11 juillet 2011

Centrale de Katende: Joseph Kabila va signer un accord de financement avec les Indiens

 – Joseph Kabila, président de la RDCongo, 7/07/2006. (droits tiers) – Joseph Kabila, président de la RDCongo, 7/07/2006. (droits tiers)

Joseph Kabila doit arriver à Kananga ce lundi 11 juillet. Selon le service de presse du gouvernorat, le chef de l’Etat congolais va signer un accord de financement avec le gouvernement indien pour la construction de la centrale hydroélectrique Katende 1.

En prévision de ce séjour du président de la République, plusieurs personnalités sont déjà arrivées à Kananga. Parmi elles, le président de l’Assemblée nationale et secrétaire général du Parti du peuple pour la reconstruction et la démocratie (PPRD), Evariste Boshab.

Dans un point de presse tenu le dimanche 10 juillet, Evariste Boshab a affirmé que le projet Katende date de plusieurs années et qu’aucun accord de financement n’a encore été signé.

Il a ajouté que le projet vise le développement économique et social de deux provinces du Kasaï.

Au cours des années 1980, une ONG locale dénommée Codesko avait organisé une collecte de fonds au Kasaï-Occidental pour la construction de ce barrage.

Plus de 2 millions de dollars américains avaient été réunis.

Avec cet argent, une entreprise sud-africaine, Clackson Power, avait démarré des travaux sans les achever.

En 2009, un autre projet initié par le gouverneur Trésor Kapuku pour construire la centrale de Katende n’avait pas abouti.

Actuellement, seul un canal pour dévier l’eau de la rivière Lulua est visible sur le site où doit être construite la centrale.

Au cours de son discours tenu lors de la célébration du 51e anniversaire de l’indépendance de la RDC, le chef de l’Etat a promis que d’importants projets allaient être réalisés au cours de cette année. Il avait notamment cité la construction de la Centrale de Katende.

 

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L'EX PRESIDENT BRESILIEN LULA HUMILIE LES PRESIDENTS AFRICAINS

Message de l'ex-président Lula à ses homologues africains : Cessez de baisser votre pantalon devant les occidentaux.

L'EX PRESIDENT BRESILIEN LULA HUMILIE LES PRESIDENTS AFRICAINS AU SOMMET DE L'UNION AFRICAINE

Suivant l'exemple de l'amérique Latine , l'Afrique devrait décider de prendre sa vraie independance qui est aux mains des occidentaux , Le continent africain qui est riche de gisements minéraux et de terre fertile , aurait, en effet, toutes les potentialités pour devenir la première puissance economique planétaire , mais elle est encore opprimée sous la coupole coloniale des grandes puissances de la terre. Ce sont les parole de l'ex -président brésilien LULA DA SILVA ,qui était la semaine dernière en Guinée équatoriale pour la réunion des chef d'Etats africains .
Lula a invité les chef d'états à ouvrir les yeux sur ce qui se passe en Afrique ces derniers mois , en Libye et en Côte d'ivoire : l'interférence de la France et des Etats-Unis constitue un sérieux danger pour la souveraineté africaine et pour les futures générations.
Durant l'assemblée générale sur le rôle des jeunes africains, une session détachées de la réunion avec thème "la crise libyenne", Lula a accusé les chefs africains d'être avides , assoifés de pouvoir , de trahir leurs propres pays et surtout d'être des servants de l'Occident  qui saccage le continent noir et le prive de sa souveraineté. La dévise de ces chefs d'Etats étant : "chacun pour soi , Dieu pour tous" ne portera loin l'Afrique. Il faut le sens de responsabilité, d'humilité,de dignité et d'unité pour bien gouverner ! critiquant le fait que les leaders africains qui sont arrivés au pouvoir par un coup d'état ou par la volonté des puissances occidentales . Il a ensuite critiqué et denoncé le monopole des 5 pays du monde,  ajoutant que: L'Union Africaine a 1,4 milliard d'habitants, l'Amérique Latine 400 000 d'habitants et que c'est inconcevable que les USA, la France, la Chine, la Russie et la Grande-Bretagne dictent la loi au conseil de sécurité de l'ONU !!!! surtout que la crise économique mondiale provient des Etats-Unis .
Il a déploré le fait que l'Union  Africaine soit financée seulement par 5 pays africains et le reste par des dons occidentaux. En conséquence,  l'UA ne pourra pas défendre les intérêts de l'Afrique et avoir un poids au niveau international . C'est cette même U.A qui légitime les coups d'états, les rebellions ou actions illégales pour l'obtention du pouvoir en Afrique, ignorant la volonté du peuple et la finalité des élections .Beaucoup de chefs d'Etats, présents, avaient la tête basse. Il leur a rappelé  l'invasion francaise dans le continent noir ! La France nourrit et arme les rebelles dans les pays qui ont cessé d'être ses colonies . avec des interférences dans les affaires internes des pays africains ! Ici, il fait allusion à la situation de la Côte d'Ivoire où Paris, avec l'utilisation de la force, a enlevé le president GBAGBO pour mettre à son poste ouattara.
Si pour la Côte d'Ivoire ,rien n'a été fait pour arréter le coup d'état ,l'Union Africaine peut demander le cessez le feu immédiat en LIbye. Pour soutenir les propos de Lula, le président de l'Arique du Sud, Jacob zuma, un des chefs  qui tient tête à l'Occident s'est opposé à un assassinat éventuelle de Kadaffi.
Un silence d'ombre régnait dans la salle de l'UA où les présidents, qui sont les talons de l'Occident, étaient nombreux en occurence ABDOULAYE WADE du Senegal qui avait séjourné à Benghasi pour reconnaître le gouvernement des rebelles , BLAISE COMPAORE du Burkina Faso qui avait soutenu la rebellion de OUATTARA en Côte d'Ivoire contre GBAGBO, YOWERI MUSEVENI de l'Uganda qui combat les AL Shabaab en Somalie , PAUL KAGAME du Rwanda travaillant pour le compte de l'occident et puis SASSOU N'GUESSO du Congo Brazzaville , IDRISS DEBY du TCHAD,PAUL BIYA du Cameroun, FAURE GNASSINGBE du togo,ODINBA ALI BONGO du Gabon et le dernier récruté qui s'est ajouté à la dépendance des puissances de l'oppression est ALLASSANE OUATTARA de la Côte d'ivoire !
 
TEXTE EN ITALIEN ENTIEREMENT TRADUIT EN FRANCAIS  PAR KOUAME CELESTIN N'BRAH
LE LIEN D'UN JOURNAL OFFICIEL ITALIEN :WWW.rinascita.eu

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Les Congolaises font honte en Allemagne

La porte venait de s'ouvrir rapidement et au même moment, Muenda Nende se mit à aboyer. Du salon où je me trouvais, je compris que Kanyeba était de retour. Elle était allée faire des achats à Cologne.  Quelques instants plus tard,  visage de marbre et souffle coupé, elle entre au salon,  jette son sac à côté du canapé et s'y laisse tomber, sans oser un regard dans ma direction. Muangate mpala wa mudimu!

- Il fait chaud dehors? Je lui demande.

En guise de réponse, elle me demande un verre d'eau. Lorsque je le lui apporte, elle en  boit quelques gorgées et attaque sans transition:

- Certaines Congolaises font honte; je me demande  ce qu'elles sont même venues chercher en Europe.

Je lui ai toujours dit que les problèmes des autres ne la concernent pas. Kadi yeye, mmulongeshi. Elle veut mettre de l'ordre partout. Comme j'étais curieux, voulant connaître la suite, je lui demande:

- Que s'est-il encore passé?

Kanyeba utu bu muasa ku nzembu. Tshianga kumuedi musungu. Lorsqu'elle commence à parler, udi bu dikapa-kapa. A une  toute petite question, suit une réponse qui n'en finit pas!

- Je viens de chez Singh, tu connais le Pakistanais qui a son magasin à Cologne-Ehrenfeld? 

- Celui que les Congolais ont rendu riche? Bien sûr que je le connais! Je confirme.

- Figure-toi que les vendeurs qui travaillent dans ce magasin tripotent les fesses des Congolaises pour un tube de produit éclaircissant! Congolaises idi itupuekesha mishinga kudi nnyama yonso eyi. Pendant que j'étais en rang, attendant mon tour pour payer à la caisse,  je vois un des travailleurs  tapoter les fesses d'une Congolaise. Celle-ci se retourne, uladika mesu en riant et lui demande si elle pouvait prendre "à crédit" un tube d'un produit éclaircissant. Bu ndumba bu bua nzolu'a tshikuku!

- Et comment as-tu réagi? ai-je voulu savoir.

- J'étais très fâchée naturellement! Je lui ai demandé si chez eux au Pakistan, il pouvait tolérer qu'un étranger s'amuse avec leurs filles. Il s'est beaucoup gêné de ma remarque. Mais quand je me suis retournée du côté où s'était rendue la Congolaise, celle-ci avait disparu. La garce!  Un monsieur, qui était à côté de moi,  avait suivi toute la situation. Il s'approche de moi et me souffle avec une colère retenue :

- Félicitation, madame! Nos filles nous font honte dans ce pays. Elles se prostituent avec tous ces imbéciles comme des chiennes en chaleur ! Et tout ça pour une bouchée de pain!

Pour terminer son récit, Kanyeba se tourne vers moi fièrement:

- Alors, je lui ai crié d' un ton autoritaire pour lui rappeler sa position d'exécutant:

"Porte toutes mes affaires à ma voiture!" J'allais ajouter "Espèce de Taliban", mais je me suis retenue.

Là, je me suis esclaffé en lui faisant remarquer qu'elle risquait de se faire exploser,elle et tous ceux qui se trouvaient dans le magasin.

Tshiamba ya Bende

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10 juillet 2011

Présidentielle 2011: l’opposition se concerte sur sa candidature unique

 – Siège de la Ceni à Kinshasa. Radio Okapi/ Ph. John Bompengo – Siège de la Ceni à Kinshasa. Radio Okapi/ Ph. John Bompengo

Le forum de l’opposition politique portant sur la présentation des projets de gouvernance s’est clôturé, ce samedi 9 juillet, à Kinshasa. Cette séance a permis de jeter une base à la fédération d’idées, selon les organisateurs, avant d’arriver au choix d’un candidat unique de l’opposition à la présidentielle 2011.

Pendant deux jours, les différents acteurs et leaders de certains partis politiques membres de l’opposition ont fait un débat d’idées sur leurs projets de sociétés. Ils ont planché sur le thème «Quelle alternative pour le Congo  en 2011.»

Le but de la rencontre, selon les organisateurs, a consisté à «éviter la méthode d’essai erreur une fois arrivé au pouvoir.»

Le temps ne joue pas en faveur de l’opposition à l’approche des élections en RDC, ont reconnu les participants.

Ainsi, ce forum s’inscrivait dans le cadre de l’unité dans l’opposition, a souligné Clément Kanku, coordonnateur de l’Union pour la nation (UN): 

«La démarche, s’est de rapprocher les uns des autres, de rapprocher les tendances de l’opposition. Comme vous le savez, nous sommes dans une phase critique tout simplement parce que nous devons nous mettre ensemble pour avoir un programme commun et surtout envisager de désigner un candidat commun de l’opposition.» 

Un tel pari n’est possible, a-t-il poursuivi, que si les leaders de l’opposition se retrouvaient dans pareils forums leur permettant d’échanger d’idées.

«Au-delà de cette démarche politique, nous voudrions rassurer nos compatriotes qu’il y a des gens qui ont travaillé sur des programmes qui peuvent sortir ce pays du gouffre dans lequel il est plongé aujourd’hui,» a indiqué Clément Kanku. 

Un des participants a déclaré sa satisfaction face à cette démarche:

«Si, du point de vue idéologique on n’est pas ensemble, même si on pouvait se retrouver autour d’un seul candidat, qu’est-ce que ça va donner, demain, dans la gestion de l’Etat ?»

Radiookapi

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09 juillet 2011

Colette Braeckman virée du Soir: incroyable mais vrai!

Par Sources du Nil

Colette Braeckman

-Incroyable mais vrai. La dame qui faisait l’opinion par force mensonges sur l’Afrique des Grands lacs a été virée du Journal Le Soir.  L’information nous est parvenue par une source sûre, et nous avons eu du mal à le croire. Tellement cette dame s’était identifiée au journal belge Le Soir. Car pour un africain originaire de la région des Grands Lacs, Colette Braeckman signifiait Le Soir et vice-versa. Comme Marie France Cros, c’est La Libre Belgique. Les deux dames ont été toujours décriées pour leur manque d’objectivité dans leurs articles sur la région des Grands Lacs.

Colette Braeckman virée, Le Soir est-il mort pour les Africains des Grands Lacs. Attendons voir si le quotidien belge va trouver un(e) journaliste de qualité (cette fois-ci) pour écrire sur cette région. Nous haïssions les articles de Colette Braeckman, mais nous les lisions quand même, histoire d’être à la page sur la dernière connerie de la journaliste que nous consultions chaque matin, même si les histoires de Colette Braeckman étaient épisodiques. D’aucuns ont pu même penser qu’elle était payée par le pouvoir actuel de Kigali ou celui du Congo pour fabriquer les histoires à dormir debout. Elle était intarissable. Mais en passant elle s’est payée la tête de Mobutu (pour cela les Congolais ne lui en voudront certainement pas) mais au passage, ce fut d’abord Habyarimana, dont la mort par « accident » (selon elle) a emporté plusieurs milliers de morts dans un génocide uniquement tutsi, toujours selon elle. Elle a cirée les pompes de Kabila (père et fils),de sorte que ses confrères, mauvaises langues (peut-être) n’avaient pas manqué de suggérer (Guy De Boeck):

Ne doit-on pas voir quelque chose du même genre dans la limousine présidentielle qui, à ce qu’on dit, attendrait Mme Braeckman à l’aéroport de Ndjili ?

Le contexte congolais étant ce qu’il est, les prises de position de ce genre font aussitôt courir des bruits au sujet d’enveloppes et de gros sous. C’est assez logique de la part des Congolais. Ils ne sont pas pour rien issus du pays du « coupage » !

Pas seulement au Congo mais aussi au Rwanda! Certains ont dû parler d’une histoire d’amour. Un confrère belge, walter Zinzen, avait osé poser la question à Braeckman: « Où est passé dans tout cela l’esprit critique, quand il s’agit de ton ‘Kabila adoré’ ? ». Au Rwanda on a parlé d’une histoire de flirt avec l’ex tout puissant Ministre Jacques Bihozagara!!!! Que d’histoires!!

Pour résumer le comportement de C. Braeckman, en parlant du 4ème pouvoir (celui de la presse),

Le pouvoir a ses ivresses et l’on peut être tenté, parfois, non de relater l’actualité, mais de la faire. Et le vin des « faiseurs de rois » est particulièrement capiteux. Doit-on penser que derrière la question de Walter Zinzen, il y a la supposition que c’est dans ce genre d’ivresse que Colette Braeckman aurait perdu son esprit critique ? (Guy De Boeck)

Pour certains, elle va nous manquer parce qu’elle était source d’inspiration, malgré tout! Et c’est elle qui nous a fait connaître le journal Le Soir.

 

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Déclaration de l’APRODEC asbl suite à la répression sanglante du sit-in de l’UDPS devant le siège de la Commission électorale na

Intolérance politique et absence de transparence caractérisant l’opération de révision du fichier électoraLa répression  exercée par les forces de l’ordre congolaise lors du sit-in de l’UDPS devant le siège de la Commission électorale nationale indépendante (CENI) à Kinshasa ce lundi 4 juillet  2011 est totalement disproportionnée et démontre s’il en était encore besoin que l’intolérance politique demeure en République Démocratique du Congo et que  les élections ont très peu de chance de s’y tenir dans un climat apaisé.  Ces tensions auraient pu être évitées si le pouvoir organisateur des élections c’est-à-dire  la Commission électorale nationale indépendante mais aussi le PNUD et la MONUSCO  s’employaient à ne pas alimenter la suspicion et faisaient preuve d’un minimum de transparence en mettant à la disposition de l’opinion congolaise et internationale les informations  pertinentes sur les opérations de révision du fichier électoral à savoir :  la cartographie précise de l’implantation des différents centres d’inscription à travers l’ensemble du territoire congolais;  le nombre total de kits d’enrôlement déployés par la CENI et leur répartition par centres d’inscription et par provinces;  la durée de fonctionnement effective de chaque centre d’inscription;  le nombre d’électeurs enrôlés par centres d’inscription;  le nombre de cartes d’électeurs qui ont été commandées ou réceptionnées par la CENI et le nombre de cartes d’électeurs délivrées par elle;  etc.   A ce propos,  les notes d’information conjointes de la CENI, du PNUD et de la MONUSCO ne répondent pas à ces exigences de transparence.   Enfin, la CENI devrait également  fournir des informations sur la convention de « prêt » de  1000 kits d’enrôlement qu’elle a conclu avec le gouvernement de la République du Togo ainsi que sur la procédure de passation du marché de fournitures de 1 500 kits d’enrôlements supplémentaires attribué au mois de mai 2011 à la société de droit belge s.a.  ZETES.

L’APRODEC asbl rappelle que la CENI n’a pas tenu compte - dans ses prévisions - du nombre d’adultes en âge de voter qui auraient boycotté le processus électoral 2005-2006. Dès lors, l’opération de révision du fichier électoral encours est fondée sur des données statistiques volontairement erronées, c’est-à-dire tout se passe comme si l’UDPS d’Etienne Tshisekedi avait donné un autre mot d’ordre de boycott du processus électoral de 2011-2013.   A ce sujet, un récent document publié par l’ONG Réseau d’Education Civique au Congo (RECIC en sigle) intitulé : « Pourquoi les Kinois et Kinoises ne veulent pas s’enrôler », donne une série d’arguments qui justifieraient un prétendu boycott du processus électoral par les Kinois. ( )  Nous regrettons que - sans discernement - certains membres de l’opposition en aient  fait une très large diffusion. En réalité, les Kinois se sont bien présentés tous les jours en masse devant les centres d’inscription pour se faire enrôler mais, la CENI publie des chiffres fictifs qui ne reflètent pas la réalité. De ce fait, tous les griefs soulignés dans le précédent paragraphe d’une part et d’autre part, la sous-estimation du nombre d’électeurs dans les deux Kasaï ainsi qu’à Kinshasa résultent de la politique susmentionnée (cf. http://aprodec.blog4ever.com/blog/lire-article-467504-2376557-extrait_du_rapport_preliminaire_sur_les_operations.html ).

Illégalité et inconstitutionnalité de l’opération de révision du fichier électoral

Par ailleurs, l’APRODEC asbl souligne que la Commission électorale nationale indépendante (CENI) n’est pas au-dessus des lois et de la Constitution de la République Démocratique du Congo. Or, l’opération de révision du fichier électoral en cours en République Démocratique du Congo outre le fait qu'elle se caractérise par un amateurisme déconcertant se déroule surtout en dehors de tout cadre juridique minimal.   Ceci, avec le soutien financier et la caution de l’ensemble de la Communauté internationale laquelle déclare pourtant soutenir l’avènement de l’état de droit dans ce pays.  En effet, l’opération de révision du fichier électoral  est entachée de nombreuses irrégularités sur le plan juridique notamment :

  • En ce qui concerne la Ville-Province de Kinshasa en 2009, les Provinces du Maniema et du Bas-Congo en 2010 les opérations de révision du fichier électoral ont été conduites par l’ex Commission électorale indépendante pourtant dissoute de plein droit depuis le 3 février 2007 selon le prescrit de l’article 222 alinéa 2 de la Constitution du 18 février 2006.  Ainsi, lesdites opérations sont entachées de nullité pour vice de forme.
  • A ce jour la composition même du bureau de la Commission électorale indépendante ne répond toujours pas au prescrit de l’article 10 de la loi organique n° 10/013 du 28 juillet 2010 portant organisation et fonctionnement de la Commission électorale nationale indépendante.  En effet, Monsieur Flavien MISONI MBAYAHE, le Directeur du bureau national des opérations de l’ex-CEI,  désigné par la majorité  n’avait pas prêté serment le 26 février 2011 devant la Cour Suprême de Justice et a finalement renoncé à faire partie du bureau de la CENI.  Pour le remplacer, les Députés nationaux ont entérinés la candidature de Madame Mamy ENONGO ELOKE a LUKATA en qualité de 2ème rapporteur-adjoint au cours de la séance plénière du lundi 9 mai 2011.  Ceci, sans que l’on sache si depuis lors cette dernière a été investie par une ordonnance présidentielle et a prêté serment devant la Cour Suprême de Justice préalablement à son entrée en fonction.  Une chose est sure : les décisions prises par le bureau de la CENI antérieurement à la date du 9 mai 2011 sont entachées de nullité pour vice de forme en raison du caractère irrégulier de sa composition.  Pour l’anecdote, malgré le contenu de son communiqué de presse du 24 mai 2011 la consultation du site web de la CENI [ http://www.ceni.gouv.cd/ ] ne permet pas de connaître l’identité et les fonctions des membres de son bureau. ( ) 
  • Le calendrier publié le 30 avril 2011 par la CENI en ce qu’il fixe l’unique tour de l’élection présidentielle au lundi 28 novembre 2011 viole l’article 73 de la Constitution du 18 février 2006. ( )
  • En ce que la CENI  a réservé un traitement inéquitable aux électeurs des différentes provinces dans la répartition des kits d’enrôlement, dans la mise en place de centres  d’inscription mobiles ou additionnels, dans la durée des opérations de révision du fichier électoral, dans le financement des dites opérations consécutives aux lui octroyés par les gouvernements provinciaux du Katanga et du Nord-Kivu elle a violé l’article 13 de la Constitution qui proscrit toute discrimination à l’égard des citoyens congolais en raison de leur résidence; de leur opinion ou conviction politiques.
  • En ce qu’elle écarte du processus électoral - qui s’étale sur plus de deux ans -  les électeurs congolais qui atteindront l’âge de 18 ans révolus après la clôture des opérations de révision du fichier électoral en 2011, en 2012 et 2013 la Commission électorale nationale indépendante viole l’article 5 de la Constitution du 18 février 2006.
  • En ce qu’elle délivre des cartes d’électeurs qu’elle présente comme étant valables pour participer aux scrutins de 2011-2013 la CENI abuse de la bonne foi de la Communauté internationale et des citoyens congolais.  En effet, l’article 27 de la loi n° 04/028 du 24 décembre 2004 portant identification et enrôlement des électeurs en République Démocratique du Congo stipule que la : «La carte d’électeur est valable pour tous les scrutins de la transition.». Or, la transition en République Démocratique du Congo a pris fin le 6 décembre 2006 conformément à l’article 1er de la Décision conjointe n°001/D.C./AN/SEN/05 du 17 juin 2005.  En d’autres termes, la validité des cartes d’électeurs délivrées actuellement par la Commission électorale nationale indépendante est nulle ! 

Duplicité des trois membres du bureau de la CENI issus de l’opposition

Une source proche de la police nationale indique que le mot d’ordre de disperser la foule par la force a été donné par un membre du bureau de la CENI dont l’identité n’a pas été révélée.  Toutefois, l’APRODEC asbl estime que les trois membres du bureau de la CENI issus de l’opposition devraient présenter leur démission afin d’exprimer leur solidarité envers les familles des victimes de la répression policière.

L’APRODEC asbl observe par ailleurs que les membres du bureau de la CENI issus de l’opposition font non seulement de la figuration par incompétence mais surtout qu'ils servent de caution morale aux préparatifs de fraude en faveur du Président sortant qui sont orchestrés au niveau du Bureau national des opérations électorales (BNO) et plus particulièrement, au niveau du Centre national de traitement des données informatiques (CNT).   Pour illustration, les récents revirements ainsi que les contradictions du vice-président issu de l’opposition Monsieur Jacques Djoli Esengekeli(ancien Sénateur du MLC), notamment par rapport au phénomène d’enrôlement des enfants mineurs dans la province du Katanga ou encore ses propos sur une prolongation de dix jours seulement de l’opération de révision du fichier électoral pour la Ville-Province de Kinshasa alors que la durée initiale de 60 jours accordée aux électeurs de cette province - contrairement aux 90 jours accordés à ceux des 10 autres provinces de la République Démocratique du Congo - a  été fixée de façon discriminatoire, en disent long sur sa duplicité. 

 

En arrière-plan, au centre (chemise blanche à "col pastoral"), Jacques Ndjoli, vice-président de la Ceni en conversation avec deux journalistes le 18/04/2011 à Kinshasa, lors de son passage à la Radio Okapi. NB: Ne pas confondre celui-ci avec le Pasteur Daniel Ngoy Mulunda Président de la CENI.

Toujours, en ce qui concerne la discrimination relative à la durée des opérations de révision du fichier électoral pour la Ville-Province de Kinshasa - censée être un bastion de l’opposition -  nous nous interrogeons sur la pertinence des propos du vice-président de la CENI tels que rapportés par Radio Okapi selon lesquels cette province ne ferait l’objet que d’un complément de révision du fichier électoral commencé en 2009 ce qui justifierait les 60 jours fixés pour l’ouverture des centres d’inscription dans ladite province.  Pourtant,  la CENI, la Monusco et le Pnud ont publiés en date du 4 mai  2011 une note d'information invitant les 1.396.509 électeurs - qui se sont fait enrôler à Kinshasa de juin à septembre 2009 - à retourner une nouvelle fois dans les centres d'inscription afin d'obtenir « une nouvelle carte avec les informations sur leurs origines et pour remplacer le code de leur site de vote par le nom du lieu de vote.»  Ainsi, l’APRODEC asbl fait remarquer que le complément de révision ne concerne que 1.396.509 électeurs tandis que le reste des électeurs de cette province ont bien droit à bénéficier d'un délai de 90 jours pour s'enrôler en lieu et place de 60 jours.  Ainsi, la décision de la CENI d’accorder seulement 10 jours supplémentaires aux électeurs de Kinshasa pour se faire enrôler est inacceptable et viole l'article 13 de la Constitution du 18 février 2006.   Ceci, d’autant plus que certains centres d’inscription de la province du Bas-Congo et du Maniema sont restés ouverts pendant respectivement plus de 12 et 6 mois 

(cf.   http://aprodec.blog4ever.com/blog/lire-article-467504-2441786-cartographie_de_centres_d_inscription_des_electeur.html ).

Plus préoccupant, en 2005-2006 l’ex-CEI avait enrôlé 2.913.313 électeurs dans la Ville-Province de Kinshasa. Or, selon la dernière note d’information publiée en date du 6 juillet 2011 par le trio CENI-Monusco-Pnud, le nombre d’électeurs enrôlés au 3 juillet 2011 dans la Ville-Province de Kinshasa est de 2.908.336 électeurs parmi lesquels 1.396.509 électeurs sont concernés par le complément de révision du fichier électoral susmentionné.   De ce fait, le nombre exact d’électeurs enrôlés par la CENI en 2011 n’est théoriquement que de 1.511.827 électeurs. Ceci, alors que le nombre de la population de la Ville-Province de Kinshasa est estimé à 10 millions d’habitants(cf. http://aprodec.blog4ever.com/blog/lire-article-467504-2441680-notes_d_information_sur_les_operations_de_revision.html ).     

A cet égard, l’APRODEC asbl observe que les Kinois se sont déplacés en masse surtout après l’enrôlement de Monsieur Etienne Tshisekedi ainsi que d’autres leaders politiques tant de l’opposition que du pouvoir. Il est de ce fait  inadmissible de constater que la CENI n’ait enrôlé que 1.511.827 électeurs à ce jour.  A contrario, la vérité est que la CENI procède à un jeu dangereux lequel consiste à publier des chiffres fictifs en fonction du degré d’hostilité des électeurs envers le Président sortant. Nous y reviendrons de manière détaillée dans une prochaine analyse chiffrée. 

Enfin, nous rappelons que la mascarade électorale de 2005-2006 – prélude à l’exil forcé du sénateur Jean-Pierre Bemba et à son arrestation par la Cour Pénale Internationale -  a été rendue possible grâce à la passivité ou à la complicité active des membres du bureau de l’ex-CEI issus de l’opposition car, toutes les décisions du bureau de l’ex-CEI ont été prises par consensus ou, à défaut, par vote à la majorité des membres conformément à l’article 14 de son règlement d’ordre intérieur (cf. http://aprodec.blog4ever.com/blog/lire-article-467504-2263023-documents_relatifs_aux_interventions_de_l_aprodec_.html ).  Dès lors, au regard des contre-vérités susmentionnées nous craignons que les représentants de l’opposition au sein du bureau  de la CENI ne soient plus en mesure de garantir la neutralité et l’indépendance de cette institution (cf. http://radiookapi.net/actualite/2011/07/04/la-ceni-dement-les-allegations-d%e2%80%99enrolement-des-mineurs-au-katanga/ ).            

Compromission et discrédit des Nations unies

L’APRODEC asbl fustige la légèreté avec laquelle la MONUSCO et l’UNICEF ont pris part à une pseudo enquête mixte associant la CENI et la police nationale congolaise concernant les faits avérés d’enrôlement des mineurs dans la province du Katanga le fief présumé du Président sortant.  En effet, selon le rapport final de ladite enquête « les allégations de l’enregistrement massif des mineurs sont sans fondement.» (cf. La note d’information du 6 juillet 2011, http://aprodec.blog4ever.com/blog/lire-article-467504-2441680-notes_d_information_sur_les_operations_de_revision.htm ). 

L’APRODEC asbl observe que la composition de cette commission d’enquête pose problème quant à sa neutralité puisque la CENI est à la fois juge et partie.  De plus, l’APRODEC asbl se demande si ladite commission d’enquête a examiné sérieusement la multitude d’éléments matériels à charge des parents des préjudiciés enfants, du pouvoir organisateur des élections ainsi que des autorités administratives et policières tant locales que nationales et si les cd-rom contenant les données biographiques et biométriques des "électeurs" (enfants) enrôlés dans les centres d’inscription litigieux n’ont été analysés. Ceci, d’autant plus que seule une complicité active entre les différents intervenants pourraient expliquer l’enrôlement des mineurs sur les listes électorales. Toutefois, au regard des informations en sa possession, l’APRODEC asbl affirme qu’à ce stade il n’y a jamais eu d’enquête concernant le phénomène d’enrôlement des mineurs en République Démocratique du Congo.  D'ailleurs, la Fondation Bill Clinton pour la paix (FBCP) et bien d’autres ONG de défense des droits de l’homme ont fait état de la généralisation de ce phénomène d’enrôlement des mineurs sur l’ensemble du territoire congolais.

De ce fait, l’APRODEC asbl espère que l’ONU (la MONUSCO et l’UNICEF) traitera cette affaire d’exploitation illégale d’enfants à des fins politiques avec un peu plus de sérieux car, les enfants congolais ainsi que leurs mamans lesquelles sont violées au rythme de 45 viols par heures, ont droit à un minimum de considération(cf.http://www.blog4ever.com/blog/fichier-256196-1267893-467504.html ).   Nous rappelons que l'article 36 de la Convention internationale des droits de l'enfant – pourtant ratifiée par la République Démocratique du Congo le 20 novembre 1989 -  stipule que:

"Les États parties protègent l'enfant contre toutes autres formes d'exploitation préjudiciables à
tout aspect de son bien-être".
 

Conclusion

L’APRODEC asbl 

Attire l’attention de la Communauté internationale sur la profonde crise pré-électorale en République Démocratique du Congo et souligne que le processus électoral  -  en raison notamment des nombreux dysfonctionnements affectant l’opération de révision du fichier électoral -  est totalement biaisé et présente de graves irrégularités sur le plan juridique.  Dès lors, il est fort peu probable qu’il débouche sur des résultats incontestables et il est à craindre qu’il donnera lieu à des violences post-électorales. (  )

Recommandations

Considérant la préoccupante crise pré-électorale que traverse actuellement la République Démocratique du Congo ainsi que la crise de légitimité qui perdure dans ce pays en raison du
caractère anticonstitutionnel de l’élection présidentielle du 29 octobre 2006. ()

L’APRODEC asbl appelle la Communauté internationale a subordonné la poursuite de ses soutiens  financier et politique au processus électoral notamment:

  • Au strict respect par la Commission électorale nationale indépendante des lois et des droits garantis aux citoyens congolais par la Constitution de la République Démocratique du Congo ;
  • à la mise en œuvre des dispositions constitutionnelles applicables en cas de vacance de la présidence de la République ;
  • à la mise sur pied d’un gouvernement d’union nationale ayant pour mission de procéder au recensement  général de la population congolaise conformément au décret n° 09/32 du 8 août 2009 prescrivant un recensement général de la population et de l'habitat en République Démocratique du Congo et de préparer les prochaines élections
    générales dans un délai de 24 mois au plus tard à dater de sa formation ;( )

subsidiairement,

  • à la transparence totale dans le fonctionnement du Bureau national des opérations électorales (le BNO) et particulièrement le Centre national de traitement des données informatiques (le CNT);
  • à la mise sur pied d’un audit indépendant et rigoureux du fichier électoral d’une part et d’autre part, la relocalisation des électeurs avant la publication de l’annexe de la loi électorale : la liste électorale.   Ceci, d’autant plus que la répartition des sièges tant au niveau provincial que national est fonction du nombre d’électeurs enrôlés par le pouvoir organisateur des élections.

(  ) En raison de la violation de la Constitution du 18 février 2006 par la Cour Constitutionnelle (la Cour Suprême de Justice, à titre transitoire) qui avait rendu le 15 septembre 2006 l’arrêt R.Const.38/TSR portant prolongation du délai d’organisation du second tour du scrutin présidentiel prorogeant le délai de 15 jours prévu à l’article 71 de la Constitution en le portant à 50 jours sur requête du président de l’ex-Commission électorale indépendante.  Ceci, alors que d’une part, les présidents  des « institutions d’appui à la démocratie » ne disposent pas du droit de saisine de la Cour Constitutionnelle et que d’autre part, cette dernière n’a pas la qualité de constituant dérivé et donc, n’a pas le pouvoir de réviser la Constitution.  

 http://www.congoplanete.com/article.jsp?id=4526494 

 http://congoplanet.com/article.jsp?id=4526553 (english)

 NB
L’APRODEC asbl fournira prochainement des preuves accablantes tant pour le PNUD que l’ex-CEI de certains faits ayant affectés la crédibilité du processus électoral de 2005-2006 et qui ont une incidence sur le processus électoral encours.  De même, elle publiera également un rapport détaillé sur l’inconstitutionnalité de l’élection présidentielle du 29 octobre 2006.

( ) http://www.cd.undp.org/mediafile/2011_05_04_Note%20d'information%20CENI-DE-PACE.pdf

( ) cf Déclaration de l’APRODEC asbl au sujet de l’inconstitutionnalité du calendrier publié le 30 avril 2011 par la  Commission électorale nationale indépendante

http://aprodec.blog4ever.com/blog/lire-article-467504-2315447-
declaration_de_l_aprodec_asbl_sur_l_inconstitution.html

( ) http://www.ceni.gouv.cd/IMG/pdf/communique_du_24_mai.pdf

( )  Pourquoi les Kinois et Kinoises ne veulent pas s'enrôler ? Dixit le RECIC :  http://www.blog4ever.com/blog/fichier-256326-204800-467504.html

Fait à Bruxelles, le 6 juillet 2011.

Pour l’APRODEC asbl*, 

[Signature]

_______________________

Benjamin Stanis KALOMBO

Président et Administrateur-délégué

[Signature]

_____________

Didier NKINGU

Administrateur chargé des questions juridiques a.i

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08 juillet 2011

Un avion d'Hewa Bora s'écrase à Kisangani faisant une cinquantaine de morts

Un Boeing 727 avec à son bord 112 personnes s'est écrasé à l'aérport de Kisangani en République démocratique du Congo, apprend-t-on de sources gouvernementales. Il y a 53 morts. L'avion de la compagnie aérienne privée Hewa Bora s'est écrasé vers 14H30 locales (16H30 GMT), peu après son atterrissage au bout de la piste. L'accident aurait fait 53 morts, selon le directeur de la compagnie. 40 rescapés ont été extraits de l'appareil.

Il s'agirait d'un Boeing 727 qui se serait posé trop tôt à l'atterrissage. Le 15 avril 2008, un accident d'un avion DC-9 de la même compagnie transportant 79 passagers et six membres d'équipage avait fait au moins 21 morts à Goma, le chef-lieu de la province du Nord-Kivu (est).


Kisangani, 8/07/2011 (C.P./Belga)

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Le vieux a péri à Mbuji-Mayi au profit du nouveau Muamba

 



Un nouveau François Muamba est né. Loin des pesanteurs de La Haye et devant sa base de Mbuji-Mayi-Kabeya-Kamwanga qu’il partage avec Etienne Tshisekedi, le vieil homme a coupé le cordon ombilical avec. Jean-Pierre Bemba et le giron bembiste pour laisser place à un nouvel homme qui a pris acte des aspirations des siens de créer son propre parti. A la même occasion, Muamba a dit de quel côté il opérera pendant les élections à venir. Du côté du candidat Etienne Tshisekedi wa Mulumba., Donc Muamba ne sera pas lui-même candidat même si certains estiment qu’il a atteint la stature nationale pour y aller. En ce qui concerne le parti à créer, il l’est peut-être déjà. Des sources dignes de foi rapportent qu’Alex Kande Mumpopa a obtenu un agrément d’Adolphe Lumanu au nom d’un parti dont le nom n’a pas été communiqué à «CONGONEWS». Le nouveau Muamba présente l’atout d’aligner derrière lui les grandes du MLC dans des différentes provinces comme Kande pour le Kasaï Occidental, Elvis Mutin wa Bashara pour le Nord-Kivu et Ndom Nda Ombel pour le Bandundu. Ce dernier a d’ailleurs accompagné son Sg dans sa descente à Mbuji-Mayi, le 29 juin puis le lendemain à Kabeya-Kamwanga. Cette descente réussie de Muamba a démontré qu’il est une carte majeure avec laquelle il faut compter dans les élections prochaines. Revigoré par son séjour kasaien où il a vu des foules par dizaines de milliers venir l’acclamer et l’écouter, le SG du MLC envisage sereinement le rendez-vous politique qui s’annonce chaud.

La tournée de François Muamba au Kasaï-Oriental commence par la ville de Mbuji-Mayi où un accueil chaleureux lui a été réservé par des milliers de partisans acquis à sa cause. Plus de 10.000 personnes se sont mobilisées en faveur du secrétaire général du MLC légalement établi par les instances dirigeantes du parti. C’est le 29 juin à 14h35’ exactement (heures locales) que le Régulier de Hewa Bora qui a, à son bord Muamba Tshishimbi et sa délégation atterrit sur la piste de l’aéroport de Bipemba. Dans la délégation, on note la présence des députés N’dom Nda Ombele (secrétaire général adjoint du MLC), Alexis Kadima, Michel Kumaluta, Faustin Kambale, Emmanuel Kutonda, Jacques Sima, Anaclet Dikuyi Muboyayi... «Nous sommes très heureux et dans la joie de visiter aujourd’hui la terre de notre ‘frère et ami François Muamba», laissait entendre N’dom Nda Ombele. La mobilisation était totale de telle sorte que François Muamba et sa suite étaient obligés de marcher à pieds de l’aéroport de Bipemba jusqu’à la place de la poste -lieu retenu pour le meeting- dans la commune de la Muya. Près de L kilomètres séparent la commune de Bipemba à celle de la Muya. La procession est donc partie de l’aéroport suivant les avenues Salongo et Inga. A son passage, Muamba est ovationné par des milliers des Mbujimayiens rangés aux abords des avenues Salongo et Inga. Après une heure de marche, nous voici à la place de la poste. Ici, la base du MLC fédération du Kasaï-Oriental a tout organisé. On pouvait lire sur les calicots «vive le secrétaire général François Muamba» «la fédération du MLC Kasaï-Oriental vous souhaite la bienvenue» ; «Muamba tenez bon» «le MLC Kasaï-Oriental ne vous lâchera jamais»..., signe que la population du Kasaï le porte dans son coeur. Après une séance d’animation politique, Muamba est invité à prendre parole à la tribune. Il va tout droit au but : «j’ai entendu vos cris depuis l’aéroport. Vous voulez connaître mon attitude vis-à-vis de notre frère Tshisekedi wa Mulumba?», interroge Muamba. La foule réagit par l’affirmatif Et Muamba d’enfoncer «je n’ai aucune intention de faire ombrage à mon aîné. Etant donné que Tshisekedi concourt pour la magistrature suprême, il m’est tout à fait logique de le lui concéder». Avec ses mots, la population de Mbuji-Mayi s’est sentie soulager. Elle qui ne jure que sur la victoire d’Etienne Tshisekedi. Ainsi après avoir rencontrer les attentes de la population, Muamba poursuivra son meeting avec le point lié à la situation au sein du MLC. II fait tout de suite remarquer à la foule, qu’il était indigné par le comportement des quelques lieutenants du MLC qui n’arrêtent pas de le diaboliser. Muamba a rappelé que ce n’est pas le MLC qui a donné les députés au Kasaï. Par contre, soutient-il, c’est le Kasaï qui a donné au MLC les députés. Il est étonné que certains membres du MLC le désavouent aujourd’hui. Qu’à cela ne tienne, Muamba a pris l’option d’évoluer avec ceux-là qui s’attachent à lui et à son combat. Evoluer avec ceux qui optent pour la légalité, n’est-ce pas un départ vers la création de deux ailes du MLC? En tout cas, l’avenir nous fixera. Dans un premier temps, Muamba a invité les Kasaïens à se souder et à s’enrôler massivement pour sortir beaucoup de députés à la prochaine législative. Muamba se propose leader au dessus d’une dynamique dont la mission sera de constituer un parlement dans lequel les Kasaïens seront largement représentés. «Ce n’est qu’en ayant beaucoup de ses siens dans les institutions de la République que nous pourrions parvenir à résoudre nos problèmes», a déclaré François Muamba. Les Kasaïens l’ont chargé d’aller rencontrer Kyungu wa Kumwanza à Lubumbashi pour un dialogue franc en vue d’un climat sain entre les deux peuples. A l’étape de Kabeya-Kamwanga, Muamba s’est fait enrôler en compagnie de son épouse. Avant de communier le 30 juin avec sa base au terrain de foot du même territoire.
A Kabeya-Kamwanga, Muamba a réitéré le même discours qu’à Mbuji-Mayi. Ici, la base a demandé à Muamba de créer sa propre formation politique. Il a pris acte du point de vue exprimé par sa base. Cependant, il n’a pas donné directement sa position. Muamba a promis d’examiner la demande minutieusement pour donner une suite à sa base. Pour le moment, il reste le secrétaire général et président intérimaire du MLC. Ses adversaires vont vite déchanter car Muamba avec cette démonstration de force dans le Centre du pays a prouvé qu’il est plus fort, que jamais avec le soutien indéfectible de sa base nombreuse du Kasaï.
John TSHINGOMBE

 

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Une journée consacrée à la jeunesse congolaise à Leverkusen (Allemagne)

L'association sans but lucratif, G.O.E.K organise ce samedi, 09.07.2011 une journée consacrée à la jeunesse congolaise sur Weiherstrasse 49 à Leverkusen.

Au menu, il est prévu du folklore avec un groupe africain, un concours de jeunes talents dans divers domaines avec remise des prix, le but étant de découvrir et d'encourager des jeunes talents en herbe. Pour terminer cette journée, une soirée dansante sera organisée par les responsables, agrémentée par un  DJ professionnel.

La G.O.E.K. est une association oeuvrant pour le développement en République Démocratique du Congo. Elle a son siège à Leverkusen, en Rhénanie du Nord.

Ci-après le prospectus en Allemand pour des amples détails:

poster2011-jugendtag

 L.K.

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Kasaï-Oriental : Les jeunes de Lomela réclament les « 5 chantiers »

 

Lomela, très vaste territoire au centre du Sankuru dans la province du Kasaï-Oriental, avec une superficie de 26.343 km² est cependant abandonné à lui-même et non assisté. Mieux, oublié par le gouvernement central, nous déclarent ses ressortissants qui disent que leur territoire est le plus négligé de tout le pays. Voué à un enclavement le plus ennuyeux, rien ne marche dans cette partie de la Rdc où il est difficile de s’adapter, martèle cette même source.

Pire encore, la population de Lomela, tellement misérable, se demande même si elle fait réellement partie des Congolais ou simplement des étrangers de l’intérieur. D’autant plus que, Lomela n’a jusque-là bénéficié d’aucune réalisation dans le cadre des « 5 chantiers de la République » durant les 5 années du mandat de Joseph Kabila que la population de ce territoire a voté à presque 100 % lors des élections de 2006 au cours desquelles échéances, aucun autre candidat n’a eu la chance de récolter des voix pour la magistrature suprême dans cette entité du Kasaï-Oriental.

« Malgré toute la confiance que nous avons placée au ‘Raïs’, mais il ne répond pas toujours à nos préoccupations. Quel pêché avons-nous commis à notre Président de la République pour subir ce triste sort, pour être ainsi complètement abandonnés sur tout le plan ? », se demandent les ressortissants de Lomela à votre quotidien. Ils s’inquiètent du fait que leur territoire semble ne pas être concerné par les « 5 chantiers ».

Il convient de signaler que le territoire de Lomela a fait 12 ans aujourd’hui sans même un bac pouvant servir au transport des biens et personnes sur la rivière Lukeni. Une source qui requiert l’anonymat affirme même que le territoire avait bénéficié du Japon, une somme de 60.000 Usd pour la construction d’un nouveau bac. Mais, le montant semble être porté disparu, selon la même source. Il y avait également deux groupes électrogènes de grande capacité remis au territoire ainsi que deux appareils d’écographie. Mais seulement 50 % de ce colis était arrivé à destination et l’autre moitié certainement détournée. Et le plus souvent, c’est une seule personne qui détourne tous les dons au préjudice de cette pauvre population.  l

Le territoire n’a pas de routes. La situation sanitaire est catastrophique. Il faut faire au moins 125 km vers le territoire de Lodja ou 600 km vers Kisangani pour trouver ne fût-ce qu’un comprimé d’aspirine et dans des conditions impitoyables. Il en est de même pour l'approvisionnment en biens de première nécessité.  C’est dans ce contexte que les membres d’un groupe de réflexion des jeunes pour le développement de Lomela  sollicitent l'intégration de leur territoire dans le programme de cinq chantiers.

Lepetit Baende

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