06 août 2014

Déclaration des Forces Politiques et Sociales de la RDC suite à l’arrestation de l’Hon. EWANGA, SG de l’UNC


 
 
 

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La Maison Blanche, La constitution de la RDC sera respectée


us africa

Un drapeau promotionnel du sommet Etats-Unis/Afrique est hissé à l'extérieur du département d'Etat américain à Washington, où le président américain Barack Obama reçoit ce lundi 4 août 2014 pour la première fois 48 chefs d'Etat africains, presque tous.
 
LA MAISON BLANCHE 
Bureau du secrétaire de presse 
POUR DIFFUSION IMMÉDIATE 
5 août 2014 
 
Soutien des États-Unis pour les institutions démocratiques, la bonne gouvernance, droits de l'homme et en Afrique 
 
La dignité de la personne est confirmée à travers l'Afrique, je crois que les Américains seront plus libres aussi bien, parce que je crois qu'aucun d'entre nous sont totalement libres quand d'autres dans la famille humaine restent assujettis par la pauvreté ou de la maladie ou de l'oppression . ... 
 
Les gouvernements qui respectent les droits de leurs citoyens et respectent la primauté du droit font mieux, une croissance plus rapide, attirent plus d'investissements que ceux qui ne le font pas. "- Le président Obama, Cape Town, Afrique du Sud, Juin 30, 2013 
 
Les États-Unis sont profondément engagés à aider les pays africains à renforcer leurs institutions politiques, de relever les défis de la gouvernance, de promouvoir une vie active et le pouvoir de la société civile, et respecter les droits de l'homme. Nous considérons ces efforts comme essentiels à la réalisation des objectifs économiques et de sécurité de l'Afrique, parce que les institutions solides, responsables et transparentes et un attachement à la primauté du droit attirent des investissements et génèrent la prospérité, créent la confiance dans le gouvernement, et aident à atténuer les conflits et protègent les civils contre violence. 
Le président américain Barack Obama à la Maison Blanche, à Washington - Brendan Smialowski - AFP/Archives
 
Nos efforts en cours: 
 Soutenir des élections libres et justes. Les élections offrent une occasion cruciale pour les citoyens de tenir leurs dirigeants et les partis politiques responsables et à donner aux citoyens ordinaires un rôle déterminant dans l'avenir de leur pays par la concurrence politique pacifique. Grâce à notre diplomatie et notre aide, les États-Unis demeurent résolus à soutenir des élections crédibles, transparentes et inclusives, en encourageant le respect des règles du jeu politique, et de réduire les risques de violence électorale. 
 
Nos activités comprennent l'inscription des électeurs, soutien et l'éducation civique et des électeurs; 
Le renforcement des capacités des commissions électorales; 
Le renforcement des partis politiques; 
D'entraînement ( formation) officiel et non officiel des observateurs électoraux de la société civile;
Et de faciliter l'intégration des femmes, des jeunes et des personnes handicapées à toutes les étapes du processus électoral. 
 
Élections américaines assistance comprend: 
 
· Au Nigeria, les États-Unis fournissent environ 51 millions de dollars sur cinq ans pour appuyer la tenue d'élections crédibles et pacifiques en 2015 et au-delà. 
Les États-Unis travaillent avec d'autres bailleurs de fonds à soutenir les organismes de gestion des élections au Nigeria et de renforcer la capacité de la société civile nigériane à promouvoir des réformes électorales, développer l'éducation des électeurs, et de surveiller les processus électoraux dans la perspective des élections 2015. 
 
· En République démocratique du Congo, les États-Unis se sont engagés à travailler avec le peuple congolais, le gouvernement et d'autres bailleurs de fonds afin d'encourager la tenue d'élections locales, provinciales et nationales qui sont crédibles, en temps opportun, et en ligne avec le constitution congolaise. En mai 2014, le gouvernement américain a annoncé 30 millions de dollars de fonds supplémentaires pour les élections et la stabilisation. 
 
· En Tunisie, les États-Unis est déterminé à soutenir le processus démocratique en Tunisie, et fournit plus de 9 millions de dollars en aide aux élections pour les élections de 2014, y compris pour soutenir les missions d'observation internationales et nationales, sensibilisation des électeurs et des programmes d'éducation, et la mise en place d'une nouvelle commission électorale pour surveiller les élections présidentielles et législatives pour compléter la transition démocratique, suivi, des décennies du régime autocratique du pays. 
 
Au Malawi, les États-Unis ont fourni 3,5 millions de dollars d'aide pour l'éducation des électeurs, la formation des médias sur les questions électorales, et l'observation nationale du Réseau de soutien aux élections au Malawi et au dépouillement du scrutin parallèle, ce qui a contribué à renforcer la confiance dans la crédibilité des élections de mai de 2014. 
 
Soutenir la société civile et la promotion de l'engagement civique. Une société civile dynamique et autonome est à la fois la pierre angulaire de la démocratie, en aidant à promouvoir l'inclusion, la transparence, la primauté du droit et droits de l'homme, et un partenaire pour les gouvernements et le secteur privé dans la prestation de services. 
Le président Obama a élevé la démocratie et de la gouvernance comme une priorité pour l'administration quand, en marge de l'Assemblée générale des Nations Unies 2013, il a lancé le dialogue avec la société civile, en réaffirmant les droits à la liberté de réunion et d'association à l'échelle mondiale. Grâce à notre diplomatie et notre aide, l'engagement du gouvernement américain dans ce domaine en Afrique comprend: 
 
· En partenariat avec d'autres gouvernements et des fondations privées, les États-Unis ont lancé :
Toutes les voix comptent pour soutenir l'innovation et la recherche qui permettra aux citoyens de s'engager avec le gouvernement, d'exprimer leurs commentaires et demandes, et les réponses du gouvernement sécurisés. 
Ce partenariat avec le Royaume-Uni, la Suède, le Réseau Omidyar, et Open Society Foundations fournit $ 55,000,000 à l'échelle mondiale à l'appui et le renforcement des capacités à partir de 2013 jusqu'en 2017. La première série de subventions, totalisant 2,5 M $, a été annoncé ce printemps et bénéficiera plusieurs pays africains, dont l'Afrique du Sud, le Libéria, le Ghana et le Nigeria. 
 
En Tunisie, les États-Unis ont fourni près de 50 millions de dollars pour renforcer les processus politiques participatives et inclusives, renforcer les capacités de la société civile de rester connectée aux citoyens par l'éducation civique et l'engagement continu, et de promouvoir la liberté d'expression. 
 
Au Libéria, le gouvernement américain, à travers 5 ans, programme de 18 millions de dollars a aidé des organisations de la société civile dans le développement de leur rôle de prestation de services à participer aux processus de gouvernance et de politique. Les États-Unis ont également soutenu des programmes qui favorisent l'engagement civique dans l'élaboration des politiques dans toute la région, y compris au Ghana et en Tanzanie. 
 
· Dans le cadre du Corps de la paix, les États-Unis appuient les programmes du bénévolat à travers l'Afrique, y compris le service national de la jeunesse bénévoles Programme du Libéria et du Togo Programme pour la promotion de volontaires nationaux. 
 
· Grâce aux jeunes leaders africains du présent initiative, les États-Unis contribue à améliorer la capacité, les compétences en leadership, et les réseaux de jeunes leaders engagés dans la construction d'institutions démocratiques fortes et stimuler la croissance économique et la prospérité. Le président Obama a récemment annoncé l'expansion de cet effort par la création de centres régionaux de leadership en Afrique et en doublant le nombre de participants à la Mandela Washington bourses pour jeunes programme. Leaders africains à atteindre 1000 participants chaque année d'ici 2016. 
 
Le partenariat pour la promotion de la bonne gouvernance et l'ouverture. 
 
Le gouvernement américain s'emploie à soutenir les pays africains de leur apporter, des améliorations dans la prestation des services publics et sociaux de leurs citoyens et de s'engager à des réformes politiques et réglementaires visant à promouvoir la gouvernance participative et d'attirer les investissements, y compris en ouvrant leurs gouvernements. 
 
Le soutien des États-Unis dans ce domaine: 
 
· Dans le cadre du Millennium Challenge Corporation (MCC), les partenaires des États-Unis avec les pays africains qui se comportent bien sur les indicateurs essentiels de la bonne gouvernance, et font des investissements pour réduire la pauvreté et stimuler la croissance économique. Sur les sept compacts MCC actuellement mis en œuvre en Afrique, les investissements au Burkina Faso, le Cap Vert, le Malawi et la Zambie ont des liens directs à la création d'institutions liées à la gouvernance solides. En outre, les critères de sélection rigoureux du MCC ont fourni des incitations pour les pays africains à réformer les politiques, renforcer les institutions et d'améliorer la qualité des données. 
 
· Avec l'Afrique du Sud, en Tanzanie, et cinq autres pays, le président Obama a lancé en 2011 le Partenariat Open Government (OGP), une initiative multi-parties prenant, des volontaires dans lequel les gouvernements prennent des engagements concrets pour promouvoir la transparence, l'autonomisation des citoyens, lutter contre la corruption, et harnais nouvelles technologies. Le PSF a rapidement augmenté pour inclure 64 pays, dont le Ghana, le Kenya, le Libéria, le Malawi, la Sierra Leone et la Tunisie de l'Afrique. L'aide américaine pour un montant de 16 millions de dollars a aidé la Sierra Leone à développer son premier plan d'action national PSF avec la participation des citoyens robustes, et permis à la Tunisie de devenir admissible au PSF sur le troisième anniversaire de sa révolution en Janvier.
 
 Au Libéria, un programme multi-un an 16 millions de dollars ont permis de mettre en œuvre ses engagements au Libéria de l'OGP à la transparence, la responsabilisation et l'engagement citoyen. Les États-Unis travaille également avec plusieurs partenaires et associations du secteur privé pour aider à renforcer les capacités pour mettre en œuvre les politiques de données ouvertes, d'élaborer des réformes juridiques et réglementaires, et d'améliorer la reddition de comptes et prestations des services publics dans les pays africains membres de l'OGP. 
 
· Voix de l'Amérique (VOA), supervisé par le Broadcasting Board of Governors, a des nouvelles et d'information spécifiques à chaque pays dans les langues locales à travers le continent, ainsi qu'en anglais et en français. Ces programmes, réalisés avec talent sur les ondes des pays où se trouvent leurs publics, mettre en valeur les meilleures pratiques démocratiques dans les États-Unis et dans le monde, et de promouvoir la compréhension des droits de l'homme. La corruption et la bonne gouvernance sont des thèmes récurrents dans beaucoup de rapports de VOA des événements dans la région. 
 
· Les États-Unis fournit également une assistance pour aider les gouvernements à améliorer la prestation de services, notamment par le lancement d'un, 4 ans Démocratie 38 millions de dollars les droits de l'homme, et le programme de gouvernance en Tanzanie pour promouvoir la responsabilisation du gouvernement au niveau local et national, y compris dans les les secteurs de la santé, de l'agriculture et de l'éducation. Au Ghana, le gouvernement américain a travaillé pour aider à améliorer la prestation des services publics par la formation des agents des collectivités locales dans la planification, la budgétisation et la mise en œuvre et le renforcement de la capacité des citoyens à défendre et s'engager avec le gouvernement local. Au Nigeria, les États-Unis soutiennent à 5 ans, programme de 40 millions de dollars et des objectifs similaires. 
 
La consolidation de l'Etat de droit et protection des droits humains. Protéger les droits et assurer la participation de tous à la vie civique et politique sont essentiels pour la gouvernance démocratique et la croissance économique. Grâce à notre diplomatie active, la sensibilisation du public, et de l'assistance programmatique, les États-Unis continuent d'inciter les gouvernements africains, la société civile et les institutions internationales à promouvoir les droits humains pour tous en Afrique, y compris les femmes et les filles et les communautés vulnérables, comme les personnes handicapées, minorités autochtones et les personnes lesbiennes, gays, bisexuels ou transgenres (LGBT). Activités du gouvernement des États-Unis dans ce domaine comprennent: 
 
· Le gouvernement américain contribue à renforcer la capacité de lutte contre la corruption, les institutions de lutte contre les stupéfiants, judiciaire, et le secteur de la police à travers l'Afrique de faire respecter la règle de droit par éclairées, transparentes et équitables enquêtes et les poursuites de la criminalité transnationale organisée. Notre Initiative Afrique de l'Ouest sur la sécurité coopérative se concentre sur le renforcement des capacités des juges, des procureurs et de la police pour lutter contre le crime organisé, l'augmentation de la capacité de la société civile pour dénoncer la corruption et permettre aux citoyens de se battre, aidant ainsi les citoyens et les fonctionnaires réformateurs, d'améliorer la gouvernance dans des pays comme le Sénégal, le Nigeria, la Sierra Leone, le Ghana, le Burkina Faso et le Togo. 
 
Dans la région des Grands Lacs, les États-Unis finance un programme de 1,5 millions de dollars sur deux ans pour renforcer la capacité judiciaire; améliorer l'impartialité, l'efficacité et l'efficacité des magistrats et du personnel de soutien de la cour; favoriser l'interaction entre le secteur judiciaire et des organisations de la société civile; et offrir de la formation sur les meilleures pratiques pour aborder les droits des femmes. 
 
En Côte d'Ivoire, le gouvernement des États-Unis apporte une aide de 19 millions de dollars sur cinq ans pour aider à rendre le secteur de la justice plus efficace, accessible et équitable, y compris par la formation du personnel judiciaire et des organismes communautaires et contribuant à la réhabilitation des infrastructures judiciaires. 
 
En République démocratique du Congo et l'Afrique du Sud, le gouvernement américain a travaillé à fournir des mécanismes de recours juridiques et des services de traitement aux victimes de violence fondée sur le sexe. 
 
· Comme l'a dit le président Obama à l'Assemblée générale de l'ONU en 2011, aucun pays ne devrait nier les gens dans leurs droits à cause de qu'ils aiment, c'est pourquoi le gouvernement américain défend les droits des personnes LGBT partout. En plus de nos activités de sensibilisation continue du public et notre plaidoyer diplomatique, les investissements du gouvernement des États-Unis dans la protection des droits de l'homme et à l'accès aux services par les personnes LGBT ont continué à se développer, notamment par le biais LGBT partenariat de développement global de l'USAID et le Département du État Fonds Global pour l'Egalité, qui ont fourni plus de 20 millions de dollars depuis 2011 dans 50 pays à travers le monde, y compris à travers l'Afrique. 
 
· Le président Obama a annoncé en 2012 une stratégie d'administration complète pour prévenir les atrocités, soulignant que "la prévention des atrocités de masse et le génocide est un intérêt de sécurité nationale de base et une responsabilité morale fondamentale des Etats-Unis d'Amérique." Le gouvernement américain s'emploie à mettre en œuvre cette stratégie et en investissant dans les efforts de prévention au sein du gouvernement des États-Unis et partout dans le monde, y compris à travers nos efforts pour soutenir la formation et le déploiement de soldats de la paix efficaces pour la République centrafricaine et à atténuer le risque de violence associé aux prochaines élections nationales au Burundi, Nigeria, et d'autres pays d'Afrique. 
 
· Les États-Unis travaille en étroite collaboration avec les gouvernements étrangers et la société civile pour lutter contre la traite des êtres humains, qui touche les communautés aux Etats-Unis, en Afrique et partout dans le monde. Comme indiqué plus haut, le Département d'État et l'USAID ont augmenté leurs engagements aux programmes de la lutte contre la traite des personnes en Afrique sub-saharienne de 4,2 M $, pour un total de 13,4 millions de dollars sur les deux prochaines années pour, y compris l'assistance technique dans l'élaboration et la mise en œuvre des forts cadres nationaux, contre la traite et le soutien à la recherche sur la traite des personnes dans certaines chaînes d'approvisionnement des produits. 
 
· Les partenaires du gouvernement américain avec pétrole, du gaz, et les sociétés minières et d'autres parties prenantes à travers les Principes volontaires sur la sécurité et Human Rights Initiative pour aider et encourager les entreprises à s'assurer que leurs activités respectent les droits des personnes dans les communautés où elles font des affaires. À cette fin, le Département d'Etat finance un programme pour mettre en œuvre les Principes volontaires au Ghana et au Nigeria.
 
Afrique Rédaction accrédité à la Maison Blanche pour le Sommet US-AFRIQUE
Traduction de Roger BONGOS
 
THE WHITE HOUSE
Office of the Press Secretary
FOR IMMEDIATE RELEASE
August 5, 2014
 
FACT SHEET: U.S. Support for Democratic Institutions, Good Governance, and Human Rights in Africa
 
“[I]f the dignity of the individual is upheld across Africa, then I believe Americans will be more free as well, because I believe that none of us are fully free when others in the human family remain shackled by poverty or disease or oppression. … Governments that respect the rights of their citizens and abide by the rule of law do better, grow faster, draw more investment than those who don’t.”  – President Obama, Cape Town, South Africa, June 30, 2013
 
The United States is deeply committed to helping African countries strengthen their political institutions, address the challenges of governance, promote an active and empowered civil society, and uphold human rights.  We view these efforts as vital to achieving Africa’s economic and security goals, because strong, accountable, and transparent institutions and a commitment to the rule of law help attract investment and generate prosperity, create trust in government, and help mitigate conflict and protect civilians from violence.  Our ongoing efforts include:
 
Supporting Free and Fair Elections.  Elections provide a crucial opportunity for citizens to hold their leaders and political parties accountable and to give ordinary citizens a role in determining the future of their nations through peaceful political competition.  Through our diplomacy and our assistance, the United States remains committed to supporting credible, transparent, and inclusive elections, encouraging a respect for the political rules of the game, and reducing the likelihood of electoral violence.  Our activities include supporting voter registration and civic and voter education; building the capacity of election commissions; strengthening political parties; training official and unofficial civil society election observers; and facilitating the inclusion of women, youth, and people with disabilities at all stages of the electoral process.  U.S. elections assistance includes:
 
·         In Nigeria, the United States is providing approximately $51 million dollars over five years to support the conduct of credible and peaceful elections in 2015 and beyond.  The United States is working with other donors to support Nigeria’s electoral management bodies and strengthen the ability of Nigerian civil society to promote electoral reforms, expand voter education, and monitor electoral processes in the run-up to the 2015 elections. 
 
·         In the Democratic Republic of the Congo, the United States is committed to working with the Congolese people, the government, and other donors to encourage the conduct of local, provincial, and national elections that are credible, timely, and in line with the Congolese constitution.  In May 2014, the U.S. government announced $30 million in additional funding for elections and stabilization.
 
·         In Tunisia, the United States is committed to supporting Tunisia’s democratic process, and is providing more than $9 million in elections assistance for the 2014 elections, including to support international and domestic observer missions, voter outreach and education programs, and the establishment of a new electoral commission to oversee presidential and parliamentary elections to complete the country’s democratic transition followings decades of autocratic rule.   
 
  • In Malawi, the United States provided $3.5 million in assistance for voter education, media training around election issues, and the Malawi Electoral Support Network’s domestic observation and parallel vote tabulation, which helped bolster confidence in the credibility of the May 2014 elections. 
 
Supporting Civil Society and Promoting Civic Engagement.  A vibrant and empowered civil society is both a cornerstone of democracy, helping to promote inclusiveness, transparency, rule of law and human rights, and a partner to governments and the private sector in delivering services.  President Obama elevated democracy and governance as a key priority for the Administration when, on the margins of the 2013 UN General Assembly, he launched Stand with Civil Society, reaffirming the rights to freedom of assembly and association globally.  Through our diplomacy and our assistance, U.S. government engagement in this area in Africa includes:
 
·         In partnership with other governments and private foundations, the United States launched Making All Voices Count to support innovation and research that will empower citizens to engage with government, voice their feedback and demands, and secure government responses.  This partnership with the United Kingdom, Sweden, the Omidyar Network, and the Open Society Foundations is providing $55 million globally in support and capacity building from 2013 through 2017.  The first round of grants, totaling $2.5 million, was announced this spring and will benefit several African countries, including South Africa, Liberia, Ghana and Nigeria. 
 
  • In Tunisia, the United States has provided nearly $50 million to strengthen participatory and inclusive political processes, build the capacity of civil society to stay connected to citizens through ongoing civic education and engagement, and promote freedom of expression. 
 
  • In Liberia, the U.S. government, through a 5-year, $18 million program, has assisted civil society organizations in expanding their role from delivering services to engaging in governance and policy processes.  The United States has also supported programs that promote civic engagement in policymaking throughout the region, including in Ghana and Tanzania.
 
·         Through the Peace Corps, the United States supports volunteer programs across Africa, including Liberia’s National Youth Service Program Volunteers and Togo’s Program for the Promotion of National Volunteers.
 
·         Through the President’s Young African Leaders Initiative, the United States is helping enhance the capacity, leadership skills, and networks of young leaders committed to building strong democratic institutions and driving economic growth and prosperity.  President Obama recently announced the expansion of this effort through the creation of Regional Leadership Centers in Africa and doubling the number of participants in the Mandela Washington Fellowship for Young African Leaders program to reach 1,000 participants each year by 2016.
 
Partnering to Promote Good Governance and Openness.  The U.S. government is working to support African countries as they make improvements in the delivery of public and social services to their citizens and commit to policy and regulatory reforms designed to promote inclusive governance and attract investment, including by opening up their governments.  U.S. support in this area includes:
 
·         Through the Millennium Challenge Corporation (MCC), the United States partners with African countries that perform well on critical indicators of good governance, and make investments to reduce poverty and generate economic growth.  Of the seven MCC compacts currently being implemented in Africa, investments in Burkina Faso, Cabo Verde, Malawi and Zambia have direct links to building stronger governance-related institutions.  In addition, MCC’s rigorous selection criteria have provided incentives for African countries to reform policies, strengthen institutions and improve data quality.
 
·         With South Africa, Tanzania, and five other countries, President Obama in 2011 launched the Open Government Partnership (OGP), a voluntary, multi-stakeholder initiative in which governments make concrete commitments to promote transparency, empower citizens, fight corruption, and harness new technologies.  The OGP has grown rapidly to include 64 countries, including Ghana, Kenya, Liberia, Malawi, Sierra Leone, and Tunisia from Africa.  U.S. assistance amounting to approximately $16 million has helped Sierra Leone develop its first OGP National Action Plan with robust citizen engagement, and helped Tunisia become eligible to join OGP on the third anniversary of its revolution in January.  In Liberia, a $16 million multi-year program has helped Liberia implement its OGP commitments to transparency, accountability and citizen engagement.  The United States is also working with several private sector partners and associations to help build capacity to implement open data policies, develop legal and regulatory reforms, and improve accountability and public service delivery in African OGP member countries.
 
·         Voice of America (VOA), overseen by the Broadcasting Board of Governors, has country-specific news and information programming in local languages across the continent as well as in English and French.  These programs, produced with on-air talent from the countries where their audiences are located, showcase democratic best practices in the United States and around the globe, and promote understanding of human rights.  Corruption and good governance are recurring themes in much of VOA’s reporting of events in the region.
 
·         The United States is also providing assistance to help governments improve service delivery, including through the launch of a $38 million, 4-year Democracy, Human Rights, and Governance Program inTanzania to promote government accountability at the local and national level, including in the health, agriculture, and education sectors.  In Ghana, the U.S. government has worked to help improve the delivery of public services by training local government officials in effective planning, budgeting, and implementation and strengthening citizens’ ability to advocate and engage with local government.  InNigeria, the United States is supporting a 5-year, $40 million program with similar goals. 
 
Consolidating the Rule of Law and Protecting Human Rights.  Protecting the rights and ensuring the participation of all people in civic and political life are critical to democratic governance and economic growth.  Through our active diplomacy, public outreach, and programmatic assistance, the United States continues to engage African governments, civil society, and international institutions to advance human rights for all people in Africa, including women and girls and vulnerable communities such as persons with disabilities, indigenous minorities, and individuals who are lesbian, gay, bisexual, or transgender (LGBT).  U.S. government activities in this area include:
 
·         The U.S. government helps build the capacity of anticorruption, counter-narcotic, judicial, and police sector institutions across Africa to uphold the rule of law through informed, transparent, and fair investigations and prosecutions of transnational organized crime.  Our West Africa Cooperative Security Initiative focuses on building the capacity of judges, prosecutors, and police to fight organized crime,  increasing civil society’s ability to expose corruption and empowering citizens to fight it,  thereby helping citizens and reform-minded officials improve governance in countries such as Senegal, Nigeria, Sierra Leone, Ghana, Burkina Faso, and Togo. 
 
  • In the Great Lakes region, the U.S. is funding a $1.5 million program over two years to strengthen judicial capacity; improve the impartiality, efficiency, and effectiveness of magistrates and court support personnel; support interaction between the judicial sector and civil society organizations; and provide training on best practices for addressing women’s rights.
 
  • In Côte d’Ivoire, the U.S. government is providing assistance of $19 million over five years to help make the justice sector more effective, accessible, and equitable, including by providing training for judicial personnel and community organizations and helping rehabilitate judicial infrastructure. 
 
  • In the Democratic Republic of the Congo and South Africa, the U.S. government has worked to provide legal redress mechanisms and treatment services to survivors of gender-based violence.
 
·         As President Obama said to the U.N. General Assembly in 2011, no country should deny people their rights because of who they love, which is why the U.S. government stands up for the human rights of LGBT people everywhere.  In addition to our ongoing public outreach and our diplomatic advocacy, the U.S. government’s investments in protecting the human rights of and access to services by LGBT persons have continued to expand, including through USAID’s LGBT Global Development Partnership and theDepartment of State’s Global Equality Fund, which have provided over $20 million since 2011 in 50 countries worldwide, including across Africa. 
 
·         President Obama announced in 2012 a comprehensive Administration strategy to prevent atrocities, underscoring that “preventing mass atrocities and genocide is a core national security interest and a core moral responsibility of the United States of America.”  The U.S. government is working to implement that strategy and investing in prevention efforts within the U.S. government and around the world, including through our efforts to support the training and deployment of effective peacekeepers to the Central African Republic and to mitigate the risk of violence associated with the upcoming national elections in Burundi, Nigeria, and other countries in Africa. 
 
·         The United States works closely with foreign governments and civil society to combat human trafficking, which afflicts communities in the United States, Africa, and all over the world.  As noted above, the Department of State and USAID have increased their commitments to programs countering trafficking in persons in sub-Saharan Africa by $4.2 million, for a total of $13.4 million over the next two years for, including technical assistance in developing and implementing strong national anti-trafficking frameworks and support to research on human trafficking in certain product supply chains.
 
·         The U.S. government partners with oil, gas, and mining companies and other stakeholders through theVoluntary Principles on Security and Human Rights Initiative to help and encourage companies to ensure that their activities respect the human rights of people in the communities where they do business.  To that end, the State Department funds a program to help implement the Voluntary Principles in Ghana and Nigeria.   

 

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RD Congo : pourquoi Ahmed Kalej Nkand a été renvoyé de la Gécamines

Par Jeune Afrique

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Ahmed Kalej Nkand (au centre) a été démis de son poste d’administrateur directeur général de la Gécamines le 26 juillet 2014. © gecamines.cd

Le limogeage surprise d'Ahmed Kalej Nkand, administrateur-directeur général de l'emblématique Gécamines, n'est pas uniquement dû aux "graves erreurs de gouvernance" révélées par un audit. Kalej paie aussi ses mésententes avec des poids lourds du secteur minier de la RD Congo.

Annoncé le 26 juillet, le limogeage surprise d'Ahmed Kalej Nkand, administrateur-directeur général de l'emblématique Gécamines, n'est pas uniquement dû aux "graves erreurs de gouvernance" révélées par un récent audit sur la gestion de cette compagnie minière, et comme l'indique laconiquement l'ordonnance présidentielle mettant fin à ses fonctions.

Kalej paie aussi sa mésentente personnelle avec Albert Yuma Mulimbi, le président du conseil d'administration de la Gécamines, qui est également à la tête de la Fédération des entreprises du Congo (FEC).

Opposition

Surtout, il se serait, selon de bonnes sources à Lubumbashi, opposé aux vues du député Zoé Kabila, frère cadet du chef de l'État, sur le gisement cuprifère de Kalumines, à Lupoto, au Katanga.

Homme d'affaires controversé - il est notamment propriétaire de restaurants, de clubs sportifs, d'une compagnie d'aviation et détient le quasi-monopole du marché des imprimés de valeur (timbres fiscaux, plaques d'immatriculation, etc.) en RD Congo -, Zoé Kabila est réputé influent auprès du président, surtout depuis la mort, en février 2012, du conseiller spécial Augustin Katumba Mwanke, dont Ahmed Kalej Nkand était l'un des protégés.

 

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RDC: l'UNC s'indigne de l'arrestation de Jean-Bertrand Ewanga

par

mediaJean-Bertrand Ewanga (assis au milieu) avec à ses côtés Koloso Sumayili (G) et Bruno Mavungu (D), membres de l’opposition congolaise, lors d’un meetting contre la révision de la Constitution, à Kinshasa, le 4 août 2014.AFP PHOTO / KATHY KATAYI KAYEMBE

Colère à l'UNC après l'arrestation mardi pour offense au chef de l'Etat et racisme, du député national également secrétaire général du parti, Jean-Bertand Ewanda, qui a été présenté à la Cour suprême de justice. Le procès a été suspendu le temps que la Cour constitutionnelle se prononce sur l'inconstitutionnalité de la loi sur la procédure en flagrance mais le parquet a estimé bon de le transférer à la prison centrale de Makala.

C’est aux environs de 20 heures, mardi soir, que la Cour suprême de justice a répondu aux exceptions soulevées par les avocats de Jean-Bertrand Ewanga sur l'inconstitutionnalité de la loi sur la procédure en flagrance. Elle a décidé de surseoir aux poursuites en flagrance et de s’en référer à la Cour constitutionnelle. « Il ne faut pas oublier que les instruments internationaux font maintenant partie de notre arsenal juridique et par conséquent, ce procès équitable ne peut pas être compatible avec les dispositions de la loi sur la flagrance », explique le bâtonnier Jean-Joseph Mukendi du Collectif des avocats de la défense.

En attendant, la Cour suprême de justice a ordonné la mise en résidence surveillée de Jean-Bertrand Ewanga, compte tenu de son rang de député national. Mais le Parquet général de la République a choisi, lui, de placer le secrétaire général de l’UNC à la prison centrale de Makala.

Hier mardi même, à la mi-journée, le ministre de l’Intérieur Richard Muyej, avait tenu à préciser pour l'opinion publique les raisons de l’arrestation de Jean-Bertrand Ewanga : « Je vois que Ewanga a abusé de sa liberté d’expression. Tous ses discours ont été analysés et nous avons arrêté celui qui avait une dose particulière dans le contenu de son message ».

Colère de l’UNC

Selon le parquet, c’est la teneur des propos reprochés à Jean-Bertrand Ewanga qui justifie son transfert devant la Cour suprême de justice de Kinshasa. « On lui reproche d’avoir dit que Kabila est un voleur ce que notre client nie catégoriquement et aussi d’avoir dit que Kabila est un Rwandais ce que notre client nie également », explique Maître Godé Bononga, l’un de ses avocats, qui estime que la loi n’a pas été respectée. « Le parquet général de la République a violé la loi sur toute la ligne. Il n’y avait aucun pv de constat des faits et le parquet général de la République n’a pas informé le Parlement qu’il poursuivait un député », membre de ce même Parlement, ajoute-t-il.

Joint depuis Washington, le président de l’UNC, Vital Kamerhe affirmait mardi que cette arrestation visait à l’anéantissement de son mouvement d’opposition. « Ce que les laboratoires de Kabila sont en train de faire pour le moment, c’est de savoir comment avoir la tête de Mr Kamerhe ? Comment anéantir l’UNC le parti qui dérange et l’ensemble de l’opposition ? Parce que nous avons entrepris de consolider et d’unifier l’opposition et ça dérange. C’est quand même grave ce que nous sommes en train de vivre avec le président Kabila. »

Une arrestation qui ne devrait pas arranger les affaires du chef d'Etat congolais qui participe jusqu’à mercredi au sommet Afrique/Etats-Unis à Washington.

 

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Samy Badibanga : " Il faudra sacrifier les scrutins intermédiaires pour que la présidentielle ait lieu dans le temps "

Samy Badibanga : un œil sur les élections. Président du groupe parlementaire UDPS et Alliés, soit le plus important dans les rangs de l’Opposition au sein de l’Assemblée nationale, Samy Badibanga boucle bientôt sa tournée

euro-américaine par Washington DC, la capitale du pays de l’Oncle Sam. C’est au terme de sa tournée européenne que Samy Badibanga s’est confié à notre consœur " Jeune Afrique " dont nous vous proposons quelques extraits.

A Londres, Bruxelles, Paris et Washington où cette grande figure de l’Opposition rd-congolaise est allée les Européens qui, d’après lui, n’en font pas assez pour que le président Joseph Kabila ne se représente plus en 2016. Il aura ainsi consacré le mois de juillet à faire la tournée des capitales occidentales afin de les inciter à tout faire pour éviter une révision de la Constitution congolaise qui oblige, dans sa version actuelle, le chef de l’État à quitter le pouvoir en 2016.
Samy Badibanga, souligne le magazine consacré au continent africain, affiche donc la plus grande fermeté face au pouvoir, et répond ainsi à ceux qui s’interrogeaient sur son positionnement. Voici, in extenso, l’article publié par "Jeune Afrique ". M. M.

" Les Européens n’en font pas assez. L’opposition exerce une pression interne, mais nous avons aussi besoin d’une pression de la communauté internationale pour que Joseph Kabila ne se représente pas. " Londres, Bruxelles, Paris (où il nous a rendu visite en juillet) et enfin Washington : l’opposant Samy Badibanga aura consacré le mois de juillet à faire la tournée des capitales occidentales. Le but ? Les inciter à faire pour éviter une révision de la Constitution congolaise qui oblige, dans sa version actuelle, le chef de l’État à quitter le pouvoir en 2016.
Président du groupe parlementaire UDPS et alliés, Samy Badibanga entend jouer un rôle de premier plan d’ici à la présidentielle. Sa priorité : le respect du calendrier électoral. Il craint notamment que le pouvoir ne traîne les pieds afin de prolonger de fait le mandat de Kabila. " Dans quelques semaines, nous atteindrons la date butoir, après laquelle il ne sera plus possible d’organiser les élections locales, puis provinciales et enfin présidentielle et législatives avant la fin 2016, assure-t-il. Il va falloir faire des choix et il vaudra mieux sacrifier les scrutins intermédiaires pour que la présidentielle ait lieu dans le temps ". Autre impératif : réaliser un nouveau recensement des électeurs, sans quoi les jeunes (31% de l’électorat selon lui) seront privés de leur droit de vote en 2016.
Samy Badibanga affiche donc, la plus grande fermeté face au pouvoir, et répond ainsi à ceux qui s’interrogeaient sur son positionnement. Car après les élections de 2011, il avait décidé de siéger au Parlement malgré les consignes de boycott d’Étienne Tshisekedi, le leader de l’Union pour la démocratie et le progrès social (UDPS). Aux yeux du vieil opposant radical, qui avait adopté une stratégie de non-reconnaissance des nouvelles institutions, Samy Badibanga s’était donc " auto-exclu " du parti. Ce qui n’empêche pas l’intéressé de continuer de se réclamer de Tshisekedi, estimant par exemple que le Sphinx de Limete mérite le prix Sakharov pour la liberté de pensée, décerné par le Parlement européen.
" La rupture entre eux est totale, affirme pourtant un haut responsable du parti. Mais il entretient de bonnes relations avec Félix, le fils de Tshisekedi. Comme Étienne est toujours malade et qu’il ne peut plus diriger, Samy peut espérer revenir en grâce. " D’ailleurs, à la différence d’autres cadres de l’UDPS, le député congolais ne voit pas d’inconvénient à ce que Félix brigue la succession de son père à la tête du parti, le moment venu ". PIERRE BOISSELET (Jeune Afrique du 3 au 9 août 2014)

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SOMMET DE WASHINGTON Macky Sall : « Je soutiens Obama contre des révisions constitutionnelles »

mackysall

Comme il fallait s’y attendre, au Sommet USA-Afrique de Washington, c’est le thème des révisions constitutionnelles qui a dominé les discours de tous les officiels américains qui ont culminé hier et avant-hier.

C’est d’abord le secrétaire d’Etat John Kerry accompagné du Vice-Président Jo Biden lors de la cérémonie inaugurale qui a demandé aux chefs d’Etats africains de s’abstenir de procéder à des révisions constitutionnelles qui visent l’avenir politique d’une seule personne.

De Washington, Macky Sall annonce son soutien total à la campagne du Président américain Barack Obama contre des révisions constitutionnelles intempestives. Au Sénégal, dit-il, on a la culture du respect scrupuleux des Constitutions qu’on ne peut modifier à tout bout de champ.
Il s’agit d’un combat qu’eux ont mené bien avant et ils n’ont pas attendu Obama. Et de poursuivre que lui soutient tout ce qui milite pour la pérennité des lois fondamentales, gage principal à une paix durable.
D’ailleurs, poursuit-il, la Charte de la CDEAO interdit formellement des modifications des Constitutions pour maintenir un homme à la tête du pays pendant des années. Il plaide pour que cette disposition de la CDEAO soit intégrée dans la Charte de l’UA de la même manière que le dispositif qui exclut toute prise de pouvoir par coup d’Etat.
Pourtant, même là sur les coups d’Etat, les Africains ont encore du mal à joindre la parole à l’acte. On a vu comment des putschistes passent au blanchiment par des élections-plébiscite de 99,99%, comme en Egypte avec le maréchal Sisi
Sur place en RDC, la population suit avec intérêt et le Sommet de Washington plus particulièrement sur la question de la révision de la Constitution. Celle-ci empoisonne le climat politique en créant une fraction dans le peuple entre ceux qui sont pour et contre.
Toutefois, dans la majorité qui a lancé par le PPRD son option de révision ou changement de la Constitution du 18 février par le referendum, il y a encore des sons discordants. Samedi dernier, le porte-parole du MSR de Pierre Lumbi Okongo, 2ème force politique de la majorité avec plus d’une trentaine de députés, a déclaré sur « Top-Congo » que son parti considère les propos du secrétaire général du PPRD Evariste Boshab comme une proposition de ce parti que le MSR respecte mais qui ne l’engage nullement. Car, au MSR, on n’a pas encore débattu de la question et on reste donc fidèle à la Constitution du 18 février 2006. KANDOLO M.

 

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Jean-Bertrand Ewanga détenu à la prison de Makala

 
Jean Bertrand Ewanga, secrétaire général de l'UNC lors d'un meeting de l'opposition politique congolaise lundi 4 août à Kinshasa. Radio Okapi/Ph. John Bompengo.Jean Bertrand Ewanga, secrétaire général de l'UNC lors d'un meeting de l'opposition politique congolaise lundi 4 août à Kinshasa. Radio Okapi/Ph. John Bompengo.

Jean-Bertrand Ewanga, le secrétaire général de l’UNC, jugé en flagrance mardi à Kinshasa pour outrage au chef de l’Etat a passé sa première nuit à la prison de Makala. Les juges de la Cour suprême de justice avaient suspendu son procès en début de soirée et ordonné qu’il soit assigné à résidence. Le ministère public l’accuse d’avoir traité le président Kabila de « voleur et Rwandais » lors du meeting populaire tenu la veille dans l’est de la capitale de la RDC par les partis opposés à la révision constitutionnelle.

 « Nous l’avons accompagné et on a fait le cortège. Il est au CPRK [Centre pénitentiaire et de rééducation de Kinshasa, l'ancienne appellation de la prison de Makala, NDLR] », a déclaré tard dans la soirée Me Jean-Paul Basa, l’avocat de Jean-Bertrand Ewanga.

« Après avoir décidé de sursoir la séance, le procureur général de la République a introduit une demande de sa mise en détention préventive. Mais la cour a décidé qu’il soit mis en résidence surveillée. Malheureusement pour le procureur général de la République, la résidence surveillée pour lui veut dire aller au CPRK en violation de toutes les dispositions constitutionnelles et pénales », a regretté Me Jean-Paul Basa.

L’avocat a par ailleurs indiqué que la cour a décidé de «sursoir [l’audience] parce qu’il y a eu violation de la constitution. La loi de la flagrance qui a été appliquée viole les dispositions constitutionnelles, précisément l’article 21».

« Victoire de l’opposition »

Peu avant que le secrétaire général de l’UNC ne soit conduit à la prison centrale de Makala, les opposants se réjouissaient déjà de la suspension de la procédure en flagrance et de l’assignation à résidence surveillée, estimant qu’elles constituaient une victoire.

« C’est une première victoire parce qu’on ne saura pas prouver qu’Ewanga est coupable de tout ce qu’on lui reproche », a déclaré le secrétaire général du RDC/K ML, Koloso Sumaili.

D’après lui, « la Cour était embarrassée parce qu’elle n’a pas pu trouver des vraies raisons de son arrestation ».

«Quand les avocats ont soulevé l’inconstitutionnalité de cette arrestation, puisqu’eux parlaient de flagrance, alors qu’Ewanga a été arrêté chez lui à la maison à  6 heures du matin, alors que les faits qu’on lui reproche se sont déroulés à N’djili vers 14 heures. On a trouvé qu’il n’y avait pas flagrance. En tant que député, il fallait alors suivre la procédure », a ajouté Koloso Sumaili.

Propos injurieux

La majorité présidentielle a déploré « les propos injurieux » tenus par l’opposition à l’endroit du chef de l’état dans son meeting de lundi à N’djili. Dans un point de presse organisé mardi 5 août au Palais du Peuple, son porte-parole Sébastien Luzanga a jugé inacceptable ce comportement et a appelé les acteurs politiques de l’opposition à plus de responsabilité.

« Nous sommes en démocratie, c’est vrai. Le droit à l’opposition de manifestation est reconnu par notre Constitution mais le meeting d’hier, on a vu une opposition désemparée, qui a peur des élections et qui a versé dans les injures », a affirmé Sébastien Luzanga.

Le porte-parole de la majorité présidentielle a dit ne pas comprendre que l’opposition verse dans « l’outrage au chef de l’Etat, à leur chef de l’Etat ».

« Nous ne comprenons pas cette attitude, alors que nous sommes en démocratie. Ce sont eux qui crient démocratie, démocratie. Quand on leur demande de manifester, comme ils n’ont plus d’arguments, ils ne restent que des injures. C’est triste qu’ils se mettent à insulter notre chef de l’État », a regretté Sébastien Luzanga.

Il a aussi dénoncé les exemples des opposants qui auraient prédit que la RDC connaitrait le même sort que la Centrafrique et la Lybie, deux pays qui traversent une période d’instabilité politique et sécuritaire depuis la chute brutale de leurs dirigeants.

« Vous savez ce qui se passe en Centrafrique ou en Lybie ? Quel est ce kinois, qui peut accepter que nous soyons comme en Centrafrique où des gens sont en train de s’entretuer ? », s’est enfin interrogé Sébastien Luzanga.

Comportement républicain

« Si les partis politiques encadraient effectivement leurs militants, en affichant un comportement républicain exemplaire et en tenant compte des libertés fondamentales et de leurs limites, sans oublier les droits de l’homme et l’amour de la patrie, on éviterait d’éventuels dérapages et autres atteintes aux libertés, à la dignité des personnes et à l’ordre public », avait réagi pour sa part le ministre de l’Intérieur, Richard Muyej peu après l’arrestation de Jean-Bertrand Ewanga et avant son procès.

radiookapi.net

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05 août 2014

Révision de la Constitution : Pouvoir vs Opposition-peuple, choc dans l’air



La politique de l’autruche que pratiquent inconsidérément des jusqu’auboutistes et des faucons du PPRD et leurs alliés serviles sous la plateforme MP (Majorité présidentielle) fait craindre le pire pour la République Démocratique du Congo et son peuple.

La pomme de discorde qui risque de mettre fatalement le feu aux poudres est certainement la tentative osée et cynique de révision des dispositions constitutionnelles expressément verrouillées dans le dessein honteux et inavoué de gratifier Joseph Kabila d’une présidence à vie à l’expiration de son second et dernier mandat en cours.

Il se dessine un choc frontal dans l’air aux conséquences incalculables, provoqué consciemment par le pouvoir vs Opposition-peuple incarnant l’ensemble des forces vives patriotes acquises au changement, et hostiles à la personnalisation d’un pouvoir autocratique ou dynastique dans ce pays. C’est le chaos indescriptible que ces jusqu’auboutistes et éperviers sont en train de mijoter contre vents et marées. Un pouvoir notoirement honni par le peuple, en panne d’audience, de crédibilité et de considération publique, prétend recourir au référendum et sûr de l’emporter !

L’opinion nationale et internationale avertie sait très bien que l’accession à ce pouvoir par ceux qui l’exercent vaille que vaille et sont résolus à s’y accrocher advienne que pourra, est le fruit d’un holdup innommable, en 2006 comme en 2011, avec le concours discret mais efficace de certaines puissances impérialistes occidentales. On voudrait faire de même cette fois-ci, faisant semblant d’ignorer qu’on est désormais mis à l’index intérieurement et extérieurement. L’équation s’avère très difficile, périlleuse, néfaste, étant donné l’entrée dans la danse de ces mêmes puissances impérialistes qui avaient parrainé le hold-up, désormais viscéralement hostiles à toute tentative de personnalisation et l’autocratisation du pouvoir en République Démocratique du Congo. Elles se font l’écho de l’éveil de la conscience des forces vives patriotes et servent volontiers de relais pour signifier aux dirigeants de Kinshasa que jusque-là en voilà assez Halte-là ! N’en jetez plus, la cour est pleine Les envoyés spéciaux de Washington, de l’ONU, de l’Union Européenne, ont été dépêchés en catastrophe à Kinshasa pour prévenir les dirigeants qu’il serait très dangereux de s’entêter à tripatouiller les règles du jeu pour entraver l’évolution de la démocratie par l’alternance légale et se cramponner au pouvoir.

Quid de la souveraineté à Washington

Sans se rendre compte qu’on aggravait soi-même son propre sort, on s’est permis d’invectiver ces mêmes puissances occidentales sans l’appui discret desquelles on n’aurait pas été capable de perpétrer le hold-up deux fois consécutives. On se prévaut de sa souveraineté jusqu’à prétendre qu’on n’a d’ordres à recevoir de personne, ni d’être sous tutelle d’aucune puissance si grande soit-elle. Mais on n’a pas un seul instant rechigné à répondre affirmativement au, rendez- vous de Washington où l’on est appelé impérativement et dont l’ordre du jour comporte des remontrances concernant la démocratie et la bonne gouvernance, des mises en garde contre toute velléité ou toute tentative osée de révision des Constitutions en Afrique pour se maintenir au pouvoir arbitrairement. Quid donc de la souveraineté compatible avec la présence très active de la Monusco, un véritable Etat dans l’Etat avec ses structures propres, qui a la maitrise de l’évolution de la situation dans l’ensemble du territoire national, tient régulièrement un point de presse une fois par semaine pour en informer l’opinion nationale et internationale différemment des communications purement occasionnelles et ponctuelles du pouvoir attitré?

Un système politique en si mauvaise posture, mal vu de dedans et de dehors, se réclame encore hypocritement du peuple pour faire illusion et amuser la galerie, et se croit capable de plébisciter la révision de la Constitution par référendum ! Ils savent, dans leur for intérieur, qu’il s’agit d’un référendum bidon, organisé dans les mêmes conditions entachées de fraude et de tricherie comme le hold-up électoral de 2006 et de 2011. Ce système politique n’a jamais été vainqueur d’aucun scrutin au niveau de la présidentielle et des législatives depuis l’époque de la Constitution transitoire de belligérants de l’Accord global et inclusif de Sun City au dialogue intercongolais en Afrique du Sud, entre 2003 et 2006. Il fonctionne toujours drapé dans une légitimité douteuse. Mais d’ores et déjà, le charme est rompu, la tournure des événements commence à changer autrement avec précipitation. La prise de conscience des forces vives patriotes liguées et débout comme un seul homme, a finalement dessillé les yeux des princes de la terre, parrains du système.

Grâce à l’ouragan !

Les gesticulations des apparatchiks du système qui embouchent la trompette de la révision de la Constitution pour faire accroire qu’ils ont encore la situation en main dans ce pays, ne sont que des soubresauts désespérés d’une coterie de courtisans prébendiers qui mènent un combat d’arrière-garde, parfaitement conscients que leur heure ne va pas tarder à sonner.

L’ouragan qui se déchaîne et avance inexorablement, est tel qu’ils sont tout à fait impuissant à résister aux dégâts qu’il doit absolument provoquer sur son passage en RDC. Si le gouverneur André Kimbuta de Kinshasa tolère gentiment le méga meeting politique des forces vives patriotes à la Place Ste Thérèse à N’Djili, ce n’est pas un cadeau qu’il leur fait. Loin de là. Ce meeting est synchronisé avec le rendez- vous de Washington du Président américain Barak Obama avec plus d’une cinquantaine de dirigeants africains, ayant à l’ordre du jour la démocratie, la bonne gouvernance la non-révision des Constitutions pour s’éterniser au pouvoir en Afrique etc. Le pouvoir de Kinshasa était subtilement piégé. On s’imagine l’état de choc qu’aurait provoqué au rendez-vous de Washington, l’interdiction de ce meeting ou la dispersion des organisateurs et des participants à coups de grenades lacrymogènes ou de balles tirées par la police!

Se découvrir les apprentis sorciers

Le choc frontal dans l’air entre le Pouvoir et l’Opposition- peuple a pour cause la révision de la Constitution. C’est la mise à exécution de la tentative de révision qui déterminera et déclenchera ce choc frontal. Jusqu’ici les forces vives patriotes et la Communauté internationale sont en train d’observer les faits et gestes des dirigeants et des nomenklaturistes thuriféraires qui gravitent dans l’orbite du pouvoir. Se limiteraient-ils à des gesticulations et à des dérapages verbaux pour distraire l’opinion, ou bien auraient-ils réellement le courage de passer à l’action, n’oubliant pas que ce serait à leurs propres risques et périls ?

Dans cette dernière hypothèse, ils découvriraient alors qu’ils étaient les apprentis sorciers, ayant suscité imprudemment, par entêtement et par soif immodérée de pouvoir au mépris total du qu’en-dira-t-on, un tourbillon qui les emporterait tous et leur système avec ses symboles. Lorsque les forces vives patriotes sont à bout et déterminées à briser leurs chaînes, aucune dictature ou aucune autocratie ne saurait jamais triompher d’elles. Nulle puissance de feu d’un système despotique ne peut avoir raison de leurs barricades. L’histoire nationale fourmille de cas d’école des régimes têtus et impopulaires balayés dans la plus grande et honteuse humiliation.
JEAN NSAKA WA N’SAKA

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Sommet de Washington : Beaucoup de chefs d’Etat et de gouvernement africains ont pris de l’âge ou ont montré leurs limites


Robert Jackson : “Washington prépare une nouvelle génération de leaders africains”. Le premier sommet Etats-Unis /Afrique a débuté hier lundi 4 août 2014 à Washington. Les pays africains estiment que l’Amérique ne s’intéresse pas beaucoup au Continent, sauf lors des crises.

Ce sommet est, pour les autorités américaines, l’occasion d’inverser cette tendance, comme l’explique Robert Jackson, directeur Afrique du département d’Etat américain.
Selon Robert Jackson, l’objectif de ce sommet est de mettre en exergue toutes les bonnes choses qui se passent en Afrique et la croissance de l’Afrique. Huit des dix économies qui croissent le plus rapidement dans le monde, sont actuellement des économies africaines. Et sur les 20 pays qui croissent le plus rapidement, il y a 10 pays africains. L’Afrique est en train de changer et c’est une occasion de regrouper tous les chefs d’Etat et de gouvernement africains pour parler de l’avenir. Nous avons eu un sommet très réussi avec les jeunes entrepreneurs africains. C’est vraiment une occasion pour mettre en exergue la prochaine génération et voir comment gouverner pour mieux préparer l’Afrique pour les nouveaux défis.
 
Pour Robert Jackson, il y a beaucoup de réussites au vu des changements économiques qui sont déjà en progrès. Cependant, il y a plusieurs chefs d’Etat et de gouvernement qui vieillissent. C’est clair que dans peu d’années, il y aura plusieurs changements de leader, alors c’est le moment de préparer tout le monde aux changements qui arrivent sur le plan politique et sur le plan économique.
Selon lui, après la prise de position du secrétaire d’Etat, John Kerry, contre les changements de Constitution et les chefs d’Etat qui veulent se maintenir au pouvoir, cette question sera abordée lors de ce sommet. “ Notre position est très claire : nous ne voulons pas de changement dans les Constitutions. Il y a au moins quatre ou cinq leaders actuels qui parlent d’un changement de leur Constitution. Il faut regarder l’histoire récente et, à ma connaissance, il y a onze pays africains qui ont étudié des changements pour enlever les limites sur les mandats de chefs d’Etat. Huit ont voté pour éliminer ces limites, mais trois ont déjà décidé de garder ces limites. Et notre préférence, c’est de prendre une position claire que nous croyions que ces trois ont raison, et nous espérons que les autres vont suivre leur exemple “, explique Robert Jackson.
Par conséquent, si les Constitutions sont changées par les citoyens, c’est leur droit. Mais nous espérons, en prenant une position claire, que nous ne pouvons en- cou rager que le respect des limites e mandats qui sont en place.
Le président Obama a des origines africaines. La rue africaine et l’opinion publique ont été extrêmement heureuses lorsqu’il a été élu. Et aujourd’hui, elles sont un peu déçues, car elles pensent qu’il n’y a pas une assez forte implication. Pour diplomate américain, le président Obama regrette de n’avoir pu voyager en Afrique que deux fois depuis son arrivée au pouvoir et c’est une de raisons de ce sommet.
Il invite donc les leaders africains à Washington pour avoir les conversations qu’il n’a pas pu avoir avec eux dans leurs pays respectifs. Toute cette semaine va être focalisée sur l’Afrique et c’est une très bonne chose. En effet, malgré ses crises, il y a beaucoup de bonnes nouvelles dans ce continent, conclut-il.
 
Clément Tshiaba

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Promesse tenue hier à la Place Sainte Thérèse : Démonstration de force de l’Opposition à N’Djili

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L‘Udps, l’Unc, l’Ecidé, la Dc, la Mpp, la Cvd, les Fac, le Mpcr, le Cder... invitent Joseph Kabila à un dialogue d’ici la fin du mois d’octobre afin « d’organiser son départ en douceur ».

Comme annoncé il y a de cela une semaine, l’Opposition politique congolaise s’est réunie hier lundi 4 août 2014 à la Place Sainte Thérèse/Ndjili, dans la commune qui porte le même nom, à l’Est de la ville de Kinshasa, afin de mobiliser la population contre toute révision constitutionnelle dans le sens de prolonger le nombre de mandats de Joseph Kabila.

Une véritable démonstration de force, au regard du nombre très élevé de Congolais venus nombreux suivre le message d’espoir, sans achat de conscience, ni promesse de billets de banque au terme de la manifestation. L’important était d’être rassuré que l’actuel régime cédera effectivement le bâton de commandement en 2016, tel que prévu dans la constitution, et qu’il n’y aura aucune révision allant dans le sens de toucher à l’article 220 au profit d’une poignée de Congolais qui ne pensent qu’à leurs propres ventres et à ceux de leurs enfants.

En ligne d’attaque, l’UDPS d’Etienne Tshisekedi représentée par le SG Bruno Mavungu, l’UNC de Vital Kamerhe, la MPP à travers Pascaline Kudura, la DC de Diomi Ndongala, les Fac de Martin Fayulu, le RCD/K Ml de Mbusa Nyamwisi, l’Ecidé, le Cder de Jena-Lucien Bussa, le Mpcr Jean-Claude Mvuemba Luzamba, l’Udemo de Nzanga Mobutu, l’Upc de Thomas Lubanga Dillo, ainsi que les alliés de la société civile représentés par Christopher Ngoy Mutamba, président de la société civile du Congo.

Le bloc est donc constitué pour faire respecter la constitution à travers le départ du régime actuel après les élections de 2016. Et, au besoin, lui garantir la sécurité après avoir libéré le fauteuil présidentiel. Ces opposants invitent en effet Joseph Kabila, à un dialogue d’ici la fin du mois d’octobre, afin « d’organiser son départ en douceur ».

Dans son message, Bruno Mavungu, secrétaire général de l’Union pour la démocratie et le progrès social (UDPS), a déclaré que l’Opposition veut amener Joseph Kabila à ce dialogue pour organiser son départ en douceur, de manière à préserver la paix dans le pays.

A en croire ce haut cadre de l’Udps, ce dialogue serait conforme à l’accord d’Addis-Abeba signé le 24février 2013 par onze chefs d’Etats africains.
“Joseph Kabila a fait sortir un autre jeu en parlant des élections. La famille politique de Mr Kabila est actrice dans ces élections. Nous attendons le retour de Kabila des Etats-Unis, pour que nous allions au dialogue pour organiser son départ “, a affirmé Bruno Mavungu.

Le SG de l’Udps a indiqué que son parti a adressé des correspondances à Ban Kimoon, secrétaire général des Nations Unies et au président américain, Barack Obama, pour leur faire part de la manière dont le pays est dirigé par Joseph Kabila en dénonçant les violations des droits de l’homme perpétrées par les forces de défense et sécurité.

Pascaline Kudura, porte- parole a.i de la Majorité présidentielle populaire (MPP), a évoqué le cas des personnalités politiques de l’Opposition qui croupissent dans des prisons pour leurs opinions. L’exemple le plus illustratif étant celui de l’honorable Eugène Diomi Ndongala, incarcéré au Cprk pour sa lutte de la vérité des urnes, à la suite des élections bâclées de 2011.
De son coté, Jean Bertrand Ewanga, secrétaire général de l’Union pour la nation congolaise (UNC,) pense que le dialogue inclusif, selon l’accord cadre d’Addis-Abeba, ne devait pas laisser place aux concertations nationales qui, du reste « constituent un échec “.
Ces concertations nationales ont été une tricherie de M. Kabila. La résolution 2098 du Conseil de sécurité des Nations unies exige un dialogue inclusif. Il a monté une histoire à sa taille, et les résultats c’est ce que nous connaissons. Il veut réviser la constitution et cherche le referendum. Nous devons l’obliger à partir ‘, a-t-il indiqué.

Quant aux expulsions de Brazzaville et de l’Angola, JB Ewanga pense que c’est l’une des preuves que le pays est mal dirigé.
S’agissant de la révision constitutionnelle, tous les ténors de l’opposition et quelques représentants de la société civile présents hier au terrain Sainte Thérèse ont dit « niet ».
Un leader d’un parti a lancé un slogan ‘ Tout sauf Kabila en 2016 “ en appelant l’opposition à l’unisson.

Malgré l’absence d’Etienne Tshisekedi, Vital Kamerhe et Martin Fayulu, la population s’était mobilisée pour répondre à l’appel.
Chose étrange, le meeting a été autorisé par le gouverneur de la ville de Kinshasa. Les éléments de la police ont été dépêchés sur le lieu afin d’encadrer les manifestants, pour éviter le débordement surtout que c’était une manifestation publique.
L’opinion se pose la question de savoir pourquoi le pouvoir en place, bien connu pour sa répression sanglante contre les manifestations de l’opposition, a autorisé cette fois-ci un tel rassemblement.

Certains analystes pensent que le sommet Usa-Afrique auquel prend part Joseph Kabila, ouvert depuis hier lundi 4 août 2014 à Washington, aurait sans nul doute une forte influence sur l’évènement de Kinshasa. Car un, seul coup de feu serait entendu à Washington, et cela ternirait davantage l’image du n°1 Congolais à qui l’administration Obama a déjà demandé de ne pas réviser la constitution et ne pas se maintenir au pouvoir après 2016. Le pouvoir en place a autorisé donc cette manifestation de l’Opposition pour montrer à la face du monde qu’en RDC, les manifestations publiques sont permises. Alors que c’est complètement le contraire qui se fait. Car la répression a toujours été accompagnée de bastonnades, maltraitances, arrestations, incarcérations et tortures, sans compter l’usage de bombes lacrymogènes, voire de tirs à balles réelles.
LEFILS MATADY

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