28 juillet 2011

Arrivée d’Etienne Tshisekedi à Lubumbashi

Moïse Katumbi appelle la population au calme

 

Par Willy Kabwe

 

Sans trompette ni tambour battant, le gouverneur élu du Katanga Moïse Katumbi Chapwe est rentré hier mercredi à Lubumbashi après trois semaines de vacances passées en dehors du pays. Sa présence met un terme à toutes les rumeurs folles qui avaient couru sur son supposé exil politique. Par ailleurs, abordé par la presse locale sur le prochain voyage d’Etienne Tshisekedi dans la ville cuprifère, Moïse Katumbi a appelé la population au calme et rejeté les commentaires biscornus distillés à ce sujet.

 

Des sources dignes de foi, il nous revient que le gouverneur du Katanga, Moïse Katumbi Chapwe, est arrivé à Lubumbashi hier mercredi en fin de matinée. De la même manière qu’il était parti, il n’avait pas mobilisé la foule pour l’accueillir. Raison avancée : son retour au pays ne doit pas constituer un événement devant conduire à un arrêt de travail et autres activités commerciales dans la ville, a dit un membre du protocole d’Etat.

Celui-ci a aussi confirmé qu’à peine arrivé, le gouverneur du Katanga est allé directement inspecter l’exécution des travaux des cinq chantiers de la République sur la ville. Preuve, si besoin en était encore, qu’il est un travailleur infatigable qui aime son pays et sa population.

Montrant sa grandeur d’âme et d’esprit, l’homme de Kashobwe a fait fi de tout le mal qui a été raconté en son absence sur son séjour à l’étranger, laissant aux pourceaux le soin de se complaire dans la crasse.

De le voir ainsi sur les chantiers alors qu’on le donnait pour candidat à l’exil politique, la foule a accouru et l’a submergé. Car, la surprise était totale et l’émotion à son comble. N’en croyant pas ses yeux, rapporte un de ses proches, une dame d’une cinquantaine d’années est tombée en syncope. Après avoir crié : « Moïse ! ». Elle a été tout de suite admise dans un centre hospitalier pour des soins urgents.

Dès lors, ce retour au pays vient de mettre fin aux rumeurs folles que des adversaires en mal de positionnement politique s’étaient permis de vulgariser en propageant la nouvelle selon laquelle le gouverneur du Katanga a fui le pays avec famille et biens. Comme toujours, certains médias avaient été utilisés pour faire la sale besogne. En se distinguant par une sorte de banditisme journalistique qui n’honore pas la corporation.

« Si le ridicule pouvait tuer !», s’est écrié un observateur sur place à Lubumbashi. Celui-ci a confié à un confrère qu’il était bon que les « langues pendues » se coupent et que la honte couvre leurs propriétaires.

Saisissant l’opportunité, la presse locale s’est empressée d’aborder avec le gouverneur du Katanga la question de l’arrivée prochaine d’Etienne Tshisekedi à Lubumbashi. Dans la foulée, il a rejeté tous les colportages sur des soi-disant appels xénophobes à l’endroit du leader de l’UDPS qui auraient été proférés par des leaders politiques katangais.

Sans tergiverser, Moïse Katumbi a appelé la population au calme. Il a rappelé que sa province a la réputation d’être hospitalière. Selon lui, le président national de l’UDPS est un Congolais qui a le droit d’aller partout au Congo, en l’occurrence au Katanga. Et en sa qualité de leader , il a le droit de visiter les membres de son parti, particulièrement en cette période de fièvre électorale.

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RDC: l’opposition exige son implication dans la gestion du serveur central de la Ceni

 – Le secrétaire général de l'UDPS, Jacquemin Shabani ce 21/07/2011 à Kinshasa, lors d'une conférence de presse. Radio Okapi/ Ph. John Bompengo – Le secrétaire général de l’UDPS, Jacquemin Shabani ce 21/07/2011 à Kinshasa, lors d’une conférence de presse. Radio Okapi/ Ph. John Bompengo

Lundi 25 juillet lorsqu’ils ont quitté le palais du peuple refusant d’adopter le code de bonne conduite pour les élections, les opposants avaient promis de se concerter et de poser des préalables. C’est fait. Mardi 26 juillet à Kinshasa, ils ont demandé à la Ceni d’impliquer l’opposition dans la gestion du serveur central de la Ceni et dans l’audit du fichier électoral.

La déclaration de l’opposition a été lue par Jacquemin Shabani, le secrétaire général de l’UDPS, à l’issue d’une concertation de 24 heures, entre les partis de l’opposition.

Selon Jacquemin Shabani, les préalables posés par l’opposition  avant l’adoption du code de bonne conduite électorale sont des instruments majeurs pour évaluer la confiance entre elle et la Commission électorale nationale indépendante (Ceni).

Outre son implication dans la gestion du serveur central, l’opposition exige aussi à la Ceni de prendre en compte le vote et la publication de l’annexe de la loi électorale avant le dépôt des candidatures. Les opposants veulent aussi que les bureaux de vote soient mis en réseau avec les serveurs.

L’opposition a rappelé que la sécurisation du processus électoral passe par l’installation de la cour constitutionnelle et des autres juridictions qui doivent trancher les contentieux électoraux.

Faisant allusion aux dernières marches de l’UDPS à Kinshasa, Jacquemin Shabani a réclamé l’implication de la Ceni pour la libération des militants de l’UDPS interpellés et mis aux arrêts.

Autre exigence de l’opposition: la publication des informations concernant les opérations liées à l’impression des bulletins de vote et l’audit des finances de la Ceni et de la CEI.

« Les partis et groupements de l’opposition réaffirment leur volonté de participer aux élections transparentes, démocratiques et apaisées », a rassuré Jacquemin Shabani.

 

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Retrouvailles entre le Gouverneur du Katanga Moise Katumbi et Pie Tshibanda

C'est tout à fait par pur hasard que nous sommes tombés sur cette vidéo de Pie Tshibanda, l'écrivain et conteur Congolais, résident en Belgique. Nous n'avons pas de précisions sur la période où elle a été tournée. Nous la situons toute fois entre la fin de 2010 et le début de 2011.

Pie Tshibanda retrouve son ancien élève Moise Katumbi Chapwe, l'actuel gouverneur du Katanga. Ce dernier, accompagné de son équipe du gouvernement provincial, est en transit en belgique en partance pour l'Italie où ils doivent rencontrer des investisseurs éventuels. En fait, l'essentiel de la vidéo est constitué des entretiens que Pie a eus avec le gouverneur et ses ministres provinciaux. Nous avons voulu partager avec vous cette vidéo parce que les sujets traités sont toujours d'actualité. Veuillez suivre leurs entretiens!


Retrouvailles entre le Gouverneur Moïse Katumbi Chapwe et Pie Tshibanda

L.K.

 

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En vidéo: Arrivée d'Etienne Tshisekedi en Afrique du Sud

"A tout seigneur, tout honneur". Toutes les Congolaises et tous les Congolais, résidant en Afrique du Sud, s'étaient donné rendez-vous à Johannesbourg pour réserver au Candidat du peuple, Etienne Tshisekedi, un accueil chaleureux. Je vous prie de suivre plutôt la vidéo.


TSHISEKEDI. ARRIVEE A JOHANNESBOURG

L.K.

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27 juillet 2011

Qui de Tshisekedi, Kamerhe, Kengo, Kashala … peut remporter les primaires de l'opposition ?

 

La mue de l'Alliance de la Majorité Présidentielle en Majorité Présidentielle vise à doter Joseph Kabila, le Président sortant; d'une structure plus efficace dans sa quête de conservation de pouvoir. Alors que le camp présidentiel fait bloc autour de Kabila, les opposants sont encore divisés sur la stratégie de l'alternance. Le trop plein d'égo de certains membres de l'opposition met en péril les chambardements qu'une partie de la population souhaitent voir dans les arcanes du pouvoir. Entretemps, plusieurs ténors de l'opposition ont déjà annoncé leur candidature pour briguer le fauteuil présidentiel. Le premier à s'être lancé dans, la bataille est le président de l'Union pour la Démocratie et le Progrès Social (UDPS), Etienne Tshisekedi Wa Mulumba, longtemps absent du pays pour des raisons de santé. Depuis son retour triomphal de l'Europe et le succès de son meeting du 24 avril dernier au stade Tata Raphaël, où avait afflué de dizaines de milliers de sympathisants, il s'est d'ores et déjà déclaré candidat à l'élection présidentielle. Cette déclaration unilatérale du sphinx de Limete n'était pas du goût de tous les autres opposants, qui veulent une candidature unique de l'opposition après un consensus. Le président de l'Union pour la Nation Congolaise, Vital Kamerhe, l'ex speaker de l'Assemblée nationale, a aussi clairement indiqué ses ambitions pour le fauteuil présidentiel. Chaque jour qui passe l'ex bras droit de Kabila, ragaillardi par une tournée réussie à l'Est du pays, s'affirme sans complexe comme une alternative à l'actuel pouvoir.

Kengo Wa Dondo, le président du Sénat s'est aussi lancé dans la course présidentielle récemment avec la sortie le dimanche dernier de son parti politique, l'Union des forces du changement, UFC en sigle. Léon Kengo dont la stature d'homme d'Etat, et la compétence fait l'unanimité, a souhaité lui aussi une candidature nique et consensuelle de l'opposition tout en indiquant que le candidat de l'opposition soit chrétien. Oscar Kashala n'est pas en reste, le' célèbre cancérologue qui avait obtenu 4% aux élections générales de' 2006, le plaçant ainsi à la cinquième position, est revenu au pays, lui aussi dans la perspective des élections générales du 28 novembre prochain. François Muamba Tshishimbi, ex Secrétaire général du Mouvement de Libération du Congo (MLC), désormais à la tête de l'Alliance pour le Développement et la République (ADR), est le seul ténor : “de l'opposition a avoir dit clairement qu'il n'envisage pas de briguer la magistrature suprême mais bien entendu qu'il travaille à une' candidature unique et consensuelle de l'opposition.

L'opposition congolaise qui est plurielle doit donc trouver un' mécanisme de désignation d'un candidat unique pour ne pas compromettre ses chances réelles d'accéder au pouvoir. C'est ainsi que l'idée des primaires est avancée pour  essayer de départager tous les candidats de l'opposition à la candidature unique de l'opposition. La non réalisation de «cinq chantiers de la République» est un argument de taille des opposants en ce sens que pas grand-chose n'a été faite aussi bien dans les infrastructures que dans le social. Ce qui d'ailleurs a fait dire au tribun hors pair qu'est Kamerhe que «cinq chantiers=zéro chantier ».

Les propos de V. Kamerhe rappellent ceux tenus par Etienne Tshisekedi et Jean-Pierre Bemba, lors de la visite du président de l'UDPS à la Haye, les deux avaient qualifié la situation générale de la RDC sur tous les plans de « catastrophique ». L'échec du programme phare de la majorité présidentielle que sont les « cinq chantiers » caricaturés par les opposants de « cinq sentiers » n'est pas suffisant à lui seul pour assurer l'alternance. Les chances de l'alternance sont dans l'unité et la cohésion de l'opposition. Cependant, dans la perspective des primaires de l'opposition pour la désignation d'un candidat unique, quels sont les atouts et les faiblesses des uns et des autres candidats déclarés de l'opposition ? Tshisekedi d'abord a comme principal atout sa constance dans l'opposition depuis sa rupture avec le Maréchal Mobutu dans les années 1980, ceci lui a valu une popularité exceptionnelle à Kinshasa et ailleurs. Depuis le pays ne s'est jamais bien porté confortant ainsi sa position de fermeté envers tous les pouvoirs successifs que ça soit celui de Laurent-Désiré Kabila ou celui de Joseph Kabila. Tshisekedi a une longue expérience d'homme d'Etat, plusieurs fois ministres, ambassadeurs, mandataires publics, vice-président de l'Assemblée nationale et premier ministre. Il a aussi le bénéfice d'être perçu par bon nombre de congolais comme le père de la démocratie. Sa moralité aussi est mise en exergue par' ses partisans qui estiment que le pays qui traverse une grave crise morale a avant tout besoin d'un homme irréprochable moralement. En tout cas, sur ce point et sur celui de l'avènement de la démocratie, même ses plus farouches opposants dans la majorité lui reconnaissent le mérite d'avoir contribué à la déchéance de la dictature mobutienne et partant, l'un des artisans majeurs de la démocratie. Ses partisans l'identifie à Mandela et aimerait le voir dans le fauteuil présidentiel. Cependant, on lui reproche son côté conflictuel dans les rapports interindividuels et son côté intransigeant. Le manque parfois de lucidité, l'empêche de bien appréhender les rapports de forces politiques sans cesse mouvants. L'âge avancé d'Etienne Tshisekedi est perçu parles uns comme un atout en ce qu'il confère la sagesse; pour les autres l'âge, de Tshitshi est un handicap pour les fonctions présidentielles, qui sont très exigeantes. Ensuite, le sémillant Kamerhe dont le dynamisme et l'intelligence forcent l'admiration.

A peine opposant, il s'est vite imposé comme une alternative à Etienne Tshisekedi, l'opposant historique. Très populaire chez les jeunes, il est perçu comme quelqu'un de courageux qui a su résister au président Kabila et à sa famille politique. L'opinion lui reconnaît aussi, la qualité de sa direction à la tête de l'Assemblée nationale, où, les débats étaient de haute facture. Il a aussi comme avantage' une connaissance approfondie du Congo profond pour l'avoir sillonné dans tous les sens. Il parle les 4 langues nationales, ce qui le met à l'aise devant n'importe quel auditoire. Kamerhe a aussi l'avantage d'avoir une vision sur ce qu'il veut faire une fois au pouvoir. Sa vision inspirée du succès Brésilien incarné par Lula a fait l'objet d'un livre qu'il a publié récemment chez Larciers. Kamerhe trame aussi une belle carrière au sommet de l'Etat. Tour à tour, conseiller dans les cabinets ministériels, conseillers à la présidence de la République, Commissaire adjoint au processus de paix, ministre et récemment président de l'Assemblée nationale. Toutefois, sa jeunesse dans l'opposition lui' est reprochée par ses pairs de l'opposition. Alors que Tshisekedi n'hésite pas une seule fois d'égratigner Joseph Kabila, Kamerhe lui semble l'épargner, stigmatisant seulement' le « programme des cinq chantiers ». Cela se comprend un peu, car il a tout de même été un des plus proches collaborateurs 'de Joseph Kabila, au sujet duquel il a écrit un ouvrage très élogieux.

Un autre prétendant, c'est Kengo. Celui-ci a battu le record de longévité dans les arcanes du pouvoir. Plusieurs' fois ministres sous la deuxième République, premiers ministres, procureur général de la République et actuellement, il est toujours en fonction et à la tête du Sénat, Léon Kengo est un homme dont l'expérience dans l'exercice du pouvoir est incontestable. Cette longévité au pouvoir n'est pas un atout pour Kengo, qui est comptable aux yeux de certains Congolais de la débâcle économico-sociale du pays. Kengo est aussi associé au programme de privatisations sauvages des années 90. L'homme de la rigueur a aussi fait les frais du programme d'ajustement structurel des institutions de Bretton Woods qu'il s'était employé à appliquer avec zèle au détriment du social. Les coupes budgétaires sombres qui s'en étaient suivies dans le secteur de la santé et de l'éducation, ont fini par ternir durablement son image dans l'opinion congolaise. Et tout récemment, on lui a reproché de ne s'être pas suffisamment impliqué pour faire échec à la révision constitutionnelle de décembre 2010. Perçu comme l'homme des occidentaux, cette image défavorable lui colle à la peau et l'empêche de rayonner comme il le souhaiterait. Enfin, Oscar Kashala, après un score plus qu'honorable en 2006, a dilapidé son capital électoral à cause de son absence prolongée au pays. Ceci a entraîné une démobilisation de son électorat et a conduit à des dissensions internes au sein de son parti l'UREC. Il serait quand même trop tôt de l'enterrer vite. Ce qui a avait fait sa force en 2006 demeure:
Sa compétence, son intégrité et le prestige de son métier, cancérologue de renommée mondiale.

En tout cas, il appartiendra aux primaires de l'opposition de définir le critérium du candidat de l'opposition et de départager selon un mode précis et transparent tous les prétendants. Et que tout le monde s'incline et soutienne cette candidature issue des primaires. Sinon, la possibilité d'alternance en novembre 2011 reviendra à une utopie.

                                                                                                   Robert TANZEY

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Les commerçants congolais font la chasse aux étrangers

 

A Kinshasa, la capitale de la République démocratique du Congo (RDC), le mardi 26 juillet ne fut pas une journée où il fallait chercher à faire ses courses. La plupart des marchés de la ville, notamment le marché central, sont restés désespérément fermés. Et pour cause: les  commerçants sont descendus dans la rue pour protester contre l’exercice du petit commerce par les étrangers, rapporte Radio Okapi, la radio des Nations unies en RDC.

Une marche a traversé toute la ville jusqu’aux services du Premier ministre, Adolphe Muzito, où les commerçants détaillants congolais ont déposé un mémorandum exigeant que leur soit exclusivement réservé l’exercice de la vente en détail dans les marchés:

«Dans notre mémo, nous réclamons que le petit commerce soit sécurisé. Il faut qu’il revienne aux Congolais. Nous constatons qu’il est envahi par les expatriés», a déclaré l’un des manifestants.

Le portail d’information Senego.com, qui relaie également la nouvelle, explique que les vendeurs détaillants de la RDC s’insurgent contre l’accaparement par des étrangers de leur secteur. Ce qui aurait tendance à appauvrir davantage les nationaux, alors que l'article 35 de la Constitution congolaise réserve à ces derniers l’exclusivité du petit commerce.

Radio Okapi ajoute que les principales organisations syndicales de commerçants au Congo, le Syndicat national des vendeurs du Congo (SNVC), le Rassemblement national pour l’épanouissement des entreprises congolaises, (Raneeco) et l’Union pour le développement du commerce au Congo (UDCC) cherchent ainsi à faire pression sur le gouvernement.

«Nous réclamons du gouvernement d’interdire aux expatriés et étrangers d’exercer le petit commerce et de vendre en détail dans notre pays», ont déclaré les syndicats.

Senego.com fait savoir que ces critiques visent surtout les commerçants chinois et indo-pakistanais qui se sont installés ces dernières années dans les marchés de la capitale congolaise, où ils proposent des produits bien moins chers que les nationaux. Ces étrangers, alors que la loi le leur interdit, pratiquent à la fois le commerce de gros et de détail.

«Les Chinois étaient venus pour autre chose, mais les voilà en train de faire autre chose, regrette un vendeur. Ils ont exagéré, alors que nous avons toujours vécu avec des Ouest-Africains sans problème, mais ils ne sont jamais allés si loin.»

La marche de protestation des commerçants congolais rejoint la vague de mouvements sociaux que connaît la RDC depuis quelques temps, à l’approche des élections présidentielle et législatives théoriquement prévues en novembre 2011.

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Une délégation de l’Assemblée provinciale visite le polygone minier de la MIBA

Mbuji-Mayi, Une délégation de l’Assemblée provinciale du Kasaï Oriental, composée des députés et des membres du personnel de l’administration, conduite par le vice-président Charles Mpongo Dimandja, s’est rendu la semaine dernière au polygone minier de la MIBA pour  vérifier l’effectivité de la relance du travail dans cette entreprise.

La délégation a notamment visité les ateliers mécaniques, le garage, la colline 14 en pleine exploitation grâce à une mini-drague, la laverie de Dibindi, les services de traitement des échantillons géologiques et autres chantiers. Un hommage mérité a été rendu au Chef de l’Etat, Joseph Kabila Kabange pour avoir réalisé la promesse faite pour la relance des activités de la MIBA, cette entreprise dont la production se réalise de manière  progressive.

Le vice-président de l’Assemblée provinciale sollicite de nouveaux investissements  auprès du gouvernement central  pour réussir l’étape de la certification des réserves de la MIBA. Il a invité tous les cadres et agents à plus de conscience et de reconversion des  mentalités en vue de protéger le patrimoine de la MIBA.ACP/BUM.-


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Lodja: 13 maisons incendiées en 2 nuits

Treize maisons ont été incendiées à Lodja, au Kasaï-Oriental, lundi 25 et mardi 26 juillet la nuit. L’origine de feu n’est pas encore connue. L’administrateur de territoire incrimine des voleurs nocturnes, alors que la police parle «d’incendies criminels relevant de l’intolérance politique qui règne dans cette partie du pays.»

Selon la police, cette série d’incendies s’est effectuée en deux temps:

  • dans la nuit du lundi à mardi, une dizaine de maisons ont brûlé dans la cité de Lodja.
  • dans  la nuit de mardi à ce mercredi, trois autres maisons sont parties en fumée.

Un journaliste de la RTNC locale, un juge au tribunal de la paix, un agent de la RVA ainsi qu’un sous commissaire de la police ont perdu leurs habitations dans ces incendies.

Aucun mort n’est enregistré. Par contre, il y a eu beaucoup de dégâts matériels, indique la police.

A l’administration du territoire, l’on attribue ces incidents aux voleurs nocturnes.

Cependant, la police ne soutient pas cette thèse. L’inspecteur provincial de la Police nationale congolaise (PNC)/ Kasaï-Oriental trouve paradoxal qu’un voleur incendie ce qu’il est censé voler.

Pour lui, il s’agit probablement des personnes qui se font justice.

« Seule l’enquête ouverte par la police fera éclater la vérité », renseigne la même source.

Ces trois dernières années, le district du Sankuru dans le nord du Kasaï-Oriental a connu plusieurs incendies des maisons d’habitation dus principalement à l’intolérance politique.

C’est ce qu’avait révélé le rapport d’une mission conjointe Monuc, assemblée provinciale et gouvernement provincial, effectuée du 12 au 14 mai 2010 à Lodja, sur les incendies survenus un mois plus tôt dans cette cité.

Ces drames constituaient, selon ce rapport, une conséquence des conflits ethniques exacerbés par des rivalités entre différents partis politiques dans ce district.

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Jeune Afrique: RDC : autopsie d'un crash


26/07/2011 - Avions-cercueils, pistes trouées, personnel non qualifié… Le pays est habitué aux catastrophes aériennes. Mais dans l’accident du Boeing 727, le 8 juillet à Kisangani, c’est l’État congolais, à travers sa Régie des voies aériennes, qui est sur le banc des accusés. Enquête exclusive.

Quatre-vingt-trois victimes. Plus encore. Une semaine après le crash d’un Boeing 727 de la compagnie Hewa Bora sur l’aéroport de Kisangani, le 8 juillet, une demi-douzaine de blessés graves luttaient toujours contre la mort dans des hôpitaux de Kinshasa. Même dans un pays habitué aux catastrophes aériennes comme d’autres le sont aux tremblements de terre, le choc est rude. Bien que figurant, comme toutes ses consœurs congolaises, sur la liste noire des compagnies interdites de vol au-dessus des espaces européen et nord-américain, Hewa Bora Airways jouissait en RD Congo d’une réputation plutôt flatteuse: elle était la seule que les Bérets bleus de l’ONU étaient autorisés à emprunter, la seule à assurer une liaison plurihebdomadaire avec l’Afrique du Sud, la seule aussi à se battre pour obtenir la fameuse certification Iata/Oaci qui lui aurait permis de relier Bruxelles, Paris ou Londres.

Pourtant, le PDG de Hewa Bora, Stavros Papaioannou, ancien pilote de ligne congolais d’origine grecque qui a fondé la compagnie il y a une dizaine d’années, avant d’en faire la plus importante (treize avions, dont neuf Boeing) et la moins infréquentable dans un pays qui détient le record mondial des accidents aériens, a de quoi, dans une certaine mesure, atténuer son désarroi. Cette fois en effet, ce n’est ni l’appareil ni l’équipage qui sont semble-t-il en cause, mais bien la gestion au sol de l’aéroport. En d’autres termes, l’État congolais à travers sa société spécialisée, la Régie des voies aériennes (RVA), corps sclérosé et acéphale, fort de 5200 fonctionnaires, dont le territoire de compétence (ou d’incompétence) couvre un espace grand comme quatre fois la France.

Il est 14h50 ce vendredi 8 juillet quand le Boeing 727-200 immatriculé 9Q-COP, en provenance de Kinshasa avec 112 passagers à bord, entre en contact avec la tour de contrôle de l’aéroport de Kisangani-Bangoka. « Visité » récemment et en bon état de navigabilité, ce 727 a une histoire. En service chez Lufthansa en Allemagne, il a été vendu en 2003 pour servir d’avion VIP au défunt président togolais Eyadema, puis à son fils Faure et enfin à un politicien nigérian. Reconfiguré en version commerciale classique, il est acquis par Hewa Bora en 2007. Le commandant de bord, Paul Mestry, un métis belgo-congolais, flanqué d’un copilote et d’un mécanicien navigant, est tout sauf un débutant7500 heures de vol, dont 5300 sur Boeing 727 et des stages réguliers sur simulateurs de vol à Johannesburg. Il connaît comme sa poche la plupart des cinquante-quatre aéroports du pays et il sait ce dont chacun se doute mais que nul n’ose dire: aucun, pas même les quatre « internationaux » (Kinshasa, Kisangani, Goma, Lubumbashi), ne respecte les normes de sécurité. Pas de balises d’approche, pas de radars primaires et secondaires, pas de radars météo, rien ne fonctionne. À Kinshasa-N’Djili, Air France et Brussels Airlines ont dû installer à leurs frais un signal visuel au sol pour les approches de nuit. Ailleurs, « on fonctionne avec des cartes satellitaires qui ne fournissent aucune prévision et au GPS, soupire un pilote, et on fait confiance aux contrôleurs aériens ». Or, la plupart des contrôleurs congolais ont été formés sur le tas et ceux qui l’ont été à l’étranger n’ont suivi aucun stage de remise à niveau depuis des lustres.

Affolés. Lorsque le commandant Mestry décolle de Kinshasa en direction de Kisangani, il ne dispose donc d’aucune prévision météo: la station de l’aéroport de N’Djili est en panne. Les deux contrôleurs de la tour de Kisangani, eux, savent qu’un orage d’une grande violence est en train de se former dans leur région. La carte météo satellitaire qu’ils ont sous les yeux indique une large tache rouge au-dessus de la ville. « Dans ces cas-là, explique un spécialiste, on interdit tout atterrissage et décollage le temps que la perturbation s’éloigne. On prévient les avions en vol et on leur dit de tourner en rond en attendant. C’est le b.a.-ba du contrôleur. » Le problème est que les deux hommes de la tour de Kisangani sont l’un, un simple stagiaire, l’autre un titulaire dont la licence a expiré. Leur mise en place ce jour-là a été avalisée par le directeur local de la RVA. Non seulement ils n’osent décréter la fermeture de l’aéroport mais, visiblement affolés par l’orage qui vient d’éclater, ils vont, selon les premiers éléments de l’enquête, donner au commandant Mestry une série d’indications erronées. Lorsque ce dernier, un peu inquiet, interroge l’un d’entre eux par radio sur la voie à suivre alors qu’il est à douze milles nautiques (environ vingt kilomètres) de l’aéroport, le contrôleur lui répond que la voie est libre et qu’il peut terminer sa descente. Il répète le même message quand l’avion est à quatre milles nautiques. Puis, il l’engage sur un axe d’approche de la piste aberrant qui envoie le 727 droit au cœur de la cellule orageuse, alors qu’un autre, moins risqué, était disponible. Il est 15 heures. Déséquilibré par la bourrasque, l’appareil rate son atterrissage et s’écrase 500 m plus loin, en pleine forêt.

Loterie permanente. La suite relève en quelque sorte de l’ordinaire congolais: un véhicule anti-incendie incapable d’éteindre le brasier, des secours démunis qui arrivent sur les lieux longtemps après le drame. Soixante-quinze morts – dont le commandant et ses deux adjoints, deux hôtesses, un évêque, des arbitres de football, des enfants en bas âge – et 37 blessés graves, dont 8 décéderont plus tard. Parmi les victimes figurent 14 corps non identifiés: ils voyageaient sous une identité frauduleuse, pratique courante en RD Congo.

« Ce qui s’est produit à Kisangani peut se répéter partout ailleurs. Entre les avions-cercueils que l’on appelle ici les Air Makambo (“Air magouilles”), l’incurie des personnels au sol, la vétusté des installations, les pistes trouées, ou coupées par une coulée de lave comme celle de Goma, c’est la loterie permanente. Et dire que lors de son inauguration, en 1987, l’aérogare de Kisangani faisait notre fierté: on y a vu le premier escalator du pays! » commente un homme d’affaires congolais. Outre les compagnies-poubelles, la RVA, entreprise publique relevant du ministère du Portefeuille, est plus que jamais sur la sellette. Elle gère et encaisse les droits de survol et les taxes d’atterrissage, ainsi que la nouvelle taxe de redevance aéroportuaire dite go pass, établie il y a deux ans et imposée à chaque passager (de 10 à 50 dollars par tête). La RVA devrait également bénéficier bientôt d’un prêt non remboursable de la Banque africaine de développement (BAD). Objectif: améliorer d’urgence la sécurité aérienne, mais aussi refonder de A à Z la loi sur l’aéronautique civile, établie cinq ans avant l’indépendance et toujours en vigueur. Le problème est qu’en dehors de la construction du nouveau pavillon présidentiel de l’aéroport de N’Djili (dont les capacités de lutte anti-incendie sont, soit dit en passant, très en dessous des normes acceptables), on ne voit guère ce que la RVA fait de ses revenus. État dans l’État, gérée dans la plus grande opacité, la régie n’a jamais été auditée – tout comme, d’ailleurs, la totalité des compagnies aériennes opérant en RD Congo.

Plusieurs enquêtes ont été ouvertes sur le crash du 727 9Q-COP, dont les deux boîtes noires ont été récupérées. Aboutiront-elles? Le président Joseph Kabila, qui a fait preuve de célérité dans cette affaire en se rendant dès le lendemain sur les lieux du drame et en offrant les avions de sa flotte pour l’évacuation des blessés vers les hôpitaux de Kinshasa, y est dit-on déterminé. Mais le doute est permis. Si la compagnie Hewa Bora a été interdite de vol le 13 juillet sur décision du ministère des Transports, un embrouillamini très congolais est vite apparu. Après avoir, dans un premier temps, reconnu leur erreur, les contrôleurs de Kisangani, qui dépendent de la RVA, affirment désormais qu’ils n’ont eu aucun contact avec l’appareil et qu’ils ont été très surpris de le voir tenter d’atterrir. Il y aurait certes un moyen rapide de trancher en écoutant les enregistrements de la tour de Kisangani ce 8 juillet. Hélas et comme par hasard, ces enregistrements ont tout simplement disparu.

La sécurité aérienne en RD Congo depuis 2000

83 crashs
468 victimes
Toutes les compagnies du pays (34) figurent sur la liste noire publiée par l’Union européenne en avril 2011

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26 juillet 2011

Afrique du Sud : le mort... n'était pas mort !

 

 
Cercueils dans une morgue. Illustration.

Cercueils dans une morgue. Illustration. | MAXPPP

C'est un réveil effrayant et plus que terrifiant que révèle aujourd'hui le quotidien belge Le Soir.

En effet, dimanche dernier alors qu'il venait d'avoir une crise d'asthme plus que sévère, la famille d'un octogénaire sud-africain a cru que l'homme venait de passer de vie à trépas. Une mort confirmée par le chauffeur de la morgue contactée par les proches du défunt qui, après avoir pris le pouls du vieil homme et examiné la dépouille, a conclu au décès.

Transporté à la morgue, installé parmi les autres défunts à l'intérieur d'un compartiment réfrigéré, ce n'est que le lendemain matin qu'une chose incroyable et terrifiante pour les employés est arrivée.

Une toute petite voix appelait à l'aide à l'intérieur du "frigo" terrifiant les personnes présentes sur place comme l'a confié Ayanda Maqolo le propriétaire de la morgue :
" Je ne pouvais pas y croire ! J’étais aussi effrayé mais je ne pouvais pas le montrer à mes employés, donc j’ai appelé la police. J’étais content qu’ils soient armés, au cas où quelque chose voudrait nous attaquer "

Finalement plus de peur que de mal et point de fantôme à l'horizon mais un vieil homme bien pâle après un si long séjour au frais qui se demandait bien comment il avait pu atterrir là. Un octogénaire malgré tout marqué par cette expérience mais qui est en bonne santé selon les médecins qui l'ont observé ensuite à l'hôpital.

 

Posté par lumbamba à 22:20 - - Commentaires [0] - Permalien [#]