02 mai 2013

La déstabilisation des FARDC se poursuit

 

 



Il est difficile de savoir si la rupture entre le gouvernement congolais et la rébellion du M23 est définitive, après l’échec des négociations de Kampala, lesquelles ont fait perdre à République un temps fou, beaucoup d’argent et d’énergie entre décembre 2012 et avril 2013. Si l’on devrait s’en tenir à la logique selon laquelle le colonel Makenga et tous ceux qui avaient rallié son mouvement terroriste de mars 2012 jusqu’à ce jour sont à considérer comme des criminels et des traîtres à la Nation, aucun traitement de faveur ne devrait être réservé aux civils ou militaires présumés repentis.

Par conséquent, beaucoup de compatriotes sont choqués d’apprendre, presqu’au quotidien, que des officiers et soldats coupables des crimes de guerre et crimes contre l’humanité sous le label du M23 ont réintégré les rangs de l’armée régulière. Le pardon accordé à des insurgés qui n’offrent aucun gage de respect de leur engagement n’est rien d’autre qu’une primer d’encouragement à retomber dans le mal.
La réintégration sans condition de ces officiers et soldats qui avaient quitté les rangs des FARDC sous prétexte de mauvaises conditions de rémunération et de travail ressemble à un processus de déstabilisation continue de l’armée nationale. Il est curieux d’apprendre, des deux officiers échappés le week-end des phalanges du M23, qu’ils étaient impayés depuis plusieurs mois et que leurs conditions sociales étaient insupportables. Ils prétendent avoir compris qu’ils étaient victimes d’une duperie.

Finalement, c’est la même rengaine : on quitte les FARDC aujourd’hui parce qu’on est mal payé, mal nourri et mal équipé pour chercher le paradis dans un mouvement rebelle. Et, le lendemain, on déserte la rébellion sous le même prétexte pour revenir à l’enfer de départ.
Non ! Il est temps que les décideurs politiques militaires congolais mettent un terme à la comédie. De 1998 à 2013, l’armée nationale a du mal à retrouver sa grandeur et sa dignité à cause de la présence, en son sein, des caméléons prêts à changer de milieu à la moindre promesse du paradis en provenance de Kampala ou Kigali.

Les FARDC fonctionnent sous le régime d’un règlement militaire qui prévoit des sanctions sévères contre les traîtres, mutins, rebelles, criminels et autres éléments indisciplinés. Il est plus que temps de les appliquer contre les faux repentis du M23 et d’autres forces négatives nationales. Sinon, la RDC n’arrivera jamais à construire une armée républicaine et professionnelle, performante dans la défense de la patrie.
Kimp

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30 avril 2013

CENI : la nouvelle Loi ne rassure pas

 



La nouvelle Loi sur la CENI (Commission Electorale Nationale Indépendante) vient d’être finalement promulguée par le Chef de l’Etat. C’est la déception dans les rangs de l’Opposition et des organisations de la Société Civile, qui se battaient avec l’énergie du désespoir dans l’espoir d’obtenir de la présidence de la République son renvoi au Parlement pour une seconde lecture. La frustration provient essentiellement du fait que la composition du Bureau de cette institution était fort contestée car faisant une fois de plus la part belle à la Majorité Présidentielle et à l’Opposition Parlementaire, au détriment de la Société Civile et de l’Opposition extraparlementaire.

La crainte de voir la nouvelle CENI fonctionner, comme un appendice de la majorité au pouvoir, à l’image de celle du pasteur Daniel Ngoy Mulunda ou de la CEI de triste mémoire de l’abbé Apollinaire Malumalu, n’a pas été dissipée. La voix de Société Civile, qui aspirait à jouer la carte de la neutralité entre les forces politiques de la Majorité Présidentielle et celles de l’Opposition, n’a pas été entendue. Même les leaders de l’Opposition qui sensibilisaient l’opinion au sujet de la nécessité d’avoir une institution réellement indépendante, capable de conduire les opérations pré-électorales, électorales post-électorales en toute transparence, ont prêché dans le désert. Cette déception est aussi partagée par les partenaires de la République Démocratique du Congo, bailleurs attitrés des processus électoraux congolais depuis 2013, qui avaient misé sur une profonde réforme structurelle de la CENI pouvant lui permettre de corriger les erreurs du passé. Ce que l’on redoute à présent est de voir cette institution d’appui à la démocratie retomber dans les travers de la CEI de 2006 et de la CENI de 2011, avec un serveur entretenu comme une propriété privée, une cartographie électorale élaborée sans recensement préalable, ni scientifique, ni administratif, des kits électoraux peu fiables, des électeurs fictifs, des bulletins de vote consignés dans des résidences privées, une compilation des résultats entachée de monstrueuses irrégularités.

Grâce au dernier passage du ministre de l’Intérieur au Sénat, l’opinion congolaise - vient d’apprendre que la ville de Kinshasa n’était peuplée que 6 millions d’habitants en 2012. Ce chiffre devrait obliger la CENI à expliquer comment elle avait pu enrôler 5 millions d’électeurs en 2011, au moment de la révision du fichier électoral. S’il faut croire les statistiques de Ngoy Mulunda, presque tout le monde était en âge de voter dans la capitale. Existe-t-il au monde une ville ou une province hébergeant plus de 90% d’électeurs au sein de sa population?
Ce que l’on sait est que selon les standards internationaux, la taille de l’électorat d’une circonscription électorale est proportionnelle à environ 50% de sa population globale. Par conséquent, Kinshasa ne pouvait pas aligner 5 millions d’électeurs en 2012.

La loi Okundji étouffée... Le Sénat ignoré

Le parcours de la nouvelle Loi sur la CENI était particulièrement mouvementé. Au départ, il y avait le député Emery Okundji, qui avait déposé au Bureau de l’Assemblée Nationale, en bonne et due forme, sa proposition de loi sur les innovations à apporter à cette institution d’appui à la démocratie, au regard de l’amateurisme, du manque d’indépendance et des tripatouillages électoraux dont elle s’était rendue coupable en 2011. Alors que le texte était là et attendait d’être inscrit à l’ordre du jour, quelle n’était pas la surprise de l’opinion d’apprendre que le gouvernement venait d’élaborer, à son tour, un projet de loi sur la même matière. Et, comme on s’y attendait, c’est le document du gouvernement qui l’avait finalement emporté, provoquant au passage le courroux des députés de l’Opposition.

Le second incident était intervenu au niveau du Sénat. Après avoir réceptionné la mouture votée par l’Assemblée Nationale, les Sénateurs avaient estimé devoir garantir la neutralité et l’indépendance de la CENI en conférant à la Société Civile une majorité numérique au sein de son Bureau. Les Sénateurs avaient adopté le texte selon cette philosophie. Mais, au sein de la «Commission paritaire», les positions paraissaient inconciliables. Il ne restait qu’à appliquer les dispositions constitutionnel!es donnant préséance à la Chambre basse du Parlement en cas de divergences inconciliables dans l’adoption d’un texte de loi.

Que peut-on attendre de la nouvelle loi de la CENI qui était l’objet de contestation de sa conception jusqu’à son adoption? Logiquement, les mêmes causes engendrant les mêmes effets, sa politisation n’augure rien de bon pour les prochaines échéances électorales. Sa soumission à la volonté des décideurs politiques risque d’altérer, comme en 2006 et 2011, la vérité des urnes lors des élections locales à venir et surtout lors des législatives et de la présidentielle de 2016. Est-il possible d’avoir une CENI performante et indépendante avec un bureau dont les membres exécutent des mandats que leur « offrent » les partis ou regroupements politiques, et que ces derniers peuvent leur retirer à tout moment ?
Kimp

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19 avril 2013

Le Rwanda foule aux pieds les accords d'Addis-Abeba

Kabila et Kagame à Addis Abeba 1 - Kopie

L'annonce officielle, mercredi dernier, du retour des éléments fidèles à Bosco Ntaganda, qui s'étaient réfugiés au Rwanda, met ce dernier dans une position inconfortable devant les Congolais et la communauté internationale. En effet, les accords d'Addis-Abeba interdisent les voisins de la RDC de supporter les groupes rebelles qui sévissent à l'Est de la RDC.

Il y a environs deux jours, le lieutenant-colonel, Vianney Kazarama, porte-parole militaire du M23, annoncait le retour des éléments de la faction de Bosco Ntaganda qui s'étaient réfugiés au Rwanda après leur débâcle devant l'aile de Sultani Makenga. D'après le gouvernement rwandais, ces rebelles étaient désarmés et hébergés à environs 100 kilomètres de la frontière pour respecter les accords d'Addis-Abeba. Mais les Congolais ne comprennent pas comment ces éléments, désarmés et relocalisés, retournent à Bunagana armés et prêts au combat!

La société civile congolaise de l'Est de la RDC avait déjà signalé, voici quelques semaines des mouvements suspects des troupes en provenance de l'Ouganda et du Rwanda pour renforcer les positions du M23 qui veut en découdre avec la Brigade de la MONUSCO en gestation. Les Congolais ne cessent de crier au double jeu du Rwanda et de l'Ouganda qui sont pointés du doigt comme responsables de l'insécurité à L'Est de la RDC et ne sont pas favorables au déploiement d'une brigade de la MONUSCO devant combattre toutes les forces négatives dont le M23. C'est dans ce sens qu'il faudra comprendre la dernière déclaration de la ministre des Affaires Etrangères, Mushikiwabo lors d'une conférence qu'elle avait présidée aux Nations Unies. Elle y a déclaré que la solution aux problèmes de la RDC devait être plus politique que militaire.  

Le souhait du Rwanda comme l'Ouganda est de voir la RDC réintégrer tous les rebelles d'origine rwandaise dans l'armée et les institutions de la république afin de l'affaiblir davantage. L'objectif à plus ou moins longue échéance étant la balkanisation de la République Démocratique du Congo.

Plusieurs rapports des Nations Unies accusent le Rwanda de soutenir le M23 en armes, recrutements des combattants et moyens logistiques.

Lumbamba Kanyiki

 

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16 avril 2013

L’ASADHO dénonce l’acharnement des autorités de Kinshasa contre Diomi

 



L’Association Africaine de défense des Droits de l’Homme, ASADHO en sigle, s’inquiète au sujet des nouvelles infractions mises à charge de Monsieur DIOMI NDONGOLA, député élu de la ville de Kinshasa et membre de l‘opposition politique, par les autorités de la Police Nationale Congolaise.
En date du 11 avril 2013, la Police Nationale Congolaise a présenté au Ministère de l’intérieur, sécurité et décentralisation un groupe d’individus accusé de complot contre les personnes du Chef de l’Etat et du Premier Ministre, et d’atteinte à la sûreté de l’Etat.
Selon le responsable de la Police Nationale Congolaise qui a présenté les membres dudit groupe, Monsieur DIOMI NDONGALA serait à la tête de ce groupe insurrectionnel dénommé IMPERIUM.
Il sied de signaler que la Police Nationale Congolaise allègue avoir trouvé sur certains membres du groupe des documents décrivant le plan d’attaque du Chef de l’Etat et des armes blanches (bouteilles vides, bouteilles contenant de l’essence, machettes), sans aucune arme à feu.
L’ASADHO rappelle que poursuivi pour viol sur mineures, Monsieur DIOMI NDONGALA a été une fois de plus enlevé de son domicile, en date du 1 avril 2013 vers 22heures, par des policiers de la Police Nationale Congolaise et conduit vers une destination inconnue.
Il y a lieu de noter que l‘acharnement contre Monsieur DIOMI NDONGALA a commencé depuis juin 2012 à cause de son engagement au sein de la plate-forme dénommée Majorité Présidentielle Populaire, MPP en sigle, qui soutient et revendique la victoire de Monsieur Etienne TSHISEKEDI à l’élection présidentielle du 28 novembre 2011.
Compte tenu de la gravite de nouvelles infractions mises à charge de Monsieur DIOMI NDONGALA, il est nécessaire que toutes les garanties nationales et internationales relatives au procès juste et équitable soient respectées par les autorités politiques et judiciaires.
Mais vu le manque d’indépendance de l’appareil judiciaire congolais vis-à-vis de la majorité au pouvoir, il y a un grand risque que les jugés soient instrumentalises pour faire taire un adversaire politique.
Pour éviter que les hommes n’utilisent la justice pour régler des comptes à leurs adversaires, il est important que ce procès fasse l’objet d’une grande surveillance citoyenne.

Face à ce qui précède, l’ASADHO recommande :
- De faire cesser tout acharnement des autorités politiques et de la Police Nationale Congolaise contre les opposants politiques;
- De veiller, en sa qualité de garant de la constitution, à ce que Monsieur DIOMI NDONGALA puisse bénéficier de toutes les garanties constitutionnelles relatives au procès équitable et juste.
De refuser toute instrumentalisation de la justice par les hommes politiques au pouvoir.

Kinshasa, le 15 avril 2013   
ASADHO

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13 avril 2013

RDC: l'opposant Eugène Diomi Ndongala est-il l'homme à abattre?

Eugène Diomi Ndongala
Eugène Diomi Ndongala
AFP PHOTO / Junior Didi Kannah
Par RFI

Le leader de la Démocratie chrétienne et opposant Eugène Diomi Ndongala est sous le coup de deux accusations. La justice examine la plainte pour viol déposé par le père de deux jeunes filles mineures. Dans le même temps, la police congolaise annonce avoir déjoué une tentative de complot contre le président Kabila et le Premier ministre. Selon la police, il serait orchestrée par Eugène Diomi Ndongala.

Depuis juin dernier, alors qu'il s'apprêtait à tenir meeting avec le chef de l'Union pour la démocratie et le progrès social (UDPS), Etienne Tshisekedi, Eugène Diomi Ndongala a des ennuis. Accusé de viol par le père de deux mineures, il disparait trois mois, après que la police a investi les locaux de son parti. Il accusera ensuite les services secrets de l'avoir kidnappé.

Aujourd'hui, le député est en détention dans cette affaire de viols, tandis que la police l'accuse désormais d'avoir financé un complot visant à assassiner le président Kabila et son Premier ministre.

Eugène Diomi Ndongala est un proche allié d'Etienne Tshisekedi, le chef de file de l'opposition. Il possède une influence dans la région du Bas-Congo et n'a pas ménagé ses efforts pour soutenir celui qu'il considère comme le vainqueur de l'élection de 2011.

Depuis un an, un autre allié de poids d'Etienne Tshisekedi a eu maille à partir avec la police et la justice. Il s'agit de Roger Lumbala, lui aussi accusé de complot. Il est actuellement réfugié à l'étranger. Dans l'opposition congolaise, on soupçonne fortement le régime Kabila de vouloir isoler Etienne Tshisekedi de ses alliés. Et l'on crie à l'acharnement contre le chef de la Démocratie chrétienne.
 

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04 avril 2013

Soldats sud-africains tués en Centrafrique: les chiffres divergent

Les corps de 13 soldats sud-africains tués en Centrafrique ont été remis aux familles à la base aérienne de Waterkloof. Pretoria, le 28 mars 2013.
Les corps de 13 soldats sud-africains tués en Centrafrique ont été remis aux familles à la base aérienne de Waterkloof. Pretoria, le 28 mars 2013.
REUTERS/Stringer
Par RFI

Combien l’Afrique du Sud a-t-elle perdu de soldats en Centrafrique ? Treize morts, c’est le bilan officiel des pertes humaines données par Pretoria. Un bilan mensonger, selon plusieurs sources à Bangui. Ainsi, une source qui souhaite conserver l'anonymat et qui se trouvait le 25 mars à la base des militaires français assure avoir vu plus de 50 sacs mortuaires prêts à embarquer dans un appareil de transport Hercule C130 envoyé par Pretoria.

Avec notre envoyé spécial à Bangui, Cyril Bensimon

Ils étaient venus officiellement épauler et former l’armée centrafricaine, mais les soldats sud-africains ont le plus souvent combattu seuls. Peu à peu nos informations commencent à se confirmer. Ce matin alors que le ministre sud-africain avait fait le déplacement jusqu’à Bangui, il affirmait encore que 13 soldats de son pays avaient été tués en Centrafrique. Or, d’après le général Arda Hakouma, l’officier de la Seleka qui a conduit la prise de Bangui, entre la ville de Damara et la capitale, les militaires envoyés par Pretoria ont subi le samedi 23 mars des pertes qui vont bien au-delà du chiffre officiel de 13 morts donné par Pretoria et confirmé par les autorités françaises.

« Ce qui est sûr, moi personnellement, chef d’état-major, chef des opérations, donc c’est moi qui ai dirigé le combat, j’ai vu 36 morts sud-africains et 22 blessés. Ça c’est sûr. Il y avait des prisonniers aussi, on les a remis à la Fomac (Force multinationale d'Afrique centrale). »

Selon des sources concordantes, les pertes sud-africaines se sont surtout produites lorsque ces soldats ont été pris en étau entre deux groupe de la Seleka. L’un descendant vers le sud depuis Damara et l’autre remontant vers le nord après avoir effectué un contournement depuis Boali, en passant par le PK12, c'est-à-dire à l’entrée de Bangui, pour remonter prêter main forte à leurs camarades qui venaient de subir de lourdes pertes faces aux blindés sud-africains.

Enfin, une autre source, qui souhaite conserver l’anonymat et qui se trouvait le lendemain du jour de la prise de Bangui, le lundi 25 mars à la base française, à côté de l’aéroport, a assuré avoir vu une cinquantaine de sacs mortuaires prêts à embarquer dans un Hercule C130 envoyé par Pretoria. Dans le même temps, affirme cette source, d’autres cadavres de soldats sud-africains, transportés dans des voitures, continuaient à arriver.

Présence des soldats sud-africains au Centrafrique: les mines et le pétrole et non la paix comme objectif?

Il y a quelques jours, des militaires sud-africains après être revenus au pays, avaient affirmé être traumatisés d'avoir tué des enfants soldats. Certes, il y a bien des mineurs dans les rangs de la Seleka, mais la question que l'on peut se poser, c'est pourquoi des soldats sous le choc, après les combats violents du 23 mars, ont poursuivi les combats dès le lendemain matin. D'après de multiples sources, les soldats sud-africains venus officiellement épauler et former les militaires centrafricains ont été chèrement payés par François Bozizé quand le président aujourd'hui déchu est venu leur rendre visite au front le samedi.

Cela peut expliquer l'ardeur au combat des soldats mais pas un engagement politique aussi fort de la part de Pretoria. Selon les informations recueillies par RFI, plusieurs sociétés sud-africaines ont signé directement avec la présidence des contrats dans les domaines des mines et du pétrole. A Bangui, il y a trois noms qui reviennent en boucle : tout d'abord Ellis SA, société dirigée par un général sud-africain à la retraite et qui s'intéressait aux diamants et à l'or du sud du pays. La deuxième se nomme Soco et était sur le point de mener une campagne d'exploration pétrolière dans le nord de la Centrafrique. Enfin, c'est peut-être la plus intéressante, Dig Oil, qui avait signé des contrats d'exploration et d'exploitation pétrolière dans la région de Carnot dans l'ouest du pays.

D'après un proche du premier  ministre bon connaisseur du milieu des affaires, Dig Oil, serait selon ses propres termes « une pompe à fric » de l'ANC et dont l'un des actionnaires est l'un des neveux de Jacob Zuma. Un autre ministre issu de la Seleka, prétend lui que cette société a fourni des armes et tenté de ramener des hommes pour défendre le régime du président Bozizé. Michel Djotodia, lui, a joué l'apaisement ce matin, lorsqu'il a serré la main du ministre sud-africain de la Sécurité. Il lui a présenté ses condoléances pour les soldats tués et lui a promis d'ouvrir une nouvelle page dans les relations avec les deux pays. Si ces informations sont confirmées en Afrique du Sud, alors  la crise politique paraît inévitable, car ces soldats ne se battaient manifestement pas pour la paix sur le continent comme l'a prétendu Jacob Zuma. Pour le moment, l'Afrique du Sud joue la carte de l'indigniation et réfute ces informations.

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03 avril 2013

RDC - Rwanda : grosse frayeur à Kinshasa au sujet de la Monusco

Le Premier ministre de RDC, Augustin Matata Ponyo, à Washington, le 7 février 2013. Le Premier ministre de RDC, Augustin Matata Ponyo, à Washington, le 7 février 2013. © Mandel Ngan/AFP/Archives

Kinshasa a cru que le Rwanda souhaitait faire retarder le vote à l'ONU en faveur du renforcement de la Monusco pour lutter contre le M23 dans l'est de la RDC. Mais rien n'a finalement empêché l'adoption de la résolution, le 28 mars.

Elles bataillaient depuis des mois pour obtenir une résolution de l'ONU instituant le renforcement de la mission onusienne (la Monusco) dans leur pays, avec notamment la création d'une brigade d'intervention pour combattre la rébellion du Mouvement du 23-Mars (M23). Pourtant, les autorités de RDC ont eu très peur que le Rwanda réussisse in extremis à obtenir un report du vote, puis se serve de sa présidence du Conseil de sécurité, à partir du 1er avril, pour retarder le processus. On comprend que l'enchaînement des événements ait éveillé leur suspicion.

Le 18 mars, Bosco Ntaganda, le rebelle recherché par la Cour pénale internationale (CPI), qui le soupçonne d'être derrière une branche du M23, se rend à l'ambassade des États-Unis à Kigali. Deux jours plus tard, alors que le Rwanda et les États-Unis négocient les conditions du transfert du rebelle à La Haye, Paul Kagamé, le président rwandais, qui revient du Mexique, s'arrête à New York pour rencontrer Ban Ki-moon. « Il a aussi discrètement rencontré Susan Rice, l'ambassadrice américaine à l'ONU, dont il est proche, et demandé plusieurs modifications de la résolution », affirme une source à Kinshasa.

Des rebelles du M23 dans l'est de la RDC le 30 novembre 2012.

© Phil Moore/AFP/Archives

Inga 3 en jeu

Pour ne rien arranger, l'armée sud-africaine, censée constituer l'ossature de la future brigade d'intervention, enregistre le 23 mars la mort de treize de ses hommes à Bangui - sa plus lourde perte depuis 1994. « Nos bonnes relations avec les Sud-Africains nous ont permis d'absorber le choc, poursuit cette source. Des négociations sont en cours pour leur permettre d'utiliser une partie de l'électricité produite par le barrage d'Inga 3. Pour le reste, nous avons multiplié les échanges avec Paris et Washington pour prévenir tout report de la résolution. » Le vote a finalement eu lieu le 28 mars. Et le Rwanda a voté pour.

Sur le même sujet

Lire l'article sur Jeuneafrique.com : RDC - Rwanda : grosse frayeur à Kinshasa au sujet de la Monusco | Jeuneafrique.com - le premier site d'information et d'actualité sur l'Afrique
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31 mars 2013

Plus de 3000 cas de violences sexuelles recensés en RDC

La majorité des violences sexuelles ont eu lieu dans l'Ituri, au nord-est de la RDC, ici en 2003.
La majorité des violences sexuelles ont eu lieu dans l'Ituri, au nord-est de la RDC, ici en 2003.
AFP/Simon Maina
Par RFI

Alors que le Conseil de sécurité de l'ONU a voté une résolution portant sur la création d'une nouvelle brigade d'intervention de la Monusco chargée de combattre les groupes armés dans l'est, RFI s'est procuré un rapport du fonds des Nations unies pour la population. Une agence onusienne a compilé pour l'année 2012 des données sur les cas de violences sexuelles pour la province orientale. Il y a eu 3 304 cas déclarés pour cette province, soit 10 par jour en moyenne.

C'est évidemment en Ituri, district en situation de guerre depuis dix ans, que se concentrent les trois quarts des cas déclarés. Il y en a sûrement plus. Même si grâce aux programmes de sensibilisation mis en place par les humanitaires sur le terrain, les langues commencent à se délier.

Ces victimes venues se signaler sont des femmes à 97 %, mais aussi, pour 3 %, des hommes. Pourtant, on parle peu dans l'est du Congo des violences sexuelles perpétrées contre des hommes. Ce chiffre est donc tout de même à signaler. Il faut aussi noter que l'âge des victimes est dans un cas sur deux situé entre 12 et 17 ans. Elles ont eu en grande majorité besoin de soins médicaux.

Grâce à cette étude, on a également une idée du portrait robot des auteurs présumés. Ils ont entre 18 et 40 ans. Près de 40% n'ont pas été identifiés et 50% autres sont considérés comme des civils. Ce qui veut tout simplement dire qu'ils ne portaient pas d'uniformes.

D'ailleurs, 12% sont clairement identifiés comme appartenant aux groupes armés et un peu moins de 4% à l'armée congolaise et la police nationale. Enfin, il faut signaler que 2% des victimes seulement ont reçu des conseils juridiques ou ont formellement porté plainte.

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28 mars 2013

Armée congolaise: Des révélations qui font froid au dos

No comment, suivez!

Kasai Direct

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Une faible mobilisation des Congolais à la première comparution du chef rebelle Ntaganda à la CPI

Bosco Ntaganda cpi

Lors de la première comparution du chef rebelle Ntaganda devant les juges de la CPI, il a été constaté une très faible mobilisation des Congolais de la diaspora. Dans la salle d'audience d'une capacité d'environs 300 personnes, les Congolais n'en constituaient même pas le tiers! D'après notre confrère Cheik Fita,que nous avons suivi sur bana mikili, les procès de ce genre sont quelque part politiques. La présence massive des Congolais s'avère, donc, très nécessaire.

Nous souhaitons qu'à la prochaine audience de la  confirmation des charges contre le Rwandais Bosco Ntaganda, fixée au 23 septembre 2013, les différentes associations et organisations congolaises mobilisent en masse les Congolaises et les Congolais de la diaspora pour être présents et dans la salle d'audience et devant la CPI pour soutenir la cause de la RDC.

Le chef rebelle rwandais Bosco Ntaganda est depuis le 22 mars 2013 incarcéré dans les installations pénitentiaires de la CPI où il devra répondre des crimes de guerre et crimes contre l'humanité commis entre 2002 et 2003, en Ituri, à l'Est de la RDC. La prochaine audience est comme nous l'avons signalé, ci-haut, fixée au 23 septembre 2013.

Lumbamba Kanyiki

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