24 septembre 2014

Province du Kasaï Oriental : L’AS Bantous se qualifie aux tirs au but aux dépens de JL Groupe Bazano (4 contre 3)

asBantu

L’AS BANTOUS de Mbujimayi s’est qualifiée ce lundi 22 septembre dans les douleurs face à la Jeunesse Sportive Groupe Bazano.

Aux séances des tires au but l’AS Bantous l’a emporté 4 contre 3 après un match nul de 0 but partout dans les temps réglementaires.

Ce match qui entrait dans le cadre de la finale des éliminatoires de la montée en division a laissé un visage souriant à tous les amoureux du football Est Kasaïen d’autant plus que cela constitue l’honneur de la province du Kasaï-Oriental, qui enverra à présent deux club en division I.

Dans le site de Bandundu A.C.K. de Kinshasa s’est imposé face à la formation de TONERE 1 contre rien, et dans le site de BUKAVU KEPEKO de BENI a fait une bonne prestation aux séances des tires au but, dont la note était de 4 contre 3.

En conséquence l’AS Bantou, ACK et KAPEKO de BENI sont les trois clubs qui sont sacrés champions pour les 3 sites ainsi que BUKAVU DWA pris comme meilleur perdant. Abordé par la Tempête des Tropiques, le Père Fondateur, s’est dit comblé de la victoire chèrement acquise.

Fondée en 1961, FC National, en 1967 Diable Rouge, FC le Peuple en 1969, FC TSHIKULU en 1972 enfin Bantous jusqu’à ce jour. Aujourd’hui AS Bantous doit se battre pour être dans la cour des grands. Les poulains de KALONZO doivent mouiller leur maillot.

Patrice KABEMBA SHAMBUY

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Ceni : Gustave Omba maintient le suspens

gustave

(KINSHASA)- Gustave Omba, l’un des membres de la plénière de la commission électorale nationale indépendante dont le groupe Unc et alliés a demandé de suspendre toute participation aux activités de cette institution, a indiqué mardi qu’il réservait la primeur de sa décision au président de la Ceni et à Vital Kamerhe, le président de son ancien parti- l’Union pour la nation congolaise. ‘‘Je veux dire ici que la primeur de ma décision, je dois d’abord la réserver à la commission électorale nationale indépendante. Le président de la Ceni, Malu malu aura dans les heures qui suivront ma réponse à la recommandation de mon ex-parti politique me demandant de suspendre toutes activités à la Ceni pour faire vivre la démocratie. La même chose aussi pour le président Vital Kamerhe’’, a-t-il indiqué.

Deux groupes parlementaires de l’opposition, l’Udps et alliés et l’Unc et alliés ont demandé à leurs délégués dimanche dernier, de suspendre toute participation aux activités de la Ceni pour protester contre les projets de loi portant organisation des élections déposés à l’assemblée nationale par le gouvernement que le bureau de cette chambre veut imposer pour examen alors que le député Sessanga avait déposé sa proposition de loi sur la même matière avant. Le règlement intérieur de l’assemblée nationale stipule que si la proposition de loi a été déposée avant le projet de loi venant du gouvernement, l’assemblée nationale examine la proposition de loi.

L’opposition parlementaire soupçonne le bureau de vouloir imposer un passage en force avec ces projets de loi qui vont conduire à la révision de quelques articles de la constitution. L’ancien cadre de l’Unc aujourd’hui membre de la plénière de la centrale électorale insiste que tout sera connu dans quelques heures. Pour lui, son approche est pédagogique et responsable. Il faut d’abord adresser la correspondance aux personnes habilitées avant de le dire dans la presse, a assuré Omba. Le jeune turc connu pour ses positions radicales a ajouté que sa mission au sein de cette institution est de promouvoir la démocratie.

‘‘Je veux rassurer l’opinion que notre mission est de promouvoir la démocratie. Et notre apport est de faire vivre la démocratie et que le peuple congolais puisse se sentir à l’aise quand il va faire son choix. Le peuple doit sentir à la fin de notre mission que nous avons accompli un travail républicain’’, a précisé l’ancien élu de Punia. Il tranche en disant que sa position n’est pas influencée par qui ce soit mais qu’il a levé cette option sur base de son devoir républicain de faire promouvoir la démocratie. Le moment venu, vous saurez à travers mon institution, ce que sera ma position, a conclu Gustave Omba.

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Masisi: le gouvernement appelé à améliorer les conditions de travail des policiers

 
Des policiers tentent de dégager le passage le 23/12/2011 à Kinshasa, lors d’une manifestation relative à la prestation de serment d’Etienne Tshisekedi. Radio Okapi/ph. John BompengoDes policiers tentent de dégager le passage le 23/12/2011 à Kinshasa, lors d’une manifestation relative à la prestation de serment d’Etienne Tshisekedi. Radio Okapi/ph. John Bompengo

L’administrateur du territoire de Masisi (Nord-Kivu), Dieudonné Tshishiku sollicite l’implication du gouvernement national pour améliorer les conditions de travail des policiers de sa juridiction. Il a lancé cet appel, il y a quelques jours, dans un entretien à Radio Okapi.

Dieudonné Tshishiku a également plaidé pour que la police soit redéployée sur l’ensemble de son territoire en vue de sécuriser la population, en proie à des groupes armés qui, selon lui, continuent d’occuper certaines localités du territoire.

Selon un reporter de Radio Okapi qui revient de Masisi, la police nationale peine, depuis deux ans, à fonctionner dans cette partie du Nord-Kivu faute de moyens logistiques et de la non qualification de nombreux d’entre eux.

Des sources concordantes renseignent que le district de la police nationale congolaise à Masisi-centre, et au moins 6 autres commissariats ne disposent pas de moyens de locomotion.

«La seule jeep dont disposait  la police de Masisi-centre, il y a de cela 2 ans, avait été emporté en son temps par les ex-rebelles du M23, quelques jours seulement après l’occupation de la ville de Goma. Ainsi, les policiers ne font que des patrouilles pédestres, qu’elles soient diurnes ou nocturnes, et donc ne peuvent pas aller loin», se plaignent les éléments de la police à Radio Okapi.

«La police est également mal équipée car elle n’a pas  suffisamment d’armes, ni de moyens de communication», poursuivent ces policiers.

Selon la même source, certains de leurs collègues n’ont reçu aucune formation.

«La plupart, venus des groupes armés, ont été intégrés directement dans la police pour des impératifs de paix. Plusieurs autres officiers de la police judicaire n’ont pas de qualification. Certains auraient même du mal à établir des procès-verbaux », affirment ces policiers.

Le général Awashango, le chef de la police au Nord-Kivu, n’a pas souhaité se prononcer sur la question.

radiookapi.net

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23 septembre 2014

L’Eglise catholique et Kengo wa Dondo vilipendés sous l’indifférence du CSAC

Pour avoir donné leur avis contre la révision de la Constitution : L’Eglise catholique et Kengo wa Dondo vilipendés sous l’indifférence du CSAC

Ce qui impressionne le plus, ces lieutenants de la Majorité présidentielle se servent de la télévision nationale, « l’Eglise au milieu du village », pour débiter des insanités à l’endroit des catholiques et du président du Sénat. Ce, sous l’œil indifférent, frisant la complicité, du Conseil supérieur de l’audiovisuel et de la communication (CSAC). Même le cardinal Monsengwo n’est pas épargné dans ces attaques personnelles.

Les observateurs pensent que ceux qui se livrent à cet exercice antidémocratique sont à court d’arguments, incapables de défendre la révision de la Constitution dans le but de satisfaire les appétits politiques d’une seule personnalité de leur plateforme. Raison pour laquelle ils se comportent exactement comme « Sankara De Kunta », porte-parole d’un grand artiste chanteur de ce pays, en défendant même l’indéfendable, de fois sans l’aval de son leader.

Ce qui s’est passé en direct de la télévision nationale le week-end dernier est pire que ce qu’on reproche au SG de l’Union pour la Nation Congolaise (UNC), Jean-Bertrand Ewnga, lors du meeting tenu le 4 août dernier au terrain Sainte Thérèse de N’Djili. N’est-ce pas là une vraie flagrance ? Qu’est-ce que les autorités judiciaires attendent pour lancer des mandats d’arrêts ? Pourquoi cette politique de deux poids deux mesures ?

La MP doit se poser la question de savoir comment, dans sa propre famille politique, bien de personnalités ont, sans aller par le dos de la cuillère, manifesté aussi leur refus de voir l’article 220 de la Constitution être révisé. Ce, après avoir fait la lecture de cette disposition qui « ne peut faire l’objet d’aucune révision constitutionnelle ». D’autres encore sont de ce même avis, mais hésitent à se prononcer, craignant sans nul doute des représailles de tous ordres.

Chaque Congolais est libre d’être du côté de l’Opposition ou de la Majorité. Mais il faut savoir que la République Démocratique du Congo appartient à tous les Congolais, et le respect de la Constitution doit être de rigueur pur tout le monde, sans exception aucune.

Ceux qui s’évertuent à insulter de grandes autorités de l’Eglise catholique et des institutions, en toute impunité, devront savoir qu’ils reflètent l’éducation reçue de leur famille, et que tous les Congolais les regardent tenir ce genre de propos. Le moment venu, ils seront sanctionnés. Car ils ne reflètent en rien les hommes d’Etat.

Tôt ou tard, ils répondront de leurs actes devant les juridictions compétentes, exactement comme cela a été le cas avec les anciens mobutistes après la chute de leur régime.

Certains on même trahi la mémoire du maréchal en se métamorphosant en kabilistes, aux côtés de Laurent Désiré Kabila d’abord, puis de Joseph Kabila en suite. Ils appliquent aujourd’hui la même tactique que lors de la deuxième République, alors que c’est cette stratégie qui avait conduit Mobutu à la chute d’abord, puis à la mort.

Pour leurs intérêts personnels, ils n’ont pas hésité d’abandonner Sese Seko pour contracter des alliances contre nature avec leurs propres tombeurs. Ce n’est qu’en République Démocratique du Congo qu’on peut trouver cette espèce de « politiques ».

LEFILS MATADY

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Gouvernement de cohésion nationale et révision constitutionnelle : le jeu du chat et de la souris

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Les Congolais sont rarement en panne d’imagination. Il y a un peu plus d’un an, ils se sont réunis dans le cadre des concertations dites nationales pour donner de l’air à l’action politique et tracer la voie de la rénovation. Pour réussir, ils ont pris la résolution de gommer leurs différences en optant pour un gouvernement de cohésion nationale. Décidée avec rapidité, ce gouvernement tarde cependant à naître. Sa sortie est imminente, dit-on chaque jour, mais l’imminence est devenue une année. On imagine les dégâts que provoque cette longue attente. Pour les ministres d’abord, placés sur des sièges éjectables et qui passent le plus clair de leur temps à s’interroger sur leur avenir. Pour les candidats de remplacement ensuite qui, à force de renouveler leur garde-robe en vue de mieux paraître le jour de la nomination, se trouvent dans un état de délabrement financier tel qu’ils passent des journées entières à se plaindre et à se répandre en critiques. La cohésion nationale au niveau gouvernemental dans un régime où la loi impose la règle de la majorité est une trouvaille bien congolaise.

Celle-ci devrait favoriser des décisions consensuelles sur les matières engageant l’avenir de la nation car c’est à ce niveau précisément que la nécessité de sauvegarder la cohésion de tous les fils et toutes les filles du pays devient un impératif majeur. Mais voilà ! Pendant qu’on chante sur tous les tons l’avènement imminent du gouvernement de cohésion nationale, des signaux de discorde sont émis à l’Assemblée nationale qui vient à peine de démarrer sa session d’octobre. A la chambre basse du parlement en effet, la règle semble être celle de « chacun pour soi » lorsqu’elle n’est pas celle du rejet pur et simple de la minorité. Oublié le temps où le président de l’Assemblée co-présidait les Concertations nationales ! Oublié aussi le temps où celui-ci contactait les opposants pour leur entrée dans une nouvelle équipe gouvernementale ! On se retrouve là dans une contradiction majeure, une contradiction bien congolaise.

Et le moment semble venu d’expliquer à la nation comment des personnalités présentées comme étant de l’Opposition politique, peuvent-elles travailler dans la cohésion avec celles de la majorité au sein d’une même équipe gouvernementale lorsque leurs représentants au parlement sont écrasés et empêchés de s’exprimer ? Comment peut-on expliquer le viol délibéré de l’article 130 de la Constitution sur l’initiative de loi alors même qu’on veut réviser cette même Constitution ? Le problème dans notre pays, comme le soulignait il y a peu un juriste respecté sur la colline inspirée, est la tendance à changer des lois sans les avoir au préalable appliquées. C’est un simple jeu où les malins jouent au chat lancé, toutes griffes dehors, sur la souris démunie. Continuons de scruter l’avenir. Continuons de regarder l’horizon. Lavérité finira par éclater au grand jour.

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Kengo et kabila: c’est la rupture

kabila et minaku

(KINSHASA)- Rien ne va plus entre Joseph Kabila et Léon Kengo wa Dondo. Le
président du sénat aurait en effet décidé de retirer la liste de ses candidats au
gouvernement de cohésion nationale. L’ancien Premier ministre du Maréchal
Mobutu aurait très mal pris que sa liste de candidat ministre ait été retouchée
sans son consentement. Certaines indiscrétions renseignent que
l’homme de la rigueur aurait poireauté des heures durant au
Glm à la résidence du chef de l’Etat sans se faire recevoir dimanche 14 septembre dernier.
Le président du sénat aurait alors sorti l’artillerie lourde en dénoncant et rejetant toute tentative de révision constitutionnelle dans son
discours d’ouverture de la session de septembre.
La majorité prend très mal cette prise de position de Kengo. Les
Révisionnistes de la mouvance Kabiliste se préparent à investir les
médias pour démolir Léon Kengo wa dondo suite à l’affront qu’il vient de faire subir
à leur autorité morale. Tout est prévu même un scenario quasi fou
d’initier une motion de défiance contre le président du sénat, a-t-on
appris de sources recoupées. Les proches de Kengo disent que l’homme
a tourné la page Kabila et ne veut plus du fameux gouvernement
de cohésion nationale. Pourtant les 2 hommes ont eu un long tête à tête de plusieurs heures mardi dernier. Les prochains jours nous en diront plus.

 

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22 septembre 2014

L’Opposition instruit ses représentants de suspendre leur participation à la CENI

Dans une déclaration politique faite hier dimanche 21 septembre : L’Opposition instruit ses représentants de suspendre leur participation à la CENI

CENI

Des députés membres de l’Opposition ont également décidé de ne pas participer aux plénières de l’Assemblée nationale consacrées au débat sur les projets de lois portant organisation des élections et révision de la Constitution.

Des députés nationaux membres des groupes parlementaires UDPS, alliés et partenaires ainsi qu’UNC et alliés ont annoncé, hier dimanche 21 septembre, la suspension de leur participation aux activités de la Commission électorale nationale indépendante (CENI), jusqu’à nouvel ordre.

Cette décision a été annoncée dans une déclaration politique lue devant la presse dans l’enceinte de la paroisse Notre Dame de Fatima à Gombe, une commune de la ville de Kinshasa. Ces élus du peuple ont instruit les représentants de leurs familles politiques respectives de cesser toute participation, directe ou indirecte aux activités de la CENI.

Ils ont également décidé de suspendre leur participation aux plénières de l’Assemblée nationale consacrées au débat général sur les projets de lois portant, d’une part, organisation des élections et, d’autre part, révision de la Constitution.

Le groupes parlementaires UDPS, alliés et partenaires ainsi qu’UNC et alliés ont rappelé que les participants à la Conférence des présidents de l’Assemblée nationale tenue le 17 septembre dernier ont constaté que la proposition de loi relative à l’organisation des élections présidentielles, législatives, provinciales, urbaines, municipales et locales a été déposée au bureau de cette chambre législative au mois de mai 2012. Cette proposition de loi initiée par le député national Sessanga Hipungu Delly était inscrite au point 7 de l’avant-projet de calendrier de la session ordinaire en cours, alors que les projets de lois portant organisation des élections, tels que présentés par le gouvernement et repris aux points 13, 14 et 15 du même avant-projet de calendrier, figurent dans la rubrique nouvelles matières. Le point 16 a été aussi abordé lors de la même Conférence des présidents eu égard à sa connexité avec le point 14.

Désagréable surprise

A l’issue d’un débat sr les divergences entre les représentants de l’Opposition politique et ceux de la Majorité présidentielle (MP), la Conférence des présidents a décidé de mettre en suspens les deux
questions.

Elle a adopté l’avant-projet de calendrier sous réserves des 5 points ci-hauts mentionnés, en attendant les conclusions de la mission de bons offices que le bureau de l’Assemblée nationale devait mener auprès des auteurs de ces différents textes légaux.

Autant que certains membres de la Majorité présidentielle ayant garé l’anonymat, les groupes parlementaires UDPS, alliés et partenaires ainsi qu’UNC et alliés se sont dit surpris de voir cette option, pourtant levée à la Conférence des présidents, passée outre et les 5 points querellées repris dans l’avant-projet de calendrier.

Ils demandent au bureau de l’Assemblée nationale d’observer et de faire observer les dispositions de l’article 130 de la Constitution réglementant l’initiative de loi car, affirment-ils, la proposition de
loi du député Sessanga Hipungu Delly a l’avant-projet d’avoir été déposée avant les projets de lois du gouvernement de la République.

Ils dénoncent, avec la dernière énergie, le non respect des textes, des lois et des engagements dans la conduite des affaires de l’Etat.

Pour conclure, ces groupes parlementaires estiment que toutes ces initiatives contribuent à la dégradation de l’environnement général des élections, avec comme conséquence, de vicier dangereusement l’intégrité, la crédibilité et la transparence du processus électoral.
Marcel TSHISHIKU

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RDC : la nomination d’Amisi Kumba à la tête d’une zone de défense irrite l’ONU

amisi kumba

Controverse suite à la série d’ordonnances signées par le président de la République démocratique du Congo (RDC), Joseph Kabila, visant à réorganiser l’armée.

Cette semaine, M. Kabila a signé une trentaine d’ordonnances qui ont été lues à la télévision publique jeudi soir. Sept secteurs opérationnels d’action ont été créés, répartis dans des zones où sévissent des milices armées: Nord-Equateur, Nord-Katanga, Nord-Kivu, Grand-Kivu, Sud-Kivu, Ituri, et Uélé. Ces secteurs se situent dans trois zones de défense déjà existantes.

Une nomination suscite une controverse, signale l’agence Reuters : celle du général-major Gabriel Amisi Kumba, désigné à la tête de la première zone de défense, qui couvre les provinces de Kinshasa, Bandundu, Bas-Congo et de l’Equateur.

En effet, en novembre 2012, le général-major Amisi Kumba avait été suspendu de ses fonctions de chef des forces terrestres de l’armée congolaise après avoir été accusé dans un rapport d’experts des Nations Unies (ONU) d’avoir vendu des armes aux groupes armés opérant dans l’Est de la RDC.

«Le Général Gabriel Amisi supervise un réseau de distribution de munitions de chasse pour les braconniers et les groupes armés, y compris Raïa Mutomboki », une milice locale accusée d’atrocités, indiquait le rapport, cité par Reuters.

Le groupe Raïa Mutomboki avait été tenu responsable avec les Forces démocratiques de libération du Rwanda (FDLR) de la mort de 260 civils au Nord-Kivu.

Le rapport de l’ONU indiquait également que le général-major Amisi Kumba, dit Tango Four, avait ordonné que 300 fusils d’assaut AK-47 soient donnés à un autre groupe armé opérant dans l’est du Congo, connu sous le nom de Nyatura, une autre milice locale tenue responsable de nombreuses exactions.

Amisi Kumba a été réhabilité en aout 2014, au grand dam de la MONUSCO (Mission de l’Organisation des Nations Unies pour la stabilisation en République démocratique du Congo), qui a critiqué l’absence de poursuites judiciaires à son encontre.

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« La RDC a besoin d’un président très fort et légitime »

7sur7.cd

kabila

L’ONU estime que la République démocratique du Congo (RDC) a besoin d’un président « très fort et légitime » et est prête à soutenir le cycle électoral devant mener à la présidentielle de 2016, à condition que la Constitution du pays soit respectée.

Dans un entretien à l’AFP, le représentant spécial du secrétaire général des Nations unies en RDC, le diplomate allemand Martin Kobler, avertit aussi que le désarmement des rebelles rwandais présents dans l’est reste l’une des priorités de la mission de l’ONU dans le pays (Monusco).

« Tout le monde, les Congolais, la communauté internationale (…) a un intérêt à avoir un président très très fort et légitime », déclare M. Kobler dans son bureau du quartier général de la Monusco à Kinshasa. « Il faut avoir une légitimité dans le processus électoral et le respect de la Constitution comme partout dans le monde », souligne-t-il.

Arrivé au pouvoir en 2001, le président Joseph Kabila a été élu en 2006 lors des premières élections libres depuis l’indépendance du pays en 1960. Il a été réélu pour cinq ans en 2011, mais la communauté internationale avait dénoncé des fraudes massives et l’opposition n’a jamais accepté le résultat du scrutin. Aux termes de la Constitution de 2006, résultat de la transition politique ayant permis de mettre fin à la deuxième guerre du Congo (1998-2003), M. Kabila ne peut pas se représenter en 2016 pour un troisième mandat.

Mais, depuis plusieurs mois, une question monopolise le débat politique: le président et son clan sont soupçonnés de vouloir modifier la Constitution pour rester au pouvoir au-delà de cette date. Cette idée est défendue ouvertement par des membres de la Majorité présidentielle (MP) et l’opposition craint qu’elle ne soit mise à exécution au cours de la session parlementaire qui a débuté lundi. A l’ordre du jour de cette session figure un projet de révision constitutionnelle, destiné à permettre d’organiser avant 2016 certaines élections en retard du fait de la crise politique ouverte en 2011.

Lundi, le président du Sénat, Léon Kengo wa Dondo, a averti qu’il ne fallait « pas tirer prétexte de la révision constitutionnelle pour aboutir à un changement de Constitution » en faisant sauter ses « articles intangibles », en particulier celui qui interdit toute révision destinée à modifier le nombre et la durée des mandats présidentiels. A la question de savoir si M. Kabila perdrait de sa légitimité si une telle modification était introduite, M. Kobler répond: « c’est un processus qui est discuté ici, j’ai entendu que le chef du Sénat (…) en a parlé. Je crois qu’il faut respecter la Constitution ».

Ces conditions remplies, pour que l’ONU puisse soutenir financièrement l’organisation des élections de 2015-2016 (locales, sénatoriales, provinciales, puis présidentielle et législatives), le chef de la Monusco souhaite la publication de leur calendrier complet « le plus vite possible ». « Je sais de ma propre expérience que si on nous demande de soutenir les élections, il faut avoir huit mois de préparation », explique celui qui fut représentant spécial de l’ONU en Irak avant de prendre ses fonctions à Kinshasa en juillet 2013.

Mais l’ONU se soucie aussi de la situation sécuritaire dans l’Est, où pullulent encore des dizaines de mouvements armés: « le groupe armé le plus important à combattre, ce sont les FDLR » (Forces démocratiques de Libération du Rwanda), tranche M. Kobler. Le désarmement des rebelles rwandais présents dans l’est de la RDC depuis le génocide des Tutsi de 1994 au Rwanda, auquel un certain nombre des chefs des FDLR sont accusés d’avoir participé, passe pour être l’une des conditions d’un règlement des conflits qui secouent les Grands Lacs depuis vingt ans.

Les FDLR ont entamé fin mai un processus de reddition volontaire et ont jusqu’au 2 janvier pour déposer les armes. Ce « processus est bloqué » et n’enregistre aucun progrès depuis la mi-juin, regrette M. Kobler, qui veut malgré tout « leur donner la chance » de se rendre avant que la Monusco « puisse vraiment les combattre » avec le soutien de l’armée congolaise.

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Assemblée nationale: l’UDPS et l’UNC&alliés boycottent les plénières sur la révision constitutionnelle

 
Palais du peuple, le parlement à Kinshasa, 2007.Palais du peuple, le parlement à Kinshasa, 2007.

Les groupes parlementaires UDPS et Alliés ainsi que l’UNC et alliés décident de ne plus prendre part aux plénières  consacrées à l’organisation des élections ou à la révision constitutionnelle. Ils demandent aussi à leurs représentants à la commission électorale nationale indépendante (Ceni) de suspendre leur participation à cette institution. Dans une déclaration faite dimanche 21 septembre à Kinshasa, ces députés ont dénoncé le non-respect des textes dans la conduite des affaires de l’Etat.

Le président du groupe parlementaire UDPS et Alliés, Samy Badibanga, espère que le pouvoir en place pourra comprendre la nécessité d’engager des discussions avec l’opposition sur des questions précises.

«Ce n’est pas un dialogue ouvert, mais plutôt un dialogue dans la perspective des élections», a précisé Samy Badibanga.

Concernant la tenue d’une éventuelle rencontre de l’opposition, le président du groupe parlementaire UDSP et Alliés a réaffirmé les exigences de l’opposition. «Premièrement, avoir un calendrier électoral et acceptable par tous, deuxièmement avoir une loi électorale adoptée par consensus et troisièmement ne pas toucher à la constitution et ne pas avoir de changement de constitution», a dit Samy Badibanga.

Samy Badibanga souhaite que cette démarche soit suivie par tous les députés de l’opposition.

Les députés de groupes parlementaires UDPS et Alliés ainsi que l’UNC et alliés demandent par ailleurs au président de l’Assemblée nationale de respecter l’article 130 de la constitution qui règle la question de la concurrence de l’initiative de loi. Le texte dispose que «l’initiative des lois appartient concurremment au Gouvernement, à chaque député et à chaque sénateur

Faisant allusion aux projets de loi portant organisation des élections, ces députés estiment que ces derniers ne devraient pas faire objet d’un quelconque arbitrage du bureau. En 2012, le député Sessanga avait déjà déposé une proposition de loi pour modifier la loi électorale. Il ne restait plus que la programmation de cette proposition pour examen à la plénière. L’opposition estime qu’il faut examiner la proposition de Sessanga qui porte sur la même matière que le projet du gouvernement et a l’avantage d’avoir été déposée plus tôt.

Les opposants estiment aussi que l’attitude du bureau qui veut soumettre à l’examen le projet de loi du Gouvernement est une tentative de passage en force.

 

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