20 juillet 2011

Appel à la population de Miabi à lutter contre la crise alimentaire

 

Kasai Oriental, ACP.- Le président de l’ONG (PADECO), Tex Ilunga Tshibamba, un projet d’appui au développement agricole et de l’élevage au Kasaï Oriental, a appelé la population du territoire de Miabi, à s’adonner au travail agricole afin de lutter contre la crise alimentaire. Il a lancé cet appel le week-end dernier au cours d’un entretien avec l’ACP, après son séjour dans ce coin de la province où le maïs, le manioc et d’autres produits vivriers sont les plus cultivés. Cet appel est également consécutif au constat qu’il a fait sur place : la population s’intéresse le plus à l’exploitation artisanale du diamant au détriment de l’agriculture. M. Tex Ilunga a, par ailleurs, apprécié le travail abattu par les paysans  sous l’encadrement d’un agronome malgré les difficultés auxquelles sont confrontées les travailleurs. A ce sujet, il a invité les habitants de Miabi à suivre l’exemple de cet agronome pour que chacun puisse avoir un lopin de terre de manière à produire les cultures vivrières de première nécessité au lieu de tendre la main aux territoires voisins. Miabi, rappelle-t-on, est une ville du district de Tshilenge, dans la province du Kasaï Oriental.

 

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Une femme de 52 ans foudroyée à Lodja

Lodja, ACP.-Une femme âgée de 52 ans, répondant au nom de Akatshi Katehe, a été foudroyée,  lundi 18 juillet dernier, au numéro 28 de la rue Lekama, quartier Okitandeke, à Lodja dans le district du Sankuru, province du Kasaï-Oriental. Une grande  pluie marquée par plusieurs coups de tonnerre s’était abattue sur la cité de Lodja à partir de 14 h.00 jusqu’à 21 h.30 minutes. L’infortunée Akatshi Katehe se trouvait sur son lit quand la foudre l’a atteinte mortellement aux alentours de 16 heures locales. La victime était l’épouse de M. Jean Katehe avec qui elle a eu cinq enfants, dont trois garçons actuellement en voyage d’affaires à Tshikapa, dans la province du Kasaï-Occidental, et deux filles.

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Election présidentielle Tshisekedi lance le débat de fond

La dernière interview accordée par Etienne Tshisekedi, président national de l'UDPS (Union pour la Démocratie et le Progrès Social), à partir de Bruxelles, au journal en ligne « Congo Indépendant » et relayée par plusieurs tabloïds de la place de Kinshasa, dont Le Phare, a sérieusement secoué les états-majors politiques. La pertinence et la hauteur des idées développées par le plus vieil opposant politique congolais constituent une sévère interpellation pour tous ceux qui étaient tentés de tirer le débat politique par le bas.

Toute le monde a compris que l'heure n'est plus au folklore, à l'exhibition des « griffes » des chemises, blouses, pantalons, jupes, costumes, cravates, ceintures et chaussures, à la coupe des barbes et cheveux, à la déclamation des labels des voitures et des parfums, etc. A quatre mois de la tenue de l'élection présidentielle en République Démocratique du Congo, Etienne Tshisekedi a donné le «la» du débat de fond, celui qui devrait confronter «projet de société contre projet de société», « vision pour un nouveau Congo contre vision pour un nouveau Congo », « bonne gouvernance contre bonne gouvernante.», « Etat de droit contre Etat de droit », « Bilan contre bilan.», « Perspectives d'avenir contre perspectives d'avenir. », etc.

Les priorités de Tshisekedi

Candidat à la magistrature suprême du pays, le leader de l'UDPS a décliné trois priorités dans l'hypothèse de son triomphe en décembre 2011. Elles tiennent en trois démarches : moraliser les Congolais ; restaurer la sécurité ; améliorer le bien- être social. Dans son projet de Société, la première tâche à exécuter touche au changement des mentalités, de manière à amener ses compatriotes à privilégier les valeurs, à faire un net distinguo entre l'intérêt supérieur de la Nation et l'intérêt personnel, entre le bien Commun et le «ligablo» individuel...

Sa seconde préoccupation devrait porter sur la restauration de la paix, à travers la refondation d'une armée et d'une police réellement professionnelles et républicaines. Le troisième axe de programme de gouvernement devrait être l'amélioration du bien-être du Congolais moyen, à travers à la fois la mobilisation des ressources internes et leur bonne gestion.

Au-delà de ces trois priorités, Etienne Tshisekedi reste attaché à son credo traditionnel, à savoir le retour du Congo à l'Etat de droit, qu'il considère comme le cadre par excellence pour la promotion de la démocratie, de ta bonne gouvernance, du développement, du bien-être social. Ce poids super lourd de la scène politique congolais a clairement affiché ses ambitions de vouloir gouverner le Congo autrement, d'en faire un Etat et un Nation car, de son point de vue, le pays fonctionné comme une jungle, depuis son accession à l'indépendance, où les plus forts imposent leur volonté aux plus faibles, où les richesses communautaires sont privatisées par un carré de jouisseurs.

Kamerhe : vision « Lula »

Les Congolaises et Congolais en savent, plus ou moins un bout sur le rêve de Vital Kamerhe, autre présidentiable, pour un Congo nouveau. Il s'agit de la vision « Lula », président honoraire du Brésil, qui a remis son pays sur le chemin du développement en s'appuyant sur la mise en valeur ordonnée des ressources naturelles et des intelligences, le tout fondé sur la répartition équitable des revenus.

Pour le reste, le président de l'Union pour Nation Congolaise envisage de refonder un Etat de droit, de pacifique réellement un Congo encore déchiré par des conflits armés à répétition, de réconcilier les Congolais entre eux, de mettre fin au règne des antivaleurs, etc.

Kabila : consolider les acquis

Dans son rêve d'un Congo nouveau, Joseph Kabila pense consolider les acquis de son premier mandat en tant que Chef de l'Etat élu, c'est-à-dire restaurer davantage l'autorité d'e l'Etat et la sécurité, donner une meilleure visibilité aux 5 chantiers de la République en termes de création d'emplois, de desserte en eau potable et électricité, d'aménagement et de réhabilitation des structures de santé et d'éducation, de modernisation des infrastructures, doter l'Etat de plus de moyens pour sa politique sociale et économique, capitaliser les bénéfices de l'annulation de la dette extérieure, engager définitivement le pays dans la voie de la démocratie, etc.

Sa vision du futur consiste à corriger les failles constatées dans la gestion de son premier mandat en vue de permettre ses compatriotes, de mieux vivre demain qu'il y a 20 ou 30 ans.

Qui monte les enchères ?

Parlant de ses chances dans la compétition électorale, Etienne Tshisekedi a exclu toute perspective de défaite à la présidentielle. A l'en croire, l'hypothèse d'une victoire de son adversaire politique principal, à savoir le président sortant Joseph Kabila, est impossible, dans tous les cas de figure. Le leader de l'UDPS peut-il être accusé de chercher à monter les enchères ? La question reste posée.

Toujours est-il que dans une récente interview au Phare, Louis Koyagialo Ngbase Te Gerengbo, Secrétaire Exécutif sortant de la Majorité Présidentielle, s'exprimant sur le nième thème, a déclaré, urbi et orbi que le candidat Joseph Kabila battrait ses adversaires à plate couture lors de l'élection présidentielle du 28 novembre, qu'il s'agisse de Tshisekedi, de Kamerhe ou de quelqu'un d'autre. En d'autres termes, comme le clament les partisans du Président de la République depuis «l'Université» du PPRD en août 2010 à Kisangani, ce dernier se retrouve sans adversaire politique. Et, c'est de bonne guerre.

Ce qui est par contre inquiétant, c'est de considérer qu'Etienne Tshisekedi ou Kamerhe serait en train de monter les enchères sans tenir compte de la donne Kabila. En politique, lorsqu'un candidat ou une candidat  s'engage pour la bataille des urnes, c'est dans la perspective de tout écraser sur son passage. Pour ne prendre que le cas de la France, depuis que les sondages ont donné Nicolas Sarkozy perdant devant Marine Le Pen, Martine Aubry ou François Hollande … ces différents présidentiables ont lancé leur campagne électorale sans attendre l'investiture de leur parti ou le go officiel par le « pouvoir organisateur des élections ».

Partout où la démocratie s'exerce de manière honnête, aucun candidat ou aucune candidat n'attend le dernier jour pour mobiliser l'électorat. La pré-campagne comme la campagne électorale ne sont jamais caporalisées, comme on tente de le faire ici, où les affiliés du clan au pouvoir ont le droit de s'exprimer alors que les opposants sont contraints de se taire jusqu'en octobre 2011. C'est faux et archifaux de prétendre que la campagne électorale n'a pas encore commencé. Si tel serait le cas, comment expliquer l'étalage des portraits géants des membres de la Majorité Présidentielle sur les places publiques, avec des messages invitant les électeurs à leur apporter massivement leurs voix? Si l'on veut avoir un climat politique effectivement apaisé d'ici la tenue des élections présidentielle et législatives, l'on devrait libérer l'espace politique ainsi que les médias au profit de tous et de toutes les opinions.

                                                                                                                          Kimp

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Kasaï-Oriental: les vélos assurent le transport de marchandises sur la route Kabinda-Ngandajika

transport à vélo

C’est ce qu’a constaté un reporter de Radio Okapi, mardi 19 juillet. Les camionneurs n’assurent plus ce trafic, faute de rentabilité. Ces vélos acheminent les produits vivriers (maïs, haricot, etc.) des villages vers les centres urbains de la province du Kasaï oriental.

Un transporteur vélo affirme qu’il s’adonne à cette activité à cause de l’insuffisance de camions sur cette route. Mais ces transporteurs indiquent connaître des tracasseries de la part de la police aux barrières érigées sur la route.

Pour augmenter le nombre de camions sur cette route, le président provincial de la Fédération des entreprises  du Congo (Fec/Kasaï-oriental) Marcel Mbikayi demande au gouvernement central d’exonérer l’importation des véhicules comme il l’a fait avec le ciment gris.

 

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19 juillet 2011

AU SENEGAL, LA PRESSION DE LA RUE A EU RAISON DU FILS- DAUPHIN Transmission dynastique du pouvoir, Karim Wade y renonce

L'héritier et super ministre du Président Abdoulaye Wade l'a fait savoir : il refuse toute transmission dynastique du pouvoir. Une mise au point nécessaire face à la colère de la rue. Pas sûr que cela suffise.    

Jamais lettre ouverte n'a fait autant jaser à Dakar. Le 3 juillet, Karim Wade annonce par écrit. «Je combats toute idée de dévolution monarchique du pouvoir. Chez nous, il n'y a qu'un seul et unique chemin pour accéder au pouvoir: celui des urnes». Aussitôt, tout le monde réagit. Mame Mactar Gueye, Cap 21, majorité : «II nous enlève une épine du pied». Alioune Tine, Rencontre africaine pour la défense des droits de l'homme -RADDHO-, société civile: «C'est une sortie tardive mais salutaire».

Ousmane TanorDieng, Parti socialiste, opposition : «C'est de la communication. Personne n'y croit». Un diplomate français de haut rang: «Ce n'est pas mauvais qu'il dise non à la succession dynastique, mais ses lamentations sur les attaques qu'il essuie sont maladroites».

Pourquoi le fils du président sénégalais n'a-t-il pas donné de conférence de presse ? «Peut-être parce qu'il n'est pas à l'aise en wolof explique un conseiller de son père. De fait, le ministre d'Etat aux quatre portefeuilles parle peu en public, sauf sur les sujets techniques dont il a la charge. Mais à la fin juin, les événements se sont précipités. La volte-face politique de son père, les grondements de la rue... Karim Wade devait réagir. Il l'a fait. A l'origine de cette lettre, il y a évidemment les émeutes des 23 et 27 juin. La première visait son père et sa tentative de réformer la Constitution avant la présidentielle de février 2012. Beaucoup ont vu dans ce texte un tour de passe-passe pour assurer la succession entre le père, Abdoulaye, 85 ans, et le fils, Karim, 42 ans.

Un homme blessé ?

La seconde visait la SNEL, la Société nationale d'électricité, et ses délestages. Mais les manifestants s'en sont pris aussi au ministre de l'Energie, qui n'est autre que Karim Wade. Le Mouvement du 23 juin en a même profité pour réclamer la démission du «ministre du Ciel et de la Terre». Karim Wade était dans le viseur. Outre ces manifestations, un article de presse a dû le toucher personnellement. Au lendemain des émeutes de l'électricité, le site Internet du journal français L'Express a affirmé que, dans la nuit du, 27 au 28, le ministre d'Etat avait appelé son ami français Robert Bourgi pour lui demander le soutien de l'armée française contre les manifestants. « Karim m'a appelé au milieu de la nuit. Il semblait paniqué. Je lui ai dit que ce n'était pas possible de faire sortir les soldats français mais, le lendemain, j'ai transmis sa requête à Claude Guéant - le ministre de l'Intérieur, NDLR », précise l'Avocat à Jeune Afrique. Dès le 28, Karim Wade a réagi par communiqué : « Je démens avec la dernière énergie. C'est vraiment irrespectueux pour nos forces armées sénégalaises. C'est faux et archifaux». Cette lettre ouverte est-elle le cri d'un homme blessé? «Elle sort de ses tripes, lance un de ses conseillers. Pour lui, c'est même une délivrance.» L'a-t-il rédigée lui-même? «Bien sûr, c'est son langage. J'ai juste jeté un coup d'oeil.» De fait, quand Karim Wade s'indigne de «la haine envers le modeste passant sur terre -qu'il est-», on sent que les mots viennent de lui. A-t-il tout écrit? «.Je m'étonne que celle lettre alterne le « je » de la première personne, et le “nous” de majesté», glisse un universitaire de Dakar.

Au final, cette lettre, pourquoi faire ? «Quand on écrit de tels mots, ça veut dire qu'on n'est pas partant pour l'élection de l'an prochain et qu'on met de côté ses ambitions », confie un proche du superministre, qui ajoute : « Il se ferme la porte aujourd'hui, mais peut-être qu'il la rouvrira plus tard. Cette lettre peut être un retrait comme un nouveau départ. Wait and see … » En attendant, Karim Wade conserve ses autres ministères. (C'est : J'y suis, j'y reste.)

                                                                                            Jeune Afrique.com

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Visite de Tshisekedi à Lubumbashi : Pourquoi tant d'agitations ?

 



Suivant des informations dignes de foi et confirmées par certains membres de l'Union pour la démocratie et le progrès social (UDPS), le leader de ce parti, Etienne Tshisekedi wa Mulumba, foulera le sol lushois le 27 juillet prochain en provenance de l'Afrique du Sud.  Cette visite inédite, puisque c'est la première que cet opposant aux différents régimes qui se sont succédé au pouvoir en RDC depuis l'époque de Mobutu, effectue, suscite déjà des remous au Katanga et particulièrement à Lubumbashi où il doit atterrir. Et pour cause ? Le maire de cette ville, M. Sanguza, a, pour des raisons connues de lui seul, interdit l'organisation de toute manifestation publique sur toute l'étendue de son entité. Le motif avancé est tellement évasif qu'il ne convainc aucune personne sensée.

Comme il fallait s'y attendre, cette attitude du n°1 de la ville de Lubumbashi a provoqué un tollé de protestations des responsables provinciaux de l'Udps qui ont dénoncé cette manœuvre sordide de M. Sanguza qui veut, par sa décision liberticide, empêcher leur leader de visiter sa base du Katanga. Pour se donner bonne conscience, le maire du chef-lieu de la province cuprifère a laissé entendre que sa décision n'a été prise que pour des raisons d'ordre sécuritaire et n'a donc rien à voir avec la visite de Tshisekedi dans sa ville. Et comme pour prouver qu'il ne voulait pas s'opposer à la présence du président de l'Udps dans son entité, Il a fait savoir aux responsables locaux de ce parti qu'il entend d'eux plus amples précisions sur le séjour lushois d'Etienne Tshisekedi afin de prendre toutes les dispositions utiles.

Ces propos de M Sanguza qui ont sans doute apaisé les militants de l'Udps qui étaient déjà montés au créneau, prouvent que le maire de Lubumbashi est revenu à la raison et est disposé à laisser Etienne Tshisekedi se mouvoir en tout quiétude dans sa ville.

Mais lorsqu'on connaît certaines velléités ethniques qui caractérisent quelques politiciens katangais, il serait naïf de croire que la position du patron de la ville de Lubumbashi suffit pour assurer un séjour apaisé au leader de l'Udps. Pour preuve ? Il y a peu, un ministre en fonction a été " séquestré " par des voyous à la solde d'un parti politique, alors que ce ministre était en mission officielle. Ni le gouvernement central ni le gouvernement provincial du Katanga n'a osé condamner cet acte barbare. Qu'est-ce qui peut assurer l'opinion aujourd'hui que le maire de Lubumbashi a la maîtrise totale de la gestion de sa ville?

Au-delà de ce questionnement, la préoccupation majeure de tout nationaliste congolais est de savoir pourquoi, dans un pays qui se dit pourtant démocratique où la liberté de circuler partout est garantie à tout citoyen, des manœuvres de tous genres peuvent être faites pour empêcher un Congolais de surcroît un leader politique, de se rendre dans un coin du pays ? Nous sommes rentrés là dans une période d'une certaine époque dont nous avions décrié les méthodes de gestion.

Par ailleurs, tous ceux-là qui tirent les ficelles dans l'ombre et qui manipulent le maire de Lubumbashi doivent savoir qu'ils sont en train de faire la propagande gratuite de Tshisekedi. Cet homme était devenu célèbre à l'époque de Mobutu à cause des maladresses du même genre. Les mêmes méthodes refont surface aujourd'hui. En empêchant les leaders de l'opposition de circuler librement à l'intérieur du pays, le pouvoir crée un mythe autour d'eux et les propulse, sans le savoir, au-devant de la scène. Souvent la population sympathise avec les personnes persécutées. Cela peut avoir des répercussions sur les prochaines élections de novembre.

Rombaut Ot.

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Kasaï-Oriental: plus de 400 enfants souffrent de malnutrition sévère à Ngandajika

 – Carte de Ngandajika au Kasaï Orientale – Carte de Ngandajika au Kasaï Orientale

Plus de 400 enfants souffrant de malnutrition sévère sont actuellement pris en charge dans les unités de traitement de la zone de santé de Ngandajika, à 80 kilomètres à l’Est de Mbuji-Mayi (Kasaï-Oriental). Sept d’entre eux sont déjà morts, a affirmé, lundi 18 juillet, La Boussole Malaba, l’infirmier superviseur des opérations de nutrition à Ngandajika.

Les enfants décédés souffraient de malnutrition associée à d’autres pathologies, a dit La Boussole Malaba; sans les préciser.

Il a invité les parents à prendre leurs responsabilités pour mieux nourrir leurs enfants. La Boussole Malaba a affirmé:

«Il faudrait que la population de Ngandajika produise le maïs, les haricots, les arachides, le soja, les courges et les patates douces. Nous encourageons aussi l’allaitement maternel exclusif de zéro à six mois, et même jusqu’à deux ans ».

En attendant des mesures plus efficaces, les services de La Boussole Malaba comblent les carences alimentaires qualitatives et quantitatives en distribuant de la nourriture et en administrant des soins ambulatoires aux enfants malnutris.

Copyright Radio Okapi

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18 juillet 2011

Bertin Mampaka sur le terrain: actions No Jogging et Anti-tags au Parc Royal

 

Les vacances ont commencé, mais pas pour tout le monde. Après une opération réussie d’éradication des Berces de Caucase au Heysel la semaine passée, Bertin Mampaka, Echevin des Espaces Verts et de l’Environnement de la Ville de Bruxelles, était  de nouveau sur le terrain au Parc Royal de Bruxelles. But de l’opération ? Lancer une campagne de sensibilisation destinée aux usagers du parc afin de diminuer le nombre d’incivilités.

 

« No Jogging » : le mot d’ordre est lancé. Bertin Mampaka pose le premier panneau rappelant aux joggeurs qu’il est interdit d’utiliser les pelouses. L’état des pelouses se dégrade depuis trop longtemps sous les pieds des sportifs et le beau temps a invité l’Echevin à passer à l’action. « Les dégâts sont évidents et nuisent à l’image du Parc Royal qui est tout de même le parc le plus connu de Bruxelles, au cœur de notre ville, entre le Parlement fédéral, le Palais, les ambassades et les bâtiments de la Région bruxelloise. "Par cette action, je veux rappeler que ces nuisances engendrent des coûts à charge de 166.000 Bruxellois. Il est de notre devoir à toutes et à tous de préserver et de respecter l’écrin de beauté qu’est le Parc Royal" précise l’Echevin des Espaces verts. "Comprenez moi bien, j’encourage la pratique du jogging, mais par respect pour la nature, leurs concitoyens et les services des Espaces verts, j’invite les joggeurs à utiliser les chemins et non la pelouse. " continue Bertin Mampaka qui est également l’Echevin des Sports de la Ville de Bruxelles. Les joggeurs qui ne respecteraient pas l’interdiction pourraient recevoir une amende allant de 50 à 250 euros. Cette interdiction permettra aux ouvriers des Espaces verts d’ensemencer les parcelles endommagées et de redonner au Parc sa beauté d’antan.

L’Echevin est ensuite allé à la rencontre des ouvriers chargés de l’entretien du mobilier du parc. Les statues, les bancs et les poubelles du Parc Royal sont régulièrement victimes de vandalisme et d’incivilité. Et la fréquence s’accroît de façon exponentielle. " Dans le temps, les bancs étaient repeints tous les cinq ans. Aujourd’hui, il est impossible de s’en tenir à ce rythme tant le vandalisme à augmenter. Les équipes repeignent les bancs 1 à 2 fois par an" précise Bertin Mampaka qui a également annoncé que des démarches avaient été entreprises afin d’assermenter des membres du personnel des Espaces verts.

Le Parc Royal subit également un grand nombre de dégâts dû aux nombreuses demandes d’occupation de ce lieu stratégique et symbolique. Conscient de cet enjeu, Bertin Mampaka a décidé d’augmenter le montant des cautions et des locations, ainsi que de faire systématiquement payer le montant des dégâts aux organisateurs. Ces mesures s’ajoutent à une politique de réduction des événements organisés dans le parc. Depuis le début de cette année 2011, 24 événements se sont tenus dans le parc de Bruxelles. D’ici la fin de l’année, 43 autres manifestations ont été demandées dans ce même parc. Les chiffres sont à la baisse en comparaison aux autres années et la majorité des manifestations sont des occupations légères. On y trouve, par exemple, un joueur de cornemuse, des promenades contées, petits concerts au kiosque, etc. De plus, pour chaque manifestation autorisée, toutes les mesures nécessaires seront prises pour la protection du parc : étude de la disposition des infrastructures et du public, utilisation de dispositifs de protections, obligation d’installer les infrastructures à des endroits qui ne souffriront pas du poids des installations…

Ecrit par Jérôme (lu sur www.mampaka.com)

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RENTREE PARLEMENTAIRE AU KASAÏ OCCIDENTAL - L’Assemblée provinciale s’assigne deux actions prioritaires

Africa News

Les députes provinciaux vont se consacrer au vote du budget 2012 et de l’édit sur les marchés publics, a rassuré le speaker Omer Mijimbu. A la faveur de l’ouverture de sa session ordinaire vendredi 15 juillet 2011, l’Assemblée provinciale du Kasaï occidental a adopté un ordre du jour essentiellement axé sur deux points prioritaires: le vote du budget 2012 et celui de l’édit portant marchés publics. L’Assemblée compte sur ce dernier texte en vue de permettre au gouvernement Kabasu de signer les contrats pour les travaux de réhabilitation et de développement des infrastructures, et réaliser les actions prioritaires prévues au budget 2011 mais non exécutées.

La rentrée parlementaire a eu lieu le vendredi 15 juillet à l’Assemblée provinciale du Kasaï occidental. Les députés provinciaux ont adopté un ordre du jour dominé par deux points, notamment le budget 2012 et l’édit portant marchés publics. Le speaker Omer Mijimbu a recommandé au gouvernement provincial de déposer au préalable à l’Assemblée le projet du budget avant le 31 juillet 2011, conformément à l’article 140 du règlement d’ordre intérieur. Le gouvernement provincial a été également invité à transmettre l’édit des Finances au gouvernement central au plus tard le 31 août 2012. En attendant le dépôt du projet budgétaire, l’Assemblée provinciale demande au gouvernement provincial de promulguer les édits votés en 2011 qui ne l’ont pas encore été jusqu’à présent.

Mesures d’application
Evoquant les marchés publics, Mijimbu a mis un accent particulier sur la promulgation urgente de l’édit portant péage pour l’utilisation des ponts, routes et bacs sur l’étendue de la province. «Cet édit devrait être accompagné des mesures d’application par Arrêté du gouvernement provincial», a-t-il encore recommandé. ‘L’Assemblée provinciale veillera à l’intégration au budget 2012 des ressources prévisionnelles découlant de l’édit de péage, a promis le speaker. Dans un autre registre, Mijimbu a, quelques jours après la signature des accords de financement entre le gouvernement RDcongolais et les partenaires indiens pour la construction du barrage de Katende, apporté un seul message à la population: «une reconnaissance au président de la République». Celle- ci, a-t-il expliqué, est une dette que la population ouest-kasaienne doit payer à court, moyen et long terme au cours des échéances électorales prochaines. Pour Mijimbu, l’électrification de la province est le seul facteur de développement pour la province du Kasaï occidental tout entière. «Avec la mise sur pied d’un fonds conséquent pour l‘électrification de la province, le président de la République exprime sa volonté politique de faire du Kasaï occidental un foyer de développement pour le centre du pays», a plaidé Mijimbu.
                                                                                            Sandrine N’TSHIRI

 

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Questions directes à Etienne Tshisekedi wa Mulumba

 
Etienne Tshisekedi wa Mulumba. Photo CIC
Né à Luluabourg (Kananga) le 14 décembre 1932, docteur en droit (université de Lovanium), Etienne Tshisekedi wa Mulumba a été plusieurs fois ministre et Premier ministre respectivement sous la IIème République et durant la Transition 1990-1997. Président de l’UDPS (Union pour la démocratie et le progrès social), «Tshi-Tshi», comme l’appellent affectueusement ses compatriotes, est candidat à l’élection présidentielle prévue en novembre de cette année. «J’irai jusqu’au bout, avait-il déclaré lors de l’annonce de sa candidature. Et je gagnerai. Je n’ai aucun doute là-dessus». Jeudi 14 juillet, le leader de l’UDPS a bien voulu accorder à Congo Indépendant un entretien qui s’est déroulé dans un hôtel bruxellois. Son état de santé, la motivation de sa candidature, son bras de fer avec le président Mobutu, l’opposition à Laurent-Désiré et à Joseph Kabila, le thème de campagne du candidat Tshisekedi, les relations avec Vital Kamerhe sont parmi les sujets évoqués.
"La victoire de M. Kabila à l’élection présidentielle est une hypothèse impossible!"

Comment allez-vous ?

Comme vous pouvez le voir, je vais très bien ! 

Cela fait dix mois depuis l’annonce de votre candidature à l’élection présidentielle. Vous savez maintenant l’ampleur de la tâche titanesque qui vous reste à accomplir jusqu’au 28 novembre prochain. Si c’était à refaire, seriez-vous toujours candidat président de la République? 

Absolument ! L’ampleur du travail qui reste à faire ne m’effraie nullement. Bien au contraire. Les trente années de combat de l’UDPS n’a jamais eu qu’une seule finalité : l’avènement de la démocratie dans notre pays. C’est bien cette démocratie qui doit émerger le 28 novembre prochain. Nous allons arriver au pouvoir par la voie démocratique. En créant l’UDPS, notre ambition a toujours été la naissance d’un «Congo nouveau». Je suis candidat à la Présidence de la République pour réaliser le projet de société de mon parti. Ce projet peut être résumé comme suit : un Etat de droit, un Etat où règne la justice et la bonne gouvernance ; un Etat qui lutte contre la corruption et les anti-valeurs.

Quelle est la motivation profonde qui a déterminé votre candidature?

Je crois vous l’avoir dit. Depuis son accession à l’indépendance, le Congo n’a jamais été un Etat digne de ce nom. Le Congo n’a jamais été autre chose qu’une république bananière, une jungle où les plus forts prennent plaisir à brimer les plus faibles. Nous avons mené notre lutte pour obtenir l’avènement d’un Etat où règne la justice et la sécurité juridique au niveau de l’environnement des affaires. Et la sécurité tout court pour les personnes et les biens. L’instauration de l’Etat de droit paraî être la condition fondamentale avant d’amorcer tout projet de développement. Ma candidature à l’élection présidentielle est une suite logique de la lutte de trente ans que j’ai menée contre les différentes dictatures qui ont gouverné notre pays.

Quel sera votre thème de campagne ?

«L’Etat de droit !» sera justement mon thème de campagne. Je ne doute pas que mes compatriotes partageront le souci qui est le mien. Que voit-on ? La corruption et les détournements de deniers publics s’opèrent en toute impunité. Il est urgent de refonder l’Etat. Un Etat crédible parce que respecté et respectable. 

Vous venez d’achever une tournée euro américaine. Que répondez-vous à ceux qui allèguent que le «candidat Tshisekedi» est allé solliciter l’onction ou l’adoubement de l’Occident ? 

Ce genre d’allégations ne peut venir que de certains milieux du PPRD. J’en profite pour leur rappeler que leur «chef» n’a jamais été élu par le peuple congolais. Il a été imposé par le monde extérieur. Les propagateurs de ces assertions sont mal placés pour donner des leçons. Lors de mes rencontres, j’ai exhorté mes interlocuteurs occidentaux à s’abstenir de toute ingérence dans nos affaires comme ce fut le cas en 2006. Je leur ai demandé de laisser le peuple congolais choisir librement la personne de son choix pour le diriger. Je crois pouvoir dire que le message a été bien reçu. Et ce excès d’optimisme, je pense que nous pouvons avoir nos apaisements de ce côté-là. Personne ne viendra nous imposer «quelqu’un» choisi à l’extérieur. 

Maintenez-vous de rentrer à Kinshasa via la ville de Lubumbashi au Katanga ?

Bien sûr. J’ai prévu de rentrer au Congo en passant par le Katanga. Je compte visiter non seulement Lubumbashi mais aussi Kipushi, Likasi et Kolwezi. 

Avez-vous appris que le maire de Lubumbashi ne verrait pas d’un bon œil votre venue dans «sa» cité urbaine ?

C’est son droit de s’exprimer. Que voulez-vous que cela me fasse? 

N’avez-vous pas de craintes pour votre sécurité ? 

Nullement. Ma sécurité est toujours assurée. Je n’ai aucune crainte.

Faisons un petit retour en arrière pour parler de l’Histoire. Vous avez commencé votre lutte en vous opposant au régime du président Mobutu avant de combattre Kabila père et «fils». Que reprochiez-vous à son régime?

Le régime de qui ?

Du président Mobutu…

(Rires). Je viens de vous dire que depuis son accession à l’indépendance, le Congo est une jungle. C’est un non-Etat. Cette situation a commencé avec Mobutu qui était le président-fondateur d’un parti unique. Il faisait la pluie et le beau temps. La population, elle, n’était là que pour danser et chanter pour sa gloire. C’est tout cela qu’on reprochait à Mobutu…

Et Laurent-Désiré Kabila? 

Il a été pire que Mobutu. A fortiori, si j’ai combattu Mobutu je ne pouvais que le combattre également. Lui et son fils.

Justement, que reprochez-vous à «Joseph Kabila»? 

Quelqu’un qui prive la population de sa liberté n’est rien d’autre qu’un dictateur. Le monde actuel n’accepte plus le régime "d’hommes forts" qui régentent tout. C’est terminé ! Le monde moderne veut que le peuple soit dirigé par les représentants qu’il s’est librement donnés.

Que répondez-vous à ceux qui disent que votre bras de fer avec le président Mobutu a fini par prendre le pays en otage et a permis à Laurent-Désiré Kabila et son AFDL de s’emparer du pouvoir ?

Pas du tout. Qui dit ça ? Ce bras de fer était une nécessité pour permettre l’émergence des valeurs démocratiques au Congo. Rappelez-vous que Mobutu avait l’habitude de jurer que tant qu’il sera vivant il n’y aura pas deux partis politiques au Congo. Ce bras de fer l’a amené justement à prononcer son discours du 24 avril 1990 ouvrant le pays au multipartisme. Le cas de Laurent Kabila est, en revanche, un autre problème. Après le génocide au Rwanda, les Hutus se sont réfugiés dans les provinces du Kivu. Au lieu de les désarmer et les installer à plus de 150 kilomètres de la frontière commune avec leur pays d’origine, Mobutu n’a pas accomplit ces deux conditions exigées pourtant par la réglementation internationale. 

Certains disent que c’est aux Nations Unies - à travers le Haut commissariat aux réfugiés - qu’incombait la charge de «déplacer» ces réfugiés… 

Le HCR n’est pas le «chef» du Congo. C’est Mobutu qui devait assurer cet éloignement. Les réfugiés hutus ont profité de cette proximité pour mener des incursions au Rwanda à partir de notre territoire. Qui est le chef d’Etat qui peut accepter une telle situation ? Voilà comment Kagame a imaginé d’attaquer le territoire congolais pour régler des comptes à Mobutu. Il a, pour ce faire, demandé à l’ancien président tanzanien Julius Nyerere de lui trouver un citoyen congolais pouvant servir de «couverture». C’est ainsi que Laurent Kabila - qui se livrait au trafic d’or dans la région de Fizi - a été contacté et placé à la tête de l’AFDL {Ndlr : Alliance des forces démocratiques pour la libération du Congo}. Voilà comment Kabila est entré au Congo ! A l’époque, le processus démocratique se poursuivait normalement. Nous avions, à l’instar d’autres Etats africains, organisé la Conférence nationale souveraine. Celle-ci avait pris des résolutions d’une haute importance, accueillies favorablement par la population. Comme vous le savez, j’ai élu Premier ministre en août 1992. Le pays se trouvait sur la bonne voie. La guerre de l’AFDL est venue tout bouleverser.

Que répondez-vous à ceux qui vous reprochent votre voyage à Kigali, au Rwanda, à l’issue des travaux du Dialogue inter congolais organisé en décembre 2002 en Afrique du Sud ?

Savez-vous pourquoi je me suis rendu à Kigali ?

C’est justement ce que l’opinion congolaise voudrait savoir…

Alors qu’on se trouvait à Sun-City, Messieurs Kabila et Bemba ont quitté le Dialogue frauduleusement pour rentrer au pays. Ils ont par la suite envoyé leurs délégués à Matadi pour former un gouvernement. Le premier gardant son poste, le second, Premier ministre. Ils ont donc abandonné le dialogue. J’ai dû alors me rallier au troisième belligérant en l’occurrence le RCD d’Azarias Ruberwa. «C’est idiot, ai-je dit à Monsieur Ruberwa. Nous sommes venus ici pour instaurer la paix. Comment pourrait-on réaliser cet objectif en l’absence de deux autres belligérants?» Vous le savez autant que moi que le RCD était le belligérant le plus puissant au plan militaire. Il pouvait éliminer les deux autres. L’UDPS s’est allié au RCD pour faire contrepoids aux deux belligérants. Nous avons décidé d’effectuer une tournée de sensibilisation non seulement à Kigali mais aussi à Abuja, au Nigeria et à Harare, au Zimbabwe. L’objectif se limitait à solliciter des pressions diplomatiques afin de ramener Kabila et Bemba à la table de négociations. Ils sont effectivement revenus. Sans cette démarche, il n’y aurait jamais eu de Dialogue intercongolais. Notre but n’était nullement d’aller nous entretenir avec le président Paul Kagame. Je tiens à rappeler qu’après la reprise de ces négociations politiques, les belligérants se sont accaparés de tous les postes en oubliant l’UDPS. C’est ainsi que leur «comédie» dite «1+4» a vu le jour. 

Faisons un peu de la «futurologie politique». Le 6 décembre prochain, vous êtes élu Président de la République démocratique du Congo. Quelles sont les trois premières mesures que vous allez annoncer?

La première mesure consiste à moraliser la société congolaise.

En faisant quoi, concrètement ? 

Par un «discours moral», je vais exhorter les citoyens à réapprendre à faire la distinction entre le bien et le mal. Depuis l’accession de notre pays à l’indépendance, notre peuple a perdu le sens des valeurs. Notre peuple a perdu ses repères. Notre peuple a perdu la capacité de faire la distinction entre l’intérêt général et l’intérêt particulier. L’intérêt public et l’intérêt privé. J’entends rappeler à la population que l’exercice d’une parcelle de responsabilité est une charge. C’est un service à rendre à la communauté. Quand on est chef de l’Etat ou ministre, c’est avant tout pour servir la collectivité. 

Pensez-vous changer la mentalité des Congolais rien que par une «causerie morale» ?

Il faut bien commencer quelque part. L’UDPS a l’ambition d’exercer le pouvoir afin de réformer la société congolaise. 

Les deux autres mesures…

La deuxième mesure concerne la sécurité nationale. Il s’agit de la mise sur pieds d’une véritable armée nationale. Il en est de même d’une police nationale. Le Congo n’a jamais eu de véritable armée nationale capable de garantir l’intégrité du territoire national tout en assurant la sécurité des personnes et des biens. La troisième mesure concerne le bien-être de la population par l’accès aux services sociaux de base. A savoir : l’eau courante, la santé, l’électricité et l’éducation. Il va sans dire qu’il faudra construire des routes, moderniser le réseau de chemins de fer pour rapprocher les Congolais vivant aux quatre coins du pays. Voilà les premières actions que je me propose de mettre en œuvre dès mon entrée en fonction.

Vous avez sans doute appris la résurgence du choléra et de la rougeole dans plusieurs provinces notamment la Province Orientale, l’Equateur, le Bandundu, Kinshasa. N’avez-vous pas le sentiment que l’Homme a été «oublié» par les différents gouvernements ? 

Absolument! Rien d’étonnant dans un pays où l’Etat est inexistant. Des individus se sont accaparés du pouvoir d’Etat pour se servir. Ces individus n’ont aucun souci du bien commun. Le constat est là : les hôpitaux du pays sont essentiellement ceux construits à l’époque de la colonisation belge. Voilà pourquoi, nous estimons qu’il faut réhabiliter l’Etat pour que le pays soit non seulement gouverné mais aussi administré pour le bien de tous.

Parlons un peu des élections. Comment l’opposition compte-t-elle contrer la tricherie ? 

Par tous les moyens. C’est d’ailleurs le sens du mémo que le secrétaire général de l’UDPS a remis le 4 juillet aux responsables de la Commission électorale nationale indépendante. Nous avons relevé plusieurs irrégularités de nature à favoriser la fraude. Ma présence à l’extérieur est motivée notamment par la nécessité de demander aux gouvernements occidentaux qui financent l’organisation des élections au Congo de faire pression sur Kabila et d’autres afin qu’ils s’abstiennent de toute action frauduleuse pour se maintenir au pouvoir. Ils doivent laisser le processus électoral se dérouler librement.

A moins de quatre mois de l’organisation de l’élection présidentielle et les législatives, le parti présidentiel, le PPRD, continue à jouir d’une sorte de monopole au niveau des médias publics. Pourquoi l’opposition semble timorée sur cette question ? 

Depuis mon retour au pays le 8 décembre dernier, des actions ont été entreprises. En observant bien, vous remarquerez que les médias commencent à s’ouvrir à tous les courants politiques. La liberté a toujours été le résultat d’une conquête après une lutte politique. Rien ne se donne gratuitement. Je peux vous assurer que la pression de l’opposition est assez forte pour le moment. J’ai la conviction que nous allons arracher l’accès de tous les courants politiques dans les médias d’Etat.

Avez-vous de contacts avec Vital Kamerhe et son parti l’Union de la nation congolaise ?

Non !

Pourquoi ? Y a-t-il un problème?

Il n’y a aucun problème. Je considère simplement que ce n’est pas à moi à aller voir Kamerhe. S’il ne veut pas me voir, c’est son problème.

Qu’en est-il de la désignation du «candidat commun» de l’opposition à l’élection présidentielle ? 

La question sera examinée à mon retour à Kinshasa. Je me propose de rentrer au Congo dans une semaine. L’opposition a déjà accepté le principe du «candidat unique». Nous avons remis à plus tard la mise sur pieds d’une plateforme commune. Dès mon retour, nous allons entamer la deuxième étape consistant à l’organisation des composantes de cette structure.

Un militant de l’UDPS, Serge Lukusa, est décédé lors du sit-in organisé le 4 juillet devant la Ceni. Les autorités policières ont laissé entendre que cette manifestation n’était pas autorisée. Quelle est votre réaction au sujet de la répression policière?

Je ne peux que «féliciter» Monsieur Kabila. Depuis qu’il est à la tête du pays, il ne fait que tuer. Il tue des fonctionnaires. Il tue des journalistes. Il tue des défenseurs des droits de l’Homme. Notre «combattant» est mort simplement parce qu’il a exprimé son opinion sur la voie publique. C’est ça le régime de Kabila. Un régime qui n’est nullement différent des régimes précédents. L’UDPS combattra toujours ce genre de système.

Le président fédéral de l’UDPS-Lukunga, Claude Kabala Muimba, a été arrêté sans mandat le 8 juillet. Avez-vous été informé ?

Bien sûr ! Je suis régulièrement informé sur tout ce qui touche la vie de notre parti. Le secrétaire général de l’UDPS a été instruit d’exiger sa libération. Nos militants sont constamment l’objet d’intimidation. C’est tout simplement inacceptable. On ne peut plus intimider un parti comme l’UDPS. Notre parti vient de loin. Et ce ne sont pas des «gamins» qui vont l’empêcher d’atteindre son but.

Nous sommes le 6 décembre 2011. «Joseph Kabila» est proclamé «vainqueur» de l’élection présidentielle. Comment réagirez-vous ?

C’est impossible ! Il ne pourra pas remporter cette élection. Et ce, même en cas de fraude massive.

Quelle serait votre réaction dans cette hypothèse? 

C’est une hypothèse impossible !
Propos recueillis par Baudouin Amba Wetshi
© Congoindépendant 2003-2011

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