Après sa tournée Katangaise, Etienne Tshisekedi est arrivé mardi à Kinshasa

Après sa tournée Katangaise, Etienne Tshisekedi est arrivé mardi à Kinshasa

 

 – Etienne Tshisekedi le 9/8/2011 au stade des martyrs à Kinshasa. Radio Okapi/ Ph. John Bompengo – Etienne Tshisekedi le 9/8/2011 au stade des martyrs à Kinshasa. Radio Okapi/ Ph. John Bompengo

Le président de l’Union pour la démocratie et le progrès social (UDPS), Etienne Tshiekedi a regagné Kinshasa, mardi 9 août, par un vol régulier de Kenya Airways. Après sa tournée Katangaise, le leader de l’UDPS a voulu communier, une fois de plus, avec les Kinois. Après le stade Tata Raphaël, le rendez-vous du jour est fixé au stade des Martyrs.A sa descente d’avion à 10 heures locales, Etienne Tshisekedi se rend directement au stade des martyrs. Il est accompagné de milliers de ses sympathisants venus l’accueillir.

Le reporter de Radio Okapi constate un dispositif sécuritaire déployé au tour du stade des Martyrs.

 – Avant l’arrivé d’Etienne Tshisekedi le 09/08/2011 au stade des martyrs à Kinshasa. Radio Okapi/ Ph. John Bompengo – Avant l’arrivé d’Etienne Tshisekedi le 09/08/2011 au stade des martyrs à Kinshasa. Radio Okapi/ Ph. John Bompengo

Ceux qui n’ont pas fait le déplacement de l’aéroport attendent au stade des Martyrs. Drapeau à la main, mouchoirs et rameaux, tous scandent unanimement des chansons en l’honneur du président de l’UDPS.

Le cortège de Tshisekedi, qui roule à pas de torute, arrive finalement au lieu du meeting à 17 heures. L’entrée au stade des Martyrs n’a pas été facile pour Tshisekedi. Tout le monde se bouscule, pour chercher à le voir de près.

 – Etienne Tshisekedi le 9/8/2011 au stade des martyrs à Kinshasa. Radio Okapi/ Ph. John Bompengo – Etienne Tshisekedi le 9/8/2011 au stade des martyrs à Kinshasa. Radio Okapi/ Ph. John Bompengo

D’un air rassurant, le leader de l’UDPS lève sa main, en signe de victoire.

Sur la pelouse du stade, c’est un podium aménagé pour la circonstance qui attend le « leader maximo ».

 – Etienne Tshisekedi le 9/8/2011 au stade des martyrs à Kinshasa. Radio Okapi/ Ph. John Bompengo – Etienne Tshisekedi le 9/8/2011 au stade des martyrs à Kinshasa. Radio Okapi/ Ph. John Bompengo

Dans son discours, de près d’une heure, Tshisekedi développe les thèmes de l’amour, du patriotisme, de la conscience individuelle et du combat pour la démocratie et l’instauration d’un Etat de droit.

 – Un des partisans de l’UDPS se dirigent vers le stade des martyrs le09/08/2011, pour assisté au meeting de leur leader Etienne Tshisekedi ,lors de son retour à Kinshasa. Radio Okapi/ Ph. John Bompengo
 – Quelques partisans de l’UDPS se dirigent vers le stade des martyrs le09/08/2011, pour assisté au meeting de leur leader Etienne Tshisekedi ,lors de son retour à Kinshasa. Radio Okapi/ Ph. John Bompengo
 – Quelques partisans de l’UDPS se dirigent vers le stade des martyrs le09/08/2011, pour assisté au meeting de leur leader Etienne Tshisekedi ,lors de son retour à Kinshasa. Radio Okapi/ Ph. John Bompengo
 – De gauche à droite,Etienne Tshisekedi et son épouse le 9/8/2011 au stade des martyrs à Kinshasa. Radio Okapi/ Ph. John Bompengo
   

 

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Rentré mardi du Katanga via Nairobi

Tshisekedi à Kinshasa : une véritable démonstration de force

Par  Le Potentiel

 

 

 

 

Le stade des Martyrs (80.000 places assises) débordait de monde mardi après-midi pour le meeting de rentrée de tournée politique d’Etienne Tshisekedi wa Mulumba, président national de l’Union pour la démocratie et le progrès social (UDPS), rentré du Katanga via Nairobi, capitale du Kenya. Des millions de Kinois l’ont accueilli à l’aéroport international de N’Djili et accompagné à pied sur un parcours d’une vingtaine de kilomètres, banderoles au vent et chants à la bouche. Là, le Sphinx de Limete s’est adressé au peuple congolais.

Le Sphinx de Limete a fait une véritable démonstration de force à son retour à Kinshasa, le mardi 9 août 2011 où toutes les activités ont tourné au ralenti, donnant l’impression d’une ville-morte, la population s’étant rendue dès l’aube en masse à l’aéroport international de N’Djili pour accueillir, à 9h00, le président national de l’Union pour la démocratie et le progrès social (UDPS.

Le Potentiel a constaté qu’aucun incident n’a émaillé le trajet d’une vingtaine de kilomètres qu’il a emprunté jusqu’au stade des Martyrs, sous la protection discrète de la Police nationale congolaise (PNC). De même, les combattants de l’UDPS et les militants des partis de l’Opposition politique, qui se sont fortement mobilisés pour la circonstance, ont fait montre d’un comportement exemplaire. Malgré l’ampleur de l’événement et l’exaltation populaire, ils ont donné l’illustration du degré qu’a atteint la démocratie, encore jeune, en RDC.

En plus, à l’actif de tous les acteurs politiques, en ce compris le chef de l’Etat et le gouvernement, l’histoire retiendra leur ferme volonté de laisser s’exprimer librement aussi bien les partisans du pouvoir que ceux de l’Opposition politique. Dans l’intérêt bien compris de la nation congolaise, éprise de paix et d’unité nationale. Une belle leçon de tolérance politique. Un bon signal pour les élections apaisées.

Et comme partout où il s’est adressé aux Katangais de la province cuprifère de la République démocratique du Congo, Etienne Tshisekedi a usé des propos modérés et d’un message rassembleur pour les remercier de l’accueil et appelé à l’unité nationale. Réaffirmant que « le Congo est un et indivisible » dans ses frontières héritées de la colonisation.

A travers les Kinois rassemblés au stade des Martyrs, il a exhorté les Congolais à faire en sorte que « l’amour » soit « le socle du développement de la RDC, c’est-à-dire les Congolais doivent aimer leur pays, la RDC et s’aimer entre eux, on doit bannir le tribalisme».

« Lors de mon voyage en Europe, aux USA et en RSA, j’ai rencontré les décideurs internationaux. Ces derniers m’ont confié qu’ils sont tous acquis au changement en RDC », a-t-il révélé.

A propos de l’élection présidentielle du 28 novembre 2011, Tshisekedi a dit être « d’accord pour la candidature unique de l’Opposition », rejetant implicitement la proposition relative à une « candidature commune » faite par une frange de l’Opposition politique.

La démonstration de force d’hier mardi détermine le poids politique et l’ancrage sociologique du lider maximo. Cette popularité pèsera lourdement sur la balance lors de prochaines négociations au sein de l’Opposition.

« Il nous faudra former une plate-forme dans laquelle on doit discuter de nos avis et trouver ensemble un programme commun. Pour ce faire, nos discussions ne tourneront pas autour des individus, mais autour d’un programme commun de gouvernance », a-t-il expliqué sur un ton conciliant.

Avec la marée humaine aperçue au stade des Martyrs, Tshisekedi a fait une véritable démonstration de force, à son retour à Kinshasa. Et ce, après une tournée politique tout aussi démonstrative de sa capacité de mobiliser le peuple au Katanga.

Dans son meeting hier à Kinshasa

Etienne Tshisekedi : « L’amour doit être le socle de développement de la RDC »

Le président de l’UDPS a regagné, hier mardi, la ville de Kinshasa où il a prononcé un message conciliant et rassembleur au Stade des Martyrs rempli comme un œuf. Il a, par ailleurs, évoqué certaines questions d’actualité, notamment la candidature unique de l’Opposition pour la présidentielle de 2011.

Le président de l’Union pour la démocratie et le progrès social (UDPS), Etienne Tshisekedi Wa Mulumba, est arrivé, hier mardi 9 août dans la ville de Kinshasa. Et ce, après une longue tournée en Europe, aux Etats-Unis d’Amérique, en République sud-africaine et des meetings organisés au Katanga, province à partir de laquelle il a regagné le pays.

C’est sur le coup de 9 h 30’que l’avion à bord duquel a voyagé le leader de l’UDPS a atterri à l’aéroport international de N’Djili.

A cause d’une foule immense qui accompagnait l’homme de la 10ème rue et sa délégation, le cortège de Sphinx de Limete a mis plus de huit heures de temps pour « entrer triomphalement » dans les installations du Stade des Martyrs où plus de quatre-vingt mille personnes se sont armées de patience pour suivre « religieusement » le meeting de lider maximo.

Après avoir fait à deux reprises la ronde de l’air du stade des Martyrs, le président de l’UDPS Etienne Tshisekedi a pris place dans une tribune où se trouvaient les présidents et représentants de différents partis de l’Opposition politique, dont Jean-Claude Vuemba, Ne Muanda Nsemi, Olengankoy, Lisanga Bonganga, Roger Lumbala, etc.

Saisissant cette opportunité, Etienne Tshisekedi a remercié la population kinoise, en particulier la jeunesse, pour « l’accueil chaleureux » lui réservé à son retour dans la capitale. « Le Congo de demain doit être un Etat de droit pour la jeunesse », a-t-il lancé en guise de reconnaissance.

Message conciliant et rassembleur

C’est un discours conciliant et rassembleur que le Sphinx de Limete a prononcé (en lingala, une des langues nationales) devant des milliers de militants de son parti qui répondaient par des applaudissements frénétiques.

« L’amour doit être le socle de développement de la RDC de demain, nous devons aimer notre pays et nous aimer entre nous ; nous devons bannir la haine », a dit le lider maximo. Avant de renchérir : « Notre mot d’ordre doit être l’amour » sans lequel « nous ne pouvons pas reconstruire notre pays ».

Lorsque « nous prendrons le pouvoir après les élections de 2011, le gouvernement ne sera pas le seul aux commandes mais il collaborera avec la population afin qu’ensemble ils dressent le bilan», a déclaré Etienne Tshisekedi. Aussi a-t-il appelé chaque Congolais à bannir le vol, la corruption, les querelles intestines, la cupidité, les vices qui freinent, depuis longtemps, le décollage de la RDC.

Abordant la question des élections, l’homme de la 10ème rue a rassuré ses militants en ces termes : « Ne craignez rien, de mon voyage à l’étranger, j’ai eu des entretiens avec des décideurs internationaux, et je leur ai demandé de ne pas répéter les erreurs qu’ils ont commises lors des scrutins de 2006 dans notre pays et d’ailleurs ils enverront leurs observateurs afin que les élections 2011 soient libres, transparentes et démocratiques ».

Selon lui, tous ces décideurs internationaux sont, cette fois-ci, d’accord pour le changement en RDC.

S’agissant de la candidature unique de l’Opposition, le président de l’UDPS s’est dit d’accord pour cette option. Mais, il souhaite que l’Opposition congolaise se concerte « autour d’un programme commun et non des individus » pour remporter les élections 2011.

Abordant le problème opposant la CENI à l’Opposition, Etienne Tshisekedi a promis que « la bataille se poursuivra aussi longtemps qu’il y aura des irrégularités ». Il a, par ailleurs, invité cette institution d’appui à la démocratie à publier, conformément à la Constitution, les listes électorales, notamment du Maniema et du Bas-Congo où les opérations de révision du fichier électoral ont pris fin bien avant les autres provinces.

Bon comportement de la police. La sérénité qui a caractérisé le retour du leader de l’UDPS est à placer aussi à l’actif de la Police nationale congolaise. Déployés à l’extérieur du stade des Martyrs, les éléments de la PNC ont fait preuve d’un comportement exemplaire. Force apolitique, ils n’ont pas interféré sur le bon déroulement de la manifestation. Certainement qu’en haut lieu, des instructions claires étaient données afin de démontrer à la face du monde que l’expression de la démocratie est une réalité en RDC.

Ludi Cardoso

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09 août 2011

Ce mardi au stade des Martyrs - Les vérités d'Etienne Tshisekedi à la Nation

 



A partir de la photo que le président de l'UDPS a prise du Katanga, le peuple congolais pourra juger de la situation globale du pays et se faire une idée juste de l'effort à faire pour tirer celui-ci de sa mauvaise passe actuelle à partir de janvier 2012. C'est une certitude : le président de l'Union pour la Démocratie et le Progrès Social, UDPS en sigle, son Excellence Monsieur Etienne Tshisekedi wa Mulumba, arrive aujourd'hui matin à Kinshasa après son long périple aux Etats Unis, au Canada et en Europe en passant par l'Afrique du Sud et la province du Katanga où il a mis tous les Congolais d'accord Contrairement à ce que nous avons annoncé. Ce lundi, un communiqué lancé depuis hier sur le antennes de radio et de télévision émettant de Kinshasa par les autorités de l'UDPS indique qu'après son accueil par les sommités de ce parti, Etienne Tshisekedi se rendra immédiatement au stade des Martyrs où il aura à adresser un message d'espoir au peuple congolais à travers des milliers de citoyens de cette ville qui y sont cordialement invités par son parti.

Ainsi que les médias du pays et de l'étranger l'ont annoncé, le président de l'UDPS a eu à animer plusieurs rencontres publiques pendant son séjour au Katanga. Parmi les plus importantes se trouve celle au cours de laquelle E.Tshisekedi a indiqué que son parti ne signera pas le « code de bonne conduite » élaboré par la Commission électorale nationale indépendante (CENI) à l'intention des formations politiques parties prenantes au processus électoral en cours au pays !

L'opposition est celle qui est derrière l'UDPS. Le lider maximo de l'UDPS justifie le refus de son parti par le fait que ses nombreux combattants et sympathisants arrêtés par les forces de l'ordre à Kinshasa en juillet dernier au moment où ils allaient remettre un mémorandum adressé à la CENI sont encore en détention jusqu'à ce jour.

« Il y en a qui ont été battus, il y en a qui sont encore à l'hôpital pour des blessures causées par la police. Tant que ces bêtises existent du côté du pouvoir, l'UDPS ne signera pas », a fermement averti Etienne Tshisekedi, rapporte Radio Okapi.net.

A une question de la presse relative aux difficultés des partis d'opposition à s'entendre sur une candidature commune à l'élection présidentielle de novembre prochain, le président Etienne Tshisekedi qui est sûr de remporter la victoire grâce à l'appui du peuple confirmé au cours de son séjour katangais a été formel lorsqu'il a déclaré qu'il ne reconnaît qu'une seule qui est derrière lui.

Etienne Tshisekedi, parlant toujours de l'opposition, a renchéri en disant, nous citons : « c'est aux jeunes de venir vers les  vieux. Il y a aussi à tenir comptes des « taupes » (traîtres infiltrés) parmi ceux qui se disent de l'opposition avant de remercier vivement les autorités de la province d'avoir assuré sa sécurité et celle de sa suite tout au long de son séjour. Intervenant hier sur une chaîne privée de TV, le gouverneur du Katanga s'est, de son côté, réjoui du séjour sans incident du président de l'UDPS dans sa province au moment où ce dernier avait pris l'avion pour Nairobi avant de gagner Kinshasa aujourd'hui à bord de Kenya Airways.

Moïse Katumbi a aussi félicité la population de sa province pour sa maturité. Les habitants de la riche entité du cuivre ne se sont pas montrés manipulables. Ils ont refusé de céder aux appels de la haine. 

Coup de chapeau au gouverneur Katumbi qui avait appelé la population au calme avant l'arrivée du lider maximo.

Rendez-vous est donc donné aux Kinoises et Kinois ce mardi au stade des Martyrs. Fidèle à l'idéal de changement qui est le sien depuis la création de son parti, Etienne Tshisekedi présentera aujourd'hui à l'intention de la nation l'état de la situation au Katanga avant les grandes explications du 28 novembre prochain.

A partir de la photo que le président de l'UDPS de cette province tant vantée par certains le peuple congolais pourra juger de la situation globale du pays et se faire une idée plus juste de l'effort à faire pour tirer celui-ci de sa mauvaise passe actuelle à partir de janvier 2012!

Tous avec Etienne Tshisekedi ce mardi au stade des Martyrs, et honneur, à tous ceux qui, dès présent, sont prêts à l'accompagner jusqu'au bout dans son combat décisif pour la démocratie.

                                                                                        BAMPORIKI CHAMIRA

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Candidature commune de l'opposition à la présidentielle 2011 - Vital Kamerhe réplique : «Personne ne gagnera les élections seul»

 



Répondant manifestement au président de l'UDPS, le leader de l'UNC prévient que l'exclusion a toujours causé l'échec de l'opposition, avant de proposer des négociations directes entre lui, Tshisekedi et JP Bemba. Harmonisera, harmonisera pas ? La problématique de la candidature unique (ou commune) de l'opposition à la prochaine présidentielle et de son programme commun de gouvernement continue d'attirer l'attention des observateurs. Alors que la question est sur les lèvres de tous les leaders de l'opposition, ceux-ci ne parviennent toujours pas à dégager une entente commune. Au contraire, c'est comme si chacun tire les draps de son côté, renforçant ainsi l'impression selon laquelle l'opposition arriverait aux élections en ordre dispersé.

Alors que, dimanche dernier à l'étape de Kolwezi dans sa tournée katangaise, Etienne Tshisekedi, candidat de son parti et d'une frange de l'opposition, a particulièrement renforcé la crainte dans ce sens en parlant des taupes dans l'opposition, Vital Kamerhe, presqu'en réponse du berger à la bergère, est monté hier au créneau, au cours d'une conférence de presse à Kinshasa, pour proposer ce qui pourrait être une voix de compromis.

Le président national de l'Union pour la Nation congolaise (UNC), également candidat de son parti et de la plate-forme Alternative Vital Kamerhe (AVK), n'est pas allé par quatre chemins pour reconnaître l'existence de trois candidats officiels de l'opposition ; Etienne Tshisekedi, JP Bemba et lui-même.

 
 « A trois mois des élections, l'opposition ne doit pas se voiler la face : Nous sommes en face de trois candidats, tous plébiscités par leurs partis respectifs », a-t-il, en effet, reconnu. Mais puisque le peuple aspire au changement radical et « veut voir l'opposition se réunir autour d'un programme et d'une candidature commune », VK a relancé la position de l'UNC lors de son premier congrès ordinaire : « Nous nous inscrivons dans la logique du rassemblement de l'opposition et sommes convaincus qu'il n'y a aucune force politique, sociale, aucune personne qui va gagner les élections seul en 2011. »

Et comme pour répondre à Tshisekedi, manifestement grisé par le succès de sa tournée katangaise au point de négliger les autres leaders de l'opposition, le président national de l'UNC rappelle l'expérience de 2006 : « Jean-Pierre Bemba et Joseph Kabila avaient été accueillis partout comme s'ils allaient gagner les élections à tous les endroits visités. Joseph Kabila a eu 1% à Mbandaka après y avoir été accueilli massivement. JP Bemba accueilli triomphalement à Goma et à Bukavu n'a pas été élu dans ces contrées avec plus de 2% ». L'allusion est claire par rapport aux assurances de Tshisekedi qui affirmait à Kolwezi qu'avec ce qu'il vient de réaliser au Katanga, il vise désormais les 100% à la prochaine présidentielle.

Evoquant ensuite la géopolitique congolaise, Kamerhe soutient à nouveau l'unité de l'Opposition « pour gagner ensemble et préserver ainsi la cohésion nationale ». C'est pourquoi il relance son appel à « la logique du ticket gagnant qui doit être le fruit d'un compromis à deux niveaux : entre les principaux leaders, et ensuite entre toutes les forces politiques et sociales du changement ».

Il termine en invoquant de nouveau le passé politique congolais : « L'histoire démontre que les exclusions ont toujours engendré la division, les frustrations et, finalement, l'échec de l'opposition ». Une réplique, en fait, à Tshisekedi qui affirme qu' «il y a opposition et opposition » et qu'il y a des taupes dans l'opposition. »

 
 Mais pour parler ouvertement sans demeurer dans les eaux de la polémique, Vital Kamerhe tend la perche à JP Bemba et Etienne Tshisekedi : « Je suis prêt à discuter, en toute humilité, avec chacun d'eux et avec les autres forces du changement de la formule qui va rencontrer les espoirs de notre peuple ». Sera-t-il entendu ?

                                                                                            Jonas Eugène KOTA

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RDC-Elections: candidature commune de l’opposition, Kamerhe disposé à rencontrer Tshisekedi et Bemba

 – Vital Kamerhe, président national de l'Unc ce 21/06/2011 à Kinshasa, lors de la signature de la charte des membres de AVK. Radio Okapi/ Ph. John Bompengo – Vital Kamerhe, président national de l’Unc ce 21/06/2011 à Kinshasa, lors de la signature de la charte des membres de AVK. Radio Okapi/ Ph. John Bompengo

Le président de l’Union pour la nation congolaise (UNC), Vital Kamerhe est disposé à rencontrer les présidents de l’UDPS Etienne Tshisekedi et du MLC Jean-Pierre Bemba pour choisir un candidat commun de l’opposition à la présidentielle de 2011. Vital Kamerhe l’a déclaré, lundi 8 août, à Kinshasa au cours d’une conférence de presse qu’il a tenue en  sa résidence.

«Je voudrais remplir mon devoir. Celui de dire tout haut à Jean-Pierre Bemba et Etienne Tshisekedi que je suis prêt à discuter, en toute humilité, avec chacun d’eux, et avec les autres forces du changement de la formule qui va rencontrer les espoirs de notre peuple», a affirmé Vital Kamerhe.

Il a ajouté qu’une franche concertation entre ces principaux leaders pourra conduire l’opposition à la victoire aux prochaines élections.

«Nous sommes convaincus qu’il n’y a aucune force politique, sociale, personne qui va gagner les élections seul en 2011», a soutenu Vital Kamerhe.

L’Union pour la démocratie et le progrès social (UDPS) a salué la position de Vital Kamerhe.

Le conseiller politique d’Etienne Tshisekedi, Valentin Mubake, a déclaré que Kamerhe n’a fait que répondre à l’appel de l’UDPS lancé aux leaders de l’opposition pour une candidature unique.

Il a rappelé qu’en octobre 2010, Etienne Tshisekedi avait tenu un point de presse en Belgique et il avait lancé un appel à toutes les forces du changement de pouvoir se réunir autour de lui afin que sa candidature soit celle de l’opposition.

« La deuxième phase est donc celle de se retrouver pour que le dialogue s’instaure et qu’on finalise cette candidature unique d’Etienne Tshisekedi pour l’opposition », a affirmé Valentin Mubake.

 

De son côté, le secrétaire général du MLC, Thomas Luhaka a aussi apprécié la déclaration de Vital Kamerhe, la qualifiant de «souplesse qui peut faciliter des concertations au sein de l’opposition en vue de  trouver un compromis pour l’alternance au pouvoir au mois de novembre prochain».

Thomas Luhaka a estimé que l’opposition peut remporter la présidentielle prévue fin novembre 2011 en RDC si elle s’unit derrière une candidature commune.

Copyright Radio Okapi

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Udps-MR Tshisekedi s’annonce, Kanku interpelle l’Opposition !

‘‘Avec ce que j’ai fait au Katanga, je crois que je pourrais réaliser jusqu’à 100% des voix’’. Foi d’Etienne Tshisekedi wa Mulumba, exprimée lors du point de presse qu’il a tenu à Kolwezi, dernière étape de sa tournée au Katanga. C’est donc fort de cette conviction que le Président de l’Udps, de retour ce mardi 9 août dans la Capitale, affronte le Stade des Martyrs de la Pentecôte à 15 heures, heure locale, juste après sa descente sur le tarmac de l’Aéroport international de N’djili. Comme au Katanga, le sphinx de Limeté va entretenir sa base sur la refondation de l’Etat Congolais. Pourra-t-il compter sur ses pairs de l’opposition après les ‘‘pleins’’ réalisés tant à Lubumbashi qu’à l’intérieur du Katanga pour la présidentielle 2011 ? Oui, mais seulement avec la seule opposition qui est derrière lui. Se méfiant, par ailleurs, des taupes, le lider maximo pense que c’est aux plus jeunes de venir vers les vieux. Plus conciliant, Clément Kanku, Président du MR, appelle dans l’entre-temps, l’opposition à des concertations urgentes pour désigner un Candidat Commun à la présidentielle du 28 novembre. Ce faisant, il appelle les uns et les autres au sens du sacrifice, d’abnégation, d’humilité, de tolérance, parce que l’opposition de 1980 ou de 1990 n’est pas l’opposition de 2011. Opposé à la marginalisation, Clément Kanku estime qu’il faudra accorder la place qu’il faut à ceux qui jouissent d’une forte crédibilité, d’une forte popularité et de l’expérience. Ce, avant d’épingler quelques jokers dont dispose cette famille politique, à savoir : Etienne Tshisekedi, Vital Kamerhe, Kengo wa Dondo mais aussi Jean-Pierre Bemba. Annoncé initialement pour ce lundi 8 août, le retour à Kinshasa du Président National de l’Union pour la Démocratie et le Progrès Social, Udps, Etienne Tshisekedi wa Mulumba a été décalé pour demain mardi 9 août 2011. Cet ajournement, apprend-on des sources proches de la 10ème rue Limete, est consécutif aux impératifs du calendrier mais aussi de la disponibilité du Stade des Martyrs où se tiendra, sauf changement de dernière minute, un grand meeting de l’Udps, prévu à 15 heures, après l’atterrissage, vers 10 heures, à l’Aéroport International de Ndjili, du Président Tshisekedi Etienne. Auréolé par les ‘‘pleins’’, terme consacré à Kinshasa, tant en Afrique du Sud, à Lubumbashi qu’à l’intérieur même du Katanga, Etienne Tshisekedi donne un rendez-vous, un deuxième, aux kinois après celui du stade Tata Raphaël, le 24 avril dernier. Ici, comme on peut le constater, les ambitions du lider maximo sont revues à la hausse, en termes de mobilisation des forces acquises au changement. Comme à Lubumbashi, et au Katanga en général, le message de Tshisekedi sera axé sur la refondation de l’Etat, avec son credo habituel ‘‘d’Etat de Droit’’. Un Etat de Droit, a-t-il dit partout où il est passé au Katanga, qui passe par l’amour du pays et du prochain, la lutte contre la corruption. A l’étape de Kipushi, répondant à une question de la foule sur l’éventualité d’une sécession au Katanga si jamais il était élu à la Magistrature Suprême, Etienne Tshisekedi a balayé, argumentaires à l’appui, un tel axiome. Ceux qui envisageraient pareil scénario, a-t-il affirmé, ne sont pas congolais, partant, ‘‘nous les aiderons, s’ils persistent, à rentrer chez, dans leur pays’’. Katangais, Tshisekedi l’est. D’autant plus, a-t-il soutenu, les Baluba du Kasaï et du Katanga ont des mêmes ancêtres. Raison pour laquelle le siège de leur association est basé à Kabongo, au Katanga là où Etienne Tshisekedi a choisi d’aller voter, le 28 novembre prochain. Au cours de la conférence de presse qu’il a tenue à Kolwezi, bouclant ainsi sa tournée katangaise, le samedi 6 août 2011, le sphinx de Limeté a déclaré, répondant à une question sur son éventuel échec à la présidentielle de novembre prochain, ce qui suit : ‘‘Quel échec ? Avec ce que j’ai fait au Katanga, je crois que je pourrais réaliser jusqu’à 100% des voix». Parlant de l’opposition congolaise, Etienne Tshisekedi a déclaré qu’il ne reconnaît qu’une seule opposition, celle qui est derrière lui. ‘‘Il y a opposition et opposition au Congo. C’est aux jeunes de venir vers les vieux, il y a aussi des taupes parmi ceux qui se disent de l’opposition’’, a-t-il ajouté. Clément Kanku appelle à une candidature commune de l’opposition Coordonnateur de la plateforme Union pour la Nation et Président du Mouvement pour le Renouveau (MR), l’Honorable Clément Kanku Bukasa appelle, lui, l’opposition à des concertations urgentes pour désigner le candidat commun à la présidentielle 2011. Il l’a dit le samedi dernier, à l’occasion de la publication du programme de gouvernance de son parti politique. A l’en croire, les programmes de gouvernance des partis politiques de l’opposition se ressemblent presque tous de manière générale. Partant, note-t-il, la mise en place d’un programme commun peut se faire facilement dans 48 heures. Aussi, invite-t-il tous les ténors de l’opposition à se réunir le plus rapidement possible, soit dans une semaine, pour tout finaliser. ‘‘J’appelle les uns et les autres au sens du sacrifice, d’abnégation, d’humilité, de tolérance, parce que l’opposition de 1980 ou de 1990 n’est pas l’opposition de 2011. Nous ne pouvons pas marginaliser ceux qui viennent d’arriver dans l’opposition, mais nous pensons que nous devons accorder, à tout seigneur tout honneur, la place qu’il faut à ceux qui jouissent d’une forte crédibilité, d’une forte popularité et de l’expérience’’, a soutenu, de façon très équilibré, Clément Kanku qui ne s’est pas empêché d’épingler quelques jokers dont dispose cette famille politique, à savoir : Etienne Tshisekedi, Vital Kamerhe, Kengo wa Dondo mais aussi Jean-Pierre Bemba.

La Pros. 

 

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08 août 2011

Interview exclusive : Katumbi se confie

 

Professionnel. AfricaNews l'est. Cette interview n'est pas fictive. Belle chandelle pour le journal avant-gardiste, qui vient d'obtenir un entretien exclusif auprès du gouverneur du Katanga, Moïse Katumbi Chapwe, en lieu et place d'un démenti, a propos de son exil. Un nouveau Katumbi est ne. Très offensif Incisif a souhait. Ça inspire respect.

Si la nouvelle de l'exil de Katumbu était annoncée dans un autre canard, il n'y aurait pas ce tollé général. Le temps s'était arrêté. Ça a été un véritable tsunami. Le choc entre la popularité de Katumbi et l'aura du tabloïd a créé l'événement au point que certains -confrères?-, publicistes, se sont improvisés attachés de presse du gouverneur, avec des démentis qui n'en étaient pas uns, sans avoir obtenu le quitus du concerné. En s'identifiant quasiment comme professeur, le moment viendra où le patron de Télé 25 -suivez bien le regard- devra brandir sa thèse ou son diplôme d'agrégation dans ce pays rempli d'aveugles, lui qui n'a pas été satisfait d'avoir mis son propre média jour et nuit pour nuire à la réputation d'AfricaNews. Il s'est résolu de payer des espaces dans d'autres médias pour poursuivre sa basse besogne. AfricaNews est un fruit mûr; quoi de plus normal qu'on jette la pierre sur ceux qui le portent. Une chose est cependant vraie, c'est à AfricaNews que le gouverneur du Katanga consent d'accorder sa première interview, au sens professionnel du terme. Un démenti? Le journal reste convaincu que quelque chose s'est passée. Exil? Nous continuons à le penser. Les faits sont là. Têtus. Micro saboté au 30 juin. Déplacement précipité, presqu'en catastrophe du gouv' pour l'Occident avec femmes et enfants, proches et ses fidèles, laissant le chef de l'Etat en séjour au Katanga. Absence de près d'un mois. Accusations et calomnies venant de ses adversaires.

Son ras-le-bol face aux diatribes et sa décision de quitter la scène politique. AfricaNews est souvent au parfum de tout ce qui passe au Katanga. Il sait interpréter les faits et gestes des leaders katangais et du gouverneur. Au cours de cette interview, AfricaNews n'a pas manqué de poser des questions embarrassantes à Katumbi.

Les scoops sur le Katanga, des interviews exclusives avec le gouverneur, c'est toujours dans ces colonnes. 2008, le gouverneur annonce son retrait de la politique à la fin de son premier mandat. L'exclusivité est accordée à AfricaNews. BBC, Jeune Afrique et d'autres médias ont été servis plus tard. Plusieurs mois avant ce scoop, le jet privé de Katumbi manque de peu un crash.

AfricaNews a l'exclusivité. Pacte avec Kamerhe et exil... On en reparlera et l'histoire jugera. L'exil. Combien de temps ça peut durer? Qu'est ce que les uns et les autres entreprennent pour qu'il prenne fin? Katumbi aurait-il privilégié l'intérêt supérieur de la nation ou aurait subi des pressions, â travers des négociations secrètes comme dans pareilles circonstances? Certains milieux bien informés l'affirment. Il ne le dit pas lui-même. Une première fois exilé, à cause des mêmes dénigrements de la part d'un certain entourage katangais du chef de l'Etat et des adversaires jaloux, le flegmatique Katumbi éprouve de l'aversion pour certains collabos katangais à Kinshasa. Il le dit. Tout haut.

Lisez plutôt cette interview qui ramasse en gros la problématique des relations tumultueuses qu'il a avec ces partenaires politiques qui, pour AfricaNews, a été à la base de son exil avorté. Les esprits alertes vont sans nul doute y déceler quelque chose de particulier. Un nouveau Katumbi est né. Très offensif, incisif à souhait.

J'ai plutôt des problèmes en particulier avec quelques politiciens katangais jaloux et sans envergure, qui ont échoué. Ils ont fait la politique au Katanga où ils ont échoué. Pour couvrir leur opprobre et extérioriser leur haine, ils cherchent à faire échouer Moïse. Ils ont oublié que chacun a son étoile.

Bonjour Monsieur le gouverneur. Les informations en notre possession ont fait état de votre expulsion lors d'une réunion tenue en marge de la commission mixte Afrique du Sud-RDC et du sabotage de votre micro lors de la célébration du 51ème  anniversaire de l'indépendance du pays à Lubumbashi par vos adversaires au sein de votre propre famille politique. De quoi s'agit-il exactement? Est-ce cela qui a été à l'origine de votre exil annoncé par notre journal ?

Merci beaucoup, dans tout le cas, la réunion avec le président Jacob Zuma, je n'étais pas expulsé comme les gens l'affirment. C'était le gouvernement central qui organisait cette réunion avec le Président de la République.

On avait laissé les experts et le gouvernement central continuer les travaux. Quant au 30 juin, c'est vrai qu'il y a eu un problème avec le micro. Il y a eu un retour du son. A ce niveau, je crois que les techniciens de la présidence doivent faire très attention et doivent bien faire leur travail. Parce que mon message était inaudible.

Heureusement, les enregistrements de-la version qui «est pas passée par le micro existent. Ce n'est pas qu'à moi cela est arrivé. Les gouverneurs Trésor Kapuku et André Kimbuta ont connu le même problème. Le ministre national des Infrastructures m'a dit qu'il a aussi une fois connu ce genre de désagrément. Il y a donc problème quelque part. Ces problèmes techniques doivent être réglés.

Et à propos de votre exil?

Non. Vous savez, autrefois, j'ai été en exil  de 1998 en 2003. Quand j'étais en exil, je n'étais pas rebelle. Mais c'était toujours à causé des mensonges de mes propres frères Katangais qui m'accusaient d'appuyer la rébellion. Ce sont des gens qui ne veulent pas que Moïse Katumbi fasse du bien. Ce ne sont pas les Congolais en général car j'ai des bons rapports avec tous mes frères Congolais. Mais j'ai plutôt des problèmes en particulier avec quelques politiciens katangais jaloux et sans envergure, qui ont échoué.

Ils ont fait la politique au Katanga où ils ont échoué. Pour couvrir leur opprobre et extérioriser leur haine, ils- cherchent à faire échouer Moïse. Ils ont oublié que chacun a son étoile. Je remercie le bon Dieu. Je suis chrétien, je prie chaque matin avant d'aller au travail. Que le bon Dieu me donne le courage comme il avait donné au Roi Salomon la sagesse de diriger son peuple. S'ils ont échoué, ce n'est pas de ma faute. Au contraire, ils doivent prier pour demander de revenir un jour aux affaires. Ces individus qui ont échoué n'ont même pas une hase. Je doute qu' ils soient votés par leurs propres épouses.

Vous voulez dire que l'idée d'aller en exil ne vous a jamais traversé la tête, alors comment expliquer que les membres de votre famille et vos plus proches collaborateurs ont quitté le pays au même moment que vous allant dans tous les sens et sont rentrés au même moment dans la précipitation?

Non, tous les autres ne sont pas revenus. Si j'étais parti en exil, mes deux enfants ne seraient pas restés ici au Katanga. Vous savez, ma famille vit dans la discrétion. Les gens ne voient presque pas les membres de ma famille. Ces derniers ne sont pas de la race de ceux qui sillonnent les bureaux pour tracasser les autres, chercher de l'argent pour s'enrichir facilement. Personne n'a déjà vu mon épouse dans un bureau, ici ou ailleurs, en train de rançonner les autres. Je le dis et je répète, même quand je vais quitter la politique, je n'ai pas l'intention d'aller vivre en exil. Le Congo appartient à tous les Congolais. Il n'y a pas des super Congolais dans notre pays, nous tous sommes sur le même pied d'égalité.

Vous faites, semble-t-il, objet de nombreuses accusations notamment de fraude douanière ou à propos des ambitions que vous nourririez pour briguer la présidentielle en novembre 2011 contre Kabila... Pendant que vous continuez à confirmer votre retrait de la vie politique à l'issue de votre mandat actuel à la tête du Katanga. Comment vous-vous sentez dans votre peau ?

Je commence par la fraude douanière. Lorsque je suis arrivé à la tête de la province, le Katanga versait au trésor public USD 1,2 million chaque mois. Aujourd'hui, on st à au moins USD 25 millions pour la même durée. Où est-ce qu'il y a eu fraude? Au moment où je suis gouverneur ou lorsque je n'y étais pas encore? A supposer que c'est ma famille qui est à l'origine de la fraude, c'est quand même illogique que les douaniers que je coince chaque jour puissent se montrer complaisants vis-à-vis d'elle au détriment de la douane. Cette même douane perdait plus au moins USD 23 millions avant mon avènement. Il y a des lettres que nous avons écrites avec mon épouse et le DG Rugwiza de la douane a reçu ampliation. Je disais en substance que je ne veux pas du trafic d'influence. Parce qu'en Afrique il y a un problème: quand votre frère ou votre oncle est gouverneur, on croit que tout le monde dans la famille est gouverneur. Quand votre frère est, chef de l'Etat, vous croyez que vous devenez aussi chef de l'Etat. Non, l'appareil de l'Etat doit fonctionner. C'est pour cela que j'ai écrit à tous les services pour leur dire que je mettais en garde quiconque userait du trafic d'influence. C'est pourquoi les recettes ont augmenté au Katanga.

Et si vous poser la question au directeur de la douane, aucun jour un membre de ma famille s'est livré au trafic d'influence. Un membre de ma famille qui va faire le trafic d'influence au niveau de la frontière, sa place est en prison. Le chef de l'Etat l'avait dit. Si les membres de ma famille m'aiment, ils ne doivent pas faire ce qui est contraire à ma philosophie. Aujourd'hui le président Moubarak est en train d'être jugé, je ne veux pas être jugé quand je serais parti du gouvernorat de la province. Qui pouvait imaginer que Moubarak serait jugé un jour? Et moi un simple gouverneur, j 'assume aujourd'hui une fonction politique et le jour où je quitte cette fonction, je redeviens un simple citoyen. Tout est donc clair. Vous pouvez aller vous-même au niveau de la douane ou partout ailleurs, vous êtes libre de vérifier les recettes. Mais il y a aussi des jaloux qui ne dorment pas. J'ai connu combien de missions d'audit? On m'a accusé de ne pas payer le péage. C'est de bobards. La vérité est que j'ai trouvé le Katanga avec USD 20 millions comme contribution annuelle au trésor public. Aujourd'hui, la province contribue à hauteur de USD 600 millions par an. Peut-on constater que c'est nous qui fraudons avec nos réalisations de USD 600 millions comme contribution au trésor public ou les fraudeurs ne sont-ils pas ceux qui ne faisaient que USD 20 millions? La question reste posée. Je demanderais à la population elle-même de juger.

Et  par rapport à vos ambitions présidentielles contre Kabila, qu'en est-il au juste?

Vous savez, dans ma vie, j'ai toujours été un électron libre. Un homme libre. Si je voulais briguer le poste de président de la République, j'allais le déclarer librement. Personne ne m'en empêcherait parce que je suis Congolais comme tout le monde. Mais, je l'ai dit tout au début. Aujourd'hui nombreux dans ma famille politique sont malades, déboussolés. Certains vont bientôt piquer de crise cardiaque, car la liste des candidats présidents de la République sera dévoilée dans les tout prochains jours et ils n'y trouveront point le nom d'un candidat nommé Katumbi. Leur business qui consistait à dire au Président de la République que Katumbi est son adversaire tourne court. J'ai cependant une base et quelque chose à apporter au PPRD, à la famille politique. Les gens qui n'ont rien, passés maîtres dans  des accusations, travaillent à envenimer les relations au sein de notre camp politique.

Je les mets au défi de nous montrer leur base politique, sinon ils n'auront plus de place dans notre camp politique. Nous ne pouvons plus accepter les choses de ce genre, sinon l'intolérance va continuer. Les gens voulaient constituer des barrières entre le Président de la République et ses bons éléments. Il faudrait savoir qu'il y a beaucoup de jaloux quand vous réussissez. Même vous journaliste, quand, vous progressez avec votre journal, il y a des membres dans votre propre corporation ou dans votre famille biologique qui ne sont pas contents de vous. A combien plus forte raison dans le champ politique où il n'y a pas de morale? Certains, pour avoir un peu de moyens ou avoir des frais de mission pour sillonner le Katanga, recourent au mensonge accusant Moïse Katumbi de vouloir briguer la présidence de la République. Si j'étais candidat, j'allais le dire.

Vous quittez la politique définitivement en même temps vous voulez continuer à servir Kabila. N'est-ce pas contradictoire?

Je dis que j'allais faire la campagne du chef et j'allais le soutenir. Je l'avais promis dès le début. Je voudrais que tous ceux qui m'accusent auprès du chef viennent battre campagne ici au Katanga, qu'ils viennent prouver qu'ils ont une base ici au Katanga. La vérité est têtue, c'est question de temps.

Le bat chauve va donc prendre fin. Quel est l'état actuel de vos relations avec le chef de l'Etat ?

Nous avons de très bonnes relations avec lé chef de l'Etat, les gens croient que Moïse Katumbi et le président Joseph Kabila vivent comme chien et chat. Il y a cependant beaucoup d'intoxication. Je parle de temps en temps avec le chef de l'Etat. Ce que les gens ignorent, le chef de l'Etat connaît toutes ses brebis. Il y a des brebis qui sont spécialistes en mensonges. Quand une de ces brebis rentre dans le bureau du Chef, en le voyant venir, celui-ci se pose certainement la question «que va-t-il encore inventer, celui-là?» On n'y peut rien. C'est un chef,' il” doit écouter tout le monde: et les malades mentaux et les voleurs et les assassins -rires-, il doit écouter tout le monde.

Etes-vous disposé à accepter le poste de directeur national de campagne du chef de l'Etat?

Je ne peux pas le confirmer parce que, jusqu'aujourd'hui, je n'ai jamais été contacté pour assumer une telle fonction. Par ailleurs, il y a la discipline du parti qu'il faut respecter. Je suis membre du PPRD. Et depuis un certain temps tous les gouverneurs du PPRD sont des présidents de l'interfédéral du parti dans les provinces qu'ils dirigent. Moi y compris. J'avais promis que j'allais faire la campagne du chef de l'Etat.

, mais nous attendons. Vous savez, ceux qui racontait que j'étais candidat président de la République, s'ils étaient à la place d'Einstein, ils le seraient bien dans le mensonge. Ils sont maintenant dans leur propre laboratoire, dans leurs bunkers en train de mitonner un nouveau mensonge, pour alimenter l'après-élection contre moi. Pour eux, maintenant que Moïse Katumbi n'est pas candidat. il faut imaginer un nouveau poison pour le détruire. C'est tout ce qu'ils savent faire. Ils peuvent même avoir des doctorats en mensonge. J'attends la campagne pour citer les noms de ces voyous.

La construction de la Cité de la Luano aurait été bloquée par ces mêmes voyous comme vous les traitez parce que certaines sources font également état de la destruction imminente de la plage aménagée à côté de l'Hôtel Karavia? De quoi s'agit-il au juste?

Ce sont les 'ennemis du progrès. Le projet Grand Luano devait commencer il y a bien longtemps. Nous avons même eu une garantie bancaire de USE) 2 milliards. Deux milliards, ça allait changer beaucoup de choses dans la ville de Lubumbashi. Il y avait des grandes banques derrière quand le cuivre a connu le boom sur le marché international. Ces gens-là, ces ennemis du progrès, ils existent. Ecoutez, si vous n'avez rien fait dans voire y je à part la carrière politique, vous ne ferez plus rien et vous ne pouvez plus réfléchir au-delà de ce monde. On n'est occupé qu'à protéger le fauteuil au détriment de l'intérêt général. Ce projet a été suspendu plusieurs fois, la plage également. S'ils veulent raser qu'ils viennent raser. Mais, ils vont s'expliquer auprès de la population congolaise, ce n'est pas seulement la population katangaise. Vous venez de Kinshasa, je crois que vous avez déjà été à la plage, c'est un progrès. 'Avant de la construire, j'ai obtenu l'aval du chef de l'Etat. Pour commencer, c'est d'abord le terrain de l'Etat, en tant que gouverneur j'avais droit de lotir elle lac là n'existait plus, il n'y avait plus rien. Il y a des gens de cet acabit qui n'ont pour progrès que de s'acheter des chaussures en crocodile et d'aller voir les copines du 1er au 30, c'est ça leur progrès. Pour, moi, le progrès, c'est que le pays' aille de l'avant. De toutes les façons, la plage est là, il y a tous les documents, tout a été fait en bonne et due forme. C'est le progrès de la ville de Lubumbashi. Il nous, aide aujourd'hui à beaucoup d'égards. Il y a eu même des missions des agents de la Justice envoyés en coulisse à partir de Kinshasa. Ces derniers se sont demandé ce qu'ils venaient faire. Leur préoccupation était de savoir pourquoi et sur quoi on les envoie enquêter pendant qu'on est cri train de construire. Pourquoi on n'envoie pas enquêter sur les terrains où les projets n'ont jamais commencé'?

Etienne Tshisekedi, leader du parti politique UDPS et concurrent de Kabila à l'élection présidentielle, a récolté, un franc succès sur le sol katangais, vous y êtes pour, quelque chose, vous vous, êtes impliqué personnellement pour qu'il n'y ait pas des troubles. Ne craignez-vous pas une diabolisation de la part de mêmes adversaires au sein de votre famille politique qui risquent de vous accuser d'avoir fait la part belle à un adversaire du candidat que vous soutenez ?

Non vous savez, je suis gouverneur de tout le monde. Je n'ai fait que mon devoir. Je le ferais pour tous les politiciens de la MP ou de l'Opposition en visite officielle au Katanga. Le président Tshisekedi est le président de l'UDPS, il est de l'Opposition. Pour que le pays tourne et notre démocratie se crédibilise, il faut qu'il y ait aussi une opposition, il faudrait accepter l'opposition Si vous n'acceptez pas l'opposition, vous n'acceptez pas non plus la bonne gouvernance. J'ai demandé au peuple congolais, aux Katangais, à tous les Congolais qui sont au Katanga, même vous qui êtes venu de Kinshasa, une fois que vous foulez vos pieds au Katanga, vous êtes automatiquement Katangais. J'avais demandé à tout le monde à éviter les incidents. Je n'ai fait que mon devoir. J'ai le devoir de protéger tous les politiciens qui viendront. C'est vrai, certains dans ma famille politique m'accusent déjà, que j'ai fait un pacte avec Etienne Tshisekedi. Si cela est vrai, qu'ils aillent aussi faire le pacte avec le diable. Quoi qu'ils disent, je reçois paradoxalement même des gens qui m'attaquent personnellement, qui m'injurient chaque jour. C'est le rôle d'un gouverneur que d'assurer la sécurité de ceux qui séjournent dans sa province. Pour votre information, le chef de l'Etat m'avait aussi appelé personnellement pour m'instruire à ce sujet parce qu'il ne voulait pas entendre parler des incidents, parce qu'il tient aux élections libres et démocratiques. Ça a dérouté les spécialistes en commérages qui ne partagent pas la même philosophie que mon chef. Pour ma part, je considère que tous les opposants qui viennent au Katanga sont chez eux. Ils sont congolais. Figurez-vous que Tshisekedi arrive au Katanga et est accueilli par les pierres, la conséquence serait que les autres politiciens du Katanga et de Kinshasa ou d'une autre province qui, iraient dans les deux Kasaï ramassent eux aussi les pierres. Ça sera vice-versa. C'est quel Etal on aura, un Etat des pierres? Je crois que ce que nous donnons ici est une vraie leçon de tolérance, leçon de démocratie. Nous disons : la politique on la fait, mais nous Congolais, nous devons d'abord protéger l'intérêt du pays et celui de son peuple. Tel est de l'opposition, je suis de la Majorité présidentielle, je le respecte et il doit aussi me respecter. Je dis à tous mes frères Congolais que la haine n'a pas sa place dans la politique. Si les membres de la MP ou du PPRD vont dans les deux Kasaï, qu'on les laisse tranquille, qu'ils prouvent leur popularité et le pays va progresser. Envoyer les gens lapider les autres, les adversaires, c'est du banditisme. Si nous voulons vraiment le progrès de notre peuple, travaillons la main dans la main. Elire un chef de l'Etat, c'est une journée et la proclamation se déroule pendant quelques secondes. Le nom du nouveau chef de l'Etat sera cité et, après, la vie va continuer. On peut gagner les élections comme on peut aussi les perdre. Moi, je suis là pour sécuriser tout le monde.

Vous filez donc un parfait amour avec le chef de l'Etat, vous venez de le dire et vous ajoutez que vous voulez abandonner la politique. L'opinion se souviendra qu'en 2006 vous avez, battu le record des suffrages, plus de 100.000 voix aux législatives et vous avez permis à de nombreux postulants sur la liste du PPRD de se faire élire grâce à la redistribution de vos voix. Ne craignez-vous pas que ces voix puissent se volatiliser au profit de l'opposition qui risque d'enregistrer une majorité au Parlement au détriment du même Kabila que vous prétendez soutenir ?

Non ce n'est pas ça. Je suis conscient que nous avons fait beaucoup de choses au Katanga, beaucoup de choses un peu partout sur l'étendue de la province. Nous l'avons fait en tant que gouvernement et en plus le gouvernement n'est pas seulement la Majorité présidentielle. Le gouvernement, c'est aussi l'Opposition. Sans l'opposition, le pouvoir ne peut pas travailler correctement. Car parfois nous nous disions que si on ne fait pas mieux, l'opposition va nous critiquer. Ce qui est une bonne chose pour le pays. Depuis trois ans, j'ai annoncé que je n'allais plus me représenter. La première année de mon mandat en tant que gouverneur, j'étais interviewé par la journaliste Chantal Kanyimbo de la RTNC, c'était ici dans ma maison et même AfricaNews m'a aussi interviewé en 2008. Mais pourquoi quand l'époque, les gens n'ont pas spéculé comme ils le font actuellement? D'aucuns m'ont traité de tous les noms d'oiseaux, ils m'ont humilié. C'est leur façon de voir les choses. La seule réponse est que je me retire. Je leur laisse la place.

La rétrocession de 40% a soulevé une vive controverse tout au long de ce mandat. Peut-on dire aujourd'hui qu'un compromis a finalement été trouvé, lequel ?

Il n'y a pas eu de compromis avec le gouvernement central. II n'y a pas eu de 40% parce qu'il y avait l'échéance du Point d'achèvement -NDLR : de l'Initiative pays pauvres très endettés. On espérait qu'après avoir rempli cette condition, les 40% allaient être rétrocédés. Cela n'a pas été possible, le gouvernement ayant trop de problèmes à régler. Je demande plutôt au gouvernement de revoir la rétrocession parce que le peu que nous recevons ne nous sert que comme frais de fonctionnement. Il est impossible de développer la province avec les frais de fonctionnement. Que le gouvernement central fasse des efforts. Parfois on condamne les gouverneurs d'autres provinces de n'avoir pas réalisé telle ou telle performance, mais il faut aussi voir ce que Kinshasa rétrocède aux provinces.

C'est insignifiant. 

Votre volonté d'abandonner la politique est irréversible à cause notamment du traitement injuste que vous infligent vos partenaires politiques. Avant vous, il y a eu plusieurs gouverneurs qui ont du mal à réaliser les performances que vous avez accomplies jusque-là. Quelle chance vous donnez à celui qui va vous remplacer?

Qui m'avait donné la chance quand je commençais? Personne. Je ne peux pas juger les autres qui vont venir, ils seront jugés par la population. Au contraire, je serais content de partir sans laisser une dette au gouvernorat. J'ai acheté beaucoup de choses, des machines... Je me bats pour tout apurer sans laisser une dette derrière moi. Et si le prochain gouverneur veut demander quelques conseils, je peux et je vais lui en prodiguer. Mais, s'il veut jouer au savant, il l'apprendra à ses dépens. Quant à moi, je ne peux qu'accepter celui qui me succédera comme gouverneur. Je ne serai même pas député, je serai un homme libre comme vous, je vais faire mes affaires à côté. Donc, je serai un citoyen libre. Il faut que les gens sachent que l'on ne peut pas rester éternellement en politique. On doit savoir quitter. Mandela est parti.

Aujourd'hui, il est la fierté en Afrique et dans le monde entier. Ce sont des leçons qu'on nous donne. Savez- vous que même la Bible et le Coran nous prescrivent des instructions. Ce sont les instructions de Dieu. Qui doit les appliquer? C'est nous. Aussi longtemps que nous sommes sur cette terre des hommes, nous devons appliquer ces instructions pour faire du bien à nos frères.

Pour terminer, ma dernière préoccupation concerne les élections à venir. Surtout l'élection présidentielle. Vous savez, dans la vie, surtout la vie politique, il y a toujours un gagnant et un perdant. Même au foot, il y a toujours un gagnant et Un perdant. Ça arrive aussi dans un mariage. Tout ça, c sont les instructions du Seigneur.

Il faudrait qu'on sache se comprendre et se comporter. C'est important. Nous devons cultiver l'amour du prochain. Sans cela, nous risquons de connaître un grand déluge après les élections. Les gens doivent accepter les résultats. Malheureusement en Afrique la majorité des candidats qui perdent les élections ne veulent jamais accepter cette réalité. On nous -NDLR : TP Mazembe- a disqualifié à la Champion's League, nous n'avons pas perdu sur le terrain, est-ce qu'on nous a vu commencer la guerre? Chaque chose a son temps et il y a une raison pour chaque chose. Je crois que ce que nous devons faire, c'est aimer notre pays et non s'aimer soi- même. Parce que notre pays regorge du miel. Mais, au lieu de travailler certains d'entre nous préfèrent verser dans le gaspillage. Et quand vous brûlez le miel, il est difficile d'en tirer profit. Au Congo, il y a du miel pour tout le monde, c'est à nous de travailler pour protéger ce que le Seigneur nous a donné. Survolez les autres pays africains, vous ne rencontrerez pas de forêt, pas d'eau..., mais nous avons tout ça. Dieu nous a tout donné. Si nous n'aimons pas notre pays, nous n'aimons pas ce que le Seigneur nous, a donné.

                                                                                Recueillis par Tino MABADA

 

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06 août 2011

OBSERVATOIRE DES MANIFESTATIONS PUBLIQUES KATANGA 8ème Rapport.

Écrit par CongoOne   
 

Ayant passé nuit à Likasi, après avoir transmis son message à la foule de la ville qui l’avait accueilli, ce Vendredi 05 août 2011, le Président de l’UDPS, Mr Etienne TSHISEKEDI WA MULUMBA, s’est  rendu à KOLWEZI, la cinquième étape de son périple au Katanga. Il  a quitté Likasi aux environs de 14 heures 00’ à destination de Kolwezi  où il est attendu par les membres de son Parti pour les sensibiliser et les encourager à garder confiance en leur parti.

 

La route qui mène vers Kolwezi, selon le constat des observateurs, est à moitié en terre battue. Le tronçon praticable se situe entre Likasi et Kolwezi. Ceci n’a pas découragé les passagers.

Le président National de l’UDPS a été accompagné par  deux éléments de la Police Nationale Congolaise commis à sa sécurité, depuis Lubumbashi. Les autorités locales ont prévu d’une disposition sécurité pour les hôtes de la Province. Comme lors de sa visite à Likasi, Monsieur Tshisekedi a trouvé deux Jeeps des Policiers qui l’attendaient au niveau de la Gare Lualaba en vue de sécuriser sa visite à Kolwezi. Avant d’arrivée à Kolwezi, il est accueilli à KAWAMA par une foule de travailleurs artisanaux qui l’ont conduit jusqu’au pont du fleuve Congo, connu dans cette partie du pays au nom de LUALABA. Les motards ont pris la tête de peloton.

 

Il est souligné aussi que la population de FUNGURUME ainsi que celle qui se trouverait le long de son parcourt sur la route de Kolwezi, a accueilli leur hôte avec faste. Il est difficile de commenter, car tout un chacun voulait s’approcher de Monsieur TSHISEKEDI. L’ambiance d’engouement  rencontrée sur son parcours demeure aussi identique à celle de Lubumbashi, Kasumbalesa et Likasi. Le convoi est arrivé à Kolwezi aux environs de 17 heures. A Mwangezi, la porte d’entrée de la ville, est un lieu de rencontre de la population de Kolwezi venus pour acclamer le Président National de l’UDPS.

 

Contrairement à ce qui s’était dit par l’un d’élus à la plénière de l’Assemblée Provinciale que Tshisekedi récoltera le fiasco à Kolwezi, la population de Kolwezi ovationne l’arrivée de l’homme qu’il attendait. A leur arrivée à Kolwezi, le cortège à fait le tour de la ville de Kolwezi sous les acclamations de la population. A demain, nous vivrons la réalité sur sa visite, car le meeting se tiendra à 12H00’.

 

 

Fait à Kolwezi, le  05 août 2011.

 L’Observatoire du Katanga

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Tshisekedi-Kamerhe : Duel pour le leadership de l'oppostion

A quatre mois des élections présidentielles en République démocratique du Congo (RDC), deux candidats se détachent pour prendre la tête de l'opposition face au président sortant, Joseph Kabila. Le leader de l'UDPS, Etienne Tshisekedi, et le président de l'UNC, Vital Kamerhe, cherchent à imposer leur candidature avec des stratégies très différentes.

Capture d’écran 2011-07-10 à 23.52.54.pngSi le président sortant, Joseph Kabila, ne s'est pas encore prononcé sur sa (probable) candidature à sa succession, les candidats de l'opposition battent déjà campagne depuis plusieurs mois. Deux candidats monopolisent pour l'instant l'espace politique congolais : il s'agit du président de l'UDPS, "l'historique" Etienne Tshisekedi et de Vital Kamerhe, nouveau venu dans l'opposition, après avoir été un des plus proches collaborateurs de Joseph Kabila. Alors que la campagne officielle n'est pas encore lancée, la bataille pour le leadership de l'opposition a déjà commencé. Avec une présidentielle à un seul tour, le défi est de taille pour les opposants à Joseph Kabila. Il n'y a effectivement pas de place pour plusieurs candidats d'opposition dans ce type de scrutin. Tshisekedi et Kamerhe doivent donc apparaître comme l'unique rassembleur du front "anti-Kabila" pour capter l'intégralité des voix d'opposition et avoir une chance de battre le président sortant. Une candidature unique de l'opposition pourrait résoudre ce dilemme, mais visiblement, les deux candidats semblent décidés "coûte que coûte" à se présenter.

Deux candidats pour deux stratégies

Etienne Tshisekedi et Vital Kamerhe affûtent donc leur stratégie pour imposer leur hégémonie sur l'opposition congolaise. Pour le candidat de l'UDPS, la campagne repose sur deux axes : s'appuyer sur une dynamique populaire et occuper le terrain de la contestation. Depuis son retour au pays et son meeting géant au stade Tata Raphaël d'avril dernier, Tshisekedi joue la carte du soutien populaire… avec succès. Son récent voyage au Katanga et la foule nombreuse venue l'accueillir, démontre que, même dans le fief de Joseph Kabila, Tshisekedi est en mesure de mobiliser. Le leader de l'UDPS doit également se rendre dans les Kivu (terre natale de Kamerhe) et prouver ainsi qu'il peut être le président de tous les Congolais. Pour l'instant, Tshisekedi est le seul candidat capable de susciter l'engouement populaire partout où il se rend… un avantage qu'il entend bien conserver sur son concurrent.

Deuxième axe de la pré-campagne de Tshisekedi : être aux avant-postes de la contestation au pouvoir du président Kabila. Avec ses nombreux sit-in devant la Commission électorale indépendante (Ceni) pour contester les irrégularités du processus électoral en cours, l'UDPS est le seul parti d'opposition (avec la DTP, sa plateforme politique) à mettre le pouvoir sous pression. Selon les proches de Tshisekedi, seule l'UDPS joue son rôle d'opposant au président Kabila… le MLC de Bemba et l'UNC de Kamerhe étant restés pour l'heure, désespérément muets.

Capture d’écran 2011-08-05 à 17.15.12.pngDu côté de Vital Kamerhe, on mise tout sur l'alliance politique. Objectif : trouver un maximum d'alliés sur l'échiquier congolais pour contrer Tshisekedi. Avec le ralliement de Ne Muanda Nsemi,  président du Bundu Dia Mayala (BDM) et leader polico-religieux incontournable du Bas-Congo, Kamerhe espère bien attirer d'autres ténors politiques congolais. Ils sont en effet très nombreux à être courtisés : Oscar Kashala, de l'UREC (actuellement en pleine implosion) ou Kengo wa Dondo (le président du Sénat, qui hésite à se présenter) pourraient venir rejoindre le patron de l'UNC. Citons aussi François Muamba (débarqué du MLC) qui cherche de nouveaux partenaires… on le donne tantôt se rapprochant de l'UDPS, de Kamerhe ou même… de Kabila !  Mais à ce jour, rien n'est fait… tout le monde hésite encore. Le principal objectif de Vital Kamerhe est d'apparaître comme un possible rassembleur de l'opposition face à Tshisekedi "le solitaire". Mais le grand écart est difficile à tenir pour l'ancien Président de l'Assemblée nationale congolaise et ex-directeur de campagne de Joseph Kabila en 2006. Kamerhe, derrière son talent incontestable de "fin politicien" est trop souvent perçu comme un "opposant de la dernière heure" et un candidat uniquement médiatique, sans base populaire. Son territoire d'élection (le Kivu dont il est originaire) semble effectivement trop restreint pour conquérir le reste du Congo.

A ce petit jeu, difficile de dire qui remportera le leadership de l'opposition en RD Congo. Pour l'instant aucun des deux candidats n'a pris l'ascendant sur l'autre et chacun mène sa campagne en ignorant celle de son concurrent. "Campagne populaire" pour l'un et "alliances politiques" pour l'autre, pourraient constituer deux stratégies très complémentaires si elles n'étaient pas menées par deux candidats que tout oppose.

Christophe Rigaud

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