15 août 2011

Vidéo du jour: Etienne Tshisekedi fait du jogging

Le président national de  l'UDPS  se prépare à un grand marathon politique de cinq ans pendant lequel il va instaurer un état de droit au congo. Dans la vidéo suivante, on le voit en train de faire du jogging autour d'une piscine. Je vous prie donc de voir la vidéo.


VIDEO DU JOUR: TSHISEKEDI FAISANT DU JOGGING

L.K.

 

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13 août 2011

Puissance de feu contre tirs de sommation



En temps de guerre, aux tirs de sommation l'armée régulière oppose une puissance de feu. Etienne Tshisekedi wa Mulumba a récidivé mardi 9 août dans la Capitale. Après son succès il y a près de quatre mois au Stade Tata Raphaël (5O.000 partisans), il a encore fait fort au grand Stade de Kinshasa-(80.000 places assises), les Martyrs. Du coup, l'opposant historique de tous les régimes - de Mobutu à ce jour - - peut se frotter les mains en se disant que le peuple l'a d'ores et déjà plébiscité Président du pays.

Tshisekedi bouclait en apothéose une tournée en Europe, aux Etats-Unis, en Afrique du Sud et au Katanga où il n'aura pas eu de cesse de faire parler de lui et de drainer des foules. En Belgique et en Afrique du Sud, la diaspora r-dcongolaise d'ordinaire hostile aux hommes en place en a fait un véritable Dieu- sur terre. Au Katanga et dans les villes de la province cuprifère, ce fut la même fièvre. L'Udps est bien entrée plain-pied en campagne. Le plus vieux parti d'opposition a commencé par des tirs de sommation. Les stratèges militaires diraient qu'il cherche à tester la résistance de la forteresse qu'il a résolu de prendre d'assaut. En pareille situation, les armées régulières opposent des tirs d'armes lourdes - des orgues de Staline - qui montrent une réelle puissance de feu. Ce qui ferait réfléchir - et reculer - le téméraire. Sauf si la stratégie est de laisser avancer l'ennemi en vue de le piéger, le fait de le laisser poursuivre son tir et d'avancer peut avoir une incidence sur le moral des troupes. La MP est dans l'urgence : donner une riposte à la mesure de la provocation en se jetant à son tour dans l'arène avec plus de puissance. Dans le cas contraire, certains de ses rangs flottants pourraient se croire déjà assiégés et à portée des tirs ennemis.

                                                                                               ALUNGA MBUWA

 

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Gizenga en difficulté - Un 3ème courant en gestation au PALU

 

La grogne est loin de reculer au sein du Parti Lumumbiste Unifié (PALU) plongé dans une profonde cacophonie depuis la dernière prestation de son Secrétaire général en rapport avec les prochaines échéances électorales. Pour avoir remis le combat du parti pour le poste de président de la République à l’horizon 2016, le Patriarche Gizenga a soulevé une vague de protestations dans les rangs de ses fidèles. Ceux-ci n’ayant en tête que la candidature de leur « dieu », ne le voient pas en mesure de briguer, moins encore de prendre les reines du pays 5 ans plus tard. Quel serait le potentiel de l’énergie physique et intellectuelle d’Antoine Gizenga en 2016, au moment il met pied dans le nonagénaire, s’interrogent des militants éclairés.

 « Le combattant a déposé les armes », s’est écrié un cadre du PALU pour qui la déclaration du Patriarche constitue une véritable démission de Gizenga de sa charge de présider aux destinées d’un parti créé par ses soins à l’aube de l’indépendance.

 En somme, l’adresse du Secrétaire général du PALU plonge le parti dans une scission qui traduit la lutte de succession matérialisée dans le positionnement de deux figures de proue. Il s’agit de Godefroid Mayobo et Adolphe Muzito, donnés pour remplacer le Patriarche aujourd’hui vaincu par le poids de l’âge. Si Mayobo a la bénédiction de « dieu », l’homme ne perce pas cependant dans la masse combattante. Ce, pour des raisons tribales – l’homme n’est pas de la tribu de Gizenga, majoritaire au PALU – mais aussi du fait que Mayobo ne vole pas financièrement au secours des démunis partisans. Même quand il était tout puissant dans la Primature de Gizenga, Godefroid n’aurait point laissé échapper un grain de riz de ses mains ; les fidèles combattants affichaient le ventre creux sur les différents points de rassemblement dans les communes.

 Sur ce chapitre, l’actuel Premier ministre rafle les points, d’autant qu’il serait le modèle de cadre en règle de cotisation pour le parti depuis sa nomination à la tête du ministère du Budget. Toutefois, sa personne se heurte à l’opposition de maints qui entendent se saisir de la retraite d’Antoine Gizenga pour affranchir le PALU de sa connotation d’un parti politique tribal. Ainsi, Muzito étant parent au Patriarche, des voix s’élèvent pour éloigner sa personne de la tête du PALU. Ce courant fait front commun avec d’autres combattants qui plaident pour la troisième voie, celle de confier l’imperium du parti à un ressortissant d’une province autre que le Bandundu.

 Reste à savoir la position du lider maximo face à ces altercations verbales qui semblent être le prélude à la signature du certificat de décès du PALU. Il est vrai que Patriarche garde encore de l’ascendant sur une importante frange de combattants, mais il n’en demeure pas moins que, en désespoir de cause, d’aucuns ont choisi de mener le combat derrière de nouvelles énergies. Une chance pour des personnalités telle que Thérèse Pakasa dont le style de combat a charmé des consciences. Une vérité : si Antoine Gizenga s’éclipse, le PALU se désintégrera en ailes Mayobo, Muzito et Pakasa. Avec quel poids pour chacune ? L’histoire appartiendra au passé à l’instar de celle du MNC de Patrice Emery Lumumba, aujourd’hui réduit en cendres.

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A propos de l’article : « Xénophobie au Kasaï Occidental – Mgr Gérard Mulumba Kalemba en danger de mort à Mweka »



Distingué confrère,

Nous avons lu avec regret l’article « Xénophobie au Kasaï Occidental. Mgr Gérard Mulumba Kalemba en danger de mort à Mweka », article paru dans votre livraison n° 5300 du jeudi 11 août 2011 et signé par le « journaliste » Donatien Ngandu Mupompa.

D’entrée de jeu, nous aimerions relever ici que l’éthique professionnelle et la déontologie du journaliste congolais recommandent que, pour des faits graves mettant en cause directement ou indirectement toute personne, en vertu de son droit à l’honneur et à sa dignité, le journaliste puisse confronter les sources d’information pour raison d’objectivité. Ce principe a été scandaleusement violé par l’auteur de l’article à qui nous conseillons la relecture des textes légaux sur l’exercice de la liberté de la presse en RDC.

Bien que ce dernier ne s’assume pas, dans sa relation partisane des faits, en citant ouvertement celui qu’il appelle « le fils du terroir bien en vue dans la capitale congolaise », « Responsable de la radio de Mweka, qui aurait pesé de tout son poids sur l’issue d’un certain procès », il apparaît clairement que l’auteur de cet article fait allusion et s’attaque méchamment à l’Honorable Evariste Boshab. Voilà qui fonde, conformément à la loi en la matière, ce droit de réponse destiné à éclairer la religion des lecteurs quant aux allégations mensongères, sur fond d’un acharnement politique, contenues dans ce pamphlet. Il nous a paru, hélas, malsain eu égard à notre éducation de mêler un prélat catholique à un activisme politique.

Mais comme vous en avez pris l’initiative, avec ou sans son aval, nous aimerions, point par point, et sur base des informations vérifiables fournies par la population de Mweka, après lecture de votre article, vous apporter toute la lumière que vous ne saurez pas, hélas, éteindre.

S’agissant de la radio de Mweka que vous assimilez malencontreusement à la radio de Mille collines, non seulement vous ne rapportez aucun propos de xénophobie ou de haine à l’endroit de ceux que vous, vous appelez étrangers à Mweka, mais aussi aucune preuve sonore n’étaye cette accusation surtout lorsque les autres tribus qui vivent à Mweka depuis la nuit des temps se sentent chez elles.

Vous prétendez que le Prélat catholique, l’évêque de Mweka est traité comme un étranger et vous utilisez les expressions « manyomunga » et « nuhu mbe asa ria honu » pour traduire cette réalité. Pour votre information, ces expressions n’existent pas dans le registre linguistique kuba, la langue locale. C’est une invention abjecte qui ramène à la surface la manipulation politicienne cachée derrière la tête de l’auteur de l’article.

Plus grave, vous prétendez que la radio de Mweka aurait déjà eu des différends avec la Monuc sans dire à quel sujet et quand. Pour votre information, la Monuc n’a jamais eu de quartier général à Mweka, territoire qui n’a jamais connu la guerre. Encore une preuve d’acharnement.

Concernant l’apostolat de l’évêque de Mweka « rendu difficile par la population de Mweka », selon vous, nous préférons vous éclairer par des questions répondantes sur base des informations nous fournies par la même population.

* Pourquoi dans ses homélies, l’évêque de Mweka s’attaquerait-il aux militants d’autres formations politiques comme le PPRD ? Appartient-il à un parti politique alors que le mercredi 10 août dernier, les chefs des confessions religieuses se sont, dans une déclaration officielle, abstenues de soutenir un candidat aux élections prochaines ?

* Pourquoi avait-il, au cours d’une messe récemment, présenté officiellement M. MINGA MBENGELE comme le candidat de l’UDPS pour le territoire de Mweka ? Pourquoi les fidèles auraient-ils vigoureusement réagi en pleine eucharistie selon un chrétien catholique du lieu ? Et le même jour dans la soirée, pourquoi ses prêtres lui auraient-ils déconseillé de participer à une réunion de l’UDPS selon une source proche du diocèse de Mweka ?

* Enfin, n’est-ce pas, croit-on, que c’est une attitude qui pourrait justifier les écueils que l’évêque de Mweka rencontrerait dans son apostolat ?

Par ailleurs, vous évoquez le détournement du don du gouvernement (350.000 $ US) envoyé au Diocèse de Mweka lors de son centenaire et qui auraient « été détournés par des carapaces du coin ». Pour votre gouverne, en 2004, vous le reconnaissez dans votre article, le don du Chef de l’Etat (85.000 dollars américains) était arrivé à destination. C’est vrai parce que c’était l’honorable E. Boshab, à l’époque Directeur de cabinet, qui avait remis ce don. Mais la question que la population de Mweka se pose est celle de savoir ce que le diocèse en a fait lorsque plusieurs infrastructures diocésaines sont sans bancs et sont encore couverts de carreaux brisés depuis 1960.

Quant aux 350.000 dollars américains que vous évoquez, qui les avait donnés ? Quel gouvernement parce qu’en 2004, on était sous 1+4 et c’est le Chef de l’Etat qui incarnait l’exécutif national. Et donc, il ne pouvait pas donner deux fois. Manque d’informations dans le chef de l’auteur de cet article qui laisse dangereusement la sentimentalité tribale prendre la place de la rationalité professionnelle.

A propos des réalisations du prélat catholique que vous évoquez dans votre article, la population de Mweka les trouve en dessous de la moyenne après plus de 20 ans d’apostolat.

Comme si cela ne suffisait pas à l’auteur de l’article incendiaire, il évoque un fait divers dans un tabloïd de grande renommée internationale, un fait divers sans lien logique avec son acharnement contre l’élu de Mweka E. Boshab. A savoir, la présence dans la cour du Roi Nyimi, sous peu et par un lien de mariage, d’un Luba. Quoi de plus normal ! Sur ce point précis, je tiens à informer vos lecteurs qu’il s’agit d’un haut cadre de votre journal et qui est un chef hiérarchique de surcroît. Nous doutons fort que l’auteur de cet article ait écrit cette digression sous son contrôle. Si tel est le cas, nous le regrettons.

Ceci dit, l’évêque de Mweka est chez lui. Sa vie n’est pas en danger du fait de qui que ce soit. Peut-être que c’est l’auteur de l’article avec ou sans la bénédiction du concerné qui veut l’insécuriser. Alors, il devra aller se confesser pour l’avoir mêlé à un activisme politique incompatible avec son apostolat.

Avec nos regrets.

Pour l’honorable professeur E. Boshab

Louis d’Or Balekelayi,

Conseiller en communication

Note de la Rédaction

Nulle part dans notre article, nous n’avons cité le nom du président de l’Assemblée nationale. Nous sommes donc surpris par la réaction de son conseiller en communication, qui n’a aucune leçon de journalisme à nous donner.

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A l’issue d’un atelier à Kinshasa



Les notables du Kasaï Occidental ont participé, le mercredi 10 août à Kinshasa, à un atelier axé sur les projets structurants de leur province. Organisé à l’initiative du gouverneur Hubert Kabasu Babu, cet atelier a débouché sur un vœu : celui de voir tous les Ouest-Kasaïens s’impliquer dans le développement de la province.

Après les allocutions de circonstance, les participants ont suivi des exposés d’éclairage relatifs aux projets structurants pour le développement économique de la province du Kasaï Occidental. C’est le cas du professeur Mathias Buabua wa Kayembe qui a planché sur « l’industrialisation du Kasaï Occidental : quelques pistes de solutions ».

Le directeur général de l’ANAPI s’est appesanti sur les pré-requis du développement du Kasaï Occidental. Parmi ces pré-requis figurent le rôle clé de la gouvernance et celui des infrastructures.

S’agissant du rôle clé de la gouvernance par exemple, le professeur Buabua wa Kayembe a indiqué qu’il faut avoir une vision, c’est-à-dire une définition de ce que doit être le Kasaï Occidental dans 5 ou 10 ans. Avant de démontrer l’importance de la stratégie. A ce niveau, l’orateur a dit que chaque autorité provinciale doit se doter d’un Plan d’affaires et définir une stratégie pour l’exécuter.

Pour ce qui est des opportunités d’industrialisation du Kasaï Occidental, il a énuméré quelques secteurs-clés : l’énergie, les mines, l’agro-industrie, les industries de transformation, le tourisme. Dans le secteur minier, il a cité, à titre illustratif, le cas de l’exploitation industrielle du diamant à Tshikapa, Tshimbulu, Dimbelenge, Demba… Dans le même registre, il a évoqué aussi l’exploitation du nickel-chrome à Nkonko, Dibaya, Kazumba et autres contrées.

 L’union fait la force

 En ce qui concerne les stratégies de développement industriel de la province, il a fait remarquer que celles-ci reposent sur quatre axes principaux : la mise en place d’un service provincial de facilitation et de sécurisation des investissements, la création d’une zone économique spéciale, la création d’un Fonds provincial de développement industriel, la médiatisation agressive du marché kasaïen.

Pour clore son exposé, Buabua wa Kayembe a dit : « Le développement fulgurant du Kasaï Occidental est possible ». Pour gagner ce pari, il faut, selon lui, avoir une vision, un engagement ferme, une réalisation des actions au quotidien, une stratégie appropriée et une approche méthodologique appropriée (distribution des tâches entre différents acteurs). Et de noter : « La participation de tous est indispensable pour booster le développement du Kasaï Occidental ».

Dans son exposé axé sur « Chute de Katende, perspectives d’avenir pour le Kasaï Occidental », le directeur de cabinet du ministre de l’Energie, l’Ingénieur Vika, a, d’entrée de jeu, rendu hommage au président de la République, Joseph Kabila, pour sa volonté politique et sa détermination à faire aboutir le projet Katende.

Saisissant cette opportunité, le représentant du ministre a rappelé que l’électricité est le moteur de développement. Elle est « un intrant important dans le secteur économique et constitue un facteur de lutte contre la pauvreté ». Il a, en outre, démontré que la RDC possède un potentiel hydroélectrique important.

En dépit de cela, le taux d’électrification est trop faible, a fait remarquer l’Ingénieur Vika. L’arrivée de Katende va, a-t-il enchaîné, apporter un élan nouveau au Kasaï Occidental.

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Quand musique rime avec politique : Marie-Paul fait front commun avec l'UDPS

 



À la faveur du dernier meeting populaire au stade des Martyrs, le patron de Wenge El Paris de nouveau en pleine forme a été porté en triomphe. La prestation de Wenge El Paris le 9 août était spectaculaire. L'orchestre avait pour lui les militants de l'Union pour la démocratie et le progrès social (UDPS) ainsi que les sympathisants d'Étienne Tshisekedi venus assister à son meeting. Le parti a offert à Marie-Paul, alias roi Pelé ou Mwat'Yav, l'occasion de se produire face à un grand public estimé à plus de 80 000 personnes, une opportunité que lui envierait sans doute bon nombre de stars du pays. 

Plein comme un œuf, le stade des Martyrs a fait bon accueil à Wenge El Paris désormais apparemment engagé à porter haut l'étendard de l'UDPS. Sa présence lors des grandes manifestations populaires de ce parti à l'instar des deux dernières rencontres aux stades Tata Raphaël et des Martyrs de l'indépendance en dit long. En effet, s'il faut s'en tenir à la plus récente où, en plus de son habituel répertoire, il a exécuté un air sur l'apologie de l'UDPS et du lider maximo jusqu'à faire lever la foule. La composition est d'ailleurs pressentie comme la chanson censée soutenir la prochaine campagne d'Étienne Tshisekedi dans sa course à la présidentielle.

Du reste, les cris à propos lancés à tout vent lors du concert livré en marge du meeting pouvaient être perçus de deux manières selon qu'on était militant de l'UDPS ou partisan du camp adverse, à savoir la majorité présidentielle (MP). Ils constituaient tout autant un appel à l'adresse des personnes acquises à la cause d'Étienne Tshisekedi et des militants de son parti qu'un défi à ceux de la MP. 

Le soutien apporté au prétendant à la magistrature suprême semble être un bon parti pour Wenge El Paris désormais porté par les militants de l'UDPS et ceux d'autres partis de l'opposition acquis à sa candidature. En effet, alors qu'il s'affiche de la sorte aux côtés de Tshisekedi, Mwat'Yav joue une carte importante de sa carrière. L'appui de plusieurs militants des partis de l'opposition pourrait un jour aider Wenge El Paris à reprendre du poil de la bête. Nombreux l'encouragent d'ailleurs à finaliser son album en cours de réalisation. Au stade des Martyrs, plusieurs personnes ont déclaré haut et fort de se faire un plaisir d'acheter l'œuvre à sa sortie. Ainsi, le prochain opus devrait-il sans doute, dès sa mise sur le marché, concourir à remonter la cote de popularité du groupe et de son patron. 

Le roi Pelé trouverait donc dans son alliance avec l'UDPS un nouveau gage d'un grand retour sur scène après avoir connu une période assez rude. Effacé à la suite des revers de l'orchestre dont les derniers disques sont demeurés loin du succès escompté, il pourrait ainsi trouver un regain d'énergie et regagner le devant de la scène musicale congolaise. Mwat'Yav possède certes beaucoup d'atouts notamment une belle voix, une présence remarquable sur scène et de l'ambition à revendre même s'il en faut plus pour percer dans l'univers de l'art d'Orphée en RDC.

Nioni Masela

 

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Tshisekedi - Kamerhe Le pacte

Le Tshisekedi du stade des Martyrs a fait preuve de beaucoup de maturité. Avec le plein des tribunes du mythique temple de football, l'historique opposant avait toutes les raisons de s'en laisser monter à la tête.

L'homme s'est plutôt montré humble et très ouvert à l'endroit de ses pairs de l'opposition. Tout le contraire du message de la ville cuprifère de Kolwezi, dans la province du Katanga, qui avait suscité des inquiétudes quant à la perspective de voir les opposants fédérer autour d'un candidat commun sur la base d'un programme commun également. «Nous souscrivons à l'idée de la candidature commune de l'opposition. Nous y arriverons avec des structures et non des individus. Voilà pourquoi chaque parti doit d'abord travailler sur le terrain. Ensuite, je m'appliquerai à réunir les opposants dans un forum», a déclaré Etienne Tshisekedi dans un stade des Martyrs rempli à ras bord avec ses 80.000 places assises. Tshisekedi a donc compris qu'au delà des foules -là où il est maître le plus dur, c'est le terrain diplomatique et l'adhésion des autres autour de sa candidature.

Une adhésion commandée par la réalité politique congolaise dont l'expérience récente a démontré que nul ne peut prétendre gagner seul. Une adhésion également dictée par le souci de cimenter la réconciliation nationale pour Etat post-conflit qui a failli connaître la balkanisation, notamment de sa partie Est. Dans les capitales occidentales, la position de Tshisekedi a été très bien perçue. Déjà lors de sa tournée euro-américaine, Tshisekedi y avait reçu des recommandations assez claires. Des noms lui ont même été cités, des noms avec lesquels former le noyau pour fédérer l'opposition, selon des personnalités qui ont accompagné Tshisekedi dans son voyage.

Des noms, notamment celui de Vital Kamerhe et Léon Kengo wa Dondo. C'est d'ailleurs ce qui a poussé Kengo à aller se mesurer stade des Martyrs, étant donné qu'il est seul dépourvu d'une base réelle dans ce trio. Dommage, il n'a pas réussi à démontrer le contraire dans un meeting où les tribunes du stade ont été à peine remplies au deux dixième. Ceux qui le portent sont passés depuis à l'idée d'un ticket entre Tshisekedi et Kamerhe, quitte à ce que le président du Sénat se laisse arrimer comme une remorque. Certains encouragent l'idée d'impliquer le MLC dans ce schéma mais avec l'indisponibilité de Jean-Pierre Bemba on ne voyait pas avec quel leader boucler le deal. «Le MLC n'a qu'à attendre pour être intégré au niveau du deal global de toute l'opposition. Dans un premier temps, il faudra chercher à privilégier le ticket gagnant, celui qui nous assure la victoire à l'élection présidentielle à 99 pc et le contrôle de la majorité parlementaire. C'est ticket, c'est Tshisekedi-Kamerhe», analyse un stratège de l'opposition convaincu que Tshisekedi a tiré toutes les leçons du passé pour ne pas laisser échapper le pouvoir cette fois-ci. Les anti-Kamerhe de l'opposition tshisekediste confortent eux-mêmes ce ticket lorsqu'ils affirment que la candidature de Kamerhe à l'élection présidentielle fera plus mal à Joseph Kabila qu'à Tshisekedi. Le Dr Tharcisse Loseke de la DTP a soutenu cette position dans une interview accordée récemment à «CONGONEWS». Pour quiconque a assimilé la stratégie politique, une candidature de Kamerhe présentée comme nuisible à Kabila constitue, de toute évidence, un plus pour Tshisekedi si jamais l'un et l'autre parviennent à un compromis. Que cela veut que Kamerhe fera plus mal à Kabila, sinon qu'il lui prendra des pas entiers des voix, notamment à l'Est. Et à l'Est, Tshisekedi a besoin d'un grand tribun originaire du même coin pour dissiper le malentendu quant à son alliance passée avec le RCD-Goma dans le cadre de I'ASD -Alliance pour la sauvegarde du dialogue inter- congolais. La politique étant addition comme l'a dit Nicolas Sarkozy et comme aime le répéter le secrétaire général du RCD-N, Moïse Moni Della, Kamerhe vaut la peine comme allié.

Nombreux parmi ceux qui le critiquent n'ont pas grand chose à apporter à Tshisekedi mais utilisent plutôt le label UDPS et son leader comme un fond de commerce. Il n'y a qu'à remonter l'histoire récente pour constater que rares parmi eux avaient mobilisé avant la moindre foule à Kinshasa ou ailleurs. L'homme le plus opposé à un rapprochement entre Tshisekedi et Kamerhe reste Valentin Mubake Numbi connu pour, ses positions tranchées sans possible conciliation. «Les grands ensembles se gèrent au centre. Un homme de la trempe de Tshisekedi l'a compris pour ne pas laisser l'intégrisme légendaire de Valentin Mubake tout compromettre», espère un membre de la cour tshisekediste à la 10ème rue Pétunias, dans la commune de Limete.

Quand Kamerhe répond positivement à Tshisekedi qui a demandé que «les petits aillent vers le vieux», c'est Mubake le premier qui prend la voie de tout empêcher. Voilà qui est mesquin au point de priver Tshisekedi de ce qu'il n'a pas encore repris de Nelson Mandela, se mettre au dessus de la mêlée pour accorder la nation sur son statut de «père de la démocratie congolaise». C'est justement parce que Tshisekedi est grand qu'il doit composer. Il n'y a que les grands pour accomplir un tel sacerdoce dans l'histoire des nations. Crédité d'une large victoire, Mandela n'a eu de cesse de négocier avec Mangosutu Butelezi pour la cohésion nationale en Afrique du Sud.

                                                                                     H.M. MUKEBAYI NKOSO

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12 août 2011

Tenue des congrès, formation des plates-formes : Les grandes manœuvres se mettent en place

 


Même si, à ce jour, la tension qui prévaut entre l'organe d'appui à la démocratie et les leaders de l'opposition n'est pas encore retombée, une évidence saute aux yeux : le processus électoral avance peu à peu vers son aboutissement qui devrait se traduire par la tenue de scrutins sur l'ensemble du territoire national en vue de renouveler le mandat des dirigeants actuels à tous les niveaux.

Tout a commencé par le déroulement cahin caha des opérations de révision du fichier électoral. Bien que l'opposition continue à signaler des anomalies qui auraient entaché ces opérations, l'on devrait, reconnaître qu'à présent, l'organe d'appui à la démocratie dispose d'un fichier contenant les listes des hommes et des femmes habilités à voter prochainement. Il y a ensuite l'examen par l'Assemblée nationale de l'annexe à la loi électorale. C'est elle en effet qui fixe les circonscriptions électorales, le nombre de siège attribués à chaque fief ainsi que le nombre de bureaux de vote. Au niveau de la chambre basse du Parlement, ce document a été examiné et adopté en urgence. Il appartient maintenant à la chambre haute de se prononcer là-dessus, avant d'être soumis au chef de l'Etat pour signature et promulgation. L'on peut à l'évidence avouer que les instruments juridiques relatifs aux élections présidentielles et législatives de cette année sont disponibles et à la portée tant des électeurs que de probables candidats à tous les échelons.

La campagne électorale en vue

L'arrivée de ces textes légaux est ponctuée par des grandes manœuvres qui se déroulent dans les états-majors de toutes les formations politiques. Ici et là, l'on assiste à des congrès organisés pour débattre des questions relatives a la désignation de candidats aux élections législatives, et au choix de la personnalité à soutenir pour l'élection présidentielle. Au niveau de la majorité présidentielle, le parti phare, à savoir le parti du peuple pour la reconstruction et la démocratie -PPRD- annonce en congrès du 19 au 21 août en cours. L'on sevrait s'attendre que les délégués à cette messe politique désignent Joseph Kabila comme son candidat à la magistrature Suprême. Du côté de l'opposition, ces rassemblements ont eu lieu 'dans les grandes formations politiques. Et avant le démarrage de la campagne électorale, il ne fait pas de doute que l'opposition dont les leaders semblent revenir aux meilleurs sentiments, pourrait connaître le nom de son candidat à aligner face à  Joseph Kabila. D'ores et déjà, celui qui s'est autoproclamé candidat unique à la présidentielle, à savoir Etienne Tshisekedi, a au cours d'un meeting tenu au stade des Martyrs à son retour du Katanga, accepté l'idée refusée par lui depuis des mois de se concerter avec ses collègues de l'opposition autour d'un programme commun et non des individus. Il reste à savoir s'il pourrait accepter qu'un autre candidat que lui soit désigné pour porter les couleurs de l'opposition à ces scrutins. Il en sera de même pour les autres partis qui tiennent à se lancer dans les batailles électorales. Dans le même ordre d'idées, avant le démarrage de la campagne électorale, l'on pourrait assister à la montée en surface des plates- formes électorales dont on annonce la formation.

Les grandes manœuvres politiques se déroulent ainsi chaque jour en vue de positionner des candidats capables de remporter les scrutins qui ne s'annoncent pas du tout faciles pour cette année. Le souhait de tous est néanmoins de voir cette campagne se dérouler selon les normes qui auront été fixées par le code de bonne conduite politique, et non donner lieu à des échauffourées' susceptibles de remettre en cause une paix non encore consolidée. C'est dans cette optique que la plate-forme de chefs des confessions religieuses en République démocratique du Congo a appelé, mardi 9 août à Kinshasa, les Congolais à organiser des élections aPaisées. Le rapporteur de cette plateforme, l'abbé Léonard Santedi, invite les candidats à s'engager dans les prochains scrutins sur base d'un projet de société. «Les candidats devront s'en tenir au verdict des urnes. Les acteurs politiques doivent faire preuve de vertu démocratique », a lancé l'Abbé Léonard Santedi au nom de tous les chefs religieux de sa Plateforme. Il souhaite que le gouvernement fasse de la réussite des élections un point d'honneur et de prendre des mesures sur la transparence des sources de financement de la campagne.

L'abbé Léonard Santedi appelle aussi le gouvernement à sécuriser la population et les candidats tout au long du processus électoral. En un mot, l'on veut que les leaders de tous les partis politiques encadrent convenablement leurs militants de manière à éviter toute violence lors de cette campagne.

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11 août 2011

Dimbelenge : la corruption des chefs coutumiers sème la colère

Le don de 20.000 dollars destiné aux chefs coutumiers de Dimbelenge et libéré en marge de la cérémonie du coup d’envoi des travaux de construction du barrage de Katende continue de soulever des vagues dans ce territoire de la province du Kasaï Occidental. Comme révélé dans la dernière livraison du Phare, l’histoire de cet argent « noir » s’est répandue comme une trainée de poudre au lendemain des divergences survenues dans le partage entre autorités traditionnelles bénéficiaires.

Le mot « corruption », que les autochtones se chuchotaient tout bas au retour des sentiers et des cases, est présentement dans toutes les bouches et prononcé tout haut. Comme on pouvait le craindre, c’est la colère à travers la soixantaine de villages que compte Dimbelenge, où les populations ont du mal à s’expliquer la faiblesse des détenteurs du pouvoir traditionnel face à un fond que l’on sait sorti pour servir à l’achat des consciences.

L’on apprend qu’une campagne de sensibilisation de l’opinion locale est menée par les villageois eux-mêmes afin de faire échec à toute manœuvre visant la mainmise des chefs coutumiers sur leurs voix, en prévision des élections présidentielle et législatives nationales, en novembre 2011. La perspective de voter sous le diktat des autorités traditionnelles est vivement rejetée.

Comme pour énerver davantage les compatriotes du territoire de Dimbelenge, il est fait état d’une seconde affaire de corruption qui, cette fois, touche les leaders des jeunes, que l’on dit avoir reçu chacun 250 dollars américains pour battre campagne en faveur d’un certain nombre de politiciens portés disparus depuis 2006 et qui rêvent d’une nouvelle escroquerie politique des électeurs en 2011. Tout en mettant en garde les corrompus contre leur engagement funeste, les villageois de cette partie du Kasaï Occidental demandent à tous ceux qui veulent solliciter leurs suffrages de commencer par dresser le bilan de leurs actions pendant ces 5 dernières années.

C’est sur la base des résultats acquis, soutiennent-ils, qu’ils vont opérer le choix de leurs futurs élus au niveau des urnes. Au regard du tollé que suscitent les deux affaires de corruption, chefs coutumiers et leaders des jeunes accusés ont de plus en plus du mal à se faire entendre. La situation, indique-t-on, va de mal en pie. Une médiation des sages est fortement souhaitée pour sauver encore ce qui peut l’être en terme de crédibilité des autorités traditionnelles dans le territoire de Dimbelenge.

Finalement, le barrage de Katende tant réclamé par les habitants des deux Kasaï s’avère un véritable porte-malheur pour les chefs coutumiers contraints pour le moment de faire profil bas.

 


Kinshasa, 11/08/2011 (Le Phare, via mediacongo.net)

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LE STADE DES MARTYRS PLEIN COMME UN ŒUF : 100.000 personnes pour Tshisekedi !

 

Démonstration de force, mardi 9 août 2011. Le stade des Martyrs a vibré donc avec le meeting du lider maximo de l'opposition, Etienne Tshisekedi wa Mulumba.
En En effet, après un fructueux périple d'abord en occident puis au Katanga, le président de l'Union pour la démocratie et le progrès social (Udps) a prouvé au pouvoir en place la hauteur de son aura politique à travers la ville province de Kinshasa où il a foulé le sol ce mardi 09 août.

Depuis l'aéroport international de N'djili, Tshisekedi a été accompagné par un long carnaval des membres et  sympathisants de son parti politique.

Dans l'entre-temps, le stade des Martyrs a refusé du monde avant que l'oiseau rare de l'opposition y fasse une entrée féerique. Hommes, femmes et enfants, jeunes et vieux, fonctionnaires, étudiants et chômeur se sont entassés dans ce stade dont la capacité n'est que de 80.000 places assises. Ils étaient plus de 100.000 venus écouter le discours de celui sur qui repose l'espoir de tout le peuple congolais.

Son speech a nation a été des plus évocateurs. Le leader charismatique a réitérer sa rhétorique tenue à Lubumbashi, Kipushi, Kasumbalesa, Likasi et Kolwezi. Point n'est besoin de souligner que les dirigeants issus de la coalition Majorité présidentielle et Parti Lumumbiste Unifié (Palu) ont déçu le peuple naguère meurtri par la dictature mobutienne. Ils se sont servis eux-mêmes depuis 2006, année où ils ont accédé au pouvoir. Sans amour, rien ne peut être fait pour le bien-être social des congolais.

Etienne Tshisekedi n'a pas avalé sa langue sur l'échec des gouvernants. Il a insisté sur la restauration de la justice, socle du développement de toute nation.

L'impunité a élu domicile dans la société où tout est devenu permessif. Les finances du pays sont saignées par un groupe des gens enclins à s'enrichir de façon éhontée. En ce qui concerne l'éducation, Etienne Tshisekedi a dénoncé le rabais de notre système éducatif. Ainsi, fera-t-il de son mieux pour relancer le système des assistants techniques, dans le domaine de l'enseignement. Ce qui aboutira à relever le niveau de l'enseignement.

Le lider maxima de l'opposition a projeté sur un Congo fort et prospère dès janvier 2012.

Contrairement à la témérité de ses discours, Etienne Tshisekedi a prouvé à la nation qu'il a mûri après trente ans dans l'opposition.

L'affluence des membres et sympathisants de l'Udps au stade des Martyrs et dans toutes les grandes villes visitées du Katanga, donne à croire que Tshisekedi sera élu sans coup férir à la magistrature suprême du pays en novembre prochain, commente un tshikediste.

L'opposition a marqué une présence déterminant dans ce stade. Tous les partis politiques de l'opposition n'ont pas marqué de prouver leur confiance à celui qui doit fédérer toutes leurs volontés pour une candidature commune, face à Joseph Kabila. Tous ont été là pour soutenir le leader charismatique. Pour sa part, Tshisekedi croit mordicus à l'éventuel d'un front commun de l'opposition. Chaque, parti politique devra fourbir ses stratégies pour se retrouver avec les autres dans le cadre de la présentation de ce candidat unique de l'opposition. C'est dans cette optique que la victoire de l'opposition s'inscrit en novembre prochain. Ainsi a-t-on remarqué la présence de Diomi Ndongala, Joseph Olenghankoy, Ne Muanda Nsemi, Lisanga Bonganga, Jean-Claude Mvuemba, Bomanza, Ezulua Monzemba, Christian Badibangi, Steve Mbikayi, Docteur Bwasa, Prof Kabamba, Mwinyi Hamza.

Badjoko, Ingele Ifoto, Chalupa...

On incline à croire que l'opposition ne va plus hésiter d'emboucher la trompette de cette candidature unique.

Explicitement, leur choix, sera dévolu à Etienne Tshisekedi qui a toujours prêché la bonne gouvernance dans la gestion de la res publica. 

Quid de son périple euro-américain ?

D'aucuns se souviendront que le lider maximo de l'opposition a été dans tous les grands pays européens et américains, dans le cadre de ses contacts politiques. A l'en du monde unanimes en ce qui concerne l'alternance au pouvoir en RDC. C'est pourquoi, l'on envisage d'envoyer dans les prochains jours des observateurs pour surveiller les élections.

La fraude n'aura pas lieu. Le résultats ne seront pas biaisés comme en 2006 où l'on a assisté à des tours de manche inacceptables, à indiqué Tshisekedi.

L'occident l'a reconnu et il ne tergiverse pas quant au soutien à apporter à l'opposition pour atteindre cet objectif.

                                                                                               Roger Makangila

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