16 juillet 2014

Le pouvoir de Kinshasa à genoux devant Sassou Nguesso

kabila

La mission de Léon Kengo sur l’autre rive du fleuve Congo ayant échoué
Quelle humiliation pour la RDC qui, malgré le message de Kabila à son homologue d’en face, a vu encore hier débarquer une autre vague d’expulsés au Beach Ngobila

Débordé par le nombre d’expulsés du Congo qu’il est incapable d’entretenir sur son territoire, le gouvernement de la RDC a sollicité un moment de trêve auprès de Sassou pour qu’il puisse s’organiser et agir en conséquence !

Le président du Sénat Léon Kengo wa Dondo a été chargé par Joseph Kabila d’aller à la rencontre de son homologue Denis Sassou Nguesso dans son ranch privé situé à Oyo à environ 500km au Nord de Brazzaville ! L’entretien entre les deux personnalités a eu bel et bien lieu samedi dernier juste au moment même où le chef de l’Etat du Congo de l’autre rive du fleuve célébrait le 32ème anniversaire du décès de sa mère.

Au menu, figurait la demande d’un moment de trêve auprès de Denis Sassou Nguesso afin de permettre au pouvoir établi à Kinshasa de mieux s’organiser pour prendre en charge ses compatriotes expulsés de Brazzaville !

S’adressant samedi dernier à la presse du pays hôte, Kengo wa Dondo a déclaré, nous citons :  » Je suis porteur du message du président Joseph Kabila à son homologue Denis Sassou Nguesso, lequel demande à ce dernier de suspendre l’opération  » Mbata ya mokolo « , la RDC n’étant pas préparée pour accueillir un aussi grand nombre de personnes sur un espace aussi étroit qu’est la ville de Kinshasa  » !
L’Aveu d’impuissance
d’un Etat !

Les paroles prononcées par le président du Sénat de la RDC valent leur pesant d’or car elles sonnent comme un aveu officiel d’impuissance d’un Etat face à ses responsabilités.

En effet, la RDC n’est pas préparée pour accueillir autant de compatriotes qui viennent d’être expulsés par le gouvernement du Congo voisin à un moment inattendu.

Mais qui avait dit que  » gouverner  » c’est prévoir ? Qui avait dit que l’art de la guerre s’apprend lorsque celle-ci est encore très loin ? Qui avait dit, enfin, que celui qui veut la paix prépare la guerre ?

La RDC s’est fortement humiliée devant la République du Congo à travers la mission effectuée dernièrement par Léon Kengo wa Dondo auprès du président Sassou Nguesso en donnant la mesure de l’impéritie de ses gouvernants qui dirigent sans tenir compte des impondérables. On ne peut comprendre par exemple comment un pays peut construire une ville sans prévoir la mise en place des structures de lutte contre les incendies et les inondations. Comment on peut construire une maternité sans prévoir un service pédiatrique ou de chirurgie obstétricale, etc.

Denis Sassou Nguesso est président d’un Etat indépendant et souverain. Que va-t-il se passer si ce dernier refusait d’accéder à la demande de trêve des autorités de la RDC après avoir pris les avis et considérations de son parlement et son gouvernement ?

D’ailleurs, c’est ce qui est malheureusement arrivé car, hier lundi 12 mai 2014, alors que Kengo venait de retourner à Kinshasa, Brazzaville a poursuivi ses opérations de refoulement des RD Congolais de son territoire. Ce qui veut dire que le message de Kabila envoyé à Sassou n’a eu aucun effet.

Il y a donc lieu de dire que derrière cette vague d’expulsions des Congolais de la RDC, il y a anguille sous roche.

Par Kambale Mutogherwa

 

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Artistes congolais de l’étranger : les oubliés de l’histoire officielle

 

---Culturel20

A l’initiative du ministère de la Jeunesse, Sports, Culture et Arts, dirigé par Baudouin Banza Mukalayi Sungu, le 1er prix national du mérite de la culture et des arts a été remis, le vendredi 4 juillet 2014 au salon du Grand Hôtel de Kinshasa, à 74 lauréats du monde culturel congolais.

Une démarche somme toute louable, car il est indécent d’attendre toujours le jour des funérailles de leur disparition pour leur rendre hommage. Mais force est de constater que les artistes congolais de l’étranger ont été purement et simplement exclus de cette grand-messe.

Le  prix du mérite national de la culture et des arts remis    à 74 lauréats du monde culturel congolais

L’oubli posthume pour une certaine catégorie d’artistes congolais a-t-il déjà commencé de leur vivant ? La RDC a-t-elle banni de l’histoire les créateurs et acteurs culturels congolais ayant choisi de résider à l’extérieur du territoire national ? Telles sont les questions que bien d’observateurs, amoureux de l’art et de la culture congolaise se posent depuis la fin de la cérémonie du 4 juillet dernier primant 74 artistes congolais vivant au pays. Très partielle la sélection ?

En effet, le spectacle présenté par les organisateurs de cette cérémonie montre,  à bien des égards, que le titre d’ambassadeur de la culture congolaise revient au seul artiste congolais qui réside en RDC, et rien qu’à lui. Celui qui vit en dehors du pays n’est plus considéré comme tel. Il faudrait donc résider en RDC pour mériter une reconnaissance nationale. Ecœurant !

Un artiste résidant à l’étranger est-il moins artiste et moins congolais que son collègue vivant en RDC ? Nul ne saurait se hasarder avancer une telle ineptie.

Les exemples de récompenses attribuées aux nationaux résidant à l’étranger sont légion. Le saxophoniste et chanteur de World Jazz, Manu Dibango, résidant en France depuis plus de 50 ans, est souvent primé par l’Etat de son pays d’origine, le Cameroun.

LES MARGINAUX

La cérémonie à laquelle le public a assisté au salon du Grand Hôtel de Kinshasa en dit long sur l’ostracisme -le mot n’est pas assez fort- dont sont victimes les artistes congolais de l’étranger de la part de l’Etat congolais. Ils sont tenus à la marge. Voilà comment l’histoire de la culture et des arts de la RDC s’écrit de façon partielle !

Pourtant, grand nombre d’entre eux ont marqué de leur empreinte le monde de l’art et de la culture congolaise. Ils exercent -pour la plupart- depuis plus de 40 ans et ont créé des œuvres de grande valeur artistique qui ont fait la fierté de la RDC en Afrique et dans le monde. Les preuves absolues de leur création et activités artistiques existent bel et bien.

En RDC, qui peut ignorer l’ingéniosité, la créativité d’un artiste musicien de la trempe de Mavatiku Visi Michelino ? Le savoir-faire de Ray Lema, un artiste musicien de renommée internationale ?  Les talents des artistes musiciens tels que Papa Noel Nedule, Roxy Tshimpaka, Rigo Star Bamundele, Beniko Popolipo, Bongo Wende ? Les prouesses vocales des chanteurs comme Sam Mangwana, Josky Kiambukuta, Lokombe, Danos Canta Nyboma, Kanda Bongo, Dona Mobeti, Wuta Mayi, Bumba Massa, Matolu Dode Papy Tex ? L’exubérance scénique du trio Madjesi (Mario, Djeskain, Sinatra) ? La créativité de l’auteur dessinateur Serge Diantantu ? Les œuvres théâtrales des artistes-comédiens Mpeti Mpeya dit Mangobo, Monzali et Siatula ? La liste est loin d’être exhaustive.

Toutes ces célébrités ne sont pas des congolais ou artistes de seconde zone. C’est le moins que l’on puisse dire ; ils sont congolais, créateurs et acteurs culturels au même titre que leurs collègues vivant au pays.

Il est juste et honnête de reconnaitre qu’un artiste congolais résidant à l’étranger est un artiste congolais à part entière. Il a donc droit au même traitement de faveur que son collègue vivant au pays. Il appartient à la RDC. Résider à l’étranger n’est pas une tare !

BANNIR LA DIFFERENCE

L’idée selon laquelle l’occident serait le « cimetière » des artistes congolais demeure ancrée dans les esprits. C’est faux. Les artistes congolais de l’étranger continuent à créer comme leurs collègues vivant en RDC. Ils sont avant tout artistes et passionnés de leur métier.

Les deux catégories d’artistes congolais- comme on semble les parcelliser -ne sont pas des concurrents. Que nenni. A paris, dans les studios d’enregistrement -pour parler des artistes musiciens et chanteurs-,  ils ont souvent travaillé ensemble et sont amis. De plus, ils sont tous victimes de la « Fatwa » décrétée par des « Combattants » (interdiction de donner des concerts en Europe et en Amérique).

Il est vraiment temps de bannir la différence entre les artistes congolais de l’étranger et leurs collègues qui évoluent au pays. Ils sont tous des congolais et appartiennent à la même corporation ; ils participent tous, chacun dans sa spécialité, à la valorisation de l’art et de la culture congolaise et ont démontré la force de leurs productions avec des œuvres admirées à travers le monde.

Et tous aspirent à une seule chose : vivre du fruit de leurs œuvres. Il revient donc au ministère de la Jeunesse, Sports, Culture et Arts de travailler dans ce sens ; de mieux organiser la vente des produits de l’art et de la culture congolaise et leur permettre ainsi  d’en tirer le profit mérité. Pour leur plein épanouissement et leur bonheur.

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Goma: opération de contrôle de permis de séjour pour étrangers

 

---DGM20

La police des étrangers de la Direction générale des migrations (DGM) a lancé mardi 15 juillet à Goma (Nord-Kivu) l’opération de contrôle des permis de séjour pour les étrangers touchant particulièrement les ressortissants des pays de la région des Grands Lacs.

Ceux d’entre eux qui étudient ou travaillent en RDC et ne possédent pas encore ce document, seront soumis au payement des amendes, préviennent les responsables de la DGM cités par Radio Okapi.

La plupart des étrangers concernés par cette opération sont  premièrement des Rwandais déjà identifiés et leurs lieux de travail connus, indiquent les responsables de la Direction générale des migrations. Mais l’opération devra s’étendre à d’autres étrangers, assurent ces mêmes responsables.

Ainsi, la  police des étrangers, appuyée par celle des frontières, va passer à chaque endroit où travaillent ces étrangers pour le contrôle des permis de séjour. Ceux qui ne seront pas en règle seront soumis, dès ce mercredi, au payement des amendes allant de 100 à 150 dollars américains, avisent les responsables de la DGM.

Cette opération risque cependant de connaître quelques difficultés, ont fait savoir d’autres sources, expliquant que beaucoup de Rwandais Rwandais possèdent à la fois les pièces d’identité rwandaise et congolaise qu’ils acquièrent on ne sait par quel miracle, la nationalité congolaise étant une seule et indivisible.

Une fois sur le sol congolais, ils se servent des cartes d’identité congolaise, ce qui risque de semer de la confusion.

Au moins quatorze mille étrangers traversent quotidiennement la frontière congolo-rwandaise, pour la RDC, à partir du poste appelé ”Petite barrière”. Parmi eux, au moins six mille Rwandais travaillent ou étudient au Congo.

D’autre part, au niveau du poste frontalier dit” Grande barrière”, ce sont plus de mille Rwandais travailleurs et étudiants qui quittent quotidiennement la ville randaise de Gisenyi pour  celle de Goma, capitale de la province du Nord-Kivu.

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Calendrier électoral ou réforme de la Constitution : RDC, Paris évoque l’angle de la stabilité et sécurité !

 

Ambassadeur francais

*‘’Plutôt que de vous parler de calendrier électoral ou de réforme de la Constitution, je voudrais aborder cette question sous l’angle de la stabilité et de la sécurité. En effet, pour se développer, un pays, quel qu’il soit, a besoin de ces deux piliers pour réussir à enclencher une dynamique positive.

La stabilité n’est pas synonyme de statu quo. La stabilité, c’est le fonctionnement régulier des institutions et des pouvoirs publics, le respect des libertés publiques consacrées par la Constitution. La stabilité dans une démocratie, c’est aussi le respect des prérogatives et de l’indépendance des différents organes qui ont, chacun dans leur sphère propre, un rôle éminent à jouer : le législatif, l’exécutif et le judiciaire. C’est,  enfin,  le respect d’une règle de base du fonctionnement de toute démocratie : la possibilité d’une alternance au pouvoir, sanctionnée par des élections libres, transparentes et inclusives. Je ne me pose pas, en disant cela, en donneur de leçons et encore moins de prescriptions. Je veux seulement rappeler quelques règles de base, qui s’appliquent tout autant au Nord qu’au Sud de l’Equateur, à l’Est comme à l’Ouest du Méridien de Greenwich. Aucune démocratie n’est parfaite. Chacune a ses vices et ses vertus, ses défauts et ses qualités. Mais,  une chose est sûre : quel que soit le parallèle sur lequel on se trouve, le développement économique et social passe par le respect d’un minimum de règles de vie commune. Et ces règles, que chaque pays se fixe librement, ce sont les lois de la République, à commencer par la 1ère d’entre elles : la Constitution. Aucune Constitution n’est intangible. La nôtre, celle de la Vème République, a d’ailleurs connu de nombreuses modifications au fil du temps. Mais,  derrière la Constitution, il y a son fondement, qui est le consensus national autour de règles communément admises de fonctionnement de la société et des pouvoirs publics’’. Tel est l’extrait essentiel qu’il convient de retenir du discours du 14 juillet 2014  de M. Luc Hallade, Ambassadeur de France en RD. Congo qui, en passant, a félicité les membres de la nouvelle Cour Constitutionnelle nouvellement nommés. Dans cette édition, découvrez, in extenso, la quintessence de ses propos en rapport notamment,  avec l’état des lieux au sujet de relations entre Paris et Kinshasa.  

 
DISCOURS DE M. LUC HALLADE A L’OCCASION DE LA CELEBRATION DE LA FETE NATIONALE FRANCAISE

Kinshasa, le 14 juillet 2014

Messieurs les Présidents du Sénat et de l’Assemblée Nationale,

Mesdames et Messieurs Les Ministres,

Mesdames et Messieurs les Parlementaires,

Monsieur le 1er Président de la Cour Suprême,

Monsieur le Procureur Général de la République,

M. le Gouverneur de la Ville-Province de Kinshasa,

Chers Collègues membres du corps diplomatique,

Messieurs les Officiers Généraux,

Distingués invités,

Chers compatriotes,

Mesdames et Messieurs,

 Je voudrais tout d’abord vous remercier d’avoir répondu aussi nombreux à notre invitation, mon épouse Osvalde et moi-même, à venir célébrer dans les jardins de la Résidence de France notre fête nationale.

Remercier aussi les sponsors : le Club Français des Affaires, partenaire traditionnel de cette manifestation, et notamment les sociétés ou groupes ci-après : DISTRITEC ; TFM ; NESTLE ; BIAC ; CFAO ; BOA ; KPMG ; BIVAC ; DELMAS RDC (CMA/CGM) ; ORIONCOM ; AIR France ; CMK ; SOFITAM ; BOLLORE AFRICA LOGISTICS; AGS ; CAF’CONC ; PERENCO ; DFSN ; ORANGE RDC ; KIBALI MINING SERVICES (BOUYGUES), BRACONGO. Une « mention spéciale » pour le groupe ACHOUR, et la Société AGB, qui ont apporté un soutien complémentaire apprécié par les temps qui courent, ainsi qu’à la PNC et la Société G4S qui assurent votre sécurité.

Et tous nos remerciements au Caf’Conc, à Noël CAMILLIERI et à son équipe, qui ont assuré comme à l’accoutumée la préparation du somptueux buffet sur lequel vous attendez tous de vous précipiter. Rassurez-vous : il y en aura pour tout le monde…

Cette année, en accord avec nos sponsors, nous avons renoué avec une tradition républicaine : celle d’accueillir tous les français, enregistrés au Consulat ou sur  Ariane (pour ceux en mission ou de passage). Ce n’est pas exactement conforme aux instructions reçues, qui incitent à restreindre le nombre d’invités pour des raisons d’économie, mais je me réjouis que nous ayons pu ainsi ouvrir cette belle résidence à ceux qui n’ont pas toujours l’occasion d’y venir.

Merci enfin à tous ceux qui ont contribué à l’organisation de cet événement : personnels de l’Ambassade, de la Résidence ou de l’Institut français, ainsi qu’à la chorale Mgr Luc Gillon et à l’orchestre Jaffroz, qui agrémenteront cette soirée en musique.

Après les remerciements, place à quelques réflexions personnelles, après trois années passées comme Ambassadeur de France en RDC. J’axerai mon propos autour de trois sujets qui me paraissent illustrer à la fois les enjeux et les défis d’une relation bilatérale forte, dense et riche entre la France et la RDC :

    L’ENA congolaise, qui vient de naître ;
    La semaine française qui s’est tenue fin mai ;
    Et enfin, le triangle élections-stabilité et sécurité.

L’ENA tout d’abord.

En France, l’ENA et les énarques sont souvent décriés aujourd’hui. Il faut cependant se souvenir qu’au lendemain de la 2ème guerre mondiale, dans un pays déchiré par 6 ans de conflit meurtrier, une des 1ères décisions des nouvelles autorités a été de créer une école républicaine, fondée sur le mérite et qui a fourni à la France plusieurs générations de hauts fonctionnaires qui ont rebâti une Administration moderne, impartiale et efficace.

Je salue la décision prise par le Gouvernement congolais de s’inspirer de cet exemple en fondant une ENA congolaise, dont la 1ère promotion de 60 futurs hauts fonctionnaires a effectué sa rentrée, dans des locaux rénovés et adaptés, le 1er juillet dernier.

Je leur souhaite plein succès dans leurs futures fonctions, eux qui seront en quelque sorte le levain et j’espère la fierté d’une nouvelle Fonction Publique attachée aux vertus républicaines et au service de l’Etat.

La RDC a besoin de rebâtir son Administration, après des années de crises et de conflits qui ont corrompu et dévoyé le sens et la notion de « service public ».

Je suis fier qu’avec d’autres partenaires, sous la houlette du Gouvernement de M. MATATA PONYO et notamment,  d’un Ministre de la Fonction Publique volontariste et déterminé, nous ayons pu apporter notre pierre, notre contribution à cet édifice encore jeune mais prometteur, à ce projet titanesque : rebâtir une Administration performante, efficace et qui assure, sur l’ensemble du territoire, la mise en œuvre effective des politiques publiques.

Longue vie donc à l’ENA congolaise, symbole du renouveau d’un Etat au service des citoyens.

Nous continuerons, M. le Ministre, à vous soutenir et vous accompagner dans cette œuvre salutaire et indispensable.

Après l’ENA congolaise, la semaine française. Pour la 1ère fois, l’Ambassade de France, la CCIFC, et l’Institut français, ont organisé, du 26 au 31 mai derniers, une « semaine  française », au lendemain de la visite réussie du Président KABILA en France le 21 mai.

Cette manifestation a d’abord été un succès populaire : près de 10 000 visiteurs ont fréquenté le site de cette semaine française en 6 jours. C’est considérable.

Elle a ensuite - et surtout - montré, à travers la vingtaine de stands d’entreprises françaises installées en RDC, les tables-rondes très animées et rehaussées de la présence de plusieurs ministres - que je remercie  pour leur disponibilité, les nombreux événements culturels organisés à cette occasion, que la France est bien présente et active en RDC.

Mais au-delà de cette manifestation réussie et qui sera certainement renouvelée, le message que nous avons voulu faire passer a je crois été entendu et j’espère bien compris.

Ce message, c’est la foi dans le développement économique de la RDC et l’espoir que les entreprises françaises pourront y participer et y contribuer.

Il est en effet anormal - je n’hésite pas à le dire, même si les responsabilités sont évidemment partagées - qu’aussi peu d’entreprises françaises soient présentes en RDC, alors même que plusieurs manifestent, quelquefois depuis plusieurs années, leur volonté de développer leurs activités et leurs investissements au Congo.

Je souhaite donc que dans l’année à venir, de nouveaux projets aboutissent et que les entreprises déjà présentes puissent se développer sans entrave. Il faut pour cela que des décisions soient prises, sur des dossiers qui ont trop longtemps tardé. Et aussi que les groupes ou dirigeants français ne soient pas traînés en justice sous de faux prétextes, avec quelquefois - il faut bien le dire - des menaces à peine voilées sur leurs personnes ou les intérêts de leurs entreprises.

Une justice impartiale, qui applique le droit sans le pervertir, est une condition nécessaire pour que les investisseurs potentiels, français ou autres, viennent s’installer en RDC dans un climat de confiance.

Enfin, parce qu’il faut bien parler aussi de politique après la coopération et l’économie, vous n’échapperez pas à quelques considérations sur ce qui remplit quotidiennement les colonnes de la presse, dont je salue les représentants présents.

Plutôt que de vous parler de calendrier électoral ou de réforme de la Constitution, je voudrais aborder cette question sous l’angle de la stabilité et de la sécurité.

En effet, pour se développer, un pays, quel qu’il soit, a besoin de ces deux piliers pour réussir à enclencher une dynamique positive.

La stabilité n’est pas synonyme de statu quo. La stabilité, c’est le fonctionnement régulier des institutions et des pouvoirs publics, le respect des libertés publiques consacrées par la Constitution. La stabilité dans une démocratie, c’est aussi le respect des prérogatives et de l’indépendance des différents organes qui ont, chacun dans leur sphère propre, un rôle éminent à jouer : le législatif, l’exécutif et le judiciaire.

C’est enfin le respect d’une règle de base du fonctionnement de toute démocratie : la possibilité d’une alternance au pouvoir, sanctionnée par des élections libres, transparentes et inclusives.

Je ne me pose pas, en disant cela, en donneur de leçons et encore moins de prescriptions.

Je veux seulement rappeler quelques règles de base, qui s’appliquent tout autant au Nord qu’au Sud de l’Equateur, à l’Est comme à l’Ouest du Méridien de Greenwich.

Aucune démocratie n’est parfaite. Chacune a ses vices et ses vertus, ses défauts et ses qualités. Mais une chose est sûre : quelque soit le parallèle sur lequel on se trouve, le développement économique et social passe par le respect d’un minimum de règles de vie commune. Et ces règles, que chaque pays se fixe librement, ce sont les lois de la République, à commencer par la 1ère d’entre elles : la Constitution.

Aucune Constitution n’est intangible. La nôtre, celle de la Vème République, a d’ailleurs connu de nombreuses modifications au fil du temps. Mais derrière la Constitution, il y a son fondement, qui est le consensus national autour de règles communément admises de fonctionnement de la société et des pouvoirs publics.

Je salue à cet égard la nomination des juges de la Cour Constitutionnelle, qui seront chargés, dans la période délicate qui s’annonce, à veiller au respect de la constitutionnalité des lois et des actes ayant force de loi, de connaître des recours en interprétation de la Constitution, mais aussi de juger le contentieux des élections présidentielles et législatives, les conflits de compétence entre le pouvoir exécutif et le législatif ainsi qu’entre l’Etat et les provinces, selon les articles 160 à 164 de la Constitution du 18 février 2006.

Nul doute que cette institution aura un rôle majeur à jouer, en toute indépendance, pour apaiser les tensions qui pourraient apparaître et dire le droit en toute impartialité.

Quant à la sécurité, ce n’est pas seulement - même si c’est essentiel bien sûr - assurer que la RDC défend l’intégrité de son territoire. A cet égard, le remarquable défilé du 30 Juin dernier nous a prouvé que les FARDC disposaient des troupes et du matériel nécessaires pour faire respecter la souveraineté nationale sur l’ensemble des frontières, au moins terrestres, de la RDC.

La sécurité, c’est aussi la liberté d’aller et de venir à l’intérieur des frontières, dans toutes les provinces, sans risquer de se faire agresser, violer ou dépouiller voire tuer.

Nous avons noté la volonté affichée, au plus haut niveau de l’Etat, d’assurer cette sécurité des biens et des personnes sur l’ensemble du territoire national et de démanteler tous les groupes armés qui sévissent encore dans certaines provinces et commettent quotidiennement des violations des droits de l’homme.

En novembre dernier, une victoire éclatante a été remportée par les FARDC, avec le soutien de la MONUSCO, contre le M23, qui a dû quitter le territoire congolais ou désarmer.

Les FARDC se sont encore illustrées dans la lutte contre les ADF/NALU et d’autres groupes armés, au prix de lourdes pertes. Je salue la mémoire des soldats tombés au champ d’honneur pour rétablir l’autorité de l’Etat.

S’agissant des FDLR, de sinistre mémoire, un processus de désarmement volontaire est en cours. Il importe que ce processus se poursuive de bonne foi, sous le contrôle des organisations régionales impliquées et celui de l’Etat congolais, avec le soutien actif de la MONUSCO.

Un délai - long - a été fixé récemment pour venir à bout de ce désarmement.

Il importe qu’avant la réunion du CSNU, prévue le 6 août, des avancées réelles aient pu être enregistrées, sans atermoiement funeste. Et si malheureusement certains éléments refusent de désarmer, conformément aux résolutions pertinentes du CSNU, il faudra les y contraindre par la force. Là encore, l’alliance des FARDC et de la Brigade d’Intervention de la MONUSCO pourra sans nul doute venir à bout de ces récalcitrants.

Je formule donc le vœu qu’à l’orée de 2015, la RDC soit complétement et définitivement libérée de l’emprise des groupes armés et puisse ainsi se consacrer pleinement à son développement économique et à la nécessaire amélioration des conditions de vie de sa population.

J’espère aussi qu’aux côtés des autres partenaires de ce beau et grand pays, la France pourra apporter sa contribution à l’émergence d’un Congo « plus beau qu’avant », qui prendra toute la place qui lui revient, de par sa taille, ses richesses et sa situation stratégique au cœur de l’Afrique, dans le maintien de la paix et de la stabilité régionales, malheureusement toujours menacées. Je pense notamment en disant cela à ses voisins la RCA et le Sud-Soudan, encore meurtris par des combats fratricides. La RDC, à travers ses soldats et policiers déployés au sein de la MISCA (Mission Internationale de Soutien à la Centrafrique), apporte une appréciable et appréciée contribution au rétablissement de la paix en RCA. Nous souhaitons qu’elle puisse continuer à le faire au sein de la future MINUSCA (Mission des Nations Unies pour la Stabilisation en Centrafrique).

Pour conclure - enfin - je voudrais adresser deux messages :

j A nos amis congolais tout d’abord, pour les assurer que la France, tout en respectant pleinement l’indépendance et la souveraineté de la RDC, sera à leurs côtés pour les aider à bâtir une nation prospère et des institutions solides, à l’image de sa contribution à la création de l’ENA congolaise que j’ai évoquée au début de mon propos. La France, ce n’est pas seulement l’Ambassade, l’AFD et l’Institut français. Ce sont aussi les entreprises françaises, que je continuerai à soutenir dans leurs projets d’investissement, et tous les français installés en RDC, pour certains depuis de longues années, qui contribuent à l’activité économique et au développement de ce pays-clé  de l’Afrique Centrale.

k A mes compatriotes ensuite, pour leur souhaiter une très belle et bonne fête nationale - occasion de se rassembler autour de notre emblème et de notre devise nationale : Liberté - Egalité - Fraternité, et pour les exhorter à garder, à cultiver l’espoir : l’espoir de pouvoir vivre en paix et en harmonie dans un pays et au milieu d’un peuple accueillants ; mais aussi celui que notre pays retrouve, grâce aux efforts de tous et de chacun d’entre nous, le chemin de la prospérité économique et celui d’une société en mouvement, qui assure l’avenir de sa jeunesse tout en respectant ses anciens.

Et, pour finir sur une note positive, je salue la victoire méritée de nos amis…. à la coupe du monde de football, avec l’espoir que la prochaine sera aux couleurs de la France.

Vive la RDC ! Vive la France !

Je vous remercie de votre attention

 

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Après la visite de Mweka, Gouverneur Alex Kande de retour à Kananga


Le Gouverneur de Province Alex Kande a séjourné du 8 au 11 Juillet dernier, dans le Territoire de Mweka où il a effectué une mission d’itinérance.

Il a saisi cette occasion pour assister, le lendemain de son arrivée dans cette localité,  à la messe de Jubilé d’Argent de l’Episcopat de Mgr Gérard Mulumba, Evêque de Mweka.

Le Gouverneur était arrivé à l’aérodrome Mweka le mardi 8 juillet dernier, où il avait été accueilli par une grande foule enthousiaste ainsi que par plusieurs personnalités originaires de ce territoire.

Le même jour, le Gouverneur Alex Kande s’était adressé à la population de Mweka devant l’esplanade du siège administratif du Territoire. Il avait, dans un  discours pathétique, lancé un appel à la concorde et à la cohésion de cette  population qu’il a, par ailleurs, invité au travail afin de faire de Mweka un grand grainier agricole. Le Gouverneur avait également, à cette occasion, lancé un appel aux jeunes du Territoire de Mweka pour qu’ils s’enrôlent davantage dans les rangs des Forces Armées Congolaise et de la Police nationale.

Le lendemain, le Chef de l’exécutif provincial y a posé la première pierre de construction de la morgue de l’hôpital général de référence et il a promis de contribuer à  l’achèvement des travaux.

Le lendemain, le Gouverneur s’est rendu à Kakenge, une cité située à près de cinquante kilomètres de Mweka où il a également reçu un accueil enthousiaste de la population. S’adressant à celle-ci, Alex Kande a saisi l’occasion pour  interpeller les autorités traditionnelles de la localité qu’il a  exhortées à aplanir les différends qui les opposent.

Le Gouverneur de Province devait ensuite visiter l’ISTM/Kakenge. Après Kakenge, le Gouverneur s’est rendu à Mushenge, la capitale du Royaume Kuba. Il y  a été accueilli par le prince Jean Marie Kwet Bwek qui fait l’intérim du roi Nyimi des Bakuba, actuellement malade en Belgique.

Dans cette localité, le Gouverneur devait visiter  l’Ecole des beaux-arts de Mushenge, où il a pu admirer quelques œuvres produites par l’école. Alex Kande s’est engagé à  apporter tout son soutien à cet Institut, qui fait la fierté de la culture kuba.

Après Mushenge, Alex Kande  s’est rendu dans la localité de Domiongo  où il a visité l’Institut supérieur des techniques appliquées(ISTA) de Domiongo,  Les responsables de l’ISTA ont remis au Gouverneur un cahier de doléance qu’il a promis d’examiner.

Les Yoles exhibent leur danse lors de l'accueil du Gouverneur

Les Yoles exhibent leur danse lors de l’accueil du Gouverneur

Le Gouverneur a ensuite visité le chantier de l’hôpital de la localité de Ngoto, en cours de construction. Une initiative d’un enfant du coin, Constantin Mbengele, le Directeur général du FPI.

Le Gouverneur a terminé sa journée de Jeudi, par la visite de la localité de Bulape, où la population lui a également réservé un accueil royal. Dans son adresse à la population, le Chef de l’exécutif provincial a, de  nouveau, lancé un appel à l’unité et la cohésion et  il a également promis qu’il allait personnellement s’impliquer auprès du Ministre de l’Intérieur du Gouvernement central pour qu’un statut officiel soit rapidement octroyé aux 25 groupements de fait, que compte le territoire de Mweka. Une initiative qui favorisera l’établissement d’une  véritable administration de proximité.

Le dernier jour de son séjour, Alex Kande devait visiter le Camp de Production Agricole des Semences Améliorées de Bena Longo, où 45 hectares sont exploités par le Service National. Les responsables de ce centre de production ont demandé au Gouverneur de mettre à leur disposition un tracteur agricole. Ce que le Gouverneur a promis de faire.

Dans la même localité, Alex Kande a également visité l’Université Officielle de Mweka. Il a promis de faire parvenir à cette université des kits informatiques.

 

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Célébration du 80ème anniversaire de l’ordination du premier prêtre du Kasaï

 


Cathédrale de Mikalayi

Cathédrale de Mikalayi

Ce dimanche 6 juillet 2014, à la Mission Catholique de Mikalayi Saint Joseph, à 30 km de Kananga, le Gouverneur de Province, Alex Kande, a assisté, en compagnie de  son homologue du Kasaï Oriental, le Gouverneur Alphonse Ngoyi Kasanji, à la Célébration du 80ème anniversaire de l’ordination de l’Abbé Charles Mbuya, premier prêtre noir  du Kasaï. C’était, au cours d’une grande messe au cours de laquelle ont été également ordonnés dix nouveaux  diacres et deux prêtres.

Cette célébration eucharistique a été présidée par Mgr Marcel Madila, Archevêque de Kananga, qu’entouraient ses pairs, Mgr Valentin Masengu, Evêque de Kabinda, Mgr Bernard Kasanda, Evêque de Mbujimayi, Mgr Pierre Célestin Tshitoko, Evêque de Luebo, et Mgr Félicien Muanama, Evêque de Luiza.

Plusieurs membres du clergé de l’Archidiocèse, de nombreuses personnalités politico-administratives de la Province, parmi lesquelles le Grand Chef Emery Kalamba Wafuana, les  parents de nouveaux  prêtres et une foule de fidèles catholiques ont également assisté à cette cérémonie.

Dans son homélie du jour, l’Archevêque Madila a axé sa prédication sur la vocation du prêtre et sur les caractéristiques de ce dernier comme modèle d’humilité, de la prière et de l’obéissance, cela à l’exemple de feu l’Abbé Charles Mbuya.

Rappelons que l’Abbé Charles Mbuya, le tout premier prêtre diocésain noir du Kasayi, a été ordonné le 1er juillet 1934, dans cette même cathédrale Saint Joseph de Mikalayi.

80 ans après, l’Eglise Catholique du Kasayi a honoré sa mémoire, par cette grande célébration eucharistique au cours de laquelle Mgr Madila a annoncé la création de la Fondation Charles Mbuya pour venir en aide aux maisons de formation sacerdotale du Kasayi.

Le Gouverneur Alex Kande a indiqué qu’il soutiendra cette Fondation pour que l’Eglise, qui est un grand partenaire au développement du Kasayi, fournisse à notre pays un plus grand nombre de prêtres.

Source: kasaioccidental.com

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15 juillet 2014

Une réunion spéciale sur la RDC à New-York

john-Kerry

Sécurité dans les Grands lacs le vendredi 25 juillet
Une session inédite avec les témoignages des journalistes Richard Engel, de la chaîne de télévision NBC, le Somalien Mustafa Haji Abdinur, de Radio Simba et de l’Agence France-Presse (AFP), l’Irakien Ghaith Abdul-Ahad, du « Guardian », et Kathleen Carroll

La présidente du Conseil de sécurité pour le mois de juillet et représentante permanente adjointe des États-Unis, Mme Rosemary A. DiCarlo, a présenté à la presse, le programme de travail mensuel de cet organe, qui sera en particulier marqué, le 25 juillet courant, par un débat ministériel sur la situation sécuritaire en République démocratique du Congo (RDC) et la région des Grands Lacs. Ce débat, a précisé Mme DiCarlo, lors de cette conférence de presse au Siège de l’ONU, à New York, sera présidé par le Secrétaire d’État américain, John Kerry.

La Présidente du Conseil a souligné que ce débat, qui devrait donner lieu à l’adoption d’une déclaration présidentielle, devant aider à« maintenir l’attention internationale sur la région des Grands Lacs et encouragera la poursuite d’une dynamique positive après la signature de l’Accord-cadre pour la paix, la sécurité et la coopération en République démocratique du Congo et dans la région ».

Outre le Rwanda, qui est membre du Conseil de sécurité, la RDC, l’Ouganda et l’Union africaine seront également représentés à un haut niveau, a-t-elle indiqué. Le 16 juillet, le Conseil tiendra un autre débat important qui sera consacré à la protection des journalistes en période de conflit et post conflit.

Depuis 23 décembre 2006, date à laquelle le Conseil de sécurité avait examiné cette question pour la première fois, et avait adopté la résolution 1738 (2006), « la violence contre les journalistes dans le monde s’est aggravée », a-t-elle expliqué, constatant une augmentation des meurtres et des emprisonnements lors de situations de conflit.

Cette réunion devrait être ainsi l’occasion pour le Conseil de sécurité et tous les États Membres d’entendre directement les journalistes parler de la violence à laquelle ils sont confrontés dans les zones de conflit, a ajouté Mme DiCarlo.

Une session inédite

A cette occasion, outre le Vice-secrétaire général, M. Jan Eliasson, le journaliste américain Richard Engel, de la chaîne de télévision NBC, le journaliste somalien Mustafa Haji Abdinur, de Radio Simba et de l’Agence France-Presse (AFP), le journaliste iraquien Ghaith Abdul-Ahad, du « Guardian », et Kathleen Carroll, d’« Associated Press » et du Comité pour la protection des journalistes, prendront la parole.

Ces derniers, a-t-elle affirmé, « apporteront des témoignages de première main sur les dangers inhérents au métier de journalisme en période de conflit », sachant aussi que leurs comptes rendus dans les zones de guerre constituent des « sources inestimables et indirectes d’information pour le Conseil ».

Par ailleurs, le Conseil de sécurité a renouvelé les mandats de la Mission des Nations Unies au Soudan du Sud (MINUSS), le 8 juillet. Par contre ,il sera question de l’Opération des Nations Unies en Côte d’Ivoire (ONUCI), de la Mission d’assistance des Nations Unies pour l’Iraq (MANUI) et du Groupe de contrôle du Comité de sanctions 751/1907 sur la Somalie et l’Érythrée, le 24 juillet ainsi que de l’Opération hybride Union africaine-Nations Unies au Darfour (MINUAD) et de la Force des Nations Unies chargée du maintien de la paix à Chypre (UNFICYP), le 30 juillet.

Le Conseil a eu l’occasion d’entendre le 8 juillet des exposés sur la MINUSS, le 10 juillet c’était le tour du Bureau des Nations Unies pour l’Afrique de l’Ouest. Les dossiers de l’ONUCI et de la MANUI seront abordés le 16 juillet tandis que le Bureau des Nations Unies au Burundi (BNUB) et la MINUAD seront concernés respectivement les 22 et 24 juillet.

Ce 15 juillet, le conseil de sécurité va examiner également la situation à Chypre, ainsi que les activités du Centre régional des Nations Unies pour la diplomatie préventive en Asie centrale. Le Secrétaire général, M. Ban Ki-moon, son envoyée spéciale pour la région des Grands Lacs, Mme Mary Robinson, et le Président de la Banque mondiale, M. Jim Yong Kim étaient présents lord de la conférence de presse tenue par Mme Rosemary A. DiCarlo.

Par Godé Kalonji Mukendi

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Délié de son deal avec Kengo et le régime, Monsengwo très attendu à la Cathédrale

 

mosengwo


Mgr Laurent Monsengwo Pasinya n’a plus pris la parole, hier le 14 juillet, à la Cathédrale Notre Dame du Congo. Une conférence contre la révision constitutionnelle y était prévue à l’initiative des intellectuels catholiques, elle a été reportée au 15 juillet, à 17 heures.

Le report tient à un agenda paroissial bousculé suite à une ordination diaconale programmée le même jour, à la dernière minute. L’intervention de l’archevêque de Kinshasa est très attendue du fait qu’il s’est enfermé dans un pesant mutisme depuis la convocation des Concertations nationales. Même lors de l’office pour la célébration de ses 50 ans de sacerdoce, au stade des Martyrs, le cardinal s’était gardé soigneusement de dire un seul mot sur la vie politique nationale alors qu’il est si friand chaque fois que l’occasion lui est donnée en public. Cette fois-là, il s’est contenté de parler de lui, rien que de sa carrière de prêtre entamée dans la province du Bandundu, un point c’est tout. Le pourquoi du long et supect silence de Monsengwo trouve son explication dans un deal passé avec Léon Kengo wa Dondo, un ami de très longue date devenu Premier ministre en 1994 grâce à la troisième voie inspirée et sortie de la soutane blanche -et surtout immaculée- de l’ex-président du bureau de la Conférence nationale pro-démocratie. Quand Kengo reçoit des assurances de Joseph Kabila qu’il sera fait Premier ministre à l’issue des pourparlers du Palais du peuple, Monsengwo fait partie des premières personnes à qui le président du Sénat rend visite. Ensuite ses anciens compagnons de l’UDI, Max Munga, revenu depuis de son exil en Espagne et les autres. Pour des assurances d’un Chef d’Etat, Kengo avait vu Kabila débarquer chez lui, avenue Batetela, dans la commune de la Gombe, presqu’à l’improviste pour y passer des heures autour d’un repas improvisé à la demande du visiteur qui s’était plaint auprès de l’épouse de son hôte d’avoir un creux soudain à l’estomac. Kengo n’avait été prévenu que quelques minutes auparavant par le protocole d’Etat. Tout ce qu’il y a de touchant sur le plan humain pour attendrir le quasi octogénaire maître des céans, sans parler de la présence d’Olive Lembe Kabila aux côtés de son mari de Président de la République. A partir de ce moment, l’ancien Premier ministre du Maréchal Mobutu a commencé à rallier, à mettre plus de chance de son côté. Il a sollicité et obtenu de Monsengwo qu’il se taise. Par la suite un arrangement direct a été passé entre le locataire du Centre Lindonge et le régime sous couvert d’une prestation publicitaire radio-télévisée de l’ensemble des évêques catholiques pour un montant d’un million de dollars à titre d’assistance à l’Eglise. Le fameux spot publicitaire M-Pesa qui a fait se demander depuis quand un cardinal -donc un futur Pape- prête son visage et sa voix à un annonceur. Le propre frère de Monsengwo, le sénateur et P-c.a. de la puissante multinationale française Bolloré en RD-Congo, François Kaniki a été mis dans le coup. Des sources dignes de foi rapportent qu’il a beaucoup joué en amont pour influencer la position du cardinal. Il est connu qu’il a une sorte d’ascendant sur son aîné. En tout cas, celui-ci l’écoute beaucoup. A Kaniki, il a été promis fermément le poste de ministre des Transports et Voies de communication. Une perspective qui l’a fait baver comme un enfant face à un jouet longtemps convoité pendant que Bolloré démarchait et démarche encore pour acquérir les ports -Boma et Matadi- et les chemins de fer de l’ex-ONATRA. Monsengwo et Kaniki n’ont pas attendu longtemps pour se déssiller les yeux. Kabila a vite fait de leur faire un gosse dans le dos avec la cession, il y a quelques mois, du terminal n°1 du port de Matadi à un groupe des indopakistanais en joint-venture avec le riche homme d’affaires bas-congolais Ledya.
La grande désillusion est tombée le 30 juin lorsque Joseph Kabila s’est engagé qu’il fera mais «sans précipitation et avec méthodologie» le fameux gouvernement de cohésion nationale. Il fallait être Kabila pour le dire sans sourciller neuf mois après la promesse formulée à la clôture des Concertations nationales sous une salve des applaudissements frénétiques. Maintenant que Monsengwo est délié, par la force des choses, de l’engagement avec Kengo, il y a de quoi se demander si le cardinal reprendra totalement sa liberté de parole avec son franc-parler habituel.

Monsengwo s’est décommandé

L’attitude de Mgr Laurent Monsengwo Pasinya sur la conférence anti-révision à la Cathédrale Notre Dame semble très ambigüe. Les fidèles catholiques ne s’expliquent pas que l’archevêque de Kinshasa ait repoussé la cérémonie d’ordination des diacres prévue le 13 juillet pour la programmer le lendemain 14 juillet, le jour où il était attendu pour présenter sa position à cette conférence. Curieux de célébrer l’ordination un jour ouvrable. De mémoire des catholiques, cela n’a jamais été vécu. «L’ordination se célèbre toujours un dimanche, quelquefois le Ier août, un jour férié réservé à la fête des morts», se rappelle un fidèle catholique très assidu à la paroisse Sainte Marie, Notre Dame du Congo. Des organisateurs de la conférence, on apprend que le cardinal s’est décommandé sans en donner les raisons. «Le cardinal nous a fait savoir qu’il exposera mais à une date ultérieure alors que nous avons souhaité qu’il inaugure la conférence comme le prévoit le programme qui lui a été communiqué à temps», a confié un membre du comité organisateur surpris que l’ouverture de la conférence ait été renvoyée au 15 juillet. La conférence organisée sous la bannière de «la semaine des intellectuels catholiques» durera jusqu’au 20 juillet.
Trois conférenciers sont attendus demain, le professeur Matthieu Kalele, Jean-Pierre Kambila conseiller de Joseph Kabila et Jacques Djoli, le complice de Daniel Ngoy Mulunda gratifié de quelques millions de dollars qui lui ont permis d’acquérir deux propriétés bien identifiées à Binza-Ma Campagne.

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La coupe du monde 2014 a vécu. Quelles leçons pouvons-nous en tirer, nous Africains?

Féticheur ghanéen

Beaucoup d'appelés, très peu d'élus. Les Allemands ont remporté pour la quatrième fois le trophée, ramenant ainsi dans leur gibecière  une quatrième étoile au pays de Merkel. Côté africain, la prestation de nos représentants n'a pas été mauvaise. Deux équipes s'étaient qualifiées pour les huitièmes de final: le Nigéria et l'Algérie. Ce qui fait quarante pourcent de réussites. Le Ghana et la côte d'Ivoire ont aussi fait une bonne prestation et laissé une bonne impression. Les Ghanéens peuvent bomber les torses pour avoir fait match nul contre les champions du monde 2014! Le Cameroun a été une catastrophe et par les résultats engrangés (tous les trois matchs perdus)  et par la sauvagerie. Nous osons espérer que dans quatre ans, la FIFA pourra nous accorder d'autres places supplémentaires. De ce tournoi mondial, nous nous sommes donné à un petit exercice d'analyse d'où nous avons tiré certaines leçons que voici:

Première leçon: Les prières et les fétiches n'ont pas d'effet en sport

D'abord la première observation est que la plupart de ceux qui multipliaient les signes de croix en se baisant les doigts comme les Espagnols, les Portugais et les Brésiliens ont fait piètres figures. Leurs prières et celles de leurs supporters ne les ont pas aidés à gagner les matchs. Dieu n'a pas été de leur côté, tout simplement. Il en est de même des Africains avec leurs féticheurs et les rituels ridicules dans les pourtours. Ils ont été vite écartés de la compétition. Devrons-nous dire que Dieu aime les Allemands plus que les autres, eux qui, d'ailleurs, ne faisaient rien d'ostentatoire pour attirer l'attention divine sur eux?

Deuxième leçon: les clés de la réussite sont le travail et la discipline

La victoire des Allemands nous révèle certaines valeurs que l'on doit respecter si on doit aller plus loin ou tout simplement si on veut réussir. Nous parlerons des valeurs "travail" et "discipline".

Les Allemands ont mis tout le sérieux dans la sélection des joueurs et dans leur préparation. Rien n'a été fait au hasard. Les joueurs ont été préparés physiquement,  techniquement et mentalement. Ce sont des jeunes gens endurants qui peuvent courir cent vingt minutes durant sans laisser apparaître un moindre signe de fatigue. Pendant le jeu, très disciplinés, ils se concentrent sur l'essentiel: maîtriser le terrain, garder la balle aussi longtemps qu'il le faut et marquer les buts, sans fantaisie ni trucs insignifiants pour amuser la galerie. Ce qui est encore palpable: l'esprit d'équipe et la discipline caractérisant cette équipe. Tout le monde les a vus gais, enthousiastes pendant les entraînements comme dans les moments de détente. On se croirait dans une vraie famille. La conjugaison de préparations physiques, techniques et mentales exigent tout un travail de conception, de planification et de réalisation. Ce qui implique un budget conséquent. Lorsque toutes les conditions sont réunies, il est normal que l'équipe donne les résultats escomptés.

Troisième leçon: Il faut savoir prévoir

Les Allemands ont un sens aigu de prévision. Sur le plan technique ou tactique, tout joueur est remplaçable. Celui qui chauffe le banc est aussi performant que celui qui est sur le terrain. Pour preuve, celui qui a donné la victoire à l'Allemagne est un réserviste. Ce qui se fait sur le plan technique l'est aussi dans la gestion financière de l'équipe. Les Allemands ne sont pas à comparer aux Camerounais dont l'équipe a dû aller en grève pour obtenir leurs primes pour finalement se distinguer par des actes d'indiscipline pour ne pas dire de la sauvagerie sur le terrain, un spectacle de mauvais goût qu'ils ont étalé à la face du monde. Ils ne sont pas à comparer non plus aux Ghanéens minés par des conflits internes et des problèmes des primes. Sur ce terrain, les Africains ont encore du chemin à parcourir.

Quatrième leçon: La situation politique a de l'impact sur la prestation des joueurs

La victoire allemande reflète aussi la position de ce pays en Europe et dans le monde. L'Allemagne et la France étaient, les deux leaders, la locomotive de l'Union Européenne. La France s'étant essoufflée, désormais Angela Merkel est seule à diriger la barque de l'Union Européenne. En effet, disciplinée, elle-même, elle a réussi à imposer cette discipline à son peuple. Elle a réussi à bâtir sur les réformes importantes engagées par l'ancien chancelier socialiste Gerhard Schröder dans la politique du marché d'emploi, dans la politique de la santé, dans la caisse de retraite,etc. Nous savons que, jusqu'aujourd'hui, les mêmes réformes ont difficile à passer chez les Français qui sont chaque jour dans la rue pour combattre toute tentative de réforme. Ils veulent manger les omelettes, mais ne veulent pas casser les oeufs.

Il est vrai que cette liste n'est pas exhaustive. Certaines lecons peuvent être encore tirées selon les perspectives dans lesquelles on se trouve. Pour revenir à nos vaillants Allemands, ils nous ont prouvé que la réussite se trouve dans le travail bien accompli et non dans la multiplication des prières, ni dans les invocations des mânes des ancêtres. Que tous ceux qui veulent réussir se mettent au travail. Ora et labora, disent les Latins.

Lumbamba Kanyiki   

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14 juillet 2014

Bonne gouvernance : la Société Civile, demande plus de moyens


Organisé par le Fonds Société Civile pour la bonne gouvernance FSC (un programme du Consortium des organisations Internationales Christian Aid et Diakona), la conférence d’échange d’expériences acquises et meilleure

pratique, des Organisations de la Société Civile (OSC) des appels 004 et 005 pour la promotion de la bonne gouvernance, s’est clôturée le vendredi 11 juillet 2014 dernier dans la salle Bakanja de Caritas Congo dans la commune de Barumbu, sous la présidence du directeur pays de Christian Aid, Bila Issa. Durant 4 jours, les OSC de Kinshasa et des provinces travaillant dans la thématique «bonne gouvernance en RDC» ont partagé leurs expériences, réussites, échecs  l’exécution de leur projet.
 Dans son discours de clôture, Bila Issa a rappelé que le Fonds Société Civile pour la bonne gouvernance est un programme expérimental qui a permis aux bailleurs et aux OSC d’apprendre beaucoup sur la bonne gouvernance. Le directeur-pays de Christian Aid a expliqué que la fin de ce programme FSC n’est pas synonyme de la fin des actions, car ce n’est pas en 4 ans seulement que l’on peut résoudre les problèmes de gouvernance. Ainsi, le travail va continuer sous forme d’autres projets afin que les actions commencées dans le cadre de ce programme puissent se poursuivre. Bila Issa a par ailleurs demandé aux OSC de mettre en exergue l’expérience et les leçons apprises à cette occasion, étant donné que chacun constitue déjà une brique de plus dans la construction et l’instauration de la bonne gouvernance qui doit être la pratique de tous.

Résultats atteints

Les participants ont identifié des stratégies à adopter afin d’améliorer l’efficacité de leurs projets de promotion de bonne gouvernance dans le secteur de l’éducation, de la santé, des mines, du budget participatif, de l’eau et de l’électricité.
Le FSC a collecté les leçons apprises qui seront publiées dans un document.
De leur côté, les participants ont remercié les différents bailleurs de leur appui financier, technique et matériel et de l’accompagnement rapproché dont ils ont été objet de la part de leur staff dans la mise en œuvre de l’appel 004 et 005.
Concernant les leçons apprises, ils ont noté que : – la population non organisée à la base est facile à tromper. Elle est faible, vulnérable, facilement exploitable et dominable. Une population ignorante, sous informée ou mal informée des enjeux socioéconomiques de son contexte est redoutable dans la mesure où elle pose des actes de vandalisme qui constituent des éléments de sa propre destruction. Une population suffisamment informée et formée entretient un partenariat responsable avec les différents partenaires ; etc.

Les OSC ont également profité de cette occasion pour adresser quelques recommandations au FSC telles que, rendre disponible un appui financier supplémentaire destiné d’une part à assurer la continuité des actions de plaidoyer et d’autre part, à accompagner les structures de gouvernance participative mises en place pour consolider le climat de dialogue et de concertation nécessaire pour la pérennisation des actions ; connecter et accompagner les OSC travaillant dans les différentes thématiques aux organisations disposant des financements dans leur secteur ; etc.
Aux bailleurs (DFID, Christian Aid et autres), les OSC ont demandé de bien vouloir prolonger à 2 ans au moins le mandat du FSC et de capitaliser les acquis de la mise en œuvre de l’appel 004 et 005 pour une bonne implantation de l’idée de consortium pour la bonne gouvernance en RDC.

Myriam Iragi Maroy

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