28 juillet 2012

Nord-Kivu: le colonel Badege des FARDC fait défection à Nabiondo

 
Armes à main, les militaires de Fardc concentrés lors du défilé du 30 juin 2010. Radio Okapi/ Ph. John BompengoArmes à main, les militaires de Fardc concentrés lors du défilé du 30 juin 2010. Radio Okapi/ Ph. John Bompengo

L’administrateur de territoire de Masisi a annoncé, ce samedi 28 juillet la défection du commandant du 2è bataillon du 410è régiment FARDC base à Nabiondo, à une trentaine de kilomètres au nord-ouest de Goma dans le Nord-Kivu. Selon lui, le colonel Eric Badege et plus d’une centaine de militaires se sont dirigés, vendredi, vers Rubaya, à 80 kilomètres au nord de Nabiondo. Cette information a été confirmée par plusieurs sources concordantes. 

L’administrateur de Masisi, Marie-Claire Bangwene, a confirmé que le commandant du 2è bataillon du 410è régiment des FARDC n’était plus à son poste à Nabiondo, depuis vendredi. Avant d’arriver à Rubaya, selon la même source, le colonel Eric Badege a rencontré le commandant du 810è régiment à Birambwe pour justifier son départ de Nabiondo.

Il lui a dit avoir quitté l’armée, lui et ses hommes, pour avoir enregistré trois d’arriérés de soldes. Une centaine de militaires, a témoigné l’administrateur, se sont désolidarisés du colonel Badege sur place à Birambwe.

Ce denier les a désarmés, avant de poursuivre son chemin vers Rubaya. Les militaires désarmés se trouvent à Sake, selon des sources locales.

Le colonel déserteur a avec lui un nombre non déterminé d’armes, de munitions et d’autres militaires. Le commandant du 810è régiment des FARDC à Nabiondo ainsi que le président de la société civile de Sake ont confirmé toutes ces informations.

D’autres officiers ont quitté l’armée dans cette province. Il s’agit notamment du commandant du 805erégiment du camp de Nyongera, dans le territoire de Rutshuru , le colonel Innocent Kayina, qui avait fait défection dans la nuit de samedi 7 avril.

Selon des sources militaires, cet officier avait emmené avec lui soixante-dix hommes et détruit deux jeeps neuves appartenant aux militaires des FARDC et un dépôt de munitions avant de détaler.

Des militaires déserteurs se réclamant du haut commandement militaire de l’Armée nationale congolaise (ANC) avaient annoncé, dimanche 6 mai, la création d’un nouveau courant politico-militaire, dénommé: Mouvement du 23 mars (M23). D’après un communiqué de presse signé par le lieutenant Colonel Kazarama Vianney, qui en est le porte-parole, le but de ce mouvement est de redynamiser l’accord de paix signé en 2009 entre le gouvernement congolais et le Congrès national pour la défense du peuple (CNDP).

radiookapi.net

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Rébellion du M23: l’Allemagne et les Pays-Bas suspendent leur aide au Rwanda

 
Au milieu, le président rwandais Paul Kagame lors d'une visite à Goma en RDC.Au milieu, le président rwandais Paul Kagame lors d'une visite à Goma en RDC.

L’Allemagne et les Pays-Bas ont suspendu leur aide au Rwanda, suite au rapport des Nations unies mettant en cause Kigali pour son soutien aux rebelles du Mouvement du 23 mars (M23) qui sévissent dans l’Est de République démocratique du Congo (RDC). Cette décision des deux pays européens est tombée à moins d’une semaine après la suspension de l’aide militaire américaine au pays des mille collines pour la même cause.

Le ministère allemand au Développement, cité par l’agence Reuters, a indiqué, ce samedi 28 juillet, que Berlin suspendait 21.000.000 euros (26 millions de dollars) de ses contributions au budget du Rwanda, planifiées à partir de cette année jusqu’en 2015.

Les Pays-Bas sont le premier pays  européen à avoir annoncé, jeudi 26 juillet, la suspension de leur aide au développement accordée au Rwanda pour son rôle dans la rébellion qui sévit dans l’Est de la RDC, depuis mai dernier. Cette aide est évaluée à 5 millions d’euros soit 6,160 millions USD).

Cette suspension, qui ne concerne pas les programmes d’aide liés aux ONG, est temporaire, le temps pour les Pays-Bas de déterminer une position plus définitive sur sa coopération au développement avec Kigali, selon une dépêche de l’AFP citant une porte-parole du ministère des Affaires étrangères des Pays-Bas.

Cette position devrait être déterminée par une «évaluation de la réaction formelle du Rwanda aux conclusions du groupe d’experts de l’Onu ainsi que par les développements sur le terrain, dont un arrêt immédiat de l’aide aux rebelles de la RDC depuis le Rwanda», selon la même source.

Les USA avaient déjà donné le ton, dimanche, en annonçant la suspension de l’aide militaire à Kigali, évaluée à 200 000 USD. Ces fonds étaient destinés à financer une académie militaire rwandaise pour des officiers non gradés, avait précisé la porte-parole du Département d’Etat. Ils seraient désormais être réaffectés sur un autre pays, avait-elle poursuivi,  sans le nommé.

Ces suspensions d’aide portent un coup dur au pays des mille collines, dont le budget national est constitué à plus de 45% par l’aide provenant des donateurs étrangers.

Mais, Kigali continue à démentir formellement son implication dans la rébellion du M23. La ministre rwandaise des Affaires étrangères, Louise Mushikiwabo, a déclaré à travers un communiqué diffusé sur RFI ce même samedi matin, que Kigali a démontré aux experts des Nations unies que leurs allégations étaient sans fondement.

radiookapi.net

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Des soldats ougandais aux cotés du M23

Direct.cd

Des renforts à la mutinerie, en hommes et en munitions, seraient venus de l’Ouganda, le 26 juillet. Des sources concordantes ne cessent de faire état de la présence des soldats ougandais aux cotés des rebelles du M23.  Des hommes lourdement armés seraient venus, jeudi, de l’Ouganda en renfort à la mutinerie dirigée par le colonel Makenga et auraient pris la destination de Rumangabo et Rugari où des combats ont été signalés le soir.

Ces révélations pourraient confirmer la thèse d’un complot contre la RDC ourdi dans les grandes capitales et exécuté via les pays du corridor oriental africain. Après l’implication avérée du Rwanda dans la déstabilisation de la RDC, l’entrée en lisse de l’Ouganda signifierait que la cible est désormais la ville de Goma, chef lieu de la province du nord-Kivu.

Les forces armées de la RDC, appuyées par la Monusco, ont repoussé, mercredi, les rebelles et les ont délogés des positions occupées, notamment à Rugari et Kibumba. La contre-offensive de l’armée congolaise ne semble pas avoir calmé les ardeurs des mutins qui, malgré des nombreux appels à la cessation des hostilités, tiennent à élargir leur emprise sur le territoire du nord-Kivu.

Jules Tambwe Itagali

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Les Pays-Bas suspendent une partie de leur aide au Rwanda

Des soldats des FARDC en pleine traque d'une position des rebelles du M23 au Nord-Kivu, le 24 mai 2012.
Des soldats des FARDC en pleine traque d'une position des rebelles du M23 au Nord-Kivu, le 24 mai 2012.
AFP /PHIL MOORE
Par RFI

Après les Etats-Unis, les Pays-Bas prennent des mesures de rétorsion à l'encontre de Kigali. Cette décision fait suite au rapport d'experts de l'ONU publié le mois dernier, qui affirme que la rébellion du M23 dans l'est du Congo a reçu une aide directe de hauts responsables rwandais. Les autorités néerlandaises annoncent donc suspendre une partie de leur aide au développement au Rwanda, évaluée à 5 millions d'euros.

Ces 5 millions d'euros devaient permettre d'améliorer le fonctionnement de la justice rwandaise. L'aide est donc suspendue.

Les Pays Bas expliquent qu'ils attendent d'avoir la certitude que le soutien rwandais aux rebelles congolais s'arrête. Comme les Etats-Unis, qui ont suspendu une aide militaire au Rwanda de quelques 160 000 euros cette semaine.

La ministre rwandaise des Affaires étrangères juge ces décisions hâtives et basées sur des éléments inconsistants. Kigali a toujours nié tout soutien aux mutins congolais. « Nous venons de terminer des discussions avec le groupe d'experts de l’ONU, dit Louise Mushikiwabo, et nous avons réfuté toutes leurs allégations avec des preuves documentées ».

Le Rwanda qui, par ailleurs, se félicite dans les pages du quotidien gouvernemental New Times de l'augmentation des investissements directs étrangers dans le pays.

Près de 500 millions de dollars depuis le début de l'année, moitié plus que l'an dernier à la même époque. Voilà qui a peut-être plus de poids aux yeux d'un Paul Kagamé qui rêve que son pays puisse un jour se dispenser d'aide budgétaire extérieure pour être réellement indépendant.

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« France, terre des lumières et des droits de l'homme, vas-tu soutenir un régime despotique », implore l'UDPS

L'Union pour la démocratie et le progrès social, UDPS, continue à réclamer sa victoire -remportée- aux élections du 28 novembre 2011. L'UDPS l'a manifesté encore une fois de plus le mercredi 25 juillet, quand le secrétaire général à l'intérimaire du parti tshisekediste, Me Bruno Mavungu, a été déposé à l'ambassade de France une pétition de plus de vingt mille signatures contre la tenue du sommet de la francophonie au mois de novembre prochain à Kinshasa.

 

L'UDPS s'oppose à la tenue du XIVème sommet de la francophonie pour plusieurs raisons notamment l'établissement de la vérité des urnes; la situation de guerre à l'Est ; la violation des droits et libertés des citoyens rd-congolais.

S'agissant de l'établissement de la vérité des urnes, l'UDPS voit très mal, que les assises de la francophonie se déroulent dans un pays où le président de la République en poste n'est pas véritablement celui que le peuple a choisi. «Organiser ainsi la francophonie en RDCongo, dans un contexte politique où les institutions de la République ne reflètent pas d'un seul instant la volonté exprimée par la population lors des dernières élections, c'est cautionner l'imposture au sommet de l'Etat congolais», a expliqué Bruno Mavungu. A l'ambassade de la France, la délégation de l'UDPS a été reçue non seulement par l'ambassadeur français, mais ce dernier était assisté du directeur de cabinet de la ministre française déléguée à la francophonie, Yamina Benguigui en séjour dans la capitale rd-congolaise. Avec vingt mille signatures, l'UDPS compte obtenir la délocalisation de ce sommet dans un autre pays.

Ça ne sert à rien d'organiser une telle importante rencontre culturelle des nations dans un pays où les dirigeants sont cités dans un complot pour la balkanisation de la RD-Congo, affirme le secrétaire général de l'UDPS. Il suggère que la communauté internationale s'implique dans la crise politique en RD-Congo pour rétablir la légitimité en restituant la présidence de la République au véritable vainqueur de la dernière élection présidentielle, Etienne Tshisekedi.

Quand à la situation au Kivu, l'UDPS accuse la complicité des certains dirigeants rd-congolais. Qu'il faut démanteler afin de les traduire devant les cours et tribunaux pour qu'ils répondent de leurs actes. L'UDPS n'est pas le seul à revendiquer le rétablissement de la vérité des urnes et la délocalisation du sommet de la francophonie.

Les Forces acquises au changement l'ont également manifesté hier jeudi 26 juillet dans un mémo qu'elles ont déposé à la ministre Yamina. Un haut responsable de l'UDPS à rapporté que : «à lire dans la pensée du directeur de cabinet de Yamina, le président français, François Hollande ne pourra peut-être pas faire le déplacement de Kinshasa au cas où ce sommet était maintenu à Kinshasa. Hollande serait très gêné et préoccupé par la situation politique en RD-Congo». Les quelques combattants de l'UDPS qui ont fait le déplacement de l'ambassade de France avec le secrétaire général, ont rappelé à Hollande ses engagements électoraux. On pouvait lire sur des calicots : «Hollande, respecte tes engagements électoraux; France, terre des lumières et des droits de l'homme, vas-tu soutenir un régime despotique?». Etaient également membres de la délégation de l'UDPS à l'ambassade de France, le secrétaire général adjoint Bruno Tshibala; la présidente de la ligue des femmes, Denise Lupetu; le président de la ligue des jeunes, Freddy Pindi et divine Kapinga l'ajointe au département de la Solidarité citoyenne et action humanitaire...

John TSHINGOMBE

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Kamerhe et compagnie montrent le vrai visage de Kabila à Benguigui

Vital Kamerhe et quelques cinq autres opposants, notamment Kiakwama kia Kiziki, Samy Badibanga et Martin Fayulu ont dressé un tableau sombre à la ministre française de la Francophonie, Yamina Benguigui. Pendant une heure trente, le 26 juillet, à la résidence de l'ambassadeur de France, ces opposants ont évoqué les multiples entraves observées dans le chef du régime Kabila dans la voie de la démocratisation de la RD-Congo. Premier à prendre la parole, Kamerhe l'a gardé pendant longtemps au nom de toute la délégation convenue de parler d'une seule et même voix. Qu'il est accablant le cahier des charges de l'opposition destiné à François Hollande. Il y a été avant tout question d'un rappel sur les dernières élections. Les opposants les ont qualifiés d'un hold-up électoral qui n'a rien à voir à la volonté populaire exprimée dans les urnes. Conséquence : la RD-Congo connaît depuis une rupture entre son peuple et les institutions ainsi que les animateurs de celles-ci. En son temps, l'opposition avait proposé à Joseph Kabila de s'asseoir autour d'une table pour voir ensemble comment renforcer la légitimité et surtout parvenir à un compromis à la transparence et à des garanties de bonne fin pour la poursuite du processus électoral. Kamerhe et ses compagnons ont exprimé leurs vifs regrets à Benguigui que Kabila n'ait donné aucune suite à cette proposition. A la place, le régime paraissait déterminé à poursuivre sans prendre les revendications formulées pour la restructuration de la CENI. C'est vrai qu'il y a les recommandations de l'Assemblée nationale qui mettent en perspective, la restructuration. Mais les opposants n'y croient pas du tout face à un Kabila qui ne montre aucun signal clair à propos du départ de Daniel Ngoy Mulunda de la tête de la CENI. Les applaudissements de la majorité au pasteur lors du passage de ce dernier à l'Assemblée nationale montrent plutôt que le pouvoir cherche à maintenir le statu quo envers et contre tous.

Les hôtes de Benguigui ont trouvé indécent et immoral de penser organiser le sommet de la Francophonie à Kinshasa pendant que l'Est de la RDCongo est occupé. Cet Est où les droits de l'homme sont bafoués régulièrement et où il ne se passe pas un jour sans, que les médias fassent état d'une femme violée. Hollande avait refusé de se rendre en Ukraine, pour la Coupe d'Europe, pour si peu que cela, juste l'embastillement de l'opposante Julia Timontchenko. « En RDCongo, les violations des droits de l'homme sont massives », ont fait savoir les interlocuteurs de Benguigui. Ces derniers ont épinglé le cas le plus illustre en la matière, l'assassinat de l'activiste Floribert Chebeya. Le principal témoin continu à circuler en toute liberté alors que le témoigne de Paul Mwilambwe est venu l'accabler davantage. Sur le même chapitre, ils ont revendiqué la mise en liberté des opposants détenus pour délit d'option. Ils ont cité nommément Jacques Chalupa, Gabriel Mokia et Fernando Kutino qui a déjà purgé six années pour une condamnation de dix ans. Des droits de l'homme à la justice où la délégation Kamerhe est revenue sur le gel inexpliqué de la mise en place de la Cour constitutionnelle alors que la loi appropriée a été adoptée à l'Assemblée nationale depuis la précédente législature. La justice elle-même dans son ensemble a été mise en cause. « C'est une justice des forts contre les faibles», ont requis les opposants. La bonne gouvernance a été aussi au menu. Un registre qui a vu Kamerhe et les siens exhumer l'enquête du député britannique Eric Joyce sur le bradage des mines congolaises pour une valeur de plus de 5 milliards de dollars avec la participation très active de l'homme d'affaires Dan Gertler. Les opposants ont exigé l'ouverture d'une enquête à l'interne sur cette question. En tout cas, ce n'est pas Joseph Kabila qui accédera à cette requête, de crainte qu'il se tire lui-même balle dans la jambe. Une question très attendue, l'éventualité d'une révision constitutionnelle en rapport avec le mandat présidentiel. Ici, les opposants ne voient une assurance que Kabila s'engage de manière solennelle devant le peuple et le monde. Les opposants ont dénoncé le projet de la balkanisation de la RDCongo. Ils ont été très durs pour parler de «complicité au sommet de l'Etat». Ils ont rappelé qu'a près l'intervention de l'armée rwandaise dans le cadre des opérations militaires conjointes, quelques bataillons des RDF sont restés sur le sol congolais. « Dire que le Rwanda est impliqué à l'Est n'a rien de nouveau puisque ses militaires ont intégré frauduleusement dans le CNDP à l'époque», a appris Benguigui de l'exposé des adversaires de Joseph Kabila. Puisque ont est mieux servi que par soi-même, les opposants ont mis sur le tapis désignation du porte-parole de l'opposition. Par la volonté du régime, cette désignation a été gelée lors de la dernière session extraordinaire de l'Assemblée nationale. Kamerhe et compagnie n'ont pas demandé plus à Benguigui que Joseph Kabila laisse les opposants faire librement leur choix. Pour amener la ministre française à appréhender ce que le régime est capable ce faire en pareille situation, ses invités lui ont relaté comment Aubin Minaku a imposé des hommes de son choix à lui et Kabila au bureau de l'Assemblée là où la loi attribue clairement à l'opposition deux postes. A la place, c'est un certain Jean-Pierre Tshimanga passé à la majorité avec son patron François Muamba qui a sifflé au MLC son poste de rapporteur adjoint. Nulle part ces opposants n'ont demandé à Hollande d'annuler le prochain sommet de la Francophonie à Kinshasa. Ils se contentés plutôt de placer le «Président normal» devant ses responsabilités, rappelant les hauts faits démocratiques de cette France qui avait rallié les Africains contre la guerre unilatérale des Etats-Unis en Irak.

Matthieu KEPA

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Bertin Mampaka « Guerre au Congo : qui ment et pourquoi ? »

En lisant « Le Soir » du 26 juillet, je constate que mon communiqué du 19 juillet où je dénonçais la reprise des violences à l’Est du Congo a trouvé un écho.

Cependant, je m’étonne du fait qu’un député européen soit entré en contact directement avec les Présidents congolais et rwandais. A-t-il été mandaté officiellement par la Belgique ou l’Union Européenne ? Sans blâmer M. Louis Michel d’avoir pris une initiative qui a pour but, je l’espère, de trouver une voie de sortie à ce conflit endémique qui déchire actuellement l’Est du Congo, je me demande néanmoins quelle est sa légitimité et au nom de qui agit-il ? En effet, les relations internationales entre la Belgique et le Congo ont souffert et souffrent encore aujourd’hui de ce rapport d’individu à individu. Quelle image cacophonique donne cette diplomatie parallèle de notre pays ? Toutes les négociations politiques d’un enjeu aussi important devraient être menées par le Ministre des Affaires étrangères et soutenues par le Premier Ministre ou le Parlement fédéral.
 
Les  propositions faites à ce jour ne sont-elle pas en train de mener la RDC vers une situation semblable à celle de la Yougoslavie ? Sous prétexte de sécuriser des frontières, la balkanisation du Congo est-elle la prochaine étape ? Le risque est bien réel. C’est un schéma traditionnel où une force d’interposition laisse la place à la pseudo-indépendance d’une région. Afin de réellement sécuriser les frontières, l’unique démarche crédible ne serait-elle pas de contraindre le Président Kagame à arrêter et livrer Bosco Tanganda, Laurent Nkunda et tous les autres responsables sous sa protection (cf rapport de l’ONU ayant conduit à la rupture de l’aide militaire des Etats-Unis)?
 
Il me semble que dans cette histoire quelqu’un ment. Qui ment et pourquoi ? Quel sont les réels motifs de cette guerre ? Qui en profite ?  Le nombre considérable d’agent deployé par la Monusco ne serait pas en mesure de protéger la population contre 2000 rebelles ? Si notre intérêt est de pacifier le Congo, n’y a-t-il pas une armée congolaise forte et unie qui pourrait régler cette situation et mettre fin aux massacres des innocents par 2.000 rebelles? Les puissances surarmées qui entourent le Congo et pompent ses  richesses aux yeux de tous ne pourraient-elles pas faire cette sale besogne comme Mobutu le fit par le passé, pour le compte de l’Occident, en Angola, au Rwanda, au Tchad contre Kadhafi, etc.
 
Cette nouvelle guerre est injuste. Selon l’ONG World Vision, plus de 100.000 personnes dont de nombreuses femems et enfants sont en fuite depuis le mois d'avril. La population de l’Est a suffisamment fait de sacrifices pour qu’on lui en demande encore. Il est anormal que les mêmes rebelles d’hier reprennent les armes sans que personne ne soit traduit en justice. Est-ce normal de trouver des militaires formés par la Belgique dans cette rébellion ?  Je ne comprends pas, mais surtout je n’accepte pas. Et lacommunauté internationale ne devrait pas non plus tolérer cette situation. Certes il y a des intérêts financiers énormes, certes il y a des intérêts politique, mais est-ce pour cela qu’il faut sacrifier la vie des ces pauvres hommes, femmes et enfants ? N’y a-t-il pas moyen de garantir ces intérêts sans continuellement sacrifier ces pauvres vies innocenteset porter atteinte à la dignité humaine de ce pays et de cette population ? L’histoire nous apprend que ce conflit est le plus meurtrier depuis la seconde guerre mondiale : plus de 6 millions de morts…
 
Ceux qui ont le pouvoir et qui permettent à ces massacres d’avoir lieu sont à mes yeux des criminels condamnables à des peines fermes pour non assistance à personne en danger qui doivent être traduits en justice comme Slobodan Milosevic, Radovan Karadzic et bien d’autres à la Cour internationale de Justice de la Haye.
 
Bertin MAMPAKA
Vice-président du Parlement bruxellois
Echevin de la Solidarité internationale de la Ville de Bruxelles

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27 juillet 2012

CONFERENCE DE PRESSE DE M.ME DIOMI NDONGALA A LA VSV, 27/07/2012 à 11h30

By mpp

Je m’appelle Patrizia Diomi. Je suis depuis 20 ans l’épouse de M. Eugène Diomi Ndongala, disparu depuis le 27/06/2012 à Kinshasa, le jour prévu de la tenue d’une importante manifestation politique dont il était l’organisateur.


Je suis ici, devant vous, pour vous prendre à témoins de la tentative du régime au pouvoir à Kinshasa d’éliminer le député Eugène Diomi Ndongala, tant « physiquement » que « politiquement ».

« Physiquement », par une disparition longue et très pénible pour sa famille, qui continue depuis plus d’un mois, sans savoir quand elle prendra fin ;

« Politiquement», par une stratégie honteuse qui vise à salir la victime d’un montage politico-judiciaire grossier, alors que l’opinion politique tant nationale qu’internationale est désorientée par un véritable lynchage médiatique.

Notre calvaire continue depuis un mois et au nom de la famille Diomi je demande à ceux qui détiennent mon mari de le libérer car eux sont les premiers à savoir qu’il est absolument innocent.

Même dans un système politique où les antivaleurs sont dominantes, il serait inconcevable de vouloir éliminer, dans l’impunité la plus totale, un homme politique de l’opposition à cause de ses opinions politiques et le faire disparaître dans la nature!


Quelle est la vraie faute commise par mon mari pour mériter une condamnation à mort ?

Pourquoi des hiérarchies politiques et policières mentent–elles systématiquement au peuple congolais depuis plus d’un mois sur le sort du Député de l’opposition Eugène Diomi Ndongala ?

Je suis ici, devant vous, pour vous dire que les raisons de la séquestration d’Eugène Diomi Ndongala sont strictement liées à son engagement politique.

Depuis plus d’une année, mon mari a continué à se battre pour que les Congolais puissent élire dignement leurs dirigeants : au début de la campagne électorale, dès qu’il mit pieds dans la province du Kongo Central, il fut arrêté et emprisonné pendant deux mois, avec des prétextes découlant d’un montage politico-judiciaire heureusement dénoué après 10 semaines.

Au milieu de la campagne électorale, tant mon mari que mes enfants furent victimes d’un attentat perpétré par un homme armé au service d’un baron du PPRD, sans que cela n’émeuve la justice de ce pays, qui n’a jamais instruit notre plainte pour investiguer sur la tentative d’assassinat contre mon époux et mes enfants, en juin 2011.

Et maintenant, voilà que les démons de l’intolérance politique se réveillent encore une fois et mon mari est à la merci d’un appareil politico-militaire liberticide, en tant que prisonnier politique, sans que ni sa famille ni les militants de son parti ne sachent où il se trouve, malgré toutes les recherches entreprises dans les lieux de détention tant officiels qu’extra-judiciaires, si nombreux malheureusement en RDC…

Quelle est la vraie faute commise par le Représentant du peuple, Eugène Diomi Ndongala ?

Sa seule faute est son engagement politique aux côtés du Président Etienne Tshisekedi wa Mulumba ; sa faute coïncide avec son combat pour la vérité des urnes et pour que les congolais ne puissent plus se limiter à « voter » mais aussi et surtout à « élire » leurs dirigeants, comme dans tous les autres pays libres et démocratiques du monde.

Sa faute a été le lancement de la Majorité Présidentielle Populaire, une plateforme politique dont l’objectif statutaire est justement l’affirmation d’une démocratie « gouvernante » et non « gouvernée», en République Démocratique du Congo.

Son crime de lèse-majesté a été de vouloir organiser une Messe à la Cathédrale Notre Dame du Congo pour compatir avec les populations déplacées de l’Est de la RDC et cela sous l’égide de la MPP et en présence du Président Etienne Tshisekedi.

Son crime a été de croire qu’en RDC pouvait y avoir de la place pour l’exercice des droits civils et politiques : il était confiant que la signature par 69 partis politiques de l’opposition de la charte constitutive de la MPP était un droit constitutionnellement garanti, alors que malheureusement, depuis les dernières élections du 28 novembre 2011, aucun droit n’est reconnu à l’opposition politique congolaise: aucune manifestation n’est autorisée, aucun meeting ne peut avoir lieu et les dissidents sont traqués et emprisonnés : Chalupa, Diomi mais avant eux Mokia, Kuthino, sans parler des nombreux militants des partis politiques de l’opposition qui ont disparu depuis les dernières élections de novembre 2011 et dont les familles n’ont même pas eu le droit de pleurer sur leurs dépouilles mortelles, car les corps de ces victimes sont emportés par leurs bourreaux.

D’ailleurs, le lendemain de la promulgation des résultats fabriqués des dernières élections présidentielles et législatives, le Président Tshisekedi a été placé aux arrêts domiciliaires et maintenant son bras droit, Eugène Diomi Ndongala, vient d’être effacé de la scène politique dans l’impunité la plus totale, à cause de son activisme politique non violent et son courage de dire la vérité au peuple congolais, deux caractéristiques devenues trop gênantes pour le pouvoir issu de la fraude électorale.

Alors qu’il se rendait à la manifestation de signature de la Charte Constitutive de la MPP, il a été enlevé et ainsi soustrait à sa famille et à ses proches.

Dans quel autre pays au monde un leader de l’opposition peut-il être effacé de la scène politique, séquestré pour ses opinions politiques, dans la plus totale impunité ?

Dans quelle autre « démocratie », un député en fonction peut voir son immunité parlementaire piétinée, comme cela a été le cas pour le député Eugène Diomi Ndongala ?

Dans quel autre état « normal » de la planète, l’on peut essayer de salir l’honneur d’un homme politique sur la base des accusations calomnieuses d’un repris de justice notoire, multirécidiviste, connu par tous dans la ville de Kinshasa pour ses activités de « frappeur » et qui collabore activement avec la police politique aux ordres du colonel Kanyama, alias « esprit de mort »?

Je cite M. Kennedy Kambala, contre lequel j’ai déjà déposé une plainte pour diffamation, accusations dommageables et association de malfaiteurs…

Dans quelle autre « démocratie » au monde peut-on accuser gratuitement un homme politique de « viol » alors qu’il n’est même pas présent sur le lieu du prétendu crime ?

Existe-t-il en RDC le crime de viol télépathique ? Car mon mari était chez lui à la maison depuis 18 h00 le 26/06/2012 et il sera informé à partir de la maison, par téléphone, à 22heures de la descente des hommes du Colonel Kanyama alias « esprit de mort », venus massivement occuper le siège de la Démocratie Chrétienne, pour que ce parti politique de l’opposition ne puisse plus fonctionner.

Comment peut-on prendre au sérieux la bande des « bana-kanyama » composée d’escrocs notoires et filles de joie alors que le prétendu père accusateur n’est pas le géniteur des dames présentées comme ses filles, qui d’ailleurs ne sont même pas des sœurs ?

Ça vaut si peu l’honneur d’un homme, en République Démocratique du Congo ?

Comment un procureur général de la République peut-il se prêter à couvrir les agissements criminels d’une bande de malfaiteurs, pour des raisons strictement politiques ? Permettre que le siège d’un parti d’opposition, doté depuis 20 ans de la personnalité juridique, soit occupé « de facto » et pillé par des policiers, sans aucun document légal à l’appui ?

Comment un procureur général de la république peut–il donner en pâture à des télévisons d’obédience du pouvoir, très intéressées et alertées en avance, une mise en scène de la police visant à appuyer la présentation d’un opposant politique comme un criminel, en violations de toutes les normes de procédure pénale congolaise et surtout, en violation des garanties constitutionnelles de ce pays, comme la présomption d’innocence, le secret de l’instruction et, surtout, l’immunité d’un parlementaire en fonction ?

Les citoyens congolais doivent savoir que désormais il suffit qu’un trio des malfaiteurs organise un « théâtre de chez-nous » dans la parcelle voisine pour qu’ils puissent se retrouver accusés de « viol » à distance…de flagrant délit – même s’ils ne sont pas physiquement présents sur le lieu du prétendu crime ;

et ce sort peu enviable peut être réservé à leurs travailleurs, qui peuvent eux-aussi être accusés de « complicité de viol » et tous emprisonnés pendant longtemps au secret, sur la base d’une conception de la « justice » qui rime plutôt avec l’arbitraire le plus absolu…

Non, arrêtons ce théâtre de mauvais gout !

La famille du député Diomi Ndongala, prisonnier politique du régime Kabila, exige la libération immédiate de leur mari, père, fils et frère.

L’image de la RDC a été déjà suffisamment souillée par les agissements criminels de certains éléments des forces de l’ordre dans les assassinats de Floribert Chebeya, Fidèle Bazana, Armand Tungulu pour ajouter à cette liste macabre aussi le nom du député Eugène Diomi Ndongala.

La grande inquiétude de la famille doit s’arrêter, maintenant.

Libérez Eugène Diomi Ndongala.

Patrizia Diomi

Siège de la Voix des Sans Voix 27/07/2012


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Les FARDC regagnent du terrain à l’Est

KINSHASA — Des combats entre l’armée régulière de la République démocratique du Congo (RDC) et les rebelles du mouvement M-23 se poursuivent dans l’est du pays, les offensives succédant aux contre-offensives sans qu’une partie prenne définitivement le dessus, a-t-on appris de diverses sources jeudi.

Mercredi, les forces de la RDC (FARDC), avec l’aide de blindés et d’hélicoptères d’attaque, ont repris plusieurs villages au nord de Kibumba et Rugari d’où elles avaient été chassées lors d’une offensive du M23 la veille, a déclaré à l’AFP un porte-parole de l’armée, le colonel Léon-Richard Kasongo.

Les troupes régulières ont repris du terrain et se sont emparées d’un camp d’entrainement du M-23, a-t-il dit. Une « réorganisation » des troupes a eu lieu, a-t-il ajouté, et leur comportement comme leur moral sont « excellents ».

Jeudi matin, selon un photographe de l’AFP, les troupes gouvernementales étaient remontées encore plus au nord jusqu’à Rumangabo avec des blindés appuyés par des hélicoptères d’attaque. Les combats semblaient alors se concentrer autour d’un camp militaire implanté aux abords de ce village situé à une dizaine de kilomètres au Nord de Kibumba.

Le porte-parole du M23, interrogé par l’AFP au téléphone, a annoncé qu’au contraire, Rumangabo avait été repris jeudi en début d’après midi. Selon le colonel Vianey Kazarama, aucun membre du M-23 n’a été tué ni blessé au cours des combats de ces derniers jours. Il a affirmé que ses hommes avaient fait 32 tués et plusieurs blessés dans les rangs des FARDC.

Le responsable rebelle a accusé les troupes régulières de bombarder les habitations sans discrimination. « Il y a beaucoup de blessés et beaucoup de morts », a-t-il dit sans pouvoir donner de bilan.

Le porte-parole du M-23 a accusé les Nations unies, qui étaient intervenus mardi pour dissuader les rebelles d’avancer vers le sud et mettre en danger les populations locales, d’avoir lors de cette opération tué 9 personnes et d’en avoir blessé 26. Plusieurs maisons auraient été détruites, selon lui.

Lors de sa conférence de presse hebdomadaire mercredi la Mission des Nations unies pour la stabilisation au Congo (Monusco) avait affirmé n’avoir fait mardi que des « démonstrations de force » avec les tirs de ses hélicoptères.

Plus au nord, d’autres combats se déroulent autour de Rutshuru, dont s’était emparée les mutins avant de l’abandonner. Les FARDC en ont repris le contrôle et des soldats de la Monusco sont dans la ville « afin de protéger les civils en imposant leur présence avec tous les moyens disponibles », a dit la Monusco.

direct.cd

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Rébellion du M23: des bandits armés menacent les activistes de la société civile de Beni

 
 
Un enfant d’un soldat des FARDC sur la route entre Goma et Rutshuru après la chute de cette dernière cite entre les mains des rebelles du M23, le 10 Juillet 2012. © MONUSCO/Sylvain LiechtiUn enfant d’un soldat des FARDC sur la route entre Goma et Rutshuru après la chute de cette dernière cite entre les mains des rebelles du M23, le 10 Juillet 2012. © MONUSCO/Sylvain Liechti

Les activistes de la société civile de Beni au Nord-Kivu vivent sous la menace des bandits armés parce qu’ils mobilisent la population contre la rébellion menée par le M23 depuis le mois de mai dernier dans la province du Nord-Kivu. Ces menaces sont devenues récurrentes, selon eux.

Gilbert Kambale, de la coordination de la société civile de Beni-ville, affirme que la maison du vice-président de cette structure, Guy Boyoma, a été attaquée deux fois en l’espace d’une semaine par des bandits armés.

«Cette nuit, les bandits ont fui à cause du concert des sifflets et des bidons ainsi que de patrouilles de la police dans la ville», a-t-il indiqué à Radio Okapi.

«Il y a des amis qui reçoivent des menaces au téléphone, parce qu’ici nous avons fait des marches simultanées depuis Kanyabayonga jusqu’à Arengeti pour dire notre refus de la guerre du M23 et de la balkanisation de la RDC », dit Gilbert Kambale.

Chaque midi, des coups de sifflet retentissent de partout à Beni pour demander le déploiement rapide à la frontière de la RDC avec le Rwanda de la force internationale neutre qui devra combattre les groupes armés dont le M23 et les rebelles des Forces démocratiques pour la libération du Rwanda (FDLR), affirme la même source.

Par ailleurs, le chef de la localité de Rumangabo (60 km au Nord de Goma), le notable Manisimwa est porté disparu depuis le début de la semaine. Selon des sources concordantes du groupement de Rugari, ce notable avait été invité dans une réunion convoquée par les responsables du M23 où il se serait opposé à l’option de recrutement des jeunes gens de sa localité au sein de ce mouvement rebelle.

Selon les mêmes sources, le notable Manisimwa aurait été torturé à mort par les rebelles du M23. Une nouvelle qui n’est pas confirmée par les autorités administratives de Rutshuru.

radiookapi.net

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