24 juin 2011

Surchauffe au top de la présidentielle 2011 avec la rupture maintenant consommée entre les candidats opposants Tsisekedi et Kame

Levée du suspense sur l’alliance vivement attendue par le public entre les deux prétendants candidats en vue à la présidentielle 2011 dans le camp de l’opposition, en l’occurrence MM. Etienne Tshisekedi et Vital Kamerhe : la rupture est consommée entre les deux leaders qui ne vont plus assurer l’unité de ce camp.
L’opposition politique congolaise tombe dans son piège traditionnel : le refus de s’unir. Effet contraire, elle s’éloigne de la chance d’occuper le poste tant convoité: la présidence de la République. Après de longs mois où l’on s’observait avant de verser dans des quolibets qui révélaient déjà un mauvais état d’esprit au sein de l’opposition politique congolaise, la rivalité entre opposants est montée d’un cran ! Tshisekedi, avec la dynamique Tshisekedi Président « DTP », se positionnait pour affronter au tour unique de l’élection présidentielle de novembre prochain le président sortant Joseph Kabila.

C’était sans compter avec les ambitions de l’ancien speaker de la chambre basse du parlement congolais Vital Kamerhe.
Une année après la création de son parti, Vital Kamerhe bénéficie désormais de l’appui de plusieurs autres partis politiques, des membres de la société civile ainsi que d’un nombre important de personnalités politiques de la RDC.

Avec Alternance Vital Kamerhe (AVK), la plate-forme qui a vu le jour mardi 21 juin dernier avec une seule ambition de faire élire l’ancien secrétaire général du PPRD à la magistrature suprême de la RD Congo.

Les propos de Charles Bofassa Djema, député de l’opposition et membre de la nouvelle plate-forme sont assez éloquents lorsqu’il déclare : « Cette charte symbolise l’engagement, mieux, la ferme détermination de nous tous, à faire élire Vital Kamerhe à la magistrature suprême et à gagner les élections à tous les autres échelons au niveau tant national, provincial, municipal que local ».

Cette charte signée par plus de vingt partis politiques, associations de la société civile et personnalités politiques indépendantes, marque une nouvelle ère pour l’opposition politique de la RDC.

La rupture

L’opposition politique signe ainsi sa participation aux élections prochaines en ordre dispersé. Et Kamerhe, lui-même, n’a pas usé de la langue de bois pour défendre sa position.

Il a indiqué : « Je voudrais être clair : je ne veux pas me disputer la paternité de l’opposition à qui que ce soit. Je donne l’opposition à celui qui veut la garder éternellement.

Mon ambition c’est de devenir président de la République. « C’était prévisible. Les réunions organisées par l’opposition pour une candidature unique ont toutes échoué. Les positions des opposants étant diamétralement opposées ». Qui plus est, chacun campait sur ses positions. Alors que Vital Kamerhe, prônait l’organisation des états généraux de l’opposition afin de designer en amont les différents occupants de divers postes possibles, partant du candidat président de la République par consensus, le camp Tshisekedi considérait comme un acquis la candidature du lider maximo. Et, tous les autres devaient la soutenir avant de se voir octroyer tel ou tel autre poste à l’issue des élections.

Ces désaccords découlaient, en fait, des profondes fissures qui dataient d’au moins quelques mois. Pour les Tshisekedistes, il était hors de question de composer avec un opposant néophyte dont on n’a aucune preuve d’un divorce effectif d’avec son ancien maître. « On ne devient pas opposant en étant diamétralement opposé ». Qui plus est, chacun campait sur ses positions. Alors que Vital Kamerhe, prônait l’organisation des états généraux de l’opposition afin de designer en amont les différents occupants de divers postes possibles, partant du candidat président de la République par consensus ; le camp Tshisekedi considérait comme un acquis la candidature du lider maximo. Et, tous les autres devaient la soutenir avant de se voir octroyer tel ou tel autre poste à l’issue des élections.

Réponse du berger à la bergère, « Depuis qu’il est dans l’opposition, il (NDLR, c’est Tshisekedi) n’a visé que le poste de Premier ministre, jamais celui du président de la République. Mais, aussitôt parti de l’autre camp, j’ai déclaré mon ambition de briguer la magistrature suprême a rétorqué Kamerhe. Aussi l’opposition politique n’a pu contenir les ambitions des uns et des autres.

Une exclusion vaine

De toute l’histoire de l’opposition congolaise, il est une constance : la politique d’exclusion. Pratiquée à grande échelle, elle a fait rater à l’opposition politique, vers les années 1990, toutes les opportunités de la conquête du pouvoir.

Aujourd’hui, si elle ne s’amende pas, elle risque d’essuyer les mêmes échecs. Les mêmes causes produisant les mêmes effets. Est-ce la raison de la présence des personnalités comme Bofassa Djema parmi les signataires de la charte Alternance Vital Kamerhe (AVK) ? Tout semble le prouver.

Quelques autres signataires comme Gaston Dindo, le professeur Mulumba Katshi, Mme Nelly Mungulu Diaka, Jeannot Mwenze Kongolo. .. On a cité aussi l’ULD, parti cher à Katebe Katoto, comme faisant partie de l’AVK.

Dans l’entre-temps, une question taraude les esprits : A qui donc profitera le manque de capacité de l’opposition de gérer les ambitions politiques de ses composantes ? Elle paraît banale, cette question tant l’évidence de la réponse frappe tous les sens !

Le Palmarès

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La Libre Belgique : RDC: la campagne réveille de vieux démons

Marie-France Cros

La tension en vue des présidentielles de novembre se fait déjà sentir. De nombreux Congolais redoutent des exactions – qui ont déjà commencé.

Les Congolais de la diaspora sont de plus en plus nombreux à annoncer que, cette année, ils ne rentreront pas en vacances au pays cet été ou à l’automne, du moins pas avant que les présidentielles, prévues pour le 28 novembre, aient eu lieu. Car la tension politique a déjà commencé à croître et beaucoup redoutent des violences.

C’est que la campagne électorale a démarré avant l’heure. Ayant assisté, fin 2010, au retour triomphal d’Etienne Tshisekedi au pays après trois ans d’absence et au fort engouement, à l’est du Congo - qu’il avait gagné à Joseph Kabila en 2006 - pour le fils du pays, Vital Kamerhe, qui a créé son parti et annoncé sa candidature à la présidence après avoir été expulsé de la tête de l’Assemblée nationale par le parti présidentiel PPRD en 2009, le régime de Joseph Kabila a profité de la trêve des confiseurs pour faire adopter en express une réforme de la Constitution. Celle-ci fait passer la présidentielle de deux à un seul tour, formule qui avantage nettement le Président sortant, en raison de l’incapacité notoire de l’opposition à s’entendre sur un seul candidat.

Si le pouvoir vient d’échouer à réformer la loi électorale de manière à favoriser les grands partis, il s’est néanmoins illustré, depuis quelques mois, par les entraves, parfois violentes, mises aux activités politiques publiques de l’UDPS de Tshisekedi et de l’UNC de Kamerhe. Ce refus de jouer "fair-play" donne une idée des doutes du PPRD sur une réélection facile de Joseph Kabila.

Ce dernier a, en effet, perdu le soutien de l’est du pays, où il avait récolté des taux staliniens en 2006 (94 à 98 % des votes). En cause : promesses non tenues (discipliner l’armée), mesures économiquement dommageables (suspension de l’activité minière de septembre 2010 à mars 2011, ce qui a bloqué les échanges et endetté les ménages), incapacité à ramener la paix (les exactions de l’armée et des groupes irréguliers restent un calvaire pour la population) même si des coups importants ont été portés aux groupes armés.

L’ouest du pays, qui était acquis à Jean-Pierre Bemba en 2006 (60 à 70 % des votes), reste peu favorable à Kabila - parce qu’il est de l’est, parce qu’il a favorisé les originaires du Katanga (la province de Kabila père) et parce que la vie du Congolais moyen ne s’est pas améliorée durant ses cinq ans de présidence. Si de nombreux chantiers routiers ont été lancés, leur effet ne se fait pas encore sentir, alors que la distribution d’eau et d’électricité s’est détériorée, que la malnutrition a progressé, que le chômage ne s’est pas résorbé et qu’il est de plus en plus difficile de nouer les deux bouts pour l’homme de la rue.

Bref, concluent beaucoup de Congolais : les seules provinces que Joseph Kabila est sûr de remporter, sont le Maniema de sa mère et le Katanga. Mais, dans cette dernière - où a été dénoncé l’enregistrement comme électeurs d’enfants mineurs - la tension croît.

Les 24, 25 et 26 mai derniers, accuse ainsi Paul Nsapu, président de la Ligue des électeurs congolaise et secrétaire général de la FIDH (Fédération internationale des ligues de défense des droits de l’homme), le président de l’assemblée provinciale du Katanga, Gabriel Kyungu, qui effectuait une tournée dans l’arrière-pays, a tenu, lors de meetings, des propos invitant les originaires du Kasaï vivant dans la province (parfois depuis la colonisation belge) à se faire enregistrer comme électeurs au Kasaï et annonçant qu’il ne laisserait pas les partis d’opposition faire campagne au Katanga. Un discours "séparatiste " et "tribal" que M. Nsapu a dénoncé - alors qu’aucun responsable du gouvernement ne condamnait ces propos. Au nom de la FIDH, M. Nsapu a "déploré les agissements de M. Kyungu, qui bat campagne sur des bases inadmissibles qui nous rappellent l’épuration ethnique de 1992".

Cette année-là, et en 1993, alors qu’il était gouverneur de la province pour Mobutu, M. Kyungu avait encouragé des pogroms anti-Kasaïens qui avaient déplacé de 200 000 à 700 000 personnes, selon les versions, et provoqué de nombreux décès. Les violences avaient commencé après que les Kasaïens du Katanga eurent manifesté leur joie de voir le Kasaïen Tshisekedi élu Premier ministre par la Conférence nationale souveraine, et se furent moqués d’un de ses adversaires, le Katangais et ex-Premier ministre Nguz.

Autre indice de tension : le saccage, à la mi-juin, d’une télévision de Lubumbashi appartenant à Me Jean-Claude Muyambo, après qu’il eut critiqué le gouverneur en place, Moïse Katumbi, qui a pris des distances avec le pouvoir.

De nombreux Katangais disent aujourd’hui que "si Tshisekedi gagne" la présidentielle, "on fait sécession". Beaucoup craignent aussi que ce dernier - qui, à 79 ans, livre le dernier combat de sa vie politique - provoque des troubles "à l’ivoirienne" s’il perdait le scrutin.

"Si le Katanga part, une partie du Kivu sera tentée de l’imiter" , note pour sa part un observateur au Nord-Kivu.

Enfin, l’UDPS de Tshisekedi, qui a souvent adopté un langage xénophobe, ces dernières années, pour stigmatiser Joseph Kabila comme " Tutsi" ou " Rwandais" afin de reporter sur lui l’exécration des Congolais contre l’armée rwandaise, qui a occupé le Congo (1996-2003), reprendra-t-elle cette coupable campagne ?

Les mois qui viennent, à l’évidence, demanderont une grande vigilance de la part des défenseurs des droits de l’homme au Congo.

Charles Gba
Monitoring unit
PID/MONUSCO
Tel: 0819605764
E-mail: gba@un.org

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Airtel a financé la construction d’une nouvelle école dans le village de Bena Ntita (Kasaï Oriental)

Airtel a financé à hauteur de 100.000$ US  la construction d’une nouvelle école dans le village de Bena Ntita à 60 km de Mbuji-Mayi dans le Kasaï – Oriental. La rentrée scolaire 2011-2012 marquera  un grand changement dans ce village du Kasaï- Oriental qui vit une transformation sociale sans pareille grâce à Airtel, le plus grand réseau de téléphonie mobile en RDC.
En effet, Airtel a fait construire une école toute neuve dans ce village dont les travaux de finition  sont en cours. Le Maître d’ouvrage aura terminé tous les travaux au courant du mois de juillet 2011.  La cérémonie d’inauguration interviendra à la fin des travaux selon le Responsable de la Communication Externe d’Airtel, M. Dandy Yela.

Désormais tous les écoliers de Bena Ntita bénéficieront des meilleures conditions de scolarité grâce à Airtel. A la rentrée scolaire de septembre 2011, les écoliers de ce village du Kasaï- Oriental n’auront plus que quelques mètres à parcourir avant d’arriver à l’école, alors qu’il leur fallait des heures pour se rendre à l’école la plus proche de leur village.
Pour Airtel, l’investissement dans l’homme dès son bas âge reste le gage d’un devenir meilleur et certain à l’échelle nationale. Ceci justifie le choix  porté sur l’Education comme priorité des priorités, c'est-à-dire comme principal champ d’intervention sociale en RDC, dans le cadre de sa  politique de responsabilité sociale d’entreprise.

Dans le souci d’accompagner la RDC dont, du reste, la Constitution consacre la gratuité de l’enseignement primaire, Airtel a élaboré une approche stratégique: l’adoption des écoles.
Airtel identifie des milieux abritant des enfants défavorisés et y adopte des écoles. Cette adoption consiste en une prise en charge globale  et durable dans le temps, allant bien au-delà du simple coup de peinture ou du don de quelques bancs comme c’est actuellement  la mode. Après l’école Primaire Ngwanza à Mikondo, un quartier périphérique de la ville de Kinshasa, l’école de Bena Ntita est la deuxième à bénéficier de ce programme d’adoption du number One de la Téléphonie mobile en RDC.

A propos d’Airtel

Airtel est  nom de marque pour les 16 opérations à travers l’Afrique qui ont été acquises par Airtel International en juin 2010. Airtel est guidé par la vision d’offrir  des services mobiles abordables et innovants à tous. Les branches africaines d’Airtel se trouvent dans les pays suivant : Burkina Faso, Tchad, République Démocratique du Congo, République du Congo, Gabon, Ghana, Kenya, Malawi, Madagascar, Niger, Nigeria, Seychelles, Sierra Leone, Tanzanie, Ouganda et Zambie. Airtel International est une société de Bharti Airtel. Pour plus d’informations, consultez le site www.Airtel.com


En images, l'avancement des travaux…

 


Walter Badibanga

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22 juin 2011

Kamerhe cède l’Opposition à Tshisekedi !

Le Président de l’Union pour la Nation congolaise a révélé à la presse, ce mardi 21 juin 2011, qu’il n’était pas préoccupé par la direction de l’opposition. Que ceux qui en ont besoin s’en occupent, même éternellement. Pour lui, son ambition est de devenir Président de la République, à l’issue des élections. La guerre entre Vital Kamerhe et Etienne Tshisekedi continue ainsi à faire couler d’encre et de salive. Le Président de l’Union pour la Nation Congolaise veut se concentrer sur le pouvoir et non le leadership de l’opposition. « Il n’y aura pas de candidat unique, pour l’opposition congolaise parce que chacun sera candidat de son propre parti. Le MLC choisira son candidat, l’UDPS aussi choisira son propre candidat », a signalé Vital Kamerhe. L’ancien Speaker de l’Assemblée Nationale et actuel Président de l’UNC se dit confiant en son parti et de sa nouvelle plate-forme : Alternative à Vital KAMERHE. Il affirme qu’il sera élu Président de la République démocratique du Congo. De l’autre côté, la dynamique Etienne TSHISEKEDI Président et les membres de soutien disent qu’avec ou sans Vital KAMERHE, le leader de l’Udps sera leader ; il sera bel est bien élu Président. Quant à Roger Lumbala, Kamerhe n’est pas un opposant, il ne suffit pas de quitter Kabila qui est Président de la République, pour devenir opposant. Tshisekedi ne peut jamais batailler avec Kamerhe, il n’a pas lutté pendant 20 ans, pour laisser sa place à un autre. L’objectif du Président de l’UNC, c’est de séparer l’opposition, pour donner des voix à l’actuel Président de la République à la présidentielle 2011. Tout ceci explique que l’opposition ira d’une manière ou d une autre dans un ordre dispersé, à la prochaine présidentielle. Kevin Inana et Jc Nyangu

LPM  

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Mbuji-Mayi dans le noir depuis six mois

 – Logo de la société nationale d'électricité(SNEL). immordc.net – Logo de la société nationale d’électricité(SNEL). immordc.net

La ville de Mbuji-Mayi dans la province du Kasaï-Oriental est plongée dans le noir depuis décembre 2010. Les responsables de la Société nationale d’électricité (SNEL) évoquent la carence de carburant pour la centrale thermique installée dans la commune de Dibindi.

Cette situation entraîne l’insécurité dans la ville qui est transformée en repère de voleurs et bandits, suite au manque d’éclairage public, décrient les habitants de Mbuji-Mayi.

Et pourtant, c’est l’énergie générée par cette société qui alimente le réseau d’éclairage public sur la ville, disent les habitants de Mbujimayi.

A ce jour, environ vingt-six mille mètres de câbles du réseau d’éclairage public sont déjà volés.

La fourniture régulière du courant électrique dans cette ville n’aura duré que deux ans.

La solution à ce problème ne pourra venir que de la direction générale, de la SNEL à Kinshasa, qui peut fournir du gasoil pour la centrale thermique comme c’est le cas dans toutes les autres provinces, a déclaré un responsable de la SNEL/Mbuji-Mayi.

Selon lui, la direction générale de la SNEL avait envoyé le carburant pour la station provinciale de Mbuji-Mayi en décembre 2010. Les 5 mètres cube de gasoil attendu n’était jamais arrivé à la centrale.

Il avait coulé après un accident du camion citerne qui le transportait. La direction générale n’a plus approvisionné Mbuji-Mayi depuis cet accident, a expliqué la même source.

Autre difficulté de la SNEL: le non paiement des factures de consommation.

La direction parle principalement de septante mille dollars américains que lui doit la mairie pour l’éclairage public.

Copyright Radio Okapi

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Dix-huit ans dans l'antichambre de la mort

 

(Brenham, Texas) - Depuis un mois qu’il est sorti, Anthony ne semble pas avoir tout à fait quitté le rythme lent, la solitude et la pénombre de sa cellule, dans les couloirs de la mort. J'avais imaginé un homme pressé de rattraper le temps perdu. Dans son appartement qu’un faible néon peine à éclairer, les rideaux sont restés tirés, comme si la lumière au dehors était trop aveuglante. Il s'excuse presque, d'une voix douce : «En fait, je ne sors pas très souvent, juste quand j’ai besoin. Je m’isole. Je suis encore en période d'adaptation. Le monde au dehors va trop vite. Je le trouve trop encombré, grouillant, il y a trop de gens. Et toutes ces maisons qui ont été construites. Je ne reconnais même pas le quartier dans lequel j’ai grandi.» Il faut dire que cela fait dix-huit ans qu’Anthony Graves n’avait plus vu les lieux de son enfance. 

Le 22 août 1992 avait pourtant commencé comme un jour ordinaire. C’était un dimanche, Anthony s’en souvient comme si c’était hier. Le voisin est venu frapper à la porte. «La police te cherche», a-t-il dit. Anthony pense alors avoir oublié de payer quelque PV. Comme il sort, un officier vient à sa rencontre. «Il m’a demandé de le suivre. J’ai demandé pourquoi. Il m’a répondu : «On vous expliquera plus tard.» Anthony charge le voisin de dire à sa mère qu’il ne tardera pas. Quand il arrive au commissariat, il comprend qu’il n’en sera rien. L’explication tombe comme un couperet : «homicide». Il risque la peine de mort. Les portes du pénitencier viennent de se refermer sur le jeune homme qui n’a alors que 26 ans, abasourdi. L’implacable machine judiciaire du Texas est en marche. 
Quatre jours au auparavant, le 18 août, dans la paisible bourgade de Somerville, Texas, 1.700 habitants, un crime d’une incroyable barbarie vient d’être commis. Bobbie Davis a été sauvagement assassinée. Avec elle, sa fille et ses quatre petites filles, âgées de 4 à 9 ans, lardées de 64 coups de couteau. Leurs corps ont été retrouvés carbonisés dans les ruines fumantes de la maison de la grand-mère. L’assassin espérait sans doute effacer tout indice par le feu, mais ce zèle lui sera fatal. 
Des témoins intimidés
Aux funérailles, tout le monde a remarqué les bandages imposants du père de la plus jeune victime, Robert Carter. La police surtout, qui ne tarde pas à découvrir qu’ils cachent de graves brûlures, au visage et à la main gauche. Le suspect ne met pas longtemps à avouer son forfait. Le mobile est aussi sordide que le meurtre : son ex-compagne lui réclamait une aide alimentaire pour élever la petite dernière, qu’il refusait de payer. 

AG released

L’affaire semble scellée en même temps que le sort de Robert Carter. Avec des preuves matérielles aussi accablantes, un mobile et ses aveux, la mort, c’est sûr, lui sera injectée par intra-veineuse, sur une table dans une prison du fin fond du Texas, où le bourreau l’aura solidement arrimé. L’histoire pourrait s’arrêter là, la police et la justice se féliciter de cette enquête rondement menée. Mais point. Les enquêteurs ont leur théorie : un homme ne peut avoir tué seul six personnes, et avec quelle ardeur… Robert Carter, ils en sont persuadés, avait un complice. Celui-ci dément. On le somme de donner un nom. On le tourmente : serait-ce donc sa femme ?
Carter finit par lâcher celui d'Anthony Graves. Plus tard pourtant, il n’aura de cesse de revenir sur cette déclaration. À ses co-détenus en prison, il clame : «J'ai agi seul.» Ce seront ses dernières paroles sur la table d’exécution : «Anthony est innocent.» Il dira avoir donné son nom parce que… Anthony Graves est la dernière personne qu’il a aperçue dans la rue avant que la police ne vienne l’arrêter. 
Mais les rétractations de Carter n’y font rien. Après six années derrière les barreaux, ayant épuisé tous ses recours, Anthony Graves est transféré dans les couloirs de la mort. Mais toujours il refusera de plaider coupable pour alléger sa peine. À Houston, Nicole Casarez, avocate et enseignante en école de journalisme, ne croit guère non plus à sa culpabilité. Elle propose à ses étudiants de mener leur propre enquête… 
Un dossier vide
Sur le terrain, à la recherche d’éléments nouveaux permettant de rouvrir le dossier, les élèves vont de surprise en surprise. Selon l’accusation, plusieurs co-détenus affirment qu’Anthony Graves leur aurait raconté le meurtre. Arrivés au pénitentiaire, les journalistes en herbe découvrent des interphones hors d’usage, rendant impossible toute communication d’une cellule à une autre, et aucun prisonnier pour témoigner devant une cour… La petite amie d’Anthony Graves à l’époque, avec qui il avait passé la soirée du meurtre mais avait renoncé à lui servir d'alibi lors du procès, leur explique avoir fui après avoir été intimidée par les enquêteurs… Quant au seul couteau qui fut en possession d’Anthony, il n’est guère difficile de démontrer qu’il n’est pas de nature à transpercer à plusieurs reprises le crâne d’un enfant… 
Le dossier de l’accusation s’effondre, vide, et la procureur, Kelly Siegler, qui a pourtant envoyé plus de condamnés dans les chambres à gaz que n'importe qui d'autre dans le pays, est bien forcée de l’admettre : «Anthony Graves est innocent.» Le 27 octobre 2010 avait pourtant commencé comme un jour ordinaire. Anthony s’en souvient comme si c’était hier. C’est d’ailleurs lui qui le raconte :
À 45 ans, Anthony vient de renaître dans un pays dont le président est noir comme lui. Il découvre un monde où les moyens de communication modernes, Internet et les téléphones portables, dont il ignorait tout, dictent leur cadence infernale. Ses petits garçons de respectivement sept, huit et douze ans à l'époque sont des hommes à présent. Et une sortie publique à l'épicerie du coin est encore une épreuve pour lui. 
Surtout, Anthony doit se battre encore et toujours contre le système judiciaire de son État, le Texas, qui lui refuse à présent le versement de ses indemnités, censées compenser 18 années de vie perdues, soit près d'un million et demi de dollars. Le juge a invoqué une erreur d’écriture : si les papiers de sortie de prison d’Anthony attestent du «manque de preuves», ils ne portent pas la mention «effectivement innocent» («actually innocent»)… (*) 
(*) Actualisé le 21 juin à 21H42.  Anthony Graves m'a écrit aujourd'hui pour me dire que l'Etat du Texas venait de céder : le gouverneur a signé vendredi dernier et rendue publique aujourd'hui la décision de lui accorder les indemnités auxquelles il a droit! Je précise ici que ce système de compensation n'existe que depuis 2009, grâce au travail de l'organisation Innocence Project of Texas, à laquelle j'avais consacré un précédent article.

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La famille de Patrice Lumumba porte plainte à Bruxelles

La plainte visera l'Etat belge, mais aussi plusieurs personnalités belges.
La famille du Premier ministre congolais assassiné Patrice Lumumba va déposer plainte jeudi devant le tribunal de première instance de Bruxelles, 50 ans après les faits, rapporte Le Soir mercredi.

"Il faut aller plus loin que la reconnaissance d'une responsabilité morale. Nous réclamons, entre autres, que toutes les archives de l'Etat belge soit ouvertes, nous voulons aller au-delà des présomptions", explique François Lumumba, le fils du Premier ministre assassiné le 17 janvier 1961.

La plainte visera l'Etat belge, mais aussi plusieurs personnalités belges, considérées comme responsables de l'exécution de Patrice Lumumba.

Celui-ci avait été tué quelques mois après l'indépendance du Congo Zaïre.

BELGA

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Sondage : Vital Kamerhe conforte son avance sur Étienne Tshisekedi

(7sur7.cd 21/06/2011)

9% séparent désormais les deux leaders de l'opposition contre 2% au mois de janvier.
Le résultat du sondage Les Points sur les intentions de vote des deux présidentiables les plus sérieux de l'opposition publié le 18 juin place le président l'Union pour la nation congolaise (UNC) devant le leader de l'Union pour la démocratie et le progrès social (UDPS). Vital Kamerhe est donné favori dans plus ou moins cinq des onze provinces de la RDC.

Le président de l'UNC bénéficie d'un score fleuve (80%) dans le Nord et Sud Kivu ; 63% en province Oriental ; 45% à Kinshasa. Au Kasaï-Oriental, fief de Tshisekedi, il crée la surprise en arrachant 18% et n'en fait pas moins dans d'autres provinces : 30% au Kasaï-Occidental et 15% dans le Bas-Congo. Les sondés lui reconnaissent le mérite d'avoir lancé le débat démocratique en RDC et particulièrement à la chambre basse du Parlement où, en son temps, il avait accordé une libre tribune à l'opposition.

À la tête de l'UDPS, Étienne Tshisekedi réalise sa forte cote au Kasaï-0ccidental et à Kinshasa (60%). Dans sa province d'origine (le Kasaï-Oriental), les territoires de Kabinda, Sankuru et Luilu lui échappent totalement. Cependant, le constat ne l'empêche pas d'y réunir 55% de cotes favorables. Malgré le flux migratoire des Kasaïens vers le Katanga, le leader de l'UDPS y totalise 52%.

Globalement, Étienne Tshisekedi est crédité de 30% d'intentions de vote soit un accroissement de 5% comparativement au mois de janvier. À en croire les sondés, « Étienne Tshisekedi serait une bonne alternative eu égard à la géopolitique et à son combat mené contre la dictature de Mobutu ». Il est considéré comme le seul opposant qui n'a jamais trempé dans la corruption.

Soulignons que ce sondage est publié alors que la bipolarité de l'opposition continue à se renforcer. Il a été réalisé du 13 au 14 juin dans les chefs-lieux de provinces et certains territoires à forte concentration de la population

Jules Tambwe Itagali

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Kamerhe-Tshisekedi : Vrai combat ou vraie distraction ?

*A la majorité présidentielle, on doit se méfier de cette querelle qui a tout l’heur d’un combat de coqs, dans la mesure où il n’est pas exclu que les composantes de l’opposition retrouvent les couleurs de l’unité, même en dernière minute.

Depuis un certain temps, le combat politique semble se focaliser entre le leader de l’Udps et le leader de l’Unc. Ce combat a même tourné, comme l’ont fait remarquer certaines gens, au combat de coqs. Dans beaucoup de milieux, on se pose la question de savoir s’il s’agit bien d’une vraie lutte politique pour le positionnement en fonction de prochaines élections ou d’une stratégie pour distraire l’adversaire qu’est la majorité présidentielle. Tout est possible. Lorsqu’on tient compte de la hargne de l’emporter et surtout de voir le pouvoir changer, on ne sera pas surpris de voir l’opposition retrouver ses marques en dernières minutes et refaire l’unité tant souhaitée afin d’aller aux élections en bloc.

Car, en effet, il est démontré que pour s’approcher du score de Joseph Kabila, l’opposition est obligée d’avoir un seul candidat. Il y a beaucoup de rêves même dans ce domaine. Rien ne dit que même en présentant un seul candidat, l’opposition est sûre de l’emporter. Toutes les assurances données de battre Joseph Kabila ressemblent bien aux aboiements d’un chien qui a peur et qui croit faire peur en aboyant. Cela veut dire que cette opposition est consciente de la rudesse de la tâche qui l’attend. Elle peut donc, poussée par la dernière énergie du désespoir, refaire cette unité, même de façade. La majorité surprise, pourra se voir désorientée dans la mesure où on aura perdu le temps pour préparer la campagne contre deux ou trois candidats de se retrouver enfin face à un seul candidat. Cette unité pourra être aussi une façon de galvaniser les foules et pousser les gens à voter par mode de temps. C’est courant à Kinshasa où, on le sait, en 2006, beaucoup ont voté pour JP Bemba ou ses proches parce que l’effet Bemba était à la mode.

Il y a cependant des éléments qui pourront endiguer tous les efforts d’un candidat unique de l’opposition. Le premier élément, c’est l’ambition des uns et des autres. Vital Kamerhe ne cache pas son ambition de briguer la magistrature suprême de la Rdc pour cause qu’il a une vision qu’il ne peut ni prêter ni confier gratuitement à un autre. Vital Kamerhe s’efforce de se donner l’image d’un leader. Pour ce faire, il entretient désormais une cour. Personne dans cette cour n’est prêt à encourager son leader à se contenter du second rôle. C’est une question de distribution après la moisson.

L’autre élément qui pourra radicaliser Vital Kamerhe, c’est le sondage. On peut ne pas faire confiance, mais très peu sont des politiciens qui sont prêts à s’en passer ou à s’en moquer. Selon le dernier sondage de la maison « Le Point », Vital Kamerhe monterait rapidement dans les sondages. Désormais, indique « Le Point », le leader de l’Unc devancerait Etienne Tshisekedi. Il s’agit du dernier sondage datant du 18 juin 2011. Contrairement à ce que déclare Etienne Tshisekedi, qu’il l’emporterait dans 10 provinces sur les 11 que compte le pays, les sondages placent Vital Kamerhe devant le leader de l’Udps. Vital Kamerhe serait favori dans plus ou moins cinq des onze provinces de la Rdc. On lui attribue 80% d’intentions de vote au Sud-Kivu, de 63% dans la province Orientale, de 45% à Kinshasa, de 18% au Kasaï Oriental, de 30% au Kasaï-Occidental et de 15% dans le Bas-Congo.

Tous ces résultats qui font rire plus d’une personne, peuvent cependant faire rêver les kamerhistes. Du côté des tshisekedistes, tels résultats peuvent être considérés comme de la provocation donc comme une raison de plus pour ne pas approcher Kamerhe. Alors que Étienne Tshisekedi entend faire le plein de voix dans les deux Kasaï, les sondages ne lui donneraient que 55% d’intentions de vote dans cette partie du territoire. A Kinshasa, il obtiendrait 60% et 52% au Katanga. En tout pour tout, le leader de l’Udps serait crédité de 30% d’intentions de vote. On ne voit donc pas Vital Kamerhe laisser la main à Etienne Tshisekedi. Pour sa part, le leader de l’Udps estime que c’est une question de hiérarchie. Il est non seulement plus ancien dans l’opposition, mais aussi il est celui qui peut donner des gages de convictions solides dans l’opposition. Il le dit à qui veut l’entendre, si Vital Kamerhe est opposant, il doit se joindre à la négociation. En attendant, le leader de l’Udps estime que la négociation n’a plus de raisons d’être dans la mesure où plus d’une dizaine de partis politiques l’ont déjà choisi comme candidat unique de l’opposition.

Apparemment, le rapprochement des vues au sein de l’opposition relève encore d’un rêve en dépit du fait que les élections s’approchent au galop. Lorsqu’on parle de la candidature unique de l’opposition, on a souvent tendance à ignorer le plus grand parti politique de l’opposition, celui qui tient sa place aux élections de 2006, le Mlc. Le parti de JP Bemba va-t-il se joindre à l’un de deux candidats de l’opposition qui font aujourd’hui plus de bruits ? Ce serait un vrai coup de théâtre dans la mesure où la logique aurait voulu que ce soit les autres qui se joignent au Mlc. La réalité, c’est que le Mlc voit partir beaucoup de ses alliés de 2006 qui, après s’être fait élire sur base de l’effet Bemba, estiment le moment venu d’aller faire paître leurs ambitions dans les pâturages de Etienne Tshisekedi. C’est le cas de Roger Lumbala, pour des raisons évidentes.

Ayant pour fief électoral Miabi dans le Kasaï Oriental, Roger Lumbala sait qu’avec le retour dans la course de Tshisekedi et l’Udps, il doit composer avec le vieux pour espérer rentrer au parlement. Pas étonnant qu’il se montre plus tshisekediste que les tshisekedistes. En plus, Roger Lumbala a besoin de plus d’ardeur que les autres pour faire oublier la figue politique qui l’a mené au Rcd puis au Rcd-N et surtout à prêcher en 2006 pour la chapelle de JP Bemba. Quant au leader du Mpcr, Jean-Claude Vuemba, il semble jouer sur plusieurs tableaux à la fois. Une chose est cependant vraie, on ne le voit plus dans la chapelle bembiste. Va-t-il aller avec Kamerhe ou avec Tshisekedi ?

Il est difficile de le dire aujourd’hui dès lors que ses initiatives d’une réunion de l’opposition pour éclaircir les vues des uns et des autres, ne sont prises en compte ni par Kamerhe ni par Tshisekedi. On n’en a pas fini avec les candidatures de l’opposition. Joseph Olenghankoy dont personne ne peut nier l’appartenance à l’opposition, s’est déjà clairement prononcé. Il sera candidat à la présidence de la République. Sur base de tout cela, on est sûr et certain qu’il n’y aura pas de candidat unique de l’opposition aux élections de novembre prochain.

L’Avenir

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Tshikapa: controverse autour de l’affectation d’un colis de diamant

 

 – Diamant de la Miba – Diamant de la Miba

Un colis de diamant découvert au cours des travaux de voirie urbaine à Tshikapa divise la mairie et la société civile quant à la destination du fruit de sa vente. Pour la société civile locale, l’argent issu de la vente de ces pierres précieuses devrait servir à la promotion des services publics. Le maire de la ville, lui, estime que la répartition du butin doit revenir à l’autorité provinciale. En attendant, la société civile se dit inquiète de la destination de ce colis.

D’après plusieurs sources, samedi 18 juin vers 17 heures, une nappe de graviers de diamant a été aperçue lorsqu’un engin de l’entreprise Afritec réhabilitait  l’avenue de la Banque dans la commune de Kanzala.

Alerté, le maire de Tshikapa a donc convoqué une réunion du conseil urbain de sécurité. Au cours de la rencontre, il a formulé la demande au gouverneur afin que ce dernier autorise le transport des graviers vers la rivière Kalamba. Neuf véhicules de l’entreprise Afritec ont convoyé la cargaison jusqu’à la rivière.

Le maire a précisé également que la clé de répartition de ce butin sera établie par l’autorité provinciale.

La société civile locale s’oppose à cette idée et conseille que le fonds provenant de la vente de ce diamant soit affecté à la réhabilitation des services publics au lieu d’être destiné à d’autres fins.

En attendant, ses membres s’inquiètent de la destination des graviers et du fait que l’entreprise Afritec se détourne de son objectif.

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