14 avril 2011

Démarrage bientôt de l’opération d’évacuation des « Shégués » le long du boulevard du 30 juin

Kinshasa, 12 /04 (ACP).- Le bourgmestre de la commune de la Gombe, M. Dolly Makambo Nawezi, a annoncé  le démarrage  dans les tout prochains jours  de l’opération d’évacuation  des « Shégués » et autres vagabonds qui prolifèrent  le long du boulevard du 30 juin  et  au grand marché de Kinshasa.

Le bourgmestre Makambo, qui s’exprimait à l’issue d’une réunion de sécurité à laquelle avaient pris part notamment les commandants des Commissariats de la PNC, les responsables de  l’ANR et de la DGM de sa municipalité, a affirmé que la présence nombreuse des « Shégué » et autres vagabonds le long du boulevard du 30 Juin et au grand marché de Kinshasa, est à la base d’innombrables cas de vols, d’insécurité et d’insalubrités  tant  déplorés à ces endroits attractifs.   « Nous enregistrons beaucoup de plaintes de cas de vols  dans les voitures en stationnement,  de vols à l’arrachée…Il est temps qu’on puisse mettre ces voyous hors d’état de nuire», a-t-il conclu. ACP/Fédé

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13 avril 2011

Manque de ration pour les agents commis dans les centres d’inscription de la CENI à Katanda

Mbuji-Mayi, 11/04(ACP).- Le rapporteur adjoint de l’Assemblée provinciale du Kasaï Oriental Alidor Numbi wa Kapuya qui s’est fait enrôler dans son fief électoral du territoire de Katanda, a déploré l’abandon total des agents électoraux et des policiers commis dans les centres d’inscription, qui restent toute la journée sans repas, avec comme conséquence la fatigue qui ne favorise pas l’avancement rapide du travail.

Il a également déploré l’insuffisance des bureaux dans son fief, au moment où l’engouement est total, la population ayant compris l’importance de se faire identifier par la CENI pour participer aux élections et augmenter ainsi le nombre de sièges de ses représentants dans les institutions parlementaires. Alidor Numbi a demandé aux autorités de la CENI de tout mettre en œuvre pour un bon encadrement des agents qui travaillent  sur le terrain. ACP/Mask

 

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Kasaï Oriental : Soixante huit ménages sans abri après des inondations dans le territoire de Lupatapata

Mbuji-Mayi, 12/04 (ACP).- Des familles entières sont sans abri dans le groupement de Bakwa Nzevu, territoire de Lupatapata au Kasaï Oriental, suite aux pluies torrentielles qui ne cessent de s’abattre sur la province depuis le début du mois d’avril en cours, a appris l’ACP de sources officielles.

Ces pluies ont en effet déclenché le débordement du lit de la rivière Mudiba qui a emporté outre les cases, le marché central et un comptoir d’achat de diamant. On ne déplore aucune perte en vie humaine,  selon la source.

L’adjoint de l’administrateur du territoire de Lupatapata, Junior Muteba Kakungula, affirme avoir délocalisé la population sinistrée qui a bénéficié de nouveaux lopins de terre pour de nouvelles constructions. Les autorités craignent le pire avec la fréquence des pluies qui continuent de s’abattre sur la contrée.

Un appel a été lancé aux organismes humanitaires, au gouvernement provincial et aux hommes de bonne volonté, pour encadrer les sinistrés avec des abris provisoires, notamment des bâches, en attendant la saison sèche pour reconstruire leurs habitations. ACP/Mask

 

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Kasaï Oriental : Faible taux de recettes réalisées par rapport aux prévisions en 2009

 

 Les recettes de la province du Kasaï Oriental durant l’exercice budgétaire 2009 ont été de loin inférieures aux prévisions, soit  seulement un milliard 325 millions de francs congolais (18,79%) contre  39 milliards de FC de prévisions budgétaires, selon un rapport de la commission de contrôle de l’Assemblée provinciale présenté devant la plénière de cette institution.

Au cours du même exercice budgétaire, le gouvernement central a rétrocédé à la province sept milliards de FC sur les recettes réalisées par les régies financières et services centraux installés au Kasaï Oriental. La commission déplore qu’au cours de la même période, les recettes sans base juridique aient été très mal recouvrées.

Ce rapport qui a été néanmoins adopté par la plénière, était déclaré incohérent par certains élus qui estiment qu’il n’a pas pris en compte certaines recettes. Cette situation serait due au manque de collaboration avec les responsables des régies financières et des services générateurs des recettes.

Des propositions et recommandations ont été faites au bureau de l’assemblée pour que des actions disciplinaires soient ouvertes par l’exécutif à l’endroit des agents fautifs et assurer ainsi la bonne gestion des ressources financières du trésor public. ACP/Mask

 

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12 avril 2011

MLC : implosion imminente

 

De hauts cadres du Mouvement de Libération du Congo (MLC), sénateurs et députés nationaux en l’espèce, ont écrit dernièrement au Secrétariat Général, aux fins d’être fixés au sujet de l’agenda de leur parti face aux prochaines échéances électorales. Ils ont, dans la foulée, posé le problème de Jean-Pierre Bemba, juridiquement inéligible en raison de ses ennuis judiciaires au niveau de la CPI (Cour Pénale Internationale) mais que la hiérarchie du parti continue à maintenir sur la liste de futurs présidentiables.
           
Apparemment, la démarche a été très mal perçue par ceux qui revendiquent le statut d’inconditionnels du président national du MLC. Depuis lors, l’heure est à la diabolisation non seulement des signataires du mémorandum du 30 mars 2011 mais surtout du Secrétaire Général, qui a le malheur d’être le destinataire final du document précité.

Pour avoir tout simplement été signalé comme « l’autorité morale » appelée à leur répondre, François Muamba est accusé de tous les péchés du monde. Avec la « messe noire » du dernier week-end, le MLC a visiblement éclaté en deux blocs antagonistes, composés de pro et anti Muamba.

 

Considéré jusque-là comme le symbole de l’unité du parti, en l’absence de Jean-Pierre Bemba, actuellement en détention préventive à La Haye, François Muamba est ouvertement contesté. A l’allure où évolue la fronde, il va avoir de plus en plus du mal à jouer le rassembleur des troupes.
La division qui a vu le jour au sein du MLC est d’autant malheureuse qu’elle a comme soubassement l’élément ethnico-tribal. Dès lors que des hommes et des femmes, qui donnaient l’impression de partager la même vision politique depuis l’époque de la rébellion, ont commencé à se définir politiquement par rapport à leurs provinces, à leurs ethnies, à leurs tribus et à leurs clans, l’implosion parait inévitable.
L’honneur et la dignité des proscrits n’étant pas à marchander, il n’y a plus qu’à attendre une chose : la rupture entre les « frères ennemis ».
De l’avis de certains analystes, ceci arrive notamment à cause du manque de réalisme de Jean-Pierre Bemba, qui continue de croire que de sa cellule, il pourrait s’installer sur le fauteuil présidentiel, sans transition, à l’image du Sud-Africain Nelson Mandela. Pourtant, les paramètres juridiques et politiques indiquent que dans l’immédiat, sa remise en liberté est exclue.

Dès lors, le « Chairman » aurait dû faire montre de sportivité en libérant ses collaborateurs de la contrainte morale de soutenir, pour la présidentielle toute proche, une candidature destinée à être invalidée avant d’avoir été introduite auprès de la Commission Electorale Nationale Indépendante. C’est de lui et non de François Muamba que devrait venir la consigne de laisser carte blanche à quiconque, au niveau du MLC, se sentirait capable de se porter candidat à la magistrature suprême, aux législatives nationales ou provinciales, aux sénatoriales, au gouvernorat ou aux municipales.
Le facteur du blocage, avions-nous écrit dans une de nos précédentes livraisons, c’est Jean-Pierre Bemba. C’est lui aussi qui risque de provoquer la perte d’un grand parti politique, sorti second lors du scrutin présidentiel de 2006 et dont le rôle moteur, au sein de l’opposition tant institutionnelle que non institutionnelle, n’est plus à démontrer.

Le Phare


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Kabinda : environ 200 cas de malnutrition infantile aiguë enregistrés à l’Hôpital général

 

 – Hôpital général de Kabinda. Photo cap-sante.org. – Hôpital général de Kabinda. Photo cap-sante.org.

Selon les autorités sanitaires de Kabinda, ces chiffres sont enregistrés en février et mars 2011. Ils sont en augmentation par rapport aux années antérieures, selon les mêmes sources. Ceci est un paradoxe lorsqu’on sait que le territoire de Kabinda est l’un des greniers de la province, indiquent-elles. Faute de moyens de prise en charge, les gestionnaires de cet hôpital redoutent une augmentation des cas de décès et appellent à l’intervention des partenaires.

Le docteur Oscar Katompa, chef intérimaire de service pédiatrique à l’Hôpital général de Référence de Kabinda décrit une situation alarmante :

La situation  à ce jour ne semble pas bien évoluer comparativement aux années antérieures, parce que nous nous trouvons au mois d’avril avec beaucoup de cas. Nous avons eu 104 cas au moins de février et 83 cas au mois de mars. La période où nous nous trouvons maintenant est une période où la population pouvait avoir beaucoup de vivres, parce que la deuxième partie de l’année risque d’être très compliquée pour nous.

Le médecin précise que la prise en charge est difficile parce que l’hôpital est en rupture de stock de nourriture . Il attend que des partenaires lui viennent en aide.

Beaucoup d’enfants malnutris qui étaient déjà soignés risque de connaître une rechute par manque de nourriture.

 

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Laurent Gbagbo capturé comme un rat !

 

Arr_station_Gbagbo4

Hier, l’ancien président de la Côte d’Ivoire, Laurent Gbagbo a été arrêté dans sa résidence. « Plus jamais ça » se sont écriés beaucoup d’Africains, épris de démocratie et de paix. Il reste au président élu de pacifier le pays et montrer à la face du monde qu’il n’est pas celui qu’on croit être.

Les images d'hier sur les petits écrans et sur Internet n’étaient pas celles auxquelles les gens s'étaient habitués, d’un Gbagbo fort, têtu et arrogant, défiant le monde, mais plutôt d’un homme hagard, transpirant comme un porc, humilié, réduit à sa plus simple expression, attrapé comme un rat dans son petit trou.

La chute de Gbagbo donne un signal fort aux autres présidents africains qui auraient la velléité de se cramponner au pouvoir comme des enfants à un jouet préféré dans un magasin. L’intervention française a été remarquable. Certains analystes africains négationnistes crient encore au retour du néocolonialisme en Afrique. Pour eux, il fallait laisser les Africains résoudre, seuls, leurs problèmes, à « l’africaine ».  Mais le monde ne devra plus jamais rester insensible aux dérives de pouvoir en Afrique sous prétexte du respect de la souveraineté des Etats. Il n’y a pas une culture en Afrique qui autorise les gens à se faire élire pour s’approprier ensuite du pouvoir et priver leur peuple de la parole. Et ce n’est pas une Union Africaine, cette caisse de résonance, constituée d’oiseaux de même plumage que Gbagbo qui aurait trouvé une solution contraignante à la sortie de crise en Côte d’Ivoire. Son incapacité est manifeste.

Désormais, la balle est dans le camp d’Alassane Ouattara. Il a toutes les cartes entre ses mains pour démontrer à tous ses détracteurs et adversaires qu’il est fils du pays et qu’il se mettra au service de son pays pour les cinq ans à venir. Ceci est un défi à relever.

Lumbamba Kanyiki

 

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L’Assemblée nationale rejette une proposition de loi sur les élections en RDC

La plénière de l’Assemblée nationale a rejeté lundi la proposition de loi portant organisation des élections présidentielle, législatives, provinciales, urbaines, municipales et locales présentée par le député Célestin Tunda.

Après la présentation de l’économie générale de cette proposition de loi, l’Assemblée nationale a demandé à son auteur d’y apporter des amendements en se référant à la loi électorale confectionnée par la CEI (Commission électorale indépendante) et de tenir compte des observations du gouvernement à ce sujet, au lieu de faire une autre loi électorale.

En effet, après avoir examiné la proposition de loi soumise par l’Assemblée nationale, le gouvernement a fait des observations de trois ordres, à savoir au niveau de l’intitulé, de l’exposé des motifs et dans le corps du texte. D’une manière générale, le gouvernement considère la proposition de loi du député Tunda comme « une proposition de loi modifiant et complétant la loi électorale » et doit être intitulé comme suit « Proposition de loi modifiant et complétant la loi n°06/006 du 9/3/2006 portant organisation des élections présidentielle, législatives, provinciales, urbaines, municipales et locales ».

Cette option implique, selon le gouvernement, dans l’agencement du texte, la prise en compte au niveau de l’exposé des motifs, des éléments qui ont motivé cette modification et, dans le corps du texte, la reprise uniquement des dispositions concernées. ACP/Mask

 

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Côte d’Ivoire: Gbagbo arrêté après une offensive généralisée

Le président ivoirien sortant Laurent Gbagbo a été arrêté lundi à l'issue d'une offensive généralisée des forces de son rival Alassane Ouattara, appuyées par les moyens aériens et blindés des forces françaises et de la mission des Nations Unies (Onuci). © AFP/TCI

ABIDJAN (AFP) – Le président ivoirien sortant  Laurent Gbagbo a été arrêté lundi à l’issue d’une offensive généralisée des forces de son rival Alassane Ouattara, appuyées par les moyens aériens et blindés des forces françaises et de la mission des Nations Unies (Onuci).

« Laurent Gbagbo a été arrêté par les Forces républicaines de Côte d’Ivoire (FRCI, pro-Ouattara) et conduit à l’Hôtel du Golf (QG du camp Ouattara) par les FRCI », a déclaré à l’AFP l’ambassadeur de France, Jean-Marc Simon Simon.

M. Gbagbo, au pouvoir depuis 2000, est en compagnie de son épouse Simone, considérée comme une « dure » du régime, et son fils Michel, d’un premier mariage, a précisé Anne Ouloto, porte-parole de M. Ouattara.

« Le cauchemar est terminé » pour les Ivoiriens, a déclaré à la télé pro-Ouattara Guillaume Soro, Premier ministre d’Alassane Ouattara, assurant que M. Gbagbo et son épouse étaient « aux arrêts ».

Cette arrestation, au douzième jour de la bataille d’Abidjan, intervient après une soirée et une journée de frappes menées par les hélicoptères de l’Onuci et de la force française Licorne, visant officiellement les armes lourdes du camp Gbagbo menaçant les civils, conformément à la résolution 1975 du conseil de sécurité de l’ONU.

Les combats ont fait rage dans le quartier résidentiel de Cocody, où se trouve la résidence présidentielle, qui jouxte celle de l’ambassadeur de France. Dans l’après-midi, des blindés de Licorne et de l’Onuci, avait été engagés dans la zone.

Paris et l’ONU ont toujours insisté que leur mission n’était pas de renverser Laurent Gbagbo, dont le camp les avait accusé de vouloir « assassiner » le président sortant, qui n’a jamais reconnu sa défaite –pourtant certifiée par l’ONU– face à M. Ouattara à la présidentielle de novembre.

Une source diplomatique française a d’ailleurs insisté, peu après l’annonce de l’arrestation, sur le fait que « M. Gbagbo a été arrêté par les troupes de M. Ouattara, c’est vrai, mais pas par les forces spéciales françaises, qui ne sont pas rentrées dans l’enceinte de la résidence ».

 

Laurent Gbagbo et sa femme Simone à l'hôtel du Golf, QG de Ouattara après leur arrestation le 11 avril 2011 © AFP Str

Après l’arrestation, le président français Nicolas Sarkozy s’est « longuement » entretenu par téléphone avec M. Ouattara, dont l’élection avait été reconnue par l’essentiel de la communauté internationale.

Des hélicoptères français avaient pilonné en fin de matinée à coup de missiles le secteur de la résidence de M. Gbagbo, partiellement détruite, selon un de ses proches, une zone d’où s’élevait une épaisse fumée.

Au sol, les forces pro-Ouattara, qui avaient à plusieurs reprises depuis leur entrée dans Abidjan le 31 mars échoué à briser la résistance de leurs adversaires, étaient ensuite reparties à l’offensive.

Un peu plus tôt, des combats à l’arme lourde et légère avaient opposé pendant une heure et demi les forces de M. Ouattara à celles de son rival dans le quartier de la résidence de M. Gbagbo, selon un habitant.

Les combats n’avaient pas lieu dans les environs immédiats du batiment mais entre la télévision d’Etat RTI et l’Ecole de gendarmerie, deux autres fiefs du chef de l’Etat sortant, également situés dans le quartier de Cocody, dans le nord de la métropole.

De fortes détonations ont aussi été signalées par plusieurs habitants dans le quartier du Plateau (centre) qui abrite lui le palais présidentiel.

De dimanche 17H00 jusqu’au coeur de la nuit, la mission de l’ONU et la force française Licorne avaient tiré des missiles vers ces deux sites.

Lundi matin, Paris a justifié les tirs en disant être intervenu à la demande expresse de l’ONU.

« Conformément à la résolution 1975 et en accord avec le président Ouattara, le secrétaire général des Nations unies (Ban Ki-moon) a demandé au président de la République (Nicolas Sarkozy) la poursuite de la participation des forces françaises aux opérations menées par l’Onuci pour neutraliser les armes lourdes utilisées contre la population civile », indique un communiqué de la présidence.

Les combats ont mis Abidjan, capitale économique dont la population est évaluée à quatre millions d’habitants, au bord d’une catastrophe humanitaire.

« Nous avons de très vastes mouvements de population d’un quartier à l’autre car aucun quartier n’est vraiment sécurisé », a déclaré le coordonnateur humanitaire entre les agences de l’ONU et des ONG, Ndolamb Ngokwey, contacté au téléphone depuis Paris.

« Beaucoup de personnes m’ont raconté qu’il y avait beaucoup de cadavres qui jonchaient les rues, et pas seulement dans le quartier des ambassades », a-t-il dit.

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11 avril 2011

Côte d’Ivoire : Laurent Gbagbo aux arrêts

Par  Pierre Emangongo

Le rôle joué par l’armée française dans le processus de renversement de Laurent Gbagbo risque d’entraver la réconciliation nationale en Côte d’Ivoire et d’alimenter le débat lors de la prochaine élection présidentielle en France.

Le président ivoirien sortant Laurent Gbagbo a été arrêté hier lundi dans sa résidence d’Abidjan, mais ses proches et Paris donnent des versions divergentes sur le rôle précis joué par les forces françaises dans l’opération, a rapporté Reuters.

Cette action s’est déroulée alors qu’une trentaine de véhicules blindés du détachement français «Licorne», appuyés par un hélicoptère, s’approchaient de la résidence où Laurent Gbagbo s’était retranché depuis des jours dans le quartier de Cocody.

Laurent Gbagbo et son épouse Simone ont été conduits à l’hôtel du Golf, siège du gouvernement d’Alassane Ouattara, le président reconnu par la communauté internationale, depuis l’élection présidentielle contestée du 28 novembre 2010.

Pour le camp pro-Gbagbo cité par Reuters, ce sont des forces spéciales françaises qui ont permis de mettre la main sur le président sortant, qui refusait de céder le pouvoir à Alassane Ouattara, dont la victoire électorale avait été reconnue par la communauté internationale.

RECONCILIATION NATIONALE

Selon Toussaint Alain, représentant pour l’Europe de Gbagbo et qui a le premier annoncé à Reuters l’arrestation, le président sortant « a été arrêté par les forces spéciales françaises et remis à des chefs de la rébellion ».

«Des chefs de la rébellion ont été convoyés sur place par les forces françaises qui ont pénétré dans la résidence avec des chars», a-t-il dit. Le président était dans son bureau. Un porte-parole du camp Ouattara, Hervé Cohx, basé à Paris, a lui aussi confirmé dans un premier temps que Laurent Gbagbo avait été « arrêté par les forces françaises qui l’ont remis aux forces républicaines ».

Une version aussitôt démentie par les autorités françaises et par l’ambassadeur de Côte d’Ivoire à Paris, Ali Coulibaly, selon qui ce sont les forces d’Alassane Ouattara qui ont mené l’opération.

Quels que soient les accusations et démenties, le rôle joué par l’armée française dans le processus du renversement de Laurent Gbagbo risque d’entraver la réconciliation nationale en Côte d’Ivoire et d’alimenter le débat lors de la prochaine élection présidentielle en France.

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