27 juillet 2012

XIVe sommet de la Francophonie : Yamina Benguigui se veut rassurante



La ministre française chargée de la Francophonie a déclaré être venue à Kinshasa notamment pour se rendre compte des infrastructures devant abriter les assises au mois d'octobre. En visite officielle depuis le 25 juillet, la ministre française aux Affaires étrangères chargée de la Francophonie poursuit ses concertations avec les différents animateurs des institutions de la République afin de baliser la voie à la tenue, au mois d'octobre à Kinshasa, du sommet de la Francophonie. Rien d'officiel, jusqu'à ce jour, ne filtre de ses différents contacts avec les autorités congolaises. Mais à en croire ses premières déclarations dès son arrivée à l'aéroport international de Ndjili, tout porte à croire que les assises de Kinshasa auront bel et bien lieu. Yamina Benguigui qu'avait accueillie au bas de la passerelle Gilmas Magbengu Swana Emin et Isidore Ndaywel, respectivement vice-ministre de la Coopération internationale et commissaire général du Comité d'organisation du 14e sommet de la Francophonie, s'est voulue rassurante.

Se confiant à la presse, elle a déclaré être venue pour travailler avec les responsables de la RDC et se rendre compte de la qualité des infrastructures devant abriter les assises du mois d'octobre. « Le sommet de la Francophonie sans l'Afrique, n'a pas de sens », a-t-elle fait observer avant d'ajouter qu'il « faut cibler certains grands pays en Afrique, à l'instar de la RDC, pour qu'on parle à l'intérieur de l'Afrique ».Quant à la présence du chef de l'État français aux assises de Kinshasa, elle a tenu à apaiser les esprits en démentant les rumeurs d'une probable absence de François Hollande à la rencontre d'octobre. Et Yamina Benguigui d'ajouter : « Je viens avec beaucoup d'énergie et de bienveillance parce qu'entre la RDC et la France, nous avons des choses qui nous rassemblent ».

Dans les cercles politiques à Kinshasa, on tend de plus en plus à relativiser l'arrivée du président français qui rappellerait, selon certains, la fameuse « France-Afrique » de triste mémoire. S'exprimant à ce sujet, le porte-parole du gouvernement a laissé entendre que l'organisation du sommet dépend de l'Organisation internationale de la Francophonie  et non de la France.

Alain Diasso

Posté par lumbamba à 10:27 - - Commentaires [0] - Permalien [#]


Paix et Stabilité en RDC: La Chine réaffirme son soutien aux Fardc et à la Monusco !



*Seize observateurs militaires, 218 militaires chinois formant deux unités au sein de la MONUSCO, 23 instructeurs militaires chinois en partenariat avec les FARDC…Tels sont les signes d’inlassables efforts fournis par la Chine, pour contribuer à la reconstruction des FARDC et au maintien de la paix et de la stabilité en RD Congo. C’est ce qu’a déclaré, ce jeudi 26 juillet 2012, le Colonel Supérieur JI Mingzhou, attaché de Défense près l’Ambassade de Chine à Kinshasa. C’était en marge de la Fête de l’Armée Chinoise, l’APL, qui célèbre cette année ses 85 ans d’existence. La Chine, a souligné le Colonel Supérieur JI Mingzhou, préconise de régler de façon pacifique des différends internationaux et encourage le dialogue et la coopération sur le plan de la sécurité des différents pays et s’opposera à l’élargissement de l’alliance militaire, à toute forme d’agression et à l’expansionnisme.

Ce, avant de renseigner que la voie de développement pacifique suivie par la Chine, ses tâches fondamentales, sa politique extérieure et ses traditions historiques et culturelles font qu’elle se doit de mettre en application une politique de défense à caractère défensif. En tout cas, la RDC se doit également de suivre cet exemple, pour préserver ses frontières et ses richesses contre les vautours de toutes sortes. Voici, in extenso, l’allocution prononcée hier par l’Attaché de Défense près l’Ambassade de Chine à Kinshasa, à l’occasion de la Fête de l’Armée Populaire de Libération de Chine, l’APL. Allocution de la Fête de l’Armée Chinoise par Colonel Supérieur JI Mingzhou Attaché de Défense près de l’Ambassade de Chine à Kinshasa, le 26 juillet 2012 Respectés invités en vos qualités respectives, Bienvenue à l’Ambassade de Chine en RD Congo à l’occasion de la Fête du 85ème anniversaire de l’Armée Populaire de Libération de Chine (APL). Permettez-moi de souhaiter bonne fête à tous les militaires chinois en RD Congo.

Je tiens également à exprimer mes remerciements à tous les dignitaires des autorités congolaises, à tous les représentants des missions diplomatiques ainsi que tous les autres invités distingués ici présents. Le Soulèvement de Nanchang du 1er août 1927 a marqué la fondation de l’APL. Durant son histoire de 85 ans, l’APL dirigée par le parti Communiste Chinois s’est combattue bravement pour réussir la cause de l’indépendance de la Chine et de l’émancipation du peuple chinois. Au cours des 85 années, l’APL, tenant fermement au principe «Tout pour le peuple et entièrement au service du peuple», n’a cessé de s’agrandir et de se renforcer. Aujourd’hui, l’APL est passée d’une armée unique à une force moderne et puissante, dotée de diverses armées et armes, et orientée vers l’informatisation. A l’heure actuelle, la situation internationale connaît de nouveaux changements profonds et complexes et rien ne saurait endiguer les courants de l’époque favorable à la paix, au développement et à la coopération, cependant les défis qui se posent au niveau planétaire se font davantage, la globalité, la complexité et la variabilité des menaces sécuritaires deviennent de plus en plus évidentes. La Chine qui se trouve à une étape cruciale pour la mise en place d’une société moyennement aisée est en train de vivre une transformation inédite et énorme. Dans ce contexte international et national, l’APL a la lourde tâche de sauvegarder la sûreté de l’Etat.

La voie de développement pacifique suivie par la Chine, ses tâches fondamentales, sa politique extérieure et ses traditions historiques et culturelles font qu’elle se doit de mettre en application une politique de défense à caractère défensif. Les objectifs et les tâches de la défense nationale de la Chine pendant la nouvelle période se résument dans les points suivants : Sauvegarder la souveraineté, la sûreté et les intérêts du développement du pays, maintenir l’harmonie et la stabilité sociales, Promouvoir la modernisation de la défense nationale et de l’armée et sauvegarder la paix et la stabilité du monde. L’APL a su, depuis longtemps, maintenir des échanges amicaux et des coopérations fructueuses avec d’autres armées du monde, et elle a effectué d’inlassables efforts pour contribuer à la reconstruction des FARDC et au maintien de la paix et de la stabilité en RD Congo. Actuellement, il y a 16 observateurs militaires chinois et 218 militaires chinois formant deux unités au sein de la MONUSCO, tout en ajoutant 23 instructeurs militaires chinois en partenariat avec les FARDC.

Enfin, la Chine s’engage à poursuivre inébranlablement la voie du développement pacifique, tout en s’efforçant de construire une société harmonieuse et de contribuer à l’avènement d’un monde harmonieux de paix durable et de prospérité commune. La Chine reste toujours fidèle au nouveau type de concept sécuritaire caractérisé par la confiance mutuelle, bénéfice réciproque, égalité et coopération. La Chine préconise de régler de façon pacifique des différends internationaux et encourage le dialogue et la coopération sur le plan de la sécurité des différents pays et s’opposera à l’élargissement de l’alliance militaire, à toute forme d’agression et à l’expansionnisme. Que ce soit maintenant ou dans le futur, quel que soit son niveau de développement, la Chine ne prétendra jamais à l’hégémonie et ne mènera jamais une politique d’expansion militaire. Merci !

La Pros.

Posté par lumbamba à 10:13 - - Commentaires [0] - Permalien [#]

26 juillet 2012

RDC: la société civile du Nord-Kivu dénonce la présence des militaires ougandais et rwandais au sein du M23

 
Territoire de Rutshuru au Nord-Kivu en République Démocratique du CongoTerritoire de Rutshuru au Nord-Kivu en République Démocratique du Congo

La coordination provinciale de la société civile du Nord-Kivu accuse les militaires rwandais et ougandais d’avoir appuyé les rebelles du M23 sur les lignes de front Nyongera et Rutshuru-centre. Dans un bulletin d’information, paru mercredi 25 juillet à Goma, le coordonnateur de cette structure, Omar Kavota, a indiqué que six véhicules en provenance de l’Ouganda sont entrés en RDC, le week-end dernier, avec plusieurs militaires ougandais.

La société civile du Nord-Kivu a dénoncé l’entrée de six véhicules de marque Fuso, qui ont amené en RDC des militaires ougandais, en passant par Kitagoma dans le groupement de Busanza. «Trois véhicules ont déposé des éléments de l’UPDF (l’armée ougandaise) à Nyarukwarangara, alors que trois autres les ont déposés à Kabira», a précisé Omar Kavota.

Les Nations unies, l’ONG Human Rights Watch (HRW) et le gouvernement congolais ont déjà dénoncé le soutien de Kigali au M23. La société civile du Nord-Kivu a aussi affirmé avoir reçu des informations attestant que «les éléments de l’UPDF et de l’Armée patriotique rwandaise (APR) ont appuyé les rebelles du M23» sur les lignes de front Nyongera et Rutshuru-centre, plus particulièrement à Kiringa sur l’axe Kalengera.

«Nous avons des informations vérifiées en ce sens et la puissance de feu du M23 est en train de l’attester. Les informations que nous mettons à la disposition des autorités devaient être prises au sérieux. Aujourd’hui, nous faisons face à une agression rwando-ougandaise», a déclaré le coordonnateur de la société civile provinciale.

Cette structure a, par ailleurs, signalé l’infiltration de l’armée ougandaise dans le secteur de Rwenzori, dans la chefferie des Watalinga et Bashu, dans l’Est du territoire de Beni (Nord-Kivu).

La mutinerie a commencé en avril dernier dans cette province. Les mutins ont créé, début, le Mouvement du 23 mars (M23) pour réclamer la mise en application des accords de paix signés par le gouvernement de la République démocratique du Congo (RDC) et l’ex-mouvement armé du Congrès national pour la défense du peuple (CNDP) en mars 2009.

Traqués depuis lors par les FARDC, les rebelles du M23 se sont retranchés dans quelques localités à la lizière du parc national des Virunga vers la frontière de la RDC avec l’Ouganda et Rwanda.

radiookapi.net

Posté par lumbamba à 22:44 - - Commentaires [0] - Permalien [#]

Nord-Kivu: les rebelles du M23 attaquent les FARDC à Rumangabo

 
Militaires FARDC avec un lance roquettes, Sud Kivu, 2006.Militaires FARDC avec un lance roquettes, Sud Kivu, 2006.

Les rebelles du M23 ont attaqué tôt ce jeudi matin les positions des Forces armées de la RDC (FARDC) par le marché de Rumangabo à 50 km au Nord de la ville de Goma, chef-lieu du Nord-Kivu. Un officier militaire sur place affirme que l’armée régulière riposte aux tirs des rebelles qui tentent de prendre la localité de Rumangabo, pourtant reprise hier par les FARDC.

L’armée congolaise compte poursuivre sa progression vers le chef-lieu du territoire de Rutshuru, affirme un notable dans la région.

Les troupes loyalistes, en provenance des localités de Kibumba et Ruragi environ 40 km de Goma, sont déjà dans la localité de Katale, à une quinzaine de kilomètres de Rutshuru-centre, affirme un officier militaire.

Des habitants sur place affirment que les rebelles contrôlent depuis hier mercredi les localités Kiwanja, Kalengera ainsi qu’à Rutshuru-centre où un calme apparent règne après d’âpres combats qui les ont opposés aux FARDC.

La majorité de population de ces localités a trouvé refuge autour de la base des casques bleus de la Monusco.

Les FARDC étaient parvenues à repousser les rebelles au cours des combats qui ont eu lieu mercredi dans la matinée à Rutshuru-centre. Mais, des témoins sur place ont attesté que le M23, qui a renforcé ses troupes, avait repris le contrôle de cette cité l’après-midi.

Ces rebelles tenaient aussi leurs positions à Kalengera, 60 km de Goma, d’où les FARDC tentaient de les déloger, selon toujours des témoins.

radiookapi.net

Posté par lumbamba à 16:31 - - Commentaires [0] - Permalien [#]

Kasaï Occidental . Fulgence: « les dispositions seront accélérées pour mettre au travail une nouvelle équipe gouvernementale



Aucun effort ne sera ménagé pour la succession du gouvernement Kabasubabu tombé sous le coup d'une motion de censure initiée par une trentaine de députés provinciaux, le 6 juin dernier. Le départ avec fracas de deux gouverneurs en une législature fait craindre un  durcissement de la vie politique locale. Fulgence Kawino a participé activement à cette déchéance. Élu de Tshikapa, président fédéral du PPRD et rapporteur adjoint de l'Assemblée provinciale, il a accepté de répondre aux questions de « Les Dépêches de Brazzaville ».

Les Dépêches de Brazzaville (L.D.B.) : Que devient le Kasaï Occidental après la déchéance d'Hubert Kabasubabu ?

Fulgence Kawino Ndongo Deller (F.K.N.)  : Les institutions provinciales en général continuent de fonctionner normalement. Après la déchéance du gouvernement provincial, la loi électorale et la constitution du pays disposent que le gouverneur de province réputé démissionnaire devra démissionner et la gestion des affaires courantes devrait être assurée par le vice-gouverneur. Comme le vice avait démissionné auparavant pour raison d'incompatibilité car élu député national, c'est donc le ministre provincial préséant qui fait l'intérim du gouverneur.

L.D.B. : Le gouverneur intérimaire est déjà accusé de faire le grand nettoyage. L'Assemblée provinciale est-elle saisie de cette question ?

F.K.N. : L'Assemblée à travers son bureau a demandé au gouverneur a.i. de se limiter à assurer la gestion des affaires courantes et de ne pas prendre des grandes décisions et toutes les décisions qu'il avait prises ont été annulées par lui-même sur demande de l'Assemblée provinciale. Nous croyons que les dispositions pour la succession du gouvernement Kabasubabu seront accélérées pour vite mettre au travail une nouvelle équipe.

L.D.B. : Le gouverneur déchu avait dénoncé des vices de procédures lors de sa déchéance. Qu'en est-il exactement ?

F.K.N. : Les procédures des moyens de contrôle utilisées par les députés sur le gouvernement ou sur un de ses membres diffèrent d'un moyen à l'autre. En rapport à la motion de censure contre le gouvernement Kabasubabu, l'Assemblée provinciale a scrupuleusement respecté sa procédure. Et même pour le droit de défense, l'Assemblée a invité le gouverneur déchu qui a refusé de répondre préférant dépêcher son épouse pour contacter quelques députés et les pousser à se rétracter, mais c'était sans examiner la détermination des députés qui tenaient à stopper la descente aux enfers de la province.

L.D.B. : Hubert Kabasubabu vous a reproché d'avoir fermé les yeux sur la gestion calamiteuse de la province avant lui. Finalement, la déchéance ne visait-elle pas seulement la seule personne de Kabasubabu qui n'avait plus, semble-t-il, l'appui de Kinshasa ?

F.K.N. : Non Kabasubabu a été le gouverneur que les députés tenaient à aider pour qu'il donne l'espoir aux Ouest-Kasaïens, mais l'homme s'est égaré dans la forêt en ne recherchant vite que ses propres intérêts au lieu de travailler pour la population du Kasaï Occidental. Il ne maîtrisait ni le programme ni les recommandations et encore moins les budgets que les députés ont votés pour permettre au gouvernement provincial de donner espoir à la population. Kinshasa n'a rien à faire dans tous les méfaits que les députés reprochent à son gouvernement.

L.D.B. : Qu'est-ce qui a changé concrètement des mois après le départ d'Hubert Kabasubabu ?

F.K.N. : Ce n'est pas le temps qui compte le plus mais plutôt les hommes et les femmes déterminés à donner l'espoir à la population, même pour les quelques mois qui nous restent encore.

L.D.B. : Quel est le bilan de l'Assemblée provinciale au cours de la législature sortante ?

F.K.N. : L'Assemblée provinciale est restée dans ses traditionnelles missions de légiférer et de contrôler le gouvernement provincial et les services provinciaux et locaux. Les édits votés sont les propositions des députés, en dehors des lois financières qui venaient de l'éxécutif provincial et qui étaient à chaque fois profondément modifiées par les députés pour les rapprocher du programme du gouvernement.

L.D.B. : Comment se préparent les prochaines élections provinciales et locales ?

F.K.N. : Elles sont une préoccupation des Ouest-Kasaiens pour donner à la province des institutions fortes composées des personnalités capables de tout donner pour le développement de notre province.

L.D.B. : Un mot sur les projets de la province, notamment le barrage de Katende ?

F.K.N. : Le projet du barrage de Katende est exécuté par une firme Indienne, toutes les dispositions ont été prises par le gouvernement central et les travaux ont commencé. Les matériels pour le barrage sont en route. Il s'agit des grands matériels lourds qui sont commandés loin de Kananga et du pays. De ce fait, ils ne peuvent pas être transportés par avion mais seulement par bateaux et trains.

L.D.B. : Y a-t-il d'autres projets capables de redynamiser l'économie locale ?

F.K.N. : Oui, il y a plusieurs projets et les plus prioritaires sont ceux susceptibles de désenclaver notre province. Par exemple l'ouverture de la frontière de Kamako et celle de Kandjaji dans le Territoire de Tshikapa-Kamonia. Nous tenons beaucoup à ce projet mais à d'autres aussi.

Propos recueillis par Laurent Essolomwa

Photo 1 : Fulgence Kahino

Posté par lumbamba à 13:49 - - Commentaires [0] - Permalien [#]


Rébellion du M23 : l’appui de la Monusco aux FARDC est d’abord dissuasif

 
Bunagana, Nord Kivu, le 23 mai 2012, les casques bleus indiens de la Monusco avec leur blindé dans la cité de Bunagana avant sa chute entre les mains des mutins du M23. © MONUSCO/Sylvain LiechtiBunagana, Nord Kivu, le 23 mai 2012, les casques bleus indiens de la Monusco avec leur blindé dans la cité de Bunagana avant sa chute entre les mains des mutins du M23. © MONUSCO/Sylvain Liechti

La Mission des Nations unies pour la stabilisation de la République démocratique du Congo (Monusco) appuie les Forces armées de la RDC depuis le déclenchement de la rébellion du Mouvement du 23 mars (M23) au Nord-Kivu. Le porte-parole militaire intérimaire de la mission onusienne, le commandant Thibaut De Lacoste a expliqué mercredi 25 juillet que ce soutien consiste dans un premier temps à la démonstration avant de recourir à la force si les rebelles franchissent la ligne rouge.

« Cette démonstration de force consiste en un survol bas de l’aéronef au-dessus des positions qui ont été identifiées et permet de passer le message selon lequel les individus au sol ont été repérés et qu’on peut les surveiller et suivre leurs évolution», a déclaré le commandant Thibaut De Lacoste au cours de la conférence hebdomadaire des Nations unies au quartier général de la Monusco.

Il a indiqué que le deuxième pallier consiste à « tirer des fusées éclairantes qui sont un peu visibles ».

« Elles ont pour but de dire : attention, nous ne vous avons pas seulement vu mais nous sommes aussi capables d’ouvrir le feu sur vos positions », a-t-il précisé.

Selon lui, les forces de la Monusco pourraient recourir aux munitions réelles dans le troisième pallier.

« Les munitions réelles sont délibérément tirées à côté des positions visées. Le message est clair : nous vous avons vu, nous sommes non seulement capables de tirer mais aussi de vous avertir sur les effets éventuels de nos tirs si vous franchissez la ligne rouge », a expliqué le porte-parole militaire intérimaire de la Monusco.

La Monusco combat, depuis le déclenchement de l’insurrection des rebelles du M23 en fin avril, aux côtés des FARDC. Les deux forces ont bombardé jeudi 12 juillet des bases des rebelles du M23 dans la zone de Nkokwe et Bukima, entre 5 et 10 km à l’Est de la route qui va de Rutshuru à Goma.

Le patron de la mission onusienne, Roger Meece, avait réitéré, mardi 10 juillet, l’engagement des casques bleus dans la protection des civils dans les grandes agglomérations de la province du Nord-Kivu.

Des zones spécifiques ont été créées dans le territoire de Rutshuru au Nord-Kivu pour protéger les populations civiles contre les attaques des groupes armés. Le porte-parole militaire de la Monusco, le lieutenant-colonel Félix Basse avait annoncé, mercredi 11 juillet à Kinshasa, que des bases opérationnelles ont été déployées aux alentours des agglomérations importantes du territoire pour la sécurité des populations civiles.

radiookapi.net

Posté par lumbamba à 13:38 - - Commentaires [0] - Permalien [#]

Paul Kagame menacé des poursuites devant la Cour Pénale Internationale (CPI)

Les Nations Unies menacent Paul Kagame des poursuites devant la Cour Pénale Internationale pour avoir armé des groupes armés qui sèment la mort et la désolation à l'Est de la République Démocratique du Congo.

Paul-Kagame-008D'après le journal anglais "theguardian" du 25 juillet, la direction du bureau américain en charges des crimes des guerres a menacé les dirigeants rwandais et Paul Kagame des poursuites devant la Cour Pénale Internationale pour le soutien aux groupes armés qui opèrent depuis des années à l'Est de la RDC. C'est monsieur Stephen Rapp, qui dirige le bureau américain de justice pour les crimes en général, qui l'a déclaré au cours d'un entretien qu'il a eu avec ce journal anglais.

Les menaces de monsieur Rapp sont à prendre au sérieux parce qu'il était procureur au Rwanda pour juger les cas de génocide de 1994. C'est lui, Stephen Rapp, qui avait initié les poursuites contre l'ancien président de Libéria, Charles Tylor pour les mêmes faits commis en Sierra Leone. Charles Tylor a été condamné dernièrement par la CPI à cinquante ans de prison.

L'avertissement de monsieur Rapp intervient suite au rapport récent des experts des Nations Unies accusant le Rwanda de soutien au mouvement du 23 mars (M23) qui sème la mort et la désolation à l'Est du Congo et mettant en fuite des milliers des familles loin de leurs maisons. Le M23 est dirigé par Bosco Ntaganda, poursuivi par la CPI pour crimes de guerre et crimes contre l'humanité commis entre 2002 et 2003 à l'Est de la RDC. Les Nations Unies accusent aussi Paul Kagame de protéger Bosco Ntaganda des poursuites devant la CPI.

Samedi dernier, Washington a annoncé qu'il stoppait l'aide militaire qu'il accordait au Rwanda après avoir pris connaissance du rapport des experts pointant le Rwanda comme responsable de l'insécurité à l'Est de la RDC par son soutien aux groupes armés. Le gèle de cette aide marque un tournant décisif dans les rapports entre les Etats-Unis et le Rwanda. En effet, l'aide était en quelque sorte comme une compensation au sentiment de culpabilité des Américains pour leur passivité lors du génocide de 1994. Maintenant, Paul Kagame, assuré du soutien anglais et américain, utilise le génocide comme fond de commerce dans son plan de la balkanisation de la République Démocratique du Congo!

Lumbamba Kanyiki

Posté par lumbamba à 00:23 - - Commentaires [1] - Permalien [#]

25 juillet 2012

Nord-Kivu: les FARDC reconquièrent le camp militaire et la cité de Rumangabo

 
Quelques armes lourdes de Fardc lors du défilé du 30 juin 2010 à Kinshasa. Radio Okapi/ Ph. John BompengoQuelques armes lourdes de Fardc lors du défilé du 30 juin 2010 à Kinshasa. Radio Okapi/ Ph. John Bompengo

Les Forces armées de la RDC (FARDC) ont repris le contrôle de la localité de Rumangabo, 50 km de Goma en territoire de Rutshuru au Nord-Kivu, après un jour d’occupation par la rébellion du Mouvement du 23 mars (M23). En revanche, plusieurs sources sur place ont attesté que les rebelles du M23 ont reconquis la cité de Kiwanja, 75 km de Goma, depuis ce mercredi 25 juillet après midi. 

Ce sont les unités des FARDC en provenance de Rugari, à plus de 40 km de Goma, qui ont récupéré  la localité de Rumangabo, tenue depuis mardi soir par les combattants du M23. Même «le camp militaire de Rumangabo est actuellement sous le contrôle des troupes gouvernementales », ont précisé des sources locales.

Par ailleurs, la cité de Kiwanja est contrôlée depuis cette fin d’après midi par les rebelles du M23, selon les mêmes sources.

Les FARDC étaient parvenues à repousser les rebelles au cours des combats de cet avant midi à Rutshuru-centre. Mais, des témoins sur place ont attesté que le M23, qui a renforcé ses troupes, a repris le contrôle de cette cité dans les après-midi.

Ces rebelles tenaient aussi leurs positions à Kalengera, 60 km de Goma, d’où les FARDC tentaient de les déloger, selon toujours des témoins.

La Monusco, engagée aux cotés des FARDC, continuait, elle, de pilonner les positions du M23 là où se déroulent les combats.

De violents combats ont opposé les deux parties, depuis ce mercredi matin, dans la cité de Kiwanja, à Rutshuru-Centre et à Kalengera. Sans avancer de bilan, des sources sur place ont affirmé que la Monusco a mis à contribution ses hélicoptères de combat pour appuyer l’armée régulière.

Les FARDC ont réussi mardi à déloger à Rugari, environ 40 km de Goma. Des affrontements à l’arme lourde avaient repris le même mardi matin entre les FARDC et M23 dans les villages de Kakomero et Mwaro, à plus ou moins 2 km de Kibumba. Les rebelles avaient contourné les positions de l’armée régulière, en passant par les localités de Ngugo, Bisoko et Rwaza dans le groupement de Rugari, à plus de 50 km de Goma, chef-lieu de la province.

Ces combats ont provoqué des milliers de déplacés internes dans cette contrée. Certains habitants de Kiwanja et Rutshuru ont trouvé refuge à la base de la Monusco à Kiwanja. D’autres populations de Kibumba, proche de Rugari, ont afflué vers Kanyaruchinya, à 7 km de la ville de Goma.

radiookapi.net

Posté par lumbamba à 22:53 - - Commentaires [0] - Permalien [#]

Renforcement de la Monusco, des députés Belges s’activent

Par direct.cd

Les députés libéraux européens Louis Michel et Guy Verhofstadt ont plaidé en faveur d’un renforcement des pouvoirs de la Monusco en République Démocratique du Congo (RDC) afin d’empêcher la déstabilisation dans l’est du pays. Depuis le mois d’avril, le nombre de personnes déplacées est évalué à 231.000, ont-ils rappelé.

Les deux anciens ministres demandent « la constitution immédiate d’une force internationale sous l’égide des Nations Unies avec un mandat renforcé fondé sur le chapitre VII », ont-ils indiqué mercredi dans un communiqué.

Cette force internationale serait constituée sur la base de la Monusco (Mission de l’Organisation des Nations Unies pour la stabilisation en RDC) déjà présente dans la région et à laquelle serait donné un mandat plus étendu.

Selon M. Michel, également co-président de l’Assemblée parlementaire paritaire Afrique-Caraïbes-Pacifique-Union européenne, le mandat actuel de la mission est insuffisant.

« Il faut mettre au pas les groupes armés qui opèrent dans la région. Il faut donc un mandat qui ne soit pas seulement de maintien de la paix mais qui permette à la Monusco de désarmer les groupes rebelles ou de leur répliquer, en appui des forces armées congolaises », a-t-il expliqué.

Depuis mai, des affrontements opposent régulièrement les mutins qui ont formé le mouvement du M-23 et l’armée régulière. Mardi, des hélicoptères des Nations unies sont intervenus à la suite d’une offensive « contre des populations civiles » menée au nord de Goma.

Cette intervention s’est déroulée au cours de l’après-midi alors que des hélicoptères des forces armées de la RDC intervenaient eux-mêmes contre les rebelles, a indiqué la Monusco

 

Posté par lumbamba à 19:00 - - Commentaires [0] - Permalien [#]

Le principal parti d'opposition en RDC contre le sommet de la francophonie sur place
KINSHASA, 25 juil 2012 (AFP) - 25.07.2012 11:59

L'Union pour la démocratie, et le progrès social (UDPS), le principal parti d'opposition en République démocratique du Congo, est venu déposer mercredi matin une pétition à l'ambassade de France demandant la délocalisation du sommet de la francophonie prévu mi octobre à Kinshasa.
L'Union pour la démocratie, et le progrès social (UDPS), le principal parti d'opposition en République démocratique du Congo, est venu déposer mercredi matin une pétition à l'ambassade de France demandant la délocalisation du sommet de la francophonie prévu mi octobre à Kinshasa.
Une délégation du parti conduite par son secrétaire exécutif, M. Bruno Mavungu Kouati, a été reçue par l'ambassadeur à qui elle a remis une pétition contenant, selon l'UDPS, 30.000 signatures et demandant que le sommet de la francophonie n'ait pas lieu dans la capitale de la RDC.
Devant l'ambassade, plusieurs dizaines de personnes manifestaient en chantant portant des banderoles interpellant : "Hollande, président normal, vas- tu apporter ta caution à un usurpateur" ou : "Hollande, respecte tes engagements électoraux". Un manifestant agitait un carton sur lequel était écrit "Francophonon".
L'UDPS a toujours rejeté les résultats de la présidentielle et des législatives gagnées en 2011 par le camp Kabila. Son président, Etienne Tshisekedi, s'est autoproclamé "président élu".
Cette manifestation, qui n'a donné lieu à aucun incident, se déroule peu avant l'arrivée en RDC de Yamina Benguigui, ministre francaise déléguée à la Francophonie, qui vient à Kinshasa examiner les conditions de l'éventuelle venue au sommet du président français François Hollande.
La ministre déléguée à la francophonie, qui doit arriver en milieu de journée et repartir samedi, va rencontrer le Premier ministre et le ministre des affaires étrangères ainsi que plusieurs responsables politiques, dont les membres de Commission électorale nationale indépendante (CENI) très critiquée pour sa gestion du dernier scrutin.

Posté par lumbamba à 17:02 - - Commentaires [1] - Permalien [#]