27 juillet 2014

Katanga : l’ADG de la Gécamines suspendu doit être déféré en justice, exige l’UDPS

 
En arrière plan, le secrétaire général de l'UDPS, Jacquemin Shabani et ses collaborateurs ce 21/07/2011 à Kinshasa, lors d'une conférence de presse. Radio Okapi/ Ph. John BompengoEn arrière plan, le secrétaire général de l'UDPS, Jacquemin Shabani et ses collaborateurs ce 21/07/2011 à Kinshasa, lors d'une conférence de presse. Radio Okapi/ Ph. John Bompengo

L’Union pour la démocratie et le progrès social (UDPS) a exigé que le patron de la Générale des carrières et des mines (Gécamines), Amed Kalej Kant soit déféré en justice après sa révocation. Dans une interview accordée dimanche 27 juillet à Radio Okapi, le secrétaire général chargé de Justice et Droits humains de ce parti d’opposition, Me Astia Mulunda, a estimé que cela permettra « d’éviter l’arbitraire et des règlements des comptes ».

Le chef de l’Etat a révoqué la veille le responsable de la Gécamines « pour manquement grave dans l’exercice de ses fonctions ».

A en croire la fédération de l’UDPS/Katanga, le procureur général de la République devrait ouvrir une instruction à son égard.

« Par principe de logique, nous voulons qu’on nous dise pourquoi seulement lui [le patron de la Gécamines]. La Gécamines n’est pas gérée que par lui. On parle de manquement grave. Si c’est le cas, qu’il soit déféré devant la justice et que le procureur général de la République ouvre une instruction pour que cela ne soit pas de règlement de comptes ou l’arbitraire », a affirmé Me Astia Mulunda.

Il a ajouté que « celui qui l’a révoqué devrait aussi dire clairement ce qu’il lui reproche » :

« Nous avons appris que l’ADG de la Gécamines a été révoqué pour manquements graves. La logique voudrait que celui qui l’a révoqué nous dise également de quoi on lui reproche. Qu’on nous dise exactement c’est quoi conformément à l’article 24 de la Constitution ».

Pour l’UDPS, la Gécamines et un grand symbole de l’économie en RDC.

« Ça fait partie des éléments majeurs pour un progrès social de toute la République. De ce fait, l’UDPS doit voir clair et que toute la population sache exactement ce qu’il en est », a indiqué Me Astia Mulunda.

radiookapi.net

Posté par lumbamba à 15:06 - - Commentaires [0] - Permalien [#]


26 juillet 2014

Conte: Katende et Disela

Katende (un petit oiseau) et  Disela (l’herbe)
Conte de Beya Mbwa à Musangana
Extrait de Chants et contes du Kasayi (Zaire), repai(è)re de la créativité esthétique populaire

Par Ntumba Muena Muanza

Tous les oiseaux de la terre refusèrent un jour dans leur ensemble le règne de Katende comme leur chef. Katende s’en alla alors à la recherche de ses vrais frères et sœurs (bana babu). Il arriva chez l’arbre Difudu.  

-          Difudu’etu (notre Difudu), appela-t-il !
-          Wetu wa mamu, (mon frère, fils de ma mère)

Katende commença à lui poser une série de questions afin de vérifier s’il était son vrai frère.

 -          Difudu wetu, toi et moi, mangerons ensemble. N’est-ce pas ?
-          Bien sûr.
-          Nous boirons ensemble ? continua Katende.
-          C’est clair, répondit Difudu.
-          Nous traiterons ensemble les grands problèmes de notre vie ? ajouta encore Katende.
-          Il va de soi, répliqua Difudu.
-          Et alors, nous mourrons ensemble ? demanda finalement Katende.
-          Jamais de la vie, répondit sèchement Difudu. La mort d’un homme ne peut être liée à celle d’un autre. Quand ton heure viendra, tu mourras. Quand la mienne viendra, je mourrai.

Katende remarqua alors que Difudu n’était pas le vrai frère qu’il cherchait. Il prit congé de Difudu et continua ses recherches. Il arriva chez le manguier. Mêmes questions, mêmes réponses, même déception. Il fit la ronde de tous les arbres et ne trouva pas de frère parmi eux. Il se traîna finalement jusque chez Disela (sorte d’herbe coriace). Il recommença avec sa série de questions :

-          Disel'etu, toi et moi mangerons ensemble ?
-          Bien sûr.
-          Nous boirons ensemble ?
-          Sans problème.
-          Nous traiterons nos problèmes ensemble ?
-          Il va de soi.
-          Et alors… nous mourrons ensemble ?
-          Oui, toi et moi mourrons ensemble puisque nous sommes frères.

Katende sut alors qu’il avait trouvé son vrai frère. Il habita chez Disela. Ils vécurent ensemble, en parfaite entente.

Arrangement et mise en ligne
Lumbamba Kanyiki

Posté par lumbamba à 02:11 - - Commentaires [0] - Permalien [#]

25 juillet 2014

Plus de 2 millions de déplacés internes dans l’Est

Suite à une paix précaire dans les territoires meurtris de l’Est, l’errance est le lot quotidien des populations locales. Selon un récent rapport d’Ocha, les déplacés internes ont dépassé le seuil de deux millions.

Un scénario qui présage à une aggravation du drame humanitaire, lequel remet en mémoire les six millions de morts déjà recensés dans les confits armés dans cette partie du pays.

« Les déplacements forcés de populations, induits par les violences armées, sont la partie visible du + iceberg + qu’est la crise de protection à laquelle des centaines de milliers de civils continuent d’être confrontées dans les cinq provinces de l’Est de la République démocratique du Congo : le Katanga, le Maniema, le Nord-Kivu, la Province Orientale et le Sud-Kivu ». C’est en ces termes que le Bureau des affaires humanitaires des Nations unies (Ocha) introduit son bilan humanitaire pour le mois de juin.

Pour cet organisme spécialisé du système des Nations unies, la situation est explosive. Au regard des statistiques récoltées dans les cinq provinces les plus vulnérables de la RDC, plus de deux (2) millions de Congolais ont été obligés de fuir pour se protéger contre des exactions de tous genres.

« Fin juin 2014, note Ocha, citant les différentes Commissions mouvements de population (CMP), ils étaient encore environ de 2,5 millions de personnes contraintes de vivre loin de leur village d’origine, les uns ont fui l’insécurité dans leur communauté depuis 2009, les autres se sont déplacés plusieurs fois au cours de la même période à la recherche d’une oasis de paix ».


Si Ocha se félicite d’une légère baisse du nombre de ces déplacés par rapport à la situation à la fin du premier trimestre 2014, soit 2,6 millions, il reste cependant, mentionne-t-il, que « les mouvements de retour des personnes déplacées internes (PDI) sont encore moins importants faute de garanties de protection dans les zones d’origine de déplacés ».

Pendant que Ocha s’alarme sur la situation désastreuse des déplacés internes, à Kinshasa, c’est l’indifférence totale. Les faits ne semblent pas retenir l’attention des autorités centrales, préoccupées certainement par quelque chose qui serait plus précieux que le sort de plus de deux millions de Congolais condamnés à l’errance dans leur propre pays.

Même s’il use de circonlocutions, Ocha est d’avis que le « contrôle absolu » du territoire national dont se prévalent les autorités politiques de Kinshasa n’est qu’apparent : « Bien que certains estiment que la RDC ne compte plus actuellement de +grands+ groupes armés suffisamment structurés et médiatisés avec des agendas politiques assez clairs, le pays regorge encore de nombreux seigneurs de guerre. Certains de ces groupes armés –  impliqués dans l’exploitation illégale des ressources - commettent de nombreuses atrocités à l’encontre des populations civiles en profitant de la faiblesse de l’autorité de l’Etat dans leur zone de prédilection, particulièrement les zones rurales les plus éloignées ».

LE MAL EST PROFOND

L’accalmie observée depuis un temps dans la partie Est de la RDC n’a pas véritablement résolu le problème de l’insécurité persistante. De même, la déroute de l’ex-M23, supposée avoir scellé le retour d’une paix durable dans l’Est, n’a pas non plus sécurisé cette région meurtrie du pays.

Tout compte fait, la paix dans l’Est demeure encore fragile. Ocha en fait mention dans son rapport humanitaire de juin 2014. Malgré la relative baisse, soit 2,5 millions fin juin 2014 contre 2,6 millions trois mois plutôt, la situation humanitaire à l’Est reste explosive.

A ce jour, mentionne Ocha, aucune lueur de sortie de crise ne peut être envisagée avec sérénité. Ce qui condamne, prédit-il, pour longtemps encore les populations civiles à l’errance. Des Congolais devenus étrangers dans leur propre pays. Et dire que le chiffre de 2,5 millions de déplacés est une estimation  arrêtée peu avant juin 2014. Si l’on devait prendre encore d’autres paramètres et inclure dans les données d’Ocha la situation similaire dans les coins perdus de l’Equateur et de la Province Orientale, l’on serait donc à plus de trois millions de déplacés internes.
Voilà une situation qui aurait, en toute logique, suscité un élan de solidarité des autorités de Kinshasa. Pour l’instant, il n’en est pas encore le cas. En effet, Kinshasa considère qu’avec la fin du M23, tous les problèmes de l’Est du pays ont été résolus au même moment. Comme par un coup de baguette magique. Une grave erreur d’analyse.

Kinshasa ferait mieux de se pencher sérieusement sur ce nouveau drame humanitaire de l’Est. Les 2,5 millions de déplacés recensés par Ocha ont droit à une assistance. Les rejeter dans la nature, comme c’est le cas, c’est jeter en pâture la mémoire de six millions de morts de l’Est - une plaie qui peine à se cicatriser.

Cette interpellation va droit également vers tous les partenaires extérieurs engagés pour le retour d’une paix durable en RDC.


Encadré

Situation dans les provinces

Le Nord-Kivu reste, selon  Ocha, la province avec la plus importante population déplacée interne estimée à plus de 908 000 personnes fin juin 2014. Ce qui représente une baisse d’environ 15% par rapport au 31 mars dernier. Plus du tiers de cette population déplacée interne (35,3 %) se trouve dans le territoire de Masisi.

Malgré la diminution du nombre total de personnes déplacées dans la province du Nord-Kivu, les mouvements de populations continuent dans des poches d’insécurité où s’activent des groupes et autres bandits armés. Au cours du mois de juin 2014, environ 33 650 nouveaux déplacés ont été enregistrés suite notamment à la poursuite de la traque des miliciens ougandais de l’Allied Defense Forces (ADF) par les Forces armées de la République démocratique du Congo (FARDC) dans le territoire de Beni, à l’activiste des groupes armés et aux opérations de l’armée contre ces groupes dans les territoires de Masisi, Lubero et Walikale.

 Conséquence de cette situation : les mouvements de retour restent aléatoires. L’environnement sécuritaire étant toujours imprévisible dans certaines zones de retour, le risque de nouveau déplacements reste permanent, rendant ainsi aléatoire les mouvements de retour des déplacés.

A cela s’ajoutent l’accompagnement des mouvements de retour - surtout après un long déplacement - qui n’est pas une garantie. D’où les difficultés auxquelles font face des personnes dont  les maisons étaient incendiées lors des déplacements.

Outre les contraintes budgétaires affectant l’aide humanitaire, la faiblesse des programmes de sortie de crise dans de nombreuses zones touchées jadis par l’insécurité et la lenteur dans le rétablissement de l’autorité de l’Etat n’aident pas à créer un environnement propice pour des mouvements de retour plus soutenus, fait remarquer OCHA.

Au Katanga, rapporte le bulletin d’OCHA, les déplacements de la population continuent avec l’expansion de la zone d’insécurité. De 500 284 à la fin du mois de mars, elle est passée à 543 540 personnes fin juin 2014, soit une augmentation d’un peu plus de 43 000 personnes (8,6%).

Outre la crise créée par les miliciens armés « Bakata-Katanga » qui a conduit dernièrement aux incendies des maisons, tueries et autres exactions dans le Sud-est du territoire de Manono (Kahongo, Kishale, Mpiana et Shamwana), plus de 70% des personnes déplacées entre mars et juin 2014 l’ont été suite aux conflits intercommunautaires, notamment entre les Luba et les pygmées, dans les territoires de Kabalo, Kalemie, Manono et Nyunzu.

Au Maniema, la reprise de contrôle de la quasi-totalité des territoires de Kabambare et de Punia par les Forces armées de la République démocratique du Congo a permis à 85 110 personnes déplacées à retourner chez elles au cours du premier semestre 2014, portant à environ 225 000 le nombre de personnes retournées depuis janvier 2013.

Par contre, entre avril et juin 2014, les attaques des miliciens Maï-Maï Yakutumba dans la zone de Masisi au Sud-Kivu et celles des miliciens Raja Mutomboki et Kem’s au Sud de Punia ont poussé près de 50 000 personnes à trouver refuge, notamment dans les territoires de Kabambare, Pangi et Punia. Fin juin 2014, on estimait à 165 225 personnes la population déplacée au Maniema, soit 7 615 personnes moins qu’à la fin du premier trimestre.

Le Sud-Kivu a, quant à lui, enregistré environ 48 000 nouveaux déplacés au cours du second trimestre 2014, portant à environ 567 000 sa population déplacée interne à la fin du mois de juin contre environ 518 000 en mars. La majorité de nouveaux déplacements - plus de 70% - a été enregistrée dans le territoire de Shabunda suite, d’une part, aux affrontements entre les FARDC et les miliciens Raïa Mutomboki dans la zone de Mulungu et de Kolula et, d’autre part, aux déplacements préventifs par crainte des exactions par les mêmes miliciens.

Cette province est celle qui a enregistré le plus de retours au cours de dix-huit derniers mois, environ 500 000 personnes. Ce qui traduit la volonté des déplacés de retourner chez eux dès qu’il y a des signes d’une certaine accalmie sécuritaire, affirme la Commissaire mouvement de population.

Posté par lumbamba à 22:09 - - Commentaires [0] - Permalien [#]

Oubli ou manœuvre politicienne : Le référendum a aussi un coût


Les projections faites sur les échéances électorales majeures de 2016 continuent d’alimenter la chronique en RDC. Il s’agit des élections législative et présidentielle.

Suite à l’importance des enjeux ces échéances représentent pour toutes les parties en présence (la majorité au pouvoir et l’opposition), les rivalités s’amplifient chaque jour prenant souvent des tournures extrêmement dangereuses !
 
Mais le plus inquiétant dans tout cela est et demeure la détermination de la Majorité présidentielle de changer les règles de la concurrence à la veille desdites échéances électorales majeures aux fins de conserver la pouvoir malgré l’échec cuisant de ses deux mandats acquis au terme des élections fort controversées de 2006 et 2011 !
 
En effet, la Majorité présidentielle veut réviser la constitution du pays aujourd’hui et maintenant afin de Joseph Kabila de se présenter à l’élection présidentielle de 2016 pour un troisième mandat, foulant ainsi aux pieds les principes sacrés de l’alternance démocratique qui mettent les Congolais d’accords.
 
Après avoir mûrement réfléchi sur les voies à suivre pour obtenir les modifications de la constitution tant souhaitées par elle en contournant l’épineuse problématique de légitimité, la famille politique à laquelle appartient Joseph Kabila a opté pour la formule de la tenue d’un référendum constitutionnel !
 
Aller jusqu’au bout de la voie
 
Or, en optant pour cette formule, cette famille politique a oublié qu’elle avait déjà proclamé à la face du monde que son gouvernement voulait réaliser des économies considérables sur les élections en adoptant le principe d’élections au suffrage universel indirect. Mais que peut représenter financièrement l’organisation d’un referendum électoral pour un pays désireux d’économiser de l’argent ? La question vaut bien son pesant d’or, maintenant que la majorité au pouvoir en RDC envisage sérieusement d’obtenir des élections moins chères avec la complicité de la Commission électorale nationale indépendante (CENI) totalement acquise à sa cause?
 
Un référendum ou referendum est un vote direct par lequel les citoyens se prononcent sur une proposition de mesure législative ou constitutionnelle émanant du pouvoir exécutif. Par extension consultation qui s’adresse à tous les membres d’un groupe. C’est clair, un référendum est un vote direct par lequel les citoyens (de l’ensemble d’un pays) se prononcent...
Or, en organisant un référendum, il est supposé que celui-ci va toucher tout le monde et toutes les parties du territoire national. Dans le cas de la RDC, c’est toute la population en âge de voter qui est concernée et toutes les provinces du pays, auxquelles il faut ajouter la ville de Kinshasa !
Il est maintenant question de savoir si un référendum a un coût (et lequel) pour sa réalisation ! Oui, affirment d’éminents spécialistes contactés à ce sujet. Mais où la RDC ira-t-elle chercher l’argent destiné au référendum que la Majorité présidentielle préconise pour pouvoir opérer les modifications qu’elle souhaite sur le texte constitutionnel actuel en vue d’assurer un troisième mandat présidentiel à Joseph Kabila? La question interpelle le gouvernement et la CENI !
 
Ainsi que nous l’avions signalé plus haut, la Majorité présidentielle n’ose pas franchir la ligue rouge qui l’amènerait tout droit sur le résultat recherché, la voie royale à suivre devant demeurer un référendum en règle. Il semble que la Majorité présidentielle est déterminée à aller jusqu’au bout de cette voie sous la conduite de Minaku mais il y a crainte qu’elle y trouve les forces politiques et sociales acquises au changement!
KAMBALE MUTOGHERWA

Posté par lumbamba à 17:34 - - Commentaires [0] - Permalien [#]

Kinshasa aurait interdit le port de babouches en plein centre-ville!

kinBoulevrd

 
Lundi 22juillet dernier, sur le boulevard du 30 Juin, à la hauteur d’un super marché situé en face de la Bcdc, la population kinoise a assisté à une scène brutale d’un groupe de policiers qui malmenaient un pauvre vendeur ambulant de mouchoirs en papier.

Après lui avoir arraché tous ses produits, ces hommes en uniforme lui ont finalement ôté ses babouches. Dans la foule, un courageux a approché l’un des agents pour lui demander ce qu’ils reprochaient à ce débrouillard. Pour toute réponse, “ Les ordres sont venus d’en haut, il est formellement interdit à toute personne de se mettre en babouches en plein centre- ville ».
 
Cela a révolté tous les témoins présents qui ont assisté impuissants à cette barbarie. Pour certains, quelle est, en réalité, cette autorité qui a osé prendre pareille mesure impopulaire? Est-elle passée par l’Assemblée provinciale avant d’être appliquée ? Si elle est passée par cette institution, pourquoi ne l’a-t-on pas fait accompagner d’un palliatif, en remplaçant les babouches arrachées par des chaussures adaptées au centre-ville?
 
En outre, cette mesure prévoit aussi d’extorquer les produits ou biens de ceux qui ne se mettront pas en ordre?
Autant de questions qui méritent des éclairages.

Hier mercredi 23 juillet 2014, un vendeur de pains a échappé de justesse au même traitement en s’évaporant devant deux policiers prêts à tenter le même “ exploit “. Le danger écarté, la victime est sortie de sa cachette pour expliquer aux passants qu’ils sont actuellement la cible de policiers et autres agents de sécurité. Ils les rançonnent, frappent et leur arrachent les babouches, au vu et au su de tout le monde.

Les autorités de la ville de Kinshasa sont appelées à tirer cette affaire au clair pour remettre de l’ordre dans sa circonscription. Les agents de l’ordre qui s’évertuent par des actes inciviques doivent répondre de leurs actes devant les juridictions compétentes.
Elles doivent également expliquer à la population kinoise les raisons qui motivent l’interdiction du port de babouches au centre-ville, au cas où cette mesure serait effectivement prise.
LM

Posté par lumbamba à 17:21 - - Commentaires [1] - Permalien [#]


Kasaï-Occidental : sensible augmentation du taux de criminalité chez les enfants

 
Enfants de la rueEnfants de la rue

Le taux de criminalité chez les enfants a sensiblement augmenté dans le Kasaï-Occidental. Le bâtonnier du barreau de Kananga l’a affirmé jeudi 24 juillet à l’occasion de la formation d’une trentaine d’avocats sur la problématique des violences sexuelles et de la justice pour les enfants. Selon Dominique Kamabala, le taux d’enfants détenus est  passé de 14 pour 1000 prisonniers en 2013 à 58 en 2014.

Ces enfants sont détenus pour des crimes de violences sexuelles ou coups et blessures. Parmi eux, le bâtonnier Kamabala note la présence de bébés incarcérés avec leurs mères délinquantes.

Les avocats doivent absolument améliorer les bonnes pratiques, afin d’assurer la meilleure défense de ces enfants, a-t-il estimé.

«Nous mettons des avocats à la disposition des enfants. En principe, la justice pour mineurs ne permet pas l’incarcération d’enfants. Actuellement, nous avons des avocats à notre barreau qui sont formés pour assurer la défense des enfants, et s’il  y a ce genre d’irrégularités, qui se commettent, que les avocats puissent se mettre debout afin de dénoncer ce genre de pratiques de sorte que la justice pour mineure soit correctement assurée dans notre pays», a-t-il expliqué.

Le bâtonnier Kamabala estime indispensable de bien former les avocats en vue de défendre ces enfants détenus.

radiookapi.net

Posté par lumbamba à 11:42 - - Commentaires [0] - Permalien [#]

Un émail d'un jeune combattant de l'UDPS à son frère en Europe

Cet émail nous a été envoyé par un correspondant résidant à Kin. Il l'aurait découvert comme par hasard pendant qu'il était en train de télécharger ses cours dans un cybercafé. Dans le dit émail, un jeune de l'UDPS informe son frère en Europe de la situation politique du Congo et le met en garde contre tout retour au pays, vu les enlèvements et les assassinats que les services de Kabila opèrent actuellement dans les milieux des opposants et les traques de ceux venant de la diaspora. Je n'ai pas voulu le corriger pour en préserver l'authenticité. Par contre, j'ai changé les noms des intéressés pour leur protection. Bonne lecture!  

Kasai Direct

Bonjour cher Fère  Emile Olele comme tu le sais notre objectif capital est de libérer de notre cher beaux pays qui est la République Démocratique du Congo sous occupation des étrangers. Le régime de Kabila est entre des manœuvré la modification de notre constitution et changer le mode de scrutin : De la voie direct a la voie indirect. Toutes ces manœuvres dilatoires ont pour optique de se maintenir aux pouvoir est acheter la conscience des ces grand électeurs. Nous de la jeunesse de l’union pour la démocratie et le progrès sociale (UDPS) et alliés nous rejections catégoriquement cet idée et toutes tentative modifia l’article 220 de la constitution, fixa le mandat du président de la république une fois renouvelable et refissions la modification de la loi électoral proposer par la CNI de changé le mode de scrutin est d’organiser les élections local a 2015. Ce dernier temps nous sommes entrée de nous organise de marche pacifique pour dire non a Kabila et la démission de l’Abbe Malu -Malu le président de la CNI. Mais les marches risqueront d’être réprimée par les autorités vue la démonstration de force présenter par Kabila le 30 Juin 2014 nous interpelé tous pour vouloir nous intimider. Mais nous sommes déterminer d’aller jusqu’ au bout de nos objectifs. A se jour le force de sécurité de Kabila sont entrée de faire des enlèvements aux rend de la jeunesse de l’opposition pour nous barrer la route de la libération. Selon les informations que nous avons Kabila effectuera bientôt un voyage à Washington. Nous vous demandons de vous mobiliser massivement pour faire échec de ce voyage avec de site- In et de marche pacifique. Le 10 Juillet 2014 l’oncle Lama Charles Okito a été enlevé a son domicile par les éléments armés en uniformes notre parti UDPS a entrepris les démarche pour le localiser et demander sa libération sa condition. Vue ses comportement barbare du régime de Kabila ne nous rassure pas le respect de la constitution et il projet a un coup état constitutionnelle. Sur ce, je vous exhorte de ne pas mettre le pied en république démocratique du Congo car le service de renseignement de Kabila (ANR) sont entrée de traque le Congolais qui vive a l’extérieur de leur positions au régime en place, alors même la disparition de notre oncle est lié dans votre militantisme au régime. Nous connaissons encore une fois déplus une disparation dans famille donc W.L. Olele qui était enlever est porter disparu par les mêmes éléments de Kabila. Malgré toutes la situation qui nous arrive au sein de notre famille ca fait que nous renforcer pour finir avec la dictature de Kabila et la libération de notre pays vive la République Démocratique du Congo, vive les peuples congolais et vive l’union pour la démocratie et le progrès social (UDPS) tenons bon nous vaincra.

Fait à Kinshasa le 18 Juillet 2014
Paul Olele

Posté par lumbamba à 10:53 - - Commentaires [1] - Permalien [#]

24 juillet 2014

Intimidation contre le prof André Mbata

Le professeur André Mbata fait l’objet d’intimidation de la part des services. Il a été surpris hier 23 juillet par des correspondances de l’autorité communale de Lemba, l’invitant à se présenter à son office ce jeudi 24 juillet, munis de ses pièces d’identité.

Le n°1 de Lemba n’a pas précisé les motifs pour lesquels il fait venir le professeur Mbata à son bureau. Il apparait clairement que les services sont derrière cette action du bourgmestre. En fait, le régime n’a pas supporté la conférence qu’avait animée la semaine dernière, André Mbata à l’UNIKIN, à l’occasion de la présentation de son ouvrage intitulé: «Hommages à Nelson Mandela –leçons de leadership pour les dirigeants africains et du monde présents et à venir», baptisé par le représentant spécial du secrétaire général de l’ONU, Moustapha Soumaré, lors de la fête internationale de Nelson Mandela.

Posté par lumbamba à 21:48 - - Commentaires [2] - Permalien [#]

Election présidentielle de 2016 : La MP continue d’entretenir la confusion


La Majorité kabiliste se félicite des élections de 2006 et de 2011 et s‘y réfère comme modèles, alors que ces scrutins sont à l’origine de l’opprobre qui lui colle à la peau jusqu‘à ce jour!

Il n’y a plus de doute possible. La Majorité présidentielle reste déterminée à réviser la constitution pour permettre à Joseph Kabila de rester au pouvoir alors que son mandat arrive à terme en 2016 ainsi qu’à toutes les autres institutions du pays qui se trouvent dans la même situation que lui !
 
Non seulement cette Majorité s’obstine à réviser la constitution pour défier les forces politiques et sociales acquises à l’alternance démocratique, mais elle cherche aussi à démontrer qu’elle peut gouverner contre la volonté du peuple et sans tenir compte de l’environnement international.
En effet, s’exprimant jeudi de la semaine écoulée au cours d’une émission radiotélévisée au sujet des tentatives de sa famille politique de modifier arbitrairement diverses dispositions de la constitution en vigueur dans le pays à des fins électoralistes, Aubin Minaku, Président de l’Assemblée nationale et Secrétaire général de la plate-forme” Majorité présidentielle “ a déclaré, nous citons : “Nous allons tout faire pour conserver le pouvoir par la voie des urnes comme on l’a fait en 2006 et 2011 » !
 
A considérer l’état actuel de lieux du côté de ladite majorité au pouvoir en RDC, ce que Aubin Minaku avait voulu dire en réalité au nom de sa famille politique peut être rendu par la phrase complétée que nous reproduisons ci-après:
« Nous allons tout faire, y compris ce qui n’est pas recommandable, pour conserver le pouvoir...
 
Un recul de 50 ans en arrière
 
Mais ce n’est pas encore tout car Minaku a déclaré que la Majorité présidentielle entend conserver le pouvoir par “ la voie des urnes comme elle l’a démontré en 2006 et en 2011 ».
 
C’est dire en fait que « pour cette famille politique à laquelle appartient Joseph Kabila, les élections de 2006 et de 2011 sont des modèles à suivre par elle en vue de conserver le pouvoir à partir de 2016... jusqu’à l’infini !
Il est réellement ahurissant de voir la Majorité présidentielle se féliciter des élections de 2006 et de 2011 et de s’en référer comme modèles alors quelles ont été à l’origine de l’opprobre qui lui colle à la peau jusqu’à ce jour!

Mobilisée tous azimuts pour défendre l’indéfendable, la Majorité présidentielle a mis à contribution un autre membre influent de la famille en la personne de Richard Muyej Mangez, ministre en charge des Affaires intérieures, de la sécurité, de la décentralisation et des Affaires coutumières qui est intervenu deux jours après Minaku pour dire, quant à lui, que les élections présidentielle et législative de 2016 dépendront de la réussite du recensement administratif de la population qui n’a pas encore commencé jusqu’à ce jour!

Il s’agit là d’un prétexte soigneuse par la même Majorité préparé pour justifier la non-tenue de deux élections majeures dans les délais fixés par la constitution en vigueur. Devant être exploité dans le cadre de la stratégie du fait accompli qui s’appuierait notamment sur un prétendu manque d’argent à la CENI, le recensement administratif dont il est question du côté du ministre des Affaires intérieures n’est pas très bien du projet de révision constitutionnelle qui inclut le scrutin au suffrage universel indirect pour raison d’économie de moyens (argent et matériel) au sein de la même institution d’appui à la démocratie!

A qui le prochain tour à la tribune de la propagande orchestrée au profit de la révision constitutionnelle abhorrée par tous après Apollinaire Malumalu, Aubin Minaku et Richard Muyej Mangez?

C’est vraiment dommage que Minaku, tout au long de sa sortie médiatique de jeudi dernier, se soit ingénié à contredire son éminent patron Joseph Kabila en proposant sa recette constitutionnelle qui ramène le pays 50 ans en arrière (loi fondamentale en vigueur au pays en 1960) au lieu d’appuyer la pédale de la révolution de la modernité prônée par ce dernier en vue de l’émergence de la RDC. Honni soit qui mal y pense!
KAMBALE MUTOGHERWA

Posté par lumbamba à 12:56 - - Commentaires [0] - Permalien [#]

RDC: l’Onu recense 1 214 violations de droits de l’homme au 1er semestre 2014

Le Bureau conjoint des Nations unies chargé des droits de l’homme (BCNUDH) rapporte mille deux cents quatorze violations des droits de l’homme en RDC de janvier à juin 2014.

Scott Campbell, directeur de ce bureau, l’a annoncé mercredi 23 juillet au cours de la conférence de presse hebdomadaire des Nations unies à Kinshasa. Selon lui, des agents de la police, de l’armée, et de l’Agence nationale des renseignements (ANR) sont responsable de 49% de ces violations.

Pour le BCNUDH, ces 1 214 violations des droits de l’homme ont fait plus de 4 000 victimes, soit un plus grand nombre qu’en 2013. Les provinces du Nord et Sud Kivu ainsi que la Province Orientale englobent, à elles seules, 75% de ces cas.

Scott Campbell reconnaît cependant que les autorités nationales ont pris d’importantes actions contre les violations des droits de l’homme, notamment une augmentation de l’activité judiciaire dans ce domaine par rapport à la période de juillet à décembre 2013.

«Pendant les 6 derniers mois, nous avons enregistré 124 condamnations pour des crimes constituant une violation de droit de l’homme dans toute la RDC. Ce n’est pas exhaustif, mais dans la province du Nord-Kivu, 56 personnes auraient été condamnées pour des crimes constituant des violations de droits de l’homme», a-t-il énuméré.

Au Nord-Kivu notamment, le directeur du BCNUDH estime que ces condamnations représentent une augmentation significative de l’activité judiciaire depuis la chute du M23.

«Il est capital de reconnaître les efforts qui sont faits par rapport à une situation de droit de l’homme qui demeure sérieuse», a-t-il conclu.

Posté par lumbamba à 12:31 - - Commentaires [0] - Permalien [#]