14 août 2014

Washington a scellé le sort de Joseph Kabila


Peu de choses ont été rapportées sur le sort de Joseph Kabila au sommet USA-Afrique du 4 au 6 août au Département d’Etat, à Washington. De tous les délégués de la RD-Congo -majorité et opposition- Lambert Mende Omalanga, ministre de la Communication et porte-parole du gouvernement, a été presque le seul à faire un compte-rendu, retour des Etats-Unis, la semaine dernière.
Un compte-rendu orienté et limité à l’apparent mais en politique ou en diplomatie le monde de l’ombre reste prépondérant, le temps de surgir en surface pour prendre le dessus. L’apparent, ce sont les félicitations du secrétaire d’Etat américain John Kerry à Joseph Kabila pour le flatter d’avoir défait le M-23 et rétabli la paix et la stabilité à l’Est de la RD-Congo. Allez-y dans les coulisses pour appprendre des sources dignes de foi au State Department que les compliments du chef de la diplomatie américaine ont été formulées en contrepartie d’un engagement express de Kabila de respecter la Constitution, plus explicitement de partir en 2016.

Les sources américaines sont formelles et disent que sans quoi Kerry n’aurait pas montré autant d’épanchement pour Kabila. Mende a donc raison d’alléguer que la question n’a pas été évoquée. En tout cas pas devant lui ni en plénière sous la direction de Barack Obama mais elle a fait l’objet d’un aparté entre les principaux intéressés. Si Mende n’a pas été mis dans les secrets, qu’il se console que sa bonne foi a été abusée et qu’il n’a pas eu tort d’affirmer que l’agenda officiel du sommet était essentiellement économique. La question, elle, a été évoquée par Russ Feingold lors d’une conférence de presse. L’envoyé spécial de Barack Obama a réitéré la position américaine avec la même fermeté. D’avoir choisi d’en parler en ce momet là, parallèlement au sommet, dit toute la caution de son mandant. N’en déplaise à Mende. La question a été même doublement évoquée puisqu’elle a été au centre d’un grand débat au congrès américain, le jour même de la clôture, le 6 août, dans un auditoire constitué essentiellement des activistes “droidelhommistes” membres de la Société civile africaine en face des sénateurs et congressmen. Les premiers sont venus remettre aux seconds un ensemble de résolutions liées au sommet dont la principale requête au gouvernement américain d’empêcher aux chefs d’Etat africains fin mandat de modifier la Constitution pour se maintenir au pouvoir.

La résolution a reçu un soutien très appuyé des sénateurs qui ont promis un lobbying conséquent auprès de la Maison-Blanche. Fort de cet appui, la Société civile africaine en a profité pour lancer l’idée d’une campagne internationale intitulée “My vote count” (Mon vote compte). Elle démarrera à la rentrée des vacances, en septembre prochain, dans tous les pays africains concernés avec la participation des ONG internationales puissantes comme la FIDH. “Cette campagne consistera à éveiller les peuples à résister contre les tentatives de présidence à vie en Afrique”, a expliqué Dr Paul Nsapu, ancien président de la Ligue des électeurs contraint à l’exil où il trône depuis au poste de secrétaire général de la FIDH chargé de l’Afrique subsaharienne. Lui et ses collègues n’ont pas attendu le sommet.

Déjà en amont, ils ont fait bien de choses assez révélatrices de l’existence d’une planification internationale anti-Kabila évoquée depuis toujours dans les colonnes de “CONGONEWS”. Par exemple, l’affaire Floribert Chebeya attendue, à Dakar, au Sénégal, avec le témoignage de Paul Mwilambwe. Ce n’est pas un fait isolé mais une démarche partie de Paris avec la bénédiction de l’Elysée pour demander à Macki Sall d’héberger le procès chez lui sous couvert de la compétence universelle de la justice sénégalaise. Pas mal joué plutôt que de fixer l’affaire devant la justice belge -à compétence universelle aussi- au risque que les critiques parlent d’une justice du plus fort Occident. Dakar concourt à la première étape de la planification, celle qui consiste d’abord à discréter l’homme pris pour cible dans l’opinion aussi bien chez lui qu’à l’international. Quand viendra le coup de grâce, l’opinion préparée comprendra, l’acte aura été justifié.

Le Maréchal Mobutu est passé par là pour aller mourir dans l’anonymat, à Rabat, au Maroc. Tout comme Jean-Pierre Bemba longtemps décrédibilisé dans la presse internationale avant qu’il ne termine dans une cellule à la CPI -Cour pénale internationale. A Dakar, des preuves matérielles auxquelles notre envoyé spécial a eu accès en partie ont été réunies pour faire passer, le moment venu, le régime de Kinshasa d’inhumain. Entre autres preuves, des vidéos et des photos. Un pan a été dévoilé dans l’une des dernières éditions de “JEUNE AFRIQUE” dans laquelle il a été établi que Mwilambwe a bel et bien travaillé au coeur même de l’Inspection générale de la police avec la publication de ses identités en fac similé.


Depuis, les activistes ont mis la main sur le “registre” de la police congolaise pour le stage de Mwilambwe à l’étranger, à l’époque, en compagnie d’autres officiers de la police. Outre Dakar, plusieurs autres fronts seront ouverts à la fois contre Joseph Kabila dans une stratégie de l’empêcher de s’organiser ici où là-bas. Ainsi, le dossier est déjà bouclé sous l’aisselle de Nsapu et la FIDH sur “le massacre des adpetes de Mukungubila”. Parmi les pièces rassemblées, celles qui montrent les nombreuses victimes recensées à Lubumbashi, en décembre 2013. “Ce qui s’est passé ce jour là est un massacre. On a tué, à Lubumbashi, des dizaines de personnes désarmées et surprises en prière. Un groupe donné a été ciblé, l’église de Mukungubila”, a accusé Nsapu qui en avait déjà fait la démonstration en séance publique à Paris, il y a quelques mois. D’autres groupes de pression travaillent de manière plus sournoise et perfide.

Il faudra mettre sur leurs comptes l’article “commandité” du très sérieux magazine américain “FORBES” sur les 15 milliards de dollars de fortune attribuée, à tort ou à raison, à Joseph Kabila. Egalement l’article paru récemment dans le quotidien britannique “THE GUARDIAN” sur l’affaire hautement sensible de l’uranium. A l’origine, il y a une réflexion partagée à Washington comme quoi que Kabila est devenu trop puissant financièrement pour le laisser au pouvoir. “Il risque de devenir incontrôlable. Nous en avons fait l’amère expérience avec Ben Laden même si la comparaison est un peu exagérée”, a analysé un lobbiste américain proche de l’ancien sous-secrétaire d’Etat chargé des questions africaines, Herman Cohen. Le plus dur pour Joseph Kabila, c’est de voir que cette machination se met en route pendant que le socle de son pouvoir se dérobe sous pieds. Les uns après les autres, les sociétaires de sa majorité se désolidarisent publiquement de l’idée hasardeuse d’une révision constitutionnelle. Il pouvait banaliser tant qu’il s’est agi de Bernadette Tokwaulu Aena ou encore Olivier Kamitatu sur son compte Twiter mais que le MSR de son propre conseiller spécial en matière de sécurité, Pierre Lumbi, exige un débat interne, dans une déclaration rendue publique il y a quarante-huit heures, donne désormais à réfléchir.
Joseph Kabila. Ph. Dr. Tiers.
H.M. Mukebayi nkoso
Envoyé special

 

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Partira ou partira pas ? Tshisekedi et ses plus proches redouteraient l’épisode Yasser Arafat


Le président de l’UDPS, Etienne Tshisekedi pourra prendre son avion pour l’étranger soit à la fin de cette semaine soit la semaine prochaine ou carrément il ne le prendra pas.

Il ne le prendra peut-être pas car Tshisekedi redoute le syndrome Yasser Arafat, leader palestinien mort dans des circonstances mystérieuses à Paris, après une évacuation sanitaire.
L’avion qui doit l’amener n’a pas encore atterri à l’aéroport international de N’Djili, Tshisekedi et ses accompagnateurs dont son épouse Marthe Kasalu, se tournent le pouce dans la Cour de la résidence de l’opposant à Limete. Le temps leur est compté car les autorisations accordées par l’Autorité de l’aviation civile (AAC) ont expiré hier mercredi 13 août. A l’UDPS et dans la famille biologique de l’intéressé, les gens étaient occupés à réfléchir sur le pays d’accueil qui offrirait les meilleures garanties sanitaires dans lesquelles Tshisekedi devra suivre des soins. Certains évoquent l’Afrique du Sud, d’autres la Belgique. Quant à Tshisekedi lui-même, il n’a pas encore fait son choix ni dit un mot. Il hésiterait même de faire ce déplacement de l’étranger. Il avait laissé entendre à un proche, qu’il n’était plus tenté de faire un quelconque déplacement à l’extérieur du pays. Surtout pas en Belgique, avait-il déclaré. Après les élections, Tshisekedi avait levé l’option de ne plus parler. D’observer la marche politique du pays sans en émettre ses avis et considérations. L’homme avait également réduit ses contacts avec les ambassades occidentales accréditées à Kinshasa. Une façon pour lui de désapprouver l’attitude des occidentaux, qui dans son entendement, n’ont rien fait pour lui restituer sa victoire volée de 2011, alors qu’ils avaient promis de le rétablir dans ses droits. Tshisekedi avait appelé le peuple, lors de la proclamation de Kabila par la CENI, comme président élu, au calme pour faire confiance et marquer sa bonne foi vis-à-vis des décideurs du monde, qui ne voulaient pas que la situation ne s’embrase au pays.Tshisekedi avait attendu des mois et des mois pour être rétabli dans ses droits, sans que rien ne change. Les occidentaux lui avaient proposé des schémas de partage de pouvoir. Il les a tous rejetés ne jurant que par l’impérium qui devait lui revenir. Conséquence : cela a suscité une certaine méfiance dans le chef du président auto-proclamé, qui a fini par prendre ses distances vis-à-vis non seulement de ces décideurs de la communauté internationale, mais aussi de leurs pays. Tshisekedi avait résolu de vivre à Kinshasa jusqu’à la fin de sa vie. Il ne voulait plus se rendre à l’étranger. La preuve, il a renoncé au voyage des Etats-Unis et de Brazzaville. A un moment donné, il avait été question qu’il fasse le déplacement d’Oyo chez Sassou, pour qu’il soit pris en charge par ses médecins qui devraient venir de la Belgique. Mais, le célèbre opposant avait dit niet. Certains au pays et à l’étranger veulent la mort de Tshisekedi, estimant qu’à chaque fois, il dérange leurs donnes et calculs politiques. Il doit donc quitter la scène politique. Le précipiter à la mort, c’est avoir tort. Tshisekedi finira par mourir, mais de sa propre mort, pas celle souhaitée par ses détracteurs. Ici, Tshisekedi et ses plus proches redouteraient la jurisprudence Yasser Arafat dont la mort serait due à un empoisonnement après une évacuation sanitaire à Paris Pendant que les uns sont occupés à discuter sur le voyage et l’état de santé de Tshisekedi, à l’UDPS les choses ne s’arrêtent pas. Le secrétaire général Bruno Mavungu a annoncé l’organisation d’une matinée politique le vendredi 14 août prochain pour commémorer l’élection de Tshisekedi au poste du Premier-ministre à la conférence nationale –journée dédiée à la jeunesse du parti.
samuel mbuta

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Interfédéral UNC-Kinshasa, pour le transferment d’Ewanga à sa résidence



Mesdames et Messieurs de la Presse,
L’Interfédéral de l’Union pour la Nation Congolaise (UNC)Ville province de Kinshasa vous remercie d’avoir répondu à son invitation, à l’occasion du point de presse qu’il organise sur l’arrestation de l’Honorable EWANGA ISEWANGA IWOKA Jean Bertrand, Député National en fonction et Secrétaire Général de l’UNC.

Mesdames et Messieurs de la Presse,
A vrai dire, l’arrestation de l’Honorable EWANGA n’a pas constitué une surprise pour nous.
Tenez, il y a plus ou moins trois semaines, lorsqu’il a reçu l’appel du porte-parole de la Majorité présidentielle qui lui a annoncé son arrestation imminente.
Après le meeting du lundi 4 août 2014, aux environs de 18 h°°, il a reçu l’appel de l’Administrateur Général de l’ANR qui lui a dit qu’il les avait tués et qu’il avait déstabilisé le Chef de l’Etat par son intervention, alors que l’Honorable EWANGA n’avait fait que rendre en lingala ce que les autres intervenants à ce meeting avaient tenu comme message dans les différentes langues parlées en RDC.
A la fin de l’entretien, l’AG de l’ANR a demandé à l’Honorable EWANGA s’il pouvait le rencontrer dans son bureau pour en parler; c’est qu’il ne pouvait faire car, il était déjà en route pour sa résidence située au niveau du triangle où se croisent l’avenue By-pass et la route de Matadi dans la Commune de Mont-Ngafula.
Arrivé chez lui où il fut accueilli par Madame son épouse et ses enfants, l’Honorable EWANGA a entamé une nuit qu’il croyait paisible, mais malheureusement troublée par des visiteurs indus et d’un autre genre.
Ces derniers se livrent à un tapage nocturne par des jets des pierres sur la toiture de sa maison, afin de l’obliger à en sortir.
Ne se reprochant de rien, l’Honorable EWANGA résista à ses assauts nocturnes jusqu’au matin lorsqu’il ouvrit sa porte pour trouver ses bourreaux cagoulés dans sa parcelle, qui ont escaladé le mur de sa clôture et forcé la fermeture du portail de sa maison.
Ces derniers le prirent sans ménagements, après avoir brutalisé Madame et enfants, et l’emportèrent jusqu’au Parquet Général de la République qui l’a présenté à la Cour Suprême de Justice pour être jugé en procédure de flagrance pour deux chefs d’infractions:
-Offense à la personne du Chef de l’Etat
-Incitation à la haine raciale et tribale.
Mais devant la Cour, la défense de l’Honorable EWANGA a fait constater à cette dernière qui l’a accepté sur les bancs pour se rebiffer après qu’elle se soit retirée, que le dossier de l’accusation était vide.
Il n’y avait pas lieu de procéder car le principe de communication des pièces était violé. Dans une procédure pénale, les pièces sont versées au dossier que toutes les parties peuvent consulter.
Après son délibéré, la Cour est venue dire qu’elle a retrouvé le dossier. (Sic!)
Les pièces produites en pleine instance ne sont pas reçues en droit procédural congolais.
La Cour imposa à l’Honorable EWANGA de répondre à ses questions pendant que ce dernier, ayant la parole, s’en remettra à ses avocats qui en étaient aux préalables.
Après cet épisode, les avocats de l’Honorable EWANGA ont soulevé l’exception d’inconstitutionnalité tenant à l’anachronisme de la loi sur les infractions flagrantes par rapport à la Constitution en vigueur.
Après s’être retirée pour délibérer sur cette exception, alors qu’elle n’avait qu’à décréter la surséance sur les bancs, la Cour est rentrée dans la salle d’audiences, 3 heures après, pour déclarer recevoir cette exception. Elle a, en conséquence, décrété la surséance de la procédure devant elle, jusqu’à ce que la Cour Constitutionnelle vide l’exception d’inconstitutionnalité.
En attendant, elle a rendu une ordonnance par laquelle elle a assigné l’Honorable EWANGA en résidence surveillée.
En guise de résidence surveillée, le Parquet Général de la République a placé l’Honorable EWANGA d’abord en détention à la prison centrale de Makala puis à l‘Hôtel Invest de presse à Lingwala, où il se trouve en ce moment et où il est gardé par une équipe de 12 personnes venant de la Police de garde à la prison centrale de Makala, de l’inspection provinciale de la police ville de Kinshasa, de la garde républicaine et enfin de l’ANR. Quel acharnement? Car, même un assassin ou même un rebelle n’est pas autant gardé.
Signalons que ces 12 éléments ne semblent pas être pris en charge quant à leur restauration. N’est-ce pas une stratégie de les chauffer à blanc contre le soi-disant prévenu et contre ses visiteurs qui signalent déjà quelques tracasseries.
Signalons aussi l’arrestation sur le champ de son garde du corps, le premier sergent de la Police, Erick MAFINAMENE WUTAWAKU, passé à tabac pour on ne sait quelle raison et dont l’état est très critique. Il est admis au pavillon 14, Chambre 4 à l’Hôpital militaire de référence de Camp Kokolo, où l’accès est interdit à tout le monde. D’après les informations en notre possession, son pronostic vital est très engagé. Appréciez vous-même ces faits au regard de l’exigence du respect des droits humains.
Il sied de rappeler, par ailleurs, que le Ministre de l’intérieur a tenu, le jour où siégeait la Cour Suprême de Justice, une conférence de presse au cours de laquelle il a justifié l’arrestation de l’Honorable EWANGA par le fait qu’il est celui qui avait exagéré et dépassé les limites. Il était allé loin.
Nous dénonçons, avec la dernière énergie, cette stratégie consistant à influencer la Cour; ce qui parait contraire à la Constitution.
Mesdames et Messieurs de la Presse,
Voilà plus ou moins le feuilleton de l’arrestation de l’Honorable EWANGA depuis le mardi 5 août 2014 à ce jour. Qu’en dire?
1. L’arrestation de l’Honorable EWANGA est l’exécution d’un plan concocté depuis plusieurs semaines auparavant. Il restait seulement le prétexte. Et ses bourreaux l’ont trouvé dans le meeting tenu à N’djili.
2. Les infractions mises à charge de l’Honorable EWANGA sont une pure invention car, il n’a jamais tenu des propos injurieux ou infamants contre la personne du Président de la République, outre qu’il n’a jamais réuni une race ni une tribu quelconque pour la pousser contre une autre.
3. La multitude des militantes et militants, combattantes et combattants des partis politiques et organisations de la société civile présents au meeting était plurielle, de telle sorte que personne ne peut attester qu’ils appartenaient tous à une seule race ou à une seule tribu pour la monter ou l’inciter contre une autre. D’après nos contacts, on reprocherait à l’Honorable EWANGA le fait d’avoir posé la question à la foule de savoir où renverrait-on le Président Kabila et que la foule ait répondu « au Rwanda ».
Dans l’hypothèse où cela correspondait à la vérité, est-ce une injure ou une offense?
N’a-t-on pas entendu dire, s’agissant d’autres citoyens, qu’on les renverrait au Rwanda, au Burundi, en Afrique du Sud, en Pologne, en Belgique ou en France d’où il serait venu?
N’y a-t-il pas des citoyens congolais au Rwanda, en Belgique, en Allemagne, en France, en Chine ou partout ailleurs?
Ces accusations nous paraissent manquées en fait comme en droit. Mais, gardons nous de cette discussion qui pourrait avoir lieu devant les juges.
4. L’arrestation de l’Honorable EWANGA, Député national de son état, en procédure de flagrance est une violation de la Constitution et des lois de la République. En effet, après le meeting qui s’est terminé entre 14 h 30 et 15 heures, le Secrétaire Général de l’UNC, comme tous les participants au meeting, a circulé librement dans la ville, avant d’aller se coucher chez-lui. L’inspecteur de police judiciaire qui a dressé le procès verbal des faits pour lesquels l’Honorable EWANGA est poursuivi, « affirme qu’après avoir visualisé un CD d’une manifestation publique, il a été fait le constat qu’au cours d’un meeting politique organisé par une frange de l’opposition politique à la place N’djili/Sainte Thérèse, ce lundi 04 août 2014, de 13 h 20’ à 15 h 05’, réunion publique organisée par un regroupement des partis politiques non enregistré au Ministère de l’intérieur et donc non reconnu légalement, l’Honorable EWANGA ISEWANGA Bertrand, a figuré parmi les intervenants » …..
La question qui se pose à ce stade est de savoir pourquoi ne l’a-t-il pas arrêté aussitôt après pour justifier la prétendue flagrance et qu’il est attendu, ensemble avec le Parquet Général, que l’Honorable EWANGA rentre chez-lui pour l’appréhender le lendemain matin ? Y-a-t-il encore flagrance dans ce cas ou c’est tout simplement un abus de droit par les hommes forts? Nous nous penchons pour la seconde hypothèse car, ces hommes forts ont évité la laborieuse et imprévisible procédure qui passe par la levée des immunités pour faire plus simple, tombant ainsi dans l’illégalité et l’abus de droit.
Jamais dans l’histoire parlementaire de notre pays, la justice n’a autant mis la main sur les Députés comme pendant cette législature qui se trouve à mi-parcours, avec les arrestations des Honorables Députés Dr ONUSUMBA, Eugène DIOMI NDONGALA, NZANGI MOHINDO, et voilà aujourd’hui EWANGA ISEWANGA. Cette longue liste traduit un recul de la démocratie dans notre pays où pourtant sont garanties les libertés d’expression et d’opinion. C’est regrettable!
5. La grosse surprise est venue du Parquet Général de la République qui est devenu aussi faiseur des lois, lorsqu’il peut allègrement et impunément exécuter sa propre volonté contre des jugements, arrêts et ordonnances des Cours et Tribunaux. Alors que la Cour Suprême de Justice a, dans son ordonnance rendue le 05 août 2014, assigné l’Honorable EWANGA en résidence surveillée, le Parquet Général de la République va le placer d’abord à Makala et ensuite à l’Hôtel Invest de presse.
Mais cela en exécution de quelle décision, rendue par quelle juridiction, si ce n’est qu’en exécution de la volonté d’une main noire? C’est ici le lieu de déplorer aussi la présence de l’Honorable DIOMI NDONGALA à la prison centrale de Makala, alors qu’il est bénéficiaire d’une ordonnance de la Cour Suprême de Justice l’assignant en résidence surveillée.
Au fait, la notion de résidence relève du droit civil et non du droit pénal. La résidence est tout simplement le lieu où quelqu’un habite. Il peut s’agir d’une résidence principale, c’est-à-dire, là où il habite de manière permanente ou quasi permanente; il peut s’agir aussi d’une résidence secondaire, c’est-à-dire, le lieu où quelqu’un habite de manière sporadique ou pour un temps limité (Il y est donc de passage). Nous nous interdisons de nous étendre sur cette notion qui, parfois, se confond avec le domicile, parfois s’en distingue. Dans tous les cas, Makala ou Hôtel Invest, rien de tout cela n’est la résidence ni principale ni secondaire de l’Honorable EWANGA, tout comme de l’Honorable Eugène DIOMI. La résidence surveillée, de tout temps dans notre pays, place la personne dans sa résidence habituelle qu’on fa surveiller ou garder par la police.
Nous ne doutons pas que les Hauts Magistrats du Parquet Général de la République maîtrisent bien ces notions élémentaires de droit civil, mais la volonté de la main noire veut qu’il en soit ainsi. La question est de savoir si nous sommes toujours dans une République démocratique où les Magistrats ne peuvent pas exécuter et dire le droit selon les règles?
Ils savent aussi qu’ils sont, comme nous tous, citoyens avec des droits et devoirs. Ils ne sont pas au-dessus de la loi. S’ils peuvent bénéficier au pays de quelques protections et immunités de fait, il ne reste pas moins vrai que des actions contre eux peuvent être intentées devant les instances judiciaires internationales, voire même devant la justice de certains pays comme la Belgique.
Au regard de tout ce qui précède, l’arrestation de l’Honorable EWANGA est illégale, en même temps arbitraire.
C’est pourquoi, l’Interfédéral de l’UNC/Ville province de Kinshasa :
-Rappelle à l’opinion tant nationale qu’internationale que l’UNC n’est pas un parti voyou ni violant, encore qu’elle peut le devenir si on l’y pousse; elle est un parti républicain et démocratique, respectueux de la Constitution et des lois de la République;
-Dénonce le complot ourdi contre son Secrétaire Général, l’Honorable EWANGA ISEWANGA IWAOKA Jean-Bertrand et au-delà de ce dernier, contre le Parti de l’Honorable Vital KAMERHE, martyrisé par le pouvoir en place qui ne se lasse pas de lui coller des affaires judiciaires montées de toutes pièces;
-Condamne, avec la dernière énergie, l’arrestation arbitraire de son Secrétaire Général;
-Exige sa libération immédiate et sans conditions et que les différends politiques soient réglés autrement que par l’instrumentalisation de la justice contre les adversaires;
-Se réserve, en cas d’entêtement, le droit d’envisager, dans les jours qui suivent, les actions qui s’imposent, conformément aux droits reconnus au peuple congolais par la Constitution de la République;
-Exige aussi la libération des autres prisonniers politiques dont l’Honorable Eugène DIOMI NDONGALA et le Pasteur KUTINHO Fernando;
-Remercie tous les hommes et toutes les femmes, nationaux et étrangers, ainsi que les pays et organisations internationales, épris de paix et de justice, notamment la MONUSCO, l’Union Européenne et les Etats-Unis d’Amérique, pour leurs sympathies, soutiens et accompagnements dans cette dure épreuve que le pouvoir en place impose, une fois de plus, à l’UNC. Les mêmes remerciements s’adressent à tous nos partenaires de l’Opposition et de la Société civile qui ne nous ont quittés d’un seul pouce. Nous pensons notamment à I’UDPS, au CVD, au Sauvons la RDC, au RCD-KML, au MPCR, à l’ECIDé, au CEDR, à I’UDEMO, et à tant d’autres que nous ne saurons nommés tous ici;
-Renouvelle sa foi et sa détermination dans la lutte pour l’encrage de notre pays dans la démocratie, gage d’un avenir meilleur pour toutes les citoyennes et tous les citoyens;
-Enfin, rejette tout projet de révision ou de changement de la Constitution, dernier espoir du pouvoir décadent de Monsieur Kabila, en même temps qu’il exige la publication d’un calendrier électoral consensuel complet et fondé sur la Constitution et les lois actuellement en vigueur en République Démocratique du Congo.
Je vous remercie.
Fait à Kinshasa, le 10 août 2014
Pour l’Interfédéral de l’UNC/Ville de Kinshasa
Honorable Jean Baudouin MAYO MAMBEKE
Député National,

 

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Le procès Chebeya fixé le 29 août prochain à la CSJ : La VSV réclame l’arrestation du Général John Numbi

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La Voix des Sans Voix pour les Droits de l’Homme (VSV) informe l’opinion tant nationale qu’internationale qu’elle vient de recevoir mardi 12 août 2014, de la part de la Cour Suprême de Justice (CSJ) de la République Démocratique du Congo (RDCongo),

greffe civil, la notification de la date d’audience du procès relatif au double assassinat dans la nuit du 01 au 02 juin 2010, des défenseurs des droits humains Floribert Chebeya Bahizire et Fidèle Bazana Edadi, respectivement ancien Directeur Exécutif et chauffeur, chargé de dispatching, tous deux membres effectifs de la VSV.
 
En effet, à la requête du Greffe de la Cour Suprême de Justice, monsieur Mboyo Bolili, huissier près la CSJ a notifié la VSV que la cause enrôlée sous le n°R.CONST.256/TSR, mettant en cause la veuve de Floribert Chebeya et consorts contre le commissaire supérieur principal Mukalayi Wa Mateso et consorts sera appelée devant la plus haute juridiction du pays à l’audience publique du vendredi 29 août 2014 à 10h du matin.
 
Pour mémoire. il convient de rappeler que la CSJ avait été saisie’ le 13 mai 2013, par le Conseil des parties civiles pour inconstitutionnalité des arrêts avant dire droit rendus par la Haute Cour Militaire (HCM) où se déroule le procès en appel sur l’assassinat des deux membres effectifs précités de la VSV, victimes de l’exécution sommaire et extra judiciaire dans les installations de l’Inspection Générale de la Police Nationale Congolaise (PNC), actuel Commissariat Général sis, Kinshasa/ Lingwala.
 
Mais depuis lors, la CSJ a brillé par un mutisme que d’aucuns ne comprenaient, renforçant ainsi la conviction relative à l’absence de volonté politique dans le chef des autorités rdcongolaises de contribuer effectivement à la manifestation de la vérité sur les circonstances réelles de cet ignoble assassinat. …/…
 
La VSV espère que l’audience publique fixée au vendredi 29 août 2014 par la CSJ n’est pas la résultante de la saisine, par des parties civiles de la justice sénégalaise à compétence universelle mais plutôt, va contribuer à faire évoluer positivement le dossier.
 
En définitive, la VSV saisit cette occasion pour inviter les autorités de la RDCongo en général et celles de la justice en particulier de donner des signaux forts et rassurants dans le cadre non seulement de la lutte contre l’impunité, mais aussi et également, contre la consécration du régime des intouchables, en procédant effectivement à l’arrestation immédiate et sans condition du général John Numbi Banza Tambo, en sa qualité du suspect n°01 et les exécutants Christian Ngoy Kenga-Kenga ainsi que Jacques Mugabo de l’ignoble assassinat de deux défenseurs des droits humains, en l’occurrence Floribert Chebeya Bahizire et Fidèle Bazana Edadi.

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13 août 2014

Révision constitutionnelle : Washington maintient la pression sur Kinshasa

 

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Alors que les propos du président Barack Obama et du Secrétaire d’Etat John Kerry en rapport avec le respect des constitutions et du nombre des mandats par les dirigeants africains, tenus avant comme pendant le Sommet

USA-Afrique (04-06 août 2014 à Washington), alimentent encore les débats politiques dans plusieurs capitales africaines, Kinshasa reste dans le collimateur de l’Oncle Sam. On en veut pour preuve l’annonce, pour le mois de septembre prochain, d’une nouvelle visite de travail à Kinshasa de Russ Feingold, l’Envoyé Spécial du locataire de la Maison Blanche dans les Grands Lacs.
 
Selon les informations parvenues au Phare, il revient dans la capitale congolaise pour relancer la question de la non révision de la Constitution et du respect du nombre des mandats présidentiels. Comme il l’avait déjà fait il y a environ trois mois, il compte reprendre langue avec plusieurs décideurs politiques ainsi que des représentants de la Majorité Présidentielle, de l’Opposition et de la Société Civile pour insister sur le souci de son pays de voir la République Démocratique du Congo connaître un cycle électoral complet, incluant aussi bien les élections locales, législatives que présidentielle, et conforme aux prescrits de la Constitution.
L’essentiel de son message, indique-t-on, pourrait s’articuler autour du vœu de Barack Obama de voir tous les présidents africains annoncés fin mandat entre 2015 et 2017 accepter de passer sportivement la main à leurs futurs successeurs, par la voie des urnes. Dans sa nouvelle vision de l’avenir de l’Afrique, la Maison Blanche redoute des mœurs politiques fondées sur des mandats à vie, lesquels sont de nature à amplifier des frustrations dont les conséquences directes sont la récurrence des conflits armés et la montée du terrorisme.
A ce propos, un diplomate occidental en poste à Kinshasa avait déclaré que la démocratie était le meilleur rempart contre l’insécurité et l‘injustice.
Au pays de l’Oncle Sam, l’on pense que la longévité au pouvoir plombe la bonne gouvernance, favorise les antivaleurs telles que la corruption et l’impunité, bloque le progrès socioéconomique, et finit par induire des hommes forts, en lieu et place d’institutions fortes.
Kinshasa se particulièrement dans le collimateur de Washington à cause des velléités de révision constitutionnelle annoncées par la Majorité Présidentielle, qui va jusqu’à soutenir que même les articles « verrouillés » de la Constitution sont susceptibles d’être « déverrouillés », notamment par voie de référendum. Apparemment, ce schéma n’est pas vu d’un bon œil de l’autre côté, de l’Atlantique, au motif qu’il cache une volonté de confiscation du droit du souverain primaire à choisir librement ses futurs mandataires publics, du sommet du pouvoir d’Etat à la base.
Ainsi, malgré la colère qu’il avait suscitée il y a environ trois mois, quand il se trouvait dans la délégation des Envoyés Spéciaux des Nations Unies, de l’Union Européenne et de l’Union Africaine venus à Kinshasa délivrer le message de la nécessité, pour là CENI, de publier un « calendrier global », et du respect, par les autorités congolaises, des prescrits de la Constitution du 18 février 2006, notamment en sa disposition touchant le nombre des mandats présidentiels, Russ Feingold revient à la charge pour souligner que ‘la position de son pays n’a pas changé.
 
L’inévitable Envoyé Spécial de Barack Obama va certainement irriter, une fois de plus, les tenants de la révision constitutionnelle mais ceux-ci seraient bien obligés de l’écouter et de lui donner des ‘garanties que réclame son pays quant à la bonne conduite et à la transparence du processus électoral de 2014 à 2016. D’aucuns pensent que si on lui ferme les portes, comme pourraient le faire croire certains propos extrémistes à son endroit, une épreuve de force pourrait s’engager entre Kinshasa et Washington. Mais dans sa situation politique et sécuritaire actuelle, la République Démocratique du Congo aurait-elle intérêt à ne pas adhérer à la vision américaine de l’alternance démocratique?
 
On retient, pour l’histoire, que pour avoir fait l sourde oreille aux messagers de la Maison Blanche, entre 1990 et 1997, et n’avoir pas su lire correctement les signes du temps, le maréchal Mobutu avait été chassé du pouvoir comme une feuille morte.
Kimp

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Révision constitutionnelle : Le Msr propose un débat franc et responsable au sein de l’Amp

msr

 
Qui a prétendu que la Majorité présidentielle (MP) avait déjà levé l’option pour la révision constitutionnelle des dispositions verrouillées de l’article 220?

Qui a affirmé que pour contourner ce verrou de l’article 220, cette plateforme préparait même une nouvelle constitution, un changement constitutionnel? Deuxième parti de la majorité présidentielle, le Mouvement social pour le renouveau s’est exprimé hier sur cette question à la clôture d’une session extraordinaire de son Bureau politique élargi aux délégués des 26 futures provinces du pays.
Le Msr pense que la question de la révision constitutionnelle ne devrait aucunement être au centre du débat de l’heure. Il pense aussi que “la polémique née de ce débat prématuré suscite des soupçons de toute nature, éveille des rancœurs et ressuscite des tensions et risque d’en tramer la nation congolaise dans une situation chaotique”, note la déclaration politique du parti cosignée par le 1er vice-président Yves Mubando Yogo et le rapporteur et porte-parole du parti, Simon Laurent Ikenge.
Ce parti influent de la MP estime que les chantres de la révision constitutionnelle qui parlent au nom de la Majorité présidentielle et même du Chef de l’Etat sans avoir reçu de lui un quelconque mandat vont vite en besogne. La déclaration rappelle que ni le gouvernement, ni le Chef de l’Etat ni encore la MP n’a levé une quelconque option sur la question de la révision de l’article 220 de la loi constitutionnelle. Le Msr dit “ne pas se sentir engagé par les déclarations ayant nourri les propos mis en circulation par certains de ses partenaires de la Majorité présidentielle.
Il rappelle, en outre, que “la révision de la Constitution n’est jamais un acte pouvant se réaliser dans la clandestinité ou dans la discrétion elle ne se réalise ni par ordonnance présidentielle, ni par décret ou arrêté d’un membre du Gouvernement, encore moins par simple déclaration d’un acteur politique, qui qu’il soit”, souligne ce parti influent de la majorité présidentielle. D’où son appel au calme et à la sérénité pour ne pas “affoler ou même épouvanter nos paisibles concitoyens comme le font des politiciens d’une certaine opposition “, souligne la déclaration.
D’où aussi son appel en faveur d’un débat interne, franc et responsable sur cette question au sein de la Majorité ‘présidentielle. Joignant l’acte à la parole, le parti dirigé par Pierre Lumbi Okongo a adressé, hier même, une correspondance au secrétaire général de la MP, Aubin Minaku, pour la tenue de ce débat interne en vue, dit- il, de dégager une position commune sur la question de la révision ou non d la constitution et celles des dispositions de l’article 220.
Le Msr croit en son bon droit évoquant à ce sujet les prescrits de l’article 12 de la Charte de la MP qui stipule que “ toute question relative à un changement de fond à intervenir au niveau de la vie nationale fera obligatoirement l’objet d’une discussion préalable au sein du Bureau politique... “.
Retenons nos souffles. Le débat sera bientôt clarifié par la Majorité au pouvoir. Lire ci-dessous la déclaration du Msr.

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Guerre ouverte entre partis politiques de la majorité

boshabEva


(KINSHASA)- La Majorité présidentielle s’est plongée dans la confusion avec la sortie médiatique du Mouvement social pour le renouveau rappelant presque à l’ordre les autres partis partenaires de leur famille politique sur la révision constitutionnelle.

Distraction ou guerre d’influence autour du chef ? Difficile de répondre à cette question d’autant plus que le Msr insiste que Joseph Kabila ne s’est jamais prononcé sur la question et s’étonne du déviationnisme des partis qui se sont empressés à emprunter un tel chemin. Il s’agit du PPRD avec Evariste Boshab, du PA de Kin Kiey Mulumba ou le CNC de Pius Muabilu. En dehors de ces partis, il faut dire que trois acteurs majeurs du régime avaient tranché sur la révision constitutionnelle. Aubin Minaku, secrétaire général de la MP et président de l’assemblée nationale, Lambert Mende, le très politique porte-parole du gouvernement et Richard Muyej, le ministre de l’Intérieur ont martelé plusieurs fois que la constitution avait prévu sa propre révision et que la volonté du peuple va primer sur les considérations politiques des uns et des autres. Mais la deuxième force politique de la Majorité
pense qu’il est hasardeux de s’avancer sur ce chemin. Le Msr s’indigne qu’il y ait des gens qui prétendent parler de la révision constitutionnelle au nom de la Majorité présidentielle et surtout du
Chef de l’Etat, sans pour autant reçu de lui un quelconque mandat. Les observateurs s’interrogent si Minaku avant d’organiser une émission réplique à l’opposition, n’avait pas reçu l’aval du chef de l’état ou échangé avec lui. L’hypothèse parait fausse d’autant plus que les proches du président de l’assemblée ont indiqué que Minaku ne peut jamais oser lever cette option sans discuter avec le chef. Peut-être que le parti de Pierre Lumbi veut simplement jouer à l’équilibrisme pour tromper la vigilance de la communauté internationale qui s’oppose fermement à un troisième mandat du président Kabila, analysait un membre influent du clan katangais. Deux jours avant, le pasteur Théodore Mugalu sur le plateau de la télévision publique demandait clairement qu’on brule la constitution parce que, dit-il, fruit d’une entente entre belligérants de Sun City. Malgré tout, le Msr dit ne pas se sentir engagé par les déclarations ayant nourri les propos mis en circulation par certains de ses partenaires de la Majorité présidentielle. Au regard de la déclaration du Msr, un autre courant semble naitre non pas pour s’opposer à la révision constitutionnelle mais plutôt pour hausser le ton afin d’avoir un grand gâteau lors des partages de responsabilité pour le futur gouvernement. Lumbi et ses hommes anticipent toujours avant les grandes échéances pour ne pas se faire rouler dans la farine, a assuré un ancien membre de son parti. La vraie réalité aussi, ce sont les divergences de vue permanentes et ouvertes entre le Msr et le PPRD. Mais chaque fois que le parti de Lumbi s’écarte de la ligne, lui-même Joseph Kabila le retourne sur les rails. L’autorité morale de la Majorité est en même temps initiateur du PPRD et du Msr, affirme un cadre Msr. Donc, impossible qu’il prenne une décision contraire à la volonté du chef. Chacun joue un rôle au sein régime qui concourt à la consolidation du pouvoir.

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Matinée politique pour la commémoration de l'élection d'Etienne Tshisekedi comme premier ministre

A l’occasion de la commémoration de l’élection de son leader comme 1er ministre de la Cns : L’Udps organise une grande matinée politique en l’honneur de Tshisekedi

 

 
Cette importante journée, dédiée à la jeunesse, se déroulera ce vendredi 15 août à 12h00’ à la permanence du parti, à Limete.  A travers un communiqué de presse daté du 11 août 2014 et signé par le secrétaire général Bruno Mavungu Puati, ce dernier porte à la connaissance de l’opinion que l’Union pour la démocratie et le progrès social (Udps) organise, en date du vendredi 15 août courant, une grande matinée politique.
Ce, à l’occasion de la journée commémorant l’élection d’Etienne Tshisekedi Wa Mulumba au poste de 1er ministre à la Conférence nationale souveraine, journée dédiée à la jeunesse du parti du sphinx de Limete.
Il faut signaler que cette manifestation de haute portée historique de la République démocratique du Congo (RDC) aura lieu à 12h00’ précises, dans la commune de Limete, 10ème rue, quartier Résidentiel, à la permanence du parti, sise’ avenue Zinias n°546.
Les jeunes, cadres, membres, militants et sympathisants de l’Union pour la démocratie et le progrès social (Udps) sont priés de venir nombreux prendre part à cet évènement où, sans nul doute, la direction du parti donnera des orientations en rapport avec l’évolution de la situation politique dans l’ex-Zaïre.
 
Pour rappel, Etienne Tshisekedi avait battu à plate couture tous les autres candidats 1er ministres, dont un certain Kanku, dans la joie la plus totale de tous les ex-Zaïrois qui ne juraient que par le départ de Mobutu, avec comme alternative le leader de l’Udps.
Même les conférenciers de la mouvance présidentielle avaient voté pour cet opposant, au regard du nombre des voix obtenues.
C’était le triomphe de la démocratie, et cela a fait renaître l’espoir de tout un peuple clochardisé par les dinosaures de la deuxième République.
LM

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Kabinda: 2 morts et 200 sans abris après une série d’incendies des maisons

 
Des volontaires, des policiers et les membres de la Croix Rouge National, tentent de dégager les corps calcinés ce 20/05/2011 à Kinshasa, lors d'un incendie qui avait tué six membres d'une même famille. Radio Okapi/ Ph. John Bompengo

Près de quatre-vingt-dix maisons  ont été incendiées en six jours dans trois localités environnantes de Kabinda- Centre, à 153 Km à l’est de Mbuji-Mayi (Kasaï-Oriental). Le drame a fait deux morts et plus de 220 sans abris, selon un rapport envoyé lundi 11 août  aux autorités politico administratives de Kabinda par le chef de service en charge des droits humains.

Ces maisons ont été incendiées précisément dans les localités de Kabengiele, Kanana-Konyi, et d’Ejiba-Mpengie. Plus de 80 sans-abris dans la localité de Kabengiele, 120 à Kanana-Konyi et plus de 20 à Ejiba Mpengie passent la nuit à la belle étoile depuis déjà six jours.

Selon le chef de service des droits humains du territoire de Kabinda, ces personnes dorment à même le sol. Ils sont sans nourriture et  sans couvertures. Ils se nourrissent principalement des mangues.

Le président de la société civile populaire de Kabinda, Nsomue Kitengie Pansom, déplore les «conditions inhumaines » dans lesquelles vivent ces sinistrés.

Selon cette organisation, parmi les sinistrés, il y a deux enfants âgés de 5 et 10 ans qui sont morts à Ejiba Mpengie par manque des soins médicaux appropriés. Plus de quarante autres enfants souffrent de complications pulmonaires et de la malaria. Ils n’ont pas accès à des soins médicaux suffisants, leurs parents ayant tout perdu dans ces incendies, affirment les sources médicales.

L’administrateur de territoire de Kabinda invite les églises, les ONG et les hommes de bonne volonté à se mobiliser dans un bref délai pour venir en aide aux victimes de l’incendie des maisons surtout dans ces trois villages.

radiookapi.net

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12 août 2014

Drôle de dernier adieu

Il y a quelques jours, nous nous retrouvons dans un cimetière de la place, non pas pour visiter les morts, mais plutôt pour y enterrer un des nôtres. Une foule nombreuse et compacte s'est amassée autour de la tombe: 99% des Noirs et quelques amis blancs, amis du défunts. Sous le soleil de plomb qui brille et nous empêche de bien respirer, je choisis de me mettre un peu à l'écart, à l'ombre d'un grand arbre. Les chansons et les je-vous-salue-Marie vont bon train. 

Tout à coup, tout devient calme, silencieux. C'est l'heure des derniers adieux. Le cercueil gît déjà au fond de la tombe. La grande soeur du défunt avance, s'incline devant son frère et l'interpelle: " Bien aimé..." commence-t-elle en français châtié. "J'ai prié Jésus-Christ pour te guérir et t'accorder encore son souffle de vie. Je sais qu'il m'a écouté parce que tu as encore survécu pendant quatre mois...". J'entends encore sa voix d'une oreille distraite. D'ordinaire, les moments comme ceux-là sont très pathétiques. C'est le moment où tout le monde est en pleurs. Mais là, je reste de marbre. Aucune larme ne coule de mes yeux. La soeur du défunt  continue son monologue pour terminer par "Je demande à la vierge Marie que tu aimais tant prier pour qu'il t'accueille au paradis auprès de son fils Jésus. Amen".

Irrité, gêné, je me tourne vers mon voisin débout à ma droite: "As-tu bien observé cette scène? Une foule de Noirs à un enterrement d'un Noir, en train de chanter en français et dire un dernier adieu à un des leurs en français. Et où est notre part là dedans?"  Et nos ancêtres? Ne méritent-ils pas d'être honorés?" Mon jeune frère me regarde étonné, ne sachant pas où je veux en venir. Je lui pose encore une question: "As-tu déjà vu ou entendu en Afrique ou ailleurs un Blanc ou une Blanche dire un dernier adieu à un des siens en tshiluba, lingala, swahili ou en wolof?".

C'est sûr que là, Mon jeune frère me prend pour un fou. "Tudi ba mayi tshiowesha ba bende" je lui dis avec tristesse. Tant que nous renierons nos racines, elles nous renieront aussi et nous continuerons toujours à tournoyer, ne sachant où aller". Je m'en vais à pas pressés, déçu, n'ayant pas écouté le "kasala" de nos mères.

Tshiamba ya Bende

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