03 avril 2013

RDC - Rwanda : grosse frayeur à Kinshasa au sujet de la Monusco

Le Premier ministre de RDC, Augustin Matata Ponyo, à Washington, le 7 février 2013. Le Premier ministre de RDC, Augustin Matata Ponyo, à Washington, le 7 février 2013. © Mandel Ngan/AFP/Archives

Kinshasa a cru que le Rwanda souhaitait faire retarder le vote à l'ONU en faveur du renforcement de la Monusco pour lutter contre le M23 dans l'est de la RDC. Mais rien n'a finalement empêché l'adoption de la résolution, le 28 mars.

Elles bataillaient depuis des mois pour obtenir une résolution de l'ONU instituant le renforcement de la mission onusienne (la Monusco) dans leur pays, avec notamment la création d'une brigade d'intervention pour combattre la rébellion du Mouvement du 23-Mars (M23). Pourtant, les autorités de RDC ont eu très peur que le Rwanda réussisse in extremis à obtenir un report du vote, puis se serve de sa présidence du Conseil de sécurité, à partir du 1er avril, pour retarder le processus. On comprend que l'enchaînement des événements ait éveillé leur suspicion.

Le 18 mars, Bosco Ntaganda, le rebelle recherché par la Cour pénale internationale (CPI), qui le soupçonne d'être derrière une branche du M23, se rend à l'ambassade des États-Unis à Kigali. Deux jours plus tard, alors que le Rwanda et les États-Unis négocient les conditions du transfert du rebelle à La Haye, Paul Kagamé, le président rwandais, qui revient du Mexique, s'arrête à New York pour rencontrer Ban Ki-moon. « Il a aussi discrètement rencontré Susan Rice, l'ambassadrice américaine à l'ONU, dont il est proche, et demandé plusieurs modifications de la résolution », affirme une source à Kinshasa.

Des rebelles du M23 dans l'est de la RDC le 30 novembre 2012.

© Phil Moore/AFP/Archives

Inga 3 en jeu

Pour ne rien arranger, l'armée sud-africaine, censée constituer l'ossature de la future brigade d'intervention, enregistre le 23 mars la mort de treize de ses hommes à Bangui - sa plus lourde perte depuis 1994. « Nos bonnes relations avec les Sud-Africains nous ont permis d'absorber le choc, poursuit cette source. Des négociations sont en cours pour leur permettre d'utiliser une partie de l'électricité produite par le barrage d'Inga 3. Pour le reste, nous avons multiplié les échanges avec Paris et Washington pour prévenir tout report de la résolution. » Le vote a finalement eu lieu le 28 mars. Et le Rwanda a voté pour.

Sur le même sujet

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31 mars 2013

Plus de 3000 cas de violences sexuelles recensés en RDC

La majorité des violences sexuelles ont eu lieu dans l'Ituri, au nord-est de la RDC, ici en 2003.
La majorité des violences sexuelles ont eu lieu dans l'Ituri, au nord-est de la RDC, ici en 2003.
AFP/Simon Maina
Par RFI

Alors que le Conseil de sécurité de l'ONU a voté une résolution portant sur la création d'une nouvelle brigade d'intervention de la Monusco chargée de combattre les groupes armés dans l'est, RFI s'est procuré un rapport du fonds des Nations unies pour la population. Une agence onusienne a compilé pour l'année 2012 des données sur les cas de violences sexuelles pour la province orientale. Il y a eu 3 304 cas déclarés pour cette province, soit 10 par jour en moyenne.

C'est évidemment en Ituri, district en situation de guerre depuis dix ans, que se concentrent les trois quarts des cas déclarés. Il y en a sûrement plus. Même si grâce aux programmes de sensibilisation mis en place par les humanitaires sur le terrain, les langues commencent à se délier.

Ces victimes venues se signaler sont des femmes à 97 %, mais aussi, pour 3 %, des hommes. Pourtant, on parle peu dans l'est du Congo des violences sexuelles perpétrées contre des hommes. Ce chiffre est donc tout de même à signaler. Il faut aussi noter que l'âge des victimes est dans un cas sur deux situé entre 12 et 17 ans. Elles ont eu en grande majorité besoin de soins médicaux.

Grâce à cette étude, on a également une idée du portrait robot des auteurs présumés. Ils ont entre 18 et 40 ans. Près de 40% n'ont pas été identifiés et 50% autres sont considérés comme des civils. Ce qui veut tout simplement dire qu'ils ne portaient pas d'uniformes.

D'ailleurs, 12% sont clairement identifiés comme appartenant aux groupes armés et un peu moins de 4% à l'armée congolaise et la police nationale. Enfin, il faut signaler que 2% des victimes seulement ont reçu des conseils juridiques ou ont formellement porté plainte.

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28 mars 2013

Armée congolaise: Des révélations qui font froid au dos

No comment, suivez!

Kasai Direct

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Une faible mobilisation des Congolais à la première comparution du chef rebelle Ntaganda à la CPI

Bosco Ntaganda cpi

Lors de la première comparution du chef rebelle Ntaganda devant les juges de la CPI, il a été constaté une très faible mobilisation des Congolais de la diaspora. Dans la salle d'audience d'une capacité d'environs 300 personnes, les Congolais n'en constituaient même pas le tiers! D'après notre confrère Cheik Fita,que nous avons suivi sur bana mikili, les procès de ce genre sont quelque part politiques. La présence massive des Congolais s'avère, donc, très nécessaire.

Nous souhaitons qu'à la prochaine audience de la  confirmation des charges contre le Rwandais Bosco Ntaganda, fixée au 23 septembre 2013, les différentes associations et organisations congolaises mobilisent en masse les Congolaises et les Congolais de la diaspora pour être présents et dans la salle d'audience et devant la CPI pour soutenir la cause de la RDC.

Le chef rebelle rwandais Bosco Ntaganda est depuis le 22 mars 2013 incarcéré dans les installations pénitentiaires de la CPI où il devra répondre des crimes de guerre et crimes contre l'humanité commis entre 2002 et 2003, en Ituri, à l'Est de la RDC. La prochaine audience est comme nous l'avons signalé, ci-haut, fixée au 23 septembre 2013.

Lumbamba Kanyiki

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La Société Civile du Katanga dévoile: Ceux qui se cachent derrière les « Bakata Katanga »



La balade des Mai-Mai « Kata Katanga » pendant trois heures à travers les artères de Lubumbashi, le samedi 23 mars 2013 à la mi-journée, n’a pas fini de soulever des vagues à travers le pays en général et la province du Katanga en particulier. Pendant que l’Assemblée ‘Nationale s’apprêtait à entendre le Premier ministre Matata sur ce dossier et à diligenter une enquête, dix organisations de la Société Civile du Katanga ont sorti un rapport sulfureux sur l’affaire. Daté du mercredi 26 mars, le document ficelé par Afia Mama (Ama), Association des Agriculteurs Sans Frontières (AASF), le Centre Le Zébreau , le Centre des Droits de l’Homme et Droit Humanitaire (CDH), le Centre pour la Justice et la Réconciliation (CJR), la Fédération des Droits de l’Homme (FDH), Justicia, Nouvelle Dynamique Syndicale (NDS), le Réseau des Communicateurs Sociaux (RCS) et le Réseau National de la Jeunesse engagée pour la Démocratie (Renajed), ressemble à une chaude patate.

La montée des milices privées

La Société Civile du Katanga ne va pas par quatre chemins dans la recherche des commanditaires. Elle pointe bien haut son doigt accusateur en direction des soutiens politiques des Mai-Mai Bakata Katanga. A en croire les résultats de ses investigations, les parrains de cette force négative se retrouvent dans les arcanes du pouvoir, les états-majors politiques, de la Majorité Présidentielle, les cercles des mandataires publics, les milieux d’affaires, les galonnés de l’armée et de la police, etc. Quelques noms bien connus sur la place de Kinshasa sont cités, dont certains seraient les principaux parrains politiques et financiers de Ferdinand Kazadi Ntanda Imena Mutombo, le chef des Mai-Mai Katanga actuellement en état d’arrestation. Le doute persiste quant à sa neutralisation effective, au regard de la manière dont il recouvre toujours la liberté, après ses actes d’atteintes graves à la sécurité intérieure et extérieure de l’Etat.

Dans le même ordre d’idées, l’on apprend que la plupart des partis politiques ayant pour leaders des Katangais se sont dotés des milices privées armées. Celles-ci ont pour mission principale de régler les comptes aux individus et aux représentants de l’autorité publique jugés coupables de ne pas se conformer à leur vision du Katanga de demain, « unitaire » pour les uns et « fédéral » pour d’autres. Les jeunes-gens œuvrant au sein des milices n’hésitent pas à donner la mort à quiconque.
Argent, armes, munitions, logistique, logement, nourriture, protection politique.., sont garantis aux délinquants et sans-emploi recrutés pour les besoins de la cause. Les fermes agricoles, les forêts, les quartiers périphériques de Lubumbashi hébergent des combattants prêts à semer la mort et la désolation au moindre signal de leurs parrains. Les attaques à répétition contre l’Aéroport de la Luano, à Lubumbashi, sont à inscrire dans la droite ligne des messages de ceux qui n’acceptent pas le projet de découpage du Katanga.

Il semble que Gabriel Kyungu, abondamment cité dans l’affaire des milices privées, a interdit aux membres de son parti de s’afficher désormais avec des T. shirt, des chapeaux, des fanions et tout signe en rapport avec leur parti, l’UNAFEC, de mars à juin 2013, sur toute l’étendue du Katanga. Cette décision serait dictée par son souci d’éviter tout amalgame avec des inciviques tentés de commettre des crimes sous le label de ce parti.

Pro et Anti-découpage

L’on rappelle, à la mémoire collective, que les raids menés sur l’aéroport de la Luano dans la nuit du 4 au 5 février 2011 par CORAK (Coordination de l’organisation du Referendum pour l’Autodétermination du Peuple Katangais), puis dans la nuit contre le dépôt des munitions du Quartier Industriel et au Camp Major Vangu à Lubumbashi, sont autant des signaux forts de la gué-guerre entre pro et anti-découpage du Katanga.

Quant à la sortie des. Mai-Mai Bakata Katanga, elle se voulait une protestation bruyante des Katangais hostiles au projet d’érection des districts du Katanga en provinces, comme consigné dans la Constitution. Même si la faisabilité matérielle de ce découpage pose problème, ceux qui redoutent la séparation du « Katanga utile » (Sud-Katanga) du « Katanga non utile » (Nord-Katanga) ont décidé de se faire entendre à leur manière, par l’exhibition des armes blanches et de guerre, ainsi que par l’exhumation du vieux drapeau de l’Etat Indépendant du Katanga de triste mémoire.

L’héritage de l’AFDL et du RCD …

Les Organisations de la Société Civile du Katanga soutiennent que cette province n est arrivée à la situation d’insécurité permanente à cause de l’AFDL (Alliance des Forces Démocratiques pour la Libération du Congo) et du RCD (Rassemblement Congolais pour la Démocratie). L’occupation du .Katanga par ces deux mouvements rebelles, indique-t-on, a eu pour impact négatif l’essaimage d’une multitude de nébuleuses Mai-Mai, récupérées aujourd’hui par des pyromanes de tous bords bien positionnés dans les institutions nationales et provinciales katangaises.
L’éradication des Mai-Mai dans la province cuprifère est une tâche presque impossible en raison de la solidité des parapluies protecteurs dont ils jouissent mais aussi des pépinières à leur portée au Maniema, au Sud-Kivu, au Nord-Kivu et en Province Orientale. La création des forces négatives est largement favorisée par l’impunité qui entoure les activités criminelles des milices.

Dysfonctionnements du dispositif sécuritaire

Selon le rapport de la Société Civile du Katanga, les Bakata Katanga ont paralysé la ville de Lubumbashi pendant trois heures avec une seule lance-roquette, trente fusils AK 47, des lance-javelots, des flèches, des lance-pierres et des fétiches. Il a été constaté de graves dysfonctionnements dans le dispositif sécuritaire, marqué par le flottement dans la chaîne de commandement de l’armée, de la police et des services de renseignements. L’ordre d’agir, attendu de plusieurs « hiérarchies », est tombé sur le tard.
Et, à chaque attaque armée contre la ville, c’est le même scénario. On laisse les assaillants saboter des infrastructures et tuer, avant de les laisser disparaître dans la nature ou d’arrêter des lampistes qu’on va aider à s’évader quelques semaines ou mois plus tard, comme ce fut le cas avec Kyungu Gédéon et ses hommes en septembre 2011 à la prison de haute sécurité de Kasapa, construite dans un camp militaire.

Recommandations

Comme première recommandation dans le cas précis du safari des Mai-Mai Kata Katanga, la Société Civile du Katanga préconise l’ouverture d’une enquête sérieuse visant à déterminer les « responsabilités de la 6me Région Militaire, de la Police, de la Garde Républicaine, de l’ex-Demiap et de l’Agence Nationale des Renseignements. Elle se montre même radicale en exigeant que des têtes puissent tomber et des poursuites judiciaires contre les coupables.
Au Chef de l’Etat, il est demandé d’accélérer les préparatifs du Dialogue National annoncé en fin d’année. Quant à la Monusco elle est appelée à épauler le gouvernement dans le processus de réforme de l’armée et des services de sécurité.
La Société Civile, pour ce qui la concerne, devrait faire un lobbying pour la prise en compte des revendications légitimes des pro et anti-découpage et la sauvegarde des droits des personnes impliquées dans l’affaire.

Kimp 

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CPI: Les Congolais ont commencé à leur manière le procès du général étranger !



Ils estiment qu’en débutant par des mensonges tissés de fil blanc, la procédure a toutes les chances de se terminer au profit de milliers de victimes du bourreau Ntaganda.
Unis et tenus désormais en éveil derrière la Cour pénale internationale depuis l’ouverture de l’audience de première comparution de Bosco Ntaganda mardi dernier à La Haye (pays Bas), les Congolais du pays et de la diaspora ont déjà commencé, à leur manière, le procès de ce général étranger !
Sidérés et scandalisés par les réponses réservées par Bosco Ntaganda aux questions de Madame la juge Ekaterina Trendafilova, présidente de la chambre préliminaire II de la CPI, relatives à son identité, à son lieu et date de naissance, les Congolais relèvent des mensonges tissés de fil blanc que cette haute instance judiciaire se doit de réprimer avec sévérité.
En effet, Congolais né au Rwanda le 5 Novembre 1973 avant d’aller grandir dans l’ex-Zaïre qui, jusqu’aux années 90, pratiquait encore la philosophie politique du recours à l’authenticité, le controversé général serait comme par hasard le seul citoyen de l’époque à qui ne pouvait s’appliquer ladite philosophie politique imposée par le régime autocratique de Mobutu. Ainsi donc, contrairement à tous les autres citoyens du pays à l’époque, le nom de Ntaganda n’était pas suivi d’un post nom comme il la prétendu à l’audience de première comparution, mardi dernier, devant la CPI !
A la question de Madame la juge relative à la langue dans laquelle Bosco Ntaganda souhaitait s’exprimer tout au long de la procédure, ce dernier a déclaré qu’il désirait parler en Kinyarwanda !

Accélérer la procédure...

Saisissant la balle au bond, les Congolais ont une fois de plus crié, au scandale en se demandant pourquoi Bosco Ntaganda qui a passé le plus clair de son temps de première enfance à l’âge adulte qu’il porte si bien n’est pas en mesure de s’exprimer dans l’une de langues nationales couramment parlée à l’Est du pays, en l’occurrence le swahili. Les Congolais vont même plus loin en posant la question de savoir dans quelle langue Bosco Ntaganda commandait les troupes de l’Union de Patriotes Congolais, UPC en sigle, présidée en son temps par Thomas Lubanga, qui razziait le district de l’Ituri entre le 1er septembre 2002 et fin septembre 2003, et plus tard en sa qualité de chef adjoint d’Etat-major général de Forces Patriotiques pour la libération du Congo, FPLC en sigle !
S’agissant des allégations sur la présumée innocence du suspect, les Congolais parlent d’un autre grave mensonge parce que Bosco Ntaganda dont le sort est étroitement lié à celui d’un célèbre détenu de la CPI en la personne de Thomas Lubanga dont le procès se trouve presque à son terme et qui risque d’être condamné à plusieurs années de réclusion criminelle n’a pas beaucoup de chances de s’en tirer à bon compte !
Les Congolais concluent cette première phase du procès de Bosco Ntaganda en indiquant que celui-ci ayant débuté par de grossiers mensonges, celui-ci à touts les chances de se terminer au profit de milliers et de milliers de victimes connus et inconnus du bourreau Ntaganda!
Pendant que la Cour pénale internationale se prépare à l’audience de confirmation de charges retenues contre la personne de ce dernier en date du 23 septembre prochain, les forces politiques et sociales acquises au changement doivent rester mobilisée pour obtenir l’accélération de la procédure, la poursuite de tous les complices internes et externes du concerné et la réparation de dommages subis par les victimes et leurs familles.

KAMBALE MUTOGHERWA

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26 mars 2013

Que retenir de la première comparution de Ntaganda à la CPI ?

Bosco Ntaganda cpi

Il s'est présenté comme prévu devant les juges de la CPI pour vérification d'identité et le choix de sa langue de communication. Monsieur Ntaganda, ancien chef rebelle qui a semé la mort et la désolation à l'Est de la RDC a confirmé les données que détient la CPI sur son identité: Il est né au Rwanda de père et de mère rwandais, mais il soutient être Congolais. Par quelle magie? On ne sait pas. Il a choisi de se défendre en Kinya Rwanda. Est-ce que cette langue figure parmi les langues parlées en RDC?

Ntaganda est entré en RDC à l'entrée de l'AFDL de Laurent Désiré Kabila comme beaucoup d'autres en 1996. A l'époque, il avait dix-sept ans. Il fait donc  partie de tous ces Rwandais qui ont refusé de rentrer chez eux lorsque le feu Kabila les avait remerciés en 1998 et leur avait demandé de retourner chez eux. Il ne peut donc pas prouver sa nationalité congolaise.  L'évidence saute aux yeux de n'importe qui s'intéresse au dossier de l'insécurité à l'Est de la RDC. Celle-ci est l'oeuvre de cette bande de Rwandais qui sont venus avec le feu Kabila et qui voulaient occuper le Congo pour en faire leur propriété.

Ntaganda, Rwandais de naissance, s'est retrouvé dans l'armée congolaise avec le grade de général nommé par Kabila. Lui-même Kabila est un Rwandais amené par le vieux Kabila dans ses bagages. A 29 ans, il était déjà général Major ! Ceci sert donc à comprendre cela. Aujourd'hui, tous ces criminels et prédateurs contrôlent toutes les institutions de la république et souhaitent que le désordre perdure encore des années jusqu'à obtenir ce qu'ils veulent obtenir à tout prix: La balkanisation de la RDC. Avant le début de la "rébellion du M23, tout l'Est de la RDC était entre les mains des officiers rwandais: Makenga, colonel, dans le Sud-Kivu. Ntaganda, général,  dans le Nord-Kivu et certains autres colonels ou majors dans les différentes sous-régions et territoires de la RDC. Le Katanga et les deux Kasai sont aussi contrôlés militairement par des généraux rwandais.

Ntaganda clame son innocence

Bien que la première audience ne traitait pas des Charges qui pèsent contre lui, Ntaganda a préféré déjà annoncer les couleurs. Il rejette en bloc toutes les accusations des crimes de guerre et crimes contre l'humanité. Nous ne serons pas surpris dans les jours à venir d'entendre les déclarations selon lesquelles il ne serait pas coupable parce qu'il exécutait en tant que militaire les ordres qu'il recevait de Kabila et de Kagame. D'où il serait innocent et demanderait d'être relaxé.

Les Congolais doivent encore faire beaucoup de pressions pour que les Rwandais du M23 soient neutralisés et retournés chez eux au Rwanda. Le combat de la libération du Congo doit continuer jusqu'à ce que Kabila et ses criminels retournent d'où ils sont venus. La paix en RDC est à ce prix.

Lumbamba Kanyiki

 

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21 mars 2013

RDC : comment sortir du piège Makenga ?



Protégé par le gouvernement congolais de 2006 à 2009, le général Bosco Ntaganda a fini par jeter l’éponge le week-end dernier et se constituer prisonnier à l’ambassade des USA à Kigali, dans l’attente de son transfert à la Cour Pénale Internationale, où il devrait être poursuivi pour crimes de guerre et crimes contre l’humanité. Selon les éléments consignés dans les deux mandats d’arrêt émis en son nom en 2006 et 2012, il est fiché comme sujet rwandais.
En remontant le cours de l’histoire, le constat à faire st que l’armée congolaise hébergeait en son sein un officier supérieur étranger, qui était présenté comme le catalyseur de la paix dans la partie Est du pays en mars 2009, après la signature d’un accord de cessez-le-feu entre son groupé armé, le CNDP (Congrès National pour la Défense du Peuple), et le pouvoir en place à Kinshasa. Au jour d’aujourd’hui, plus aucun officiel congolais n’ose se présenter comme ancien ami ou allié de ce criminel.
Le nouvel allié du gouvernement congolais s’appelle Sultani Makenga, lui aussi ressortissant du Rwanda, révoqué des FARDC en juillet 2012 par une décision du Conseil Supérieur de la Défense sous l’identité de colonel Ruzandiza. Mais, à la suite de la reconnaissance du M23 par Kinshasa comme son interlocuteur dans les négociations de Kampala entamées depuis le 09 décembre 2012, la grande question du moment reste de savoir comment la RDC va sortir du piège lui tendu par le Rwanda et l’Ouganda. Logiquement, après avoir discuté pendant prés de quatre mois avec des délégués d’une nébuleuse réputée « force négative », Kinshasa devrait aller jusqu’à bout, c’est-à-dire conclure un nouveau deal politique avec elle.
Mais, avec l’acte posé par Bosco Ntaganda, le gouvernement congolais ne semble plus du tout chaud à aller dans cette voie. Tant mieux!

Même gaffe … même résultat !

Chaque fois que la République Démocratique du Congo se met en « ménage » avec un mouvement rebelle parrainé par le Rwanda ou l’Ouganda, elle commet la même gaffe consistant à ouvrir à ses responsables civils et militaires ses secrets- défense pour finir par récolter le même résultat, à savoir son affaiblissement au plan politique, militaire et sécuritaire. Cela était arrivé avec l’AFDL (Alliance des Forces Démocratiques pour la Libération du Congo) en 1996-1 997.

Le scénario s’est répété en 1998-2003 avec le RCD (Rassemblement Congolais pour la Démocratie), en 2009 avec le CNDP (Congrès National pour la Défense du Peuple) et maintenant avec le M23. Au fil du temps, le système congolais de renseignements et de défense n’a plus de secret pour ses voisins, principalement le Rwanda et l’Ouganda, dont les officiers militaires et les agents de sécurité sont au contact des dossiers depuis 16 ans.
L’on se demande, quelquefois, pourquoi des Congolaises et des Congolais sont poursuivis pour atteinte à la sécurité intérieure ou extérieure de l’Etat alors que les étrangers savent tout.
Avons-nous encore quelque chose à cacher aux Ougandais, aux Rwandais, aux Burundais, aux Erythréens, aux Zimbabwéens, aux Angolais et aux Namibiens qui ont déjà eu à visiter et revisiter nos bases militaires et nos services de renseignements à volonté, sous le label des mouvements rebelles ou à l’appel du gouvernement?
Comme si cela ne suffisait, on continue à aggraver la situation en nouant et renouant des alliances contre nature avec le Rwanda et l’Ouganda sous prétexte de la traque des forces négatives. Comme si le pays n’était pas suffisamment fragilisé, le M23 du colonel Makenga, considéré comme « une rébellion amie », est prêt à déverser son contingent de soldats et officiers étrangers dans les FARDC (Forces Armées de la République Démocratique du Congo), alors qu’une des résolutions de l’Accord-Cadre signé par la RDC et ses « partenaires » le 24 février à Addis-Abeba préconise la traque des forces négatives dans la partie Est de notre pays.

D’ici peu, notre système de défense et nos secrets militaires vont être étalés aux officiers Tanzaniens, Sud-Africains et autres attendus au Nord-Kivu dans le cadre de la Brigade spéciale d’intervention à placer sous la supervision de la Monusco.

Un affaiblissement voulu

Notre affaiblissement militaire semble voulu par nos propres gouvernants, qui persistent à croire que pour sauver le Congo, il faut absolument caresser des seigneurs de guerre dans le sens du poil. Lorsque Bosco Ntaganda était interpellé par la CPI, des autorités congolaises avaient eu l’indécence de soutenir qu’il était Congolais, alors que son dossier judiciaire renseignait qu’il était citoyen rwandais. Aujourd’hui, on négocie avec Makenga et on le ménage sur le front militaire tout en sachant qu’on a affaire à un officier rwandais. On aurait pu comprendre les gaffes congolaises dans la gestion des dossiers sécuritaires du pays si l’on était ignorant des réalités de l’Afrique Centrale et des Grands Lacs. Dans le cas de la RDC, aucune excuse n’est permise car l’insécurité que nous vivons aujourd’hui remonte à plusieurs années.

Tout le monde est d’avis qu’à Rutshuru, on a poussé le bouchon trop loin en soutenant qu’il fallait aménager un espace vital au M23 pour respecter l’esprit, de l’Accord-cadre d’Addis-Abeba. Etait-il normal de pactiser avec une force négative qui se trouve dans le collimateur de la Brigade spéciale à déployer incessamment au Nord-Kivu par les Nations- Unies et la SADC?

Débat national inclusif

Au vu du flou qui enveloppe les alliances militaires entre Kinshasa, les « forces négatives » et des pays voisins de l’Est, l’heure est plus que jamais venue d’engager un débat national inclusif et franc pour permettre aux Congolais de s’approprier les tenants et aboutissants de ce dossier.

En ce moment où les deux chambres du Parlement viennent de lancer la session ordinaire de mars, l’on devrait permettre à nos compatriotes de donner leurs avis et considérations sur les voies et moyens de sortir de l’impasse. La poursuite de la politique de l’autruche n’aurait d’autre conséquence que de favoriser ce que tout le monde redoute : la balkanisation.
Kimp

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Paul Kagame accepte de faciliter le transfert de Bosco Ntaganda à la CPI

 
Le chef rebelle Bosco Ntaganda à Goma, le 5 octobre 2010. Photo droits tiers.Le chef rebelle Bosco Ntaganda à Goma, le 5 octobre 2010. Photo droits tiers.

Le président rwandais, Paul Kagame, a affirmé jeudi 21 mars que son pays apporterait tout le soutien nécessaire au transfert du rebelle congolais Bosco Ntaganda vers la Cour pénale internationale (CPI), prévu dans les prochains jours. Bosco Ntaganda s’est officiellement présenté lundi à l’ambassade américaine. Selon les Etats-Unis, il a lui-même demandé à être envoyé devant la CPI qui le recherche pour crimes de guerre et crimes contre l’humanité.

Nous allons travailler pour faire en sorte que tout ce dont l’ambassade américaine a besoin en lien avec l’affaire Bosco Ntaganda soit mis en œuvre aussi rapidement que possible,” a déclaré le président Kagame dans un communiqué.

Terminator

Bosco Ntaganda, surnommé “Terminator“, est notamment accusé par la CPI de viols, meurtres, pillages et enrôlements d’enfants-soldats entre septembre 2002 et septembre 2003 dans l’Ituri (nord-est de la RDC).

L’arrivée à l’ambassade américaine de l’un des seigneurs de guerre les plus recherchés des Grands Lacs a surpris nombre d’experts de la région. Le Rwanda a été largement accusé d’entretenir d’étroits liens avec les rebelles congolais et de les protéger.

Mercredi, le responsable Afrique du département d’État américain, Johnnie Carson, avait indiqué que des envoyés de la CPI étaient déjà en route vers Kigali pour le récupérer.

Il avait assuré que les “contacts” avec Kigali avaient été “ouverts et bons” dans cette affaire, même si les “modalités pratiques” du transport de M. Ntaganda de l’ambassade à l’aéroport restaient à définir.

Dans une conférence de presse, la procureur de la CPI, Fatou Bensouda, avait précisé mardi à Paris que Bosco Ntaganda serait transféré à La Haye, où siège la Cour, “dans les deux jours“.

Outre ses crimes en Ituri, les ONG accusent le rebelle d’être responsable de crimes dans la province du Nord-Kivu (est de la RDC), où il était présumé diriger dernièrement la rébellion du M23, qui a explosé en deux factions rivales fin février.

Le M23 est composé d’ex-rebelles du CNDP intégrés dans l’armée à la suite d’un accord de paix signé en 2009. Ils se sont mutinés fin avril 2012 avant de créer la rébellion du M23 pour revendiquer la pleine application de l’accord du 23 mars 2009.

Bosco Ntaganda a passé la frontière entre le Rwanda et la RDC le week-end dernier, comme plusieurs centaines d’hommes de la faction du M23 qu’il contrôlait, défaite lors de combats avec l’aile rivale.

De la frontière rwandaise à l’ambassade américaine à Kigali

La façon dont il a ensuite rejoint l’ambassade américaine à Kigali, quelque 150 km plus loin, reste inconnue.

“Il n’aurait pas pu arriver à Kigali sans que personne ne le sache, d’autant plus que le Rwanda est un petit pays très contrôlé par les autorités” commente Carina Tertsakian, de Human Rights Watch, sans toutefois en conclure que “les autorités l’ont livré à l’ambassade américaine”.

Pour Thierry Vircoulon, de l’International Crisis Group, Ntaganda a bien été pris en charge par l’armée rwandaise à son arrivée à la frontière. Après, les choses sont moins claires: l’a-t-elle escorté jusqu’à l’ambassade ou s’est-il échappé pour la rejoindre par ses propres moyens ?

“A-t-il été menacé ? Y a-t-il eu un deal ? Je ne sais pas. Mais il a été livré sous pression ou incitation du gouvernement rwandais qui l’avait récupéré après sa défaite”, estime Gérard Prunier, spécialiste des Grands Lacs.

radiookapi.net

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Bientôt en route pour la CPI : Bosco Ntaganda fait trembler ses parrains



La reddition du général Bosco Ntaganda à l’ambassade des Etats-Unis d’Amérique à Kigali et sa demande d’être transféré à la CPI (Cour Pénale Internationale) sont perçues, par nombre d’analystes politiques, comme un des tournants décisifs dans le dossier sécuritaire des Grands Lacs. On croit savoir que les Américains, en acceptant de transférer à La Haye le tout premier Tutsi accusé de crimes de guerre et crimes contre l’humanité, veulent envoyer un signal fort à tous les seigneurs de guerre qui écument les territoires de la République Démocratique du Congo, mais surtout à leurs parrains qui se recrutent aussi bien au Congo même, en Ouganda qu’au Rwanda.

C’est véritablement le début de la fin de l’impunité pour tous ceux qui sont impliqués dans l’insécurité récurrente qui touche l’Est du territoire congolais depuis la mise en place, en juillet 2002, de la Cour Pénale Internationale. En se constituant prisonnier lui-même et en exigeant son transfèrement à La Haye, Bosco Ntaganda a fait un aveu d’impuissance aux conséquences que chacun peut imaginer.
Des millions de Congolaises et de Congolais peuvent se réjouir de se trouver devant un criminel prêt à coopérer avec la justice internationale et partant à faire des révélations sur ses activités terroristes, ses parrains, ses sources de financement, ses réseaux d’approvisionnement en armes; munitions, matériels et troupes, les mécanismes de recrutement et d’encadrement de ses combattants, etc.

Kagame et les autres

Deux mandats d’arrêt sont pendants à la CPI contre Bosco Ntaganda. Le premier concerne ses crimes commis en Ituri, en Province Orientale, entre 2002 et 2003 à l’époque où il commandait l’aile militaire de l’UPC (Union des Patriotes Congolais), dont le chef politique était Thomas Lubanga, déjà condamné par la même juridiction. Le second est lié à ses activités criminelles au Nord-Kivu, à la tête du CNDP (Congrès National pour la Défense du Peuple), dont il était le numéro 2 entre 2006 et 2009, avant d’évincer le général Laurent Nkunda en janvier 2009, et de se faire éjecter à son tour par le colonel Sultani Makenga en mars 2012.

Dans l’un comme dans l’autre cas, Bosco Ntaganda a bénéficié des soutiens politiques, militaires et financiers tant en République Démocratique du Congo, en Ouganda qu’au Rwanda. En RDC, la liste de ses « complices » politiques, militaires, économiques et financiers serait longue, très longue. Si, dans un geste de désespoir, il en arrive à tenir le crachoir, de nombreuses têtes devraient tomber dans les cercles des décideurs politiques, des chefs militaires, des responsables des renseignements, des mandataires publics, des opérateurs économiques, des trafiquants des minerais et d’armes, etc. Un véritable séisme secouerait le microcosme politique, sécuritaire et économique de notre pays.
Parmi ses parrains les plus cités, il y a aussi le président rwandais Paul Kagame, le sponsor traditionnel de tous les mouvements rebelles qui endeuillent et pillent le Congo démocratique depuis octobre 1996. On pense que c’est sous sa pression, depuis 2006, que le gouvernement de Kinshasa refusait d’arrêter le général Bosco Ntaganda et de le remettre au Procureur près la CPI (Cour Pénale Internationale).

Le geste posé par le virtuel prévenu de la CPI devrait mettre très mal à l’aise le maître de Kigali.

Dans l’hypothèse où son ancien protégé déciderait de se livrer à un déballage, l’on devrait s’attendre à ce qu’un mandat d’arrêt soit délivré contre lui, même si son pays n’est pas signataire du Traité de Rome portant création de cette juridiction internationale. Il aurait, pour le cas d’espèce, le choix entre la «rébellion », à l’image d’Omar Béchir du Soudan, ou la reddition, comme l’a fait Bosco Ntaganda.
Plusieurs personnages de l’entourage du président rwandais, dont le très célèbre général James Kabarebe, pourraient aussi faire l’objet des poursuites. Des dignitaires ougandais, proches du président Yoweri Museveni, se trouvent aussi dans le collimateur de la CPI.

Addis-Abeba : le déclic

Finalement, l’affaire Bosco Ntaganda tend à prendre une dimension sous-régionale en prise directe avec l’Accord-cadre d’Addis-Abeba. Elle pourrait être interprétée comme la suite logique de la détermination des Nations Unies, à travers leur Secrétaire Général, Ban ki-moon, de tirer au clair un feuilleton sécuritaire qui fabrique des millionnaires sur le sang des Congolais, empêchant les Grands Lacs et, partant, toute l’Afrique d’aller de l’avant. Elle rappelle aussi l’engagement de plusieurs grandes puissances, dont les USA, d’éradiquer le terrorisme rampant ayant déjà gangrené l’Afrique du Nord (Libye, Egypte, Tunisie), de l’Ouest (Nigeria, Mali, Niger), du Centre (Soudan) et de l’Est (Somalie) et en passe de poser de solides jalons au Congo, à travers des nébuleuses armées nationales et étrangères présentes dans sa partie Est.

Tel qu’il se présente, le futur procès de Bosco Ntaganda risque d’entraîner, dans le box des accusés, beaucoup d’intouchables congolais, ougandais et rwandais.
Kimp

Posté par lumbamba à 09:52 - - Commentaires [0] - Permalien [#]