03 janvier 2014

RDC-mort du colonel Mamadou Ndala : assassinat politique ou embuscade ?

         
Le colonel Mamadou Ndala
Le colonel Mamadou Ndala, en charge des opérations contre la rébellion ougandaise ADF-Nalu, a été tué ce jeudi matin, dans le territoire de Béni, dans une attaque dans l’est de la République démocratique du Congo (RDC). Alors que Kinshsasa évoque une embuscade, d’autres parlent d’un assassinat. politique.

Le colonel Mamadou Ndala, en charge des opérations contre la rébellion ougandaise ADF-Nalu, a été tué ce jeudi matin avec deux autres militaires qui participaient à la traque des miliciens dans l’est de la République démocratique du Congo (RDC). Cinq autres militaires ont été grièvement blessés. Selon nos sources locales, une roquette aurait été lancée contre le jeep dans lequel il se trouvait, à la sortie du centre-ville du territoire de Béni.

D’après des sources militaires, la violence de l’attaque a été telle que le corps du colonel Mamadou Ndala a été difficilement extrait de la jeep en feu. Il a fallu attendre que le feu s’estompe pour pouvoir extirper le cadavre. Pour le moment, les circonstances de la mort du colonel, qui a dirigé d’une main de maître l’offensive contre les rebelles du M23, et était en première ligne avec ses hommes, restent encore floues. Kinshasa évoque une embuscade. « Apparemment, ce sont des ADF-Nalu qui l’ont tué avec deux de ses gardes du corps », a déclaré à l’AFP le porte-parole du gouvernement congolais Lambert Mende, précisant qu’il s’agit d’une « perte immense » pour l’armée et le pays.

Plusieurs thèses sur son meurtre

Mais plusieurs versions se confrontent pour expliquer la mort du colonel congolais. Si Kinshasa évoque un meurtre orchestré par les rebelles ougandais, ce n’est pas le cas de certains observateurs de la politique congolaise contactés par Afrik.com, qui parlent plutôt d’un assassinat politique. « Le colonel Ndala a été tué par le pouvoir qui lui avait demandé de mettre un terme à l’offensive militaire qu’il menait contre les rebelles ougandais de l’ADF-Nalu et de rentrer à Kinshasa. Mais il a refusé d’obéir alors il a été éliminé », affirme cet ancien-conseiller de Désiré-Kabila.

Pour cet observateur qui a souhaité garder l’anonymat, « le colonel Mamadou Ndala a été assassiné dans les mêmes circonstances que son prédécesseur, le général Mbunza Mabe, qui était chargé de traquer les rebelles du M23. Kinshasa avait là aussi parlé d’une embuscade, alors qu’il s’agissait d’un assassinat politique ». D’après ce dernier, « Joseph Kabila élimine tous les responsables militaires qui traquent efficacement les rebelles dans l’est de la RDC pour que le conflit se poursuive et protéger les intérêts d’une poignée de personnes, dont les siens ».

D’autres sources locales affirment que des hommes du propre rang du colonel Ndala pourraient être les auteurs de son meurtre. En attendant, les populations du Kivu sont consternées par la mort de celui qui avait farouchement combattu les milices qui les terrorisaient.

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01 janvier 2014

RDC: Le massacre du 30 décembre 2013

Les images suivantes révèlent l'usage de la force disproportionnée de la part de la police et des FARDC contre des gens armés de simples gourdins. Les Congolais réclament une enquête impartiale pour faire toute la lumière sur ce qui s'est réellement passé le 30 décembre à Kinshasa, à Lubumbashi et dans le Kindu et de rétablir des responsabilités. Ils ont été présentés au public comme étant des terroristes. L'enquête pourra remonter dans le passé de chacun pour savoir s'ils étaient des vrais terroristes ou pas. Voici les images!

massacre du 30

massacre du 30

massacre du 30

massacre du 30

massacre du 30

Massacre à Lshi

lumbamba Kanyiki

 

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31 décembre 2013

RDC: les attaques de Kinshasa, Lubumbashi, Kolwezi et Kindu ont fait 113 morts, selon Lambert Mende

 
Lambert Mende Omalanga, ministre de la Communications et médias de la RDC ce 28/07/2011 à Kinshasa, lors d’un point de presse. Radio Okapi/ Ph. John BompengoLambert Mende Omalanga, ministre de la Communications et médias de la RDC ce 28/07/2011 à Kinshasa, lors d’un point de presse. Radio Okapi/ Ph. John Bompengo

Le bilan définitif de différentes attaques de lundi à Kinshasa, Lubumbashi, Kolwezi et Kindu fait état d’un total de cent treize morts, dont 94 assaillants. Le porte-parole du Gouvernement, Lambert Mende, l’a annoncé mardi 31 décembre lors d’un point de presse à Kinshasa. «Il y a un problème d’efficacité dans la sécurisation des bâtiments publics» en RDC, a-t-il reconnu. L’opposition et la majorité ont déploré le dysfonctionnement des services de sécurité.   

Lambert Mende a affirmé qu’après ces attaques à Kinshasa, Lubumbashi, Kolwezi et Kindu, le bilan était «très lourd» pour la RDC :

«A l’Etat-major général des FARDC à Ngaliema [Kinshasa], seize terroristes ont été tués, deux capturés. Un officier supérieur des FARDC a été tué. A la RTNC, quatorze terroristes ont été tués et dix-sept capturés; parmi lesquels deux gravement blessés sont aux soins. Deux éléments des FARDC ont été tués [et] huit journalistes blessés

A l’aéroport international de N’djili à Kinshasa, selon la même source, vingt-et-un «terroristes» ont été tués et cinq capturés. Deux civils, passagers d’aéronefs en attente de décollages, ont été blessés.

Le ministre Mende a également annoncé le bilan des attaques survenues dans deux villes du Katanga, au sud-est du pays:

«A Lubumbashi, quarante terroristes ont été tués et soixante-seize capturés, en compagnie des deux enfants. Cinq éléments des FARDC ont été tués. A Kolwezi, un terroriste a été tué et soixante-dix autres ont été capturés

A Kindu au Maniema, selon lui, deux «terroristes» ont été encore tués et deux autres capturés.

Failles des services de sécurité

A la question de savoir comment ces groupes d’hommes armés ont pu s’infiltrer dans les lieux stratégiques de la RDC, comme la RTNC au point d’arriver  jusque sur le plateau de la télévision nationale censée bien sécurisé par la garde républicaine, Lambert Mende a répondu :

 
Des assaillants abattus le 30/12/2013 à Kinshasa, lors de l’attaque de la station de télévision nationale(RTNC) par des hommes non identifiés. Radio Okapi/Ph. John Bompengo
Au centre, une vue actuelle du tour administratif de la radio télévision nationale congolaise (RTNC), situé dans la commune de Lingwala, à Kinshasa. Radio Okapi/ Ph. John Bompengo
Une vue du centre ville de Lubumbashi

«Il y a un problème d’efficacité dans la sécurisation des bâtiments publics. C’est l’objet d’une enquête qui est en cours. S’il faut que des sanctions tombent, elles vont tomber. Mais ce qu’il faut retenir, c’est que la force publique n’a pas mis beaucoup de temps à les [assaillants] évacuer

A la RTNC, a-t-il expliqué, les assaillants ont trouvé seulement deux gardes, «les autres étant en période de relèvement [...] Ils connaissaient manifestement bien ce qui se passait. Et ils tiré à bout portant sur les deux jeunes gens.»

«Manque d’anticipation»

Ces événements ont suscité des réactions  dans les rangs de l’opposition. Le sénateur Jacques Djoli du Mouvement de libération du Congo (MLC) a déploré « cette irruption de violence » et demandé qu’une enquête indépendante sur ces attaques presque simultanées:

«Le caractère plus ou moins cohérent des attaques pose le problème d’efficacité des services de sécurité et leur capacité d’anticipation [ainsi que] leur réaction qui semble assez disproportionnée. Il faudra une commission d’enquête parlementaire indépendante, parlementaire ou autre pour  déterminer  les causes de ces attaques, quels son sont ces assaillants […], quelles sont les ramifications et surtout comment les services ont réagi ou n’ont pas pu anticiper

Même son de cloche de la part de la majorité présidentielle. Le député Henri Thomas Lokondo membre estime que les services de renseignements n’ont pas joué leur rôle préventif:

«Il y a un problème central qui demeure, celui du dysfonctionnement des services des renseignements, celui de la prévention et de la dissuasion pour réduire sensiblement ce genre d’actes terroristes. La coordination surréaliste de ces opération en temps réel à Kinshasa, Lubumbashi, Kolwezi et à Kindu pose le problème de l’efficacité maximale de nos services, au niveau de l’armée, de la police et civil

Ce parlementaire a par ailleurs appelé le Gouvernement et le Parlement à une large réflexion sur «la formation continue de ces agents et surtout de moyens appropriés qu’ils doivent avoir, mais qu’ils n’ont pas malheureusement pour étouffer dans l’œuf ce genre d’actions

Une autre réaction, c’est celle du chef de la Monusco, Martin Kobler, qui a condamné fermement ces événements, qu’il a qualifiés d’«inacceptables.»  Il a exprimé ses sincères condoléances aux Forces armées congolaises. Par la même occasion, le Représentant spécial du Secrétaire général des Nations unies a invité les autorités congolaises à faire, au plus vite, la lumière sur ces incidents «regrettables.»

radiookapi.net

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RDC : Un coup d’état d’opérette à la fin de l’année.

Surprenant et subliminale du cœur de l’Afrique – Afrique du taz-éditeur Dominic Johnson

von Dominic Johnson 

Quelle fin de l’année mouvementée pour la République démocratique du Congo:

un "coup d’Etat" présumé a secoué la ville de Kinshasa ce matin. Alors  qu’ il était  apparu complètement ridicule ce matin, par la suite il est apparut   un peu plus complexe que sa première impression, même s’il est encore trop mystérieux pour en  donner un jugement définitif.

Mais le cours des événements révèle beaucoup d’information cachées sur la la manière de fonctionner de la politique au Congo d’ aujourd’hui.

Voici les évenements. A 08h40, selon les témoins oculaires, un groupe d’une dizaine d’hommes en T-shirts, armés de gourdins et "bâtons" pénètrent dans un studio de la télévision d’Etat RTNC de Kinshasa et ils expliquent aux journalistes présent qu’ ils sont " libres " et qu’ils doivent  nécessairement informer le public maintenant à propos de leur message. Dans des scènes chaotiques, quelques minutes avant que le signal transmis soit éteint (prétendument par le gouvernement lui-même), les assaillants prononcent  la phrase "Mukungubila est le roi, Mukungubila est notre libérateur" ( il est venu sauver les congolais du joug rwandais). Qui est Mukungubila?

On verra cela plus tard.

Tout cela aurait pu ne pas être pris au sérieux si presque simultanément on n’aurait pas entendu des tirs à l’arme lourde et légère dans  tous les principaux sites stratégiques de la ville: de  l’aéroport de Ndjili international, à la plus grande base militaire Tshatshi, jusqu’au " Palais de Marbre » (où loger le président) et quelques autres endroits sensibles. Un panique générale éclate à Kinshasa. Les bruits commencent à circuler d’un coup d’état en exécution. Pourquoi? Cela aussi on le verra plus tard.

Le cauchemar qui vivent les Kinois et même les habitants d’autres villes se termine rapidement. Près de trois heures après la première attaque, le ministre de l’Information, Lambert Mende, parle d’une attaque "terroriste" par un "groupe non identifié" et a annoncé le bilan suivant: RTNC – tué 8 des 30 attaquants, 2 arrêtés; aéroport – 10 tués 20 assaillants; état-major général – 16 tués 20 attaquants. fait un total de 34 morts. "Nous n’avons pas l’impression que les attaquants,  avec un tel équipement maigre et un petit nombre,  auraient pu avoir une autre  objecif que celui de de susciter la panique et la terreur à la veille des célébrations du Nouvel An», a déclaré Mende.

Le coup et la logistique etaient certe reduit mais pas si maigres que cela. Des témoins oculaires, en effet,  parlent d’opérations militaires massives contre des adversaires armés soupçonnés opérer dans diverses parties de la ville. Tant à  l’aéroport qu’à la  RTNC sont par la suite signalés des cadavres " rwandophone» (comme si les cadavres pourraient parler…..).

Certains témoins parlent de combats internes entre des unités des forces de sécurité. Impossible d’en savoir plus. Les rumeurs les plus folles commencent à circuler.

D’autant plus que  dans d’autres villes des combats sont signalés. Dans la capitale du Katanga,  Lubumbashi,  ainsi que dans l’importante  ville minière de Kolwezi des échanges de tirs sont signalés. Dans la capitale du Maniema, des prétendus  miliciens Maï-Maï occupent brièvement l’aéroport de la capitale, Kindu.

Le bilan officiel des victimes est revu à la hausse dans la soirée à 52 assaillants morts et trois membres morts des forces de sécurité à Kinshasa et 39 emprisonnés. Une vidéo qui circule sur le net, montre un camion ouvert plein de cadavres sanglants. (le 31/12/2013 l’AFP donne un bilan total de 140 civils tués à Kinshasa et Lubumbashi- ndlr).

Les premiers rapports disent que que les assaillants  avaient annoncé la « libération du Congo des Rwandais » à  la télévision d’Etat RTNC. Ce message n’a pas été  réitérée par la suite. Cette revendication semble se référer à l’accusation que certaines forces politiques lancent contre Kabila d’être un ressortissant rwandais.

1* . Version publiée: Le prédicateur patriotique illuminé Mukungubila dont les  les assaillants «libérateurs» seraient les adeptes, est un chef de culte évangélique du Katanga, où il y a des nombreux de ce genre – la plupart du temps partisans du président Kabila. Joseph Mukungubila Mutombo mène une église appelée "Ministère de la restauration" et ilse fait appler le "prophète de l’éternel" et il se réfère pour cela à deux versets bibliques.

Le premier,  Isaïe 61, 1-2: «L’Esprit du Seigneur est sur moi, parce que il m’a oint. Il m’a envoyé pour prêcher aux humbles, pour guérir le cœur brisé, pour proclamer aux captifs la liberté, prêcher pour réconforter tous ceux qui pleurent la venue de l’année de grâce du Seigneur et le jour de vengeance de notre Dieu, ". et la deuxième aux actes 3, 19-21: "Repentez-vous donc et convertissez-vous, pour que vos péchés soient effacés, afin que des temps de rafraîchissement viennent de la présence du Seigneur……

Mukungubila est né, comme nous le lisons sur Internet, en 1947 à Kisala (Nord-Katanga, la région d’origine de la famille Kabila, avec qui il est censé être, selon une version, lié par des liens de famille) . En 1977 Dieu lui avait rendu visite deux fois et puis il avait fondé son église. En 2006, il rejoint l’élection présidentielle au Congo en 2006 comme indépendant et il s’est présenté sous la bannière «L’élu de Dieu» (Le choix de Dieu) obtenant officiellement 59 228 votes (0,35%) -.

Depuis, il diffuse ses prises de positions politiques sur son site Internet où il va s’attaque  ouvertement au  Rwanda et de toute influence rwandaise suspectée au Congo .

Par exemple, il y  a  écrit une lettre ouverte de Novembre 1996 (le début des guerres du Congo) au dictateur zaïrois Mobutu, dans laquelle il protestait contre les visées du Rwanda  à dominer le pays. Dans des tons millénaristes,  il met en garde contre l’occupation et envisage une armée professionnelle ;  il écrit entre autre  "elle doit fonctionner selon la volonté de l’éternel »".  .  Dans une autre lettre ouverte, le plus en deux parties 5 et 27 Décembre a été publié en 2013, Mukungubila s’insurge contre l’intégration des rebelles du M23 dans l’armée, affirmant qu’il a des soldats rwandais qui prenne position partout dans le pays  - à Lubumbashi, Kindu, Kisangani, Kananga. "Chers compatriotes,  écrit-il, «Nous connaissons tous ces intrigues. Par conséquent, M. Kagame, avec lequel il a menacé la vie du peuple congolais, doit arreter son jeu » conclut-il avec l’appel suivant, qui contient une menace:« La communauté internationale doit nous aider à faire partir  tous les Tutsis rwandais qui sont déversés sur notre région. Les éloigner rapidement est necessaire. Les éloigner immédiatement! Le dernier mot est réservé donc au Seigneur dans le ciel, le propriétaire de la victoire. Nous sommes maintenant prêts à honorer le Dieu éternel pour chanter et danser. " .

On peut supposer que Mukungubila n’est pas juste un électron libre, mais qu’il sert de porte-parole pour une certaine ligne politique, dont le contenu doit être suffisamment clair.

Sa lettre ouverte datée du 5 et 27 Décembre fait reference comme par  pure coïncidence presque à tous les lieux où il a eu des combats aujourd’hui.

Mukungubila a répondu à des événements d’aujourd’hui. Dans un communiqué publié sur Facebook il écrit: Le dimanche soir, 29 Décembre j’ avais distribué aux «enfants» à Lubumbashi des exemplaires de ma Lettre ouverte citée ci-dessus. Ils les ont arrêtés et le lendemain matin, la maison d’un de ses partisans avaient été attaqués à Lubumbashi et  il y avait eu plusieurs morts. Nous avons demandé à la MONUSCO, la mission de l’ONU en RDC,  d’intervenir mais en vain. En signe de protestation, les disciples du Prophète s’étaient ainsi soulevés dans plusieurs villes.  Le Porte-parole de son église ont nié dans des interviews télévisées qu’ils étaient derrière les attaques. "Nous n’avons pas d’armes, nous avons Dieu", a déclaré un porte-parole. L’église elle-même ne faisait que répondre aux attaques contre leur prophète à Lubumbashi.

A en croire cela, Mukungubila serait plus puissant et mieux connectés que le M23 et tous les autres mouvements rebelles du pays. Peut-il être vrai ? Mais comment justifier tous les évenements d’au jour d’hui ?

2. Ce qui est important de souligner ces sont les luttes de pouvoir non résolus au sein du pouvoir kabiliste à Kinshasa. Rappelons que le Président Kabila, dans son discours à l’issue de la concertation nationale le 23 Octobre 2013,  avait annoncé un vaste mais indéfinis et  vague ensemble de réformes. Y compris un nouveau exécutif, un "gouvernement de cohésion nationale» (Gouvernement de la cohésion nationale), élargi à  l’opposition et la société civile; ainsi que d’autres ouvertures  dans les entreprises publiques et services de l’Etat. Initialement il avait donné l’impression que ces changements aller se passer  cette année (2013).

Les  journaux de Kinshasa ce sont régulièrement plaint du retard qui prenaient les reformes ainsi que de l’inertie dans laquelle était placées les institutions de l’Etat.

Cela a été causé par le retard enregistré dans les  négociations avec le mouvement rebelle M23, qui ont abouti à un accord  de paix signé seulement le  12 Décembre 2013. En attendant, les hypothèses les plus folles circulent. Comme celle qui concerne le général François Olengha, qui est considéré comme l’un des artisans de la victoire des FARDC de l’armée nationale contre les rebelles, qui serait nommé désormais chef d’état-major à la place du général Etumba. Le chef intérimaire de la police, le général Bisengimana, enfin confirmé à la place qu’il occupe depuis 2010 à la place de l’ancien chef de la police, John Numbi, suspendu  en raison de sa prétendue implication dans l’assassinat du militant des droits de l’homme Floribert Chebeya. Dans cette vague de changement Matata Ponyo, Premier ministre, serait obligé de quitter son bureau en faveur d’un représentant de l’opposition politique, ou même en faveur d’une personnalité de l’entourage présidentiel … Toutes ces questions empoissonnent l’atmosphere politique à Kinsahsa.

 Le dimanche 29 Décembre . un certain nombre de remaniements ont été annoncés au sommet de la police – pour commencer.

Et en effet, le général John Numbi a finalement perdu son poste – il  était suspendu depuis trois ans et demi - en faveur du général Charles Bisengimana.

Et entre autres choses, on a nommé le nouveau chef de la police à Kinshasa brigadier Célestin Kanyama.

Bisengimana, fils de l’ancien chef de cabinet de Mobutu Barthélémy Bisengimana, vient de la fois puissante famille tutsie dans le pays, avec une ferme dans le Masisi et beaucoup d’influence. Il est considéré comme un lien crucial entre le président Kabila et les Tutsis de l’est du Congo, qui n’ont pas milité dans le M23. Bisengimana s’était mis en exergue  fin 2011 pour réprimer les manifestations à Kinshasa contre la fraude électorale. Son ascension formelle offusque beaucoup de "patriotiques" congolais qui la rejettent…( il sied de rappeler les massacres du 26 novembre 2011 le dernier jour de la campagne électoral à l’aéroport de Ndjili).

Kanyama, un ancien policier de Mobutu province de Kasai, qui a été viré à la dernière seconde avant la chute de Kinshasa en 1997 ,  est surnommé à Kinshasa "Esprit de la Mort"Kuluna qui ont lieu à Kinshasa pendant plusieurs semaines, ont coûté de nombreuses vies(12 exécutions extrajudiciaires ndlr).

Kanyama est en partie responsable de certains assassinats politiques mystérieuses à Kinshasa et aussi de la  disparition et l’arrestation de l’opposant Diomi Ndongala, leader de l’opposition congolaise de la Démocratie Chrétienne gravement malade en prison, récemment hospitalisé en urgence et enlevé des urgences par un commando militaire le 28/12/13 à 23h00 pour être de nouveau emprisonné, au risque de sa vie, après un avc qui n’a pas été soigné.

Kanyama  était également impliqué dans la repression  de la police contre l’opposition après les élections de 2011.

Ces cercles de perdants des nouvelles nominations tous du nord Katanga comme John Numbi , cercles auxquels appartient aussi le "prophète" Mukungubila, auraient pu s’allier.

Le risque pour certaines personnalité  de perdre le pouvoir et l’influence si le président Kabila fait une ouverture politique, est bien établi. Mais au dela des personnalité de l’appareil étatique et de sécurité qui risquent d’être marginalisés, d’autres structures de pression sont apparu dernièrement, comme la milice Maï-Maï, qui commette régulièrement des campagnes terroristes contre la population civile dans le nord du Katanga, la "Bakata Katanga", selon le slogan d’une sécession du Katanga, ce sont à plusieurs reprises attaqué à Lubumbashi et à d’autres villes, et chaque fois ils ont pu rapidement et mystérieusement disparaître ; d’autres groupes de pression sont les églises protestantes, comme celle des «prophètes» Mukungubila

La référence à ces groupes est bien souvent considéré comme une théorie du complot classique à Kinshasa. Le souci d’exhaustivité de notre analyse  veut qu’au dela des groupes de pression mentionné soient cité aussi d’autres élements à prendre en compte pour justifier les récentes déstabilisations:

La lutte pour le pouvoir à la tête de l’armée FARDC affecte également le chef de l’armée limogé Amisi (Tango Fort), qui avait dirigé l’armée au moment où elle allait de  défaite en défaite contre le  M23.

Il a été accusé d’ avoir vendu des armes aux rebelles et aux milices dans l’est du Congo. Amisi n’est pas seulement un vieil ami des anciens chefs rebelles Laurent Nkunda, mais aussi un  de collègue du Général  Kanyama dans la formation militaire à l’École Kananga général de 1990. Amisi et Kanyama seraient entré dans l’ AFDL de Laurent Désiré Kabila en 1997, peu de temps avant la prise de Kinshasa. Depuis quelque temps, circulent maintenant des rumeurs selon lesquels Amisi et ses partisans dans l’armée préparaient un coup d’État et ce matin 30/12/13  certaines sources speculaient sur la préparation d’un coup d’Etat par l’ancien chef d’Etat-major de l’Armée de Terre.

 Quelle est la verité? Une révolte des aigris anti-rwandais? Un coup de semonce du pouvoir de l’élite du Katanga proches du  président Kabila? Une tentative de coup d’Etat par un général déchu avec des complicités dans l’appareil? Ou tous ensembles? Ou rien de tout cela et simplemant un montage de l’appareil d’Etat pour justifier la répression des opposants et d’autres personnalités derangeantes? Personne ne peut le dire avec certitude. 

Pour chaque théorie, il y a  des arguments valables à évoquer. Aucun d’entre eux doit être consideré comme absolu. Quoi qu’il en soit, les objectifs énoncés publiquement à la RTNC pour justifier le coup n’ont pas été atteints. Peut-être les véritables objectifs restent, cependant, très bien cachés.

 TRADUCTION LIBRE DC VIA GOOGLE

de Dominic Johnson

http://blogs.taz.de/kongo-echo/2013/12/30/ein-operettenputsch-zum-jahresende/

 

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 Cette vidéo donne un témoignage à "chaud" de l’implication de certains collaborateurs de haut- gradés dans  les évènements du 30/12/2013. Le militaire que la donne le fait avec extrême spontanéité, citant la présence de gardes du corps et chauffeurs de généraux en fonction parmi les assaillants du 30/12/2013. Ecoutez le témoignage:

 

http://www.youtube.com/watch?v=w5OvdPb52N0&feature=share

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Chaude alerte à Kinshasa

Le carnet de Colette Braeckman

Chaude alerte à Kinshasa : trois attaques en des points stratégiques font 40 morts

« Plus de peur que de mal », ainsi que l’écrivait, un peu vite, un quotidien de Kinshasa, ou un sérieux avertissement au chef de l’Etat qui a du différer son retour de Lubumbashi, son avion n’ayant pu atterrir dans la capitale ?
Lundi matin, Kinshasa s’est à nouveau réveillée dans la peur, secouée par des coups de feu éclatant dans trois endroits différents, le siège de la RTNC (radio télévision nationale), l’aéroport de N’Djili et le siège de l’état major général.
En ces trois lieux, les affrontements ont été brefs, spectaculaires et violents. Vers 8 heures du matin, un groupe d’hommes en civil, armés de machettes et d’armes à feu, se sont introduits dans les studios de la RTNC. Alors qu’ils se glissaient derrière deux jeunes présentateurs, l’antenne fut coupée avant que les assaillants aient pu délivrer leur message. Les inconnus, qui brandissaient des machettes, ont occupé les lieux jusqu’à l’intervention de la police nationale. Au même moment, le quartier général de l’armée était attaqué à son tour ainsi que l’aéroport international de N’Djili, où les avions furent cloués au sol durant plusieurs heures.
Prise de panique, la population reflua en hâte vers les quartiers périphériques tandis que la police et l’armée se déployaient dans le quartier administratif de la Gombe, siège des principales institutions.
En fin de matinée, le ministre de l’ Information Lambert Mende déclara que les forces de l’ordre avaient repris le contrôle de la situation, précisant que les affrontements avaient fait une quarantaine de morts, 16 à l’aéroport, huit au siège de la RTNC, et 16 à l’état major général. Pour lui, cet assaut avait pour objectif premier « de terroriser la population à la veille de la nouvelle année, de semer la panique et la terreur. »
Les assaillants se seraient présentés comme des partisans du chef religieux Paul Joseph Mukungubila, qui s’était présenté aux élections présidentielles au Katanga et qui a installé à Kinshasa le siège de son église évangélique, le « ministère de la restauration ».
Le message que les assaillants auraient souhaité lire faisait allusion à ce pasteur qui avait vivement critiqué la position du gouvernement face aux rebelles du M23, accusant le pouvoir d’avoir signé un accord de paix avec les mutins et capitulé devant les Rwandais. Ce qui n’est précisément pas le cas parce que Kinshasa, se reposant sur sa victoire militaire, n’a signé aucun accord avec les rebelles défaits. Ces derniers se sont repliés en Ouganda où, selon certaines sources, ils auraient repris du service à l’occasion des récentes attaques dans la région de Beni.
A la mi journée, une autre attaque était signalée à Kindu dans la province du Maniéma où un groupe de Mai Mai, des combattants traditionnels, a pris d’assaut une base militaire proche de l’aéroport, avant d’être repoussés par les forces de l’ordre. Ces combattants, dirigés par un certain Caesar qui fut tué lors de l’assaut, se réclamaient eux aussi du pasteur Mukulungubila. A Lubumbashi, des tirs ont éclaté autour de la résidence du religieux, tenu pour responsable des évènements de Kinshasa.
A l’analyse, même si ce dernier ne cachait pas son hostilité à l’encontre du pouvoir, il paraît douteux qu’il ait pu organiser une attaque simultanée en trois points stratégiques de la capitale, ce qui suppose des hommes, de l’argent et des complicités au plus haut niveau des services de sécurité.
L’origine de ces troubles serait plutôt à rechercher dans le camp des mécontents, grossi par plusieurs décisions récentes du chef de l’Etat : le week end dernier en effet, le général Charles Bisengimana, un Tutsi congolais Munyamulenge a été confirmé à la tête de la police nationale, un poste qu’il occupait par interim depuis la suspension du général John Numbi, accusé d’avoir été impliqué dans l ‘assassinat du défenseur des droits de l’homme Floribert Chebeya. Le général Raus Chalwe, un fidèle du régime a été déplacé de son poste dans le Bas Congo pour devenir l’adjoint de Bisengimana tandis que le général Charles Kamanya, apprécié pour sa lutte contre la criminalité, a été nommé chef de la police pour Kinshasa. Ces nominations de personnalités de confiance, connues pour leur efficacité, ont suscité des mécontentements dans les rangs « katangais » où on attend toujours que soit choisi un Premier Ministre qui remplacerait l’actuel Matata Mponyo, toujours en affaires courantes…

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L'attaque de Mukungubila révèle l'échec de la cohésion nationale

Des soldats congolais se dirigeant vers le siège de la télévision d'Etat dans la capitale Kinshasa, le 30 décembre 2013.Avec une centaine d'hommes dans la capitale et quelques centaines encore à Lubumbashi et dans le Kindu, l'attaque de monsieur Mukungubila révèle encore le malaise du peuple congolais face à un pouvoir désormais en décalage par rapport à la volonté populaire. La cohésion nationale voulue par monsieur Kabila  est désormais un pieux rêve qu'il ne pourra jamais réaliser dans un pays où 9 Congolais sur 10 sont opposés à sa présence à la tête de l'Etat. L'attaque de ce 30 décembre est à mettre au passif d'un roi fainéant incapable d'assurer  le bien-être aux Congolais.

Monsieur Mende, le fameux ministre de l'information et porte-parole du gouvernement, connu pour ses mensonges récurrents, a parlé des gens armés de fusils AK-47 et munis de moyens de communication sophistiqués. Mais les travailleurs de la RTNC, témoins de l'attaque de cette entreprise de média public, eux, parlent des gens armés de machettes et des gourdins, incapables même de se servir des fusils abandonnés par quelques militaires en fuite, chargés de protection de cette entreprise de l'Etat.

Mais l'opinion retiendra que cette attaque intervient au lendemain de la nomination de monsieur Bisengimana, un sujet rwandais à la tête de la police nationale, en remplacement de John Numbi accusé par le peuple congolais pour avoir assassiné Floribert Chebeya, activiste des droits de l'homme et son chauffeur Mazana. Le peuple considère cette nomination comme une volonté de monsieur Kabila de naviguer à contre courant afin de renforcer la mainmise des Rwandais sur tout l'appareil de l'Etat. L'attaque du 30 décembre serait donc le point culminant du mécontentement du peuple depuis la mauvaise gestion de la guerre contre le M23, les trahisons successives de monsieur Kabila,  la signature des accords avec le M23 défaits par les armes et  l' emprisonnement sans motif valable de l'opposant Diomi Ndongala, bras droit du président Etienne Tshisekedi. 

Monsieur Kabila, que plusieurs considèrent comme le pantin des Occidentaux, ne pourra plus jamais diriger en toute quiétude le grand Congo aux dimensions continentales. La nomination des Rwandais aux postes-clés de nos institutions plutôt que de lui assurer une certaine sécurité va sûrement le précipiter dans une chute imminente. Car même sans armes sophistiquées, la volonté populaire finira par avoir raison de lui.

Lumbamba Kanyiki

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30 décembre 2013

Coup d’Etat permanent à Kinshasa, il n’y rien à signaler, circulez!

Congoone
Écrit par Raymond LUAULA

La kabilie adore jouer à se faire peur. La stratégie de coup d’Etat permanent a encore une fois de plus été actionnée. Le message à décoder est toujours le même : le pouvoir contrôle la situation.
Quelques heures après des coups de feu tirés ce lundi matin à Kinshasa par des inconnus ( ?) qui avaient occupé la très officielle Radio télévision nationale congolaise (RTNC), Mende Omalanga s’est invité sur la même chaine « occupée » pour inviter les Kinois à vaguer à leurs occupations, comme si rien ne s’était passé.
Sans expliquer ce qui venait de se passer dans la ville-capitale, Mende s’est contenté de souligner que des assaillants, qu’il a qualifiés des terroristes, avaient attaqué ce lundi matin le bâtiment de la RTNC, l’aéroport de Ndjili ainsi que l’Etat-major de l’armée au camp colonel Tshatshi! Selon le porte-parole du gouvernement Kabila, une quarantaine d’assaillants armés (en tout et pour tout) des machettes et de fusils ont été tués par les forces de sécurité.
Curieux tout de même, cette fois-ci, les assaillants ont été assez gentils pour ne pas attaquer la résidence du fermier de Kingakati comme ce fut le cas lors de l’attaque attribuée aux hommes de Faustin Munene le dimanche 27 février 2011.
On se souviendra de ce que rendant compte de ladite attaque, Mende Omalanga, encore et toujours lui, avait affirmé le dimanche 27 février 2011 que six assaillants avaient été tués et que d’autres s’étaient enfouis dans les faubourgs de Kinshasa où ils étaient poursuivis par la garde présidentielle.
Quelques mois après, Kabila Kabange faisait exécuter douze de ses gardes du corps « impliqués » dans ce qui fut présenté comme une tentative de coup d’Etat alors qu’il n’en était rien (lire à cet effet Congoone dans son édition du 9 mars 2011).
Que cet ultime épisode de coup d’Etat permanent intervienne à la veille de la nomination des chiens de garde de la kabilie au sommet de la police nationale, Bisengimana, en qualité d’inspecteur divisionnaire en remplacement de John Numbi dont il assumait l’intérim depuis trois ans, avec Raus Chalwe comme adjoint, et Kanyama comme responsable de la Ville de Kinshasa en remplacement du général Oleko ; cette tentative de coup d’Etat ne peut que rappeler le remake « des mutins de la Voix du Zaïre » dont le régime de l’Aigle de Kawele avait habitué les ex-Zaïrois. Le coup de théâtre de ce matin se veut donc un message destiné à la consommation intérieure : après la neutralisation convenue du M23, Kabila reste seul maître à bord.
Au lieu d’en rire, il faut plutôt en pleurer, car pendant que la kabilie joue à se faire peur, le pays est piloté à vue sans aucune perspective d’avenir si ce n’est la folie de la conservation du pouvoir.
En attendant de connaitre, peut-être un jour, l’identité des assaillants (que certaines spéculations font passer pour des adeptes du gourou Paul Mukungubila) ainsi que leurs revendications, on ne serait pas surpris d’apprendre un de ces quatre matins que ceux qui auraient été appréhendés auraient avoué qu’ils auraient été commandités par Faustin Munene et que leurs actions auraient été financées par Honoré Ngbanda. C’est en tout cas la dernière version qui a été mise en exergue au procès des assaillants de la résidence du fermier de Kingakati en février 2011, qui se déroule à l’ex-prison centrale de Makala à Kinshasa et qui n’a pas fini de livrer tous ses secrets.

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UN COMMANDO MILITAIRE ARRACHE DE SON LIT D’HOPITAL LE DISSIDENT POLITIQUE CONGOLAIS EUGENE DIOMI NDONGALA.

diomi aux urgences
FLASH DU 28/12/2013 A 22H30

DES MILITAIRES DE LA GARDE REPUBLICAINE VIENNENT D’ARRACHER DE SON LIT D’HOPITAL AUX SOINS INTENSIFS DE LA CLINIQUE NGALIEMA LE DISSIDENT POLITIQUE CONGOLAIS EUGENE DIOMI NDONGALA. ILS ONT ARRACHE SA PERFUSION ET ILS L’ ONT PLACE DE FORCE SUR UNE CIVIERE. LES MILITAIRES EN QUESTION ETAIENT LOURDEMENT ARMES ET ILS ONT BRUTALEMENT ELOIGNE TOUS LES PRESENTS DONT DES DEPUTES ET DES DEFENSEURS DES DROITS DE L’ HOMME.

IL SIED DE RAPPELER QUE LE PRESIDENT NATIONALE DE LA DEMOCRATIE CHRETIENNE AVAIT ETE HOSPITALISE LE 27/12/2013 A 13H00 A LA CLINIQUE NGALIEMA A LA SUITE D’UN AVC.

LE MATIN DU 28/12/2013 A 9H00 LES MEDECINS DE LA CLINIQUE NGALIEMA  LUI PRESCRIVENT UNE BATTERIE D EXAMENS DONT UN SCANNER CERABRALE, UN SCANNER CERVICALE, UNE RADIO DE L’ EPAULE DROITE ET DES EXAMES BIO-MEDICAUX.
LES MEDECINS DONT LE DR. MAKENGO CONFIRMENT AUSSI L’HOSPITALISATION DE DIOMI NDONGALA AU PAVILLON 2 POUR LUI ADMINISTRER LES SOINS URGENTS NECESSAIRES ET POUR QU’IL PUISSE SUBIR TOUS LES EXMENS PRESCRITS AINSI QUE DES SEANCES DE  KINESITHERAPIE.
VERS 10H00 LES MEMBRES DE LA FAMILLE DIOMI SONT SURPRIS D’APPRENDRE DES MEMES MEDECINS DONT LE DR. MAKENGO QUE TOUT A  CHANGE:
DIOMI NDONGALA NE SERA PLUS PRIS EN CHARGE PAR LA CLINIQUE NGALIEMA ET IL EST PREVU QU’IL RENTRE AU CPRK SANS AUCUNE PRISE EN CHARGE MEDICALE. LES MEDECINS DEMANDENT MEME DE REMETTRE LES ORDONNANCES MEDICALE PRESCRITES AINSI QUE CELLE PRESCRIVANT  LES SCANNER ET LES RADIOS QUE LE PRESIDENT DIOMI NDONGALA DEVAIT SUBIR, RESTITUTION QUE LA FAMILLE DIOMI REFUSERA DE FAIRE.
VOILA POURQUOI DES MEMBRES DE LA FAMILLE DIOMI,  ACCOMPAGNES DE LEUR AVOCAT DEMANDENT DE VOIR L’ADMINISTRATEUR INTERIMAIRE DE L’HOPITAL – LE TITULAIRE ETANT ABSENT – ET CELUI-CI CONFIRME SANS DETOUR A SES INTERLOCUTEURS QUE DES PRESSIONS SONT EXERCEES SUR LES MEDECINS POUR NE PAS SOIGNER LE DISSIDENT POLITIQUE EUGENE DIOMI NDONGALA ET LE RENVOYER AU CPRK DANS L’ETAT OU IL SE TROUVE LE MATIN DU 28/12/2013, CONTRAIREMENT A L’AVIS DES MEDECINS TRAITANTS.

DANS LE MOMENT OU CE COMMUNIQUE EST REDIGE NOUS NE SAVONS PAS OU LE PRESIDENT DIOMI NDONGALA A ETE CONDUIT "MANU MILITAIRI" ET EN ETAT D’INCONSCIENCE.

LA DEMOCRATIE CHRETIENNE CONDAMNE AVEC LA DERNIERE ENERGIE L’ATTITUDE INHUMAINE DU REGIME KABILA QUI VEUT TUER DIOMI NDONGALA LUI REFUSANT UNE PRISE EN CHARGE MEDICALE APRES UN AVC, ACCIDENT VASCULAIRE CEREBRALE. NOUS CONDAMNONS AUSSI LA DIRECTION DE LA CLINIQUE NGALIEMA POUR SE PLIER PASSIVEMENT AUX INJONCTIONS POLITIQUES ACCEPTANT AINSI DE SACRIFIER LA VIE D’UN PATIENT EN VIOLATION FLAGRANTE DE LA DEONTOLOGIE MEDICALE.

LA DEMOCRATIE CHRETIENNE CONSIDERERA COMME RESPONSABLES TANT LE REGIME KABILA QUE LA DIRECTION DE LA CLINIQUE NGALIEMA POUR TOUT CE QUI ARRIVERA A DIOMI NDONGALA, MANIFESTEMENT CONDAMNE A MORT PAR LE POUVOIR INHUMAIN EN PLACE A KINSHASA.

VERITE ET JUSTICE POUR LE CONGO
MARC MAWETE,
PORTE PAROLE
SCANNER CEREBRAL 001

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20 décembre 2013

Kabila ou le roi fainéant

imageMême son propre camp ne le comprend plus, tellement il brille par un déficit criant de communication et une passivité propre à un octogénaire. C'est l'extérieur, entendez ceux qui le maintiennent là où il est qui doivent le pousser à bouger dans un sens ou dans l'autre.

Tenez! Après la défaite cuisante du M23, les autres groupes rebelles se sont défaits et rendus en masse. Ces ex-rebelles, jusqu'aujourd'hui, ne sont pas pris en charge par le gouvernement de Kabila. Il n'existe aucun plan prévu pour leur démobilisation et réinsertion dans la vie sociale. Si les dispositions ne sont pas prises à temps, ils reprendront inévitablement le chemin de la brousse pour d'autres rebellions. C'est monsieur Kobler, le chef de la MONUSCO qui vient rappeler au gouvernement de prendre des dispositions pour encadrer ces gens. L'opinion se rappellera que, quelque temps après sa prise des fonctions, parlant de la sécurité nationale, monsieur Kobler a rappelé que c'était à la RDC premièrement d'assurer la sécurité des hommes et de leurs biens sur toute l'étendue du territoire national. Ce qui revient à dire que si insécurité, il y a, c'est que le gouvernement ne joue pas son rôle! Et qui est le chef du gouvernement?

Le 23 octobre dernier, monsieur Kabila annonce la composition d'un gouvernement "d'union nationale" à l'issue des controversées concertations nationales. Jusqu'aujourd'hui, le dit gouvernement se fait attendre. Pour lui, le temps ne compterait pas! 

Dernièrement, lepotentiel annonçait que l’administrateur de l’Agence américaine pour le développement international (USAID), Rajiv Shah. conditionnait le financement de la construction d'Inga III aux reformes politiques en RDC. Par ailleurs, plusieurs résolutions dont fameuse résolution 2098 d'Addis-Abeba insistent sur ces reformes que doit entreprendre Kabila pour désamorcer la crise issue des élections de 2011. Le roi fainéant dort toujours.

On se rappellera qu'après la débandade du M23, c'étaient messieurs Paluku, gouverneur du Nord-Kivu et Kobler de la MONUSCO qui s'étaient rendus dans les zones libérées pour consoler la population et faire un état des lieux. Monsieur Kabila, "commandant suprême" s'y est rendu un mois plus tard! Qui dirige la RDC?

Le 13 décembre dernier, Kabila s'est rendu dans le Kasai Oriental pour une "visite d'inspection". Un cahier de charge l'attendait avec des promesses non tenues faites lors de sa campagne électorale de 2011. Nous ne serons pas étonnés d'apprendre qu'il se rendra dans le Kasai Occidental pour le suivi des travaux inexistants de construction du barrage sur les chutes Katende!

Vous avez dit que le Congo est à la dérive? Le roi fainéant très narcissique dort et prend ses rêves pour des réalités. "Je leur ai donné les cinq chantiers du président, la révolution de la modernité, etc. Que veulent-ils encore de moi? Qu'ils me laissent dormir et ronfler!"

Lumbamba Kanyiki

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19 décembre 2013

LETTRE N°1 D’EUGENE DIOMI NDONGALA AUX CONGOLAIS: "CE QUI TUE EN MASSE LES CONGOLAIS EST LA PEUR"

lettre aux congolais

EUGENE DIOMI NDONGALA : « MON ENGAGEMENT POLITIQUE POUR LE CONGO DEMEURE LIBRE,  VOILA POURQUOI JE LANCE A PARTIR D’AUJOURD’HUI CETTE RUBRIQUE EDITORIALE SUR LA RDC ET LES QUESTIONS POLITIQUES MAJEURES QUE JE VEUX COMMENCER A TRAITER SYSTEMATHIQUEMENT A PARTIR DE MA CELLULE OU JE SUIS ILLEGALEMENT EMPRISONNE EN TANT QUE PRISONNIER POLITIQUE.

EUGENE DIOMI NDONGALA :
 LETTRE AUX CONGOLAIS, N° 1
CE QUI TUE EN MASSE LES CONGOLAIS EST LA PEUR.
LA RDC EN PLEINE ENTROPIE POLITIQUE
Les images de Kabila embourbé dans la boue jusqu’u cou à l’Est de la RDC est une image qui est restée gravée dans mon esprit, car elle symbolise parfaitement l’état d’apathie dans lequel se trouve mon pays en ce moment :
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les accords politiques avec la communauté internationale, avec les rebelles, s’additionnent mais la RDC, plutôt que reprendre le chemin de la remise sur les rails du processus de démocratisation, semble œuvrer dans le sens contraire : la mise en place d’une dictature à vie.

Les Concertations nationales, en tant que forum politique complétement « téléguidé » ont donné lieu quand même à quelques allures d’espoir de redynamisation de la vie politique interne du pays. Mais, comme d’habitude, au-delà des grands discours et des chorégraphies folkloriques habituelles, les congolais ont vite compris que le pouvoir kabiliste ne veut pas respecter ses propres engagements souscrits par sa propre majorité lors de ce forum politique largement boycotté, d’ailleurs,  par l’opposition politique.
Un cas frappant de cette inapplication systématique est celui de la libération des prisonniers politiques, dont la résolution des concertations nationales reste inappliquée à ce jour.

Alors que l’Accord-Cadre d’Addis-Abeba prône la réconciliation nationale et la relance du processus de démocratisation, brusquement interrompu par la fraude électorale à grande échelle des élections de novembre 2011, nous assistons, en toute vraisemblance, à un processus contraire, avec, à  la clé, une prévisible révision constitutionnelle pour éterniser Joseph Kabila à la tête de la RDC.

Cette image de Kabila qui pousse son 4×4 dans la boue des pistes de la province Orientale hante mon esprit car elle est représentative de l’impasse politique actuelle.
La politique de faux habillage dialectique est toujours d’actualité alors que le manque de dialogue entre la vraie opposition et « majorité » issu de la fraude électorale est incontestable.
Au moment où j’ écris mes réflexions que, en toute modestie, je désire partager avec mes compatriotes, il me semble qu’un vide de pouvoir s’annonce en RDC, un vide à peine colmaté par le dynamisme du nouveau représentant spécial du S.G. de l’Onu en RDC, le « vert » Martin Kobler, qui d’ailleurs semble être puni par le refus de Kabila de le rencontrer depuis son accréditation…
Si l’on gratte la surface de la fine couche de peinture étalée pour cacher la passivité kabiliste, on se rend vite compte que ce pays est actuellement sans un vrai gouvernement, l’actuel étant « de facto » démissionnaire » ; avec une assemblée nationale et un sénat en vacance alors que le budget de l’ état pour 2014 n’est pas voté et surtout avec la signature par le CIRGL/SADC d’un conclusion des pour-parler de Kampala alors que l’application essentiel de cet accord – qui veut cacher son nom à cause d’une diatribe byzantine dont la « Kabilie » détient le secret – comme la démobilisation des combattants insurgés de tout bord (m23, mai-mai  etc.) demeure sans prise en charge à ce jour :

combien de temps encore ces insurgés qui se sont rendus résisteront à dormir à la belle étoile, sans nourriture et sous la pluie, avant de reprendre le chemin de la brousse ?

Sans vouloir entrer dans les détails de l’opportunité ou moins de signer l’accord de paix avec le M23 plutôt qu’avec ses parrains, il ne faut pas oublier que le prétexte du lancement de la rébellion/agression fut la non application des accords précédents de mars 2009. Des lors, il me semble nécessaire au moins de ne pas se replacer dans la position, encore une fois, en signant des accords, devant une  pléthore de témoins internationaux, et par la suite de ne pas donner application à ces engagements souscrits au nom de la république.
Sans DDR, plan de démobilisation,  et Amnistie, la RDC ne fera que se placer, encore une fois, dans la même position de mars 2009 et, en toute vraisemblance, les mêmes préalables donneront lieu à des nouveaux prétextes visant la déstabilisation permanente de la RDC.
En d’autres termes, « nul novo sub soli », malgré l’application systématique de la politique du maquillage esthétique à la consommation extérieure :
-        aucune fracture politique n’est colmatée ;
-         le choix de la politique économique dite de la « modernité » à la place de la promotion du développement qui passe par la construction des infrastructures de base, la promotion de l’agriculture et le démarrage de l’industrialisation du pays, demeure à la base des basses performances économiques de la RDC, en terme de revenu pro-capita et même d’indice de développement humain, IDH, le plus bas au monde.

Dans ces conditions, les congolais demeurent dans le désespoir pour le futur de leur pays, dont certaines puissances visent ouvertement la désintégration prétextant l’incapacité du régime actuel – qu’elles-mêmes soutiennent – de gouverner la RDC.

Les congolais doivent apprendre à oublier la peur et comprendre que leur futur est en danger.

Kinshasa, Cprk, 19/12/2013
Votre compatriote,
Eugène Diomi Ndongala,
Prisonnier Politique en RDC

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