07 mai 2013

Encore 500 combattants du M23 dans les FARDC - Bon Dieu, quand arrêtera-t-on cette comédie ?

 



Depuis le vrai-faux éclatement de la rébellion du M23 en ailes Makenga et Runiga suivi de l’écrasement des éléments de ce dernier par ceux du premier cité, les annonces des ralliements des combattants de cette rébellion aux FARDC (Forces armées de la République Démocratique du Congo) ne font que s’enchaîner. La dernière en date fait état de l’arrivée de 500 nouveaux combattants.
Au rythme où se succèdent les vagues de retour des ex-combattants rebelles au sein des troupes régulières, il y a gros à parier qu’à plus ou moins bref délai, c’est Makenga en personne et tout son état-major qui risquent de réintégrer, le bercail. En principe, le retour de ces soit-disant enfants prodigues aurait dû réjouir toute la communauté nationale, heureuse de voir des fils égarés se repentir et revenir sous la tutelle des autorités légalement établies.

Cependant, lorsque l’on jette un regard critique sur l’histoire récente et les mouvements antérieurs de « brassage » et « mixage» entre les éléments réguliers des FARDC et leurs frères d’armes traînant un lourd passé de criminels au sein des rebellions dans la partie Est du pays, du RCD/Goma au M23, en passant par le CNDP, l’on constate que cela ressemble à une vaste comédie. Ce sont les mêmes officiers et soldats qui prétendent, l’espace d’un matin, avoir rompu avec leur passé d’insurgés, qui finissent par retomber, à l’appel de leurs parrains rwandais et ougandais, dans la contestation des institutions en place par les armes.
Laurent Nkunda Batware, Jules Mutebusi et Bosco Ntanganda constituent des cas patents d’officiers rebelles qui avaient réussi à rouler les autorités congolaises dans la farine avec la signature d’accords de cessez-le-feu, de brassage ou mixage, ou encore de mutation de leurs mouvements rebelles en partis politiques sans tenir leurs engagements.
Au terme de chaque vague de « brassage » ou mixage », les Forces armées de la République Démocratique du Congo se sont retrouvées avec des infiltrés qui n’ont pas hésité à les poignarder dans le dos, à la première occasion.

FARDC : une blanchisserie ?

Au regard des entrées et sorties massives des ex-combattants rebelles au sein des FARDC, il y a lieu de se demander si l’armée nationale n’est pas devenue une blanchisserie pour des fils égarés de l’Est du pays, dont la plupart se recrutent parmi des soldats étrangers, notamment rwandais et ougandais. Pour le cas d’espèce, il est aisé de constater que le général Sultani Makenga et ses hommes cherchent à infiltrer de nouveau l’armée régulière de manière à échapper à la traque des casques bleus de L’ONU en instance d’être déployés à l’Est du pays.
Cette stratégie est certainement adoptée pour leur épargner des opérations de nettoyage annoncées. Une fois la tempête passée, ce sont les mêmes repentis qui risquent de commettre des actes de nature à faire passer les FARDC pour une armée opposée au travail des Casques bleus.
Il est temps d’arrêter la comédie, notamment en appliquant, contre des criminels indisciplinés, les sanctions prévues par le règlement militaire. Bon Dieu, jusques à quand des ennemis de la paix nationale vont-ils continuer à se moquer des millions de compatriotes morts à cause de leur barbarie ? La hiérarchie militaire devrait réfléchir sérieusement sur les chèques en blanc qu’elle est en train de délivrer à des centaines de hors-la-loi en provenance du M23.
Kimp

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Comment Lumbala a fait foirer le coup de J. Tshibangu



Billet retour à Kananga près de dix mois après le coup de force avorté du Colonel John Tshibangu. A Kananga mais aussi à Miabi, le terroir de Roger Lumbala dans la province du Kasaï Oriental où l’officier insurgé s’était signalé avec une vingtaine d’hommes avant de fondre dans la nature. Ici et là-bas, “CONGONEWS” a collecté plusieurs témoignages et les a recoupés avec minutie pour reconstituer la trame de l’éphémère insurrection tshibango-lumbaliste. Les témoignages les plus éloquents ont été recueillis, au départ de l’enquête, sur place même à Kinshasa auprès des anciens éléments de la garde rapprochée de Tshibangu. Tous ont pris part à l’aventure. Lorsque celle-ci a tourné court, ils se sont rendus, puis détenus pendant des longs mois à l’ANR -station ex-avenue Trois Z, en face de la Primature- avant d’être réintégrés dans l’armée. Des témoins occulaires donc.

A les entendre, comme d’autres retenus relaxés et retournés depuis qui à Kananga qui d’autre à Miabi, il y a eu bel et bien planification d’une rébellion au centre duquel ils citent Fortunat Kasonga Ndowa, un ancien journaliste toujours détenu à l’ANR. Kasonga a travaillé d’abord travaillé, à Mbuji-Maji, pour la radio Bwena Muntu.Cet originaire de Miabi comme Lumbala s’est fait ensuite recruter pour se voir confier la direction de la RLTV dans la capitale de la province diamantifère, laquelle RLTV reste fermée de manière arbitraire. Fortunat, c’est le noeud du complot, aux dires mêmes de ses propres aveux dans ses auditions devant des officiers de police judiciaire. Lui savait que des groupes d’intérêt basés à l’extérieur avaient décidé de soutenir Lumbala, gagné à l’idée -c’était notoire pour ses proches- qu’il n’y avait que la voie de la force pour mettre fin au régime de Joseph Kabila. Ces groupes ont mobilisés des moyens mais sont restés prudents pour dire qu’ils ne donneront plus que si jamais Lumbala démontre sur terrain de quoi il est capable.

Des moyens qui ont permis à l’ex-chef de guerre de Bafwasende, dans la Province Orientale, de fournir des thuraya, des talkie-walkie et autres moyens de communication. Toute cette logistique est passée par l’aéroport de Kananga. A la réception, l’homme de confiance Kasonga venu lui-même dans la capitale du Kasaï Occidental pour en assurer la distribution. Lumbala est si sûr de sa loyauté que c’est à lui qu’il destine également tous les envois des fonds. Un jour, un montant de 70.000 dollars. Un autre, 200.000 dollars dont une partie est affectée à l’acquisition d’une Jeep Land Criser type “Don de Koweït”. Ce 4x4 aura servi à faire le voyage de Kananga, début août 2012, pour embarquer Tshibangu et ses hommes jusqu’à Miabi. Un voyage effectué quelque peu par contrainte puisque, selon des ex-gardes du corps du Colonel, Tshibangu n’avait jamais envisagé de frapper à Mbuji-Mayi en premier lieu. “Il avait planifié plutôt pour commencer sa rébellion à Kananga”, rapporte un ancien détenu de l’ANR incognito dans le centre des affaires de Kananga. Selon lui, tout était prêt de ce côté de là. John s’était fait beaucoup de complicités dans le commandement de la région militaire où comme second, il entretenait -de notoriété publique- des rapports les plus exécrables avec son chef, le Général ex-RCD Obed Rubasirwa.

“Il n’attendait que le moment pour passer à l’action. Mbuji-Mayi venait en second lieu. Des liens avaient déjà été établis avec des “supplétifs” dans le Bandundu et Bas-Congo pour prendre Kinshasa en étau”, rapporte la même source. Tout le contraire du plan de Lumbala qui s’était fixé pour priorité la prise de la ville de Mbuji-Mayi, dans le calcul de faire main basse sur la MIBA pour se donner les moyens de la guerre. Ses lieutenants avaient conduit des infiltrations sur place et se félicitaient de disposer de près de 200 hommes prêts à combattre pour la cause. Simon Tshitenge, ancien vice-ministre lumbaliste sous le 1+4, en avait fait une certitude à ce point que Lumbala s’est bâti une conviction là dessus. Conviction qu’il a partagée avec Tshibangu pour lui dire qu’il suffisait qu’il s’approche de Mbuji-Mayi pour que ces “infiltrés” donnent l’assaut. A compter avec l’élément surprise, tout pouvait basculer en un laps de temps. Voilà qui amène l’ancien efoïste - 18ème promotion de l’Ecole de formation des officiers de Kananga- à quitter Kananga samedi 11 août, à 19 heures, en compagnie de Tshitenge. Dans sa suite, il amène tous ses gardes rapprochés. Au total, dix-sept hommes. Le cortège atteindra Miabi, à 50 kms de Mbuji-Mayi, à 4 heures du matin alors que Tshitenge poursuit le voyage pour aller donner le go au coeur même de la capitale du Kasaï Oriental. A mi-chemin, à 15 kms de Miabi, il fait une halte rapide dans cette localité de Boya visée comme Mbuji-Mayi pour l’intérêt qu’elle présente avec la présence de Sengamines. Tout cela est si beau et si proche de se matérialiser que Tshitenge tombe presqu’à la renverse lorsque les 200 “infiltrés” lui disent qu’ils ne sont pas disposés à combattre. Ils ne le pourront que si seulement si Lumbala paie les 2.000 dollars promis par tête. Soit 400.000 dollars indisponibles à l’instant même. A partir de ce moment, le temps commence à jouer contre Tshibangu. Dans la matinée du 12 août, Rubasiwra a très vite constaté son absence en même temps que tous ses téléphones étaient atteints.

Il en a tiqué pour envoyer une équipe s’enquérir à la résidence de son adjoint. Sur place, il n’y avait pas chat qui vive. Pas un seul occupant jusqu’aux portes et fenêtres devêtues des rideaux. L’instant d’après, l’alerte est donnée. Tshibangu qui l’apprend par la radio n’a plus d’autre choix que se replier en brousse pour tenter de constituer un maquis. Ce qu’il fait dans un campement qu’il se fait construire avec l’aide d’une centaine de jeunes de Miabi ralliés à sa cause. Des jeunes qu’il se met à former à l’art de la guerre mais faute de moyens et avec les FARDC à ses trousses, il ne peut poursuivre l’entreprise. “Je peux vous assurer qu’il a dû négocier avec Kinshasa. C’est ainsi que les 17 qui l’avaient accompagné se sont rendus”, rapporte l’un des témoins. Qu’en est-il advenu de Tshibangu lui-même? Presque personne le sait avec certitude. Des sources rapportent qu’il serait repassé à Kananga, déguisé pour un exil en Afrique Sud. D’autres disent qu’il entretient un maquis quelque part sous le label du MRVU -Mouvement pour la restauration de la vérité des urnes- créé pour le besoin de la cause. A 44 ans d’âge, Tshibangu reste fidèle à sa réputation d’officier baroudeur. A l’époque du RCD-K/ML, il avait tenté de détourner un avion. Le pilote l’avait piégé pour atterrir à Kigali. Fait prisonnier, Tshibangu avait réussi à s’évader pour couper, à pied, entre brousses et marécages jusqu’à Beni, dans la province du Nord-Kivu. Quelques années plus tard, il se retrouve là à commander les opérations face au Général Laurent Nkunda. Ses hommes arrivent à encercler l’ennemi mais une consigne de dernière minute ordonne d’ouvrir un corridor. L’officier s’en révoltera si bruyamment que la hiérarchie n’obtiendra son silence qu’avec son emprisonnement avant son éloignement du front. Ceci explique peut-être cela ou vice-versa.
Envoyé spécial à Kananga
(H.M. MUKEBAYI NKOSO)

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06 mai 2013

Congo-Kinshasa: "Complots" politiques en série

Marie-France Cros/ La libre.be

Les arrestationsse multiplient : faux procès ou révolte tous azimuts ?
Alors que le pouvoir présidentiel congolais est affaibli par le scandale des élections de novembre 2011 - jugées "non crédibles" - on assiste depuis quelques mois à une multiplication d’arrestations pour "complot".

Cela avait commencé fin 2012, par l’arrestation de 9 "comploteurs", ex-militaires congolais en Angola; Amnesty international s’était alarmée de leur mise au secret et des tortures subies.

Un médecin belge arrêté

Le 4 février, le Belge d’origine congolaise Jean-Pierre Kanku, médecin anesthésiste de Hoeilaart, était arrêté avec des Congolais peu après son arrivée à Kinshasa et accusé de complot insurrectionnel contre le président Kabila, pour avoir fondé en Belgique un Mouvement Debout Congolais et avoir rencontré le député poujadiste belge Laurent Louis; des armes auraient été trouvées dans sa chambre d’hôtel.

Le 5 février, 19 Congolais membres d’une Union démocratique des Nationalistes pour le Renouveau étaient arrêtés en Afrique du Sud sous l’accusation de complot pour renverser le président Kabila et un vingtième, recherché, se livrait à la police : Etienne Taratibu Kabila, fils de l’ex-président Laurent Kabila, qui met en doute la filiation du président Joseph Kabila. Les arrestations sont opérées au moment où des accusés s’apprêtaient à prendre livraison d’un arsenal d’armes qu’un faux vendeur leur proposait - un piège, selon leurs proches.

Le 8 avril, le député Eugène Diomi Ndongala, président du parti Démocratie chrétienne, proche d’Etienne Tshisekedi et fer de lance de l’opposition à Kinshasa (c’est lui qui organisait les mouvements de protestation populaire pour "la vérité des urnes"), est arrêté sans mandat. Le 11, on apprend qu’il est accusé d’être à la tête d’un mouvement insurrectionnel, "Imperium", désireux d’attenter à la vie du président Kabila et du Premier ministre Matata. Le directeur de cabinet adjoint d’Etienne Tshisekedi est arrêté dans le même "complot". Des bouteilles en plastique et une machette ont été saisies, s’indigne Mme Diomi, comme "preuves" du complot. Le parti de Tshisekedi, l’UDPS, a dénoncé ce "montage" comme "ridicule", mais Eugène Diomi reste en prison, bien que la Cour suprême ait ordonné qu’il soit assigné à résidence. M. Diomi avait déjà été détenu trois mois au secret, de juin à octobre 2012, après une accusation de "viol" qui avait été largement dénoncée comme non crédible.

Effarant rejet

Enfin, dans la nuit du 30 avril au 1er mai, trois hommes apparentés à l’ex-candidate à la Présidence, Me Marie-Thérèse Nlandu, qui vit en Grande-Bretagne, ainsi que le gardien, ont été arrêtés sans mandat d’arrêt après avoir été battus. La maison du couple Nlandu-Noël Mbala, où vivaient les quatre hommes, a été "saccagée et pillée", selon Me Nlandu. Celle-ci précise qu’aucun de ces parents ne fait de politique et demande leur libération, alors qu’on ignore où ils sont détenus.

Cette succession est extrêmement préoccupante. Ou ces complots sont inventés pour éliminer les opposants - comme l’affirme l’opposition - ou ils sont avérés et témoignent alors d’un effarant rejet du chef de l’Etat.

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RDC: la rébellion du M23 a un an

Des rebelles du M23 le 30 novembre 2012.
Des rebelles du M23 le 30 novembre 2012.
REUTERS/James Akena
Par RFI

Il y a un an naissait une nouvelle rébellion dans l'est de la République démocratique du Congo. Le M23 ou Mouvement du 23 mars, en référence à un accord signé le 23 mars 2009 entre le gouvernement et l'ancêtre du M23, le CNDP (Congrès national pour la défense du peuple). Officiellement, c'est pour protester contre la non application de l'accord par Kinshasa que cette rébellion a vu le jour.

Avant même le M23, il y a la désertion de Bosco Ntaganda. Le général congolais et ancien chef du CNDP craignait peut-être d'être arrêté et transféré à la Cour pénale internationale. Il décide en tout cas de prendre le maquis avec ses fidèles. Il est petit à petit rejoint par les mécontents de l'accord du 23 mars : des militaires qui se plaignent de ne pas percevoir leurs salaires, leurs équipements, d'être abandonnés par Kinshasa. Recherché par la CPI, Bosco Ntaganda n'est pas la figure la plus présentable pour amorcer une négociation. C'est alors que nait le M23, une nouvelle rébellion avec un chef moins exposé médiatiquement, Sultani Makenga.

Le gouvernement congolais n'est pas prêt à négocier, il entrevoit la possibilité de mettre fin au système CNDP au Nord-Kivu et attaque la nouvelle rébellion. Il faut dire qu'au départ, le M23 n'a que peu de moyens et d'hommes. Entre ce moment et la prise de Goma le 20 novembre 2012, que s'est-il passé?

D'après le groupe d'experts de l'ONU, le Rwanda et l'Ouganda auraient apporté leur soutien au M23, ce que les deux pays démentent. La prise de Goma est une gifle pour Kinshasa et le pas de trop. La communauté internationale exige le retrait des rebelles de Goma et fait pression sur Kigali.

En décembre, des négociations avec Kinshasa finissent par s'ouvrir à Kampala. Elles piétiennent depuis. Le M23 en a profité pour régler ses comptes en interne et Bosco Ntaganda a dû se rendre à la CPI. Un an plus tard, le mouvement règne sur le territoire de Rutshuru en attendant une solution politique ou d'en être délogé par la nouvelle brigade d'interposition de l'ONU.

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02 mai 2013

La déstabilisation des FARDC se poursuit

 

 



Il est difficile de savoir si la rupture entre le gouvernement congolais et la rébellion du M23 est définitive, après l’échec des négociations de Kampala, lesquelles ont fait perdre à République un temps fou, beaucoup d’argent et d’énergie entre décembre 2012 et avril 2013. Si l’on devrait s’en tenir à la logique selon laquelle le colonel Makenga et tous ceux qui avaient rallié son mouvement terroriste de mars 2012 jusqu’à ce jour sont à considérer comme des criminels et des traîtres à la Nation, aucun traitement de faveur ne devrait être réservé aux civils ou militaires présumés repentis.

Par conséquent, beaucoup de compatriotes sont choqués d’apprendre, presqu’au quotidien, que des officiers et soldats coupables des crimes de guerre et crimes contre l’humanité sous le label du M23 ont réintégré les rangs de l’armée régulière. Le pardon accordé à des insurgés qui n’offrent aucun gage de respect de leur engagement n’est rien d’autre qu’une primer d’encouragement à retomber dans le mal.
La réintégration sans condition de ces officiers et soldats qui avaient quitté les rangs des FARDC sous prétexte de mauvaises conditions de rémunération et de travail ressemble à un processus de déstabilisation continue de l’armée nationale. Il est curieux d’apprendre, des deux officiers échappés le week-end des phalanges du M23, qu’ils étaient impayés depuis plusieurs mois et que leurs conditions sociales étaient insupportables. Ils prétendent avoir compris qu’ils étaient victimes d’une duperie.

Finalement, c’est la même rengaine : on quitte les FARDC aujourd’hui parce qu’on est mal payé, mal nourri et mal équipé pour chercher le paradis dans un mouvement rebelle. Et, le lendemain, on déserte la rébellion sous le même prétexte pour revenir à l’enfer de départ.
Non ! Il est temps que les décideurs politiques militaires congolais mettent un terme à la comédie. De 1998 à 2013, l’armée nationale a du mal à retrouver sa grandeur et sa dignité à cause de la présence, en son sein, des caméléons prêts à changer de milieu à la moindre promesse du paradis en provenance de Kampala ou Kigali.

Les FARDC fonctionnent sous le régime d’un règlement militaire qui prévoit des sanctions sévères contre les traîtres, mutins, rebelles, criminels et autres éléments indisciplinés. Il est plus que temps de les appliquer contre les faux repentis du M23 et d’autres forces négatives nationales. Sinon, la RDC n’arrivera jamais à construire une armée républicaine et professionnelle, performante dans la défense de la patrie.
Kimp

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30 avril 2013

CENI : la nouvelle Loi ne rassure pas

 



La nouvelle Loi sur la CENI (Commission Electorale Nationale Indépendante) vient d’être finalement promulguée par le Chef de l’Etat. C’est la déception dans les rangs de l’Opposition et des organisations de la Société Civile, qui se battaient avec l’énergie du désespoir dans l’espoir d’obtenir de la présidence de la République son renvoi au Parlement pour une seconde lecture. La frustration provient essentiellement du fait que la composition du Bureau de cette institution était fort contestée car faisant une fois de plus la part belle à la Majorité Présidentielle et à l’Opposition Parlementaire, au détriment de la Société Civile et de l’Opposition extraparlementaire.

La crainte de voir la nouvelle CENI fonctionner, comme un appendice de la majorité au pouvoir, à l’image de celle du pasteur Daniel Ngoy Mulunda ou de la CEI de triste mémoire de l’abbé Apollinaire Malumalu, n’a pas été dissipée. La voix de Société Civile, qui aspirait à jouer la carte de la neutralité entre les forces politiques de la Majorité Présidentielle et celles de l’Opposition, n’a pas été entendue. Même les leaders de l’Opposition qui sensibilisaient l’opinion au sujet de la nécessité d’avoir une institution réellement indépendante, capable de conduire les opérations pré-électorales, électorales post-électorales en toute transparence, ont prêché dans le désert. Cette déception est aussi partagée par les partenaires de la République Démocratique du Congo, bailleurs attitrés des processus électoraux congolais depuis 2013, qui avaient misé sur une profonde réforme structurelle de la CENI pouvant lui permettre de corriger les erreurs du passé. Ce que l’on redoute à présent est de voir cette institution d’appui à la démocratie retomber dans les travers de la CEI de 2006 et de la CENI de 2011, avec un serveur entretenu comme une propriété privée, une cartographie électorale élaborée sans recensement préalable, ni scientifique, ni administratif, des kits électoraux peu fiables, des électeurs fictifs, des bulletins de vote consignés dans des résidences privées, une compilation des résultats entachée de monstrueuses irrégularités.

Grâce au dernier passage du ministre de l’Intérieur au Sénat, l’opinion congolaise - vient d’apprendre que la ville de Kinshasa n’était peuplée que 6 millions d’habitants en 2012. Ce chiffre devrait obliger la CENI à expliquer comment elle avait pu enrôler 5 millions d’électeurs en 2011, au moment de la révision du fichier électoral. S’il faut croire les statistiques de Ngoy Mulunda, presque tout le monde était en âge de voter dans la capitale. Existe-t-il au monde une ville ou une province hébergeant plus de 90% d’électeurs au sein de sa population?
Ce que l’on sait est que selon les standards internationaux, la taille de l’électorat d’une circonscription électorale est proportionnelle à environ 50% de sa population globale. Par conséquent, Kinshasa ne pouvait pas aligner 5 millions d’électeurs en 2012.

La loi Okundji étouffée... Le Sénat ignoré

Le parcours de la nouvelle Loi sur la CENI était particulièrement mouvementé. Au départ, il y avait le député Emery Okundji, qui avait déposé au Bureau de l’Assemblée Nationale, en bonne et due forme, sa proposition de loi sur les innovations à apporter à cette institution d’appui à la démocratie, au regard de l’amateurisme, du manque d’indépendance et des tripatouillages électoraux dont elle s’était rendue coupable en 2011. Alors que le texte était là et attendait d’être inscrit à l’ordre du jour, quelle n’était pas la surprise de l’opinion d’apprendre que le gouvernement venait d’élaborer, à son tour, un projet de loi sur la même matière. Et, comme on s’y attendait, c’est le document du gouvernement qui l’avait finalement emporté, provoquant au passage le courroux des députés de l’Opposition.

Le second incident était intervenu au niveau du Sénat. Après avoir réceptionné la mouture votée par l’Assemblée Nationale, les Sénateurs avaient estimé devoir garantir la neutralité et l’indépendance de la CENI en conférant à la Société Civile une majorité numérique au sein de son Bureau. Les Sénateurs avaient adopté le texte selon cette philosophie. Mais, au sein de la «Commission paritaire», les positions paraissaient inconciliables. Il ne restait qu’à appliquer les dispositions constitutionnel!es donnant préséance à la Chambre basse du Parlement en cas de divergences inconciliables dans l’adoption d’un texte de loi.

Que peut-on attendre de la nouvelle loi de la CENI qui était l’objet de contestation de sa conception jusqu’à son adoption? Logiquement, les mêmes causes engendrant les mêmes effets, sa politisation n’augure rien de bon pour les prochaines échéances électorales. Sa soumission à la volonté des décideurs politiques risque d’altérer, comme en 2006 et 2011, la vérité des urnes lors des élections locales à venir et surtout lors des législatives et de la présidentielle de 2016. Est-il possible d’avoir une CENI performante et indépendante avec un bureau dont les membres exécutent des mandats que leur « offrent » les partis ou regroupements politiques, et que ces derniers peuvent leur retirer à tout moment ?
Kimp

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19 avril 2013

Le Rwanda foule aux pieds les accords d'Addis-Abeba

Kabila et Kagame à Addis Abeba 1 - Kopie

L'annonce officielle, mercredi dernier, du retour des éléments fidèles à Bosco Ntaganda, qui s'étaient réfugiés au Rwanda, met ce dernier dans une position inconfortable devant les Congolais et la communauté internationale. En effet, les accords d'Addis-Abeba interdisent les voisins de la RDC de supporter les groupes rebelles qui sévissent à l'Est de la RDC.

Il y a environs deux jours, le lieutenant-colonel, Vianney Kazarama, porte-parole militaire du M23, annoncait le retour des éléments de la faction de Bosco Ntaganda qui s'étaient réfugiés au Rwanda après leur débâcle devant l'aile de Sultani Makenga. D'après le gouvernement rwandais, ces rebelles étaient désarmés et hébergés à environs 100 kilomètres de la frontière pour respecter les accords d'Addis-Abeba. Mais les Congolais ne comprennent pas comment ces éléments, désarmés et relocalisés, retournent à Bunagana armés et prêts au combat!

La société civile congolaise de l'Est de la RDC avait déjà signalé, voici quelques semaines des mouvements suspects des troupes en provenance de l'Ouganda et du Rwanda pour renforcer les positions du M23 qui veut en découdre avec la Brigade de la MONUSCO en gestation. Les Congolais ne cessent de crier au double jeu du Rwanda et de l'Ouganda qui sont pointés du doigt comme responsables de l'insécurité à L'Est de la RDC et ne sont pas favorables au déploiement d'une brigade de la MONUSCO devant combattre toutes les forces négatives dont le M23. C'est dans ce sens qu'il faudra comprendre la dernière déclaration de la ministre des Affaires Etrangères, Mushikiwabo lors d'une conférence qu'elle avait présidée aux Nations Unies. Elle y a déclaré que la solution aux problèmes de la RDC devait être plus politique que militaire.  

Le souhait du Rwanda comme l'Ouganda est de voir la RDC réintégrer tous les rebelles d'origine rwandaise dans l'armée et les institutions de la république afin de l'affaiblir davantage. L'objectif à plus ou moins longue échéance étant la balkanisation de la République Démocratique du Congo.

Plusieurs rapports des Nations Unies accusent le Rwanda de soutenir le M23 en armes, recrutements des combattants et moyens logistiques.

Lumbamba Kanyiki

 

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16 avril 2013

L’ASADHO dénonce l’acharnement des autorités de Kinshasa contre Diomi

 



L’Association Africaine de défense des Droits de l’Homme, ASADHO en sigle, s’inquiète au sujet des nouvelles infractions mises à charge de Monsieur DIOMI NDONGOLA, député élu de la ville de Kinshasa et membre de l‘opposition politique, par les autorités de la Police Nationale Congolaise.
En date du 11 avril 2013, la Police Nationale Congolaise a présenté au Ministère de l’intérieur, sécurité et décentralisation un groupe d’individus accusé de complot contre les personnes du Chef de l’Etat et du Premier Ministre, et d’atteinte à la sûreté de l’Etat.
Selon le responsable de la Police Nationale Congolaise qui a présenté les membres dudit groupe, Monsieur DIOMI NDONGALA serait à la tête de ce groupe insurrectionnel dénommé IMPERIUM.
Il sied de signaler que la Police Nationale Congolaise allègue avoir trouvé sur certains membres du groupe des documents décrivant le plan d’attaque du Chef de l’Etat et des armes blanches (bouteilles vides, bouteilles contenant de l’essence, machettes), sans aucune arme à feu.
L’ASADHO rappelle que poursuivi pour viol sur mineures, Monsieur DIOMI NDONGALA a été une fois de plus enlevé de son domicile, en date du 1 avril 2013 vers 22heures, par des policiers de la Police Nationale Congolaise et conduit vers une destination inconnue.
Il y a lieu de noter que l‘acharnement contre Monsieur DIOMI NDONGALA a commencé depuis juin 2012 à cause de son engagement au sein de la plate-forme dénommée Majorité Présidentielle Populaire, MPP en sigle, qui soutient et revendique la victoire de Monsieur Etienne TSHISEKEDI à l’élection présidentielle du 28 novembre 2011.
Compte tenu de la gravite de nouvelles infractions mises à charge de Monsieur DIOMI NDONGALA, il est nécessaire que toutes les garanties nationales et internationales relatives au procès juste et équitable soient respectées par les autorités politiques et judiciaires.
Mais vu le manque d’indépendance de l’appareil judiciaire congolais vis-à-vis de la majorité au pouvoir, il y a un grand risque que les jugés soient instrumentalises pour faire taire un adversaire politique.
Pour éviter que les hommes n’utilisent la justice pour régler des comptes à leurs adversaires, il est important que ce procès fasse l’objet d’une grande surveillance citoyenne.

Face à ce qui précède, l’ASADHO recommande :
- De faire cesser tout acharnement des autorités politiques et de la Police Nationale Congolaise contre les opposants politiques;
- De veiller, en sa qualité de garant de la constitution, à ce que Monsieur DIOMI NDONGALA puisse bénéficier de toutes les garanties constitutionnelles relatives au procès équitable et juste.
De refuser toute instrumentalisation de la justice par les hommes politiques au pouvoir.

Kinshasa, le 15 avril 2013   
ASADHO

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13 avril 2013

RDC: l'opposant Eugène Diomi Ndongala est-il l'homme à abattre?

Eugène Diomi Ndongala
Eugène Diomi Ndongala
AFP PHOTO / Junior Didi Kannah
Par RFI

Le leader de la Démocratie chrétienne et opposant Eugène Diomi Ndongala est sous le coup de deux accusations. La justice examine la plainte pour viol déposé par le père de deux jeunes filles mineures. Dans le même temps, la police congolaise annonce avoir déjoué une tentative de complot contre le président Kabila et le Premier ministre. Selon la police, il serait orchestrée par Eugène Diomi Ndongala.

Depuis juin dernier, alors qu'il s'apprêtait à tenir meeting avec le chef de l'Union pour la démocratie et le progrès social (UDPS), Etienne Tshisekedi, Eugène Diomi Ndongala a des ennuis. Accusé de viol par le père de deux mineures, il disparait trois mois, après que la police a investi les locaux de son parti. Il accusera ensuite les services secrets de l'avoir kidnappé.

Aujourd'hui, le député est en détention dans cette affaire de viols, tandis que la police l'accuse désormais d'avoir financé un complot visant à assassiner le président Kabila et son Premier ministre.

Eugène Diomi Ndongala est un proche allié d'Etienne Tshisekedi, le chef de file de l'opposition. Il possède une influence dans la région du Bas-Congo et n'a pas ménagé ses efforts pour soutenir celui qu'il considère comme le vainqueur de l'élection de 2011.

Depuis un an, un autre allié de poids d'Etienne Tshisekedi a eu maille à partir avec la police et la justice. Il s'agit de Roger Lumbala, lui aussi accusé de complot. Il est actuellement réfugié à l'étranger. Dans l'opposition congolaise, on soupçonne fortement le régime Kabila de vouloir isoler Etienne Tshisekedi de ses alliés. Et l'on crie à l'acharnement contre le chef de la Démocratie chrétienne.
 

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04 avril 2013

Soldats sud-africains tués en Centrafrique: les chiffres divergent

Les corps de 13 soldats sud-africains tués en Centrafrique ont été remis aux familles à la base aérienne de Waterkloof. Pretoria, le 28 mars 2013.
Les corps de 13 soldats sud-africains tués en Centrafrique ont été remis aux familles à la base aérienne de Waterkloof. Pretoria, le 28 mars 2013.
REUTERS/Stringer
Par RFI

Combien l’Afrique du Sud a-t-elle perdu de soldats en Centrafrique ? Treize morts, c’est le bilan officiel des pertes humaines données par Pretoria. Un bilan mensonger, selon plusieurs sources à Bangui. Ainsi, une source qui souhaite conserver l'anonymat et qui se trouvait le 25 mars à la base des militaires français assure avoir vu plus de 50 sacs mortuaires prêts à embarquer dans un appareil de transport Hercule C130 envoyé par Pretoria.

Avec notre envoyé spécial à Bangui, Cyril Bensimon

Ils étaient venus officiellement épauler et former l’armée centrafricaine, mais les soldats sud-africains ont le plus souvent combattu seuls. Peu à peu nos informations commencent à se confirmer. Ce matin alors que le ministre sud-africain avait fait le déplacement jusqu’à Bangui, il affirmait encore que 13 soldats de son pays avaient été tués en Centrafrique. Or, d’après le général Arda Hakouma, l’officier de la Seleka qui a conduit la prise de Bangui, entre la ville de Damara et la capitale, les militaires envoyés par Pretoria ont subi le samedi 23 mars des pertes qui vont bien au-delà du chiffre officiel de 13 morts donné par Pretoria et confirmé par les autorités françaises.

« Ce qui est sûr, moi personnellement, chef d’état-major, chef des opérations, donc c’est moi qui ai dirigé le combat, j’ai vu 36 morts sud-africains et 22 blessés. Ça c’est sûr. Il y avait des prisonniers aussi, on les a remis à la Fomac (Force multinationale d'Afrique centrale). »

Selon des sources concordantes, les pertes sud-africaines se sont surtout produites lorsque ces soldats ont été pris en étau entre deux groupe de la Seleka. L’un descendant vers le sud depuis Damara et l’autre remontant vers le nord après avoir effectué un contournement depuis Boali, en passant par le PK12, c'est-à-dire à l’entrée de Bangui, pour remonter prêter main forte à leurs camarades qui venaient de subir de lourdes pertes faces aux blindés sud-africains.

Enfin, une autre source, qui souhaite conserver l’anonymat et qui se trouvait le lendemain du jour de la prise de Bangui, le lundi 25 mars à la base française, à côté de l’aéroport, a assuré avoir vu une cinquantaine de sacs mortuaires prêts à embarquer dans un Hercule C130 envoyé par Pretoria. Dans le même temps, affirme cette source, d’autres cadavres de soldats sud-africains, transportés dans des voitures, continuaient à arriver.

Présence des soldats sud-africains au Centrafrique: les mines et le pétrole et non la paix comme objectif?

Il y a quelques jours, des militaires sud-africains après être revenus au pays, avaient affirmé être traumatisés d'avoir tué des enfants soldats. Certes, il y a bien des mineurs dans les rangs de la Seleka, mais la question que l'on peut se poser, c'est pourquoi des soldats sous le choc, après les combats violents du 23 mars, ont poursuivi les combats dès le lendemain matin. D'après de multiples sources, les soldats sud-africains venus officiellement épauler et former les militaires centrafricains ont été chèrement payés par François Bozizé quand le président aujourd'hui déchu est venu leur rendre visite au front le samedi.

Cela peut expliquer l'ardeur au combat des soldats mais pas un engagement politique aussi fort de la part de Pretoria. Selon les informations recueillies par RFI, plusieurs sociétés sud-africaines ont signé directement avec la présidence des contrats dans les domaines des mines et du pétrole. A Bangui, il y a trois noms qui reviennent en boucle : tout d'abord Ellis SA, société dirigée par un général sud-africain à la retraite et qui s'intéressait aux diamants et à l'or du sud du pays. La deuxième se nomme Soco et était sur le point de mener une campagne d'exploration pétrolière dans le nord de la Centrafrique. Enfin, c'est peut-être la plus intéressante, Dig Oil, qui avait signé des contrats d'exploration et d'exploitation pétrolière dans la région de Carnot dans l'ouest du pays.

D'après un proche du premier  ministre bon connaisseur du milieu des affaires, Dig Oil, serait selon ses propres termes « une pompe à fric » de l'ANC et dont l'un des actionnaires est l'un des neveux de Jacob Zuma. Un autre ministre issu de la Seleka, prétend lui que cette société a fourni des armes et tenté de ramener des hommes pour défendre le régime du président Bozizé. Michel Djotodia, lui, a joué l'apaisement ce matin, lorsqu'il a serré la main du ministre sud-africain de la Sécurité. Il lui a présenté ses condoléances pour les soldats tués et lui a promis d'ouvrir une nouvelle page dans les relations avec les deux pays. Si ces informations sont confirmées en Afrique du Sud, alors  la crise politique paraît inévitable, car ces soldats ne se battaient manifestement pas pour la paix sur le continent comme l'a prétendu Jacob Zuma. Pour le moment, l'Afrique du Sud joue la carte de l'indigniation et réfute ces informations.

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