25 juillet 2014

Un émail d'un jeune combattant de l'UDPS à son frère en Europe

Cet émail nous a été envoyé par un correspondant résidant à Kin. Il l'aurait découvert comme par hasard pendant qu'il était en train de télécharger ses cours dans un cybercafé. Dans le dit émail, un jeune de l'UDPS informe son frère en Europe de la situation politique du Congo et le met en garde contre tout retour au pays, vu les enlèvements et les assassinats que les services de Kabila opèrent actuellement dans les milieux des opposants et les traques de ceux venant de la diaspora. Je n'ai pas voulu le corriger pour en préserver l'authenticité. Par contre, j'ai changé les noms des intéressés pour leur protection. Bonne lecture!  

Kasai Direct

Bonjour cher Fère  Emile Olele comme tu le sais notre objectif capital est de libérer de notre cher beaux pays qui est la République Démocratique du Congo sous occupation des étrangers. Le régime de Kabila est entre des manœuvré la modification de notre constitution et changer le mode de scrutin : De la voie direct a la voie indirect. Toutes ces manœuvres dilatoires ont pour optique de se maintenir aux pouvoir est acheter la conscience des ces grand électeurs. Nous de la jeunesse de l’union pour la démocratie et le progrès sociale (UDPS) et alliés nous rejections catégoriquement cet idée et toutes tentative modifia l’article 220 de la constitution, fixa le mandat du président de la république une fois renouvelable et refissions la modification de la loi électoral proposer par la CNI de changé le mode de scrutin est d’organiser les élections local a 2015. Ce dernier temps nous sommes entrée de nous organise de marche pacifique pour dire non a Kabila et la démission de l’Abbe Malu -Malu le président de la CNI. Mais les marches risqueront d’être réprimée par les autorités vue la démonstration de force présenter par Kabila le 30 Juin 2014 nous interpelé tous pour vouloir nous intimider. Mais nous sommes déterminer d’aller jusqu’ au bout de nos objectifs. A se jour le force de sécurité de Kabila sont entrée de faire des enlèvements aux rend de la jeunesse de l’opposition pour nous barrer la route de la libération. Selon les informations que nous avons Kabila effectuera bientôt un voyage à Washington. Nous vous demandons de vous mobiliser massivement pour faire échec de ce voyage avec de site- In et de marche pacifique. Le 10 Juillet 2014 l’oncle Lama Charles Okito a été enlevé a son domicile par les éléments armés en uniformes notre parti UDPS a entrepris les démarche pour le localiser et demander sa libération sa condition. Vue ses comportement barbare du régime de Kabila ne nous rassure pas le respect de la constitution et il projet a un coup état constitutionnelle. Sur ce, je vous exhorte de ne pas mettre le pied en république démocratique du Congo car le service de renseignement de Kabila (ANR) sont entrée de traque le Congolais qui vive a l’extérieur de leur positions au régime en place, alors même la disparition de notre oncle est lié dans votre militantisme au régime. Nous connaissons encore une fois déplus une disparation dans famille donc W.L. Olele qui était enlever est porter disparu par les mêmes éléments de Kabila. Malgré toutes la situation qui nous arrive au sein de notre famille ca fait que nous renforcer pour finir avec la dictature de Kabila et la libération de notre pays vive la République Démocratique du Congo, vive les peuples congolais et vive l’union pour la démocratie et le progrès social (UDPS) tenons bon nous vaincra.

Fait à Kinshasa le 18 Juillet 2014
Paul Olele

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24 juillet 2014

Intimidation contre le prof André Mbata

Le professeur André Mbata fait l’objet d’intimidation de la part des services. Il a été surpris hier 23 juillet par des correspondances de l’autorité communale de Lemba, l’invitant à se présenter à son office ce jeudi 24 juillet, munis de ses pièces d’identité.

Le n°1 de Lemba n’a pas précisé les motifs pour lesquels il fait venir le professeur Mbata à son bureau. Il apparait clairement que les services sont derrière cette action du bourgmestre. En fait, le régime n’a pas supporté la conférence qu’avait animée la semaine dernière, André Mbata à l’UNIKIN, à l’occasion de la présentation de son ouvrage intitulé: «Hommages à Nelson Mandela –leçons de leadership pour les dirigeants africains et du monde présents et à venir», baptisé par le représentant spécial du secrétaire général de l’ONU, Moustapha Soumaré, lors de la fête internationale de Nelson Mandela.

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Election présidentielle de 2016 : La MP continue d’entretenir la confusion


La Majorité kabiliste se félicite des élections de 2006 et de 2011 et s‘y réfère comme modèles, alors que ces scrutins sont à l’origine de l’opprobre qui lui colle à la peau jusqu‘à ce jour!

Il n’y a plus de doute possible. La Majorité présidentielle reste déterminée à réviser la constitution pour permettre à Joseph Kabila de rester au pouvoir alors que son mandat arrive à terme en 2016 ainsi qu’à toutes les autres institutions du pays qui se trouvent dans la même situation que lui !
 
Non seulement cette Majorité s’obstine à réviser la constitution pour défier les forces politiques et sociales acquises à l’alternance démocratique, mais elle cherche aussi à démontrer qu’elle peut gouverner contre la volonté du peuple et sans tenir compte de l’environnement international.
En effet, s’exprimant jeudi de la semaine écoulée au cours d’une émission radiotélévisée au sujet des tentatives de sa famille politique de modifier arbitrairement diverses dispositions de la constitution en vigueur dans le pays à des fins électoralistes, Aubin Minaku, Président de l’Assemblée nationale et Secrétaire général de la plate-forme” Majorité présidentielle “ a déclaré, nous citons : “Nous allons tout faire pour conserver le pouvoir par la voie des urnes comme on l’a fait en 2006 et 2011 » !
 
A considérer l’état actuel de lieux du côté de ladite majorité au pouvoir en RDC, ce que Aubin Minaku avait voulu dire en réalité au nom de sa famille politique peut être rendu par la phrase complétée que nous reproduisons ci-après:
« Nous allons tout faire, y compris ce qui n’est pas recommandable, pour conserver le pouvoir...
 
Un recul de 50 ans en arrière
 
Mais ce n’est pas encore tout car Minaku a déclaré que la Majorité présidentielle entend conserver le pouvoir par “ la voie des urnes comme elle l’a démontré en 2006 et en 2011 ».
 
C’est dire en fait que « pour cette famille politique à laquelle appartient Joseph Kabila, les élections de 2006 et de 2011 sont des modèles à suivre par elle en vue de conserver le pouvoir à partir de 2016... jusqu’à l’infini !
Il est réellement ahurissant de voir la Majorité présidentielle se féliciter des élections de 2006 et de 2011 et de s’en référer comme modèles alors quelles ont été à l’origine de l’opprobre qui lui colle à la peau jusqu’à ce jour!

Mobilisée tous azimuts pour défendre l’indéfendable, la Majorité présidentielle a mis à contribution un autre membre influent de la famille en la personne de Richard Muyej Mangez, ministre en charge des Affaires intérieures, de la sécurité, de la décentralisation et des Affaires coutumières qui est intervenu deux jours après Minaku pour dire, quant à lui, que les élections présidentielle et législative de 2016 dépendront de la réussite du recensement administratif de la population qui n’a pas encore commencé jusqu’à ce jour!

Il s’agit là d’un prétexte soigneuse par la même Majorité préparé pour justifier la non-tenue de deux élections majeures dans les délais fixés par la constitution en vigueur. Devant être exploité dans le cadre de la stratégie du fait accompli qui s’appuierait notamment sur un prétendu manque d’argent à la CENI, le recensement administratif dont il est question du côté du ministre des Affaires intérieures n’est pas très bien du projet de révision constitutionnelle qui inclut le scrutin au suffrage universel indirect pour raison d’économie de moyens (argent et matériel) au sein de la même institution d’appui à la démocratie!

A qui le prochain tour à la tribune de la propagande orchestrée au profit de la révision constitutionnelle abhorrée par tous après Apollinaire Malumalu, Aubin Minaku et Richard Muyej Mangez?

C’est vraiment dommage que Minaku, tout au long de sa sortie médiatique de jeudi dernier, se soit ingénié à contredire son éminent patron Joseph Kabila en proposant sa recette constitutionnelle qui ramène le pays 50 ans en arrière (loi fondamentale en vigueur au pays en 1960) au lieu d’appuyer la pédale de la révolution de la modernité prônée par ce dernier en vue de l’émergence de la RDC. Honni soit qui mal y pense!
KAMBALE MUTOGHERWA

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RDC: l’Onu recense 1 214 violations de droits de l’homme au 1er semestre 2014

Le Bureau conjoint des Nations unies chargé des droits de l’homme (BCNUDH) rapporte mille deux cents quatorze violations des droits de l’homme en RDC de janvier à juin 2014.

Scott Campbell, directeur de ce bureau, l’a annoncé mercredi 23 juillet au cours de la conférence de presse hebdomadaire des Nations unies à Kinshasa. Selon lui, des agents de la police, de l’armée, et de l’Agence nationale des renseignements (ANR) sont responsable de 49% de ces violations.

Pour le BCNUDH, ces 1 214 violations des droits de l’homme ont fait plus de 4 000 victimes, soit un plus grand nombre qu’en 2013. Les provinces du Nord et Sud Kivu ainsi que la Province Orientale englobent, à elles seules, 75% de ces cas.

Scott Campbell reconnaît cependant que les autorités nationales ont pris d’importantes actions contre les violations des droits de l’homme, notamment une augmentation de l’activité judiciaire dans ce domaine par rapport à la période de juillet à décembre 2013.

«Pendant les 6 derniers mois, nous avons enregistré 124 condamnations pour des crimes constituant une violation de droit de l’homme dans toute la RDC. Ce n’est pas exhaustif, mais dans la province du Nord-Kivu, 56 personnes auraient été condamnées pour des crimes constituant des violations de droits de l’homme», a-t-il énuméré.

Au Nord-Kivu notamment, le directeur du BCNUDH estime que ces condamnations représentent une augmentation significative de l’activité judiciaire depuis la chute du M23.

«Il est capital de reconnaître les efforts qui sont faits par rapport à une situation de droit de l’homme qui demeure sérieuse», a-t-il conclu.

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Idambituo éconduit Lisanga

Idambituo Bakaato vient de confirmer sa démission en qualité de 1er coordonnateur adjoint de la nouvelle coordination de l’opposition républicaine. Il a décliné ce poste pour une raison liée à des convenances personnelles.
L’un des ténors de l’opposition républicaine a exprimé ce voeu devant ses pairs à la fin de la dernière convention de la nouvelle coordination de l’opposition, ténue le vendredi 11 juillet 2014 à Africana Palace sur l’avenue des Huileries dans la commune de Lingwala.

Idambituo n’admet pas que son nom soit régulièrement repris et cité dans la presse comme haut dirigeant de cette énième famille politique de l’opposition. Son parti politique, la dynamique pour le développement national- DDN demeure dans le regroupement des FAC/opposition. Pour éviter des interprétations en sens divers, il a pris le soin d’informer quelques personnalités des FAC/opposition.

« L’honorable Idambituo Bakaato, Jean-Baudouin, Président national de la Dynamique pour le Développement national, DDN en sigle, Parti de l’Opposition Républicaine, Regroupement des FAC/Opposition, porte à la connaissance de l’opinion que lors de la dernière Convention de la nouvelle Coordination de l’Opposition, tenue à Africana Palace, vendredi 11 juillet 2014 dans la Commune de Lingwala, il a été désigné, à son absence, 1er Coordonnateur Adjoint de cette Coordination, sans qu’il n’ait exprimé son ambition ni qu’il ait, au préalable, été contacté », indique la déclaration politique de la DDN envoyée au Bihebdomadaire.

Le document souligne aussi qu’après avoir salué l’assistance pour l’estime lui accordée à son absence, et prodigué quelques conseils pour l’unité et la cohésion de l’Opposition, l’Honorable Idambituo Bakaato, Jean-Baudouin, arrivé à la fin de cette réunion, a aussitôt contacté le Responsable de la Coordination pour lui expliquer qu’en raison de convenance personnelle, il déclinait les fonctions qui lui ont été confiées.

« Par mesure de précaution, et pour toutes fins utiles, il a également informé quelques personnalités des FAC/Opposition», poursuit le document. Et de s’interroger : « Aussi, est-ce avec peine qu’il a été surpris de la publication et de la diffusion, à maintes reprises, de son nom dans la presse au mépris de sa démission au poste pré-rappelé ». « C’est pourquoi, par la présente déclaration, il vient, une fois de plus, confirmer sa démission et porter à la connaissance de l’opinion qu’il n’est pas le 1er Coordonnateur Adjoint de cette nouvelle Coordination de l’Opposition », conclut la déclaration politique u parti de Jean Baudouin Idambituo.
gerard lemba

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Remake mukungubila : Tshatshi un major de la garde républicaine à succombé la nuit

militaireJeep


Des versions diverses ont été entendues sur l’attaque du camp Tshatshi survenu, le 22 juillet, en début d’après-midi. Des versions dont celle du porte-parole du gouvernement, Lambert Mende Omalanga qui a fait état d’une attaque échouée contre le camp Tshatshi par un groupe des malfrats.

La rédaction de “RD-CONGONEWS” en a reconstitué une des plus authentiques auprès des sources proches des renseignements militaires, l’ex-DEMIAP. Le rapport établi par des agents dépêchés sur terrain dénombre les assaillants à une quarantaine, venus à moto et armés des machettes. Ils ont joué sur la surprise pour pénétrer dans le camp par l’entrée principale entre 13 et 14 heures. Sur leur passage, ils ont laissé derrière eux le corps sans vie d’un élément de la Garde républicaine, mutilé à coups de machette. Des sources font également état de la mort d’un major de la Garde républicaine qui a succombé la nuit à la suite d’une balle perdue attrapée lors des affrontements. Les assaillants eux-mêmes ont perdu sept hommes et une vingtaine ont été arrêtés.

Obejctif de l’attaque: faire libérer les leurs détenus au camp Tshatshi. Les renseigements militaires avaient eu vent depuis plusieurs jours de la préparation d’une attaque. Le signalement donné renvoyait à un groupe de même nature que les hommes de Paul Mukungubila qui avaient simultanément attaqué la RTNC, le QG des FARDC et l’aéroport international de N’Djili, en décembre 2013. Soit des gens pas si rodés au métier des armes endoctrinés à une certaine spiritualité pour se croire invulnérables aux balles. Ils conspiraient quelque part à Binza où des hommes du camp Kokolo sont descendus, le 19 juillet, pour en arrêter une vingtaine. Le lendemain, 20 juillet, la Garde républicaine a mis la main sur d’autres. L’audition des détenus a permis d’établir des liens avec des infiltrés -plus d’une centaine- dénichés et arrêtés parmi les expulsés de Brazzaville. Des sources parlent même de la présence d’un membre de la garde rapprochée du président Denis Sassou N’Guesso dans leurs rangs. Ce qui est grave si cette information est avérée.

Selon le plan éventré, il était prévu un ralliement des uns et des autres pour opérer le 30 juin. A en croire nos sources, des infiltrations sont devenues fréquentent à Kinshasa avec des groupes qui présentent toujours la même particularité d’être pas si organisés et qui ne paraîssent pas avoir des liens entre eux. A chaque fois, les services cherchent à faire qui mieux mieux, faute des moyens. Les moyens, c’est la plus grande faiblesse. Imaginez qu’un agent en opération pour un embuscade susceptible de lui prendre des heures dans une terrasse où des suspects sont supposés se réunir n’a droit qu’à 5.000 FC et pour les appels et pour le reste.
paul muland

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"Conserver le pouvoir par les urnes comme en 2006 et en 2011": Une propagande pour les amnésiques faite par Minaku

Minaku

« Ils nous dominent plus par l’ignorance que par la force. » S. BOLIVAR
 
Depuis l’assassinat de Lumumba, il n’y a pas eu de pouvoir  véritablement gagné et conservé par les urnes en RDC. Non. Il n’y a pas de pouvoir gagné et conservé par les urnes dans un pays colonisé et sous occupation. Les propos de Minaku relèvent d’une propagande destinée aux plus amnésiques s’entre nous.  Il y a une grande différence entre ‘’avoir un gouvernement’’ et ‘’avoir le pouvoir’’.
 
Les dernières déclarations  d’Aubin Minaku sont à la fois claires et  interpellantes. Elles prétendent que depuis 2006, la MP (Majorité Présidentielle)  a le pouvoir en RDC. Et que ce pouvoir, elle l’a eu par les urnes.  Analysons. ‘’Avoir un gouvernement’’ et ‘’avoir le pouvoir’’, c’est différent. François Mitterrand l’a fait savoir à sa femme Danielle Mitterrand au mois de Mai 1981.  Ce Président Français (élu au suffrage universel)  a confié à sa femme que le pouvoir appartenait aux IFI, ‘’bras économico-financiers’’ du  néolibéralisme. Et  Danielle Mitterrand apprit de son époux « que d’être le gouvernement, être le président, ne sert pas à grand-chose dans ces sociétés sujettes, soumises au capitalisme. [1]» Pendant quatorze ans, cette dame avoue avoir fait l’expérience de la domination du  néolibéralisme  par ses ‘’fondés de pouvoir’’ interposés en France.
La RDC, une colonie pro-occidentale, financée par la Banque mondiale et le FMI ne fait pas exception à cette règle. Elle a mis en pratique économiquement, depuis ‘’la guerre de l’AFDL’’,   l’Initiative des Pays Pauvres Très Endettés, une version revue et non-corrigée  des programmes d’ajustement structurels, promotrice de l’austérité imposée aux peuples congolais et hostile à leurs droits sociaux, économiques et culturels. N’eussent  été leur ouverture au néolibéralisme et sa renonciation au développement autocentré,  ‘’plusieurs nouveaux prédateurs’’  faisant office  ‘’ de petites mains des fondés de pouvoir’’ du capitalisme du désastre ne seraient pas ‘’aux affaires’’ jusqu’à ce jour. Ils ne sont donc pas là pour avoir eu le pouvoir par les urnes en 2006 et en 2011. Non.
Sur ce point, Colette Braeckman nous aide à rompre avec une certaine amnésie collective quand elle traite du ‘’moteur de la guerre’’ de prédation et de basse intensité à laquelle l’AFDL a participé et qui a ‘’mangé’’ Laurent-Désiré Kabila.  Faisant allusion à la disgrâce dont  Mzee a été victime, elle note ceci : « S’il était à ce point urgent de détrôner Kabila, dictateur certes, mais guère plus que d’autres (Museveni et Kagame), n’est-ce pas parce qu’il avait eu l’audace de prétendre déconnecter le Congo des circuits dominants qui mènent le Sud vers le Nord ? Parce qu’il avait tenté d’aller à contre-courant ? Ne serait-ce pas parce que d’autres pays d’Afrique, suivant l’exemple du Congo, auraient pu être tentés de réduire leur dépendance par rapport au reste du monde ? [2]» Elle ajoute : « Rappelons que les projets fondés sur l’idée de ‘’renaissance africaine’’  ont pour ambition de mieux intégrer le continent aux circuits économiques mondiaux, et le Congo est un maillon essentiel à la réussite de cette ambition. Dans cette perspective, il apparaît que l’objectif à long terme de la guerre menée au Congo fut de remettre le pays sur cette trajectoire-là, de mieux l’intégrer à l’économie mondialisée.[3] » C’est-à-dire au ‘’capitalisme du désastre’’ ;  en utilisant la violence  orchestrée par les chiens de garde de l’élite dominante anglo-saxonne. Forts de cet objectif à long terme, ‘’les fondés de pouvoir’’ du néolibéralisme ont financé la mascarade électorale de 2006. Plusieurs d’entre eux n’ont pas eu froid aux yeux pour clamer sur les toits que ces élections étaient celles de ‘’la communauté occidentale’’. Celle-ci a dû composer avec le régime répressif de Kinshasa pour créer son ‘’roi’’, Joseph Kabila, présenté comme ‘’l’espoir du Congo’’ à travers certaines télévisions du monde. Un rapport de la FIDH de 2009 intitulé ‘’La République Démocratique du Congo. La dérive autoritaire du régime’’ et auquel plusieurs activistes de droits de l’homme congolais ont pris part témoigne de cette répression.  Et un livre, suffisamment bien documenté sur cette mascarade électorale de 2006, a apporté, à la documentation des patriotes congolais, des preuves de l’implication de l’Europe (de l’Occdent) dans les crimes et la censure imposés  à la RDC au nom de ‘’la démocratie et de la liberté’’[4]. Pouvait-il en être autrement dans une colonie pro-occidentale ? Pas du tout. Les derniers documents déclassifiés US[5] nous ont aidé à comprendre  la prise en otage de cet espace de l’Afrique centrale par ‘’l’empire global’’ bien avant les années 1960 et la question de la crise de légitimité et de souveraineté qu’elle pose.
Aussi, les élections bidons de 2011 n’ont-elles été que la poursuite du processus vicié et vicieux de  2006. Un bel article écrit là-dessus est plus qu’éloquent.  Dans cet article, intitulé ‘’Il est minuit moins une à Kinshasa’’ écrit le 07 décembre 2011, Arnault Zajtman[6] montre comment l’intervention de la communauté occidentale dans le processus électoral congolais a replongé le pays dans une crise semblable à celle ayant suivi l’assassinat de Lumumba.
Quand, après tout le faux débat suscité par ‘’la révision constitutionnelle’’, Minaku, fort de sa tournée dans certains pays occidentaux, soutient qu’ils vont conserver le pouvoir comme ils l’ont fait par les urnes en 2006 et en 2011, il ment. Ces mascarades électorales, pièges à con, ont été gagnées en marge des urnes.  Pour preuve, un petit témoignage. Nous nous souvenons de cet acteur politique occidental nous ayant confié bien avant les élections de 2006 : « Pour nous, c’est Kabila ou Ruberwa ou rien. » Et à la question de savoir s’il ne se moquait pas notre peuple en faisant ce choix au préalable, il avait répondu : « Votre peuple, c’est quoi. »
Un parcours de l’interview qu’Aubin Minaku a donné dernièrement à Colette Braeckman[7] va à peu près dans le même sens : le mépris des cris des populations violées, torturées, meurtries, clochardisées (par les nouveaux prédateurs et les vieux dinosaures) et pouvant bientôt être appelées à se prononcer  sur une constitution qu’il n’a presque pas lue dans leur immense majorité ; l’analphabétisme aidant ! Aubin Minaku, recourant à la fausse approche du Congo comme ‘’pays post-conflit’’ suggère que si ‘’son autorité morale’’ n’est plus aux affaires, le pays va connaître ‘’l’inanition’’.  Pourtant, ce n’est pas elle qui est ‘’la véritable reine du Congo’’ ; elle n’est qu’une marionnette.
Il y a dans les propos de Minaku une grave falsification de l’histoire réelle du pays, une propagande de mauvais goût faite pour son chef de ‘’raïs’’ et une approche mensongère des élections  bidons de 2006 et de 2011.
Que faut-il  faire ? Nous sommes avertis que le processus de 2006 à 2011 pourra être reconduit avec  son lot de violence, de corruption, de fraudes et autres tricheries avec le soutien de certains ‘’parrains extérieurs’’.
Connaître et maîtriser l’histoire de ce processus pourrait nous éviter l’amnésie et la reproduction des erreurs du passé. En discuter et en tirer des leçons dans des fronts de résistance et mouvements unifiants pour des actions fondées sur une autre lecture de l’histoire collective, sur de bonnes informations, sur des faits cachés sous les apparences d’un pouvoir  assumé par des ‘’négriers des temps modernes’’ en RDC. Minaku nous a avertis…Oyo azali na matoyi…Ayoka. Ce ne sont que de petites propositions discutables. ..
 
Mbelu Babanya Kabudi

 

[1] H. CALVO OSPINA, Danielle Mitterrand : ‘’La  démocratie n’existe ni aux USA, ni en France. Extrait d’un entretien avec Danielle Mitterrand, Présidente de ‘’France Libertés’’, dans Le Grand Soir, 22 novembre 2011.
[2] C. BRAECKMAN, Les nouveaux prédateurs. Politiques des puissances en Afrique centrale, Paris, Fayard, 2003, p. 187.
[3] Ibidem.
[4] Lire C. ONANA, Europe, crimes et censure au Congo. Les documents qui accusent, Paris, Duboiris, 2012.

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23 juillet 2014

AUBIN MINAKU ou Les turpitudes kabilistes

Minaku

«- ...la famille politique soumettra toute modification constitutionnelle soit à la sanction du Congrès (Sénat et Assemblée Nationale), en se basant sur l’article 218 de la Constitution, soit à celle du peuple par référendum.
 
- ...autant l’Opposition a le droit constitutionnel de s’organiser pour prendre le pouvoir, autant la Majorité, dans un régime démocratique, doit suffisamment s’organiser pour conserver le pouvoir...
 
- ... « Ne touche pas à ma Constitution? », ...c’est une campagne qui viole la Constitution, dans la mesure où la même Constitution stipule, à l’article 218, qu’elle peut être révisée.»
 
Ceux qui sont à la pointe de l’actualité politique au Congo doivent être au courant de ces déclarations, presque injurieuses, profanées par Mr. Aubin Minaku, Président de l'Assemblée Nationale,  Secrétaire de la Majorité Présidentielle (MP), Membre actif du PPRD et de la MP et donc un kabilie bien perché au sommet du pouvoir kanambiste installé à Kinshasa, dans une émission enregistrée le jeudi 17 juillet 2014, devant la grande presse congolaise, toutes les tendances confondues.
 
A entendre Minaku ou croire à son credo, ceux qui croient encore au départ de Joseph Kabila en 2016 doivent déchanter, la preuve nous étant fournie par ce ténor du régime lorsqu’il déclare, sans froid au yeux que si «l’Opposition a le droit constitutionnel de s’organiser pour prendre le pouvoir, autant la Majorité, dans un régime démocratique, doit suffisamment s’organiser pour conserver le pouvoir...»
 
A lui entendre vomir ces versets kabilistes, Aubin Minaku, ce n’est peut-être que par la honte, qu’il n’a pas confessé que le « pouvoir est au bout du canon et c’est cela que nous allons appliquer pour demeurer au pouvoir au de là de 2016, s’il s’avérait nécessaire.»
 
Avec sa prestation de l'autre jour,  Aubin Minaku, cet homme de mains du Président Joseph Kabila et l'un des « chantres du PPRD » a simplement confirmé que le pouvoir de Kinshasa continue à prendre les Congolais pour des bougres.
 
En effet, dans ses réponses aux questions lui posées par les journalistes, notre homme politique continuait, plus d'une fois, à faire  allusion aux principes démocratiques dans la cité. Or ceux qui ont des yeux ouverts seront d'avis avec nous lorsque nous confirmons que le pays vit réellement sous une dictature camouflée. Il ne suffit pas, dès lors de chanter "démocratie" pour nous convaincre que la démocratie existe.
 
Ci-dessous quelques postulats:
 
1. Toute la brouille tourne autour des élections de 2016, ou pour être plus précis, de la fin du mandat de Kabila en cette année 2016 et les pressions internes et extérieures auxquelles le président est soumis.  
 
Dans un pays réellement démocratique, le sort de Kabila devrait être vraiment un faux problème. L'homme est au seuil de terminer légalement son mandat constitutionnel. En vertu de quoi alors devons-nous faire allusion aux élections présidentielles avec un Kabila comme candidat selon le faux principe qui dit que  «la Majorité, dans un régime démocratique, doit suffisamment s’organiser pour conserver le pouvoir...»?
 
L'on sait qu'en Afrique en général et au Congo en particulier, le pouvoir en place n'organise pas les élections pour les perdre. Kabila vient de le prouver à deux reprises; d'abord en 2006. puis en 2011. Le reste est l'histoire.
 
Quelles garanties, Kabila, la MP et le PPRD donnent-ils aux Congolais que le Président quittera le pouvoir cette-fois ci s'il les perdait lorsque l'on apprend que «...la Majorité, dans un régime démocratique, doit suffisamment s’organiser pour conserver le pouvoir...»
 
C'est ce qui explique, savons-nous, que l'Abbé millionnaire Apollinaire Malu-Malu est rentré au travail, lui que l'on connait avoir tripoté le processus de 2006, comme si le pays manquait des têtes devant continuer ce processus. L'autre soit disant homme de Dieu habillé en soutane de Lucifer s'est forgé fortune, rien que pour avoir été "Président" du CENI. Come quoi, il n'ya qu'au Congo où l'on devient millionnaire, en une nuit, rien que pour avoir reconduit un fraudeur au pouvoir.
 
2. «- ...la famille politique soumettra toute modification constitutionnelle soit à la sanction du Congrès (Sénat et Assemblée Nationale), en se basant sur l’article 218 de la Constitution, soit à celle du peuple par référendum.
 
C'est aberrant de croire qu'à chaque fois qu'on arrive au terme d'un mandat, l'on doit toucher à la constitution. Ce ci explique simplement que l'on a des vertiges à abandonner le pouvoir et que les atouts pour y rester son en place.
 
Minaku parle d'un referendum populaire? De qui se moque t-il? Qu'est ce qui prouve que la volonté populaire aura tranché cette-fois ou respectée? Quelle différence y'aura t-il sur cette confiance populaire entre ce qui s'est passé au cours des élections et un referendum qui sera dépouillé, selon toute ressemblance, de toute sa légitimité?
 
Il parle de la sanction du Congrès. Que peut-on attendre d'un congrès où pilule des bâtards du genre Janet Kabila et des délinquants du genre Zacharie Babaswe? Kabila, Minaku et leurs vampires savent qu'ils peuvent recevoir tout à force des billets verts.
 
 Dès lors, ni consultation sénatoriale sur base de l'article 218 ni referendum populaire ne seront crédibles au niveau de la nation.
 
Ceci étant, il semble que le seul moyen de faire partir Kabila est de recourir à la force. Or sur ce terrain, l'homme prend déjà des précautions énormes:
 
Comme pour ce bataillon Rwandais qui a parachuté à Ndolo, au su et aux vu de tout le monde, Zacharie Babaswe et Cie y compris, sans que personne ne pose une question.
 
Comme aussi, cette peur viscérale que le régime veut instaurer au milieu des Congolais dans la capitale avec des révoltes montées en toutes pièces( le cas des tués à la Télévision nationale et le théâtre de ce jour au camp Kokolo et Tshsatsi en sont la preuve), alors que l'on sait qu'aucun soldat qui ne mérite pas la confiance du chef dispose des minutions dans les casernes.
 
Ce que nous recommandons à Kabila, le Raïs du PPRD, c'est de lire et apprendre de l'histoire de Nicolas Ceausescu de la Roumanie, de Samuel Doe du Liberia, Charles Tylor, Idi Amin, Jean-Bedel Bokassa, l'Empereur 1er et dernier de la RCA et de Mobutu. Ces dictateurs se prirent pour des petits dieux, mais, ainsi que le dira Mobutu lui-même lors de la primeur de son régime, "devant l'ouragan, un fruit, mur ou pas mur, il tombe quand même."
 
Honorable Minaku, veuillez bien transmettre ce message au Président Kabila. Que devant les forces de l'histoire, mercenaires étrangers (Rwandais) à ses côtés, billets verts ou protection Rwandaise ou la profession de foi de «...la Majorité, (qui) dans un régime démocratique (sic...sic...sic...), doit suffisamment s’organiser pour conserver le pouvoir...» le sang des martyrs Congolais (voir l'album dans "Le Réquisitoire"), criera vengeance. Et ce sera pour bientôt et rien les autorités congolaises fairont pour modifier l'histoire.
 
Salomon Valaka
22 juillet, 2014
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Toutes les forces vives liguées et débout : L’étau se resserre autour du pouvoir

kabila

Quand on se sent désespérément isolé, perdu, honni partout, désemparé, fini, on devient insupportablement agité, hargneux, agressif, vindicatif. Conseils, avertissements voilés ou clairs, mises en garde ouvertes ou nuancées, rappels au bon sens et à l’ordre, critiques civiques des faits et gestes officiels, sont considérés comme des provocations et des défis à l’autorité établie, ou des ingérences inacceptables et des atteintes à la souveraineté nationale.
Tous les messages, propos et discours qui véhiculent ces exhortations valent à leurs auteurs qui qu’ils soient et quel que soit leur ascendant sur le plan mondial, les foudres rageuses des thuriféraires du pouvoir et des nomenklaturistes du PPRD et de ses alliés de la plateforme “ Mouvance présidentielle “ (MP), en provenance de Kinshasa en RDC.

On se tient ridiculement toujours sur la défensive, incapable de répliques appropriées et sensées à l’avenant des attaques auxquelles on prétend être en butte. Certaines chancelleries occidentales et leurs pays, Washington, Paris, Bruxelles, Londres, Berlin, Cenco et princes de l’Eglise en RDC en prenant tour à tour pour leur garde le cas échéant.
La pomme de discorde en est la tentative de révision de la Constitution pour permettre à Joseph Kabila de se maintenir au pouvoir à l’expiration de son second et dernier mandat en cours. L’intention est manifeste de personnaliser et d’autocratiser le pouvoir en RDC à l’imitation de l’ancien système politique du maréchal Mobutu qui semble avoir séduit les Kabilistes qui ne sont pas du tout gênés de l’adopter et dont ils sont en train de copier les procédés machiavéliques de gestion du pays.
 
Mais toutes les forces vives patriotes sont liguées et débout pour leur barrer farouchement la route, en utilisant tous les moyens légaux reconnus et consacrés par la Constitution. Les opposants et les activistes de la société civile acquis au changement décident de se solidariser pour faire cause commune, en taisant sincèrement et complètement leurs divergences, déterminés à faire échec aux manœuvres sournoises des naufrageurs de la démocratie et de l’Etat de droit en RDC. La solidité, le sérieux et la crédibilité de ce regroupement des forces vives patriotes sont confortés de la présence de l’UDPS d’Etienne Tshisekedi à leurs côtés. Non négligeable aussi est sans doute l’entrée dans la danse de l’Episcopat congolais.
 
Le déclin d’un système
 
Ce ralliement des patriotes acquis au changement a finalement captivé la communauté internationale et éveillé son attention, notamment le président américain Barak Obama, le Congrès américain, le Conseil de sécurité et le Secrétaire général de l’Onu, ainsi que le Parlement européen, voire l’Union Africaine (UA).
Des avertissements et mises en garde dont il est question ci-dessus sont en provenance de la Communauté internationale, tandis que des critiques sont l’œuvre des forces vives patriotes. L’étau se resserre inexorablement autour de l’establishment désormais désemparé, troublé, désarçonné, tétanisé.
Comment venir à bout de ce concours de forces nationales et internationales coalisées de circonstance en symbiose pour sceller le sort d’un système dont les animateurs ont du retard à l’allumage pour scruter l’horizon, décrypter les signes des temps et débarrasser les planchers avec les honneurs de la guerre?
Bien qu’intérieurement conscients de leurs limites et du crépuscule de leur règne, ils font semblant d’être sûrs d’eux, en multipliant des gesticulations maladroites et téméraires dont ils ne mesurent pas les conséquences fâcheuses pourtant prévisibles pour les observateurs avertis.
 
Toutefois, il n’en demeure pas moins qu’ils sont anxieusement conscients de la fureur du cyclone qui se déchaine et avance irrésistiblement pour bouleverser tout sur son passage. La preuve en est la prise d’assaut des chaînes de tv locales sur lesquelles ils tiennent des propos apologétiques incohérents du système et accordent des interviews folkloriques avec des journalistes triés sur le volet, pratiquement d’obédience du pouvoir, dont on est sûr de la soumission et de la servilité, habitués à poser des questions de complaisance mais pas de colles.
 
Tout cela montre que les apparatchiks du sérial accusent bien le coup au regard de l’imminence du cyclone. Le déclin d’un système provoque toujours des états d’âme chez ceux qui gravitent dans son orbite, pressentant l’évanouissement de leurs privilèges et la perspective des inconvénients de la traversée du désert que d’habitude les prébendiers déchus d’un système sont fatalement contraints de subir. Il y en a qui prétendent soutenir Joseph Kabila et son pouvoir, mais en réalité ce sont des flatteurs serviles qui s’agitent et font des gesticulations insensées pour défendre leur propre bifteck, le pouvoir actuel leur servant uniquement de tremplin.
 
Des maladresses accumulées
 
Les films que nous regardons aujourd’hui sur la scène politique sont pareils à ceux tournés et projetés sous le règne du maréchal Mobutu et qui étaient les signes annonciateurs de sa fin.
Les réalisateurs des films actuels ne sont pas différents de ceux d’hier, mais cette fois-ci composés des néomobutistes et des kabilistes d’apparence dont les discours et propos excessifs débités soi-disant pour défendre le système, sont en réalité des dérapages verbaux dangereux qui énervent les gens et concourent justement à la crispation de la situation et à la destruction même du système.
 
Ce sont ces maladresses accumulées et réintégrées avec arrogance qui ont finalement favorisé le ralliement et la coalisation des forces vives patriotes unanimement soudées et dressées comme un seul homme contre le pouvoir et tous ses symboles. C’est encore ces maladresses commises solennellement à l’égard de certaines chancelleries occidentales et leurs pays, qui ont déterminé les maîtres du monde à envisager de mettre le pouvoir de Kinshasa à l’index.
 
Les réalisateurs de ces films politiques indigestes, n’hésiteront pas à mettre lâchement la clé sous le paillasson aussitôt la cote d’alerte atteinte, les carottes cuites, abandonnant l’autorité morale à son propre sort, à l’instar des courtisans de Mobutu en 1997.
 
La coupe d’amertume de Mobutu
 
Or, ceux qu’ils prennent aujourd’hui parmi les opposants et les activistes de la société civile pour les” ennemis “ de Joseph Kabila, sont au contraire ceux qui lui souhaitent sincèrement du bien. Ils voudraient le voir terminer son second et dernier mandat en beauté et se retirer dans des conditions flatteuses.
 
Ce serait le contraire du départ du maréchal Mobutu qui, au lieu de savoir prendre le virage, s’était délecté à écouter naïvement le chant des sirènes jusqu’au moment fatidique où H a été désagréablement surpris. Il a dû boire seul la coupe d’amertume jusqu’à la lie, trahi et lâché par des laudateurs qui se faisaient passer pour des inconditionnels, des mobutiste bon teint, dont certains se sont convertis hypocritement en kabilistes pour jouer le même vil rôle de louangeurs traitres.
 
Mais comme Joseph Kabila lui-même se mure toujours dans un silence énigmatique, sans s’ouvrir à eux ni à l’opinion de ce qu’il pense intérieurement, laissant tous les nomenklaturistes se contredire et se donner singulièrement en spectacle en jouant des numéros bizarres, il pourrait in fine les surprendre désagréablement. Il ne peut pas être réellement sourd au déchaînement de l’ouragan qui avance avec furie.
JEAN N’SAKA WA N’SAKA

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EN PREVISION DES ELECTIONS EN VUE Grands lacs : l’Union européenne exige le respect des Constitutions

Didier Reynders salue la nomination de Saïd Djinnit en tant qu’Envoyé Spécial de l’ONU. La désignation de Saïd Djinnit comme d’Envoyé Spécial pour la région des Grands Lacs africains suscite déjà des réactions positives dans les milieux politiques et diplomatiques.

L’un des premiers à manifester son approbation est sans doute Didier Reynders. Dans un communiqué de presse diffusé hier par l’ambassade de Belgique à Kinshasa, le Vice-Premier Ministre et ministre belge des Affaires étrangères a salué la nomination du nouveau promu par le Secrétaire général des Nations Unies.

Didier Reynders est convaincu que les précédentes fonctions exercées par l’Algérien Said Djinnit au sein de l’Union africaine et comme Représentant spécial du Secrétaire général et Chef du Bureau des Nations Unies pour l’Afrique de l’Ouest (BNUAO) lui seront extrêmement utiles dans l’exercice de ce nouveau mandat, pour lequel il lui souhaite déjà plein succès.
« Said Djinnit pourra compter sur l’appui de la Belgique », promet le Vice-Premier Ministre et Ministre belge des Affaires étrangères. Il se réjouit d’ailleurs à ce propos de l’adoption, par le Conseil Affaires étrangères de l’Union européenne, des conclusions substantielles concernant la Région des Grands Lacs. Vote intervenu hier mardi 22 juillet.

LES EXIGENCES DE L’UNION EUROPEENNE
« Dans ses conclusions, mentionne l’ambassade de Belgique à Kinshasa, le Conseil réaffirme l’engagement de l’Union européenne pour la stabilité et le développement de la région des Grands Lacs ».
« Tout en soulignant les progrès réalisés au cours des derniers mois au plan sécuritaire dans l’Est de la République Démocratique du Congo, le Conseil rappelle l’importance de libérer la région des actions menées par les groupes armées et notamment de voir le FDLR désarmer inconditionnellement », indique le communiqué.
« Le Conseil Affaires étrangères de l’Union européenne a également rappelé son engagement à assurer une approche cohérente dans ses partenariats avec les pays de la région, lesquels sont invités, à l’occasion des prochaines échéances électorales, à respecter les dispositions constitutionnelles », conclut le communiqué. Yves KALIKAT

 

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