16 juillet 2011

Les camionneurs recourent davantage à la route pour relier Kinshasa à Mbuji-Mayi

 – Des camions chargés des minerais bloqués sur la route de Kolwezi dans la province du Katanga/RDC, 11/03/2011. – Des camions chargés des minerais bloqués sur la route de Kolwezi dans la province du Katanga/RDC, 11/03/2011.

Chaque semaine, des véhicules en provenance de Kinshasa arrivent à Mbuji-Mayi, ramenant carburant, produits manufacturés et  passagers. Les Kasaïens tentent de développer leurs activités par la route. Ce regain d’intérêt pour la route fait suite au ralentissement du trafic ferroviaire et au coût (élevé) du billet d’avion.

Quitter Mbuji-Mayi pour Kinshasa par avion n’est pas à la portée de toutes les bourses. La route offre une alternative.

Pratiqué il y a plusieurs décennies,  ce moyen de transport avait été abandonné suite à la dégradation de cette voie de communication. Les conducteurs de grands camions  relèvent aujourd’hui le défi. L’un d’eux explique :

«Je suis conducteur sur le tronçon Mbuji-Mayi-Kinshasa. La route n’est pas bonne. La traversée entre le pont Lwangi et  Tshikapa est éprouvante. Il y a beaucoup de sable et c’est difficile en période de pluies.»

En une semaine de route et avec 35.000Fc, environ 40 dollars américains,  l’on peut rejoindre la capitale Kinshasa. Cinq fois moins cher qu’un billet d’avion.

Autre avantage : la taxe  d’embarquement  n’est pas exigée. Ce qui encourage les voyageurs.

«Je vais à Kinshasa pour rejoindre mes parents. Chaque passager paye 35 000 Francs congolais. Nous n’avons pas pris l’avion, nos moyens ne  le permettent pas», explique un jeune passager

Rejoindre la capitale de la RDC par route est un rêve pour  tout  habitant en milieu rural. Les techniciens du secteur routier  peuvent s’en inspirer pour réhabiliter cette voie et permettre ainsi aux Kasaïens de s’ouvrir à d’autres horizons.

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Tension politique à Mbuji-Mayi: Ngoyi Kasanji et Roger Lumbala appellent à l’apaisement

Le gouverneur du Kasaï-Oriental, Alphonse Ngoyi Kasanji, s’est entretenu, mercredi 13 juillet, dans son cabinet de travail à Mbuji-Mayi, avec le député national Roger Lumbala, président du Rassemblement congolais pour la démocratie/National (RCD/N). Ils ont évoqué la situation politique tendue dans la ville de Mbuji-Mayi depuis plus d’une semaine.

Cette atmosphère fait suite à des rassemblements publics, appelés  »matinées politiques », tenus à l’initiative respectivement d’Alphonse Ngoyi Kasanji, le mardi 5 juillet, et de Roger Lumbala, le samedi 9 juillet.

Les deux personnalités ont accepté de privilégier le dialogue et favoriser un climat politique apaisé entre les deux camps.

Pour les proches du gouverneur, les auteurs de propos outrageants à l’endroit du pouvoir établi étaient passibles de poursuites judiciaires. Selon eux, les présumés auteurs d’actes de vandalisme sur l’effigie du chef de l’Etat devraient aussi faire l’objet de poursuites.

De son côté, la plate-forme «Soutien à Etienne Tshisekedi» (Set) voulait que le gouverneur Kasanji reconnaisse qu’il avait manqué de respect vis-à-vis de leur leader politique [président national de l’UDPS] par des injures, au cours de sa matinée politique. Ils exigeaient des excuses.

Après la rencontre de ce mercredi, Roger Lumbala affirme que le gouverneur ne reconnaît pas avoir tenu les propos qui lui sont reprochés.

En revanche, Alphonse Ngoyi Kasanji indique qu’il examinera la demande d’arrêt de poursuites judiciaires contre les organisateurs de la manifestation d’opposition. Le conseil provincial de sécurité devrait se pencher sur la question.

Quant aux quatre autres jeunes de l’Union pour la démocratie et le progrès social (UDPS) mis aux arrêts, le gouverneur estime qu’il appartient à la justice de se prononcer sur leur cas.

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15 juillet 2011

Nécessité de la formation d’une élite engagée au Kasaï-Occidental

 

Kananga, M. Théodore Mwamba Batubenga, master en sociologie politique et enseignant à l’Institut supérieur pédagogique (ISP) de Kananga, a plaidé pour la formation d’une élite engagée pour le passage de l’autocratie à un système démocratique au Kasaï-Occidental.Dans une conférence scientifique axée sur le thème  «  51 ans d’indépendance, une analyse critique des actions de l’élite politique en rapport avec le développement du Kasaï-Occidental (1960-2011 », il a dressé un état des lieux  du sous-développement de cette province en relevant la responsabilité de ceux qui ont déterminé les grandes orientations de son évolution.

 Pour l’orateur, les 51 ans de l’indépendance, qui ont équivalu à autant de pauvreté et de misère généralisée, ont nécessité une remise en cause de l’ancien ordre social établi pour l’instauration d’un Etat de droit. Il a insisté sur l’émergence des acteurs libres, compétents et imprégnés des réalités locales. M. Mwamba Batubenga a fait le tour d’horizon des différentes actions déployées depuis l’accession du pays à l’indépendance  jusqu’en 2011, en démontrant les facteurs ayant contribué à leur échec.

La pratique politique actuelle frisant la dictature, il a postulé l’impératif d’une culture de développement et l’avènement des intellectuels critiques qui se comportent en lumière de la société. ACP./Ndom./Bub.

 

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Young Money: Rayan Kayembe

Young Money est dédié à la jeune génération, à ceux qui, un jour peut-être, auront la chance de représenter leur ville en D1, leur nom à l’étranger ou leur pays sur l’échelle internationale.

 

 

On reconnaît un Young Buck sur le terrain car il survole la compétition, éclabousse de sa classe, fait jeu égal avec les plus grands et, surtout, domine dans sa propre catégorie !

C’est pourquoi notre premier Young Money était sans appel.

Rayan Kayembe, autoproclamé “Kobe” Rayan, est un jeune distributeur, bourré de talent et plein d’audace, qui évolue au BCU Ganshoren (Bruxelles) en cadets régionaux.  Il est toujours éligible pour participer à la compétition minime car il n’a que 15 ans.  Mais il a déjà fait des entrainements en juniors régionaux ainsi qu’avec l’équipe première qui évoluait encore en R1 l’an dernier.  Son coach, Olivier Mulaba, ne tarit pas d’éloges pour le jeune phénomène bruxellois: “Il a une explosivité naturelle, un bon maniement de ballon, un bon shoot et une bonne défense.  Et il n’a pas froid aux yeux le garçon!”.

En plus de ses qualités, balle en main, ”Kobe” Rayan est un jeune homme loyal et réfléchi.  Il suffit d’écouter sa réponse quand on lui demande de quoi sera fait son futur.  “Je ne sais pas encore.  Je suis très jeune et pour le moment, je suis à Ganshoren.  Tant qu’on ne vient pas me chercher, je continuerai à travailler dur avec mes coachs là-bas car je suis un peu l’enfant du club”.  C’est son coach qui doit être content.  “Je n’aime pas faire des choix trop rapides et écouter les autres.    Je fais ce qu’il y a de mieux pour moi et on verra ce que l’avenir me réserve.  Il y a encore la sélection, dans laquelle je suis encore maintenant, et mon objectif est d’intégrer le noyau -16 national.”.

Cependant son coach sait que Rayan doit encore améliorer certaines choses comme sa vision du jeu et son intensité à travers le match par exemple.  “[…]Rayan doit être encore plus qu’un guerrier”, nous confia Olivier, “[...] il doit se battre pendant 80 minutes sur un terrain, parce que 40 ce n’est pas assez.”.  Il rajoutera néanmoins: “A coté de ca, c’est mon poulain et je crois fort en lui.”

Son coach n’est pas le seul à croire en lui.  Sélectionné parmi une centaine de joueurs pour intégrer la première année de l’Evolution Academy, “Kobe” Rayan n’est pas seulement talentueux, c’est aussi un joueur qui est beau à voir.  Il rend le jeu facile grâce à son aisance sur le terrain.  Ici, à Sideline aussi, on aime le style.  Ce garçon est une propagande pour le game à lui tout seul.

Voici ce qui a découlé de notre entretien lors d’une session d’entrainement quotidienne avec ses ‘potos’ de l’Evolution:

Sideline Quel est l’importance de l’entrainement?
Rayan Pour moi, l’importance des entrainements durant la pré-saison, c’est surtout de travailler les points faibles que j’ai et approfondir les fondamentaux pour que, dès le début de saison, nous puissions être au top dans le jeu.  Très important aussi, la condition physique car les entrainements que l’on fait ne sont pas seulement avec ballon mais on travaille aussi le physique pour ne pas être à la rue au début de saison et avoir la forme directement.

Sideline Qu’as-tu pensé de ta première année à l’Evolution?
Rayan L’Evolution, c’est vraiment un tout bon concept qui vise, en fait, à travailler les points faibles, les fondamentaux, etc… Je trouve ça cool car nous avons la chance de côtoyer des grands-grands joueurs comme Duke Tshomba et ses invités, Thierry Zig, Ed Norvell …  Ca apporte vraiment un plus, il y a une très bonne intensité et des bons joueurs avec qui on s’entraine dur là-bas.  C’est juste une première année et, dans l’Evolution, il y a aussi plein de tournois dont je profiterai l’année prochaine, durant la deuxième année de cette académie.

Sideline Pour la saison prochaine, penses-tu avoir ta place dans les équipes supérieures (juniors, hommes, …)?
Rayan Comme j’ai dis, je suis encore très jeune.  Je n’aurai pas facilement ma place car je manque un peu de physique.  Mais ça arrivera.  Et je pense que je sens que je pourrai peut-être jouer jusqu’à 5 minutes maximum dans un match pas trop difficile.  C’est surtout un problème physique et de main gauche qui doit être presque parfaite.

Young Money: “Kobe” Rayan sait qu’il a encore énormément de travail à accomplir s’il veut, un jour, briller sur la scène pro.  Mais vu son game, son talent et sa maturité, c’est juste une question de temps pour qu’un club de l’élite lui fasse signe.

Un Young Money doit juste garder la tête sur les épaules et travailler dur.  Car quand l’opportunité frappera à sa porte, il devra être prêt!

Parole de Sideliner – Chuuuuch’,
B1

Sidelinebasketball.be

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14 juillet 2011

Kinshasa : Les fonctionnaires réclament le payement régulier de leurs salaires !

 

Les agents du ministère de la Fonction publique réunis autour de l'intersyndical national du secteur public de la RDC (INSP) ont réclamé le respect de leur payement le 20 de chaque mois. Ils exigent aussi leur salaire du mois de juin 2011. Ils ont organisé pour ce faire, un sit-in mardi 12 juillet devant le ministère des Finances à Kinshasa.

Pour la centaine des manifestants venus pour la circonstance, le gouvernement doit honorer le protocole signé avec le banc syndical à l'issue de la commission paritaire du 2010-2011, accord prévoyant le paiement des salaires le 20 de chaque mois.

Pour apaiser leur tension, le cabinet du ministre a reçu la délégation de l'INSP.

Après des pourparlers entre les deux parties, le rapporteur de l'INSP, Joseph Kodebaza a déclaré :

Joseph Kodebanza, syndicaliste Radio Okapi/Ph. John Bompengo - Joseph Kodebanza, syndicaliste.Radio Okapi/Ph. John Bompengo

“Le ministre des finances est en voyage, mais son directeur nous a confirmé que depuis hier (NDLR : lundi 11juillet) ils ont instruit la banque centrale de faire la programmation et que l'ordonnateur délégué (OD) libère déjà des attestations chez le comptable ».

Pour Joseph Kodebaza, la paie du mois de juin doit être effective dès ce mardi 12 juillet.

“Nous venons de constituer une petite commission de suivi qui va partir tout de suite là voir le directeur général de la banque centrale et l'OD pour que cette paie là soit effective dès aujourd'hui “, a-t-il déclaré.

Les manifestants ont ainsi pris la direction de la banque centrale pour s'assurer des propos du membre du cabinet du ministre des Finances. Une bonne partie des manifestants a accompagné la délégation à la banque centrale pour être sur de la démarche et que la paie du mois de juin soit effective.

Quand à la paie de mois juillet, Joseph Kodebaza a indiqué qu'une rencontre est prévue entre la délégation syndicale et le ministère des finances le vendredi prochain.

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Pré-campagne électorale : Elections 2011 : «Cinq chantiers» et démagogie

 


"Joseph Kabila" juché sur un engin des travaux publics de la société chinoise CREC.

Le président sortant «Joseph Kabila» a lancé mercredi 6 juillet 2011 les travaux de "réhabilitation et de modernisation" des 2ème et 3ème tronçons du boulevard Lumumba d’une longueur de 15 kilomètres. Les travaux seront exécutés par le groupement des entreprises chinoises «CREC». Coût : 188 millions $US dont 165 millions pour les travaux et 23 millions l’indemnisation des concessionnaires. Durée des travaux : 18 mois. En juillet 2009, le coût du même ouvrage d’art était estimé à 53 millions $US pour une durée de travaux de 10 mois. Le même mercredi 6 juillet 2011, «Joseph» a visité les travaux de modernisation de l’échangeur de Limete et procédé à la pose de la première pierre des travaux de réhabilitation et d’extension de l’usine de traitement d’eau de Ngaliema, située dans la concession Utexafrica. Une "vocation sociale" autant tardive que trompeuse.

Improvisation et corruption

A quatre mois de la fin de la législature commencée en décembre 2006, le président sortant «Joseph Kabila» se découvre la vocation pour le moins tardive de «bâtisseur». En présence des présidents de l’Assemblée nationale, du Sénat et du Premier ministre, il a procédé, mercredi 6 juillet, à la mise en route des travaux «de réhabilitation et de modernisation» du deuxième et du troisième tronçon de cet autre grand boulevard de la capitale congolaise. C’était dans la commune de Masina. Pour que la terre entière puisse avoir les échos de cet «évènement», les chefs des missions diplomatiques accrédités à Kinshasa y ont été conviés. A mi-parcours de l’exécution du budget de l’Etat pour l’exercice 2011, on se demande bien d’où proviendra le financement pour la réalisation de ce projet qui met en exergue l’empirisme qui règne au sommet de l’Etat congolais.

La rénovation du boulevard Lumumba constitue un vrai poker menteur. Dès le début, les observateurs ont été unanimes à considérer cette «action» comme une opération de diversion destinée à faire croire à la population que le redressement du Congo était en route. C’est en juillet 2009 que «Kabila» donnait le premier coup de pioche des travaux dits de modernisation de cette artère dans le cadre du fameux «deal» sino-congolais. Le troc «infrastructures contre minerais». L’exécution de l’ouvrage d’art a été «adjugé» tout naturellement à la compagnie nationale chinoise de ponts et chaussées, (CNCTPC). L’appel d’offres était restreint. A l’époque, le coût a été estimé à 53 millions $US (cinquante-trois millions de dollars américains). Durée des travaux : dix mois. L’inauguration du boulevard Lumumba "relifté" devait intervenir au mois de mai 2010. En attendant, les entreprises riveraines ont payé le prix le plus cher. Elles ont été forcées de «déménager» sans préavis mettant des pères et des mères de famille au chômage. Sans indemnités. C’est le cas notamment des stations-services. Inutiles de parler des arbres centenaires qui ont été coupés pour… élargir le boulevard.

"gestion-pirate"

Dès le lendemain de la célébration du 50ème anniversaire de la proclamation de l’indépendance le 30 juin 2010, les travaux ont été interrompus. Pourquoi? «Les engins des travaux publics et les ouvriers ont disparu comme par enchantement», confiaient des Kinois. «De la 1ère à la 17ème rue, aucune présence de tracteurs, camions bennes ou autres matériels qu’on apercevait, il y a quelques jours, indiquait une dépêche de l’APA. Rien que des tas de sable, de caillasse, de moellons ainsi que la poussière soulevée lors du passage de véhicules qui montrent que le boulevard Lumumba est un chantier en réhabilitation». A l’Office des voiries et drainage (OVD), un certain optimisme de façade restait de rigueur : «Il n’y a pas arrêt des travaux, il ne s’agit que d’un recentrage des travaux». Des sources proches du dossier finirent par imputer l’arrêt des travaux à une «évaluation». En réalité, les «Chinois» avaient suspendus l’exécution de leurs obligations par simple mesure de réciprocité. En cause, l’Etat congolais avait cessé d’honorer les siennes.

Depuis le mois de mai 2009, le Premier ministre de la RD Congo ne conduit plus "la politique de la nation". Il a été dépossédé de son rôle d’ordonnateur du compte du Trésor sur décision – inconstitutionnelle – du président de la République. Réputé falot, Adolphe Muzito – c’est de lui qu’il s’agit - n’a pas bronché. Il a préféré se taire pour préserver les avantages et les privilèges de sa fonction. C’est donc le chef de l’Etat qui gère à sa guise et dans l’opacité la plus totale les deniers publics. Là où le bat blesse est que le président de la République est politiquement irresponsable.

La RD Congo est ainsi dirigée par un premier magistrat qui pose des actes de gestion sans toutefois rendre compte devant la Représentation nationale. Toutes les passations des marchés publics ont lieu à la Présidence de la République où officie le fameux «gouvernement parallèle» (dixit Vital Kamerhe) – «gouvernement perpendiculaire» surenchérira, pour sa part, Nzanga Mobutu. La rénovation du boulevard du 30 juin et l’organisation des festivités du 30 juin 2010 ont été «pilotées» au propre comme au figuré par "Joseph Kabila" et son proche entourage. «Les différents fournisseurs ont été payés par la Présidence de la République», confie un haut fonctionnaire. Question : Comment peut-on expliquer la révision à la hausse du coût initial des travaux sur le boulevard Lumumba qui passe de 53 millions $US (juillet 2009) à 188 millions $US (juillet 2011)?

Démagogie

Le même mercredi 6 juillet 2011, le président sortant congolais est allé inspecter les travaux «d’aménagement et de modernisation» de l’échangeur de Limete. Ici aussi, c’est la firme chinoise «CREC» qui a en charge la réalisation de cette rénovation. «Les travaux de réaménagement et de modernisation de cet échangeur, permettront de valoriser un important investissement consenti vers les années 1970 et estimé, à cette époque, à 10 millions de dollars américains», a rappelé le ministre des Infrastructures et des travaux publics, Fridolin Kasweshi. Quel est le coût des travaux en cours? Quel est l’origine du financement? Mystère.

Après l’échangeur, "Kabila" a procédé à la pose de la première pierre des travaux de réhabilitation et d’extension de l’usine de traitement d’eau de Ngaliema, située dans la concession de l’Utexafrica. Durée des travaux : 11 mois. Coût : 62,9 millions $US. Il s’agit d’un don du gouvernement japonais. On peut gager les «kabilistes» n’hésiteront guère à inclure cette action dans le fameux «Cinq chantiers» lequel ne fait plus illusion.

A quelques quatre mois de la fin de la législature, le président semble décidé à faire feu de tout bois pour charmer les "électeurs indécis". Il se livre à des effets d’annonce qui cachent mal une opération de diversion. Tout au long de la législature finissante, «Joseph Kabila» a donné toute la mesure de son mépris pour les secteurs ayant un impact direct sur le bien-être de la population en privilégiant - pour des raisons faciles à deviner - les travaux d’infrastructures. Tout le reste n’est que démagogie!

B.A.W
© Congoindépendant 2003-2011

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13 juillet 2011

Pour absence de vision économique et inefficacité de l’Etat - La Banque mondiale rappelle le gouvernement à l’ordre !



Les années de conflit en République démocratique du Congo (RDC), qui ont accéléré un déclin entamé dans lés années 1980 et mis à mal les infrastructures de base, ne sauraient être une excuse. En effet, le dernier rapport de la Banque mondiale du mois de juin sous l’intitulé « Accélérer la croissance et l’emploi “, balaie d’un revers de la main les efforts fournis par le Gouvernement de la République pour la croissance de l’économie nationale.
La Banque mondiale tourne le dos en mettant un bémol au satisfecit de l’actuel gouvernement sur son bilan et invite l’équipe qui sera issue des élections de novembre 2011 à formuler un programme économique, définir des priorités et coordonner les politiques arrêtées.
Malgré la reprise des secteurs agricole et minier, l‘adoption de mesures macroéconomiques et institutionnelles, et l’implantation d’entreprises étrangères, la croissance et l’emploi n’arrivent pas à décoller, précise-t-on dans ledit rapport.
Bien que redevenue positive depuis 2002, avec une moyenne de 5,3 % par an, la croissance n’a pas ramené le pays à son niveau de prospérité du début des années 1960, constate la Banque mondiale.
L’inflation a certes fortement diminué, mais elle reste tributaire des mouvements du taux de change du dollar. La pauvreté touche 71 % des 66 millions d’habitants. Les investissements se sont limités aux régions minières et à la capitale, ce qui n’a pas permis de résorber un chômage élevé, notamment parmi les travailleurs qualifiés. “ À Kinshasa, plus des deux tiers de la population active est considérée comme sans emploi ou sous- employée “, note la Banque mondiale. L’emploi ne s’est en effet accru que dans les grandes entreprises - peu nombreuses ou dans l’agriculture - qui n’offre pas de débouchés aux jeunes qualifiés.
Il est vrai que les années de conflit en RDCongo ont accéléré un déclin entamé dans les années 1980 et mis à mal les infrastructures de base. Mais la guerre n’explique pas tout. Cette stagnation est aussi à mettre sur le compte de l’absence de vision économique et l’inefficacité de l’État, souligne la Banque mondiale qui, avec ce rapport, met un bémol au satisfecit de l’actuel gouvernement sur son bilan et invite l’équipe qui sera issue des élections de novembre 2011 à formuler un programme économique, définir des priorités et coordonner les politiques arrêtées.
Il faut faire émerger un vrai tissu des PME. Mais pour cela, il faut refonder l’État, le rendre efficace à travers l’adoption des politiques et des lois appropriées et donner un coup accélérateur au développement des infrastructures de base dans l’énergie, les transports et les télécommunications “, complète Michel Nsomue, administrateur délégué de la Fédération nationale des artisans, petites et moyennes entreprises congolaises (Fenapec).
« Prêt-à-porter ». Si beaucoup de Congolais s’accordent sur l’intérêt de ce rapport qui comble un vide en réalisant une base de données fiable sur l’économie et le climat des affaires -, ils en soulignent aussi les faiblesses. “ La vision de la Banque mondiale s’inscrit dans la mondialisation. Elle favorise le marché international au détriment du marché intérieur, regrette Michel Nsomue. D’où le risque d’une accentuation de l’extraversion de notre économie. Par exemple, le secteur des télécoms, considéré dans le rapport comme un des plus dynamiques, est dans les mains de sociétés étrangères. Ce qui pose problème de notre souveraineté.”
La balle est’ dans le camp des’ Congolais. Dans celui des autorités, d’abord, qui doivent” favoriser l’essor d’un marché intérieur et redéfinir leurs politiques, notamment monétaire et budgétaire », préconise Michel Nsomue. Dans celui de tous les citoyens, également. “ On ne peut ni s’en tenir au prêt-à-porter que propose la banque, ni en rester au tête-à-tête entre l’État et les partenaires extérieurs. Il faut que tout le pays s’implique dans les débats et les analyses “, martèle Yangu Kiakwama, gérant du centre commercial Maxi Food à Kinshasa et membre de la Convention des démocrates chrétiens (CDC). Il ajoute : “ C’est à nous, Congolais, de faire des propositions et de produire notre propre vision. “

 

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Des puits de diamant dans les résidences: les autorités du Kasaï-Oriental indexées

 – Diamant de la Miba – Diamant de la Miba

La société civile de Lupatapata, au Kasaï-Oriental, a accusé, mardi 12 juillet, le gouvernement provincial de complicité dans l’affaire «exploitation du diamant dans les parcelles résidentielles» de la cité de Bakwa Tshimuna, à environ 15 kilomètres au sud de Mbujimayi. Selon elle, toutes les décisions de l’autorité, interdisant la recherche du diamant en pleine cité de Bakwa Tshimuna ne sont pas respectées et l’exploitation se poursuit, mettant en péril la cité et les habitants. 

Dans une déclaration faite  dans les medias locaux, le président de  la société civile de Lupatapata, Philippe Augustin Mbuyi Tshitenda Musadidi, a estimé que le nombre de puits creusés à Bakwa Tshimuna évolue de manière exponentielle.

Pendant prés de six mois, l’on peut y dénombrer plus de quatre cents puits dans les parcelles résidentielles, renseigne la même source.

Pour lui, il y a complaisance et complicité de l’autorité qui ne fait rien pour que cesse cette pratique.

Il y a environ un mois, le gouvernement provincial avait décidé de l’interdiction de la recherche de diamant dans les parcelles à Bakwa Tshimuna.

Il avait, en outre, demandé aux propriétaires de ces puits de les remblayer, chargeant l’administrateur du territoire de Lupatapata de superviser cette opération.

Mais, la société civile locale, qui s’était portée garante pour encadrer ce remblayage des puits, parle maintenant d’une “mission impossible”, évoquant des contraintes d’ordre sécuritaire et logistique.

Elle manque des outils et de moyens financiers nécessaires pour exécuter cette tâche. En plus, selon elle, les propriétaires des puits ne permettent pas l’accès à leurs chantiers à des personnes étrangères.

Le ministre provincial de l’Intérieur, Pierre Ngandu Mulombelayi, a, pour sa part, affirmé que les rapports reçus jusque-là de l’administrateur de Lupatapata indiquent que le remblayage des puits évolue bien.

S’il y a des obstacles à cette opération, il a besoin d’éléments probants afin d’envisager des interventions au plan logistique, sécuritaire ou de motivation financière des travailleurs. Mais, jusque là, il dit n’avoir pas été officiellement saisi d’une telle demande.

Copyright Radio Okapi

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Des malfaiteurs jugés en chambre foraine par le tribunal militaire de garnison de Mbuji-Mayi

Mbuji-Mayi, 12/07(ACP).- Le tribunal militaire de garnison de Mbuji-Mayi, a ouvert vendredi un procès contre soixante et un malfaiteurs poursuivis pour diverses préventions notamment vol à main armée, association des malfaiteurs, extorsion et autres.

 L’audience y afférente se déroule en chambre foraine à la mairie de Mbuji-Mayi sous la présidence de l’auditeur militaire de cette garnison, le major magistrat Parfait Mbutamuntu Awindare.  Il a déclaré à la presse que son ressort s’adonne à la sécurisation des populations à travers une justice correcte et distributive administrée à l’endroit des hommes en uniforme ou toute autre personne qui agit en complicité avec les hommes sous le drapeau.

 Pour lui, ces audiences en chambre foraine sont organisées pour donner une leçon à ceux des hommes sous le drapeau accusés pour abus et violation des consignes militaires et de la police, pour un changement de comportement. Il sollicite la collaboration de la population civile pour dénoncer tous les méfaits, et permettre ainsi à la justice militaire de bien faire son travail. ACP/Fédé

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Kasaï-Oriental: la plate forme « Soutien à Etienne Tshisekedi » bientôt devant la justice

Le gouvernement provincial du Kasai-Oriental va déférer devant la justice les organisateurs de la matinée politique de la plate forme de soutien à Etienne Tshisekedi (SET), organisée samedi 9 juillet à Mbuji-Mayi. C’est ce qui ressort du compte rendu du conseil provincial de sécurité publié lundi 11 juillet.

Ce document souligne que la matinée du SET s’est transformée en manifestation de rue, caractérisée par des actes de vandalisme.

Les organisateurs et les intervenants de cette matinée politique de l’opposition, se sont illustrés par des injures  à l’endroit de l’autorité provinciale et du chef de l’Etat, a poursuivi le texte du gouvernement provincial.

Dans leur marche improvisée, les manifestants ont scandé des chants incitant à la haine tribale, a ajouté cette même source.

Les initiateurs de la matinée devront aussi justifier l’exploitation des mineurs dans cette manifestation, a indiqué la décision du conseil provincial de sécurité.

Le gouvernement provincial du Kasaï Oriental s’engage à faire respecter l’arrêté du ministre de la communication et des médias de suspendre sur toute l’étendue de la RDC, l’émission de la Radio Lisanga Télévision (RLTV).

Pour le député national Roger Lumbala, initiateur de la matinée, le SET est prêt à assumer.

Il qualifie cependant toutes les accusations du gouvernement provincial de mensongères.


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