24 septembre 2014

MARCHE DE L'OPPOSITION CE 27 SEPTEMBRE 2014

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« L’ASADHO accuse le Gouvernement de Kinshasa de faire taire les opposants politiques en se servant de l’appareil judiciaire »

ASADHO
B.P.16737
KINSHASA 1
R.D. Congo
Association Africaine de Défense des Droits de l’Homme
African Association for the Defence of Human Rights
COMMUNIQUE DE PRESSE N°021/ASADHO/2014
« L’ASADHO accuse le Gouvernement de Kinshasa de faire taire les opposants politiques en se servant de l’appareil judiciaire »
L’Association Africaine de défense des Droits de l’Homme, ASADHO en sigle, est vivement préoccupée par les atteintes à répétition que le Gouvernement porte aux droits reconnus à l’opposition politique en se servant de l’appareil judiciaire.
Il nous revient de constater que depuis le début de la législature actuelle, tout leader de l’opposition qui mobilise la population contre un projet ou un programme de la majorité au pouvoir fait l’objet des menaces, intimidations et poursuites qui aboutissent à des condamnations judiciaires.
Pour rappel, en date du 05 Aout 2014 à 3 heures du matin, le Député National Jean Bertrand EWANGA, Secrétaire Général de l’Union pour la Nation Congolaise était enlevé de sa résidence par les éléments des Services Spéciaux de la Police Nationale et de l’Agence Nationale de Renseignements, (l’ANR) pour être détenu illégalement au cachot de l’ANR à la suite de ses interventions faites à l’occasion du meeting de l’opposition politique tenue à la place Sainte Thérèse à Ndjili en date du 04 août 2014 , au motif qu’il aurait commis les infractions d’outrages au chef de l’Etat et de discrimination raciale et tribale.
Il sera condamné, en date du 11 septembre 2014, à l’issue d’une procédure de flagrance au cours de laquelle ses droits fondamentaux n’étaient pas respectés par la Cour Suprême de Justice, à une peine de servitude pénale principale de 12 mois fermes pour « outrage au chef de l’état », en violation de l’article 8 de la loi n°07/008 du 04 décembre 2007 portant statut politique de l’opposition qui dispose que : « L’opposition politique a notamment le droit de critiquer l’action du Gouvernement et le cas échéant de formuler des contres propositions… ».
Il y a lieu de relever que le cas de Monsieur Jean Bertrand EWANGA n’est pas isolé, il s’inscrit dans la stratégie du Gouvernement de faire taire tout opposant politique qui ne partage pas la ligne politique de la Majorité Présidentielle.

Tels sont les cas de :

1. Monsieur Eugene DIOMI NDONGALA, Président de la Démocratie Chrétienne et Député National de l’opposition.

Au lendemain de la proclamation du Président Joseph KABILA comme vainqueur de l’élection présidentielle de 2011, une élection marquée par des fraudes généralisées, Monsieur Eugene DIOMI NDONGALA avait créé un Mouvement dénommé « Majorité Présidentielle Populaire » ayant notamment pour objet de soutenir l’action de Monsieur Etienne TSHISEKEDI WA MULUMBA qui s’était autoproclamé Président de la République et qui voulait reprendre « l’imperium » qui lui aurait été pris par le Président Joseph KABILA.

A cause de son activisme au sein de ce mouvement, Monsieur Eugene DIOMI NDONGALA sera enlevé et détenu au secret par l’ANR pendant plusieurs jours avant d’être livré à la justice au motif qu’il aurait commis l’infraction de viol sur mineures.

A l’issu d’un procès non équitable, sans garantie et respect des droits fondamentaux lui reconnus par les instruments juridiques nationaux et internationaux relatifs aux droits humains, devant la Cour Suprême de Justice, il sera condamné, au mois de mars 2014, à une peine de servitude pénale principale de 10 ans.

2. Monsieur MOHINDO NZANGI, Député National élu de la province du Nord Kivu.

En août 2013, il a été condamné à 3 ans de servitude pénale principale par la même Cour Suprême de Justice, siégeant toujours en procédure de flagrance, au motif qu’il avait outragé le chef de l’Etat par le fait d’avoir critiqué la politique mise en place par le Président Joseph KABILA pour gérer la guerre à l’est du pays.

L’ASADHO relève que ces arrestations et détentions illégales opérées par l’ANR et condamnations prononcées par la Cour Suprême de Justice contre les membres de l’opposition ou contre tous ceux qui critiquent la politique des autorités congolaises ne sont pas de nature à consolider le jeu démocratique en République Démocratique du Congo. Elles sont une atteinte à la démocratie.
Elle considère la condamnation du Député national Jean Bertrand EWANGA comme un avertissement fait à tout celui qui oserait s’opposer à l’agenda du pouvoir de changer la Constitution pour donner au Président Joseph KABILA la possibilité de se représenter à l’élection présidentielle de 2016.
Face à ce qui précède, elle recommande :

 Au Président de la République de :
 Faire respecter la Constitution et les autres lois de la République en faisant cesser toutes atteintes des autorités politiques et judiciaires aux droits reconnus à l’opposition politique;
 Accorder la grâce présidentielle à tout congolais actuellement en détention à cause de ses opinions politiques.
 Au Gouvernement de la RDC de :
 Cesser tout acte tendant à se servir de l’appareil judiciaire pour faire taire les opposants politiques ou tous autres congolais qui critiquent la politique du gouvernement ou du Président de la République ;
 Autorités judiciaires de :
 S’opposer à son instrumentalisation par les autorités politiques ;
 Se constituer en rempart pour la promotion et la protection de la démocratie.

Fait à Kinshasa, le 24/09/2014
Pour toute information, contactez :
Maître Jean Claude KATENDE : Président National
Téléphone : + 243 81 17 29 908.
Maître Dora ZAKI ; Vice Présidente Nationale.
Téléphone : 00243 99 40 61 31

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 Jean Claude KATENDE dit :"  les  citoyens ont le droit naturel de combattre tout Gouvernement qui viole les droits fondamentaux et qui met en péril la démocratie ".

Maître Jean Claude Katende

Avocat au Barreau de LUBUMBASHI

Président National de l'ASADHO

Tél :+¨243 811 729 908, + 243 9970 32 984

Skype: jckatende1

site web: www.asadho-rdc.net

KINSHASA

 République Démocratique du Congo                             

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Province du Kasaï Oriental : L’AS Bantous se qualifie aux tirs au but aux dépens de JL Groupe Bazano (4 contre 3)

asBantu

L’AS BANTOUS de Mbujimayi s’est qualifiée ce lundi 22 septembre dans les douleurs face à la Jeunesse Sportive Groupe Bazano.

Aux séances des tires au but l’AS Bantous l’a emporté 4 contre 3 après un match nul de 0 but partout dans les temps réglementaires.

Ce match qui entrait dans le cadre de la finale des éliminatoires de la montée en division a laissé un visage souriant à tous les amoureux du football Est Kasaïen d’autant plus que cela constitue l’honneur de la province du Kasaï-Oriental, qui enverra à présent deux club en division I.

Dans le site de Bandundu A.C.K. de Kinshasa s’est imposé face à la formation de TONERE 1 contre rien, et dans le site de BUKAVU KEPEKO de BENI a fait une bonne prestation aux séances des tires au but, dont la note était de 4 contre 3.

En conséquence l’AS Bantou, ACK et KAPEKO de BENI sont les trois clubs qui sont sacrés champions pour les 3 sites ainsi que BUKAVU DWA pris comme meilleur perdant. Abordé par la Tempête des Tropiques, le Père Fondateur, s’est dit comblé de la victoire chèrement acquise.

Fondée en 1961, FC National, en 1967 Diable Rouge, FC le Peuple en 1969, FC TSHIKULU en 1972 enfin Bantous jusqu’à ce jour. Aujourd’hui AS Bantous doit se battre pour être dans la cour des grands. Les poulains de KALONZO doivent mouiller leur maillot.

Patrice KABEMBA SHAMBUY

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Ceni : Gustave Omba maintient le suspens

gustave

(KINSHASA)- Gustave Omba, l’un des membres de la plénière de la commission électorale nationale indépendante dont le groupe Unc et alliés a demandé de suspendre toute participation aux activités de cette institution, a indiqué mardi qu’il réservait la primeur de sa décision au président de la Ceni et à Vital Kamerhe, le président de son ancien parti- l’Union pour la nation congolaise. ‘‘Je veux dire ici que la primeur de ma décision, je dois d’abord la réserver à la commission électorale nationale indépendante. Le président de la Ceni, Malu malu aura dans les heures qui suivront ma réponse à la recommandation de mon ex-parti politique me demandant de suspendre toutes activités à la Ceni pour faire vivre la démocratie. La même chose aussi pour le président Vital Kamerhe’’, a-t-il indiqué.

Deux groupes parlementaires de l’opposition, l’Udps et alliés et l’Unc et alliés ont demandé à leurs délégués dimanche dernier, de suspendre toute participation aux activités de la Ceni pour protester contre les projets de loi portant organisation des élections déposés à l’assemblée nationale par le gouvernement que le bureau de cette chambre veut imposer pour examen alors que le député Sessanga avait déposé sa proposition de loi sur la même matière avant. Le règlement intérieur de l’assemblée nationale stipule que si la proposition de loi a été déposée avant le projet de loi venant du gouvernement, l’assemblée nationale examine la proposition de loi.

L’opposition parlementaire soupçonne le bureau de vouloir imposer un passage en force avec ces projets de loi qui vont conduire à la révision de quelques articles de la constitution. L’ancien cadre de l’Unc aujourd’hui membre de la plénière de la centrale électorale insiste que tout sera connu dans quelques heures. Pour lui, son approche est pédagogique et responsable. Il faut d’abord adresser la correspondance aux personnes habilitées avant de le dire dans la presse, a assuré Omba. Le jeune turc connu pour ses positions radicales a ajouté que sa mission au sein de cette institution est de promouvoir la démocratie.

‘‘Je veux rassurer l’opinion que notre mission est de promouvoir la démocratie. Et notre apport est de faire vivre la démocratie et que le peuple congolais puisse se sentir à l’aise quand il va faire son choix. Le peuple doit sentir à la fin de notre mission que nous avons accompli un travail républicain’’, a précisé l’ancien élu de Punia. Il tranche en disant que sa position n’est pas influencée par qui ce soit mais qu’il a levé cette option sur base de son devoir républicain de faire promouvoir la démocratie. Le moment venu, vous saurez à travers mon institution, ce que sera ma position, a conclu Gustave Omba.

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Masisi: le gouvernement appelé à améliorer les conditions de travail des policiers

 
Des policiers tentent de dégager le passage le 23/12/2011 à Kinshasa, lors d’une manifestation relative à la prestation de serment d’Etienne Tshisekedi. Radio Okapi/ph. John BompengoDes policiers tentent de dégager le passage le 23/12/2011 à Kinshasa, lors d’une manifestation relative à la prestation de serment d’Etienne Tshisekedi. Radio Okapi/ph. John Bompengo

L’administrateur du territoire de Masisi (Nord-Kivu), Dieudonné Tshishiku sollicite l’implication du gouvernement national pour améliorer les conditions de travail des policiers de sa juridiction. Il a lancé cet appel, il y a quelques jours, dans un entretien à Radio Okapi.

Dieudonné Tshishiku a également plaidé pour que la police soit redéployée sur l’ensemble de son territoire en vue de sécuriser la population, en proie à des groupes armés qui, selon lui, continuent d’occuper certaines localités du territoire.

Selon un reporter de Radio Okapi qui revient de Masisi, la police nationale peine, depuis deux ans, à fonctionner dans cette partie du Nord-Kivu faute de moyens logistiques et de la non qualification de nombreux d’entre eux.

Des sources concordantes renseignent que le district de la police nationale congolaise à Masisi-centre, et au moins 6 autres commissariats ne disposent pas de moyens de locomotion.

«La seule jeep dont disposait  la police de Masisi-centre, il y a de cela 2 ans, avait été emporté en son temps par les ex-rebelles du M23, quelques jours seulement après l’occupation de la ville de Goma. Ainsi, les policiers ne font que des patrouilles pédestres, qu’elles soient diurnes ou nocturnes, et donc ne peuvent pas aller loin», se plaignent les éléments de la police à Radio Okapi.

«La police est également mal équipée car elle n’a pas  suffisamment d’armes, ni de moyens de communication», poursuivent ces policiers.

Selon la même source, certains de leurs collègues n’ont reçu aucune formation.

«La plupart, venus des groupes armés, ont été intégrés directement dans la police pour des impératifs de paix. Plusieurs autres officiers de la police judicaire n’ont pas de qualification. Certains auraient même du mal à établir des procès-verbaux », affirment ces policiers.

Le général Awashango, le chef de la police au Nord-Kivu, n’a pas souhaité se prononcer sur la question.

radiookapi.net

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23 septembre 2014

L’Eglise catholique et Kengo wa Dondo vilipendés sous l’indifférence du CSAC

Pour avoir donné leur avis contre la révision de la Constitution : L’Eglise catholique et Kengo wa Dondo vilipendés sous l’indifférence du CSAC

Ce qui impressionne le plus, ces lieutenants de la Majorité présidentielle se servent de la télévision nationale, « l’Eglise au milieu du village », pour débiter des insanités à l’endroit des catholiques et du président du Sénat. Ce, sous l’œil indifférent, frisant la complicité, du Conseil supérieur de l’audiovisuel et de la communication (CSAC). Même le cardinal Monsengwo n’est pas épargné dans ces attaques personnelles.

Les observateurs pensent que ceux qui se livrent à cet exercice antidémocratique sont à court d’arguments, incapables de défendre la révision de la Constitution dans le but de satisfaire les appétits politiques d’une seule personnalité de leur plateforme. Raison pour laquelle ils se comportent exactement comme « Sankara De Kunta », porte-parole d’un grand artiste chanteur de ce pays, en défendant même l’indéfendable, de fois sans l’aval de son leader.

Ce qui s’est passé en direct de la télévision nationale le week-end dernier est pire que ce qu’on reproche au SG de l’Union pour la Nation Congolaise (UNC), Jean-Bertrand Ewnga, lors du meeting tenu le 4 août dernier au terrain Sainte Thérèse de N’Djili. N’est-ce pas là une vraie flagrance ? Qu’est-ce que les autorités judiciaires attendent pour lancer des mandats d’arrêts ? Pourquoi cette politique de deux poids deux mesures ?

La MP doit se poser la question de savoir comment, dans sa propre famille politique, bien de personnalités ont, sans aller par le dos de la cuillère, manifesté aussi leur refus de voir l’article 220 de la Constitution être révisé. Ce, après avoir fait la lecture de cette disposition qui « ne peut faire l’objet d’aucune révision constitutionnelle ». D’autres encore sont de ce même avis, mais hésitent à se prononcer, craignant sans nul doute des représailles de tous ordres.

Chaque Congolais est libre d’être du côté de l’Opposition ou de la Majorité. Mais il faut savoir que la République Démocratique du Congo appartient à tous les Congolais, et le respect de la Constitution doit être de rigueur pur tout le monde, sans exception aucune.

Ceux qui s’évertuent à insulter de grandes autorités de l’Eglise catholique et des institutions, en toute impunité, devront savoir qu’ils reflètent l’éducation reçue de leur famille, et que tous les Congolais les regardent tenir ce genre de propos. Le moment venu, ils seront sanctionnés. Car ils ne reflètent en rien les hommes d’Etat.

Tôt ou tard, ils répondront de leurs actes devant les juridictions compétentes, exactement comme cela a été le cas avec les anciens mobutistes après la chute de leur régime.

Certains on même trahi la mémoire du maréchal en se métamorphosant en kabilistes, aux côtés de Laurent Désiré Kabila d’abord, puis de Joseph Kabila en suite. Ils appliquent aujourd’hui la même tactique que lors de la deuxième République, alors que c’est cette stratégie qui avait conduit Mobutu à la chute d’abord, puis à la mort.

Pour leurs intérêts personnels, ils n’ont pas hésité d’abandonner Sese Seko pour contracter des alliances contre nature avec leurs propres tombeurs. Ce n’est qu’en République Démocratique du Congo qu’on peut trouver cette espèce de « politiques ».

LEFILS MATADY

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Gouvernement de cohésion nationale et révision constitutionnelle : le jeu du chat et de la souris

palais_P

Les Congolais sont rarement en panne d’imagination. Il y a un peu plus d’un an, ils se sont réunis dans le cadre des concertations dites nationales pour donner de l’air à l’action politique et tracer la voie de la rénovation. Pour réussir, ils ont pris la résolution de gommer leurs différences en optant pour un gouvernement de cohésion nationale. Décidée avec rapidité, ce gouvernement tarde cependant à naître. Sa sortie est imminente, dit-on chaque jour, mais l’imminence est devenue une année. On imagine les dégâts que provoque cette longue attente. Pour les ministres d’abord, placés sur des sièges éjectables et qui passent le plus clair de leur temps à s’interroger sur leur avenir. Pour les candidats de remplacement ensuite qui, à force de renouveler leur garde-robe en vue de mieux paraître le jour de la nomination, se trouvent dans un état de délabrement financier tel qu’ils passent des journées entières à se plaindre et à se répandre en critiques. La cohésion nationale au niveau gouvernemental dans un régime où la loi impose la règle de la majorité est une trouvaille bien congolaise.

Celle-ci devrait favoriser des décisions consensuelles sur les matières engageant l’avenir de la nation car c’est à ce niveau précisément que la nécessité de sauvegarder la cohésion de tous les fils et toutes les filles du pays devient un impératif majeur. Mais voilà ! Pendant qu’on chante sur tous les tons l’avènement imminent du gouvernement de cohésion nationale, des signaux de discorde sont émis à l’Assemblée nationale qui vient à peine de démarrer sa session d’octobre. A la chambre basse du parlement en effet, la règle semble être celle de « chacun pour soi » lorsqu’elle n’est pas celle du rejet pur et simple de la minorité. Oublié le temps où le président de l’Assemblée co-présidait les Concertations nationales ! Oublié aussi le temps où celui-ci contactait les opposants pour leur entrée dans une nouvelle équipe gouvernementale ! On se retrouve là dans une contradiction majeure, une contradiction bien congolaise.

Et le moment semble venu d’expliquer à la nation comment des personnalités présentées comme étant de l’Opposition politique, peuvent-elles travailler dans la cohésion avec celles de la majorité au sein d’une même équipe gouvernementale lorsque leurs représentants au parlement sont écrasés et empêchés de s’exprimer ? Comment peut-on expliquer le viol délibéré de l’article 130 de la Constitution sur l’initiative de loi alors même qu’on veut réviser cette même Constitution ? Le problème dans notre pays, comme le soulignait il y a peu un juriste respecté sur la colline inspirée, est la tendance à changer des lois sans les avoir au préalable appliquées. C’est un simple jeu où les malins jouent au chat lancé, toutes griffes dehors, sur la souris démunie. Continuons de scruter l’avenir. Continuons de regarder l’horizon. Lavérité finira par éclater au grand jour.

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Kengo et kabila: c’est la rupture

kabila et minaku

(KINSHASA)- Rien ne va plus entre Joseph Kabila et Léon Kengo wa Dondo. Le
président du sénat aurait en effet décidé de retirer la liste de ses candidats au
gouvernement de cohésion nationale. L’ancien Premier ministre du Maréchal
Mobutu aurait très mal pris que sa liste de candidat ministre ait été retouchée
sans son consentement. Certaines indiscrétions renseignent que
l’homme de la rigueur aurait poireauté des heures durant au
Glm à la résidence du chef de l’Etat sans se faire recevoir dimanche 14 septembre dernier.
Le président du sénat aurait alors sorti l’artillerie lourde en dénoncant et rejetant toute tentative de révision constitutionnelle dans son
discours d’ouverture de la session de septembre.
La majorité prend très mal cette prise de position de Kengo. Les
Révisionnistes de la mouvance Kabiliste se préparent à investir les
médias pour démolir Léon Kengo wa dondo suite à l’affront qu’il vient de faire subir
à leur autorité morale. Tout est prévu même un scenario quasi fou
d’initier une motion de défiance contre le président du sénat, a-t-on
appris de sources recoupées. Les proches de Kengo disent que l’homme
a tourné la page Kabila et ne veut plus du fameux gouvernement
de cohésion nationale. Pourtant les 2 hommes ont eu un long tête à tête de plusieurs heures mardi dernier. Les prochains jours nous en diront plus.

 

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22 septembre 2014

L’Opposition instruit ses représentants de suspendre leur participation à la CENI

Dans une déclaration politique faite hier dimanche 21 septembre : L’Opposition instruit ses représentants de suspendre leur participation à la CENI

CENI

Des députés membres de l’Opposition ont également décidé de ne pas participer aux plénières de l’Assemblée nationale consacrées au débat sur les projets de lois portant organisation des élections et révision de la Constitution.

Des députés nationaux membres des groupes parlementaires UDPS, alliés et partenaires ainsi qu’UNC et alliés ont annoncé, hier dimanche 21 septembre, la suspension de leur participation aux activités de la Commission électorale nationale indépendante (CENI), jusqu’à nouvel ordre.

Cette décision a été annoncée dans une déclaration politique lue devant la presse dans l’enceinte de la paroisse Notre Dame de Fatima à Gombe, une commune de la ville de Kinshasa. Ces élus du peuple ont instruit les représentants de leurs familles politiques respectives de cesser toute participation, directe ou indirecte aux activités de la CENI.

Ils ont également décidé de suspendre leur participation aux plénières de l’Assemblée nationale consacrées au débat général sur les projets de lois portant, d’une part, organisation des élections et, d’autre part, révision de la Constitution.

Le groupes parlementaires UDPS, alliés et partenaires ainsi qu’UNC et alliés ont rappelé que les participants à la Conférence des présidents de l’Assemblée nationale tenue le 17 septembre dernier ont constaté que la proposition de loi relative à l’organisation des élections présidentielles, législatives, provinciales, urbaines, municipales et locales a été déposée au bureau de cette chambre législative au mois de mai 2012. Cette proposition de loi initiée par le député national Sessanga Hipungu Delly était inscrite au point 7 de l’avant-projet de calendrier de la session ordinaire en cours, alors que les projets de lois portant organisation des élections, tels que présentés par le gouvernement et repris aux points 13, 14 et 15 du même avant-projet de calendrier, figurent dans la rubrique nouvelles matières. Le point 16 a été aussi abordé lors de la même Conférence des présidents eu égard à sa connexité avec le point 14.

Désagréable surprise

A l’issue d’un débat sr les divergences entre les représentants de l’Opposition politique et ceux de la Majorité présidentielle (MP), la Conférence des présidents a décidé de mettre en suspens les deux
questions.

Elle a adopté l’avant-projet de calendrier sous réserves des 5 points ci-hauts mentionnés, en attendant les conclusions de la mission de bons offices que le bureau de l’Assemblée nationale devait mener auprès des auteurs de ces différents textes légaux.

Autant que certains membres de la Majorité présidentielle ayant garé l’anonymat, les groupes parlementaires UDPS, alliés et partenaires ainsi qu’UNC et alliés se sont dit surpris de voir cette option, pourtant levée à la Conférence des présidents, passée outre et les 5 points querellées repris dans l’avant-projet de calendrier.

Ils demandent au bureau de l’Assemblée nationale d’observer et de faire observer les dispositions de l’article 130 de la Constitution réglementant l’initiative de loi car, affirment-ils, la proposition de
loi du député Sessanga Hipungu Delly a l’avant-projet d’avoir été déposée avant les projets de lois du gouvernement de la République.

Ils dénoncent, avec la dernière énergie, le non respect des textes, des lois et des engagements dans la conduite des affaires de l’Etat.

Pour conclure, ces groupes parlementaires estiment que toutes ces initiatives contribuent à la dégradation de l’environnement général des élections, avec comme conséquence, de vicier dangereusement l’intégrité, la crédibilité et la transparence du processus électoral.
Marcel TSHISHIKU

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RDC : la nomination d’Amisi Kumba à la tête d’une zone de défense irrite l’ONU

amisi kumba

Controverse suite à la série d’ordonnances signées par le président de la République démocratique du Congo (RDC), Joseph Kabila, visant à réorganiser l’armée.

Cette semaine, M. Kabila a signé une trentaine d’ordonnances qui ont été lues à la télévision publique jeudi soir. Sept secteurs opérationnels d’action ont été créés, répartis dans des zones où sévissent des milices armées: Nord-Equateur, Nord-Katanga, Nord-Kivu, Grand-Kivu, Sud-Kivu, Ituri, et Uélé. Ces secteurs se situent dans trois zones de défense déjà existantes.

Une nomination suscite une controverse, signale l’agence Reuters : celle du général-major Gabriel Amisi Kumba, désigné à la tête de la première zone de défense, qui couvre les provinces de Kinshasa, Bandundu, Bas-Congo et de l’Equateur.

En effet, en novembre 2012, le général-major Amisi Kumba avait été suspendu de ses fonctions de chef des forces terrestres de l’armée congolaise après avoir été accusé dans un rapport d’experts des Nations Unies (ONU) d’avoir vendu des armes aux groupes armés opérant dans l’Est de la RDC.

«Le Général Gabriel Amisi supervise un réseau de distribution de munitions de chasse pour les braconniers et les groupes armés, y compris Raïa Mutomboki », une milice locale accusée d’atrocités, indiquait le rapport, cité par Reuters.

Le groupe Raïa Mutomboki avait été tenu responsable avec les Forces démocratiques de libération du Rwanda (FDLR) de la mort de 260 civils au Nord-Kivu.

Le rapport de l’ONU indiquait également que le général-major Amisi Kumba, dit Tango Four, avait ordonné que 300 fusils d’assaut AK-47 soient donnés à un autre groupe armé opérant dans l’est du Congo, connu sous le nom de Nyatura, une autre milice locale tenue responsable de nombreuses exactions.

Amisi Kumba a été réhabilité en aout 2014, au grand dam de la MONUSCO (Mission de l’Organisation des Nations Unies pour la stabilisation en République démocratique du Congo), qui a critiqué l’absence de poursuites judiciaires à son encontre.

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