26 septembre 2014

Kengo, Tokwaulu : le droit de parler et de penser en question

 

kengo

Léon Kengo wa Dondo a-t-il eu tort de donner son point de vue sur la question constitutionnelle qui déchire la société congolaise ? A la MP en tout cas, on n’en démord pas. Plus d’une semaine après son discours du Palais du peuple, la MP peine toujours à digérer l’impact de son propos. « Il est allé trop loin », déclare-t-on. Tout simplement parce qu’il a mis le doigt sur une grande plaie, en précisant avec clarté les règles et en insistant sur le comportement qui doit être celui de tout homme d’Etat : « sérieux, appliqué et otage de ses engagements ».

C’est donc pour avoir rappelé ces engagements que Léon est devenu, l’espace d’un discours, un traître pour la MP. Il a cessé d’être le partenaire idéal avec lequel on peut composer un gouvernement dit de cohésion nationale. Il a cessé d’être le sage qui calme les ardeurs des « agités de l’Opposition », l’homme qui sait toujours trouver des formules pour contourner les difficultés, même au prix, parfois, d’un oubli conscient des aspirations du plus grand nombre.

En d’autres circonstances qui rappellent de même type de désamour brutal, la MP avait utilisé l’artillerie lourde pour massacrer au propre comme au figuré- le premier arhitecte du pprd et ancien président de l’Assemblée Nationale Vital Kamerhe. L’homme est tombé de son piédestal après un lynchage médiatique dont il se souvient jusqu’à ce jour.

La même manœuvre sera-t-elle appliquée à Léon , lui qui avait pourtant pris la précaution de préciser, s’agissant de cette question sensible, qu’il s’exprimait en ses qualités de Co-président des Concertations nationales, de juriste et d’acteur politique ? En tout cas, une première sanction est tombée : les séances du Sénat sont diffusées désormais en différé, le temps de s’assurer qu’un coup de Jarnac n’est pas asséné aux intérêts de la famille.

En attendant la sanction de l’avenir, force est de constater que la question fondamentale qui se pose dans nos familles politiques est d’accepter la contraidction et surtout, de reconnaître ses torts. Alors qu’on pensait le pays affranchi par la lutte âpre menée dans les années 90 en faveur de la démocratie, il paraît de plus en plus évident qu’il faut continuer ce combat si on veut s’installer sur la plage de la transparence et de la bonne gouvernance.

L’acte d’accusation contre Kengo repose sur le fait qu’il a utilisé la tribune du Sénat, mais peut-on nous dire que même s’il avait parlé à partir d’un hôtel, de la tribune d’une conférence, ses propos auraient eu un autre retentissement ? Juriste, il l’est quel que soit l’endroit où il peut prendre la parole. Acteur politique, il le demeure quelles que soient les circonstances, et co-président des Concertations nationales est un fait historique que personne ne peut contester. Le problème n’est donc pas à ce niveau mais sur le contenu du message. On le réalise mieux quand on apprend qu’une dame cadre de la Majorité, Tokwaulu Aena, traverse des moments difficiles pour s’être exprimée contre la révision constitutionnelle.

Question : qui a le droit de parler et qui ne l’a pas ? Qui est autorisé à penser et qui ne l’est pas. La discipline au sein d’un mouvement politique interdit-elle la réflexion et la liberté d’expression ? Comment peut-on constater ses erreurs et évoluer si on n’accepte ni conseil ni critique, fussent-ils fondés ?

Tout le problème est là.

Et c’est là également que se situe le drame de notre pays.

LP

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25 septembre 2014

Kimbuta et l’opposition radicale d’accord pour la marche du 27 septembre

kimbuta

(KINSHASA)- Le gouverneur de la ville de Kinshasa, André Kimbuta a autorisé par contrainte la marche de l’opposition radicale prévue le samedi 27 septembre à Kinshasa alors que la loi ne lui donne pas ses pouvoirs – le régime étant déclaratif. Le gouv était sous pression des chancelleries occidentales si bien qu’il a craqué et fini par accorder ce qu’il ne voulait pas, a-t-on appris de l’opposition. Lors d’une réunion mercredi avec les opposants à l’hôtel de ville, Kimbuta a rappelé qu’à la même date, une organisation dénommée ‘‘Jeunesse de soutien à Kabila’’ avait projeté aussi une marche mais qu’il était difficile de leur accorder l’autorisation comme les Forces sociales ont demandé avant.

Ensuite, il a déploré le fait que les Forces sociales n’avaient pas un statut légal parce non enregistré au ministère de l’Intérieur raison pour laquelle il dit toujours avoir répondu aux partis et non à la plateforme. Suite à plusieurs raisons, Kimbuta leur a demandé de  changer d’itinéraire. Pour lui, si la marche doit partir du stade municipal de Masina, il y aura des embouteillages énormes sur le Boulevard Lumumba et cela risque de faire rater à beaucoup de voyageurs le vol. ‘‘Vous savez lors des décès d’Emeneya et Alain Moloto, beaucoup de gens ont raté leur vol parce que tout le boulevard Lumumba était bloqué et pour arriver à l’aéroport, c’était un problème. Je ne voudrais pas que le même problème se pose’’, a-t-il fait savoir.

Après concertations, les deux parties ont convenu que la marche parte de l’Echangeur de Limete en passant par le Boulevard Lumumba, le boulevard Sendwe pour chuter sur le boulevard Triomphal devant le stade des Martyrs. Pour le leader du Mpcr, Jean Claude Vuemba, l’opposition craint l’infiltration des policiers déguisés en civil qui peuvent créer des troubles pour leur faire porter le chapeau. ‘‘ Il faut faire attention aux hommes en uniforme qui peuvent se déguiser en civil pour créer des troubles. Je les mets en garde contre d’éventuels troubles’’, a prévenu Jean Claude Vuemba. L’objectif de la marche est de mobiliser les congolais pour dire non à la révision constitutionnelle. Le secrétaire général de l’Udps, Bruno Mavungu a assuré que la pression contre Kabila va se poursuivre jusqu’à ce qu’il va quitter le pouvoir.

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Vidéo: Tournée de Félix Tshisekedi à Mbuji Mayi

Félix Tshisekedi accueilli comme un président dans son fief de Mbuji-Mayi. Signe de temps? Suivez la vidéo de nos amis de congomikili sur http://www.youtube.com/watch?v=Lu3Dl3V8GtY

Kasai Direct

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Vidéo: Le Professeur Mbata explique les dispositions intangibles de la constitution

mbataProf

Le Prof Mbata explique les dispositions intangibles de la constitution. Suivez en cliquant sur http://www.youtube.com/watch?v=Ee1I_b0VsSs#t=3910

André MBATA MANGU est Docteur et maître en droit (université d’Afrique du Sud, UNISA), licencié en droit (université de Kinshasa, UNIKIN), ancien maître de conférences (université du Nord, Afrique du Sud), membre du comité directeur du Réseau africain de droit constitutionnel (RADC) et actuellement Professeur de recherche à I’UNISA, Professeur à l’UNIKIN et Professeur visiteur à l’université de Paris 13.

Ce constitutionnaliste a démontré que l’article 220 prévoit plusieurs matières exclues de toute révision et par ce fait de tout référendum.

Selon le Prof. MBATA, ce qui se fait maintenant en inscrivant parmi les questions à l’ordre du jour de la session de l’Assemblée nationale est une violation flagrante de la Loi Fondamentale.

Kasai Direct

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Pour éviter l’impasse lors de prochaines élections en RDC : L’UE invite l’Opposition et la Majorité au dialogue

forces d'opposition

Le refus des autorités de se prêter à cet exercice, notamment au sujet de la séquence des élections et du changement de mode de scrutin, risque de conduire à un KO, écrit la Mission de suivi électoral de l’UE.

Mardi dernier 23 septembre, à travers le résumé d’un rapport final sur son séjour en République Démocratique du Congo en mai et juin 2014, la Mission de suivi électoral de l’Union européenne a invité les autorités de la République démocratique du Congo à dialoguer avec l’opposition pour l’organisation de prochaines élections, afin d’éviter une impasse dans ce pays plongé dans une crise politique depuis la présidentielle de 2011.

Le refus des autorités de se prêter à un réel dialogue, notamment au sujet de la séquence des élections et du changement de mode de scrutin, risque de conduire le processus électoral à une impasse, écrit la Mission de suivi électoral de l’UE.

La RDC traverse une crise politique depuis les élections présidentielle et législatives de 2011. L’opposition n’a jamais accepté ces résultats et la communauté internationale a dénoncé de nombreuses irrégularités.

Aucune d’autres élections qui devaient avoir lieu depuis lors ne s’est tenue. En vue d’achever le cycle électoral avant la prochaine présidentielle prévue pour 2016, les autorités ont inversé le calendrier en annonçant la tenue de scrutins locaux pour 2015, avant les élections provinciales et les sénatoriales.

L’opposition et de nombreux acteurs de la société civile ont dénoncé ce changement de calendrier et se sont élevés contre le projet de loi de révision constitutionnelle déposé par le gouvernement afin que les députés siégeant dans les Assemblées provinciales soient élus désormais au scrutin indirect.

D’ailleurs, une coalition de députés de l’opposition a décidé de sécher de participer aux débats sur ce texte devant être examiné au cours de la session parlementaire en cours, ainsi que sur les différentes lois devant fixer le cadre des prochaines échéances électorales.

Ils soupçonnent que la révision constitutionnelle ne soit le prétexte à un changement de Constitution pour permettre au président Kabila, au pouvoir depuis 2001, de se maintenir au-delà de 2016.

La mission de l’UE rappelle que les 28 sont prêts à soutenir le processus électoral moyennant certaines améliorations.

A l’instar de l’ONU, l’UE recommande aux autorités congolaises de publier un calendrier électoral complet, consensuel et assorti d’un budget détaillé afin de permettre aux bailleurs de fonds d’aider à l’organisation des élections.

LEFILS MATADY

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Elle a dernièrement dit non à la révision constitutionnelle : Bernadette Tokwaulu convoquée à l’ANR

tokwaulu

La VSV réclame des garanties quant à la sécurité de cet ex ADGA de la SNEL.

La Voix des Sans voix pour les droits de l’homme (VSV) réclame des garanties quant à l’intégrité physique ainsi qu’à la sécurité de Bernadette Tokwaulu Aena, tout comme celles de sa famille en ordonnant cessation de toutes formes de menaces contre elle.

Dans un communiqué daté de mercredi 24 septembre 2014, cette association veut aussi l’ouverture d’une enquête indépendante pour déterminer les auteurs et commanditaires des menaces contre cette dame, dans le but de les traduire en justice et de les sanctionner, conformément à la loi.

Convoquée à l’ANR

Selon la VSV, le mardi 23 septembre dernier, Bernadette Tokwaulu, membre de la majorité présidentielle (MP) et ex administrateur délégué général adjoint (ADGA) de la Société Nationale d’Electricité (SNEL), a été informée que M. Kalev Mutond, administrateur général de l’Agence Nationale de Renseignement (ANR), cherchait à obtenir son numéro de téléphone. Anticipant les faits, elle l’a appelé. Pour toute réponse, l’homme lui a promis de la rappeler.

Mais quelques instants plus tard c’est M. Roger Kibelisa Ngambaswi, administrateur principal de l’ANR en charge du département de la sécurité intérieur, qui va prendre contact avec Tokwaulu, via un texto, l’invitant à se présenter à son office, sans lui préciser le motif. Suite à ces faits, l’actrice politique de la MP va réclamer à son interlocuteur une demande officielle et administrative. Et le lendemain, vers 10h40, Roger Kibelisa va lui apprendre que ses agents avaient déposé une invitation à son domicile, que la mère de Bernadette Tokwaulu avait réceptionnée. Le document, référencé n°05/oo/EM/ANR/DSI/081/2014, émis le 23 septembre 2014 et signé par l’administrateur principal de l’ANR/DSI, portait obligation à Bernadette Tokwaulu de se présenter, dès réception, au département de la sécurité intérieure de l’ANR.

Menaces de mort

Il revient à la VSV que les pressions dont fait l’objet Bernadette Tokwaulu serait causées par ses prises de position politiques contre la révision constitutionnelle. Cela, contrairement à la position de certains acteurs de la majorité présidentielle. La VSV atteste que Tokwaulu reçoit même des menaces de mort, par des inconnus, via ses proches.

YHR

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Suspension de la participation de l’Eglise catholique à la Cime

Suspension de la participation de l’Eglise catholique à la Cime : Des chefs des confessions religieuses attendent d’être officiellement saisis par la Cenco pour se prononcer

evequesCat

La suspension de la participation de l’Eglise catholique dans la Commission pour l’intégrité et la médiation des élections (Cime) est un véritable coup dur pour cette structure constituée des chefs des confessions religieuses qui ont émis le vœu volontaire d’accompagner la Commission électorale nationale indépendante (Ceni) dans le règlement pacifique des éventuels contentieux électoraux pour les prochaines élections dans le pays.

Un coup dur aussi pour l’organe électoral dans la mesure o, la présence de cette plus grande église chrétienne du pays, dont on connaît surtout l’intégrité, au sein de la Cime, allait contribuer énormément à la crédibilité du processus électoral en cours en RD Congo. Cela surtout, après les élections très critiquées de 2011. Ce qui fait que la Ceni ne cesse de courir depuis derrière sa crédibilité mise en mal et tient à convaincre désormais des partenaires au processus électoral sur la bonne foi de ses actuels responsables de tenir de meilleures élections pour le cycle électoral 2013-2016.

Si cette décision de l’Eglise catholique de suspendre sa participation à la Cime a créé, en outre, la panique du côté du régime de Kinshasa qui en veut sérieusement à la Conférence épiscopale nationale du Congo (Cencp), des chefs des confessions, eux, demeurent sereins. Ils attendent, selon des sources proches de cette commission, d’être saisis officiellement par l’Eglise catholique pour se prononcer en toute fraternité.

Dans le cadre justement de la Cime, un nouveau chef de confession religieuse, l’archevêque d’Afrique centrale de l’Eglise Orthodoxe, le Métropolite Mgr Nikiforos Micragiannantis giorgios, a apposé sa signature sur le Protocole d’accord instituant cette structure le 19 septembre dernier devant le président de la Cime, le Révérend Delphin Elebe Kapalay, et des représentants de l’Eglise du Christ au Congo et de la Communauté Islamique. Pour rappel, la Cime constitue un cadre d’échanges d’informations électorales et de dialogue permanent visant à gérer des éventuels conflits électoraux avant, pendant et après les élections, et à établir un schéma d’intégrité pour tous les acteurs impliqués dans le processus électoral.

J-L KAZADI T.

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24 septembre 2014

MARCHE DE L'OPPOSITION CE 27 SEPTEMBRE 2014

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« L’ASADHO accuse le Gouvernement de Kinshasa de faire taire les opposants politiques en se servant de l’appareil judiciaire »

ASADHO
B.P.16737
KINSHASA 1
R.D. Congo
Association Africaine de Défense des Droits de l’Homme
African Association for the Defence of Human Rights
COMMUNIQUE DE PRESSE N°021/ASADHO/2014
« L’ASADHO accuse le Gouvernement de Kinshasa de faire taire les opposants politiques en se servant de l’appareil judiciaire »
L’Association Africaine de défense des Droits de l’Homme, ASADHO en sigle, est vivement préoccupée par les atteintes à répétition que le Gouvernement porte aux droits reconnus à l’opposition politique en se servant de l’appareil judiciaire.
Il nous revient de constater que depuis le début de la législature actuelle, tout leader de l’opposition qui mobilise la population contre un projet ou un programme de la majorité au pouvoir fait l’objet des menaces, intimidations et poursuites qui aboutissent à des condamnations judiciaires.
Pour rappel, en date du 05 Aout 2014 à 3 heures du matin, le Député National Jean Bertrand EWANGA, Secrétaire Général de l’Union pour la Nation Congolaise était enlevé de sa résidence par les éléments des Services Spéciaux de la Police Nationale et de l’Agence Nationale de Renseignements, (l’ANR) pour être détenu illégalement au cachot de l’ANR à la suite de ses interventions faites à l’occasion du meeting de l’opposition politique tenue à la place Sainte Thérèse à Ndjili en date du 04 août 2014 , au motif qu’il aurait commis les infractions d’outrages au chef de l’Etat et de discrimination raciale et tribale.
Il sera condamné, en date du 11 septembre 2014, à l’issue d’une procédure de flagrance au cours de laquelle ses droits fondamentaux n’étaient pas respectés par la Cour Suprême de Justice, à une peine de servitude pénale principale de 12 mois fermes pour « outrage au chef de l’état », en violation de l’article 8 de la loi n°07/008 du 04 décembre 2007 portant statut politique de l’opposition qui dispose que : « L’opposition politique a notamment le droit de critiquer l’action du Gouvernement et le cas échéant de formuler des contres propositions… ».
Il y a lieu de relever que le cas de Monsieur Jean Bertrand EWANGA n’est pas isolé, il s’inscrit dans la stratégie du Gouvernement de faire taire tout opposant politique qui ne partage pas la ligne politique de la Majorité Présidentielle.

Tels sont les cas de :

1. Monsieur Eugene DIOMI NDONGALA, Président de la Démocratie Chrétienne et Député National de l’opposition.

Au lendemain de la proclamation du Président Joseph KABILA comme vainqueur de l’élection présidentielle de 2011, une élection marquée par des fraudes généralisées, Monsieur Eugene DIOMI NDONGALA avait créé un Mouvement dénommé « Majorité Présidentielle Populaire » ayant notamment pour objet de soutenir l’action de Monsieur Etienne TSHISEKEDI WA MULUMBA qui s’était autoproclamé Président de la République et qui voulait reprendre « l’imperium » qui lui aurait été pris par le Président Joseph KABILA.

A cause de son activisme au sein de ce mouvement, Monsieur Eugene DIOMI NDONGALA sera enlevé et détenu au secret par l’ANR pendant plusieurs jours avant d’être livré à la justice au motif qu’il aurait commis l’infraction de viol sur mineures.

A l’issu d’un procès non équitable, sans garantie et respect des droits fondamentaux lui reconnus par les instruments juridiques nationaux et internationaux relatifs aux droits humains, devant la Cour Suprême de Justice, il sera condamné, au mois de mars 2014, à une peine de servitude pénale principale de 10 ans.

2. Monsieur MOHINDO NZANGI, Député National élu de la province du Nord Kivu.

En août 2013, il a été condamné à 3 ans de servitude pénale principale par la même Cour Suprême de Justice, siégeant toujours en procédure de flagrance, au motif qu’il avait outragé le chef de l’Etat par le fait d’avoir critiqué la politique mise en place par le Président Joseph KABILA pour gérer la guerre à l’est du pays.

L’ASADHO relève que ces arrestations et détentions illégales opérées par l’ANR et condamnations prononcées par la Cour Suprême de Justice contre les membres de l’opposition ou contre tous ceux qui critiquent la politique des autorités congolaises ne sont pas de nature à consolider le jeu démocratique en République Démocratique du Congo. Elles sont une atteinte à la démocratie.
Elle considère la condamnation du Député national Jean Bertrand EWANGA comme un avertissement fait à tout celui qui oserait s’opposer à l’agenda du pouvoir de changer la Constitution pour donner au Président Joseph KABILA la possibilité de se représenter à l’élection présidentielle de 2016.
Face à ce qui précède, elle recommande :

 Au Président de la République de :
 Faire respecter la Constitution et les autres lois de la République en faisant cesser toutes atteintes des autorités politiques et judiciaires aux droits reconnus à l’opposition politique;
 Accorder la grâce présidentielle à tout congolais actuellement en détention à cause de ses opinions politiques.
 Au Gouvernement de la RDC de :
 Cesser tout acte tendant à se servir de l’appareil judiciaire pour faire taire les opposants politiques ou tous autres congolais qui critiquent la politique du gouvernement ou du Président de la République ;
 Autorités judiciaires de :
 S’opposer à son instrumentalisation par les autorités politiques ;
 Se constituer en rempart pour la promotion et la protection de la démocratie.

Fait à Kinshasa, le 24/09/2014
Pour toute information, contactez :
Maître Jean Claude KATENDE : Président National
Téléphone : + 243 81 17 29 908.
Maître Dora ZAKI ; Vice Présidente Nationale.
Téléphone : 00243 99 40 61 31

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 Jean Claude KATENDE dit :"  les  citoyens ont le droit naturel de combattre tout Gouvernement qui viole les droits fondamentaux et qui met en péril la démocratie ".

Maître Jean Claude Katende

Avocat au Barreau de LUBUMBASHI

Président National de l'ASADHO

Tél :+¨243 811 729 908, + 243 9970 32 984

Skype: jckatende1

site web: www.asadho-rdc.net

KINSHASA

 République Démocratique du Congo                             

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Province du Kasaï Oriental : L’AS Bantous se qualifie aux tirs au but aux dépens de JL Groupe Bazano (4 contre 3)

asBantu

L’AS BANTOUS de Mbujimayi s’est qualifiée ce lundi 22 septembre dans les douleurs face à la Jeunesse Sportive Groupe Bazano.

Aux séances des tires au but l’AS Bantous l’a emporté 4 contre 3 après un match nul de 0 but partout dans les temps réglementaires.

Ce match qui entrait dans le cadre de la finale des éliminatoires de la montée en division a laissé un visage souriant à tous les amoureux du football Est Kasaïen d’autant plus que cela constitue l’honneur de la province du Kasaï-Oriental, qui enverra à présent deux club en division I.

Dans le site de Bandundu A.C.K. de Kinshasa s’est imposé face à la formation de TONERE 1 contre rien, et dans le site de BUKAVU KEPEKO de BENI a fait une bonne prestation aux séances des tires au but, dont la note était de 4 contre 3.

En conséquence l’AS Bantou, ACK et KAPEKO de BENI sont les trois clubs qui sont sacrés champions pour les 3 sites ainsi que BUKAVU DWA pris comme meilleur perdant. Abordé par la Tempête des Tropiques, le Père Fondateur, s’est dit comblé de la victoire chèrement acquise.

Fondée en 1961, FC National, en 1967 Diable Rouge, FC le Peuple en 1969, FC TSHIKULU en 1972 enfin Bantous jusqu’à ce jour. Aujourd’hui AS Bantous doit se battre pour être dans la cour des grands. Les poulains de KALONZO doivent mouiller leur maillot.

Patrice KABEMBA SHAMBUY

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