26 juillet 2011

Lusambo : les soins des grossesses à risques sont difficiles

L’hôpital général de référence de Lusambo au Kasaï-Oriental, connaît des difficultés pour la prise en charge des grossesses à risque. Les cas compliqués sont transférés à Mbuji-Mayi, capitale du Kasaï oriental ou Kananga, capitale du Kasaï Occidental. Ces deux villes sont situées de part et d’autre, à de plus de 200 kilomètres de Lusambo «Nous souffrons beaucoup du côté de l’imagerie médicale, puisque nous n’avons pas de matériel d’échographe et de radiographie tombé en panne depuis une année», a déploré le docteur Serge Mabika, médecin directeur de l’hôpital général de Lusambo.

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La RD Congo et l’impératif du changement

Un autre « parti du changement » est né. L’adhésion de tous les partis politiques Congolais à l’impératif du changement  est, à première vue, une bonne nouvelle. Mais elle appelle une certaine prudence : la fétichisation du mot « changement » peut constituer un danger pour notre devenir commun. Les hommes et les femmes politiques pourraient se passer des procédures de reddition des comptes et jouer sur la fibre sensible des populations fatiguées de vivre dans un Etat-manqué pour servir de « commissionnaires » des intérêts autres que ceux des Congolais(es). Il faut être vigilant !

Hier, dimanche 24 juillet 2011,  une nouvelle formation politique  est née à Kinshasa. Il s’agit de l’Union des Forces du Changement. Son  chef est l’actuel président du Sénat Congolais, Léon Kengo wa Dondo. L’Union des Forces du Changement se veut un parti de l’opposition. Sa dénomination, note Amba Wetshi, est « tout un programme ». (Lire Présidentielle 2011 : Kengo fait un pas vers l’arène, sur www.congoindependant.com)

Le discours prononcé par Léon Kengo wa Dondo à la sortie de son parti revient sur plusieurs lieux communs : Etat ekufi (l’Etat est mort) ; la pauvreté dont souffre la Congo n’est pas une fatalité ; l’ignorance non plus ; ensemble, nous pouvons changer le Congo ; présentons un candidat consensuel aux élections de 2011, etc.

Disons que ce discours est clair, tourné vers l’avenir, accrocheur, rassembleur, etc. Néanmoins, la sortie de l’UFC ainsi que celle de beaucoup d’autres partis politiques dits de l’opposition ayant participé à la dernière législature et nés à la veille des élections probables de 2011 pose quelques questions.

Il est encourageant d’entendre les leaders de tous ces partis en appeler à l’impératif du changement dans notre pays. Notre inquiétude est que le mot changement soit fétichisé ; que nos hommes et femmes politiques puissent croire qu’il suffit de prononcer le mot « changement » pour qu’il s’opère comme par coup de baguette magique.

 La gestion des choses de la cité obéit quand même à certaines règles et à certaines procédures pouvant rendre le changement possible. L’une de ces procédures est celle de la reddition des comptes. A défaut d’une reddition des comptes permanente au cours d’une législature, il sied qu’à la fin de celle-ci, elle ait lieu devant celui que Léon Kengo nomme, dans son discours, « mokolo tonga », « le peuple ».  Que « le mokolo tonga » ait le temps d’évaluer, à base des informations correctes mises à disposition, ceux et celles qui ont participé à la législature finissant et qu’il en tire les leçons pour la suite des évènements politiques.

Au lieu de cela, qu’est-ce que nous remarquons ?

Une législature touche à sa fin. Certains de ses gestionnaires « se sauvent » ; ils sautent de la barque et appellent à l’union  de toutes forces de l’opposition pour le changement. Sous d’autres cieux, c’est l’alternance politique qui permet que les gestionnaires de la chose publique d’hier deviennent les opposants de demain quand, après la reddition des comptes, le peuple les sanctionne négativement. Chez nous, la politique se fait en marge de toute sanction positive ou négative. Certains  gouvernants de la majorité dirigeante abandonnent une partie de  « leurs amis » à la veille des élections et confessent qu’ils sont devenus opposants au système qu’ils ont servis. Profitant de l’ignorance de la population qu’ils décrient, ils remplissent les stades et se positionnent pour l’avenir. Et tous avouent  qu’ils ont une vison pour changer le Congo…Dès que vous leur posez la question de savoir pourquoi  ils n’ont pas pu infléchir le système qu’ils ont servi de l’intérieur, ils disent avoir assumé leur part de boulot et que ce sont « les autres » qui  se sont inscrits en faux contre le changement.

Revenons un peu au discours de Léon Kengo wa Dondo. Quand il soutient que « Etat ekufi », qu’il n’y a plus d’Etat, peut-il nous indiquer les mécanismes ayant participé à la liquidation de l’Etat  au Congo dit démocratique ? Quand est-ce que  « l’Etat est mort » chez nous ? Nous estimons que le leader de l’UFC fera exception en répondant à cette question. Pour cause. Les derniers-nés  de « l’opposition congolaise » sont, pour certains d’entre eux, allergiques aux questions liées à notre histoire commune. Or, les peuples qui oublient leur histoire sont appelés à la reproduire. Regarder vers l’avenir ne devrait pas nous dispenser de questionner notre histoire pour en corriger les erreurs.

Pour rappel, la liquidation de notre Etat (mercenaire ?) s’est accentuée avec l’application, chez nous, des mesures d’austérité prônées par le Fonds monétaire international au moment où « l’homme de la rigueur » était Premier ministre de Mobutu. Admis à la légion d’honneur française la veille du choix de Christine Lagarde (ex-ministre de Nicolas Sarkozy) comme Présidente de cette institution de Bretton Woods, « Léon » qui ne fait rien au hasard,  ne vient-il pas servir  la carte que jouent la France et les autres partenaires traditionnels de notre pays chez nous ?

Déloger la Chine en Afrique et au Congo est un objectif stratégique important pour la France , les USA et leurs alliés.  Ils sont en train de le réaliser en revenant à « leurs vieilles amours ».Ignorer cet objectif stratégique à la veille des élections probables de 2011 serait une bêtise.La guerre entre la Chine et l’Occident  se mène sur le sol africain et congolais. Pour certains milieux Occidentaux, Joseph Kabila, en ouvrant notre pays à la Chine , les a trahis. Ils sont à la reconquête de « leurs alliés Congolais de toujours », capables de fragiliser les investissements  chinois  et de maintenir l’axe Congo-Rwanda à leur service. Est-ce un hasard que Nicolas Sarkozy qui a admis Léon Kengo à la légion d’honneur française soit le même qui va recevoir Paul Kagame au mois de septembre ? Comprenne qui pourra !

Passons. Les hommes changent. Il se pourrait que « Léon » et ses alliés aient choisi, cette fois-ci, de relever le défi du changement chez nous. Mais il serait important qu’ils sachent que remettre le pouvoir au peuple ne se limite pas à l’inviter aux élections. Ce peuple a besoin  de la mise sur pied des procédures claires de contrôle de ses gouvernants, d’une presse libérée du « coupagisme » et d’une participation active au débat public sur les questions engageant notre devenir commun.  Sous d’autres cieux (au Venezuela par exemple), pour aider le peuple à contrôler ses gouvernants, un référendum révocatoire a été institué comme droit civique. Le peuple peut, à mi-mandat d’une législature, révoquer l’un ou l’autre de ses gouvernants. Il suffit que l’opposition réunisse un certain nombre de signatures pour que ce référendum soit convoqué et que le peuple se décide.

Dans notre pays où la reddition des comptes est la chose la moins partagée depuis plus de trois décennies, un référendum révocatoire serait l’une des mesures attestant que les gouvernants veulent réellement remettre le pouvoir au « mokolo tonga », au peuple. Lui garantir les droits civiques, les droits socio-économiques, les libertés fondamentales et le soutenir dans ses efforts pour les convertir en liberté réelle  témoignerait de ce changement que tous nous appelons de tous nos vœux Les discours ne suffisent pas.

Pour rappel, la pauvreté du Congo (RD) est un appauvrissement auxquels les Institutions Financières Internationales, les multinationales et leurs « commissionnaires nationaux » ont participé. L’ignorance a été, dans une large mesure, entretenue par ces « commissionnaires nationaux » et  un certain nombre d’églises pour éviter une sérieuse remise en question du système de notre commun assujettissement et abâtardissement.

J.-P. Mbelu

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Les stratégies de l'UREC pour battre le pouvoir en place aux prochaines élections Opposition : Oscar Kashala appelle à un consen

 

De retour à Kinshasa depuis 10 jours déjà, le président national de l'Union pour la Reconstruction du Congo (UREC), Dr Oscar Kashala Lukumuena, a eu un entretien le week-end dernier avec la presse.

Toute la situation du pays ainsi que la santé politique de son parti ont été passées en revue. D'aucuns n'ignorent que cet acteur politique était candidat aux élections présidentielles de 2006, et avait réalisé des résultats auxquels plusieurs personnes ne s'attendaient pas. Il s'était placé en cinquième position au premier tour derrière Kabila, Bemba, Gizenga et Nzanga Mobutu. Au deuxième tour, l'homme avait scellé une alliance électorale avec Jean-Pierre Bemba Gombo, contre l'actuel chef de l'Etat.

Aujourd'hui, après plusieurs années d'absence, Kashala revient en République démocratique du Congo pour prendre part à la bataille électorale du 28 novembre prochain.

Je suis candidat à l'élection présidentielle, et j'ai une expérience électorale “, a-t-il lancé aux journalistes lors de cet entretien. Toutefois, il reconnaît que l'Opposition a affaire à un chef de l'Etat qui sera candidat à sa propre succession, et a tous les atouts en sa possession. Si on est des Opposants visionnaires, nous devons nous asseoir pour établir un consensus “, a déclaré Kashala.

Ceci veut dire que le cancérologue a opté pour une candidature unique de l'Opposition pour renverser le pouvoir en place. Aussi,a ajouté ce leader politique, il y a des conditions sine qua non pour battre Kabila. Il faut préalablement bâtir un capital solide sur le plan national et international, avoir un capital financier important, notamment pour la campagne électorale, être en mesure de réunir toutes les conditions physiques et matérielles pour la République démocratique du Congo …

Concernant une aile dissidente de l'UREC qui avait vu le jour il y a de cela quelques mois, allant même jusqu'à démettre l'actuel président national de ses fonctions, Oscar Kashala a rassuré qu'il n'existe qu'une seule UREC en République démocratique du Congo. Il n'y en a pas deux. Seulement, certains cadres avaient violé le code d'éthique du parti en vendant beaucoup de biens dont la licence de la télévision de cette formation politique. Pour ce, ils ont été radiés du parti. Curieusement, ils ont tenté de distraire l'opinion en créant la confusion au sein de « UREC ». L'UREC est un parti politique également reconnu. Je vous promets que nous allons régler ce problème de façon définitive. On le traînera devant les cours et tribunaux. L'UREC n'a pas deux têtes. J'en suis le président jusqu'à la convocation du congrès “, a rassuré le n°1 de l'Union pour la Reconstruction dû Congo. Justifiant son absence prolongée du pays, Kashala a soutenu qu'il a des obligations professionnelles (professeur et médecin) à l'étranger qu'il doit respecter, en dehors de son statut de père de famille. Dans cette fourchette de temps, il a même perdu son garçon, troisième de la famille, âgé de 27 ans, qu'il a accompagné dans sa maladie pendant longtemps. Malheureusement, Dieu en décidé autrement et l'a rappelé à lui. Néanmoins, bien qu'absent du pays, a-t-il poursuivi, il était toujours avec le peuple congolais à travers l'UREC et l'ANADER (du président Kumbu Kumbel) qui est un partenaire de fédération. “ J'étais très bien informé “. Il a par exemple évoqué la situation de plus de 80% des Congolais, à ce jour, qui sont pauvres, des jeunes universitaires qui n'ont pas d'emplois, des morts dans des hôpitaux faute de médicaments, des enfants non scolarisés par manque de moyens, l'insécurité qui bat son plein à travers tout le pays, l'eau et l'électricité devenues un luxe même dans la capitale...

Le Congo est malade, très malade. “On est venu avec un plan, en consultation avec le partenaire ANADER et le peuple ', a dit ce leader politique, avant d'ajouter que la fédération UREC-ANADER a une expérience fondée sur la lutte contre les anti-valeurs, un déterminisme du destin pour construire la RDC. Donc, comme partis politiques, les deux deviennent un.

Il faut signaler qu'Oscar Kashala est revenu au pays avec une très forte délégation UREC de la diaspora, dont Jeff Ciamala, vice-président chargé de la fédération Europe.

                                                                                                 LEFILS MATADY

 

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Après son périple euro-américain Etienne Tshisekedi triomphe à Jo'bourg

Le lider maximo, Etienne Tshisekedi wa Mulumba, président national de l'Union pour la démocratie et e progrès social, en sigle UDPS, est arrivée hier dimanche 24 juillet 2011, à Johannesburg, en Afrique du Sud.

Le numéro 1 de UDPS et candidat très sérieux à la présidentielle 2011 en République démocratique du Congo revient de Berlin, en Allemagne, dernière étape de sa tournée euro-américaine, au cours de laquelle il a sensibilisé et mobilisé tous les Congolais de la diaspora et la communauté internationale par rapport aux échéances électorales prévues en 2011 en RDC.

En Afrique du Sud, comme du reste en Europe et aux Etats-Unis d'Amérique d'où il revient, Etienne Tshisekedi a été l'objet d'un accueil délirant de la part des RDConglais heureux de voir et entendre l'homme qui s'apprête à prendre la destinée de la République démocratique du Congo.

L'Afrique du Sud est sûrement la dernière étape du périple du président national de l'UDPS avant son retour au pays par Lubumbashi, chef-lieu de la province du Katanga où l'attendent des millions des compatriotes impatients de lui exprimer leur total soutien, il faut dire que Kyungu wa Kumwaza, fidèle à lui-même avait tenté de s'opposer à l'arrivée au Katanga d'Etienne Tshisekedi, mais il a fini par se plier devant la volonté des millions de Congolais.

Car, après tout, Tshisekedi est un fils du pays et, à ce titre, il a le droit de visiter le Katanga et d'autres provinces de la RDC.

                                                                                                                 CIKO

 

 

 

 

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Dimbelenge: 85 maisons incendiées et 10 blessés graves dans un conflit d’exploitation du diamant

 – Une drague Miba déjà operationnelle. – Une drague Miba déjà operationnelle.

Un mauvais partage du diamant extrait par deux dragues dans la rivière Lubi a provoqué une bagarre généralisée, la semaine dernière, entre les  communautés Bena Bela et Bena Tshilamba (territoire de Dimbelenge), ont indiqué des sources locales. Le bilan de cette bagarre fait état de 85 maisons incendiées et plus de 10 personnes grièvement blessées dont une par balle.

Le partage du diamant aurait profité aux Bena Tshilamba au détriment de Bena Bele.

Les discussions ont vite tourné à la violence entre les deux villages. Une personne grièvement blessée par balle au cours de la bagarre a été acheminée à Kananga pour des soins.

Le gouverneur du Kasaï Occidental, Hubert Kabasu Babo a dû faire le déplacement de ce territoire situé à une centaine de kilomètres de Kananga, la capitale du Kasaï-Occidental, pour s’enquérir de la situation.

Le chef de l’exécutif provincial s’est opposé à l’exploitation du diamant dans la rivière Lubi avec des dragues, à l’insu de l’administrateur du territoire de Dimbelenge.

Hubert Kabasu Babo a donné l’injonction au chef de bureau des mines de la place de remettre de l’ordre dans ce secteur.

Il a aussi demandé à l’inspection provinciale de la Police nationale du Kasaï-Occidental d’augmenter les effectifs de policiers pour prévenir des situations pareilles dans une contrée où des conflits fonciers sont courants.

 


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25 juillet 2011

Kabila, dépassé, s’en remet aux sectes religieuses

Joseph Kabila va boucler son premier mandat de cinq ans de président élu au suffrage universel. Cela après, il convient de le rappeler, une première présidence qui a duré autant. Entre les discours souvent simplistes des vuvuzelistes des Cinq Chantiers et les pourfendeurs à la mauvaise foi viscérale de ce qu’est et de tout ce qu’entreprendrait Joseph Kabila, il demeure un large espace où les faits, rien que des faits, parlent objectivement. Quelquefois en faveur du président sortant pour certaines avancées tangibles, mais pas toujours… À l’aube du 51ème anniversaire, la presse congolaise avait fourni deux perles que je ne peux m’empêcher de reprendre. Là où, partout au monde, les politiques s’appuieraient sur des économistes, des scientifiques, une armée et une police intègres et fiables, le régime de Joseph Kabila préfère s’appuyer sur l’irrationnel, sur les sectes religieuses.


Pour deux des chantiers majeurs de son quinquennat, la sécurité et la santé, les options choisies par le régime de Kinshasa mériteraient qu’on s’y attarde comme l’a fait, les 28 et 29 juin 2011, le webzine Digitalcongo.net. La première illustration est donnée par un officier supérieur qui a la police dans ses attributions : « Des policiers bagarreurs qui se disputent le volant avec des chauffeurs, qui avec hargne, arrêtent des véhicules au beau milieu de la chaussée, qui opèrent en état d’ébriété, qui font de la répression un problème personnel, qui crachent sur les conducteurs et les injurient proprement… L’inspecteur divisionnaire adjoint, le général Oleko Komba, fervent chrétien, croit percevoir dans tous ces comportements répréhensibles, un esprit maléfique qui s’est emparé de la Police spéciale de roulage et a peut-être envoûté bon nombre de policiers. À cet effet, il envisage d’affecter auprès de cette unité spécialisée, dans les tout prochains jours, un aumônier qui aura pour double tâche d’organiser d’abord, des séances de prières de délivrance et par la suite, de désenvoûter les policiers. Car, pense-t-il, il est incompréhensible qu’il revienne toujours sur les "mêmes" conseils et qu’il ne soit pas suivi dans ses exhortations. ».  Notre cher général a juste oublié d’ajouter que ce comportement était incompréhensible vu les salaires corrects que l’État verse à ces policiers et surtout vu l’exemple de probité morale que donnent la classe politique et les officiers supérieurs, leur train de vie modeste ainsi que leur aversion pour la corruption.

Dans le même article, le patron de la police de la ville de Kinshasa démontre, à son corps défendant, que la politique de « Tolérance zéro » proclamée par Joseph Kabila n’est qu’un slogan creux : « Le général Oleko n’a pas manqué non plus de fustiger le phénomène des voleurs à main armée et autres malfaiteurs appréhendés par les différentes unités de la police, transférés au parquet et qui reviennent narguer les officiers de police judiciaire. Dès qu’ils commettent de nouveaux faits, la police ne doit pas croiser les bras et laisser faire. Arrêtez-les autant des fois qu’il sera possible, a martelé l’inspecteur divisionnaire adjoint Oleko, avant d’ajouter que ces malfrats seront transférés aux parquets jusqu’à ce que leurs parrains se fatigueront de les soutenir ou d’intervenir en leur faveur. ». C’est donc officiel, les voleurs à main armée et autres malfaiteurs dangereux sont soutenus par des hommes de pouvoir que personne ne peut inquiéter…

Quand le gouvernement proclame des pasteurs « inventeurs », « savants » et valide des médicaments prétendument miraculeux

Côté santé, point besoin de construire, de réhabiliter et d’équiper les hôpitaux et les dispensaires, le gouvernement a trouvé ses messies qui proposent la panacée comme le signalait un autre article repris par le même Digitalcongo.net : « Le ministère congolais de la Recherche scientifique a décerné un brevet d’invention à l’Église « Liloba na Nzambe » pour avoir inventé un produit thérapeutique « Jus » qui a fait ses preuves tant en RDC qu’en Belgique, en Afrique du Sud et au Canada, a indiqué l’évêque général Ukudji Marcel, conseiller chargé de l’œcuménisme et de l’éthique audit ministère. (…) Selon l’évêque général Ukudji, grâce à sa véracité et au caractère curatif du « Jus », le ministère de la Recherche Scientifique a autorisé l’Église « Liloba » de l’exposer et de le mettre à la disposition du grand public. Le même ministère a, en outre, plébiscité le Chef spirituel et Représentant légal de cette église, Khonde Mpolo Dominique, savant et « grand » prophète à cause de l’innovation de sa liturgie et de l’originalité de ses cantiques jugées comme une découverte authentique. »

Ce n’est plus le ministère de la recherche scientifique mais celui de la promotion du charlatanisme qui autorise la mise sur le marché d’un médicament sans aucune analyse de toxicologie, sans les nécessaires tests d’efficacité qu’exigerait n’importe quel pays normal ou plutôt n’importe quel pays dirigé par un gouvernement normal. Il y a quelques mois, un conseiller de Kabila était allé féliciter un autre pasteur qui affirmait avoir mis au point un médicament qui guérit du sida ! Rien que ça ! Cette fois là, c’était un journaliste de l’Agence Congo-Presse qui avait repris, avec enthousiasme et emphase, cette déclaration. Ça rassure, le journalisme serait à l’image du pays et marcherait aussi sur la tête…|Botowamungu Kalome (AEM)

 

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Foot-Coupe du Congo: DCMP, tenant du titre, éliminé

 – Quelques joueurs du DCMP brandissant la coupe du Congo de l'édition 2009, gagnée à Bukavu – Quelques joueurs du DCMP brandissant la coupe du Congo de l’édition 2009, gagnée à Bukavu

Le Daring club Motema Pembe (DCMP) est éliminé de la 47ème édition de la coupe du Congo par Sa Majesté Sanga Balende (0-1), en match de demi-finale de la phase des groupes, joué dimanche 24 juillet, au stade des jeunes de Katoka de Kananga au Kasaï-Occidental.

Le but de Sanga Balende a été marquée par Ilambe Kulumba « Ninja » à la 63ème minute.

Eliminé de la course, l’entraineur du DCMP, Andy Magloire M’futila, crie à l’injustice : « je regrette que tout était planifié pour que notre équipe soit éliminée…on change de calendrier, d’adversaire…En plus, l’arbitre n’a pas été correct cet après-midi avec nous ».

DCMP enregistre son 7ème match, toute compétition confondue, sans marquer le moindre but.

Après avoir remporté les deux dernières éditions (45e et 46e), DCMP reste en ligne sur trois fronts cette saison : la coupe de la confédération, Vodacom super ligue et l’entente provinciale de football de Kinshasa (Epfkin).

En finale, Sanga Balende va probablement rencontrer US Tshinkunku, mardi 26 juillet au stade des jeunes de Katoka de Kananga.

Le Match Tshinkunku-AS Bantous interrompu

En premier match, la rencontre entre l’US Tshinkunku de Kananga et l’AS Bantous de Mbuji-Mayi n’est pas arrivée à terme.

Alors que Tshinkunku menait par deux buts à zéro, les supporters de l’AS Bantous ont envahi l’aire de jeu pour tabasser l’arbitre.

Ils n’ont pas digéré l’arbitrage du jour, estimant qu’il était en leur défaveur.

L’arbitre a du interrompre le match à deux minutes de la fin de la partie.

A Goma, la finale va se jouer, mardi 26 juillet, entre As Nika (Kisangani) et Bukavu Dawa (Sud-Kivu) au stade Les volcans de Birere.

L’équipe de Kisangani a éliminé As Olympique de Kindu par (6-1) alors que Bukavu Dawa a battu As Nyuki de Butembo (3-1).

A Bandundu, l’AS Veti Club de Matadi a battu MK de Kinshasa (1-0) au stade du 6 mai, en finale.

L’unique but de la partie a été obtenue par Kabongo à la 63ème minute.

A l’issue de ce tour, les trois vainqueurs des groupes ainsi que le meilleur perdant de la compétition disputeront la phase finale à Kinshasa, dont la date reste à déterminer par la Fédération congolaise de football association (Fecofa).

Le gagnant de la 47e édition succèdera à DCMP et représentera la RDC à la 9e édition de la coupe de la confédération de la CAF.

 Lire aussi sur radiookapi.net:

Coupe du Congo: report du coup d’envoi à Kananga

Sport-Foot:DCMP convoite les attaquants Moussa Hassan et Mugalu Yuda

 

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Kasaï-Oriental: retour au calme après des tensions à Lupatapata

Le calme est revenu, dimanche 24 juillet dans le territoire de Lupatapata au Kasaï-Oriental. Dans la matinée, la population de Tshishimbi a assiégé la résidence de l’administrateur du territoire, Gomaire Botswali Botele, ont rapporté des témoins.

Parmi les revendications, elle demande l’intervention de l’administrateur du territoire pour leur permettre de puiser l’eau à la source de Tshikuku, située à quelques encablures du polygone de la Minière de Bakwanga (Miba), ont indiqué les mêmes sources.

Selon elle, la police des mines et la garde industrielle de la Miba, frontalières à la cité de Bakwa Tshimuna, interdisent la fréquentation de la deuxième source de Tshikuku, à la limite du polygone minier.

La première source accessible a tari, ont déclaré les assiégeants en colère. « Il n ya pas d’alternative », ont-ils martelé.

Cette situation a entrainé l’augmentation du prix d’un bassin d’eau. Il serait passé de 250 Francs congolais (FC) à environ 1000 FC. Le sachet d’eau fraiche, se vend à 50 FC contre 10 FC, ont renseigné les manifestants

Gomaire Botswali Botele a promis de rencontrer les autorités de la Miba, avec une délégation des protestataires, pour trouver une solution.


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24 juillet 2011

DEPUIS BRUXELLES, MESSAGE DE TSHISEKEDI AUX JEUNES ET AUX ARTISTES.

Durant son séjour bruxellois, monsieur Étienne Tshisekedi, Président de l’UDPS et candidat à la présidentielle congolaise de novembre 2011 a mené une intense activité politique : audiences, interviews…
C’est dans ce cadre que lors d’une séance photo et d’un entretien nous accordé en compagnie de notre confrère Ali Kalonga, nous avons posé au candidat Tshisekedi une double question, le message qu’il avait à l’intention des jeunes et des artistes, compte tenu du rôle particulier de ces deux catégories de citoyens dans le processus électoral actuel.
Question.
Monsieur le Président,
La population congolaise est constituée en majeur partie de jeunes. Et ils seront le plus grand nombre d’électeurs. Est-ce que vous avez un message particulier pour ces jeunes.
Et de deux, les artistes jouent un grand rôle dans la mobilisation de l’électorat ainsi que dans la conscientisation. Durant cette campagne qui va commencer, est-ce que vous avez un message particulier à adresser à cette catégorie de citoyens ?
 Réponse de monsieur Tshisekedi.
Pour les jeunes.
« Depuis l’indépendance nous vivons dans une jungle. La lutte que l’UDPS a menée pour l’établissement d’un état de droit, c’est essentiellement pour les jeunes, ce n’est pas nous qui allons bénéficier de cela. Nous, nous avons servi à préparer cet état-là, en subissant ce que nous avons subi. Mais c’est pour les jeunes…
Et d’ajouter :
« C’est plutôt les jeunes qui ont maintenant une perspective très positive de leur existence.
Quand je dis que chacun doit participer à la reconstruction du pays, je fais particulièrement allusion aux jeunes.
Il faut que chacun d’eux sache que maintenant que nous avons la liberté, nous avons la démocratie, chacun doit prendre des initiatives, qu’on ne trouve  pas quelqu’un qui est en train de réfléchir à taper quelqu’un ou à voler.
Que chacun fasse quelque chose de positif pour le développement du Congo. »
Et à propos des artistes.
« Dans notre politique, nous mettons un accent particulier sur la culture. C’est la culture qui fait un peuple. Tout à l’heure j’ai parlé des jeunes gens qui sont dans la rue. C’est quelque chose qui est contre notre culture des congolais.
Nous  allons mettre l’accent sur la culture, à cause du rôle que jouent les artistes. Nous encourageons les artistes à inventer aussi de bonnes choses, parce que l’artiste a beaucoup d’imagination. Ce que chaque artiste créera doit  nous aider, doit participer à la reconstruction du Congo. »
Bruxelles, le 20 juillet 2011,
Cheik FITA  
 
Par Cheik FITA - Publié dans : cheikfitanews

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Présidentielle 2011 : Vers une nouvelle rencontre Etienne Tshisekedi – Vital Kamerhe ?



Le souhait tant exprimé par les ténors de l’opposition de voir tous les partis de ce bord s’unir ne se réalise toujours pas. Les réactions ne manquent pas, il y a tant de raisons à cette situation. D’aucuns citent volontiers le préjugés, l’intolérance, l’égoïsme, l’orgueil... qui minent les coeurs des uns et des autres.
Même si le signal n’est pas clairement donné, l’opinion veut croire qu’au cours de l’interview accordée la semaine dernière, Tshisekedi aurait tendu la main à d’autres membres de l’opposition dont Vital Kamerhe.
Vis-à-vis du président de l’UNC, le leader de l’UDPS n’a pas été aussi virulent.
Le rapprochement entre ces deux poids lourds de l’opposition suscite un soulagement dans le chef des uns et des autres. Tshisekedi rejoindrait donc la vision de Kamerhe pour une opposition unie. Au mois de février, au sortir de sa troisième rencontre avec Etienne Tshisekedi, Kamerhe déclarait en substance : « Nous avons tous besoin du rassemblement de l’opposition. Cette union de l’opposition requiert la mise en place des stratégies communes pour accéder au pouvoir de manière démocratique.”
Vital Kamerhe le disait à la presse. Sa rencontre avec Tshisekedi avait eu pour but d’harmoniser leurs visions dans la perspective de prochaines échéances électorales. Le leader de l’UNC n’en avait pas dit davantage sur l’échange qu’il avait eu avec Etienne Tshisekedi sur ces questions.
Toutefois, il avait indiqué que son interlocuteur s’était déclaré favorable à un front commun de l’opposition pour le scrutin de 2011.
Vital Kamerhe affirmait : “Le président Tshisekedi a dit qu’il est ouvert au rassemblement de toutes les forces de changement. Ce rassemblement se fera le moment venu. »
Le temps écoulé, brouillards couvert relations entre deux ténors l’opposition.
Surpris, Kamerhe déclarait sa candidature. Les tenants d’une certaine opposition seront pris de panique et dans l’énervement, attaqueront Kamerhe en Belgique, puis au Canada. Alors que du côté Tshisekedi existait déjà la Dynamique Tshisekedi Président (DTP), Kamerhe répliquait avec l’AVK (Alternance Vital Kamerhe).
Avec son interview de la semaine dernière, Tshisekedi semble avoir mis un peu d’eau dans son vin. En réalité, c’est une affaire à suivre dans la mesure où une surprise n’est pas exclue.
Pendant que l’on envisage un rapprochement au sein de l’opposition entre Kamerhe et Tshisekedi, le président national de l’Union des libéraux démocrates (ULD), Katebe Katoto, a démenti, mercredi 20 juillet dernier, avoir conclu un accord avec d’autres partis ou plateformes politiques dans la perspective de prochaines élections en RDC. Il a réagi ainsi à une information diffusée sur Radio Okapi relative à la sortie officielle de la plateforme « Alternance Vital Kamerhe » (AVK), qui a repris l’ULD sur la liste de ses partis membres.
“Jusqu‘à présent, mon parti n’a signé aucun accord politique avec quiconque (...), que ça soit directement ou par le biais de son président national que je suis”, a souligné Katebe Katoto.
Il a reconnu seulement avoir reçu “des sollicitations, comme ça se passe dans le monde politique”, sans donner des précisions sur la nature de ces sollicitations.
Comme en 2006, Katebe Katoto a, par ailleurs, annoncé qu’il ne se présenterait pas à la présidentielle prévue le 28 novembre 2011.
“Mais, j’aurais voulu accompagner les membres de mon parti aux élections législatives et aux provinciales”, a-t-il poursuivi.
Katebe Katoto dirige de l’extérieur l’ULD, depuis sa création en 2004. A ce sujet, il a expliqué: “Ça fait déjà quelques années que j’exprime la volonté de rentrer au pays, mais je n’ai pas eu cette autorisation jusqu’à présent ».
La charte de l’AVK a été signée, mardi 21 juin, à Kinshasa, par plus de vingt partis politiques, associations de la société civile et personnalités politiques indépendantes.
L’ULD de Katebe Katoko était aussi cite parmi les formations politiques membres de cette plateforme de soutien à la candidature de Vital Kamerhe à cette présidentielle.

 

Posté par lumbamba à 23:34 - - Commentaires [0] - Permalien [#]