24 mars 2011

Condamnations des hommes en uniforme à l’auditorat militaire de Mbuji-Mayi

 
 
Mbuji-Mayi, 24/03 (ACP).- Des condamnations des hommes en uniforme ainsi que de civils complices dans certains cas, ont été prononcées en cascade lors des procès en flagrance, organisés dernièrement au camp militaire N’Sele de Mbuji-Mayi, par l’auditorat militaire sous la présidence du Major magistrat, Parfait Mbutamunutu Awindare, avec l’assistance du général Jean Lucien Bahuma Ambamba, commandant de la 5è Région militaire.

Ces audiences ont été organisées dans le camp militaire, pour concrétiser le mot d’ordre « Tolérance zéro », prôné par le commandant suprême des FARDC, dans le but de décourager les hommes en uniforme qui commettent des actes contraires à leurs devoirs.  Ainsi, le caporal Kalonda Katembo, poursuivi pour vol des effets militaires, a écopé de dix ans de SPP et renvoyé de l’armée, tandis que le civil Kabongo Bukasa, poursuivi dans la même cause pour incitation des militaires à commettre des actes contraires à la discipline et détention illégale d’armes et munitions de guerre, a été condamné à 20 ans de SPP. Par ailleurs, le sergent Lumpungu Lumpungu, a été, lui, condamné à la peine capitale pour vol à main armée, extorsion et violation de consigne.

Pour leur part, les prévenus Kabongo Nkashama et Nkongolo Mushala ont été condamnés à 5 ans de SPP chacun pour détention illégale d’armes et munitions de guerre. ACP./Ndom.

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23 mars 2011

Mecanismes des résolutions des conflits fonciers dans le Grand Kasai

Dans notre article publié le 18.03.2011 sur un  conflit de forêt à Mweka entre deux localités, nous proposions la création d'un cadre de concertation dans lequel les chefs coutumiers et les administratifs devaient se retrouver pour prévenir et régler leurs conflits. Dans les lignes qui suivent, nous avons choisi un article édifiant d'ACP à ce sujet. Il pourrait peut-être nous inspirer.

Les chefs coutumiers de Rutshuru et Nyiragongo outillés sur la gestion des conflits fonciers Version imprimable Suggérer par mail

 

Rutshuru, 21/03(ACP).- Près des quarante chefs coutumiers des territoires de Rutshuru et Nyiragongo, en province du Nord-Kivu, viennent d’être outillés sur la gestion des conflits fonciers a-t-on appris d’une source administrative.

Selon cette source, la formation de deux jours organisée grâce au concours de l’UNHABITAT, vise le renforcement des capacités de ces détenteurs du pouvoir à la base sur le droit foncier congolais et la procédure d’acquisition des terres en milieux tant urbains que ruraux. Cette formation assurée par des juristes et des défenseurs des droits de l’homme s’est focalisée sur huit thèmes entre autres « les notions de base sur le droit foncier congolais », « les Procédures d’acquisition des terres en milieux urbains et ruraux », « les Notions sur les conflits fonciers, Genre et accès à la justice », « les droits de propriété des déplacés et des réfugiés », les notions de base sur la transformation des conflits », « la gestion alternative des conflits fonciers », « l’Ethique et la déontologie » et « la démarcation du parc national des Virunga ».

Les bénéficiaires ont salué l’initiative car des années durant le chef coutumier, qui dispose d’un pouvoir sur la terre, est resté longtemps  dans l’ignorance des lois et des principes qui réglementent l’accès au sol.

En plus des chefs coutumiers (chefs de chefferies et de groupements), les chefs des secteurs, les greffiers principaux, les chefs des cités, les conservateurs des titres fonciers et les chefs des divisions du Cadastre ont pris part à cette formation qui s’étendra sur les territoires de Masisi, Lubero et Beni. ACP./Ndom.

 

   

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Kasaï Oriental: la campagne de riposte contre la rougeole débute le 28 mars

 

 

 – Vaccination des enfants contre la rougeole à masisi. Photo msf.ch 

Au cours d’une réunion tenue, lundi 21 mars, le ministre provincial de la santé a annoncé une campagne de riposte contre la rougeole dans dix-huit zones de santé de la province du Kasaï Oriental à partir du 28 mars.

Il a affirmé, au cours de la même réunion, que le gouverneur de la province a débloqué 50 000 USD pour la prise en charge gratuite des victimes et 10 millions FC (environ 11 000 USD) sur les 500 000 USD attendus pour la campagne de vaccination.

Il a aussi indiqué que d’autres fonds devraient être mobilisés pour élargir cette campagne dans toutes les 51 zones de la province.

La rougeole a atteint plus de cinq cent soixante-dix enfants de moins de cinq ans. Les autorités sanitaires ont déjà récensé  quatre décès.

Selon la même source, soixante-dix nouveaux cas se sont ajoutés aux vingt-huit recensés la semaine passée dans la zone de santé de Mulumba. un enfant est décédé. Dix nouveaux cas se sont ajoutés aux dix autres enregistrés la semaine passée dans la zone de santé de Kasansa. Un autre décès est survenu dans cette zone de santé.

La ville de Mbuji-Mayi compte soixante-seize cas et n’a encore enregistré aucun décès.

Cette épidémie de rougeole sévit au Kasaï Oriental depuis dix semaines déjà.

Selon le directeur du programme de lutte contre la maladie au ministère de la santé, la recrudescence de cette maladie est due à la faiblesse de la couverture vaccinale.

 

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Journée mondiale de l’eau : 70% de la population privés d’eau potable à Kananga

 

 – Pénurie d'eau à Mbinza pompage, Kinshasa, 31 janvier 2011. – 

Dans certaines villes de la République démocratique du Congo, la majorité de la population n’a pas accès à l’eau potable. A Kananga, au Kasaï Occidental, le responsable  provincial de service d’hydraulique  rural  affirme que 70% de la population sont privés d’eau potable. Au Bas Congo, la situation est pire : 6% seulement de la population boit de l’eau potable. Le thème retenu cette année pour la célébration de la journée mondiale de l’eau: « L’eau pour les villes », sonne creux dans de nombreuses villes de la RDC.

Par manque d’eau potable, la population du territoire de Mweka, situé à 250 Km de la ville de Kananga, se contente des eaux de pluie. Les ménagères profitent de ce moment pour faire des réserves.

Des familles entières se mobilisent et accourent vers de grands bâtiments de la cité pour recueillir les eaux de la pluie qui coulent des toitures de ces immeubles.

« Cette eau nous sert à préparer, à faire la lessive, prendre le bain, et à boire. Nous profitons pour faire des réserves dans des récipients qui nous aideront pendant cinq jours, » reconnaît Bindi Brigitte, une habitante de Mweka.

Le responsable de service hydraulique rurale déplore la détérioration des ouvrages d’eau dans ce territoire. Il exprime cependant la volonté de sa structure à réhabiliter ces ouvrages pour donner à la population une bonne eau.

Matadi: 6% de la population boit l’eau potable

 

Quinze mille personnes sur deux cent cinquante mille que compte la ville de Matadi dans la province du Bas Congo ont accès à l’eau potable. Un responsable de la Régie de distribution d’eau (Régideso) a affirmé, mardi 22 mars, que le reste de la population est locataire auprès de ces abonnés.

Selon la même source, la vétusté du matériel, qui date de l’époque coloniale, et le manque de réhabilitation du réseau de distribution sont à la base de cette situation.

Il y a des quartiers à Matadi et à l’intérieur de la province qui ne sont pas connectés à la Régideso, notamment la cité de Luozi et Moanda où l’eau potable ne coule pas depuis quatre mois.

A Matadi, explique un responsable de Régideso ayant requis l’anonymat, seules les quinze mille personnes abonnées ont accès à l’eau. Le reste des habitants sont des locataires auprès de ceux qui sont connectés.

La Régideso établit la facture à ces 6%. Ceux-ci vont à leur tour faire payer leurs locataires. Ce qui occasionne un manque à gagner à la Régideso.

Pour remédier à cette situation, la régideso attend la concrétisation du contrat de vingt millions de dollars américains signé en 2010 entre la Banque mondiale et la ville de Matadi. La matérialisation de ce contrat permettra à l’entreprise de réhabiliter le réseau de fourniture d’eau dans cette ville pour permettre à toute la population d’avoir accès à l’eau potable, affirme-t-il.

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21 mars 2011

Menace d’un licenciement massif à la SMK

Plusieurs travailleurs (60% ) de la Société Swanepoel Miba Kasaï, une société de génie civil où la Miba est actionnaire minoritaire, sont menacés de licenciement massif.

La  direction générale de cette entreprise justifie cette décision par le manque d’activités du terrain à exécuter par Swanepoel, faute des marchés.

Ce qui rend  difficile de supporter les charges sociales actuelles de SMK.

Ainsi les syndicalistes demandent ils aux décideurs de revenir au bon sens en ce qui concerne les critères d’octroi des marchés afin que Swanepoel Miba Kasai se retrouve.

 

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Kasaï occidental: l’assemblée provinciale se dote d’un nouveau bureau

  

 

 – Siège de l'Assemblée provinciale du Kasaï-Occidental à Kananga. – Siège de l’Assemblée provinciale du Kasaï-Occidental à Kananga.
– Siège de l’Assemblée provinciale du Kasaï-Occidental à Kananga.

Un nouveau  bureau  définitif  de  l’assemblée  provinciale du Kasaï occidental a été mis en  place  ce samedi 19 mars. Il est dirigé par le député  Miaka  Miabilenge, élu président de  cette assemblée par  les vingt-neuf de cinquante deux députés provinciaux, en remplacement de  Omer  Mijimbu. Ce dernier a décidé  de recourir  à la justice  pour  mettre  fin a ce qu’il appelle «désordre» au sein de  l’Assemblée  provinciale.

Le nouveau bureau a été voté par les députés dissidents, toutes tendances  politiques confondues, qui ont signé, la semaine   passée, l’acte d’accusation contre l’ancien bureau demandant la déchéance  de  Omer Mijimbu.

De son côté, Omer  Mujimbo,  qui reconnaît  la  majorité de la dissidence,  ne  reconnaît pas au bureau  provisoire, mis en place par ces députés, le droit de  convoquer la plénière élective.

Cette élection de samedi s’est déroulée  au cercle  privé de la SNCC,  la  salle  du bâtiment  administratif qui abrite souvent les  plénières étant fermée et sous bonne surveillance de la  Police  nationale  congolaise (PNC). 

Selon les résultats du vote, l’Alliance de la majorité présidentielle (AMP) a remporté la majorité des sièges au nouveau bureau de l’assemblée, soit trois, contre un seul pour l’opposition.

Le   président élu de l’assemblée  du Kasaï occidental s’est fixé comme  priorité  la réconciliation des députés  provinciaux, mais aussi une élection transparente du gouverneur de  province, prévue  le  18 avril.

 

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19 mars 2011

Voirie urbaine à Tshikapa : Le boulevard Lumumba, cible prioritaire pour l’asphaltage

 

 

Le rêve de la population de Tshikapa de voir les avenues de la ville asphaltées, devient une réalité du moment que la délégation, envoyée pour le début des travaux, séjourne déjà à Tshikapa. Signalons que c’est depuis la semaine dernière que Monsieur Cameron, patron de l’INCC à la tête d’une grande délégation, a rencontré le maire de Tshikapa, M. Laurent Kambulu Mputu, pour présenter ses civilités et parlé de l’objet de leur mission. Cette délégation composée des topographes et des géotechniciens a pour mission de donner à Tshikapa le visage d’une ville moderne par la construction des routes aux asphaltages et ouvrages des assainissements après deux ans de travaux qui ont démarré la semaine dernière. Avec des mesures topographiques et des marquages sur des murs et de pose de piquets sur Lumumba, on peut dire que tout ira rapidement.

Selon l’ingénieur RENE, 1065 km des avenues seront asphaltées avec des caniveaux construits en moellon. Pour rendre effectif le démarrage de ces travaux, 6000 tonnes de matériels viendront par bateau de Ndjoko Punda à Tshikapa via Katalayi. Déjà, le maire a disponibilisé le terrain en face du bureau de la commune de Mbumba pour le placement des engins et matériels, tandis que celui à côté du piste de l’aéroport de Tshikapa servira de stockage des moellons, caillasses, et sable. Retenez que ces travaux seront exécutés par les entreprises : INCC et AFRITEC qui ont eu le financement du gouvernement congolais. Ce projet entre dans le cadre de 5 chantiers de la République initiés par Joseph Kabila Kabange, qui veut à tout prix que Tshikapa soit ramené au niveau d’autres villes de la RDC. Ceci est la concrétisation de sa promesse faite lors de sa visite à Tshikapa. Le maire de Tshikapa Laurent Kambulu qui voit ce projet se réaliser pendant son mandat ne peut que féliciter le Président de la République pour l’accomplissement du rêve de tout Tshikapien.

Jdl Kabamba

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Des députés provinciaux logés au détriment des agents de l’Etat à Kananga

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Kananga, 18/03 (ACP).- Le chef de division provincial de l’Habitat pour le Kasaï Occidental, Jean Tshimanga Badibanga, a déploré l’occupation illégale des maisons de l’Etat par certains députés provinciaux au mépris de la loi lors de la matinée administrative organisée récemment au bâtiment administratif à Kananga.

Cette situation démontre à suffisance le comportement anarchiste caractérisant nombre d’élus du peuple, a-t-il dit, avant de souhaiter voir l’exécutif provincial envisager leur délogement au profit des cadres de l’administration publique non logés. Selon lui, la ville de Kananga compte 150 maisons d’habitation inventoriées dont 98 sont occupées par les fonctionnaires, 19 servent de bureaux contre 18 en location. Jean Tshimanga Badibanga a, par ailleurs, demandé à l’autorité provinciale de s’investir dans la réhabilitation de ce patrimoine immobilier estimant que celui-ci est menacé de disparition faute d’entretien, mais aussi du fait de son état de vétusté très avancé. La construction des maisons de l’Etat à Kananga, chef lieu du Kasaï Occidental, remonte aux années 1957, rappelle-t-on. ACP/Ndom. 

 

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Mbujimayi: début de l’opération du recensement biométrique des policiers

 

 – Défilé de la police à Kisangani, décembre 2010. – Défilé de la police à Kisangani, décembre 2010.
– Défilé de la police à Kisangani, décembre 2010.

Le recensement biométrique des policiers du Kasaï-Oriental a débuté jeudi 17 mars à l’état major de la police nationale congolaise. Selon l’inspecteur provincial de la police, ces opérations permettront la maîtrise qualitative et quantitative de l’effectif des policiers. La société civile se dit satisfaite de ces opérations insiste et demande qu’elles premettent une bonne rémunération des policiers.

« La police nationale actuelle est composé d’hommes et des femmes venus de la gendarmerie, de la garde civile et des ex mouvements politico-militaires. Une opération de cette envergure vient à point nommé afin de maîtriser les effectifs, » a indiqué l’inspecteur provincial de la police, Patience Mushid devant le gouverneur de province, les partenaires nationaux et internationaux.

Cependant, il ne suffit pas seulement de maîtriser les effectifs mais aussi de revaloriser la police nationale congolaise, a affirmé, pour sa part, le général Patrick Sabiti Abdhala, Inspecteur divisionnaire adjoint de la PNC et coordonnateur des opérations de recensement biométrique.

« Cette opération consiste à recueillir les informations personnelles, professionnelles et biométriques de chaque policier. Il sera question de classer les policiers ainsi identifiés à des fonctions correspondant à leurs profils,» a précisé Patrick Sabiti Abdhala.

De son côté, la société civile insiste sur la rémunération de ces policiers, sinon, dit-elle, ce recensement n’aura aucun effet.

Cette cérémonie s’est déroulée en présence des autorités politico administratives de la province, de la Société civile et la Monusco.

 

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18 mars 2011

A propos du conflit de forêt dans le territoire de Mweka entre deux localités

Le Grand Kasai condamne avec la dernière énergie la situation qui prévaut dans le territoire de Mweka où deux localités se sont affrontées dans un conflit de forêt. Il demande au gouvernement provincial de prendre des mesures adéquates pour empêcher que des tels conflits ne réapparaissent à l'avenir.

D'abord, nous regrettons que deux localités, qui vivent côte à côte depuis des années et qui doivent avoir tissé des relations fraternelles, prennent des machettes et couteaux pour se tuer. Les conflits de frontières peuvent surgir étant donné que la plupart de ces frontières existent depuis la colonisation et qu'il n'existe pas toujours des délimitations physiques connues de tous. Mais ils peuvent être réglés dans le cadre de concertation.

C'est pourquoi nous demandons aux autorités provinciales de pouvoir créer des cadres de travail à la base, c'est-à-dire dans les territoires et localités. Les autorités territoriales et les chefs coutumiers devront s'y concerter régulièrement pour le développement de ces coins et éventuellement gérer les conflits avant qu'ils ne débouchent en crises. 

Les politiques et les ONG ont la lourde mission de créer des actions communautaires à travers lesquelles la population apprendra à vivre ensemble. Ils doivent encourager des organisations des séminaires pour apprendre à la population à gérer les conflits et les crises, sans pour autant recourir à la violence inutile.

Le Grand Kasai est une grande famille et dans une famille, on ne se tue pas! Nous y reviendrons s'il le faut.

 

Lumbamba Kanyiki

Secrétaire Général du Grand Kasai (Allemagne)

 

 

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