23 août 2014

Kananga : Poursuite de la 2ème phase de la réhabilitation du boulevard L. D.Kabila à Kananga

travaux d'asphaltage kananga

ACP

 La 2e phase des travaux de réhabilitation du boulevard Laurent Désiré Kabila, de la partie allant de l’entrée du Camp militaire Bobozo à l’aéroport national de Kananga, en cours d’exécution par l’entreprise chinoise GREC-8, se dérouleront dans le délai imparti, a rassuré le directeur provincial de l’OVD (Office des voiries et drainage), M. Claude Lifeta Lomalisa, au sortir d’un entretien, mercredi, dans cette ville avec le vice-président de l’Assemblée provinciale du Kasaï-Occidental, Daniel Mbayi Bakatuyila.

Il en a profité pour exprimer à son hôte la préoccupation de son service public devant la multiplication des têtes d’érosions dans diverses localités de Kananga à la veille du retour de la saison de pluie.

M. Claude Lifeta Lomalisa a indiqué que des dispositions conséquentes ont été déjà préconisées pour mener une lutte anti érosive à Kananga. Il a rappelé la construction en cours de plus ou moins 70 m de canal sur l’avenue du Manguier, au quartier Kamayi par l’OVD grâce à un financement de 22.500 dollars US provenant de la FOREKOC (Fonds pour la reconstruction du Kasaï-Occidental).

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La journaliste Thythy Bolumbu abandonnée près de son domicile par ses ravisseurs

Thythy Bolumbu

 
La journaliste de Canal Kin Télévision (CKTV), Thythy Bolumbu. Photo Facebook.

Portée disparue depuis deux jours, Thythy Bolumbu, présentatrice Canal Kin Télévision (CKTV), a été abandonnée par ses ravisseurs vendredi 22 août matin, à 300 mètres de sa résidence, à Binza Ozone, à Kinshasa. Elle avait les yeux bandés et ne pouvait donc pas voir les visages de ces ravisseurs.

Thythy Bolumbu a été gardée pendant deux jours dans une pièce au camp Tshatshi qui abrite l’état-major général de l’armée, affirme Moïse Musanganya, le directeur général de CKTV, une chaîne de télévision privée, qui emploie la journaliste.

Lire aussi : Kinshasa : Canal Kin TV dénonce l’enlèvement de la journaliste Thythy Bolumbu

«Elle était gardée dans une maison quelque peu éclairée. Elle est entrée au camp Tshatshi mercredi au siège arrière d’une Jeep Range Rover. Juste devant la Maternité, on avait baissé sa tête par ses ravisseurs jusque là où on l’a amenée», a déclaré Moïse Musanganya. D’après lui, sa journaliste s’est retrouvée au mauvais endroit au mauvais moment. Elle aurait, selon la même source, commis limprudence de décliner son identité de journaliste aux « ravisseurs [qui] voulaient rançonner le conducteur du taxi à bord duquel elle avait pris place». C’est ce qui expliquerait sa détention.

Joint jeudi par CKTV, le responsable du camp Tshatshi avait affirmé ne pas détenir de journaliste dans ce camp militaire.

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Surtout, ne touchez pas aux frontières congolaises !!!


Chères toutes et chers tous,

Au nom du Ciel, arrêtez donc de prendre les "enfants du bon Dieu pour des canards sauvages" !! Jusques à quand les Tutsis continueront-ils de nous rouler dans la farine ?  Jusques à quand les Bantous congolais pourront-ils tolérer les humiliations et les attentes à la cause sacrée de la terre léguée par leurs ancêtres ? Après avoir perpétré un génocide dont l'ampleur dépasse désormais les 8 millions de morts au Congo, voilà que le régime tutsi au pouvoir au Rwanda ose franchir la ligne rouge en osant contester le tracé de la petite frontière le séparant du Congo.

A part une minable tentative d'escroquerie orchestrée par les Tutsis et dont ils sont coutumiers, il n'existe aucune raison, aucune justification,  pour ouvrir le dossier, cousu de câbles blancs, sur la révision de la frontière séparant les  deux pays .

D'emblée, il convient, dans ce débat, d'écarter d'office les ignorants, les crétins et les amnésiques pour ne s'adresser qu'aux intellectuels et aux historiens imposteurs qui soutiennent la thèse d'une hypothétique remise en cause du tracé des frontières entre le Rwanda et le Congo.

Rappelons d'abord que le Rwanda, y compris son appellation, a existé plus de 250 ans avant la la création et la reconnaissance juridique internationale de l'EIC, Etat indépendant du Congo, ancêtre en droite ligne de la République démocratique du Congo de ce mois d'août 2014. Rien que cette antériorité invalide, à elle seule,  toute prétention à une quelconque revendication territoriale du Rwanda sur le Congo dont la formation, c'est de notoriété historique,  ne fut  jamais opérée au détriment du territoire rwandais. Et d'un.

Deuxièmement, le roi des Belges Léopold 2, propriétaire de l'EIC, de même que son premier mandataire en la personne du Gallois Henri Morton Stanley, ne mirent jamais les pieds au Rwanda. Le second périple africain de Stanley, faussement qualifié d'explorateur ou de journaliste, fut entrepris d'Est vers l'Ouest de l'Afrique, à partir d'octobre 1876, depuis les rivages de la localité de Bagamoyo, sur le littoral de l'océan indien.
Tel un long couteau sanglant, à la tête de la plus forte armée qui, jamais, ne foula auparavant le sol de l'Afrique, Stanley et ses soldats zanzibarites ravagèrent tout sur leur passage. L'odyssée sanglante de l'Anglais  se termina en août 1879, soit trois ans plus tard.

Pour la petite histoire, rappelons que le premier voyage de Stanley eut lieu quelques années plus tôt pour,  paraît-il, retrouver le pasteur écossais David Livingstone qu'on disait  égaré sur le continent noir alors qu'il y est venu avec le titre de consul de Grande Bretagne et, qu'à ce titre, il devait envoyer régulièrement des rapports à Londres.

Le prétendu égarement de Livingstone en Afrique constitue un pieux mensonge. Du reste, jamais l'évangéliste anglais ne se considéra lui-même comme perdu . Lorsque les deux compatriotes, Stanley et Livingstone, se rencontrèrent  dans la localité d'Ujiji, au bord du lac Tanganiyka, le Gallois Stanley repartit pour l'Angleterre quelques mois après. Seul.  Il était pourtant censé être venu en Afrique pour chercher ce même Livingstone. Comment expliquer qu'après l'avoir retrouvé, il ne le prit pas par la peau du cou pour le ramener illico presto à Londres ? Bizarre, n'est-il pas ? 
Du reste, à sa mort survenue deux ans après sa rencontre avec Stanley, le prétendu pasteur égaré demanda à ses serviteurs noirs d'enterrer son cœur en Afrique, mais de ramener son corps embaumé selon les techniques traditionnelles  en Angleterre où les visiteurs peuvent, encore aujourd'hui, voir sa tombe dans la crypte de l'abbaye de Westminster.
Une indiscrétion historique commise par Jules Cornet dans son livre " Maniema, au pays des mangeurs d'hommes" paru en 1954 aux éditions De Cuypers , affirme que David Livingstone vivait tranquillement avec deux femmes du Maniema dont il ne cessa de vanter les mérites culinaires auprès de Stanley.

La formation territoriale de l'EIC intervint à l'issue d'une féroce guerre de conquête des terres indigènes. Les armées d'une quinzaine d'empires et de royaumes bantous situés au cœur de l'Afrique, principalement dans le bassin de l'immense cours d'eau qui porte aujourd'hui le nom de fleuve Congo, ainsi que celles de  plusieurs centaines de communautés traditionnelles des mêmes Bantous  furent écrasées par les troupes de Stanley d'abord, puis,  par celles de la Force publique, l'armée de l'EIC créée peu avant les années 1890. 
A la suite de cette série de défaites militaires dont les ethnies bantoues ne se sont jamais relevées et qui, de surcroît, ne furent pas sanctionnées par un traité de paix ou une armistice,  Stanley et les émissaires de Léopold 2 qui lui succédèrent purent arracher quelque 800 traités de cession de souveraineté actuellement gardés au musée de Tervuren dans la banlieue flamande  de Bruxelles. Il s'agit de pièces juridiques capitales, dont l'importance n'a jamais été soulignées par les historiens congolais, puisqu'elles permirent l'obtention de la reconnaissance juridique, octroyée le 26 février 1885, par une quinzaine de puissances métropolitaines européennes et portant sur les droits de propriété de Léopold 2 sur  un immense domaine foncier s'étendant sur plus de deux millions de km² et situé en Afrique centrale.
Pour la petite histoire, ajoutons encore que ces 800 traités de cession de souveraineté comme ils sont appelés avec un parfait cynisme furent rédigés en anglais et signés par des reines, des rois , des impératrices et des empereurs, ainsi que par des propriétaires terrains bantous parfaitement analphabètes et illettrés, de surcroît ne parlant ni comprenant pas un traître mot de la langue de Shakespeare.  Il s'agit donc de documents dépourvus de la moindre valeur juridique. Et pourtant, ils furent reconnus par les puissances politiques européennes de la fin du 19e siècle.
Quoi qu'il en soit, après avoir été confisquées suite au désastre militaire infligé à leurs propriétaires historiques, les terres ayant appartenu aux aïeux des Bantous de ce mois d'août 2014 furent ensuite fusionnées pour constituer la superficie de l'EIC, Etat indépendant du Congo, qui donna naissance au Congo belge en 1908, puis à la République du COngo le 30 juin 1960, puis à la République démocratique du Congo après l'adoption de la constitution de Luluabourg, aujourd'hui Kananga en août 1964; ensuite à la République du Zaïre zn 1972 et enfin à la République démocratique du Congo le 17 mai 1997 jusqu'à ce mois d'août 2014. Tout ceci en attendant la prochaine dénomination de notre pauvre pays martyrisé.  L'EIC est donc l'ancêtre du Congo d'aujourd'hui et de demain. 

Que comprendre de toutes ces explications  et de tous ces rappels ? Il ne faut pas être savant pour admettre, en analysant ces faits historiques avérés,  que pas un cm² du sol rwandais ne fut arraché par Léopold 2 pour être annexé au territoire de l’État indépendant du Congo.  De même, et selon la même logique, aucun sujet rwandais, qu'il s'agisse d'un Hutu, d'un Tutsi ou d'un Twa (Pygmée) ne fut assujetti au roi Léopold 2 ni ne devint citoyen de l'EIC.

A la même époque,  c'est-à-dire au début de l'année 1885,le Rwanda, le Burundi, le Tanganyika (actuelle Tanzanie), de même que la Namibie, le Togo et le Cameroun étaient  déjà devenus des possessions coloniales  de la puissance et redoutable Allemagne du non moins redouté chancelier Otto von Bismarck. Impossible donc d'imaginer qu'un pays européen, et a fortiori une personne seule, fut-elle un monarque comme Léopold 2, puisse nourrir quelques convoitises territoriales sur l'une des colonies africaines de l'Allemagne.Il en fut ainsi jusqu'en 1919, au lendemain de la défaite de l'Allemagne après la Première Guerre mondiale. Je reviendrai sur les conséquences de ce premier revers militaire subi par Berlin dans les paragraphes suivants.

Le 15 novembre 1908, le parlement belge vota la loi accordant l'administration de l'EIC à la Belgique.  Après 23 ans comme unique propriétaire de l'Etat indépendant du Congo,  le roi Léopold 2 s'était tellement endetté auprès de divers créanciers internationaux pour investir dans sa lointaine propriété africaine que ses bailleurs de fonds effectuèrent une saisie en bonne et due forme sur son bien foncier, pour cause de faillite financière et de cessation de payement. 

Il restait aux créanciers à trouver une formule "originale" pour assurer le remboursement des énormes créances royales impayées. La tâche d'extinction de la colossale ardoise léopoldienne fut confiée par les bailleurs de fonds de Léopold 2 aux indigènes congolais (qui, évidemment, ignoraient tout des tenants et des aboutissants de cette dette évaluée à 25 millions de francs or)  ainsi qu'aux immenses richesses du sous-sol de  l'EIC. De 1908 à 1960, année de l'indépendance du Congo belge, les créances de Léopold 2 furent ainsi remboursées 4 fois.  Dans l'entre temps, pour bien embrouiller la situation,  l'EIC avait été débaptisé et devint Congo belge.  De toute évidence, la nouvelle appellation fut donnée délibérément en vue d'induire en erreur les non-initiés. Jamais la Belgique, malgré la nouvelle désignation de l'EIC , ne devint propriétaire de l'EIC. Facile à comprendre et à expliquer. Qui, en effet, accepterait d'hériter d'un bien lourdement obéré, couvert de dettes allemandes, suisses, anglaises, hollandaises, etc.,  évaluées à 25 milliards de dollars au cours d'aujourd'hui ?
En fait, par leur vote, les députés belges légalisèrent l'exercice du rôle d'administrateur-délégué de l'ex EIC devenu Congo belge, par la Belgique. Tout simplement. Il n'y a donc jamais eu de "cession de l'EIC à la Belgique", gigantesque mensonge rabâché depuis plus de 100 ans dans les livres d'histoire, les articles de journaux, sur les écrans des télévisions et dans les documentaires historiques.

A dire vrai et en toute logique, si une révision de la frontière impliqua en 1911 le Rwanda, toujours colonie de la puissante Allemagne  et l'EIC devenu, en 1908, soit trois ans plus tôt Congo belge;  l'opération ne put s'opérer qu'au détriment du Congo belge. Évidemment. De tout temps, le tracé des frontières étatiques a, en effet, toujours été le reflet des rapports de forces politiques et militaires en présence. De ce point de vue, et à moins de faire preuve d'une malhonnêteté intellectuelle dont les Tutsis sont seuls coutumiers, entre la Belgique de 1911 et l'Allemagne de la même année, il n'y a pas photo en matière de puissance.

Puis éclata la Première Guerre mondiale en août 1914. En perdant le premier conflit mondial en novembre 1918, l'Allemagne perdit en même temps toutes ses colonies africaines qui, dans la foulée, furent confisquées par ses vainqueurs à savoir, la France et l'Angleterre. Pour le Rwanda et le Burundi, sans doute en raison de la petitesse de leurs territoires, ces deux anciennes possessions coloniales allemandes furent données en mandat à la Belgique par la SDN, Société des Nations et ancêtre de l'ONU.

C'est ainsi que de 1918 jusqu'aux dates de leurs indépendances respectives, fut créée une entité  dénommée Congo belge et Rwanda-Urundi. Et non pas Congo et Rwanda-Urundi belges. En d'autres termes, si les Bantous congolais d'un côté, les Tutsis et les Hutus rwandais de l'autre possèdent une connaissance, même élémentaire, de la langue française, cette dénomination signifie que le Rwanda et le Burundi ne furent pas administrés par la Belgique comme ses colonies.
Du reste, les territoires de ces deux anciennes possessions coloniales allemandes, de même que leurs populations respectives, qu'il s'agisse des Hutus ou des Tutsis, ne furent jamais mélangés avec ceux des indigènes congolais. Les ouvriers rwandais et burundais  venus travailler au Congo belge dans les usines, les mines, les plantations ou dans l'administration coloniale conservèrent  non seulement leur identité nationale d'origine, mais aussi leur appartenance ethnique.  A ce sujet, le mandat confié par la SDN à la Belgique était parfaitement explicite. Il en fut ainsi jusqu'à la veille des indépendances respectives, à des dates différentes,  du Congo belge, du Rwanda et du Burundi.  Donc, pas le moindre risque de quiproquo ou de confusion.

La nature a sans doute prévu l'irrédentisme des Tutsis rwandais puisque, dans sa sagesse, elle a dressé une triple barrière entre le Rwanda et la République démocratique du Congo. Il s'agit, respectivement, d'une frontière d'eau avec le lac Kivu, d'une frontière de pierre avec le mont Virunga et d'un double mur de feu avec les volcans Niyragongo et Nyamulagira.  Seuls les crétins peuvent croire que ces barrières relèvent d'un simple  fait de hasard.

La République démocratique du Congo partage des frontières communes avec neuf pays voisins. A part le Rwanda et le Burundi, sept de ces États voisins du Congo sont habités par des populations bantoues. Il se fait que le tracé frontalier de notre pays avec  le Rwanda est l'un des plus courts. Par contre, avec l'Angola, la frontière commune  s'étend sur près de 2 mille km. Pourquoi  et comment expliquer l'aberration d'une réunion d'experts pour la révision de la plus petite des frontières? La réponse à cette question apporte  le dernier argument démontrant  que la contestation du tracé frontalier  formulée par Kigali relève d'une imposture. C'est même de l'outrecuidance.
Il ne faudrait pas que le Rwanda, dominé par la minorité tutsie depuis  avril 1994, dont l'armée occupe le Congo depuis le 17 mai 1997, continue ainsi de jouer avec le feu.  Pour les crimes de sang perpétrés au Rwanda et au Congo, mais aussi pour  l'immense tas de mensonges accumulés depuis deux décennies, l'heure de l'expiation pour le Tutsi Paul Kagame et ses frères qui sévissent au Congo pourrait sonner plus tôt qu'ils ne le croient.

Historiquement, jusqu'à la fin du 19e siècle et même au début du 20e;  les Tutsis ont toujours entretenu des rapports conflictuels avec les ethnies bantoues voisines, marqués par d'incessantes agressions armées, particulièrement contre les Bashi de Ngweshe. Mais jamais, à aucun moment, leurs armées ne réussirent à dompter celles  des  fiers guerriers"banya-boungs".  Bien au contraire.  Le dernier mwami ou empereur tutsi, un certain Kigeri, subit d'ailleurs une lourde défaite infligée par les sujets du royaume  des Shi, dont Ngweshe est la capitale, lors de l'une de ses incursions aventurières en dehors du Rwanda.
Tous les aspects sous lesquels le tracé des frontières entre le Rwanda et le Congo pourrait être examiné, en vue de sa révision  invalident , tout en les ébranlant,  les arguments que les "experts tutsis" avancent.

Le dessein ultime de toutes ces manœuvres vise en réalité la création d'un hypothétique et improbable "tutsi land" ou foyer national des Tutsis.
Rêve séculaire des membres de cette minuscule ethnie négro-africaine, le tutsi land a inspiré à ses auteurs les crimes les plus abominables jamais perpétrés dans les annales des atrocités humaines comme, par exemple, des jeunes gens bantous vivant dans les territoires de Masisi, de Walikale ou de Rutshuru au Nord-Kivu et précipités vivants dans des fosses septiques.   Mais, aucune de ces abominations ne restera impunie. 

Au demeurant, le moment de la reddition des comptes par Paul Kagame et ses congénères tutsis, véritables et seuls profiteurs du fameux génocide perpétré en  1994 au Rwanda et à partir de septembre 1996 au Congo approche à grands pas. Il y a fort à parier qu'oser toucher au tracé des frontières congolaises, comme Paul Kagame et ses experts tutsis l'envisagent,  pourrait constituer  l'élément déclencheur de la fin définitive et de l'effondrement sans appel du "tutsi power" ou pouvoir tutsi  sur notre planète .

Dieudonné Kwebe-Kimpele. 

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22 août 2014

Agitation avant le tsunami

tsunami

Avant le tsunami, les gens bien avertis observent une forte agitation au sein des animaux, même domestiques. Ils fuient les côtes pour les montagnes élevées afin de sauver leur vie.

Après l'échec des "concertations nationales" d'où devait résulter le "gouvernement d'union nationale" de Kabila, on assiste à une forte cacophonie au sein de la kabilie. Tous les signes montrent que nous allons bientôt assister à un véritable tsunami. Au départ de toute chose, c'est la peur de l'après 2016. Kabila a peur et très peur, alors il s'agite dans tous les sens. La majorité présidentielle, qui a décidé de diriger par défi, montre des signes d'énervement qui ne trompent pas.

Kabila s'en prend aux ambassadeurs accrédités au Congo pour leur rappeler la souveraineté de la RDC et s'indigner contre ce qu'il qualifie d'ingérence dans les affaires d'un pays souverain. Il envoie ses gardes rosser un manifestant venu manifester pacifiquement devant son hôtel lors du sommet Etats-Unis Afrique. Ses services de sécurité sont désormais sur les dents, écartant tous ceux qui émettent un autre son de cloche. Rien que pour ce mois d'août, Ewanga, le secrétaire général de l'UNC, Mike Mukebayi, le journaliste de Congonews et Madame Bolumbu, la journaliste de Canal Kin TV en ont fait les frais.

La majorité est menacée d'implosison: Le MSR  se désolidarise du PPRD dans sa quête de vouloir modifier, voire de changer la constitution. Le PALU, un autre parti important de la majorité présidentielle tient à se repositionner par rapport aux prochaines échéances de 2016. Minaku, quant à lui, dans le souci de sauver les meubles, sort des théories déjà entendues du temps de Mobutu Sese Seko. Selon lui, les Congolais ont la tradition de l'arbitrage. Il annonce le vrai dialogue avec la vraie opposition pour baliser la voie vers le fameux gouvernement d'union national. Mais plutôt que la participation à un gouvernement d'union nationale, l'opposition lui a signifié qu'elle voudrait une rencontre pour préparer la sortie honorable de Kabila dont le deuxième et dernier mandat arrive à sa fin en 2016. La préparation qui devra passer par la dissolution de la CENI actuelle, la destitution de monsieur Malu-Malu et la libération de tous les détenus politiques et d'opinions.

Les Kabilistes croient dur comme fer que tous les opposants sont avides d'argent et prêts à sacrifier les attentes du peuple congolais sur l'autel de la satisfaction des intérêts personnels. Mais ils se trompent éperdument. Car autre temps, autres moeurs. Touche pas à ma constitution!

Lumbamba Kanyiki

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Le Prof André Mbata, invité d’honneur de la Commission Nationale Electorale Indépendante du Nigeria le 28 août 2014 à Abuja



Il est devenu le « contradicteur en chef » du Prof Evariste Boshab, Secrétaire général du PPRD, depuis la publication par celui-ci de son livre intitulé « Entre la révision constitutionnelle et l’inanition de la nation », présenté à l’Hôtel du Fleuve en juin 2013, avant d’être célébré dans une ferme de la place. La démarche visait le déverrouillage de l’Article 220 ou l’abandon pur et simple de la constitution, alors qu’elle avait été adoptée par référendum populaire avec plus de 90% de voix et que le Prof Boshab lui-même avait été l’un des experts ayant contribué à la rédaction de cette constitution que le Président de la, République, l’autorité morale de la Majorité présidentielle (MP), avait prêté serment non seulement d’observer mais aussi de défendre.

Selon le Prof André Mbata qui n’a jamais été démenti, ce livre relevait non pas du droit constitutionnel authentique et noble qui devrait s’enseigner dans les Facultés de Droit, mais plutôt de la « politologie ».
Rédacteur en chef de la Revue africaine de la démocratie et de la gouvernance (RADG : http://www.idgpa.org/publications), auteur de plusieurs ouvrages dont « Hommages à Nelson Mandela, Leçons de leadership pour les dirigeants africains et du monde présents et à venir », présenté le 18 juillet 2014 dans la Salle de Promotion de l’Université de Kinshasa et qui lui avait valu d’être inquiété par le régime en place (Le Phare du 25 juillet 2014), André Mbata Mangu ne se présente plus.
Professeur de droit constitutionnel à la Faculté de Droit de l’Université de Kinshasa, Professeur de recherche en droit constitutionnel à l’Université d’Afrique du Sud à Pretoria, Professeur invité à l’Université de Paris Sud en France, Membre du Conseil pour le développement de la recherche en sciences sociales en Afrique (CODESRIA) et du Réseau des constitutionalistes africains, nous savions déjà que notre compatriote était l’un des meilleurs constitutionnalistes du continent. Nous ignorions cependant qu’il était aussi une éminence grise pour les questions des élections démocratiques.

En effet, le Prof André Mbata Mangu est l’unique universitaire africain à avoir consacré un ouvrage à l’élection présidentielle américaine qui avait été remportée par Barack Obama en 2008. Son livre publié en anglais à Saarbrücken en Allemagne avait porté sur « Obama’s election and change : Lessons for the World, Africa and US Foreign Policy » (Election d’Obama et changement : Leçons pour le monde, l’Afrique et la politique étrangère américaine) (Lambert Academic Publishing, 2011) Le Prof André Mbata est aussi l’universitaire congolais qui a réfléchi sur toutes les élections organisées dans notre pays depuis l’avènement de la troisième République, notamment les élections de 2006 (Mbata Mangu & M Budeli, « Democracy and Elections in the Democratic Republic of Congo: Lessons for Africa » (Démocratie et élections en République démocratique du Congo leçons pour l’Afrique.), Law, Democracy & Development , 2008/1 Vol 12, 9-116) et celles plus chaotiques de novembre 2011 (Mbata Mangu, « Democracy and States’ compliance with regional and sub-regional elections benchmarks » (Démocratie et respect des standards sous-région aux des élections), Journal of African Elections, 2013 Vol 12, No 1, 1-33). C’est en raison de cet impressionnant background que l’universitaire congolais a été invité par la Commission Electorale Indépendante du Nigeria à donner une leçon magistrale dans la capitale, Abuja, le 28 août 2014.

Le Prof André Mbata est la seconde personnalité africaine à jouir de ce prestige. Sa leçon magistrale intervient après celle donnée le 26juin 2014 par Amadou Mahtar Ba, Directeur général d’Africa Media Initiative et président du plus grand réseau d’information en Afrique, Ail Africa Global Media. Amadou Ba avait été sélectionné par Forbes parmi les 100 personnalités les plus influentes du continent africain et son exposé avait porté sur le « Rôle des partis politiques de l’opposition et des femmes lors des élections présidentielles sénégalaises de 2012», qui avaient été gagnées par le Président Macky Sall.

L’universitaire congolais fera sa leçon magistrale sur « L’organisation des élections en RDC : Leçons pour le Nigeria ». Loin de la musique, il s’agit d’un honneur qui est, fait à notre Aima Mater et au pays tout entier. Comme quoi, nul n’est prophète chez soi et les experts congolais en matière des élections libres et transparentes ne sont pas nécessairement ceux que le pouvoir a cru placer à la tête de la CENI.

Le Prof Mbata donnera plusieurs interviews. Il échangera avec des collègues et des étudiants à la Faculté de Droit de l’Université d’Abuja (UNIABUJA) sur son thème favori de «constitutionalisme et démocratie en Afrique », avant d’être reçu par certaines des plus hautes autorités politiques nigérianes. Si tout va bien, le Prof Mbata sera de retour au pays au cours de la première semaine du mois de septembre.

Le Professeur est déterminé à faire l’honneur du pays, de l’universitaire et de l’intellectuel congolais en cette période caractérisée par la montée en puissance de ceux qu’on appelle les « tambourinaires ou thuriféraires du pouvoir », par la « défaite ou la déconfiture de la pensée » et par « la trahison des clercs », adeptes de la « politique du ventre », qui se recrutent dans toutes les sphères de la vie nationale.
Nka Mbayber

 

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Canal Kin TV dénonce l’enlèvement de la journaliste Thythy Bolumbu


Canal Kin Télévision dénonce l’enlèvement de sa journaliste, Thythy Bolumbu, depuis mercredi 20 août dernier. Selon un communiqué de la chaîne de télévision, la journaliste a été aperçue la dernière fois lorsqu’elle quittait sa rédaction ce jour à 18h pour rentrer chez elle, au quartier Binza Ozone, à Ngaliema. Ses parents affirment qu’elle n’est jamais arrivée. Selon le communiqué, Thythy Bolumbu a brièvement communiqué par téléphone avec sa mère le lendemain de sa disparition, affirmant qu’elle avait été arrêtée et conduite dans le camp Tshathi.

Le journaliste ne savait cependant déterminer avec exactitude l’endroit ou elle se trouvait. Contacté par la chaine Canal Kin télévision, les responsables du camp Tshatshi affirme n’avoir aucun détenu répondant à cette identité.

Canal Kin télévision appelle donc les autorités nationales et les associations de défense des droits de l’homme à s’investir pour retrouver cette journaliste.

 

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le procès d’Ewanga reprend lundi prochain


Le procès qui oppose le procureur général de la République au secrétaire général de l’Union pour la nation congolaise (UNC) repend le lundi 25 août prochain, à la Cour suprême de justice (CSJ).

Jean-Bertrand Ewanga est poursuivi pour «outrage au chef de l’Etat» pour des propos tenus à Kinshasa, début août, au cours d’un rassemblement des partis opposés à la révision constitutionnelle.

La reprise de ce procès en flagrance a été annoncée par les avocats d’Ewanga en résidence surveillée à l’hôtel Invest de Kinshasa.

L’un de ses avocats, Me Jean-Baudouin Mayo, croit qu’au cours de cette audience, la Cour suprême de justice va reconnaitre l’anti constitutionnalité de la loi sur la flagrance en RDC.

«C’est le lundi 25 août que l’audience de la CSJ faisant office de la Cour constitutionnelle aura lieu sur l’exception d’inconstitutionnalité de la loi sur la flagrance qui avait été soulevée. Nous souhaitons que la CSJ puisse constater que la loi sur la flagrance viole la constitution», a-t-il indiqué.

Pour Me Mayo, si le procureur général de la République persistait dans sa démarche, il devrait obtenir de l’Assemblée générale la levée de l’immunité parlementaire de Jean-Bertrand Ewanga avant de continuer à le poursuivre en justice.

Le secrétaire général de l’Union de la nation congolaise avait été jugé en flagrance mardi 5 août à Kinshasa et placé à la prison de Makala avant d’être transféré deux jours plus tard à l’Hôtel Invest, où il est en résidence surveillée.

 

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Revirement de la situation : La Majorité surprend avec le schéma du vrai dialogue

palais_P


La dissolution de l’actuel Parlement et la formation d’un nouveau gouvernement composé de la vraie Opposition et de la mouvance présidentielle pour conduire le pays aux élections envisagées.

Depuis les élections bâclées du 28 novembre 2011, l’Opposition politique congolaise ne cessait d’exiger le dialogue avec la Majorité présidentielle (MP) en vue de trouver une solution à la crise de légitimité qui rongeait déjà la République démocratique du Congo. Mais le pouvoir en place s’opposait catégoriquement à cette démarche. Selon le ministre Lambert Mende, par exemple, “le temps des conciliabules est révolu “, avait-il plusieurs fois déclaré lors de ses différents points de presse à Kinshasa, soutenant que l’Opposition n’a qu’à attendre 2016 pour gagner les élections si elle entend gouverner ce pays.
Mais aujourd’hui, on constate un virage à 190°.
 
Le discours a complètement changé. Le même porte-parole du gouvernement trouve aujourd’hui opportun d’aller au dialogue avec l’Opposition pour trouver la solution aux problèmes du pays, tel qu’il l’a souligné lors de son dernier point de presse tenu au début du mois d’août dans son cabinet de travail.
Dans la même logique de volteface, le secrétaire général de la Majorité présidentielle, Aubain Minaku, vient d’accorder une interview à Colette Braeckman, à qui il a confié que “ nous devons construire ce pays avec l’Opposition “. Un discours jamais tenu depuis trois ans .par la famille politique de Joseph Kabila. Pourtant, dans les recommandations de l’accord-cadre d’Addis-Abeba, il avait été clairement demandé
 
à Kinshasa d’organiser un dialogue sincère avec l’Opposition et toutes les couches de la population dans le souci de l’unité du pays, et régler la problématique de légitimité en RD Congo.
Cette disposition n’est jamais respectée.
A la place, ce sont des « concertations nationales » qui avaient été organisées, les règles du jeu édictées par Joseph Kabila, alors qu’il constitue Lui aussi un problème pour l’Opposition.
Les prémisses étant mal posées, ces “ concertations ont lamentablement échoué, les résolutions issues de ces assises souffrant de leur exécution. Par exemple, le gouvernement d’union nationale souhaité par les délégués aux concertations et promis par l’initiateur Kabila depuis dix mois aujourd’hui, ne verra plus jamais le jour, laisse-t-on entendre.
 
Washington est-il pour quelque chose ?
 
Il faut souligner que la Majorité au pouvoir a adopté le langage du dialogue depuis le retour de la délégation de Kinshasa de Washington à la suite du sommet Usa-Afrique. Bien d’observateurs se demandent si l’injonction est venue de l’administration Obama pour une fin de mandat apaisée pour Joseph Kabila. Surtout que la voie de la révision de la constitution, boudée aussi bien par les Congolais que par la communauté internationale, devient de plus en plus incertaine, pourtant une occasion de prolonger le mandat du pouvoir actuel.
 
La formule
Selon des indiscrétions, le fameux dialogue’ interviendra au mois de septembre prochain, soit dans quelques mois. Il réunira les véritables figures de l’Opposition congolaise ainsi que les plateformes et partis de cette classe politique.
Mais au préalable, renseigne-t-on, Joseph Kabila devra dissoudre le parlement. Raison pour laquelle ce dialogue, à en croire des sources, se tiendra au Palais du peuple. Au finish, il y aura un nouveau parlement et un gouvernement de transition, avec pour mission de conduire le pays aux élections véritablement libres, transparentes, démocratiques et justes.
 
Selon cette logique, la Commission électorale nationale indépendante (CENI) de Malumalu, tombera avec tous ses animateurs, en remplacement d’une nouvelle institution, avec des animateurs plus crédibles, qui organisera les élections en 2016. Quant au gouvernement et au parlement qui seront nouvellement installés, ils seront composés aussi bien de délégués de l’Opposition, de la Majorité que de la société civile. Comme Joseph Kabila restera à. la tête du pays jusqu’en 2016, le premier sera issu de l’Opposition. On renseigne que même les prisonniers politiques pourront recouvrer leur liberté et faire partie soit de l’exécutif, soit du législatif.
LEFILS M.

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Le Palu se remet en cause

Evaluation des alliances et gestion de prochaines échéances. Des activités sont prévues pour commémorer les 50 ans du Parti lumumbiste unifié (Palu). Elles s’étalent d’octobre 2014 à août 2015.

Si en 2011, le Palu s’est abstenu de faire ombrage à la Majorité en refusant de se présenter à la présidentielle, il ne devait plus en être le cas en 2016. Pour mieux gérer sa mutation, le Palu s’est donné un temps de réflexion. L’évaluation de son projet de société et la relecture des alliances qui le lient constituent le point d’orgue d’une série de manifestations pour sanctionner le jubilé d’or du parti lumumbiste. Toujours est-il qu’au Palu, la remise en cause est définitivement enclenchée.

L’onde de choc du sommet USA-Afrique, convoqué du 4 au 6 août 2014 à Washington par Barack Obama, se ferait-il sentir dans l’espace politique congolais ?

L’on se rappelle qu’au terme de cette rencontre qui a révélé au grand jour la position des Etats-Unis par rapport à certains pays africains, dont la RDC, les acteurs politiques ont tenté de réajuster leur stratégie pour ne pas être pris de court.

La déclaration du Mouvement social pour le renouveau (MSR), exigeant un débat interne au sein de la Majorité présidentielle sur le projet de révision de la Constitution, s’inscrit dans cette dynamique. Et, comme s’il n’en suffisait pas, le Parti lumumbiste unifié (Palu), un des principaux alliés de la Majorité présidentielle, vient de décider de se remettre en cause en annonçant les couleurs, se servant, à cet effet, des activités qu’il projette jusqu’au mois d’août 2015 pour célébrer ses 50 ans d’existence.

Le fait déclencheur

Dans un communiqué diffusé mardi dernier dans la presse, le Palu annonçait une série d’activités pour marquer d’un sceau particulier ses 50 ans. Qu’en sera-t-il au juste ? En effet, pendant cette période, le Palu pense revisiter son programme de société. Des séances idéologiques animées par ses cadres et d’autres personnalités scientifiques vont aider au réarmement des militants en vue des échéances à venir. Par la même occasion, le Palu promet d’évaluer les alliances qui le lient, dont la plus importante et la plus récente est celle qu’il continue d’entretenir avec la Majorité présidentielle.

Des interrogations en nombre, le Parti lumumbiste unifié se les pose. Une énumération exhaustive n’est pas possible à ce stade. Mais, les plus importantes démontrent une détermination à marquer un temps d’arrêt afin d’alimenter la chronique politique du pays d’une nouvelle impulsion.

A la croisée des chemins, le Palu ne tient pas à évoluer à l’aveuglette pour les échéances à venir. Aussi une série d’activités ouvertes à toutes les sensibilités du pays est-elle prévue d’octobre 2014 au mois d’août 2015. Le thème central est « La préservation des acquis en vue de l’appropriation de l’avenir de la nation ».

Le Palu s’inscrit désormais dans la logique de faire l’état des lieux de son parcours comme parti politique, en remettant aussi en cause les 55 ans de lutte de son leader Antoine Gizenga. Le Palu promet donc de passer au peigne fin les premières années de lutte de son leader, la transition « 1+4 », la participation du Palu aux deux mandats à côté de la Majorité présidentielle et la gestion de prochaines échéances, spécialement celle qui s’annonce en 2016.

Les langues se délient

Selon un cadre du Palu, interrogé sur la justesse de la démarche, sa réponse est claire : « Nous devons marquer un temps d’arrêt. Sur le plan idéologique, le cadre général de l’évolution du pays, les alliances conclues par le parti. Avons-nous créé une nation après que Léopold II nous a légué ce qu’il considérait comme sa ferme, sa plantation, c’est-à-dire une affaire personnelle ». Il poursuit sa réflexion : « N’avons-nous pas une conception du patriotisme qui se réduit exclusivement à un amour du pays, sans qu’on ait créé notre propre nation ? »

Le fondement même de l’idéologie du Palu est aussi remis en cause. Le socialisme tel que perçu par les Congolais ainsi que leurs variantes, tout comme le capitalisme, le nationalisme occidental à l’exemple de ce qui se vit dans certains pays européens a-t-il la même compréhension qu’en Afrique ? L’entendement du concept « le social du peuple » en RDC est-il le même pour tous les Congolais ?

Le Palu s’interroge sur le poids des entreprises publiques congolaises. La question du poids réel du portefeuille de l’Etat devra trouver des réponses afin qu’une nouvelle stratégie de leur gestion soit envisagée. L’évaluation du processus de transformation de ces sociétés étatiques fera donc la trame des réflexions sur le plan économique. « La contribution des entreprises publiques au budget de l’Etat ainsi qu’à la création de la valeur ajoutée donne-t-elle satisfaction ? », s’interroge-t-on au Palu.

Dans cet élan, le cadre du Palu contacté note qu’une redéfinition des relations avec les institutions financières internationales doit constituer une préoccupation majeure. Sur ce point précis, une suite d’interrogations a suivi : « La RDC a-t-elle besoin de ces institutions financières internationales pour assurer la stabilisation de son économie et assurer sa relance ? ». Poussant plus loin, la réflexion se poursuit  au Palu : « Sans les institutions financières internationales, le pays peut-il prétendre se développer, en dehors d’un gendarme qui certifie les comptes de la République afin que nous puissions ...

Pour ce cadre du Palu, une économie nationale congolaise reste encore un objectif lointain, jamais atteint jusqu’à ce jour.

A la recherche d’un nouveau leadership

Au Palu, l’on estime qu’il y a un déficit énorme dans l’approche des partis politiques congolais, dans leur ensemble. Au Palu, le défi est lancé à tous les partis politiques, ce parti compris, sur l’identification par les Congolais de leurs spécificités respectives. N’ayant pas épinglé les différences des uns et des autres, « il se pourrait même qu’entre les partis politiques congolais, il n’y ait pas de différence fondamentale du tout ».

D’où cette lancinante interrogation : « Qu’est-ce qui oppose les partis politiques en RDC ? Il se pourrait que nous soyons tous du même bord ». Les termes de référence n’étant pas clairement définis pour chaque composante politique congolaise. Le Palu, le PPRD, le MSR, l’UDPS, l’UNC… s’opposent ou s’allient sur quelles bases ? C’est pour cette raison que « toutes les tendances et sensibilités, qui ont des choses à dire, seront associées à la réflexion ». Tant que ces différences ne seraient pas clairement définies, « les transhumances resteront le quotidien de l’espace politique du pays ».

A la question de savoir si cette remise en question n’attirerait pas des ennuis au Palu, à la même manière que le MSR qui s’est attiré les foudres après une déclaration publique sur la révision constitutionnelle, au Palu on se veut serein : « Pour nous arrêter, il faut soit faire comme nous ou mieux que nous dans l’approche de la remise en cause. Dans tous les cas, même au sein de la coalition, la réflexion doit se faire afin que chaque composante apporte quelque chose. Chacun doit venir avec un apport ».

En réponse à la question de savoir si le Palu veut créer un autre leadership, la réponse est sans ambages : « C’est légitime. Mais dans la préservation des acquis de nos luttes ». Remettrait-on aussi le leadership du patriarche Gizenga ? A cette question, la réponse est aussi limpide : « Nous évaluerons ses 55 ans de lutte, avec les points forts et les faiblesses aussi »

La remise en question engagée par la Palu pourrait redessiner l’espace politique du pays. Le Palu qui a été confronté à l’exercice du pouvoir d’Etat sortira de cette immersion avec de nouvelles orientations. Rien n’exclut donc la prise d’une direction qui assurerait à ce parti un nouveau dynamisme sur l’arène politique congolaise dans ce qu’il a d’imprévisibilité. Toutefois, la préservation des acquis qui forgent le respect du plus vieux parti politique du pays permettra de déterminer les contours de cette remise en cause.

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21 août 2014

Nord-Kivu : Le M23, nouvelle version, déjà à la porte !


Le Gouverneur du Nord-Kivu, Julien Paluku Kahongya a présenté à la presse locale le samedi 16 août dernier à Goma, six rebelles du M23 capturés à Ufamandu en territoire de Masisi.

Selon l’un d’eux nommés Ngompasi identifié capitaine dans l’armée rwandaise, son groupe tentait de se joindre à la milice Raia Mutomboki qui affronte depuis plus de deux semaines les Fardc sur l’axe Bunyakiri – Ngungu. Le groupe, selon l’autorité provinciale s’apprêtait à relancer une nouvelle rébellion dénommée le M27, à partir du territoire de Masisi.

A en croire le capturé Ngompasi, les éléments sous ses ordres seraient au nombre de 200 et auraient traversé la frontière sans être inquiétés le moins du monde. Et c’es ici que continue à se poser la lancinante question de la porosité de nos frontières et de l’efficacité des nombreux services dits de sécurité opérationnels entre la RDC et ses voisins de l’Est. L’ennemi peut entrer et sortir comme bon lui semble. Rien ne peut lui arriver.

La population du Nord-Kivu souhaite que les FARDC et la Monusco combattent tous les groupes armés avec la même hargne. N’eût été le patriotisme de Raia

Mutomboki le M27 encore une nouvelle trouvaille de Paul Kagame ferait déjà parler de lui à l’Est de la RD.Congo. Il faudra qu’un jour les congolais dénichent et neutralisent ces rats puants qui jouent à la complicité avec ces étrangers.

Albert Sumaili pene Nadi

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