28 octobre 2014

BLAISE COMPAORE SURNOMME “EBOLA” PAR LES MANIFESTANTS CONTRE LA MODIFICATION DE LA CONSTITUTION

ebo

Une grande manifestation nationale de l’opposition a lieu mardi 28 octobre 2014 dans tout le Burkina-Faso mais aussi au sein de la Diaspora, pour dénoncer une prochaine révision constitutionnelle permettant à Blaise Compaoré de rempiler pour un 3e mandat après 27 années passées au pouvoir. La manif de ce mardi qui rassemblent des centaines de milliers de jeunes Burkinabé revolté accomgagnés de femmes et personnes plus agées, donne lieu à quelques échauffourées. Les monuments et statues de Compaoré commencent aussi à tomber. Sur l’image ici, le monument Blaise Compaoré et Kadhafi sur la route de Banfora, démonté par les manifestants (Liman Serge)

Les manifestants détruisent les statues et monuments à la gloire de Compaoré

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Source: Kinshasa makambo

 

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Le Dr Mukwege aux tenants de la révision constitutionnelle : “Vous êtes une menace pour la République”

Dr-Denis-Mukwege

L’homme est une célébrité nationale. Gynécologue de talent, il répare depuis une quinzaine d’années
les femmes violées dans son hôpital de Panzi, au Kivu. Dr Mukwege, puisque c’est de lui qu’il s’agit,
était la semaine dernière à l’Hôtel de Ville de Bruxelles où il a reçu le Prix de la Solidarité avant le
déplacement  en  novembre  à  Strasbourg  où  le  Parlement  européen  lui  remettra  le  Prix  Sakharov.
Témoin privilégié des  drames multiples que le peuple congolais vit au quotidien, Denis  Mukwege a
choisi la tribune de Bruxelles pour tirer une véritable sonnette d’alarme. Celle-ci concerne les menaces
qui  risquent  de  plomber  l’avenir  de  la  nation  et  qui  semblent  banalisées  par  ceux  qui  profitent  du
système politique en place dans le pays.

Le discours a le mérite de la clarté car le célèbre médecin appelle chaque chat par son véritable nom.
Habitué à vivre au cœur de la misère populaire, à côtoyer quotidiennement les plaies les plus immondes
de  l‟humanité,  Denis  Mukwege  regarde  les  responsables  politiques  congolais  dans  les  yeux  et  leur
rappelle la réalité que vit le Congo profond, une réalité qu‟ils refusent parfois de voir alors qu‟elle est
très éloignée de la vie que mènent les privilégiés du régime.

Pour que son discours soit bien compris, il prend l‟exemple des médecins, ces hommes dévoués qui
travaillent dans des mouroirs chez nous, pour dire à l‟intention de tous ceux qui négligent  le bien-être
collectif que  la noblesse d‟un métier « ne consiste pas dans l‟accumulation de biens matériels, mais
plutôt dans l‟abnégation, le don de soi, bref dans la solidarité ».  Le mot est lâché : SOLIDARITE.
Celle-ci  est  avant  tout  exigence,  parce  qu‟elle  requiert  quelques  qualités  essentielles,  notamment
l‟amour du prochain et l‟amour de sa patrie. Sur ces deux points, Denis Mukwege a manifestement des
doutes, d‟autant plus qu‟il vit dans un pays où la population a peur, particulièrement à l‟Est.

Pour évacuer ces doutes, il s‟imagine dans un bloc opératoire avec, sur la table d‟opération, le corps
d‟un grand malade :  la  République Démocratique du Congo, son propre pays.  Avec la précision du
spécialiste,  il  détecte  les  maux  qui  rongent  le  malade  :  la  protection  des  intérêts  privés  bassement
matériels  au  détriment  de  l‟intérêt  collectif,  l‟absence  d‟esprit  de  responsabilité,  la  privatisation  des
richesses nationales par une poignée de privilégiés etc.

A la suite d‟une telle litanie de maux, il n‟y a plus qu‟une chose à faire  et Denis Mukwege le fait en
invitant  les  dirigeants  du  pays  à  s‟asseoir  confortablement  dans  un  fauteuil  pour  visionner  avec
attention les images volées d‟un cinéaste amateur et qui montrent le défilé des dizaines de millions de
Congolais « qui pataugent dans la misère, la boue et le sang ». Des images confirmées par des cinéastes
professionnels  dont  les  films  sur  les  mêmes  sujets  ont  déjà  fait  le  tour  du  monde.  L‟objectif,
aujourd‟hui, est de désenvoûter ceux qui regardent sans voir, de les exorciser pour qu‟ils redeviennent
des  humains  à  part  entière  et  participent  à  l‟œuvre  de  réhabilitation  de  l‟homme  congolais,  de  son
environnement et du pays que Dieu lui a donné.

L‟homme qui a sonné l‟alerte à Bruxelles vit dans le Congo profond, là où on blesse, on tue et on viole
chaque  jour.  La  réalité  qu‟il  expose  interpelle  tout  esprit  lucide.  Refuser  de  la  voir  pousserait  tout
observateur neutre à s‟interroger sur les liens qui unissent chacun de nous à la nation congolaise. Parce
que tout Congolais digne de ce nom a un cœur et une âme. Il est sensible à la misère collective que les
dirigeants ont mission de combattre et de réparer.

Cinquante-quatre ans après l‟indépendance, le Congolais vit dans une contradiction historique. Lui qui
devait « redresser son front longtemps courbé », se trouve obligé de raser les murs. Conscient de la
situation, le Dr Mukwege évoque sa honte, une grande honte :  « Nous sommes devenus la risée du monde ». Mais sans se laisser aller au découragement, il exhorte les Congolais « à montrer au monde ce
que nous avons hérité de nos ancêtres, à savoir une âme de dignité, de solidarité, et d‟hospitalité ».

Le constat est terrible. Il est en même temps inquiétant et interpellateur. Car par des mots bien choisis,
le  médecin  a  décidé  de  toucher  toutes  les  âmes  congolaises  dans  la  perspective  d‟un  putsch
constitutionnel dont il évalue déjà les dégâts pour la République. Ici, il décide de ne point porter des
gants car il faut parer au plus pressé. « Vous menacez la cohésion nationale », dit-il aux révisionnistes,
ces privilégiés du système qui passent leur temps à s‟installer et installer.

Face  à  un  tableau  qui  peut  pousser  au  désespoir,  Denis  Mukwege  se  rappelle  que  les  hommes,  y
compris les plus mauvais, peuvent renaître. Il tente alors de croire que les révisionnistes ont encore une
conscience patriotique et de l‟amour pour leur patrie, « tant meurtrie par des guerres successives depuis
plus de vingt ans ». Sur cette base, il leur avoue ses craintes : « un nouveau changement constitutionnel
avant les élections risque de mettre en péril la cohésion nationale. Après plus de 5 millions de morts et
cinq cents mille femmes violées, ne prenez pas les risques historiques de rallonger cette liste macabre ».
Le message est donné, mais sera-t-il entendu.

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Nord-Kivu : Avocat du feu chauffeur de Mamadou Ndala en difficulté

Le gouvernement de la RDC appelé à protéger cet homme de droit et sa famille en danger à Beni.

justice

Dans un communiqué, l’Association Africaine de Défense des Droits de l’Homme(ASADHO) se dit préoccupée par les menaces de mort et intimidations de tout genre dont est victime Maître Tshisambu Ntumba, avocat du sergent-major Arsène Ndabu Ndongala, chauffeur du défunt général Mamadou Ndala, du lieutenant-colonel Tito Bizuri , ancien commandant de la ville de Beni, et du capitaine Amani.

C’est le sergent-major Arsène Ndabu Ndongala, qui conduisait la jeep de l’officier au moment de l’embuscade dans laquelle le général Ndala avait perdu la vie en date du 2 janvier 2014, à la hauteur de la localité de Ngadi, à environs 10 Km de la ville de Beni.

Un des témoins clés

En cette qualité, Ngabu a été un des témoins clés de ce qui était arrivé au général Ndala.
Lors de l’ouverture du procès relatif au dossier du Général Mamadou Ndala inscrit sous RMP 0385/BBM/014 et RP015/014 opposant l’Auditeur Militaire Supérieur près la Cour Militaire Opérationnelle du Nord-Kivu et la partie civile Madame Bijoux Ndala au lieutenant-colonel Bizuri et consorts, en date 1 octobre 2014, le sergent-major Ndabu Ndongala qui comparaissait comme un des prévenus a été entendu longuement par la Cour Militaire.
Le jeudi 2 octobre, soit au lendemain de sa déposition, le prévenu Ndabu Ndongala est mort dans un centre de santé de Beni, dans des circonstances non encore élucidées. Le certificat de décès établi par l’Hôpital de Beni et transmis à la Cour affirmait seulement qu’Arsène Ndabu Ndongala était décédé en prison d’une crise.
Face à cette explication non convaincante, son conseil, Maître Augustin Tshisambu Ntumba, exigera qu’une autopsie soit pratiquée afin d’élucider les circonstances exactes de sa mort. Bien que son « état de santé était faible », selon son avocat, le sergent-major Ndabu semblait être « en forme » lors de l’ouverture du procès. « Le sergent-major Ngabu est resté debout tout au long de son interrogatoire qui a duré plus de trois heures », a rappelé Me Tshisambu.

Mais « séance tenante », les magistrats avaient rejetés sa requête, suggérant à l’avocat de saisir l’auditorat militaire pour une éventuelle ouverture d’enquête sur les circonstances de la mort de son client. La Cour Militaire, prétextera que le prévenu était déjà malade et qu’il pouvait mourir à tout moment.
D’après l’ASADHO, depuis cette demande, Me Tshisambu et sa famille reçoivent des menaces de mort par des numéros de téléphone masqués, au motif que l’avocat continue à exiger l’autopsie et assure la défense de ceux qui ont tué le général Mamadou Ndala. Me Tshisambu, défend également le lieutenant-colonel Tito Bizuru, commandant de la ville de Beni au moment des faits et soupçonné d’avoir donné des « instructions pour abattre le colonel Mamadou », était « surpris » par la mort de son client.

Sécuriser toutes les parties

Face à cette situation grave, l’ASADHO invite Kinshasa à prendre des mesures nécessaires pour que la sécurité de toutes les parties (témoins, partie civile, prévenus et leur avocat…) impliquées dans ce procès soit assurée pendant et après le procès Mamadou Ndala.
L’Ongdh exhorte le gouvernement à veiller à ce que Me Tshisambu et les membres de sa famille ne soient victimes pas d’atteinte à la vie ou à leur intégrité physique, en assurant particulièrement la protection aux avocats dont le ministère est important dans l’administration de la justice.

Par Godé Kalonji Muk

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CPI: une plainte en gestation contre MENDE

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mende

(KINSHASA)- Des professeurs et chercheurs congolais de la diaspora s’attèlent à finaliser une plainte qu’ils comptent déposer contre le ministre congolais de la communication et médias à la cour pénale internationale. Ils reprochent au leader de la Convention des congolais unis d’avoir planifié les attaques xénophobes contre les religieux non originaires de Lodja. Des enquêteurs de la Fédération internationale des droits de l’homme se préparent déjà à descendre au Congo-Kinshasa pour mener des investigations sur toutes ces atrocités. A Kinshasa au siège du Mouvement Lumumbiste Progressiste, on indique que le caractère sélectif des crimes perpétrés contre les prêtres et sœurs catholiques non originaires du chef-lieu du Sankuru est un acte répréhensible devant la justice internationale. Dans un document limpide de sept pages, le député Franck Diongo, président national du Mlp explique, analyse et motive le sens de cette action qui doit être dirigée contre le porte-parole du gouvernement Kabila. L’opposant décrit les faits et leurs conséquences sur le plan moral, politique et établit clairement la responsabilité du président de la CCU et de l’état congolais sur ces événements malheureux survenus à Lodja. L’élu de la Lukunga a fait parvenir le document sur sa lecture des incidents de Lodja au président de l’assemblée nationale avec copie pour information au cardinal Mosengwo, au président de la Cenco, au président du sénat, au premier ministre, au ministre de l’Intérieur, au patron des renseignements, au commissaire général de la police ainsi qu’aux chefs des missions diplomatiques accrédités à Kinshasa et aux responsables des organisations de défense des droits de l’homme. Son souci est de montrer à la face du monde que Lambert Mende est le principal commanditaire et responsable des actes de violence contre les religieux non originaires de Lodja, a assuré l’un de ses lieutenants.

NOTRE LECTURE
DES ATTAQUES PERPETREES PAR DES MILITANTS DE LA CCU CONTRE L’EGLISE CATHOLIQUE ET LE CLERGE A LODJA
Points de vue juridique, moral et politique

LES FAITS

De violents incidents ont éclaté à Lodja les 12 et 13 octobre 2014. Des membres de la « Convention des Congolais Unis », CCU en sigle, ont vandalisé des couvents et s’en sont pris violemment à des prêtres et à des religieuses. Le motif de ces agressions barbares : la lecture, au cours d’une messe, du message de la Conférence Episcopale Nationale du Congo (CENCO) sensibilisant les chrétiens catholiques à dire non à la révision de la Constitution de la République.

Selon les témoins des événements, l’expédition punitive menée contre les religieux aurait été conduite et coordonnée par Messieurs DIUMU Boniface, ONEMA et OKANGADO Papy, tous membres de la CCU, parti de Lambert MENDE, Ministre de la communication et des médias au gouvernement central.

Le plus lourd bilan de ces troubles donne :

- Un prêtre grièvement blessé (Abbé Pascal DJONGELO) avec une jambe fracturée ;

- Une religieuse (Sœur Hélène KOMBA) rouée de coups et dénudée, se
trouvant actuellement dans un état grave ;
- Des meubles et vitres cassés ;
- Des panneaux solaires alimentant le couvent en électricité mis hors service.
Il a été également remarqué que les agresseurs des religieux ont opéré sur les deux jours sans qu’aucune force de police, pourtant appelée au secours, ne soit intervenue.

POINT DE VUE JURIDIQUE

Les actes posés par cette bande de militants de la CCU ont été prémédités. Cette préméditation est d’autant plus coupable que le caractère xénophobe des agressions est évident.

En effet, pour l’agression du prêtre ayant officié la messe du 12 octobre, les agresseurs ont attendu la fin de la messe et surtout le départ des fidèles pour aller exécuter leur sale besogne. De même, le 13 octobre, ils ont attendu la nuit pour aller saccager le couvent des Sœurs et molester la Sœur Hélène KOMBA, préfète de Lycée.

Toutes les victimes de cette agression sont originaires d’autres territoires que celui de Lodja.

A la lumière de ce qui précède, nous ne sommes pas très loin d’une association de malfaiteurs montée pour semer la terreur au sein du clergé, et particulièrement les membres de ce clergé non originaires de Lodja, sans compter les voies de fait et autres destructions méchantes des biens de l’Eglise.

La police, et les autorités administratives qui ont été informées de la situation sans tenter aucune intervention de secours ni de protection des victimes peuvent se retrouver dans un cas de non assistance à personne en danger.

POINT DE VUE MORAL

Avec cette profanation de l’Eglise et des résidences des religieux, il faut se dire que c’est une nouvelle barrière qui vient d’être franchie par les auteurs des violences incriminées. L’Eglise qui a été profanée est pourtant, depuis toujours, la plus importante des rares institutions qui, dans ces contrées abandonnées, pauvres parmi les pauvres, du Sankuru, soutiennent tant bien que mal les populations démunies (écoles, hôpitaux, assistance humanitaire etc.). Aucun régime ayant dirigé le Congo d’après l’indépendance n’a autant fait au Sankuru sur le plan social que l’Eglise catholique ; encore moins les politiciens originaires qui ne s’illustrent souvent que pour exploiter la misère ambiante à des fins électoralistes. A ce titre, les commanditaires et exécutants des dernières violences eux-mêmes doivent beaucoup à cette Eglise. Une Eglise mère aujourd’hui humiliée, violentée, violée. En pareille occurrence, l’interrogation qui se pose à toutes les bonnes consciences est de savoir : « lorsqu’on a été capable de violer sa propre mère, jusqu’où peut on aller, ou mieux jusqu’où ne peut-on pas aller » ?

Pour retrouver des atrocités similaires (profanation des lieux des cultes, graves agressions physiques sur les prêtres et religieuses, pillages des couvents etc.) il faut remonter l’histoire jusqu’aux sombres heures de la rébellion muleliste des années soixante. Mais généralement, les éléments rebelles qui posaient ces actes n’étaient pas originaires du Sankuru, ni du Kasaï oriental en général.

POINT DE VUE POLITIQUE

Les derniers événements de Lodja ne sont qu’un épisode d’une histoire qui se répète, malheureusement, sous les yeux indifférents sinon condescendants des autorités nationales censées être des garants de la paix et de la sécurité de tous les congolais sans discrimination. C’est le moins que l’on puisse en penser à la lumière des évidences ci-après :

· Les auteurs des violences des 12 et 13 octobre à Lodja sont des membres ou sympathisants du Parti politique fondé et présidé par Lambert MENDE, actuelle ministre de la communication et membre de la majorité présidentielle. Interrogé à ce sujet au cours d’une émission télévisée, le Ministre a qualifié les agissements de ses militants comme faisant partie « du débat politique que les Evêques auraient eu tort de ramener au sein même de l’Eglise par la lecture du communiqué de la CENCO. » Drôle de façon de débattre. !!

· Les casseurs et membres de la CCU n’en sont pas à leur première implication dans des actes de violence du genre. En effet, à plusieurs reprises, ils ont été mêlés à des violences extrêmes, partant de simples invectives (y compris sur les ondes de la Radio de la CCU) à des menaces de mort, des incendies des maisons et des assassinats commis au grand jour. Tout dernièrement, et ce pour la première fois depuis plusieurs années de terreur imposée à une partie de la population par ces malfaiteurs, le Gouverneur de province a dû descendre en personne à Lodja avec des renforts de police pour tenter de ramener le calme. Il peut témoigner de tout le mal qu’il a eu et qu’il continue certainement à éprouver dans cette tâche. Et pour cause ! Le Chef patenté de cette espèce de milice de la CCU, un nommé JACOB, avait été arrêté à cette occasion, parmi d’autres, pour l’assassinat d’un Monsieur appelé EKETO (lui aussi non originaire de Lodja). Après quelques jours passés à Kinshasa, ces individus ont été libérés sans jugement. Pour célébrer cette impunité, la maison d’un « autre non originaire » a été brûlée avec femme et enfants. En 2006, un nommé DJUBE (encore un non originaire) a été mortellement poignardé par la même clique pour la simple raison qu’il arborait une photo du candidat Jean Pierre BEMBA. Tous ces meurtres sont restés impunis jusqu’à ce jour.

Les violences commises ont presque toujours un fondement xénophobe particulièrement vis-à-vis des originaires des territoires de Lubefu et de Katako-Kombe. Ceci n’est en fait qu’une résurgence des vieux démons de la division orchestrée au lendemain de l’indépendance du Pays par des politiciens en mal de pouvoir, et qui, par opportunisme cynique, ont été réveillés par la CCU depuis la tenue des deux dernières élections législatives dans le territoire de Lodja.

Dès lors, ce n’est pas un hasard si l’actuel Evêque de Tshumbe (diocèse comprenant le territoire de Lodja), de surcroît Président de la Conférence épiscopale du Congo, n’est pas originaire du territoire de Lodja, et que les prêtres et religieuses agressés par les fameux militants de la CCU, sont tous d’autres territoires que celui de Lodja. Ce n’est pas non plus un hasard que le communiqué des Evêques qui a été lu ce jour là dans toutes les églises catholiques à travers le Pays n’ait provoqué de telles violences qu’à Lodja. Dieu seul sait combien y a-t-il de chrétiens catholiques dans la majorité présidentielle – et des meilleurs –, et qui ont pris part à des messes dites ce jour là à travers le Pays, et ont suivi le même message des Evêques sans verser dans la barbarie pour exprimer leur désapprobation.

Chaque fois qu’on essaie de porter la question de la terreur qui sévit à Lodja sur la place publique nationale, Monsieur MENDE, profitant de son pouvoir et de sa position de Ministre de la communication, entreprend aussitôt d’organiser des émissions sur les antennes de la Radiotélévision nationale consacrée à la minimisation sinon à la négation même de la réalité sur le terrain. Les personnes qui tentent de dénoncer ou de combattre les violences commises sont diabolisées. Le Gouverneur de province, NGOY KASANJI, et bien d’autres sont passé par là, et aujourd’hui c’est l’honorable député national Franck DIONGO qui se voit même gratifié d’une plainte déposé contre lui devant la Justice par le Ministre MENDE pour « dénonciation calomnieuse ».

Le silence et l’inaction relative des autorités attitrées pour étouffer dans l’œuf le développement de ce qui ressemble fort à une milice privée reste très troublant. Cet état des choses tend à confirmer les informations qui indiquent que plusieurs autorités administratives et de la police locales auraient été mises en place sous l’influence du Ministre MENDE. Faudra-t-il alors que les victimes de ces violences organisent à leur tour une contre milice et que la situation dégénère à l’instar de ce qui se passe à l’Est du Pays pour que les sapeurs pompiers de tout bord s’intéressent enfin au drame qui se déroule sous nos yeux ? Ne sera-t-il pas alors trop tard ? L’on se rappelle que la floraison de groupes Mai-Mai qui ravagent des villages et commettent toutes sortes de crimes à l’Est du Pays étaient partie d’un simple et unique groupe d’autodéfense locale…..

Y a-t-il un réel dividende politique pour le Chef de l’Etat et sa majorité à laisser pourrir cette situation d’intolérance, de haine et de violence à caractère tribal, voire d’épuration ethnique entretenue par un parti de la majorité?

RESPONSABILITE DU PRESIDENT DE LA CCU
Monsieur MENDE, en tant que président de la CCU, partage la responsabilité des actes posés par ses préposés dans le cadre des activités du parti. Comme nous l’avons démontré plus haut, la violence pratiquée par les responsables et militants de son parti à Lodja ne date pas d’aujourd’hui. Mais aucune fois Monsieur MENDE ne s’est désolidarisé d’aucun des malfaiteurs qui remplissent les rangs de son parti. D’ailleurs, un président de parti politique peut-il sérieusement convaincre l’opinion que des événements comme ceux qui se sont déroulés les 12 et 13 octobre dernier à Lodja peuvent être planifiés et exécutés par les responsables locaux de son parti sans qu’il en ait été au moins tenu informé ?…. Il aurait été alors, dans ce cas, le premier à livrer les malfaiteurs à la justice parce qu’ils auraient ainsi trahi tant son parti que la nation toute entière. Depuis plus de cinq ans que quelques militants de son parti incendient des maisons, pillent, assassinent…. le président de la CCU n’a jamais condamné ces actes ni, encore moins, invité ses adeptes à la raison. Ces derniers l’ont, du reste, toujours chargé publiquement en clamant haut et fort qu’ils agissaient pour le compte de la majorité présidentielle et que leur Président de parti est un parapluie politique à toute épreuve.

RESPONSABILITE DE L’ETAT

Lors des tristes événements des 12 et 13 octobre, les services compétents de l’Etat ont fait preuve d’une passivité coupable. Il en est de même lors des autres crimes commis précédemment par des membres de la même milice CCU.

C’est avec beaucoup de peine que nous entendons plusieurs responsables de l’Etat réclamer des «preuves » des faits dénoncés pour agir. Cela ressemble à une fuite en avant de la part de la puissance publique qui dispose de tous les moyens de renseignement et d’investigation sur tous les faits relevés. Les victimes directs et indirects de l’épuration ethnique qui est en train de germer lentement mais surement à Lodja attendent que l’Etat leur fasse justice et que soit mis hors d’état de nuire tous les bandits et autres malfaiteurs qui, sous prétexte de servir la majorité présidentielle ou le Chef de l’Etat règlent plutôt leurs propres comptes à leur adversaires politiques en attisant la haine et la division tribales. Aveuglé par l’égoïsme, les commanditaires et exécutants de cette politique jouent tout simplement avec le feu.

Franck DIONGO
Député National / MLP

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Alex Kande réhabilite les ponts de Tshibungu et de Katusenge


 

Pont kasai occidental

Le Gouverneur de Province, Alex Kande s’est rendu le samedi 25 octobre 2014, à Bena Kayembe, dans le secteur de Tshibungu, à près de 50 Km de Kananga dans le territoire de Demba, pour se rendre compte de l’évolution des travaux de réhabilitation des ponts Tshibungu et Katusenge. Longs de 17 m/7, ces deux ponts sont réhabilités par l’Office des Routes avec le financement du Gouvernement provincial et du FONER, pour un coût total de 14.000$.

Le Gouverneur Alex Kande a apprécié le travail exécuté par l’Office des Routes et indiqué que cela rentrait dans le cadre des efforts entrepris par le Gouvernement Provincial pour améliorer le social de la population, en rendant fluide la circulation de la population et de ses biens.

A en croire le Directeur de l’Office des Routes, ces travaux qui s’étalent sur l’intervalle de deux mois consistent en la réhabilitation de la superstructure de ces deux ouvrages.

Pierre Hamuli rassure de réaliser le travail dans le délai, eu égard à l’importance de ces ponts se trouvant sur la Nationale N°2, qui va de Kinshasa à Kananga, via Bandundu et Ilebo.

C’est un axe très important qui relie tous les greniers agricoles de la Province aux grands centres de consommation.

Profitant de son séjour à Tshibungu, le Chef de l’Exécutif provincial s’est entretenu avec les élèves de l’E.P. Musame Lumu Matadi.

kasaioccidental.com

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Simon Ndaye et Mamu Pépé se sont encore dit "oui" devant Dieu et devant les hommes

Le samedi, 25 octobre passé restera inoubliable dans la famille Ndaye Mpumbu. Car, c'est le jour que ce dernier et Mamu Pépé avaient choisi pour renouveler leurs serments d'amour et de fidélité devant Dieu et les hommes. Après la bénédiction nuptiale à Welkenraedt, les invités, venus en grand nombre, se sont retrouvés à Oupeye-Vivegnis, pour fêter l'événement. C'était une soirée riche en couleurs.

Nous avons approché l'heureux marié afin de connaître le sens à donner à ce mariage, vu que le couple vit ensemble depuis longtemps et qu'ils ont des enfants et petits enfants. "Nous sommes déjà mariés depuis longtemps. Nous avons voulu poser ce geste parce que demain, nous serons appelés à bénir les mariages dans le cadre des activités qui nous seront confiées au sein de l'Eglise. Comment allons-nous le faire si nous-mêmes nous n'en avons pas donné l'exemple? C'est ça, le sens à donner à la cérémonie de ce jour"

Le moment crucial de la soirée reste sans aucun doute la danse traditionnelle que les jeunes filles et garçons du Kasai, issus de la diaspora kasaienne ont offerte aux invités. Ils avaient entre six et quinze ans. Ils se sont trémoussés au rythme des Bayouda, tournant harmonieusement leurs hanches comme le feraient leurs frères et soeurs restés dans le Congo profond. Une chorégraphie impéccable. Tous les invités en étaient tellement au comble du bonheur que certains ont sorti leurs portables et tablettes pour les images d'archives. Cette jeunesse est le porte-étendard des valeurs culturelles de notre terroir.

La soirée a aussi été un moment des retrouvailles. Retrouvailles des enfants du Grand Kasai qui étaient venus avec leurs épouses s'associer à la joie de Simon et de Pépé: Pontien Kayumba, Théo Dibala Banayi, le pasteur Mpandanjila, le docteur Kapuku Mukuna, Martin Mayiki, Daniel Kitenge, Adam Kabasele, le présentateur de la soirée, Kankonda, etc. Tous étaient au rendez-vous. Le Grand Kasai les félicite pour leurs manifestations d'amour et les marques de sympathie envers Mamu Pépé et Simon Ndaye.

"Monayi mudibio bilengele,
mudibio disanka
bua kusomba kaba kamue,
bu bana ba tatu umue "

Lumbamba Kanyiki

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27 octobre 2014

Kasaï-Oriental : le manque de courant paralyse plusieurs activités à Mbuji-Mayi

 
La rivière Lubilanji, à Mbuji Mayi en RD Congo, vue vers le nord. Photo: http://www.panoramio.com/photo/17628745La rivière Lubilanji, à Mbuji Mayi en RD Congo, vue vers le nord. Photo: http://www.panoramio.com/photo/17628745

Plusieurs activités sont restées paralysées depuis samedi 25 octobre à Mbuji-Mayi (Kasaï-Oriental) faute de courant. Cette ville est privée d’électricité suite à une panne survenue sur les machines de la centrale hydro électrique de Tshala, ont indiqué des sources locales.

Aucune radio ou télévision locale n’a émis depuis lundi 27 octobre dans la matinée.

Les tenanciers des chambres froides et congélateurs pour la conservation des vivres frais craignent que leurs produits pourrissent « si le courant n’est pas rétabli dans un bref délai ».

Les ménagères qui utilisent les réchauds ou cuisinières, sont obligées de trouver de l’argent pour s’acheter les braises. Du côté des travailleurs libéraux, tels les soudeurs, ou réparateurs des appareils électro ménagers, c’est un congé technique forcé.

Non seulement que la population passe nuit dans une obscurité opaque, mais il est devenu rare de voir une goutte d’eau couler au robinet. Même l’eau en bidons jaunes que proposent les colporteurs à vélos n’est pas trouvable.

Des sources locales estiment que « la panne est sérieuse ».

Sur la totalité des machines de la centrale de Tshala, deux étaient encore opérationnelles. Mais elles ont aussi cédé et se sont arrêtées, dans la nuit de vendredi à samedi. Toutes les réparations nécessiteraient des fonds considérables.

Les services techniques de la centrale Energie Kasaï (Enerka) sont à pied d’œuvre pour tenter un dépannage et rétablir la fourniture de l’énergie électrique, a précisé pour sa part, le directeur Paul Kabeya.

radiookapi.net

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26 octobre 2014

Les Congolais(es) résistent et les échéances électorales menacent d’être reculées jusqu’en 2018

« Une idée devient une force quand elle s’empare des masse. » K. Marx
 
Dans un ‘’Etat raté’’ comme celui du Congo-Kinshasa, les échéances électorales n’ont aucun sens. Elles servent tout au plus à entretenir l’illusion démocratique dans un pays dont l’âme a été mangée par ‘’les nouveaux prédateurs’’ et le réseau transnational de prédation. Quand ces ‘’nouveaux prédateurs’’ font semblant d’ informer les minorités organisées et agissantes en disant que les élections pourraient être reculées jusqu’en 2018, ils ne les surprennent pas. Pour elles, l’enjeu congolais n’est pas ‘’électoraliste’’. Il est une question de récupération de l’initiative historique, de souveraineté et de ‘’maîtrise’’ à exercer sur leur terre-mère. Elles ont organisé une résistance qui a fait mouche ! Les ‘’faiseurs des rois’’ seraient obligés de revoir leur copie. Vive les Congolais(es) ! C’est faux ; vous n’êtes pas majoritairement des BMW !
 
 
Les minorités organisées et agissantes à partir de Kinshasa nous apprennent que les échéances électorales de 2016 pourraient  être reculées jusqu’en 2018. Officiellement, il ne sera pas possible que le recensement  des Congolais(es) puisse être bouclé avant 2018. Officiellement, l’une des revendications des Congolais(es) pourrait être prise en compte. Il ne servirait à rien d’aller aux élections avec un corps électoral inconnu. Néanmoins, officieusement, nous apprenons que ‘’la résistance congolaise’’ a fait mouche. L’implication de l’Eglise catholique dans le refus de la révision constitutionnelle a pris ‘’les faiseurs des rois ‘’ de court. Ils seraient en train de peaufiner d’autres stratégies de ‘’conquête du pouvoir’’. C’est-à-dire qu’ils se réorganisent pour voir comment, à partir des éventuelles élections bidons à venir, ils puissent être sûrs de  conserver, au cœur de l’Afrique, un  Congo conçu ad aeternam comme ‘’réservoir de leurs matières premières stratégiques’’. Avec quelques éléments de langage, ils sont en train de recréer les pièces de rechange. Ils sont aussi à l’affût de ce qui va se passer dans les pays frontaliers du Congo-Kinshasa appelés à organiser, eux aussi, des échéances électorales. Leur ‘’stabilité’’ dépendrait aussi de celle du Congo-Kinshasa. Bref, l’histoire va prouver, de plus en plus, que le pays de Lumumba est un ‘’Etat raté’’ dont le destin échappe à ses dignes filles et fils. ‘’Les faiseurs des rois’’ pourraient poursuivre leur guerre psychologique à l’encontre des Congolais(es) pour les fatiguer et avoir enfin raison de leur résistance.  Un remaniement ministériel pourrait intervenir pour donner l’illusion à quelques familles auxquels pourraient appartenir ‘’les nouveaux prédateurs’’ que le Congo-Kinshasa est sur la véritable voie de ‘’la révolution  de la modernité’’. Certaines nominations pourraient intervenir  dans les entreprises publiques pour soutenir cette impression.
En effet, les ‘’faiseurs des rois’’ jouent avec les nerfs des Congolais(es) et avec leur capacité de résister sur le temps. Coachant une certaine opposition de pacotille, ils estiment qu’ils vont finir par gagner la bataille des idées dans les cœurs  et les esprits de la majorité des Congolais(es).  Ils se rendent de plus en plus comptent que tous les Congolais(es) ne sont pas des BMW. Il y a parmi eux plus de disciples de Kimbangu et de Lumumba qu’ils n’avaient cru. Malheureusement, ils ont des ‘’armes biologiques’’, des ‘’armes à feu’’ et des réseaux où interfèrent plusieurs ‘’nègres de service’’. Mais, malgré tout cela, les Congolais(es) ont réussi à résister à leur assaut final jusqu’à ce jour ! Un miracle !
Rares sont les peuples qui, comme les Congolais(es) se battent, mains nues, contre le monde entier depuis plus de 500 ans. Ce phénomène devrait être étudié en profondeur. Contrairement à l’analyse des épiphénomènes, il est difficile, au jour d’aujourd’hui, de croire que les Congolais(es) sont majoritairement des BMW. Oui. Des Congolais(es) boivent, ont besoin d’argent comme valeur d’échange, ont des amis et des amis, des époux et des épouses. Mais vouloir convaincre le monde entier que tous les Congolais ne sont que des BMW relève d’une propagande mensongère participant de l’idéologie de l’implosion, de la balkanisation du Congo-Kinshasa et de l’extermination de sa population. Les acteurs de cette idéologie macabre ont tout essayé. Ils ont coupé les mains. Ils ont incendié les villages. Ils ont créé le sida et ‘’monseigneur Ebola’’. Ils remarquent que les Congolais(es) sont toujours. Ils meurent. Ils enterrent leurs morts. Ils se marient et se reproduisent. Ils ont la danse et la vie épanouie dans le sang. A partir des années 1990 et même un peu avant, ils sont pris dans l’engrenage d’une guerre de basse intensité. Celle-ci a d’abord était menée par ‘’les tueurs à gage économique’’ que sont le FMI et la Banque mondiale avant que les proxies rwandais, ougandais, burundais et quelques cupides congolais s’en emparent. Cette guerre a permis que le Congo-Kinshasa soit réduit à l’état d’un Etat raté occupé et mis sous tutelle de l’ONU.
Malgré tout cela, les Congolais(es) dansent, se reproduisent, envoient leurs enfants à l’école, résistent tant bien que mal contre le pouvoir d’occupation, enterrent leurs morts et croient que
l’avènement d’un Etat de droit démocratique dans leur pays est possible.
Sauront-ils encore tenir le coup pendant plus de deux ans en se disant que l’enjeu face auquel leur pays est placé est fondamentalement celui de la récupération de leur initiative historique en tant que ‘’maîtres’’ de leurs terres et de leur destinée ? Sauront-ils éviter de confondre la vitesse avec la précipitation en restant concentrer sur l’implication des ‘’entreprises mortifères’’ du Nord dans la guerre de basse intensité et de prédation sévissant dans leur pays depuis les années 90 en se disant qu’ils ont le devoir politique de mettre fin à la crise de légitimité créée dans leur pays en 1961 avec l’assassinat de Lumumba. Il est important que les masses congolaises engagées sur la voie de leur transmutation en ‘’masses critiques’’ puissent voir plus loin que les échéances électorales et se convaincre  avec Mufoncol Tshiyoyo que ‘’Likambo ya mabele ezali likambo ya makila’’.  Les minorités organisées et agissantes devraient les accompagner dans cette re-conversion. Heureusement, elles sont debout partout au monde et de plus en plus  à l’Est du Congo-Kinshasa.
 
Mbelu Babanya Kabudi

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25 octobre 2014

RDC : trois immeubles de Diomi Ndongala "confisqués", son avocat dénonce "l'instrumentalisation de la justice"

Par Trésor Kibangula

 

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Diomi Ndongala, opposant congolais. © AFP

Dans une affaire qui l'oppose à la Banque internationale pour l'Afrique au Congo (Biac), Diomi Ndongala a vu vendredi trois de ses immeubles de Kinshasa être saisis par la justice. Une "expropriation" qui vise à "anéantir" l'opposant politique, selon son avocat.

Décidément, la justice n'en a pas fini avec Eugène Diomi Ndongala. Elle a ordonné, le 24 octobre, le déguerpissement de tous les occupants de trois des immeubles appartenant à l'opposant politique congolais à Kinshasa. Conséquence de l'insolvabilité d'un prêt non remboursé à la Banque internationale pour l'Afrique au Congo (Biac), selon des sources judiciaires.

À en croire Me Georges Kapiamba, avocat de Diomi Ndongala, il s'agirait d'une "vielle affaire" remise à jour pour nuire un adversaire politique. Son client aurait "garanti le remboursement d'un prêt consenti par la banque [Biac] à une société qui avait signé un contrat de production de ciment avec la Cimenterie nationale (Cinat) de Kimpese, dans le Bas-Congo".

"Au bout de quelques mois, assure l'avocat, une première tranche du prêt – quelques 700 000 dollars américains – a été remboursée à la banque". Quant aux 900 000 dollars restants (600 000 dollars du prêt et 300 000 dus aux intérêts), le remboursement n'a jamais eu lieu. "Entre temps, le gouvernement avait donné ordre à la Cinat de suspendre le contrat avec la société dont Diomi Ndongala s'était porté garant", tente de justifier Me Georges Kapiamba.

Démocratie chrétienne dans la rue

Pour lui, "avec cette expropriation, le régime en place à Kinshasa ne cherche qu'anéantir l'opposant Diomi Ndongala" qui a été condamné fin mars à 10 ans de prison dans une affaire de viol sur mineures. Son parti, Démocratie chrétienne (DC) est également touché par cette décision judiciaire puisque son siège se trouvait dans l'un des immeubles concernés. "Même des biens des particuliers qui louent des appartements dans ces immeubles ont été confisqués alors qu'aucun avertissement de déguerpissement ne leur a été notifié", ajoute Me Georges Kapiamba.

L'avocat de l'opposant congolais considère que ce nouveau coup dur porté contre son client n'est que "la conséquence de la plainte que Diomi Ndongala a récemment déposé auprès du comité des droits de l'homme des Nations unies contre la RDC". Il assure par ailleurs que "dès la semaine prochaine", la défense compte attaquer la décision de la justice congolaise et les actionnaires de la Biac auprès des instances internationales.


Lire l'article sur Jeuneafrique.com : Justice congolaise | RDC : trois immeubles de Diomi Ndongala "confisqués", son avocat dénonce "l'instrumentalisation de la justice" | Jeuneafrique.com - le premier site d'information et d'actualité sur l'Afrique

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24 octobre 2014

Alex Kande limoge son ministre des TP et aménagement du territoire

alexKande

Clovis Issia, ministre provincial des TP en aménagement du territoire est accusé de déclassement illégal et vente illicite de 19 jeeps de la province. Par contre, Nicolas Kanyonga, ministre provincial de la Santé, doit justifier l’affectation de 280.000 USD destinés aux institutions hospitalières de la province.

Le Gouverneur de la province du Kasaï-Occidental, Alex Kande Mupompa a limogé son ministre des Travaux publics et aménagement du territoire, Clovis Issia. La décision a été prise et rendue publique au terme d’un arrêté signé le mercredi dernier, alors que l’intéressé figurait sur la liste des cinq ministres provinciaux, attendus mercredi de la semaine prochaine à la plénière de l’organe délibérant du Kasaï-Occidental.
Selon Pierre-Sosthène Kambidi, un proche du Gouv que Forum des As a contacté sur place hier au téléphone, Clovis Issia est reproché d’avoir déclassé illégalement 19 jeeps du parc automobile de la province qu’il a vendues illicitement. Il s’agit des jeeps de marque Nissan Patrol et Pathfinder, ainsi que des Toyota Land Cruiser que les Ong « Médecin du Monde » et « Caritas développement Congo » avaient gracieusement offertes à la province, en termes d’appui à certains projets de développement communautaire.
Des documents brandis sur place attestent que le coût à l’achat a varié entre 700 et 300 USD. « Aucun véhicule n’a été vendu à 1000 dollars ou plus, selon les documents que j’ai vus », précise Pierre Sosthène Kambidi.
Cependant, notre source rapporte que l’intéressé a rejeté le nombre de dix-neuf engins désaffectés et vendus, tel que repris dans le rapport de la Commission d’enquête mise en place par le patron de l’Exécutif national.
« En lieu et place de dix-neuf engins désaffectés, Clovis Issia en a reconnu 12 seulement », a encore déclaré à Forum des As, Pierre Sosthène Kambidi. « Le vice-gouverneur de la ville ainsi que quelques ministres provinciaux sont cités parmi les acheteurs desdites jeeps », a renchéri notre source. Le vice-Gouv particulièrement en a acheté trois ».
L’affaire ayant mal tourné, des infos glanées hier à partir de Kananga, capitale provinciale du Kasaï-Occidental, renseignent par ailleurs que les différentes personnes impliquées dans cette opération de déclassement illégal vente illicite des véhicules de la province, ont toutes été sommées de les restituer. Quitte à poursuivre le vendeur pour récupérer leur argent.
Ce qui pourrait ne pas être facile pour Clovis Issia, transfuge du parti politique du Sénateur Sessanga, converti en PPRD. La mesure de son limogeage est intervenue quelque sept jours plus tôt, avant son interpellation mercredi prochain à l’Assemblée provinciale.

QUATRE MINISTRE D’ALEX KANDE ATTENDUS A L’ASSEMBLEE PROVINCIALE
Au moment où un membre du Gouvernement d’Alex Kande quitte les honneurs, quatre autres ministres provinciaux doivent éclairer la lanterne de l’Assemblée délibérante de leur entité. Il s’agit essentiellement de William Kazumba, ministre provincial des Finances et son collègue des Mines et hydrocarbures, Rolph Iyolo. Les deux devront fournir des explications sur la sortie, du circuit officiel, des imprimés de valeur des négociants de diamants.
Par ailleurs, Nicolas Kanyonga, ministre provincial de la Santé, devra justifier l’affectation de 280.000 USD, don des partenaires extérieurs destinés aux institutions hospitalières du Kasaï-Occidental.
De son côté, Mme Madeleine Kankolongo, numéro 1 provinciale de l’Enseignement primaire, secondaire et professionnel (EPSP), devra des explications aux députés provinciaux, sur la perturbation des activités scolaires dans la province. A l’origine, la bancarisation de la paie des agents et fonctionnaires de l’Etat initiée par le Gouvernement national.
Qui plus est, Mme Madeleine Kankolongo devra également s’expliquer sur l’appui sélectif du Gouvernement provincial aux équipes du Kasaï-Occidental.

Laurel KANKOLE

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