Le député Lubaya recommande le retrait de l’ordre opérationnel du ministre Muyej

palais du peuple

Selon l’élu de Kananga, cette directive viole le décret présidentiel limitant les services publics à 4 aux  postes frontières et provoque les tracasseries

Le député national Claudel-André Lubaya a recommandé, le vendredi 3 octobre dernier, à l’Assemblée nationale d’enjoindre le ministre de l’Intérieur, sécurité, décentralisation et affaires coutumières de retirer l’ordre opérationnel n°234 du 27 décembre 2010 et de se conformément scrupuleusement au décret 036/2002 du 28 mars 2002. L’élu de Kananga a formulé cette recommandation au cours d’une séance plénière organisée dans la salle des Congrès du Palais du peuple, siège du parlement, lors de la conclusion de sa question orale avec débat adressée au ministre Richard Muyej. Il a également réclamé l’ouverture urgente d’une enquête parlementaire chargée de faire l’état des lieux des conditions de circulation des personnes et des biens dans les postes frontières, d’évaluer le niveau d’application des lois de la République en la matière et le préjudice financier causé à l’Etat en vue de proposer des mesures adéquates.

Lubaya a commencé par affirmer n’avoir  pas été convaincu par la réponse du ministre et que cette réponse démontre le degré de fragilité, mieux de fragilisation de l’autorité de l’Etat par ceux-là mêmes qui sont chargés de la consolider.

« Le ministre reconnaît la prolifération des services opérant aux postes frontaliers et que, pour mettre fin à l’anarchie causée par ces services dans les postes frontières, le président de la République avait pris le décret n°036/2002 du 28 mars 2002 qui fixe à 4 le nombre de services autorisés à prester dans les aéroports, ports, gares et autres frontières de la RDC, à savoir la DGM, la DGDA, l’OCC et le service d’hygiène… », a indiqué le parlementaire.

Des services non apparents visibles à l’œil nu

Et de poursuivre : « Cependant, passant outre ces mesures prises par le chef de l’Etat, le ministère de l’Intérieur avait édicté l’ordre opérationnel qui déploie une multitude d’autres services non apparents, parmi lesquels l’ANR, les FARDC, dont le service de renseignement militaire (DEMIAP) ; la Garde républicaine, la police des frontières…disposant chacun d’un effectif allant de 6 à 25 agents. Au regard de leur activisme auprès des usagers des postes frontières, l’on peut se poser la question de savoir en quoi ces services sont-ils non apparents ? Peut-on considérer des militaires en uniforme et armés, se pavanant dans les aéroports, ports et gares, comme service non apparent ? »

L’auteur de la question orale a démontré que le ministère de l’Intérieur a délibérément enfreint les dispositions de l’article 9 du Code de bonne conduite de l’agent public, en son point 4. Il a estimé qu’au cas où le décret présidentiel méritait une quelconque correction, le ministère de l’Intérieur aurait dû d’abord l’exécuter intégralement, en évaluer ensuite la mise en œuvre, quitte à y proposer, enfin, des corrections, au lieu d’édicter une mesure administrative abrogative.

Claudel-André Lubaya a défini  l’ordre opérationnel comme un ensemble d’instructions données aux troupes ou à un officier pour exécuter une mission ou une opération spécifique… De son avis, outre le président de la République, seuls le chef d’Etat-major général ou le commandant en charge des opérations précises peuvent émettre un ordre opérationnel… même le ministre de la Défense n’est pas habilité à prendre une telle initiative…

Le ministre de l’Intérieur sur la sellette

« L’ordre sous examen porte le numéro 234. Cette numérotation  suppose qu’il y a d’autres ordres qui l’ont précédé. Mais, en dépit de la précision de ma question, les services du ministère n’ont pas été en mesure de produire les ordres similaires portant les numéros antérieurs, ni les matières régies par ces derniers.

C’est la preuve que ce document n’a jamais fait partie des actes du ministère de l’Intérieur, il n’est pas dans ses archives. Même le numéro qui lui est attribué suscite le doute, d’autant plus qu’il ne ressort d’aucune chronologie ! En effet, l’article 93 de la Constitution, en son alinéa 2, dispose que le ministre de l’Intérieur statue par voie d’arrêt. Et non par voie d’ordre opérationnel », a conclu le député.

Par Marcel Tshishiku

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Affaire Mamadou Ndala : mystère autour de l’origine du feu qui a brûlé le véhicule du colonel

 
Le véhicule 4X4 qui transportait le colonel Mamadou Ndala en plein feu non loin de l'aéroport de Beni, le 2 janvier 2014.Le véhicule 4X4 qui transportait le colonel Mamadou Ndala en plein feu non loin de l'aéroport de Beni, le 2 janvier 2014.

Les renseignants militaires qui ont témoigné lundi 6 octobre 2014 au 4e jour du procès sur la mort du colonel Mamadou Ndala affirment tous que le véhicule qui le transportait n’a pas pris feu sur les lieux de l’embuscade qui serait à l’origine de sa mort. Selon eux, la Jeep a roulé ensuite sur au moins un kilomètre. Le colonel Mamadou Ndala, nommé général de brigade à titre posthume, a été tué le 2 janvier dans un attentat à Beni, dans le Nord-Kivu.
Au moins huit renseignants civils et militaires sont passés à la barre lundi.

Les renseignants militaires devaient éclairer la lanterne de la cour sur le lieu de l’embuscade et l’origine du feu qui a brûlé le véhicule qui transportait le colonel Mamadou Ndala.

Leurs dépositions devant la cour avaient un point commun : selon eux, la Jeep n’a pas pris feu sur les lieux de l’embuscade, mais après avoir parcouru au moins un kilomètre.

De leur côté, les renseignants civils, qui travaillaient dans leurs champs tout autour du lieu de l’embuscade, affirme avoir vu des hommes armés en tenue militaire quitter la grande route de l’aéroport de Mavivi et se diriger vers le parc.

Le mystère reste donc toujours entier sur l’origine du feu qui a calciné la jeep du colonel Mamadou.

D’autres témoignages sont attendus dans la suite du procès, dont celui du général Muhindo, commandant des opérations Sukola à Beni, qui devra comparaître ce mardi 7 octobre à titre de renseignant.

Vingt militaires comparaissent devant la Cour opérationnelle du Nord-Kivu dans le cadre de ce procès ouvert mercredi 1er octobre à Beni.

Ces soldats comparaissent pour assassinant, mais aussi pour des infractions de terrorisme, vols des effets militaires et non assistance à personne en danger.

radiookapi.net

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05 octobre 2014

En images: L'accueil de Félix Tshisekedi à Tshimbulu au Kasai Occidental

udps logo

Félix Tshisekedi a été accueilli dans ce coin du Kasai Occidental le samedi 27 septembre avec tous les honneurs dus à son rang. Les images montrent une population appauvrie par la Kabilie, mais qui garde encore l'espoir d'un avenir meilleur. Elles expriment non seulement la communion du fils du Lider Maximo avec la base, mais aussi la volonté de celle-ci de le voir reprendre des mains de son père le flambeau de la lutte pour la conquête du pouvoir. Partout le message du peuple à l'homme coiffé d'un "Munyere" comme son père était le même: Marcher sur les pas de son père. Voici les images.

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04 octobre 2014

Procès mike mukebayi: un faux décelé dénotant la tricherie du parquet

Pa

Mukebayi Nkoso

(KINSHASA)- Une photocopie prétendument certifiée conforme à l’original du journal Rd-Congo News avec des mentions de bas de page présentée par le ministère public comme la signature de l’article supposé imputer méchamment le cardinal Mosengwo a été décelée à l’audience de vendredi dernier par les avocats de Mukebayi comme un faux. Selon la loi, la certification qui vise l’authentification se fait avec un document original. Au regard de la même la loi, le ministère public ne peut plus certifier une photocopie et la présenter, à ce stade, devant le tribunal comme conforme à l’original de lors qu’à l’instruction, il avait déjà initié son action sur base d’une photocopie. La photocopie n’est pas l’original qu’on doit certifier, a condamné Me Gérard Ledi qui a promis des poursuites judiciaires contre la personne qui a monté ce faux document. La défense a conclu à l’acharnement contre l’une des meilleures plumes du pays. Pourquoi veut-on clouer inutilement Mike Mukebayi là où la loi est claire? , s’est interrogé un membre de Journaliste en danger. Autre irrégularité, les noms du directeur de publication et de l’Editeur qui se trouvent généralement au bas de la couverture du journal comme l’exige la loi, ont été montés sur la même photocopie pour démontrer la responsabilité de l’éditeur dans l’article mis en cause. Pour Me Serge Mayamba, l’un des avocats de Mike Mukebayi, la question a été posée au tribunal comment on peut présenter comme authentique un document qui n’est pas original dès le départ. Mike Mukebayi s’est dit non concerner par le document versé dans le dossier de lors qu’il s’agit d’une photocopie montée. A une question du juge, le journaliste a rappelé qu’il lui était difficile de répondre à une préoccupation basée sur un faux. Je vous dis qu’il est poursuivi par un article d’une photocopie mais où le journal original et donc la base de l’instruction est déjà fausse, a déploré Serge Mayamba. D’abord, ajoute-t-il, Mike Mukebayi est poursuivi pour des faits qui relèvent de la responsabilité d’une autre personne. Le tribunal a été interpellé par les avocats de la défense qui ont démontré, preuve à l’appui, que le pénalement responsable, c’est le directeur de publication et non l’éditeur. Pour le cas précis, Mukebayi est victime d’une cabale politique, a conclu Jean Claude Vuemba, un opposant congolais.

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Révision constitutionnelle : Berlin déconseille !

L’Ambassadeur de la République fédérale d’Allemagne, Wolfgang Manig, a prononcé une importante allocution, à l’occasion de la célébration de la Journée de l’unité allemande, hier jeudi 2 octobre. Le diplomate allemand soutient que les autorités doivent respecter l’actuelle  Constitution.   En 2006, rappelle-t-il,  les Congolais ont voté massivement une Constitution qui promettait une démocratie vivante. Au plan économique, Wolfgang Manig annonce, en décembre prochain, l’ouverture des négociations intergouvernementales entre l’Allemagne et la RD.  Congo. Il prévient que l’engagement économique des entreprises européennes dépend d’un cadre politique fiable. Parce qu’on ne peut pas investir dans un environnement en proie à des troubles et à l’instabilité. 
 
Les invités à la 25ème Journée de l’unité allemande ont entendu, de leurs oreilles, un fin diplomate s’exprimer sur des sujets chauds d’actualité. Wolfgang Manig n’a rien laissé au hasard. A commencer par le débat qui anime le microcosme politique congolais, ces derniers temps. C’est-à-dire, la polémique bien nourrie autour de la révision ou non de certaines dispositions de la Constitution. L’Ambassadeur allemand reconnaît, certes,   que tout peuple a le droit à tout moment de réviser sa Constitution ou de s’en donner une nouvelle. Car, précise-t-il, tout pouvoir émane du peuple. Il oppose à cette leçon, vieille comme le monde, que le pouvoir conféré par le peuple doit lui être rendu dans le délai et,  au moment convenu. Wolfgang Manig invite, ainsi, les dirigeants congolais de la vie politique et de la société à ne pas oublier les valeurs que la RD Congo partage avec l’Europe. Des valeurs contenues aussi dans la Charte de l’Union Africaine. C’est ainsi, en passant, que le diplomate allemand s’empresse de voir le jour où la RD Congo ratifierait la Charte africaine de la démocratie, des élections et de la gouvernance. Wolfgang  Manig a beaucoup vanté les mérites de la Constitution de 2006. Une Constitution qui, selon lui, fut  fondée sur des valeurs de l’Etat de droit libéral. Une Constitution qui garantit la liberté de réunion pacifique, le droit d’exprimer son opinion, sans avoir à disparaître dans un cachot comme au temps de la guerre ou de la dictature.
 
Investissements allemands
 
Le ministre allemand des Affaires Etrangères est en route pour Kinshasa. Lors de son séjour congolais, il pourrait procéder à l’réouverture de l’Institut Goethe, institut culturel allemand fermé en 1993. Dans la foulée, sont annoncées des négociations entre Kinshasa et Berlin sur la coopération au développement. L’Allemagne est présente en RD.  Congo. On en veut pour preuves, le nombre combien important d’entreprises allemandes et leurs filiales belges et congolaises à la soirée de l’unité allemande, hier jeudi.
 
L’Allemagne aux côtés de la RD Congo
 
L’Ambassadeur allemand a souligné l’engagement de son pays à ne jamais abandonner le Congo. De la même manière que l’Europe n’avait pas abandonné les Allemands de l’Ex-RDA. Le 9 novembre 1989, les dirigeants de l’Ex-République Démocratique d’Allemagne avaient manipulé les résultats des élections locales. Les habitants de l’Allemagne de l’Est en avaient assez. Ils ont manifesté et le régime s’est effondré, le mur de Berlin démoli. Depuis, il y a la démocratie, des élections libres se tiennent et le droit prime en Allemagne. L’Ambassadeur allemand se souvient de récentes visites, à Berlin, des autorités congolaises, entre autres, le Premier ministre Matata, le ministre de la Fonction Publique et de plusieurs autres officiels. Il se souvient aussi de nombreux visiteurs allemands à Kinshasa. Parmi lesquels, le vice-président du Parlement allemand, le délégué aux droits de l’homme et, pour la première fois, une forte délégation d’hommes d’affaires. Pour finir, il recommande quatre mots pleins de signification : liberté, unité, justice et stabilitéLa Pros. 

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03 octobre 2014

Mamadou Ndala: le ministère public évoque des indices de complicité de la garde du colonel

 

 
Les obsèques du colonel Mamadou Moustafa Ndala au Camp Kokolo. Radio Okapi/Ph. John Bompengo.Les obsèques du colonel Mamadou Moustafa Ndala au Camp Kokolo. Radio Okapi/Ph. John Bompengo.

Le ministère public affirme avoir des indices probables de complicité de la garde du colonel Mamadou Ndala lors de son assassinat, en janvier dernier, dans le territoire de Beni, à 350 Km au Nord de Goma (Nord-Kivu).
Il a fait ses affirmations, jeudi 2 octobre dans la soirée devant la cour, lors du débat avec les avocats des prévenus.
Le ministère public a fondé sa conviction sur les dépositions faites par les prévenus adjudant Safari Banza Mwabo et capitaine Moussa Banza.

Pour le premier, le ministère public a brandi un bulletin de renseignement produit par l’ANR, où l’adjudant Safari, tireur d’arme d’appui fixée sur la jeep de commandement, avait déclaré deux jours avant la mort du colonel Mamadou Ndala que: «Même si nous tombons dans une embuscade, j’enlèverai la tenue et je vais fuir».

Selon le ministère public, le même prévenu aurait été surpris en train de fouiller le corps du colonel juste après l’attaque. Cela suppose, selon le ministère public, que le prévenu aurait été soudoyé.
La double identité contenue dans la fiche de renseignement militaire du deuxième prévenu, Moussa Banza, l’un des plus proches du colonel, a laissé perplexe la cour.

Ce dernier a été envoyé dans une autre jeep, après le colonel Mamadou. Juste après l’attaque, il est rentré à Beni.

«L’hypothèse d’une complicité de ces deux prévenus sera démontrée lors du réquisitoire» a conclu le colonel auditeur.

Arbre qui cache la forêt

La Nouvelle dynamique de la Société civile du Sud Kivu (NDSC) appelle la justice militaire à se mettre du côté de la vérité, pour honorer la mémoire du colonel Mamadou Ndala et autres officiers décédés dans des circonstances non encore élucidées.

Cette structure a ainsi réagi après l’annonce de la mort du sergent Major Ngabo, chauffeur du colonel Mamadou Ndala.

Pour la NDSC, la perte de cet acteur clé du procès est l’arbre qui cache la forêt.

«La mort de ce soldat serait un arbre qui cacherait la forêt parce qu’on se demande à qui profiterait cette mort. Etant donné que le sergent Ngabu était un des piliers parmi les 20 prévenus, ca nous fait de sérieuses inquiétudes quant à l’issue de ce procès», a indiqué le président de la NDSC, Jean Chrysostome Kijana.

Il a par ailleurs appelé les ONG des droits de l’homme à suivre de près le procès sur l’affaire Mamadou Ndala et il promet de saisir d’autres instance judiciaires régionales au cas où il ne serait pas satisfait :

«Si, nous ne sommes pas satisfaits au niveau de cette cour que d’autres mécanismes puissent être mis œuvre afin que les Congolais soient informés des vrais commanditaires de cet assassinat».

Chrysostome Kijana est persuadé que la bonne issue de ce procès serait une bonne manière de mettre fin à l’impunité et de placer la RDC sur la voie de l’Etat des droits.

radiookapi.net

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L’initiative de la MP contre la Constitution très mal vue : L’ONU avertie sur les dangers de la révision

ban ki moon

Dans une lettre adressée à Ban Ki Moon, il est relevé les risques de résurgence des conflits minant la démocratie et de la détérioration des droits de l’homme dont la situation reste préoccupante

L’Association Africaine de défense des droits de l’homme (ASADHO), par l’entremise de son président national, Me Jean- Claude Katende Mukendi, vient d’adresser une lettre au Secrétaire Général des Nations Unies, pour attirer l’attention de ce haut fonctionnaire onusien sur l’initiative de la Majorité Présidentielle au pouvoir à Kinshasa tendant à réviser les dispositions de l’article 220 de la Constitution.

Cet article stipule que (…. le nombre et la durée des mandats du Président de la République…ne peuvent faire l’objet d’aucune révision constitutionnelle).

Pour l’ASADHO, doter le pays d’une nouvelle Constitution pourrait mettre en danger les efforts fournis par les Nations Unies depuis novembre 1999 pour mettre fin à la guerre et créer les conditions d’une paix durable en République Démocratique du Congo.

» Les Nations Unies, particulièrement à travers la MONUC et ensuite la MONUSCO, ayant contribué énormément à mettre fin aux différents conflits armés que le pays a connus depuis 1994 et à créer les conditions nécessaires à l’établissement d’un régime démocratique, il n’est pas acceptable que certains politiciens congolais créent de nouveau des conditions qui pourraient favoriser d’autres conflits socio politiques ou armés par la seule envie de conserver le pouvoir politique à n’importe quel prix « , s’indigne Me Katende.

L’Ongdh pense que les perspectives de la Majorité Présidentielle de réviser les dispositions de l’article 220 de la Constitution ou de doter le pays d’une nouvelle Constitution risqueraient de faire resurgir des conflits qui minent la paix et la démocratie, en aggravant la situation des droits de l’Homme déjà très préoccupante.

Sans être contre le président Joseph Kabila, en tant que personne, l’ASADHO s’oppose à la révision de l’actuelle loi fondamentale et ou à toute initiative tendant à doter le pays d’une nouvelle constitution.

Pour l’ongdh, cette initiative tendant à réviser la Constitution n’est pas justifiée par de motivations démocratiques, mais par la seule envie de certains Congolais de permettre à J. Kabila de conserver le pouvoir, en violation de la Constitution actuelle.

Craintes de l’ASADHO

En 2011, l’actuel locataire du Palais de la Nation ayant obtenu un deuxième mandat présidentiel, à l’issue d’une élection très contestée suite à des fraudes, la majorité des congolais n’accepterait pas qu’il obtienne un troisième mandat en révisant la Constitution, indique l’ASADHO dans sa lettre.

L’ASADHO craint le pire avec les appels de certains partis politiques à faire usage de l’article 64 de la Constitution, dans le cas où la Majorité Présidentielle imposerait la révision des dispositions de l’article 220 de la Constitution relatif à la durée et au nombre de mandat du président de la République ou doterait le pays d’une nouvelle Constitution.

En effet, l’article 64 dispose que  » Tout Congolais a le devoir de faire échec à tout individu ou groupe d’individus qui prend le pouvoir par la force ou qui l’exerce en violation des dispositions de la présente Constitution… « . Cet article consacre  » la résistance populaire  » comme une modalité pour protéger notre Constitution et sauver la démocratie.

Si pareille résistance a lieu, il y a de fortes chances que l’armée et la police nationale puissent réagir avec violence, comme cela a été le cas lors de la contestation des résultats de l’élection présidentielle de 2011. D’où la crainte de l’Association africaine de défense des droits de l’homme de voir le pays sombrer dans le chaos.

Rupture du consensus national

Pour l’ASADHO, toute tentative de réviser l’article 220 de la Constitution pour permettre à J. Kabila de briguer un troisième mandat briserait le consensus ayant conduit à la réunification du pays, à la paix et la mise en place des institutions actuelles.

En l’absence de tout consensus, et parce que la Majorité Présidentielle voudrait décider seule de l’avenir politique du Congo, il y a un sérieux risque que la situation de guerre qui prévalait au pays avant l’Accord global et inclusif vienne encore endeuiller le pays, craint l’ASADHO.

C’est ainsi que cette ong exhorte les Nations Unies à peser de tout leur poids sur les acteurs politiques congolais pour que ce consensus auquel elles (Nations Unies) ont contribué, soit maintenu.

Par Godé Kalonji Mukendi

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Réddition des comptes : les députés découvrent des cadavres dans des placards

Le débat sur la reddition des comptes du budget 2013 à la plénière d’hier jeudi 2014 à l’Assemblée nationale, a fait couler beaucoup de salive et d’encre.

Après les explications fournies par le ministre délégué auprès du Premier ministre, Patrice Kitebi, les députés ont décélé des cadavres dans les placards. Donnant le ton, Jean Lucien Bussa n’est pas allé par le dos de la cuillère dans son intervention pour dénoncer le détournement de 207.000 USD sur 500.000 USD prévus au budget 2013 en faveur de l’opposition politique.

L’élu de Budjala a fustigé l’exécution du budget destiné à l’opposition politique en l’absence des tructures d’engagements.

Qui a engagé ce crédit ? S’est-il interrogé avant d’exiger de l’Assemblée nationale, autorité budgétaire, qu’elle s’assume en sanctionnant individuellement les gestionnaires de ce fonds.

A ce sujet, un autre député, Jean-Claude Vuemba a parlé même d’une plainte que l’opposition devrait déposer pour rentrer dans ses droits.

Le président du MPCR a déploré le fait que la désignation du porte-parole de l’opposition censé gérer ces fonds en faveur de l’opposition, conformément à la loi en matière, a été renvoyée depuis lors aux calendes grecques.

Concernant les autres aspects de cette loi relative à la reddition des comptes présentés par le ministre Kitebi, le député Bussa est revenu à la charge pour démontrer chiffres à l’appui la contradiction entre l’accroissement du revenu national et les recettes publiques qui diminuent entre 2012 (7%) et 2013 (8,5%).

Il a fait état de la baisse de niveau de la pression fiscale de 18% contre 23%, suite à l’inefficience des régies et l’absence de transparence fiscale causée par l’inefficacité des régies financières, la corruption, le détournement et la faible motivation du personnel.

Jean Lucien Bussa a également stigmatisé le manque de crédibilité budgétaire qui se traduit par un grand fossé entre les prévisions et les réalisations évaluées à 2,7 milliards USD, soit 4,6 milliards de dollars réalisés sur une prévision de 7,2 milliards.

Il a fait remarquer l’absence de conformité à la loi des finances dans l’exécution de dépenses effectuées par l’exécutif qui se caracrérise par la non affectation des crédits dans certaines rubriques et certains secteurs, le dépassement des crédits ou la minoration des allocations dans d’aures rubriques, en violation de la loi, sans se référer à l’autorité budgétaire.

Abordant le point relatif aux investissements, Bussa a relevé le faible niveau de prise en compte des investissements publics dans les prévisions comme dans l’exécution du budget.

Le président du CEDER a souligné la dépendance des investissements aux faibles financements extérieurs suite à la faible mobilisation des recettes extérieures dans le budget 2013 de l’ordre de 30%.

Pour tout dire, Jean-Lucien Bussa a affirmé que dans un pays normal, un gouvernement qui exécute un budget à moins de 70%, comme c’est le cas en RDC, devait rendre le tablier. Les autres députés comme Henri Lokondo de la Majorité ont exigé un contrôle rigoureux qui devait aboutir à la sanction, afin que la RDC soit en mesure de mobiliser suffisamment de ressources internes.

Le ministre Kitebi a sollicité 48 heures pour rencontrer les préoccupations pertinentes des députés.

Le président de l’Assemblée nationale a coupé la poire en deux en ne lui accordant que 24 heures, afin de se justifier à la plénière de ce matin.

Sera-t-il la première victime du contrôle-sanction prôné par Aubin Minaku lors de sa dernière descente à la Cour de Comptes ?

« La crainte de la sanction est le début de la bonne gouvernance » a lâché un député de la Majorité sous le sceau de l’anonymat.

Eric WEMBA

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RDC: Lambert Mende confirme la mort de 100 ex-combattants et leurs dépendants à Kota Koli

 
Des ex-combattants, regroupés dans le camp d’entrainement commando de Kotakoli, lors de la visite le 11/09/2014 du chef de la Monusco, Martin Kobler. Radio Okapi/Ph. John BompengoDes ex-combattants, regroupés dans le camp d’entrainement commando de Kotakoli, lors de la visite le 11/09/2014 du chef de la Monusco, Martin Kobler. Radio Okapi/Ph. John Bompengo

Le porte-parole du Gouvernement, Lambert Mende, a reconnu jeudi 2 octobre la mort de plus de cent ex-combattants et leurs dépendants au Centre d’entrainement Commando de Kota Koli à l’Equateur, où ils sont regroupés depuis plus d’une année. Il a en revanche rejeté les affirmations de Human Rights Watch (HRW), selon lesquelles ces personnes seraient mortes de faim suite à une “négligence criminelle” de Kinshasa. Lambert a évoqué plutôt le paludisme, la fièvre typhoïde… 

Sans toutefois contredire le chiffre avancé par HRW, Lambert Mende a affirmé que ces personnes étaient mortes de maladies et non de faim:

Parmi les cents morts, je vous dirais que plus de la moitié est constituée d’enfants, de nourrissons. Est-ce que vous connaissez un pays en Afrique ou une province au Congo où on ne déplore pas beaucoup de morts de nouveau-nés, pour qu’on vienne nous jeter ce chiffre à la figure comme quoi c’est le gouvernement qui tue ces enfants-là?”.

Selon lui, il y a “quelques dizaines de femmes” qui meurent, dont une grande majorité en couche.

Est-ce qu’il y a quelque part au Congo, une communauté ou en Afrique où l’OMS ne parle pas de ces morts de femmes en couche ! Alors pourquoi ça devient quelque chose qui est du fait de la négligence criminelle?”, s’est interrogé Lambert Mende.

Le reste des morts enregistrés à Kota Koli, a-t-il poursuivi, est constitué «d’adultes normaux mais qui sont morts non pas de faim comme ils [les enquêteurs de HRW] ont prétendu. Il y a un certain nombre de gens qui sont morts de malaria, d’autres sont morts de fièvre typhoïde. Je ne sais pas s’il n’y a qu’à Kota Koli qu’on meurt de fièvre typhoïde».

 
Des ex-combattants, regroupés dans le camp d’entrainement commando de Kotakoli, lors de la visite le 11/09/2014 du chef de la Monusco, Martin Kobler. Radio Okapi/Ph. John Bompengo
Une femme ex-combattante et son enfant, dans le camp d’entrainement commando de Kotakoli, lors de la visite le 11/09/2014 du chef de la Monusco, Martin Kobler. Radio Okapi/Ph. John Bompengo
Des ex-combattants, regroupés dans le camp d’entrainement commando de Kotakoli, lors de la visite le 11/09/2014 du chef de la Monusco, Martin Kobler. Radio Okapi/Ph. John Bompengo
Des ex-combattants, regroupés dans le camp d’entrainement commando de Kotakoli, lors de la visite le 11/09/2014 du chef de la Monusco, Martin Kobler. Radio Okapi/Ph. John Bompengo

Dans un communiqué publié mercredi 1er octobre à Kinshasa, Human Rights Watch indique que plus de cent personnes parmi les combattants démobilisés, leurs femmes et leurs enfants sont morts de faim et de maladies dans ce centre. L’ONG accuse le gouvernement congolais d’avoir négligé de leur fournir la nourriture et les soins de santé appropriés.

Citant ces ex-combattants, Ida Sawyer, chercheuse de Human Rights Watch sur la RDC, affirme qu’ils n’ont reçu des provisions de nourritures du gouvernement pendant leurs premiers trois mois dans ce centre.

Cette provision se serait épuisée à la fin de l’année 2013. Pendant les 9 mois qui ont suivi, le gouvernement n’aurait envoyé que «des quantités minimales de nourritures et de médicaments».

En septembre 2013, selon l’ONG, 941 combattants de plusieurs groupes armés qui se s’étaient rendus et plusieurs centaines de membres de leurs familles avaient été déplacés du Nord et du Sud-Kivu  jusqu’au camp de Kota Koli.

radiookapi.net

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