22 septembre 2014

RDC : la nomination d’Amisi Kumba à la tête d’une zone de défense irrite l’ONU

amisi kumba

Controverse suite à la série d’ordonnances signées par le président de la République démocratique du Congo (RDC), Joseph Kabila, visant à réorganiser l’armée.

Cette semaine, M. Kabila a signé une trentaine d’ordonnances qui ont été lues à la télévision publique jeudi soir. Sept secteurs opérationnels d’action ont été créés, répartis dans des zones où sévissent des milices armées: Nord-Equateur, Nord-Katanga, Nord-Kivu, Grand-Kivu, Sud-Kivu, Ituri, et Uélé. Ces secteurs se situent dans trois zones de défense déjà existantes.

Une nomination suscite une controverse, signale l’agence Reuters : celle du général-major Gabriel Amisi Kumba, désigné à la tête de la première zone de défense, qui couvre les provinces de Kinshasa, Bandundu, Bas-Congo et de l’Equateur.

En effet, en novembre 2012, le général-major Amisi Kumba avait été suspendu de ses fonctions de chef des forces terrestres de l’armée congolaise après avoir été accusé dans un rapport d’experts des Nations Unies (ONU) d’avoir vendu des armes aux groupes armés opérant dans l’Est de la RDC.

«Le Général Gabriel Amisi supervise un réseau de distribution de munitions de chasse pour les braconniers et les groupes armés, y compris Raïa Mutomboki », une milice locale accusée d’atrocités, indiquait le rapport, cité par Reuters.

Le groupe Raïa Mutomboki avait été tenu responsable avec les Forces démocratiques de libération du Rwanda (FDLR) de la mort de 260 civils au Nord-Kivu.

Le rapport de l’ONU indiquait également que le général-major Amisi Kumba, dit Tango Four, avait ordonné que 300 fusils d’assaut AK-47 soient donnés à un autre groupe armé opérant dans l’est du Congo, connu sous le nom de Nyatura, une autre milice locale tenue responsable de nombreuses exactions.

Amisi Kumba a été réhabilité en aout 2014, au grand dam de la MONUSCO (Mission de l’Organisation des Nations Unies pour la stabilisation en République démocratique du Congo), qui a critiqué l’absence de poursuites judiciaires à son encontre.

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« La RDC a besoin d’un président très fort et légitime »

7sur7.cd

kabila

L’ONU estime que la République démocratique du Congo (RDC) a besoin d’un président « très fort et légitime » et est prête à soutenir le cycle électoral devant mener à la présidentielle de 2016, à condition que la Constitution du pays soit respectée.

Dans un entretien à l’AFP, le représentant spécial du secrétaire général des Nations unies en RDC, le diplomate allemand Martin Kobler, avertit aussi que le désarmement des rebelles rwandais présents dans l’est reste l’une des priorités de la mission de l’ONU dans le pays (Monusco).

« Tout le monde, les Congolais, la communauté internationale (…) a un intérêt à avoir un président très très fort et légitime », déclare M. Kobler dans son bureau du quartier général de la Monusco à Kinshasa. « Il faut avoir une légitimité dans le processus électoral et le respect de la Constitution comme partout dans le monde », souligne-t-il.

Arrivé au pouvoir en 2001, le président Joseph Kabila a été élu en 2006 lors des premières élections libres depuis l’indépendance du pays en 1960. Il a été réélu pour cinq ans en 2011, mais la communauté internationale avait dénoncé des fraudes massives et l’opposition n’a jamais accepté le résultat du scrutin. Aux termes de la Constitution de 2006, résultat de la transition politique ayant permis de mettre fin à la deuxième guerre du Congo (1998-2003), M. Kabila ne peut pas se représenter en 2016 pour un troisième mandat.

Mais, depuis plusieurs mois, une question monopolise le débat politique: le président et son clan sont soupçonnés de vouloir modifier la Constitution pour rester au pouvoir au-delà de cette date. Cette idée est défendue ouvertement par des membres de la Majorité présidentielle (MP) et l’opposition craint qu’elle ne soit mise à exécution au cours de la session parlementaire qui a débuté lundi. A l’ordre du jour de cette session figure un projet de révision constitutionnelle, destiné à permettre d’organiser avant 2016 certaines élections en retard du fait de la crise politique ouverte en 2011.

Lundi, le président du Sénat, Léon Kengo wa Dondo, a averti qu’il ne fallait « pas tirer prétexte de la révision constitutionnelle pour aboutir à un changement de Constitution » en faisant sauter ses « articles intangibles », en particulier celui qui interdit toute révision destinée à modifier le nombre et la durée des mandats présidentiels. A la question de savoir si M. Kabila perdrait de sa légitimité si une telle modification était introduite, M. Kobler répond: « c’est un processus qui est discuté ici, j’ai entendu que le chef du Sénat (…) en a parlé. Je crois qu’il faut respecter la Constitution ».

Ces conditions remplies, pour que l’ONU puisse soutenir financièrement l’organisation des élections de 2015-2016 (locales, sénatoriales, provinciales, puis présidentielle et législatives), le chef de la Monusco souhaite la publication de leur calendrier complet « le plus vite possible ». « Je sais de ma propre expérience que si on nous demande de soutenir les élections, il faut avoir huit mois de préparation », explique celui qui fut représentant spécial de l’ONU en Irak avant de prendre ses fonctions à Kinshasa en juillet 2013.

Mais l’ONU se soucie aussi de la situation sécuritaire dans l’Est, où pullulent encore des dizaines de mouvements armés: « le groupe armé le plus important à combattre, ce sont les FDLR » (Forces démocratiques de Libération du Rwanda), tranche M. Kobler. Le désarmement des rebelles rwandais présents dans l’est de la RDC depuis le génocide des Tutsi de 1994 au Rwanda, auquel un certain nombre des chefs des FDLR sont accusés d’avoir participé, passe pour être l’une des conditions d’un règlement des conflits qui secouent les Grands Lacs depuis vingt ans.

Les FDLR ont entamé fin mai un processus de reddition volontaire et ont jusqu’au 2 janvier pour déposer les armes. Ce « processus est bloqué » et n’enregistre aucun progrès depuis la mi-juin, regrette M. Kobler, qui veut malgré tout « leur donner la chance » de se rendre avant que la Monusco « puisse vraiment les combattre » avec le soutien de l’armée congolaise.

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Assemblée nationale: l’UDPS et l’UNC&alliés boycottent les plénières sur la révision constitutionnelle

 
Palais du peuple, le parlement à Kinshasa, 2007.Palais du peuple, le parlement à Kinshasa, 2007.

Les groupes parlementaires UDPS et Alliés ainsi que l’UNC et alliés décident de ne plus prendre part aux plénières  consacrées à l’organisation des élections ou à la révision constitutionnelle. Ils demandent aussi à leurs représentants à la commission électorale nationale indépendante (Ceni) de suspendre leur participation à cette institution. Dans une déclaration faite dimanche 21 septembre à Kinshasa, ces députés ont dénoncé le non-respect des textes dans la conduite des affaires de l’Etat.

Le président du groupe parlementaire UDPS et Alliés, Samy Badibanga, espère que le pouvoir en place pourra comprendre la nécessité d’engager des discussions avec l’opposition sur des questions précises.

«Ce n’est pas un dialogue ouvert, mais plutôt un dialogue dans la perspective des élections», a précisé Samy Badibanga.

Concernant la tenue d’une éventuelle rencontre de l’opposition, le président du groupe parlementaire UDSP et Alliés a réaffirmé les exigences de l’opposition. «Premièrement, avoir un calendrier électoral et acceptable par tous, deuxièmement avoir une loi électorale adoptée par consensus et troisièmement ne pas toucher à la constitution et ne pas avoir de changement de constitution», a dit Samy Badibanga.

Samy Badibanga souhaite que cette démarche soit suivie par tous les députés de l’opposition.

Les députés de groupes parlementaires UDPS et Alliés ainsi que l’UNC et alliés demandent par ailleurs au président de l’Assemblée nationale de respecter l’article 130 de la constitution qui règle la question de la concurrence de l’initiative de loi. Le texte dispose que «l’initiative des lois appartient concurremment au Gouvernement, à chaque député et à chaque sénateur

Faisant allusion aux projets de loi portant organisation des élections, ces députés estiment que ces derniers ne devraient pas faire objet d’un quelconque arbitrage du bureau. En 2012, le député Sessanga avait déjà déposé une proposition de loi pour modifier la loi électorale. Il ne restait plus que la programmation de cette proposition pour examen à la plénière. L’opposition estime qu’il faut examiner la proposition de Sessanga qui porte sur la même matière que le projet du gouvernement et a l’avantage d’avoir été déposée plus tôt.

Les opposants estiment aussi que l’attitude du bureau qui veut soumettre à l’examen le projet de loi du Gouvernement est une tentative de passage en force.

 

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Assemblée nationale: Udps,Unc,Mpcr,Cder, et leurs alliés claquent la porte

assemblée nationale

(KINSHASA)- Deux groupes parlementaires de l’opposition, l’Udps d’Etienne Tshisekedi et l’Unc de Vital Kamerhe ainsi que leurs alliés-le Mpcr de Vuemba, le Cder de Jean Lucien Busa, le Rcd-Kml de Mbusa Nyamwisi et le Parti Travailliste de Steve Mbikayi ont annoncé avoir suspendu leur participation aux plénières ayant trait uniquement à la révision constitutionnelle et aux projets de loi liés au processus électoral.

‘‘Nous suspendons notre participation à toute plénière qui aura pour ordre du jour le débat général sur les projets de lois du gouvernement portant organisation des élections que sur celui ayant trait à la révision constitutionnelle’’, a indiqué Samy Badibanga, le président du groupe Udps et alliés. Les élus de deux groupes ont dénoncé le non respect des textes, des lois et des engagements dans la conduite des affaires de l’état par le bureau de l’assemblée nationale. Ils considèrent que ‘‘toutes ces initiatives contribuent à la dégradation de l’environnement général des élections avec comme conséquence de vicier dangereusement l’intégrité, la crédibilité et la transparence du processus électoral’’.

Pour bien contrer la majorité au pouvoir dans sa course pour le changement de la constitution, les groupes Udps et Unc suspendent également jusqu’à nouvel ordre leur participation ‘‘aux activités de la commission électorale nationale indépendante et demandent à leurs représentants d’arrêter toutes affaires cessantes, toute participation directe ou indirecte aux activités de cette institution’’. Au sujet des projets de loi sur l’organisation des élections, les opposants Samy Badibanda, Jean Claude Vuemba, Jean Lucien Busa, Jean Marie Bomporiki, Steve Mbikayi, Jérôme Lusenge disent ne pas comprendre pourquoi le bureau de l’assemblée nationale a fait fi de toutes les observations en faisant adopter le projet de calendrier de cette session de septembre.

L’opposition parlementaire plaide pour l’inscription au calendrier des matières de cette session, la proposition de loi Sessanga sur les élections parce que déposé depuis le mois de mai 2012. Lors de la conférence des présidents, majorité et opposition étaient à couteaux tirés mais le bureau de l’assemblée nationale avait décidé de mettre en suspens les questions liées à la révision constitutionnelle et aux projets du gouvernement sur l’organisation des élections en attendant les résultats de la mission des bons offices auprès des auteurs de différentes initiatives des lois. L’opposition parlementaire s’était prononcée sur l’adoption de l’avant-projet du calendrier sous réserve de cinq points querellés mais à la grande surprise, s’indigne Samy Badibanga, le bureau Minaku a passé outre cette option levée ensemble en inscrivant les cinq points dans le calendrier des matières de cette session. Pour le leader du Mpcr, Jean Claude Vuemba, l’attitude de la majorité démontre le passage en force. Nous n’allons pas nous laisser faire, a-t-il prévenu.

 

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21 septembre 2014

Le week-end de retrouvailles

Ce week-end était vraiment spécial. Kutekemenyi Masanka connu sous le surnom de Kutex, un ami de longue date de passage à Bruxelles pour un stage, était chez nous en visite de courtoisie, accompagné de François Balumuene Balos. La soirée était très animée, d'abord autour de plats de Nzaula aux poissons fumés, de Meshi'a mansamba et des makayabu. Ensuite, nous avons passé le reste de la soirée à nous rappeler du beau vieux temps passé au petit séminaire de Kabue. Les histoires d'enfance dont  nous n'avons cessé de nous marrer.

Par téléphone-conférence, nous avons accueilli Jean-Marie Kabongo Kazadi de Nice, en France qui nous a égayés avec les contes et les devinettes du Kasai. De lui, nous retiendrons surtout l'histoire du match officié par l'arbitre Kutex et qui s'était terminé "en queue de poisson". Je m'en vais vous la raconter pour assouvir votre curiosité.

Un soir au petit séminaire, deux équipes de deuxième s'affrontaient sur un terrain. Pour mémoire, à propos des terrains,  il y en avait quatre identifiés par des lettres alphabétiques A,B,C et D.  A un certain moment, il y a eu une discussion entre les deux équipes autour d'un but validé par l'arbitre. Et pourtant l'équipe adverse avait vu un hors-jeu à la place. Le match fut donc interrompu et Kutex s' empara de la balle. Des longues minutes s'écoulèrent sans que les deux équipes trouvent un compromis. Finalement, un des joueurs demanda à Kutex: "Si Mukuta Senkole (le surnom donné à monsieur l'abbé Réné par les élèves) apparaissait maintenant et qu'il constatait la situation, qu'est-ce que tu lui dirais?". Kutex de répondre calmement de sa grosse voix d'adolescent: "Je lui dirais que le match s'est terminé en queue de poisson!" Voilà l'histoire du match qui s'était terminé en "queue de poisson". Nous remercions notre ami "Marie-Jean" pour nous avoir rappelé ces bons souvenirs.

Dommage que notre ami Kutex soit reparti hier. Nous aurions voulu qu'il reste longtemps avec nous. Mais, les bons moments ne durent pas, chacun étant attiré par ses devoirs et ses occupations. Ainsi va la vie.

Voici en images les quelques moments de ce qu'a été cette soirée.

DSC03427

Kutex et Christian Kanyiki

Ki meshi aa

Bon appétit

Lumbamba Kanyiki

 

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20 septembre 2014

RDC: Félix Tshisekedi préconise un dialogue avant les prochaines élections

 
Félix Tshisekedi élu député pour le compte de l'UDPS en 2011 ne siège pas à l'Assemblée nationale. Il vient de taire les rumeurs sur son éventuelle participation à la Ceni (Mai 2013)

Le secrétaire national aux relations extérieures de l’Union pour la démocratie et progrès social (UDPS), Félix Tshisekedi, préconise un dialogue sincère entre parties prenantes aux prochaines élections. Il a lancé cet appel, vendredi 19 septembre, à Mbuji-Mayi (Kasaï-Oriental), où il séjourne dans le cadre d’une mission de redynamisation des activités du parti.

Félix Tshisekedi est persuadé que ce dialogue, sous l’égide de la communauté internationale, permettra de vider les contentieux électoraux de 2011 et balisera le chemin pour une crédibilité du processus électoral en cours.

«Comme nous avons dit à nos interlocuteurs de la communauté internationale, nous voulons bien des élections apaisées et crédibles. Mais avant d’en parler, il faut vider les contentieux de 2011. On ne peut pas parler de la crédibilité d’un processus électoral qui a accouché d’une crise qu’il faut régler», a indiqué le secrétaire national aux relations extérieures de l’UDPS.

Félix Tshisekedi estime que le dialogue est important, vue la tergiversation dans le camp Kabila avec notamment l’idée de la révision des dispositions verrouillées à l’article 220 de la constitution. Cet article interdit notamment de modifier le nombre et la durée de mandats du président de la République.

Ce dialogue avait été préconisé lundi 4 août dernier au cours d’un meeting organisé à Kinshasa par certains partis de l’opposition. Il s’agit notamment de l’UDPS d’Etienne Tshisekedi, l’UNC de Vital Kamerhe et le RCD/K Ml de Mbusa Nyamwisi et leurs alliés, qui avaient estimé que cette rencontre pourrait se tenir d’ici la fin du mois d’octobre, afin «d’organiser son départ en douceur.»

Relire aussi: RDC: l’UDPS rejette le dialogue national proposé par le président Joseph Kabila

Pour Félix Tshisekedi, il faut mettre la pression sur les Kabilistes, afin de les amener à la table de négociations pour résoudre le contentieux de 2011.

Arrivé en deuxième position à la présidentielle de 2011, à l’issue de laquelle Joseph Kabila a été réélu pour un dernier mandat de 5 ans, Etienne Tshisekedi, candidat de l’UDPS, n’a jamais reconnu sa défaite.

radiookapi.net

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19 septembre 2014

Jean-Claude Vuemba : « Non à la revisitation constitutionnelle

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Le député national élu de Kasangulu (Bas-Congo) Jean-Claude Vuemba, président du Mouvement du peuple congolais pour la République (MPCR, opposition) et vice-président du groupe parlementaire UDPS et Alliés, a confirmé jeudi « la marche, le 27 septembre 2014 à Kinshasa, des Forces politiques et sociales pour l’unité d’action de l’opposition axée sur + Non à la revisitation constitutionnelle+ ».

« Nous avons informé mercredi le gouverneur de la ville-province de Kinshasa de la marche que vont organiser les Forces politiques et sociales pour l’unité d’action le 27 septembre prochain, afin qu’il prenne les dispositions sécuritaires ad hoc », a-t-il indiqué à Lepotentielonline.com.

« Pas hypothéquer l’avenir de la RDC »

Jean-Claude Vuemba a indiqué que « la marche, qui partira du stade municipal de Masina en passant par les boulevards Lumumba et Sendwe, se terminera à la place du Cinquantenaire sur le boulevard Triomphal où sera érigée une tribune pour communier avec le peuple congolais ».

« Nous ne pouvons pas hypothéquer l’avenir de notre pays pour trois ou cinq personnes dont l’objet serait de recoloniser le peuple congolais. Les Forces politiques et sociales pour l’unité de l’action de l’opposition sont avec la CENCO qui a toujours été aux côtés du peuple congolais pour la restauration d’un Etat de Droit en RDC », a-t-il expliqué.

Il a soutenu que, «dans toutes les paroisses catholiques et dans les CEV, le message est clair : pas de revisitation constitutionnelle ».

Dans leur déclaration faite le 14 septembre 2014 à partir de Rome, le Cardinal, Archevêques et Evêques, membres de la Conférence épiscopale nationale du Congo » ont affirmé que, pour eux, « l’avenir heureux de la RD Congo réside incontestablement dans le respect de la Constitution, Loi fondamentale et socle de notre jeune démocratie ».

« Nous réaffirmons ainsi notre opposition à toute modification de l’article 220, article verrouillé de notre Constitution qui stipule que : +La forme républicaine de l’Etat, le principe du suffrage universel, la forme représentative du Gouvernement, le nombre et la durée des mandats du Président de la République, l’indépendance du pouvoir judiciaire, le pluralisme politique et syndical ne peuvent faire l’objet d’aucune révision constitutionnelle +», ont-ils déclaré.

C’est ainsi qu’« au regard de cet enjeu de taille, la CENCO demande à tous les curés et catéchistes de lire à l’intention des fidèles, son message +Protégeons notre Nation+ et de sensibiliser les chrétiens dans les CEV, les Mouvements (l’Action catholique, et contre toute tentative de modification de l’article 220 ».

« On organisera également dans toutes les paroisses, communautés sacerdotales et religieuses, un Triduum de prière, (du 17 au 19 octobre, Journée de la Mission universelle), pour que le Seigneur protège notre pays et son peuple », a promis la CENCO.

Dissidence au sein de l’opposition ?

Interrogé sur une apparente « dissidence au sein de l’opposition », le vice-présidence du groupe parlementaire UDPS et Alliés a reconnu avoir été « effectivement surpris que les FAC, l’Udemo et même une frange de la société civile se soient désolidarisées de la marche convenue le samedi 13 septembre à Kinshasa ».

« Alors qu’il a eu à présider nos réunions préparatoires, notre collègue Martin Fayulu de l’ECIDé (Engagement pour la citoyenneté et le développement) nous a surpris en publiant en solitaire un communiqué par lequel il se désolidarisait de cette marche », a déploré Jean-Claude Vuemba.

Toutefois, a-t-il rassuré, « les Forces politiques et sociales pour l’unité de l’action de l’opposition n’ont jamais exclu qui que ce soit ».

« J’ai même appris que, pour l’Udemo, le président Nzanga Mobutu n’a jamais demandé à son parti de se désolidariser de cette marche. En tout état de cause, si certains amis estiment qu’ils ne peuvent plus continuer avec nous, ils sont libres de se retirer de notre plateforme », a-t-il conclu.

 

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Poursuite de la mission prophétique de l’Eglise catholique/RDC : La Constitution s’invite dans les Cevb

cencoUne campagne de sensibilisation de masses partira, dès ce dimanche, de ces structures pour contrer la démarche scélérate de la Majorité présidentielle.

Comme lors d’autres moments très critiques de l’histoire de la République dans le passé, l’Eglise catholique romaine en RDC s’est manifestée dernièrement au grand jour pour stigmatiser la menace que représente le projet de révision constitutionnelle ou mise en place d’une nouvelle constitution pour l’unité nationale chèrement acquise.

Se conformant ainsi aux exigences de sa mission prophétique dans ce pays érodé par de longues années de guerre, d’insécurité, d’instabilité et de misère matérielle et morale, l’Eglise catholique a mis en garde les autorités avant d’inviter l’ensemble du peuple congolais à se prendre en charge en s’opposant pacifiquement à ce projet antidémocratique.

Ils ont du pain sur la planche

Alors que les organes de propagande de l’Etat passent le plus clair de leur temps à déformer la position du Saint-Siège qui ne contredit en rien celle de l’épiscopat de la RD Congo sur les questions de l’heure dans ce pays, l’Eglise catholique s’appliquent quant à elle à orienter ses fidèles vers ce qu’elle croit être l’objectif final à atteindre, à savoir l’abandon, sans contrepartie, par le régime en place, de son projet machiavélique actuel ou le rejet pur et simple de ce projet par un vote massif des chrétiens catholiques.

Des échos en provenance des paroisses catholiques de Kinshasa indiquent que dès ce dimanche, la problématique constitutionnelle au centre de l’actualité politique immédiate au pays depuis de longues semaines, s’invitera désormais aux débats des communautés ecclésiales vivantes de base (Cevb). Tout le monde sait que c’est à partir des Cevb que l’Eglise catholique puise sa force car les décisions qui y sont prises de façon collégiale et démocratique sont généralement très fermes pour ne pas dire irrévocables.

Si les Cevb commencent à bouger à Kinshasa ce dimanche, il n’y aura pas de doute que les communautés du reste du pays suivent le mouvement par effet d’entrainement avec des résultats identiques au final.

Les stratèges politiques du régime en place en RDC ont là du pain sur la planche.

Avec quelle base sociologique vont-ils gagner le pari de la révision constitutionnelle ou de l’établissement d’une nouvelle Constitution s’ils ne peuvent pas compter sur les chrétiens catholiques qui ne sont pas une quantité négligeable en République Démocratique du Congo ?

KAMBALE MUTOGHERWA

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RDC : les freins ont lâché

un avion vers l'inconnu

Quel que soit le bout par lequel on considère la question, l‟impression qui se dégage est que quelque chose ne tourne pas rond. Le pays ressemble de plus en plus à un train qui a quitté la gare mais qui ignore l‟état dans lequel il va atteindre sa prochaine station. Lancé à toute vitesse, il ne sait plus comment aborder les virages, les descentes et les passages à niveau, à cause de ses freins qui ne cessent de lui faire des infidélités. Au départ, les choses semblaient simples. Claude Mashala lâche une petite bombe : la constitution va être révisée pour permettre la poursuite de la « révolution de la modernité ».

Son propos surprend l‟opinion mais il donne tout son sens à la publication d‟un ouvrage du Prof. Evariste Boshab qui évoque le risque d‟inanition pour la Nation. Malgré les démentis qui viennent de toutes parts, la détermination de réviser ou de changer la loi fondamentale finit par s‟exposer au grand jour. Le coup était en chantier depuis des lustres mais contrairement à janvier 2011, on ne prendra personne par surprise. Claude Mashala doit être remercié pour cela.
La question en discussion concerne la vie de la nation. Il est dès lors normal qu‟elle fasse l‟objet des débats au sein de tous les segments de la société, l‟essentiel étant que la réflexion soit approfondie et qu‟elle donne lieu à des conclusions qui conduisent à un mieux-être du pays, de ses citoyens et de sa démocratie.

Depuis l‟accession du pays à l‟indépendance, les Congolais sont passés par plusieurs voies qui n‟ont toujours pas réussi à asseoir un pouvoir du peuple pour le peuple. Des efforts sont certes menés pour restaurer les équilibres économiques mais ceux-ci sont loin d‟assurer la renaissance de l‟homme. Le chemin à parcourir reste encore long et il faudra, pour y parvenir, gagner la bataille contre l‟impunité, les détournements, la corruption, l‟enrichissement sans cause et les inégalités.

Depuis plusieurs mois, la question de la révision ou non de la Constitution fait rage dans le pays. Après les partis politiques et la Société Civile qui sont allés jusqu‟à en débattre à Washington à la faveur du sommet USA-Afrique du mois d‟août dernier, ce sont maintenant les confessions religieuses qui s‟expriment, faisant apparaître des clivages qui confirment combien la question reste d‟une grande sensibilité.

On a vu ainsi des pasteurs des églises dites du Réveil prendre des positions favorables à la révision en argumentant que la Constitution doit tirer son essence de la bible, même si le Congo est un Etat laïc où coexistent plusieurs religions, chrétiennes et non chrétiennes. On a vu Mgr Marini de l‟Eglise du Christ au Congo apporter son soutien à l‟initiative de la révision, au motif que tout , sur la terre, est modifiable à l‟exception de la sainte bible. Et puis, il y a eu les Evêques catholiques qui se sont adressés, depuis Rome, aux fidèles catholiques et à tous les hommes de bonne volonté. Le discours n‟est pas celui du confort mais plutôt de la contestation de toute décision visant à retirer au peuple son droit de choisir librement ses représentants. Il est focalisé sur le problème central du débat : le déverrouillage des articles dits verrouillés.

La prise de position des évêques catholiques n‟est certes pas du goût de tout le monde. Mais elle a le mérite d‟exister et, surtout, de clarifier le jeu. L‟opinion sait maintenant qu‟il existe désormais trois blocs puissants dans le pays qui ont de la question constitutionnelle des points de vue diamétralement opposés. Le premier est au pouvoir et dispose des moyens d‟action qui ne s‟expriment pas toujours dans le respect des droits fondamentaux des citoyens. Le second comprend tous les déçus de la «révolution de la modernité», les forces politiques et sociales qui n‟acceptent pas la tendance à confisquer le pouvoir. Le troisième concerne des dizaines de millions de catholiques pilotés par leurs évêques. A propos de ces derniers, ce serait une erreur que de s‟imaginer qu‟ils agissent en dehors des instructions qui leur ont été donnés au Saint-Siège. Une lecture attentive du message papal permet de réaliser qu‟il a été demandé à l‟église du Congo de combattre « la violence, l‟inégalité et les divisions ethniques » par exemple. Tout le monde sait qu‟on ne peut pas mener cette bataille sans s‟exprimer sur les politiques mises en marche dans le pays.

Il en est de même de l‟esprit critique dont il faut doter les jeunes. Bien plus, le Pape a demandé aux évêques de la RDC d‟«éclairer les responsables de la Nation». Peut-on croire qu‟éclairer ne signifie pas prendre position sur des questions d‟intérêt local ou national ? En tout cas, le message de François n‟échappe pas à la règle. Il nous rappelle le temps jadis lorsque le Christ lui-même s‟adressait aux foules. Il parlait, et chacun comprenait dans sa langue. Chacun repartait vers les siens répandre la bonne nouvelle. Il y a eu ici et là des erreurs d‟interprétation mais ses disciples étaient toujours là pour recadrer les choses.

La RDC est notre maison commune. Chaque fille et chaque fils de ce pays doit faire un effort pour qu‟elle ne s‟éloigne jamais de la voie du développement et de la réalisation des aspirations de l‟ensemble de sa population. Ceux qui pensent qu‟ils peuvent tout faire tous seuls se trompent lourdement et l‟histoire se chargera de le leur démontrer. C‟est pour cette raison qu‟il est nécessaire de s‟arrêter un instant pour réfléchir et se demander s‟il est patriotique de laisser le train national filer, sans capacité de freinage, à toute vitesse vers l‟inconnu.

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18 septembre 2014

RDC : critiques d’un proche du président

kengo wa dondo

Le président du Sénat a prévenu qu‟une modification de la constitution pourrait menacer la cohésion nationale. Léon Kengo Wa Dondo, proche du président Joseph Kabila, s‟est exprimé devant un parterre d‟hommes politiques et de représentants de la communauté internationale, réunis pour la session d‟ouverture de la saison parlementaire. Il a affirmé que toute modification de l‟article 220, qui limite le nombre de mandats autorisés, constituerait une violation de la constitution. Ce vétéran de la scène politique congolaise n‟est pas membre du parti au pouvoir mais il est considéré comme étant un proche du chef de l‟Etat. Ses déclarations ont donc surpris mais elles ont aussi été saluées par la société civile et par l‟opposition. Depuis plusieurs mois, des voix s‟élèvent au sein de la Majorité présidentielle pour réclamer une modification de la constitution afin de permettre au président de se présenter pour un troisième mandat. Joseph Kabila ne s‟est jamais exprimé publiquement sur son intention de briguer ou non un troisième mandat mais des membres de sa mouvance politique en ont avancé l‟idée. Plusieurs projets de loi visant à réviser des articles de la constitution vont être discutés au Parlement dans les prochains jours. Ces lois ne concernent pas directement le scrutin présidentiel mais l‟opposition y voit une première étape vers la modification d‟autres articles de la constitution.

 

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