07 avril 2011

Le comité exécutif de l’EUFKANA peiné par la volatilisation des recettes des matches

Kananga, 07/04 (ACCP).- Le comité exécutif de l’EUFKANA (Entente urbaine de football de Kananga), à l’occasion de  l’évaluation, à mi-parcours, de son championnat 2011, a  arrêté une série des mesures d’encadrement des recettes des rencontres sportives.

Les participants à cette réunion ont décrié l’état actuel du stade des Jeunes de la municipalité de Katoka qui, selon eux, ne répond pas aux normes, car favorisant la volatilisation des recettes des rencontres.  En outre, les participants à la réunion ont dénoncé l’immixtion des éléments chargés du maintien de l’ordre dans les tâches des vendeurs des billets d’accès et autres contrôleurs, immixtion qui   n’allège pas le travail des intéressés, a convenu le comité exécutif de l’EUFKANA. ACP/Fédé

 

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Hommage à Aimé Césaire au Panthéon Une cérémonie en l’honneur de l’écrivain martiniquais

 

 

           

Un hommage national au Panthéon, à Paris, est rendu ce mercredi au poète martiniquais Aimé Césaire, en présence de sa famille et du président français Nicolas Sarkozy. Une gigantesque fresque évoquant sa vie a été installée.

Aimé Césaire honoré au Panthéon. Un hommage national y est rendu ce mercredi, à 17 heures, au poète martiniquais décédé le 17 avril 2008 à l’âge de 98 ans. Il n’entrera pas physiquement au Panthéon, son corps restera en Martinique sa terre natale, conformément à la volonté de sa famille. Au cours de la cérémonie, ouverte à près d’un millier de personnes, dont des élèves de collèges et lycées de Martinique et de Métropole, le président Nicolas Sarkozy prononcera un discours célébrant son œuvre. Elle sera retransmise en direct sur France 2, France Ô et sur des écrans géants installés à l’extérieur. L’entrée du Panthéon sera gratuite jusqu’à dimanche.

La lutte contre le colonialisme

Poète, dramaturge, écrivain, homme politique, Aimé Césaire a fait de l’écriture une véritable arme pour défendre l’aspiration des peuples colonisés à la dignité et la liberté. Il n’a jamais manqué d’ailleurs de souligner qu’il était « de la race de ceux que l’on opprime ».

Il est connu pour avoir créé le courant de la Négritude avec l’écrivain et homme politique sénégalais Léopold Sédar Senghor, dont il s’est lié d’amitié, lorsqu’il était au lycée Louis le Grand, à Paris, dans les années 1930. Il n’a pas consacré toute sa vie à l’écriture. Il s’est aussi engagé dans la politique. En 1945, à l’âge de 32 ans, il est élu Maire de Fort-de-France. Deux ans plus tard il devient député de la Martinique et siège à l’Assemblée Nationale française - un mandat qu’il conservera jusqu’en 1933.

Aimé Césaire est l’une des plus grandes figures de la littérature mondiale du XXème siècle. Son œuvre demeure aujourd’hui bien vivante.

Afrik.com

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Abidjan: la France frappe des objectifs militaires à la résidence de Gbagbo


A
© Reuters
A French tank crosses General de Gaulle bridge in Abidjan April 5, 2011. Four French tanks and several armoured personnel vehicles crossed bridges formerly held by forces loyal to Laurent Gbagbo in Ivory Coast`s main city Abidjan on Tuesday, a Reuters correspondent said.


 

La force française Licorne a de nouveau frappé
mercredi soir à Abidjan des objectifs militaires à la résidence où se terre le
président ivoirien sortant Laurent Gbagbo, qui refusait toujours de se rendre,
quelques heures après un assaut manqué des forces d`Alassane Ouattara.
Alors que lundi soir des bombardements de la France et de l`ONU - sur la
résidence, notamment - avaient fait s`écrouler l`essentiel du régime, mais
sans obtenir que M. Gbagbo jette l`éponge, les tirs de mercredi soir sont
survenus à l`occasion d`une exfiltration réussie de l`ambassadeur du Japon.
Face aux "tirs nourris des forces pro-Gbagbo, situées dans et autour de la
résidence présidentielle" et "notamment dirigés" vers la résidence voisine de
l`ambassadeur de France, "avec des intrusions", la force française a effectué
des "tirs de riposte par hélicoptère", selon l`ambassade de France.
A la demande de l`ONU et du Japon, la force Licorne est "intervenue ce soir
pour exfiltrer l`ambassadeur et ses collaborateurs de la résidence du Japon",
sur les toits de laquelle "des miliciens pro-Gbagbo avaient installé des armes
lourdes", "menaçant les ambassadeurs voisins et les populations civiles",
indique-t-elle.
L`ambassadeur japonais Yoshifumi Okamura et ses collaborateurs "sont
désormais sains et saufs et en sécurité au camp (militaire français) de
Port-Bouët", dans le sud d`Abidjan, ajoute-t-elle.
Il n`était pas possible dans l`immédiat de dire quels armements avaient été
atteints dans la résidence, qualifiée par une source diplomatique de "vraie
poudrière".
Selon une source proche de l`opération, "au moins un" blindé a été
"neutralisé" par un tir de Licorne dans la caserne de la Garde républicaine
voisine de la résidence de M. Gbagbo.
Un habitant de la zone a fait état de près d`une dizaine de tirs des
hélicoptères français.
Selon l`ambassadeur du Japon, quatre membres de son personnel local avaient
"disparu", et un de ses collaborateurs a été "blessé" lors de l`attaque de ces
hommes en armes.
A Washington un responsable du département d`Etat avait indiqué que les
diplomates indiens, israéliens et japonais en Côte d`Ivoire ainsi qu`une
vingtaine de journalistes ont sollicité l`aide des Etats-Unis pour quitter
Abidjan.
"Ils nous demandent de l`aide et nous relayons leurs inquiétudes et leurs
besoins à Licorne et à l`Onuci", a déclaré William Fitzgerald, sous-secrétaire
d`Etat adjoint chargé de l`Afrique.
"Il y a beaucoup de sang dans la maison, des cartouches partout. Je ne sais
pas si les quatre sont vivants", a déclaré Okamura Yoshifumi. "Ils sont devant
chez moi. J`ai peur qu`ils reviennent", a-t-il ajouté.
Sa demeure est située dans le quartier chic et verdoyant de Cocody, qui
abrite la résidence présidentielle.
Les derniers fidèles de M. Gbagbo, lourdement armés, qui défendent le
bâtiment où le président sortant est retranché dans son bunker, avaient mis en
échec l`assaut lancé dans la matinée par les combattants pro-Ouattara.
Pourtant, au lancement de l`attaque, l`optimisme était de rigueur: "on va
sortir Laurent Gbagbo de son trou et le remettre à la disposition du président
de la République", avait annoncé à l`AFP Sidiki Konaté, porte-parole de
Guillaume Soro, Premier ministre de M. Ouattara.
Mais à 12H00 (locales et GMT), les tirs à l`arme lourde ont cessé près du
palais et de la résidence, plongeant ces quartiers dans un calme inhabituel.
En fin d`après-midi, un habitant rapportait que les combattants pro-Ouattara
avaient dû effectuer un repli devant la résidence.
"Les Forces républicaines (pro-Ouattara) sont arrivées jusqu`à 150 mètres
du portail mais ne sont pas entrées", a-t-il dit, évoquant leur "retrait".
Cette attaque survient au lendemain d`une journée d`intenses mais
infructueuses tractations, au cours desquelles M. Gbagbo a refusé de
démissionner, malgré d`importantes pressions.
"Moi, je ne suis pas un kamikaze, j`aime la vie", a affirmé M. Gbagbo mardi
à un journaliste français. "Ma voix n`est pas une voix de martyr, je ne
cherche pas la mort mais si la mort arrive, elle arrive".
Le camp Gbagbo a dénoncé l`assaut du matin et l`opération de Licorne dans
la soirée, y voyant "une tentative d`assassinat du président Gbagbo". Il a
accusé les deux forces de travailler ensemble sur ces interventions.
Le ministre français de la Défense, Gérard Longuet, a assuré que la France
n`interviendrait pas en Côte d`Ivoire si M. Ouattara faisait appel à elle pour
déloger définitivement Laurent Gbagbo.
Si la France refuse une aide militaire à M. Ouattara, son rival peut encore
se prévaloir d`un soutien: l`Angola, qui possède une des armées les plus
puissantes du continent, le considère toujours comme le "président élu".
Depuis le scrutin présidentiel du 28 novembre, qui a plongé le pays le plus
riche de l`Afrique de l`Ouest francophone dans une quasi-guerre civile,
Laurent Gbagbo n`a jamais reconnu la victoire d`Alassane Ouattara, au terme
d`un processus électoral pourtant certifié par l`ONU.
Son régime s`est écroulé, les chefs de son armée ont appelé au
cessez-le-feu, les frappes de l`ONU et de la France ont détruit une grande
partie de son armemement lourd, de nombreux fidèles ont fait défection, mais
il a obstinément refusé de signer sa démission.
A Abidjan, les habitants traumatisés par les récents combats restent pour
la plupart terrés chez eux. Dans certains quartiers, les rues quasiment
désertes étaient abandonnées aux pillards, l`eau et l`électricité sont coupées
par endroits, les provisions de nourriture s`amenuisent. Dans d`autres un
début de retour à la normale s`esquisse.
Les affrontements à l`arme lourde dans Abidjan ont fait, selon l`ONU, des
dizaines de morts et la situation humanitaire est devenue "absolument
dramatique", la plupart des hôpitaux ne fonctionnant plus.

AFP

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Abidjan : Apocalypse Now. Trois contre Un, L.Gbagbo invisible, invincible toujours à Abidjan !

Abidjan, sous un déluge de feux croisés des bombes Franco-Onuso-Ouataristes, baigne dans son propre sang. « Les assauts finals », qui n’en finissent pas, laissent Sarkozy, Ban, Obama, Kompaoré, l´UA  dans une impatience voisine de l´hystérie. Le 1er assaut dit final, qui devait permettre de déloger L.Gbagbo, s´était soldé par une résistance farouche des hommes de celui-ci qui  les attendaient de pieds fermes. Une fois de plus, « le boulanger » aura berné tout le monde. Depuis, la situation s´est détériorée. Les morts se comptent par centaines. Aucune de deux forces rivales n´a les mains propres.

 Longtemps durant, l´on a cru que l´adage qui dit que « Le linge sale se lave en famille» serait d´application et que les forces Onusiennes et françaises  resteraient à l´écart d´une querelle des frères ennemis. Hélas non, pire encore, nos prévisions et inquiétudes s´avèrent fondées avec l´entrée en action des forces dites d´interpositions ou mieux encore de protections qui éviteraient un véritable massacre de la population. Alors que nous nous attendions à

les voir s´interposer entre deux frères ennemis,c´est avec une force de frappe aérienne redoutable que  les hélicoptères de deux forces mettront fin à leur mission première en pilonnant et arrosant de bombes les positions Pro-Gbagbo.  Une entrée d´une brutalité indescriptible qui déséquilibre d´entrée des jeux les forces en conflit. D’ores et déjà, ils auront choisi leur camp et ensemble, 3 contre 1, déverseront une pluie de bombes qui  mettra Abidjan à feux et à sang, avec elle, son lot de victimes évaluées en tonnes de « boucherie humaine » bien négligeable !

 Abidjan avec l´assaut No 2, n´a rien à envier à « Apocalypse Now ».  A tort, empressée, la France avait tôt fait de vendre la peau « du boulanger » avant de ne l´avoir capturé. Ni l´ ingérence, l´ immixtion, la recolonisation, et enfin la violation, n´arrêteront désormais la France encore moins,  l’ONUCI, devenue, depuis, force d´opposition et décidée d´en finir avec un seul homme que l´on traque à grand renfort de bombardements. Les trois forces en présence sont déterminées à administrer le coup de grâce à  un Gbagbo refusant d´obtempérer à l´ordre de  Sarkozy.  

Assignée à domicile, prise de peur, Abidjan, véritable champ de bataille, mouroir par excellence et champ d´expérimentation de bombes à effets de pulvérisation et d´anéantissement immédiats ne se relèvera pas de sitôt des séquelles d´une Guerre inutile.

 Est-ce par peur d´être accusée d´inertie démocratique, que la France de Sarkozy s´est éloignée de sa mission première qui est celle « d´évacuer ces ressortissants » ? Ainsi donc, pour y parvenir, la France occupera des points Stratégiques tels l´aéroport, tandis que les deux Forces aériennes prendront pour cible, la résidence du Président Gbagbo, le palais présidentiel ainsi que des sites militaires des forces loyalistes dans le but de « mettre fin à l´utilisation d´armes lourdes » par les  hommes à L.Gbagbo.

Cependant, cette Guerre tout comme une autre guerre bidon ressemble  à une reconquête d´un territoire d´outre-mer récalcitrant. Le scénario de la fin ressemblera un tout petit peu à ce tableau : Gbagbo, prêt à négocier une sortietout en sachant que celle-ci se terminera devant un juge qui l´accusera du crime d´Abidjan. Il rejettera, à son tour, cette accusation et pointera un doigt accusateur en direction des onusiens,  des Francais et des Ouataristes. Le juge, quant à lui, n´aura aucune difficulté à recourir à des circonstances atténuantes pour certains tandis que pour l´un, point de doute, c´est sans appel : prison à vie, peine de mort et l´on tournera la page…

Cependant, des questions demeurent : « Quand la poignée d´hommes de L.Gbagbo aura déposé les armes, qui de Ouattara ou de Sarkozy et Ban aura gagné la guerre ? Si oui, avec combien de morts sur son carnet de chasse ?Question sans réponse néanmoins, dans vos discussions. Elle mériterait d´être posée car, il est ici question d´une équation à Trois inconnues contre 1,  tout en espérant qu’ Abidjan bombardée, Abidjan à terre, Abidjan sur des béquilles, Abidjan sur son grabat, Abidjan agonisant,  Abidjan traumatisée, Abidjan amputée, réservera un accueil triomphal voire délirant au « bon élève de Sarkozy » et lui déroulera un tapis rouge sang !

Tout de suite après, avec ce semblant de fin de guerre, l´on s´interrogera si des casques bleus ne seraient pas remplaçables par des « Casques rouges maculés de sang,  reconnaissables  à distance.  La force Licorne, désormais sujette à traumatisme pour Abidjan, ne ferait pas mieux de se décorner elle même et de vite déguerpir d´Abidjan qui n´oubliera pas de sitôt des bruits de bottes et de bombes dans un empoisonnement de fumée de cartouche et de bombes, mélangé au parfum des morts gisant à terre ?

Se rendra-t-il, ne se rendra-t-il pas ? Les bombes ne pourront, peut-être, pas tuer L.Gbagbo mais des pauvres innocents ? 

 Kaisa Ilunga

D´Allemagne

 

 

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Le droit d’ingérence pour raison humanitaire et sécuritaire

 

Nous assistons depuis plusieurs semaines à un virage à gauche de la légalité internationale qui nous renseigne sur une évolution de la notion de légalité internationale telle que revue et corrigée par la communauté internationale. De toute façon, aucune loi n’est immuable.

Dans le cas de l’intervention de la coalition de l’Occident et de l’Otan en Libye, une interprétation fait son chemin.- Pour rappel, l’opération de Kosovo en 1999 a été réalisée sans l’aval du Conseil de Sécurité, tandis que celle de l’ Irak en 2003 le fut en violation totale de l’avis de ce Conseil de sécurité. Et il avait fallu les attentats terroristes du 11 septembre en 2001 pour que l’on ne parle plus que de l’impératif sécuritaire. Dans le cas actuel de la Libye, il est visible que c’est l’impératif humanitaire qui a d’abord été retenu. Cette cause a occasionné la célérité de la réunion du Conseil de Sécurité après une proposition franco-britannique. Mais il faut noter que trois pays dont les Etats-Unis , ont voulu se tailler la part du lion dans cette opération ‘’Aube de l’Odyssée’’ en se constituant en groupe de pression politique indispensable dans cette affaire où le contrôle des richesses en hydrocarbures ( pétrole et gaz) sont un appât de taille.

Même si l’Otan a finalement pris le commandement militaire pour le succès de la résolution onusienne, l’on doute fort que les Etats-Unis, la France et la Grande Bretagne qui ont les moyens de leurs ambitions ne concrétisent leur plan d’appuyer les rebelles contre Kadhafi en les dotant d’un armement à la hauteur de leur lutte et même d’une formation militaire comme annoncé dernièrement. L’on aurait pourtant souhaité que la même préoccupation ait primé dans la communauté internationale quand le génocide rwandais se tenait.

Tout ceci augure dangereusement l’instauration de l’exception en règle quant à l’intervention ou l’ingérence militaire dans les conflits internes. En tout cas, le cas de la Libye officialise le mariage difficile entre la légitimité et la légalité de l’action militaire. Il justifie également l’usage de la force militaire au nom des droits humains. Cette notion d’ingérence pour raison humanitaire prônée par la France à l’époque des attentats de New York sonnent désormais le glas aux dictateurs et autres excès du pouvoir si elle est effectivement appliquée sans discrimination. Ce principe d’ingérence humanitaire va désormais guider et motiver les interventions de la communauté internationale dans les pays où les populations sont brimées.

On constate que si d’un côté, des précautions sont prises pour accompagner le changement au Maghreb et au Machrek ; de l’autre, c’est l’instauration du conservatisme avec une idée fixe de croquer la Libye comme une pomme mûre ! Car, effectivement, Kadhafi, ancien mécène du terrorisme international est plus que jamais redevenu intraitable et donc non –fréquentable. On l’accuse de tous les torts du monde dont une dictature ‘’révolutionnaire’’ saupoudrée ou maquillée d’actions sociales tels de bons salaires, la gratuité des soins médicaux et des transports publics sans liberté d’expression véritable Mais, les négociations qui ont cours entre les émissaires de Kadhafi et les rebelles via la communauté internationale n’aboutiraient–elles pas à la partition de la Libye comme l’Irak dont une de ses anciennes provinces, le Koweït actuel, en fut extraite par les Britanniques ?

On pourrait ainsi imaginer une nouvelle configuration des frontières libyennes avec du reste des drapeaux différents. Ce pourrait ainsi donner une partie du pays sous la direction des insurgés et l’autre sous le clan Kadhafi ? A moins que l’Otan n’aille jusqu’au bout de la logique du bannissement politique de Mouammar Kadhafi réclamée du reste très ouvertement par les trois puissances les Etats-Unis, la France et la Grande Bretagne. Mais, il nous revient que le clan Kadhafi a récemment fait la proposition de garder le pouvoir mais avec de profondes réformes dont la liberté d’expression qui faisait tant défaut en Libye. La réaction des insurgés a été catégorique. Ils rejettent toute négociation avant le départ de celui qu’ils considèrent comme leur pire ennemi !

A tout prendre, les choses ne semblent pas avancer et la guéguerre risque de perdurer. Ce d’autant plus que les Etats-Unis, un allié de poids ont fait observer avant-hier qu’ils rallaient réduire le nombre de leurs avions des actions d’intervention en Libye. C’est probablement suite aux critiques essuyées avec la mort des civils par erreur. En effet cette question des effets collatéraux est très délicate. Et l’administration Obama qui finit son premier mandat et entame la campagne pour un second mandat se trouve dans une position délicate de prudence obligée pour ne pas donner de la matière à ses adversaires les républicains et l’autre mouvement regroupant les mécontents.

Bolenge Ngbanzo (L'avenir)

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06 avril 2011

Les Africains et la démocratie

Un ancien président français a déclaré urbi et orbi que la démocratie était un luxe pour les Africains. En ce temps-là, les hommes au pouvoir dans le continent noir étaient montés au créneau pour fustiger les propos de Jacques Chirac, qualifié de néo-colonialiste. Des années après, au regard de ce qui se passe aujourd'hui en Afrique, l'on peut se demander si cet ex président français a raison ou pas.

 En Libye, Muhammar Kadhafi qui est au pouvoir depuis 42 ans refuse obstinément d'entendre la voix de la raison. Acculé par les insurgés apparemment non organisés, celui qui se proclame le " Guide " recourt à des bombardements massifs sur la population non armée pour défendre son fauteuil. Et pourtant Kadhafi avait organisé son putsch en 1969 contre le roi Idriss pour mettre fin à la dictature incarnée par la monarchie d'alors.Mais on se rend compte que 42 ans après, Kadhafi n'a pas mieux fait que le roi qu'il a renversé, sauf qu'au lieu de se proclamer roi il se fait appeler Guide.

En Egypte, Moubarak a régenté la vie nationale durant 30 ans après l'assassinat de Sadate. Durant son long règne, il a organisé des mascarades d'élections à l'issue desquelles il se faisait élire à plus de 90 %. Il projetait un autre scrutin en septembre 2011 où, à défaut de lui-même, son fils serait élu à la tête du pays. A cette allure-là ; nous étions partis pour une monarchie qui ne disait pas clairement son nom. Il a fallu que le peuple, excédé, puisse se prendre en charge pour le mettre hors d'état de nuire.

En Tunisie, Zinedine Ben Ali a été défenestré suite à une fronde populaire. Dans ce pays, le RCD au pouvoir se comportait comme un parti unique. Ses bonzes contrôlaient tous les rouages de la vie nationale. Il n'est pas étonnant qu'après la liquidation du régime de Ben Ali, les nouveaux maîtres aient eu comme premier réflexe l'interdiction de ce parti politique.

A l'heure actuelle, le cas le plus troublant est celui de Laurent Gbagbo qui, après avoir perdu l'effectivité du pouvoir et le soutien de tous ses pairs, refuse obstinément de rendre le tablier. Alorsque les forces pro Ouattara lui ont ravi tout le pays et Abidjan oùil se trouve dans sa résidence, il tente de s'en ressaisir en dernier moment en négociant sa reddition par ses proches interposés. Et pourtant, il aurait dû sortir la tête haute dès l'instant ou la CEDAOet l'UA avaient pris cause et fait pour son rival Alassane Ouattara.

En dépit de ces quelques cas énumérés, il se trouve encore des dirigeants africains au pouvoir qui se comportent comme si ce qui est arrivé à ces présidents impertinents ne les concerne nullement.

Le dénominateur commun de ces mentors c'est surtout leur enrichissement insolent au détriment de leurs peuples qu'ils étaient sensés servir. Tous ont des comptes bancaires à l'étranger en termes de milliards de dollars américains sans compter des châteaux et parcs automobiles. Malheureusement lorsqu'ils sont chassés du pouvoir, toutes leurs richesses ne reviennent pas à leurs pays. Quel gâchis !

Au regard de ce tableau presque sombre de notre continent, quelle réponse pouvons-nous donner aujourd'hui à Jacques Chirac ? Sommes-nous réellement incapables de nous accommoder de la démocratie qui impose des règles de la bonne gouvernance,du respect des droits de l'homme, de la transparence dansla gestion des deniers publics, de la tolérance et du respect de l'opinion de l'autre?

Les dirigeants africains nepeuvent-ils pas quitter le pouvoir de manière élégante sans qu'ils laissent derrière eux des morts ? Ou, le contraire, ne peut-on pas accélérer au pouvoir en Afrique sans user de la fraude électorale ou des voies putschistes ?

Le moins que l'on puisse dire à ce stade de la gouvernance en Afrique est que beaucoup reste à faire pour sortir de l'obscurantisme dans lequel nous sommes empêtrés. Les cas de Nelson Mandela, Mathieu Kérékou, Abdou Diouf, John Kufuor, Sam Mujoma, Massire, ne font pas encore école dans notre continent.

En définitive, il revient au peuple de prendre en main sa destinée. Car, on peut bien être un dictateur mais on ne peut pas éliminer entièrement tout un peuple.

Rombaut Ot.

 

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Un boa sème la panique à la RTNC !

 

 

Comme dans un conte populaire de l’homme–crocodile, un boa impressionnant par sa longueur, a trouvé refuge depuis quelque temps dans un tunnel de l’ascenseur défectueux au deuxième étage du bâtiment de l’Antenne de la rédaction-Radio de la Radio Télévision Nationale Congolaise (RTNC), a-t-on appris hier de bonne source. Des témoignages recueillis dans les couloirs de la Tour administrative de la Cité de la Voix du Peuple renseignent que ce reptile géant aurait déjà fait plusieurs apparitions soudaines.

Il continue à semer la terreur et la panique parmi les cadres et agents de la RTNC, surtout parmi les techniciens de la régie radio qui, eux, passent régulièrement la nuit à l’antenne. Dans ce climat, sans doute, il faut avoir un courage de fer pour travailler dans la quiétude. Selon des témoignages, l’animal disparaît et retourne dans sa cachette à la rencontre d’une personne.

L’ADG a.i Ernest Kabila s’est impliqué personnellement à mettre ce reptile géant hors d’état de nuire. Cela est un préalable déterminant en vue d’un retour de la quiétude dans la communauté. Les contacts sont déjà amorcés avec les services spécialisés du ministère de l’Environnement en vue de repérer et maîtriser le boa. Car les agents de l’antenne radio travaillent avec la peur dans le ventre.

Franck Ambangito (L'avenir)

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Kasaï Oriental : le Gouverneur Ngoy Kasanji remet un marché moderne à la population de Kabeya Kamuanga, fruit du partenariat Car

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Le Gouverneur Ngoy et sa suite après la visite du marchéMbuji-Mayi, le 1er avril 2011 (caritasdev.cd) : Le marché moderne de la démocratie de Kabeya Kamuanga, situé à 45 km à l’Ouest de Mbujimayi, a été inauguré et remis le samedi 19 mars 2011 à la population par Alphonse NGOYI KASANJI, Gouverneur du Kasaï Oriental en présence de plusieurs personnalités de la province et une foule nombreuse. Les travaux ont été exécutés par la Caritas Congo Asbl, en collaboration avec le PRESAR Kasaï Oriental, avec le financement de la Banque Africaine de Développement à la hauteur de 80% et  le Gouvernement Congolais à la hauteur 20 %,  rapporte caritasdev.cd

 


Ce marché de Kabeya Kamuanga est le 3ème du genre après ceux de Kasansa et Bakua Mulumba Tshileo, construits par la Caritas Développement en collaboration avec le PRESAR. Avec ses 3 pavillons, 2 toilettes, un bureau pour l’administration du marché, un entrepôt de 110 tonnes, une borne fontaine, ce marché met fin à l’exposition et étalage de produits et d’autres biens de consommation à même le sol et, pourra permettre ainsi à ceux qui le fréquentent, d’y vendre dans de très bonnes conditions hygiéniques.

M. Dieudonné BANZA DITADI, Directeur de la Caritas Développement Mbujimayi, a exprimé toute sa joie à la presse de voir les travaux achevés en un temps record, malgré les nombreuses difficultés et les incertitudes liées à l’accès difficile et à la pénurie des matériaux de construction.
Tout est bien qui finit bien dit-on, la Caritas Congo Asbl continue à démontrer qu’elle est un partenaire fiable, crédible et performant du Gouvernement, au service des populations congolaises. Il faut noter qu’une grande clé symbolique, fabriquée en bois, a été remise par le Chef de Projet PRESAR, M. Narcisse BONZELE au Gouverneur de Province afin d’ouvrir officiellement les portes du marché de la démocratie.

Le coût total des travaux s’élève à cent vingt cinq mille dollars américains a fait voir le Coordonnateur provincial de PRESAR Kasaï Oriental. Quatre mois ont suffi pour leur réalisation. Le Chef de l’exécutif provincial et le coordonnateur provincial de PRESAR ont, à juste titre, félicité la Caritas Congo pour la bonne exécution de tous ces travaux à travers la province.

Emery NGALAMULUME/Chargé de Presse Caritas Mbujimayi

 Le Directeur de Caritas Mbuji-Myi et le Chargé du Projet PRESAR/Caritas devant le marché de la démocratie

 

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La mort de Patassé laisse Bemba seul face à la CPI

 Ce mardi, l'ancien président centrafricain Ange-Félix Patassé est décédé à Douala au Cameroun à l'âge de 74 ans. Il était le grand absent du procès de Jean-Pierre Bemba devant la Cour pénale internationale (CPI), accusé de crimes de guerre et crimes contre l'humanité commis par ses hommes en Centrafrique en 2002 et 2003. Les troupes de Bemba étaient venues défendre Ange-Félix Patassé d'un coup d'Etat. Patassé ne pourra même plus témoigner.

Image 9.pngHomme politique centrafricain né à Paoua le 25 janvier 1937, Ange-Félix Patassé est diplômé de l'Académie supérieure de l'agriculture tropicale de Nogent-sur-Marne (France). Il est nommé en 1965 au cabinet du ministre de l'Agriculture et du développement. Sous la présidence de Jean-Bédel Bokassa, il est plusieurs fois au gouvernement et devient Premier ministre le 8 décembre 1976 jusqu’en juillet 1978. Devenu président de la République le 22 octobre 1993, réélu en 1999, auteur des mutineries et de la mort de plusieurs personnalités de la RCA. Il est renversé par un coup d’État de François Bozizé le 15 mars 2003. Accusé d'avoir détourné 70 milliards de francs CFA, Patassé a été condamné par contumace le 30 août 2006 par la cour criminelle de Bangui à 20 ans de travaux forcés.

Mais Ange-Félix Patassé est également l'un des personnages clés du procès de l'ancien vice-président de République démocratique du Congo (RDC), Jean-Pierre Bemba, actuellement détenu par la Cour pénale internationale (CPI) de La Haye pour crimes de guerre et crimes contre l’humanité commis lors des incursions de ses troupes en République centrafricaine pendant la période allant du 25 octobre 2002 au 15 mars 2003. Les troupes de Bemba étaient effectivement entrées en Centrafrique pour prêter main forte au président Patassé, menacé d'être renversé par François Bozizé. Patassé et Bemba perdront la guerre et François Bozizé s'installe à la présidence centrafricaine.

En délicatesse avec Joseph Kabila après sa défaite au deuxième tour de la présidentielle congolaise de 2006, Jean-Pierre Bemba est obligé de s'exiler au Portugal, puis en Belgique après de violents combats avec les troupes de Kabila dans le centre de Kinshasa en 2007. II est arrêté à Bruxelles le 24 mai 2008 suite à un mandat établi la veille par la Cour pénale internationale sur le dossier centrafricain. Mais Bemba récuse les charges qui pèsent contre lui : il n'était pas présent en Centrafrique pendant les exactions de ses troupes et ne commandait pas directement ses hommes sur place… il manquait donc quelqu'un sur le banc des accusés selon les avocats de Bemba : Ange-Félix Patassé lui-même. Mais l'ancien président n'a jamais été inquiété par la justice internationale… il est désormais trop tard. Ange-Félix Patassé est décédé ce mardi 5 avril 2011, dans un hôpital de Douala au Cameroun.

Christophe Rigaud (Afrikarabia)

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Après avoir mis le pays à feu et à sang Gbagbo négocie sa reddition en position de faiblesse

L'agence de presse Reuters s'est procuré hier mardi un document interne de l'ONU qui annoncait qu'il se serait déjà rendu. Mais la France temperait en disant qu'il s'agit seulement de tractations.

 Le président sortant ivoirien Laurent Gbagbo veut se rendre. Il demande la protection des Nations unies, selon un document interne de l'Onu dont Reuters a vu ce mardi une copie.

"(...) Le président Gbagbo aurait également fait sa reddition et aurait demandé la protection de l'Onuci", l'opération des Nations unies en Côte d'Ivoire, précise ce document adressé au personnel de l'Onu dans le pays. Mais un porte-parole des Nations unies a rapidement démenti, tout en précisant que les tractations sur les conditions de son départ se poursuivaient encore.

Il y avait jusque hier des tractations entre Gbagbo et ceux qui l'entourent encore, les Nations unies et l'ambassadeur de France

En France, on se montre plus prudent. Il s'agirait de "tractations" mais "pas encore de reddition", selon l'Elysée et Alain Juppé. "Il y a aujourd'hui, en ce moment-même, des tractations entre Gbagbo et ceux qui l'entourent encore, et puis le représentant du secrétaire général des Nations unies et également l'ambassadeur de France", a assuré le ministre français des Affaires étrangères, invité de France 2. "J'espère que le plus rapidement possible, Gbagbo va accepter la réalité, c'est-à-dire qu'il est désormais isolé et qu'il doit reconnaître que le seul président légitime et légal de la Côte d'Ivoire, c'est Alassane Ouattara", a toutefois précisé Alain Juppé. "On peut imaginer que Gbagbo a encore des prétentions. Ce que nous avons demandé, c'est que sa sécurité personnelle soit garantie. C'est à l'Onuci d'assurer cette sécurité et ensuite aux autorités ivoiriennes de négocier les conditions de son départ", a-t-il indiqué.

Négociations

"Nous exigeons (ainsi que) le secrétaire général des Nations unies, qui est exactement sur la même ligne, que le départ de M. Gbagbo soit précédé par la publication d'un document sous sa signature dans lequel il renonce au pouvoir et reconnaît (Alassane) Ouattara comme président", a encore précisé le ministre des Affaires étrangères, cité par France2.fr.

Peu auparavant, quatre chars et plusieurs véhicules blindés de transport de troupes de l'armée française, suivis d'un véhicule de la Croix-Rouge arborant un drapeau blanc, avaient franchi les ponts reliant le nord et le sud d'Abidjan, ponts jusqu'alors contrôlés par les fidèles de Gbagbo.

Laurent Gbagbo, qui serait réfugié dans le bunker de sa résidence dans le nord de la ville, négociait les termes de son départ du pouvoir, à la suite de l'offensive menée par les troupes de son rival Alassane Ouattara appuyés par les hélicoptères des Nations unies et de la force française Licorne.

L'Express/L'Observateur

 

Posté par lumbamba à 00:12 - - Commentaires [0] - Permalien [#]