21 avril 2011

La colère de madame Petkova

Je promenais Muenda Nende ce matin. D’habitude, je ne suis pas d’humeur à causer avec des gens à cette heure-là. Muenda Nende me précédait de quelques mètres, mais je le maintenais à bonne distance avec ma laisse.

-        Guten Morgen, Herr Tshiamba ! Je me retourne brusquement pour voir d’où vient la voix qui me salue. Encore elle, cette dame de Kazakhstan ! Elle m’appelle toujours « Tshiamba » et oublie « ya Bende ». Intérieurement, je voulais lui dire comme Bakatushipa : « ya bende wakushila nganyi ? Wakushila nyoko ? », mais de toutes les façons, elle ne me comprendrait pas

-     Guten Morgen, Frau Petkova ! lui répondis-je. Elle vient à grands pas vers moi, en tirant derrière elle son chien. On dirait que le ciel lui était tombé sur la tête. Je l’observe sans rien dire.

-      Je suis en colère contre l’école de ma fille, me dit-elle aussitôt arrivée près de moi. Alors, je me dis de nouveau intérieurement : « encore une chez qui tout va toujours mal ! ».

-     Que se passe-t-il encore, madame Petkova ? je lui crie.

-      Figure-toi qu’à l’école de ma fille, on lui apprend, à ma Svetlana, à faire l’amour ?  Là, je pense qu’elle exagère un peu !

-      Tu veux dire que dans le cours de « Sachunterricht », on apprend à Svetlana la sexualité ? Ici, en Allemagne, ce thème est prévu dans le programme de la quatrième année primaire, lui dis-je. Elle monte aussitôt sur ses grands chevaux.

-      Mais monsieur Tshiamba, qu’est-ce que les enfants de 10 ans ont à foutre avec la sexualité ? Ils ne comprendront rien ! 

Je tente de lui expliquer sans espoir de la convaincre :

-      Les autorités de ce pays pensent qu’il serait important d’apprendre la sexualité aux enfants à partir de cet âge parce qu’il y a des adultes pédophiles qui peuvent abuser d’eux. Chez nous, nous avons appris cela à l’âge de 13-14 ans, pour ne pas commettre des bêtises. Mais les choses changent. Voilà ! 

Wapi ! Elle monte de plus belle :

-        Est-ce qu’on peut apprendre les intégrales aux enfants de 4ème primaire ?

-        Non, madame c’est trop tôt pour eux ! Je lui réponds.

-      Alors, je vais accompagner ma fille aujourd’hui à l’école et demanderai à son institutrice non seulement de continuer de donner des cours théoriques sur la sexualité à nos enfants, mais aussi de procéder à la pratique. Comme ca, ils comprendront mieux !!!

Oh la la ! Bia bakole, mbipanga ! Juste en ce moment, j'ai porté mon regard sur Muenda Nende qui jouait avec le chien de madame Petkova. Ce dernier reniflait le derrière de Muenda Nende. En suivant mon regard, la dame a compris comme moi ce que son chien cherchait et ce que j’en pensais.

Je lui dis calmement : « ton chien veut apprendre à Muenda Nende la sexualité ; mais Muenda Nende est encore petit ! ».

Madame Petkova éclate de rire. J’en profite pour lui souhaiter une bonne journée et m’éloigne avec Muenda Nende.

Tshiamba ya bende

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20 avril 2011

Bras de fer, F. Muamba ou rien : Les élus du Mlc persistent et signent

 

 

Il semble qu’une lettre de Bemba demande la suspension de Muamba. Si cette lettre existe, c’est une preuve que JP Bemba dirigerait son parti politique à distance en dépit de l’empêchement. Ce qui est un argument de plus pour le Procureur de la Cpi. *Car, si JP Bemba peut bien braver l’empêchement judiciaire pour diriger son parti politique à distance, qu’est-ce qui l’empêcherait de commander ses soldats à Bangui, pourra se dire le Procureur général de la Cpi.

La crise est loin de se terminer au Mlc, parti politique cher à JP Bemba. Comme dans l’histoire de dix plaies d’Egypte, il y a quelque part quelqu’un qui refuse d’entendre raison en endurcissant son cœur. Qui est-ce ? On est loin d’une énigme. Il y a quelques jours, pour une simple question de débat nécessaire au sein de tout parti politique, le Mlc a brandi son arme de prédilection, à savoir l’excommunication. Cette fois, la goutte d’eau qui a fait déborder un vase déjà en débordement, c’est une interpellation, du reste tardive de certains élus voyant venir les échéances électorales de novembre prochain.

Le fait que ces députés aient demandé la tenue du Congrès en vue de préparer les élections et surtout de pourvoir à la vacance à la tête du parti suite à l’empêchement de son leader, cette démarche de bonne foi est considérée comme une déviation. François Muamba, pour avoir prêté oreille à cette interpellation des élus du parti, est objet d’une procédure disciplinaire vite conclue par la suspension du secrétaire général de ce parti politique, à savoir François Muamba. Ce dernier a démontré qu’il n’est pas prêt à se laisser faire. Dans une prise de position, il a démontré que conformément aux statuts du parti, le président national étant empêché, c’est le secrétaire général qu’il est, qui dirige le parti comme président ad-intérim.

Il n’y a donc pas un autre président qui aurait pris la décision de sa suspension. Au train où va cette affaire, il n’y aura que la justice pour trancher. Et selon certaines indiscrétions, le secrétaire général du Mlc n’hésiterait pas à recourir à cette voie si on le pousse jusqu’au bout. Selon certains analystes, cette démarche aurait pour victime, le leader du Mlc, JP Bemba dont on dit avoir écrit une lettre qui contiendrait l’instruction sur la suspension de François Muamba. Ce dernier exige que l’on exhibe cette lettre. Si cette lettre existe, c’est une preuve que JP Bemba dirigerait son parti politique à distance en dépit de l’empêchement. Ce qui est un argument de plus pour le Procureur de la Cpi. Car, si JP Bemba peut bien braver l’empêchement judiciaire pour diriger son parti politique à distance, qu’est-ce qui l’empêcherait de diriger son mouvement, plus précisément ses soldats à Bangui au moment où il n’avait aucun empêchement ? C’est pourtant l’accusation principale du Procureur contre JP Bemba. C’est également l’argument des avocats de la défense qui tentent de faire comprendre qu’au moment des faits, JP Bemba était à plus de 2000 kilomètres de Bangui. La fameuse lettre, si elle existe, est une preuve que la distance n’est pas un obstacle pour donner des ordres au bout du monde. Avait-on besoin de conduire les débats à ce point ? Pourquoi toujours revenir à l’individu là où les textes régissant le parti politique peuvent être sollicités afin de mettre tout le monde d’accord ?

Les élus signataires du mémo qui a jeté de l’huile au feu, eux aussi, ne se disent pas vaincus. Dans un communiqué qu’ils ont rendu public hier à l’issue de la concertation qui a suivi les mesures prises contre François Muamba, ils persistent et signent. Ils font remarquer encore une fois que le Mlc est un patrimoine national. A ce titre, il ne peut être un truc à la merci de quelques individus qui usent d’astuces diverses pour en avoir le contrôle. Les élus du Mlc renouvellent leur confiance et à JP Bemba et à François Muamba. Comme on le voit, on est en présence d’un bras de fer. Quelle en sera l’issue ? C’est difficile à dire dès le moment où les gens semblent avoir pris l’option de se moquer des textes au profit de leurs convenances personnelles.

Ils lancent encore une fois un appel pathétique aux autres élus et cadres de ce parti politique afin de rejoindre le camp de la raison. Cet appel sera-t-il entendu ? On est loin d’y croire. Par conséquent, la scission est possible. Bientôt ce sera la querelle de légitimité. François Muamba a posé le premier pas en revendiquant la légalité statutaire. La solution aurait été pourtant d’accepter de se mettre autour d’une table. Comme disait quelqu’un qu’il n’y a pas d’autres voies pour résoudre des problèmes entre hommes que le dialogue. L’excommunication, c’est souvent la preuve de manque d’argument. C’est un raccourci qui ne résout aucun problème.

Au sujet du Mlc, à force de fuir le débat démocratique au profit de l’excommunication, il se dégage l’impression que l’on ne peut être un homme intelligent et libre et accepter le joug de l’arbitraire et de l’absurde qui semble motiver les décisions dans ce parti politique. La question que plus d’un se posent, c’est celle de savoir jusqu’où ira-t-on ? Après Yves Kisombe, pour ne pas remonter jusqu’au déluge, après José Makila, après la position de retrait de Delly Sesanga dont le péché aura été la soif de débat, à qui le prochain tour ? C’est ici l’occasion de rappeler aux dirigeants et cadres du Mlc qu’en politique, la mystique du palmier n’a pas sa place. Car, en politique, « bazokata, ezokonda ». C’est le contraire de « bazokata, ezokola ». Entendez par là qu’en politique, plus on perd des cadres plus on s’appauvrit.

L’Avenir

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Réclamant une forte participation de leurs membres aux prochaines élections

Les militants du Palu disent non à une nouvelle alliance avec la Majorité présidentielle

Dans une déclaration faite hier mardi 19 avril 2011,  les membres du directoire du parti Lumumbiste unifié (PALU)  ont demandé aux instances dirigeantes du Palu de ne pas conclure une nouvelle alliance avec la Majorité présidentielle avant  toute nouvelle discussion avec cette plate–forme politique.   Ils estiment que cette plate –forme est un conglomérat de partis, avec chacun son agenda caché, des partis pour la plupart sans assises sur terrain et qui risque de se désagréger avant même les élections de 2011. Les membres du Palu dénoncent aussi le non respect des engagements de la part de l’Alliance pour la Majorité présidentielle (AMP) durant les cinq années au cours de laquelle le Palu a occupé la Primature. Les membres du Palu dénoncent également l’acharnement contre certains cadres du Palu. Ils en veulent pour preuve l’arrestation des cadres du Palu notamment MM Wolf Kimasa et Willy Makiashi, respectivement DGA ai de l’Office Congolais de Contrôle (OCC) et DGA de la Sonal.

Selon eux, l’arrestation de ces deux membres influents du Palu reste arbitraire et tient lieu d’un règlement de compte. « Nous dénonçons l’injustice et la politique de deux poids deux mesures appliquée par les instances tant des services de sécurité que de la justice dans cette affaire et nous en appelons à la grande responsabilité politique du Palu, utilisateurs de ces deux cadres à intervenir pour leur libération », a déclaré M. Fidèle Mbenga, membre du Palu.

La rupture

Les membres du directoire rappellent que comme promis à leurs membres, les dirigeants du Palu doivent respecter leur engagement en désignant  un candidat du parti à l’élection présidentielle de 2011. « Si Antoine Gizenga  n’est pas en mesure de briguer un mandat présidentiel à cause du poids de l’âge, le Palu regorge des personnalités crédibles et compétentes pour se présenter aux élections présidentielle, législatives et municipales et locales .Nos militants attendent que nous soyons présents  à ce rendez-vous électoral », ont-t-il expliqué. Selon les membres du Palu, leur parti ne doit pas toujours servir de marche pied à d’autres structures politiques pour prendre le pouvoir. « Le Palu qui est un parti cinquantenaire doit présenter ses candidats à tous les postes, à l’élection pour la Présidence de la République,  à l’Assemblée nationale, au Sénat et à l’Assemblée provinciale. Il faut que ce parti qui a 50 ans puissent également jouer son rôle sur l’échiquier politique congolais, au lieu de servir toujours de marche pied pour permettre à d’autres de prendre le pouvoir », a souligné M. Oscar Mayimba. 

Les membres du Palu dénoncent également la rupture observée actuellement entre la base et les dirigeants actuels du Palu, notamment sur la ligne directrice à adopter. Car pour les militants, leur parti, cher à Antoine Gizenga, doit présenter un candidat à l’élection présidentielle  et non jouer un  simple rôle « d’accompagnateur » lors du prochain scrutin. Cette vision ne correspond malheureusement pas avec celle des dirigeants actuels du Palu, pour qui il n’est pas question de présenter un quelconque candidat à l’élection présidentielle. A la lumière de ces divergences de vue, force est de constater qu’une crise latente couve actuellement au sein du Palu. Une crise qui est née de la rupture  de vision entre la base et le sommet actuellement au pouvoir. A l’approche des élections, observe t-on, une guerre de leadership est en train  de naître  entre les différents ténors de ce parti considérée, après les élections de 2006 comme la troisième force politique du pays.

Pour certains observateurs, le Secrétaire général du Palu, Antoine Gizenga, qui est également l’autorité morale du parti, doit agir au plus vite en convoquant le congrès du parti pour aplanir toutes les divergences de vue au sein du parti et surtout éviter une implosion du Palu qui, à coup sûr, aura des conséquences désastreuses dans le paysage politique congolais.

Luc-Roger Mbala Bemba (L'observateur)

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19 avril 2011

Après la victoire de Kabasu Babu à Kananga Majorité Présidentielle : Patrice-Aimé Sesanga suspendu !

Au moment où le ticket Hubert Kabasu Babu- Adolphe Komuesa continue à savourer sa victoire à l’issue de l’élection du Gouverneur et du Vice- Gouverneur du Kasaï- Occidental, tel, en tout cas, n’est pas le cas de leurs poursuivants immédiats, à savoir : Patrice- Aimé Sesanga et Gérard Mbombo qui, non seulement, ruminent leur débâcle, mais viennent, en sus, d’être périclités au niveau de leur famille politique.

En effet, dans une correspondance adressée au premier cité, Patrice-Aimé Sesanga, dont copie est parvenue à La Prospérité, M. Louis Koyagialo, ci-devant Secrétaire Exécutif Adjoint de l’AMP, transformée en MP, suspend, sans autre forme de procès, le PDS, parti dont le Sénateur Sesanga est Président, de toutes les activités de la Majorité Présidentielle. Ce, en attendant que le Bureau Politique siège pour statuer sur le cas particulier du Sénateur Sesanga.

A en croire la missive, il est reproché à l’incriminé un comportement constitutif d’un cas d’indiscipline caractérisée, incompatible avec les prescrits de la Charte régissant la MP. L’Homme se serait présenté, lors de l’élection du Gouverneur et du Vice- Gouverneur du Kasaï-Occidental, comme candidat indépendant, battant campagne contre la décision des organes de la MP.

Sauf erreur de notre part, le Sénateur Sesanga serait la deuxième personnalité de la majorité présidentielle à être frappée d’une telle mesure, après le Député Bahati Modeste qui, lui, a été réhabilité.

Dans cette édition, la lettre portant suspension du PDS aux activités de la MP. République Démocratique du Congo
ALLIANCE DE LA MAJORITE PRESIDENTIELLE.
«A.M.P» SECRETARIAT EXECUTIF
Kinshasa, le 18-04-2011

A Monsieur Patrice Aimé SESANGA Président National de PDS A Kinshasa
Copie pour information à :
-Son Excellence Joseph KABILA KABANGE Autorité morale de la Majorité Présidentielle A Kinshasa/Gombe 

- Honorable SHE OKITUNDU Coordinateur de la Majorité Présidentielle au Sénat A Kinshasa/Lingwala

Concerne : Suspension de votre parti des activités au sein de la Majorité Présidentielle

Monsieur le président du PDS,

Il m’est revenu de constater avec amertume que lors du vote du gouverneur de la Province du Kasaï Occidental, organisé à Kananga le 18-04-2011, vous vous êtes présenté comme candidat indépendant, battant une campagne virulente contre la décision des organes de la Majorité Présidentielle.

Invité par l’émissaire de la Majorité Présidentielle à vous conformer à la décision ainsi prise, non seulement vous y avez opposé un refus catégorique, mais encore vous avez fait lire sur les antennes des radios locales une déclaration confirmant votre détermination d’aller jusqu’au bout, à travers une campagne de dénigrement de notre famille politique.

Votre comportement est constitutif d’un cas d’indiscipline caractérisée, avec les prescrits de la Charte régissant notre plateforme.

Eu égard à tout ce qui précède, j’ai le regret de vous notifier que votre parti est suspendu de toute activité au sein de la Majorité Présidentielle, en attendant que le Bureau Politique siège pour statuer sur votre cas.

Veuillez agréer, monsieur le président du PDS, l’expression de ma parfaite considération.

Koyagialo Ngbase Te Gerengbo
Secrétaire Exécutif adjoint

La Pros.    


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Qui es-tu, KASAI ?

 

Tu es…

Kakafuka, terre de nos ancêtres,

Adorable mère,

Source de vie et de joie,

Appelée terre des saints et des anges,

Infinie est notre reconnaissance de t’appartenir pour toujours.

 

Lumbamba Kanyiki

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A propos des élections, Laurent Monsengwo, comme Etienne Tshisekedi, enjoint les jeunes à voter utile

Le cardinal Laurent Monsengwo a pratiquement donné une leçon d’éducation civique aux jeunes venus assister à la messe qu’il avait célébrée dans le cadre du dimanche des rameaux au stade de Martyrs. Comme Etienne Tshisekedi, il leur a demandé de voter utile aux prochaines élections.

monsengwo_archevEtienne Tshisekedi wa Mulumba, à son arrivée à Kinshasa dernièrement avait déclaré dans son adresse à la population : « si on vous donne l’argent pour les élections, prenez-le ! C’est votre argent. Mais lorsque vous serez seul dans l’isoloir, votez utile ! »

Dans son homélie lors de la messe célébrée dans le cadre du dimanche des rameaux au stade de martyrs, le cardinal a donné pratiquement une leçon d’éducation civique aux jeunes, estimés à 50000, venus y assister. Il leur a demandé d’être des citoyens responsables, capables de se mettre au service de leur pays et de s’éloigner de l’oisiveté et de la criminalité sous toutes ses formes. Surtout, il a fait appel à leur sens civique pour voter utile lors de prochaines élections.  

Il est grand temps que les états-majors des partis d’opposition, la société civile et les associations de droits de l’homme oeuvrant en République Démocratique du Congo puissent relayer un tel discours. Car, le changement auquel le peuple aspire passe par le changement des mentalités. Voter utile, c’est voter l’homme ou la femme qu’il faut à la place qu’il faut.

Coup de chapeau au cardinal !

 

Lumbamba Kanyiki

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CPI, Bemba lavé par le Procureur Général de la RCA Kinshasa, le 19/04/2011

   

Cela peut paraître insolite à ce stade du procès débuté le 22 novembre 2010, à La Haye, au Pays-Bas, où il est écroué depuis mai 2009. Jean-Pierre Bemba, puisque c’est de lui qu’il s’agit, vient de bénéficier d’un soutien, et non de moindre, indique une dépêche de la CPI du 11avril 2011. Appelé à témoigner dans le Procès Bemba Gombo/c le Procureur de la CPI, M. Firmin Feindiro, Procureur Général de la République Centrafricaine, a affirmé que l’implication de Bemba dans le commandement de ses hommes sur terrain est un montage grossier à exclure. En effet, au terme des enquêtes diligentées en début du mois d’août 2003, et après avoir entendu plus de 300 victimes, Firmin Feindiro est arrivé à la conclusion que les hommes de Bemba étaient sous les ordres de Ferdinand Bobayake, Chef de la sécurité présidentielle de Ange-Félix Patassé dont le pouvoir était menacé par la rébellion dirigé, à l’époque, par François Bozizé, l’actuel Président de la République. Il l’a fait savoir au cours du procès lors de son contre-interrogatoire par l’équipe de la défense de Bemba. Ce faisant, la défense de Bemba, conduite par Me Aimé Kilolo, s’est vu conforté par cet argumentaire.

La Pros.   

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Renforcement des capacités du personnel des radios communautaires des deux Kasaï

 

Quinze directeurs, techniciens et marketeurs des radios communautaires des deux Kasaï, partenaires de la Fondation Hirondelle, ont suivi du 11 au 14 avril à Mbuji-Mayi, dans l’enceinte de l’hôtel TANKO, un atelier de renforcement des capacités, organisé par cet organisme suisse.

L’atelier qui était subdivisé en trois groupes selon les qualités de chaque participant, a permis aux Managers ou directeurs des Radios, de renforcer leurs capacités sur la gestion des ressources humaines, l’organisation financière d’une radio, la conformité par rapport aux exigences de l’Etat congolais et comment générer des recettes par des revenus annexes.

L’objectif poursuivi par l’organisateur est de permettre aux gestionnaires des radios d’avoir la maîtrise de gestion pour pérenniser les activités malgré des conditions de crise. C’est ce qui a constitué d’ailleurs l’essentiel du module apporté aux agents commerciaux des radios qui ont appris comment aborder des annonceurs et surtout comment les convaincre pour les aider à faire progresser les affaires à travers des campagnes de publicité. Le monde de la presse audiovisuelle étant dominé aujourd’hui par l’outil informatique, les producteurs ou techniciens ont eu à s’imprégner des techniques de montage audio numérique pour une bonne qualité du son à la radio. La facilitation était assurée par M.M. Michel Colin, Nestor et Mme Virginie Ebner, respectivement consultant et chargée de mission à la Fondation Hirondelle en RDC. ACP/Mask

 

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18 avril 2011

Le PPRD annule son meeting du 24 avril

Le PPRD a annulé sa manifestation prévue le 24 avril à Kinshasa au terrain Sainte Thérèse à Ndjili. Ce programme annoncé avec fracas a été vu comme une provocation contre la sortie de l'UDPS le même jour au stade Tata Raphaël.

Ce report est justifié dans les rangs du PPRD par une crainte de confrontations musclées entre partisans de l'opposition et ceux de la majorité. Certains ténors du parti au pouvoir évoquent un fair-play pour éviter un bain de sang inutile.

La guerre des foules a bien été testée le jour du retour triomphal du Sphinx de Limeté début décembre dernier à Kinshasa. Une parenthèse chargée de leçons de popularité dans un camp comme dans l'autre. A observer de près les dépenses engagées pour tenir les derniers meetings, le PPRD aurait des caisses vides. Du moins, le parti souffrirait de convaincre les mandataires des entreprises publiques à remobiliser des fonds nécessaires pour gagner des militants à coup des pièces sonnantes et trébuchantes.

congonews

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BRAS DE FER AU MLC Bemba chasse François Muamba

La bataille risque d'être âpre tant le camp du SG démis dit ne pas sentir concerné par la mesure prise par le bagnard de La Haye et promet la résistance.

C'est un big bang, De sa cellule de La Haye, Jean- Pierre Bemba Gombo, le président du MLC, a pris la terrible décision de se séparer de son secrétaire général François Muamba Tshishimbi. La nouvelle a été transmise au secrétaire général adjoint chargé de la Politique et des Stratégies, Thomas Luhaka Losendjola, celui-là même qui avait remplacé l'ancien secrétaire général et ex-speaker MLC sous la transition 1+4, Olivier Kamitatu, chassé du parti comme un pestiféré.

Luhaka a été instruit de convoquer ce lundi 18 avril 2011, une réunion du Collège des fondateurs du parti au cours de laquelle, il se chargera de communiquer aux membres l'importante communication du président national. Dans la soirée, Luhaka a fait circuler ses cartons d'invitation sans en faire parvenir un à Muamba.

«Nous vous prions de prendre part à la réunion du Collège des fondateurs, qui aura lieu ce lundi, le 1 8/04/2011 à 10 heures précises au siège national du parti. Compte tenu de l'importance de l'ordre du jour -la situation du parti-, votre présence est vivement souhaitée» peut- on lire sur le carton qui porte bien la signature du député Thomas Luhaka. Mais les Romains vont s'empoigner. Et la bataille risque d'être âpre tant Muamba s'y semble paré et certains membres du Collège des fondateurs boudent la décision de Bemba. Si le SG donnait déjà l'impression de savoir ce qui l'attendait et avait déjà levé l'option de livrer une bataille interne , les fondateurs proches de lui disent ne pas se sentir concernés par cette mesure qu'ils rangent dans la catégorie délire. «Bemba est en train de disjoncter.

Comment, alors qu'il lui est interdit d'exercer les activités politiques, il se permet de révoquer le secrétaire général et de désigner quelqu'un qui n'a pas qualité pur convoquer le Collège des fondateurs», interrogent-ils. Un proche de Muamba a confie que le SG ne peut même pas se rendre à une telle rencontre parce qu'il ne peut pas être convoqué par un subalterne. Tard dans la soirée, un membre du Collège des fondateurs faisant partie des signataires du mémo à la base du séisme a laissé entendre que la mesure de Bemba va leur faciliter la tâche.

 Le fondateur suggère même que Muamba convoque une réunion de son camp peu après celle de l'avenue du Port. Vendredi 15 mars, le secrétaire général adjoint en charge de l'Idéologie et du Programme, Jean-Lucien Busa, avait déjà fait des déclarations qui faisaient comprendre que le chairman n'allait pas tarder à rugir. Maintenant que c'est chose faite, que reste-t-il t-il encore à ce parti que de se résigner à ne devenir que l'ombre de lui-même, Selon certaines indiscrétions, outre la résistance interne, le camp Muamba se propose de saisir les instances judiciaires en vue d'être départagés et de savoir si l'acte posé par le prisonnier Bemba peut sortir des effets. Tout au long de l'instruction de l'affaire qui l'oppose au procureur de la CPI Luis Moreno Ocampo et depuis le début du procès, Bemba a toujours nié avoir commandé les troupes de l'ex-ALC dépêchées à

Bangui, arguant qu'il était en Afrique du Sud, que ces dernières opéraient SOUS les ordres de feu le président Ange-Félix Patassé. Avec la révocation de Muamba, il a fini par démontrer que même loin de ses hommes, et même interdit d'activités politiques, il a les moyens de manoeuvrer et de manipuler ses hommes. En comptabilisant ainsi le nombre de tous ceux qui pourraient rejoindre la fronde et prendre faits et cause pour François Muamba, que représentera encore le MLC tant à Kinshasa que dans la partie ouest de la RD-Congo? On sait, en effet, que le parti du chairman tirait le gros de ses troupes -élus des provinces de l'Equateur, de la ville de Kinshasa, du Bas-Congo et un peu du Kasaï, en l'absence d'Etienne Tshisekedi wa Mulumba, revenu entre temps au mieux de sa forme politique.

A présent que les troupes vont se disperser, avec la liberté prise par José Makila à l'Equateur, et l'éviction du groupe de François Muamba, comment le MLC pense-t-il aller aux élections face à des partis et à des cartels aussi puissants que la MP ou la machine UDPS? En attendant la bataille politique et judiciaire qui s'annonce longue, le parti de Bemba aura du mal à revenir à son niveau de 2006 où il faisait la pluie et le beau temps.

Achille Kadima Mulamba(AfricaNews)

 

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