14 octobre 2017

PROGRAMME DU DEUIL D’ALEXIS KABONGO MBAYABU À KINSHASA

communiqué

Monsieur  Titi Tshitenge Mbayabu communique aux amis et connaissances le programme suivant en rapport avec le deuil de son grand-frère Alexis Kabongo Mbayabu, décédé le 08 octobre dernier à Kinshasa:

Lundi, 16 octobre 2017: exposition du corps au stade vélodrome de Kintambo
Mardi, 17 octobre 2017: enterrement au cimetière de Kintambo
Contact à Kin: Erick Mbayabu, tel. +243 89 1918141

Ce programme concerne plus nos lecteurs résidant à Kinshasa.

Lumbamba Kanyiki

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06 octobre 2017

Canada: Nico Muambi admis docteur en Etudes Urbaines, Ph.D.

Nico répondant au jury

Le 25 septembre dernier, notre ami et frère Nico Muambi a soutenu sa thèse de doctorat en Etudes Urbaines, Ph.D. décerné par l'Université du Québec à Montréal/ Ecole des Sciences de la Gestion . A l'issue de la soutenance, il a été admis Docteur en études urbaines, Ph.D. avec mention "excellence".

Le sujet de la thèse est le suivant;

Les capacités d'action offertes par la décentralisation aux municipalités de taille moyenne en Afrique de l'Ouest francophone: La gouvernance et le développement local à Klouékanmé au Bénin.

La thèse a été dirigée conjointement par Richard Morin et Florence Paulhac Scherrer.

Voici  quelques photos de la soutenance;

Nico -+®coutant un membre du jury

 

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Kasai Direct 

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14 septembre 2017

COMMUNIQUÉ: LEVÉE DU DEUIL DE MBUYI MUJANGI « SANDRA » CE SAMEDI CHEZ CHRISTOPHER MUJANGI À COLOGNE

communiqué

Monsieur Christopher Mujangi informe les frères, amis et connaissances que la levée du deuil de son frère Mbuyi Nsanga Mujangi « Sandra », décédé le 10 septembre à Kinshasa, aura lieu ce samedi, 16 septembre 2017, à partir de 18 heures, sur Märchenstrasse 96 à 51067 Cologne.

Ce communiqué tient lieu de faire-part.

Lumbamba Kanyiki

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10 septembre 2017

COMMUNIQUÉ NÉCROLOGIQUE: LA FAMILLE MUJANGI ÉPROUVÉE: MBUYI NSANGA MUJANGI ALIAS SANDRA N’EST PLUS

mbuyi nsanga mujangi 1

 

Nos frères Joe Mutanga, Mufraxa, Bob Caiembe et Christophe Mujangi ont la profonde douleur de vous annoncer le décès de leur frère Mbuyi Nsanga Mujangi alias Sandra. Il est mort aujourd’hui, à l’aube de suite d’une longue maladie à l’hôpital Ngaliema de Kinshasa. Mbuyi Nsanga Mujangi avait 49 ans. Il laisse derrière lui plusieurs orphelins. Le programme du deuil sera communiqué ultérieurement.

Que son âme repose en paix!

Lumbamba Kanyiki

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Sa mort surprend plus d'un: Jacques Nkongolo n'est plus!

jacques nkongolo 2

C'est avec grosse émotion que nous avons appris sur Internet le décès de notre ami et frère Jacques Nkongolo Musungula. Il est mort hier aux Etats-Unis de suite d'une longue et pénible maladie. Toutes les Kanangaises et tous les Kanangais sont en deuil. Car, ils s'attendaient à tout, sauf à une si terrible nouvelle.

Jacques, mulunda mwimpe wa tuseku ne mimwemwe,
Mulunda wanyi wa kwenda nende,
Tshiena ne bia bungi binamba
Waya bimpe ku kala kakomba
Mwena kulu akulama
Njila awu ngwetu bonso
Lufu, wakutukengesha!

Ton ami Lumbamba Kanyiki

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08 septembre 2017

AIDE AUX SINISTRÉS DU KASAI: LES ORGANISATEURS SUR TERRAIN VOUS REMERCIENT

logo cepo

Hier, nous avons recu de notre frère Damien Twambi, coordinateur du comité « aide urgente » de la MDK un document par lequel l’association « Centre d’Encadrement des Personnes opprimées, CEPO à Kananga adresse ses remerciements à l’association Grand Kasai e.V. pour sa modeste contribution aux sinistrés du Kasai.

Nous saisissons d’abord cette opportunité pour remercier, à notre tour, la Maison Du Kasayi (MDK),en Belgique, pour non seulement le travail de fourmis qu’elle abat chaque jour dans la collecte et l’achéminement de l’aide aux nécessiteux, mais aussi par la transparence dont elle fait montre dans la gestion de la  dite aide.

Ceux qui veulent se rendre compte de l'ampleur et la qualité du travail de la Maison Du Kasayi peuvent visiter le compte facebook:  https://www.facebook.com/soskasayi

Ensuite, nous n’arrêterons pas d’insister pour que toutes les filles et tous les fils du Congo  se sentent concernés par le drame qui se joue au Kasai et dont le but est d’anéantir et de détruire ce vaillant peuple au coeur de l’Afrique. Chaque aide, chaque contribution, si minime soit-elle, peut sauver des vies. Ne pas le faire comme nous ne cessons de le réclamer serait faire le jeu des ennemis de notre peuple qui ne jurent que par son anéantissement.

Nous vous rappelons les coordonnées bancaires pour la Maison du Kasayi et pour le Grand Kasai e.V. pour vos contributions éventuelles:

Maison Du Kasayi (MDK)
IBAN: BE07 0017 9230 4766
BIC: GEBABEBB

Grand Kasai e.V.
IBAN: DE91 390 50000 1070 49 4826
BIC: AACSDE33

Mention: Aide aux sinistré du Kasai.

Sentons-nous donc tous concernés. En pièce jointe, le document de remerciement de l’organisation CEPO:REMERCIEMENTS-MDK-1

Lumbamba Kanyiki

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10 août 2017

BELGIQUE: LA MAISON DU KASAYI ORGANISE LA 25ÈME ÉDITION DE LA JOURNÉE KASAYENNE DU SOUVENIR-CE 15 AOÛT 2017

logo journée kasayenne du souvenir

L’association « La Maison du Kasayi » (MDK) vous invite à prendre part à la 25 ème édition de la journée kasayenne du souvenir qu’elle organise ce mardi, 15 août 2017 à partir de 12 heures sur Basilique de Koekelberg, Parvis de la Basilique 1, 1083 Bruxelles.

Le programme de la journée comporte deux parties principales: La première est consacrée au souvenir de l’épuration ethnique subie par les Kasayens au Katanga en 1992. Les organisateurs ont choisi de parler aussi de la tragédie que les Kasayens vivement actuellement sur leur propre terre. Dans la deuxième partie, qui commencera à partir de 19 heures, il y aura du spectacle avec les artistes comme Pie Tshibanda, Monik Tenday et autres. Pour plus de détails, nous vous prions de jeter un coup d’oeil aux invitations en pièces jointes. Invitation JKS 15 08 2017_finalJKS2017-Soirée de sensibilisation

Chaque année, la Maison du Kasayi commémore à Bruxelles, en Belgique, l’épuration ethnique subie par les Kasaiens en 1992 au Katanga lorsque Nguz-A-Karl-I-Bond était premier ministre du Zaire et Kyungu Wa Kumuanza gouverneur du Katanga.

Kasai Direct

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04 août 2017

Mpokolo (Ma brave mère)

source d'eau

En ce temps-là, il y avait une grande famine dans le pays, car, depuis des années, la pluie avait cessé de tomber; les cours d’eau et les lacs avaient disparu, laissant la place à des rigoles et des plaines argileuses, asséchées par un soleil ardent. Le vent sec et chaud avait fini par brûler les forêts et les savanes. Les arbres, nus sur les collines  couleur de cendres, donnaient un spectacle désolant. Les sillons qui les traversaient, seuls, étaient témoins d’intenses pluies qui irriguaient jadis toute la région et faisaient vivre ceux qui y habitaient. Mais ça, c’était du temps ancien. La famine était d’autant plus forte que plusieurs d’entre eux avaient déjà péri.

Tous les animaux furent convoqués pour discuter de la famine qui risquait de les exterminer tous. Ils étaient là : tous les habitants des forêts proches et lointaines, tous les habitants de savanes, de rivières et de cours d’eau. Même l’homme avait été convoqué pour la circonstance. Ils devaient répondre à une et une seule question : qu’est-ce que nous devons encore faire pour survivre ? En effet, Ils avaient déjà fait des offrandes à Dieu, ils avaient offert des jeunes mâles, ils avaient offert des vierges, ils avaient fait des jeûnes et des invocations. Mais Dieu semblait leur avoir tourné le dos. Car, la pluie ne tombait toujours pas.

L’homme prit la parole : nous avons tous des mères. Elles nous ont élevés et nous sommes devenus forts et certains d’entre-nous ont de la  progéniture. Nos mères ne peuvent donc pas accepter de nous voir tous mourir. Alors, chacun d’entre-nous devra tuer sa mère, la préparer et manger avec le groupe. Une mère chaque jour.  Après un débat houleux qui dura des heures, les autres approuvèrent, avec regret, la proposition.

Une liste fut établie. Chaque jour, un habitant tuait sa mère, la préparait et tous les autres venaient manger chez lui. Mais l’homme, voyant son tour s’approcher, prit sa mère une nuit et alla la cacher dans la forêt, au fond d’une source à côté de laquelle se dressait un grand arbre. Sur la cime de l’arbre, habitait un oiseau au long cou et à la tête rouge. Il couvrit l’entrée de la cachette avec une grande pierre que sa mère devait déplacer de l’intérieur pour le laisser entrer. Chaque matin, il allait en cachette lui apporter à manger. Toute fois, pour se faire connaître de sa mère, il devait chanter la chanson suivante:

Mamu weee, mamu wa balumiana
Bena ba mamuabo
Babadia budiadiadia
Nangata wanyi mamu
Naya kateka ku mpokolo
Mpokolo wa mutshi kayi?
Mutshi wa katongobele
Kudi Kanyunyi kakunze mutu
Nshingu uleba leba leba  
Mamu wanyi ngitaba aku
Mukaji’a balumiana eeeh!

(Ma mère, ma brave mère
Les autres espèces ont tué leurs mères.
A la source lointaine
Je cachai la mienne
Près d’un arbre géant
Au sommet duquel trône
L’oiseau au long cou et à la tête rouge
Réponds-moi, ma mère
Ma brave mère.)

Alors, sa mère, entendant la chanson, venait lui ouvrir et il se glissait à l’intérieur avec la nourriture. Cela se passa ainsi pendant quelques jours. Quand, enfin, son tour vint, il tua un crocodile qui errait ça et là, sans logis fixe depuis que sa rivière s’était asséchée. Il prit soin d’enlever les os et la peau qu’il alla cacher dans un trou et couvrit avec la terre. Il prépara la viande et la mangea avec ses compères. Personne d’entre eux ne remarqua la supercherie de l'homme. Très content d’avoir réussi son coup, l’homme s’en alla dormir du sommeil du « juste ». Le lendemain matin, il se réveilla de bonne heure et se rendit en forêt pour apporter de la nourriture à sa mère. Arrivé devant l’entrée de la source, il se mit à chanter comme d’habitude.

Mamu weee, mamu wa balumiana
Bena ba mamuabo
Babadia budiadiadia
Nangata wanyi mamu
Naya kateka ku mpokolo
Mpokolo wa mutshi kayi?
Mutshi wa katongobele
Kudi Kanyunyi kakunze mutu
Nshingu uleba leba leba  
Mamu wanyi ngitaba aku
Mukaji’a balumiana eeeh!

Mais personne ne vint lui ouvrir.  Il chanta désespérément pendant longtemps.  Toujours pas de mère. Il éleva les yeux sur la cime du grand arbre, L’oiseau au long cou et à la tête rouge était toujours là et l’observait. L’homme, très triste, s’en alla à la cherche de sa mère, toujours en train de chanter :

Mamu weee, mamu wa balumiana
Bena ba mamuabo
Babadia budiadiadia
Nangata wanyi mamu
Naya kateka ku mpokolo
Mpokolo wa mutshi kayi?
Mutshi wa katongobele
Mudi Kanyunyi kakunze mutu
Nshingu uleba leba leba   
Mamu wanyi ngitaba aku
Mukaji’a balumiana eeeh!

Après beaucoup de temps, la pluie finit par tomber dans le pays. La verdure couvrit toute la région, les lacs se remplirent et les cours d’eau débordèrent. Les décès des mères n’étaient plus qu’un triste souvenir pour les autres espèces d’animaux. Mais l’homme qui ne croit pas à la mort de sa mère, continue toujours à la chercher jusqu’à ce jour, en chantant :

Mamu weee, mamu wa balumiana
Bena ba mamuabo
Babadia budiadiadia
Nangata wanyi mamu
Naya kateka ku mpokolo
Mpokolo wa mutshi kayi?
Mutshi wa katongobele
Mudi Kanyunyi kakunze mutu
Nshingu uleba leba leba  
Mamu wanyi ngitaba aku
Mukaji’a balumiana eeeh!

Si jamais vous le voyez tout près de chez vous en train de chanter, je vous prie de l’aider à retrouver sa mère. S’il vous plaît !

Moralité : Évitons de faire aux autres ce que nous ne voulons pas qu’on nous fasse. Il y a des gens qui induisent toujours les amis en erreur, se croyant, eux, très malins. Mais comme on dit souvent : « Tout se paie ici bas ».

Lumbamba Kanyiki

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31 juillet 2017

LES FEMMES CONGOLAISES DEBOUT POUR LE SOUTIEN À MARTHE TSHISEKEDI 31 JUILLET 2017 ANALYSES 0

maman marthe

Chers frères et sœurs,
Suite au cri de douleur de Marthe TSHISEKEDI, les associations féminines de la RDC prévoient d’ organiser une marche sur toute l’étendue de la République.
Aussi, nous sommes nous demandées ici en Belgique ce que nous pouvons faire. J’ai reçu personnellement plusieurs coups de fil me demandant ce qu’on pourrait faire ( cette demande est faite à la Coordinatrice de l’ONG « EVEIL DE LA FEMME ») , J’ai donc proposé que nous puissions faire un sit-in devant l’ambassade du Congo. Nous attendons que nos sœurs sur place au Congo nous donnent la date afin que nous agissions de concert.
Nous avons déjà l’adhésion de celles de l’Italie et celles de l’Afrique du Sud.
Nous vous demandons de voir si vous pouvez faire quelque chose et aussi contacter d’autres pays.
Au delà de l’affaire du droit à une sépulture sur la terre de ses ancêtres par TSHISEKEDI, ce sont tous les droits fondamentaux du Congolais qui sont bafoués et piétinés.
Un proverbe luba dit ceci :  » kayanda kimpe nuakela ba yaya, kela balume, n’tshiyandayanda » =  » un bon défi est celui qui est lancé aux  femmes, lancé aux hommes, c’est un semblant de défi »
Nous pouvons écrire aux différentes instances; notre manifestation  pacifique dans le monde sera un signal fort.
Comme on le dit encore,  » que celui qui nous nargue n’ait pas été allaité par une femme »

Je vous remercie pour votre prompte réaction.
Albertine Tshituka
0032484728889

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18 juillet 2017

Kapinga Ntumb’a Makabu et l’ogre

ogre

Des jeunes filles étaient descendues un après-midi puiser de l’eau à la rivière. Mais avant de remonter vers le village, elles voulurent d’abord s'amuser dans l’eau fraîche de la rivière. Après qu’elles s’y étaient amusées à divers jeux, vint l’heure de rentrer au village. Les autres sortirent de l’eau, s’habillèrent en hâte et s'en pour retournèrent au village. Mais Kapinga Ntumb’a Makabu, l’une d’entre elles, préféra rester quelques instants dans l’eau. « Je vous suis dans quelques minutes », leur dit-elle.

Emportée par des rêves de petite fille, elle se laissa planer sur la surface de l’eau, le visage aux rayons pourpres du soleil couchant. Finalement,  Kapinga Ntumb’a Makabu sortit à son tour  de l’eau. Pendant qu’elle s’habillait à côté de sa calebasse, elle entendit un bruit derrière elle. Se retournant, elle se trouva en face d’un personnage difforme, très gros et très grand qui l’observait en ricanant avec un gros tam-tam sous son bras.  Apeurée, Kapinga Ntumb’a Makabu voulut se sauver, mais fut attrapée en quelques secondes par l’ogre. « S’il vous plaît, ne me tuez pas ! » le supplia-t-elle de sa voix fine. L’ogre la contempla un instant. Elle était d’une beauté irréprochable avec son cou gracile et sa hanche de guêpe qui mettait en valeur son jeune bassin de ses 14 ans. Il décidera plus tard de son sort. Pour l’instant, il l’emprisonna dans son tam-tam et l’emmena très, très loin.

Pendant ce temps, ne voyant pas rentrer leur fille, les parents de Kapinga descendirent la chercher à la rivière et dans les forêts environnantes, mais ils ne la trouvèrent pas.

Un jour où l’ogre jouait de son tam - tam dans un village devant une multitude de spectateurs venus l’écouter, Kapinga Ntumb’a Makabu, du tam-tam où elle était cachée, se mit à chanter :

Kapinga Ntumb’a Makabu eee Nyengele
Kapinga tubadi baye kowa Tshibaji
Tshilume tshikulu tshiankwata
Tshia ngela mu ngoma
Tshia ngele mu ngoma watshio wa ditumba
Bena ngoma bakadi banteke eee Nyengele
Bena ngoma bakadi banteke bu kangimba

 

(Je suis Kapinga Ntumba, fille de Makabu Nyengele
Nous étions allées nous baigner à la rivière Tshibaji.
J’ai été enlevée par l’ogre
Et enfermée dans ce tam-tam
Aujourd’hui, je suis devenue sa chanteuse)

Les gens voulurent en entendre davantage, mais l’ogre interrompit le concert et s'en alla ailleurs. A chaque fois que l’ogre donnait son concert de tam-tam, Kapinga Ntumba chantait sa chanson dans laquelle elle racontait sa triste histoire. Un jour, l’ogre jouait dans un village proche de celui de Kapinga Ntumb’a Makabu, mais il ne le savait pas. Vers la fin de son concert, Kapinga Ntumba commença à chanter de sa voix fine et limpide.

Kapinga Ntumb’a Makabu eee Nyengele
Kapinga tubadi baye kowa Tshibaji
Tshilume tshikulu tshiankwata
Tshia ngela mu ngoma
Tshia ngela mu ngoma watshio wa ditumba
Bena ngoma bakadi banteke eee Nyengele
Bena ngoma bakadi banteke bu kangimba

(Je suis Kapinga Ntumba, fille de Makabu Nyengele
Nous étions allées nous baigner à la rivière
J’ai été enlevée par l’ogre
Et enfermée dans ce tam-tam
Aujourd’hui, je suis devenue sa chanteuse)

Parmi les spectateurs, certains villageois se rappelèrent de la disparition de la jeune fille du village voisin répondant au nom de Kapinga. Ils coururent, du mieux qu’ils pouvaient, annoncer la nouvelle au village de Kapinga Ntumb’a makabu. Après les avoir entendus, les habitants de ce village décidèrent d’inviter, à leur tour, l’ogre chez eux. Le jour convenu, l’ogre, qui ne se doutait de rien, vint jouer de son tam-tam. A la fin du concert, Kapinga Ntumba commença à chanter dans le tam-tam de l’ogre :

Kapinga Ntumb’a Makabu eee Nyengele
Kapinga tubadi baye kowa Tshibaji
Tshilume tshikulu tshiankwata
Tshia ngela mu ngoma
Tshia ngela mu ngoma watshio wa ditumba
Bena ngoma bakadi banteke eee Nyengele
Bena ngoma bakadi banteke bu kangimba

(Je suis Kapinga Ntumba, fille de Makabu Nyengele
Nous étions allées nous baigner à la rivière
J’ai été enlevée par l’ogre
Et enfermée dans ce tam-tam
Aujourd’hui, je suis devenue sa chanteuse)

Lorsqu’elle finit de chanter, les villageois, émus par la chanson et la voix triste de Kapinga qu’ils reconnurent facilement, avaient déjà arrêté leur stratégie. Ils donnèrent à manger et à boire à l’ogre. Ce dernier mangea et but beaucoup, plus même que d’habitude. Il s’enivra et s’endormit. Alors, les villageois s’emparèrent de son tam-tam, réussirent à l’ouvrir et à libérer Kapinga Ntumb’a Makabu de l’emprise de l’ogre.

Ce conte m’a été raconté par mon jeune frère Martin Dimuka Kataka en vacances en Allemagne

Lumbamba Kanyiki

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