05 juillet 2014

Sud-Kivu: un commandant des FARDC abattu par un soldat à Bunyakiri

 

Soldats congolais

La garde de la prison militaire de Ndolo à Kinshasa. Radio Okapi/Ph. John Bompengo

Un soldat a abattu vendredi 4 juillet dans la matinée le lieutenant Madidi, commandant de l’armée congolaise chargé de la paie des militaires au 902e régiment de l’armée à Bunyakiri dans le territoire de Kalehe. Selon un activiste des droits de l’homme qui livre cette information, ce meurtre ferait suite au refus du commandant de payer les salaires des soldats de mai et juin.

Des sources locales indiquent que plus de 50 soldats se sont organisés le vendredi dans la matinée pour aller réclamer leur salaire.

Après l’avoir interrogé, le lieutenant Madidi auraient répondu aux militaires qu’il n’a toujours pas reçu l’argent pour leur paie.

Mais les soldats pensent que leur commandant est en possession de leur salaire depuis le mardi 1er juillet et refuse de les payer.

Après avoir quitté le domicile du commandant, racontent des sources sur place, les militaires se sont concertés et ont chargé l’un d’eux d’aller abattre le lieutenant Madidi.

Le soldat désigné s’est ensuite rendu au domicile du commandant sur qui il a tiré.

Après avoir entendu les coups de feu, les habitants du coin ont accouru.

Pris de panique, le soldat a tiré des coups de feu en l’air pour s’enfuir. Il est allé se cacher dans la brousse en continuant de tirer. Une balle a tué un combattant de la milice Raïa Mutomboki regroupée dans cette brousse. Les miliciens ont abattu, à leur tour, le militaire.

Conduit à l’hôpital général de Bunyakiri, le lieutenant Madidi a succombé à ses blessures.

Ces informations sont confirmées par le lieutenant Munguiko, commandant chargé des opérations militaires à Bunyakiri, et par des sources de la société civile locale.

La présidente de la société civile locale demande que la question des salaires des militaires soit résolue pour éviter de mettre la population civile en danger.

radiookapi.net

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Un nouveau 16 février dans la perspecticve 2016



Ca se passera dans la rue si jamais Joseph Kabila matérialise son intention de s’éterniser au pouvoir. Les opposants avec Vital Kamerhe en tête y travaillent déjà et les évêques catholiques partagent la même approche.

Ceux qui ne l’appréhendent pas ainsi n’ont qu’à se référer à la dernière lettre pastorale de la CENCO -Conférence épiscopale nationale du Congo- dans laquelle les autorités écclasias- tiques recommandent à la population «de faire preuve de vigilance pour s’opposer par tous les moyens légaux et pacifi- ques à toute tentative de modification des articles verrouillés». A Joseph Kabila de le tenir pour dit. Les abbés activistes comme José Mpundu ou encore François Luyeye ont tout de suite bondi de leur tabernacle. Ils savent qu’ils ont désor- mais carte blanche pour appeler, le moment venu, le peuple  de Dieu à un nouveau 16 février. Sur- tout que la cause n’a rien de partisan. Il ne s’agit pas de prendre faits et cause pour un camp ou un autre ou encore de se retrouver dans la posi- tion embassante de 2011 à défendre la vérité des urnes supposée profi- ter au candidat Etienne Tshisekedi wa Mulumba au détriment de Joseph Kabila Kabange. Il est simplement question de préserver et protéger le pacte social sur fond du- quel se cristallise le vou- loir vivre ensemble de tout un peuple, la Consti- tution, notamment dans ses dispositions évoca- trices de l’alternance si nécessaire pour faire vivre la démocratie. D’ici là, les évêques prévoient de préparer les esprits dans les CEVB -Commu- nauté écclésiale vivante de base- au niveau de chaque paroisse. Donc, les homélies, sermons, prêches et catéchismes dans tous les diocèses catholiques -au total 47 sur toute l’étendue de la RD-Congo- seront doré- navant orientés dans le sens d’éveiller les fidèles à dire non à toute révi- sion constitutionnelle en ce qui concerne les prérogatives du souverain primaire. Ce  n’est pas Mpundu -ce fervent partisan de la théologie de la libération dans la lignée sud-américaine- qui aime à prêcher l’éveil de conscience qui se fera  prier pour prendre le devant de la camapgne. Qu’est-ce ça lui manque l’action? Début 2012, il était activement sur scène lorsque l’Eglise catholique avait donné le mot d’ordre pour une grande manifestation le 16 février. A la dernière minute, aucune instruc- tion n’a été donnée et les fidèles ont dû se dé- mobiliser sans savoir à qui se remettre. Diverses interprétations avaient été avancées et le ré- gime, de son côté, avait cru avoir réussi avec son action d’intimidation. Que non! Si l’Eglise ca- tholique s’était rétracté, c’est suite à la malice de Joseph Kabila qui avait confié aux Occidents qu’il était disposé à mettre en place un gouvernement d’ouverture pour régler la crise. Ces derniers l’avaient cru sur parole pour ensuite exercer des pressions sur Vatican. Vatican qui a nommé, à l’époque, Mgr Laurent Monsengwo prédicateur au  Saint-Siège pendant le carème pour l’éloigner du théatre des opéra- tions à Kinshasa. (Ci- dessous la déclaration des évèques). 1.A l’ occasion du 54ème anniversaire de l’indépendance de notre pays la RD Congo, Nous, Cardinal, Archevêques et Evêques, membres de la Conférence Episcopale Nationale du Congo (CENCO), réunis en session ordinaire de l’Assemblée plénière du 23 au 27 juin 2014 à Kinshasa, adressons un message de paix et d’espérance au Peuple congolais. Cet anniversaire qui intervient au moment où le processus électoral 2013- 2016 est lancé, nous offre l’occasion de rappeler à tous, le devoir sacré de protéger la Nation et de sauvegarder la paix acquise au prix de mille sacrifices. 2. Protéger la Nation, c’est, comme l’ont rêvé les pères de l’indépendance, travailler à bâtir un Congo plus beau qu’avant et assurer sa grandeur. La République est un patrimoine qu’on ne peut se permettre de léguer de manière quelconque aux générations futures[1]. A cet effet, nous saluons tous les efforts de reconstruction de notre pays entrepris par le Gouvernement de la République, notamment, la maîtrise de l’inflation, l’augmentation du taux de croissance, l’assainissement du climat des affaires. Il en est de même de l’amélioration des infrastructures, en particulier la construction des écoles, des routes et l’équipement des hôpitaux. Le chemin est encore long et les efforts doivent être poursuivis pour une effective amélioration des conditions de vie de la population congolaise. 3. Protéger la Nation, c’est  travailler à ramener la paix dans le pays. A ce sujet, nous observons une dynamique positive pour stabiliser le pays. Grâce à la vaillance de nos Forces Armées et à l’appui de la Brigade d’intervention de la MONUSCO, des progrès sont enregistrés dans la lutte contre les groupes armés, mais beaucoup reste encore à faire pour garantir la sécurité des personnes et de leurs biens sur toute l’étendue du territoire national. Nous rendons hommage à ceux qui ont versé leur sang pour la patrie. 4.Protéger la Nation, c’est  défendre et promouvoir les droits, la dignité et le bien- être de tous les Congolais contre les maux qui détruisent l’homme créé à l’image et à la ressemblance de Dieu[2]. C’est pour cela que nous exprimons notre compassion à l’égard de nos compatriotes expulsés du Congo Brazzaville. En même temps, nous disons notre indignation sur la manière dont ces expulsions ont été conduites et sur les conditions précaires de vie de ces compatriotes. 5.Protéger la Nation, c’est valoriser nos ressources naturelles et ne pas les aliéner sans contrepartie équitable par égoïsme ou dans le but d’accéder ou de conserver le pouvoir. 6. Protéger la Nation, c’est consolider la démocratie par l’organisation des élections libres, crédibles et transparentes. Nous savons que la Commission Electorale Nationale Indépendante (CENI) s’emploie à relever ce grand défi et nous l’encourageons à sauvegarder son indépendance et à demeurer dans l’impartialité, la transparence et le respect des prérogatives à lui imparties par la Loi. En effet, c’est à travers les élections que le Peuple congolais est appelé à exercer dans la liberté et avec un discernement requis son droit de choisir ses gouvernants à tous les échelons et ses représentants dans les Assemblées provinciales et dans les deux chambres du Parlement. De ce fait, nous désapprouvons tout mode de scrutin qui priverait le souverain primaire de son droit de désigner ses gouvernants et de participer directement à la gestion de la cité. Comme nous l’avons dit dans notre Communiqué de presse à l’issue de notre Comité permanent de février 2014, nous soutenons les élections des députés provinciaux et même des maires et des bourgmestres par mode de scrutin direct[3]. 7.    Protéger la Nation, c’est respecter la Loi fondamentale qui constitue le socle de la nation. C’est pourquoi, nous ne nous lasserons pas de rappeler au peuple congolais et à nos gouvernants la position de la CENCO contenue dans le Mémorandum adressé au Chef de l’Etat au sujet de la non modification de la Constitution, en particulier en ses articles verrouillés qui échappent à toute révision[4]. Tel est le cas de l’article 220 qui stipule : « La forme républicaine de l’Etat, le principe du suffrage universel, la forme représentative du Gouvernement, le nombre et la durée des mandats du Président de la République, l’indépendance du pouvoir judiciaire, le pluralisme politique et syndical ne peuvent faire l’objet d’aucune révision constitutionnelle ». Nous désapprouvons également toute sorte d’initiative qui, sans modifier directement l’Article 220, viserait à le vider de son contenu essentiel. 8.    Il est important que les acteurs politiques ainsi que toute la population congolaise comprennent l’enjeu majeur de cette disposition constitutionnelle, fruit d’un large  consensus, pour assurer la stabilité du pays. Cette disposition constitutionnelle traduit et protège les options fondamentales relatives : à la nature de l’Etat congolais qui est une République et non une Monarchie ; à la forme de l’Etat Congolais ;  à la nature de la démocratie congolaise qui demeure une démocratie représentative et fondée sur le suffrage universel ; à la nature du pouvoir politique en RD Congo[5]. Ce pouvoir ne peut être ni personnalisé, ni absolu et non redevable devant personne c’est-à-dire autocratique et dictatorial. Ces options fondamentales sont également relatives :au pluralisme politique et à l’alternance démocratique au  pouvoir garantie par l’irréductibilité des droits et libertés de la personne humaine ainsi que la limitation de la durée du mandat présidentiel à 5 ans renouvelable une seule fois ; à l’indépendance de la justice,  condition sine qua non de l’instauration de l’Etat de droit et de la lutte contre l’impunité[6]. 9. Comme l’affirme l’exposé des motifs de la Constitution elle-même,  ces options fondamentales sont le produit de l’histoire de la RD Congo et des expériences politiques malheureuses de la 1ère et de la 2ème Républiques. Elles ont pour finalité non seulement de mettre fin à la crise de légitimité des institutions et de leurs animateurs ainsi qu’aux guerres civiles qui ont jalonné le parcours de la RD Congo depuis son indépendance, le 30 juin 1960, mais aussi de donner au pays toutes les chances de se reconstruire sur des bases nouvelles et solides. 10. Faut-il le rappeler, ces options sont par ailleurs la somme des acquis inaliénables de la lutte par étapes successives du Peuple congolais pour l’indépendance, la liberté et, de manière générale, la démocratie.  11. Pour toutes ces raisons, le Constituant les a rendus intangibles à l’article 220 afin de les « préserver contre les aléas de la vie politique et les révisions intempestives »[7]. Dès lors, chercher à violer ces dispositions, serait un dangereux précèdent sur le long chemin de la paix, de la cohésion nationale et une voie ouverte au règne de l’arbitraire. 1 2 . C o n s i d é ra n t l e s responsabilités qui sont les nôtres dans cette société, nous lançons un appel pressant à toute la classe politique pour ne pas remettre en cause ce compromis fondateur de l’Etat congolais actuel.  Le Peuple congolais ne doit pas être pris en otage par des pratiques politiciennes qui sacrifient l’intérêt supérieur de la Nation. Pour un avenir meilleur de la Nation, l’Eglise catholique utilisera des moyens appropriés pour sensibiliser la population sur l’importance capitale de cet article verrouillé et défendra les options fondamentales qui sauvegardent notre jeune démocratie  et la stabilité du pays. 13.Pour un processus électoral apaisé et porteur d’avenir meilleur, l’Assemblée Plénière de la CENCO invite les acteurs politiques congolais et toutes les parties prenantes au processus électoral à s’appliquer avant tout à la réalisation d’un consensus aussi large que possible. 1 4 . A u s s i p o u r contribuer efficacement à la consolidation de la gouvernance démocratique et à l’assainissement de l’environnement électoral en RD Congo, la CENCO recommande : 1° Au Gouvernement de la République - De garantir aux parties prenantes un environnement électoral serein et harmonieux; - De redoubler d’efforts dans la mobilisation des ressources matérielles et financières afin de garantir la tenue effective des élections dans le respect du délai constitutionnel ; 2° Au Parlement - De s’abstenir de voter d e s m o d i f i c a t i o n s c o n s t i t u t i o n n e l l e s susceptibles de rompre un vouloir-vivre collectif et des valeurs fondamentales acceptées par l’ensemble du peuple ; - De veiller en tant qu’autorité budgétaire à la dotation par le gouvernement des moyens nécessaires à une bonne organisation des scrutins électoraux ; - D’élaborer des lois nécessaires au processus électoral dont la loi portant répartition  des sièges aux différentes élections des organes délibérants ; 3° Aux Partis politiques - D’amener leurs membres à s’imprégner et à respecter les lois essentielles au processus électoral et de s’atteler à l’éducation civique et électorale de leurs militants; - D’organiser, à temps, l’observation par leurs témoins, des opérations pré- électorales, électorales et post-électorales ; - De promouvoir la culture démocratique et le « leadership éthique » en privilégiant la construction d’un ordre social juste et la gestion communautaire du « bien-vivre-ensemble » ; - De faire du débat politique un débat d’idées et non un lieu d’attaques des personnes sur  des  considérations ethniques ; 4° A la CENI - De s’acquitter avec conscience et honorabilité de la mission qui lui a été confiée par la République  afin de mériter la confiance du peuple ; - De poursuivre le dialogue avec toutes les parties prenantes pour  garantir l’organisation en toute indépendance, neutralité et impartialité, des scrutins libres, démocratiques, crédibles et transparentes ; - De respecter les exigences du cycle électoral, les lois et réglementations essentielles au processus électoral ; 5° Aux Organisations de la Société civile - De contribuer à la vulgarisation des textes légaux, à l’éducation et à l’observation électorales ; - De mobiliser les électeurs et les électrices congolais à chaque étape du processus électoral. 6°A la Population congolaise - De faire preuve de vigilance pour s’opposer par tous les moyens légaux et pacifiques à toute tentative de modification des articles verrouillés ; - D’interpeller leurs élus en leur demandant de dire leur claire option en ce qui concerne la question constitutionnelle ; - A nos fidèles catholiques en particulier, de se rappeler que, comme « sel de la terre et lumière du monde »[8], ils ont une grave responsabilité de participer activement au processus électoral et de s’engager pour sa réussite ; 7° Aux Partenaires de la RD Congo De s’impliquer davantage dans l’appui financier, la logistique et l’accompagnement du processus électoral pour soutenir le Gouvernement congolais dans l’organisation des élections libres, d é m o c r a t i q u e s e t transparentes ; 8° Aux Ecclésiastiques en RD Congo - D’accompagner la population congolaise dans la réussite du processus électoral ; - De ne faire allégeance à aucun parti politique et, comme nous l’avons déjà dit, « de ne pas participer activement aux partis politiques et associations à caractère politique, ainsi qu’à la direction des institutions étatiques, quel qu’en soit le niveau, chargées d’organiser les élections »[9]. Notre engagement 15. Redisant notre ferme volonté d’apporter notre contribution pour protéger la Nation et travailler au bien-être intégral de la population congolaise, nous accompagnerons ce processus électoral par l’éducation civique et électorale. Nous organiserons à cet effet, des moments de prière dans tous les diocèses de notre pays. Nous veillerons à sauvegarder la liberté de l’Eglise en évitant toute forme de récupération. 16. Nous souhaitons que la célébration du 54ème anniversaire de l’indépendance de notre pays apporte à tous un sursaut  patriotique et un réel engagement pour réussir le pari de bâtir un pays plus beau qu’avant et d’assurer la grandeur de la RD Congo. 17. Nous confions la réussite du processus électoral à l’intercession de la Vierge Marie et de la Bienheureuse Marie Clémentine Anuarite en cette année du 50ème anniversaire de son martyre. Que Dieu prenne en grâce notre peuple  et bénisse notre pays [10]. Fait à Kinshasa, le 27 juin 2014

 

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Lambert Mende ou le triomphe médiatique de faux intellectuels

Qui cherche à faire une exégèse sur la personnalité de Lambert Mende Omalanga n’a qu’à lire l’ouvrage d’un auteur français intitulé «Le tromphe médiatique de faux intellectuels».

Ces intelelctuells qui savent les choses fausses mais qui par la magie du sophisme  arrivent à les faire aux esprits faibles. Voilà Mende qui se lance, lors d’une conférence de presse réunie, le 3 juillet, à son cabinet, dans un commentaire sur la position de la CENCO. Là où les évêques flattent le mérite d’Augustin Matata et de son gouvernement, il s’en flatte. Ou encore quand les mêmes évêques mettent en évidence la paix retrouvée à l’Est avec la victoire des FARDC sur le M-23. Que les évêques donnent un avis en ce qui concerne les dispositions intangibles de la Constitution, ça équivaut à faire de la politique aux yeux de Mende. Pour comprendre le mécanisme du sophiste Mende, allez-y à cette tirade de son message: «Considérer une élection au suffrage indirect comme contraire au principe du suffrage universel est une grave erreur. Un scrutin indirect reste universel et démocratique. Affirmer le contraire, c’est se tromper soi-même et induire l’opinion en erreur». C’est le propre du sophisme. Il a la particularité d’éluder la vraie question pour amener l’auditoire sur des considérations savamment manipulées en rapport avec le même sujet.  Pour le cas en examen, qui a dit que le scrutin indirect n’est pas universel et démocratique. D’ailleurs ne se décline-t-il pas comme un suffrage universel avant d’être indirect. Démocratique, il l’est si les conditions de son organisation répondent aux normes unversellement partagées. La vraie question que Mende évite, c’est que le scrutin indirect que son camp envisage pour l’élection des députés provinciaux enlève aux électeurs leur droit de désigner directement leurs représentants. Droit solidifié comme disposition constitutionnelle intangible de manière tacite en vertu de l’article 198 de la Constitution qui prohibe toute révision constitutionnelle qui tend à réduire  Lambert Mende ou le triomphe médiatique de faux intellectuels le pouvoir du peuple. Que Mende sache que ce triomphe de faux intellectuels finit par se craqueler comme du vernis. (Ci-dessous le texte de la conférence de presse de Mende en intégralité).

Au nom du gouvernement, je voudrais faire ce jour le point sur trois questions qui défraient la chronique, à savoir le désarmement volontaire des Fdlr, les incidents qui ont opposé les Fardc et les Rdf au lieu dit Kanyesheja, près de la ligne frontalière entre la Rdc et le Rwanda et le message intitulé « Protégeons la Nation » publié par la Cenco. Vous le savez, beaucoup de choses ont été dites par un certain nombre de gens sur ces événements. J’espère qu’à la faveur de notre entretien, bien des équivoques pourront être levées sur le déroulement réel des événements et sur les responsabilités des uns et des autres à leur sujet.

I.    LE DÉSARMEMENT VOLONTAIRE DES FDLR

Depuis le lancement des opérations de désarmement volontaire des rebelles rwandais des Forces démocratiques pour la libération du Rwanda (Fdlr) en vue de leur rapatriement, de nombreuses réactions se font entendre tant au niveau national qu’international. Le gouvernement estime de son devoir de fixer les esprits sur les objectifs qu’il poursuit à ce sujet, ainsi que sur la méthodologie qu’il entend mettre en œuvre pour mener à bonne fin ces opérations.

Il faut d’abord rappeler ce que certains ont souvent oublié : c’est la communauté internationale qui avait demandé (exigé) aux dirigeants du Zaïre de l’époque d’accueillir sur notre territoire des millions de personnes de nationalité rwandaise fuyant les combats et l’insécurité consécutifs au génocide de 1994 dans ce pays voisin du nôtre. Il est de notoriété publique que parmi ces populations dont la présence fut imposée à notre pays se trouvaient aussi bien des hommes, des femmes et des enfants inoffensifs que des éléments des forces armées défaites du régime Habyarimana ainsi que des milices génocidaires qui avaient traversé la frontière avec armes et bagages.
Faut-il encore rappeler que depuis lors, notre pays a continuellement payé un très lourd tribut du fait de la présence de ces réfugiés rwandais sur son sol comme si accueillir des êtres humains en détresse était un crime que nous devions expier. Directement ou par des pseudo-rébellions ou mutineries téléguidées, une phalange militariste agissant à partir du Rwanda, a soumis les paisibles populations de l’Est de notre pays aux exactions les plus humainement inacceptables en même temps qu’elle mettait cette partie de notre territoire sous coupe réglée sous le prétexte fallacieux d’un prétendu droit de suite contre les génocidaires des Fdlr. Ironie du sort : dans le même temps, lesdites Fdlr, fermement invitées par le gouvernement congolais à mettre fin à leur présence sans titre ni droit en République Démocratique du Congo, ont retourné leurs armes contre nos malheureuses populations et nos forces de défense et de sécurité.   
C’est la raison pour laquelle depuis 2013, notre pays s’est résolument engagé dans une série d’offensives militaires en vue d’obtenir la totale éradication des Fdlr qui ne sont rien d’autre qu’une des forces négatives étiquetées comme telles par la communauté internationale et qui doivent, de gré ou de force, cesser d’exister sur le territoire congolais.
Après avoir défait militairement le M23 de triste mémoire, la dernière rébellion d’instigation étrangère sur le sol congolais, et appelé solennellement les autres forces encore actives à déposer volontairement les armes sous peine du même type de pressions, nos forces armées avaient, comme chacun le sait, entamé dans le même élan le désarmement forcé et l’éradication des rebelles ougandais de l’ADF qui sévissaient dans le grand Nord, pillant les récoltes, incendiant les villages et massacrant la population. Ces opérations, baptisées « Sukola » sont en cours dans les régions concernées. Elles viennent d’entrer dans leur phase terminale. Nos troupes sont plus préoccupées à ce jour du sort des centaines de nos compatriotes des territoires de Beni et Lubero enlevés par ces rebelles ougandais des ADF et dont on est sans nouvelles.
Les Fardc n’ont pas attendu la fin définitive de l’opération Sukola pour initier le déploiement des unités affectées à la neutralisation des forces négatives des Fdlr. Après les premiers engagements qui n’ont laissé aux éléments de cette force négative rwandaise aucune illusion sur notre détermination à en finir avec le danger qu’elle représentait pour nos provinces du Kivu et la région des Grands Lacs, les Fdlr ont annoncé leur intention de faire droit à l’ultimatum lancé par le président de la République, Joseph Kabila, à tous les groupes armés, nationaux et étrangers, leur intimant l’ordre de se désarmer volontairement ou se préparer à subir l’assaut des forces régulières appuyées par la brigade internationale d’intervention. C’était une offre de reddition en bonne et due forme qui nous a été transmise par les Fdlr.
Le gouvernement de la Rdc était dès lors en mesure de choisir entre, d’une part, la poursuite d’une offensive militaire pour le désarmement forcé des Fdlr dont on connaît le coût en vies congolaises en particulier et en vies humaines en général et, d’autre part, la reddition volontaire proposée par les rebelles rwandais qui présente l’avantage d’être la moins coûteuse aussi bien en vies humaines, congolaises (civiles et militaires) et autres (les rebelles rwandais et leurs dépendants dont la grande partie est composée de citoyennes congolaises impliquées dans des liens matrimoniaux avec la plupart d’entre eux).
Dans le traitement de ce dossier délicat, compte tenu aussi bien des affres que ces rebelles hutu rwandais ont fait subir pendant des années à nos compatriotes de l’Est que des implications stratégiques et sécuritaires qu’implique leur présence continue sur le territoire de la Rdc, il convient de ne pas se tromper de priorité. Afin que nul ne puisse en douter, je confirme que pour la République Démocratique du Congo, son Président et son Gouvernement, la priorité dans ce dossier des rebelles rwandais reste la fin de la présence de tous les membres des Fdlr sur le territoire national. Nous n’avons ni le pouvoir, ni l’intention de gérer leur avenir politique, social ou judiciaire, ayant déjà fort à faire avec les plus de 70 millions de Congolaises et Congolais.  Le Gouvernement n’envisage pour les Fdlr que deux alternatives incontournables : soit le retour dans leur pays d’origine qui est le Rwanda, soit le départ vers un troisième pays d’accueil. Les deux éventualités se fondent inexorablement sur un préalable absolu, celui de leur sortie du territoire congolais. De quelque côté que l’on aborde la question, la place des Fdlr, citoyens rwandais, n’est pas en République démocratique du Congo, que ce soit dans les provinces du Kivu ou dans les lieux de relocalisation provisoire sélectionnés par nos forces de sécurité pour la suite des opérations.
Il appartient au Rwanda de donner une suite utile à toutes les problématiques de fond soulevées par ses ressortissants. Nous pensons notamment à leur réinsertion sociale et à la revendication maintes fois articulée d’un espace politique dans leur pays. Il est aussi du devoir du Rwanda de juger, comme il l’a toujours fait jusqu’à présent, ceux sur lesquels pèseraient des présomptions de crimes en rapport avec le génocide de 1994.
Le gouvernement de la Rdc est en contact avec la communauté internationale pour la mise en œuvre d’un programme de transfert vers des pays tiers de ceux des membres des Fdlr qui ne souhaiteraient pas rentrer au Rwanda et ce, conformément au droit international qui honnit tout rapatriement forcé. La justice internationale, dans sa configuration actuelle, est bien outillée pour entendre et juger, le cas échéant, les éventuels criminels qui se trouveraient dans cette catégorie.
En tout état de cause, la République Démocratique du Congo n’est ni le purgatoire, ni l’enfer où des présumés malfrats d’un pays voisin devraient être concentrés pour expier leurs turpitudes. Rien à notre sens ne saurait justifier que des dirigeants d’un pays multiplient des arguties dans le but de maintenir hors de chez eux leurs propres compatriotes.
La Rdc est satisfaite du fait que, depuis hier à Luanda (Angola), la Cirgl ait donné son aval à ce projet de désarmement volontaire des Fdlr.
Il faut rappeler que cette phase est partie d’un engagement des Fdlr elles-mêmes concrétisé par deux redditions enregistrées le 30 mai et le 9 juin 2014 respectivement au Nord Kivu et au Sud Kivu. On aurait tort d’en minimiser l’impact symbolique sur les quelques centaines de résidus des Fdlr.
Le gouvernement congolais ne partage pas les doutes que tentent de répandre certaines sources spécialisées dans les persiflages pessimistes sur tous les efforts de normalisation à l’Est de la Rdc et dans la région. C’est pourquoi il a décidé de prêter son concours à ce processus. Ce concours s’inscrit dans le contexte des engagements contractés par les Etats membres de la Cirgl signataires de l’Accord cadre d’Addis Abeba de contribuer à la résolution des problèmes sécuritaires et humanitaires de la région.
Il importe de noter que la facilitation que la Rdc apporte à ce désarmement volontaire des Fdlr se fera sans préjudice de la collaboration de notre pays avec les institutions judiciaires internationales comme le Tpir d’Arusha auquel nous avons à plusieurs reprises livré des présumés génocidaires rwandais trouvés sur notre territoire, et la Cpi de La Haye. La Rdc n’a donc certainement pas de leçons à recevoir de qui que ce soit en ce qui concerne la lutte contre la criminalité transfrontalière dans la région des Grands Lacs.
C’est le lieu de rappeler que le gouvernement congolais n’a jamais renoncé à l’option militaire qui reste sur la table au cas où les Fdlr ne concrétisaient pas leur désarmement volontaire dans un délai raisonnable et dans ce cas seulement. Aux dernières nouvelles, les plénipotentiaires de la Cirgl réunis hier à Luanda se sont accordés sur un délai de six mois qui court à partir de l’annonce du 30 mai dernier.
Nul ne peut reprocher à la Rdc de contribuer, par ailleurs, au retour dans leur pays de ceux des Rwandais qui, majoritairement âgés de 18 à 25 ans, n’ont de toute évidence rien à voir avec les faits du génocide commis en 1994, alors qu’ils avaient moins de 5 ans, voire n’étaient même pas nés ! Nous avons quelques difficultés à comprendre les motivations de ceux chez nos voisins rwandais qui s’énervent à la perspective du rapatriement de 1.200 à 1.500 Fdlr qui vivent encore dans le Kivu alors que leur pays a reçu au cours de ces dernières années plus de 11.000 anciens Fdlr rapatriés sans dommages.
J’invite en outre l’opinion congolaise à intégrer dans l’examen de cette affaire de rapatriement des rebelles rwandais des Fdlr le sort des centaines de femmes et d’enfants congolais (les dépendants) dont les droits doivent être protégés par le gouvernement congolais en dépit de leurs liens avec des ressortissants rwandais.

II. LES INCIDENTS FARDC-RDF À KANYESHEJA

Le gouvernement congolais n’a pas apprécié, c’est le moins que l’on puisse dire, la manière dont les faits relatifs aux incidents de Kanyesheja ont été manipulés et travestis. On a parlé d’une violation du territoire du Rwanda par une section des FARDC qui aurait eu l’intention de voler des vaches. Sans blagues ! D’après cette version, la section des voleurs de bétail de notre armée aurait été stoppée dans ses turpitudes à la suite d’une dénonciation des bergers excédés, qu’aucun enquêteur de la CIRGL n’a vu. Cinq (5) soldats FARDC aurait donc été tués à la suite de ce forfait, nous dit-on, ce qui, vous en conviendrez, est bien cher payé pour un vol de bétail dont personne, selon le Mécanisme conjoint de vérification élargi, n’a entendu parlé dans la région.

Les évidences fournies par le rapport de l’équipe du Mécanisme Conjoint de Vérification Elargi de la CIRGL qui a enquêté sur place ont réduit à néant ce tissu de contre vérités. En effet, les enquêteurs de l’équipe du MCVE avaient constaté le 12 juin, c’est-à-dire le lendemain des affrontements, qu’il n’y avait aucune preuve de bataille sur le site présenté par ceux qui ont exécuté un caporal Fardc et 4 autres personnes dont l’identité et la nationalité ne sont pas encore établies avec certitude, comme celui de la prétendue embuscade à laquelle ils prétendent avoir dû recourir pour arrêter les intrus. La délégation du Mcve, constituée d’officiers représentant le Burundi, le Congo-Brazzaville, la RDC, le Kenya, le Rwanda, la Tanzanie, l’Uganda, la Zambie et la Monusco rapporte n’avoir rien trouvé non plus comme traces de combats sur l’autre lieu où la version rwandaise avait situé l’accrochage du matin du mercredi 11 juin dernier, alors que les Fardc les accusaient d’avoir délibérément pénétré en territoire congolais pour y enlever un caporal Fardc exécuté d’une balle à la nuque quelques heures plus tard.

Par contre, les enquêteurs signalent avoir trouvé des douilles et des trous de fusiliers entre Kanyesheja I et II, ce qui revient à dire qu’il y a eu agression contre la Rdc car les deux escarpements sont situés à l’intérieur du territoire de la Rdc. Au moment où se déroulait l’enquête du Mcve, les Rdf occupaient encore physiquement la colline de Kanyesheja II. Un flagrant délit d’incursion en territoire congolais.

Toutes les cartes disponibles confirment ce fait (voir Google Earth). Il n’y a donc aucun problème de délimitation de frontières sur cet espace entre la Rdc et le Rwanda, sauf à vouloir revenir sur le fameux dossier des frontières issues de la Conférence de Berlin (1885), lequel ne concerne pas seulement la Rdc et le Rwanda.
Pour en revenir aux faits, les incidents ont eu lieu mercredi 11 juin 2014 vers 5h00’ du matin, lorsqu’un groupe d’éléments des RDF ont fait irruption au poste frontalier Rwanda-RDC de Kanyesheja (à une vingtaine de kilomètres de Goma). Ils se sont saisis, sans aucune raison apparente, du caporal Hategekimana Baisilo du 391ème régiment FARDC, l’ont amené du côté rwandais de la frontière et l’ont abattu froidement quelques instants plus tard d’une balle à la tête, sous le regard de ses collègues congolais qui ont suivi son exécution à partir du côté congolais de la frontière. Les échanges de tirs entre les deux forces ont eu lieu, d’abord à l’arme légère juste après l’enlèvement du caporal Baisilo, puis à l’artillerie (armes lourdes) après l’exécution de ce dernier. Comme on peut s’en rendre compte, ni la frontière, ni les vaches n’ont été en cause. Du reste, où est-il stipulé que l’on peut tuer un être humain uniquement pour poser un problème de délimitation de frontières qui, de plus, surgit ex-nihilo à la faveur d’un vol de vaches imaginaire ? Soyons sérieux !
 
L’autopsie effectuée par les médecins légistes à Goma sur les 5 corps remis par la Croix Rouge rwandaise à la Croix Rouge du Nord Kivu a révélé  que les cinq personnes présentées toutes des plaies béantes à la tête faites par balle pour trois d’entre eux et à la machette pour les deux autres. Drôle d’embuscade, drôles de combats de tranchée ! En réalité on ne peut pas exclure l’hypothèse d’un crime de guerre. Devant la nécessité d’expliquer comment des personnes tuées prétendument lors d’affrontements à distance présentent le même type de blessure par balle ou arme blanche, le porte-parole du gouvernement rwandais s’est contenté de dire qu’elle ne savait pas dans quelles circonstances ces militaires avaient trouvé la mort. En totale contradiction avec ses premières déclarations.

S’agissant du nombre de soldats congolais tués au cours de ces incidents, sur les cinq corps remis à la Croix Rouge de Goma en Rdc, le commandement des Fardc, qui dispose d’un fichier biométrique de tous ses membres, n’a identifié qu’un seul corps, celui du caporal Hategekimana Baisilo. Les quatre autres personnes étaient certes vêtues de l’uniforme des Fardc mais n’ont pas été identifiées comme appartenant à nos forces. L’enquête se poursuit pour les identifier. Si le gouvernement congolais a accepté de recevoir les quatre corps, c’est dans l’intention de pouvoir les identifier afin de s’assurer qu’il ne s’agissait pas de civils congolais tués et revêtus de l’uniforme des Fardc.
En tout état de cause, il est intolérable que des êtres humains soient ainsi massacrés, puisque c’est cela l’évidence, uniquement pour justifier  des visées de prédation. La Rdc appelle la communauté internationale à prendre ses responsabilités. De tels actes de provocation qui se multiplient depuis le lancement de l’opération de désarmement des Forces Démocratiques pour la Libération du Rwanda (Fdlr) vont à l’encontre de l’Accord-cadre d’Addis-Abeba.

III. LE MESSAGE DE LA CENCO

Le gouvernement a pris connaissance avec beaucoup d’intérêt du message intitulé « Protégeons notre nation » que la 51ème Assemblée plénière des Evêques membres de la Conférence épiscopale nationale du Congo (Cenco) a publié à l’occasion du 54ème anniversaire de l’indépendance de notre pays. Il y a dans ce texte un certain nombre d’éléments que partage le gouvernement. Il s’agit, notamment, de l’engagement pris par les Evêques catholiques de s’investir dans la sensibilisation de la population congolaise pour un processus électoral apaisé et de défendre les options fondamentales de la constitution pour la sauvegarde de notre démocratie. Le gouvernement se félicite de l’implication active de l’Eglise dans le processus démocratique dans notre pays et apprécie à sa juste valeur sa contribution à l’éducation à la Nouvelle Citoyenneté à travers le rappel des valeurs fondamentales de la République ainsi que l’appel à la valorisation de nos ressources naturelles que nul ne doit aliéner sans contrepartie équitable par égoïsme ou dans le but d’accéder ou de conserver le pouvoir. C’est une interpellation générale que certains ont tort de considérer comme un pavé jeté contre tel ou tel autre camp politique.
Nous avons noté que les Evêques catholiques reconnaissent que le gouvernement travaille à bâtir un Congo plus beau qu’avant et à assurer sa grandeur, notamment par « la maîtrise de l’inflation, l’augmentation du taux de croissance, l’assainissement du climat des affaires, l’amélioration des infrastructures, en particulier la construction des écoles, des routes et l’équipement des hôpitaux », autant que par une dynamique positive pour stabiliser le pays, incluant des progrès « enregistrés dans la lutte contre les groupes armés ». Le gouvernement s’en trouve encouragé.
Cependant, en proclamant urbi et orbi sa désapprobation de tout mode de scrutin qui priverait le souverain primaire de son droit de désigner ses gouvernants et de participer directement à la gestion de la cité, la Cenco se lance dans un débat politique où elle donne l’impression de croire, à tort, que les options fondamentales relèvent du dogme. Déformation professionnelle peut-être.
Nous en voulons pour preuve le fait que la proposition de l’élection des députés provinciaux, des maires et bourgmestres par scrutin direct est une position notoirement connue de l’Eglise catholique transmise en son temps à la Ceni dans le cadre des consultations initiées par cette dernière et certainement examinée judicieusement. Croire que la Cenco peut imposer cette opinion à la nation en se substituant au législateur attitré (Assemblée nationale et Sénat) ou à l’administration électorale elle-même (Ceni) qui dispose de tous les paramètres techniques permettant d’apprécier l’efficience des mesures d’application de la loi électorale n’est pas dans l’ordre démocratique des choses.
Considérer une élection au suffrage universel indirect comme « contraire au principe du suffrage universel » est une grave erreur. Un scrutin indirect reste universel et démocratique. Affirmer le contraire, c’est se tromper soi-même et induire l’opinion en erreur.
S’agissant de la non-modification des dispositions verrouillées de la constitution, nous n’avons aucune objection sur ce principe qui figure dans la constitution. Il faut néanmoins déplorer le procès d’intention qui découle de l’acharnement à broder sur l’éventualité d’une volonté politique de révision de l’article 220 de notre constitution qui n’existe que dans l’imagination débridée de ceux qui se sont spécialisés dans sa dénonciation faute d’un projet à « vendre » aux Congolais. Il est regrettable que la Cenco s’en fasse l’écho malgré la clarification faite par toutes les voies autorisées que la constitution sera bel et bien respectée dans sa globalité.

Nous devons aussi émettre une réserve de principe face à la désapprobation par les Evêques de « toute sorte d’initiative qui, sans modifier l’Article 220, viserait à le vider de son contenu ».  C’est la guerre contre les fantômes que nos amis Anglais ont immortalisé dans la formule « fighting with shadows ». De tels procès d’intention qui peuvent paraître de bonne guerre pour une opposition en panne de repères ne correspondent pas à ce que la nation est en droit d’attendre de ceux dont on estime qu’ils doivent rester « au milieu du village ». Ils conduisent à un glissement sémantique pernicieux et dangereux en ce que les Evêques, tout en appelant au respect de la constitution, s’arrogent dans le même temps des pouvoirs constitutionnels qu’ils dénient à raison à d’autres. En effet, la constitution prévoyant elle-même sa révision, hormis l’article 220, interdire aux Congolais d’user de ce droit revient à violer la constitution. C’est le lieu de rappeler cette vérité première selon laquelle nul dans un Etat démocratique n’a le droit d’autoriser ce que la constitution interdit et nul n’a le droit d’interdire ce que la constitution autorise. Les systèmes électoraux dits démocratiques, libres et transparents sont adossés sur les principes ci-après : (i) pré établissement des règles, (ii) compétitivité et (iii) liberté. Préférer à ces principes d’autres, c’est torpiller aussi bien la Constitution que la législation en la matière dans notre pays.
Les questions techniques et opérationnelles d’organisation des scrutins relèvent de la compétence exclusive de la Ceni. Autrement, que devient son indépendance à laquelle les évêques eux-mêmes tiennent tant et qui vaut aussi vis-à-vis d’eux-mêmes ?

Je me permets en outre de questionner la légalité et la légitimité de cette injonction comminatoire des Evêques aux élus du peuple auxquels il est demandé de « s’abstenir de voter des modifications constitutionnelles susceptibles de rompre un vouloir-vivre collectif et des valeurs fondamentales acceptées par l’ensemble du peuple » alors que la constitution stipule que le mandat des parlementaires n’est pas impératif. C’est à juste titre que le mandat exercé par ses membres revêt un caractère général, libre et irrévocable. Le Député ou le Sénateur, faut-il le rappeler, exerce ce droit dans une assemblée d’élus qui reste un lieu de confrontation des idées et de construction du consensus national. Cette dynamique serait impossible si nos élus étaient réduits au rôle de pantins à la merci des groupes d’intérêt sans avoir la possibilité de conformer leurs points de vue à leur compréhension des enjeux du débat.
Il faut, en un mot comme en mille, respecter les dispositions constitutionnelles qui donnent au parlement le pouvoir de se prononcer à une majorité qualifiée sur la modification de certains articles de la loi fondamentale. Nul ne peut lui retirer une telle prérogative.

Pour finir, j’ai le plaisir de vous annoncer qu’à l’occasion de son Conseil d’Administration réuni hier à Rio, l’ITIE a déclaré la République Démocratique du Congo « pays conforme ».
Je vous remercie.
Lambert MENDE OMALANGA

Ministre des Médias, chargé des Relations avec le Parlement et de l’Initiation à la Nouvelle Citoyenneté
Porte-parole du Gouvernement

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03 juillet 2014

Massacre de Mutarule : HRW condamne l’inaction du gouvernement et de la Monusco

 

Santos Cruz bon

Le commandant des forces de la Monusco, le général Santos Cruz, lors de sa visite mercredi 11 juin à Mutarule au Sud-Kivu. Radio Okapi/Ph. Fiston Ngoma

Human Rights Watch (HRW) accuse l’armée congolaise (FARDC) et les forces de la Mission de l’Onu en RDC (Monusco) de ne pas être intervenues pour arrêter l’attaque perpétrée contre des civils à Mutarule, dans le Sud Kivu, le 6 juin dernier. Dans un communiqué publié jeudi 2 juillet, l’ONG internationale affirme que les forces congolaises et onusiennes, en poste à proximité, avaient été averties à plusieurs reprises. Mais, elles n’ont pas agi pour arrêter ce massacre, accuse HRW. Au moins 30 civils avaient été tués dans l’attaque perpétrée par des hommes armés.

Selon HRW, les assaillants parlaient le kirundi et le kinyarwanda. L’attaque est intervenue dans un contexte de tensions croissantes entre les groupes ethniques Bafuliro, Barundi et Banyamulenge.

Les chercheurs de l’ONG internationale affirment qu’un officier supérieur de l’armée congolaise, en poste à proximité, avait été averti à plusieurs reprises de l’attaque, mais il n’a pas réagi pour l’arrêter.

Les casques bleus de la Monusco, basés à 9 kilomètres du lieu de l’attaque, ne sont pas non plus intervenus, bien qu’informés de l’attaque, selon HRW. Ils ne se sont rendus à Mutarule que deux jours après le massacre, ajoute l’ONG.

«L’armée et la Monusco doivent déterminer quels ont été les dysfonctionnements et s’assurer que de telles atrocités ne se reproduisent pas, alors qu’elles sont censées veiller à la sécurité de la population», a estimé la directrice de plaidoyer au sein de la division Afrique de HRW, Anneke Van Woudenberg.

Selon la même source, deux officiers militaires et un civil ont été arrêtés à l’issue de l’enquête ouverte par les autorités militaires congolaises. Ils ne sont cependant pas encore mis en accusation. Aucun des assaillants n’a été arrêté, ajoute-elle.

Kobler regrette

Réagissant à ces accusations, le chef de la Monusco, Martin Kobler a dit regretter l’inaction des forces de la mission dans ce drame.

«Je regrette ce qui s’est passé. J’en prends la responsabilité en tant que chef de la Monusco. Notre devoir est de protéger les civils. On ne l’a pas fait suffisamment», a-t-il reconnu.

M. Kobler a néanmoins rappelé que la responsabilité de protéger la population congolaise revient d’abord aux FARDC.

«Les FARDC n’ont pas protégé leur population, mais ça n’excuse pas que nous n’avons pas réagi suffisamment. Et je m’excuse pour ça», a-t-il ajouté.

Le représentant spécial du secrétaire général de l’Onu en RDC assure avoir pris des mesures pour que ses forces réagissent plus vite et de manière plus robuste afin de protéger plus efficacement la population.

radiookapi.net

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Dans une déclaration en réaction au discours présidentiel du 29 juin 2014 : Les évêques demandent à Kabila de partir en 2016

cenco

 
Ce message de la 51ème Assemblée plénière de la Cenco insiste sur l’alternance démocratique en RDC, et s‘insurge contre un troisième mandat de l’actuel chef de l’Etat congolais.

Dans une déclaration intitulée” Pour un processus électoral apaisé et porteur d’un avenir meilleur “, les catholiques ont rendu public un” Message de la 51ème Assemblée Plénière des Evêques membres de la Conférence Episcopale Nationale du Congo (CENCO) », dans lequel ils exhortent Joseph Kabila à ne pas briguer un troisième mandat en 2016 pour permettre une alternance démocratique en RDC. Ce message est motivé par le fait que Kabila n’a fait aucune allusion à ces élections de 2016 lors de son discours à la nation prononcé le 29 juin dernier, à la veille de la commémoration du 54ème anniversaire de l’indépendance de la RD Congo.
 
Voici l’intégralité de cet important message
 
Pour un processus électoral apaisé et porteur d’un avenir meilleur
Message de la 51ème Assemblée Plénière des Evêques membres de la Conférence Episcopale Nationale du Congo (CENCO).
 
1. A l’occasion du 54ème anniversaire de l’indépendance de notre pays la RD Congo, Nous, Cardinal, Archevêques et Evêques, membres de la Conférence Episcopale Nationale du Congo (CENCO), réunis en session ordinaire de l’Assemblée plénière du 23 au 27juin 2014 à Kinshasa, adressons un message de paix et d’espérance au Peuple congolais. Cet anniversaire qui intervient au moment où le processus électoral 2013- 2016 est lancé, nous offre’ l’occasion de rappeler à tous, le devoir sacré de protéger la Nation et de sauvegarder la paix acquise au prix de mille sacrifices.
 
2. Protéger la Nation, c’est, comme l’ont rêvé les pères de l’indépendance, travailler à bâtir un Congo plus beau qu’avant et assurer sa grandeur. La République est un patrimoine qu’on ne peut se permettre de léguer de manière quelconque aux générations futures [1]. A cet effet, nous saluons tous les efforts de reconstruction de notre pays entrepris par le Gouvernement de la République, notamment, la maîtrise de l’inflation, l’augmentation du taux de croissance, l’assainissement du climat des affaires. Il en est de même de l’amélioration des infrastructures, en particulier la construction des écoles, des routes et l’équipement des hôpitaux. Le chemin est encore long et les efforts doivent -être poursuivis pour une effective amélioration des conditions de vie de la population congolaise.
 
3. Protéger la Nation, c’est travailler à ramener la paix dans le pays. A ce sujet, nous observons une dynamique positive pour stabiliser le pays. Grâce à la vaillance de nos Forces Armées et à l’appui de la Brigade d’intervention de la MONUSCO, des progrès sont enregistrés dans la lutte contre les groupes armés, mais beaucoup reste encore à faire pour garantir la sécurité des personnes et de leurs biens sur toute l’étendue du territoire national. Nous rendons hommage à ceux qui ont versé leur sang pour la patrie.
 
4. Protéger la Nation, c’est défendre et promouvoir les droits, la dignité et le bien-être de tous les Congolais contre les maux qui détruisent l’homme créé à l’image et à la ressemblance de Dieu [2].
 
C’est pour cela que nous exprimons notre compassion à l’égard de nos compatriotes expulsés du Congo Brazzaville. En même temps, nous disons notre indignation sur la manière dont ces expulsions ont été conduites et sur les conditions précaires de vie de ces compatriotes.
 
5. Protéger la Nation, c’est valoriser nos ressources naturelles et ne pas les aliéner sans contrepartie équitable par égoïsme ou dans le but d’accéder ou de conserver le pouvoir.
 
6. Protéger la Nation, c’est consolider la démocratie par l’organisation des élections libres, crédibles et transparentes. Nous savons que la Commission Electorale Nationale Indépendante (CENI) s’emploie à relever ce grand défi et nous l’encourageons à sauvegarder son indépendance et à demeurer dans l’impartialité, la transparence et le respect des prérogatives à lui imparties par la Loi. En effet, c’est à travers les élections que le Peuple congolais est appelé à exercer dans la liberté et avec un discernement requis son droit de choisir ses gouvernants à tous les échelons et ses représentants dans les Assemblées provinciales et dans les deux chambres du Parlement. De ce fait, nous désapprouvons tout mode de scrutin qui priverait le souverain primaire de son droit de désigner ses gouvernants et de participer directement à la gestion de la cité. Comme nous l’avons dit dans notre Communiqué de presse à l’issue de notre Comité permanent de février 2014, nous soutenons les élections des députés provinciaux et même de maires et des bourgmestres par mode de scrutin direct [3].
 
7. Protéger la Nation, c’est respecter la Loi fondamentale qui constitue le socle de la nation. C’est pourquoi, nous ne nous lasserons pas de rappeler au peuple congolais et à nos gouvernants la position de la CENCO contenue dans le Mémorandum adressé au Chef de l’Etat au sujet de la non modification de la Constitution, en particulier en ses articles verrouillés qui échappent à toute révision [4]. Tel est le cas de l’article 220 qui stipule : « La forme républicaine de l’Etat, le principe du suffrage universel, la forme représentative du Gouvernement, le nombre et la durée des mandats du Président de la République, l’indépendance du pouvoir judiciaire, le pluralisme politique et syndical ne peuvent faire l’objet d’aucune révision constitutionnelle “. Nous désapprouvons également toute sorte d’initiative qui, sans modifier directement l’Article 220, viserait à le vider de son contenu essentiel.
 
8. Il est important que les acteurs politiques ainsi que toute la population congolaise comprennent l’enjeu majeur de cette disposition constitutionnelle, fruit d’un large consensus, pour assurer la stabilité du pays. Cette disposition constitutionnelle traduit et protège les options fondamentales relatives : à la nature de l’Etat congolais qui est une République et non une Monarchie à la forme de l’Etat Congolais à la nature de la démocratie congolaise qui demeure une démocratie représentative et fondée sur le suffrage universel à la nature du pouvoir politique en RD Congo [5]. Ce pouvoir ne peut être ni personnalisé, ni absolu et non redevable devant personne c’est-à-dire autocratique et dictatorial. Ces options fondamentales sont également relatives au pluralisme politique et à l’alternance démocratique au pouvoir garantie par l’irréductibilité des droits et libertés de la personne humaine ainsi que la limitation de la durée du mandat présidentiel à 5 ans renouvelable une seule fois; à l’indépendance de la justice, condition sine qua non de l’instauration de l’Etat de droit et de la lutte contre l’impunité [6].
9. Comme l’affirme l’exposé des motifs de la Constitution elle-même, ces options fondamentales sont le produit de l’histoire de la RD Congo et des expériences politiques malheureuses de la 1ère et de la 2ème Républiques. Elles ont pour finalité non seulement de mettre fin à la crise de légitimité des institutions et de leurs animateurs ainsi qu’aux guerres civiles qui ont jalonné le parcours de la RD Congo depuis son indépendance, le 30juin 1960, mais aussi de donner au pays toutes les chances de se reconstruire sur des bases nouvelles et solides.
 
10. Faut-il le rappeler, ces options sont par ailleurs la somme des acquis inaliénables de la lutte par étapes successives du Peuple congolais pour l’indépendance, la liberté et, de manière générale, la démocratie.
 
11. Pour toutes ces raisons, le Constituant les a rendus intangibles à l’article 220 afin de les” préserver contre les aléas de la vie politique et les révisions intempestives “[7]. Dès lors, chercher à violer ces dispositions, serait un dangereux précèdent sur le long chemin de la paix, de la cohésion nationale et une voie ouverte au règne de l’arbitraire.
 
12. Considérant les responsabilités qui sont les nôtres dans cette société, nous lançons un appel pressant à toute la classe politique pour ne pas remettre en cause ce compromis fondateur de l’Etat congolais actuel. Le Peuple congolais ne doit pas être pris en otage par des pratiques politiciennes qui sacrifient l’intérêt supérieur de la Nation. Pour un avenir meilleur de la Nation, l’Eglise catholique utilisera des moyens appropriés pour sensibiliser la population sur l’importance capitale de cet article verrouillé et défendra les options fond amen- tales qui sauvegardent notre jeune démocratie et la stabilité du pays.
 
13. Pour un processus électoral apaisé et porteur d’avenir meilleur, l’Assemblée Plénière de la CENCO invite les acteurs politiques congolais et toutes les parties prenantes au processus électoral à s’appliquer avant tout à la réalisation d’un consensus aussi large que possible.
14. Aussi pour contribuer efficacement à la consolidation de la gouvernance démocratique et à l’assainissement de l’environnement électoral en RD Congo, la CENCO recommande:
 
10 Au Gouvernement de la République
- De garantir aux parties prenantes un environnement électoral serein et harmonieux;
- De redoubler d’efforts dans la mobilisation des ressources matérielles et financières afin de garantir la tenue effective des élections dans le respect du délai constitutionnel ;
 
2° Au Parlement
- De s’abstenir de voter des modifications constitutionnelles susceptibles de rompre un vouloir-vivre collectif et des valeurs fondamentales acceptées par l’ensemble du peuple;
- De veiller en tant qu’autorité budgétaire à la dotation par le gouvernement des moyens nécessaires à une bonne organisation des scrutins électoraux;
- D’élaborer des lois nécessaires au processus électoral dont la loi portant répartition des sièges aux différentes élections des organes délibérants;
 
3° Aux Partis politiques
- D’amener leurs membres à s’imprégner et à respecter les lois essentielles au processus électoral et de s’atteler à l’éducation civique et électorale de leurs militants ;
- D’organiser, à temps, l’observation par leurs témoins, des opérations pré-électorales, électorales et post-électorales;
- De promouvoir la culture démocratique et le” leadership éthique “ en privilégiant la construction d’un ordre social juste et la gestion communautaire du “ bien-vivre- ensemble”;
- De faire du débat politique un débat d’idées et non un lieu d’attaques des personnes sur des considérations ethniques;
 
4° A la CENI
- De s’acquitter avec conscience et honorabilité de la mission qui lui a été confiée par la République afin de mériter la confiance du peuple;
- De poursuivre le dialogue avec toutes les parties prenantes pour garantir l’organisation en toute indépendance, neutralité et impartialité, des scrutins libres, démocratiques, crédibles et transparentes;
- De respecter les exigences du cycle électoral, les lois et réglementations essentielles au processus électoral;
 
5° Aux Organisations de la Société civile
- De contribuer à la vulgarisation des textes légaux, à l’éducation et à l’observation électorales;
- De mobiliser les électeurs et les électrices congolais à chaque étape du processus électoral.
 
6° A la Population congolaise
- De faire preuve de vigilance pour s’opposer par tous les moyens légaux et pacifiques à toute tentative de modification des articles verrouillés;
 
- D’interpeller leurs élus en leur demandant de dire leur claire option en ce qui concerne la question constitutionnelle ;
 
- A nos fidèles catholiques en particulier, de se rappeler que, comme” sel de la terre et lumière du monde “[8], ils ont une grave responsabilité de participer activement au processus électoral et de s’engager pour sa réussite;
 
7° Aux Partenaires de la RD Congo
De s’impliquer davantage dans l’appui financier, la logistique et l’accompagnement du processus électoral pour soutenir le Gouvernement congolais dans l’organisation des élections libres, démocratiques et transparentes;
 
8° Aux Ecclésiastiques en RD Congo
- D’accompagner la population congolaise dans la réussite du processus électoral ;
- De ne faire allégeance à aucun parti politique et, comme nous l’avons déjà dit, “ de ne pas participer activement aux partis politiques et associations à caractère politique, ainsi qu’à la direction des institutions étatiques, quel qu’en soit le niveau, chargées d’organiser les élections »[9].
 
Notre engagement
 
15. Redisant notre ferme volonté d’apporter notre contribution pour protéger la Nation et travailler au bien-être intégral de la population congolaise, nous accompagnerons ce processus électoral par l’éducation civique et électorale. Nous organiserons à cet effet, des moments de prière dans tous les diocèses de notre pays. Nous veillerons à sauvegarder la liberté de l’Eglise en évitant toute forme de récupération.
16. Nous souhaitons que la célébration du 54ème anniversaire de l’indépendance de notre pays apporte à tous un sursaut patriotique et un réel engagement pour réussir le pari de bâtir un pays plus beau qu’avant et d’assurer la grandeur de la RD Congo.
 
17. Nous confions la réussite du processus électoral à l’intercession de la Vierge Marie et de la Bienheureuse Marie Clémentine Anuarite en cette année du 50ème anniversaire de son martyre. Que Dieu prenne en grâce notre peuple et bénisse notre pays [10].
Fait à Kinshasa, le 1er juillet 2014

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Comme le relève le discours présidentiel du 29 juin 2014 : Le soutien de Joseph Kabila à la CENI intrigue plusieurs Congolais

 
Y a-t-il meilleur moyen d’asseoir la paix et la sécurité dans un pays que d’empêcher de créer des conditions favorables à l’éclatement des conflits ?

La veille de la célébration du 54ème anniversaire de l’accession du pays à l’indépendance, aucun Congolais ne se berçait d’illusions au sujet du discours de circonstance qu’allait prononcer Joseph Kabila, surtout en ce qui concernerait son contenu concret !
 
Les filles et le fils du pays n’avaient pas tort en adoptant cette attitude pleine de réalisme à l’endroit de ce discours d’anniversaire qui est à tous points semblable à tant d’autres prononcés par le précité en d’autres circonstances dans un passé encore récent.
Une analyse froide du texte qui fait actuellement le tour de chancelleries diplomatiques et de sociétés savantes à travers le monde permet de relever de graves contractions entre les intentions exprimées aujourd’hui par Joseph Kabila et ce que fait quotidiennement son régime autocratique au pays !
 
Dans sa première proclamation solennelle, Joseph Kabila fait à juste titre l’éloge de Forces armées de la République démocratique du Congo qui ont réussi à mettre en déroute les forces du mal qui avaient durablement occupé la partie orientale de ce pays mais refuse ostensiblement de faire allusion au concours très apprécié de la Brigade internationale d’intervention de la MONUSCO qu’il n’a pas citée nommément ! Pourquoi donc cette grave entorse à la vérité ?
 
En Rupture de Ban avec le peuple !
 
Dans sa deuxième proclamation solennelle, Joseph Kabila reconnait l’héroïsme et le grand prix payé par les compatriotes tombés sur le champ d’honneur au moment des affrontements avec l’ennemi et promet d’ériger un imposant mémorial en leur mémoire mais ne s’engage pas devant la nation à indemniser les veuves orphelins t autres proches des infortunés ! Que signifie cette omission sujette à diverses interprétations ?
 
Dans sa troisième proclamation solennelle, Joseph Kabila invite les compatriotes vivant à l’extérieur à revenir pour prendre part à l’effort du développement national. Qu’a fait l’illustre auteur de cette exhortation ?
 
Dans sa quatrième proclamation solennelle Joseph Kabila s’engage à accélérer la mise en œuvre des recommandations des concertations nationales. Comment peut-on accélérer une action qui n’est même pas encore à son démarrage ?
 
Dans sa cinquième proclamation solennelle, Joseph Kabila demande au peuple congolais d’appuyer la CENI (Commission électorale nationale indépendante). Pourquoi le chef de l’Etat en fonction apporte son soutien à une institution en rupture de ban avec l’immense majorité du peuple qui doute de sa neutralité par rapport au régime politique en place qui veut modifier la constitution du pays à son seul profit ?
Dans sa sixième proclamation solennelle, Joseph Kabila déclare que les élections tenues en 2006 et 2011 l’avaient été pour consolider la démocratie. Est-il vrai que ces élections ont réellement contribué à la consolidation de la démocratie en RDC ? Ces élections n’ont-elles pas été à la base de l’aggravation de la situation politique et à l’échec des concertations nationales en RDC?
Dans sa énième proclamation solennelle, Joseph Kabila parle du souci collectif de consolider la paix en RDC. Y a-t-il meilleur moyen d’établir la paix dans un pays que d’empêcher de créer des conditions favorables à l’éclatement des conflits ? Le cas de la tentative de la MP de modification de l’article 220 de la constitution !
KAMBALE MUTOGHERWA

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02 juillet 2014

Les militaires congolais lancent un mémo virulent contre Kabila

Les militaires congolais dénoncent leurs conditions de vie

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Les signaux qui attestent le départ de Kabila en 2016


L’idée que nourrit le pouvoir en place celle d’offrir un troisième mandat à Joseph Kabila n’est pas une évidence pour le régime avec la pression qu’exerce la communauté internationale sur l’actuel chef de l’Etat. Hermane Cohen, ancien sous-secrétaire d’Etat américain, était le premier à lancer le débat. Au cours d’une émission diffusée sur les antennes de la voix de l’Amérique, le diplomate américain avait précisé que Joseph Kabila doit quitter le pouvoir. Il a justifié sa position par le fait que le président de la République a très mal travaillé par rapport à ses homologues de la région des grand lacs. John Kerry,

secrétaire d’Etat américain, avait renouvelé le voeu de l’administration de Barack Obama, à Joseph Kabila, celui de ne pas briquer un troisième mandat. Les envoyés spéciaux, quand à eux, avaient enfoncé le clou. Ces derniers avaient exigé au pouvoir en place un calendrier global du processus électoral. C’est une condition avant un quelconque décaissement du financement en faveur des échéances électorales. Tout en mettant Joseph Kabila en garde contre toute tentative de révision de la constitution, pour briguer un troisième mandat.


Russ Feingold, représentant spécial des Etats unis pour la région des grands lacs, l’avait dit haut et fort au sortir d’une audience avec Minaku au palais du peuple. “Que Joseph Kabila respecte la constitution et la CENI présente un calendrier global des élections“, avait-il déclaré. Diane Corner, ambassadeur de la Grande Bretagne en Rd-Congo, a aussi joint sa voix aux représentants spéciaux et à la communauté internationale, lors de la fête de la Reine. “Nous demandons un calendrier global des élections à la CENI et que les dirigeants Rd-Congolais doivent respecter la constitution“, avait-elle lancé.

Et puis, Hillary Clinton, ancienne patronne de la diplomatie américaine et probable locataire de la maison blanche selon certains sondages américains, a, dans un ouvrage de sept cents vingt pages qui relate ses mille sept cents quarante jours passés à la tête de la diplomatie américaine, traité Joseph Kabila d’un président «distrait», dépassé par les problèmes de son pays. Selon des analystes avérés, la pression exercée par la communauté internationale sur Kabila et son régime prouvent à suffisance la fin d’un pouvoir sans bilan social. «Que Kabila s’inspire de ce qui est arrivé à Gbagbo qui passe ces jours à la CPI», lâche un ancien diplomate sous anonymat. Sur le plan interne, la pression s’accentue. Les opposants et la société civile ont mis en place d’ici la fin de la semaine une coalition anti-Kabila pour barrer la route à l’idée de maintenir l’actuel chef de l’Etat au-delà de 2016. L’Asadho vient de rédiger une lettre ouverte à la CENI, pour signifier à Malumalu qu’il sera responsable des pertes en vies humaines s’il ne modifie pas son calendrier électoral.
yves buya

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La lettre choc de Jacquemain Shabani aux combattants

jacquemainShabani

Très Chers Cadres du parti et Compagnons de lutte,
J’ai le devoir de vous saisir à travers ses quelques lignes pour non seulement vous expliquer ma démarche mais aussi partager avec vous mes préoccupations sur notre parti.

Vous devez encore avoir souvenir qu’il y a de cela deux ans notre parti a fait l’actualité en alimentant les débats de salon et les questionnements de l’opinion avec le fameux dossier de la commande des cartes de membres ainsi que le paiement d’une facture de 300 000 $ U.S. dans lequel j’étais personnellement concerné.
Je dois vous dire que lorsque le parti avait levé l’option de saisir la justice pour enquêter sur la gestion de ce dossier et dégager les éventuelles responsabilités, j’avais pris cela positivement car convaincu qu’il était aussi important pour nous de nous exercer à la bonne gouvernance et à la transparence dans la gestion des biens communs. Ainsi, excluant de moi tout soupçon de règlement de compte.
C’est dans cet esprit que j’ai librement et aisément participé à cette épreuve, et pour l’intérêt du parti,j’ai évité de me prêter à toute polémique qui pouvait nuire son image et à sa réputation de temple de valeurs. Ainsi, j’ai encaissé et supporté les médisances et calomnies de l’adversité politique et des opinions males informées, rassuré que la vérité des faits et de la justice seront les seuls répondants à cela.
Le Parquet Général de Kinshasa/Matete saisi de l’affaire a, sous RMP 3911/PG Mat/LEE, instruit et dégagé les responsabilités pénales. J’ai personnellement été disculpé de toutes poursuites depuis le 06/10/2012 après plus de trois mois d’instruction par la requête n°3445 du parquet. Ceci est de notoriété et connu du parti.
Mais voilà que deux années sont passées ! Pendant que les membres du parti dans leur ensemble travaillent pour la RECONSILIATION, l’UNITE et la COHESION de toutes les sensibilités de la grande famille UDPS à fin de lui permettre de jouer son rôle face aux enjeux de la nation. C’est avec indignation et regret que je prends connaissance, dans le journal R-D CONGO NEWS du 10 juin 2014 (http://7sur7.cd/index.php/8-infos/5983-mavungu-dit-avoir-vu-kobler-avec-la-benediction-de-tshisekedi), de la vision et des opinions sectaires, condescendantes, non inclusives et méchantes du second d’entre nous, le Secrétaire Général Bruno MAVUNGU, qui a la charge de la gestion quotidienne de notre cher et grand parti.
Cette découverte décevante anime en moi non seulement une envie de vérité et de justice mais plus encore une interpellation sur notre investissement commun « l’UDPS » dont nous avons la responsabilité de protéger et ne pouvons de voir détruire par le 1er diviseur commun.
Oui, un besoin de vérité et de justice car notre Secrétaire Général fait dans son interview du 10 juin 2014 des affirmations touchant à mon honneur et à ma respectabilité,revenant sur mon mandat de gestionnaire de notre parti, il ignore volontairement les conclusions du Parquet Général, il m’accuse publiquement et méchamment d’avoir dissipé 300 000 $ U.S de notre patrimoine commun !
La vérité s’impose parce que lorsque le Gestionnaire au quotidien, le porte-voix du parti, fait de telles affirmations, il est certain que la confusion prend place parmi les sociétaires de l’UDPS mais plus encore dans l’opinion. Et de même pour la justice car l’honneur et la personnalité d’un homme politique, avocat de profession, n’a pas de prix.
C’est ainsi que face à cet entêtement et à la méchanceté qui caractérise le comportement de notre Secrétaire Général, je n’ai eu de choix que de le traduire en justice pour diffamation en sollicitant du juge de paix de faire application de la loi afin que vérité et justice s’imposent. (1ère audience ce 09/07/2014 au Tribunal de paix de Ndjili) Ceci pour permettre à notre Gestionnaire de démontrer objectivement et de façon contradictoire la destination réelle de ces fameux 300 000 $ U.S et clore ce dossier monté de toutes pièces à des fins d’adversité politique et de guerre de leadership interne.

Très Chers Compagnons de lutte,
Je vous disais que les opinions du gérant de notre parti m’ont interpellé parce qu’elles sont révélées à ma réflexion n’ont seulement les limites de la personnalité qui assume ces hautes fonctions mais d’avantage aussi son manque de volonté politique à pouvoir répondre aux attentes des membres du parti, à savoir : RECONCILIATION, UNITE, COHESION et ACTION.
J’estime qu’il est suicidaire pour une grande formation politique comme la nôtre, regorgeant diverses sensibilités et différents sous-groupes, d’entretenir un leadership négatif, méchant, exclusif, irresponsable, faible et n’ayant aucune considération pour les membres du parti jusqu’à manquer de sincérité dans la restitution des actes qu’il pose. Un leadership incapable de fédérer les forces vives de notre arsenal politique de sensibilisation et de mobilisation constitue un danger pour l’existence même d’un parti de masse comme le nôtre.
Inévitablement, une fois encore, notre parti est à un tournant décisif de son histoire, la nation Congolaise nous observe et attend de nous de jouer notre rôle de leadership, neutraliser les forces du mal et les ennemis du Congo et faire que démocratie et progrès social soient des réalités dans le vécu de nos populations. Des enjeux sensibles et vitaux se présentent à nous et nous n’avons pas droit à l’erreur. Pour ce faire, nous devons doter notre parti d’un leadership positif, responsable, exemplaire, dynamique et rassembleur.
Sans ignorer que ceci relève des prérogatives de notre Président du Parti, je ne me gêne pas de nous interpeller car nous avons, chacun en ce qui le concerne,une part de responsabilité à le soutenir dans la prise des orientations judicieuses pour la bonne marche du parti.
Car face à cette calamité qui menace le parti, notre attitude passive et silencieuse sera interprétée, plus tard, comme une complicité non seulement à un suicide collectif mais plus encore à une non-assistance à la nation congolaise en danger.
Tenons bon, l’UDPS vaincra.

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01 juillet 2014

RDC : la Cenco met en garde contre toute modification de l’article 220 de la constitution

 

la cenco

Des évêques congolais membres de la Cenco le 23/6/2011 au centre Nganda à Kinshasa. Radio Okapi/ Ph. John Bompengo

L’église catholique invite la population congolaise à tout mettre œuvre pour protéger la nation congolaise, notamment en empêchant toute tentative de révision de l’article 220 de la Constitution. Dans un message publié mardi 1er juillet à Kinshasa, à l’occasion des 54 ans d’indépendance de la RDC, la Conférence épiscopale nationale du Congo (Cenco) s’engage à utiliser tous les moyens appropriés pour que le peuple congolais ne soit pas «pris en otage par des pratiques politiciennes qui sacrifient l’intérêt supérieur de la nation».

«Nous désapprouvons également toute sorte d’initiative qui, sans modifier directement l’article 220, viserait à le vider de son contenu essentiel», a affirmé le secrétaire général de la Cenco, l’abbé Leonard Santedi, livrant le message de l’église à la presse.

La Cenco dit soutenir les élections des députés provinciaux, des maires et des bourgmestres par mode de scrutin direct.

«Nous désapprouvons tout mode de scrutin qui priverait le souverain primaire de son droit de désigner ses gouvernants et de participer directement à la gestion de la cité», a-t-il expliqué.

Selon l’abbé Santedi, l’article 220 de la constitution protège les options fondamentales relatives à la nature de l’Etat congolais, qui est une République et non une monarchie, et à la nature du pouvoir politique.

«Ce pouvoir ne peut être ni personnalisé, ni autocratique et dictatorial», a-t-il insisté.

Tout en saluant les efforts du gouvernement congolais dans la reconstruction du pays, la Cenco promet d’utiliser «des moyens appropriés» pour sensibiliser la population et de défendre les options fondamentales qui sauvegardent la jeune démocratie congolaise et sa stabilité.

Le gouvernement a proposé un projet de loi relatif à la révision de certains articles de la constitution, sans préciser lesquels.

La plupart des députés interrogés affirment que cette révision constitutionnelle devrait concerner le mode de scrutin sénatorial, provincial et celui des gouverneurs.

radiookapi.net

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