30 mars 2011

Sesanga rejoint Tshisekedi : Il disqualifie Vital Kamerhe et JP Bemba

 

*Pour Delly Sesanga, il y avait plus de démocratie sous le régime Mobutu qu’aujourd’hui. Ce qui est une injure aux victimes de la dictature mobutienne et à tous ceux qui ont passé le clair de leur carrière politique à combattre cette dictature.

De quel côté se trouve Delly Sesanga ? C’est une question qui était sur toutes les lèvres depuis que le président de la Commission PAJ de l’Assemblée nationale n’était plus en odeur de sainteté dans son parti politique, le Mlc de JP Bemba. Ce dernier lui aura tout donné sans doute, à la mesure de ses compétences. Directeur de cabinet du Vice-président de la République en charge de l’Economie et Finances, puis ministre du Plan. Pour tout terminer, Delly Sesanga a été désigné président d’une importante commission au sein de la chambre basse du parlement congolais, à savoir la commission politique, administrative et juridique (PAJ). Depuis que son parti politique ne le sens plus engagé, parce que ne participant plus à aucune activité de cette formation, il lui a été demandé de dégager le poste.

Delly Sesanga, pour le pain, mais aussi pour avoir une tribune, n’a pas eu le courage, que dis-je, l’honnêteté intellectuelle de remettre le mandat de député. Il semble que le mandat de député n’est pas impératif. Mais la Constitution est claire à ce sujet. Lorsqu’on quitte son parti politique, on perd son mandat. Cela suppose que la Constitution reconnaît que le mandat des députés élus sur la liste de leurs partis politiques est un mandat du parti. Par contre, si c’est le parti qui se débarrasse du député en l’excluant du parti, il conserve son mandat. Le législateur avait voulu ainsi protéger les députés contre les règlements de comptes. L’expérience démontre que ce sont plutôt les députés qui se jouent de leurs partis politiques. Ils partent du parti politique sans le déclarer afin de conserver leur mandat. C’est le cas de Delly Sesanga qui, depuis des mois, si pas des années, n’est plus visible au Mlc. Par contre, il a créé un mouvement soi-disant social dénommé « Envol » qui n’a aucun lien avec le Mlc et auquel il consacre l’essentiel de son temps. Pour nombre d’observateurs, « Envol » est un parti politique qui ne dit pas son nom.

Sesanga dans les nuages

Au cours d’un entretien à RFI comme invité, Delly Sesanga a peu parlé, mais beaucoup dit. Au sujet de la présidence de la République, Delly Sesanga a déclassé Vital Kamerhe. Pour lui, il n’est pas question de parler en termes de Vital Kamerhe lorsqu’on parle du candidat de l’opposition. Sinon on mettrait la dissidence du régime actuel au pouvoir. Le confrère de RFI qui, de bonne foi, croit encore Delly Sesanga dans le Mlc, a voulu savoir celui qui pouvait être candidat de son choix dès le moment où, il n’est pas certain que dans neuf mois qui nous sépare des élections, JP Bemba sera libéré pour prétendre à cette candidature de l’opposition à la présidentielle de novembre prochain. Le Mlc, compte tenu de cette incertitude, va-t-il présenter un autre candidat ?

Delly Sesanga a fait savoir qu’il n’est pas indiqué de chercher à la hâte un candidat au Mlc. Par conséquent, le candidat qui convient pour représenter l’opposition, c’est Etienne Tshisekedi. Cette position n’étonne personne. En dépit de quelques gesticulations du leader de l’Envol dans le Maindombe et ailleurs, il sait qu’il ne peut compter que sur son fief dans le Kasaï-Occidental. Réaliste, Delly Sesanga sait qu’en se sevrant de l’effet Bemba, il doit trouver une autre mamelle où s’accrocher. La mamelle indiquée, c’est Tshisekedi. Ce n’est pas un choix libre. L’ancien président de la PAJ sait que dans le Kasaï, il a un peu plus de chance de se positionner pour 2011 en allant faire la génuflexion dans la chapelle du « lider maximo ». Ce n’est pas un mariage d’amour. Le contraire nous aurait étonné.

Quel combat auprès de Tshisekedi ?

Le côté naïf de ceux qui pensent que le fait de se déclarer pour Tshisekedi suffit pour obtenir le positionnement espéré, réside dans le fait qu’ils ignorent à quelle compétition ils s’engagent. S’il est facile de demander à sa petite base de voter pour Tshisekedi, en sera-t-il le cas aux législatives ? Pour être plus précis, l’Udps va-t-il laisser des quartiers aux législatives aux candidats députés des partis politiques qui auront choisi de voter pour Tshisekedi ? L’espoir de tout ce monde réside dans le programme commun qu’il appelle de tous ses vœux. A l’Udps, on pense programme Udps. Et pourtant, ceux qui viennent dans sa cour voient au-delà du programme commun, un engagement pour le partage du pouvoir. Tant que cette question ne sera pas mise sur la table, l’unité de l’opposition ne sera qu’un rêve sans fin. La suppression du deuxième tour de la présidentielle a bouleversé beaucoup de choses. Elle exige beaucoup de travail et beaucoup de sérieux de la part des acteurs politiques congolais. Sans doute, hier, Delly Sesanga, à voir comment il s’époumonait avec son Envol, avait l’ambition de s’essayer à la présidence, obtenir un positionnement qui lui permettrait de négocier au deuxième tour le report des voix. Ce rêve s’est éteint. Les observateurs constatent que depuis ce temps, on ne parle pratiquement plus de « Envol » qui semble être un rêve manqué.

Sesanga amer et aigri

On comprend dès lors l’amertume de Delly Sesanga. L’ampleur de cette amertume est égale à l’excès de ses déclarations. Sur le plan de la démocratie, Delly Sesanga estime que le régime Mobutu était mieux qu’aujourd’hui. Il fait cette déclaration sur une radio internationale devant des auditeurs qui ont connu le régime Mobutu et qui ont suivi les laborieuses négociations de Sun City qui ont abouti au « nouvel ordre politique » actuel. Ce que Delly Sesanga a aussi dit entre les lignes, c’est que la transition 1+4 était plus démocratique que la troisième République, parce qu’il était lui, au pouvoir. La troisième République aurait été démocratique si le Mlc avait gagné la présidentielle et obtenu la majorité parlementaire. Nous sommes certain que, si le Mlc était au pouvoir, Delly Sesanga ne prendrait pas les distances qu’il a prises aujourd’hui vis-à-vis de ce parti et de son leader. Tout est clair, il y a démocratie si Delly Sesanga occupe des positions aux premières loges du pouvoir. Nous croyions que le renouvellement de la classe politique éloignerait les démagogues et les « mangeurs ». Delly Sesanga est donc un cas qui contredit cet espoir de voir naître dans ce pays une classe politique capable de discernement et de détachement.

Aigri jusqu’à la moelle épinière, l’ancien président de la PAJ est dans un affolement au bord du délire. C’est tout ce qui peut justifier une déclaration selon laquelle le régime Mobutu serait plus démocratique que les institutions de la troisième République. Lorsque cet éminent juriste dit cela, on ne peut plus suivre ce qu’il dit dans la suite. Il est même inutile de se mettre à démontrer que par ses déclarations, son livre dont il fait la promotion sur Rfi, est une preuve de démocratie. Quelqu’un qui joue au sournois avec son parti politique, qui conditionne son agir politique au pain, est-il capable de jugement désintéressé ? Acteur politique de l’opposition, personne n’attendait de Delly Sesanga des éloges du régime Kabila. Mais, en critiquant ce qui ne relève pas de la gestion, mais du système, il a déçu au point de donner de la nausée.

L’Avenir

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Un caporal des FARDC condamné à mort pour assassinat de son épouse à Kananga

 

 

Kananga, 07/03 (ACP).- Le tribunal militaire  de la garnison de Kananga, siégeant  en  matière  répressive,  a condamné, dernièrement, le caporal Jean Balekuzi de la 5ème Brigade  intégrée  des  Forces  armées  de la  République Démocratique du Congo (FARDC) à la peine de mort,  pour assassinat de  son  épouse Joly Mulalayi,  a rapporté vendredi à l’ACP une source sûre. 

Le juge a retenu également  à la charge de l’assassin   les  infractions  de  violation  des  consignes,  la consommation  d’alcool et  la  détention du chanvre au camp  militaire.  Il a également condamné le prévenu au  payement  de  la somme  de 10.000 (dix mille) dollars  américains   à la partie civile à titre des  dommages  et  intérêts. Le  caporal avait  tout au long  de ce procès,  lié  son  acte  à  l’entêtement  de  son  épouse. ACP/Mask


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Kasaï-Oriental : installation des chefs coutumiers sur fond des conflits tribaux à Miabi

Des agitations sont observées lors de l’installation des chefs coutumiers nommés récemment par le ministre congolais de l’Intérieur. Après la chefferie de Bena Kalambayi à Ngandajika, des heurts ont opposé, le week-end, les partisans de deux chefs coutumiers dans le groupement de Bakwa Sumba, dans le territoire de Miabi. Le bilan de la police fait état de deux blessés graves et des destructions méchantes. Un détachement policier a été dépêché sur le lieu pour calmer la tension.

L’arrêté du ministre de l’Intérieur reconnaissant quelques chefs de groupements suscitent des contestations à Miabi, selon la police.

Le chef Kabongo, qui a longtemps fait l’intérim,  n’a pas été confirmé dans son pouvoir de chef coutumier. Ses partisans contestent la nomination du nouveau chef.

Des altercations s’en sont suivies. La police parle d’un jet de pierres de part et d’autre et de l’usage d’armes blanches.

Bilan: deux policiers ont été grièvement blessés et plusieurs biens de la communauté détruits.

Le ministre provincial de l’Intérieur s’est rendu, lundi 28 mars, sur le lieu de l’incident. Il a appelé sur place les contestataires à utiliser les voies légales pour toute revendication au lieu de la violence.

Radiookapi via Grand Kasai

 

 

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29 mars 2011

Kananga: Evariste Boshab appelle les députés provinciaux du PPRD à retourner à l’Assemblée

 

 – Evariste Boshab, président de l'Assemblée nationale. – Evariste Boshab, président de l’Assemblée nationale.

Le président de l’Assemblée nationale et secrétaire général du Parti du peuple pour la reconstruction et la démocratie (PPRD), Evariste Boshab, a demandé, lundi 28 mars, à tous les députés provinciaux du PPRD signataires de l’acte d’accusation contre le bureau de l’Assemblée provinciale de regagner l’Assemblée.Selon lui, les revendications des députés signataires de l’acte d’accusation contre le bureau de l’Assemblée provinciale du Kasaï Occidental se font en dehors des normes légales.

« Les députés PPRD qui ne rentreront pas siéger seront passibles d’une action disciplinaire du parti, » a prévenu  Evariste Boshab.

Le président de l’Assemblée nationale s’est exprimé au terme de sa mission de quarante-huit heures à Kananga.

Trente-deux députés provinciaux du Kasaï Occidental ont signé, lundi 7 mars, une pétition contre quatre membres du bureau de cette institution : le président, la vice-présidente, le rapporteur et le questeur.

Radio okapi

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Kasaï Oriental: début de la campagne contre la rougeole

 – Un enfant sous traitement pour la rougeole dans l'hôpital de Baraka, appuyé par MSF, dans le sud-Kivu. Photo MSF 2010 – Un enfant sous traitement pour la rougeole dans l’hôpital de Baraka, appuyé par MSF, dans le sud-Kivu. Photo MSF 2010
 

Le gouvernement provincial du Kasaï Oriental a lancé, ce mardi 29 mars, une campagne de riposte contre l’épidémie de rougeole qui s’est déclarée dans la province depuis le 24 février. Plus de six cent soixante-quatorze cas ont été enregistré dont huit décès.

Quatre zones de santé sur dix-huit sont concernées par cette campagne de vaccination. Deux zones sont situées dans la ville de Mbuji-Mayi et deux autres dans le district sanitaire de Tshilenge.

Cette campagne de riposte contre la rougeole est couplée avec celle contre le tétanos néonatal et maternel qui devrait concerner douze zones de santé considérées à haut risque.

Cette campagne vise à freiner l’expansion de la rougeole au Kasaï Oriental.

La riposte ne sera organisée dans les quatorze autres zones de santé qu’après la mobilisation des fonds nécessaires.

Le gouvernement provincial du Kasaï Oriental et ses partenaires nationaux et internationaux ont estimé, le 16 mars, à 500 000 USD la somme nécessaire pour lancer une riposte d’envergure contre l’épidémie.

A ce sujet,  les agences spécialisées des Nations Unies se sont déjà engagées pour aider le gouvernement à parachever cette riposte avec des moyens du Pooled Fund.

Le Pooled Fund est un fonds humanitaire multi bailleurs pour la République démocratique du Congo placé sous l’autorité du Coordonnateur humanitaire des Nations unies. Le Pooled Fund appuie le financement de la mise en œuvre du Plan d’action humanitaire (PAH).

Il a entre autre pour objectif de consolider la coordination humanitaire, accroitre l’impact de l’aide humanitaire sur les populations les plus vulnérables ; assurer des financements flexibles et rapides pour faire face aux situations de crise.

Tétanos néonatal et maternel: plusieurs morts en 2010

Le ministre provincial de la Santé indique que soixante-dix-sept décès suite au tétanos néonatal et maternel ont été enregistrés en 2010 au Kasaï Oriental.

La campagne contre le tétanos néonatal et maternel concerne deux zones de santé de la ville de Mbuji-Mayi dont Kansele et Nzaba et dix des districts sanitaires de Kabinda et de Sankuru.

Ces deux campagnes lancées doivent s’étendre jusqu’au 2 avril 2011.

 

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Création à l’Institut supérieur de commerce d’un 3ème cycle en gestion et en droit d’entreprise



L’Institut supérieur de commerce (ISC)/Kinshasa et l’Université de Liège (ULG) ont signé, lundi à Kinshasa, un protocole d’accord portant création d’un 3ème cycle en gestion et en droit d’entreprise, en présence du ministre de l’Enseignement primaire et secondaire (ESU), Léonard Mashako Mamba. Ce protocole d’accord implique également un partenariat entre l’ISC et la Haute école de commerce de Liège.Il prévoit de former, à partir de l’année académique 2011-2012, des cadres dans les domaines de marketing et de management, de finance et de banque ainsi que du droit des affaires.
 Il  inclut la mobilité des professeurs et des étudiants, la collaboration dans la formation et la recherche et l’organisation de la formation dans les deux établissements signataires. La formation donnera accès à un diplôme congolais et à un certificat professionnel de l’ULG correspondant aux standards internationaux. Le ministre Mashako a salué ce protocole d’accord devant déboucher à la longue à une formation doctorale en vue de préparer la relève du corps professoral.
Il a fait savoir qu’un projet avait déjà été soumis au gouvernement et au conseil d’administration des instituts supérieurs techniques en vue de démarrer une formation doctorale à l’ISC/Kinshasa. Le ministre de l’ESU a félicité le comité de gestion de cet établissement pour les efforts réalisés dans la réhabilitation des infrastructures, dans l’acquisition du matériel informatique.
Il a remercié les partenaires belges qui appuient, dans ce programme de 3ème cycle, l’ISC, l’Institut supérieur d’urbanisme et d’architecture (ISAU) et l’Institut national des bâtiments et des travaux publics (INBTP). Le directeur général de l’ISC/Kinshasa, le Pr Albert Kabamba, et le vice-recteur de l’ULG, Albert Carré, ont réaffirmé leur engagement de travailler en synergie pour la formation des cadres qualifiés et la remise à haut niveau des produits des entreprises.

 


Kinshasa, 29/03/2011 (ACP, via mediacongo.net)
 
 

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Dynamique Tshisekedi Président: Thérèse Pakasa aux commandes !




La Dynamique Tshisekedi Président (DTP) a désormais une coordonnatrice à sa tête : Thérèse Pakasa, celle-là même qui revendique le statut de fondateur du Parti lumumbiste unifié (Palu). La présentation de la dame de fer a lieu vendredi au centre Béthanie, dans la commune de la Gombe. Les initiateurs de la DTP étaient tous là, du Mlp Franck Diongo au PT Mbikayi, en passant par le Rader Mampuya et l’Ecide Fayulu. A cette occasion, d’autres formations politiques ont formalisé leur adhésion à la Dynamique. Il s’agit de l’Urec, de l’ULCD, de l’Analco, du Radeco et d’autres associations de la société civile.

Dans son mot de circonstance, Martin Fayulu a rappelé le combat de la Dynamique structuré en trois points : assurer la victoire d’Etienne Tshisekedi à l’élection présidentielle de 2011, adopter un programme commun de gouvernement fondé sur le développement et le progrès et concevoir une stratégie électorale commune. L’opposant a, en outre, expliqué que d’âpres consultations ont précédé le choix porté sur la personne de Pakasa, considérée comme une combattante aguerrie contre la dictature de Mobutu et pour l’avènement d’un Etat de droit dans le pays. Prenant la parole à cette occasion, la toute nouvelle « coordon », a souligné qu’elle ne s’attendait pas au choix porté sur sa personne. « Je suis choisie pour assurer la victoire de M. Tshisekedi à l’élection présidentielle. Soyons unis, j’ai une longue expérience et je connais personnellement M. Tshisekedi pour avoir mené un combat noble contre la dictature de Mobutu », a déclaré cette icône de la politique zaïro-congolaise sous des salves d’applaudissements. « Soyons unis, notre serment de la liberté chanté dans l’hymne national  a été violé, c’est pourquoi nous souffrons et devons le reconquérir ». A ses collègues de l’opposition, elle leur a demandé d’être sincères. « J’ai accepté la direction de la DTP et j’invite chacun de nous à être propagandiste pour le triomphe des valeurs », a ajouté Mme Pakasa qui a brièvement rappelé son combat mené au sein du Palu. Aujourd’hui, elle dit avoir été payée en monnaie de singe. Le tout s’est déroulé en présence d’un représentant de l’Udps, Jean-Claude Mwalimu, conseiller politique de Tshisekedi.



Tshieke Bukasa
Kinshasa, 28/03/2011 (Le Phare, via mediacongo.net)
 
 

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Affaire Udjani, Munene et Nkunda: Kinshasa boude Brazzaville mais tolère Kigali


KINSHASA - Rien ne va plus entre Brazzaville et Kinshasa ! Un climat de méfiance profonde relative au refus opposé par les autorités brazzavilloises de procéder à l’extradition de l’ex-général Faustin MUNENE et du rebelle UDJANI alias «Etoko» qui ont été condamnés par défaut par la justice militaire congolaise pour avoir été reconnus coupables d’atteinte à la sécurité intérieure, incitation à la rébellion, etc. Des crimes qui leur ont valu des peines d’emprisonnement à perpétuité. 

Cette demande d’extradition avait été formulée par Kinshasa dès le jour où les médias périphériques avaient fait état de l’arrestation de ces deux compatriotes l’un à Pointe Noire et l’autre à Impfondo. Et cela, avant le démarrage du procès devant la cour militaire siégeant à Matadi. 

Des contacts avaient eu lieu entre les autorités des deux pays, notamment de hauts responsables des services de sécurité tant civile que militaire, un véritable chassé-croisé politique et même diplomatique qui a duré depuis plus d’une année. Des émissaires provenant de certains Etats amis avaient été mis à contribution pour arrondir les angles entre les deux régimes, notamment le Gabon, le Togo, l’Angola, le Cameroun, le Tchad, la France, les Etats Unis d’Amérique, le Vatican, etc. 

Le pavé dans la marre de Denis Sassou 

Probablement énervé par les thèses de la RDC, le président de la République du Congo-Brazzaville va profiter d’une interview accordée à notre consœur Jeune Afrique pour opposer une fin de non recevoir aux demandes d’extradition formulées par Kinshasa. Denis SASSOU Nguesso va revenir avec amples détails sur les péripéties de l’épisode douloureux de l’accord du retour de feu Pierre MULELE signé entre les deux pays en 1969. Le ministre congolais des Affaires Etrangères de l’époque, Justin-Marie BOMBOKO, avait effectué le déplacement de Brazzaville à bord du bateau présidentiel pour ramener l’ancien chef de la Rébellion muleliste à Kinshasa. Deux jours après, coup de tonnerre : Pierre MULELE avait été torturé à mort et son corps jeté aux orties. Ce fut le début de la crise profonde entre les deux capitales les plus rapprochées du monde. 

Les relations diplomatiques furent rompues donnant ainsi droit à des escarmouches et invectives verbales sur les médias entre les deux chefs d’Etat de l’époque, en l’occurrence feu Marien NGOUABI et MOBUTU. Une crise qui perdura à travers des appuis aux trois mouvements de libération de l’Angola, Kinshasa hébergeant l’Unita de SAVIMBI et le FNLA de Roberto HOLDEIN, tandis que Brazzaville était le siège du MPLA d’Agostino NETO. Cela, jusqu’à l’assassinat en 1977 de Marien NGOUABI. De même, tous les exilés de la RDC et en premier lieu, Antoine GIZENGA, MUKULUBUNDU, Nicolas OLENGA, Matthias KEMISHANGA, Raphaël MUSAMPA, Jean-René TSHIMBILA et autres avaient élu domicile à Brazzaville où ils reçurent un appui logistique, politique, diplomatique et financier de la part du pouvoir marxiste du Parti Congolais du Travail. C’est à l’avènement de Denis SASSOUS en 1979 que le dégel se réinstalla entre Kinshasa et Brazzaville caractérisé par quelques incidents, particulièrement au niveau des mouvements des commerçants très fréquents sur le fleuve commun. 

Voilà que l’affaire Faustin MUNENE qui est comme par hasard le neveu de feu Pierre MULELE réveille le diable qui dormait de son profond sommeil, obscurcissant ainsi le ciel entre les deux capitales les plus rapprochées du monde qui était serein depuis l’élection de Joseph KABILA. 

De petites frictions entre Kinshasa et Brazzaville ont toujours eu lieu. Ce fut le cas après des rencontres sportives, comme en 1984 lors de la phase éliminatoire de football pour le compte de la Coupe d’Afrique des Nations entre les Léopards kinois et les Diables Rouges brazzavillois, lors des Jeux d’Afrique Centrale, lors d’un match de football entre Dragons de Kinshasa et Diables Noirs de Brazzaville pour le compte du championnat africain des clubs champions. IL y en a eu encore pendant la guerre civile entre les éléments de SASOUS Nguesso et ceux de Pascal LISSOUBA en 1997, le régime de l’AFDL, sous la pression de Kigali, ayant pris fait et cause pour LISSOUBA contre SASSOUS accusé d’héberger des éléments des FDLR. 

Politique de deux poids, deux mesures 

Aussi curieux que cela puisse paraître, le refus opposé par Kigali de procéder à l’extradition de Laurent NKUNDA Mihigo n‘a jamais été suivi par le rappel de l’ambassadeur de la RDC à Kigali. Pourtant, les éléments du C.N.D.P. ont commis des crimes de guerre et contre l’humanité, notamment, des viols massifs, des massacres, des pillages, des destructions méchantes, des déplacements forcés des populations sans oublier l’humiliation du régime au pouvoir à Kinshasa au lendemain de la débâcle des troupes des FARDC en novembre 2007 à Mushake dans le Masisi. 

Outre l’ex-général de brigade L. Nkunda, le Rwanda continue à héberger une dizaine d’anciens officiers du Rassemblement Congolais pour la Démocratie impliqués dans des cas de massacres, de pillage des ressources naturelles, des viols, des destructions méchantes, bref des crimes de guerre et contre l’humanité. Parmi eux, les ex-colonels Jules MUTEBUSI, GISHONDO, RUHORIMBERE, etc. Kinshasa n’a jamais évoqué ces cas et n’a jamais rappelé son ambassadeur à Kigali. 

Les Kivutiens n’oublieront pas de sitôt tous les crimes de guerre et contre l’humanité commis par L. NKUNDA, MUTEBUTSI, GISHONDO et RUHORIMBERE. L’on cherche à savoir où se trouverait le champ de bataille où les troupes de Faustin MUNENE auraient commis des crimes similaires pour que le refus de son extradition opposé par Brazzaville serve de motif à Kinshasa pour rappeler son ambassadeur. 

Opérations militaires conjointes en 2009 

Il apparaît de plus en plus que les demandes d’extradition formulées par Kinshasa se font du bout des lèvres quand il s’agit du Rwanda. Au moment où les négociations entre le gouvernement de Kinshasa et le mouvement politico-militaires de L. NKUNDA avaient pris une vitesse de croisière, l’on apprit que Kinshasa et Kigali venaient de conclure un accord pour lancer des opérations militaires conjointes pour traquer les Interahamwe. Un prétexte que le Rwanda a toujours brandi pour justifier les incursions de ses troupes armées régulières sur le territoire congolais. C’en était trop pour certains fils du Kivu qui l’exprimèrent par la bouche de Vital KAMERHE. Qui fut l’objet d’une campagne de dénigrement systématique pendant trois mois sur les ondes des médias officiels par des responsables du régime avant de se voir contraint à la démission à la rentrée parlementaire de mars 2009. 

Principes du droit humanitaire et Convention de Genève 

A toutes les demandes d’extradition de L. NKUNDA formulées par Kinshasa, le régime du Front Patriotique Rwandais organise une parodie de procès pour tirer les choses en longueur en multipliant des procédures dilatoires. Car, Kigali sait pertinemment que le Traité d’extradition conclu entre les présidents MOBUTU, HABYARIMANA et BAGAZA ne concerne que les crimes et délits de droit commun. De même, la Convention de Genève proscrit l’extradition de toute personne qui se proclame exilé dans un pays tiers pour des raisons politiques. On comprend donc qu’en concluant ce Traité, les trois présidents s’étaient prémunis contre toute éventualité d’un coup d’Etat dans leurs pays respectifs. 

C’est en application de cette Convention de Genève que feu L. Désiré KABILA, Nicolas OLENGHA, Antoine GIZENGA, Matthias KEMISHANGA, Jean-René TSHIMBILA, Raphaël MUSAMPA et bien d’autres exilés dans des pays voisins n’avaient pas été extradés vers le Congo et cela au grand dam du maréchal MOBUTU. Voilà pourquoi les relations entre le régime de feu Julius NYERERE et celui du maréchal MOBUTU étaient souvent houleuses et crasseuses. Las de réclamer l’extradition de L. Désiré KABILA surtout au lendemain des troubles dans la ville de MOBA, Kinshasa entreprit des démarches pour signer une paix des braves en échange du retour de tous les exilés au pays de leurs ancêtres. 

Selon le livre d’Honoré NGBANDA, alors conseiller spécial de MOBUTU en matières de sécurité, L. Désiré KABILA souscrit à cette offre à condition de le laisser s’installer dans sa ville natale de Moba. Tout le dispositif sécuritaire avait été mis en place pour assurer le retour du chef de la rébellion dans le territoire de Fizi-Braka. C’est à cause de certaines circonstances malheureuses que le géniteur de l’actuel président de la République rata son retour au pays de ses ancêtres. Christophe NGBENYE retourna à Kinshasa SOUMIALOT s’installa comme fermier dans le Bas-Congo où il mourut il y a trois ans Casimir MBAGIRA fut nommé ambassadeur au Caire. Nicolas OLENGA opposa une fin de non recevoir avant de mourir dans des circonstances louches pendant la Conférence Nationale Souveraine en 1991. 

© Le Phare, Kinshasa, 28.03.11

  

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28 mars 2011

En pleine opération de sa fille

Une maman acceptée dans la salle d'opération

Le secteur de la médecine a des réalités qui dépassent parfois tout entendement. Le cas arrivé dernièrement au cours de l'opération d'une jeune fille de vingt ans en est une. C'était dans un Centre médical situé sur l'avenue Kapela à Yolo-Sud Le diagnostic posé par le médecin 5 jours avant avait  révélé un cas d'appendicite. Comme quoi, l'intervention devait se faire sans délai.

 

Le jour de l'opération, la mère de la fille est concentrée avec la prière au Bon Dieu lorsque, 30 minutes après la porte de la salle d'opération s'ouvre. Le chirurgien la   prie d'entrer, et désignant quelque chose dans le ventre ouvert de la patiente, lui lance : " Nous avons découvert  un 2è  cas, il s'agit de ce kyste. Voulez-vous qu'on  traite tous les 2 cas ou qu'on s'arrête à l'appendicite, quitte à vous de revenir un peu plus tard car cela va valoir une 2ème facture ? ". La maman, scandalisée  devant cette réalité ne pouvait qu'exprimer son désarroi au chirurgien. " Comment pensez-vous, Dr, que je puisse être d'accord que vous refermiez le ventre de ma fille avec une maladie non traitée ? " Le médecin était rassuré.

Se confiant à L'Observateur un jour après cette opération, la maman a voulu savoir si cette manière de procéder du chirurgien était conforme à la déontologie et au serment d'Hippocrate. Elle a précisé que lorsqu'après l'opération elle a demandé au chirurgien et à toute son équipe de lui montrer le kyste enlevé ou du moins quelques uns de ses morceaux, le toubib a lancé : " Il s'agissait des corpuscules qu'on n'a fait que raser ". La maman est restée dubitative, se demandant comment rien ne pouvait rester de ce kyste pour lequel elle a reçu une rallonge de facture.

De notre part, pour en savoir davantage sur ce cas, nous avons approché Dr Bodjick, du Centre médical Le Rocher, basé sur l'avenue Kianza à Ngaba, question de savoir si la déontologie autorisait qu'un membre de la famille du patient soit reçu pour point de vue au cours d'une opération. Celui-ci nous dira que même si là-dessus la déontologie est quelque peu muette, il est hors de question qu'on puisse solliciter le consentement d'un profane quant à l'existence ou non d'une maladie. Il a poursuivi pour regretter que nombreux de ses confrères puissent poser ces actes irréfléchis rien que pour se taper un peu de sous. Non sans informer qu'il existe même des kystes de l'ovaire qui ne sont pas nécessairement nuisibles  puisque pouvant protéger la grossesse pour son  évolution normale jusqu'à terme.

 

Un cas rappelle un autre

Ce cas enregistré dans ce Centre médical de Yolo-Sud rappelle un autre vécu précédemment dans une clinique de la Funa/1ère rue, Limete. Le médecin qui a rédigé un protocole soigné, a conclu à une grossesse extra-utérine. Tout ayant été apprêté, l'opération a eu lieu, opération à l'issue de laquelle le chirurgien, le même qui avait rédigé le protocole s'est adressé aux responsables de la patiente qui voulaient en avoir le cœur net : " Il s'agissait plutôt d'un kyste, qui a éclaté malheureusement lorsqu'on l'a touché ". Le kyste par deux fois, ne peut être vu après son enlèvement. De quoi se demander : quelle est la forme qui doit être celle du kyste ? Pour éduquer le public qui passe pour cobaye, il faut une large vulgarisation quant à ce.

Mais seulement, il est à regretter ces tâtonnements et ces hésitations des toubibs sur une matière aussi sensible que le corps humain. Il est à souhaiter que l'Ordre des médecins et le ministère de la Santé puissent se pencher sur des cas de ce genre.

Valentin  Wakudinga (groupe observateur)

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JO-Londres 2012: la RDC bat le Burkina Faso à Ouagadougou (2-1)

 

Logo JO-Londres-2012

Les Léopards espoirs de la République Démocratique du Congo (RDC) ont battu, dimanche 27 mars au stade du 4 août à Ouagadougou, les Etalons espoirs du Burkina Faso par deux buts à un, en match aller du premier tour des éliminatoires des Jeux olympiques Londres 2012- zone Afrique.

Les deux équipes n’ont pas réussi à se départager en première période (0-0).

A cinq minutes de la reprise, les poulains de Christian  N’sengi Biembe ont été menés, avant d’égaliser sur penalty par Mutombo Kazadi. Penalty consécutif à une faute de la défense burkinabé sur Deo Kanda.

C’est dans les dix dernières minutes du match que Botayi Bamato a marqué le but de la victoire, après une bonne combinaison avec le joueur de Mazembe, Deo Kanda.

Les Congolais qui sont arrivés le samedi 26 mars dans la soirée à Ouagadougou y resteront jusque mercredi.
Le retour à Kinshasa est annoncé pour le jeudi 31 mars dans la matinée.
Contacté depuis Ouagadougou, l’entraîneur Christian N’sengi s’est réjoui de la victoire de son équipe et s’est dit confiant en l’avenir :

« Je suis heureux que nous ayons ramené la victoire au pays, c’était notre souhait et cela c’est concrétisé. Maintenant, il nous faudra mieux nous préparer pour le match retour. C’est ainsi que les joueurs vont rentrer dans leurs clubs respectifs dès notre retour à Kinshasa (ce jeudi). Je pourrais les récupérer le dimanche 3 avril au soir pour une semaine complète d’entraînement. Notre objectif, c’est d’aller à Londres…’’

Le match retour est prévu le week-end des 8, 9 et 10 avril à Kinshasa.
Deuxième tour (3, 4, 5 juin et 17,18, 19 juin)
Tour final à huit équipes (2-18 décembre 2011).

 

Posté par lumbamba à 20:11 - - Commentaires [0] - Permalien [#]