20 octobre 2014

RDC : après les massacres, Beni commence à se défier des autorités

Beni (RD Congo) (AFP)

villageEst

Les habitants de Beni, dans l’Est de la République démocratique du Congo, commencent à se défier des autorités locales après une succession de massacres de civils commis dans la région par des rebelles ougandais.

« Je vous assure que toutes les mesures de sécurité sont prises.Restez calmement dans vos maisons, les autorités maîtrisent la situation ».Le message passé dimanche matin à la radio par Nyonyi Masumbuko, maire de cette ville du Nord de la province du Nord-Kivu, ne convainc guère.

Dans le centre, quelques dizaines d’habitants ont justement déserté leur domicile des quartiers de la périphérie nord, bien souvent avec des effets personnels, sacoches, sacs à dos ou matelas.

« Je quitte mon quartier parce qu’on y a jeté des tracts qui disaient qu’ils allaient venir y tuer les gens », explique Solange Sekera, mère de famille de 27 ans suivie de ses trois enfants.

« Ils » ? Les rebelles ougandais des Forces démocratiques alliées (ADF), qui sèment la terreur dans les environs.En une quinzaine des jours, ces miliciens, que le gouvernement et l’armée disaient avoir quasi mis hors d’état de nuire, ont tué sauvagement environ 80 personnes.

Ils ont même poussé l’audace jusqu’à attaquer les faubourgs de Beni, agglomération de 500.000 habitants, fief de la tribu Nande et place commerciale importante de la région des Grands Lacs où sont cantonnés de nombreux militaires, mais personne ne les a arrêtés.Résultat : 30 personnes, hommes, femmes et enfants, tuées à l’arme blanche dans la nuit de mercredi à jeudi.

Ni Mme Sekera ni les autres fuyards interrogés par l’AFP n’ont vu les fameux tracts, mais qu’importe, la peur est là : au pays de la rumeur, il est acquis que les funestes feuilles ont été « signalées » dans deux communes de l’agglomération.

Dans les rues de la ville, deux journalistes de l’AFP arrivés la veille notent la présence de soldats et policiers, mais rien qui ressemble vraiment à un renforcement de la présence visible des forces de l’ordre.

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Division I: Mazembe et Vclub battus par Sanga Balende et MK (0-1)

 
TP.Mazembe (Noire-blanc) contre AS-V. Club (vert-noire) le 15/04/2012 au stade des Martyrs à Kinshasa, score : 2-2. Radio Okapi/ Ph. John BompengoTP.Mazembe (Noire-blanc) contre AS-V. Club (vert-noire) le 15/04/2012 au stade des Martyrs à Kinshasa, score : 2-2. Radio Okapi/ Ph. John Bompengo

Sa Majesté Sanga Balende s’est imposé sur la marque d’un but à zéro (1-0), dimanche 19 octobre au stade Tshikisha de Mbuji- Mayi, en match de la troisième journée du championnat national de football- Division I.
L’unique but de la partie est l’œuvre de Musema, à la 36e minute.
De son côté, V.Club s’est aussi incliné face à MK sur le même score (0-1). Le but a été marqué par Likango à la 46e minute.
Les V.clubiens ont même raté à la 27e minute un penalty, consécutif à un contrôle de la main dans la surface de réparation par un défenseur de MK. Luvumbu Nzinga a alors renvoyé le ballon sur la barre transversale.

Et au terrain Redjaf de Matadi, TC Elima a battu As Nika par 3-2.
Pendant ce temps, à Lubumbashi les kamikazes de Lubumbashi sport n’ont pas joué contre les Dauphins Noirs du Nord- Kivu. Les représentants du Nord- Kivu n’ont pas effectué le déplacement de la capitale du cuivre.

A Kinshasa, la journée de samedi a vu DCMP s’imposer face au CS Makiso (1-0). Il y a eu aussi match nul (1-1) entre SC Rojolu et Groupe Bazano.

Le carton de cette troisième journée est à mettre à l’actif de CS Don Bosco face à l’As Bantou au stade Mazembe de Lubumbashi (4-0).

La suite et fin de cette troisième interviendra le mardi 21 octobre: Ac Capaco recevra OC Muungano au stade de l’unité de Goma. Au même moment, au stade Kibasa Maliba de Lubumbashi, saint eloi Lupopo offrira l’hospitalité à l’Us Tshinkunku de Kananga.

radiookapi.net

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RDC: l’Ituri accueille des déplacés fuyant les atrocités des ADF à Beni

 
Les populations fuyent leurs villages à cause des combats entre les FARDC et les groupes rebelles à Sake au Nord-Kivu le 30 avril 2012. © MONUSCO/Sylvain LiechtiLes populations fuyent leurs villages à cause des combats entre les FARDC et les groupes rebelles à Sake au Nord-Kivu le 30 avril 2012. © MONUSCO/Sylvain Liechti

Des centaines de déplacés en provenance du Nord-Kivu affluent depuis samedi 18 octobre dans le district de l’Ituri (Province Orientale). Selon le chef de poste d’encadrement administratif de Komanda, ces personnes, constituées essentiellement des femmes et des enfants, arrivent en petit groupes pour s’installer dans diverses localités des territoires d’Irumu et de Mambasa. Elles fuient les dernières attaques des présumés rebelles ougandais des ADF à Eringeti à la limite entre le Nord-Kivu et l’Ituri. Ce mouvement de population  inquiète la société civile locale qui dit craindre l’infiltration de certains éléments ADF parmi ces déplacés pour déstabiliser le district.

C’est depuis samedi dans l’avant midi que le mouvement de déplacés en provenance des localités d’Eringeti et Otmaber dans la province du Nord-Kivu est perceptible dans le territoire d’Irumu. Le chef d’encadrement administratif de Komanda, Tondana Pakirabo, indique que ces déplacés arrivent en petits groupes, certains à pieds avec de bagages sur la tête et d’autres à bord de  véhicules.

Tondana Pakirabo précise que la plupart d’entre eux sont hébergés dans des familles d’accueil à Komanda. D’autres se dirigent vers Bunia et Mambasa, à plus de 200 kilomètres au sud-ouest de Bunia.

Selon les témoignages de certains usagers de l’axe routier Bunia-Luna, de  nombreux autres déplacés  trainent encore en route.

Pour sa part, le coordonnateur  de la société civile de l’Ituri, Jean Bosco Lalo, appelle à un encadrement et un contrôle strict de ces déplacés pour éviter l’infiltration des certains rebelles des ADF dans ce district:

«Parmi ceux qui viennent, on ne sait pas qui sont des civils, parce que parmi eux on peut avoir aussi des ADF. Vous êtes au courant qu’il y aurait un [rebelle ADF] qu’on a retrouvé à Mambasa. Alors, il faut que tous ceux qui viennent comme déplacés que leur mouvement soit contrôlé  et qu’ils soient gérés.»

Le commissaire de district de l’Ituri dit ne pas connaître le nombre de ces déplacés pour prendre des dispositions utiles. 

D’après la société civile de Beni, plus de quatre-vingt personnes ont été tuées en un mois par des présumés rebelles des ADF.

radiookapi.net

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L’idéal panafricain et interculturel à travers la réalité du livre

Le professeur Kalamba Nsapo nous parle de la nécessité de soutenir les chercheurs et savants issus du continent africain et de sa diaspora.

MAP Info : Bonjour Monsieur Kalamba Nsapo, merci de consacrer un peu de temps à cette interview. Pouvez-vous vous présenter en quelques mots aux lecteurs du MAP ?

KN : Je m’appelle Kalamba Nsapo. Je suis docteur en sciences théologiques, diplômé en philosophie. J’enseigne à l’Université Protestante d’Etudes Interculturelles de Bruxelles. Dans cette institution, je suis également doyen de la faculté d’études interculturelles. Je suis auteur de plus de 17 livres. Je publie surtout dans le domaine de la théologie et de l’interculturalité. J’écris aussi dans les domaines de la sociologie, de l’historiographie, de l’anthropologie religieuse et des religions africaines.

En outre, je suis professeur à l’Institut universitaire africain d’études prospectives (INADEP). Cet Institut à vocation africaine est sous la responsabilité du ministère congolais de l’enseignement supérieur et de la recherche scientifique. Une section Europe de l’INADEP a été créée au début de cette année.

MAP Info : Vous venez de participer au Salon du livre panafricain qui s’est déroulé à Bruxelles les 4 et 5 octobre 2014, que pouvez-vous nous dire sur cet événement international ?

KN : Ce fut un événement grandiose, aux dires de nombreux participants. Pour d'aucun, il a redonné l’espoir au continent. Pour ma part, je tiens à dire que le Salon du livre panafricain a donné l’occasion de nous réunir, de nous retrouver, de communier à l’idéal panafricain et interculturel à travers la réalité du livre. En outre, il nous a été donné de consacrer les plus grands savants africains et de récompenser l’effort et la créativité des jeunes chercheurs et de leurs aînés. C’était un grand bonheur.

MAP Info : Qu’est-ce que le Prix international Cheik Anta Diop ?

KN : En tant que fondateur du Prix International Cheikh Anta Diop, je perçois celui-ci comme une récompense de portée internationale attribuée aux plus grands chercheurs kamites pour encourager leur gros labeur, leur éthique du sacrifice intellectuel et de l’abnégation, et saluer leur créativité.

MAP Info : Existe-t-il à votre avis suffisamment de dispositifs pour soutenir et encourager les chercheurs et savants du continent africain et de la diaspora ?

KN : La réponse est négative. Les chercheurs et savants du continent africain et de la diaspora travaillent dans la solitude et la précarité. Ils ne bénéficient généralement d’aucun soutien. Ils sont parfois obligés de s’endetter pour financer leurs publications.

MAP Info : En quoi le Prix international Cheik Anta Diop pourrait contribuer au développement du continent Africain ?

KN : Le Prix international Cheik Anta Diop pourrait contribuer au développement du continent Africain en stimulant une émulation féconde, en poussant les récipiendaires et les jeunes chercheurs à intensifier la recherche en laboratoire, à rattraper le retard du continent et à inverser la tendance de la courbe.

Ce Prix est susceptible de faire naître une nouvelle Afrique dans la mesure où il vise la promotion d’une autre image du Continent, avec une Afrique redevenue compétitive, inventive, capable de participer à son propre développement et à la recherche mondiale. Ce Prix peut faire éclore une image positive et une estime de soi qui sont indispensables à la promotion des peuples, en général, et des nations kamites, en particulier. Il porte les germes d’un nouvel imaginaire et d’une révolution mentale indispensable à l’avènement d’un nouvel ordre culturel, économique, politique, etc.

MAP Info : Pour conclure, quel message enverrez-vous au continent africain et à sa diaspora ?

KN : L’Afrique ne représente aujourd’hui que 1,7 % de la production scientifique mondiale. Cette situation est plus que préoccupante. C’est pour corriger ces statistiques sévèrement désavantageuses pour notre Continent que j’ai créé le Prix International Cheikh Anta Diop. J’invite tous les Kamites du monde à le soutenir. Je lance un appel aux responsables politiques du continent et à toutes les institutions susceptibles de mesurer l’enjeu d’un Prix International d’accompagner mes efforts et les actions que je compte mener avec mes collègues et collaborateurs dans le cadre de ce Prix International en vue de permettre à l’Afrique de retrouver une place de choix dans le concert des nations du monde. J’attire également leur attention sur le fait que les chercheurs africains dotés de grandes capacités d’inventivité ne devraient pas se retrouver continuellement dans l’état d’isolement qui les affecte aujourd’hui. Il importe de les encadrer, de les soutenir, de les mettre à l’abri des soucis alimentaires.

collectifmap.org


Comment adhérer au MAP?

L’adhésion au MAP peut se faire sur la base du volontar...

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19 octobre 2014

Félix Tshisekedi triomphe au Katanga

acueil Lubumbashi

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18 octobre 2014

Livre à lire absolument: Maalu Mabwelakana

Livre de José Tshisungu Wa Tshisungu (419x640)

Maalu Mabwelakana, roman écrit entièrement en Ciluba par José Tshisungu Wa Tshisungu est un roman à lire absolument. Le récit commence à Malandi, au Kasai Occidental pendant la dictature de Kabasele ka Ditu. Kapuku Mwana Buta, élève au collège Saint Louis, est renvoyé de l'école pour une histoire d'amour avec sa copine Milo. L'école Saint Louis appartient à l'Eglise catholique qui la gère avec une discipline de fer. En route vers l'arrêt de bus, Kapuku Mwana Buta prend un raccourci qui passe derrière l'auditorat militaire à Kananga II. Il est arrêté par les militaires qui en assurent la garde. Pendant le bref interrogatoire avec les soldats, Kapuku entend les cris et les pleurs de ses compatriotes que les soldats torturent et menacent de mort. Battu et torturé à son tour, il parvient à s'échapper des mains de soldats et leur laisse sa valise. Le colonel, chef de l'auditorat militaire en apprenant l'incident, ordonne la recherche de Kapuku afin de le faire taire. En effet, il a peur que la population de Malandi découvre la vérité sur les disparitions fréquentes de leurs compatriotes et se rebellent.

Les soldats mis aux trousses de Kapuku Mwana Buta parviendront-ils à l'attraper? Les habitants de Malandi connaîtront-ils la paix dans leur province? Que deviendra Milo après l'exclusion  de Kapuku de Saint Louis? Les réponses à toutes ces questions seront connues à la lecture de ce roman plein de suspenses et d'enseignements.

Maalu Mabwelakana est un livre que tout Kasaien devrait lire et classer dans sa bibliothèque. Car les thèmes abordés par José Tshisungu Wa Tshisungu comme l'amour entre les jeunes, le respect des coutumes, la lutte pour la démocratie et le bien-être de la population, etc sont toujours d'actualité.

Pour vos commandes éventuelles, veuillez prendre contact avec l'auteur sur josetshis@total.net.

 

Lumbamba Kanyiki

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17 octobre 2014

Révision ou changement de la Constitution, budget antisocial, traque des opposants… : Les Fac disent « assez »

martin

Martin Fayulu rappelle les trois épisodes dans lesquels Joseph Kabila avait promis de ne jamais toucher à la loi fondamentale, et conditionne le dialogue à certains préalables

La situation en République démocratique du Congo étant grave, la problématique de l’insécurité généralisée, la Majorité présidentielle décidée à confisquer le pouvoir au-delà du délai légal, un budget antisocial, les opposants toujours traqués… les Forces acquises au changement (Fac) que coordonne le député national Martin Fayulu, au nom du peuple congolais, disent » assez « .

Ce, pour l’intérêt supérieur de la nation. C’était lors d’une importante conférence de presse tenue hier jeudi 16 octobre à la paroisse Notre Dame de Fatima, devenue un lieu mythique où s’écrit désormais l’histoire politique de la RD Congo, particulièrement celle de l’Opposition congolaise.

Constitution : des promesses non tenues
A en croire Martin Fayulu, depuis son discours d’investiture du 6 décembre 2006, Joseph Kabila s’est prononcé au moins trois fois sur la question de la révision constitutionnelle.

Le 6 décembre 2007, lors de son discours sur l’état de la nation, rappelle ce député national, Kabila avait affirmé que » je ne peux en finir avec les réformes juridiques sans nous mettre tous en garde contre la tentative de vouloir régler tout dysfonctionnement éventuel des institutions par une révision constitutionnelle.

En principe, la loi fondamentale d’un pays ne devrait être modifiée qu’en cas d’extrême nécessité, et uniquement dans l’intérêt supérieur de la nation « .

Le 7 décembre 2009, il a dit que » ma position sur la problématique de la révision constitutionnelle est connue, et elle n’a pas varié… « .

Malheureusement, constate Fayulu Madidi, en janvier 2011, la mouvance kabiliste avait initié et opéré une révision intempestive de la Constitution qui a désarticulé les équilibres et rationalités qu’elle a institués. De plus, à la clôture des concertations dites nationales, le 23 octobre 2013, Kabila a rassuré que » je suis pour le respect par tous de l’esprit et de la lettre de la Constitution de la République dans son ensemble, telle qu’adoptée par le référendum populaire en 2005 « .

Malheureusement, c’est son gouvernement qui initie encore aujourd’hui un projet de révision constitutionnelle déposé à l’Assemblée nationale. » Comment peut-on lui faire confiance ? » se demande le coordonnateur des Forces acquises au changement.

Concertations nationales : un fiasco !

Les Fac rappellent qu’elles étaient le premier regroupement politique à tirer la sonnette d’alarme en avertissant que les délégués aux concertations préparaient un coup d’Etat institutionnel.

Un an après, constate Fayulu, la désillusion a gagné tous ceux qui y avaient pris part. Certains » opposants » regrettent amèrement d’avoir accompagné la mouvance kabiliste dans cette aventure. Les plus courageux n’hésitent pas de crier que c’était un marché des dupes.

La recherche de cohésion nationale s’est transformée en » implosion nationale « . Plus de 750 recommandations demeurent suspendues, outre l’exploit d’amnistier les criminels du M23.

Insécurité généralisée

Pendant que, du haut de la tribune des Nations Unies lors de sa 69ème Assemblée ordinaire, Joseph Kabila déclarait que la Rdc est un pays » debout « , au Katanga, les Maï-Maï et les Bakata Katanga continuaient de sévir, les FDLR opéraient encore au Nord-Kivu et au Sud-Kivu, les Raia Mutomboki reprenaient le contrôle de plusieurs localités, la LRA en Province Orientale et les ADF à Beni poursuivaient sans désemparer leurs activités négatives, un bataillon de l’armée burundaise était sur le territoire congolais, le M23 se reconstituait pour relancer les assauts, les Seleka et les Anti-Balaka faisaient régulièrement des incursions à Zongo, commettant ainsi des exactions.

Encore un budget antisocial

Un projet de budget pour l’exercice 2015 évalué à 9 milliards de dollars pour un pays de 73 millions d’habitants, ne peut être qualifié que d’antisocial.

L’Angola qui a une population trois fois moins que la RDC, exécute un budget huit fois plus que celui du gouvernement Matata, soit 70 milliards de dollars. L’enveloppe réservée à l’agriculture n’atteint même pas 5%, ce qui constitue une crainte pour le social des Congolais. Pour les Forces acquises au changement, avec un tel budget, la RDC ne sera pas en mesure de répondre aux objectifs du millénaire en 2015 tel que recommandé par l’Unesco.

Dialogue : des préalables s’imposent

Les Fac en appellent à l’ONU, aux USA, à l’UE et à l’UA de s’impliquer urgemment et efficacement afin de faciliter ce dialogue. Ce, dans l’application de l’article 64 de la Constitution, de l’Accord-cadre d’Addis-Abeba et de la résolution 2098 des Nations Unies. Mais avant cela, ce regroupement politique fixe l’opinion tant nationale qu’internationale sur certains préalables.

Il s’agit de la résolution de la crise de légitimité, la restauration de la CENI, l’audit du fichier électoral, le calendrier global des élections et l’évaluation de la mise en œuvre de l’accord-cadre d’Adds-Abeba.

Dans l’entendement des Fac, il ne sera pas question, lors ou à l’issue de ce dialogue, de réviser ou de changer la Constitution actuelle, ou de mettre en place un gouvernement d’union ou de cohésion nationale, encore moins de transition.

Pour cette plate-forme, il faut, à tout prix, organiser les élections présidentielle et législatives trois mois avant l’échéance normale, conformément à la Constitution. Pas question d’aller dans le sens d’un glissement au-delà de 2016, préviennent les Fac.

Libérer Eugène Diomi Ndongala et JB Ewanga

Selon Martin Fayulu et sa plate-forme politique, deux cas sérieux de l’insécurité dans laquelle se trouvent les opposants en RDC, mettent en lumière l’instrumentalisation de la justice. Il s’agit des condamnations d’Eugène Diomi Ndongala et de Jean-Baptiste Ewanga. » En un mot, nos deux compatriotes sont séquestrés sans motif « , estime l’orateur.

Opposition : pas de porte-parole sans la résolution de crise de légitimité

Pour les Fac, aussi longtemps qu’on n’aura pas résolu la question de la crise de légitimité née des élections » chaotiques » du 28 novembre 2011, elles considéreront les auteurs et participants à cette initiative comme complices de la » légitimation » de l’imposture.

Il faut signaler que les Forces acquises au changement étaient représentées à cette conférence de presse par bien de partis et personnalités politiques dont Anzuluni Bembe, prof Kalele, Jacques Chalupa, le député national Fabrice Puela, Christopher Ngoy de la Société civile de la Rd Congo…, en dehors du coordonateur Martin Fayulu, président national de l’Ecidé.

Par Lefils Matady & Julie Muadi

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Rapport sur l’opération Likofi : Kinshasa chasse Scott Campbell

scott

Le Ministre Muyej a déclaré le Directeur du BCNUDH persona non grata mais la MONUSCO est en discussion avec le gouvernement pour un compromis

Vingt quatre heures après la publication du rapport du Bureau Conjoint des Nations Unies aux Droits de l’Homme(BCNUDH) mettant en cause le comportement des éléments de la Police Nationale Congolaise lors de l’opération Likofi contre les brigands communément appelés  » Kuluna  » à Kinshasa, le gouvernement de la RDC par l’entremise de son ministre de l’Intérieur a pris une décision déclarant persona non grata le Directeur pays du BCNUDH, Scott Campbell.

Cette décision a révolté les organisations des droits de l’homme tant nationales qu’internationales basées à Kinshasa au moment où une discussion était engagée entre Kinshasa et la Monusco afin qu’un compromis soit trouvé.

Le ministre de l’Intérieur accuse les enquêteurs du BCNUDH de manque de professionnalisme et d’honnêteté. Mais, le personnel du BCNUDH reconnait avoir mené, conformément à son mandat, des enquêtes sur les violations des droits de l’homme lors de l’opération  » Likofi  » ( » Coup de poing  » en langue Lingala) entre le 15 novembre 2013 et le 15 février 2014. La traque menée contre les délinquants, soit dit en passant, avait permis à la population de bien passer les festivités de fin d’année avec moins d’insécurité.

Pour élaborer ce rapport, les enquêteurs du BCNUDH ont rassemblé plus de 70 témoignages provenant de différentes sources, y compris de la police elle-même.

Le rapport fait état de 41 victimes, dont quatre enfants, d’atteintes au droit à la vie, à savoir des exécutions sommaires et extrajudiciaires et des disparitions forcées, commises dans le cadre de l’opération  » Likofi  » dans plusieurs communes de la capitale.

Le rapport s’appuyait également sur des enquêtes menées par le Bureau Conjoint des Nations Unies aux Droits de l’Homme (BCNUDH)qui ont recensé le meurtre d’au moins neuf civils et la disparition forcée d’au moins 32 civils par des agents de la Police nationale congolaise (PNC) dans le cadre de l’opération  » Likofi « .

La liste n’est pas exhaustive pour les enquêteurs du BCNUDH qui reconnaissent avoir fait face à diverses difficultés dans le cadre de leurs enquêtes sur ces violations des droits de l’homme.

C’est du reste suite à ces difficultés que le rapport du BCNUDH fait usage du conditionnel à ces endroits dans son rapport. Des groupes bien identifiés de la PNC sont cités comme responsables des bavures ayant entrainé mort d’hommes.

Scott Campbell qui a rendu public depuis Goma, chef lieu de la province du Nord Kivu ce rapport accablant est déclaré persona non grata.

Cette décision annoncée hier le ministre Muyej étonne certains observateurs. Quant on sait, il y a deux mois, les organisations des droits de l’homme de la RDC comme VSV, Anmdh, Acaj, Asadho avaient rencontré et discuté avec le chef de la police ville de Kinshasa, le Général Celstin Kanyama ,sur les bavures policières enregistrées lors de l’opération Likofi.

En rapport avec le même dossier, l’Asadho se félicitait ,à travers un communiqué qu’elle avait rendu public , de l’initiative prise par le Gouvernement de la République Démocratique du Congo d’éradiquer le phénomène kuluna qui porte atteinte à la sécurité, à la vie des personnes et aux biens appartenant à autrui, en lançant  » l’opération Likofi.

Mais elle déplorait les exécutions extrajudiciaires dont la Police Nationale Congolaise s’était rendue coupable dans l’exécution de cette opération lancée par le ministre de l’Intérieur, Sécurité, Décentralisation et affaires coutumières pour mettre fin au banditisme urbain à Kinshasa.

Des noms de certaines victimes avaient été même communiquées .Il avait été aussi rappelé que les exécutions extrajudiciaires sont une violation fragrante de la Constitution de la République Démocratique du Congo qui dispose, à son article 16, que  » la personne humaine est sacrée. L’Etat a l’obligation de la respecter et de la protéger « . Ainsi, cette vie ne peut être supprimée qu’en respectant la procédure que la loi prescrit.

La traque des Kuluna a été saluée par tout le monde mais ce sont les bavures relevées à travers le rapport de BCNUDH à la base des morts qui sont condamnées.

Par Godé Kalonji Mukendi

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Kinshasa : mise en service il y a près d’un an, la société Transco va vers la faillite suite à la mauvaise gestion

transKo

Des décaissements de fonds en violation de la sécurité bancaire, des octrois des marchés sans appel d’offre public, ainsi que des écarts entre la consommation réelle de carburant et la somme versée à la station Cobil, telles sont les pratiques qui risquent de mettre en faillite la Société de transport du Congo (TRANSCO) si aucune précaution n’est prise.

Cette sonnette d’alarme a été tirée par le directeur général sortant de la Société de transport au Congo (Transco) Dominique Maussion, dans une note technique adressée aux autorités compétentes.

Selon lui, indique Radio Okapi, cette mauvaise gestion risque de nuire à la pérennité de Transco, en service depuis seulement le 30 juin 2013.

Sur les 500 bus dont dispose Transco, 350 sont exploités sur 13 lignes. Mais, déjà 16 sont immobilisés par manque de pièces de rechange.

Michel Kirumba, directeur intérimaire de Transco, avoue que l’entreprise ne dispose pas de stock de sécurité de pièces de rechange.

Dans sa note technique, Dominique Maussion craint que des lignes soient vite fermées, seulement par manque de pneus.

La subvention mensuelle du gouvernement en faveur de cette entreprise couvre uniquement le carburant, et non le fonctionnement, ni l’amortissement et encore moins l’investissement qui, selon le directeur sortant, s’élève à 22 100 USD par jour pour l’ensemble des véhicules, alors que le prix du ticket de bus est fixé à 500 FC (0,13 USD) par course.

Ce tarif ne peut pas supporter les charges ni permettre à Transco d’investir, d’où le besoin d’une meilleure subvention de l’État, a-t-il affirmé.

De son côté, le ministère des Transports et voies de communication explique qu’il attendait de la RATP, firme française qui aide actuellement dans la gestion de Transco, un «business plan» qui permettrait de corriger les failles. «Business plan» qui n’aurait été transmis que le lundi 13 octobre.

Violation de la sécurité bancaire

Dans sa note technique, Dominique Maussion dénonce également des décaissements de fonds en violation de la sécurité bancaire.

De son temps, affirme-t-il, en guise de sécurité bancaire, les sorties de fonds de Transco, via la Rawbank, n’étaient valables qu’avec au moins trois signatures. Mais le directeur intérimaire de Transco, Michel Kirumba, a ordonné à la Rawbank de ne tenir désormais compte que de sa seule signature à cet effet.

M. Kirumba a aussi payé 15 000 USD cash à une personne physique pour une facture, alors qu’à Transco le plafond pour un payement cash est de 300 USD et qu’au delà de ce montant, il faut soit faire un chèque, soit ordonner un virement bancaire.

Le directeur intérimaire a aussi octroyé le marché de nettoyage des véhicules de Transco à l’ONG Initiative Plus, sans passer par un appel d’offres.

De son côté, Michel Kurumba, qui reconnaît les faits,  justifie ces actions par des raisons d’urgence et de souplesse administratives.

Dominique Maussion dénonce aussi des écarts entre la subvention allouée et la consommation réelle de l’entreprise.

Pour 2013 par exemple, le montant alloué mensuellement par le gouvernement à Cobil était de 900 000 USD, alors que la consommation de Transco n’était que de 300 000 USD.

Contacté par Radio Okapi, les responsables de Cobil se sont engagés à fournir “prochainement” des explications claires à ce sujet.

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16 octobre 2014

ONU : l'Angola élu membre non-permanent du Conseil de sécurité

Le Conseil de sécurité de l'ONU. Le Conseil de sécurité de l'ONU. © AFP

Cinq nouveaux membres non permanents du Conseil de sécurité des Nations ont été élus jeudi. Parmi eux, un pays africain, l'Angola, accompagné de la Nouvelle-Zélande, du Venezuela, de la Malaisie et de l'Espagne.

Six états-membres de l’Assemblée générale de l’ONU étaient candidats en vue d’occuper les cinq sièges au sein du Conseil de Sécurité qu'occupaient jusqu'alors le Rwanda, la Corée du Sud, l’Argentine, l’Australie et le Luxembourg, qui ont siégé en 2013 et 2014.

C'est la seconde fois que l'Angola est choisi, après les années 2003-2004. Les États sont en effet élus pour un mandat de deux ans qui entre en vigueur à partir du 1er janvier 2015 jusqu’à fin décembre 2016. L’Angola était le seul pays candidat pour remplacer le Rwanda, en poste depuis 2013. Un deuxième tour de scrutin a finalement  départagé la Turquie et l'Espagne, au profit de la seconde.

L'Angola a obtenu 190 voix sur les 193 pays membres, la Malaisie 187, le Venezuela 181, la Nouvelle-Zélande 145, alors que le minimum requis était les deux tiers des votants, soit 129. L'Espagne avait obtenu au premier tour 121 voix et la Turquie un score de 109 voix.

Le Conseil, qui compte 15 membres dont cinq permanents, renouvelle chaque année la moitié de ses dix sièges non permanents, sur une base régionale.

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Par Mathieu OLIVIER


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