05 août 2014

A Gaza, les écoles au coeur du conflit

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Six écoles de l'ONU ont été touchées par des frappes israéliennes depuis le début de l'opération "Bordure protectrice". Refuges de plus de 200 000 Palestiniens, ces structures sont débordées. 

A Gaza, les écoles au coeur du conflit

 

Dimanche, devant l'école de l'ONU de Gaza, des traces de sang maculaient le sol.

REUTERS/Ibraheem Abu Mustafa

Pour la troisième fois en 10 jours, une école de l'ONU dans la bande de Gaza a été la cible de de l'armée israélienne. Dimanche, au moins 10 personnes sont mortes alors qu'elles étaient réfugiées dans une école à Rafah. Une trentaine de Palestiniens ont déjà été tués dans des frappes sur des écoles à Beit Hanoun le 24 juillet et à Jabaliya le 31 juillet. Au total, six abris de l'ONU ont été frappés par l'armée israélienne. 

L'UNRWA, la structure de l'ONU chargée des réfugiés palestiniens, dispose de 245 écoles dans l'enclave, dont 90 servent d'abri en cas de conflit. Selon un rapport publié dimanche, 260 000 Palestiniens ont trouvé refuge dans ces structures. Ils y reçoivent de l'eau, de la nourriture et les produits de première nécessité. "Les Gazaouis savent que même une école de l'ONU n'est pas un lieu sûr", admet le rapport. 

"Pourquoi ils ont bombardé les écoles?"

Sur place, les habitants sont sous le choc. "Pourquoi ils ont bombardé les écoles?, s'interroge Kamal au micro de RFI à Rafah. C'était pourtant eux qui nous avaient dit de nous réfugier là-bas. On y est allé, et maintenant, ils les bombardent. Il y avait encore des familles. Les écoles sont le seul endroit pour beaucoup." En effet, l'armée israélienne conseille à certains Gazaouis de quitter leur domicile. A Jabaliya, un homme témoignait pour le New York Times de la violence de l'attaque: "Il était clair qu'ils ne ciblaient pas une maison en particulier mais ils ont bombardé largement et c'est tombé là où c'est tombé..." L'ONU a vivement condamné ces attaques, alors que les localisations des bâtiments sont connues de l'armée israélienne, selon des responsables de l'organisation. 

Pour expliquer l'attaque de dimanche, Israël a reconnu avoir ciblé trois hommes du Djihad islamique près de l'école de Rafah. L'envoyé spécial de France Info a constaté la présence d'une moto aux couleurs de l'organisation. Selon l'armée israélienne, les écoles, les hôpitaux ou encore les mosquées sont utilisées par le Hamas pour "tirer sur Israël". Des roquettes ont été retrouvées dans plusieurs écoles vides du réseau de l'ONU. 

Avec plus de 10% de la population gazaouie déplacée dans des écoles peu sûres, l'ONU est débordée, notamment à Rafah où la trêve israélienne n'est pas en vigeur. L'année scolaire doit commencer le 24 août, dans des conditions encore très incertaines. 

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Israël-Palestine: la guerre est loin d'être terminée

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L'armée israélienne a indiqué lundi qu'elle avait encore "beaucoup de missions" à accomplir à l'intérieur de la bande de Gaza. Les troupes vont y être maintenues, même si "tous les tunnels ont été détruits". 

Israël-Palestine: la guerre est loin d'être terminée

 

Un soldat israélien explique aux journalistes, le 25 juillet 2015 la structure du tunnel utilisé par des militants palestiniens entre la bande de Gaza et Israël.

 

afp.com/Jack Guez

La paix n'est pas pour demain. L'armée israélienne a indiqué lundi qu'elle avait encore "beaucoup de missions" à accomplir à l'intérieur de la bande de Gaza signalant ainsi qu'elle y maintient ses troupes même si elle estime avoir achevé la destruction des tunnels ennemis. 

"Nous ne partons pas, nous restons dans la bande de Gaza, il y a encore beaucoup d'autres missions à terminer", a déclaré Moti Almoz, le porte-parole de l'armée à la chaîne israélienne Channel-2. 

Après neuf jours de bombardements aériens de la bande de Gaza, Israël a lancé son offensive terrestre le 17 juillet dans l'enclave palestinienne, avec comme mission affichée de neutraliser les tunnels souterrains, "le Gaza sous Gaza", servant aussi bien à entreposer et déplacer l'arsenal des combattants palestiniens qu'à mener des opérations commandos d'infiltration en territoire israélien. 

"Tous les tunnels que nous avions repérés ont été détruits", a assuré le porte-parole militaire. "Ce n'est pas parce que nous parlons de la fin de la mission contre les tunnels, que nous parlons de la fin de l'opération à Gaza". 

Samedi, l'armée israélienne avait toutefois entrepris de retirer un certain nombre de soldats de cette enclave côtière contrôlée par le mouvement palestinien Hamas, sans préciser combien, tandis qu'elle en redéployait d'autres à l'intérieur de la bande de Gaza. 

Israël a observé lundi une trêve humanitaire de sept heures à l'issue de laquelle le Premier ministre Benjamin Netanyahu a déclaré que l'offensive sur la bande de Gaza se poursuivrait jusqu'au "rétablissement de la sécurité" pour les Israéliens, faisant fi des appels internationaux au cessez-le-feu. 

Au Caire, l'Egypte, médiateur traditionnel lors des conflits entre le Hamas et Israël, tentait lundi soir de faire accepter une trêve de 72 heures à Gaza qui commencerait mardi, a annoncé un responsable palestinien au Caire. 

Avec

En savoir plus sur http://www.lexpress.fr/actualite/monde/proche-moyen-orient/israel-palestine-la-guerre-est-loin-d-etre-terminee_1564065.html#JOm8Q8epBsAoqHj5.99

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04 août 2014

RDC - Freddy Kita : "Kabila n'a plus d'autre option, il doit partir en 2016 !"

Freddy Kita, secrétaire général de la Démocratie chrétienne (DC), le 4 août 2014 à Paris. Freddy Kita, secrétaire général de la Démocratie chrétienne (DC), le 4 août 2014 à Paris. © Elena Blum/J.A.

L'opposition congolaise a tenu lundi un "meeting populaire" à Kinshasa. De passage à Paris, un de ses membres, Freddy Kita, secrétaire général de la Démocratie chrétienne (DC), explique à "Jeune Afrique" le sens de cette mobilisation. Interview.

Appel à la mobilisation au Nord-Kivu, "meeting populaire" à Kinshasa, l'opposition congolaise passe à l'offensive. Malgré l'absence de certains de ses leaders – Vital Kamerhe, Martin Fayulu, Félix Tshisekedi notamment – qui séjournent à Washington, plusieurs partis qui s'opposent au projet gouvernemental de révision constitutionnelle, ont organisé, le 4 août, un rassemblement à la place Sainte-Thérèse, dans le sud-est de la capitale congolaise.

Manif de l'opposition

"C'est désormais l'heure de l'action, a confié à Jeune Afrique Lydie Omanga, conseillère de Vital Kamerhe, président de l'Union pour la nation congolaise (UNC), satisfaite de la "réussite" de la manifestation qui s'est déroulée dans le calme. En présence de différents opposants politiques dont Mwenze Kongolo, ancien ministre de la Justice sous Laurent-Désiré Kabila, Bruno Mavungu, secrétaire général de l'Union pour la démocratie et le progrès social (UDPS), Jean-Lucien Busa, transfuge du Mouvement pour la libération du Congo (MLC) ainsi que quelques représentants de la société civile kinoise.

De passage à Paris,  Freddy Kita, secrétaire général de la Démocratie chrétienne (DC, opposition), a de son côté salué la démarche, soulignant que "c'est le début de la mobilisation du peuple".

Jeune Afrique : Peut-on considérer que l'opposition congolaise est plus que jamais déterminée à barrer la route à une éventuelle modification de la Constitution pouvant permettre au président Joseph Kabila de se représenter en 2016 ?

Freddy Kita : Ce n'est pas une affaire d'opposition politique, mais c'est le peuple congolais dans son ensemble qui veut dire "non" à ce pouvoir qui le gouverne par défi. Aujourd'hui, l'économie de la RDC se trouve par terre, les conditions sociales de la population laissent à désirer, l'insécurité bat son plein, mais Joseph Kabila cherche encore à s'accrocher au pouvoir. Le peuple, lui, est fatigué. Il se lève pour montrer son indignation. C'est le début de la mobilisation du peuple.

Que répondez-vous à la majorité au pouvoir lorsqu'elle affirme que tout projet de révision constitutionnelle n'est pas forcément illégal, dès lors qu'il ne touche pas aux articles verrouillés de la Constitution ?

Joseph Kabila a peur de quitter le pouvoir.

Pourquoi doit-on toujours modifier la Constitution lorsqu'on s'approche des échéances électorales en RDC ? Avant la présidentielle de 2011, la majorité mécanique au Parlement a ramené le scrutin à un tour et aujourd'hui elle cherche encore à bidouiller le texte constitutionnel pour permettre à son champion de briguer un autre mandat. Nous ne sommes pas d'accord. Si elle tient à son projet de révision, elle doit attendre la fin du processus électoral de 2016. Nous savons que Joseph Kabila a peur de quitter le pouvoir. Peur de se retrouver demain devant la Cour pénale internationale (CPI) pour des crimes qu'il a commis dans le pays. Mais, il n'y a plus d'autre option : en 2016, il doit partir !

Le départ de Kabila en 2016 semble être un objectif qui réunit l'opposition congolaise, réputée pour ses divisions et ses luttes internes...

Même 10 enfants issus d'une même famille ne parlent jamais un même langage. L'important est qu'ils se reconnaissent tous d'un même père. C'est le cas aujourd'hui de l'opposition congolaise. Au-delà de nos divergences, nous faisons bloc pour nous opposer à toute modification de la Constitution.

Au même moment à Washington s'ouvre le Sommet États-Unis – Afrique, qu'est-ce que votre parti, la Démocratie chrétienne (DC), et l'opposition en RDC attendent de cette rencontre à laquelle participe également le président Joseph Kabila ?

C'est aux Congolais de résoudre les problèmes de la RDC. Nous devons donc continuer à nous mobiliser pour nous prendre en charge. La communauté internationale n'est là que pour nous accompagner dans cette démarche.

En attendant, le leader de votre parti, Eugène Diomi Ndongala, condamné pour viol, continue à croupir en prison et les parties civiles demandent désormais des dommages et intérêts importants…

Ce n'est pas une surprise. Nous savons que Joseph Kabila est derrière ce scénario. Diomi Ndongala n'a jamais commis de viol. C'est un père de famille. Un grand leader politique. S'il voulait avoir une maîtresse, il aurait eu recours à des femmes responsables. Après sa condamnation arbitraire, il continue de mener son combat depuis sa cellule. Il publie chaque semaine le carnet politique d'un prisonnier. C'est ce qui dérange et qui a provoqué ce nouveau rebondissement de l'affaire au civil.


Lire l'article sur Jeuneafrique.com : Opposition RDC | RDC - Freddy Kita : "Kabila n'a plus d'autre option, il doit partir en 2016 !" | Jeuneafrique.com - le premier site d'information et d'actualité sur l'Afrique

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Afrique du Sud: début du procès des Congolais accusés de tentative de coup d’Etat

 
Une vue de la ville de Pretoria en Afrique du Sud (Photo mudago.com)Une vue de la ville de Pretoria en Afrique du Sud (Photo mudago.com)

Après plusieurs reports, le procès des 20 Congolais arrêtés en Afrique du Sud a débuté, lundi 4 août, à la Cour suprême de justice de Pretoria. Le juge les poursuit pour tentative de coup d’Etat contre le régime de Kinshasa en février 2013. Ils étaient 19 à comparaitre ce lundi devant le juge à la Cour suprême de Pretoria.

La séance a ensuite été ajournée à mardi 5 août car un des accusés, James Jacob Mapima, était absent pour des raisons de santé.

La défense a tenté en vain d’obtenir l’annulation des charges contre ces accusés.

Pour leurs avocats, des personnes poursuivies n’ont commis aucun crime en Afrique du Sud et elles ne devraient pas par conséquent être poursuivies.

Ce que rejette le juge qui estime par contre que ces ressortissants congolais ont planifié ce coup sur le sol sud-africain et devraient être poursuivis pour avoir violé la loi sur l’assistance militaire étrangère.

Il convient de rappeler que les 20 congolais ont été arrêtés en février 2013 pour tentative de déstabiliser le pouvoir de Kinshasa.

En juillet dernier, Me Pillay, le représentant de la grande partie des détenus avait dénoncé que ses clients seraient victimes d’agressions morales et physiques par les autorités de la prison.

Ces détenus ne jouiraient que d’une heure de liberté à l’intérieur de la prison au lieu de 24 heurs, a poursuivi Me Pillay. La demande de leur remise en liberté provisoire avait été rejetée.

radiookapi.net

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RDC : l’opposition appelle Joseph Kabila à un dialogue « pour son départ en douceur »

 

Etienne_Tshisekedi-Vital_Ka

Les présidents Etienne Tshisekedi de l'UDPS et Vital Kamerhe de l'UNC.

L’opposition politique congolaise invite le président de la République, Joseph Kabila, à un dialogue d’ici la fin du mois d’octobre, afin « d’organiser son départ en douceur ». L’UDPS d’Etienne Tshisekedi, l’UNC de Vital Kamerhe et le RCD/K Ml de Mbusa Nyamwisi et leurs alliés ont fait cet appel lundi 4 août lors de leur meeting organisé à Kinshasa.

Dans son message, Bruno Mavungu, secrétaire général de l’Unions pour la démocratie et le progrès social (UDPS), a déclaré que l’opposition veut amener Joseph Kabila à ce dialogue pour organiser son départ en douceur, de manière à préserver la paix dans le pays.

Pour ce parti d’opposition, ce dialogue serait conforme aux accords d’Addis-Abeba [NDLR : signé le 24 février 2013 par onze chefs d’Etats africains].

« Il [Joseph Kabila] a fait sortir un autre jeu en parlant des élections. La famille politique de M Kabila est actrice dans ces élections. Nous attendons le retour de Kabila des Etats-Unis, pour que nous allions au dialogue pour organiser son départ », a affirmé Bruno Mavungu.

Joseph Kabila a organisé en octobre 2013 les concertations nationales auxquelles ont pris part les partis politiques membres de la Majorité présidentielle et ceux de l’opposition.

Plusieurs recommandations ont été formulées à l’issue de ces assises, dont la formation d’un gouvernement de cohésion nationale. Jusqu’à ce jour, cela n’a jamais été fait. L’UDPS et l’UNC notamment avaient boycotté ces assises.

Pour Jean-Bertrand Ewanga secrétaire général de l’Union pour la nation congolaise (UNC), le dialogue inclusif-selon l’accord cadre d’Addis-Abeba-ne devait pas laisser place aux concertations nationales qui, du reste « constituent un échec ».

« Ces concertations nationales ont été une tricherie de M. Kabila. La résolution 2098 du conseil de sécurité des Nations unies exige un dialogue inclusif. Il [Joseph Kabila] a monté une histoire à sa taille et les résultats c’est ce que nous connaissons. Il veut réviser la constitution et cherche le referendum. Nous devons l’obliger à partir », a-t-il indiqué.

L’opposition réunie se dit confiant quant à l’aboutissement de ces assises avant la fin du mois d’octobre prochain.

radiookapi.net

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Révision constitutionnelle : Les arguments d’Evariste Boshab déclassés

 
La communication du SG du PPRD ne résiste pas à la critique du point de vue de la forme et du fond émise par le Front populaire.  Le Front populaire contre la révision constitutionnelle.

Front populaire en abrégé, a vigoureusement réagi contre la communication du mardi 29 juillet adressée par le Secrétaire général du PPRD aux militants de son parti. Ce, à l’occasion d’un point de presse que le Coordonnateur du Front a tenu le 1er août. Du point de vue de la forme et sur le plan du fond, les arguments avancés par Evariste Boshab ont été déclassés par Jean- Pierre Lisanga, qui a lu la prise de position de son collectif.
 
Attaquée par rapport à la forme, la communication a été rédigée sur papier sans en tête ni Logo du PPRD, avec tout les risques de se demander si ce parti phare de la MP a renoncé à ses armoiries et autres signes distinctifs représentant son identité. En outre, souligne JP Lisanga, la communication émise par Boshab Mabudj ma Bilenge, « est un amas de confusion et d’amalgames qui ne s’appesantit pas sur l’essentiel, à savoir démontrer, puisque c’est l’objectif avoué l’opportunité et la nécessité historique de la révision constitutionnelle, mais s’étend plutôt dans des conjectures pseudo académiques alors que le débat sur la révision constitutionnelle est aujourd’hui descendue dans la rue.”
 
Du point de vue du fond, des arguments massues sont avancés pour déclasser la fameuse communication d’Evariste Boshab. Par rapport aux postulats de l’homme fort du PPRD sur les victoires brandies lors des deux dernières élections présidentielles, ce sont des contestations dont l’une marquée d’une tâche noire avec les morts enregistrés à Kinshasa pendant trois jours en mars 2007, qui lui ont été balancées Prétextant solliciter un autre mandat présidentiel à cause des guerres, le Front populaire trouve fallacieux cet argument. Boshab qui avoue l’échec des programmes de Joseph Kabila à travers ce faible argument feint d’ignorer, d’après Lisanga et son groupe, que le cycle des guerres dont question a été provoqué par “ la fameuse guerre de libération de l’AFDL. qualifiée par Laurent Désiré Kabila de conglomérat d’aventuriers, dont le PPRD est l’héritier testamentaire “ et “le non respect des Accords signés le 23 mars 2009 entre le gouvernement de Kabila et le CNDP enfant prodigue de l’AFDL qui s’est mué en M23 “.Même s’il faut raisonner par l’absurde ,Lisanga demande à Boshab si le président américain G.Bush Junior aurait-il osé réclamer un troisième mandat au détriment de la Constitution de son pays sous le prétexte que la mise en œuvre du programme .pour lequel il a été élu aurait été retardée à cause de l’attentat de World Trade Center et de la guerre en Irak ? Ou le Président Obama peut-il réclamer un troisième mandat au peuple américain pour le retard connu dans l’exécution de son programme suite à la traque d’Oussama Ben Laden?
La volonté de Boshab de voir organiser les élections locales et municipales au motif de vider les arriérés électoraux et en même temps respecter les aspirations du peuple cache un soutien au calendrier électoral proposé par un des membres de la MP au perchoir de la CENI tenant à la modification de la Loi fondamentale au profit de l’autorité morale de la famille présidentielle. Prenant le SG du PPRD au mot selon lequel, « la Constitution de la Rd Congo a prévu elle-même la manière dont elle peut être modifiée “, le Front populaire rétorque en rappelant que” la Constitution du 18 février 2006 ne prévoit point de mécanisme de son changement “. Par conséquent, pour Lisanga et son groupe, toute tentative. initiative ou manœuvre tendant au changement de la Constitution équivaudrait à un coup d’Etat constitutionnel et le recours à l’article 64 sera d’usage en cas de besoin, Il est aussi rappelé à Evariste Boshab que l’évolution des mentalités des RD Congolais d’aspirer à une bonne gouvernance fera échec à toute malencontreuse aventure de modifier unilatéralement la Constitution si subtile soit elle comme l’harmonie nécessaire devant sous-tendre l’architecture institutionnelle avancée par l’homme du PPRD.
 
S’agissant des similitudes comparatives brandies par l’ancien Speaker de l’Assemblée nationale lorsqu’il parle de différentes révisions intervenues dans la constitution belge, il lui est rappelé d’omettre sciemment de donner les statistiques du nombre des révisions au regard de l’âge de la Constitution belge. La constitution américaine lui a été citée à titre exemplatif. Vieille de 200ans’, elle n’a connu jusque là que 10 amendements, soit en moyenne d’une seule révision tous les 20 ans. La constitution française de la 5ème République accouchée dans la douleur pendant la guerre d’Algérie n’a pas été changée et n’a connu de révision que dans le sens de renforcer la démocratie notamment en réduisant la durée du mandat présidentiel passé de 7 à 5 ans.
 
Boshab a été invité à la prudence. La campagne dont l’objectif inavoué est d’installer en RD Congo un régime anachronique qu’il a lancée embarque le PPRD et la MP sur un radeau croulant et voguant dangereusement à contre-courant de l’évolution du monde.
 
L’opposition républicaine se saborde
 
Le regroupement politique dénommé “ Opposition républicaine “ devient une nébuleuse sans objet du fait que les mobiles ayant prévalu à sa création le suivi et la matérialisation des recommandations des concertations nationales, n’ont plus leur raison d’être à cause de la rupture unilatérale du pacte engagé entre les deux parties.
Refusant de suivre ceux qui ont craché sur les Concertations politiques en se muant en un conglomérat de partis, personnalités et regroupements politiques « révisionnistes “, les forces politiques de la Convention de l’opposition républicaine ont mis sur pied la Force populaire contre la révision constitutionnelle.
 
Dans le cadre de son combat contre la révision constitutionnelle, le Front populaire dépose aujourd’hui lundi 4 août à l’Ambassade des Etats-Unis d’Amérique et à la MONUSCO un mémo de soutien au président américain Barack Obama « pour les efforts inlassables qu’il ne cesse d’entreprendre en vue de consolidation de la démocratie dans notre pays en particulier et en Afrique en général ».
K.KAP

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RDC : Martin Kobler insiste sur la reforme du secteur de la sécurité

 
Martin Köbler, représentant spécial du secrétaire général de l'Onu pour la RDC prononçant son allocution lors de la célébration de la journée internationale des casques bleus le 29/05/2014 à Kinshasa. Radio Okapi/Ph. John BompengoMartin Köbler, représentant spécial du secrétaire général de l'Onu pour la RDC prononçant son allocution lors de la célébration de la journée internationale des casques bleus le 29/05/2014 à Kinshasa. Radio Okapi/Ph. John Bompengo

Le représentant spécial du secrétaire général de l’Onu en RDC, Martin Kobler, a déclaré dimanche 3 août à Goma qu’il restait du travail dans la reforme du secteur de la sécurité. Il s’exprimait à quelques heures de son départ pour New York où il doit présenter son rapport au Conseil de sécurité des Nations unies. Devant cet organe de l’Onu, Martin Kobler devrait également évoquer la question du calendrier électoral congolais.

« Je me déplace à New York maintenant. C’est une très très bonne occasion d’échanger de vues avec les membres du conseil de sécurité. Et cette fois–ci c’est une réunion très très importante parce que c’est au niveau ministériel sous la présidence du Royaume Uni », a indiqué le chef de la Monusco.

Martin Kobler a expliqué que depuis la dernière session du Conseil de sécurité des Nations unies beaucoup de progrès ont été réalisés en RDC.

« Je crois qu’on a eu beaucoup de progrès depuis la dernière session du conseil de sécurité. Et maintenant je ne peux pas que remercier mes collègues mais avant tout les Congolaises et les Congolais parce que c’est leur pays, ce sont leurs efforts [qui ont produit] le progrès ici. Mais il reste beaucoup à faire. C’est aussi un message pour le conseil de sécurité : reforme du secteur de sécurité », a-t-il déclaré.

Martin Kobler a également indiqué qu’il était important de développer une stratégie de départ de la Monusco.

« Nous ne sommes pas ici pour toujours. Il faut partir du pays. On ne peut partir seulement que si on ne laisse pas une situation fragile. C’est pourquoi la reforme du secteur de sécurité est un message qui est très important », a-t-il fait savoir, ajoutant que l’autre message important est en rapport avec les élections et le calendrier électoral.

radiookapi.net

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03 août 2014

Sous pression, Kimbuta d’accord pour le meeting des opposants le lundi à Ndjili

kimbutaYango


(KINSHASA)- Les ténors de l’opposition radicale et le gouverneur de la ville de Kinshasa se sont accordés pour que le meeting prévu par l’opposition se tienne lundi à la place Sainte Thérèse de Ndjili sans casse.

Ils ont échangé longuement samedi à l’Hôtel du gouvernorat de Kinshasa. Le gouv a demandé aux opposants d’être responsables et de sensibiliser les militants de leurs partis politiques pour qu’il n’y ait pas des troubles.

‘‘J’autorise la tenue dudit meeting le lundi 04 aout 2014 de 10h00 à 15h00 et vous invite, conformément au décret-loi n°196 du 29 janvier 1999 portant réglementation des manifestations et des réunions publiques à assurer l’encadrement efficient de vos militants ou sympathisants de façon à préserver l’ordre public avant, pendant et après’’, peut-on lire dans la lettre d’accusé de réception du gouverneur de la ville. Il a instruit Célestin Kanyama, le chef de la police ville de Kinshasa de prendre toutes les dispositions pour assurer la sécurité du lieu et des participants. ‘‘Le commissaire provincial de la police ville de Kinshasa et le bourgmestre de la commune de Ndjili, qui me lisent en copie, sont chargés, chacun en ce qui le concerne, de prendre les dispositions sécuritaires requises’’, a rappelé Kimbuta.

Au cours de la réunion, les responsables de l’Udps, l’Unc et l’Ecidé se sont engagés à encadrer les partisans de l’opposition pour éviter tout débordement. Ils ont également donné des indications au gouverneur sur  l’heure du début du meeting et de la fin. ‘‘Le meeting va commencer à 10h00 et va se terminer à 15h00 à la place Sainte Thérèse de Ndjili. Nous avons harmonisé avec le gouverneur Kimbuta. Donc, il ne s’agissait pas d’une quelconque autorisation que nous devions avoir de sa part’’, a indiqué l’opposant Martin Mukonkole, très actif dans l’organisation de l’opposition.

Face à la pression, le chef de l’exécutif provincial de Kinshasa n’avait pas de choix que de reculer, a rappelé Jean Claude Vuemba, le président du MPCR. Les opposants ont mis des stratégies en place afin de mobiliser le maximum des gens pour le lancement de l’opération ‘‘Kabila dégage’’. Ils comptent rassembler plus de cent mille personnes pour montrer à la face du monde que les congolais ne veulent plus de Kabila et son régime. Des réunions se succèdent dans leurs états-majors pour la réussite de ce premier grand rassemblement populaire qui devra s’étendre, dans les prochains jours, dans d’autres coins de la ville de Kinshasa et dans toutes les provinces du pays.

 

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La nébuleuse opposition républicaine dissoute

lisangaBog


(KINSHASA)- L’opposition républicaine s’est auto dissoute, a annoncé son ancien modérateur Jean Pierre Lisanga Bonganga entré en rébellion depuis deux mois contre Léon Kengo wa Dondo, l’autorité morale contestée de la même plateforme pro-concertation.

Lisanga considère cette plateforme comme une nébuleuse où tous les opportunistes se sont réfugiés pour chercher de l’emploi. ‘‘Cette structure s’est muée en un conglomérat incongru des partis, des personnalités et des regroupements politiques révisionnistes de la constitution.

Cette structure s’est muée en un conglomérat incongru des mobutistes nostalgiques et avides du pouvoir pour le pouvoir et constitue aujourd’hui un appendice de la majorité présidentielle chantre de la révision constitutionnelle. Ce qui ternit l’image de l’opposition politique congolaise’’, a rallé Lisanga Bonganga. Les tenants de la dissolution de la plateforme indiquent que ses animateurs se sont totalement écartés de l’objet et de la mission à la base de sa création.  L’autodissolution est justifiée pour des raisons d’hygiène démocratique, a assuré la coordination du Front populaire de l’opposition.

‘‘Nous prenons acte de l’autodissolution de l’opposition républicaine qui s’est écartée de la ligne qu’elle s’est tracée à sa création’’, a déploré Jean Pierre Lisanga Bonganga, le patron du Front populaire de l’opposition, une nouvelle plateforme de l’opposition créée dans les cendres de l’opposition républicaine dans le but de barrer la route à toute tentative de révision constitutionnelle. Selon Lisanga, tout individu ou groupe d’individus qui continuera à se réclamer de l’opposition républicaine est un opportuniste révisionniste de la constitution et appendice déclaré de la majorité présidentielle.

Au finish, il a assuré que le front populaire continue son combat contre la révision constitutionnelle. Le lundi 04 aout, le Front populaire va déposer un mémo de soutien à Barack Obama à l’ambassade des Etats Unis à Kinshasa et au quartier général de la Monusco pour ses initiatives et sa politique de consolidation de la démocratie au Congo-Kinshasa et en Afrique.

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