19 décembre 2015

UNE MARCHE DE SOUTIEN POUR LE DIALOGUE À LUBUMBASHI: KYUNGU DÉNONCE UNE BARBARIE POLITIQUE

 

lubumbashi_hotel_belle_ville

Les activités dans la ville de Lubumbashi ont été paralysées aujourd’hui par une marche de soutien organisée par les autorités de PPRD, le parti de Kabila. Hier déjà Kyungu wa Kumuanza, le président de l’UNAFEC, avait dénoncé cette pratique du temps de la dictature de Mobutu qui refait surface. « C’est de la barbarie politique…Nous ne serons pas surpris de voir surgir les animations politique et les dialelu de triste mémoire » s’était écrié Kyungu. « .

En rapport avec cette marche, plusieurs femmes commercantes s’étaient rendues chez Kyungu, hier et avant-hier, pour lui faire part de leur mécontentement face aux autorités provinciales qui ont initié la dite marche. Dans une vidéo que nous avons suivie sur le site de la diaspora katangaise, Kyungu avait demandé alors aux autorités de laisser les pauvres femmes aller vendre pour pouvoir nourrir leurs progénitures. Car, pour organiser un soi-disant dialogue, Kabila n’a pas besoin d’une marche de soutien de la population.

Enfin, Kyungu wa Kumuanza a dénoncé la politique de deux poids, deux mesures. Bien avant la fameuse marche de soutien, une manifestation de l’UNAFEC, le parti de Kiungu avait été interdite.

Lumbamba Kanyiki
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L’OPPOSITION TOUTES TENDANCES CONFONDUES FAIT BLOC UNI AVEC LA CRÉATION D’UN FRONT CITOYEN 2016

 

délégation congolaise île de Gorée

De retour du Sénégal où ils ont assisté à un séminaire sur les élections et l’alternance démocratique, les ténors de l’oppositon ont désormais décidé d’unir leurs forces, idées et stratégies pour faire respecter la constitution de la RDC et empêcher Kabila de briguer un troisième mandat. Ils viennent de créer le front citoyen 2016. Cette nouvelle plate-forme regroupe toutes les autres plate-formes et partis de l’opposition: la dynamique de l’opposition, le front anti-dialogue, le G7 et l’UDPS d’Etienne Tshisekedi.

En pièce jointe, nous avons annexé la déclaration signée par tous les ténors de l’opposition avec en tête de la liste Félix Tshisekedi, Secrétaire National aux relations extérieures de l’UDPS. Parmi les signataires, figurent entre autres Moise Katumbi, Kamitatu, Kamehre, Fayulu, Sessanga, Diongo, Bazaiba, etc.

La mission du front citoyen 2016 est de faire respecter la constitution et d’empêcher tout glissement ou un troisième mandat de Kabila. Devant le danger qui menace la nation congolaise, les patriotes congolais ont juré, par la création du front citoyen 2016, de faire barrière à ceux qui ont opté pour la politique de la terre brûlée.

Déclaration Front citoyen 2016 (1)

Lumbamba Kanyiki

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14 novembre 2015

URGENT: FUSILLADES À PARIS

EXPLOSION-PARIS

Plusieurs fusillades ont secoué Paris et ses environs ce soir. De source policière, au moins 35 morts ont été enregistrés . Une première attaque a eu lieu dans un restaurant du dixième arrondissement et une autre au Bataclan où se tenait un concert de rock. Il y a une prise d’otages en cours. Par ailleurs, deux explosions ont été aussi entendues aux abords du stade de France où se jouait un match amical entre la France et l’Allemagne. Une disposition policière boucle le Bataclan où se déroule présentement la prise d’otage. Selon plusieurs témoignages, des assaillants ont ouvert le feu sur la foule avec des Kalaschnikovs. Il s’agit donc d’une attaque terroriste.

fusilladeparis

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13 octobre 2015

SCHÉMA DU GLISSEMENT- MATATA ASPHYXIE LA CENI

matata

Officiellement, Malu-Malu, l’ancien président de la CENI aurait démissionné pour raison de maladie. Mais en réalité, le bateau prenant l’eau de partout, le fameux prêtre a fait une fuite en avant, avant qu’il ne soit trop tard. Il a ainsi évité de porter la responsabilité de n’avoir pas organisé les élections dans les délais constitutionnels.

En effet, Matata, le premier-ministre qui est dans la logique du glissement, ne décaisse pas depuis 2013 les fonds nécessaires à la préparation des élections. La CENI à qui le gouvernement voulait faire porter la responsabilité de la non tenue des élections, s’est expliquée, chiffres à l’appui, par la bouche de son rapporteur Kalamba Mulumba N’galula. Suite sur www.kasaidirect.net

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12 octobre 2015

UDPS: JACQUEMAIN SHABANI CONTRE LE DIALOGUE

jacquemain shabani

Dans son interview accordée à C-News la semaine passée, l’ex-secrétaire général Jacquemain Shabani, qui ne garde jamais sa langue dans sa poche, est revenu sur plusieurs points chauds qui dominent l’actualité de la RDC. Toujours égal à lui-même, il s’est exprimé sur le divorce du G7 d’avec la majorité présidentielle, sur la débandade au sein de la Kabilie et même sur l’éventuel dialogue de son parti avec la majorité présidentielle.

En ce qui concerne le point relatif au dialogue éventuel avec Kabila, Shabani est en désaccord total avec la direction de son parti. D’après lui, le dialogue tel que proposé dans les accords d’Addis-Abeba et par les résolutions 2098 du conseil de Sécurité n’est pas nécessaire parce que Kabila n’a pas la volonté de dialoguer pour l’intérêt national. A 12 mois de la fin de son mandat,  autant le laisser terminer son mandat et s’en aller.

Revenant sur la crise au sein de son parti, Shabani reconnaît un déficit de démocratie à l’interne. Selon lui, les erreurs sont partagées entre les deux camps, les dirigeants du parti et les frondeurs. Il faudrait que les linges sales se lavent en famille. D’où son souhait de voir les instances dirigeantes du parti convoquer un congrès inclusif qui réunirait toutes les tendances et où tous les thèmes seraient abordés sans tabou.

L’opinion se souviendra des frondeurs au sein de l’UDPS qui ont poussé leur aventure plus loin, allant jusqu’à faire ce qu’ils ont appelé la destitution du président national Etienne Tshisekedi de ses fonctions et son remplacement par un certain Kalonzo.

L’ex-secrétaire général de l’UDPS réapparaît après un long silence. Il avait été démis de ses fonctions et traduit en justice pour détournement des fonds (300.000$) destinés à l’impression des cartes des membres. Mais la justice l’avait blanchi le 6 octobre 2012 des charges portées contre lui. Certains avaient crié aux coups bas contre un concurrent politique. La réapparition de Shabani peut être vue comme positive par les membres  pour redynamiser les activités de son parti en crise depuis 2013.

Lumbamba Kanyiki

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09 octobre 2015

LE TEMPS DES ADIEUX

tshisekedi

Le président Tshisekedi, l’un de ces treize parlementaires à la base de la création de l’UDPS en est le président national jusqu’aujourd’hui. Il est même considéré par la plupart des Congolais comme le père de la démocratie congolaise. Car, pour les Congolais, Tshisekedi est l’homme qui leur a montré du courage face à la dictature de Mobutu. Il a personnellement enduré des humiliations, des tortures physiques et morales, des emprisonnements à plusieurs reprises pour l’avènement de la démocratie en RDC. Pour eux, Tshisekedi est donc le Mandela de la RDC.

Grâce à son savoir-faire et à son charisme, l’UDPS s’est implantée dans toutes les provinces de la République Démocratique du Congo. Sans nul doute, l’UDPS est devenue sous l’égide d’Etienne Tshisekedi, un patrimoine national. Mais au vu de l’âge et de la maladie qui ont miné la santé du sphinx de Limete, une lutte de succession s’est engagée au sein de la classe dirigeante de ce parti,  le plongeant dans une crise profonde depuis 2013. Or, pour faire face aux enjeux de l’heure et en prévision des prochaines échéances, le peuple congolais a besoin d’un parti fort, dirigé par un leadership dynamique, responsable, aguerri, capable de relever les défis à venir. Il est tout à fait normal d’envisager une passation de flambeau à la nouvelle génération pour le respect de la continuité des institutions. Le sphinx de Limete devrait, comme Mandela, tirer sa révérence et se donner une retraite heureuse. Il devrait en cela, outre l’exemple de Mandela, suivre l’exemple de  Jean-Marie Lepen en France qui démissionna du Front National, du pape Benoit XVI qui démissionna de ses fonctions de souverain Pontife, du roi d’Espagne qui laissa sa place à son fils pour raison d’âge, etc.

Mais il ne devrait pas suivre l’exemple de Boutelfika qui, fatigué et épuisé par l’âge et la crise d’AVC, avait mené une campagne de honte lors de la dernière élection présidentielle en Algérie, porté sur une chaise roulante. Quelle honte pour l’Afrique! Il ne devrait pas non plus suivre l’exemple d’un Robert Mugabe du Zimbabwe qui s’accroche au pouvoir à 90 ans  ni celui de Gisenga à la tête du Palu  ni même de Bemba qui dirige le MLC de la prison de la CPI. Lire la suite sur www.kasaidirect.net

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06 septembre 2015

COLOGNE: IL S’EST TENU HIER UNE CONFÉRENCE SUR LA PÉNÉTRATION CHINOISE EN AFRIQUE ET SES CONSÉQUENCES

docteur denis mukuna et docteur charles ntuite

La pénétration chinoise en Afrique sous sa forme actuelle inquiète non seulement les Africains résidant en Afrique, mais aussi ceux de la diaspora. C’est dans ce cadre que le docteur Ntuite, sous le patronage de l’association des Africains de Cologne et des environs, a donné la sonnette d’alarme pour sensibiliser davantage les Africains sur les conséquences de cette pénétration chinoise dans 50, 100 ans. 

La conférence, tenue à Cologne hier, 05 septembre à 16 heures, a commencé par une minute de silence en mémoire des jeunes africains morts, noyés en méditerranée en tentant d’atteindre l’Europe. Ces jeunes gens représentent toute la jeunesse des différents pays africains aux abois, abandonnée par ses propres dirigeants pendant que les Chinois, eux, déversent sur le continent la leur à qui ils offrent des débouchés et des opportunités de vivre mieux.

Poursuivant son exposé, le docteur Ntuite a savamment démontré comment les Chinois corrompent les dirigeants africains, pénètrent en douceur et occupent, par ruse, l’Afrique tout entière. Leurs objectifs sont entre autres, le contrôle des champs miniers pour leurs industries, l’occupation des terres arables pour nourrir leur population,  le déversement sur le continent du surplus de leur population, etc. Toujours selon le docteur Ntuite, les Africains ne profitent pas de ces prétendus investissements chinois. Par contre, les Chinois exploitent les quelques ouvriers africains qu’ils engagent. Ils travaillent dans des très mauvaises conditions, sans protections, pour des salaires de misère. Le docteur a illustré ses propos par quelques exemples tirés des pays comme le Mozambique, la Zambie,  la RDC, la Sierra Léone et le Togo. Il a montré comment des petits chinois, sans formation et sans moyens financiers nécessaires viennent faire fortune dans ces pays et comment les Chinois s’accaparent, avec la complicité des dirigeants africains, des grands domaines à des prix dérisoires . Par ailleurs, les Chinois amènent en Afrique leurs propres ouvriers et refusent tout transfert des technologies aux Africains. Tous les travaux s’exécutent la nuit. Alors « comment l’Afrique pourra-t-elle se développer avec ce système », se demande l’orateur du jour. A la fin de son exposé d’une trentaine de minutes, le docteur Ntuite lance un cri pathétique: « L’Afrique est en train de nous échapper; ne restez pas insensibles! » L'article à lire dans son intégralité sur www.kasaidirect.net

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03 juin 2015

La RDC prépare les obsèques de l’un des « des pères de l’indépendance », Albert Kalonji

pères de l'indépendance

La ville de Mbuji-Mayi, chef-lieu de la province du Kasaï oriental (centre de la République démocratique du Congo), prépare les obsèques officielles d’Albert Kalonji-Ditunga Mulopwe, l’un des pères de l’indépendance congolaise, décédé en avril dans son village natal à l’âge de 84 ans, a rapporté l’agence de presse associée (APA), reçue mardi à Bruxelles.
M. Kalonji, né le 6 juin 1929 à Hemptinne près de Luluabourg (aujourd’hui Kananga), avait été l’un des cofondateurs, avec Patrice Lumumba – devenu ensuite le premier Premier ministre du Congo indépendant -, du Mouvement national congolais (MNC). Il avait milité pour l’indépendance et avait participé en janvier 1960 à la Table ronde de Bruxelles qui avait fixé la date de cette indépendance au 30 juin suivant.

Des dissensions avaient ensuite surgi avec M. Lumumba, aboutissant à la scission du MNC en deux branches, connues sous les noms de MNC-Lumumba et MNC-Kalonji. En 1960, Albert Kalonji, président du MNC-Kalonji, s’était proclamé empereur des Lubas et « président de l’État autonome du Sud-Kasaï ».

Cette indépendance de fait avait duré jusqu’en septembre 1962. A cette date, il avait été renversé lors d’un coup d’État militaire (instigué par son Premier ministre, Joseph Ngalula), s’exilant en Espagne. (article à lire dans son intégralité sur www.kasaidirect.net)

Kasai Direct

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21 mai 2015

RDC : pourquoi Kabila veut négocier avec l’opposition

 

kabila

Les proches de Kabila sont convaincus que le pays ne peut ou ne doit être dirigé par un autre.© Denis Balibouse/Reuters

Après avoir dépêché un émissaire – Kalev Mutond, le patron de l’Agence nationale de renseignements – auprès de ses opposants « radicaux » (Vital Kamerhe, les partisans d’Étienne Tshisekedi), Joseph Kabila a réuni le 13 mai dans sa ferme de Kingakati, près de Kinshasa, les membres du bureau politique de la Majorité présidentielle (MP).

Pour les informer qu’il accepte d’engager le dialogue réclamé par une frange de ses opposants. Sur la table des futures négociations : le sort du chef de l’État à l’issue de son second et dernier mandat.

« C’est parce qu’elles ont éludé la question du chef que les « concertations nationales » [qui réunirent en septembre 2013 représentants de la majorité, de l’opposition et de la société civile] ont échoué », estime Tryphon Kin-Kiey Mulumba, ministre chargé des Relations avec le Parlement et membre de la direction de la MP.

Cette fois, Kabila tient à recevoir les leaders de l’opposition et de la société civile, qui, tous, veulent qu’il s’en aille dès la fin de son mandat, le 19 novembre 2016.

Il veut les informer de son intention d’organiser cette année des élections locales et provinciales, scrutins complexes et coûteux dont certains redoutent qu’ils empêchent la tenue de la présidentielle dans les délais constitutionnels, c’est-à-dire fin 2016.

Lire l’article sur Jeuneafrique.com : RDC | RDC : pourquoi Kabila veut négocier avec l’opposition | Jeuneafrique.com – le premier site d’information et d’actualité sur l’Afrique

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15 mai 2015

Burundi : entêtement suicidaire de Nkurunziza

Burundi : entêtement suicidaire de Nkurunziza

Il ne s’y attendait peut-être pas car il a été surpris par la réaction du peuple burundais qui s’est exprimé à haute voix sans peur ni honte pendant plus de deux semaines, contre la violation de sa constitution arrachée pat les larmes, les souffrances et les morts à l’issue des négociations politiques entre les différentes forces protagonistes tenues pendant de longs mois en 2004, dans la ville historique d’Arusha, en Tanzanie.

Pierre Nkurunziza n’est pas encore au bout de sa surprise et de son étonnement, lui qui a continué à croire que lr pouvoir est toujours au bout des armes de ses miliciens dénommés les « lmboneralure ». Cet homme est arrivé au pouvoir à la suite de ces négociations politiques destinées à mettre un terme à la longue guerre civile entre les deux communautés, tusti et hutu, partant curieusement la même langue, partageant les mêmes traditions et habitant ensemble dans les mêmes villages depuis des millénaires.

Elu la première fois par les deux chambres réunies en congrès au mois d’avril 2005 conformément aux Accords politiques conclus à Arusha, il a ensuite été réélu en 2010 pour un second et dernier mandat de cinq ans. Alors que l’opinion tant intérieure qu’extérieure s’attendait à le voir respecter scrupuleusement la constitution en ne briguant pas un troisième mandat, voilà que le chef d’Etat en exercice au Burundi s’est permis sans vergogne, de se moquer de la loi fondamentale régissant son pays. En invoquant des arguments fantaisistes ne résistant pas à la moindre critique et violant superbement la constitution et surtout les accords politiques ayant mis fin à la longue guerre civile qui a déchiré le pays de 1993 à 2006.

Des assassinats en cascade

Aveuglé, enivré par le pouvoir et sourd devant les signes de temps et l’évolution du contexte politique international, Pierre Nkurunziza a raté l’occasion d’inscrire son nom dans le Panthéon de l’histoire de ce pays qui compte le plus grand nombre des dirigeants assassinés ou chassés du pouvoir par les armes. Du Prince Louis Rwagasore, le tout premier ministre du Royaume et héros de l’indépendance assassiné en 1962 par des extrémistes tusti burundais dirigés par un certain Anicet Ntakiyicha sous l’instigation des milieux d’affaires grecs en passant par son successeur, Pierre Ngendandumwe, un hutu lui aussi assassiné en 1963 par un extrémiste tutsi rwandais à la sortie de la Clinique Royale où il était venu rendre hommage à son épouse qui venait d’accoucher d’un joli bébé, d’autres dirigeants dont le Prince Ntare V qui avait fait un coup d’Etat contre son propre père, le Roi Mwambusta 1er en 1967, à été renversé par le capitaine Michel Michornbero avec l’appui de Mobutu, pour être assassiné en 1972 lors de la tentative d’un coup d’Etat préparé par un groupe des jeunes officiers hutu dirigés par le capitaine Marc Ndayahose pour renverser le régime militaire du président Michel Michombero. Il s’en suivit un massacre de près de 300.000 hutu sous prétexte d’avoir préparé un génocide contre les tutsi.

Grâce au concours des éléments parachutistes dépêchés par Kinshasa, le président Michel Michombero parvint à redresser la situation. En 1976, un groupe d’officiers tutsi conduits par le colonel Jean-Baptiste Bagaza prirent le pouvoir par la force et Michel Michombero fut obligé de partir en exil en Somalie où il mourut cinq ans après. En 1976, empêtré dans des règlements des comptes avec l’Eglise Catholique romaine et en conflit permanent avec le régime de Kinshasa, le colonel Bagaza fut renversé par un coup d’Etat juste au moment où il ‘se trouvait au Sommet des Chefs d’Etat de France et d’Afrique au Québec. Son remplaçant Pierre Buyoya, organisa la démocratie qui aboutit aux élections générales tenues en 1992 qui virent la victoire de la coalition des partis politiqués hutus dirigés par feu Melchior Ndadaye. Lequel sera assassiné en 1992 par des extrémistes militaires tutsi et voilà comment la deuxième guerre civile a été déclenchée jusqu’aux négociations politiques d’Arusha en 2004. Pierre Buyoya revint encore une fois au pouvoir pour réconcilier le Burundais avant de céder le pouvoir â un président hutu du nom de Cyprien Ntaryamira, tué le 6 avril 1994 avec le président Juvénal Habyarimana dans le crash de l’avion présidentiel de retour des négociations politiques inter rwandaises à Arusha. Les burundais portèrent leur choix sur un autre hutu du nom de Sylvestre Ntibantunganya qui dirigea le pays pendant cinq ans, .avant d’être remplacé par un autre hutu du nom de Marc Ndayizeye.

Pendant toute cette période, la guerre civile faisait toujours rage entre l’armée régulière dominée par les tutsi4et la rébellion menée par des hutu qui occupait les 3/5ème du pays. Ainsi donc, l’histoire politique du Burundi ‘est parsemée d’assassinats des chefs d’Etat et de gouvernement.

Entêtement suicidaire

Pierre Nkurunziza n’a pas pris en compte ce nombre effrayant de ses prédécesseurs assassinés dans l’exercice de leurs fonctions ni la comptabilité macabre des victimes de ces longues guerres civiles qui ont endeuillé tant son pays. Cet homme qui a rejoint la rébellion hutu en 1999 devrait songer au nombre des morts, des destructions méchantes, des déplacements forcés des populations burundaises tant à l’intérieur que vers les trois Etats voisins, notamment la RDC, le Rwanda et la Tanzanie où ils ont vécu dans des camps pour réfugiés pendant plus de vingt ans.

Pierre Nkurunziza n’a pas voulu entrer dans l’histoire comme celui qui aurait été le tout premier chef d’Etat burundais à avoir appliqué les accords politiques signés à Arusha qui ont installé la paix, la sécurité et surtout la cohabitation pacifique entre les deux communautés parlant la même langue, ayant vécu ensemble pendant des siècles, partageant les mêmes coutumes et traditions et condamnées à vivre ensemble ad vitam aeternam.

Pierre Nkurunziza n’a pas voulu comprendre qu’après la présidence de la République, il y a toute une vie. Il lui aurait suffi de relire la riche histoire de certains Etats africains pour se rendre compte que de dignes fils de ce continent ont goûté aussi et avant lui aux délices du pouvoir suprême mais ont résolu de se conformer au principe sacro-saint de l’alternance au pouvoir : Mathieu Kérékou, Abdou Diouf, Abdoulaye Wade, Ketumile Masire, Jerry Rawlings, Nicéphore Soglo, Kenneth Kaunda et tous ses successeurs jusqu’à l’actuel chef d’Etat zambien, Joachim Chissano, Léopold Sédar Senghor, Sam Mujoma, Thabo Mbeki, les deux successeurs de Jomo Kenyatta; Jonathan Goodlack, Olusegun Obasandjo, etc. Ceux-ci n’ont pas voulu effectuer un passage en force alors qu’ils en avaient aussi les moyens. Des moyens, certes efficaces, mais qui ne résistent pas devant l’ouragan de l’histoire. Et comme le disait l’un des dictateurs qui a commis les mêmes erreurs comme lui, à savoir feu le maréchal Mobutu, « devant l’ouragan de l’Histoire, un fruit mûr ou pas mûr finit par tomber ». Croyant que cela n’arrive qu’aux autres, il a vite oublié les journées, glorieuses de Ouagadougou qui ont mis fin à un régime ayant régné sans partage au Burkina Fasso pendant 27 ans. A qui le prochain tour?

Par F.M.

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