05 avril 2011

RDC-Crash/Francis Mwamba, journaliste indépendant, seul rescapé

Kinshasa, 05/04 (ACP).- Francis Mwamba, journaliste indépendant, présentateur de l’émission « Echos des provinces » à RAGA TV et à CMC/TV, est le seul rescapé du crash lundi d’un avion de la Mission de l’ONU pour la stabilisation en RDC (Monusco) à l’aéroport international de N’Djili à Kinshasa, qui a fait 32 morts, selon le dernier bilan.

 

M. Mwamba, actuellement aux soins intensifs à l’hôpital Biamba Marie Mutombo de Masina (Est de Kinshasa), est lucide et peut s’exprimer. Son état semble se stabiliser. Il a indiqué mardi à la presse que l’avion avait commencé à tanguer suite au mauvais temps, avant de s’écraser au sol.

33 personnes se trouvaient à bord de l’appareil parmi lesquelles 29 passagers congolais et étrangers, ainsi que 4  membres d’équipage. Les membres d'équipage étaient des Géorgiens. Le pilote a perdu le contrôle de l’appareil au moment de se poser, apparemment en raison de violentes bourrasques de vent qui soufflaient sur Kinshasa avant la pluie.

De source autorisée de la Régie des voies aériennes (RVA), on apprend aussi que la première cause de l’accident serait le mauvais temps, qui n’a pas permis au pilote de voir la piste et à la tour de contrôle de fixer l’avion avant son atterrissage. L'avion a fait une sortie de piste avant de se briser en deux.

Le Premier ministre Adolphe Muzito, qui a effectué mardi une visite au lieu de l’accident, jonché de débris du biréacteur, s’est dit « profondément choqué ».

Le représentant spécial du secrétaire général de l’ONU en RDC et chef de la Monusco, Roger Meece, s’est rendu aussi sur les lieux mardi. Pour lui, il s’agit d’une tragédie et d’un accident fatal dont la majorité des victimes devraient être des membres du personnel de la Monusco. Il a exprimé ses condoléances aux membres des familles éprouvées. M. Meece s’est refusé de se livrer à des spéculations, en attendant l’enquête gérée par l’aviation civile de la RDC.

C’est le premier crash d’un avion de la Monusco avec perte de vies humaines depuis l’installation en novembre 1999 de cette mission onusienne en RDC, les aéronefs de l’ONU étant généralement considérés comme les plus sûrs, rappelle-t-on.  ACP/Mask

 

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Hier à Limete Ngoy Mulunda a échangé avec E. Tshisekedi sur le calendrier électoral !

   

Toute l’équipe de la Ceni dirigée par Daniel Ngoy Mulunda, a été chez Etienne Tshisekedi, le Président de l’Udps, hier, lundi 4 avril 2011. Les échanges ont tourné sur les travaux du conclave de Lubumbashi et le calendrier électoral qui, n’étant encore pas fixé, le sera d’ici à la fin de la semaine. D’autres précisions ou démentis, ont été donnés par le Président de la Ceni. Notamment sur le problème du monnayage de la carte d’électeur et l’exigence de la carte d’électeur de 2006, avant la délivrance de l’actuelle. Ce qui est un acquis, peut-on noter, les élections législatives nationales seront couplées à la présidentielle. Pour Ngoy Mulunda, la carte d’électeur de 2006 est devenue caduque. L’idée d’un contact permanent avec les leaders des partis politique initiée par Ngoy Mulunda, est en train, semble-t-il, de réussir. Hier, lundi 4 avril 2011, toute l’équipe de la Commission Electorale Nationale Indépendante (Ceni) était, pour la seconde fois, chez Etienne Tshisekedi. Arrivée à 12 h50’ à la Résidence du Président de l’Udps, l’équipe du Pasteur Ngoy Mulunda a échangé pendant une heure avec Tshisekedi wa Mulumba qui, pour la circonstance, était entouré d’Albert Moleka, Valentin Mubake et Jaquemain Shabani, le Secrétaire Général du parti. A entendre le Président de la Ceni, l’entretien a porté sur les travaux de Lubumbashi, le chronogramme et le calendrier électoral qui doit être publié d’ici à la fin de la semaine. Cependant, la grande nouvelle est que les élections législatives nationales seront couplées à la présidentielle. En effet, la date des élections, jusqu’au moment où les membres de la Ceni ont quitté la parcelle d’Etienne Tshisekedi, n’était pas encore connue. C’est dans l’esprit de maintenir l’interface entre la Ceni et les responsables de partis politiques et de leur tenir informés, que Ngoy Mulunda, Jacques Ndjoli ainsi que toute l’équipe ont fait cette ronde. Ainsi, ils n’ont pas été qu’à l’Udps. Education civique et électorale de membres des partis politiques Concernant les plaintes formulées par Jaquemain Shabani, selon lesquelles sans carte électorale de 2006, l’enrôlement était refusé aux membres de l’Udps dans le Katanga et dans les Kasaï Occidental, Ngoy Mulunda a réagit. Dans sa réponse, il demandé à tout le monde de donner une éducation civique et électorale à leurs militants. Selon le Président de la Ceni, il n’y a pas de raison pour que seule la carte d’électeur de 2006 soit exigée, d’autant plus qu’il est demandé à quiconque n’a pas la carte d’électeur de 2006, de s’enrôler moyennant la carte d’élève, le permis de conduire ou le passeport. En dehors de cela, quelqu’un qui n’a pas tous ces documents, peut s’amener avec cinq personnes qui peuvent témoigner en sa faveur. D’ailleurs, a-t-il précisé, les cartes utilisés en 2006, sont devenues caduques. D’autre part, le Président de la Ceni a insisté en disant que personne ne doit acheter une carte d’électeur. A propos de leur visite, Ngoy Mulunda a expliqué devant les journalistes que, ils n’étaient pas venus chercher un compromis. Seulement, a-t-il dit, la Ceni ira chaque fois dialoguer avec les chefs des partis politiques. Très important de respecter le délai constitutionnel Pour Albert Moleka, le Porte-parole d’Etienne Tshisekedi, la visite de membres de la Ceni, est conséquente à celle qu’ils avaient rendu la fois passée. Toutefois, a-t-il dit et insisté, il est très important que le délai constitutionnel soit respecté. Aussi, a-t-il ajouté que le problème du couplage des élections ne se pose plus. L’élection présidentielle sera couplée aux élections législatives nationales. En définitive, Albert Moleka a déclaré que son parti va mettre au point des propositions qui seront soumises à la Ceni. C’est à 14 h5’ que les pourparlers ont pris fin.

Hubert Mwipatayi    


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Mbuji-Mayi : un Sud-africain arrêté avec un colis de diamant d’environ 8 000 USD

 

 – Diamant de la Miba – Diamant de la Miba

Un sujet Sud-africain et un Congolais sont détenus depuis dimanche 3 avril à l’ANR/Mbuji-Mayi, Agence nationale des renseignements.  Le CEEC, centre d’évaluation des matières précieuses et semi précieuses les a détectés au cours d’une transaction.  Ces deux personnes détenaient un colis de diamant non déclaré d’environ 8 000 dollars américains. Elles sont donc poursuivies  pour trafic clandestin du diamant.

Selon nos sources, ces personnes seront transférées à Kinshasa dès ce mardi où leur cas sera considéré.

Le CEEC décrit les circonstance de cette arrestation : un sujet Sud-africain accompagné de son ami congolais, a été surpris dans son hôtel en pleine transaction.

D’après la même source, le jour de leur arrestation, les deux hommes  avaient acheté au près des commissionnaires  locaux deux pierres de six et sept carats chacune.

Après expertise, ces diamants  avoisinent 7 000 à 8000 dollars.  Toujours selon le CEEC,  ces personnes expatriées n’avaient aucun  document légal pour faire cette transaction, conformément au code minier.  Elles n’avaient ni la carte d’acheteur ni de  celle denégociant mais seulement leur passeport international en main.

Les circonstances de cette arrestation font croire que ces genres de fraude sont fréquents en province.

 

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Une femme avale une oreille de son mari à Lingwala

Kinshasa, 01/04 (ACP).-Une femme d’une vingtaine d’années, mariée de son état, a avalé un morceau de l’oreille  droite  de son mari qu’elle avait arraché avec ses dents au cours d’une bagarre, dans leur résidence au quartier urbain de Pakajuma, dans la commune de Lingwala,  a constaté l’ACP. La criminelle voulait, par ce geste, protester contre le comportement de son mari qui  s’est absenté du  toit conjugal pendant environ trois mois, la laissant dans un état de grossesse presqu’à terme.

 La bagarre est survenue  après une chaude discussion émaillée d’injures de part et d’autre.  Le calme n’est revenu que grâce à l’intervention des passants et des agents de l’ordre. Le mari, qui saignait abondamment, a été conduit  pour des soins d’urgence dans un centre de santé le plus proche. ACP/Fédé

 

Une fille de 13 ans meurt écrasée par un palmier à Lodja

Lodja 31/03 (ACP).- Mlle Meka Olemba, 13 ans, élève en 4ème année primaire au complexe scolaire « Amour Divin », est morte, mercredi 28 mars dernier, écrasée par un palmier dans le quartier Hôpital à Lodja au Kasaï-Oriental,  alors qu’elle  revenait, sous la pluie, de la rivière Londa où elle s’était rendue, tôt le matin,  en compagnie de sa sœur aînée,  pour puiser de l’eau avant  de  se rendre  à  l’école.

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42 syndicalistes du secteur de l’EPSP formés sur l’intégration du concept Genre dans le syndicat

 

Kinshasa, 30/03(ACP).- Quarante-deux syndicalistes du secteur de l’Enseignement Primaire, Secondaire et Professionnel (EPSP), membres de l’International de l’Education (IE),  en formation depuis le 28 mars 2011, sur l’intégration du concept Genre dans le syndicat, au Centre des handicapés physiques de la Gombe avec l’appui du Réseau Africain des Educatrices (RAFED).

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04 avril 2011

Kananga: Meurtre d’une femme pour refus de s’acquitter du prix de l’eau potable

 

Une jeune femme, non autrement identifiée,  a  péri au quartier urbain de Mpokolo, dans la commune de Katoka, à Kananga, des suites des coups lui administrés  par le fils d’un propriétaire d’un puits  d’eau potable, après  son refus de s’acquitter du prix de l’eau puisée, a appris l’ACP, la semaine dernièrei, d’une source proche  de  la  famille de la victime. L’infortunée  qui a été acheminée  dans  une formation  médicale de la place, est  succombée  des  traumatismes  subis.  Le délinquant  a  été  appréhendé  par la Police   qui  l’a déféré en  justice.

 


Kananga, 4/04/2011 (ACP)
 

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Kinshasa: un avion de la Monusco s’écrase à l’aéroport de N’djili

 

 – Aéroport de Ndjili – Aéroport de Ndjili

Un avion de la Mission de l’ONU pour la stabilisation de la RDC (Monusco) en provenance de Kisangani, Province orientale s’est écrasé, lundi 4 avril, à l’atterrissage à l’aéroport international de Ndjili, à Kinshasa à 15 heures (locales).

Selon les premières informations en notre possession, l’avion, immatriculé UN 834, transportait 29 passagers et trois membres d’équipage. On signale plusieurs morts, sans plus de précisions pour l’instant.

« L’avion s’est écrasé à 15 heures de Kinshasa vers le bout de la piste de l’aéroport de N’djili du côté de la force aérienne, » a constaté un reporter de Radio Okapi.

Des personnes qui se trouvaient à l’aéroport, dont les membres des familles des passagers, ont alors accouru vers le terminal de la Monusco. Pendant ce temps, les ambulances s’activaient à retirer les corps dans les débris de l’avion, selon la même source.

Les causes du drame ne sont pas encore connues. L’accident est survenu alors qu’il pleuvait à Kinshasa.

« Des équipes médicales de secours ont été dépêchées immédiatement  sur  les lieux. Une équipe d’urgence a été mise sur pied pour recueillir de plus amples informations qui  seront  communiquées ultérieurement, » a annoncé le bureau du porte-parole de la Monusco dans un communiqué publié ce lundi en début de soirée.

 


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03 avril 2011

Suite à une pluie torrentielle à Mapeya - Mweka : 6 morts, 56 blessés graves, plus de 100 familles sans abris et de nombreux dég


 

mweka_pluie

 

 

 

 

 

L'Abbé Albert Manshimba Badikolele, Coordonnateur diocésain Caritas/ Mueka, lance un appel pressant aux organismes d'aide humanitaire et aux hommes de bonne volonté de bien vouloir venir en aide aux populations sinistrées du village Mapeya, victimes d'une pluie torrentielle dans la nuit du 21 au 22 mars 2011. Le bilan provisoire fait état de 6 morts, dont 3 enfants et 3 personnes de 3ème âge. Plus de 100 ménages sont sans abris, sans soins médicaux et sans habits.

On compte aussi 56 blessés graves, des centres de santé, écoles et maternités détruits. La route est bloquée à plusieurs endroits par des arbres tombés, rapporte caritasdev.cd. Les besoins immédiats pour ces populations s'expriment en termes des biens non alimentaires (habits, abris, ustensiles de cuisine etc.), médicaments de première nécessité, vivres, réhabilitation de centres de santé et maternités, des écoles et fournitures scolaires. «C'est à chaud que nous lançons cet appel, c'est-à-dire un jour après la catastrophe. En attendant, bien sûr, votre aide humanitaire, la Caritas diocésaine/MWEKA, la Communauté chrétienne et les agents sanitaires de la place assistent les sinistrés avec des moyens limités», a écrit le prêtre.

Pour rappel, Mapeya est situé un peu plus au Sud-Ouest et à 65 km de Mweka, chef-lieu du territoire de Mweka, district du Kasaï, province du Kasaï Occidental en République démocratique du Congo. Le territoire de Mweka, siège de Caritas/Mweka, est situé à l'ouest et à 250 km de Kananga, chef-lieu de la province du Kasaï Occidental. L'accès au village Mapeya est possible à pied, par vélos, par motos, par véhicules 4 x 4 et par camions.

CARITAS/INFO

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Amy Chua, la mère la plus sévère du monde ?

Le train de 16 heures était bondé comme d’habitude. En face de moi, une femme était en train de lire un livre. Le titre : « Die Mutter des Erfolges ». Je m’en vais traduire pour vous ; ça ne me coûte rien : « la mère à succès ». Il s’agit en fait d’une femme chinoise, Amy Chua, mère de deux enfants, mariée à un monsieur américain. Tous les deux sont professeurs d’université aux Etats-Unis d’Amérique. La dame s’est attirée les foudres des Allemands qui la traitent de diable pour l’éducation rigoureuse qu’elle donne à ses deux filles. Les débats ont été  organisés à la télévision sur elle et …même  le très célèbre journal « die Zeit » avait délégué des journalistes pour l’interviewer chez elle aux Etats-Unis. Ca, c’est pour la petite histoire. Juste à ma gauche, un garçon était en conversation avec sa copine qui, elle, était à côté de la femme. C’était une jeune fille noire aux cheveux tressés qui devait avoir 20 à 22 ans. Plus, peut-être.

 

-Bintou, as-tu suivi le débat d’hier sur la mère la plus sévère du monde ? L’émission est passée entre 21 heures et 23 heures sur ZDF. » Demanda le garcon à la noire.

- Je l’ai suivie, mais je ne sais pas ce qu’on reproche à la pauvre dame. Rétorqua Bintou sans le moindre signe d’agacement. « Nous, tous, on a été éduqués comme cela, Julian ».

Oui, c’est comme ça qu’il s’appelait, le garçon. D’après ce que j’avais compris dans leur conversation, je ne sais pas si je me trompe. Le garçon étudiait l’équivalent de l’éducation physique dans nos universités. La fille était étudiante en médecine.  Etonné, le garcon ouvrit des grands yeux pour fixer la fille.

 

-      Je ne comprends pas. Tu veux dire que toi aussi, tu as passé des heures durant à répéter tes leçons avec ta mère à côté de toi pour te surveiller ? Demande-t-il brusquement.

 

Alors, en face de moi, la femme qui lisait son livre, le referma et le laissa sur ses cuisses. Elle observait maintenant, tour à tour, le jeune homme et Bintou qui discutaient. En effet, elle était curieuse d’entendre la réponse de Bintou. Celle-ci ne tarda pas à venir :

 

-      Mon père m’a toujours dit dans sa langue : « Bilengele, mbiasa mu nkelende » ce qui veut dire que toutes les bonnes choses sont entourées d’épines. Nous avons un équivalent en français « Il n’y a pas de rose sans épines ».

 

Alors, Julian s’est emporté presque contre les explications de Bintou. Il s’est lancé dans des théories sur la  liberté. Ses phrases sortaient les unes après les autres, sans interruption. D’après lui, les enfants avaient leur vie. Les parents devaient laisser leurs enfants se choisir leur destin. Il ne trouve pas bien que certains enfants soient privés de leur liberté puisqu’ils doivent préparer leur avenir.

 

-      Ce discours-là, je l’ai déjà entendu plusieurs fois. Les enfants sont des enfants. Ils ne connaissent rien sur la vie. C’est la raison pour laquelle ils ont des parents. Lui répondit Bintou en riant pour détendre l’atmosphère.

 

La femme qui venait de refermer son livre regarda Bintou, étonnée. Avec une certaine hésitation, elle lui dit :

-        Excusez-moi, mais je voudrais vous poser une question.

-        S’il vous plaît, madame ! lui répondit poliment Bintou.

-     Je viens de lire que la Dame, auteur de ce livre n’autorisait pas ses filles à passer nuit chez leurs amies. Qu’en pensez-vous ? Vous n’avez jamais passé nuit chez vos amies, vous ?

 

En ce moment, je remarquai que même les voisins de l’autre rangée du train nous observaient. Parmi eux, une vieille dame d’environ 80 ans fixait Bintou sans cesse de son regard de femmes résignées, qui ont beaucoup souffert dans leur vie. Bintou mit un peu de temps avant de répondre à la question de la femme. On dirait qu’elle cherchait ses mots. Il faut dire, en passant, qu’en Europe, tout noir ou étranger traîne sa petite histoire de la vie en Europe et même les enfants : injustices, préjugés, discriminations, etc… Je pouvais lire tout ça dans le regard de Bintou. A un certain moment, son regard croisa le mien. Je lui souris pour l’encourager.

 

-      Madame, pour être sincère, je vous dirais que j’ai passé nuit plusieurs fois chez des amies. Mais je ne pourrais pas donner tort à cette dame chinoise qui refuse que ses filles passent nuit sous d’autres toits. C’est une question d’éducation et de morale. D’habitude, mes parents étaient très réticents. C’est la raison pour laquelle ils s’informaient d’abord sur la famille avant de me laisser y mettre mes pieds. Un jour, mes parents m’ont laissée chez une amie qui fêtait son 14 ème anniversaire. Elle avait même âge que moi. Mais ce jour-là, je dois dire que mes parents, en me laissant chez ma copine pour y passer la nuit,  s’étaient trompés dans leur appréciation sur la famille.  Car,  vers 20 heures, la mère de ma copine, sur insistance de sa fille, nous a autorisées à aller à Cologne pour continuer la soirée. C'était en hiver et il faisait déjà nuit! Personnellement, je n’avais jamais été, seule, dehors à cette heure-là. Prise de peur, j’ai dit à ma copine que je ne pouvais pas les suivre. Et si quelqu’un qui me connaissait me voyait à cette heure-là ? Si nous sortions à 20 heures par train pour Cologne, ce serait pour rentrer à quelle heure ? Ils ont insisté et j’ai commencé à pleurer. Alors, comme je ne pouvais plus rentrer chez moi, ils m’ont laissée toute seule avec la mère de ma copine et son copain. Ils sont rentrés tard dans la nuit pendant que moi, je dormais déjà. Je pourrais aussi ajouter que certaines pratiques des familles européennes ne cadrent pas avec les cultures d’autres peuples comme les Africains ou Asiatiques. Dans beaucoup de familles, ici en Europe, les parents et les enfants se voient nus. Ils se trimbalent partout nus d’une chambre à une autre, d’un étage à un autre. Ca ne dérange personne. Mais moi, je ne pourrais jamais faire cela avec mes parents ! Et nos parents ne veulent pas que nous vivions cela dans les familles de nos …

 

Avant que Bintou ne soit allée jusqu’à la fin de ses explications, elle fut interrompue par Julian.

-      Alors si tes parents apprennent comment moi, je vis avec les miens, je ne sais pas ce qu’ils pourront dire. Et pourtant, je dois te dire que mes relations avec mes parents sont excellentes. Il existe une certaine complicité entre nous.

 

Et sans laisser à Bintou le temps de placer un mot, il enchaîne :

-      Voilà pour la petite histoire : Nous étions en vacances à Maillorque avec mes parents et ma copine. J’avais 15 ans à l’époque. Mes parents avaient accepté que j’emmène ma copine avec moi en vacances. Elle avait un an de plus que moi. Un soir, après une belle journée passée sur la plage, ma copine et moi sommes allés plus tôt que d’habitude au lit. Pendant que nous faisions l’amour, la porte de notre chambre fut brusquement ouverte. C’était ma mère.

 

-      Julian, excuse-moi du dérangement ! Aurais-tu quelques condoms pour moi ? Me demanda-t-elle ?

-      Combien en veux-tu ? lui demandais-je à mon tour.

-      Trois ou quatre. J’ai oublié d’en acheter la journée et maintenant ton père ne  peut pas attendre.

 

A ces mots, Bintou s’est tenue la tête entre les mains, sans mot dire. La vieille de 80 ans, ayant entendu cela, s’est mise à vomir. Bintou aussi s’est mise à vomir. Comme je déteste vomir, moi-même, je me suis levé et me suis sauvé.

 

Et vous. Qu’en pensez-vous ?

 

Lumbamba Kanyiki

 

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02 avril 2011

Tshiluba, Muakulu wa banjelo

Le link qui suit vous conduit à une vidéo de diyi dia kasai logée sur youtube. Monsieur Makuba-Kuba a un grand souci. Notre langue, le tshiluba perd du terrain au Kasai face à l'avancée des autres langues et notamment du lingala. Il demande aux fils et filles du Grand Kasai de prendre conscience de ce danger, car perdre une langue, c'est aussi perdre son identité.

Je vous invite donc à suivre son message en cliquant sur le link ci-dessous:

http://www.youtube.com/watch?v=wzapoH0Kh5U&feature=related

Vos commentaires, critiques et suggestions sont les bienvenus.

Lumbamba Kanyiki

 

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ELECTIONS : VOICI UNE AUTRE EXIGENCE DE L’OPPOSITION

PAR : LA TEMPETE DES TROPIQUES

 

 



Les forces du changement s’accrochent à la certification internationale des résultats de scrutin. Ce, pour barrer la route à toute complicité interne susceptible de tout fausser au moment venu. La question relative à la tenue des élections majeures très attendues cette année pour l’ensemble du peuple congolais continue de défrayer la chronique aussi bien au pays qu’à l’étranger.
Point n’est besoin de rappeler ici l’enthousiasme, es espoirs et parfois la passion que suscite cette question au sein des masses populaires ainsi que les questions angoissantes de la communauté internationale sur l’après élections.
Cette semaine qui tire déjà à sa fin, la même question s’est invitée sur le plateau de Radio France Internationale (RFI) où a été posé en termes claires le problème ayant trait à la certification internationale des résultats des élections présidentielle et législatives dont le calendrier est actuellement en préparation par la Ceni (Commission électorale nationale indépendante) à Lubumbashi.
L’abord par RFI de ce problème a réveillé une fois de plus l’attention des Congolais et de la communauté internationale sur l’entendement de la Majorité présidentielle et de l’opposition du déroulement de ces deux élections et de la proclamation des résultats y afférents ?
En effet, pour l’opposition, les prochaines élections majeures qui auront lieu cette année seront organisées par la Ceni mais dans un environnement physique, politique, administratif et psychologique complètement régenté par la majorité à garder le pouvoir malgré et contre tout.

Comment est née l’idée ?

L’opposition rappelle à ce propos les stratagèmes politiques multipliés par cette dernière pour son maintien au pouvoir en citant en premier lieu sa récente course à la révision constitutionnelle ayant permis de passer du scrutin présidentiel à deux tours à un seul et en deuxième lieu sa tentative de fixer un âge minimum aux partis désireux de présenter des candidats à l’élection présidentielle ainsi qu’un âge à ne pas dépasser pour être retenu candidat éligible à la magistrature suprême du pays !
L’opposition rappelle également à ce propos la manipulation à outrance de la Ceni qui doit obéir au doigt et à l’oeil de la majorité notamment en ce qui concerne la gestion du temps au nom de sa politique du fait accompli qui devrait amener l’opposition à accepter le principe de prolonger illégalement le mandant des institutions issues des élections de 2006 contre celles actuellement en préparation.
Or à ce stade précis de la situation, la majorité tenterait d’emboîter le pas au Président perdant de Côte d’ivoire et de ses partisans en organisant des élections qu’elle perdrait pour ensuite se retourner contre l’opposition et les forces sociales acquises au changement.
Compte tenu de différentes initiatives anti-démocratiques prises par la majorité au pouvoir et les réflexes développés sans cesse par elle pour venir à bout de l’opposition, les leaders de partis membres de celle-ci ont décidé de ne jamais lui faire quartier, très méfiants à son endroit.
C’est suite à ce qui précède qu’est née et s’est consolidée l’idée d’exiger à tout prix la certification internationale des résultats de scrutins qui auront lieu cette année et les années suivantes afin de barrer la route aux complicités internes de la majorité qui se préparent à tout fausser le moment venu !

La majorité farouchement opposée

Alors que l’opposition campe sur sa position en disant haut et fort à RFI par la bouche du sénateur Moïse Nyarugabo que la certification internationale de résultats de prochaines élections est pour elle une exigence fondamentale.
Ce à quoi la majorité au pouvoir rétorque par la voix de son représentant en la personne d’Atundu Liongo en affirmant que cette exigence de l’opposition est sans objet pour la simple raison que la Rdc a des canneaux habilités à certifier les résultats des élections avant de les rendre publics et ce, en vertu de son indépendance et de sa souveraineté.
En intériorisant la réponse donnée par Atundu, Moïse Nyarugabo s’est exclamé en demandant ce que l’indépendance et la souveraineté du pays venaient faire dans ce débat au moment où son gouvernement ne cesse de tendre la main aux Etats étrangers pour obtenir de quoi organiser des élections sur son territoire en aliénant les deux valeurs cardinales, à savoir l’indépendance et la souveraineté nationale et internationale?
L’opposition n’a donc qu’à bien se tenir dans ses positions offensives et défensives en sachant désormais que la majorité au pouvoir est farouchement opposée à sa démarche consistant à obtenir la certification internationale des résultats de prochaines élections actuellement en gestation.

Bampriki Chamira

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