26 juillet 2016

QUEL AVENIR POUR LE GRAND KASAÏ EN RÉPUBLIQUE DÉMOCRATIQUE DU CONGO?

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Par Victor Diela

Actuellement, il est constaté unanimement que le territoire du GRAND KASAÏ, dans son ancienne configuration, présente un état d’inactivité économique sans précédent ; un niveau de délabrement des infrastructures routières indescriptible ;  un format des conditions de vie précaires:  Abandon de la population à son triste sort sans eau potable ni énergie électrique, dégradation de l’éducation de la jeunesse, absence des soins de santé, bref un profil inhumain et inimaginable.

En passant de KANANGA à MBUJI-MAYI, en visitant KABINDA et LODJA, en faisant un tour à TSHIKAPA et à LUIZA, en s’informant sur des nouvelles de LUEBO et de MWENA-DITU,  l’image de désolation et de désespoir sur toute l’étendue du Kasaï est  comparable à celle d’une maison de deuil pendant que les filles et les fils du Kasaï éparpillés à travers le monde ne font que se plaindre de cet état des choses. Ils se cherchent des coupables internes et externes, se contentent de leurs réussites personnelles là où ils se sont installés et  s’endossent mutuellement des responsabilités. Cela devient comme un combat entre groupes où chacun défend son camp.

A titre de rappel, pour ceux qui l’auraient oublié ou pour ceux qui ne le savent pas, la ville de Luluabourg au Kasaï Occidental était prévue pour devenir la capitale du Congo par les Belges en fonction de sa localisation au centre du pays. Cette position géographique est un atout majeur parce qu’elle permet d’optimaliser les liaisons entre  toutes les provinces du pays. C’est ainsi que la conception et la construction de la ville de Luluabourg  répondaient aux standards d’urbanisation.  Il y avait de l’eau potable, de l’électricité, des routes asphaltées et entretenues, des infrastructures hospitalières acceptables et de très bonnes écoles.  Donc c’était une province tournée vers l’avenir où il faisait beau vivre.

Quant à la province du Kasaï Oriental, nouvellement créée, elle se construisait autour de l’activité économique de la société Minière de Bakwanga (La Miba).  La province du Kasaï Oriental affichait tous les indices objectifs de son développement socio-économique.  Qui ignore que c’est la société MIBA qui a financé la quasi-totalité de l’effort des guerres dans notre pays la République Démocratique du Congo.  Donc c’est une province qui avait des ressources pour garantir son développement.

Qu’en est-il aujourd’hui du Grand Kasaï tant vanté par ses filles et ses fils au fil des années ?  Cette question vaut la peine d’être posée.  Surtout, chaque fille et chaque fils de cette région doit s’interroger sur sa part de contribution dans l’amélioration des conditions de vie de nos populations au Kasaï.

La réponse est claire, nette, palpable et est connue de tout le monde.  A ce jour, il n’y a aucune réalisation à impact susceptible de donner de l’espoir aux Kasaïens.  Par contre, les infrastructures routières, les hôpitaux, les centres de santé et  les écoles sont  dans un état de délabrement indescriptible et inacceptable.  Le taux de chômage est très élevé, pour ne pas parler d’un taux de 100%, à cause de l’absence des entreprises.  L’eau potable et l’énergie électrique sont des denrées rares et quasi inexistantes pour plus ou moins 90% des populations kasaïennes.  Le niveau de scolarisation  et la qualité de l’éducation de la jeunesse kasaïenne ont atteint des proportions inquiétantes qui ne garantissent pas la préparation des cadres kasaïens de demain.

Cette situation est une réalité et elle est confirmée par les diverses images sur les réseaux sociaux.  Donc mon analyse n’est pas un jugement orienté vers des individus, gouvernants ou responsables politiques soient-ils, mais il s’agit d’un constat réel de l’existant.

A quoi assistons-nous actuellement ?  A des slogans et du folklore.  J’ai suivi, avec un peu de satisfaction, l’inauguration de trente bus d’occasion à vingt-cinq places assises  à Kananga au Kasaï Central par le chef de l’Etat.  En même temps, je me suis posé la question de savoir si notre province ne méritait pas plus que ce petit charroi automobile.  Pour l’histoire, je me souviens que vers les années 70, un fils du Kasaï Occidental, particulier et commerçant de métier, avait inondé la ville de Kananga de plus ou moins cent cinquante taxis-bus neufs.  C’était significatif et cela avait contribué à améliorer le transport en commun de la ville.  Ce fait n’est pas anodin.  Non seulement il interpelle chacun et chacune de nous mais démontre surtout la capacité qui est en nous Kasaïens de nous prendre en charge.

J’apprécie  l’initiative de la centrale solaire qui a été  inaugurée à Kananga au Kasaï Central par le Chef de l’Etat.  Un tiens vaut mieux que deux tu l’auras, dit-on.  Mais nous ne devons pas perdre de vue que la problématique de l’énergie électrique est la condition sine qua non pour le développement socio-économique de tout l’espace du GRAND KASAÏ.  Par conséquent, le projet de barrage hydro-électrique de chute Katende, nonobstant le temps que prend sa réalisation, reste notre fer de lance.  Donc j’invite les kasaïnes et les kasaïennes à s’allier au pouvoir politique qui inscrit clairement la réalisation du barrage hydro-électrique de chute Katende comme une priorité dans son programme d’action politique.

L’avenir prospère de l’espace du GRAND KASAÏ doit se préparer sur deux axes : l’axe du changement de mentalité et l’axe du développement de l’activité économique.

Sur le plan de la mentalité, je pense qu’il est impératif de conscientiser, sensibiliser et mobiliser les populations pour qu’elles comprennent qu’elles doivent se prendre en charge et par ricochet décider de leur destin. Certains parmi nous diront que c’est du déjà entendu.  J’accepte que cela n’est  pas une nouveauté.  Néanmoins, je reviens sur cet aspect parce que le problème reste intact.  En effet, la réalité et l’actualité confirment que les Kasaïens ne se dévouent pas  pour un devenir meilleur de leur territoire.  Pour l’illustrer, je me base sur le nombre des Kasaïens et des Kasaïennes qui sont dans les arcanes du pouvoir politique actuel et le niveau de pauvreté aigue du GRAND KASAÏ.

L’incapacité à comprendre cette attitude me pousse, à tort ou à raison,  à me demander si tous ces hommes politiques kasaïens sont conscients de leur identité.  Ce raisonnement ne traduit aucune naïveté de ma part car vous me diriez, sans doute, que c’est le Chef de l’Etat qui décide de tout dans notre pays.  La politique n’est-elle pas l’art de négocier des intérêts politiques entre alliés et entre partenaires?  Pourquoi les Kasaïens ne le font pas?  Pourtant, ils se présentent comme étant des représentants du GRAND KASAÏ.  Autrement, je suis tenté de croire que les intérêts personnels priment sur l’intérêt collectif de notre communauté.

Chacun et chacune de nous a sa part de responsabilité dans la détérioration des conditions de vie au Kasaï.  J’affirme et je reconnais que j’ai ma part de responsabilité dans la mesure où je reste sans réagir.  D’où nous devons, tous sans exception, changer notre mentalité et opter pour une vision humaniste, gage du devenir meilleur de notre Kasaï.

Sur le plan du développement socio-économique, il y a des points clés que je juge indispensables si nous voulons améliorer les conditions de vie de nos populations au Kasaï.  Je citerai : l’agriculture et la problématique des routes de desserte agricole, l’énergie électrique, l’amélioration de l’habitat, le tourisme, la prospection et la valorisation des ressources minières, une politique claire des incitants et d’accompagnement des petites et moyennes entreprises, etc…  Un programme d’action politique qui tiendrait compte des points énumérés ci-dessus induirait la création des entreprises donc  des emplois, l’amélioration du pouvoir d’achat de la population et in fine le bien-être social au Kasaï.  Le développement du GRAND KASAÏ est possible.

Victor Diela

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07 juillet 2016

COMMUNIQUÉ NÉCROLOGIQUE: LE PROFESSEUR ANDRÉ MBATA PLEURE SA MÈRE

nécrologie

Nous apprenons à l’instant le décès ce jour de la mère du professeur André Mbata, constitutionnaliste de renom et professeur ordinaire à l’université de Kinshasa. Mamu Tshimbiambo Muendenalo Henriette laisse derrière elle plusieurs enfants et petits-enfants. Elle fait partie de ces héros et héroines qui ne font jamais la une des médias et dont la contribution à la nation, pourtant, peut être plus grande que celle des personnes généralement célébrées. En effet, Mamu Tshimbiambo laisse à la nation un des plus grands constitutionnalistes, défenseur de la constitution de la RDC et qui apprend aux Congolais à se l’approprier et à la défendre à leur tour.

Kasai Direct présente au professeur André Mbala ainsi qu’à toute sa famille ses condoléances les plus attristées.

Lumbamba Kanyiki
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04 juillet 2016

LA DIASPORA CONGOLAISE DE COLOGNE ET DES ENVIRONS MARCHE CONTRE LES MASSACRES DE BENI ET CONTRE LE « GLISSEMENT » DE KABILA

Odon explique le but de la marche du 02juillet 2016

Une cinquantaine de Congolais d’Allemagne, soutenue par quelques amis venus de Belgique, a marché hier, le 02 juillet 2016 à Cologne contre les massacres de Beni et contre la présence de Kabila à la tête du pays au delà de 2016.

Habillés pour la plupart de T-shirts sur lesquels il était écrit « Ich bin Beni, Demokratische Republik Kongo » (Je suis Beni) et portant des calicots hostiles au pouvoir de Kabila, les Congolaises et Congolais de Cologne et des environs ont commencé leur marche à 15 heures et demie sous un ciel voilé avec la pluie qui menacait de tomber à tout moment. La marche a suivi le parcours habituel: de la gare centrale en passant par la chambre du commerce et de l’industrie, Appellhofplatz pour revenir à la gare centrale sous une escorte importante de la police. Juste un petit incident était à signaler. La police avait demandé aux manifestants de ne pas montrer les images violentes montrant les corps des femmes nues tuées ou des enfants éventrés. Et pourtant, les manifestants misaient sur ces images pour interpeller l’opinion allemande et internationale sur la situation politique de la RDC, dirigée par Kabila. Après des négociations et des tiraillements, la marche a repris son cours normal suivant l’itinéraire prévu. Plusieurs déclarations ont été faites contre les massacres et contre le pouvoir d’occupation complice de l’insécurité à l’Est de la République Démocratique du Congo.

Les manifestants se sont dispersés autour de 17 heures lorsque la pluie s’est mise à tomber.

Quelques images de la marche:

les enfants manifestations cologneinterview julesmanif colognemr kankondapasteur matadi à la marchealain muntumosi marche colognejules s'adresse aux manifestants

 

Lumbamba Kanyiki
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26 juin 2016

COLOGNE: UNE GRANDE MARCHE CONTRE LE PROLONGEMENT DU MANDAT DE KABILA ET CONTRE LES MASSACRES DE BENI

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Des prospectus circulent déjà partout dans les milieux africains, dans des églises de réveil et afro-shops annoncant une grande marche des Congolais et Africains contre le prolongement du mandat de Kabila et contre les massacres de Beni. La marche aura lieu le 2 juillet prochain. Elle partira de la gare centrale de Cologne à partir de 14 heures. Les organisateurs comptent sur la participation de beaucoup de Congolaises et Congolais à cette marche.

Pour plus de précision, les numéros suivants sont mis à la disposition des intéressés: 0152/12 99 16 08; 0152/18 09 41 64.

Lumbamba Kanyiki
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24 juin 2016

A KANYAMA ET AUX AUTRES KASAIENS FAISEURS DES ROIS

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Dernièrement, un jeune compatriote me demandait: « Vieux, je ne comprends pas. Si ce kabila est encore à la tête du pays, c’est à cause de vous, Kasaiens et des frères de Bandundu. Ne voyez-vous pas la misère du peuple? » Ce qui veut dire que les actes posés par un membre d’un groupe peut avoir des repercussions positives ou négatives sur le groupe.

Le gèle des avoirs du Général Kanyama me pousse à revenir sur cette interpellation. Voilà ce à quoi nous sommes réduits, nous Kasaiens: des petits faiseurs des rois. On se prend pour nationalistes; on croit bien faire et même mieux faire que celui qui tient les rênes du pays. Arrogants, On s’enivre des miettes qui tombent de la mangeoire. On croit avoir atteint le sommet. Mais comble des malheurs, lorsque le vent du changement souffle, ils sont les premiers à être emportés. Petit homme de main, Kanyama a reprimé les manifestations pour sauver le regime de Kabila; Il a arrêté au nom de Kabila; Il a commendité les exécutions des Kulunas au nom de ses chefs; Il a caché les meurtres pour ne pas exposer Kabila. Mais lorsque les sanctions tombent, c’est lui le premier à en faire les frais.

Sûrement qu’il s’est dit dans son for intérieur comme cet autre Kasaien du temps du Maréchal Sese Seko qu’il n’avait plus de chez lui puisqu’il servait le « nationaliste » Mobutu! Suivez mon regard…Il avait marié tous ses neveux aux Gbandis pour gagner la confiance du guide. Mais le vent du changement de 1997 finit par les emporter et lui et son guide.

Le temps des Lumumba, Mulamba Nyunyu et de Guillaume Lubaya est-il à jamais révolu? Petits faiseurs des rois, vous nous faites  tout simplement honte. De grâce, Arrêtez!

Lumbamba Kanyiki
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19 juin 2016

LA CONVENTION DES CONGOLAIS DE L’ETRANGER PLACE LES HOMMES DE DIEU DE LA DIASPORA FACE À LEURS RESPONSABILITÉS

intervention malekera

Hier, la salle de l’église la grâce de Dieu, située dans l’immeuble abritant les bureaux de l’AGK à Cologne-Ehrenfeld était pleine à craquer. Des Congolaises et Congolais venus de Suisse, de Belgique, de France et d’Autriche s’y étaient rassemblés dans un colloque organisé par la Convention  des Congolais de l’ Etranger en partenariat avec l’AGK (Afrikanische Gemeinde Köln). Il y avait aussi plusieurs prêtres et pasteurs venus de plusieurs villes d’Allemagne étant donné que les thèmes chosis tournaient autour du rôle des hommes de l’église dans la diaspora congolaise tant pour son intégration dans ses pays d’accueil que pour la reconstruction de la RDC.

Il y a eu plusieurs interventions parmi lesquelles nous retiendrons celles de monsieur Malekera et du pasteur Simon-Pierre Tshitungu. Monsieur Malekera, parlant du rôle des prêtres et pasteurs dans les défis d’intégration des Congolais de la diaspora, s’est basé essentiellement sur la mission de Moise dans sa double dimension d’homme spirituel et politique. Moise était homme de Dieu qui entretenait des bonnes relations personnelles avec Dieu, mais en homme politique, il s’était engagé corps et âme dans la libération du peuple israelien. Selon Malekera, « on ne peut pas se limiter au spirituel. Le spirituel, le social, le politique et l’économique vont ensemble dans le processus de libération ». Les prêtres et pasteurs d’origine congolaise devraient avoir la même attitude que Moise.

Le pasteur Simon-Pierre Tshitungu,  Pasteur, juriste de formation et ancien professeur, a tout simplement galvanisé son auditoire à travers son intervention magistrale en rapport avec le rôle des prêtres et pasteurs dans les défis de la reconstruction du pays. Usant son talent d’orateur et de pédagogue, le pasteur Simon-Pierre a démontré à l’assistance l’importance de la responsabilité de la diaspora dans le travail de reconstruction de la RDC. Car, ceux qui sont sortis du pays sont mieux placés, au vu des expériences récoltées à l’extérieur, pour aider ceux qui sont au pays à ouvrir les yeux et à porter un autre regard sur les problèmes qui se posent dans le pays. En cela, les hommes de Dieu, comme tous les autres Congolais, ont un grand rôle à jouer. Il a stigmatisé les prophètes de palais qui ont toujours caressé le gouvernants dans le sens des poils et a démontré que « l’Eglise de Jésus-Christ n’est pas au milieu du village et n’a jamais été au milieu du village ». Toujours selon le pasteur Tshitungu, « si c’était cela, on n’aurait pas coupé la tête de Jean-Baptiste. On a coupé sa tête parce qu’il voulait moraliser un roi ». D’après le pasteur Simon-Pierre, les serviteurs de Dieu congolais devaient se former et comprendre à travers « la critique tridimensionnelle de la théologie politique » (critique de la théologie, critique de l’Eglise et critique de la société en vue de sa transformation). L’étude de la théologie politique nous fait comprendre que le serviteur de Dieu doit être aussi politique. La vie de Jésus était un traité de théologie polititque: Il était toujours du côté des faibles et des défavorisés et pour la justice sociale. 

Le thème de l’intégration de la diaspora dans ses pays d’accueil a suscité beaucoup d’intérêts au sein de la même diaspora. En effet, si la diaspora congolaise arrive à trouver sa place au sein de ces pays, elle pourra constituer une force vitale et financière dont les retombées seront positives pour la RDC, á l’instar des autres diasporas déjà installées en Europe comme la diaspora juive.

Le colloque d’hier à Cologne est le quatrième à être organisé par la Convention des Congolais de l’Extérieur sous la direction de madame Séverine Tshiminyi Mbuyi, après celui de Fribourg, du Luxembourg et de Bruxelles. Les résolutions de ce colloque seront communiquées ultérieurement.

Colloque de la CCE en images:

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Lumbamba Kanyiki

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16 juin 2016

Conte: Dijiba échappe au lion

Dijiba devait se rendre avec sa famille chez son oncle dans un village éloigné pour une fête de mariage. Une de ses cousines allait se marier. Le village où son oncle habitait était à deux heures de marche, séparé de la sienne par une grande brousse. Son père, le vieux Dijiba lui dit : Attends-nous ! Ta mère et moi allons d’abord rendre une courte visite à ton grand-père qui est malade. Ensuite, nous ferons le chemin ensemble. Cette brousse est très dangereuse pour que tu fasses seul ce trajet. Mais Dijiba qui voulait au plus vite revoir ses cousines qu’il n’avait pas vues depuis plusieurs mois, refusa la proposition de son père. « Vous me trouverez là-bas ; vous marchez lentement et moi, j’ai hâte de revoir mes sœurs ». Alors, son père lui proposa, de nouveau, de prendre son fusil avec lui, mais le petit refusa: « Le fusil est trop encombrant. De toutes les façons, ca fait longtemps qu’on ne rencontre plus de prédateurs sur le chemin. Ils s’en sont allés loin dans la forêt, fuyant les humains ». Sur ces mots, Dijiba prit son sac dans lequel il avait rangé son joli costume, sa belle chemise blanche et ses chaussures pour la fête et commença son voyage.

Après une longue marche, il était très content de voir au loin les toits des cases d’où s’échappaient, des légères fumées blanchâtres qui disparaissaient dans le ciel. Il accéléra sa marche lorsque tout à coup, il entendit tout près de lui le rugissement d’un lion. Pris de panique, il regretta de n’avoir pas pris son fusil comme son père le lui avait proposé. Il regarda autour de lui et ne vit que des roches qui ne pouvaient être d’aucune aide en cas d’attaque du fauve. Il se pencha et en ramassa une de la taille d’un poing. Mais lorsqu’il se releva, il aperçut à sa droite un phacochère, très gros et puissant prêt à bondir ; à sa gauche, deux yeux bruns foncés l’observaient et lui et le phacochère, se demandant lequel de deux il allait prendre en chasse. Juste en ce moment-là, un aigle surgissant de nulle part vint effrayer le phacochère qui se mit à courir à toute vitesse. Le lion, attiré par la brusque débandade du phacochère se lança aussitôt à sa poursuite. Dijiba, apeuré, abandonna son sac et s’enfuit vers le village.

Quelle ne fut pas sa surprise en y rencontrant son père et sa mère en train de causer paisiblement avec son oncle et sa tante devant leur case. Comment êtes-vous déjà arrivés ici ? Demanda-t-il, étonné, à ses parents. Pour toute réponse, son père lui jeta son sac à ses pieds en lui disant : Tu devras à l’avenir faire beaucoup attention. Tu n’auras pas toujours la même chance qu’aujourd’hui.

J’ai demandé à Mulekelayi  qui m’avait raconté ce conte : « Peux-tu m’expliquer comment les parents de Dijiba sont arrivés chez son oncle avant lui alors qu’ils avaient d’abord rendu visite à son grand-père malade? » « Dans les temps anciens, me répondit Mulekelayi, les initiés se déplaçaient dans les airs assis sur un petit tapis qui prenait la forme d’un oiseau pour les communs des mortels. Un voyage effectué sous cette forme n’était lié ni au temps ni à l’espace. Mais cette pratique tend à disparaître aujourd’hui parce que cette génération s’est prostituée et a renié ses propres racines.

Alors, faites attention ! A chaque fois que vous verrez des oiseaux en train de voyager sur vos têtes, dites-vous que ce ne sont, peut-être, pas de vrais oiseaux, mais des humains sur des petits tapis volants !

Lumbamba Kanyiki

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12 juin 2016

ALLEMAGNE/COLOGNE: LES HOMMES DE DIEU À LA RENCONTRE DE LA DIASPORA

cce

Ce samedi, 18 juin 2016, les hommes de Dieu, prêtres et pasteurs, vont rencontrer la diaspora congolaise à Cologne-Ehrenfeld dans un colloque organisé par l’Afrikanische Gemeinde Koeln e-V. et la Convention des Congolais de l’Extérieur. Les sujets retenus tourneront autour des thèmes suivants: le rôle des hommes de Dieu dans l’intégration de la diaspora congolaise dans ses pays d’accueil et le rôle des hommes de Dieu d’origine congolaise dans le développement de la RDC. Le colloque débutera l’avant-midi, à partir de 10 heures jusqu’à 18 heures. Il y aura plusieurs intervenants de renom.

Nous retiendrons, pour l’essentiel,  l’adresse du jour et la date: Weinsbergstr.190, 50825 Köln-Ehrenfeld,  le samedi 18 juin 2016 à partir de 10 heures.

Pour des questions supplémentaires, prière prendre contact avec les personnes suivantes:

Dr. Denis Kapuku Mukuna: 0157/37 66 78 07

Alain Muntumosi: 0152/14 76 11 47

Abbé Constantin Panu: 0160 25 24 070

Les organisateurs comptent sur l’afflux massif de la diaspora pour prendre part à cette rencontre.

Kasai Direct

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11 juin 2016

GRAND PELERINAGE DE MISERICORDE POUR LA RD CONGO

sanctuaire de la vierge des pauvres

invitation pelerinage belgique

L’association de fait des Congolais Chrétiens de Belgique invite tous les Congolais et amis de la RDC à commémorer les 56 ans d’indépendance de notre pays par un pèlerinage de miséricorde le dimanche, 03 juillet 2016.

Adresse:

Au sanctuaire de
La Vierge des Pauvres
57, Rue de l’Esplanade,
B- 41 41 – Banneux N.-D. (Sprimont)

En voici le programme:

PROGRAMME

10h30 : Mot d’accueil des organisateurs ;
Chapelet (à la chapelle des apparitions)
& pèlerinage à la source

11h30 : Adoration (chapelle St Michel)
ou Chemin de la croix

12h30 : Pique-nique (tiré du sac)

13h30 : Rassemblement à la source, procession
et passage de la Porte Sainte

14h15 : Projection du documentaire
« Congo, telema ! », suivie du Chapelet
de la Miséricorde Divine.

16h00 : Eucharistie (Chapelle St François)
Durant toute la journée, possibilité se confesser.

Pour tout renseignement : +32484728889

 

Kasai Direct

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09 juin 2016

VIENT DE PARAÎTRE: A QUAND LE CONGO?: RÉFLEXIONS & PROPOSITIONS POUR UNE RENAISSANCE PANAFRICAINE

livre à quand le congo

 

Génocide, pillages des ressources minières, prédation économique, viols de masse, massacres, déliquescence de l’Etat, paupérisation des populations, perte de sens, effondrement des valeurs : La situation du Congo-Kinshasa et des Congolais interpelle. Et doit interpeller. Tout le monde. Les Congolais, et les Africains, en premier lieu. En écho au livre, A quand l’Afrique ? de Joseph Ki-Zerbo, nous pouvons légitimement nous poser la question A quand le Congo ?
Oui. A quand le réveil de ce géant d’Afrique, dont le potentiel permettrait de faire du pays un paradis pour ses habitants, assurer le développement sain et durable du continent africain et nourrir le monde entier ? Pourquoi, au contraire, la RD Congo semble connaître une descente, inéluctable, en enfer et se diriger vers un gouffre sans fin qui ne dit pas son nom ? Que faut-il aux Congolais pour qu’ils puissent refonder leur pays et faire du Congo un Etat où ses citoyens pourraient jouir, en premier lieu des richesses dont son sol et sous-sol regorgent ? Comment les Congolais, aujourd’hui, peuvent-ils, avec le soutien et l’appui d’autres africains, reprendre le travail initié par Patrice Lumumba et réaliser la nécessaire révolution africaine chère à Frantz Fanon ?
En guise de réponses à toutes ces interrogations, Jean-Pierre Mbelu, dans ce livre d’entretiens, partage, avec foi, passion et raison, ses réflexions et propositions, avec une triple ambition :
Apporter un éclairage historique, géopolitique et culturel sur les enjeux multiples auxquels le Congo et les Congolais font et doivent faire face ; Proposer un guide d’actions et initiatives pour réinventer le futur du Congo, au niveau individuel et collectif ; Initier et développer la conversation sur la nécessaire refondation des relations entre les Congolais et la construction effective d’un panafricanisme des peuples pour une renaissance africaine.

https://www.amazon.fr/quand-Congo-propositions-renaissance-panafricaine-ebook/dp/B01GLVWSKG/ref=sr_1_1?s=digital-text&ie=UTF8&qid=1465214224&sr=1-1

L’auteur

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