25 décembre 2015

FELIX TSHISEKEDI: LES ACCUSATIONS DE KINSHASA SUR LA CONFÉRENCE DE GORÉE COMPROMETTENT LE DIALOGUE

felix

Gorée éloigne davantage la perspective de la participation de l’UDPS au Dialogue
«Les accusations de subvertion formulées  contre les séminaristes de Gorée compromettent la participation de l’UDPS au Dialogue national» selon Félix Antoine TshisekediDans une interview exclusive accordée à 7SUR7.CD, Félix Tshisekedi, Secrétaire national aux affaires extérieures de l’UDPS, s’est étendu sur l’épisode de l’île sénégalaise de Gorée et ses conséquences politiques. Pour ce haut cadre du parti cher au lider maximo, Étienne Tshisekedi, la réaction de Kinshasa par rapport au séminaire electoral de Gorée, c’est de la « paranoïa » qui indique que la peur a changé de camp. Pour lui, les accusations de Kinshasa suggérant des activités subversives compromettent la participation de son parti au Dialogue national. Dans cet entretien, Félix Tshisekedi parle aussi de ses rapports avec Katumbi et les membres de la Dynamique de l’Opposition. Il donne aussi son avis sur la médiation internationale, principal obstacle au démarrage du Dialogue.
Ci-desssous l’interview.

 

1.    Félix Tshisekedi, l’UDPS votre parti, a été à Ibiza et à Venise en pourparlers avec le pouvoir cela n’avait pas choqué le régime de Kinshasa. Comment alors se fait-il que le même régime, soit si remonté contre tous les participants du séminaire  sur les processus électoraux de l’île de Gorée au Sénégal ?

R/A mon avis c’est parce qu’aucun de ses représentants n’y avait été convié…(rires)! Non, plus sérieusement le pouvoir montre des signes de nervosité. C’est la preuve qu’il nous prépare une surprise désagréable. Ainsi, pour arriver à ses fins, il se croit obliger de devoir tout contrôler pour que rien ne lui échappe. Nous resterons vigilants.

2.    Sur l’île de Gorée, vous vous êtes livrés à des activités subversives selon le régime de Kinshasa ? Au point que le président de l’assemblée nationale, Aubin Minaku, a brandi la menace de la levée des immunités pour tous les députés qui y ont pris part afin de les livrer au PGR? L’Udps, aurait-il renoncé à la non-violence ? Que s’est-il réellement passé au Sénégal ? N’y-a-t-il pas eu « complot » ou « activités subversives » comme prétendus par les autorités de Kinshasa ?

R/ Non, aucune activité subversive. A moins que pour ce régime finissant, le fait pour nous de réfléchir sur le sort qui sera le sien dans quelques mois soit assimilé à de la subversion! Je crois que ces signes d’agitation cachent mal un malaise profond et des intentions malveillantes. Mais puisque vous me pouvez la question, je dirais que l’Udps notre parti a fait de la non-violence sa méthode de lutte. Jamais nous ne nous aventurerons sur un terrain aussi incertain que celui de la violence! Au Sénégal, nous avions répondu à l’initiative de nos jeunes compatriotes des Filimbi et de la Lucha, qui nous avaient invité à cogiter sur le processus politique face aux enjeux électoraux de 2016, en comparaison avec les expériences vécues dans certains pays africains (Namibie, Mozambique, Tanzanie, Burkina-Faso et Sénégal). Si pour réfléchir à ces choses, il faut obligatoirement obtenir le quitus de ceux qui nous gouvernent, par défi en plus, où allons-nous?

 3.    Puisqu’il ne s’est rien passé de subversif sur l’île de Gorée, comment expliquez-vous alors l’agitation de Kinshasa au point de jeter le froid entre la RDC et le Sénégal de Macky Sall ?

 R/ De deux choses l’une: Ou le pouvoir fait du bluff en cherchant à crier très fort au scandale, pour tuer dans l’œuf le Front Citoyen 2016 qu’il craint de voir s’ériger, ou alors, il est dans une paranoïa aigüe qui le pousse à voir ses ennemis partout. Dans les deux cas, tout indique que la peur a changé de camp, et que nous sommes à un tournant décisif quant au sort de ce régime.

4.    N’est-ce pas la présence sur l’île de Gorée d’éveil civique, Filimi, Lucha, Y en- marre et Balai citoyen ; qui ont provoqué l’ire du régime de Kinshasa car il les considère comme des organisations « terroristes ».

 R/ Terroristes…!?! Allons, allons! Les terroristes, au cas où vous ne le sauriez pas, usent de méthodes barbares et lâches. En plus, ils s’en prennent gratuitement et de manière sauvage à des innocents. Ce qui n’est pas le cas de ces mouvements citoyens et non violents, qui plus est. Si ce que font les Filimbi et autres est assimilé à du terrorisme, que dirions-nous alors de ce régime qui ordonne la mort de journalistes, de défenseurs des droits de l’homme, d’opposants ou encore de manifestants pacifiques?

5.    
Pensez-vous que les accusations du gouvernement, manifestement de mauvaise foi,  à votre endroit compromettraient  votre participation au Dialogue national? N’est-ce pas là une occasion pour lui de faire pression sur vous et sur tous les « comploteurs » de participer au Dialogue ?

 R/ Non seulement cela compromettrait notre participation à ce forum, mais ça occulterait aussi les objectifs y visés, qui sont ceux de la réconciliation nationale, de l’unité et de la paix, valeurs à observer avant d’aller à des échéances importantes pour la stabilité et le développement du pays.

 6.    Quelles sont les principales leçons à tirer du séminaire de Gorée? Pour les participants, pour le gouvernement et pour la communauté internationale et bien entendu pour la communauté nationale ?

R/ Le premier enseignement est celui de constater qu’une volonté est née, de rassembler toutes les énergies des organisations politiques et sociales pour faire barrage à toute tentative d’enfreindre la loi fondamentale dans ce qu’elle a d’inviolable. Ensuite, en comparant les expériences vécues par nos frères africains qui ont conféré avec nous, nous apprenons que la détermination et l’abnégation sont des « armes » très redoutées par la dictature qui table souvent sur la peur et l’intimidation. Enfin, nous avons été heureux de constater que le peuple congolais n’est pas seul dans son combat. Ailleurs dans le monde et surtout en Afrique, des individus ou groupes d’individus se mobilisent pour nous venir en soutien afin que la démocratie, la liberté et la sécurité deviennent aussi réalité en RD Congo.

7.     La question de la facilitation ou de la médiation internationale  constitue le principal blocage pour le démarrage du Dialogue. Il semble que l’Udps a posé des conditions à Saïd Djinnit, pressenti facilitateur ou médiateur Quelles sont- elles?

R/ Je préfère plutôt dire que nous avons exigé le rappel des grands principes avant la tenue de ces assises:

Non à la modification de la constitution
Non à un 3ème mandat de Joseph Kabila
Pour un processus électoral crédible et fixé dans le respect des délais constitutionnels. Pour l’alternance politique, pacifique et démocratique

 8.    Saïd Djinnit, Envoyé spécial du Secrétaire général de l’Onu dans les grands lacs, ferait-il un bon médiateur ou facilitateur?

R/ Si tous les principes énumérés ici sont respectés, n’importe quelle personnalité sérieuse ferait l’affaire.

9.    Quels sont vos rapports personnels et ceux de l’Udps avec les membres de la Dynamique de l’Opposition? Avec le G7? Et Avec moïse katumbi particulièrement? 

 R/ Personnellement, je n’en avais plus avec les amis de ces regroupements. Disons que l’autre mérite de la réunion de l’île de Gorée est d’avoir permis de renouer ces contacts perdus avec les uns et les autres. Quant à Moïse Katumbi, depuis que nous nous sommes rencontrés pour la première fois (en 2010), nos relations ont toujours été basées sur le respect mutuel.

Propos recueillis par Israël mutala/ 7sur7.cd

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19 décembre 2015

UNE MARCHE DE SOUTIEN POUR LE DIALOGUE À LUBUMBASHI: KYUNGU DÉNONCE UNE BARBARIE POLITIQUE

 

lubumbashi_hotel_belle_ville

Les activités dans la ville de Lubumbashi ont été paralysées aujourd’hui par une marche de soutien organisée par les autorités de PPRD, le parti de Kabila. Hier déjà Kyungu wa Kumuanza, le président de l’UNAFEC, avait dénoncé cette pratique du temps de la dictature de Mobutu qui refait surface. « C’est de la barbarie politique…Nous ne serons pas surpris de voir surgir les animations politique et les dialelu de triste mémoire » s’était écrié Kyungu. « .

En rapport avec cette marche, plusieurs femmes commercantes s’étaient rendues chez Kyungu, hier et avant-hier, pour lui faire part de leur mécontentement face aux autorités provinciales qui ont initié la dite marche. Dans une vidéo que nous avons suivie sur le site de la diaspora katangaise, Kyungu avait demandé alors aux autorités de laisser les pauvres femmes aller vendre pour pouvoir nourrir leurs progénitures. Car, pour organiser un soi-disant dialogue, Kabila n’a pas besoin d’une marche de soutien de la population.

Enfin, Kyungu wa Kumuanza a dénoncé la politique de deux poids, deux mesures. Bien avant la fameuse marche de soutien, une manifestation de l’UNAFEC, le parti de Kiungu avait été interdite.

Lumbamba Kanyiki
www.kasaidirect.net

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L’OPPOSITION TOUTES TENDANCES CONFONDUES FAIT BLOC UNI AVEC LA CRÉATION D’UN FRONT CITOYEN 2016

 

délégation congolaise île de Gorée

De retour du Sénégal où ils ont assisté à un séminaire sur les élections et l’alternance démocratique, les ténors de l’oppositon ont désormais décidé d’unir leurs forces, idées et stratégies pour faire respecter la constitution de la RDC et empêcher Kabila de briguer un troisième mandat. Ils viennent de créer le front citoyen 2016. Cette nouvelle plate-forme regroupe toutes les autres plate-formes et partis de l’opposition: la dynamique de l’opposition, le front anti-dialogue, le G7 et l’UDPS d’Etienne Tshisekedi.

En pièce jointe, nous avons annexé la déclaration signée par tous les ténors de l’opposition avec en tête de la liste Félix Tshisekedi, Secrétaire National aux relations extérieures de l’UDPS. Parmi les signataires, figurent entre autres Moise Katumbi, Kamitatu, Kamehre, Fayulu, Sessanga, Diongo, Bazaiba, etc.

La mission du front citoyen 2016 est de faire respecter la constitution et d’empêcher tout glissement ou un troisième mandat de Kabila. Devant le danger qui menace la nation congolaise, les patriotes congolais ont juré, par la création du front citoyen 2016, de faire barrière à ceux qui ont opté pour la politique de la terre brûlée.

Déclaration Front citoyen 2016 (1)

Lumbamba Kanyiki

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14 novembre 2015

URGENT: FUSILLADES À PARIS

EXPLOSION-PARIS

Plusieurs fusillades ont secoué Paris et ses environs ce soir. De source policière, au moins 35 morts ont été enregistrés . Une première attaque a eu lieu dans un restaurant du dixième arrondissement et une autre au Bataclan où se tenait un concert de rock. Il y a une prise d’otages en cours. Par ailleurs, deux explosions ont été aussi entendues aux abords du stade de France où se jouait un match amical entre la France et l’Allemagne. Une disposition policière boucle le Bataclan où se déroule présentement la prise d’otage. Selon plusieurs témoignages, des assaillants ont ouvert le feu sur la foule avec des Kalaschnikovs. Il s’agit donc d’une attaque terroriste.

fusilladeparis

Kasai Direct

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13 octobre 2015

SCHÉMA DU GLISSEMENT- MATATA ASPHYXIE LA CENI

matata

Officiellement, Malu-Malu, l’ancien président de la CENI aurait démissionné pour raison de maladie. Mais en réalité, le bateau prenant l’eau de partout, le fameux prêtre a fait une fuite en avant, avant qu’il ne soit trop tard. Il a ainsi évité de porter la responsabilité de n’avoir pas organisé les élections dans les délais constitutionnels.

En effet, Matata, le premier-ministre qui est dans la logique du glissement, ne décaisse pas depuis 2013 les fonds nécessaires à la préparation des élections. La CENI à qui le gouvernement voulait faire porter la responsabilité de la non tenue des élections, s’est expliquée, chiffres à l’appui, par la bouche de son rapporteur Kalamba Mulumba N’galula. Suite sur www.kasaidirect.net

Kasai Direct

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12 octobre 2015

UDPS: JACQUEMAIN SHABANI CONTRE LE DIALOGUE

jacquemain shabani

Dans son interview accordée à C-News la semaine passée, l’ex-secrétaire général Jacquemain Shabani, qui ne garde jamais sa langue dans sa poche, est revenu sur plusieurs points chauds qui dominent l’actualité de la RDC. Toujours égal à lui-même, il s’est exprimé sur le divorce du G7 d’avec la majorité présidentielle, sur la débandade au sein de la Kabilie et même sur l’éventuel dialogue de son parti avec la majorité présidentielle.

En ce qui concerne le point relatif au dialogue éventuel avec Kabila, Shabani est en désaccord total avec la direction de son parti. D’après lui, le dialogue tel que proposé dans les accords d’Addis-Abeba et par les résolutions 2098 du conseil de Sécurité n’est pas nécessaire parce que Kabila n’a pas la volonté de dialoguer pour l’intérêt national. A 12 mois de la fin de son mandat,  autant le laisser terminer son mandat et s’en aller.

Revenant sur la crise au sein de son parti, Shabani reconnaît un déficit de démocratie à l’interne. Selon lui, les erreurs sont partagées entre les deux camps, les dirigeants du parti et les frondeurs. Il faudrait que les linges sales se lavent en famille. D’où son souhait de voir les instances dirigeantes du parti convoquer un congrès inclusif qui réunirait toutes les tendances et où tous les thèmes seraient abordés sans tabou.

L’opinion se souviendra des frondeurs au sein de l’UDPS qui ont poussé leur aventure plus loin, allant jusqu’à faire ce qu’ils ont appelé la destitution du président national Etienne Tshisekedi de ses fonctions et son remplacement par un certain Kalonzo.

L’ex-secrétaire général de l’UDPS réapparaît après un long silence. Il avait été démis de ses fonctions et traduit en justice pour détournement des fonds (300.000$) destinés à l’impression des cartes des membres. Mais la justice l’avait blanchi le 6 octobre 2012 des charges portées contre lui. Certains avaient crié aux coups bas contre un concurrent politique. La réapparition de Shabani peut être vue comme positive par les membres  pour redynamiser les activités de son parti en crise depuis 2013.

Lumbamba Kanyiki

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09 octobre 2015

LE TEMPS DES ADIEUX

tshisekedi

Le président Tshisekedi, l’un de ces treize parlementaires à la base de la création de l’UDPS en est le président national jusqu’aujourd’hui. Il est même considéré par la plupart des Congolais comme le père de la démocratie congolaise. Car, pour les Congolais, Tshisekedi est l’homme qui leur a montré du courage face à la dictature de Mobutu. Il a personnellement enduré des humiliations, des tortures physiques et morales, des emprisonnements à plusieurs reprises pour l’avènement de la démocratie en RDC. Pour eux, Tshisekedi est donc le Mandela de la RDC.

Grâce à son savoir-faire et à son charisme, l’UDPS s’est implantée dans toutes les provinces de la République Démocratique du Congo. Sans nul doute, l’UDPS est devenue sous l’égide d’Etienne Tshisekedi, un patrimoine national. Mais au vu de l’âge et de la maladie qui ont miné la santé du sphinx de Limete, une lutte de succession s’est engagée au sein de la classe dirigeante de ce parti,  le plongeant dans une crise profonde depuis 2013. Or, pour faire face aux enjeux de l’heure et en prévision des prochaines échéances, le peuple congolais a besoin d’un parti fort, dirigé par un leadership dynamique, responsable, aguerri, capable de relever les défis à venir. Il est tout à fait normal d’envisager une passation de flambeau à la nouvelle génération pour le respect de la continuité des institutions. Le sphinx de Limete devrait, comme Mandela, tirer sa révérence et se donner une retraite heureuse. Il devrait en cela, outre l’exemple de Mandela, suivre l’exemple de  Jean-Marie Lepen en France qui démissionna du Front National, du pape Benoit XVI qui démissionna de ses fonctions de souverain Pontife, du roi d’Espagne qui laissa sa place à son fils pour raison d’âge, etc.

Mais il ne devrait pas suivre l’exemple de Boutelfika qui, fatigué et épuisé par l’âge et la crise d’AVC, avait mené une campagne de honte lors de la dernière élection présidentielle en Algérie, porté sur une chaise roulante. Quelle honte pour l’Afrique! Il ne devrait pas non plus suivre l’exemple d’un Robert Mugabe du Zimbabwe qui s’accroche au pouvoir à 90 ans  ni celui de Gisenga à la tête du Palu  ni même de Bemba qui dirige le MLC de la prison de la CPI. Lire la suite sur www.kasaidirect.net

Kasai Direct

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06 septembre 2015

COLOGNE: IL S’EST TENU HIER UNE CONFÉRENCE SUR LA PÉNÉTRATION CHINOISE EN AFRIQUE ET SES CONSÉQUENCES

docteur denis mukuna et docteur charles ntuite

La pénétration chinoise en Afrique sous sa forme actuelle inquiète non seulement les Africains résidant en Afrique, mais aussi ceux de la diaspora. C’est dans ce cadre que le docteur Ntuite, sous le patronage de l’association des Africains de Cologne et des environs, a donné la sonnette d’alarme pour sensibiliser davantage les Africains sur les conséquences de cette pénétration chinoise dans 50, 100 ans. 

La conférence, tenue à Cologne hier, 05 septembre à 16 heures, a commencé par une minute de silence en mémoire des jeunes africains morts, noyés en méditerranée en tentant d’atteindre l’Europe. Ces jeunes gens représentent toute la jeunesse des différents pays africains aux abois, abandonnée par ses propres dirigeants pendant que les Chinois, eux, déversent sur le continent la leur à qui ils offrent des débouchés et des opportunités de vivre mieux.

Poursuivant son exposé, le docteur Ntuite a savamment démontré comment les Chinois corrompent les dirigeants africains, pénètrent en douceur et occupent, par ruse, l’Afrique tout entière. Leurs objectifs sont entre autres, le contrôle des champs miniers pour leurs industries, l’occupation des terres arables pour nourrir leur population,  le déversement sur le continent du surplus de leur population, etc. Toujours selon le docteur Ntuite, les Africains ne profitent pas de ces prétendus investissements chinois. Par contre, les Chinois exploitent les quelques ouvriers africains qu’ils engagent. Ils travaillent dans des très mauvaises conditions, sans protections, pour des salaires de misère. Le docteur a illustré ses propos par quelques exemples tirés des pays comme le Mozambique, la Zambie,  la RDC, la Sierra Léone et le Togo. Il a montré comment des petits chinois, sans formation et sans moyens financiers nécessaires viennent faire fortune dans ces pays et comment les Chinois s’accaparent, avec la complicité des dirigeants africains, des grands domaines à des prix dérisoires . Par ailleurs, les Chinois amènent en Afrique leurs propres ouvriers et refusent tout transfert des technologies aux Africains. Tous les travaux s’exécutent la nuit. Alors « comment l’Afrique pourra-t-elle se développer avec ce système », se demande l’orateur du jour. A la fin de son exposé d’une trentaine de minutes, le docteur Ntuite lance un cri pathétique: « L’Afrique est en train de nous échapper; ne restez pas insensibles! » L'article à lire dans son intégralité sur www.kasaidirect.net

Kasai Direct

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03 juin 2015

La RDC prépare les obsèques de l’un des « des pères de l’indépendance », Albert Kalonji

pères de l'indépendance

La ville de Mbuji-Mayi, chef-lieu de la province du Kasaï oriental (centre de la République démocratique du Congo), prépare les obsèques officielles d’Albert Kalonji-Ditunga Mulopwe, l’un des pères de l’indépendance congolaise, décédé en avril dans son village natal à l’âge de 84 ans, a rapporté l’agence de presse associée (APA), reçue mardi à Bruxelles.
M. Kalonji, né le 6 juin 1929 à Hemptinne près de Luluabourg (aujourd’hui Kananga), avait été l’un des cofondateurs, avec Patrice Lumumba – devenu ensuite le premier Premier ministre du Congo indépendant -, du Mouvement national congolais (MNC). Il avait milité pour l’indépendance et avait participé en janvier 1960 à la Table ronde de Bruxelles qui avait fixé la date de cette indépendance au 30 juin suivant.

Des dissensions avaient ensuite surgi avec M. Lumumba, aboutissant à la scission du MNC en deux branches, connues sous les noms de MNC-Lumumba et MNC-Kalonji. En 1960, Albert Kalonji, président du MNC-Kalonji, s’était proclamé empereur des Lubas et « président de l’État autonome du Sud-Kasaï ».

Cette indépendance de fait avait duré jusqu’en septembre 1962. A cette date, il avait été renversé lors d’un coup d’État militaire (instigué par son Premier ministre, Joseph Ngalula), s’exilant en Espagne. (article à lire dans son intégralité sur www.kasaidirect.net)

Kasai Direct

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21 mai 2015

RDC : pourquoi Kabila veut négocier avec l’opposition

 

kabila

Les proches de Kabila sont convaincus que le pays ne peut ou ne doit être dirigé par un autre.© Denis Balibouse/Reuters

Après avoir dépêché un émissaire – Kalev Mutond, le patron de l’Agence nationale de renseignements – auprès de ses opposants « radicaux » (Vital Kamerhe, les partisans d’Étienne Tshisekedi), Joseph Kabila a réuni le 13 mai dans sa ferme de Kingakati, près de Kinshasa, les membres du bureau politique de la Majorité présidentielle (MP).

Pour les informer qu’il accepte d’engager le dialogue réclamé par une frange de ses opposants. Sur la table des futures négociations : le sort du chef de l’État à l’issue de son second et dernier mandat.

« C’est parce qu’elles ont éludé la question du chef que les « concertations nationales » [qui réunirent en septembre 2013 représentants de la majorité, de l’opposition et de la société civile] ont échoué », estime Tryphon Kin-Kiey Mulumba, ministre chargé des Relations avec le Parlement et membre de la direction de la MP.

Cette fois, Kabila tient à recevoir les leaders de l’opposition et de la société civile, qui, tous, veulent qu’il s’en aille dès la fin de son mandat, le 19 novembre 2016.

Il veut les informer de son intention d’organiser cette année des élections locales et provinciales, scrutins complexes et coûteux dont certains redoutent qu’ils empêchent la tenue de la présidentielle dans les délais constitutionnels, c’est-à-dire fin 2016.

Lire l’article sur Jeuneafrique.com : RDC | RDC : pourquoi Kabila veut négocier avec l’opposition | Jeuneafrique.com – le premier site d’information et d’actualité sur l’Afrique

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