce sens et la puissance de feu du M23 est en train de l’attester. Les informations que nous mettons à la disposition des autorités devaient être prises au sérieux. Aujourd’hui, nous faisons face à une agression rwando-ougandaise», a déclaré le coordonnateur de la société civile provinciale.

Cette structure a, par ailleurs, signalé l’infiltration de l’armée ougandaise dans le secteur de Rwenzori, dans la chefferie des Watalinga et Bashu, dans l’Est du territoire de Beni (Nord-Kivu).

La mutinerie a commencé en avril dernier dans cette province. Les mutins ont créé, début, le Mouvement du 23 mars (M23) pour réclamer la mise en application des accords de paix signés par le gouvernement de la République démocratique du Congo (RDC) et l’ex-mouvement armé du Congrès national pour la défense du peuple (CNDP) en mars 2009.

Traqués depuis lors par les FARDC, les rebelles du M23 se sont retranchés dans quelques localités à la lizière du parc national des Virunga vers la frontière de la RDC avec l’Ouganda et Rwanda.

radiookapi.net

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Nord-Kivu: les rebelles du M23 attaquent les FARDC à Rumangabo

 
Militaires FARDC avec un lance roquettes, Sud Kivu, 2006.Militaires FARDC avec un lance roquettes, Sud Kivu, 2006.

Les rebelles du M23 ont attaqué tôt ce jeudi matin les positions des Forces armées de la RDC (FARDC) par le marché de Rumangabo à 50 km au Nord de la ville de Goma, chef-lieu du Nord-Kivu. Un officier militaire sur place affirme que l’armée régulière riposte aux tirs des rebelles qui tentent de prendre la localité de Rumangabo, pourtant reprise hier par les FARDC.

L’armée congolaise compte poursuivre sa progression vers le chef-lieu du territoire de Rutshuru, affirme un notable dans la région.

Les troupes loyalistes, en provenance des localités de Kibumba et Ruragi environ 40 km de Goma, sont déjà dans la localité de Katale, à une quinzaine de kilomètres de Rutshuru-centre, affirme un officier militaire.

Des habitants sur place affirment que les rebelles contrôlent depuis hier mercredi les localités Kiwanja, Kalengera ainsi qu’à Rutshuru-centre où un calme apparent règne après d’âpres combats qui les ont opposés aux FARDC.

La majorité de population de ces localités a trouvé refuge autour de la base des casques bleus de la Monusco.

Les FARDC étaient parvenues à repousser les rebelles au cours des combats qui ont eu lieu mercredi dans la matinée à Rutshuru-centre. Mais, des témoins sur place ont attesté que le M23, qui a renforcé ses troupes, avait repris le contrôle de cette cité l’après-midi.

Ces rebelles tenaient aussi leurs positions à Kalengera, 60 km de Goma, d’où les FARDC tentaient de les déloger, selon toujours des témoins.

radiookapi.net

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