17 juillet 2011

Afrique en Ligne: RD Congo: Le Parlement européen adopte une résolution contre les viols

Bruxelles, Belgique - Le Parlement européen a adopté une résolution condamnant 'fermement' les viols massifs, les actes de violences sexuelles et les autres violations des droits de l'Homme perpétrés récemment dans la région du Sud-Kivu, en RD Congo, a-t-on appris de source officielle. Selon le texte de cette résolution transmis à la presse mercredi  à Bruxelles, au moins 170 personnes ont été victimes de viols ou de violences physiques entre les 10 et 12 juin derniers dans les villages de Kakiété et Abala, dans la province du Sud-Kivu.

Dans leur résolution, les Euro-députés dénoncent 'le manque de courage' de la part de la communauté internationale pour prendre des mesures concrètes en vue de mettre un terme à ces crimes 'atrocement généralisés'.

Les députés européens ont lancé un appel au gouvernement de Kinshasa, pour qu'il considère la lutte contre les viols massifs et les violences sexuelles contre les femmes comme 'une priorité nationale'.

Le Parlement européen a également demandé à l'ONU de mener des enquêtes 'immédiates indépendantes et impartiales' pour que soient traduits en justice les individus ou groupes armés ayant commis ces actes odieux.

Par ailleurs, les Euro-députés ont déploré que des criminels de guerre détiennent toujours des postes de commandement dans l'armée nationale congolaise.

Pour apporter assistance aux victimes des viols, les députés européens ont demandé le déblocage de crédits supplémentaires par l'UE, notamment pour la 'création des maisons d'accueil' des femmes violées dans les zones sensibles.

Le Parlement européen a regretté que la Mission de l'ONU pour la stabilisation en RDC (MONUSCO) n'ait pas utilisé son mandat pour apporter une protection nécessaire aux populations contre les viols massifs, tout en dénonçant les exactions commises par les casques bleus

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Mbuji-Mayi: pour des élections apaisées, un évêque de l’ECC propose ses recettes aux politiciens

Mgr Dieudonné Mbaya Tshiakanyi, évêque de l’Eglise du Christ au Congo, (ECC), invite les dirigeants politiques à plus de responsabilité. Ceux-ci, poursuit-il, ont le devoir de maîtriser et de contenir les agissements de leurs sympathisants.Cet appel fait suite à la tension observée à Mubji-Mayi entre partisans des differents courants politiques.

L’évêque Mbaya  explique:

«Il faudrait que les dirigeants politiques, ceux qui sont au pouvoir et ceux de l’opposition, sachent que la maîtrise de la situation dépend de leur attitude, de leurs discours. Deuxième recette : tous les communicateurs sociaux églises, mosquées, société civile… doivent véhiculer le message de la paix, des élections apaisées. Troisième recette : que la Commission électorale nationale indépendante (Ceni) ne se fasse pas intimider par la surchauffe. Elle doit prendre le courage de rencontrer les tenants de partis politiques pour expliquer, clarifier… »

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ENROLEMENT DU CANDIDAT PRESIDENT DR KASHALA, REACTIONS DE LA FEDERATION UREC-ANADER EUROPE

Vendredi 15 juillet 2011 après-midi, Dr Oscar Kashala, candidat à la présidentielle 2011en RD Congo s’est enrôlé dans un bureau de Lemba à Kinshasa.
C’était le tout dernier jour pour l’enrôlement !
Peu après, à Bruxelles, nous avons recueilli les réactions des membres de la fédération Urec-Anader Europe.
Pour ces derniers, l’arrivée à Kinshasa de monsieur Oscar Kashala et son enrôlement sont une très bonne nouvelle. Il faut passer à l’étape suivante : l’organisation du congrès pour désigner formellement le candidat à la présidentielle.
Compte tenu du tripatouillage constitutionnel établissant la présidentielle à un tour, il se pose le problème de désignation d’un candidat unique pour l’opposition face au président sortant.
Comme l’a déclaré monsieur Kashala lors d’une interview à la radio Panik de Bruxelles, le principe est acquis, moyennant la réalisation d’un certain nombre de préalables. Les  membres de la fédération UREC-ANADER Europe se sont également exprimés dans ce sens.
Il devrait y avoir des négociations entre différents partis politiques de l’opposition sur le programme commun ainsi que sur la « gestion des ambitions ».
Aux opposants congolais de faire preuve de bon sens et de célérité. Le temps n’étant pas élastique.
Cheik FITA

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16 juillet 2011

Hier à La Haye, Face-à-face Tshisekedi - Bemba

Rendez-vous respecté. Etienne Tshisekedi, président national de l’UDPS, s’est effectivement entretenu hier vendredi, à La Haye, aux Pays-Bas, avec le sénateur Jean-Pierre Bemba, président national du MLC dans son geôle de la CPI. Au menu de leurs entretiens : situation générale du pays et élections 2011.

Le président national de l’Union pour la démocratie et le progrès social, UDPS, Etienne Tshisekedi avait-il besoin de rencontrer le chairman du Mouvement de libération du Congo, MLC, Jean-Pierre Bemba détenu à la Cour pénale internationale (CPI) ? Le processus électoral en cours au pays et la situation actuelle du sénateur ont rendu nécessaire cette rencontre dont l’intérêt politique se dévoile peu à peu.

Comme annoncé il y a quelques jours par le secrétaire général de l’UDPS Me Jacquemin Shabani, Etienne Tshisekedi s’est entretenu en tête-à-tête, le vendredi 15 juillet 2011 à La Haye aux Pays-Bas, avec Jean-Pierre Bemba Gombo.

La confirmation est venue d’un des conseillers politiques de Tshisekedi se trouvant dans sa suite. Joint au téléphone par Le Potentiel, Valentin Mubake a restitué l’échange de son président national avec la presse au sortir de l’entretien avec le chairman du MLC. « La rencontre venait effectivement d’avoir lieu ici à La Haye. C’était un tête-à-tête. Et au sortir de cet entretien, le président Tshisekedi s’est confié à la presse, rassurant que Jean-Pierre Bemba est en bonne forme. Il regrette cependant que la classe politique congolaise soit versée dans la corruption, au lieu de prioriser l’intérêt général des populations », a-t-il indiqué.

La rencontre entre ces deux leaders de l’Opposition congolaise autour des questions politiques du pays, reste déterminante au regard des enjeux électoraux actuels marqués par une nouvelle donne, à savoir la participation de l’UDPS au processus électoral après l’avoir boycotté en 2006. Laissant la voie libre à Jean-Pierre qui a talonné le candidat Joseph Kabila à la présidentielle 2006.

Cette fois, ironie du sort, le challenger du président élu en 2006 est quasiment hors course du fait de son incarcération. Le procès qui le retient à La Haye titre en longueur alors que, au pays, les étapes du processus électoral s’égrènent à un rythme qui ôte tout espoir.

Sans ce procès, le président national du MLC l’aurait disputé à l’envi la tête d’affiche de l’Opposition. Faut-il rappeler que jusqu’à il n’y a pas longtemps, Jean-Pierre Bemba était le leader de l’Opposition dite parlementaire ? Les tractations engagées pour le remplacer ont tourné court.

Cet élément pourrait justifier le rapprochement entre les deux personnalités et donner lieu à la mise en œuvre de nouvelles stratégies électoralistes. D’autant que la Constitution de 2006 modifiée en 2011 a ramené le scrutin présidentiel prochain à un seul tour. Les alliances, si alliances il y aura, devront se tisser maintenant ou avant le 28 novembre 2011. Le cheminement de l’Opposition congolaise aux prochaines échéances électorales est lié à cette réalité.

C’est peut-être le sens à donner aux propos de Valentin Mubake lorsqu’il dit : « Je constate avec joie, que ce sont les deux grands leaders qui se sont vus pour discuter sur des questions politiques de leur pays. Cette rencontre au sommet aura un impact au niveau des bases ».

Dans la foulée, il a laissé entendre que Jean-Pierre Bemba a exhorté son « ainé » Tshisekedi « à bien veiller sur le processus électoral dans son ensemble ». Un conseil qui établit sans doute le rapprochement entre les deux personnalités pour des stratégies électoralistes, répondant en partie à cette interrogation que soulèvent déjà plusieurs observateurs.

Par ailleurs, selon le secrétaire général de l’UDPS, Etienne Tshisekedi, qui poursuit sa tournée euro-américaine, entend prendre des contacts nécessaires pour le bon déroulement du processus électoral en cours. Il l’a dit au cours d’une restitution à la presse de la première partie de ce périple du lider maximo qu’il a accompagné avant de le précéder au pays.

Me Jacquemin Shabani Lukoo a indiqué qu’après cette tournée euro-américaine, le président de l’UDPS visitera quelques capitales africaines, avant de regagner Kinshasa via Lubumbashi, au Katanga. Ici, il doit s’adresser à sa base de la capitale du cuivre.

Cela, nonobstant les rumeurs sur des dispositions prises par le maire de Lubumbashi et que l’UDPS/Katanga s’est empressée de dénoncer.


Kinshasa, 16/07/2011 (LP/MCN, via mediacongo.net)

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Le sens d’une marche contre le viol des femmes en RDC

Quand certains compatriotes ont appris qu’une marche congolaise partirait de Paris  jusqu’à Bruxelles, ils  ont cru à une folie. L’une des questions qui revenait sur leurs lèvres était la suivante : « Qu’est-ce que cela va changer ? »  Le sens matériel, humain et symbolique de cette marche leur paraissait inconnu. Ils ont oublié que les grands changements commencent par être moléculaires. Notre article se veut un essai de théorisation de cette marche et de sa suite.

Marcher sur une distance de 309 km pour décrier le viol des femmes (et des hommes) au Congo est un acte aux dimensions matérielle, humaine et symbolique très importantes. Partir de Paris, capitale de la françafrique et arriver 13 jours après à Bruxelles, capitale de notre ex-métropole et de l’Europe, est une affaire à  décrypter de plus près pour en saisir le sens le plus profond. 

Marcher de Paris à Bruxelles a engagé de moyens matériels conséquents : voitures pour transporter la nourriture, les sacs de couchage, les calicots, les  caméras, lieux d’accueil, de sommeil et de partage du repas, etc. Cette marche initiée par une équipe composée de femmes et d’hommes Congolais a pu être effectuée par les femmes et les hommes, les jeunes et les enfants Congolais (et amis du Congo).  Sa face humaine et fraternelle a été visible au moment du partage des repas mais aussi à l’étape de Mons quand les marcheurs ont célébré l’anniversaire de l’un d’entre eux. L’une des initiatrices de  cette marche a pris la parole pour  confesser que le parcours effectué avait réussi à les transformer en frères et sœurs.

A l’étape de Mons, le noyau dur de la résistance congolaise de Paris (et de Bruxelles ?) a entonné un hymne engageant son avenir : « Résistants jusqu’à la mort, résistants jusqu’à la mort, résistants jusqu’à la mort. »

Tout au long du parcours, un chant a semblé dire l’une des significations d’une marche organisée loin de la RD Congo. Les marcheurs s’adressaient aux habitants des villes et villages qu’ils traversaient (entre Paris et Bruxelles) en ces termes : « Pour vos bijoux, pour vos  i Phones, pour vos GSM, pour nos minerais, les femmes sont violées au Congo. »  Certains autres chants interpellaient les acteurs politiques Congolais et/ou étrangers opérant au Congo (RD) en faisant  allusion au rôle qu’ils ont assumé dans l’exploitation éhontée de nos minerais accompagnée du viol –disons du féminicide-  ou à celui qu’ils auront à assumer dans un proche avenir pour mettre les féminicidaires hors d’état d’agir.

A ce point nommé, la marche de Paris à Bruxelles a permis la confection d’un récit résumant, en quelques mots chantés, la responsabilité des uns et des autres dans la descente de notre pays en enfer. Il n’y a pas eu que dénonciation, mise à nu de ce que les Congolais(es) subissent dans leur cœur  et leur chair depuis la guerre d’agression de 1996. Il y a aussi eu un engagement dans « la résistance jusqu’à la mort » par quelques-un(e)s  d’entre nous.

Après cette marche, l’une des questions entendues à plusieurs reprises est la suivante : « Est-ce que cela va changer quelque chose ? »  Nous nous sommes tenté de poser cette question autrement : « Pour qui cela va-t-il ou plutôt a-t-il changé quelque chose ? »

Oui. Cela a changé quelque chose. Une poignée de Congolais(es) est passée de l’indifférence au sort de son pays à la narration du récit de l’ensauvagement dont ses congénères sont victimes. Cette poignée de Congolais(es) a accepté de se mettre debout et de marcher. C’est-à-dire de refuser le fatalisme et le défaitisme pour soutenir que tant que quelques Congolais(es) existeront, ils se battront, même à mains nues, contre les bêtes à visage humain qui ont fait de la destruction de la vie dans notre pays leur besogne préférée.

Oui. Quelque chose a symboliquement changé dans le chef de ces Congolais(es) décidé(es) à devenir les acteurs de premier plan de la réécriture de leur histoire.

Historiquement, ils marquent des points. Pour l’une des rares fois, un groupe de Congolais(es) acceptent de sacrifier boulot, vacances, jobs, familles, etc. pour mener une marche  sur une distance de 309 km .

Il y a, à leur actif, l’audace d’avoir entraîné quelques enfants avec eux. A l’étape de Mons, certains marcheurs avouaient, en faisant allusion aux enfants, ce qui suit : « Nous nous battons pour eux. Nous, nous sommes une génération sacrifiée. » Encore une fois, dans ces propos, il y a quelque chose qui a changé : les marcheuses et les marcheurs ont conscience de leur responsabilité pour les générations futures.

Cette marche a aussi un autre sens très profond : elle symbolise le refus de la destruction morale et spirituelle d’un groupe de Congolais(es) ayant, de l’une ou de l’autre façon, saisi la visée du viol. Un des acteurs du documentaire intitulé Le conflit au Congo. La vérité dévoilé  parle de cette visée en disant : « Quand on envahit votre pays,  on viole vos femmes, on viole les enfants, on contrôle moralement votre esprit. » C’est contre ce contrôle moral de notre esprit que la marche du 30 juin au 13 juillet 2011 s’insurge.

Quelque chose va-t-il changer dans le chef des « décideurs » à Paris, à Bruxelles et à Kinshasa ? Que gagneraient-ils à changer leur mode de gouvernement du monde fondé sur l’exploitation et l’assujetissement  de notre pays, sur le viol de notre imaginaire ? Surtout, dans un contexte où leurs économies courent vers la ruine ?

A notre avis, il n’y a pas grand-chose à attendre à ce niveau-là. « Les décideurs » sont pris dans l’engrenage d’un système auquel ils participent et qu’ils ont de la peine à changer de l’intérieur. Ce sont les peuples réussissant à se mettre debout qui les forceront à changer de système.  Les indignés Occidentaux  et « les révolutionnaires » Arabes pourraient apporter leur quote-part dans cette lutte pour le renversement du système ensauvagé.

Disons que si les filles et les fils de notre peuple ayant marché de Paris à Bruxelles veulent que les choses bougent au niveau des « décideurs » du Nord et du Sud, ils ont tout intérêt à travailler en interconnexion avec les indignés Occidentaux et « les révolutionnaires » Arabes, tous victimes dudit système ensauvagé.

Pour les filles et les fils de notre peuple, leur marche devrait s’inscrire dans la multitude d’actions à mener (et à coordonner) sur le court, moyen et long terme, afin qu’ils mettent hors d’état d’agir les marionnettes du système ensauvagé qu’ils ont réussi à citer dans leur récit chanté, en marchant. Ils peuvent être aidés par la jonction entre le noyau dur de la résistance congolaise (de Paris et de Bruxelles) et celui de Kinshasa, décidé à en découdre avec « les Kuluna en cravates », nègres de service du système décrié. Ce travail doit se faire sur le temps. Qu’il y ait des élections ou pas. Cela dans la mesure où ces élections risquent d’être une opération de blanchiment de ces mêmes « Kuluna »  ayant participé au féminicide tel qu’en témoigne le rapport Mapping du 1er octobre 2010.

J.-P. Mbelu

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Du chien dans l'assiette des Congolais

Le chien est le meilleur ami de l'homme. Un adage qui semble se vérifier en République démocratique du Congo (RDC) où l'on trouve au canidé bien d'autres vertus que sa fidélité. Victimes de la crise financière qui frappe la région des Grands lacs et de la hausse vertigineuse du prix des denrées alimentaires, certains Congolais ont dû changer leurs habitudes en consommant de la viande de chien.

Au contact de la population, le site Radio Nederland Wereldomroep rapporte qu'un marché de vendeurs spécialisés dans la viande de chien s'est installé dans le quartier populaire de Majengo à Goma, à l'est de la RDC. Comme solution de remplacement à la viande bovine, actuellement hors de prix, «entre 5 et 10 dollars (environ 3 et 7 euros) le kilo», les habitants expliquent pourquoi ils se sont tournés vers la viande de chien.

«Les années passées, la viande de chien n’était pas sur le marché, car on ne mangeait pas de cette viande. Quand on apprenait que nos enfants en mangeaient chez les voisins, ils devaient être punis sévèrement. Aujourd’hui, la vie nous oblige tous à consommer du chien, car la viande bovine coûte énormément cher», confie Jeannette Ndamuso, mère de huit enfants.

Ce marché spécialisé en plein développement est régulièrement approvisionné, «même chez nous à Katoyi (une localité sur le territoire de Masisi, dans la province de Nord-Kivu), nous trouvons très facilement de la viande de chien à tous les prix», témoigne Solange Mudekereza. Les chiens sont achetés entiers entre 5 et 10 dollars par plusieurs familles. «Cela nous permet de manger de la viande plusieurs fois par semaine», explique un père de famille.

La consommation de la viande de chien ne présente pas de risque pour la santé de la population congolaise, sous réserve des conditions d'hygiène et de la bonne santé des animaux domestiques. Cette ancienne pratique asiatique était en Afrique réservée à l'origine à certaines tribus installées le long de la province de Kasaï, la rivière d'Afrique centrale.

Sur le marché de Goma, la viande de chien est proposée aux amateurs sous toutes les formes: grillée, en brochettes ou crue. Quant au goût, elle n'aurait rien à envier aux autres viandes, et conviendrait à l'appétit des Congolais:

«Aujourd'hui, je mange du chien sans problème, c'est une viande comme toutes les autres, et elle a d'ailleurs une très bonne saveur», garantit Odette Nyabadeux.

Lu sur Radio Nederland Wereldomroep (repris sur slate.fr)

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Les camionneurs recourent davantage à la route pour relier Kinshasa à Mbuji-Mayi

 – Des camions chargés des minerais bloqués sur la route de Kolwezi dans la province du Katanga/RDC, 11/03/2011. – Des camions chargés des minerais bloqués sur la route de Kolwezi dans la province du Katanga/RDC, 11/03/2011.

Chaque semaine, des véhicules en provenance de Kinshasa arrivent à Mbuji-Mayi, ramenant carburant, produits manufacturés et  passagers. Les Kasaïens tentent de développer leurs activités par la route. Ce regain d’intérêt pour la route fait suite au ralentissement du trafic ferroviaire et au coût (élevé) du billet d’avion.

Quitter Mbuji-Mayi pour Kinshasa par avion n’est pas à la portée de toutes les bourses. La route offre une alternative.

Pratiqué il y a plusieurs décennies,  ce moyen de transport avait été abandonné suite à la dégradation de cette voie de communication. Les conducteurs de grands camions  relèvent aujourd’hui le défi. L’un d’eux explique :

«Je suis conducteur sur le tronçon Mbuji-Mayi-Kinshasa. La route n’est pas bonne. La traversée entre le pont Lwangi et  Tshikapa est éprouvante. Il y a beaucoup de sable et c’est difficile en période de pluies.»

En une semaine de route et avec 35.000Fc, environ 40 dollars américains,  l’on peut rejoindre la capitale Kinshasa. Cinq fois moins cher qu’un billet d’avion.

Autre avantage : la taxe  d’embarquement  n’est pas exigée. Ce qui encourage les voyageurs.

«Je vais à Kinshasa pour rejoindre mes parents. Chaque passager paye 35 000 Francs congolais. Nous n’avons pas pris l’avion, nos moyens ne  le permettent pas», explique un jeune passager

Rejoindre la capitale de la RDC par route est un rêve pour  tout  habitant en milieu rural. Les techniciens du secteur routier  peuvent s’en inspirer pour réhabiliter cette voie et permettre ainsi aux Kasaïens de s’ouvrir à d’autres horizons.

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Tension politique à Mbuji-Mayi: Ngoyi Kasanji et Roger Lumbala appellent à l’apaisement

Le gouverneur du Kasaï-Oriental, Alphonse Ngoyi Kasanji, s’est entretenu, mercredi 13 juillet, dans son cabinet de travail à Mbuji-Mayi, avec le député national Roger Lumbala, président du Rassemblement congolais pour la démocratie/National (RCD/N). Ils ont évoqué la situation politique tendue dans la ville de Mbuji-Mayi depuis plus d’une semaine.

Cette atmosphère fait suite à des rassemblements publics, appelés  »matinées politiques », tenus à l’initiative respectivement d’Alphonse Ngoyi Kasanji, le mardi 5 juillet, et de Roger Lumbala, le samedi 9 juillet.

Les deux personnalités ont accepté de privilégier le dialogue et favoriser un climat politique apaisé entre les deux camps.

Pour les proches du gouverneur, les auteurs de propos outrageants à l’endroit du pouvoir établi étaient passibles de poursuites judiciaires. Selon eux, les présumés auteurs d’actes de vandalisme sur l’effigie du chef de l’Etat devraient aussi faire l’objet de poursuites.

De son côté, la plate-forme «Soutien à Etienne Tshisekedi» (Set) voulait que le gouverneur Kasanji reconnaisse qu’il avait manqué de respect vis-à-vis de leur leader politique [président national de l’UDPS] par des injures, au cours de sa matinée politique. Ils exigeaient des excuses.

Après la rencontre de ce mercredi, Roger Lumbala affirme que le gouverneur ne reconnaît pas avoir tenu les propos qui lui sont reprochés.

En revanche, Alphonse Ngoyi Kasanji indique qu’il examinera la demande d’arrêt de poursuites judiciaires contre les organisateurs de la manifestation d’opposition. Le conseil provincial de sécurité devrait se pencher sur la question.

Quant aux quatre autres jeunes de l’Union pour la démocratie et le progrès social (UDPS) mis aux arrêts, le gouverneur estime qu’il appartient à la justice de se prononcer sur leur cas.

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15 juillet 2011

Nécessité de la formation d’une élite engagée au Kasaï-Occidental

 

Kananga, M. Théodore Mwamba Batubenga, master en sociologie politique et enseignant à l’Institut supérieur pédagogique (ISP) de Kananga, a plaidé pour la formation d’une élite engagée pour le passage de l’autocratie à un système démocratique au Kasaï-Occidental.Dans une conférence scientifique axée sur le thème  «  51 ans d’indépendance, une analyse critique des actions de l’élite politique en rapport avec le développement du Kasaï-Occidental (1960-2011 », il a dressé un état des lieux  du sous-développement de cette province en relevant la responsabilité de ceux qui ont déterminé les grandes orientations de son évolution.

 Pour l’orateur, les 51 ans de l’indépendance, qui ont équivalu à autant de pauvreté et de misère généralisée, ont nécessité une remise en cause de l’ancien ordre social établi pour l’instauration d’un Etat de droit. Il a insisté sur l’émergence des acteurs libres, compétents et imprégnés des réalités locales. M. Mwamba Batubenga a fait le tour d’horizon des différentes actions déployées depuis l’accession du pays à l’indépendance  jusqu’en 2011, en démontrant les facteurs ayant contribué à leur échec.

La pratique politique actuelle frisant la dictature, il a postulé l’impératif d’une culture de développement et l’avènement des intellectuels critiques qui se comportent en lumière de la société. ACP./Ndom./Bub.

 

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Young Money: Rayan Kayembe

Young Money est dédié à la jeune génération, à ceux qui, un jour peut-être, auront la chance de représenter leur ville en D1, leur nom à l’étranger ou leur pays sur l’échelle internationale.

 

 

On reconnaît un Young Buck sur le terrain car il survole la compétition, éclabousse de sa classe, fait jeu égal avec les plus grands et, surtout, domine dans sa propre catégorie !

C’est pourquoi notre premier Young Money était sans appel.

Rayan Kayembe, autoproclamé “Kobe” Rayan, est un jeune distributeur, bourré de talent et plein d’audace, qui évolue au BCU Ganshoren (Bruxelles) en cadets régionaux.  Il est toujours éligible pour participer à la compétition minime car il n’a que 15 ans.  Mais il a déjà fait des entrainements en juniors régionaux ainsi qu’avec l’équipe première qui évoluait encore en R1 l’an dernier.  Son coach, Olivier Mulaba, ne tarit pas d’éloges pour le jeune phénomène bruxellois: “Il a une explosivité naturelle, un bon maniement de ballon, un bon shoot et une bonne défense.  Et il n’a pas froid aux yeux le garçon!”.

En plus de ses qualités, balle en main, ”Kobe” Rayan est un jeune homme loyal et réfléchi.  Il suffit d’écouter sa réponse quand on lui demande de quoi sera fait son futur.  “Je ne sais pas encore.  Je suis très jeune et pour le moment, je suis à Ganshoren.  Tant qu’on ne vient pas me chercher, je continuerai à travailler dur avec mes coachs là-bas car je suis un peu l’enfant du club”.  C’est son coach qui doit être content.  “Je n’aime pas faire des choix trop rapides et écouter les autres.    Je fais ce qu’il y a de mieux pour moi et on verra ce que l’avenir me réserve.  Il y a encore la sélection, dans laquelle je suis encore maintenant, et mon objectif est d’intégrer le noyau -16 national.”.

Cependant son coach sait que Rayan doit encore améliorer certaines choses comme sa vision du jeu et son intensité à travers le match par exemple.  “[…]Rayan doit être encore plus qu’un guerrier”, nous confia Olivier, “[...] il doit se battre pendant 80 minutes sur un terrain, parce que 40 ce n’est pas assez.”.  Il rajoutera néanmoins: “A coté de ca, c’est mon poulain et je crois fort en lui.”

Son coach n’est pas le seul à croire en lui.  Sélectionné parmi une centaine de joueurs pour intégrer la première année de l’Evolution Academy, “Kobe” Rayan n’est pas seulement talentueux, c’est aussi un joueur qui est beau à voir.  Il rend le jeu facile grâce à son aisance sur le terrain.  Ici, à Sideline aussi, on aime le style.  Ce garçon est une propagande pour le game à lui tout seul.

Voici ce qui a découlé de notre entretien lors d’une session d’entrainement quotidienne avec ses ‘potos’ de l’Evolution:

Sideline Quel est l’importance de l’entrainement?
Rayan Pour moi, l’importance des entrainements durant la pré-saison, c’est surtout de travailler les points faibles que j’ai et approfondir les fondamentaux pour que, dès le début de saison, nous puissions être au top dans le jeu.  Très important aussi, la condition physique car les entrainements que l’on fait ne sont pas seulement avec ballon mais on travaille aussi le physique pour ne pas être à la rue au début de saison et avoir la forme directement.

Sideline Qu’as-tu pensé de ta première année à l’Evolution?
Rayan L’Evolution, c’est vraiment un tout bon concept qui vise, en fait, à travailler les points faibles, les fondamentaux, etc… Je trouve ça cool car nous avons la chance de côtoyer des grands-grands joueurs comme Duke Tshomba et ses invités, Thierry Zig, Ed Norvell …  Ca apporte vraiment un plus, il y a une très bonne intensité et des bons joueurs avec qui on s’entraine dur là-bas.  C’est juste une première année et, dans l’Evolution, il y a aussi plein de tournois dont je profiterai l’année prochaine, durant la deuxième année de cette académie.

Sideline Pour la saison prochaine, penses-tu avoir ta place dans les équipes supérieures (juniors, hommes, …)?
Rayan Comme j’ai dis, je suis encore très jeune.  Je n’aurai pas facilement ma place car je manque un peu de physique.  Mais ça arrivera.  Et je pense que je sens que je pourrai peut-être jouer jusqu’à 5 minutes maximum dans un match pas trop difficile.  C’est surtout un problème physique et de main gauche qui doit être presque parfaite.

Young Money: “Kobe” Rayan sait qu’il a encore énormément de travail à accomplir s’il veut, un jour, briller sur la scène pro.  Mais vu son game, son talent et sa maturité, c’est juste une question de temps pour qu’un club de l’élite lui fasse signe.

Un Young Money doit juste garder la tête sur les épaules et travailler dur.  Car quand l’opportunité frappera à sa porte, il devra être prêt!

Parole de Sideliner – Chuuuuch’,
B1

Sidelinebasketball.be

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