27 juin 2011

Les ONG réclament la tête de Numbi

 

Non contentes du verdict rendu sur le procès Chebeya, les ONG réclament la tête de Numbi.

La Cour militaire a rendu son verdict le jeudi 23 juin 2011 après sept mois de procès.
Non satisfaites, toutes les parties entendent interjeter appeler à la Haute cour militaire endéans cinq jours francs.

Les Ong de défense des droits de l’homme tiennent à voir  » l’auteur intellectuel, moral et le suspect numéro 1  » devant la barre comme prévenu

Au cours d’une conférence de presse animée, vendredi 24 juin 2001 à Kinshasa, soit 24 heures après le verdict rendu par la Cour militaire de la garnison de Kinshasa sur le procès de la mort de Floribert Chebeya Bahizire et de la disparition de Fidèle Bazana, respectivement secrétaire exécutif et chauffeur de l’Ong la Voix des Sans Voix (VSV), les défenseurs des droits de l’homme en RDC ont exprimé leur détermination d’aller en appel à la Haute cour militaire. Ces derniers ont promis d’interjeter appel dans le délai, afin que celui qu’ils qualifient de  » suspect numéro un  » dans cette affaire soit arrêté et entendu. En effet, pour les défenseurs des droits de l’homme, l’Inspecteur général de la Police nationale congolaise suspendu, John Numbi Tambo ne devait pas être entendu dans ce procès comme simple renseignant, mais comme commanditaire présumé de la mort et de la disparition de leurs deux collègues.
Au cours de cette conférence de presse tenu conjointement par le Réseau national des droits de l’homme (RENADHOC) et la Voix des sans voix (VSV), ces ONG ont jugé mitigé le verdict prononcé. Même si elles se sont dites contentes parce que l’arrêt a eu à condamner un certain nombre d’exécutants, mais elles s’inquiètent que seuls les exécutants aient pu être condamnés alors que l’auteur présumé se la coule douce.  » L’auteur intellectuel, moral et le suspect numéro 1 n’a pas été inquiété », a déclaré l’administrateur du RENADHOC, M. Emmanuel Kabengela.
Pour Kabengela, il y a des éléments objectifs qui permettent de chercher satisfaction à la Haute cour militaire.

« Maintenant ce n’est plus une question de rumeurs mais de vérité judiciaire. L’assassinat a été établi et personne ne peut contester « , a-t-il dit.
Avec cette hargne, on constate que les défenseurs des droits de l’homme veulent à tout prix la tête du général John Numbi.

Toutes partiellement satisfaites Pour rappel, la cour militaire de Kinshasa a prononcé, jeudi 23 juin, le verdict du procès Chebeya. Quatre accusés ont été condamnés à la peine capitale et un autre la peine à perpétuité. Tandis que trois des huit policiers poursuivis dans cette affaire ont été acquittés. Mais aucune des parties ne se dit être totalement satisfaite des décisions de la cour. Les avocats des parties civiles regrettent que celui qu’ils considèrent comme le « suspect numéro un » dans l’assassinat de Floribert Chebeya, John Numbi, n’ait pas été arrêté.
Mais ils se disent quelque peu satisfaits du fait que certains accusés ont été reconnus coupables d’assassinat.
Me Kabengela Ilunga, un des avocats des parties civiles a dénoncé la requalification de l’infraction d’assassinat de Fidèle Bazana en arrestation et détention arbitraires.
« Comme le juge retient pour Fidèle Bazana les accusations d’enlèvement et de détention, ce que le juge connait où est gardé notre client. Nous espérons qu’un jour il nous sera rendu « , a-t-il dit.
Pour sa part, la défense, a estimé qu’il faut tout simplement annuler le verdict.
Selon le collectif des avocats des prévenus conduit par Me Bokata Ikundaka, la cour militaire n’a pas dit le droit.
Pour lui, la cour n’a pas tenu compte des éléments que les avocats de la défense ont présentés notamment l’analyse du rapport d’autopsie.
A en croire Me Bokata, le raisonnement de la cour se base sur des fictions et des sophismes.
Comme on peut le constater, la partie n’est pas encore terminée. Les jours à venir nous réserve beaucoup de surprises lorsqu’on sait que parmi les condamnés par défaut, car non présents dans le box des accusés, il y a un qui serait détenu dans un cachot à Kinshasa. Ce dernier avait été arrêté pendant que le procès avait déjà débuté. Mais ni le Ministère public et encore moins le tribunal, personne n’avait exigé sa présence devant la Cour.
Rappelons que le procès de l’assassinat de Floribert Chebeya a duré sept mois. Il avait été retrouvé mort le 2 juin dans sa voiture dans la périphérie ouest de Kinshasa alors que la veille, ne cessent d’affirmer les avocats des parties civiles, il avait rendez-vous avec l’Inspecteur général de la PNC, le général John Numbi.

LRP (La Référence)

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Le PALU au bord de l'implosion

La base exige la tenue d'un congrès

 Quelle sera la place qu'occupera le Parti Lumumbiste Unifié (PALU) dans le paysage politique congolais lors des prochaines élections présidentielle,  législatives et locales ? La question figure aujourd'hui au centre de tous les débats au sein de ce parti.  Les cadres et militants du PALU font de plus en plus pression sur les dirigeants pour qu'il clarifie la base sur les orientations à prendre en prévision des élections présidentielle,  législatives et locales. Dans une déclaration faite il y a quelques jours , les membres du directoire du PALU viennent de demander aux instances dirigeantes de ce parti de convoquer au plus vite le congrès de PALU pour  définir les grandes orientations à prendre en prévision des prochaines élections.

Pour les membres du directoire du Palu, le patriarche Antoine Gisenga doit  convoquer ce conclave pour déterminer la position du parti face aux échéances électorales et se prononcer sur les candidats du PALU aux différents postes à pourvoir. D'ores et déjà, ils estiment que le PALU devra présenter ses candidatures à tous les postes à pouvoir. " Le PALU doit présenter des candidats aux élections présidentielle, législatives et locales. Notre parti doit cesser de servir de marche- pied à d'autres partis pour arriver au pouvoir. ", ont déclaré les membres du directoire national du PALU.  Cette thèse risque d'être une source de conflit entre les dirigeants et la base du parti dans la mesure où les dirigeants du PALU actuellement au gouvernement et au parlement ont annoncé que le parti soutiendra la candidature du président Joseph Kabila lors de l'élection présidentielle de 2011. Alors que la base elle exige que le patriarche Antoine Gisenga choisisse un candidat du PALU pour se présenter à l'élection présidentielle.

 

Les  membres soulignent qu'en 2006, leur parti avait conclu une alliance avec le parti présidentielle, l'Alliance de la Majorité présidentielle (AMP) qui a soutenu la candidature de Joseph Kabila jusqu'à sa victoire à l'élection présidentielle de 2006. " En retour, l'AMP devait soutenir la candidature du PALU lors des élections, présidentielle de 2011. Or malheureusement, à la lumière des déclarations de nos leaders politiques, force est de constater que le PALU reste encore fidèle à son rôle de marche-pied pour que les autres gagnent les élections. Cela montre bel et bien que nos dirigeants ont goûté aux délices du pouvoir au point d'oublier leurs promesses faites en 2006 ", a affirmé Jean-Pierre Mayindu, membre du PALU.

 Les alliances 

Tirant les leçons de la dernière législature, les membres du PALU ont également refusé toute nouvelle alliance avec la Majorité Présidentielle (MP) qu'ils considèrent comme un conglomérat de partis politiques pour la plupart sans base et sans idéologie, avec des agendas qui sont loin des valeurs prônées par le PALU.  Selon eux, le congrès du PALU devait également déterminer des conditions ainsi que des préalables pour que le PALU accepte la conclusion de nouvelles avec d'autres plates formes politiques.  Dans ce registre, les membres du PALU invitent leurs dirigeants à la sincérité et au respect des engagements. " Toute décision qui ne cadre pas avec les aspirations de la base risque de conduite à un éclatement du parti. Ce qui aura, à coup sûr, des conséquences négatives pour cette formation politique cinquantenaire", a-t-il martelé. Concernant les élections présidentielles et locales, les membres du PALU notent, grâce à sa base disséminée à travers le pays, que  PALU  est en train de peaufiner des stratégies pour obtenir un grand nombre de sièges au parlement et remporter des élections locales.  Pour ce faire, le parti mène des campagnes de sensibilisation auprès de leurs membres pour leur demander de se faire enrôler afin d'élire un grand nombre de leurs membres lors des  élections 2011.

Enfin , les membres du PALU ont demandé au patriarche Antoine Gisenga de jouer pleinement son rôle de garant et autorité morale du PALU afin que l'unité au sein de ce parti soit garantie. " Car, notent t-il, tout silence de sa part risque de donner lieu à des suspicions et à des spéculations qui risquent de plonger le PALU dans une profonde crise. "

Selon un grand nombre d'observateurs, le PALU traverse actuellement une période de turbulences marquée par la crise de confiance entre la base et les dirigeants pour la plupart au pouvoir. Ils soutiennent que seul le dialogue  peut éviter à ce  parti une balkanisation aux conséquences désastreuses aussi bien pour le parti que pour le paysage politique congolais.

 Luc-Roger Mbala Bemba (L'Observateur)

 

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Bon début de semaine!

Chers tous,

Je vous souhaite une bonne détente et un bon début de semaine avec

http://www.youtube.com/watch?v=1rb9YQSy_pc

Tshiamba ya Bende

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26 juin 2011

Commerce de braise à Mbuji-Mayi: les ONG redoutent la déforestation

 

 – Moyen de transport de braise à Mbuji-Mayi, le 17 juin 2011 – Moyen de transport de braise à Mbuji-Mayi, le 17 juin 2011

Le commerce de braise est florissant dans les marchés des localités situées à l’Ouest de la ville de Mbuji-Mayi. Les commerçants y achètent des sacs de braise à 5 000 Francs congolais l’unité et les revendent dans la ville à 15 000 Francs congolais, l’unité. Ce sont des centaines de vélos chargés de sacs de braises qui font quotidiennement leur entrée dans la ville. Cette situation inquiète les environnementalistes qui redoutent la déforestation de la province.

Félicien Mbikayi du Groupe d’appui aux exploitants des ressources naturelles (GAERN), ONG de lutte pour la protection de l’environnement, indique que les forêts situées à Tshimbombo et sur la route de Mwene-Ditu ont disparu à cause de la fabrication de la braise.

Il explique qu’en dehors de la fabrication de la braise, l’agriculture sur brûlis conduit aussi à la déforestation.

«C’est une grande menace pour la province,» ajoute-t-il.

Félicien Mbikayi affirme craindre la perturbation des cycles de pluies qui, selon lui, aura pour conséquence le faible rendement agricole suivi de la malnutrition.

Charles Kamanga du Bureau diocésain de développement conseille l’agroforesterie pour éviter la déforestation.

L’agroforesterie est un système de gestion des ressources naturelles qui intègre des arbres dans les exploitations agricoles et le paysage rural. Elle permet ainsi de diversifier et de maintenir la production agricole tout en assurant la protection de la forêt.

Hilaire Kabuya de l’ONGD Jardin d’éden demande, quant à lui, que les moyens soient trouvés pour éviter la déforestation de la province.

Il s’interroge:

«Comment peut-on comprendre qu’il y a urgence pour lutter contre le Sida et ne pas protéger les gens contre les effets néfastes de la déforestation qui amène le réchauffement de la planète ?»

Copyright Radio Okapi

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Eliminatoires Jeux Africains 2011: la RDC bat le Cameroun (1-0)

 – Léopards espoirs-football de la RDC ce 26/07/2011 au stade des Martyrs à Kinshasa, lors du match contre contre les lionceaux du Cameroun. score RDC-Cameroun : 1-0. Radio Okapi/ Ph. John Bompengo – Léopards espoirs-football de la RDC ce 26/06/2011 au stade des Martyrs à Kinshasa, lors du match contre les lionceaux du Cameroun. score RDC-Cameroun : 1-0. Radio Okapi/ Ph. John Bompengo

La sélection nationale de football de la RDC de moins de 23 ans (les Léopards espoirs) a battu, dimanche 26 juin, son homologue du Cameroun sur le score d’un but à zéro en match aller du dernier tour des éliminatoires des jeux africains- Maputo 2011. Après un nul blanc (0-0) à la pause, les Léopards espoirs ont ouvert le score à la 64e minute de jeu par Mutombo Kazadi qui a réceptionné la balle de Bangala tiré sur corner de la gauche vers la droite.

Tusilu Bazola qui a été poussé de la main par un défenseur camerounais (57’) dans la surface de réparation n’a pas bénéficié d’un penalty.

Le joueur de DCMP s’est vu attribuer un carton jaune pour simulation.

Eliminés de la course aux jeux olympiques- Londres 2012, les léopards U23 devront réaliser un match nul, à défaut d’une victoire, le samedi 9 juillet 2011 au stade Ahmadou Ahidjo de Yaoundé pour éliminer les Camerounais et obtenir leur ticket pour participer au tournoi de football des Jeux Africains prévus du 3 au 18 septembre 2011 au Mozambique.

 – Léopards espoirs-football de la RDC (bleu) contre les lionceaux du Cameroun (vert) ce 26/07/2011 au stade des Martyrs à Kinshasa, score RDC-Cameroun : 1-0. Radio Okapi/ Ph. John Bompengo 
 – Léopards espoirs-football de la RDC (bleu) contre les lionceaux du Cameroun (vert) ce 26/07/2011 au stade des Martyrs à Kinshasa, score RDC-Cameroun : 1-0. Radio Okapi/ Ph. John Bompengo 
 – Les Léopards espoirs-football de la RDC (bleu) contre les lionceaux du Cameroun (vert) ce 26/07/2011 au stade des Martyrs à Kinshasa, score RDC-Cameroun : 1-0. Radio Okapi/ Ph. John Bompengo 

 

Copyright Radio Okapi

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Torture: "Casser la logique de l’impunité"

(La Libre 25/06/2011)

L’Onu a consacré le 26 juin Journée mondiale de soutien aux victimes de torture. Avocats sans frontières les aide dans plusieurs pays, tente de consacrer un droit aux victimes d’être reconnues comme telles et d’obtenir réparation.

Entretien
Cela fait bientôt 20 ans qu’Avocats sans frontières, une ONG internationale créée en Belgique, œuvre en faveur d’un accès à la justice pour les plus vulnérables(*). Elle travaille entre autres à la reconnaissance de la torture comme crime spécifique d’une particulière gravité. Parce qu’il est notamment exercé "au nom de l’Etat" et devient "un crime d’Etat", explique Jean-Charles Paras, avocat français, en charge de la coordination des dossiers thématiques à ASF. "Sa prohibition ne souffre aucune exception en droit international", rappelle-t-il, à la veille de la Journée mondiale de soutien aux victimes de torture ce 26 juin.

Bien que l’interdiction de la torture soit indérogeable et absolue en droit international, elle persiste (et empire) dans le contexte de lutte contre le terrorisme, de même qu’elle sévit dans des pays qu’on pensait préservés de ce genre de pratiques, comme les Etats-Unis. En quoi cela entrave-t-il votre travail ?

Les stratégies de défense de certaines grandes démocraties, pour lutter contre le terrorisme notamment, sont complètement contre-productives par rapport au travail que les organisations comme Avocats sans frontières essaient de faire dans des pays où - parce qu’ils sortent d’un conflit majeur - il est presque naturel de voir de tels agissements persister. On nous renvoie régulièrement les choses de la façon suivante : "Comment pouvez-vous nous dire à nous, policiers que vous formez, que ce type de comportement est interdit alors que le gouvernement américain a mis en place des mécanismes pour consacrer juridiquement le droit de recourir à la torture ?" Cela ne doit pas nous amener à baisser les bras ni à tenir un discours contraire à celui que le droit international affirme de manière très claire. Nous devons continuer à faire ce travail de sensibilisation, non seulement des populations mais aussi des autorités politiques, y compris dans des pays dont on pensait qu’ils n’iraient pas jusqu’à affirmer qu’on a le droit de torturer.

Quel argumentaire utilisez-vous à l’endroit d’une opinion publique ou d’hommes politiques qui justifient la torture si elle peut sauver des vies humaines ?

Rien aujourd’hui ne démontre que le recours à la torture ait empêché un quelconque acte criminel de se commettre. C’est un argument de rhétorique, à contester de manière factuelle.

Des informations recueillies avec violence à Guantánamo auraient permis d’arrêter Oussama Ben Laden…

Vous pouvez l’affirmer, mais rien ne permet de le prouver. C’est aussi un enjeu de civilisation qui se pose. Voulons-nous, les uns et les autres, vivre dans des sociétés où la fin justifie les moyens ? L’histoire a démontré que la violence institutionnalisée comme la torture, mise en œuvre pour de prétendus bons objectifs (préserver la sécurité, empêcher le développement de la criminalité), était utilisée à d’autres fins, contre des opposants politiques ou des activistes des droits humains. Nous, avocats sans frontières, voulons consacrer un droit aux victimes de torture d’être reconnues comme telles.

Quels sont les obstacles à l’établissement des faits et à la reconnaissance du statut de victime dans les pays où vous intervenez ?

Il s’agit d’Etats fragiles, où l’on rencontre des problèmes de volonté politique et de moyens financiers. Il y a d’abord des obstacles qui tiennent à la configuration de l’Etat.
La République démocratique du Congo par exemple est un Etat qui fonctionne mal, avec de la corruption et une absence de volonté politique pour attaquer la question des violences commises par les agents de l’Etat, soldats ou policiers. Mais, comme au Népal, vous pouvez au moins y parler de la torture. Le Rwanda, en revanche, est un Etat très fort, très bien structuré, où il est quasiment impossible de parler de la torture et donc d’essayer de chercher des solutions.

Comment expliquez-vous que les victimes n’osent pas porter plainte dans le cas spécifique du Rwanda ?

Le Rwanda est un contexte évidemment très particulier, encore traumatisé par le génocide. De manière générale, il est très difficile pour les victimes de torture de s’exprimer. Regardez par exemple en Belgique ou en France : les victimes de violences sexuelles n’ont pas osé s’exprimer pendant très longtemps. Il a fallu des décennies de sensibilisation. Dans beaucoup de sociétés africaines, la victime de violences est très souvent stigmatisée par le groupe social, voire en est exclue. Il y a aussi une question de confiance. Il faut absolument que des acteurs sociaux - médecins, psychologues, responsables politiques ou acteurs de justice - puissent créer des conditions permettant aux victimes de torture de se déclarer comme telles, de déposer plainte et de casser cette logique d’impunité.

A quels autres obstacles devez-vous faire face ?

A la difficulté d’obtenir des données factuelles et précises. Le chiffre noir de la torture est massif mais inconnu. Toutes les victimes ne portent pas plainte, pour des raisons diverses : la peur d’un retour de bâton pire que ce qu’elles ont déjà subi ou le manque de confiance dans les acteurs de justice. On rencontre aussi des obstacles matériels, tels que la difficulté d’organiser des enquêtes, de récolter des preuves, d’auditionner les victimes dans des conditions de sécurité et de confort satisfaisantes, d’avoir des moyens d’investigation, de faire une autopsie. Par exemple, dans les Grands Lacs, il est extrêmement difficile de trouver un médecin qui acceptera à moindre coût, voire gratuitement, de faire un constat médical sur les victimes de torture. Il nous est arrivé de travailler avec des Médecins sans frontières. J’ai souvent vu des enfants des rues, petits voleurs de marché, arrêtés par la police de Bujumbura, embarqués au poste, et sur la peau desquels les policiers avaient fait couler du plastique On a affaire à des agents de l’Etat qui abusent de leur pouvoir en exerçant une violence innommable. La première chose à faire, c’est d’au moins trouver un médecin pour constater cette réalité. Sans quoi la justice ne peut rien faire. Il faut aussi s’assurer de la coopération des institutions judiciaires, qui doivent mettre suffisamment de moyens pour oser arrêter les tortionnaires et remonter la chaîne de commandement au niveau de ceux qui ont, soit donné des ordres de commettre des actes de torture, soit laissé faire. C’est une chose d’arrêter un soldat de base qui a commis un acte de violence, c’en est une autre de savoir s’il l’a fait sur instruction et de qui.

Quel type de réparation les victimes de torture peuvent-elles espérer ?

Les pays dans lesquels nous travaillons sont démunis et la réparation est symbolique, même lorsque nous obtenons, au terme d’un chemin de croix judiciaire, une condamnation du tortionnaire et de l’Etat
. Dans tous les jugements que nous avons obtenus en RDC, l’Etat congolais est condamné, mais il n’a jamais versé un dollar à une victime.

L’arrêt en lui-même suffit-il à une victime pour se reconstruire ?

Non. La reconstruction passe par une prise en charge médicale et psychologique, par la conscientisation de l’environnement immédiat de la victime et par la justice. Etre reconnu comme victime de l’agent de police X du commissariat de telle ville est un élément fondamental, mais pas suffisant. Il faut rendre hommage à ceux qui acceptent d’utiliser la voie judiciaire, cela demande énormément de courage.

L’existence de la Cour pénale internationale a-t-elle changé votre travail ? Amène-t-elle les dirigeants à refréner l’utilisation d’instruments comme la torture ?

Incontestablement et, au-delà de la torture, pour le génocide, les crimes contre l’humanité, les crimes de guerre. La mise en place de juridictions internationales, ad hoc ou permanentes, a entraîné des changements de comportement. Les acteurs politiques légitimes ou rebelles ne peuvent pas faire comme si la CPI n’existait pas. Les juristes américains, qui ont encadré sous le gouvernement de George W. Bush le recours à la torture d’un point de vue juridique, n’avaient qu’un objectif : suffisamment verrouiller en droit le processus pour que les autorités politiques puissent être préservées d’éventuelles poursuites. Aujourd’hui, tous les dirigeants savent qu’ils sont potentiellement passibles de faire l’objet d’une enquête, de poursuites, d’une arrestation.

Que répondez-vous aux Africains qui se plaignent d’être la cible exclusive des mandats d’arrêt délivrés par la CPI ?

La plupart des situations ont été confiées à la CPI par les Etats africains eux-mêmes, qui ont manifesté une intention réelle de collaborer à l’œuvre de justice. Le continent africain devrait être fier d’avoir à ce point manifesté sa capacité à répondre aux victimes de crimes internationaux. Par ailleurs, ne résumons pas la justice internationale à la CPI. Tous les continents sont visés par des enquêtes et des poursuites. La communauté internationale a institué un tribunal ad hoc pour juger les crimes commis en ex-Yougoslavie par exemple et, au Cambodge, a lieu le procès des ex-dirigeants encore vivants qui auraient commis des crimes sous le régime des Khmers rouges.

(*) En particulier au Burundi, au Rwanda, en RDC, en Ouganda, au Népal, en Israël et en Palestine.

Sabine Verhest

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Etienne Tshisekedi recu a l’ONU par Ban Ki-moon

Le Secreataire General de l'ONU Ban Ki-Moon et M.Etienne Tshisekedi President de l'UDPS a L'ONU

Il est 9 hrs 02 ce Vendredi 24 Juin, 2011, quand la délégation de l’UDPS conduite par son Président, M. Etienne Tshisekedi, est arrivée au Secrétariat de l’Organisation des Nations Unies (ONU) à New York.

Raison de la présence de cette délégation de l’UDPS qui a accompagné le leader charismatique et candidat favori à la Présidentielle en RD Congo à l’ONU, répondre à l’invitation du Secrétaire Général de l’ONU, M. Ban Ki-Moon.

Pendant prè d’une heure, M. Ban Ki-Moon et sa délégation composée entre autre du Directeur de Département des Missions de la Paix, du Directeur de la MONUSCO à New York,du Représentant du Département Politique et Administratif,  et du Représentant du Conseil de Sécurité de l’ONU se sont entretenus avec la délégation de l’UDPS conduite par M. Etienne Tshisekedi .

Comme prévue au calendrier de l'hôte de la délégation UDPSienne, le Secrétaire Général Ban Ki-Moon a reçu M. Etienne Tshisekedi à 9 heures 15 minutes, heure de New York.

Dans son mot introductif, le Secrétaire Général de l’ONU a exprimé certaines trouilles dans l’aboutissement des élections de Novembre 2011 en RD Congo. Il s’est basé sur des multiples incertitudes et difficultés notées dans les préparatifs de ces mêmes élections. Il a demandé a son interlocuteur qu’est M. Etienne Tshisekedi, en tant qu’acteur politique de la RD Congo avisé, de donner sa lecture  des faits sur le processus électoral en préparation. Aussi, parmi ses multiples craintes, Ban Ki-Moon voulait savoir si l’opposition politique, dont fait partie l’UDPS de M. Tshisekedi, va s’unir pour dégager un Candidat commun (unique) qui affrontera le Président au pouvoir aux élections de Novembre 2011.

Dans sa réaction, M. Etienne Tshisekedi a commencé par féliciter M. Ban Ki-Moon pour sa reconduction à la tête de l’ONU comme Secrétaire Général de cette même institution pour les cinq autres années à venir.

Pendant une heure de tête-a-tête, les deux délégations (UDPS-ONU) se sont entretenues sur les problèmes de grands intérêts de l’avenir de la RD Congo.

Il faut dire que cette visite de M. Etienne Tshisekedi à M. Ban Ki-Moon a marqué la fin du séjour du Président de l’UDPS aux Etats Unis. Arrivé le 14 Juin 2011, c’est donc le 24 Juin 2011 que M. Etienne Tshisekedi s’est envolé pour le Canada voisin.

Don KAYEMBE

LAVDC.

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JB Mpiana au concert de réconciliation inter-ivoirienne



Avant la tournée qu'ils pourront entamer dès juillet prochain dans l'espace Schengen, JB Mpiana et son groupe Wenge BCBG participeront à un concert populaire à Abidjan pour sceller la réconciliation entre ivoiriens. D'après les informations en notre possession, cette tournée va débuter par une production dans la salle de Zénith de Paris. Le spectacle de -Zénith est- un vieux projet.

JB Mpiana Tshituka y avait renoncé momentanément afin de se consacrer à son disque «Soyons sérieux». Dans les milieux de Wenge BCBG, on déclare non sans passion que le spectacle de Zénith de Paris a toujours été à l'ordre du jour parce qu'il va marquer le retour à la Zorro de JB Mpiana sur la scène musicale dans l'espace Schengen. La sortie sur le marché de l'album «Soyons sérieux» en a été un préalable. Pour cela, JB Mpiana et ses musiciens ont bossé dur en 2010 pour se remettre à niveau.

Ne pouvant détacher le regard sur ce que fait la concurrence à la Zamba Playa, fief de Werrason, habitué des voyages dans l'espace Schengen. Les inconditionnels de «Bin Adam» ne jurent plus que sur un fulgurant come-back de leur idole sur la place de Paris. Qui plus est par une salle mythique comme le Zénith de Paris.

PROMO TOUS AZIMUTS.

Mais avant cela, l'orchestre prévoit de lancer d'autres clips de l'album «Soyons sérieux», lesquels viendront davantage appuyer la promotion de ce disque. Après le clip de «L'Étoile du Berger» (une dédicace à Mme Claudia Sassou Nguesso) et «My love», un tube signé Eric Menthe, le public s'imprègne de la qualité du clip de la chanson «Chérie enlevée» du chanteur Gino Egualizer. Au regard de cet enchaînement, tout porte à croire que ce déclenchement de la promotion d'autres oeuvres de «Soyons sérieux» - ouvrira la voie à «Papa Chéri» et à Wenge BCBG pour une tournée musicale aisée en Europe, après les déboires qu'ils ont eus dernièrement avec «Bana Congo». Par ailleurs, les habitués des «messes dominicales» de Wenge BCBG au Crystal Club sur le boulevard du 30juin ont passé une soirée peu ordinaire, dimanche 19 juin dernier.

Outre le spectacle qu'ils viennent d'ordinaire contempler, les fans de JB Mpiana ont célébré le 46è anniversaire de naissance de leur idole né à Kinshasa, le 2 juin 1964. Tout a commencé, trois jours auparavant, au staff BCBG, tenu par Roger Ngandu, porte-parole et directeur du marketing de l'orchestre Wenge. BCBG de JB Mpiana. Il y était organisé une réception intime en l'honneur de Bin Adam JB Mpana Tshituka pour ses 46 ans d'age.

Daniel Cassinon Mpoyi(Le soft online)

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Jeux Africains 2011: la RDC affronte le Cameroun ce dimanche

 – Les Léopards olympique de la RDC. Radio Okapi/ Ph. John Bompengo – Les Léopards olympique de la RDC. Radio Okapi/ Ph. John Bompengo

Les Léopards espoirs–football reçoivent le dimanche 26 juin au stade des Martyrs les lionceaux du Cameroun en match aller du dernier tour des éliminatoires des Jeux Africains-Maputo 2011.

Les Congolais s’entraînent au stade Tata Raphaël et au stade des martyrs, sous la direction de Christian Nsengi.

La délégation camerounaise doit arriver à Kinshasa le vendredi 24 juin dans la soirée en provenance de Douala.

Selon le site internet de la Fédération camerounaise de football, Camfoot, l’entraîneur national des Lions indomptables espoirs, Dieudonné Nké, Jean-Patrick Abouna Ndzana, le défenseur d’Astres de Douala ne sera pas du voyage pour indiscipline.

Edgar Salli, désigné meilleur joueur de la dernière Coupe d’Afrique des Nations des moins de vingt ans disputée en Afrique du Sud, et le gardien Effala Konguep, capitaine de la sélection camerounaise junior, font partie de dix-huit joueurs retenus.

La sélection camerounaise est championne d’Afrique en titre.

Le trio arbitral tchadien est composé de :

  • Mohamat Tahir Oumar (arbitre central),
  • Issa Yaya (assistant 1),
  • Largue Jonas (assistant 2).

L’arbitre protocolaire est Musungayi Mpunga de la RDC. Le commissaire du match est Samugabo Mustapha du Burundi.

Les Léopards ont été éliminés des éliminatoires des jeux olympiques – Londres 2012 par le Maroc, le samedi 18 juin.

Deux des huit participants au tournoi de football des Jeux africains de Maputo qui vont se dérouler du 3 au 18 septembre sont déjà connus; le Mozambique, pays organisateur et Madagascar qui a bénéficié du retrait des Seychelles.

Les six autres seront connus au terme des matchs retour de ce tour de qualification.

Les autres matchs programmés pour ce week-end:

  • Egypte – Libye
  • Guinée – Sénégal
  • Nigeria – Ghana
  • Kenya – Ouganda
  • Afrique du Sud – Zimbabwe

 

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25 juin 2011

Mbuji-Mayi : l’ONG internationale Coopi accuse la police de violer ses installations

Les responsables de l’ONG Cooperazione Internazionale, Coopi dénoncent la violation de leurs installations par la police nationale congolaise. Ils l’ont fait savoir dans une note de protestation  adressée le 21 Juin  au gouverneur de la province du Kasaï-Oriental. Une copie de cette lettre a été remise à la section Droits de l’homme de la Monusco.

La représentation de Coopi au Kasaï-Oriental renseigne que le 16 juin 2011, après 19 heures, deux jeeps remplies des policiers munis d’armes ont investi ses bureaux.

Ces hommes en armes auraient proféré des menaces et des intimidations à la coordinatrice de Coopi ainsi qu’ à l’ensemble de son personnel.

Pendant ce temps, ils ont exigé au chauffeur du camion de l’ONG de  remettre les clés de contact. Ils auraient reçu, selon eux, l’instruction du ministre provincial de l’Intérieur d’empêcher la Coopi de procéder à une éventuelle délocalisation de ses activités vers une autre province.

Selon le docteur Rossella Cursio, coordinatrice régionale de Coopi au Kasaï-Oriental qui confirme ces informations, l’acte de la police est une atteinte manifeste aux droits de l’homme, une tentative de privation de propriété privée, des faits qui énervent l’esprit des lois congolaises et des traités.

Elle en appelle à l’intervention du gouverneur de province pour que pareilles tracasseries, dit-elle, cessent.

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