09 juillet 2014

Caritas demande de l’aide pour faciliter le retour des expulsés de Brazzaville dans leurs provinces

 

caritas

L’ONG catholique Caritas invite les personnes de bonne volonté à aider les expulsés de Brazzaville qui le veulent à regagner leurs provinces d’origine. Ces expulsés sont regroupés depuis le mois de mai dernier dans un site aménagé à Maluku dans la périphérie Est de la ville de Kinshasa. Ces expulsés estimés à 2 400 personnes dont environ 1 000 enfants vivent sous des bâches dans des conditions précaires. Les malades n’ont pas toujours accès à des soins de qualité.

«Que toute personne animée de bonne volonté puisse venir en aide à nos frères qui sont dans ces conditions difficiles. Il y a beaucoup de refoulés qui ont besoin de rentrer dans leurs provinces. S’il y a des gens qui pensent qu’ils peuvent mettre à leur service des moyens pour qu’ils puissent regagner leurs provinces, ça les aiderait à quitter ces conditions précaires dans lesquelles ils vivent», plaide Gratien Mundia, coordonnateur des urgences et protection sociale à Caritas Congo.

Le responsable de Caritas invite également les personnes qui veulent travailler avec son organisation pour aider ces expulsés à se présenter aux bureaux de cette association qui organise la distribution de l’aide dans le site de Maluku.

Par ailleurs, Gratien Mundia a félicité des agents de la Monusco qui ont apporté le dimanche 6 juillet des habits et d’autres biens à ces expulsés.

«L’expérience que nous avons faite avec les agents de la Monusco dimanche dernier était une bonne expérience. Ils sont venus avec plus de 2 000 habits et d’autres matériels. Nous avons préparé la distribution. Nous l’avons fait avec tous les agents qui étaient là. Et je crois que tout cela était dans l’intérêt des bénéficiaires», a-t-il déclaré.

Jusque là, les dons sont apportés de façon intermittente par des particuliers et le ministère des Affaires sociales. Les expulsés manquent de nourriture, vivent entassés sous des bâches et certains dorment au sol.

Seules trente et une bâches sont mises à la disposition de toutes ces personnes.

La prise en charge médicale assurée par le programme national des urgences et la Croix-Rouge de la RDC restent hypothétiques. Ces deux structures souffrent d’un manque criant de médicament et de carburant pour les ambulances quand il faut évacuer les malades.

radiookapi.net

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08 juillet 2014

RDC : l’ambassadeur américain James Swan appelle tous les signataires à respecter l’accord d’Addis-Abeba

James Swan

Les voix continuent de s’élever en faveur de l’application stricte de l’accord-cadre d’Addis-Abeba en vue du retour de la paix dans la région des Grands Lacs, dont la dernière est celle de l’ambassadeur des Etats-Unis à Kinshasa.

« Il faut que tous les signataires respectent leur engagement à travers l’accord-cadre de paix et de sécurité. Et c’est le message que nous communiquons à tous les acteurs, y compris les Rwandais », a déclaré lundi 7 juillet à Kinshasa sur les antennes de Radio Okapi l’ambassadeur américain en RDC, James Swan, à l’issue de sa rencontre avec François Muamba, coordonnateur national du mécanisme de suivi de l’Accord-cadre de paix d’Addis-Abeba.

Cet accord, signé en février 2013 par onze pays africains sous l’égide des Nations unies, est censé restaurer la paix dans l’Est de la RDC, en proie à de multiples conflits armés depuis deux décennies.

Ses signataires se sont notamment engagés à respecter la souveraineté de leurs voisins et de ne pas soutenir les groupes armés qui pillulent dans la région des Grands Lacs.

Pour James Swan, cet accord est « le document phare qui nous oriente et oriente les différents acteurs dans la région des Grands Lacs.

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Les élus provinciaux de Kinshasa disent non à la CENI



(KINSHASA)- Les élus provinciaux de Kinshasa avec leur tête, Roger Nsingi ont dit non à l’élection des députés provinciaux au suffrage indirect comme proposé par la commission électorale nationale indépendante dans sa feuille de route déposée à l’assemblée nationale.

Ils l’ont fait savoir lors du cadre des concertations entre leur institution et la commission électorale nationale indépendante. L’une des options contenue dans la feuille de route de la CENI voudrait que les députés provinciaux soient élus au suffrage indirect mais nous, nous refusons ça, a insisté Roger Nsingi, le président de l’organe délibérant de Kinshasa. Le désaccord a été total entre nous et les responsables de la centrale électorale, a-t-il ajouté. Pour lui, la commission électorale nationale indépendante doit revenir à l’ancienne formule. Je propose à la CENI de retirer cette proposition à l’assemblée nationale, tranche le cadre Mlc. Les députés provinciaux de Kinshasa considèrent que le vote au suffrage indirect va étouffer la jeune démocratie congolaise. ‘‘Au cas où la Ceni s’entêtait, le vote sera biaisé ’’, a déploré le président de l’assemblée provinciale de Kinshasa. En réaction, le rapporteur de la Ceni, Jean Pierre Kalamba a rappelé que les deux options contenues dans la feuille de route déposée à l’assemblée nationale, ne sont que des propositions techniques et qu’il revient aux députés nationaux de se décider au regard de toutes les contraintes matérielles, logistiques et financières évoquées dans le document. Il a précisé que l’élection présidentielle aura lieu en 2016. Une manière pour lui de rassurer les sceptiques et rappeler à l’ordre les partisans du report.

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Mavungu - Shabani : la bataille judiciaire ouverte entre les deux cadres Udps

udps logo



(KINSHASA)- Deux cadres de l’Udps, Jacquemin shabani et Bruno Mavungu, le premier ancien secrétaire général du parti et le deuxième son successeur, se livrent à partir de ce mercredi une bataille judiciaire devant le tribunal de grande instance de Ndjili.

La pomme de discorde, la diffamation dont Shabani se dit victime de la part de Mavungu. Dans une interview accordée au très sérieux bihebdomadaire Congo News, l’actuel secrétaire général du parti d’Etienne Tshisekedi a exhumé le dossier détournements des fonds liés à la vente des cartes des membres à la période précédant les élections de 2011 mettant ainsi directement en cause son prédécesseur, Jacquemin Shabani. En dehors de sa réplique publiée par le journal, Shabani a décidé de porter plainte contre son camarade du parti pour diffamation.  La première audience au tribunal de grande instance de Ndjili est fixée pour ce  mercredi. Les deux fils maison vont s’affronter sous le regard vigilant des militants qui ont promis de se déplacer en masse. Dans cette guerre, le sphinx de Limete est resté silencieux comme d’habitude. Triste réalité pour un leadership qui se meurt, a déploré un ancien proche de Tshisekedi. Au parti, aucune initiative n’a été prise pour entendre les deux cadres ou même les réconcilier, a ajouté un cadre Udps de la fédération de Mont-Amba.

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Affaire Germain Katanga à la CPI : Renvoyés à Kinshasa, les trois témoins en danger


 
Expulsés par les autorités hollandaises, Floribert Ndjabu, Pierre Célestin Mbodina et Charif  arrivés hier à Kinshasa et ont été immédiatement conduits à la prison militaire de Ndolo.

Le Pays-Bas considéré comme un Etat respectueux des droits de l’homme vient de ternir son image en expulsant les trois ex-miliciens ayant témoigné contre le pouvoir de Kinshasa en mars 2011 à la Cour Pénale Internationale (CPI), dans le procès de Mathieu Ngudjolo Chui et Germain Katanga. Craignant pour leur sécurité, ces trois témoins avaient demandé l’asile au Pays- Bas qui malheureusement n’a pas abouti.
 
Floribert Ndjabu, Pierre Célestin Mbodina et Manda Charif sont arrivés hier lundi 7 juillet vers 02h00 (01h00 GMT) à l’aéroport international de Ndjili à bord d’un vol spécialement affrété, après avoir été expulsés des Pays-Bas.
Ils ont été aussitôt ” pris en charge “ par la police qui les a immédiatement conduits à la prison militaire de Ndolo, dans la commune de Barumbu.
 
Anciens miliciens, ces trois compatriotes avaient témoigné devant la Cour pénale internationale (CPI) en mars 2011 dans le procès des chefs de milice congolais Mathieu Ngudjolo Chui et Germain Katanga. Depuis, les trois hommes demandaient l’asile aux Pays-Bas, disant craindre pour leur vie après avoir incriminé le président congolais Joseph Kabila dans leur témoignage et refusaient dès lors d’être renvoyés à Kinshasa.
 
Au terme d’une longue procédure impliquant aussi bien la CPI que les autorités néerlandaises, le Conseil d’Etat néerlandais a décidé le 27 juin que les trois témoins soient renvoyés en RDC.
 
Les juges ont estimé que la RDC a fourni suffisamment de garanties quant à la sécurité de ces témoins, notamment qu’ils ne seraient pas condamnés à mort.
Plusieurs ONG de défense des droits de l’homme avaient pourtant appelé le gouvernement néerlandais à ne pas les renvoyer en RDC par crainte pour leur vie. Les trois hommes se trouvaient dans un centre de détention néerlandais depuis le 4 juin après avoir résidé depuis mars 2011 au centre de détention de la CPI.
 
Le ministère néerlandais de la Justice a confirmé l’expulsion des trois Congolais ces derniers jours, sans en préciser la date. La CPI, elle, n’a pas souhaité réagir.
“Nous sommes vraiment déçus”, a déclaré Goran Sluiter, un des avocats des trois hommes.
 
“C’est décevant que le gouvernement néerlandais ait pris le risque d’être complice de possibles violations des droits de l’Homme”, a affirmé Géraldine Mattioli Zeltner, de l’ONG Human Rights Watch.
“Etre le pays hôte de la CPI et un fervent défenseur des droits de l’Homme demande de faire des efforts”, a-t-elle ajouté.
Nicole Sprokel, d’Amnesty International a pour sa part soutenu qu’il était de la responsabilité du gouvernement néerlandais de s’assurer que les engagements (de la RDC, ndlr) soient respectés.
 
Genèse
Pour rappel, c’est le 7 mars 2014 que la Chambre de première instance II (alors composée des juges Bruno Cotte, Fatoumata Dembele Diarra et Christi-’ ne Van den Wyngaert) a déclaré Germain Katanga coupable, en tant que complice au sens de l’article 25- 3-d du Statut de Rome, d’un chef de crime contre l’humanité (meurtre) et de quatre chefs crimes de guerre (meurtre, attaque contre une population civile, destruction de biens et pillage) commis le 24 février 2003, lors de l’attaque lancée contre le village de Bogoro, situé dans le district de l’Ituri en RDC. La Chambre a acquitté Germain Katanga des autres charges dont il faisait l’objet.
 
Le Procureur et la Défense ont alors fait appel de ce jugement. Le 23 mai 2014, la Chambre de première instance II a condamné Germain Katanga à une peine totale de 12 ans d’emprisonnement.
La Chambre a également ordonné que le temps passé en détention pour le compte de la CPI - c’est-à- dire la période du 18 septembre 2007 au 23 mai 2014 - soit déduit de la peine prononcée. Des décisions portant sur les réparations susceptibles d’être allouées aux victimes seront rendues ultérieurement.
Le 25 juin 2014, la Défense de Germain Katanga et le Bureau du Procureur se sont tous deux désistés de leurs appels contre le jugement rendu par la Chambre de première instance Il de la Cour pénale internationale (CPI) le 7 mars 2014 dans l’affaire Le Procureur c. Germain Katanga. Le jugement dans cette affaire devant la CPI est désormais définitif.
Condamné à 12 ans de prison, Germain Katanga a donc encore cinq à passer en détention à la CPI.
GODÉ KALONJI MUKENDI

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RDC : cohésion ou confusion nationale ?


« Tous pour la cohésion nationale et la paix retrouvée ». Tel est, à en croire des médias locaux, le thème sous lequel a été commémoré le 54ème anniversaire de l’accession de notre cher pays à l’indépendance, ainsi qu’à la souveraineté nationale et internationale.

Un moment fort exigeant tant il astreint chaque Congolais, particulièrement les politiques, à l’examen de conscience dans la perspective de maintenir, voire de renforcer l’élan donné par les Pères de l’indépendance. A ce propos, le thème choisi me semble de nature à tarauder et à tarabuster les esprits de tous bords épris de bon sens et d’honnêteté intellectuelle. De quelle cohésion nationale s’agit-il ? Je préfère, pour l’instant, ne livrer ma réflexion que sur la première partie de cette thématique.

Rappel des faits

            Devant les deux Chambres du Parlement réunies en Congrès, sur fond de l’outrecuidance du M23, le Président Joseph Kabila lance, en 2012, l’idée des concertations nationales. Au cours de son traditionnel message de vœux de nouvel an (2013) à la Nation, il revient sur ce projet dont l’opérationnalisation est annoncée pour « dès le début de l’année ». Ce n’est qu’en septembre que ce forum débute avant de fermer ses portes en octobre 2013. Ce, après que le Conseil de sécurité de l’ONU a, à travers la résolution 2098, plaidé pour la réconciliation entre « toutes les parties prenantes congolaises ». Tout le monde n’a pas mordu à ce que certains ont considéré, à tort ou à raison, comme une stratégie de détournement visant à légitimer le pouvoir en place. Dans l’euphorie des termes de conclusion de cette messe, le gouvernement de la République est chargé d’expédier les affaires courantes. Depuis, c’est la longue attente de la suite de l’aventure. Peu avant l’ouverture de la session parlementaire de mars dernier, des membres de la Majorité présidentielle ont annoncé dans les médias que Joseph Kabila – célébrant auparavant la messe de Kingakati – rendra publique la composition de son nouveau gouvernement avant la clôture de cet exercice des élus du peuple. Début juin, devant les diplomates accrédités à Kinshasa, le Président a rassuré qu’il s’agit non pas d’une « promesse » mais plutôt d’une « décision ». Cependant, dans son adresse du 29 juin dernier à la nation, il est fait, à ce sujet, mention d’éviter « toute précipitation ». Entre-temps, le gouvernement continue, huit mois plus tard, d’expédier les affaires courantes ; les montagnes des dossiers de l’administration publique gelés ; des dossiers des partenaires extérieurs (ONGD notamment) en souffrance ; des élections à venir s’invitant au débat public. De quoi plonger dans l’incertitude non seulement l’opinion publique nationale mais aussi l’opinion publique internationale saisie officiellement de la question. Morfondus et les yeux battus à force d’attendre l’avènement de la nouvelle ère, d’aucuns, rongés par la boulimie du pouvoir, voient leur espoir atteint par l’évanescence. J’en fais quelques observations. Sans passion aucune.

La mauvaise gestion du temps

            «Time is money ». La gestion rationnelle de toute entreprise requiert d’intégrer pleinement la mobilisation des ressources nécessaires dans le cadre temporel. Le gestionnaire livre, pour ainsi dire, concurrence au temps, rival de tout progrès, toute inventivité. Le développement est fonction de la capacité à maîtriser les contraintes qu’impose le cours du temps. Le travail à plein régime assorti des sanctions devient le maître mot de cet univers. Il est alors difficile, dans cette conception des choses, de comprendre les atermoiements qui entourent la nomination d’un nouveau gouvernement ou, carrément, le maintien de l’actuelle équipe gouvernementale. Ce, d’autant plus que le Chef de l’Etat se félicite des résultats qu’il juge positifs de la situation économique du pays dont le gouvernement sortant est l’ouvrier. Quitte à accepter d’en boire la pilule, amère soit-elle.
            Toute décision rationnelle appelle la détermination de l’échéance. Tous les facteurs, pesant en faveur ou contre le succès de la mise en œuvre de la mesure envisagée, doivent préalablement être passés au crible. De telle sorte que la décision, une fois prise et rendue publique, réduit la liberté du décideur et engage sa responsabilité devant l’histoire. Dans cette méthodologie, la « précipitation » dans l’exécution de la décision n’a point de place. Si précipitation il y a, c’est plutôt dans le processus de prise de décision. Décider sans exécuter ne peut être considéré comme  une contribution à la résolution d’un problème. A moins d’être butté à des imprévus de grande portée à signaler aux sociétaires. La transparence relève de la bonne gouvernance. Le contraire tient de la ruse. Qu’en est-il de l’exécution des recommandations des concertations nationales inscrites à court, moyen et long termes ? Sa machine de guerre tarde toujours à se mettre en place. Alors que la majorité parlementaire n’est pas remise en cause. Pourquoi, dès lors, priver le pays d’un gouvernement totalement fonctionnel ? Ne serait-ce pas une violation de la Constitution, qui confie expressément au Président de la République, la tâche d’assurer le bon fonctionnement de toutes les institutions, y compris le gouvernement ?

La lecture du Conseil de sécurité

            Une année après, jour pour jour, le Conseil de sécurité de l’ONU a réitéré le vœu de réconciliation nationale en RDC. Après la Résolution 2098 de 2013, l’organe le plus prépondérant des Nations unies a adopté, le 28 mars 2014, la 2147. Reflétant l’ordre des dispositions de celle-là, cette dernière engage la Monusco à l’article 5. Il s’agit, par exemple à l’alinéa b, de « promouvoir la consolidation de la paix et un dialogue politique transparent et sans exclusive entre toutes les parties prenantes congolaises en vue de favoriser la réconciliation et la démocratisation et encourager l’organisation d’élections crédibles et transparentes, conformément au cycle électoral et à la Constitution ». La réconciliation n’est possible qu’en référence à une valeur, une nécessité, un code de conduite, au bon sens …                 La réconciliation nationale en RDC requiert de ne s’en tenir qu’au respect de l’esprit et de la lettre de la Loi fondamentale, la règle de tous les jeux organisés sur le terrain congolais. Il s’agit pour les Congolais de guérir du strabisme politique. A ce sujet, il sied de constater que le fourmillement continue de nuire à la classe politique congolaise. La problématique électorale, appelant l’ingérence de la « communauté internationale » implicitement autorisée par la 2147, risque de ne pas jouer en faveur de l’apaisement. Si ceci ne s’inscrit pas dans l’agenda de ceux qui s’érigent en gardiens du temple de la démocratie congolaise.
            De tout ce qui précède, j’en viens à constater que la cohésion nationale demeure un défi que « toutes les parties prenantes congolaises » doivent chercher à relever. Le pays vit au ralenti. La restriction des pouvoirs du gouvernement ne lui donne pas toutes les marges de manœuvre de gestion rationnelle et rigoureuse de la res publica ; l’impatience prolongée de la population quant à ce, plonge nombreux dans l’ivresse du désespoir. La République n’est ni dans la forme classique de démocratie telle que consacrée par la Constitution, ni dans celle préconisée par les fameuses concertations nationales reposant sur la quête permanente du consensus. Pour tout dire, c’est la confusion nationale dont les méfaits risquent de causer plus de tort à l’avenir du pays que les gouvernants ne l’imaginent. Qu’est-ce que l’histoire politique congolaise retiendra de l’épisode en cours? Wait and see.
Martin ZIAKWAU L.
Chercheur en Relations internationales

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07 juillet 2014

Création d’une fondation en mémoire du premier prêtre noir du Kasaï

La cathédrale de Mikalayi

L’Archevêque de Kananga, Mgr Marcel Madila, a annoncé dimanche 6 juillet la création de la Fondation l’Abbé Charles Mbuya Mukwabumbu wa Misenga, en mémoire du premier prêtre catholique du grand Kasaï. Le prélat catholique a annoncé la nouvelle au cours du 80e anniversaire de l’ordination de l’Abbé Charles Mbuya dans la mission catholique de Mikalayi, à une trentaine de kilomètres de Kananga, dans le Kasaï-Occidental. Cette mission catholique est considérée comme le berceau de la chrétienté dans la province.L’Abbé Charles Mbuya Mukwabumbu wa Misenga avait été ordonné le 1er juillet 1934. Il était décédé 10 ans plus tard.Pour l’Archevêque Marcel Madila, 80 ans plus tôt, cette ordination avait semblé une simple journée sacerdotale. Aujourd’hui, l’église en a fait la fête du sacerdoce dans la province.Les gouverneurs Alphonse Ngoyi Kasanji et Alex Kande Mupompa ont assisté à la cérémonie de dimanche, de même que plusieurs sénateurs.Au cours du grand culte sacerdotal, deux nouveaux prêtes ont été ordonnés et dix diacres consacrés.Selon Mgr Marcel Madila, la Fondation Charles Mbuya aura pour objectif de soutenir le grand séminaire interdiocésain de Malole. Sa création a été saluée par les personnalités présentes, dont certaines se sont engagées à apporter leur soutien.
radiookapi.net/Kasai Direct
 

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Confusion à l'opposition républicaine: Pour Michel Bongongo, toute déclaration et initiative de JP Lisanga sont sans effet

Opposition républicaine Michel Bongongo : « Toute déclaration et initiative politique émanant de JP Lisanga sont nulles et de nul effet »

 

Bongongo

Il pleut abondamment sur Lisanga Bonganga. Tout le week-end, l’Opposition Républicaine accouche désaveux sur désaveux contre le coordonnateur a.i. de la franche de l’opposition chère à Léon Kengo. Connu pour être le bras droit de Léon Kengo, le sénateur Michel Bongongo, dûment mandaté, a sorti la grosse artillerie.

Il réaffirme que l’Autorité morale, à savoir son mentor, demeure l’unique organe habilité à conduire l’Opposition républicaine. Michel Bongongo ne s’arrête pas là. Puisqu’il déclare que toute déclaration et intitiave politique émanant de Jean-Pierre Lisanga sont nulles et de nul effet. Sur la même lancée, Kumbi ki Lutete, président de l’ANADER ne porte pas de gangs non plus, il accuse le Coordonnateur de l’Opposition républicaine d’abus de pouvoir. Il pleut abondamment sur Lisanga Bonganga. Tout le week-end, l’Opposition Républicaine accouche désaveux sur désaveux contre le coordonnateur a.i. de la franche de l’opposition chère à Léon Kengo. Connu pour être le bras droit de Léon Kengo, le sénateur Michel Bongongo, dûment mandaté, a sorti la grosse artillerie. Il réaffirme que l’Autorité morale, à savoir son mentor, demeure l’unique organe habilité à conduire l’Opposition républicaine. Michel Bongongo ne s’arrête pas là. Puisqu’il déclare que toute déclaration et intitiave politique émanant de Jean-Pierre Lisanga sont nulles et de nul effet. Sur la même lancée, Kumbi ki Lutete, président de l’ANADER ne porte pas de gangs non plus, il accuse le Coordonnateur de l’Opposition républicaine d’abus de pouvoir.

COMMUNIQUE DE PRESSE
Mesdames et Messieurs de la Presse,

L’Honorable Kengo wa dondo, Autorité morale de l’Opposition République (OR) en sigle, me charge de faire une mise au point en rapport avec la tenue de la Convention de l’Opposition Républicaine organisée par l’Honorable Jean Pierre Lisanga Bonganga le 03 juillet 2014.

-  A ce sujet, l’opinion tant nationale qu’internationale doit savoir que la Plateforme politique précitée est présentement dans le processus de sa structuration qui donnera naissance à une mise en place définitive de ses animateurs ;
-  En attendant, en vertu de l’Acte constitutif, l’Autorité Morale demeure l’unique organe habilité à conduire ce méga regroupement ;
-  Aussi, toute prise de position politique engageant la vie de l’Opposition républicaine doit revêtir préalablement le sceau de l’Autorité Morale ;
-  Par voie de conséquence toute déclaration et initiative politique émanant de l’Honorable Jean-Pierre Lisanga Bonganga sont nulles et de nul effet ;
-  Par mandement de l’Autorité Morale.
Fait à Kinshasa, le 4 juillet 2014

Honorable Michel BONGON GO
Représentant de l’Autorité Morale

L’Anader désavoue Lisanga Bonganga L’Anader désavoue Lisanga Bonganga La tenue, la semaine dernière, de la Convention de l’Opposition républicaine est loin de faire l’unanimité. Mal digérée, cette initiative de Lisanga Bonganga, coordonnateur ad intérim de la composante, est décriée par plusieurs membres de cette plateforme, l’Alliance nationale des démocrates pour la reconstruction (ANADER) en tête.

Au cours d’un entretien avec ‘‘Forum des As’’, le président de l’ANADER a fustigé la tenue inattendue de cette Convention, sensée rassembler les vrais tenants de l’Opposition. Aux dires de Kumbu Kumbel, en convoquant ces assises sans associer au préalable les ténors de la plateforme, « Lisanga Bonganga a littéralement déchiré l’acte constitutif créant l’Opposition républicaine. Sa déclaration spectaculaire reflète la position de son parti, qu’il a fait endosser à une frange minoritaire et non significative, mais surtout proche de l’extrême de l’Opposition politique ».

Récemment en effet, face à la presse, Lisanga Bonganga avait manifesté son intention de mobiliser l’ensemble de l’Opposition et la population pour « faire échec à toute tentative de révision constitutionnelle et à la mise en place d’une véritable administration électorale, différente de celle dirigée par l’abbé Malumalu ».

UNE INITIATIVE MALADROITE
Les réactions n’ont pas tardé. Particulièrement dans le camp de ceux qui s’estiment exclus de cette démarche, jugée plutôt non inclusive. « J’estime, souligne le porte-étendard de l’ANADER, que la démarche de Lisanga Bonganga constitue un acte d’abus de pouvoir de la part de celui qui était encore, il y a 48 heures, coordonnateur ad intérim, c’est-à-dire coordonnateur provisoire de l’Opposition républicaine ».
« Il est en fait inadmissible, selon Kumbel, qu’une petite frange d’individus, ne dépassant pas 10% de l’ensemble de l’Opposition républicaine, puisse engager toute une organisation de plus de 100 partis et personnalités politiques ».

HARO SUR L’ABUS DE POUVOIR

« On ne gouverne pas par les extrêmes, surtout quand on se déclare républicain, clame le président de l’ANADER. C’est un abus manifeste du pouvoir et de fonction de la part de Lisanga Bonganga ! Car il est anormal que ce dernier, qui n’était que le coordonnateur provisoire, puisse engager, précipitamment et de façon non concertée, toute l’opposition républicaine ».
Ce comportement, décrie Kumbu Kumbel, relève du ‘‘manque de considération à l’égard des partenaires’’. C’est une méprise de la part de Lisanga Bonganga, tranche-t-il.

DESAVEU D’UN COORDONNATEUR JUGE MALHABILE
C’est pour cette raison qu’au nom de son parti, qui s’est réuni récemment en comité de direction, Kumbel tape du poing sur la table. « L’ANADER, tonne-t-il, désapprouve catégoriquement la position de cette frange de l’Opposition, exprimée par Lisanga Bonganga que mon parti ne reconnaît plus désormais comme Coordonnateur de l’Opposition républicaine ».
Indignés par cette démarche, les ténors de l’ANADER exigent la convocation d’une plénière des FAC-Opposition, leur plateforme d’origine, pour « statuer immédiatement de la situation de crise grave convoquée en son sein par la déclaration de Lisanga Bonganga, son modérateur ». Yves KALIKAT

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Les cupides sentre-tuent: Lisanga Bonganga chasse Kengo de l'opposition républicaine

Guerre de leadership à l’opposition républicaine : Lisanga Bonganga chasse Kengo

kengLisanga


(KINSHASA)- Le mariage est définitivement rompu entre les deux leaders de l’opposition pro-concertation Léon Kengo wa Dondo et Jean Pierre Lisanga Bonganga.

Lisanga a annoncé dimanche à la presse la décision prise par la convention de leur plateforme de supprimer l’organe autorité morale. En supprimant cet organe, Léon Kengo disparait également, a-t-il dit. Nous avons décidé de ne plus ajouter cet organe parce qu’il n’a pas sa raison d’être, a déclaré le leader des Fac/opposition et coordonnateur de l’opposition républicaine. Il a ajouté que tous les responsables des partis qui ont été à la base de la création de cette plateforme, ont décidé à l’unanimité de maintenir seulement la plénière, le conseil national et la coordination sauf l’organe autorité morale. ‘‘Au moment où cet organe n’existe plus, automatiquement la personne qui incarnait cet organe, ne peut plus se prévaloir être autorité morale. Ce n’est pas un problème personnel avec Kengo pour qui nous avons beaucoup de respects mais c’est la décision de la convention’’, a précisé Jean Pierre Lisanga Bonganga. Pour lui, Kengo et ses amis ont quitté la plateforme de lors qu’ils ont opté pour la révision constitutionnelle. Nous avons dit non à la révision constitutionnelle mais Kengo pensait nous embarquer dans cette voie, a rappelé un proche de Lisanga Bonganga. Le leader des Fac/Opposition insiste partout que la priorité de son regroupement en participant aux concertations nationales n’était pas d’intégrer le gouvernement de cohésion nationale annoncé loin après par le président Kabila mais plutôt obtenir l’amnistie pour les opposants emprisonnés injustement.

Il cite les cas Kuthino, Diomi, Lumbala, Mbonekube, Willy Mishiki dont les dossiers pourrissent dans les tiroirs. Le coordonnateur de l’opposition républicaine se plaint de la mauvaise foi de la majorité présidentielle qui foule aux pieds les recommandations des concertations. ‘‘Notre priorité n’était pas le gouvernement de cohésion nationale mais plutôt la libération de nos collègues de l’opposition. Mais, nous avons constaté la mauvaise foi manifeste de la majorité au pouvoir pour la non matérialisation et la non réalisation des recommandations des concertations nationales’’, a-t-il affirmé. Il dit savoir désormais à quel interlocuteur ils ont à faire. Jean Pierre Lisanga indique qu’à la convention, la résolution pour la libération des opposants a été adressée une fois de plus au pouvoir en place pour qu’il tienne compte  de ça. Pourquoi l’application de la loi d’amnistie est sélective et ne concerne que les gens du M23, s’est interrogé Lisanga. Lors de la même convention, a fait savoir Lisanga Bonganga, le calendrier de Malu malu a été rejeté. L’opposition républicaine milite pour qu’on commence d’abord par la présidentielle et les législatives nationales en 2016 pour éviter des manœuvres toute prolongation de l’actuel président. ‘‘Si nous avons des élections en 2015, on risque d’avancer  des prétextes fallacieux pour renvoyer la présidentielle dans deux ou trois ans’’, s’est dit inquiet le coordonnateur de l’opposition républicaine. Dans les prochains, le leadership de cette plateforme de l’opposition politique annonce qu’il va constituer un front républicain et populaire pour qu’on ne touche à aucun article de la constitution. Le slogan créé d’ailleurs à la fin de cette convention est éloquent. - Révision constitutionnelle, Non, non, non et non, - Présidence à vie, non, non et non, a entonné le leader des Fac/ Opposition. L’opposition républicaine  envisage mobiliser la population, comme l’ont recommandé les évêques, pour barrer la route aux caciques du pouvoir qui veulent prolonger le mandat du président Kabila.

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Le Rwanda désormais prêt à accueillir les Fdlr, selon Abdall Wafi

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(GOMA)- Le représentant adjoint du secrétaire général de l’Onu, Abdallah Wafi a indiqué à son retour du Rwanda que le régime de Paul Kagame a accepté de recevoir les exilés hutus rwandais renonçant à tout caractère génocidaire.

‘‘Les autorités rwandaises nous ont réaffirmé leur disponibilité de recevoir tous les éléments qui vont renoncer à l’idéologie génocidaire, déposer les armes et intégrer le processus DDR’’, a annoncé le général Wafi après un entretien qu’il a eu avec le  président de la commission rwandaise de rapatriement. Ceux qui vont choisir d’y retourner, le Rwanda est prêt à les accueillir, a-t-il fait savoir. Seulement, le processus est volontaire. Donc pour dire que ceux qui vont refuser de rentrer dans leur pays pour des raisons personnelles, il faudra leur trouver un pays d’accueil. Les efforts sont fournis pour les amener ailleurs, a indiqué l’adjoint de Martin Kobler. L’équipe de la Monusco qu’il a conduit, s’est félicitée de cette avancée de la part des autorités rwandaises mais elle insiste sur la volonté des uns et des autres pour mettre fin à cette équation difficile. Le vrai problème qui reste, c’est la relocalisation de ceux qui refusent de rentrer dans leur pays. Pour ça, les protestations fusent de partout. Les jeunes de Beni ont manifesté pour refuser qu’on amène les rebelles hutus rwandais dans leur territoire comme aussi les notables de Walungu au Sud-Kivu et ceux d’Irebu à l’Equateur. Le représentant adjoint du secrétaire général de l’Onu en RDC parle d’une relocalisation temporaire en attendant qu’un pays d’accueil soit trouvé pour les démobilisés Fdlr. Abdallah Wafi sollicite la compréhension des congolais sur cette question. C’est pour des raisons temporaires qu’ils seront relocalisés, explique-t-il. ‘‘Nous demandons aux populations d’adhérer à ce processus parce qu’on ne peut pas vouloir quelque chose et son contraire. Il faut que ces démobilisés puissent circuler et transiter quelque  part avant d’aller dans leur pays d’accueil’’, a insisté le général Wafi. Pour lui, il serait imprudent pour des raisons sécuritaires de laisser les Fdlr au Kivu.

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