22 août 2014

le procès d’Ewanga reprend lundi prochain


Le procès qui oppose le procureur général de la République au secrétaire général de l’Union pour la nation congolaise (UNC) repend le lundi 25 août prochain, à la Cour suprême de justice (CSJ).

Jean-Bertrand Ewanga est poursuivi pour «outrage au chef de l’Etat» pour des propos tenus à Kinshasa, début août, au cours d’un rassemblement des partis opposés à la révision constitutionnelle.

La reprise de ce procès en flagrance a été annoncée par les avocats d’Ewanga en résidence surveillée à l’hôtel Invest de Kinshasa.

L’un de ses avocats, Me Jean-Baudouin Mayo, croit qu’au cours de cette audience, la Cour suprême de justice va reconnaitre l’anti constitutionnalité de la loi sur la flagrance en RDC.

«C’est le lundi 25 août que l’audience de la CSJ faisant office de la Cour constitutionnelle aura lieu sur l’exception d’inconstitutionnalité de la loi sur la flagrance qui avait été soulevée. Nous souhaitons que la CSJ puisse constater que la loi sur la flagrance viole la constitution», a-t-il indiqué.

Pour Me Mayo, si le procureur général de la République persistait dans sa démarche, il devrait obtenir de l’Assemblée générale la levée de l’immunité parlementaire de Jean-Bertrand Ewanga avant de continuer à le poursuivre en justice.

Le secrétaire général de l’Union de la nation congolaise avait été jugé en flagrance mardi 5 août à Kinshasa et placé à la prison de Makala avant d’être transféré deux jours plus tard à l’Hôtel Invest, où il est en résidence surveillée.

 

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Revirement de la situation : La Majorité surprend avec le schéma du vrai dialogue

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La dissolution de l’actuel Parlement et la formation d’un nouveau gouvernement composé de la vraie Opposition et de la mouvance présidentielle pour conduire le pays aux élections envisagées.

Depuis les élections bâclées du 28 novembre 2011, l’Opposition politique congolaise ne cessait d’exiger le dialogue avec la Majorité présidentielle (MP) en vue de trouver une solution à la crise de légitimité qui rongeait déjà la République démocratique du Congo. Mais le pouvoir en place s’opposait catégoriquement à cette démarche. Selon le ministre Lambert Mende, par exemple, “le temps des conciliabules est révolu “, avait-il plusieurs fois déclaré lors de ses différents points de presse à Kinshasa, soutenant que l’Opposition n’a qu’à attendre 2016 pour gagner les élections si elle entend gouverner ce pays.
Mais aujourd’hui, on constate un virage à 190°.
 
Le discours a complètement changé. Le même porte-parole du gouvernement trouve aujourd’hui opportun d’aller au dialogue avec l’Opposition pour trouver la solution aux problèmes du pays, tel qu’il l’a souligné lors de son dernier point de presse tenu au début du mois d’août dans son cabinet de travail.
Dans la même logique de volteface, le secrétaire général de la Majorité présidentielle, Aubain Minaku, vient d’accorder une interview à Colette Braeckman, à qui il a confié que “ nous devons construire ce pays avec l’Opposition “. Un discours jamais tenu depuis trois ans .par la famille politique de Joseph Kabila. Pourtant, dans les recommandations de l’accord-cadre d’Addis-Abeba, il avait été clairement demandé
 
à Kinshasa d’organiser un dialogue sincère avec l’Opposition et toutes les couches de la population dans le souci de l’unité du pays, et régler la problématique de légitimité en RD Congo.
Cette disposition n’est jamais respectée.
A la place, ce sont des « concertations nationales » qui avaient été organisées, les règles du jeu édictées par Joseph Kabila, alors qu’il constitue Lui aussi un problème pour l’Opposition.
Les prémisses étant mal posées, ces “ concertations ont lamentablement échoué, les résolutions issues de ces assises souffrant de leur exécution. Par exemple, le gouvernement d’union nationale souhaité par les délégués aux concertations et promis par l’initiateur Kabila depuis dix mois aujourd’hui, ne verra plus jamais le jour, laisse-t-on entendre.
 
Washington est-il pour quelque chose ?
 
Il faut souligner que la Majorité au pouvoir a adopté le langage du dialogue depuis le retour de la délégation de Kinshasa de Washington à la suite du sommet Usa-Afrique. Bien d’observateurs se demandent si l’injonction est venue de l’administration Obama pour une fin de mandat apaisée pour Joseph Kabila. Surtout que la voie de la révision de la constitution, boudée aussi bien par les Congolais que par la communauté internationale, devient de plus en plus incertaine, pourtant une occasion de prolonger le mandat du pouvoir actuel.
 
La formule
Selon des indiscrétions, le fameux dialogue’ interviendra au mois de septembre prochain, soit dans quelques mois. Il réunira les véritables figures de l’Opposition congolaise ainsi que les plateformes et partis de cette classe politique.
Mais au préalable, renseigne-t-on, Joseph Kabila devra dissoudre le parlement. Raison pour laquelle ce dialogue, à en croire des sources, se tiendra au Palais du peuple. Au finish, il y aura un nouveau parlement et un gouvernement de transition, avec pour mission de conduire le pays aux élections véritablement libres, transparentes, démocratiques et justes.
 
Selon cette logique, la Commission électorale nationale indépendante (CENI) de Malumalu, tombera avec tous ses animateurs, en remplacement d’une nouvelle institution, avec des animateurs plus crédibles, qui organisera les élections en 2016. Quant au gouvernement et au parlement qui seront nouvellement installés, ils seront composés aussi bien de délégués de l’Opposition, de la Majorité que de la société civile. Comme Joseph Kabila restera à. la tête du pays jusqu’en 2016, le premier sera issu de l’Opposition. On renseigne que même les prisonniers politiques pourront recouvrer leur liberté et faire partie soit de l’exécutif, soit du législatif.
LEFILS M.

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Le Palu se remet en cause

Evaluation des alliances et gestion de prochaines échéances. Des activités sont prévues pour commémorer les 50 ans du Parti lumumbiste unifié (Palu). Elles s’étalent d’octobre 2014 à août 2015.

Si en 2011, le Palu s’est abstenu de faire ombrage à la Majorité en refusant de se présenter à la présidentielle, il ne devait plus en être le cas en 2016. Pour mieux gérer sa mutation, le Palu s’est donné un temps de réflexion. L’évaluation de son projet de société et la relecture des alliances qui le lient constituent le point d’orgue d’une série de manifestations pour sanctionner le jubilé d’or du parti lumumbiste. Toujours est-il qu’au Palu, la remise en cause est définitivement enclenchée.

L’onde de choc du sommet USA-Afrique, convoqué du 4 au 6 août 2014 à Washington par Barack Obama, se ferait-il sentir dans l’espace politique congolais ?

L’on se rappelle qu’au terme de cette rencontre qui a révélé au grand jour la position des Etats-Unis par rapport à certains pays africains, dont la RDC, les acteurs politiques ont tenté de réajuster leur stratégie pour ne pas être pris de court.

La déclaration du Mouvement social pour le renouveau (MSR), exigeant un débat interne au sein de la Majorité présidentielle sur le projet de révision de la Constitution, s’inscrit dans cette dynamique. Et, comme s’il n’en suffisait pas, le Parti lumumbiste unifié (Palu), un des principaux alliés de la Majorité présidentielle, vient de décider de se remettre en cause en annonçant les couleurs, se servant, à cet effet, des activités qu’il projette jusqu’au mois d’août 2015 pour célébrer ses 50 ans d’existence.

Le fait déclencheur

Dans un communiqué diffusé mardi dernier dans la presse, le Palu annonçait une série d’activités pour marquer d’un sceau particulier ses 50 ans. Qu’en sera-t-il au juste ? En effet, pendant cette période, le Palu pense revisiter son programme de société. Des séances idéologiques animées par ses cadres et d’autres personnalités scientifiques vont aider au réarmement des militants en vue des échéances à venir. Par la même occasion, le Palu promet d’évaluer les alliances qui le lient, dont la plus importante et la plus récente est celle qu’il continue d’entretenir avec la Majorité présidentielle.

Des interrogations en nombre, le Parti lumumbiste unifié se les pose. Une énumération exhaustive n’est pas possible à ce stade. Mais, les plus importantes démontrent une détermination à marquer un temps d’arrêt afin d’alimenter la chronique politique du pays d’une nouvelle impulsion.

A la croisée des chemins, le Palu ne tient pas à évoluer à l’aveuglette pour les échéances à venir. Aussi une série d’activités ouvertes à toutes les sensibilités du pays est-elle prévue d’octobre 2014 au mois d’août 2015. Le thème central est « La préservation des acquis en vue de l’appropriation de l’avenir de la nation ».

Le Palu s’inscrit désormais dans la logique de faire l’état des lieux de son parcours comme parti politique, en remettant aussi en cause les 55 ans de lutte de son leader Antoine Gizenga. Le Palu promet donc de passer au peigne fin les premières années de lutte de son leader, la transition « 1+4 », la participation du Palu aux deux mandats à côté de la Majorité présidentielle et la gestion de prochaines échéances, spécialement celle qui s’annonce en 2016.

Les langues se délient

Selon un cadre du Palu, interrogé sur la justesse de la démarche, sa réponse est claire : « Nous devons marquer un temps d’arrêt. Sur le plan idéologique, le cadre général de l’évolution du pays, les alliances conclues par le parti. Avons-nous créé une nation après que Léopold II nous a légué ce qu’il considérait comme sa ferme, sa plantation, c’est-à-dire une affaire personnelle ». Il poursuit sa réflexion : « N’avons-nous pas une conception du patriotisme qui se réduit exclusivement à un amour du pays, sans qu’on ait créé notre propre nation ? »

Le fondement même de l’idéologie du Palu est aussi remis en cause. Le socialisme tel que perçu par les Congolais ainsi que leurs variantes, tout comme le capitalisme, le nationalisme occidental à l’exemple de ce qui se vit dans certains pays européens a-t-il la même compréhension qu’en Afrique ? L’entendement du concept « le social du peuple » en RDC est-il le même pour tous les Congolais ?

Le Palu s’interroge sur le poids des entreprises publiques congolaises. La question du poids réel du portefeuille de l’Etat devra trouver des réponses afin qu’une nouvelle stratégie de leur gestion soit envisagée. L’évaluation du processus de transformation de ces sociétés étatiques fera donc la trame des réflexions sur le plan économique. « La contribution des entreprises publiques au budget de l’Etat ainsi qu’à la création de la valeur ajoutée donne-t-elle satisfaction ? », s’interroge-t-on au Palu.

Dans cet élan, le cadre du Palu contacté note qu’une redéfinition des relations avec les institutions financières internationales doit constituer une préoccupation majeure. Sur ce point précis, une suite d’interrogations a suivi : « La RDC a-t-elle besoin de ces institutions financières internationales pour assurer la stabilisation de son économie et assurer sa relance ? ». Poussant plus loin, la réflexion se poursuit  au Palu : « Sans les institutions financières internationales, le pays peut-il prétendre se développer, en dehors d’un gendarme qui certifie les comptes de la République afin que nous puissions ...

Pour ce cadre du Palu, une économie nationale congolaise reste encore un objectif lointain, jamais atteint jusqu’à ce jour.

A la recherche d’un nouveau leadership

Au Palu, l’on estime qu’il y a un déficit énorme dans l’approche des partis politiques congolais, dans leur ensemble. Au Palu, le défi est lancé à tous les partis politiques, ce parti compris, sur l’identification par les Congolais de leurs spécificités respectives. N’ayant pas épinglé les différences des uns et des autres, « il se pourrait même qu’entre les partis politiques congolais, il n’y ait pas de différence fondamentale du tout ».

D’où cette lancinante interrogation : « Qu’est-ce qui oppose les partis politiques en RDC ? Il se pourrait que nous soyons tous du même bord ». Les termes de référence n’étant pas clairement définis pour chaque composante politique congolaise. Le Palu, le PPRD, le MSR, l’UDPS, l’UNC… s’opposent ou s’allient sur quelles bases ? C’est pour cette raison que « toutes les tendances et sensibilités, qui ont des choses à dire, seront associées à la réflexion ». Tant que ces différences ne seraient pas clairement définies, « les transhumances resteront le quotidien de l’espace politique du pays ».

A la question de savoir si cette remise en question n’attirerait pas des ennuis au Palu, à la même manière que le MSR qui s’est attiré les foudres après une déclaration publique sur la révision constitutionnelle, au Palu on se veut serein : « Pour nous arrêter, il faut soit faire comme nous ou mieux que nous dans l’approche de la remise en cause. Dans tous les cas, même au sein de la coalition, la réflexion doit se faire afin que chaque composante apporte quelque chose. Chacun doit venir avec un apport ».

En réponse à la question de savoir si le Palu veut créer un autre leadership, la réponse est sans ambages : « C’est légitime. Mais dans la préservation des acquis de nos luttes ». Remettrait-on aussi le leadership du patriarche Gizenga ? A cette question, la réponse est aussi limpide : « Nous évaluerons ses 55 ans de lutte, avec les points forts et les faiblesses aussi »

La remise en question engagée par la Palu pourrait redessiner l’espace politique du pays. Le Palu qui a été confronté à l’exercice du pouvoir d’Etat sortira de cette immersion avec de nouvelles orientations. Rien n’exclut donc la prise d’une direction qui assurerait à ce parti un nouveau dynamisme sur l’arène politique congolaise dans ce qu’il a d’imprévisibilité. Toutefois, la préservation des acquis qui forgent le respect du plus vieux parti politique du pays permettra de déterminer les contours de cette remise en cause.

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21 août 2014

Nord-Kivu : Le M23, nouvelle version, déjà à la porte !


Le Gouverneur du Nord-Kivu, Julien Paluku Kahongya a présenté à la presse locale le samedi 16 août dernier à Goma, six rebelles du M23 capturés à Ufamandu en territoire de Masisi.

Selon l’un d’eux nommés Ngompasi identifié capitaine dans l’armée rwandaise, son groupe tentait de se joindre à la milice Raia Mutomboki qui affronte depuis plus de deux semaines les Fardc sur l’axe Bunyakiri – Ngungu. Le groupe, selon l’autorité provinciale s’apprêtait à relancer une nouvelle rébellion dénommée le M27, à partir du territoire de Masisi.

A en croire le capturé Ngompasi, les éléments sous ses ordres seraient au nombre de 200 et auraient traversé la frontière sans être inquiétés le moins du monde. Et c’es ici que continue à se poser la lancinante question de la porosité de nos frontières et de l’efficacité des nombreux services dits de sécurité opérationnels entre la RDC et ses voisins de l’Est. L’ennemi peut entrer et sortir comme bon lui semble. Rien ne peut lui arriver.

La population du Nord-Kivu souhaite que les FARDC et la Monusco combattent tous les groupes armés avec la même hargne. N’eût été le patriotisme de Raia

Mutomboki le M27 encore une nouvelle trouvaille de Paul Kagame ferait déjà parler de lui à l’Est de la RD.Congo. Il faudra qu’un jour les congolais dénichent et neutralisent ces rats puants qui jouent à la complicité avec ces étrangers.

Albert Sumaili pene Nadi

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COMMUNIQUE DE PRESSE : Mike Mukebayi aux arrêts depuis ce matin...

Mukebayi Nkoso

                               
La rédaction du journal «CONGONEWS» porte à la connaissance du public que le Cardinal Laurent Monsengwo Pasinya, via son frère le Sénateur François Kaniki, a fait arrêter Mike Mukebayi Nkoso, directeur du bihebdomadaire dans la matinée de jeudi 21 août dans sa résidence.

Cette arrestation fait suite à plusieurs menaces que l’archevêque métropolitain de Kinshasa, par le truchement de son frère, avait proféré à l’endroit de Mike Mukebayi. Le Directeur du journal est actuellement détenu dans les installations du Palais de la justice où il doit être entendu.  

A cette même occasion, John Tshingombe Lukusa, directeur de publication vient d’entrer en clandestinité après de multiples intimidations de la part du prince de l’Eglise catholique romaine de Kinshasa.

La rédaction de «CONGONEWS» prend à témoin l’opinion tant nationale qu’internationale sur tout ce qui arriverait, comme malheurs directs et indirects, à ses deux hauts responsables. Elle profite, par ailleurs, pour lancer un appel à la mobilisation générale à toute la corporation pour contrer les ennemis de la vérité et du peuple congolais.
La rédaction

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Martin Kobler et Moïse Katumbi discutent de la situation sécuritaire et humanitaire au Katanga

 
Martin Kobler, chef de la Monusco, avec le gouverneur Moise katumbi et des membres du gouvernement provincial du Katanga à Lubumbashi. Photo Radio Okapi/Jean NganduMartin Kobler, chef de la Monusco, avec le gouverneur Moise katumbi et des membres du gouvernement provincial du Katanga à Lubumbashi. Photo Radio Okapi/Jean Ngandu

Le chef de la Monusco, Martin Kobler, a discuté jeudi 21 août à Lubumbashi avec le gouverneur du Katanga, Moïse Katumbi, de la situation sécuritaire et humanitaire dans cette province. Ils ont notamment évoqué les conflits armés ainsi que les conflits communautaires entre les Pygmées et les Balubakat.

Martin Kobler s’est inquiété de la situation humanitaire au Katanga.

« On a plus de 500 000 déplacés internes ici. Ça ne régresse pas, ça augmente », a-t-il déclaré.

Le chef de la Monusco a également rappelé le rôle de la mission onusienne de protéger les populations civiles.

« Nous avons le mandat de protection des civils partout dans le pays, pas seulement au Nord-Kivu et au Sud-Kivu. C’est pourquoi je suis ici pour voir la situation et discuter avec le gouvernement de ce qu’on peut faire pour améliorer la situation », a fait savoir Martin Kobler.

Au cours de son séjour au Katanga, le représentant spécial du secrétaire général de l’Onu en RDC va également discuter du concept d’îlots de stabilité « avec nos collègues à Kalemie, à Lubumbashi ».

Un îlot de stabilité est une zone du pays où les groupes armés ne sont plus opérationnels parce qu’ils ont été neutralisés ou éliminés. Plusieurs territoires du Nord de la province du Katanga sont en proie à l’activisme des groupes armés notamment les Maï-Maï du groupe de Gédéon et les Bakata Katanga.

radiookapi.net

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Mbuji-Mayi : l’incendie d’une cabine électrique prive plusieurs quartiers de courant

 
Le Boulevard Laurent Désiré Kabila dans la Commune de Diulu, ville de Mbuji-Mayi (Kasaï Oriental).Le Boulevard Laurent Désiré Kabila dans la Commune de Diulu, ville de Mbuji-Mayi (Kasaï Oriental).

Plusieurs quartiers de la ville de Mbuji-Mayi (Kasaï-Oriental) sont privés d’électricité depuis ce jeudi 21 août dans la matinée. Des sources sur place indiquent que cette coupure d’électricité est causée par un incendie qui s’est déclaré la nuit dernière dans l’une de cabines électriques de la Minière de Bakwanga (Miba) gérée par la société d’énergie du Kasaï (Enerka).

Des habitants de la ville rapportent que c’est un malade mental qui aurait causé cet incendie. Pour se réchauffer, il allume généralement un feu à côté de la cabine où il passe ses nuits.

Dans la ville, on écarte donc l’hypothèse d’une tension trop élevée. L’incendie s’est déclaré entre 3 heures et 4 heures du matin. A ces heures, le réseau n’est pas très sollicité, soutiennent des sources sur place.

Malgré les détonations entendues durant près d’une heure, l’incendie n’a pas endommagé le transformateur de la cabine électrique. Mais les disjoncteurs de la logette de départ ont été totalement calcinés, a affirmé le directeur général de l’Enerka, Paul Kalonji.

Il a assuré que les services techniques étaient à pied d’œuvre pour démêler les câbles brulés et tenter de rétablir l’électricité dans la partie de la ville où se situe la Miba, victime de cette situation.

Le nombre d’abonnés privés d’électricité n’est pas encore connu. Leur identification par l’Enerka a déjà commencé.

Chaque abonné est invité à débourser une somme d’argent pour payer les frais de réparation des engins endommagés.

En attendant le rétablissement de cette situation, les activités commerciales sont perturbées dans les quartiers privés d’électricité.

radiookapi.net

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Hostiles à la révision de la Constitution : Les opposants de Sassou Nguesso manifestent à Kinshasa

 
Calicots en mains, ils scandaient des chansons hostiles au pouvoir, de l’autre rive du fleuve Congo.  Le continent africain vit au rythme unique de tentative de révision des constitutions, dans le seul but de s’éterniser au pouvoir, alors que des mandats présidentiels, pour la plupart, touchent à leur fin dans deux ans.

Ces mouvements sont observés en République démocratique du Congo, au Burkina Faso, au Bénin... où les chefs d’Etat de ces pays, manifestement, n’entendent pas quitter le pouvoir.
Au Congo-Brazzaville également, Dénis Sassou Nguesso s’est inscrit dans cette logique de retoucher la loi mère, sous prétexte qu’il n’a pas terminé son programme, comme s’il était le seul Congolais d’en face capable de réaliser ce plan.
 
Ainsi, profitant de la brouille actuelle entre Kinshasa et Brazza, les opposants au régime de Dénis Sassou Nguesso habitant la République démocratique du Congo ont exprimé leur désapprobation, mardi 19 août dernier, face à cette tentative. Rassemblés devant le bâtiment abritant leur représentation à Kinshasa avec des calicots en mains, ces opposants ont scandé t des slogans hostiles au pouvoir de l’autre rive, pour dire “ non “ à la révision de la constitution.
Cet important message vaut aussi pour les dirigeants congolais de Kinshasa qui tiennent à emprunter la même direction que Sassou. Déjà, dans le camp de la Majorité présidentielle, le Msr s’est inscrit en faux contre cette révision, soulignant qu’il ne faut pas toucher à l’article 220 qui limite, outre la forme de l’Etat, le nombre et la durée du mandat du président de la République.
De même, avant, pendant et après le sommet Usa-Afrique, l’administration Obama, à travers le sénateur Russ Feingold et le secrétaire d’Etat John Kerry, a clairement mis en garde les dirigeants africains contre toute tentative de révision de la constitution dans le mobile de s’éterniser au pouvoir. Face à cette pression, le président béninois Thomas yayi Boni s’est officiellement prononcé, juste après ce sommet, qu’il ne se représentera plus lors de prochaines élections. Il a donné le ton, mais il faudra que ses homologues suivent son exemple pour apaiser l’opinion tant nationale qu’internationale sur cette question.
LEFILS M.

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Equateur : un mal inconnu fait 65 morts en 4 semaines à Djera

 
Le ministre de la Santé publique, Felix Kabange Numbi le 31/05/2013 à Kinshasa, lors de la cérémonie de lancement officiel du cadre d’accélération de la réduction de la mortalité de la mère et de l’enfant en RDC. Radio Okapi/Ph. John BompengoLe ministre de la Santé publique, Felix Kabange Numbi le 31/05/2013 à Kinshasa, lors de la cérémonie de lancement officiel du cadre d’accélération de la réduction de la mortalité de la mère et de l’enfant en RDC. Radio Okapi/Ph. John Bompengo

Une maladie non identifiée a causé la mort de 65 personnes en quelque 4 semaines dans l’aire de sante de Djera, district de la Tshuapa, à 25 kilomètres de Boende-centre, dans la province de l’Équateur. Le ministre de la Santé publique, Félix Kabange Numbi, le gouverneur intérimaire de l’Équateur, Sébastien Impeto, ainsi que des experts de l’Organisation mondiale de la Santé (OMS) sont arrivés mercredi 20 août à Boende pour investiguer sur cette maladie, et prendre en charge les malades.
Des sources sanitaires sur place affirment avoir été alertées depuis le mois de juillet sur une maladie contagieuse qui touche les trois aires de santé de Wetsikengo, Lokalia et Wafanya, dans le territoire de Boende. La maladie se caractérise par une forte diarrhée, de la fièvre et des vomissements.

Selon les mêmes sources sanitaires, 4 infirmiers, qui soignaient des malades, font partie des victimes.

Par ailleurs, la maladie progresserait vers la localité de Wetsikengo, près de la rivière Tshuapa.

Des équipes de l’OMS et de la zone de santé de Boende, dépêchés sur les lieux, ont prélevé des échantillons qui sont actuellement analysés à l’Institut nationale des recherches biomédicales (INRB) à Kinshasa.

En attendant les résultats des examens, le ministre Felix Kabange Numbi s’est engagé à envoyer une autre équipe des médecins à l’aire de santé de Djera, a une vingtaine des kilomètres de Boende.

Cette mission va encore prélever de nouveaux échantillons qui permettront, dès ce week-end, d’avoir plus de détails sur cette maladie, a-t-il affirmé.

radiookapi.net

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20 août 2014

L’opposant Clément Kanku prêt avec sa loi sur les statuts des anciens chefs d’états

clement kanku


(KINSHASA)- Dans quelques jours, le député Clément Kanku, président du Mouvement pour le renouveau et coordonateur de l’Union pour la nation va déposer à l’assemblée nationale sa proposition de loi sur les statuts des anciens chefs d’états.

L’opposant veut offrir des conditions de sortie honorable au président Kabila dont la famille politique le pousse à se maintenir au pouvoir au-delà de 2016. La loi va réaffirmer les immunités, garantir les revenus, assurer les avantages nécessaires et protéger ceux qui ont exercé la fonction de président de la république dans notre pays, dit-il. Dans sa démarche, Kanku veut éviter la chasse aux sorciers contre les anciens chefs d’états. L’ancien président aura le statut de sénateur à vie comme le prévoit la constitution, rappelle le leader du MR. Il inscrit son combat dans la recherche d’une vraie alternance après des longues années de dictature et de balbutiements démocratiques. C’est pourquoi il appelle Joseph Kabila à fixer l’opinion une fois pour toute sur la question de sa représentation ou pas. ‘‘Nous continuons à lui demander de ne pas céder aux sollicitations mercantiles de certains membres de sa majorité qui, pour conserver leurs avantages et confort personnel, sont prêts à hypothéquer l’avenir de tout un peuple’’, déplore Clément Kanku Bukasa. Son parti exhorte les têtes couronnées de la majorité présidentielle à imiter l’exemple des pays des vieilles démocraties comme les Etats-Unis et la France où l’alternance n’a jamais posé problème.

Le Mouvement pour le renouveau trouve purement fallacieux le prétexte selon lequel le maintien de Kabila au pouvoir serait lié à l’achèvement des projets déjà commencés. ‘‘Qui dit qu’aux Etats Unis, le président Clinton, le président Bush n’avaient pas des projets à achever quand ils sont arrivés fin mandat. C’est la règle d’or de l’alternance dans tout pays démocratique’’, assure le coordonnateur de l’Union pour la nation. Il s’oppose à toute révision constitutionnelle.

A Washington lors de la table ronde ayant mis face-à-face les ténors de la majorité et de l’opposition rd-congolaise en marge du sommet Etats unis-Afrique, Clément Kanku avait déjà élevé la voix pour dénoncer la tentative de la famille politique du chef de l’état de tripatouiller la loi fondamentale. Invité par NED-un organisme proche du département d’état américain, le leader du MR comme les autres opposants ont démontré que la révision constitutionnelle était inopportune.

‘‘La majorité au pouvoir se lance encore dans une entreprise pour bloquer que l’alternance souhaitée, aussi bien par la population que la communauté internationale ne s’opère, empêchant ainsi d’offrir au Congo une passation de pouvoir démocratique et pacifique pour la première fois depuis que ce pays existe’’, a décrié l’opposant Clément Kanku. Pour lui, le referendum constitutionnel proposé par la majorité ne se justifie pas dans le contexte actuel quand on sait qu’il ya des pesanteurs lourdes qui pèsent sur l’ensemble du système. Il s’agit par exemple du pouvoir organisateur –CENI qui a perdu toute confiance de la classe politique, l’instabilité sécuritaire qui continue à sévir dans la partie Est du pays et au Katanga, la restriction des libertés d’expression des leaders de l’opposition mais surtout le refus par le pouvoir de voir l’opposition s’organiser sur le plan institutionnel par la désignation de son porte-parole. Au finish, le coordonnateur de l’Union pour la nation plaide pour la tenue d’un dialogue franc et sincère. Dialogue qui va s’inscrire, tranche Kanku, dans la perspective électorale et non pour le partage du pouvoir. ‘‘Il faut dialoguer pour recadrer le processus électoral et pour redéfinir le calendrier électoral très contesté aujourd’hui’’, a conclu Clément Kanku, l’un des dirigeants du groupe parlementaire Mlc et alliés.

 

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