26 août 2014

Enlevée le 20 août dernier et libérée 48 heures après : La journaliste Thythy Bolumbu de Canal Kin TV raconte son calvaire

thythy


 
Libérée grâce à la mobilisation soutenue de RFI, des défenseurs des droits de l’homme et de la cellule des droit l‘Homme de la Monusco, la journaliste Thythy Bolumbu, présentatrice à la chaîne de télévision Canal Kin,

a relaté les conditions de son enlèvement et de sa détention au secret près de la Garde Républicaine au camp Tshatshi, le siège du ministère congolais de la Défense.
Alors que Thythy Bolumbu rentrait paisiblement à la maison le mercredi 20 août après une journée de travail, une voiture avec 3 femmes et un chauffeur s’est arrêtée devant elle à l’arrêt de bus où elle se trouvait, pour lui proposer de l’amener à sa destination.
Sans hésitation, la journaliste a pris place à bord du véhicule. Arrivée près de l’entrée de Kinsuka, non loin du camp Tshatshi, un véhicule, avec des bérets rouges à bord coupe, la route à la voiture dans laquelle se trouvait Bolumbu. Les militaires ignorent les autres passagers et la prennent, l’obligeant à s’allonger dans leur jeep. Au cours du parcours très pénible, la présentatrice de Canal Kin ne faisait que gémir sous le poids des bottes des trois militaires qui l’avaient kidnappée.
Arrivée au camp Tshatshi, les militaires la dépouillent de tous les biens qu’elle avait sur elle, à savoir l’argent, le téléphone, le sac, la carte de presse.
Après l’avoir amenée dans une cellule, ces tortionnaires l’obligent à se déshabiller devant eux... (Impossible de savoir ce qui s’est passé par la suite, car Thythy s’est mise à sangloter et pleurer amèrement sur ses paroles).
Ses bourreaux lui donneront un lambeau (sale et troué), comme seule couverture pour passer la nuit.
Un inconnu lui a donné un téléphone qui lui a permis d’informer sa famille de sa présence dans le cachot de ce camp militaire de la capitale. Les membres de sa famille se sont rendus le matin du jeudi 21 août sur les lieux, pour exiger sa libération. Mais les gardes apostées à l’entrée du camp les ont empêchés d’entrer pour parler avec leurs supérieurs.
Le jeudi matin, les ravisseurs ont donné à Thythy Bolumbu une boisson sucrée déjà ouverte et un morceau le pain, insistant pour qu’elle en mange, malgré son refus.
Le matin du vendredi 22 août, Thythy sera embarquée encore une fois dans la jeep qui l’avait kidnappée.
Elle était toujours allongée sous les bottes des militaires,, qui l’ont abandonnée au quartier Binza/ Pigeon, dans la commune de Ngaliema. Seule sa carte de presse lui a été remise.
La journaliste se trouve encore en état de choc. Elle est traumatisée à cause des tortures subies, dont elle n’arrive pas à parler en détails.
Thythy est une victime de plus de la répression violente des libertés fondamentales des Congolais et particulièrement de la liberté d’expression.
Cet acte incivique a été décrié par le site internet démocratie chrétienne et relayé par le site hinterland.
ASIYESHINDWA

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Mike Mukebayi à l’ex-prison de Makala toujours avec un moral de fer

prisonMakala


(KINSHASA)- L’éditeur de Congo News envoyé en prison par le tandem Mosengwo-Kaniki garde son moral en dépit des tortures morales qu’il a subies depuis son arrestation arbitraire et sa détention irrégulière au cachot du parquet près le tribunal de grande instance de la Gombe.

Le journaliste a passé sa première nuit à l’ex prison de Makala manifestant un courage de brave avec à l’esprit l’idée de se confronter à Kaniki judiciairement. Ses collègues qui sont partis le voir le matin, ont indiqué que l’homme affiche une détermination sans pareil. Nous l’avons vu en forme et souriant, a assuré un éditeur revenu de la prison. La défense de Mike Mukebayi est allée en appel contre la décision injustifiée du tribunal de paix de la Gombe de maintenir en détention le patron de Congo News. J’ai déposé après le prononcé des juges notre action en appel contre cette décision parce que Mike a une adresse connue et il ne peut pas fuir pour cette affaire, a affirmé Maitre Serge Mayamba, l’un des avocats de Mukebayi.

Selon la procédure, le tribunal de grande instance de la Gombe va fixer l’affaire dans quinze jours. Entre-temps, tout mis en œuvre pour obtenir la libération de l’éditeur de Congo News. Mike Mukebayi croupit à Makala parce que son journal avait publié un article mettant à nu les connexions de Mosengwo avec le pouvoir en place. L’aphonie du cardinal sur la révision constitutionnelle avait étonné les intellectuels catholiques lors d’un séminaire organisé il y a deux mois à la cathédrale Notre dame du Congo. Pourtant, il était le premier orateur de cette conférence. Au début comme à la clôture, le chef de l’église catholique romaine au Congo-Kinshasa avait séché sans la moindre justification. Son attitude avait frustré les organisateurs, les participants mais surtout l’ensemble de fideles catholiques. Tout le monde voulait connaitre la position de l’église sur la délicate question de la révision constitutionnelle.

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Affaire Mike Mukebayi : un autre sit in annoncé pour vendredi


(KINSHASA)- Les journalistes membres du ‘‘caucus Libérez Mike’’ ont décidé d’organiser un nouveau sit in vendredi devant l’archevêché de Kinshasa pour désapprouver la démarche du cardinal Mosengwo de faire arrêter un journaliste.

L’initiative est pilotée par la très sérieuse organisation de protection des journalistes – Freedom for journalist. Les journalistes ont compris la main cachée du prélat dans cette action judiciaire que mène son jeune frère sénateur François Kaniki contre l’un des meilleurs journalistes du pays- si pas la référence. Ils auront des bandeaux blancs sur la tête en signe de paix lors de ce sit in, a-t-on appris de l’organisation. Toutes les dispositions ont été prises pour rendre légale la démarche.

L’organisation a déposé la lettre d’information au gouverneur avec copie pour information au général Kanyama-le chef de la police de Kinshasa, au commandant de la police district de la Lukunga, au représentant du secrétaire général de l’Onu au Congo-Kinshasa et au directeur du bureau conjoint des Nations unies pour les droits de l’homme. La mobilisation pour la libération de Mike Mukebayi ne faiblira pas contrairement à ceux qui pensent qu’on peut marcher paisiblement sur la liberté de la presse sans la réaction des concernés, a prévenu Bienvenu Bakumanya, le porte-parole du ‘‘caucus Libérez Mike’’. Le droit d’informer et d’être informé est sacré et personne ne peut empêcher aux congolais d’accéder à la vérité et à la vraie information, a-t-il rappelé.

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Le MSR ayant mis le PPRD en difficulté : On secoue le cocotier à la MP


Un système miné par des contradictions et paradoxes, des incohérences et excès, en butte aux feux croisés de dedans et de dehors, rassemble à un navire en instance de naufrage, et l’on remarque cela par la précipitation des rats à le quitter, pris de panique dans un sauve-qui-peut prémonitoire du chaos.

Malgré les apparences d’union trompeuses, la plateforme au pouvoir est plus en porte-à-faux que ne l’est l’Opposition qu’elle infiltre de sous-marins à sa solde. Faute de leadership doté d’ascendant en dépit de l’autorité morale dont tout le monde se réclame hypocritement pour la plupart parmi eux, chacun conçoit sa partition et la joue comme bon lui semble, d’où il s’en suit des sons discordants et des querelles de clocher. La révision de la Constitution pour le maintien jusqu’ici inavoué et inavouable de Joseph Kabila au pouvoir à vie, semble être la préoccupation du seul PPRD (Parti du peuple pour la reconstruction et le développement).
 
Il y a des alliés qui répugnent à manger de ce pain-là mais ne sont pas encore résolus à se prononcer publiquement. Ce n’est pas le cas du MSR (Mouvement social pour le renouveau) qui ose se détacher du lot, Il vient de mettre le PPRD en difficulté pour avoir décidé de la révision de la Constitution, sans qu’il y ait au préalable un débat à ce sujet avec tous les alliés de la plateforme Mouvance présidentielle (MP).
 
Deuxième force politique de la MP par ordre d’importance et de représentativité, le MSR dénie pratiquement au PPRD le droit de s’ériger en commandant de bord de tous les alliés de la plateforme, qu’il croit lui être aveuglément soumis et manipulables à la baguette. Il a écrit au Secrétaire général de la MP exigeant l’organisation d’un débat regroupant tous les alliés pour se pencher en commun sur cette question de révision de la Constitution. Cette prise de position du MSR a été concertée au cours d’une réunion de son bureau politique à l’opinion au cours d’un point de presse.
 
La convocation d’une réunion à la ferme plaque tournante de Kingakati, de tous les partis membres de la MP sous la houlette de l’autorité morale en personne le week-end dernier serait-elle en marge du coup de gueule du MSR ? Probable. Quoi qu’il en soit, et quel que soit le scénario qui serait imaginé là- bas pour la consommation extérieure, le système comme tel est désormais gêné aux entournures. L’explosion de colère du MSR n’est pas le fait du hasard. C’est signe qu’il y a des alliés qui deviennent conséquents et réfléchis et renoncent à être considérés comme des moutons au sein de la plateforme au pouvoir. Ces alliés ne sont pas sourds au grondement de l’orage, ni aveugles aux signes des temps du crépuscule d’un règne qui se dessinent à l’horizon.
 
Des intendants obligés
 
Ces alliés refusent de laisser encore le PPRD jouer le rôle de père fouettard à leur égard, au risque de les entraîner tous dans un gouffre. Les apparatchiks du système peuvent bien se foutre de l’opposition et de la Société civile qui ont déclenché et soutenu avec constance le front de refus de la révision de la Constitution à l’intérieur, plus particulièrement à Kinshasa la capitale, mais ils se cachent derrière leur petit doigt étant donné que l’entrée dans la danse de la communauté internationale complique davantage la donne et constitue un mauvais présage pour eux qui s’entêtent dans une entreprise visiblement périlleuse. La plupart des chefs d’Etat en Afrique sont des intendants soumis parachutés à la tête de leurs pays respectifs par les maîtres de ce monde qui agissent sous le couvert de la nébuleuse communauté internationale. S’ils trouvent qu’une nouvelle ère de la politique planétaire est apparue, ils n’hésitent pas à enjoindre à ceux qui abusent de leur confiance de s’apprêter à débarrasser le plancher, mais en cas de résistance ou d’insoumission caractérisée, ils les débarquent sans ménagement. Ceux qui tentent de se draper dans le concept de souveraineté le font tout simplement pour amuser la galerie, car ils savent bien dans leur for intérieur que ce sont ces décideurs du monde qui ont cautionné leur accession au pouvoir la faveur des élections sciemment bidouillées au détriment des rivaux nationalistes patriotes.
 
Si ces princes impérialistes de la terre ordonnent d’autorité à certains dirigeants africains de dégager, c’est parce qu’ils savent qu’ils sont leurs protégés, leurs obligés. Nul ne peut leur tenir tête impunément. Souvent ils adaptent leurs stratégies aux circonstances locales en rapport avec l’environnement international. Ceux qui sont des cas pathologiques, incapables de scruter l’horizon et de décrypter les signes des temps, font les frais de leur jusqu’au-boutisme suicidaire.
 
Le MSR a pris l’initiative visiblement embarrassante de secouer le cocotier à la plateforme au pouvoir dont il est l’un des membres de premier plan, comme s’il voulait tirer la sonnette d’alarme, réveiller les consciences assoupies ou subjuguées par une rhétorique mensongère des bravaches du sérail qui se font plus royalistes que le roi. On dirait que le MSR a peut être pressenti la tournure que prenaient les événements, alors que les autres seraient irrémédiablement grisés par les délices du pouvoir, insensibles au tourbillon ambiant qui menace de les emporter tous sans exception. Le climat politico-social en RDC est tel qu’il s’avère très difficile voire impossible pour le pouvoir de prétendre triompher de toutes les forces internes et externes désormais liguées contre le système.
 
L’éveil donné par le MSR
 
Le débat est exclu au sein de la MP sur un sujet aussi délicat et qui fâche comme celui de la révision de la Constitution, l’objectif sous-jacent étant le maintien de Joseph Kabila au pouvoir à l’expiration de son second et dernier mandat en cours. Comme c’est un objectif de vie ou de mort pour ses promoteurs zélés et extrémistes, le débat est impossible selon l’exigence du MSR. Tous les membres de la MP devraient impérativement batailler pour concrétiser cet objectif. On ne peut pas dire que l’autorité morale va clamer le jeu parce que ce jeu n’existe même pas, l’autorité morale étant elle- même juge et partie. Au pis aller, les membres du MSR se verraient contraints à l’omerta à leur corps défendant. Mais le ver qui est déjà dans le fruit y restera à jamais jusqu’à la pourriture totale du fruit. On ne peut pas arrêter l’effondrement \en cours d’un édifice dont les fondations ne sont plus solides. La catastrophe est inévitable pour ses cooccupants. L’éveil donné par le MSR est comme un cri de détresse et on aurait tort de s’imaginer que c’est un cri dans le désert. Loin de là. C’est un signal d’alerte conscient et responsable. Des néomobutistes et des kabilistes conservateurs demeurent imperméables à ce signal d’alerte. La question fondamentale maintes fois posée et à laquelle les révisionnistes n’ont jamais répondu de façon plus ou moins convaincante, est celle de démontrer l’opportunité de cette révision de la Constitution à la veille d’une grande échéance électorale. Ils s’empêtrent souvent dans un assemblage d’arguments creux, futiles, incohérentes, qui dissimulent mal leur objectif, à savoir la conservation indéfinie du pouvoir par Joseph Kabila au terme de son second mandat en cours. Même si quelqu’un a bien travaillé, après ses deux mandats constitutionnels, il doit se retirer. Il n’est pas question de s’accrocher par ruse ou par des procédés déloyaux de révision de la Constitution.
C’est le cas actuellement en RDC et dans d’autres pays africains où l’on n’est pas en mesure de se prévaloir d’un bilan reluisant. On tient à se cramponner au lieu de s’en aller, de peur d’être enfin rattrapé par des abus et des crimes monstrueux qu’on aurait commis durant l’exercice du pouvoir sans partage. La voie obligée en l’occurrence étant inéluctablement la Cpi. Cela donne le frisson et des sueurs froides à ceux qui se sentent déjà morveux.
Jean N’SAKA wa N’SAKA

 

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Mbuji-Mayi : un accident de circulation fait un mort et onze blessés

 
Un accident de circulation endommageant trois véhicules à l’entrée de la 1ère rue Limete sur le boulevard Lumumba à Kinshasa. Radio Okapi/Ph. John BompengoUn accident de circulation endommageant trois véhicules à l’entrée de la 1ère rue Limete sur le boulevard Lumumba à Kinshasa. Radio Okapi/Ph. John Bompengo

Une personne est morte et onze autre blessées dont quatre grièvement, dans un accident de circulation survenu mardi 26 août au niveau du marché central de Bakwa-Dianga, dans la ville de Mbuji-Mayi (Kasaï-Oriental). Selon les témoins, c’est une panne technique qui serait à la base de cet accident. Les mêmes sources rapportent que le véhicule accidenté de marque Magirus transportait des moellons.

Le conducteur du camion tentait de négocier un virage, mais suite à une défaillance technique, le véhicule a fini sa course dans un dépôt pharmaceutique.

Avant de finir sa course dans le dépôt, le camion a percuté les marchands ambulants qui vendent les habits usagés le long du marché. Le bilan provisoire fait actuellement état d’un mort, 4 blessés graves et 7 blessés légers.

Ce bilan peut s’alourdir, indiquent des témoins, expliquant que certains blessés connaissent de fortes hémorragies.

Le véhicule est très endommagé. Certaines pharmacies situées dans ce périmètre, également.

Un caterpillar a été réquisitionné pour sortir le véhicule du dépôt pharmaceutique afin de récupérer les blessés bloqués sous le véhicule.

Les activités commerciales ont été perturbées au marché central de Bakwa Dianga durant toute la journée.

radiookapi.net

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Kingakati : Pro et anti-révisionnistes donnent de la voix !

Devant l’Autorité morale, la réunion du Bureau politique de la Majorité présidentielle a donné lieu à des interventions croisées entre les partisans de la révision constitutionnelle conduits par le PPRD et les adversaires de cette option menés par le MSR.

Ainsi que l’avait annoncé Forum des As dans son édition d’hier lundi, la réunion du Bureau politique de la MP s’est bel et bien tenue à Kingakati . Chose suffisamment rare pour être soulignée, les sociétaires de la Majorité présidentielle n’ont pas dégagé de consensus sur l’épineuse question de la révision constitutionnelle. Des sources concordantes attestent que deux camps se sont nettement dessinés. D’un côté, les pro-révisions avec à leur tête le Parti du peuple pour la reconstruction et démocratie(PPRD) et de l’autre les anti-révisionnistes dont le porte-étendard se trouve être le Mouvement social pour le Renouveau(MSR) . Les uns et les autres ont maintenu leurs positions respectives jusqu’à la fin de la grand-messe. En tout cas, des sources proches de la Majorité, il ressort que les divergences demeurent. Un poids lourd de la MP a même exhorté chaque camp d’assumer son option et de s’assumer. D’où cette question éminemment politique : que va-t-il se passer ? Se dirigerait-on vers un schisme au sein de la Majorité ? D’autant que la contradiction porte sur un aspect déterminant quant au devenir politique de la Majorité et de son autorité morale. Et par-dessus tout, l’avenir du pays. Ensuite, le MSR - et ceux qui pensent tout bas un peu comme cette formation - n’est pas du menu fretin. En 2006 comme en 2011, ce parti a su se positionner comme l’une des principales forces politiques de la Majorité avec une quarantaine de députés. Si la MP n’arrivait pas à aplanir ces divergences, il y aurait fort à parier que dans les prochains jours la famille politique au pouvoir connaisse sinon une forte tempête, du moins une remue -ménage aux conséquences politiques réelles. JN

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25 août 2014

RDC : la dérive, L’empoisonnement en progression dangereuse dans tous les milieux


Outre le milieu politique où certaines personnes visiblement à court d’arguments, d’initiatives ou n’ayant pas intériorisées les valeurs positives et républicaines, recourent à l’empoisonnement pour éliminer les adversaires politiques. Personne ne pouvait s’imaginer que les princes de nos Eglises pouvaient aussi recourir au poison pour éliminer d’autres ministres de Dieu, pour diverses raisons, notamment la jalousie, l’orgueil, l’argent ou le sexe.
Que dire du milieu de travail où le poison circule également pour éliminer les meilleurs pour bien sûr briguer un poste.

Le pays de Lumumba est en train de perdre les pédales au moment où il se prépare à l’émergence. Qui s’adonne à évaluer la perte des personnes brillantes qui sont envoyées chez le Bon Dieu de force, juste parce que X ou Y a décidé de lui régler les comptes. Le même Dieu qui s’étonne d’accueillir ses créatures un peu tôt que prévu, est ce Dieu qui sait bien venger, Il va venger jusqu’à plusieurs générations.
Pour les vices dont la jalousie, l’orgueil, l’égoïsme, “ôtes-toi de là que je m’y mette”, ... poussent-ils les hommes à agir de la sorte ? Pourtant, tous nous sommes candidats à la mort. Personne ne peut vivre éternellement il est donc absurde pour son orgueil personnel de décider en âme et conscience, d’éliminer physiquement son semblable par l’empoisonnement.
 
Les commanditaires et les mandants
 
Nombreuses sont des personnalités qui n’agissent pas directement. Elles utilisent des personnes qui exécutent la sale besogne, parfois pour des miettes. Et elles regrettent après.
Il est plus que temps de bien réfléchir. Les personnes éliminées laissent pour la plupart des veuves ou veufs, des orphelins et plusieurs personnes dépendantes. Toutes ces pertes ne sont pas évaluées par les commanditaires, encore moins par les personnes qui acceptent sans trop savoir pourquoi elles doivent aller empoisonner gratuitement monsieur X ou madame Y.
Que dire de la perte que ressente la communauté scientifique, professorale, associative ou encore familiale pour la disparition de cet être cher? Combien de temps faudrait-il pour former à nouveau un autre spécialiste de sa trempe ? Pire encore pour les orphelins qui ne pourront plus revoir leur papa ou bénéficier de l’amour parental?
Il est temps de revoir cette entreprise criminelle qui progresse dangereusement dans la société congolaise.
 
Les malheurs des uns font les bonheurs des autres
 
Pour ceux qui réussissent la sale besogne, c’est-à-dire éliminer X ou Y, ils ne s’empêchent pas à siroter la champagne. Ironie du sort! Tout étant vanité sur cette terre des hommes, quelques jours, mois ou années, ils finissent eux aussi par emprunter le même chemin. C’est ici l’occasion de se demander pourquoi avoir pris l’audace d’exécuter la sale besogne. Dieu Tout Puissant finit toujours par confondre, surtout de la bonne manière. Mieux vaut mettre un terme à cette pratique honteuse. Phénomène bouleversant, de nombreux commanditaires et leurs lieutenants sont chrétiens ou croyants.
Pour la gloire, les biens de ce monde, la société congolaise devrait dire NON aux pratiques importées sous d’autres cieux, surtout que c’est une mauvaise pratique. A cette période où nous sommes tous appelés à retrousser les manches peur relever le défi de chasser la pauvreté sous toutes ses formes. Toutes les filles et fils de la RDC sont plus qu’importants pour se ranger comme un seul homme, afin d’être sûr de gagner le pari du développement.
Prions et jeûnons pour arrêter la progression de l’empoisonnement en RDC, en Afrique et partout au monde.
André Ipakala

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Contacts d’Alex Kande à Kinshasa Bruxelles et Jobourg : Le Kasaï Occidental dans la fièvre de grands travaux


 
Après avoir démarré, à petits pas, sa politique de reconstruction du Kasaï Occidental, le gouverneur Alex Kande est en phase de passer à la vitesse supérieure. A cet effet, il vient de boucler des séjours fructueux à Kinshasa, Bruxelles et Johannesburg, durant cette première quinzaine du mois d’août. Partout où il est passé, il a reçu le ferme engagement du gouvernement central et des partenaires extérieurs de mobiliser les financements requis pour la modernisation des infrastructures routières, énergétiques et sociales de cette partie de la République.
 
Une académie de football à Kananga
 
Une académie de football va être implantée prochainement à Kananga, chef-lieu du Kasaï Occidental. C’est le fruit des contacts que le gouverneur Alex Kande a eus avec plusieurs de ses partenaires belges, pendant son court séjour en Belgique, du 7 au 9 août 2014. On cite, dans le lot, le sénateur Bertin Mampaka, d’origine congolaise et plus précisément de la province précitée, à qui il a remis une invitation du gouvernement provincial pour une visite à Kananga.
En prélude à la matérialisation de ce projet, un tournoi amical de football est annoncé à Kananga dans les tout prochains jours, avec la participation de l’Union Sportive Saint Gilloise de Bruxelles.
 
On note que le 11 août à Kananga, il avait reçu du député honoraire Laurent Ndaye Nkondo, et de l’ambassadeur François Balumuene, tous membres du comité kinois des supporteurs de l’US Tshinkunku, dont il est le président du comité sportif, un don d’équipements de sports constitué de ballons, vareuses, bottines et bas. En sus des contacts pris à Bruxelles, le chef de l’administration provinciale du Kasaï Oriental a rencontré, le mardi 12 août à Kinshasa, l’ambassadeur de Belgique à Kinshasa, Michel Latschenko, en présence du sénateur Emery Kalamba Wafuana et du Consul Axel Cumps. Le diplomate belge a pris deux engagements visiter prochainement Kananga et identifier les secteurs d’activités susceptibles d’être appuyés par la coopération belge au Kasaï Occidental.
 
Le désenclavement du Kasaï Occidental en marche
 
Il convient de signaler qu’après son séjour en Belgique, le gouverneur Alex Kande a passé plusieurs jours de travail à Kinshasa. Il a notamment échangé avec les responsables de la société chinoise Grec 7 au sujet de l’état d’avancement des travaux de construction de la route Kananga-Kalamba/Mbuji, longue de plus d’une centaine de kilomètres. Cette voie est appelée à offrir à cette province une opportunité supplémentaire de communication avec l’extérieur, en dehors de l’axe Kananga-Kasumbalesa, via Lubumbashi ou Kananga-Kinshasa, via Ilebo.
Elle est d’autant vitale qu’elle va permettre des échanges commerciaux plus intenses avec l’Europe ou l’Amérique du Sud, en transitant par l’Angola, contournant ainsi les aléas de la desserte ferroviaire avec les trains de la SNCC.
Par ailleurs, l’autorité provinciale du Kasaï Occidental a reçu du ministre des Infrastructures, Travaux Publics et Reconstruction, Fridolin Kasweshi, l’assurance de la réhabilitation, par le Grec 7, des travaux de réaménagement de la Nationale n°1 entre Mbuji-Mayi et Kananga, les deux chefs-lieux les plus rapprochés des provinces de la République, soit une centaine de kilomètres à vol d’oiseau:
S’agissant précisément de la voirie de Kananga, Alex Kande a obtenu des responsables de la société chinoise Grec 8 la promesse ferme de mener à bonne fin, sans interruption des travaux d’asphaltage de l’avenue Laurent Désiré Kabila, laquelle fait la jonction entre le centre de la ville et l’aéroport de Lungandu. Grec 8 va également prendre en charge l’axe reliant Katoka II à la commune de Lukonga, comme c’était le cas pour l’avenue Kambala, voie menant vers la commune de Nganza. En dépit des retards de paiement du gouvernement, l’entreprise Grec 8 promet de finaliser, ces différents chantiers.
Le gouverneur Kande a également négocié l’arrivée prochaine au chef-lieu du Kasaï-Oriental, d’un premier lot de 30 bus, destinés au transport en commun, sous le label de la Régie de Transport urbain de Kananga. Leur embarquement pour le port d’Ilebo a eu lieu le 19 août.
 
Dans la foulée de ses contacts à Kinshasa, il a pris langue avec la haute direction de la SCPT (Société Congolaise des Postes et Télécommunications), qui lui a garantit la réhabilitation imminente de l’Hôtel des Postes de Kananga à la Place de la Gare. Un projet d’installation d’une véritable banque postale y est envisagé, comme au bon vieux temps de la colonisation belge et de la première République.
 
Bonne nouvelle d’Afrique du Sud
 
Infatigable, Alex Kande s’est retrouvé du 7 au 10 août en Afrique du Sud, et plus précisément à Johannesburg. On retient de ses entretiens avec les gestionnaires de la société Megatron Federal que celle-ci va construire prochainement une centrale solaire à Kananga, avant d’y installer trois générateurs chargés de pallier le déficit en énergie électrique, en attendant la mise en service de la centrale hydroélectrique de Katende.
II est question d’un partenariat entre Megatron Federal et Enerkoc, la future société de production et distribution du courant au Kasaï occidental, dans le but de doter la ville de Kananga d’un réseau électrique indépendant de celui de la SNEL.
Sous l’égide de Megatron, un mini-barrage de trois mégawatts serait construit sur la rivière Tshibashi, en vue de dépanner la Regideso en énergie électrique.
Profitant de son séjour sud-africain, Alex Kande a conféré avec Kalaa Mpinga, le PDG du Groupe Mwana Africa, l’acquéreur de 20% d’actions de Sibeka dans le capital de la Miba et nouveau propriétaire de l’immeuble Immokasaï.
Après un périple aussi fructueux en dehors de sa province, Alex Kande a été l’objet d’un accueil délirant à son retour à Kananga, le vendredi 15 août.
KIMP

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Arrestation de Mike Mukebayi : l’archidiocèse de Kinshasa nie toute implication

 
Mukebayi Nkoso, journaliste. Radio Okapi/ Ph: John BompengoMukebayi Nkoso, journaliste. Radio Okapi/ Ph: John Bompengo

L’Archidiocèse de Kinshasa nie toute implication dans l’arrestation du journaliste Mike Mukebayi, éditeur du journal Congo News. Ce dernier est détenu depuis vendredi 22 août au parquet de la Gombe à Kinshasa à cause d’un article paru dans son journal qui accusait le chef de l’Eglise catholique en RDC d’avoir reçu des pots de vin du régime en place.

Des journalistes ont organisé lundi 25 août un sit-in devant la résidence officielle du Cardinal Mosengwo pour réclamer la libération du journaliste. De son côté, l’Archidiocèse se dédouane de cette affaire, invitant l’opinion à ne pas prêter oreille à «des mensonges et confusions».

C’est par communiqué interposé que le collectif pour la libération de Mike Mukebayi et l’archidiocèse de Kinshasa ont fait connaître leur opinion sur cette affaire.

Dans son communiqué, le journaliste arrêté et le collectif conjoncturel qui le soutient réclament sa libération.

Pour eux, Mike Mukebayi est le prisonnier personnel du Cardinal qui l’a fait arrêter via son jeune frère, actuellement sénateur.

Le caucus «Liberez Mike» réclame désormais au Cardinal de s’assumer dans cette affaire en cessant de se cacher derrière son jeune frère.

Il invite aussi ce dernier, le sénateur François Kaniki, à cesser toute influence et entrave à la justice, en acceptant une loyale confrontation judiciaire.

Dans un communiqué réponse, l’Archidiocèse, administration du Cardinal, rejette toute implication de son patron dans cette affaire.

Ne niant pas la filiation du cardinal au sénateur cité, le camp Monsengwo fait remarquer que le sénateur Kaniki est suffisamment grand pour assumer ses actes lui-même.

L’Archidiocèse de Kinshasa termine son message en qualifiant de mensonges toutes ces accusations, et en appelant l’opinion à rejeter ce qu’elle qualifie de distraction et de confusion.

radiookapi.net

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RDC: le Gouvernement déclare l’épidémie d’Ebola à Djera

Ebola2

Les analyses faites par l’Institut national de recherches biomédicales (INRB) attestent deux cas d’Ebola sur les huit prélèvements ramenés de l’aire de santé de Djera à Boende dans la province de l’Equateur, où une «fièvre hémorragique d’origine indéterminée» a fait treize morts.

Le ministre de la Santé publique, Félix Kabange, l’a annoncé dimanche 24 août à Kinshasa, à l’issue d’une réunion de crise tenue par le gouvernement congolais.

Sur base des résultats d’analyses de l’INRB, le ministre de la Santé publique a déclaré la présence d’Ebola sur le sol congolais:

«Cette épidémie n’a aucun lien avec celle qui sévit actuellement en Afrique de l’Ouest», a indiqué le ministre de la Santé publique, précisant que c’est la septième épidémie en République démocratique du Congo, depuis celle de Yambuku, survenue en 1976 dans la même province de l’Equateur. Selon lui, l’expérience acquise lors des six précédentes épidémies sera mise à contribution pour contenir la maladie.

L’épidémie est circonscrite au secteur de Djera, à 25 kilomètres de Boende-centre, soit à plus de 600 Km de Mbandaka,  la capitale provinciale, et à plus de 1200 Km de Kinshasa, a précisé Félix Kabange, ajoutant qu’il n’y a pas d’Ebola dans ces deux grandes agglomérations.

Toutefois, le ministre de la Santé publique a annoncé une série de mesures préventives arrêtées pour stopper la propagation de l’épidémie, dont:

    la mise en quarantaine du secteur de Djera
    la mise en place d’un centre de traitement et d’un laboratoire mobile à Lokolia, épicentre de l’épidémie
    la dotation de tous les ports et aéroports de l’Equateur en thermomètres laser
    l’interdiction des activités de chasse sur toute l’étendue du district de la Tshwapa


Auparavant, Félix Kabange a publié le rapport de la mission qu’il conduite à Boende, après la survenue des cas de «fièvre hémorragique d’origine indéterminée» dans ce territoire:

    «Le constat sur le terrain indique que la maladie a déjà tué treize personnes, donc cinq agents de santé. Onze personnes malades sont en isolement et plus de quatre-vingt contacts ont été identifiés et suivis par une équipe spécialisée.»

radiookapi.net

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