05 août 2014

L'honorable Jean Bertrand Ewanga Isewanga Iwoka arrêté après le meeting de l'opposition d'hier à Ndjili Ste Thérèse

 

Bertrand Ewanga

L'honorable Jean Bertrand EWANGA ISEWANGA IWOKA, Secrétaire Général de l'Union pour la Nation Congolaise (UNC) a été arrêté tôt ce matin à son domicile à Kinshasa.

Des sources familiales ont indiqué que des agents de l’ANR sont arrivés chez lui vers 4h30 du matin, accompagnés des agents de la police. Ils se sont introduits  chez lui à 6heures munis d'un mandat d'amener délivré par le Procureur au motif d'incitation à la haine! Il a été conduit à un endroit non encore communiqué à sa famille.

L'arrestation de l'honorable Ewanga est en rapport avec son intervention d'hier au meeting de l'opposition contre la révision constitutionnelle. Monsieur Ewanga y a exposé un bilan succinct et largement négatif de monsieur Kabila. Il a démontré brièvement l'échec de cinq chantiers et les promesses non tenues de monsieur Kabila. Pendant son allocution, la communication a été coupée. D'aucuns ont pensé à une panne technique, mais son arrestation laisse penser que ses propos n'avaient pas plu à la kabilie.

Le meeting d'opposition d'hier a été une réussite totale de par la participation des Kinois venus de quatre coins de Kinshasa pour crier haut et fort contre une éventuelle révision constitutionnelle telle que le souhaitent les griots de la Kabilie. Beaucoup d'intervenants y avaient manifesté, dans toutes les langues du pays, leur désaveux à la révision constitutionnelle et la plupart des slogans exigeaient le départ pure et simple de Kabila.

Le peuple congolais de l'intérieur comme de l'éxtérieur demande aux services de renseignement la libération immédiate et sans condition de l'honorable Ewanga.

Voici le lien à la vidéo relative au meeting de Sainte Thérèse: https://www.youtube.com/watch?v=23o4vHMXhRg

Lumbamba Kanyiki

 

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Sommet USA-Afrique: tête-à-tête Kerry-Kabila

 

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Le président congolais Joseph Kabila et le secrétaire d'Etat américain John Kerry s'adressant à la presse en marge du sommet Etats-Unis-Afriques (New York, le 4 août 2014). Capture d'écran dvidshub.net

Le secrétaire d’État américain John Kerry a salué lundi à New York les efforts fournis par le président de la RDC Joseph Kabila pour régler les problèmes des groupes armés qui opéraient dans l’est de la RDC au nombre desquels les FDLR et le M23. Les deux personnalités ont eu un tête-à-tête à l’occasion du sommet Etats-Unis-Afrique qui réunit trente cinq présidents africains, neuf Premiers ministres, trois vice-présidents, deux ministres des Affaires étrangères et un roi autour de Barack Obama.

« Nous sommes très reconnaissants pour les efforts qu’il a faits et pour son leadership qui ont été nécessaires pour traiter les problèmes des FDLR et du M23. Avec l’aide de la Monusco, ces efforts ont contribué au désarmement. Ce processus se poursuit et c’est ce qui apportera la paix et la stabilité dans la région», a déclaré John Kerry à la presse , indiquant que son entretien avec Joseph Kabila a aussi porté sur “le développement économique et l’avenir”.

John Kerry et Joseph Kabila s’étaient déjà rencontrés début mai à Kinshasa. Le message du secrétaire d’État américain avait notamment porté sur la sécurité et les élections.

«Depuis que nous nous sommes rencontrés il y a un ou deux mois, la situation a continué à évoluer et à aller de l’avant dans la bonne direction. Et maintenant, le Congo vit dans dans une ère de paix et nous nous dirigeons vers la stabilité à long terme dans tous les secteurs », a pour sa part réagi le président congolais.

Vous pouvez suivre l’adresse de John Kerry et Joseph Kabila, en anglais:

Croissance et corruption

Les États-Unis ont exhorté les dirigeants africains à respecter les différences politiques, estimant que les principes démocratiques de base sont essentiels pour parvenir à une croissance économique à long terme. Citant l’exemple de Nelson Mandela, le leader de la lutte anti-apartheid, John Kerry a déclaré que la plupart des Africains plaident pour une limitation de leurs dirigeants à deux mandats.

«Nous allons presser les dirigeants à ne pas modifier les constitutions nationales pour des fins personnelles ou politiques”, a déclaré John Kerry, sans nommer directement les dirigeants concernés dont certains ont été invités au sommet de New York.

Le vice-président américain Joe Biden a discuté avec les dirigeants africains sur les droits humains et les a encouragés à lutter contre la corruption.

«C’est un cancer en Afrique ainsi que dans le monde entier. La corruption généralisée est un affront à la dignité de son peuple et une menace directe pour la stabilité de toutes vos nations”, a-t-il déclaré.

radiookapi.net

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Sommet États-Unis-Afrique : Kerry sermonne une quarantaine de dirigeants africains

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Ce sommet économique sans précédent, organisé à Washington, est aussi l'occasion pour les Américains de vanter la démocratie et les droits de l'homme...

Le secrétaire d'État américain John Kerry a vanté lundi les valeurs démocratiques et les droits de l'homme au premier jour d'un sommet sans précédent entre les États-Unis et l'Afrique centré sur la coopération économique. Le président Barack Obama et son gouvernement accueillent pendant trois jours une quarantaine de chefs d'État et de gouvernement africains, dont plusieurs foulent le tapis rouge de Washington malgré de mauvais bilans en matière de droits de l'homme.

"Une société civile forte, le respect pour la démocratie, l'État de droit et les droits de l'homme, ce ne sont pas seulement des valeurs américaines, ce sont des valeurs universelles", a martelé le chef de la diplomatie américaine devant un parterre d'acteurs africains de la société civile. Citant une nouvelle fois l'exemple de l'ancien président sud-africain Nelson Mandela, John Kerry a affirmé que la plupart des peuples d'Afrique étaient favorables à une limitation à deux mandats pour leurs dirigeants.
Plusieurs "cas" passés sous silence

"Nous presserons les dirigeants de ne pas modifier les constitutions pour leurs bénéfices personnels ou politiques", a dit John Kerry, sans désigner quelqu'un en particulier. Il a rencontré dans la matinée le président de la République démocratique du Congo (RDC) Joseph Kabila à qui il avait déjà demandé directement, en mai en visite à Kinshasa, de respecter la limite à deux mandats imposée par la loi fondamentale congolaise, dans la perspective des élections de 2016.

Mais le secrétaire d'État n'a pas évoqué les cas de la Guinée équatoriale, du Rwanda, de l'Ouganda, de l'Angola ou du Cameroun et de leurs indéboulonnables présidents Teodoro Obiang Nguema, Paul Kagame, Yoweri Museveni, Eduardo dos Santos et Paul Biya. Le secrétaire d'État a également promis que les États-Unis continueraient à défendre "la liberté de la presse, y compris pour des journalistes poursuivis pour terrorisme ou emprisonnés pour des raisons arbitraires". Une allusion peut-être au sort en Égypte de journalistes de la télévision Al-Jazeera, dont l'Australien Peter Greste, condamnés à des peines allant de sept à dix ans de prison après avoir été déclarés coupables de soutenir les Frères musulmans.

L'Éthiopie aussi a inculpé sept blogueurs et trois journalistes pour "terrorisme". Le nouveau président égyptien Abdel Fattah al-Sissi ne s'est pas rendu à Washington, mais le Premier ministre éthiopien Hailemariam Desalegn a fait le voyage. Les États-Unis et l'Éthiopie coopèrent pour la sécurité de la région, notamment en Somalie.

 

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A Gaza, les écoles au coeur du conflit

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Six écoles de l'ONU ont été touchées par des frappes israéliennes depuis le début de l'opération "Bordure protectrice". Refuges de plus de 200 000 Palestiniens, ces structures sont débordées. 

A Gaza, les écoles au coeur du conflit

 

Dimanche, devant l'école de l'ONU de Gaza, des traces de sang maculaient le sol.

REUTERS/Ibraheem Abu Mustafa

Pour la troisième fois en 10 jours, une école de l'ONU dans la bande de Gaza a été la cible de de l'armée israélienne. Dimanche, au moins 10 personnes sont mortes alors qu'elles étaient réfugiées dans une école à Rafah. Une trentaine de Palestiniens ont déjà été tués dans des frappes sur des écoles à Beit Hanoun le 24 juillet et à Jabaliya le 31 juillet. Au total, six abris de l'ONU ont été frappés par l'armée israélienne. 

L'UNRWA, la structure de l'ONU chargée des réfugiés palestiniens, dispose de 245 écoles dans l'enclave, dont 90 servent d'abri en cas de conflit. Selon un rapport publié dimanche, 260 000 Palestiniens ont trouvé refuge dans ces structures. Ils y reçoivent de l'eau, de la nourriture et les produits de première nécessité. "Les Gazaouis savent que même une école de l'ONU n'est pas un lieu sûr", admet le rapport. 

"Pourquoi ils ont bombardé les écoles?"

Sur place, les habitants sont sous le choc. "Pourquoi ils ont bombardé les écoles?, s'interroge Kamal au micro de RFI à Rafah. C'était pourtant eux qui nous avaient dit de nous réfugier là-bas. On y est allé, et maintenant, ils les bombardent. Il y avait encore des familles. Les écoles sont le seul endroit pour beaucoup." En effet, l'armée israélienne conseille à certains Gazaouis de quitter leur domicile. A Jabaliya, un homme témoignait pour le New York Times de la violence de l'attaque: "Il était clair qu'ils ne ciblaient pas une maison en particulier mais ils ont bombardé largement et c'est tombé là où c'est tombé..." L'ONU a vivement condamné ces attaques, alors que les localisations des bâtiments sont connues de l'armée israélienne, selon des responsables de l'organisation. 

Pour expliquer l'attaque de dimanche, Israël a reconnu avoir ciblé trois hommes du Djihad islamique près de l'école de Rafah. L'envoyé spécial de France Info a constaté la présence d'une moto aux couleurs de l'organisation. Selon l'armée israélienne, les écoles, les hôpitaux ou encore les mosquées sont utilisées par le Hamas pour "tirer sur Israël". Des roquettes ont été retrouvées dans plusieurs écoles vides du réseau de l'ONU. 

Avec plus de 10% de la population gazaouie déplacée dans des écoles peu sûres, l'ONU est débordée, notamment à Rafah où la trêve israélienne n'est pas en vigeur. L'année scolaire doit commencer le 24 août, dans des conditions encore très incertaines. 

Avec


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Israël-Palestine: la guerre est loin d'être terminée

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L'armée israélienne a indiqué lundi qu'elle avait encore "beaucoup de missions" à accomplir à l'intérieur de la bande de Gaza. Les troupes vont y être maintenues, même si "tous les tunnels ont été détruits". 

Israël-Palestine: la guerre est loin d'être terminée

 

Un soldat israélien explique aux journalistes, le 25 juillet 2015 la structure du tunnel utilisé par des militants palestiniens entre la bande de Gaza et Israël.

 

afp.com/Jack Guez

La paix n'est pas pour demain. L'armée israélienne a indiqué lundi qu'elle avait encore "beaucoup de missions" à accomplir à l'intérieur de la bande de Gaza signalant ainsi qu'elle y maintient ses troupes même si elle estime avoir achevé la destruction des tunnels ennemis. 

"Nous ne partons pas, nous restons dans la bande de Gaza, il y a encore beaucoup d'autres missions à terminer", a déclaré Moti Almoz, le porte-parole de l'armée à la chaîne israélienne Channel-2. 

Après neuf jours de bombardements aériens de la bande de Gaza, Israël a lancé son offensive terrestre le 17 juillet dans l'enclave palestinienne, avec comme mission affichée de neutraliser les tunnels souterrains, "le Gaza sous Gaza", servant aussi bien à entreposer et déplacer l'arsenal des combattants palestiniens qu'à mener des opérations commandos d'infiltration en territoire israélien. 

"Tous les tunnels que nous avions repérés ont été détruits", a assuré le porte-parole militaire. "Ce n'est pas parce que nous parlons de la fin de la mission contre les tunnels, que nous parlons de la fin de l'opération à Gaza". 

Samedi, l'armée israélienne avait toutefois entrepris de retirer un certain nombre de soldats de cette enclave côtière contrôlée par le mouvement palestinien Hamas, sans préciser combien, tandis qu'elle en redéployait d'autres à l'intérieur de la bande de Gaza. 

Israël a observé lundi une trêve humanitaire de sept heures à l'issue de laquelle le Premier ministre Benjamin Netanyahu a déclaré que l'offensive sur la bande de Gaza se poursuivrait jusqu'au "rétablissement de la sécurité" pour les Israéliens, faisant fi des appels internationaux au cessez-le-feu. 

Au Caire, l'Egypte, médiateur traditionnel lors des conflits entre le Hamas et Israël, tentait lundi soir de faire accepter une trêve de 72 heures à Gaza qui commencerait mardi, a annoncé un responsable palestinien au Caire. 

Avec

En savoir plus sur http://www.lexpress.fr/actualite/monde/proche-moyen-orient/israel-palestine-la-guerre-est-loin-d-etre-terminee_1564065.html#JOm8Q8epBsAoqHj5.99

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04 août 2014

RDC - Freddy Kita : "Kabila n'a plus d'autre option, il doit partir en 2016 !"

Freddy Kita, secrétaire général de la Démocratie chrétienne (DC), le 4 août 2014 à Paris. Freddy Kita, secrétaire général de la Démocratie chrétienne (DC), le 4 août 2014 à Paris. © Elena Blum/J.A.

L'opposition congolaise a tenu lundi un "meeting populaire" à Kinshasa. De passage à Paris, un de ses membres, Freddy Kita, secrétaire général de la Démocratie chrétienne (DC), explique à "Jeune Afrique" le sens de cette mobilisation. Interview.

Appel à la mobilisation au Nord-Kivu, "meeting populaire" à Kinshasa, l'opposition congolaise passe à l'offensive. Malgré l'absence de certains de ses leaders – Vital Kamerhe, Martin Fayulu, Félix Tshisekedi notamment – qui séjournent à Washington, plusieurs partis qui s'opposent au projet gouvernemental de révision constitutionnelle, ont organisé, le 4 août, un rassemblement à la place Sainte-Thérèse, dans le sud-est de la capitale congolaise.

Manif de l'opposition

"C'est désormais l'heure de l'action, a confié à Jeune Afrique Lydie Omanga, conseillère de Vital Kamerhe, président de l'Union pour la nation congolaise (UNC), satisfaite de la "réussite" de la manifestation qui s'est déroulée dans le calme. En présence de différents opposants politiques dont Mwenze Kongolo, ancien ministre de la Justice sous Laurent-Désiré Kabila, Bruno Mavungu, secrétaire général de l'Union pour la démocratie et le progrès social (UDPS), Jean-Lucien Busa, transfuge du Mouvement pour la libération du Congo (MLC) ainsi que quelques représentants de la société civile kinoise.

De passage à Paris,  Freddy Kita, secrétaire général de la Démocratie chrétienne (DC, opposition), a de son côté salué la démarche, soulignant que "c'est le début de la mobilisation du peuple".

Jeune Afrique : Peut-on considérer que l'opposition congolaise est plus que jamais déterminée à barrer la route à une éventuelle modification de la Constitution pouvant permettre au président Joseph Kabila de se représenter en 2016 ?

Freddy Kita : Ce n'est pas une affaire d'opposition politique, mais c'est le peuple congolais dans son ensemble qui veut dire "non" à ce pouvoir qui le gouverne par défi. Aujourd'hui, l'économie de la RDC se trouve par terre, les conditions sociales de la population laissent à désirer, l'insécurité bat son plein, mais Joseph Kabila cherche encore à s'accrocher au pouvoir. Le peuple, lui, est fatigué. Il se lève pour montrer son indignation. C'est le début de la mobilisation du peuple.

Que répondez-vous à la majorité au pouvoir lorsqu'elle affirme que tout projet de révision constitutionnelle n'est pas forcément illégal, dès lors qu'il ne touche pas aux articles verrouillés de la Constitution ?

Joseph Kabila a peur de quitter le pouvoir.

Pourquoi doit-on toujours modifier la Constitution lorsqu'on s'approche des échéances électorales en RDC ? Avant la présidentielle de 2011, la majorité mécanique au Parlement a ramené le scrutin à un tour et aujourd'hui elle cherche encore à bidouiller le texte constitutionnel pour permettre à son champion de briguer un autre mandat. Nous ne sommes pas d'accord. Si elle tient à son projet de révision, elle doit attendre la fin du processus électoral de 2016. Nous savons que Joseph Kabila a peur de quitter le pouvoir. Peur de se retrouver demain devant la Cour pénale internationale (CPI) pour des crimes qu'il a commis dans le pays. Mais, il n'y a plus d'autre option : en 2016, il doit partir !

Le départ de Kabila en 2016 semble être un objectif qui réunit l'opposition congolaise, réputée pour ses divisions et ses luttes internes...

Même 10 enfants issus d'une même famille ne parlent jamais un même langage. L'important est qu'ils se reconnaissent tous d'un même père. C'est le cas aujourd'hui de l'opposition congolaise. Au-delà de nos divergences, nous faisons bloc pour nous opposer à toute modification de la Constitution.

Au même moment à Washington s'ouvre le Sommet États-Unis – Afrique, qu'est-ce que votre parti, la Démocratie chrétienne (DC), et l'opposition en RDC attendent de cette rencontre à laquelle participe également le président Joseph Kabila ?

C'est aux Congolais de résoudre les problèmes de la RDC. Nous devons donc continuer à nous mobiliser pour nous prendre en charge. La communauté internationale n'est là que pour nous accompagner dans cette démarche.

En attendant, le leader de votre parti, Eugène Diomi Ndongala, condamné pour viol, continue à croupir en prison et les parties civiles demandent désormais des dommages et intérêts importants…

Ce n'est pas une surprise. Nous savons que Joseph Kabila est derrière ce scénario. Diomi Ndongala n'a jamais commis de viol. C'est un père de famille. Un grand leader politique. S'il voulait avoir une maîtresse, il aurait eu recours à des femmes responsables. Après sa condamnation arbitraire, il continue de mener son combat depuis sa cellule. Il publie chaque semaine le carnet politique d'un prisonnier. C'est ce qui dérange et qui a provoqué ce nouveau rebondissement de l'affaire au civil.


Lire l'article sur Jeuneafrique.com : Opposition RDC | RDC - Freddy Kita : "Kabila n'a plus d'autre option, il doit partir en 2016 !" | Jeuneafrique.com - le premier site d'information et d'actualité sur l'Afrique

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Afrique du Sud: début du procès des Congolais accusés de tentative de coup d’Etat

 
Une vue de la ville de Pretoria en Afrique du Sud (Photo mudago.com)Une vue de la ville de Pretoria en Afrique du Sud (Photo mudago.com)

Après plusieurs reports, le procès des 20 Congolais arrêtés en Afrique du Sud a débuté, lundi 4 août, à la Cour suprême de justice de Pretoria. Le juge les poursuit pour tentative de coup d’Etat contre le régime de Kinshasa en février 2013. Ils étaient 19 à comparaitre ce lundi devant le juge à la Cour suprême de Pretoria.

La séance a ensuite été ajournée à mardi 5 août car un des accusés, James Jacob Mapima, était absent pour des raisons de santé.

La défense a tenté en vain d’obtenir l’annulation des charges contre ces accusés.

Pour leurs avocats, des personnes poursuivies n’ont commis aucun crime en Afrique du Sud et elles ne devraient pas par conséquent être poursuivies.

Ce que rejette le juge qui estime par contre que ces ressortissants congolais ont planifié ce coup sur le sol sud-africain et devraient être poursuivis pour avoir violé la loi sur l’assistance militaire étrangère.

Il convient de rappeler que les 20 congolais ont été arrêtés en février 2013 pour tentative de déstabiliser le pouvoir de Kinshasa.

En juillet dernier, Me Pillay, le représentant de la grande partie des détenus avait dénoncé que ses clients seraient victimes d’agressions morales et physiques par les autorités de la prison.

Ces détenus ne jouiraient que d’une heure de liberté à l’intérieur de la prison au lieu de 24 heurs, a poursuivi Me Pillay. La demande de leur remise en liberté provisoire avait été rejetée.

radiookapi.net

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RDC : l’opposition appelle Joseph Kabila à un dialogue « pour son départ en douceur »

 

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Les présidents Etienne Tshisekedi de l'UDPS et Vital Kamerhe de l'UNC.

L’opposition politique congolaise invite le président de la République, Joseph Kabila, à un dialogue d’ici la fin du mois d’octobre, afin « d’organiser son départ en douceur ». L’UDPS d’Etienne Tshisekedi, l’UNC de Vital Kamerhe et le RCD/K Ml de Mbusa Nyamwisi et leurs alliés ont fait cet appel lundi 4 août lors de leur meeting organisé à Kinshasa.

Dans son message, Bruno Mavungu, secrétaire général de l’Unions pour la démocratie et le progrès social (UDPS), a déclaré que l’opposition veut amener Joseph Kabila à ce dialogue pour organiser son départ en douceur, de manière à préserver la paix dans le pays.

Pour ce parti d’opposition, ce dialogue serait conforme aux accords d’Addis-Abeba [NDLR : signé le 24 février 2013 par onze chefs d’Etats africains].

« Il [Joseph Kabila] a fait sortir un autre jeu en parlant des élections. La famille politique de M Kabila est actrice dans ces élections. Nous attendons le retour de Kabila des Etats-Unis, pour que nous allions au dialogue pour organiser son départ », a affirmé Bruno Mavungu.

Joseph Kabila a organisé en octobre 2013 les concertations nationales auxquelles ont pris part les partis politiques membres de la Majorité présidentielle et ceux de l’opposition.

Plusieurs recommandations ont été formulées à l’issue de ces assises, dont la formation d’un gouvernement de cohésion nationale. Jusqu’à ce jour, cela n’a jamais été fait. L’UDPS et l’UNC notamment avaient boycotté ces assises.

Pour Jean-Bertrand Ewanga secrétaire général de l’Union pour la nation congolaise (UNC), le dialogue inclusif-selon l’accord cadre d’Addis-Abeba-ne devait pas laisser place aux concertations nationales qui, du reste « constituent un échec ».

« Ces concertations nationales ont été une tricherie de M. Kabila. La résolution 2098 du conseil de sécurité des Nations unies exige un dialogue inclusif. Il [Joseph Kabila] a monté une histoire à sa taille et les résultats c’est ce que nous connaissons. Il veut réviser la constitution et cherche le referendum. Nous devons l’obliger à partir », a-t-il indiqué.

L’opposition réunie se dit confiant quant à l’aboutissement de ces assises avant la fin du mois d’octobre prochain.

radiookapi.net

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Révision constitutionnelle : Les arguments d’Evariste Boshab déclassés

 
La communication du SG du PPRD ne résiste pas à la critique du point de vue de la forme et du fond émise par le Front populaire.  Le Front populaire contre la révision constitutionnelle.

Front populaire en abrégé, a vigoureusement réagi contre la communication du mardi 29 juillet adressée par le Secrétaire général du PPRD aux militants de son parti. Ce, à l’occasion d’un point de presse que le Coordonnateur du Front a tenu le 1er août. Du point de vue de la forme et sur le plan du fond, les arguments avancés par Evariste Boshab ont été déclassés par Jean- Pierre Lisanga, qui a lu la prise de position de son collectif.
 
Attaquée par rapport à la forme, la communication a été rédigée sur papier sans en tête ni Logo du PPRD, avec tout les risques de se demander si ce parti phare de la MP a renoncé à ses armoiries et autres signes distinctifs représentant son identité. En outre, souligne JP Lisanga, la communication émise par Boshab Mabudj ma Bilenge, « est un amas de confusion et d’amalgames qui ne s’appesantit pas sur l’essentiel, à savoir démontrer, puisque c’est l’objectif avoué l’opportunité et la nécessité historique de la révision constitutionnelle, mais s’étend plutôt dans des conjectures pseudo académiques alors que le débat sur la révision constitutionnelle est aujourd’hui descendue dans la rue.”
 
Du point de vue du fond, des arguments massues sont avancés pour déclasser la fameuse communication d’Evariste Boshab. Par rapport aux postulats de l’homme fort du PPRD sur les victoires brandies lors des deux dernières élections présidentielles, ce sont des contestations dont l’une marquée d’une tâche noire avec les morts enregistrés à Kinshasa pendant trois jours en mars 2007, qui lui ont été balancées Prétextant solliciter un autre mandat présidentiel à cause des guerres, le Front populaire trouve fallacieux cet argument. Boshab qui avoue l’échec des programmes de Joseph Kabila à travers ce faible argument feint d’ignorer, d’après Lisanga et son groupe, que le cycle des guerres dont question a été provoqué par “ la fameuse guerre de libération de l’AFDL. qualifiée par Laurent Désiré Kabila de conglomérat d’aventuriers, dont le PPRD est l’héritier testamentaire “ et “le non respect des Accords signés le 23 mars 2009 entre le gouvernement de Kabila et le CNDP enfant prodigue de l’AFDL qui s’est mué en M23 “.Même s’il faut raisonner par l’absurde ,Lisanga demande à Boshab si le président américain G.Bush Junior aurait-il osé réclamer un troisième mandat au détriment de la Constitution de son pays sous le prétexte que la mise en œuvre du programme .pour lequel il a été élu aurait été retardée à cause de l’attentat de World Trade Center et de la guerre en Irak ? Ou le Président Obama peut-il réclamer un troisième mandat au peuple américain pour le retard connu dans l’exécution de son programme suite à la traque d’Oussama Ben Laden?
La volonté de Boshab de voir organiser les élections locales et municipales au motif de vider les arriérés électoraux et en même temps respecter les aspirations du peuple cache un soutien au calendrier électoral proposé par un des membres de la MP au perchoir de la CENI tenant à la modification de la Loi fondamentale au profit de l’autorité morale de la famille présidentielle. Prenant le SG du PPRD au mot selon lequel, « la Constitution de la Rd Congo a prévu elle-même la manière dont elle peut être modifiée “, le Front populaire rétorque en rappelant que” la Constitution du 18 février 2006 ne prévoit point de mécanisme de son changement “. Par conséquent, pour Lisanga et son groupe, toute tentative. initiative ou manœuvre tendant au changement de la Constitution équivaudrait à un coup d’Etat constitutionnel et le recours à l’article 64 sera d’usage en cas de besoin, Il est aussi rappelé à Evariste Boshab que l’évolution des mentalités des RD Congolais d’aspirer à une bonne gouvernance fera échec à toute malencontreuse aventure de modifier unilatéralement la Constitution si subtile soit elle comme l’harmonie nécessaire devant sous-tendre l’architecture institutionnelle avancée par l’homme du PPRD.
 
S’agissant des similitudes comparatives brandies par l’ancien Speaker de l’Assemblée nationale lorsqu’il parle de différentes révisions intervenues dans la constitution belge, il lui est rappelé d’omettre sciemment de donner les statistiques du nombre des révisions au regard de l’âge de la Constitution belge. La constitution américaine lui a été citée à titre exemplatif. Vieille de 200ans’, elle n’a connu jusque là que 10 amendements, soit en moyenne d’une seule révision tous les 20 ans. La constitution française de la 5ème République accouchée dans la douleur pendant la guerre d’Algérie n’a pas été changée et n’a connu de révision que dans le sens de renforcer la démocratie notamment en réduisant la durée du mandat présidentiel passé de 7 à 5 ans.
 
Boshab a été invité à la prudence. La campagne dont l’objectif inavoué est d’installer en RD Congo un régime anachronique qu’il a lancée embarque le PPRD et la MP sur un radeau croulant et voguant dangereusement à contre-courant de l’évolution du monde.
 
L’opposition républicaine se saborde
 
Le regroupement politique dénommé “ Opposition républicaine “ devient une nébuleuse sans objet du fait que les mobiles ayant prévalu à sa création le suivi et la matérialisation des recommandations des concertations nationales, n’ont plus leur raison d’être à cause de la rupture unilatérale du pacte engagé entre les deux parties.
Refusant de suivre ceux qui ont craché sur les Concertations politiques en se muant en un conglomérat de partis, personnalités et regroupements politiques « révisionnistes “, les forces politiques de la Convention de l’opposition républicaine ont mis sur pied la Force populaire contre la révision constitutionnelle.
 
Dans le cadre de son combat contre la révision constitutionnelle, le Front populaire dépose aujourd’hui lundi 4 août à l’Ambassade des Etats-Unis d’Amérique et à la MONUSCO un mémo de soutien au président américain Barack Obama « pour les efforts inlassables qu’il ne cesse d’entreprendre en vue de consolidation de la démocratie dans notre pays en particulier et en Afrique en général ».
K.KAP

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