31 décembre 2013

L'attaque de Mukungubila révèle l'échec de la cohésion nationale

Des soldats congolais se dirigeant vers le siège de la télévision d'Etat dans la capitale Kinshasa, le 30 décembre 2013.Avec une centaine d'hommes dans la capitale et quelques centaines encore à Lubumbashi et dans le Kindu, l'attaque de monsieur Mukungubila révèle encore le malaise du peuple congolais face à un pouvoir désormais en décalage par rapport à la volonté populaire. La cohésion nationale voulue par monsieur Kabila  est désormais un pieux rêve qu'il ne pourra jamais réaliser dans un pays où 9 Congolais sur 10 sont opposés à sa présence à la tête de l'Etat. L'attaque de ce 30 décembre est à mettre au passif d'un roi fainéant incapable d'assurer  le bien-être aux Congolais.

Monsieur Mende, le fameux ministre de l'information et porte-parole du gouvernement, connu pour ses mensonges récurrents, a parlé des gens armés de fusils AK-47 et munis de moyens de communication sophistiqués. Mais les travailleurs de la RTNC, témoins de l'attaque de cette entreprise de média public, eux, parlent des gens armés de machettes et des gourdins, incapables même de se servir des fusils abandonnés par quelques militaires en fuite, chargés de protection de cette entreprise de l'Etat.

Mais l'opinion retiendra que cette attaque intervient au lendemain de la nomination de monsieur Bisengimana, un sujet rwandais à la tête de la police nationale, en remplacement de John Numbi accusé par le peuple congolais pour avoir assassiné Floribert Chebeya, activiste des droits de l'homme et son chauffeur Mazana. Le peuple considère cette nomination comme une volonté de monsieur Kabila de naviguer à contre courant afin de renforcer la mainmise des Rwandais sur tout l'appareil de l'Etat. L'attaque du 30 décembre serait donc le point culminant du mécontentement du peuple depuis la mauvaise gestion de la guerre contre le M23, les trahisons successives de monsieur Kabila,  la signature des accords avec le M23 défaits par les armes et  l' emprisonnement sans motif valable de l'opposant Diomi Ndongala, bras droit du président Etienne Tshisekedi. 

Monsieur Kabila, que plusieurs considèrent comme le pantin des Occidentaux, ne pourra plus jamais diriger en toute quiétude le grand Congo aux dimensions continentales. La nomination des Rwandais aux postes-clés de nos institutions plutôt que de lui assurer une certaine sécurité va sûrement le précipiter dans une chute imminente. Car même sans armes sophistiquées, la volonté populaire finira par avoir raison de lui.

Lumbamba Kanyiki

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30 décembre 2013

Coup d’Etat permanent à Kinshasa, il n’y rien à signaler, circulez!

Congoone
Écrit par Raymond LUAULA

La kabilie adore jouer à se faire peur. La stratégie de coup d’Etat permanent a encore une fois de plus été actionnée. Le message à décoder est toujours le même : le pouvoir contrôle la situation.
Quelques heures après des coups de feu tirés ce lundi matin à Kinshasa par des inconnus ( ?) qui avaient occupé la très officielle Radio télévision nationale congolaise (RTNC), Mende Omalanga s’est invité sur la même chaine « occupée » pour inviter les Kinois à vaguer à leurs occupations, comme si rien ne s’était passé.
Sans expliquer ce qui venait de se passer dans la ville-capitale, Mende s’est contenté de souligner que des assaillants, qu’il a qualifiés des terroristes, avaient attaqué ce lundi matin le bâtiment de la RTNC, l’aéroport de Ndjili ainsi que l’Etat-major de l’armée au camp colonel Tshatshi! Selon le porte-parole du gouvernement Kabila, une quarantaine d’assaillants armés (en tout et pour tout) des machettes et de fusils ont été tués par les forces de sécurité.
Curieux tout de même, cette fois-ci, les assaillants ont été assez gentils pour ne pas attaquer la résidence du fermier de Kingakati comme ce fut le cas lors de l’attaque attribuée aux hommes de Faustin Munene le dimanche 27 février 2011.
On se souviendra de ce que rendant compte de ladite attaque, Mende Omalanga, encore et toujours lui, avait affirmé le dimanche 27 février 2011 que six assaillants avaient été tués et que d’autres s’étaient enfouis dans les faubourgs de Kinshasa où ils étaient poursuivis par la garde présidentielle.
Quelques mois après, Kabila Kabange faisait exécuter douze de ses gardes du corps « impliqués » dans ce qui fut présenté comme une tentative de coup d’Etat alors qu’il n’en était rien (lire à cet effet Congoone dans son édition du 9 mars 2011).
Que cet ultime épisode de coup d’Etat permanent intervienne à la veille de la nomination des chiens de garde de la kabilie au sommet de la police nationale, Bisengimana, en qualité d’inspecteur divisionnaire en remplacement de John Numbi dont il assumait l’intérim depuis trois ans, avec Raus Chalwe comme adjoint, et Kanyama comme responsable de la Ville de Kinshasa en remplacement du général Oleko ; cette tentative de coup d’Etat ne peut que rappeler le remake « des mutins de la Voix du Zaïre » dont le régime de l’Aigle de Kawele avait habitué les ex-Zaïrois. Le coup de théâtre de ce matin se veut donc un message destiné à la consommation intérieure : après la neutralisation convenue du M23, Kabila reste seul maître à bord.
Au lieu d’en rire, il faut plutôt en pleurer, car pendant que la kabilie joue à se faire peur, le pays est piloté à vue sans aucune perspective d’avenir si ce n’est la folie de la conservation du pouvoir.
En attendant de connaitre, peut-être un jour, l’identité des assaillants (que certaines spéculations font passer pour des adeptes du gourou Paul Mukungubila) ainsi que leurs revendications, on ne serait pas surpris d’apprendre un de ces quatre matins que ceux qui auraient été appréhendés auraient avoué qu’ils auraient été commandités par Faustin Munene et que leurs actions auraient été financées par Honoré Ngbanda. C’est en tout cas la dernière version qui a été mise en exergue au procès des assaillants de la résidence du fermier de Kingakati en février 2011, qui se déroule à l’ex-prison centrale de Makala à Kinshasa et qui n’a pas fini de livrer tous ses secrets.

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UN COMMANDO MILITAIRE ARRACHE DE SON LIT D’HOPITAL LE DISSIDENT POLITIQUE CONGOLAIS EUGENE DIOMI NDONGALA.

diomi aux urgences
FLASH DU 28/12/2013 A 22H30

DES MILITAIRES DE LA GARDE REPUBLICAINE VIENNENT D’ARRACHER DE SON LIT D’HOPITAL AUX SOINS INTENSIFS DE LA CLINIQUE NGALIEMA LE DISSIDENT POLITIQUE CONGOLAIS EUGENE DIOMI NDONGALA. ILS ONT ARRACHE SA PERFUSION ET ILS L’ ONT PLACE DE FORCE SUR UNE CIVIERE. LES MILITAIRES EN QUESTION ETAIENT LOURDEMENT ARMES ET ILS ONT BRUTALEMENT ELOIGNE TOUS LES PRESENTS DONT DES DEPUTES ET DES DEFENSEURS DES DROITS DE L’ HOMME.

IL SIED DE RAPPELER QUE LE PRESIDENT NATIONALE DE LA DEMOCRATIE CHRETIENNE AVAIT ETE HOSPITALISE LE 27/12/2013 A 13H00 A LA CLINIQUE NGALIEMA A LA SUITE D’UN AVC.

LE MATIN DU 28/12/2013 A 9H00 LES MEDECINS DE LA CLINIQUE NGALIEMA  LUI PRESCRIVENT UNE BATTERIE D EXAMENS DONT UN SCANNER CERABRALE, UN SCANNER CERVICALE, UNE RADIO DE L’ EPAULE DROITE ET DES EXAMES BIO-MEDICAUX.
LES MEDECINS DONT LE DR. MAKENGO CONFIRMENT AUSSI L’HOSPITALISATION DE DIOMI NDONGALA AU PAVILLON 2 POUR LUI ADMINISTRER LES SOINS URGENTS NECESSAIRES ET POUR QU’IL PUISSE SUBIR TOUS LES EXMENS PRESCRITS AINSI QUE DES SEANCES DE  KINESITHERAPIE.
VERS 10H00 LES MEMBRES DE LA FAMILLE DIOMI SONT SURPRIS D’APPRENDRE DES MEMES MEDECINS DONT LE DR. MAKENGO QUE TOUT A  CHANGE:
DIOMI NDONGALA NE SERA PLUS PRIS EN CHARGE PAR LA CLINIQUE NGALIEMA ET IL EST PREVU QU’IL RENTRE AU CPRK SANS AUCUNE PRISE EN CHARGE MEDICALE. LES MEDECINS DEMANDENT MEME DE REMETTRE LES ORDONNANCES MEDICALE PRESCRITES AINSI QUE CELLE PRESCRIVANT  LES SCANNER ET LES RADIOS QUE LE PRESIDENT DIOMI NDONGALA DEVAIT SUBIR, RESTITUTION QUE LA FAMILLE DIOMI REFUSERA DE FAIRE.
VOILA POURQUOI DES MEMBRES DE LA FAMILLE DIOMI,  ACCOMPAGNES DE LEUR AVOCAT DEMANDENT DE VOIR L’ADMINISTRATEUR INTERIMAIRE DE L’HOPITAL – LE TITULAIRE ETANT ABSENT – ET CELUI-CI CONFIRME SANS DETOUR A SES INTERLOCUTEURS QUE DES PRESSIONS SONT EXERCEES SUR LES MEDECINS POUR NE PAS SOIGNER LE DISSIDENT POLITIQUE EUGENE DIOMI NDONGALA ET LE RENVOYER AU CPRK DANS L’ETAT OU IL SE TROUVE LE MATIN DU 28/12/2013, CONTRAIREMENT A L’AVIS DES MEDECINS TRAITANTS.

DANS LE MOMENT OU CE COMMUNIQUE EST REDIGE NOUS NE SAVONS PAS OU LE PRESIDENT DIOMI NDONGALA A ETE CONDUIT "MANU MILITAIRI" ET EN ETAT D’INCONSCIENCE.

LA DEMOCRATIE CHRETIENNE CONDAMNE AVEC LA DERNIERE ENERGIE L’ATTITUDE INHUMAINE DU REGIME KABILA QUI VEUT TUER DIOMI NDONGALA LUI REFUSANT UNE PRISE EN CHARGE MEDICALE APRES UN AVC, ACCIDENT VASCULAIRE CEREBRALE. NOUS CONDAMNONS AUSSI LA DIRECTION DE LA CLINIQUE NGALIEMA POUR SE PLIER PASSIVEMENT AUX INJONCTIONS POLITIQUES ACCEPTANT AINSI DE SACRIFIER LA VIE D’UN PATIENT EN VIOLATION FLAGRANTE DE LA DEONTOLOGIE MEDICALE.

LA DEMOCRATIE CHRETIENNE CONSIDERERA COMME RESPONSABLES TANT LE REGIME KABILA QUE LA DIRECTION DE LA CLINIQUE NGALIEMA POUR TOUT CE QUI ARRIVERA A DIOMI NDONGALA, MANIFESTEMENT CONDAMNE A MORT PAR LE POUVOIR INHUMAIN EN PLACE A KINSHASA.

VERITE ET JUSTICE POUR LE CONGO
MARC MAWETE,
PORTE PAROLE
SCANNER CEREBRAL 001

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20 décembre 2013

Kabila ou le roi fainéant

imageMême son propre camp ne le comprend plus, tellement il brille par un déficit criant de communication et une passivité propre à un octogénaire. C'est l'extérieur, entendez ceux qui le maintiennent là où il est qui doivent le pousser à bouger dans un sens ou dans l'autre.

Tenez! Après la défaite cuisante du M23, les autres groupes rebelles se sont défaits et rendus en masse. Ces ex-rebelles, jusqu'aujourd'hui, ne sont pas pris en charge par le gouvernement de Kabila. Il n'existe aucun plan prévu pour leur démobilisation et réinsertion dans la vie sociale. Si les dispositions ne sont pas prises à temps, ils reprendront inévitablement le chemin de la brousse pour d'autres rebellions. C'est monsieur Kobler, le chef de la MONUSCO qui vient rappeler au gouvernement de prendre des dispositions pour encadrer ces gens. L'opinion se rappellera que, quelque temps après sa prise des fonctions, parlant de la sécurité nationale, monsieur Kobler a rappelé que c'était à la RDC premièrement d'assurer la sécurité des hommes et de leurs biens sur toute l'étendue du territoire national. Ce qui revient à dire que si insécurité, il y a, c'est que le gouvernement ne joue pas son rôle! Et qui est le chef du gouvernement?

Le 23 octobre dernier, monsieur Kabila annonce la composition d'un gouvernement "d'union nationale" à l'issue des controversées concertations nationales. Jusqu'aujourd'hui, le dit gouvernement se fait attendre. Pour lui, le temps ne compterait pas! 

Dernièrement, lepotentiel annonçait que l’administrateur de l’Agence américaine pour le développement international (USAID), Rajiv Shah. conditionnait le financement de la construction d'Inga III aux reformes politiques en RDC. Par ailleurs, plusieurs résolutions dont fameuse résolution 2098 d'Addis-Abeba insistent sur ces reformes que doit entreprendre Kabila pour désamorcer la crise issue des élections de 2011. Le roi fainéant dort toujours.

On se rappellera qu'après la débandade du M23, c'étaient messieurs Paluku, gouverneur du Nord-Kivu et Kobler de la MONUSCO qui s'étaient rendus dans les zones libérées pour consoler la population et faire un état des lieux. Monsieur Kabila, "commandant suprême" s'y est rendu un mois plus tard! Qui dirige la RDC?

Le 13 décembre dernier, Kabila s'est rendu dans le Kasai Oriental pour une "visite d'inspection". Un cahier de charge l'attendait avec des promesses non tenues faites lors de sa campagne électorale de 2011. Nous ne serons pas étonnés d'apprendre qu'il se rendra dans le Kasai Occidental pour le suivi des travaux inexistants de construction du barrage sur les chutes Katende!

Vous avez dit que le Congo est à la dérive? Le roi fainéant très narcissique dort et prend ses rêves pour des réalités. "Je leur ai donné les cinq chantiers du président, la révolution de la modernité, etc. Que veulent-ils encore de moi? Qu'ils me laissent dormir et ronfler!"

Lumbamba Kanyiki

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19 décembre 2013

LETTRE N°1 D’EUGENE DIOMI NDONGALA AUX CONGOLAIS: "CE QUI TUE EN MASSE LES CONGOLAIS EST LA PEUR"

lettre aux congolais

EUGENE DIOMI NDONGALA : « MON ENGAGEMENT POLITIQUE POUR LE CONGO DEMEURE LIBRE,  VOILA POURQUOI JE LANCE A PARTIR D’AUJOURD’HUI CETTE RUBRIQUE EDITORIALE SUR LA RDC ET LES QUESTIONS POLITIQUES MAJEURES QUE JE VEUX COMMENCER A TRAITER SYSTEMATHIQUEMENT A PARTIR DE MA CELLULE OU JE SUIS ILLEGALEMENT EMPRISONNE EN TANT QUE PRISONNIER POLITIQUE.

EUGENE DIOMI NDONGALA :
 LETTRE AUX CONGOLAIS, N° 1
CE QUI TUE EN MASSE LES CONGOLAIS EST LA PEUR.
LA RDC EN PLEINE ENTROPIE POLITIQUE
Les images de Kabila embourbé dans la boue jusqu’u cou à l’Est de la RDC est une image qui est restée gravée dans mon esprit, car elle symbolise parfaitement l’état d’apathie dans lequel se trouve mon pays en ce moment :
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les accords politiques avec la communauté internationale, avec les rebelles, s’additionnent mais la RDC, plutôt que reprendre le chemin de la remise sur les rails du processus de démocratisation, semble œuvrer dans le sens contraire : la mise en place d’une dictature à vie.

Les Concertations nationales, en tant que forum politique complétement « téléguidé » ont donné lieu quand même à quelques allures d’espoir de redynamisation de la vie politique interne du pays. Mais, comme d’habitude, au-delà des grands discours et des chorégraphies folkloriques habituelles, les congolais ont vite compris que le pouvoir kabiliste ne veut pas respecter ses propres engagements souscrits par sa propre majorité lors de ce forum politique largement boycotté, d’ailleurs,  par l’opposition politique.
Un cas frappant de cette inapplication systématique est celui de la libération des prisonniers politiques, dont la résolution des concertations nationales reste inappliquée à ce jour.

Alors que l’Accord-Cadre d’Addis-Abeba prône la réconciliation nationale et la relance du processus de démocratisation, brusquement interrompu par la fraude électorale à grande échelle des élections de novembre 2011, nous assistons, en toute vraisemblance, à un processus contraire, avec, à  la clé, une prévisible révision constitutionnelle pour éterniser Joseph Kabila à la tête de la RDC.

Cette image de Kabila qui pousse son 4×4 dans la boue des pistes de la province Orientale hante mon esprit car elle est représentative de l’impasse politique actuelle.
La politique de faux habillage dialectique est toujours d’actualité alors que le manque de dialogue entre la vraie opposition et « majorité » issu de la fraude électorale est incontestable.
Au moment où j’ écris mes réflexions que, en toute modestie, je désire partager avec mes compatriotes, il me semble qu’un vide de pouvoir s’annonce en RDC, un vide à peine colmaté par le dynamisme du nouveau représentant spécial du S.G. de l’Onu en RDC, le « vert » Martin Kobler, qui d’ailleurs semble être puni par le refus de Kabila de le rencontrer depuis son accréditation…
Si l’on gratte la surface de la fine couche de peinture étalée pour cacher la passivité kabiliste, on se rend vite compte que ce pays est actuellement sans un vrai gouvernement, l’actuel étant « de facto » démissionnaire » ; avec une assemblée nationale et un sénat en vacance alors que le budget de l’ état pour 2014 n’est pas voté et surtout avec la signature par le CIRGL/SADC d’un conclusion des pour-parler de Kampala alors que l’application essentiel de cet accord – qui veut cacher son nom à cause d’une diatribe byzantine dont la « Kabilie » détient le secret – comme la démobilisation des combattants insurgés de tout bord (m23, mai-mai  etc.) demeure sans prise en charge à ce jour :

combien de temps encore ces insurgés qui se sont rendus résisteront à dormir à la belle étoile, sans nourriture et sous la pluie, avant de reprendre le chemin de la brousse ?

Sans vouloir entrer dans les détails de l’opportunité ou moins de signer l’accord de paix avec le M23 plutôt qu’avec ses parrains, il ne faut pas oublier que le prétexte du lancement de la rébellion/agression fut la non application des accords précédents de mars 2009. Des lors, il me semble nécessaire au moins de ne pas se replacer dans la position, encore une fois, en signant des accords, devant une  pléthore de témoins internationaux, et par la suite de ne pas donner application à ces engagements souscrits au nom de la république.
Sans DDR, plan de démobilisation,  et Amnistie, la RDC ne fera que se placer, encore une fois, dans la même position de mars 2009 et, en toute vraisemblance, les mêmes préalables donneront lieu à des nouveaux prétextes visant la déstabilisation permanente de la RDC.
En d’autres termes, « nul novo sub soli », malgré l’application systématique de la politique du maquillage esthétique à la consommation extérieure :
-        aucune fracture politique n’est colmatée ;
-         le choix de la politique économique dite de la « modernité » à la place de la promotion du développement qui passe par la construction des infrastructures de base, la promotion de l’agriculture et le démarrage de l’industrialisation du pays, demeure à la base des basses performances économiques de la RDC, en terme de revenu pro-capita et même d’indice de développement humain, IDH, le plus bas au monde.

Dans ces conditions, les congolais demeurent dans le désespoir pour le futur de leur pays, dont certaines puissances visent ouvertement la désintégration prétextant l’incapacité du régime actuel – qu’elles-mêmes soutiennent – de gouverner la RDC.

Les congolais doivent apprendre à oublier la peur et comprendre que leur futur est en danger.

Kinshasa, Cprk, 19/12/2013
Votre compatriote,
Eugène Diomi Ndongala,
Prisonnier Politique en RDC

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17 décembre 2013

RDC : le M23 se régénère-t-il à partir du Rwanda et de l'Ouganda ?

Les ex-combattants du M23 regroupés près de Rugwerero, à 500 km de Kampala, le 8 novembre. Les ex-combattants du M23 regroupés près de Rugwerero, à 500 km de Kampala, le 8 novembre. © AFP

Sur le papier, la rébellion du Mouvement du 23-Mars (M23) a pris fin après une défaite militaire, début novembre, sanctionnée par la récente déclaration de Nairobi. Pourtant, plusieurs sources, dont un rapport encore confidentiel d'experts onusiens, indiquent que l'ex-groupe rebelle tenterait de se refaire une santé, en procédant à de nouveaux recrutements au Rwanda et en Ouganda, où ses dirigeants se sont réfugiés.

C'est un document qui ne devait pas passer inaperçu. Le rapport final du groupe d'experts des Nations unies sur la RDC, encore confidentiel mais dont l'agence Reuteurs s'est procuré une copie, affirme non seulement que les rebelles du Mouvement du 23-Mars (M23) ont bénéficié d'un "soutien continu" de Kigali lors des dernières offensives des Forces armées de la RDC (FARDC) appuyées par la brigade d'intervention de l'ONU, mais surtout qu'"ils ont continué à recruter au Rwanda", après leur défaite militaire sur le terrain.

Plusieurs sources diplomatiques occidentales contactées par Jeune Afrique expliquent qu'elles ne sont pas surprises par les allégations contenues dans le rapport d'experts onusiens. "Nous n'avons jamais eu d'engagement ferme et clair des autorités rwandaises sur la cessation de tout appui aux rebelles du M23, confie un diplomate européen basé à Kinshasa. Nous avons donc toujours supposé que le soutien de Kigali, bien que diminué à la suite des pressions diplomatiques et de l'action militaire sur le M23, persistait."

Les accusations contre Kigali, des "mensonges" ?

Le diplomate relève également que ce fut "la reprise par les FARDC de la route principale de connexion entre le M23 et le Rwanda qui [diminua] gravement tout soutien de l'armée rwandaise aux rebelles congolais." Même son de cloche à Kinshasa. "Jusqu'au dernier jour de l'offensive triomphante des FARDC, le Rwanda a continué à apporter son soutien aux rebelles du M23", affirme Lambert Mende. Pour le porte-parole du gouvernement congolais, le rapport du groupe d'experts onusiens ne vient que "confirmer ce que les autorités congolaises n'ont cessé de dénoncer".

Autant d'accusations qui, selon les diplomates rwandais, ne constituent qu'un ramassis de "mensonges". Interpellé sur le réseau social Twitter au sujet de ce "soutien continu" que Kigali apporterait au M23, Olivier Nduhungirehe, représentant adjoint du Rwanda au Conseil de sécurité à New-York, préfère, lui, citer un autre passage du même rapport qui met en cause l'armée congolaise : "Les forces armées, en particulier les FARDC, demeurent parmi les principaux responsables des violences sexuelles, notamment contre les mineurs."

L'Ouganda, complice du pillage des ressources minières de RDC ?

De fait, le rapport d'experts onusiens accuse les groupes rebelles et l'armée congolaise d'avoir commis plusieurs exactions dans le Kivu et de tirer également profit de l'exploitation illégale des ressources minières dont regorge cette partie de la RDC. "98 % de l'or produit en RDC en 2013 ont été exporté clandestinement du pays" via l'Ouganda, indique le rapport.

Médiateur du processus de paix entre le M23 et Kinshasa - qui vient d'aboutir, le 12 novembre, avec la déclaration de Nairobi -, Kampala est soupçonné d'avoir été de mèche avec les rebelles congolais dans l'exploitation illégale des ressources minières du Kivu. Bunagana, le poste frontalier entre la RDC et l'Ouganda, a été sous contrôle du M23 pendant plus d'une année…

Pour l'instant, les autorités ougandaises se refusent de commenter un "document qui n'existe pas". Elles devront cependant faire face à d'autres critiques contenues dans le rapport qui leur reproche de laisser "circuler librement" sur leur sol certains dirigeants du M23, pourtant sous le coup des sanctions des Nations unies. Idem pour le Rwanda qui a également accueilli certains membres de l'ancienne rébellion sur son territoire.

Que deviendront les ex-commandants rebelles ? Selon Kinshasa, la question est réglée dans la déclaration de Nairobi : amnistie pour les faits de guerre et poursuites judiciaires envers ceux qui sont soupçonnés de crimes graves. Problème : les personnes visées ne sont plus sur le territoire congolais. "Les contacts diplomatiques vont se poursuivre pour que ces criminels présumés soient extradés en RDC afin qu'ils répondent de leurs actes", assure Lambert Mende. Quant aux ex-combattants rebelles, eux, ils doivent être démobilisés et réintégrés dans la vie civile. Sont-ils prêts à déposer les armes ? Ou certains préfèreront-ils s'embarquer dans une nouvelle aventure militaire ?

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Par Trésor Kibangula

 

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11 décembre 2013

L'adieu du monde à Mandela: le bal des hypocrites

Par MARIE-FRANCE CROS /Lalibre.be

Carter dirigea les Etats-Unis (1977-1981) à une époque où ce pays refusait de sanctionner le régime d’apartheid.La cérémonie de Soweto, si elle a permis aux Sud-Africains de montrer leur attachement au père décédé de la nation, a aussi - afflux de personnalités oblige - été l’occasion d’un rendez-vous diplomatique aux allures de bal des hypocrites.

 Imiter Mandela ? Oui mais…
On a ainsi remarqué la rapidité avec laquelle le Président des Etats-Unis a salué un vieil ami du parti de Nelson Mandela, le chef d’Etat cubain Raul Castro. Washington - loin d’appliquer l’esprit de réconciliation de Madiba pourtant célébré par Barack Obama - continue à soumettre l’île caraïbe à un épuisant embargo économique depuis un demi-siècle.

Remarquable, aussi, la présence de trois anciens présidents des Etats-Unis - MM.Clinton, Bush fils et Carter. Ce dernier dirigea les Etats-Unis (1977-1981) à une époque où ce pays refusait de sanctionner le régime d’apartheid, bien que la jeunesse sud-africaine eut entamé son soulèvement après le massacre de Soweto (1976).

La même indifférence, à l’égard de celui auquel les excellences de ce monde ont rendu hommage mardi, est à mettre au passif des Européens, car ce n’est généralement qu’en 1986 que les pays occidentaux prirent des sanctions envers l’apartheid. L’Onu, elle, avait décrété un embargo sur les armes (1963) et les livraisons de pétrole (1977) au régime raciste blanc - allègrement violé par de nombreux pays occidentaux apôtres des droits de l’homme.

Protea, le lobby flamand

La Grande-Bretagne de Margaret Thatcher et l’Allemagne refusèrent tant qu’elles purent des sanctions contre Pretoria. La France lui fournit des armes et collabora à la centrale nucléaire de Koeberg (1976). En Belgique, des Flamands de la Volksunie et du Vlaams Blok - bientôt rejoints par des sociaux-chrétiens et des libéraux - créaient (1977) Protea, un club d’amitié avec l’Afrique du Sud devenu rapidement un des principaux lobbies du monde en faveur du régime d’apartheid. Un de nos confrères flamands, à l’époque, nous avait confié que cela valait aux journalistes flamands d’être mieux traités en Afrique du Sud que ceux des PaysBas, où un important mouvement civique anti-apartheid était actif.

Car, dans les pays occidentaux, les citoyens militèrent contre l’apartheid bien avant les Etats. Boycottant les oranges sud-africaines ou forçant Coca Cola ou Kodak à désinvestir d’Afrique du Sud.

En Afrique, ce furent au contraire des Etats - ceux de "la ligne de front" en particulier, soit les voisins de Pretoria, dont le président zimbabwéen Robert Mugabe, très applaudi mardi - qui appuyèrent la lutte des Sud-Africains pour la liberté. A l’exception de la Côte d’Ivoire d’Houphouët-Boigny et du Zaïre de Mobutu, qui collaborèrent avec le régime raciste.

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Kinshasa à l’épreuve de son opinion publique


Plan de partition de la RDC à Kampala

Faire avaler la pullule de la partition subtile de la RDC à une opinion publique hostile à ce plan est le nouveau défi de l’atterrissage des pourparlers de Kampala.  Déterminée à arriver à ses fins, la communauté internationale a ressuscité le programme de redéfinition des frontières africaines, endossé par l’UA en 2007.  Ce détour passe par l’organisation d’un dialogue global au sein de la Conférence internationale sur la région des Grands Lacs (CIRGL). Toutes les stratégies (manip., offres, séduction, etc.) sont mises en place pour convaincre l’opinion congolaise d’accepter le plan de balkanisation concocté à Kampala.

Connaissant la résistance des Congolais contre le plan de dépeçage du pays, les balkanisateurs de l’ex-colonie belge procèdent désormais par la manipulation en vue d’obtenir l’adhésion des populations, notamment de l’Est. Des projets de développement ronflant accompagnés d’un tapage publicitaire de choc, visent à endormir la population. Mais, l’opinion publique, toujours aux aguets, n’attend pas se laisser faire. Un message que Kinshasa doit prendre à juste titre, alors qu’il s’apprête à reprendre le chemin de Kampala.

Le monde occidental accentue son lobby pour obtenir la partition de la République démocratique du Congo. C’est à Kampala où se concluent, probablement avant le 15 de ce mois, les pourparlers engagés entre Kinshasa et le M23 que se négocie finalement l’avenir de la RDC. La communauté internationale qui parraine ce dialogue ne cache plus ses intentions d’obtenir ce qu’elle n’a pas pu avoir par les armes. Le projet d’accord ou déclaration – c’est selon – en discussion a été élaboré et finalisé suivant cet idéal.

Plus prudent et sentant sûrement le danger d’un émiettement du pays, Kinshasa s’était ouvertement opposé, le 11 novembre 2013 à Entebbe (Ouganda), au projet d’accord présenté par la facilitation ougandaise.

Côté cour, Kinshasa a justifié son refus par l’intitulé du document devant sanctionner les négociations menées depuis décembre 2012 avec les ex-rebelles du M23. Par contre, côté jardin, certains observateurs de la région ont évoqué les craintes de Kinshasa d’apposer sa signature sur un document qui compromet, dans sa lettre tout comme dans son esprit, la souveraineté et l’intégrité territoriale de la RDC.

Au fil du temps, l’on en sait un peu plus sur ce qui se passe à Kampala. Les dernières déclarations de l’envoyé spécial des Etats-Unis pour la région des Grands Lacs, Russ Feingold, ponctuées par le projet de redéfinition des frontières africaines de l’Union africaine ont levé finalement le pan de voile sur ce qui se mijote dans la capitale ougandaise.

Tout compte fait, c’est encore et toujours – un peu comme en mars 2009 – Kinshasa qui sera le grand perdant des pourparlers de Kampala. En effet, au niveau de la facilitation ougandaise, tout est mis en place pour garantir une sortie honorable aux ex-rebelles du M23. Pire, dans ses dispositions les plus pertinentes, le projet d’accord élaboré par la facilitation ougandaise tente de reconnaître au M23 la jouissance d’une partie de l’Est de la RDC.

Tentative de soudoyer la Société civile


Selon des sources généralement bien informées, la communauté internationale, qui a juré de parvenir à cette fin, après avoir pesé de tout son poids dans la déchéance du M23, a mobilisé tous ses services. Le but est de préparer l’opinion congolaise à l’éventualité d’un accord taillé sur mesure, en ce qu’il fait la part belle au Rwanda et à l’Ouganda.

Réputée hostile à toute forme de partition et très active sur le terrain, la Société civile de la province du Nord-Kivu est la principale cible de la campagne que préparent les lobbyistes occidentaux. Tout est réglé comme une horloge pour faire adhérer davantage l’opinion congolaise au projet macabre de Kampala. Au-delà des pressions qu’ils ne cessent d’exercer sur Kinshasa pour faire adhérer l’opinion congolaise au plan de partition, les fossoyeurs de la RDC ont mis à contribution des institutions financières internationales pour des projets locaux. But : faire voir aux populations du Nord-Kivu que Kinshasa est loin et qu’ils peuvent s’organiser avec l’aide des partenaires extérieurs pour se développer et chasser le spectre des conflits armés.

Vu sous cet angle, l’urgence s’impose d’éveiller davantage la conscience populaire pour barrer la route à l’imposture qui se met en place dans la capitale ougandaise. Et la Société civile, principalement celle du Nord-Kivu, dont l’engagement dans la défense de la cause nationale n’est plus à démontrer, ne devait pas tomber sous le charme des vendeurs d’illusions, recrutés à différentes échelles internationales, pour faire passer la pilule amère de Kampala.

A dire vrai, Kampala est l’antithèse de la souveraineté de la RDC. C’est le lieu où se concocte, en des termes à peine voilés, la partition de la RDC. L’opinion congolaise est prévenue. Le combat pour la défense des terres congolaises, telles qu’héritées de la colonisation, n’est pas encore fini. Au contraire, il se poursuit ; les tenants de la thèse de la balkanisation de la RDC n’ayant pas encore désarmé.

Eviter le piège


En ce moment précis, que reste-t-il encore à négocier à Kampala ? Apparemment rien du tout. Kinshasa ayant gagné la guerre militairement, il n’y avait aucune raison de continuer à traiter avec un ennemi neutralisé. Ce n’est cependant pas le cas. En effet, tout le monde s’est ligué contre la RDC, la contraignant à conclure bon gré mal gré un accord avec un fantôme, ci-devant le M23.  

A Kinshasa, l’on sait pertinemment bien que toute concession à l’ex-rébellion accréditerait la thèse - très répandue d’ailleurs - du double jeu des dirigeants congolais. Une telle démarche confirmerait d’une certaine manière l’existence d’un agenda caché sur l’axe Kinshasa-Kigali-Kampala.

Pendant ce temps, à Kinshasa, des pressions, généralement internationales, s’accentuent. Bouclant son dernier séjour dans l’Est, le président Joseph Kabila a émis le vœu de voir Kampala tirer ses rideaux avant le 15 décembre 2013.

Boucler Kampala, c’est bien – dans l’intérêt de la stabilité de la région des Grands Lacs. Mais, c’est mieux de conclure ce cycle de négociations avec un document qui ne porte pas en lui-même les germes d’un conflit latent. Comme ce fut d’ailleurs le cas avec l’accord du 23 mars 2009 à Goma, d’où est né le M23.

Acculé de toutes parts, Kinshasa n’a de soutien que son opinion publique. Raison de plus pour qu’il redouble d’ardeur et d’effort pour barrer la mise en route de la partition de la RDC qu’on tente de lui imposer. L’exemple immortel de Mandela devait raviver davantage cette fibre patriotique dans le cœur des Congolais. Tout doit être mis en œuvre pour la défense et la sauvegarde de la patrie, véritablement en danger, par le fait de ceux qui, depuis toujours, ont juré de son implosion et de sa balkanisation.

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10 décembre 2013

PROJET DE MODIFICATION DES FRONTIÈRES : LA NSCC RAPPELLE À L’ORDRE

Lepotentiel
Écrit par J. Kalala (Stagiaire)


La Nouvelle Société civile du Congo (NSCC)  interpelle les dirigeants africains de ne jamais trahir la volonté des pères fondateurs de l’Union africaine (UA) en refusant toute modification des frontières telles qu’héritées de la colonisation.

La Nouvelle Société civile du Congo (NSCC) interpelle les dirigeants africains de ne jamais trahir la volonté des pères fondateurs de l’Union africaine (UA), inscrite dans la Charte sur le caractère intangible des frontières africaines.

Au cours d’une conférence-débat organisée le samedi 7 décembre 2013 à son siège de Kasa-Vubu, la NSCC appelle la Société civile africaine à se mobiliser comme un seul homme, pour faire échec au projet qui tente de remettre en cause la volonté des pères fondateurs de l’Union africaine.

La matinée de réflexion était placée sous le thème principal « Lutte contre la balkanisation de la RDC, l’éducation civique, l’éveil de la conscience ».

Cette journée de réflexion a enregistré trois principaux orateurs, à savoir Freddy Mulumba Kabuayi wa Bondo, Administrateur directeur général du Groupe de presse Média 7, qui a exposé sur « l’Union africaine et la redéfinition des frontières héritées de la colonisation ».

Génocide oublié

Le professeur Barnabé Milala de l’Université de Kinshasa (UNIKIN) a, quant à lui, abordé le sous-thème « Education civique, éveil de la conscience et rôle de la Société civile ». Et le troisième intervenant, le coordonateur national de la NSCC, Jonas Tshiombela, s’est appesanti sur « La lutte contre l’impunité, le tribunal pénal international pour la RDC et le génocide de plus de six millions de morts en RDC ».

La matinée de réflexion a visé la mobilisation de l’opinion publique face à l’indifférence de la justice tant locale qu’internationale sur les questions liées à la vie nationale d’un peuple en détresse, à savoir la sécurité de nos frontières, l’intégrité territoriale, la lutte contre les injustices et l’impunité en RDC, les multiples guerres qui ont secoué la RDC depuis 1996 à ce jour.

Ces guerres qui ont endeuillé l’Afrique toute entière. Ce génocide oublié et resté impuni à ce jour, a fait des victimes dans le rang de la population congolaise, avec plus de six millions (6 000 000) de morts et plus de deux millions (2 000 000) de déplacés internes livrés à eux-mêmes sans nourriture, ni à boire.

Au regard de ce qui précède, la Nouvelle Société civile congolaise estime que la paix dans la sous-région des Grands Lacs doit nécessairement passer par la réparation et la justice en faveur de ces victimes oubliées. 

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NELSON MANDELA « LE SYMBOLE DE L’ENDURANCE ET DE LA PERSÉVÉRANCE DANS LA LUTTE CONTRE L’APARTHEID »

LES JURISTES AFRICAINS SALUENT EN NELSON MANDELA « LE SYMBOLE DE L’ENDURANCE ET DE LA PERSÉVÉRANCE DANS LA LUTTE CONTRE L’APARTHEID »

Écrit par Angelo Mobateli

L’Association des journalistes africains (AJA), qui exprime « ses vives condoléances  au peuple sud-africain, au Président de la République Jacob Zuma et à l’ensemble des Juristes d’Afrique du Sud à l’occasion du décès de Nelson Mandela (jeudi 05 décembre 2013 à Johannesburg à 95 ans), le plus illustre des Juristes africains », salue en Mandela, « le symbole de l’endurance et de la persévérance dans la lutte contre l’apartheid ».

« Mandela est le symbole de l’endurance et de la persévérance dans la lutte contre l’odieux système de l’Apartheid. Son combat fut soutenu par l’AJA en tant que ONG. En effet, dès 1985, l’AJA organisa à Tripoli une Conférence anti-apartheid en collaboration avec l’OUA (organisation de l'union africaine, actuel Union africaine) », déclare-t-elle dans un communiqué parvenu mardi à Lepotentielonline.com.

L’AJA rappelle que « l'ensemble des mouvements de libération d’Afrique australe y compris  l’ANC, dont la délégation était conduite  par Zola Zikweyiya, et de nombreuses éminentes personnalités dont le Secrétaire général de l’OCI et le poète sud-africain Breten Breytenbach, avaient pris part à cette conférence ».

Souhaitant que « soit publié, en guise de testament, le message adressé par Mandela à la Jeunesse sénégalaise et africaine », l’AJA invite les Juristes africains à s’inspirer de son œuvre et à partager les valeurs de justice d’égalité et de Paix pour lesquelles il a lutté  toute sa vie durant ».

L'AJA souhaite vivement que « les juristes africains soient à l’avant-garde de la lutte pour le réarmement moral des élites africaines ».
Entretien Mandela-AJA « mémorable »

C’est dans la continuité de la rencontre de Tripoli que l’AJA facilita le contact entre les Sud-africains libéraux blancs et le Gouvernement du Sénégal du Président Abdou Diouf.

« Ainsi fut organisée à Dakar en août 1987 la première rencontre entre les Libéraux blancs d’Afrique du Sud  dirigés par le  Dr Van Zyl Slabbert, ancien Député, et les militants noirs de l’ANC sous la conduite de Thabo Mbéki qui sera par la suite Président de la République sud-africaine », rappelle encore l’AJA.

A ces deux éminentes personnalités, il convient d’ajouter  Mme Danièle Mitterrand, présidente de la Fondation France Liberté, et le Dr Alex Boraine qui, avec  le Révérend  Desmond Tutu, vont créer la Commission  Justice et réconciliation après la fin de l’apartheid.

« Dès la  libération de Nelson Mandela en 1990, une délégation conduite par le Dr Benoit Ngpm, Préside-Fondateur de l’AJA, se rendit en Afrique du Sud où elle fut reçue par Mandela en personne. L’entretien que Madiba accorda à la délégation sénégalaise fut mémorable », se souvient l’AJA.

C'est à la suite de cet entretien que Mandela promit de se rendre au Sénégal. Et pour son accueil, l’AJA décida d’organiser un Méga concert au Stade Léopold Sédard Senghor.

« A ce  concert coordonné par l’écrivain sénégalais Hamidou Sall, actuel Conseiller du Secrétaire général de l’OIF, participèrent d’éminents artistes dont le célèbre Youssou Ndour. Au cours de cette cérémonie, un message de Mandela adressé à la Jeunesse africaine a été lu par Assane Diop, journaliste à RFI », souligne l’Association des journalistes africains dans son communiqué.

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