15 septembre 2012

DES TEMOIGNAGES ACCABLANTS : LE NORD-KIVU VIT DANS LA TERREUR

 
Protégée par les forces de la Mission des Nations unies au Congo, Goma sait déjà qu’elle ne tombera pas aux mains des rebelles du M23 qui, plus au nord, occupent Rutshuru et ses environs. Cependant, la capitale du Nord Kivu vit dans l’angoisse et des ONG locales dénoncent des mutins qui « sèment la terreur, la faim et la mort ». Les déplacés de guerre affluent dans la ville et, dans le centre don Bosco, plus de 30% des femmes enceintes, faibles et mal nourries, meurent durant l’accouchement. Dans un autre centre, INUKA, soutenu en Belgique par EALE (1), les éducatrices, en trois jours seulement, ont accueilli plus de 90 enfants abandonnés. Leurs cas sont plus atroces les uns que les autres : Marie, recueillie par le CICR, n’a que onze mois. Sa maman avait fui le M23, le bébé attaché sur son dos. Dans la forêt, elle a croisé des guerriers Mai Mai, qui ont arraché l’enfant de son dos et se sont acharnés sur elle à l’arme blanche. Une autre petite fille, Sifa, 13 ans, venue du Masisi, a été violée à trois reprises par les militaires et aux éducateurs, elle a expliqué qu’elle voulait mourir. Une autre fillette, Zawadi, 14 ans, originaire du Masisi elle aussi, a également été violée par les militaires et, stigmatisée dans son quartier, elle a été obligée de fuir vers la ville.
Alors que les habitants de Goma constatent que les prix des produits de base ont explosé, les rebelles exigeant des péages exorbitants, ils s’estiment cependant privilégiés par rapport à leurs compatriotes qui vivent plus au Nord : selon Human Rights Watch, « les rebelles du M23 sont en train de commettre une horrible série de nouvelles atrocités ». Selon les entretiens menés par HRW avec 190 personnes, le mouvement M23 (composé de soldats mutins qui avaient refusé d’être déplacés dans d’autres provinces du Congo) a procédé à des recrutements forcés : dans le territoire de Rutshuru, depuis juillet, 137 jeunes hommes et garçons ont été enlevés à leur domicile, au marché ou alors qu’ils se rendaient aux champs et 33 jeunes, qui essayaient de s’enfuir ont été ligotés et abattus sur place. Quinze civils, soupçonnés d’être hostiles aux rebelles, ont été tués de sang froid tandis que 46 femmes ont été violées, dont une fillette de huit ans.
Les soldats mutins ont longtemps assuré que leur priorité était de combattre les combattants hutus des FDLR, connus pour perpétrer les pires atrocités. Eux mêmes ne sont pas en reste : à Chengerero, le 7 juillet, des rebelles ont défoncé la porte d’une maison, enlevé le mari, battu à mort le fils de la famille. Quant à la femme, ils l’ont violée collectivement puis, après avoir répandu du carburant entre ses jambes, ils y ont mis le feu.
Les exodes de population montrent d’où vient la pire terreur : c’est vers les zones gouvernementales que les civils fuient en masse et parmi eux des autorités locales, des chefs coutumiers, des défenseurs des droits humains et des journalistes, tous craignant pour leur vie après avoir témoigné des atrocités dont ils avaient été témoins.
Les chefs du M23 assurent cependant qu’ils se contentent de recruter des soldats dans leur propre communauté rwandophone et selon certains témoignages, -que nous avons personnellement recueillis à Goma- des appels téléphoniques venus du Rwanda pressent les Tutsis du Congo de soutenir le M23, au nom d’intérêts communautaristes.
Human Rights Watch confirme par ailleurs, avec force détails, que l’armée rwandaise aurait fourni aux rebelles des armes, des munitions, et que plus de 600 recrues, sinon beaucoup plus, auraient été envoyées au Congo. En outre, l’armée rwandaise elle-même est intervenue à plusieurs reprises : plusieurs centaines de militaires, sous les ordres du général Emmanuel Ruvusha, basé à Gisenyi, ont traversé la frontière pour aider les mutins à s’emparer de la ville frontalière de Bunagana, de la base militaire de Rumangabo, des villes de Rutshuru, Kiwanja, Rugari, les anciennes places fortes tenues par Laurent Nkunda en 2009. De nombreux témoins –y compris nous-mêmes- ont vu les militaires rwandais, en grand nombre, circuler à bord de camions chargés d’armes et de munitions, se déployer en direction de la frontière du Congo, afin de participer aux opérations militaires aux côtés des mutins et, le cas échéant, de prendre la direction des opérations.
Selon des déserteurs du M23 qui ont pu se confier à HRW, ce sont des officiers de l’armée rwandaise qui ont dirigé les entraînements des nouvelles recrues, parmi lesquelles beaucoup d’enfants de 13 ou 14 ans. Certaines de ces recrues provenaient du Nord Kivu, mais la plupart d’entre eux était originaire du Rwanda : militaires démobilisés de l’armée rwandaise, anciens partisans de Laurent Nkunda, ex- combattants hutus des FDLR renvoyés au Congo pour l’occasion, et aussi jeunes réfugiés tutsis congolais se trouvant dans des camps à Kibuye, Buymba et aussi Nkamira. Ce centre de transit avait reçu la visite du Ministre Reynders qui s’était étonné d’y trouver tant de femmes et aussi peu d’hommes tandis que les représentants du HCR expliquaient qu’ils avaient été obligés d’installer dans le centre un éclairage électrique a giorno, afin d’empêcher les viols et autres actes de violence…
Ces multiples récits et témoignages, qu’ils aient été recueillis par HRW ou qu’ils émanent de sources privées, décrivent l’atmosphère de terreur régnant dans les zones occupées par le M23, confirment si besoin en était l’implication active du Rwanda aux côtés des mutins et infirment, avec force précisions, les dénégations du Rwanda assurant qu’il ne s’agît là que d’un problème entre ressortissants congolais…
Colette Braeckman

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14 septembre 2012

Message d'Hollande à l'opposition

La polémique enfle dans les rangs de l'opposition à la veille de la venue de François Hollande à Kinshasa. Elle met aux prises ceux qui sont favorables à la main tendue du président français qui a affirmé qu'il parlera avec toutes les parties dans la capitale congolaise, dont l'opposition comprise et les tenants de la politique de la chaise vide. Là dessus, la position de Vital Kamerhe et son UNC: ne pas rencontrer Hollande, c'est louper l'opposition de lui dire ce qui se passe en RD-Congo, vu de l'opposition.

Un émissaire, Me Jean Baudouin Mayo Mambeke, porte-parole de l'UNC, a été chargé de faire connaître ce point de vue à Jean Christophe Cambadellis, secrétaire national du parti socialiste français chargé de la Politique extérieure. Un calendrier politique très chargé a fait que Cambadellis a délégué son assistant, Sébastien Gricourt, avec un message à l'endroit de l'envoyé Kamerhe, à savoir que le Président François Hollande fera bel et bien le déplacement de Kinshasa mais pas pour apporter une quelconque caution à Joseph Kabila.

Selon des sources proches du parti kamerhiste, les socialistes expliquent que François Hollande n'avait pas témoigné de l'enthousiasme pour le sommet de Kinshasa mais c'est plutôt des Chefs d'Etat africains qui l'ont persuadé. Argument mis en avant: puisque l'Afrique connaît beaucoup de conflits dûs au déficit de la démocratie, à la malgouvernance et aux violations répétées des droits de l'homme, autant alors faire de Kinshasa l'occasion d'un message à l'endroit de toute l'Afrique subsaharienne. Rue Solferino, au siège du PS, Mayo a remis une «note» à Gricourt dans laquelle il demande des pressions sur Joseph Kabila pour que celui-ci laisse l'opposition se choisir son porte-parole. (Ci-dessous la «note» de Baudouin Mayo en intégralité).

MATTHIEU KEPA

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Scandale à l’Onu : Ban Ki-moon tente de blanchir le M23 !



Après Londres, voici le tour du Secrétariat Général de l’Onu. L’élan d’une nouvelle et soudaine sympathie très passionnelle et anormale, à tout point de vue, prend une certaine ampleur à travers le monde, en faveur du Rwanda. Le Gouvernement britannique a fait volte-face et s‘est autorisé un dégel partiel de l’aide suspendue en faveur de Kigali.
La Rdc tout entière en était encore à s’indigner de ce comportement plein de traîtrise, lorsqu’un autre partenaire et non des moindres, a décidé de la poignarder dans le dos. Et de quelle manière !
Ban Ki-moon, le même, a décidé d’organiser une tripartie Rdc-Rwanda-Secrétariat Général de l’Onu. La rencontre est prévue le 27 septembre à New-York. Très bonne initiative. Mais, un fait monstrueux vient ternir le tableau. A la table de l’Onu, il y aura un invité surprise. Complètement inattendu et dont la présence ne se justifie à aucun titre : une délégation du M23. Cette dernière aura le privilège de prendre part à la rencontre. Au motif que Ban Ki-moon, devenu le blanchisseur international, veut entendre toutes les parties engagées dans le conflit de l’Est.
Mais, tant qu’on y est, pourquoi ne pas recevoir aussi pour  la même occasion une délégation des Fdlr ? Nous touchons le fond du problème. Que l’on sache, le M23 a été clairement et ouvertement catalogué comme force négative et terroriste au même titre que la LRA et le Fdlr. Le Conseil de sécurité, instance supérieure au Secrétariat Général de l’Onu, a acté cet étiquetage.
D’où vient alors que Ban Ki-moon veuille déroger au principe dûment établi par l’organe habilité de l’organisation planétaire ?
Prétendant vouloir se faire une idée précise de la crise de l’Est congolais, l’actuel Secrétaire Général de l’Onu veut entendre tout le monde. Même les terroristes, criminels et sanguinaires notoires. C’est là sa manière de s’engager à résoudre la crise congolaise. Mais, entendre encore quoi sur le M23 ?
Le rapport du Panel des experts de l’Onu n’a pas été assez clair. Pas plus que ne l’ont été les pertinentes observations du Conseil de sécurité. Moins encore les résolutions de l’Union africaine à Addis-Abeba ou celles de la Sadc à Maputo. Ban Ki-moon veut mener sa propre enquête.
Drôle de détective privée qui décide de marcher à rebours de l’histoire. Non pas parce que les rapports officiels accusent quelques lacunes, mais parce que le Secrétaire Général se veut et se croit démiurge.
Seulement, en jouant sa partition salutaire, Ban Ki-moon aura eu le mérite par rapport au Rwanda, de légitimer le M23. Pire, de le laver de tout le sang dont il est chargé et dont continuent de le charger les organisations internationales des droits de l’homme. Human Right Watch en particulier.
Ban Ki-moon aurait-il un faible pour le M23 ? Dans l’histoire des Nations Unies, le Congo-Kinshasa a déjà tout vu. En 1960, le double jeu de l’organisation planétaire a même coûté la vie à un Secrétaire Général. Nous rappelons la tragédie en guise d’avertissement à l’apprenti jongleur Ban Ki-moon. C’est dire que l’on ne s’amuse pas impunément avec les réalités congolaises. Il est plus avantageux d’être de notre côté que d’être contre nous. Parole du destin.
LP

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Guerre dans l’Est du pays : les parlementaires devant leur responsabilité

Le 15 septembre. C’est la date retenue par le législateur pour la session budgétaire au Parlement. Au-delà de la loi des finances pour l’exercice 2013, les parlementaires sont appelés à éclairer l’opinion sur la guerre qui sévit au Kivu. Après deux mois des vacances parlementaires, les députés et sénateurs vont reprendre, ce samedi 15 septembre, le chemin du Palais du peuple. Une occasion pour eux de se pencher sur le budget de l’Etat pour l’exercice 2013.

Essentiellement budgétaire, la session de septembre ne sera pas de tout repos pour les membres de deux Chambres du Parlement. Et pour cause. Au-delà de la question relative à la loi des finances, les parlementaires devront également se prononcer sur la guerre qui sévit dans les deux Kivu.

Discutée à huis-clos lors de la session extraordinaire de juin dernier, la énième agression dont la RDC est victime de la part du Mouvement du 23 mars (M23), mérite un éclairage de la part de la représentation nationale. Surtout en ce moment où toutes les langues se sont déliées pour pointer du doigt le Rwanda, comme pays agresseur du Congo-Kinshasa.

Avec l’ouverture de la session ordinaire de septembre, les yeux des Congolais sont tournés vers le Palais du peuple. Ils attendent de l’Assemblée nationale, une explication claire sur l’insécurité récurrente entretenue par les mutins du M23, depuis plus de quatre mois. Emanation du peuple congolais, la représentation nationale est appelée à jouer pleinement son rôle, celui de défendre les intérêts de la Nation. Dans le cas d’espèce, l’intégrité du territoire national est menacé par le Rwanda avec la complicité des multinationales occidentales. Une situation qui, à en croire tous les Congolais et autres amis de la RDC, mérite une prise de position allant dans le sens de sauver le navire qui est en train de chavirer.

 Respecter l’intégrité territoriale

La condamnation du Rwanda par les Etats amis de la RDC est une bonne chose. Mais, c’est mieux de voir le peuple congolais lui-meme se prendre en charge. C’est à ce niveau que le Parlement doit se comporter en toute responsabilité parce qu’il s’agit d’une question liée directement à la sécurité du pays.  Ne dit-on pas : « On est mieux servi que par soi-même ». C’est à partir de l’implication et du dynamisme interne que les autres peuvent apporter leur soutien.

Déclenchée dans le but de déstabiliser la RDC avant d’amorcer le processus de sa balkanisation, la guerre de l’Est du pays a fait beaucoup de victimes. Sans compter des milliers de familles en errance au pays, voire à l’étranger. Une telle situation a poussé aux fils et aux filles du pays de se mobiliser comme un seul homme pour dire halte à la guerre et non à la balkanisation de la RDC.

Cette prise de position est reprise dans la Constitution de la République en son article 1er  qui stipule : « La République démocratique du Congo est, dans ses frontières du 30 juin 1960, un Etat de droit, indépendant, souverain, uni et indivisible, social, démocratique et laïc ».

Qu’a fait le Congo pour mériter un tel sort ? Pourquoi ces agressions à répétition qui ne font que replonger le pays le sous-développement ?  Ces questions méritent d’être posées. Surtout, quand on sait que les ressources naturelles dont disposent la RDC ne reflète pas ce qu’elle est aujourd’hui sur le plan économique.

Raison pour laquelle, un plaidoyer mérite d’être fait pour décourager le plan visant non seulement la déstabilisation du Congo, mais aussi et surtout son morcellement par ceux qui envient ses richesses.

Le peuple congolais a tant souffert. Il a besoin de la paix pour reconstruire son pays et vivre dignement.

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12 septembre 2012

Nouveau rapport accablant de HRW - Le M23 accusé de crimes de guerre



Dans un rapport rendu public hier mardi 11 septembre, l’Ong américaine Human Rights Watch (HRW) impute aux rebelles congolo-rwandais du Mouvement du 23 Mars 2012 des « crimes de guerre à grande échelle » commis dans la province du Nord-Kivu, en République Démocratique du Congo. C’est le résultat, indique-t-on, d’investigations menées par ses limiers entre les mois de mai et septembre 2012.

Ces crimes de guerre comprennent pêle-mêle des cas d’assassinats, d’exécutions sommaires, de viols, de recrutements forcés des enfants et de jeunes, d’atteintes diverses aux droits humains, etc. HRW s‘attarde spécialement sur les cas de 33 jeunes garçons et enfants exécutés pour avoir tenté de fuir le camp d’entraînement où ils avaient été conduits. Ces exécutions avaient eu lieu en public, devant d’autres recrues. Quant aux 15 civils ayant connu le même sort au mois de juin, ils étaient soupçonnés d’être hostiles à la rébellion.
Selon cette Ong de défense des droits de l’homme, ces crimes de guerre étaient commis avec la complicité de certains responsables civils et militaires rwandais. D’où, elle exige que les coupables soient poursuivis au niveau de la justice internationale et sévèrement punis.
Interrogé par les enquêteurs de Human Rights Watch, le colonel Ruzandiza alias Sultani Makenga a nié en bloc toutes les accusations mises à charge de son mouvement. Selon lui, le M 23 n’a jamais recruté des enfants, ni violé des femmes, ni tué des militaires déserteurs. « Nous recrutons nos frères, pas par la force, parce qu’ils veulent leurs grands frères.... C’est leur décision. Ce sont nos petits frères, donc, nous ne pouvons pas les tuer », a-t-il répliqué.
En dépit de l’accumulation des preuves des crimes contre les rebelles du M23, ce mouvement rebelle n’est l’objet d’aucune sanction ni pression au niveau de la communauté africaine ou internationale. Aux Nations Unies, à l’Union Africaine comme lors des deux derniers sommets de Kampala, les participants se sont contentés de prendre acte des allégations de massacres des Congolais, sans plus. Quant au Rwanda, il a toujours soutenu que ces crimes n’ont jamais existé, en dépit de la présence de plus de 57.000 réfugiés congolais sur son territoire et de 300000 déplacés de guerre en vadrouille à travers l’Est du Congo.

Prime spéciale au M23 ?

Bien qu’accusé de crimes de guerre non seulement dans le rapport de HRW mais aussi dans celui des experts des Nations Unies diffusés en juin dernier, le M23 continue de passer, dans certaines chancelleries occidentales et africaines, pour l’interlocuteur attitré du gouvernement de Kinshasa en cas de dialogue congolo-congolais. On peut relever, à ce sujet, que le président ougandais, Yoweri Museveni, qui est aussi président en exercice de la Conférence Internationale sur la Région des Grands (CIRGL), pense devoir mener une mission de bons offices auprès des « parties en conflit » dans l’Est de la République Démocratique du Congo, à savoir le gouvernement congolais et la rébellion du M23. Bien que Kinshasa continue de rejeter le schéma de négociations avec le colonel Makenga et le Bureau Politique du M23, l’idée de promotion d’un dialogue congolo-congolais ne cesse de trotter dans certains esprits.
La convocation, par le Secrétaire général de l’Onu, d’un mini-sommet sur la RDC à la date du 27 septembre 2012 à New York, semble s’inscrire dans cette optique. Ainsi, on s’achemine progressivement vers l’octroi d’une « prime spéciale » au M23, qui attend impatiemment de débattre, avec le pouvoir en place à Kinshasa, des termes de référence pour le retour de la paix au Nord-Kivu.
Il n’est pas exclu, dans l’hypothèse d’un dialogue Kinshasa-M23, que ce mouvement rebelle ou son parrain rwandais exhume l’Accord du 23 mars 2003, qui prévoyait, en plus de l’intégration automatique de ses combattants et officiers au sein des FARDC (Forces Armées dé la République Démocratique du Congo), la nomination de ses cadres politiques au sein des institutions nationales et provinciales, des entreprises publiques, de l’administration publique, de la diplomatie, etc. Ce cahier de charges, non rempli jusque-là par le gouvernement de Kinshasa, est du reste brandi par Kigali et le M23 comme le véritable casus belli à la base de l’imbroglio sécuritaire au Nord-Kivu.
Kimp

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Agression de la RDC : Révélations sur un plan de recrutement au sein de la classe politique !

L'agression de la République démocratique du Congo devient une opportunité pour les leaders politiques malveillants de faire parler d'eux. Ils attendent rééditer l'exploit de l'agression du 2 août 1998 ayant abouti au Dialogue Intercongolais.

Le temps ne se prête plus aux mêmes réalités. L'élan de solidarité interne va contrer toutes les velléités tendant à appuyer un quelconque plan de balkanisation de la République démocratique du Congo.

Aujourd'hui, nous en voulons pour preuve les élucubrations du député national Roger Lumbala à Bujumbura.

Tout est parti de l'interpellation par les services de renseignements burundais de Roger Lumbala à la suite de ses va-et-vient depuis un certain temps dans la région des Grands Lacs.

L'objectif était d'ériger à Burundi la base arrière des mouvements de rébellions qui allaient embraser la province voisiné du Sud-Kivu en visant particulièrement Fizi, Lemera et Kamanyola. Kigali lui assurerait, de ce fait, de son appui.

Il est désormais établi que le député congolais entretenait des relations suivies avec le capitaine Célestin Senkoko, secrétaire particulier du ministre rwandais des Affaires étrangères, le général James Kabarebe, relations pouvant être schématisées comme suit : la manipulation pour multiplier les foyers d'insécurité en République Démocratique du Congo ; son secrétaire particulier, au nom de code “Voyage “ ou « Safari », est son relais vis-à-vis de Roger Lumbala, pour lui transmettre les directives de la manipulation et les invitations qui s'y rapportent; et Roger Lumbala, en est à la fois la source et l'exécuteur des intentions déstabilisatrices de ses manipulateurs.

 
Stratégie pour le Rwanda

Le Rwanda s'est vite rendu compte que le M23 en tant que mouvement militaire manquait un dispositif politique capable de faire face à la campagne diplomatique de Kinshasa. Il fallait, par ailleurs, donner une connotation politique congolaise afin de détourner l'attention de la communauté internationale.

D'où l'idée de puiser dans les rangs des anciens rebelles convertis en leaders politiques pour pérenniser l'instabilité à l'Est. Raison pour laquelle le Rwanda a jeté son dévolu sur Lumbala pour prendre la tête du M23 et d'ouvrir des ponts dans le Sud-Kivu en lui proposant d'autres « collabos » congolais prêts pour la basse besogne.

En tant que cheval de Troie des menées expansionnistes et hégémoniques du Rwanda. Roger Lumbala a accepté de s'associer, d'une part, avec les Maï-Maï Raia Mutomboki et, d'autre part, avec certains politiciens natifs du Sud-Kivu pour écumer cette province.

Des va-et-vient de Lumbala

Le 12 juin 2012, il quitte Kinshasa par l'aéroport de Ndjili pour Bujumbura, où il arrive le 13 juin 2012, après une escale à Addis-Abeba.

Le 19 juin 2012, il part de Bujumbura pour Kinshasa qu'il atteint le 20 juin 2012, ayant fait une escale à Addis-Abeba. Le 29 juin 2012, il quitte Kinshasa pour Brazzaville, à partir du beach Ngobila.

Le 30 juin 2012, il s'envole de Brazzaville par l'aéroport de Maya-Maya pour Kigali.

Le 2 juillet 2012, il part de Kigali par avion pour Brazzaville.

Le 09 juillet 2012, à partir du beach Ngobila de Kinshasa, il traverse le fleuve Congo pour Brazzaville.

Le 14 juillet 2012, il quitte Brazzaville par l'aéroport de Maya-Maya pour Bujumbura où il arrive le même jour.

Le 2 août 2012, il quitte Bujumbura par son aéroport pour arriver à l'aéroport de Kigali le 3 août 2012.

Le 3 août 2012, il sort du Rwanda par route à destination de l'Ouganda via le poste frontalier de Cyanika.

Le 5 août 2012, il quitte l'Ouganda par le poste frontalier de Cyanika pour rentrer au Rwanda.

Le 06 août 2012, il s'en va de Kigali pour Bujumbura.

Le 08 août 2012, il prend son avion à Kigali pour Brazzaville.

Le 13 août 2012, il prend son avion à Kigali pour Bujumbura.

Le 30 août 2012, il part de Bujumbura pour arriver à l'aéroport de Bujumbura.

Le 1er septembre 2012, depuis Kigali, il s'en va par route à destination de Bujumbura, et c'est ce jour-là qu'il est pris à la frontière avec le Burundi par les services de renseignements burundais.

Du 13 août jusqu'au 1er septembre 2012, jour de son interpellation, il reste à Bujumbura, même si ses appels téléphoniques ont été pris en charge par des réseaux de télécommunications de la RDC couvrant l'Est du territoire national.

Les ennemis de la République sont démasqués avant même d'exécuter les plans machiavéliques de leurs maîtres.

L'implication des hommes de Dieu est l'aveu de la détermination de tout un peuple de dire non à la balkanisation du Congo.

LP

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ITINERAIRES ET DOCS SECRETS DU BOSS DU RCDN Roger Lumbala : indices de connexion avec Kagame

Le député élu de Mbuji-Mayi passe des mauvais moments à Bujumbura après avoir été lâché par ses parrains rwandais. Pendant ce temps, AfricaNews a pu reconstituer ses liaisons et contacts avant son interpellation à Bujumbura.

Sale temps pour Roger Lumbala, député RCDN/ Opposition dont l'arrestation ou l'interpellation dans la capitale burundaise le 1er septembre 2012 défraie encore la chronique et suscite un débat fou dans plusieurs milieux en RDCongo comme à l'étranger. Alors que certains crient à un montage destiné à descendre un bouillant acteur politique de l'Opposition, d'autres ont préféré fouiner... AfricaNews a réussi à percer le mystère. Il est à mesure d'affirmer que les services secrets burundais détenaient vraisemblablement des informations sur l'entreprise secrète et suspecte dans laquelle l'élu de Kasaï Oriental s'était embarqué aux côtés de la rébellion de M23 pour déstabiliser l'Est de la RD-Congo et renforcer l'action de désobéissance entamée au Kasaï Oriental par le colonel déserteur John Tshibangu.

Des sources généralement mieux informés retracent, non sans convaincre, les différents mouvements du député national, pourtant fiché absent du pays depuis le mois de juin 2012, bien avant les vacances parlementaires. Plusieurs documents trouvés sur Lumbala au moment de son interpellation par les flics burundais ne laissent aucun doute sur sa connexion avec Kigali. Principal indice : son passeport rouge -diplomatique- n°DB0001056, saisi par les Burundais, où les empruntes indiquent toutes les itinéraires qu'il a empruntées. Il a été au Rwanda, au Burundi et en Ouganda pendant que ses collègues députés alternaient sessions ordinaire et extraordinaire. Les Burundais ont interpellé l'ancien seigneur de guerre issu du RCD, auteur des crimes ignominieux dans le territoire de Bafwasende, Province Orientale, après avoir suspecté ses interminables va-et-vient dans la région des Grands Lacs, avec comme point de chute à établir au Burundi, qu'il voulait transformer en une arrière-base clandestine des mouvements de rébellion qui embraseraient la province voisine du Sud-Kivu, en visant particulièrement les contrées de Fizi, Lemera et Kamanyola, avec l'appui affirmé de ses mentors rwandais. Avant sa fuite du lieu de sa résidence surveillée en direction de l'Ambassade d'Afrique du Sud à Bujumbura, Lumbala a dû passer plusieurs heures à un interrogatoire qui a mis à nu son implication dans les préparatifs de nouvelles rébellions à l'Est de la RDCongo.

La maîtresse burundaise

Dès lors, les Burundais ont pris la ferme résolution de saisir sa mallette avec tous les documents et effets divers y contenus. Des sources rapportent qu'auparavant sa valise a été soustraite par l'une de ses maîtresses burundaises, une certaine Alice Ndayisenga, non autrement identifiée. Les renseignements recoupés sur ses missions clandestines au Rwanda établissent qu'il entretenait des relations suivies avec le capitaine célestin Senkoko, secrétaire particulier du général James kabarebe. Ce dernier est une des plaques tournantes de la sinistre entreprise de déstabilisation de la RDCongo. Il a été nommément cité dans le rapport des experts des Nations unies comme l'un des soutiens du M23. Son parsec dont le nom de voce varie, voyage ou safari est son relais vis-à-vis de Lumbala. Sa mission était de transmettre au député RD-congolais les directives de la manipulation et les invitations qui s'y rapportent. L'interpellation de Lumbala a attesté qu'il est un des pions du Rwanda, qui lui demandait avec insistance de prendre la tête des forces négatives du M23 et d'ouvrir des fronts dans le Sud-Kivu, en lui proposant des collabos RD-congolais, apparemment prêts pour y semer la terreur. Ces collabos seraient deux autres députés nationaux, actuellement objets des recoupements des renseignements collectés à leur sujet. Lumbala a confirmé, dans un procès-verbal signé par lui le 1er septembre 2012 à Bujumbura, devant les services burundais de renseignements, que le Rwanda apportait son soutien au M23. Les investigateurs en ont déduit que Lumbala, à l'instar de l'ex-colonel Ruzandiza, alias Makenga Sultani, s'est impliqué dans la stratégie rwandaise de déstabilisation de la RDCongo, basée sur l'ouverture de plusieurs fronts. Les rôles seraient ainsi répartis : la bande à l'ex-général Bosco Ntaganda continuerait à opérer au Nord-Kivu, particulièrement à Rutshuru, avec des postes avancés dans le Masisi. Pour sa part, Lumbala devait s'associer, d'une part, avec les Maï-Maï Raia Mutomboki et, d'autre part, avec certains politiciens natifs du Sud-Kivu pour écumer cette province. Dans sa mégalomanie, Lumbala a prêté concours idéologique, et diverses ressources au colonel déserteur John Tshibangu, en cavale dans le Kasaï, pour semer la désolation dans les provinces du Kasaï Oriental et du Kasaï Occidental.

Dernier carnet des voyages de l'ex-rebelle 

Le Rwanda est derrière les agissements guerriers de Lumbala. A Kinshasa, lés analystes avertis rappellent l'entretien téléphonique, le 22 août 20l2 entre Lumbala et le responsable d'un média RD-congolais, Top Congo FM, au cours duquel le premier prétendait se trouver à Paris, en France. Mais la suite de l'entretien relancé par un nouvel appel, s'est butée à un répondeur livrant son message en langue Kinyarwanda. Le téléphone avait trahi le député cynique. Et la nouvelle de sa présence à Kigali a commencé à se propager. Lumbala s'empressera de faire démentir cette évidence par des opposants et une frange de la presse de son bord, sans vérification, aucune. Mais des documents trouvés dans sa' mallette saisie' ont dévoilé, qu'il avait vainement construit un, alibi, à l'aide d'un manuscrit rédigé par ses soins, destiné au chef d'agence d'une' banque à Kinshasa, lui demandant de mettre à la' disposition de son assistant parlementaire, identifié comme Jérémie Mutombo Kamba, une somme en dollars et une autre en francs congolais, dans une correspondance qu'il datait de Paris, le 6 août 2012. Ce stratagème n'a cependant pas réussi, Lumbala se trouvant bel et bien à Kigali, en dépit de toutes ses dénégations. La lecture des mouvements opérés et retracés dans son passeport diplomatique n°DB 0001056 en dit long sur ses accointances dans la région des Grands voici le monitoring : Le 12 juin- 2012, il quitte Kinshasa par l'aéroport de N'Djili pour Bujumbura, où il arrive le 13juin 2012 après une escale à Addis-Abeba.

Le 19 juin 2012, il part de Bujumbura pour Kinshasa qu'il atteint le 20juin 2012, ayant fait une escale à Addis-Abeba. Le 29 juin 2012, il quitte Kinshasa pour Brazzaville, à partir du Beach Ngobila.

Le 30juin 2012, il s'envole de Brazzaville par l'aéroport de Maya-Maya pour kigali. Le 2 juillet2012, il part de Kigali par avion pour Brazzaville. Le 9juillet. 2012, à partir du Beach Ngobila de Kinshasa, il traverse le fleuve Congo pour Brazzaville. Le 14juillet 2012, il quitte Brazzaville par l'aéroport de Maya-Maya pour Bujumbura où il arrive le même jour. Le 2 août 2012 il quitte Bujumbura par air pour atterrir à Kigali le 3 août 2012. Le 3 août 2012, il sort du Rwanda par route à destination de l'Ouganda via le poste frontalier de Cyanika.

Le 5 août 2012, il quitte l'Ouganda par le poste frontalier de Cyanika pour rentrer au Rwanda. Le 6 août 2012, il s'en va de Kigali pour Bujumbura. Le 8 août 2012, il prend son avion à Kigali pour Brazzaville. Le 13 août 2012, il prend son avion à Kigali pour Bujumbura. Le 30 août 2012, il part de Bujumbura pour arriver à Kigali.

Le 1er septembre 2012, depuis Kigali, il s'en va par route à destination de Bujumbura, et c'est ce jour-là qu'il tombe dans la nasse à la frontière avec le Burundi par les services de renseignements burundais.

Du 13 août jusqu'au 1er septembre 2012, jour de son interpellation, il reste à Bujumbura, même si ses appels téléphoniques ont été pris en charge par des réseaux de télécommunications de la RD-Congo couvrant l'Est du territoire national.

C'est sa la vérité sur Lumbala, la marionnette et l'exécuteur des basses œuvres du Rwanda dans la déstabilisation de la RD-Congo.

D'autres renseignements supplémentaires ont déballé ses liaisons avec l'ex-colonel Ruzandiza, alias Makenga.

Ce n'est pas tout. Le dépouillement professionnel des autres effets de Lumbala trouvés dans la mallette saisie a montré qu'il était aussi de mèche avec le colonel rebelle John Tshibangu.

Outre ses nombreux contacts avec le précité, il a été trouvé dans les effets de Roger Lumbala, rédigés par sa propre main, un projet de Déclaration de prise de pouvoir que devait lire John Tshibangu pour annoncer à l'opinion d'attendre une autre Déclaration qu'il se chargerait de lire personnellement. Autant dire que le colonel déserteur Tshibangu s'active à préparer une hypothétique voie royale à Lumbala, au mépris de tout ancrage dans les valeurs démocratiques.

Dans une deuxième Déclaration, Lumbala fait sienne la rébellion du colonel John Tshibangu et fait allusion à une armée qu'il dénomme A7, naturellement alliée au M23.

Le plan d'embrasement du Kasaï

Le plan prévoyait aussi l'embrasement du Kasaï, à travers trois axes : le premier, Miabi ; le deuxième, Kabeya-Kamwanga et le troisième, Tshilenge. A cet effet, il avait prévu des superviseurs de menées guerrières et terroristes pour chaque axe.

Les objectifs ciblés dévoilés dans ces documents sont, à Mbuji-Maï, l'aéroport, le camp militaire, le gouverneur de province, la résidence et le bureau du général PNC. Patience, la station de la Radiotélévision nationale congolaise -RTNC-, et la résidence et le bureau d'un colonel nommé Séraphin. Pour concrétiser son coup de force, Lumbala avait tablé sur dix jours d'opérations, mettant à contribution 600 rebelles constituant 30 groupes de 20 personnes chacun, à développer dans les trois axes, à raison de 200 personnes par axe. Estimant le coût de cette opération à USD 6000 -rien que ça-, Lumbala avait prévu 600 armes individuelles, chacune d'elles renforcée de 2 chargeurs, sans oublier 11 appareils Motorola pour les communications.

C'est clair. Lumbala voulait rééditer l'épisode du territoire de Bafwasende, en s'inspirant probablement de la lecture des trois des livres trouvés sur lui, notamment l'art de la guerre de Sun Tse, l'art de la guerre de Sun Tsu, et les 36 stratagèmes. Manuel secret de l'art de la guerre, traduit du chinois, présenté et commenté par Jean Levi.

Quant à la question de savoir pourquoi et comment Lumbala, qui se voyait déjà chef de l'Etat, affublé du titre de président d'un Conseil national de transition en RD-Congo, s'est retrouvé dans l'enceinte de l'Ambassade d'Afrique du Sud à Bujumbura, pour s'y réfugier, l'une des réponses est des relations privées avec l'un des conseillers de cette ambassade, du nom de Tembani Masango, conseiller chargé des Affaires régionales.

Lumbala avait déjà pris le goût de l'aventure lorsque, à la faveur du Dialogue inter congolais, la péripétie Bafwasende se solda par un maroquin au gouvernement 1+4 en faveur de son couple. Il a presté comme ministre de l'Economie et Commerce avant de céder le poste à son épouse Ngalula, celle l'a même qui l'a remplacé au Sénat. Lumbala avait promis de prendre les armes au cas où Kabila remportait la présidentielle du 28 novembre. Il avait entrepris de matérialiser son nouveau rêve.

KISUNGU KAS/ Natine K.

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JOSEPH KABILA : « HAUTE TRAHISON ? »

Billet

Les Kinois n’ont pas cru leurs oreilles en suivant la retransmission de la déclaration de M. Rémy Massamba, fils du richissime propriétaire des écoles Massamba et leader d’une des ailes de l’Udps, accusant le Président de la République du crime de haute trahison. On s’était attendu à une réaction fulgurante du pouvoir  pour réfuter cette gravissime accusation et, en même temps, si pas nécessairement une action policière mais au moins une montée en ligne des médias du pouvoir. Ce fut le calme plat. Depuis, José Makila du Mlc s’est engouffré dans la brèche, suivi par un certain M. Mavungu, de l’Udps /Tshisekedi. Visiblement, le camp présidentiel a été sonné, ce qui veut dire que, quoi qu’il advienne, plus rien ne sera comme avant.

Jusqu’à maintenant, la gestion de la politique rwandaise du pouvoir a été du domaine exclusif des Katangais, les différents ministres des affaires étrangères ayant toujours été tenus à l’écart des véritables enjeux des négociations avec Kigali.

Lors de son dernier entretien avec quelques représentants de la presse kinoise, le Président Joseph Kabila a parlé, s’agissant de la présence militaire rwandaise au Kivu, « d’un secret de Polichinelle ». En l’état, cette expression signifie « connu de tout le monde ». Si la formule fit mouche, elle fut loin d’éclaircir une question bien ténébreuse. Triés sur le volet, les journalistes présents s’abstinrent de chercher à embarrasser le Chef de l’Etat en sollicitant plus d’explications.

Mais, depuis, les faits ont été plus éloquents que les discours, des faits de plus en plus troublants, le dernier en date étant le rapatriement très médiatisé de deux compagnies des forces spéciales rwandaises. Le Dr Kiantede Nzogu, certes un anti-kabiliste avéré, n’en pose pas moins une série des questions qui rendent perplexe. L’une d’elles : «Pourquoi, en plus, le commandant militaire congolais au Nord-Kivu (général B.) et le chef de la DEMIAP (colonel Yav) sont-ils présents sur la vidéo diffusée par les Rwandais (….) riant, plaisantant et en train de s’embrasser avec leur supposé ennemi rwandais, le général Charles Kayonga, un de ceux parmi les hauts dignitaires de Kigali qui sont accusés d’avoir créé, entraîné, armé et dirigé le soi-disant M23 ?». 

Dans un article paru dans Jeune Afrique le 13 juillet dernier, M. Rudatsimburwa,, directeur de Radio-contact de Kigali, parlant sans doute au nom du pouvoir, qualifiait feu Katumba Mwanke de « plus brillant stratège politique congolais du début du 21ième siècle ». L’opinion congolaise apprenait ainsi que c’est Katumba Mwanke qui était le concepteur de la politique rwandaise de la RDC. Ce qui, par contre, était du domaine du public est que le plénipotentiaire de Kinshasa dans les contacts avec Kigali était le Général John Numbi, qui s’afficha devant les caméras avec Laurent Nkundabatware et fut payé en retour, paraît-il, d’un important cheptel de bovins transporté par une flotte d’avions au Katanga, aux frais de l’Etat congolais.

Depuis, Katumba Mwanke est mort au cours d’un accident d’avion pour n’avoir pas attaché sa ceinture de sécurité, comme si sa toute puissance lui avait fait croire pouvoir commander aux éléments.    

Le génie de M. Katumba Mwanke serait donc d’avoir inspiré cette politique qui s’abstint  de dénoncer la présence continue des forces armées rwandaises au Kivu depuis 1996, faute de l’avoir autorisée, en plus du fait d’avoir permis l’intégration des milliers des soldats rwandais dans les rangs des Fardc et confié la chaîne de commandement des armées congolaises du Nord-Katanga jusqu’à l’Ituri en  passant par les Kivu.  Comme par hasard, c’est sur cet espace que le Rwanda ambitionne d’élargir ses frontières. On peut se référer, pour ce faire, à la carte des nouvelles frontières rwandaises publiée par Kigali en 1998.

Certains de ceux qui avaient fréquenté feu Katumba disent de lui que c’est un homme qui se plaisait à dire « Hatukuya kucheza » (On n’est pas arrivé au pouvoir pour jouer mais pour s’enrichir) (traduction libre). Grâce à cette politique, le Rwanda se livre à l’épuration ethnique dans les Kivu sans discontinue, massacrant, terrorisant afin d’inciter les populations à abandonner leurs terres. En même temps, des populations rwandaises sont régulièrement transplantées au Kivu, ce dont avait rendu compte un journaliste britannique quelques années passées, ayant visité l’île d’Iwawa sur le lac Kivu où des ex-Interhamwe sont reconditionnés, réarmes et transférés au Congo. Nos compatriotes de Beni-Lubero Line ne cessent d’informer  sur des prétendus réfugiés tutsi « revenus » du Rwanda, dont les grosses familles (25 personnes en moyenne) se caractérisent par le fait que la différence d’âge entre parents supposés et enfants tournerait autour de cinq ans.

La question me posée par un homme politique européen est celle de savoir comment M. Joseph Kabila, le Président du Congo, a pu, à tout le moins, laisser faire Katumba Mwanke et son cercle des Katangais. L’explication qui me vient à l’esprit se rapporte à l’état psychologique du Chef de l’Etat. Voici un homme dont on dit que son père ne serait pas son père ; que sa mère ne serait pas sa mère (un universitaire connu ayant même déclaré avoir rencontré « sa mère biologique » aux Etats-Unis) ;  que son nom ne serait pas son nom ; que sa sœur ne serait pas sa sœur ; que sa femme ne serait pas sa femme mais celle d’Eric Lembe ; que sa tribu ne serait pas sa tribu ; que son pays ne serait pas son pays etc 

Une telle campagne d’intox, comparable à celle qui fut déclenchée contre Patrice Lumumba en 1960, mène inévitablement à conséquences. Le résultat est donc que Joseph Kabila se serait recroquevillé sur son très proche entourage, abandonnant pratiquement la gestion des affaires à Katumba. Car imaginez les dégâts en cas de défection d’un de ces proches, lequel aurait alimenté la thèse de sa filiation douteuse. A cela, il sied d’ajouter la dimension sécurité personnelle de la part d’un homme dont le père fut tué dans son bureau, et le grand père assassiné par des adversaires politiques.

Sous d’autres cieux, étant donné que sa fortune est faite et qu’il est encore jeune, il se serait retiré mais c’est mal connaître la nature du pouvoir en Afrique. L’ampleur des abus est telle que la perspective de quitter le pouvoir fait peur, à l’idée que le successeur ne demande des comptes. En effet, si ceux qu’on appelle les Mobutistes s’en sont tirés à si bon compte, c’est par la volonté du pouvoir qui les a remplacés. Autrement, les prisons auraient manqué de places.

A moins que le Président en soit venu à croire, ce qui semble ahurissant, que grâce à ses appuis occidentaux, qu’aucune force ne pouvait empêcher le Rwanda de réaliser ses ambitions d’expansion territoriale aux dépens du Congo.

Si cette hypothèse s’avère plausible, la pression de maints dirigeants occidentaux, dont Sarkozy, y aura été pour quelque chose.

L’autre hypothèse est celle que j’ai déjà eu à formuler, à savoir que, comme feu son père, Joseph Kabila a pu être convaincu que le projet rwandais buterait à l’handicap démographique, et que donc le Rwanda n’aurait jamais suffisamment de populations pour peupler le Kivu. Cette hypothèse semble également soutenue par Pierre Péans, dans un article retentissant paru à Bruxelles dans lequel il prône le retour des Tutsi congolais au Rwanda, leur mère patrie. Bénéficiant de la profondeur que lui donne un pays vaste, le Chef de l’Etat aurait pu penser  laisser faire le Rwanda au Kivu pendant qu’il se bâtirait une puissante armée afin d’en découdre le moment venu.

Si c’est le cas, son pari aura été extrêmement risqué. On ne dîne avec le diable qu’en se munissant d’une bien longue cuillère. Celle du Président a été trop courte. En l’occurrence, penser surprendre un ennemi si futé, qui a su rouler dans la farine le monde entier, relevait de l’équation impossible.

Ensuite, la volonté de construire une armée forte, dans un climat de corruption généralisée, systémique, est une chimère. Pour créer les conditions devant inciter le soldat à sacrifier sa vie pour son pays, il faut impérativement une gouvernance plus ou moins saine. Le soldat doit bénéficier d’une solde permettant de se valoriser au sein de la société ; il doit être convaincu qu’en tombant sur le champ de bataille, sa famille aura la reconnaissance de l’Etat. La Nation doit poser des actes forts en reconnaissance de ceux qui l’ont précédé dans le sacrifice. Ce n’est pas pour rien que dans la plupart des pays du monde, l’entretien de la flamme du soldat inconnu est élevé au rang du premier devoir de la Nation, que des cérémonies grandioses sont régulièrement organisées pour saluer la mémoire de ceux qui se sont sacrifiés pour le pays. Au Congo, rien de tout cela n’est fait. Si c’était pour endormir la vigilance de Kagame, c’est raté.

Il y a quelques semaines, une information de la presse britannique, toujours en avance sur l’Afrique, indiquait que Kigali aurait décidé l’éviction de Joseph Kabila. Un des noms cités pour le remplacer serait….John Numbi, empêtré dans le scandale de l’assassinat de Floribert Chebeya. John Numbi est l’ancien patron des jeunesses de la Juferi de Kyungu Wa Kumwanza lors du pogrom des Kasaïens dans les années 90. Or, que constate t-on ? Kyungu, un sécessionniste katangais notoirement connu,  est entré dans une soudaine agitation politique, soi-disant pour forcer Kinshasa à organiser un référendum sur l’autonomie des provinces. Entre-temps, par le M23 interposé, le Rwanda a promis un coup d’Etat à Kinshasa en septembre.

Je crois devoir ajouter l’information donnée par l’ambassade de la RDC à Bruxelles indiquant que la décision ayant frappé le cinéaste belge Thierry Michel, refoulé de Kinshasa malgré la possession d’un visa en règle, n’avait été prise ni par la Présidence, ni par la Primature. Cela veut clairement dire que, pour le moins, le pouvoir, au Congo,  ne serait pas aussi concentré comme il le fut sous Mobutu ou sous Laurent Kabila.

Il y a quelques années, Laurent Nkunda avait déclaré que Joseph Kabila était tutsi comme lui, ce qui est évidemment faux mais destiné à le discréditer aux yeux de ses compatriotes. Comme chez eux rien ne se passe au hasard, les observateurs en avaient conclu que le Président congolais était dans le viseur de Kagame. James Kabarebe, dans sa longue interview avec Braeckman, vient de l’accuser d’être associé à Bosco Ntanganda dans le trafic des minerais au Kivu. S’y ajoute, naturellement, l’épisode du rapatriement des deux compagnies spéciales rwandaises.

Pourquoi le Président reste-il sans voix ? Ses détracteurs disent, comme on le lit sur le Net, que c’est par peur que Kigali ne « le déballe » davantage. Mais ceux qui le soutiennent rappellent qu’il communique généralement peu, et souvent mal et que sa stratégie ne l’a pas empêché de rester au pouvoir depuis plus de 10 ans. Mais s’il communique mal, Joseph Kabila bénéficie des effets d’un retournement de l’opinion internationale non seulement au sujet des crimes commis par Kigali au Kivu mais des tenants et aboutissants du génocide rwandais. Il y a eu tellement d’écrits, tellement d’enquêtes notamment menées par des experts du Tribunal d’Arusha, des investigations menées par des chercheurs américains qui démontrent que si génocide il y a eu au Rwanda, il fut le fait du Fpr.

Mais comment faire alors que les Etats-Unis, l’Angleterre, voire la Belgique, ont été impliqués dans la commission des massacres ayant permis au Fpr de prendre le pouvoir,  même si le vent tourne immanquablement ? Il y a trois ans, le Premier Ministre Yves le Terme avait refusé de rencontrer Kagame de passage à Bruxelles, tout comme son Ministre des Affaires étrangères Van Ackerre, alors qu’auparavant, les autorités belges s’empressaient de dérouler le tapis rouge pour le tyran de Kigali. De surcroît, les rapports de force au niveau mondial ne sont plus ce qu’ils étaient dans les années 90 et le Fpr lui-même est en proie à de graves dissensions d’ordre historico-culturelles entre Bega et Nyinginya qui vont inévitablement se terminer par des massacres généralisés comme cela a toujours été le cas dans l’histoire des monarchies tutsi à l’époque pré-coloniale.

Toutefois, même si la conjoncture internationale est favorable, le Congo ne se tirera des griffes rwandaises qu’en mobilisant toutes ses forces. Or, pour y parvenir, le Chef de l’Etat a trois faiblesses de taille qu’il devrait d’abord vaincre : 1. la corruption généralisée (la quasi-totalité des responsables sont concernés). Accepteraient-ils la perte de leurs privilèges sans réagir ?) ; 2. Un appareil de l’Etat loin d’être totalement sous contrôle, y compris l’armée dont par exemple le bataillon Simba est la propriété personnelle de John Numbi alors que, par ailleurs, la loyauté de maints hauts responsables politiques et militaires issus de l’Afdl, Rcd, Mlc, Cndp et autres créations rwando-ougandaises demeure douteuse ; 3. La perte de confiance d’une population qu’il faudra convaincre de l’inanité ou de la fausseté de l’accusation de haute trahison.

Je ne serais pas complet si j’oubliais de mentionner l’effet dévastateur de la décision de porter le salaire des parlementaires à……13.000 $ (parmi les plus élevés du monde) dans un pays qui n’arrive pas à payer 70$ à ses soldats.

   

Wait end see

 

Albert Kisonga Mazakala 

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Guerres à l'Est de la RDC : la jeunesse du Nord-Kivu lance un grave défi au Président Kabila !




Au moment où s'ouvre à Kampala, ce jeudi, le deuxième Sommet de la CIRGL sur la situation sécuritaire à l'Est de la RDC, plusieurs dizaines de jeunes intellectuels de Goma ont manifesté pacifiquement ce mercredi 5 août 2012 à Goma, la capitale provinciale du Nord-Kivu, essentiellement pour scander leur farouche opposition à l'idée de déployer une force internationale "neutre" dans leur contrée. 

Ces jeunes, qui ne s'identifient à aucune organisation, aucune association, aucun courant politique ou idéologique, disent avoir en commun une "révolte débordante" due à la fois à la situation des guerres à répétition dans leur pays et leur province, au laxisme du gouvernement, et à l'inaction de la communauté internationale, représentée à leurs yeux par la MONUSCO.

Ils arboraient des cartons pendant au cou sur lesquels on pouvait lire : "non à une force internationale de trop !". Ils demandent au Président Joseph Kabila, dont ils rappellent qu'il est le "Commandant suprême des FARDC", de "nettoyer" la chaîne de commandement des FARDC, d'améliorer leur condition sociale et de leur doter de moyens matériels et techniques adaptés au défi de la sécurisation des frontières de l'Est de la RDC. Ils exigent en particulier, en les nommant - chose plutôt audacieuse - que le Chef d'Etat-major générale des FARDC, le Lieutenant-Général Didier Etumba, et le Commandant de la Force terrestre, le Général Gabriel Amisi Kumba dit "Tango Four" soient démis de leurs fonctions et remplacés par "des officiers plus compétents et loyaux à la République", ajoutant qu' "il n'en manque pas !". 

Ces jeunes reprochent à ces généraux de l'armée nationale congolaise d'avoir montré suffisamment leurs limites à accomplir les devoirs de leurs charges, "à en juger aux résultats sur terrain". Astuce plutôt réussie, si l'on sait que d'autres congolais accusent purement et simplement le Général Amisi Kumba d'être un "traître à la solde des ennemis du peuple congolais". Plusieurs organisations de la société civile congolaise ont déjà demandé, de façon confidentielle, sa mise à l'écart, mais toujours sans succès. 

La MONUSCO n'est pas épargnée : ces jeunes révoltés l'accusent d'être elle aussi laxiste, et d'assister religieusement au saccage de la RDC alors qu'elle est censée ramener la paix (ou y contribuer substantiellement). Ils rappellent que la MONUSCO dépense chaque minute la somme indécente de plus ou moins 2 500 dollars américains (soit près de 4 millions de dollars par jour); qu'elle est présente en RDC depuis plus de 12 ans, "sous le Chapitre VII", et que malgré tout la paix se fait toujours attendre, spécialement dans les provinces du Kivu. Tout en rappelant leur conscience de la primauté de la responsabilité du gouvernement à assurer la paix et la sécurité, ces jeunes demandent que la MONUSCO applique immédiatement le Chapitre VII et oeuvre réellement à ramener la paix.

Ce mouvement anonyme qui se veut révolutionnaire n'en est pas à sa première démonstration. A la mi-août dernier, ces mêmes jeunes (alors moins nombreux que ce mercredi) étaient parvenus à déjouer les mécanismes de sécurité déployés autour de l'hôtel où se tenait la réunion du sous-comité des ministres de la défense de la CIRGL, et avaient manifesté leur opposition à la force internationale neutre. Chaque jour qui passe, le mouvement gagne le coeur de nombreux jeunes et semble susciter en même temps beaucoup de sympathie de la part des habitants de la ville de Goma. Le mouvement va-t-il faire tâche d'huile ? Il est encore trop tôt de le dire. Mais ce qui est sûr, c'est que ces jeunes montrent une énergie étonnante et inédite dans leur lutte, et semblent déterminés à la mener jusqu'au bout. 

En demandant nommément et publiquement la mise à l'écart de ces hauts commandants des FARDC, ils viennent de briser un tabou, et de lancer au président Kabila un grave défi, mais de manière très ingénieuse : s'il s'obstine à garder ces officiers, c'est lui-même qui pourrait être leur prochaine cible ! 

Or, il n'est pas sûr qu'il les suivent. Si l'opposition, qui a déjà évoqué la mise en accusation du Chef de l'Etat pour haute trahison, vient à s'allier la société civile et les forces vives de la nation dans cette requête, il est fort à parier que le pouvoir de Kabila subisse de sérieux coups dans les prochains jours...
Ci-après le message intégral de ces jeunes. Il est intitulé : 


"Monsieur le Président de la République, Mesdames et Messieurs les membres du gouvernement ;

Nous en avons ASSEZ de ces guerres qui, depuis tant d’années, prennent nos vies et celles de ceux qui nous sont chers, accaparent nos biens, bafouent notre dignité, et détruisent nos espoirs.

Nous en avons ASSEZ de la guerre, quelles qu’en soient les motivations, les méthodes ou les protagonistes : nous voulons la paix. Et nous la voulons MAINTENANT !  

Cependant, nous n’approuvons pas et n’accepterons pas le déploiement d’une « force internationale neutre », telle que vous êtes entrain de l’envisager au niveau de la Conférence internationale sur la Région des Grands-Lacs :

-          D’abord parce que ce serait une force de trop, dans une région déjà sur militarisée, où l’on dénombre beaucoup d’autres forces (MONUSCO, AFRICOM, FARDC, sans parler des nombreuses forces négatives comme le M23, les Maï-Maï, les FDLR, etc.) ;
-          Ensuite parce que comme vous en êtes conscient, il sera difficile, long et coûteux de mettre en œuvre cette nouvelle force. Or, nous avons déjà assez attendu, assez souffert, et nous sommes au bout de notre patience. Vous avez peut-être tout votre temps, mais les groupes armés qui nous tuent, nous violent, incendient nos habitations, et conquièrent nos villages, eux ne nous ferons pas de répit en attendant gentiment que cette force incertaine vienne les défaire ;
-          Enfin parce que même si par quelque magie, et après on ne sait combien de temps, cette « force internationale neutre » venait à être déployée, elle ne fera rien de mieux que la MONUSCO qui « observe » nos malheurs depuis tant d’années déjà ; elle ne produira pas de meilleurs « résultats » que les opérations conjointes menées avec le Rwanda. Qui plus est, elle risque de s’installer dans la durée, comme celles qui l’ont précédée.

Nous ne voulons donc pas d’une force autre que les FORCES ARMEES DE LA REPUBLIQUE DEMOCRATIQUE DU CONGO. Tout ce que nous vous demandons de faire c’est de :

1.      Assainir la chaîne de commandement de nos forces de sécurité (armée, police, renseignement). A ce sujet, nous exigeons que le Chef d’Etat-Major Général , le Lieutenant-Général Didier Etumba et le Chef d’Etat-major de la Force terrestre, le Général Gabriel Amisi Kumba dit « Tango Four » et tous les officiers de leur acabit soient immédiatement démis de leurs fonctions et remplacés par des officiers plus compétents et loyaux (la République n’en manque pas !), parce qu’à n’en juger qu’à leurs résultats, ils ont lamentablement failli à leur mission, et humilié les hommes sous leur commandement ainsi que tout le peuple congolais ;
2.      Une fois le commandement des FARDC et des autres forces de sécurité assaini, mettez-les dans des conditions humaines décentes et dotez-les rapidement de moyens matériels, techniques et financiers suffisants, afin qu’ils soient en mesure de donner le meilleur d’eux-mêmes pour libérer la Nation de tous les groupes armés et des agresseurs. C’est de cette seule manière que l’intégrité territoriale et la souveraineté de notre pays seront rétablies rapidement et maintenues de façon durable. C’est non seulement une solution plus efficace et plus rationnelle, mais aussi une option qui respecte notre dignité en tant que Nation.

Tout en vous rappelant que la défense de notre pays ne revient pas à des pays tiers ou à la « communauté internationale », nous vous demandons d’insister auprès du Conseil de sécurité des Nations-Unies pour que le Chapitre VII de la Charte soit effectivement appliqué, et que la MONUSCO exécute effectivement son mandat, ou se retire carrément.

Comprenez, Monsieur le Président de la République, Mesdames et Messieurs les membres du gouvernement, notre révolte légitime."  
 
=:=:=:=:=:=:=:=:=:=:=:=:=:=:=:=:Faida Mulenga-Byuma Chantal+243994004869+243859193060chantalfaidamu@yahoo.fr

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11 septembre 2012

RDC : les rebelles du M23 veulent négocier avec le gouvernement

 
Les FARDC en patrouille mixte avec les casques bleus de la Monuc à Mbwavinya. Photo MONUC / Marie Frechon (2008).Les FARDC en patrouille mixte avec les casques bleus de la Monuc à Mbwavinya. Photo MONUC / Marie Frechon (2008).

Le porte-parole des rebelles du Mouvement du 23 mars a demandé de rencontrer, au nom de son mouvement, le président ougandais Yoweri Museveni qui est aussi président en exercice de la Conférence internationale de la région des grands lacs (CIRGL). Le but : soumettre au président Museveni le cahier des charges du M23 et obtenir un éventuel contact avec le président Joseph Kabila afin de trouver une solution politique à la guerre que mène cette rébellion contre les Forces armées de la RDC (FARDC) depuis le mois de mai dernier au Nord-Kivu.

 

« Nous aimerions que le chef de l’Etat congolais Joseph Kabila soit là. Il faut qu’il soit là, qu’on discute avec lui », a déclaré le lieutenant-colonel Vianney Kazarama, porte-parole du M23, à l’Agence France presse (AFP).

Pour Kinshasa, il n’est pas question de commettre une énième erreur en négociant avec les rebelles.

« Nous convaincrions ce groupe là, le Rwanda créera un autre groupe M24, M25, etc. On l’a vu, on a convaincu le CNDP [Congrès national pour la défense du peuple] et le Rwanda a créé aujourd’hui le M23. Ce sont des erreurs que nous ne sommes plus à même de commettre », a réagi le porte-parole du gouvernement congolais, Lambert Mende.

« Pour mettre fin à une agression, c’est le contact avec l’agresseur qui importe. Et nous sommes en contact avec le Rwanda pour résoudre ce problème», ajoute-t-il.

Se basant sur le dernier sommet de la CIRGL qui s’est clôturé le samedi 8 septembre à Kampala, le porte-parole du gouvernement congolais a indiqué que la décision prise par les chefs d’Etat est plutôt d’éradiquer toutes les forces négatives. Une force internationale neutre agissant sous le mandat des Nations unies et de l’Union africaine devra être déployée d’ici trois mois pour combattre les groupes armés, ont résolu les chefs d’Etat au sommet de Kampala sans préciser la source de financement de cette force.

« Il n’y a aucune négociation prévue ni même demandée par les Etats de la CIRGL. Il a avait été demandé au président Museveni, le président de la CIRGL d’essayer de faire revenir à la raison ces mercenaires pour éviter que le sang africain ne coule encore», a conclu Lambert Mende.

En visite à Bunagana en juin dernier quelques semaines après sa nomination, le Premier ministre Matata Ponyo avait exclu toute idée de négociation avec les rebelles, promettant de « mettre à la disposition des Forces armées de la République démocratique du Congo (FARDC) tous les moyens militaires nécessaires pour combattre le M23 et mettre militairement fin à la guerre au Nord-Kivu».

Cette position avait été soutenue par les chefs religieux. Réunis au mois de juillet dernier à Kinshasa, ils avaient initié une pétition adressée au secrétaire général des Nations unies pour dénoncer à leur tour toute forme de négociation avec les rebelles les qualifiant d’« éternels criminels » en RDC.

Dans ce document, ces chefs religieux avaient recommandé la répression des crimes commis par le Rwanda en RDC et l’arrestation de tous les criminels recherchés par la justice internationale.

radiookapi.net

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