29 juin 2011

La Prospérité : Mabi : tous les secrets de Mobutu dévoilés !

Véritable archiviste, Economiste de renom, pointillé dans les analyses, le Professeur Evariste Mabi Mulumba, Sénateur de son état, se vend de nouveau sur le marché du livre. « Le Congo-Zaïre : les coulisses du pouvoir sous Mobutu ». Il s’agit d’un témoignage de l’homme qui a su pénétrer, pendant longtemps, les arcanes du régime du Maréchal Mobutu dont il dévoile, du reste, tous les secrets.

mabi_mulumbaTirant des leçons du passé avec un fonctionnement des institutions politiques issues d’une gouvernance sui generis, qui porte les germes de sa propre destruction, la République du Zaïre, a fait savoir Evariste Mabi Mulumba, a produit une société de type original avec des comportements bien des fois atypiques. D’où, le sens de son interpellation vis-à-vis de la classe politique congolaise pour qu’elle gère, témoigne, agisse et vive autrement, de façon à ne pas replonger, une fois de plus, le peuple Congolais dans le gouffre. C’est-à-dire, dans les erreurs du passé. Hier, 28 juin 2011, au Salon Congo du Grand Hôtel Kinshasa, l’ouvrage « Congo-Zaïre : Les coulisses du pouvoir sous Mobutu. Témoignage d’un ancien Premier Ministre », a été porté sur les fonts baptismaux, en présence de la crème tant intellectuelle que politique de la République Démocratique du Congo.

 

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La colère de Tshiamba ya Bende

Sous une pluie fine de ce matin de juin, je tirais Muenda Nende qui s’arrêtait tout le temps pour regarder les passants sous leurs parapluies. Comme j’avais toute mon attention sur lui, une voiture qui passait non loin de là, roulant sur un aqua planning a failli m’éclabousser. De toutes mes forces, j’ai sauté un peu plus loin pour éviter le pire. C’est au moment où je jurais entre mes dents que je l’ai apercue. 

     -        Bonjour Tshiamba ! Quel temps tu nous amènes là ce matin !

-        Mukaj’a tshiluwa, je marmonne entre les dents et à haute voix, je lui dis : « Le temps de canard, comme disent les Français ».  

 S’approchant, elle me fait remarquer :

 -        Tu n’as pas bonne mine aujourd’hui. Il s’est passé quelque chose ?

Mais comment lui dire qu’effectivement, il se passe quelque chose de bizarre dans la rédaction du Grand Kasai, que je n’étais pas d’accord avec mon chef qui me demande d’écrire des choses qui me mettraient en conflits avec mes lecteurs ?

Elle m’observe attentivement. Sûrement que mon silence prolongé va renforcer ses convictions. Alors, là, tel que je la connais, il faudra que je trouve une parade. Mais quoi ? Lui dire que mon chef a recu un commentaire pas très beau de la part de mukalenge Kalala qui lui reproche un prétendu parti pris pour l’UNC de Kamerhe, d’être faiseur des rois ? Madame Petkova ne comprendrait rien. Elle me répondrait : « Et où est ton problème là dedans ? » Mais ce qu’elle ne sait pas est que mon chef me demande de rédiger à mukalenge Kalala pour lui expliquer la situation. Mais pourquoi ne le ferait-il pas, lui-même ? Mushika nkunde wa batoke eu kena ne tshiumvuidi nansha kakese ! Comment lui dire que Kalala menace de ne plus me lire si le chef continue de parler de Kamerhe ? Comprendrait-elle si je lui parler de mon tourment : Le chef me demande de dire à Kalala que nous ne sommes pas des faiseurs des rois, mais plutôt des vrais démocrates. Mais ce n’est pas mon point de vue, à moi. Ne ngenze tshinyi ?

 -        Madame Petkova, je vais bien. J’ai seulement quelques ennuis de santé, mais tout va bien. J’étais simplement en train de penser à un article que je vais publier ce soir.

 Alors, elle me harcèle de questions :

-        De quoi vas-tu parler ? De Strauss-Kahn ? De Tshishekedi ( oh la la ! Elle ne sait même pas prononcer le nom de Ya Tshitshi ! Tshishekedi !)

Je lui demande si elle a écouté la dernière chanson dont j’avais posté le link. Les Congolaises et les Congolais demandent à Ya Tshitshi de le retourner au Rwanda. Elle me demande, sans attendre :

 -        « de retourner qui au Rwanda ? ».

-        Tu as toujours été une femme intelligente. Comment ne sais-tu pas de qui on parle ?

Je lui crie en partant : Atshio ntshikutangile. Tu le sauras un jour. De retour à la maison, je lui ai envoyé ce link : http://www.youtube.com/watch?v=1rb9YQSy_pc

Tshiamba ya Bende

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28 juin 2011

Dekese: fichier électoral, les agents de la Ceni contraints de poursuivre l’opération

 – De gauche à droite, en badge jaune, des opérateurs de la CENI, en train d'enregistrer un homme ce 7/05/2011, dans le cadre de processus électoral en RDC. Radio Okapi/Ph. John Bompengo – De gauche à droite, en badge jaune, des opérateurs de la CENI, en train d’enregistrer un homme ce 7/05/2011, dans le cadre de processus électoral en RDC. Radio Okapi/Ph. John Bompengo

Une vingtaine de membres des centres d’inscription venus de Kananga sont bloqués à Dekese, au Kasaï-Occidental, depuis le 23 juin. Les agents locaux de sécurité les obligent à poursuivre la révision du fichier électorale (RFE) alors que celle-ci est officiellement achevée. L’information a été rapportée, ce lundi 27 juin à Kananga, par un contrôleur technique provincial, Olivier Tshiawu Tshisekedi, qui s’est échappé de Dekese avec le concours d’un militaire des FARDC.

Les agents de la Commission électorale nationale indépendante (Ceni) ont été bloqués au niveau de rivières Lukeni et Sankuru qui séparent les territoires de Dekese et de Mweka, selon Olivier Tshiawu Tshisekedi:

«Dès lors que nous avons reçu l’ordre d’arrêter les opérations [de RFE] dans le territoire de Dekese, il nous a été demandé d’acheminer les CD finaux. Curieusement, lorsque nous venions pour traverser [la rivière Lukeni], nous avons reçu l’ordre [de la part des agents] de la sécurité qu’aucun membre de la Ceni ne pouvait traverser.»

Selon Olivier Tshiawu Tshisekedi, cet ordre venait du préposé à la logistique locale de la Ceni pour contraindre tous les agents électoraux venus de Kananga à poursuivre l’enrôlement sur place à Dekese.

Il a affirmé avoir réussi à quitter Dekese «grâce au concours du commandant [local] des FARDC.»

«Les opérations continuent dans trois villages, notamment à Bosango, Ilongaba et Inkokoloka et cela sous pressions de l’équipe cadre de la commission électorale au niveau local», a-t-il précisé.

Informé, le ministre provincial de l’Intérieur, Mwamba Kantu-Ka-Njila, dit avoir instruit la police pour remettre de l’ordre sur le terrain.

 

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Kasaï-Oriental: la Miba a vendu 20 000 carats de diamant

 – Une drague Miba déjà operationnelle. – Une drague Miba déjà operationnelle.

La Société minière de Bakuanga (Miba) a procédé, lundi 27 juin, à la vente de 20 000 carats de diamant produits au cours du mois de juin. La vente a eu lieu dans les installations de l’entreprise à Mbuji-Mayi, elle a généré 550 000 USD.

L’administrateur directeur général (ADG) de la Miba, Jeffrey Ovian, a affirmé que cette vente respecte le processus de Kimberley.

Le processus de Kimberley est un régime international de certification des diamants bruts, qui réunit gouvernements et industriels du diamant, dans l’objectif d’éviter de négocier sur le marché mondial, l’achat des diamants présentés par des mouvements rebelles dans le but de financer leurs activités militaires.

Selon lui, les acheteurs de diamant installés à Mbuji-Mayi doivent en profiter pour contribuer à la relance de la Miba et de l’économie de la province.

L’Agence nationale de renseignement (ANR), l’Office congolais de contrôle (OCC), et la Direction générale des douanes et assises (DGDA) ont été représentés lors de cette vente.

Jeffrey Ovian a annoncé que la prochaine vente doit être organisée au cours de la troisième semaine du mois de juillet.

C’est la quatrième vente organisée par la Miba depuis la reprise de sa production, le 9 Février. Le comité de gestion de la société s’en félicite. La dernière vente remonte au 27 mai. 12 000 carats de diamant ont été vendus.

Lors de la première vente de diamant qu’elle a organisée le 26 mars, 1 482 carats ont été vendus au prix de 38 USD le carat. 6 000 carats ont été vendus au cours de la deuxième vente, survenue le 26 avril.

Copyright Radio Okapi

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Le maire de Mbuji-Mayi victime d’un jet de projectiles

Le maire de Mbujimayi, Jean-Paul Ntambwe Kasanzu, a été blessé à la tête, le dimanche 26 juin. Il a été victime d’un jet de projectiles au cours de la campagne d’assainissement de la ville. L’incident est survenu dans la commune de Dibindi.

Jean-Paul Ntambwe Kasanzu a affirmé, le mardi 28 juin, que cet acte était intentionnel. Selon lui, il est lié à la campagne de salubrité de la ville qu’il a lancée depuis le 17 Juin.

Une brigade est chargée de démolir les kiosques et les étales  installés sur la voie publique.

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Communiqué de presse: Bruxelles: bientôt une TVA à 6% dans le logement social

La commission logement du Parlement bruxellois a approuvé ce mardi matin à la quasi unanimité la proposition d'ordonnance co-signée par Bertin Mampaka (cdH), Alain Hutchinson (PS), Alain Maron (Ecolo), Carla Dejonghe (Open Vld), Bianca Debaets(CD&V) et Elke Van den Brandt (CD&V). Une ordonnance qui souhaite étendre l'application du taux de TVA réduit à 6% à un maximum de constructions publiques à vocation sociale dans la capitale.

Enjeu d'une telle mesure: les économies qu'elle engendrera permettront de proposer davantage de logements publics et de moyens sur le marché dans un secteur où la crise a des répercussions sur les plus défavorisés de la population. « Les économies réalisées pourront d’une part servir à augmenter la capacité d’investissement, mais également à diminuer les loyers. Concrètement, cette ordonnance aura un impact considérable pour les 40.000 personnes qui sont actuellement sur les listes d’attente» a déclaré Bertin Mampaka, Député bruxellois cdH.

Le texte propose de ramener à 6% le taux de TVA pour la construction, la livraison, la rénovation et la transformation de logements dans le cadre d'une politique sociale du logement. Il s'inscrit dans le cadre des directives européennes retranscrites dans le droit belge, qui habilite les Régions à définir la politique sociale du logement.

Plus d’infos au 02/279 47 18
(Courriel : Bertin Mampaka)

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Les Obervations sur la vidéo du voyage de madame Kabila Kanambe à Mbandaka le 12 mai 2011

Faisant la campagne de son mari, madame Kabila s’est rendue dernièrement à Mbandaka, accompagnée de musiciens et de comédiens de Kinshasa. En mettant cette vidéo sur le net, les PPrdiens veulent démontrer la popularité de leur parti à travers  la « compassion » qu’aurait cette dame envers son peuple. Mais les observateurs avertis vont au-delà de ces images qui ne reflètent, en aucun cas, ce qu’ils voudraient faire croire au peuple.

Je viens de visionner la vidéo qui circule actuellement sur le net relatant le voyage de madame Olive Kabila Kanambe à Mbandaka (cfr http://www.youtube.com/watch?v=D9aCZyPaI9k). J’avais l’impression d’assister à une pièce de théâtre déjà vue, mais rejouée par d’autres acteurs, le décor étant resté le même :  Les tenues à l’effigie du couple présidentiel, l’accueil avec les danses traditionnelles, les bains de foule, les visites des écoles, des hôpitaux, les soirées dansantes, les meetings, etc… Madame Olive Kabila, elle-même, ne s’en cache pas. Elle veut suivre le modèle de Marie-Antoinette Mobutu, « être à l’écoute du peuple ». Nous l’avons vue serrer les mains des hommes, femmes et enfants de toutes catégories pendant les bains de foule. Elle a transporté les enfants, marqué des pas de danses avec les gens venus l’accueillir, etc…

Mais la question que nous nous posons est celle de savoir si c’est cela le changement que nous avions espéré en chassant Mobutu du pouvoir en 1997. Avant d’entrer dans le fonds du sujet, attardons-nous d’abord sur le décor. La délégation qui accompagnait madame Kabila était essentiellement constituée de musiciens et comédiens, celles et ceux aux visages rongés par le poids de l’âge. Ils avaient jadis chanté les éloges de Mobutu et de Bobi Ladawa. Si le règne de Mobutu a duré pendant 32 ans, c’est en partie grâce à eux.  Ce sont donc eux qui étaient en vue et attiraient les curieux par leur spectacle. Toutes les recettes y étaient pour la réussite de la campagne que son mari a déjà prématurément lancée: la musique, la bière, l’argent et bien sûr la parole biblique !

Madame Olive Kabila a voulu nous faire voir qu’elle est près du peuple, transportant les enfants qu’on lui présentait, faisant parfois de longues distances avec, distribuant des bisous, comme signalé ci-haut. Lors de la visite au lycée Esengo, elle a poussé plus loin la blague en transportant dans ses bras une fille d’environ 6 ans sur une longue distance !!!  Une autre scène mal jouée : Elle s’est rendue au fleuve où un bateau venait d’accoster pour y décharger le matériel qu’elle allait remettre à la population. Devant la camera, elle en a profité pour remettre un tricycle à une paralytique qui se trouvait là comme par hasard !  

Dans cette campagne mal préparée et mal inspirée par des gens à court d’imagination, tout est fait pour nous faire croire à la générosité d’une épouse du président, compatissante, « mère de la nation » à l’écoute du peuple. Par contre, la lecture que nous faisons de cette vidéo est celle, d’abord, de l’exploitation de la pauvreté et de la misère du peuple. La deuxième lecture est celle du culte de la personnalité.

La pauvreté entretenue

Les Congolaises et Congolais sont toujours considérés comme des enfants des papas présidents, pères de la nation. Kabila serait notre père et Olive, notre mère!!! Elle l’a exprimé clairement : « Je transmettrai vos doléances à votre père, molongani na ngai, papa Kabila... Il (Kabila) m’a permis, ngai, maman na bino, pour venir vous voir... »  

La pauvreté du peuple congolais est savamment entretenue par le système en place pour pouvoir pérenniser son pouvoir. Il s’agit ici de la pauvreté sous toutes ses formes : pauvreté financière, matérielle et intellectuelle. « Papa aye, nzala esili ! » scandent-ils. Et c’est cela qui fait la fierté et l’orgueil des chefs. Ils organisent des audiences, distribuent de l’argent et des promesses et au final, recoivent les honneurs !

Pour Certains, les bains de foule constituent un baromètre permettant de tester leur popularité ou plutôt l’amour que leur témoigne le peuple. Erreur. Le peuple clochardisé est poussé à la prostitution politique. Il court à l’annonce de n’importe qui venant de Kinshasa et disposant de sous dans l’espoir d’en tirer soit un t-shirt, soit un pagne, voire un verre de bière fraîche comme nous l’avons remarqué.  Car à l’intérieur du pays, la plupart des jeunes s’adonnent à la consommation de l’alcool indigène, la bière étant un luxe hors de leur portée. Lorsque la campagne aura officiellement commencé, vous ne serez pas surpris de voir une personne s’afficher, à lui seul, avec des t-shirts de différentes tendances ou familles politiques.

Vous avez dit promesses ?

« Dès mon retour à Kinshasa, je me ferai votre ambassadrice et mettrai la pression pour que vous ayez le courant ». Les mêmes promesses ont été faites en 2006. Non seulement à Mbandaka, mais dans tout le Congo.  Les images de la visite de madame Kabila à l’hôpital de référence de Wangata et au home de personnes âgées reflètent l’échec du programme de cinq chantiers dont le social a été oublié pendant tout son mandat: Un hôpital qui n’a pas de courant, qui manque des couveuses pour les prématurés et du petit outillage indispensable aux interventions chirurgicales. Les lits manquent de matelas, des couvertures et des draps ! Certains murs avaient été repeints à la hâte pour sauver la face. C’est tout simplement un mouroir comme beaucoup d’autres dans la République Démocratique du Congo. Le home de personnes âgées, tenu par les sœurs de l’Eglise catholique est une avant-dernière station où vivent les personnes en attente de la mort. La description de conditions de vie inhumaine pour ces gens n’a laissé personne indifférente. La vidéo y projette la misère de ces oubliés qui de leur temps avaient beaucoup travaillé pour le Congo. Ce sont des situations auxquelles devraient s’atteler depuis longtemps les gens épris de compassion pour leur peuple. Venir le faire pendant la période électorale n’est que de la poudre aux yeux de ceux qu’on croit être bêtes.

« Je mettrai la pression »

Nous savons tous qu’on met la pression lorsqu’il y a résistance ou lorsque la personne qui est censée exécuter un travail ne le fait pas dans le temps convenu, soit par mauvaise foi, soit par négligence ou soit par incompétence. En déclarant comme nous l’avons entendu et en accompagnant sa parole d’un geste énergique, madame Kabila reconnaît la lenteur, la négligence et l’incompétence de son mari dans l’exercice de ses fonctions. Du coup, nous donnons raison aux combattants et à tous ceux qui font aussi pression pour le changement à la tête de l’Etat. Le peuple n’a pas besoin des dirigeants qui attendent que leurs épouses leur fassent pression pour pouvoir réaliser leur programme. Ils doivent tout simplement dégager.

Un autre Congo est-il possible ?

Kabila Kanambe n’est pas notre père et Olive Kabila Kanambe n’est pas notre mère ! Kabila a recu un mandat de cinq ans pour réaliser un programme bien défini. Après ce mandat, il devra en faire un bilan devant la nation qu’il représente. Nous devons expliquer cela à notre peuple. Les dirigeants qu’ils se choisissent à toutes les instances ont un rôle bien déterminé. Ils sont là pour travailler pour le souverain primaire et le moment venu, ils doivent rendre compte de la facon dont ils auront travaillé. Ce n’est qu’après que le souverain primaire pourra renouveler ou non leur mandat.

C’est une insulte que de considérer son peuple comme ses enfants ! Un dirigeant se considérant comme le père de son peuple se croit tout permis. C’est ainsi que le feu Mobutu déclara un jour avec regret que le peuple zairois lui devait tout. Quelle arrogance !

Un autre Congo est possible. Il n’a pas besoin d’un chef charismatique, guide éclairé et illuminé comme il n’a pas besoin d’une deuxième ou troisième Marie-Antoinette, mais plutôt d’un système fort qui assure le bien-être pour tous, un système où les droits des citoyens les plus élémentaires sont respectés, un système où il y aura les soins de santé pour tous, un système où l’éducation sera assurée pour toutes les filles et tous les fils du pays et adaptée aux besoins du pays, un système où on ne fera pas danser nos filles et nos garcons pour une bouchée de pain. Plutôt que d’attirer le peuple à la distraction, celui-ci aura du travail ennoblissant.  Ce Congo-là est encore possible, nous y croyons très fermement.

Lumbamba Kanyiki

 

 

 

 

 

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27 juin 2011

Les ONG réclament la tête de Numbi

 

Non contentes du verdict rendu sur le procès Chebeya, les ONG réclament la tête de Numbi.

La Cour militaire a rendu son verdict le jeudi 23 juin 2011 après sept mois de procès.
Non satisfaites, toutes les parties entendent interjeter appeler à la Haute cour militaire endéans cinq jours francs.

Les Ong de défense des droits de l’homme tiennent à voir  » l’auteur intellectuel, moral et le suspect numéro 1  » devant la barre comme prévenu

Au cours d’une conférence de presse animée, vendredi 24 juin 2001 à Kinshasa, soit 24 heures après le verdict rendu par la Cour militaire de la garnison de Kinshasa sur le procès de la mort de Floribert Chebeya Bahizire et de la disparition de Fidèle Bazana, respectivement secrétaire exécutif et chauffeur de l’Ong la Voix des Sans Voix (VSV), les défenseurs des droits de l’homme en RDC ont exprimé leur détermination d’aller en appel à la Haute cour militaire. Ces derniers ont promis d’interjeter appel dans le délai, afin que celui qu’ils qualifient de  » suspect numéro un  » dans cette affaire soit arrêté et entendu. En effet, pour les défenseurs des droits de l’homme, l’Inspecteur général de la Police nationale congolaise suspendu, John Numbi Tambo ne devait pas être entendu dans ce procès comme simple renseignant, mais comme commanditaire présumé de la mort et de la disparition de leurs deux collègues.
Au cours de cette conférence de presse tenu conjointement par le Réseau national des droits de l’homme (RENADHOC) et la Voix des sans voix (VSV), ces ONG ont jugé mitigé le verdict prononcé. Même si elles se sont dites contentes parce que l’arrêt a eu à condamner un certain nombre d’exécutants, mais elles s’inquiètent que seuls les exécutants aient pu être condamnés alors que l’auteur présumé se la coule douce.  » L’auteur intellectuel, moral et le suspect numéro 1 n’a pas été inquiété », a déclaré l’administrateur du RENADHOC, M. Emmanuel Kabengela.
Pour Kabengela, il y a des éléments objectifs qui permettent de chercher satisfaction à la Haute cour militaire.

« Maintenant ce n’est plus une question de rumeurs mais de vérité judiciaire. L’assassinat a été établi et personne ne peut contester « , a-t-il dit.
Avec cette hargne, on constate que les défenseurs des droits de l’homme veulent à tout prix la tête du général John Numbi.

Toutes partiellement satisfaites Pour rappel, la cour militaire de Kinshasa a prononcé, jeudi 23 juin, le verdict du procès Chebeya. Quatre accusés ont été condamnés à la peine capitale et un autre la peine à perpétuité. Tandis que trois des huit policiers poursuivis dans cette affaire ont été acquittés. Mais aucune des parties ne se dit être totalement satisfaite des décisions de la cour. Les avocats des parties civiles regrettent que celui qu’ils considèrent comme le « suspect numéro un » dans l’assassinat de Floribert Chebeya, John Numbi, n’ait pas été arrêté.
Mais ils se disent quelque peu satisfaits du fait que certains accusés ont été reconnus coupables d’assassinat.
Me Kabengela Ilunga, un des avocats des parties civiles a dénoncé la requalification de l’infraction d’assassinat de Fidèle Bazana en arrestation et détention arbitraires.
« Comme le juge retient pour Fidèle Bazana les accusations d’enlèvement et de détention, ce que le juge connait où est gardé notre client. Nous espérons qu’un jour il nous sera rendu « , a-t-il dit.
Pour sa part, la défense, a estimé qu’il faut tout simplement annuler le verdict.
Selon le collectif des avocats des prévenus conduit par Me Bokata Ikundaka, la cour militaire n’a pas dit le droit.
Pour lui, la cour n’a pas tenu compte des éléments que les avocats de la défense ont présentés notamment l’analyse du rapport d’autopsie.
A en croire Me Bokata, le raisonnement de la cour se base sur des fictions et des sophismes.
Comme on peut le constater, la partie n’est pas encore terminée. Les jours à venir nous réserve beaucoup de surprises lorsqu’on sait que parmi les condamnés par défaut, car non présents dans le box des accusés, il y a un qui serait détenu dans un cachot à Kinshasa. Ce dernier avait été arrêté pendant que le procès avait déjà débuté. Mais ni le Ministère public et encore moins le tribunal, personne n’avait exigé sa présence devant la Cour.
Rappelons que le procès de l’assassinat de Floribert Chebeya a duré sept mois. Il avait été retrouvé mort le 2 juin dans sa voiture dans la périphérie ouest de Kinshasa alors que la veille, ne cessent d’affirmer les avocats des parties civiles, il avait rendez-vous avec l’Inspecteur général de la PNC, le général John Numbi.

LRP (La Référence)

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Le PALU au bord de l'implosion

La base exige la tenue d'un congrès

 Quelle sera la place qu'occupera le Parti Lumumbiste Unifié (PALU) dans le paysage politique congolais lors des prochaines élections présidentielle,  législatives et locales ? La question figure aujourd'hui au centre de tous les débats au sein de ce parti.  Les cadres et militants du PALU font de plus en plus pression sur les dirigeants pour qu'il clarifie la base sur les orientations à prendre en prévision des élections présidentielle,  législatives et locales. Dans une déclaration faite il y a quelques jours , les membres du directoire du PALU viennent de demander aux instances dirigeantes de ce parti de convoquer au plus vite le congrès de PALU pour  définir les grandes orientations à prendre en prévision des prochaines élections.

Pour les membres du directoire du Palu, le patriarche Antoine Gisenga doit  convoquer ce conclave pour déterminer la position du parti face aux échéances électorales et se prononcer sur les candidats du PALU aux différents postes à pourvoir. D'ores et déjà, ils estiment que le PALU devra présenter ses candidatures à tous les postes à pouvoir. " Le PALU doit présenter des candidats aux élections présidentielle, législatives et locales. Notre parti doit cesser de servir de marche- pied à d'autres partis pour arriver au pouvoir. ", ont déclaré les membres du directoire national du PALU.  Cette thèse risque d'être une source de conflit entre les dirigeants et la base du parti dans la mesure où les dirigeants du PALU actuellement au gouvernement et au parlement ont annoncé que le parti soutiendra la candidature du président Joseph Kabila lors de l'élection présidentielle de 2011. Alors que la base elle exige que le patriarche Antoine Gisenga choisisse un candidat du PALU pour se présenter à l'élection présidentielle.

 

Les  membres soulignent qu'en 2006, leur parti avait conclu une alliance avec le parti présidentielle, l'Alliance de la Majorité présidentielle (AMP) qui a soutenu la candidature de Joseph Kabila jusqu'à sa victoire à l'élection présidentielle de 2006. " En retour, l'AMP devait soutenir la candidature du PALU lors des élections, présidentielle de 2011. Or malheureusement, à la lumière des déclarations de nos leaders politiques, force est de constater que le PALU reste encore fidèle à son rôle de marche-pied pour que les autres gagnent les élections. Cela montre bel et bien que nos dirigeants ont goûté aux délices du pouvoir au point d'oublier leurs promesses faites en 2006 ", a affirmé Jean-Pierre Mayindu, membre du PALU.

 Les alliances 

Tirant les leçons de la dernière législature, les membres du PALU ont également refusé toute nouvelle alliance avec la Majorité Présidentielle (MP) qu'ils considèrent comme un conglomérat de partis politiques pour la plupart sans base et sans idéologie, avec des agendas qui sont loin des valeurs prônées par le PALU.  Selon eux, le congrès du PALU devait également déterminer des conditions ainsi que des préalables pour que le PALU accepte la conclusion de nouvelles avec d'autres plates formes politiques.  Dans ce registre, les membres du PALU invitent leurs dirigeants à la sincérité et au respect des engagements. " Toute décision qui ne cadre pas avec les aspirations de la base risque de conduite à un éclatement du parti. Ce qui aura, à coup sûr, des conséquences négatives pour cette formation politique cinquantenaire", a-t-il martelé. Concernant les élections présidentielles et locales, les membres du PALU notent, grâce à sa base disséminée à travers le pays, que  PALU  est en train de peaufiner des stratégies pour obtenir un grand nombre de sièges au parlement et remporter des élections locales.  Pour ce faire, le parti mène des campagnes de sensibilisation auprès de leurs membres pour leur demander de se faire enrôler afin d'élire un grand nombre de leurs membres lors des  élections 2011.

Enfin , les membres du PALU ont demandé au patriarche Antoine Gisenga de jouer pleinement son rôle de garant et autorité morale du PALU afin que l'unité au sein de ce parti soit garantie. " Car, notent t-il, tout silence de sa part risque de donner lieu à des suspicions et à des spéculations qui risquent de plonger le PALU dans une profonde crise. "

Selon un grand nombre d'observateurs, le PALU traverse actuellement une période de turbulences marquée par la crise de confiance entre la base et les dirigeants pour la plupart au pouvoir. Ils soutiennent que seul le dialogue  peut éviter à ce  parti une balkanisation aux conséquences désastreuses aussi bien pour le parti que pour le paysage politique congolais.

 Luc-Roger Mbala Bemba (L'Observateur)

 

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Bon début de semaine!

Chers tous,

Je vous souhaite une bonne détente et un bon début de semaine avec

http://www.youtube.com/watch?v=1rb9YQSy_pc

Tshiamba ya Bende

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