27 juillet 2011

Les commerçants congolais font la chasse aux étrangers

 

A Kinshasa, la capitale de la République démocratique du Congo (RDC), le mardi 26 juillet ne fut pas une journée où il fallait chercher à faire ses courses. La plupart des marchés de la ville, notamment le marché central, sont restés désespérément fermés. Et pour cause: les  commerçants sont descendus dans la rue pour protester contre l’exercice du petit commerce par les étrangers, rapporte Radio Okapi, la radio des Nations unies en RDC.

Une marche a traversé toute la ville jusqu’aux services du Premier ministre, Adolphe Muzito, où les commerçants détaillants congolais ont déposé un mémorandum exigeant que leur soit exclusivement réservé l’exercice de la vente en détail dans les marchés:

«Dans notre mémo, nous réclamons que le petit commerce soit sécurisé. Il faut qu’il revienne aux Congolais. Nous constatons qu’il est envahi par les expatriés», a déclaré l’un des manifestants.

Le portail d’information Senego.com, qui relaie également la nouvelle, explique que les vendeurs détaillants de la RDC s’insurgent contre l’accaparement par des étrangers de leur secteur. Ce qui aurait tendance à appauvrir davantage les nationaux, alors que l'article 35 de la Constitution congolaise réserve à ces derniers l’exclusivité du petit commerce.

Radio Okapi ajoute que les principales organisations syndicales de commerçants au Congo, le Syndicat national des vendeurs du Congo (SNVC), le Rassemblement national pour l’épanouissement des entreprises congolaises, (Raneeco) et l’Union pour le développement du commerce au Congo (UDCC) cherchent ainsi à faire pression sur le gouvernement.

«Nous réclamons du gouvernement d’interdire aux expatriés et étrangers d’exercer le petit commerce et de vendre en détail dans notre pays», ont déclaré les syndicats.

Senego.com fait savoir que ces critiques visent surtout les commerçants chinois et indo-pakistanais qui se sont installés ces dernières années dans les marchés de la capitale congolaise, où ils proposent des produits bien moins chers que les nationaux. Ces étrangers, alors que la loi le leur interdit, pratiquent à la fois le commerce de gros et de détail.

«Les Chinois étaient venus pour autre chose, mais les voilà en train de faire autre chose, regrette un vendeur. Ils ont exagéré, alors que nous avons toujours vécu avec des Ouest-Africains sans problème, mais ils ne sont jamais allés si loin.»

La marche de protestation des commerçants congolais rejoint la vague de mouvements sociaux que connaît la RDC depuis quelques temps, à l’approche des élections présidentielle et législatives théoriquement prévues en novembre 2011.

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Une délégation de l’Assemblée provinciale visite le polygone minier de la MIBA

Mbuji-Mayi, Une délégation de l’Assemblée provinciale du Kasaï Oriental, composée des députés et des membres du personnel de l’administration, conduite par le vice-président Charles Mpongo Dimandja, s’est rendu la semaine dernière au polygone minier de la MIBA pour  vérifier l’effectivité de la relance du travail dans cette entreprise.

La délégation a notamment visité les ateliers mécaniques, le garage, la colline 14 en pleine exploitation grâce à une mini-drague, la laverie de Dibindi, les services de traitement des échantillons géologiques et autres chantiers. Un hommage mérité a été rendu au Chef de l’Etat, Joseph Kabila Kabange pour avoir réalisé la promesse faite pour la relance des activités de la MIBA, cette entreprise dont la production se réalise de manière  progressive.

Le vice-président de l’Assemblée provinciale sollicite de nouveaux investissements  auprès du gouvernement central  pour réussir l’étape de la certification des réserves de la MIBA. Il a invité tous les cadres et agents à plus de conscience et de reconversion des  mentalités en vue de protéger le patrimoine de la MIBA.ACP/BUM.-


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Lodja: 13 maisons incendiées en 2 nuits

Treize maisons ont été incendiées à Lodja, au Kasaï-Oriental, lundi 25 et mardi 26 juillet la nuit. L’origine de feu n’est pas encore connue. L’administrateur de territoire incrimine des voleurs nocturnes, alors que la police parle «d’incendies criminels relevant de l’intolérance politique qui règne dans cette partie du pays.»

Selon la police, cette série d’incendies s’est effectuée en deux temps:

  • dans la nuit du lundi à mardi, une dizaine de maisons ont brûlé dans la cité de Lodja.
  • dans  la nuit de mardi à ce mercredi, trois autres maisons sont parties en fumée.

Un journaliste de la RTNC locale, un juge au tribunal de la paix, un agent de la RVA ainsi qu’un sous commissaire de la police ont perdu leurs habitations dans ces incendies.

Aucun mort n’est enregistré. Par contre, il y a eu beaucoup de dégâts matériels, indique la police.

A l’administration du territoire, l’on attribue ces incidents aux voleurs nocturnes.

Cependant, la police ne soutient pas cette thèse. L’inspecteur provincial de la Police nationale congolaise (PNC)/ Kasaï-Oriental trouve paradoxal qu’un voleur incendie ce qu’il est censé voler.

Pour lui, il s’agit probablement des personnes qui se font justice.

« Seule l’enquête ouverte par la police fera éclater la vérité », renseigne la même source.

Ces trois dernières années, le district du Sankuru dans le nord du Kasaï-Oriental a connu plusieurs incendies des maisons d’habitation dus principalement à l’intolérance politique.

C’est ce qu’avait révélé le rapport d’une mission conjointe Monuc, assemblée provinciale et gouvernement provincial, effectuée du 12 au 14 mai 2010 à Lodja, sur les incendies survenus un mois plus tôt dans cette cité.

Ces drames constituaient, selon ce rapport, une conséquence des conflits ethniques exacerbés par des rivalités entre différents partis politiques dans ce district.

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Jeune Afrique: RDC : autopsie d'un crash


26/07/2011 - Avions-cercueils, pistes trouées, personnel non qualifié… Le pays est habitué aux catastrophes aériennes. Mais dans l’accident du Boeing 727, le 8 juillet à Kisangani, c’est l’État congolais, à travers sa Régie des voies aériennes, qui est sur le banc des accusés. Enquête exclusive.

Quatre-vingt-trois victimes. Plus encore. Une semaine après le crash d’un Boeing 727 de la compagnie Hewa Bora sur l’aéroport de Kisangani, le 8 juillet, une demi-douzaine de blessés graves luttaient toujours contre la mort dans des hôpitaux de Kinshasa. Même dans un pays habitué aux catastrophes aériennes comme d’autres le sont aux tremblements de terre, le choc est rude. Bien que figurant, comme toutes ses consœurs congolaises, sur la liste noire des compagnies interdites de vol au-dessus des espaces européen et nord-américain, Hewa Bora Airways jouissait en RD Congo d’une réputation plutôt flatteuse: elle était la seule que les Bérets bleus de l’ONU étaient autorisés à emprunter, la seule à assurer une liaison plurihebdomadaire avec l’Afrique du Sud, la seule aussi à se battre pour obtenir la fameuse certification Iata/Oaci qui lui aurait permis de relier Bruxelles, Paris ou Londres.

Pourtant, le PDG de Hewa Bora, Stavros Papaioannou, ancien pilote de ligne congolais d’origine grecque qui a fondé la compagnie il y a une dizaine d’années, avant d’en faire la plus importante (treize avions, dont neuf Boeing) et la moins infréquentable dans un pays qui détient le record mondial des accidents aériens, a de quoi, dans une certaine mesure, atténuer son désarroi. Cette fois en effet, ce n’est ni l’appareil ni l’équipage qui sont semble-t-il en cause, mais bien la gestion au sol de l’aéroport. En d’autres termes, l’État congolais à travers sa société spécialisée, la Régie des voies aériennes (RVA), corps sclérosé et acéphale, fort de 5200 fonctionnaires, dont le territoire de compétence (ou d’incompétence) couvre un espace grand comme quatre fois la France.

Il est 14h50 ce vendredi 8 juillet quand le Boeing 727-200 immatriculé 9Q-COP, en provenance de Kinshasa avec 112 passagers à bord, entre en contact avec la tour de contrôle de l’aéroport de Kisangani-Bangoka. « Visité » récemment et en bon état de navigabilité, ce 727 a une histoire. En service chez Lufthansa en Allemagne, il a été vendu en 2003 pour servir d’avion VIP au défunt président togolais Eyadema, puis à son fils Faure et enfin à un politicien nigérian. Reconfiguré en version commerciale classique, il est acquis par Hewa Bora en 2007. Le commandant de bord, Paul Mestry, un métis belgo-congolais, flanqué d’un copilote et d’un mécanicien navigant, est tout sauf un débutant7500 heures de vol, dont 5300 sur Boeing 727 et des stages réguliers sur simulateurs de vol à Johannesburg. Il connaît comme sa poche la plupart des cinquante-quatre aéroports du pays et il sait ce dont chacun se doute mais que nul n’ose dire: aucun, pas même les quatre « internationaux » (Kinshasa, Kisangani, Goma, Lubumbashi), ne respecte les normes de sécurité. Pas de balises d’approche, pas de radars primaires et secondaires, pas de radars météo, rien ne fonctionne. À Kinshasa-N’Djili, Air France et Brussels Airlines ont dû installer à leurs frais un signal visuel au sol pour les approches de nuit. Ailleurs, « on fonctionne avec des cartes satellitaires qui ne fournissent aucune prévision et au GPS, soupire un pilote, et on fait confiance aux contrôleurs aériens ». Or, la plupart des contrôleurs congolais ont été formés sur le tas et ceux qui l’ont été à l’étranger n’ont suivi aucun stage de remise à niveau depuis des lustres.

Affolés. Lorsque le commandant Mestry décolle de Kinshasa en direction de Kisangani, il ne dispose donc d’aucune prévision météo: la station de l’aéroport de N’Djili est en panne. Les deux contrôleurs de la tour de Kisangani, eux, savent qu’un orage d’une grande violence est en train de se former dans leur région. La carte météo satellitaire qu’ils ont sous les yeux indique une large tache rouge au-dessus de la ville. « Dans ces cas-là, explique un spécialiste, on interdit tout atterrissage et décollage le temps que la perturbation s’éloigne. On prévient les avions en vol et on leur dit de tourner en rond en attendant. C’est le b.a.-ba du contrôleur. » Le problème est que les deux hommes de la tour de Kisangani sont l’un, un simple stagiaire, l’autre un titulaire dont la licence a expiré. Leur mise en place ce jour-là a été avalisée par le directeur local de la RVA. Non seulement ils n’osent décréter la fermeture de l’aéroport mais, visiblement affolés par l’orage qui vient d’éclater, ils vont, selon les premiers éléments de l’enquête, donner au commandant Mestry une série d’indications erronées. Lorsque ce dernier, un peu inquiet, interroge l’un d’entre eux par radio sur la voie à suivre alors qu’il est à douze milles nautiques (environ vingt kilomètres) de l’aéroport, le contrôleur lui répond que la voie est libre et qu’il peut terminer sa descente. Il répète le même message quand l’avion est à quatre milles nautiques. Puis, il l’engage sur un axe d’approche de la piste aberrant qui envoie le 727 droit au cœur de la cellule orageuse, alors qu’un autre, moins risqué, était disponible. Il est 15 heures. Déséquilibré par la bourrasque, l’appareil rate son atterrissage et s’écrase 500 m plus loin, en pleine forêt.

Loterie permanente. La suite relève en quelque sorte de l’ordinaire congolais: un véhicule anti-incendie incapable d’éteindre le brasier, des secours démunis qui arrivent sur les lieux longtemps après le drame. Soixante-quinze morts – dont le commandant et ses deux adjoints, deux hôtesses, un évêque, des arbitres de football, des enfants en bas âge – et 37 blessés graves, dont 8 décéderont plus tard. Parmi les victimes figurent 14 corps non identifiés: ils voyageaient sous une identité frauduleuse, pratique courante en RD Congo.

« Ce qui s’est produit à Kisangani peut se répéter partout ailleurs. Entre les avions-cercueils que l’on appelle ici les Air Makambo (“Air magouilles”), l’incurie des personnels au sol, la vétusté des installations, les pistes trouées, ou coupées par une coulée de lave comme celle de Goma, c’est la loterie permanente. Et dire que lors de son inauguration, en 1987, l’aérogare de Kisangani faisait notre fierté: on y a vu le premier escalator du pays! » commente un homme d’affaires congolais. Outre les compagnies-poubelles, la RVA, entreprise publique relevant du ministère du Portefeuille, est plus que jamais sur la sellette. Elle gère et encaisse les droits de survol et les taxes d’atterrissage, ainsi que la nouvelle taxe de redevance aéroportuaire dite go pass, établie il y a deux ans et imposée à chaque passager (de 10 à 50 dollars par tête). La RVA devrait également bénéficier bientôt d’un prêt non remboursable de la Banque africaine de développement (BAD). Objectif: améliorer d’urgence la sécurité aérienne, mais aussi refonder de A à Z la loi sur l’aéronautique civile, établie cinq ans avant l’indépendance et toujours en vigueur. Le problème est qu’en dehors de la construction du nouveau pavillon présidentiel de l’aéroport de N’Djili (dont les capacités de lutte anti-incendie sont, soit dit en passant, très en dessous des normes acceptables), on ne voit guère ce que la RVA fait de ses revenus. État dans l’État, gérée dans la plus grande opacité, la régie n’a jamais été auditée – tout comme, d’ailleurs, la totalité des compagnies aériennes opérant en RD Congo.

Plusieurs enquêtes ont été ouvertes sur le crash du 727 9Q-COP, dont les deux boîtes noires ont été récupérées. Aboutiront-elles? Le président Joseph Kabila, qui a fait preuve de célérité dans cette affaire en se rendant dès le lendemain sur les lieux du drame et en offrant les avions de sa flotte pour l’évacuation des blessés vers les hôpitaux de Kinshasa, y est dit-on déterminé. Mais le doute est permis. Si la compagnie Hewa Bora a été interdite de vol le 13 juillet sur décision du ministère des Transports, un embrouillamini très congolais est vite apparu. Après avoir, dans un premier temps, reconnu leur erreur, les contrôleurs de Kisangani, qui dépendent de la RVA, affirment désormais qu’ils n’ont eu aucun contact avec l’appareil et qu’ils ont été très surpris de le voir tenter d’atterrir. Il y aurait certes un moyen rapide de trancher en écoutant les enregistrements de la tour de Kisangani ce 8 juillet. Hélas et comme par hasard, ces enregistrements ont tout simplement disparu.

La sécurité aérienne en RD Congo depuis 2000

83 crashs
468 victimes
Toutes les compagnies du pays (34) figurent sur la liste noire publiée par l’Union européenne en avril 2011

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26 juillet 2011

Afrique du Sud : le mort... n'était pas mort !

 

 
Cercueils dans une morgue. Illustration.

Cercueils dans une morgue. Illustration. | MAXPPP

C'est un réveil effrayant et plus que terrifiant que révèle aujourd'hui le quotidien belge Le Soir.

En effet, dimanche dernier alors qu'il venait d'avoir une crise d'asthme plus que sévère, la famille d'un octogénaire sud-africain a cru que l'homme venait de passer de vie à trépas. Une mort confirmée par le chauffeur de la morgue contactée par les proches du défunt qui, après avoir pris le pouls du vieil homme et examiné la dépouille, a conclu au décès.

Transporté à la morgue, installé parmi les autres défunts à l'intérieur d'un compartiment réfrigéré, ce n'est que le lendemain matin qu'une chose incroyable et terrifiante pour les employés est arrivée.

Une toute petite voix appelait à l'aide à l'intérieur du "frigo" terrifiant les personnes présentes sur place comme l'a confié Ayanda Maqolo le propriétaire de la morgue :
" Je ne pouvais pas y croire ! J’étais aussi effrayé mais je ne pouvais pas le montrer à mes employés, donc j’ai appelé la police. J’étais content qu’ils soient armés, au cas où quelque chose voudrait nous attaquer "

Finalement plus de peur que de mal et point de fantôme à l'horizon mais un vieil homme bien pâle après un si long séjour au frais qui se demandait bien comment il avait pu atterrir là. Un octogénaire malgré tout marqué par cette expérience mais qui est en bonne santé selon les médecins qui l'ont observé ensuite à l'hôpital.

 

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A propos de la candidature unique Voici comment l'Opposition est piégée !

La famille de l'Opposition congolaise ne cesse de s'élargir au fil du temps. Et de quelle manière ? Sentant l'approche des élections présidentielles et législatives 2011, des figures politiques naguère calfeutrées dans un silence des plus mystiques, décident de se dévoiler. Voilà qui complique l'équation de la candidature unique de l'Opposition. La vision manichéenne qu'on en avait semble s'estomper.

Et pour cause, la présence sur le terrain de nouvelles forces politiques identifiées comme centrifuges.

Au début, on avait lutté pour une opposition unie, partant une candidature unique à la présidentielle 2011. Lorsque Kamerhe a déclaré sa candidature à côté de celle du Sphinx de Limete, il y a certes eu des énervements par-ci, par- là, mais on ne pensait pas encore à une catastrophe, le mot est peut être trop fort: La possibilité de voir l'Opposition se dépasser et s'organiser pour gagner les élections 2011 demeurait encore entière.

L'émergence de nouvelles forces se réclamant de l'Opposition complique davantage l'équation. Et, la candidature unique semble aujourd'hui un piège aussi bien pour Tshisekedi que pour un autre candidat. Des voix s'élèvent de plus en plus pour crier à un noyautage de l'Opposition. Quelques pas en arrière vers les années Mobutu, nous font revivre cette triste réalité. Impossible alors pour l'Opposition de lever la tête sans une ambiance de soupçons mutuels. Si l'on est d'accord que l'union fait la force, désormais on est obligé de réfléchir par deux fois, pour contracter une alliance avec d'autres partis de l'Opposition. Cette méfiance nuit naturellement à l'Opposition. Mais, l'on croit savoir que Tshisekedi sera le plus touché par le noyautage de l'Opposition.

Ni l'un, ni l'autre

La nouvelle donne, celle où un parti comme le MLC choisit le statu quo, n'est pas pour un arrangement imminent de la situation. Ayant choisi de soutenir la candidature de Jean-Pierre Bemba à la prochaine élection présidentielle, le MLC choisit donc de faire cavalier seul. Ni la démarche de Kamerhe ni celle de Tshisekedi visant à se concilier les bonnes grâces du Chairman du MLC n'a donc abouti.

Tout le capital espoir investi en la personne de Jean-Pierre Bemba s'évanouit. Ces deux poids lourds d l'Opposition doivent revoir donc leur calcul. Là se dessine avec précision l'annihilation de la capacité de l'Opposition congolaise à inquiéter la coalition au pouvoir. L'éparpillement des forces de l'Opposition n'est pas étrangère à la stratégie du noyautage dont on a parlé plus haut.

La part des aigris

Dans ces partis politiques de l'Opposition, on enregistre plusieurs cas des aigris qui ont décidé de créer leurs propres partis politiques. Jusque-là, la plupart de ces partis politiques ne se sont pas prononcés.

Autant leur dissidence inquiète, autant leur mutisme effraie. Certains utilisent les mimes stratégies que les partis souches. Les observateurs parlent plutôt d'une digression. L'objectif étant de divertir les militants de l'Opposition et les entraîner vers le camp adverse.

Mais, la vérité est que les aigris partent toujours avec un nombre plus ou moins important de militants susceptibles de leur obéir à la lettre.

Dans tous les cas, il devient de plus en plus clair qu'il s'agit d'enfermer l'Opposition, et notamment Etienne Tshisekedi, dans un moule pour qu'il n'ait pas de marge de manoeuvre à l'instar de ce qui se passait à l'époque de Mobutu où le pouvoir échappait à l'Opposition par des stratagèmes d'origine occulte !

                                                                                                                              LP

 

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Lubumbashi : décor planté pour l'accueil d'E. Tshisekedi

 

La ville de Lubumbashi, chef-lieu de la province de Katanga, est déjà dans la fièvre de l'accueil du président national de l'Union pour la démocratie et le progrès social (UDPS), M. Etienne Tshisekedi wa Mulumba. Les combattants de cette formation politique attendent avec impatience le retour de leur leader au pays par Lubumbashi. Les responsables des fédérations et sections de l'UDPS de Lubumbashi ont mis toutes les batteries en marche pour réserver un accueil digne à Etienne Tshisekedi. Les drapeaux, calicots et signes distinctifs comme les drapelets, badges et macarons de l'Udps avec effigie de Tshitshi se vendent comme des petits pains dans la ville de Lubumbashi, en prévision de la visite du sphinx de Limete dans cette partie du pays considérée comme le fief de la mouvance au pouvoir.

Une source proche de l'UDPS basée à Lubumbashi indique que le décor est déjà planté pour réserver un accueil délirant au leader charismatique. Car, depuis la création de cette formation politique, il n'a jamais effectué une mission officielle au Katanga, pour le compte de son parti.

Selon cette source, des milliers de personnes membres et sympathisants de l'Udps provenant de Likasi, Kipushi, Kasumbalesa, Kambove, Kolwezi, Kalemie, Kamina … se trouvent déjà dans le chef-lieu de la province du Katanga, pour voir leur leader et candidat à l'élection présidentielle de novembre prochain.

Mais, des informations en provenance de Lubumbashi inquiètent.

Des agents des forces de l'ordre font la loi en menaçant les combattants de l'Udps qui sillonnent les avenues de la ville, mégaphones en main, pour sensibiliser sur l'arrivée du leader charismatique au Katanga.

Mais malgré ces menaces, les combattants de l'Udps au Katanga entendent faire valoir leurs droits et s'exprimer librement comme l'exige la démocratie.

                                                                                    GODE KALONJI MUKENDI

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La Société civile de Lupatapata s’inquière de la destruction de la cité de Tshishimbi

Lupatapata, ACP Le président de la Société civile du territoire de Lupatapata au Kasaï Oriental, Philippe Augustin Mbuyi Tshitenda, a exprimé ses inquiétudes face à l’avenir de la cité minière de Tshishimbi, chef-lieu du territoire, exposée  au danger  des puits et autres galeries souterraines d’exploitation de diamant dans les parcelles résidentielles, a appris l’ACP.

Pour le président de la société civile, dans cette citée située à quelques 15 km de Mbuji-Mayi, ce phénomène qui bénéficie de la complicité des services publics de l’Etat très passifs dans ce milieu, a déjà provoqué des  décès des personnes qui tombent dans ces puits béants abandonnés à travers la cité après exploitation.

Les chefs des villages qui exigent un pourcentage du fruit de ce travail de destruction soutiennent qu’il s’agit d’une population démunie à la recherche des moyens pour la subsistance de leurs familles. Les quelques personnes arrêtées sont tout de suite relâchées après payement des frais sans document.  La société civile, qui atteste la mort d’une dizaine de personnes dans ces puits, exige l’implication des autorités à tous les niveaux pour mettre un terme à cette pratique qui détruit petit à petit la cité.

L’administrateur du territoire reconnaît les faits et fustige la légèreté des services compétents  qui relaxent les coupables, décourageant ainsi toute action de lutte contre le phénomène.ACP/BUM.-


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Lusambo : les soins des grossesses à risques sont difficiles

L’hôpital général de référence de Lusambo au Kasaï-Oriental, connaît des difficultés pour la prise en charge des grossesses à risque. Les cas compliqués sont transférés à Mbuji-Mayi, capitale du Kasaï oriental ou Kananga, capitale du Kasaï Occidental. Ces deux villes sont situées de part et d’autre, à de plus de 200 kilomètres de Lusambo «Nous souffrons beaucoup du côté de l’imagerie médicale, puisque nous n’avons pas de matériel d’échographe et de radiographie tombé en panne depuis une année», a déploré le docteur Serge Mabika, médecin directeur de l’hôpital général de Lusambo.

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La RD Congo et l’impératif du changement

Un autre « parti du changement » est né. L’adhésion de tous les partis politiques Congolais à l’impératif du changement  est, à première vue, une bonne nouvelle. Mais elle appelle une certaine prudence : la fétichisation du mot « changement » peut constituer un danger pour notre devenir commun. Les hommes et les femmes politiques pourraient se passer des procédures de reddition des comptes et jouer sur la fibre sensible des populations fatiguées de vivre dans un Etat-manqué pour servir de « commissionnaires » des intérêts autres que ceux des Congolais(es). Il faut être vigilant !

Hier, dimanche 24 juillet 2011,  une nouvelle formation politique  est née à Kinshasa. Il s’agit de l’Union des Forces du Changement. Son  chef est l’actuel président du Sénat Congolais, Léon Kengo wa Dondo. L’Union des Forces du Changement se veut un parti de l’opposition. Sa dénomination, note Amba Wetshi, est « tout un programme ». (Lire Présidentielle 2011 : Kengo fait un pas vers l’arène, sur www.congoindependant.com)

Le discours prononcé par Léon Kengo wa Dondo à la sortie de son parti revient sur plusieurs lieux communs : Etat ekufi (l’Etat est mort) ; la pauvreté dont souffre la Congo n’est pas une fatalité ; l’ignorance non plus ; ensemble, nous pouvons changer le Congo ; présentons un candidat consensuel aux élections de 2011, etc.

Disons que ce discours est clair, tourné vers l’avenir, accrocheur, rassembleur, etc. Néanmoins, la sortie de l’UFC ainsi que celle de beaucoup d’autres partis politiques dits de l’opposition ayant participé à la dernière législature et nés à la veille des élections probables de 2011 pose quelques questions.

Il est encourageant d’entendre les leaders de tous ces partis en appeler à l’impératif du changement dans notre pays. Notre inquiétude est que le mot changement soit fétichisé ; que nos hommes et femmes politiques puissent croire qu’il suffit de prononcer le mot « changement » pour qu’il s’opère comme par coup de baguette magique.

 La gestion des choses de la cité obéit quand même à certaines règles et à certaines procédures pouvant rendre le changement possible. L’une de ces procédures est celle de la reddition des comptes. A défaut d’une reddition des comptes permanente au cours d’une législature, il sied qu’à la fin de celle-ci, elle ait lieu devant celui que Léon Kengo nomme, dans son discours, « mokolo tonga », « le peuple ».  Que « le mokolo tonga » ait le temps d’évaluer, à base des informations correctes mises à disposition, ceux et celles qui ont participé à la législature finissant et qu’il en tire les leçons pour la suite des évènements politiques.

Au lieu de cela, qu’est-ce que nous remarquons ?

Une législature touche à sa fin. Certains de ses gestionnaires « se sauvent » ; ils sautent de la barque et appellent à l’union  de toutes forces de l’opposition pour le changement. Sous d’autres cieux, c’est l’alternance politique qui permet que les gestionnaires de la chose publique d’hier deviennent les opposants de demain quand, après la reddition des comptes, le peuple les sanctionne négativement. Chez nous, la politique se fait en marge de toute sanction positive ou négative. Certains  gouvernants de la majorité dirigeante abandonnent une partie de  « leurs amis » à la veille des élections et confessent qu’ils sont devenus opposants au système qu’ils ont servis. Profitant de l’ignorance de la population qu’ils décrient, ils remplissent les stades et se positionnent pour l’avenir. Et tous avouent  qu’ils ont une vison pour changer le Congo…Dès que vous leur posez la question de savoir pourquoi  ils n’ont pas pu infléchir le système qu’ils ont servi de l’intérieur, ils disent avoir assumé leur part de boulot et que ce sont « les autres » qui  se sont inscrits en faux contre le changement.

Revenons un peu au discours de Léon Kengo wa Dondo. Quand il soutient que « Etat ekufi », qu’il n’y a plus d’Etat, peut-il nous indiquer les mécanismes ayant participé à la liquidation de l’Etat  au Congo dit démocratique ? Quand est-ce que  « l’Etat est mort » chez nous ? Nous estimons que le leader de l’UFC fera exception en répondant à cette question. Pour cause. Les derniers-nés  de « l’opposition congolaise » sont, pour certains d’entre eux, allergiques aux questions liées à notre histoire commune. Or, les peuples qui oublient leur histoire sont appelés à la reproduire. Regarder vers l’avenir ne devrait pas nous dispenser de questionner notre histoire pour en corriger les erreurs.

Pour rappel, la liquidation de notre Etat (mercenaire ?) s’est accentuée avec l’application, chez nous, des mesures d’austérité prônées par le Fonds monétaire international au moment où « l’homme de la rigueur » était Premier ministre de Mobutu. Admis à la légion d’honneur française la veille du choix de Christine Lagarde (ex-ministre de Nicolas Sarkozy) comme Présidente de cette institution de Bretton Woods, « Léon » qui ne fait rien au hasard,  ne vient-il pas servir  la carte que jouent la France et les autres partenaires traditionnels de notre pays chez nous ?

Déloger la Chine en Afrique et au Congo est un objectif stratégique important pour la France , les USA et leurs alliés.  Ils sont en train de le réaliser en revenant à « leurs vieilles amours ».Ignorer cet objectif stratégique à la veille des élections probables de 2011 serait une bêtise.La guerre entre la Chine et l’Occident  se mène sur le sol africain et congolais. Pour certains milieux Occidentaux, Joseph Kabila, en ouvrant notre pays à la Chine , les a trahis. Ils sont à la reconquête de « leurs alliés Congolais de toujours », capables de fragiliser les investissements  chinois  et de maintenir l’axe Congo-Rwanda à leur service. Est-ce un hasard que Nicolas Sarkozy qui a admis Léon Kengo à la légion d’honneur française soit le même qui va recevoir Paul Kagame au mois de septembre ? Comprenne qui pourra !

Passons. Les hommes changent. Il se pourrait que « Léon » et ses alliés aient choisi, cette fois-ci, de relever le défi du changement chez nous. Mais il serait important qu’ils sachent que remettre le pouvoir au peuple ne se limite pas à l’inviter aux élections. Ce peuple a besoin  de la mise sur pied des procédures claires de contrôle de ses gouvernants, d’une presse libérée du « coupagisme » et d’une participation active au débat public sur les questions engageant notre devenir commun.  Sous d’autres cieux (au Venezuela par exemple), pour aider le peuple à contrôler ses gouvernants, un référendum révocatoire a été institué comme droit civique. Le peuple peut, à mi-mandat d’une législature, révoquer l’un ou l’autre de ses gouvernants. Il suffit que l’opposition réunisse un certain nombre de signatures pour que ce référendum soit convoqué et que le peuple se décide.

Dans notre pays où la reddition des comptes est la chose la moins partagée depuis plus de trois décennies, un référendum révocatoire serait l’une des mesures attestant que les gouvernants veulent réellement remettre le pouvoir au « mokolo tonga », au peuple. Lui garantir les droits civiques, les droits socio-économiques, les libertés fondamentales et le soutenir dans ses efforts pour les convertir en liberté réelle  témoignerait de ce changement que tous nous appelons de tous nos vœux Les discours ne suffisent pas.

Pour rappel, la pauvreté du Congo (RD) est un appauvrissement auxquels les Institutions Financières Internationales, les multinationales et leurs « commissionnaires nationaux » ont participé. L’ignorance a été, dans une large mesure, entretenue par ces « commissionnaires nationaux » et  un certain nombre d’églises pour éviter une sérieuse remise en question du système de notre commun assujettissement et abâtardissement.

J.-P. Mbelu

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