26 janvier 2012

Mbuji-Mayi : Le Gouverneur Ngoyi Kasanji caillassé

*Le Gouverneur Alphonse Ngoyi Kasanji a été caillassé hier dans l’enceinte de l’Université officielle de Mbuji-Mayi, pendant qu’il se rendait compte de l’avancement des travaux de construction d’un bâtiment. *Selon le correspondant de la Rtg@ dans la ville diamantifère, la raison de cet acte des étudiants n’est pas connue, même s’il s’agit d’un sentiment de mécontentement d’un peuple face à des gens qui ont joué un rôle néfaste dans la modification des résultats des législatives du 28 novembre 2011. *Du côté du gouvernement provincial, le conseil de sécurité s’est immédiatement réuni dans la journée d’hier, surtout que les étudiants menaçaient de démolir tous les bâtiments construits par le Gouverneur. Geste qui ne se justifie pas dans la mesure où les infrastructures n’appartiennent pas au Gouverneur, mais à toute la population du Kasaï-Oriental.

L’Université officielle de Mbuji-Mayi située dans le quartier Kanshi, commune de Mbuji-Mayi a connu une chaude ambiance hier mercredi 25 janvier 2012. En effet, le Gouverneur de cette province, Alphonse Ngoyi Kasanji qui effectuait une visite des chantiers dans la ville diamantifère a été la cible des jets des pierres lancés par des étudiants en colère. En réalité, le Gouverneur était à l’Université pour se rendre compte de l’état d’avancement des travaux de construction d’un bâtiment abritant trois auditoires. C’est quand il voulait quitter le site universitaire qu’il a été pris à partie par quelques étudiants qui ont commencé à lui jeter des pierres, provoquant de ce fait une confusion générale. Au vu de cette situation, les éléments de la garde rapprochée du Gouverneur ont réagi, en tirant plusieurs coups de balles en l’air, pour dégager le passage. Cet affrontement entre policiers et étudiants a fait plusieurs blessés, dont certains sont internés à l’hôpital Bon Berger. Interrogés par notre source, les étudiants parlent d’une dizaine de leurs camarades arrêtés dans les échauffourées. Et le campus était infréquentable.

Entre temps, du côté du Gouvernement provincial, le conseil de sécurité s’est immédiatement réuni dans la journée pour débattre de la question. Surtout que les étudiants menaçaient de démolir tous les bâtiments construits par le Gouverneur Ngoyi Kasanji. Même si pour l’instant, on ne connaît pas pourquoi les étudiants ne voulaient pas de leur Gouverneur dans le site universitaire.

La tricherie

Même si jusque-là l’on ne sait pas pour quelles raisons les étudiants ont jeté les pierres au Gouverneur Ngoyi Kasanji, les fidèles lecteurs du journal l’Avenir se rendront vite compte qu’on a eu dénoncer le comportement de certains ténors de la Majorité qui ont joué un rôle néfaste afin de modifier les résultats des législatives du 28 novembre 2011. A l’occasion, l’Avenir avait indiqué que ce travail de sape avait pour objectif non seulement de pousser le président de la CENI à la faute, en violant notamment les dispositions de la loi électorale en son article 68 sur l’affichage et la publication des résultats, mais aussi à lui faire porter seul, malgré lui, le chapeau de la tricherie. C’est qui est inadmissible.

Car selon nos sources, certains ténors de la Majorité présidentielle et de l’Opposition ont usé de chantage pour inscrire des personnes qui n’ont pas été élues sur les listes. Et pour arriver à cette sale besogne, il y a eu des réunions dont l’objectif était d’inscrire les noms de ceux qui n’étaient pas élus sur les listes. Et ce, en oubliant que tous ceux qui assistaient à ladite réunion ne partageaient pas la même opinion. Voilà qui a conduit à la fuite d’’information. L’affaire a donc été ébruitée et finalement connue même par ceux qui n’étaient pas dans la messe noire dite devant des membres émettant comme toujours des sons discordants.

Au-delà de cette réunion, personne ne pouvait oublier que des pressions ont été exercées et continuent à l’être à l’endroit des secrétaires exécutifs provinciaux et même sur les responsables provinciaux des CLCR par des leaders des partis politiques biens déterminés pour écarter ceux qui ont été réellement élus ? Sans oublier, les missions confiées par les ténors sus mentionnés aux gouverneurs de provinces. Dans ces circonstances, le risque était celui d’avoir des députés nommés par les responsables des CLCR, sur base de quotas et partage de gâteau, de mèche avec certains secrétaires exécutifs provinciaux, avec la complicité de certains gouverneurs et sur ordre de certains ténors de la MP. Même au sein de cette Majorité, beaucoup de partis-membres se plaignent et sont en train d’être torturés, voire humiliés par certains ténors qui se croient plus puissants. Ils subissent donc l’instrumentalisation d’un groupe de gens dans la Majorité.

Le mécontentement

Nonobstant tout ce qui vient d’être dit, lorsqu’on sait comment les élections se sont déroulées en Rd Congo, on est tenté de dire que le geste des étudiants est justifié par un sentiment de mécontentement général qui règne au sein de la population de cette ville. Et ce sentiment est consécutif aux dernières irrégularités qui ont émaillé les élections législative du 28 novembre 2011 et dont les observateurs, les partis politiques de la Majorité et de l’Opposition et l’Eglise catholique ont fait état.

Selon d’autres sources, les étudiants accusent le Gouverneur de province d’avoir tenu des propos désobligeants sur une chaîne de radio de la place. Et les étudiants ont voulu, à travers ce geste, se venger. Pour l’instant, on craint que l’Université ne soit fermée au préjudice de tout un peuple. En plus, il ne faut pas oublier que Mbuji-Mayi demeure le bastion par excellence de l’UDPS qui garde un mauvais souvenir de l’organisation des élections de l’année dernière. Et la population serait en train de chercher des boucs émissaires. Et pourtant, cette visite du Gouverneur a été préparée par ses services, dans l’objectif pour le Gouverneur de permettre aux étudiants de travailler dans des conditions acceptables.

Les hommes passent, mais les institutions restent

Au sujet des étudiants qui ont menacé de démolir tous les bâtiments construits par Ngoyi Kasanji, C’est le moment pour nous de fustiger la destruction tant des infrastructures que du matériel de travail tant à Kinshasa qu’à Mbuji-Mayi. Et s’il arrivait que Ngoyi Kasanji parte aujourd’hui, il n’amènera jamais avec lui toutes les infrastructures construites dans le cadre des cinq chantiers de la République, parce qu’ils appartiennent au patrimoine commun de tous les Congolais.

En plus, même en pleine politique d’apartheid et lorsque les combattants de l’ANC en Afrique du Sud étaient encore dans le maquis, un mot d’ordre avait été donné pour qu’ils ne s’attaquent pas aux infrastructures du pays. Cela, parce que les hommes passent mais les institutions restent. Les acteurs politiques de tous bords, de même que les étudiants devront privilégier le débat d’idées, le seul capable d’apporte un plus dans la gestion de la cité. Parce que la violence appelle toujours la violence.

L’Avenir

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Premier poème

C'est en parcourant ma rubrique "commentaires" que je suis tombé sur ce poème magnifique de notre frère José Tshisungu, un ancien du collège Bandayi. Comme beaucoup de gens ne s'intéressent pas aux commentaires, je me suis dit qu'il serait mieux que je le partage avec vous dans la rubrique "Poésie". 
 
José, personnellement, tes vers ont fait vibrer tout mon être. Je me suis rappelé de ce beau temps passé, perdu à tout jamais. Un poème de haut calibre où s'exprime la découverte des premières sensations d'une passion effrénée, sublime mais interdite. Il me rappelle aussi un meilleur ami à moi qui se reconnaîtra s'il lit ces lignes. Un jour que nous étions allés à l'aéroport attendre Sese Seko wa Mabanza, il préféra rentrer à pied de Kananga II en ville avec sa "nana", et ce malgré la pluie qui s'était abattue sur la ville. Lorsque nous les avons dépassés avec le bus de Kantu Mobe, ils avançaient entre-lacés comme deux tourtereaux, tous les deux trempés jusqu'aux os,mais heureux! . ..."Rends-moi la sueur mêlée de nos étreintes vespérales. Que triomphe l'amour!".C'est tout simplement merveilleux.
 
Chers amis, je vous laisse découvrir ce poème.

 

Lorsque la brise de la saison sèche
Fait frémir les jacarandas
Ils bruissent sans répit
Eka, ma chérie
Regarde l'ombre de cette branche frêle
Danser sous nos pieds aussi chauds
Que nos coeurs d'adolescents
Regarde
Nos beaux yeux se croisent
Nos beaux âges s'apparient
Rends-moi
La sueur mêlée de nos étreintes vespérales
Que triomphe l'amour!

Envoyé au journal Allô Collège, le Rév. Père Willifried Vanen Avenne s'opposa à sa publication. Je fus convoqué au Couvent, réprimandé et sommé de révéler l'identité de mademoiselle Eka, qui était un nom fictif. L'atteinte à la liberté d'expression ne date pas d'aujourd'hui.
Octobre 1973
(5e Littéraire)

Posté par José Tshisungu, 24 janvier 2012 à 17:55

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25 janvier 2012

INSECURITE A L’EST DE LA RDC - Près de 100.000 civils abandonnent leur foyer à l’Est de la RDC




La partie Est de la RDC traverse une période d’insécurité très préoccupante provoquée par les groupes armés entre autres, les FDLR, les LRA et les groupes de défense locaux dans l’Est de la République. Selon un communiqué du Haut commissariat des Nations Unies pour les réfugiés (HCR), un regain de violence impliquant ces groupes armés a forcé plus de 100.000 civils à quitter leurs foyers depuis fin novembre 2011. Le chef de la MONUSCO souhaite mettre fin à la menace des FDLR.

Haut commissariat des Nations Unies pour les réfugiés (HCR) a indiqué que ces déplacés fuient les violences dans cette région orientale de la RDC depuis la présidentielle contestée du 28 novembre 2011. «Le regain de violence, impliquant des troupes du gouvernement, les forces des FDLR et des groupes de défense locaux, dans la région orientale a obligé plus de 100.000 civils à abandonner leur foyer depuis novembre dernier», a déclaré un porte-parole du HCR, Adrian Edwards, lors d’un point presse. Il a expliqué que les experts onusiens ne pouvaient pas se rendre dans tous les endroits où se trouvaient les déplacés pour des raisons de sécurité. Vu que cette situation persiste, Roger Meece, chef de la Mission de l’ONU en RDC (MONUSCO), a souligné l’importance de mettre fin, le plus rapidement possible, à la menace des FDLR. C’était lors d’un entretien qu’il a eu avec Marcelin Shisambo, gouverneur de la province du Sud-Kivu, sur la situation sécuritaire dans cette province. Roger Meece qui estime que, les forces conjointes MONUSCO-Forces Armée de la RDC (FARDC) doivent continuer leurs efforts afin d’éliminer la menace que constituent les FDLR, s’est dit préoccupé par la situation sécuritaire dans le territoire de Shabunda, dans la province du Sud-Kivu et par les conséquences de ces violences sur la protection des civils piégés dans les combats. «Nous sommes très inquiets des conséquences de cette violence», a-t-il ajouté, précisant que rien ne permettait d’affirmer que ces personnes avaient pu retourner chez elles. La majorité des déplacés vivent dans des familles d’accueil, dans des campements de fortune bondés, ou dans des écoles occupées, selon le HCR qui a envoyé sur place une équipe d’experts pour évaluer leurs besoins. Ces attaques dans le territoire de Shabunda ont conduit 70.000 personnes à quitter leurs maisons. Certains des déplacés ont expliqué au HCR qu’ils étaient victimes de «travail foré, de harcèlement et qu’ils avaient subi des violences».

Les zones touchées
Le HCR estime ainsi que quelque 35.000 personnes ont été déplacées au Nord-Kivu lors d’affrontements entre des groupes de milices sur les territoires de Walikale et de Masisi, des violences durant lesquelles 22 personnes ont été tuées et un nombre indéterminé de femmes ont été violées. Le HCR a fait savoir que ses employés, présents dans les zones touchées, ont trouvé plusieurs villages vides et brûlés, ainsi que des centres de santé pillés.
A Walowa Yungu, par exemple, 14 villages sur 18 dans la zone ont été quasiment désertés par leurs habitants. Les déplacés cherchent refuge dans la province du Sud Kivu mais certains se seraient également déplacés vers les provinces voisines de Maniema et Katanga. Avant les attaques actuelles, 1.119.597 personnes étaient déjà déracinées du fait des années de violences armées dans les deux Kivus, a rappelé le communiqué du HCR. La réélection contestée du président Joseph Kabila en novembre dernier a provoqué des tensions et des violences. La crise électorale se prolonge à travers les législatives, qui font elles aussi l’objet de nombreuses contestations.
                                                                                                      Patrick Delos

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Déclaration de biens conformément à la Loi suprême - L’article 19 de la Constitution violé



Joseph Kabila s’est soumis à cet exercice au-delà du délai constitutionnel, alors qu’aucun membre du gouvernement, arrivé fin mandat, n’a déclaré son patrimoine à la Cour Suprême de Justice. Le président de la République, Joseph Kabila, selon le ministre de la Justice et des Droits humains, a déposé sa déclaration de patrimoine à la Cour Suprême de Justice, lundi 23 janvier 2012, conformément à l’article 99 de la Constitution.
Pourtant, le même article de la Constitution dispose que cette déclaration doit être déposée trente jours après la prestation de serment.
Or, celle-ci a eu lieu le 20 décembre 2011 à la cité de l’Union africaine. Le mois de décembre comptant 31 jours, Kabila s’est soumis à cet exercice avec quatre jours de retard, soit le 23 janvier dernier. Par conséquent, toujours selon cette disposition constitutionnelle, l’auteur d’une telle violation est réputé “ démissionnaire “.
En plus, Luzolo Bambi est resté muet sur la transmission de ce document à l’administration fiscale (DGI).
Le fameux article 99 poursuit que même les membres du gouvernement doivent déposer eux aussi la déclaration de leurs avoirs, à leur entrée en fonction comme à la fin du mandat. Malheureusement, beaucoup de ministres n’ont pas respecté cet article au début de leur mandat, selon des sources. Aujourd’hui qu’ils sont à la porte de sortie, personne non plus n’a fait la déclaration de ses avoirs.
La justice, si elle existe effectivement en République démocratique du Congo, doit se saisir de ce dossier qui transpire l’enrichissement illicite.
Car, comme l’Assemblée nationale l’a d’ailleurs dénoncé en son temps, plusieurs ministres vivent au-delà de leurs moyens.
Certains ont acquis excessivement des biens sans une explication claire sur leur origine, d’autres ont mystérieusement construit des immeubles à travers quasiment toutes les communes de la ville de Kinshasa, voire à l’intérieur du pays. Des dirigeants extrêmement riches vivant avec une population pauvre.
Ils doivent expliquer par quel mécanisme ils se sont très vite enrichis pendant que l’Etat congolais est lui-même incapable de s’acheter des avions pour les Lignes aériennes congolaises (LAC), de s’offrir des bus pour le transport en commun de la population, ou de répondre aux besoins sociaux de base de ceux-là même qui élisent leurs dirigeants.
C’est ici que l’Opposition doit saisir la balle au bond pour tirer la sonnette d’alarme face à cette énième violation de la loi des lois, promulguée le 28 février 2006 après avoir été soumise au référendum populaire.
                                                                                                LEFILS MATADY

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La tablette numérique venue d’Afrique

Raphaël Meulders

tablette numériqueVendue à bas prix, dès la fin de ce mois, la “Way-C” est la première tablette conçue sur le continent noir. Selon son concepteur congolais (Brazzaville), elle devrait bientôt débarquer en Belgique.

C’est l’une des (bonnes) surprises à laquelle Vérone Mankou, 25 ans, concepteur de la “première tablette numérique africaine”, ne s’attendait pas du tout. Alors que son modèle était destiné à l’Afrique, voici que la moitié des 7 500 réservations en ligne proviennent… d’Europe. Dont une bonne partie de Belgique. “Mais pour votre pays, nous cherchons encore des distributeurs “, nous explique, via courriel, M. Mankou.

Malgré l’absence totale de promotion et d’action marketing vers le Vieux continent, la “Way-C” de la société VMK devrait donc prochainement arriver en Europe.

Mais cette tablette – que son concepteur présente comme la tablette “la moins chère du marché, du moins si l’on se base sur le rapport qualité/prix” – sera d’abord commercialisée, dès la fin janvier, au Congo- Brazzaville, patrie de M. Mankou. Son prix ? 150 000 francs CFA, soit environ 230 euros, pour une tablette tactile de 7 pouces et de 4 Gigas de mémoire, fonctionnant avec Android et disposant de la plupart des atouts de ses concurrentes. Le 3G en moins.

“La version actuelle n’est que Wifi, mais nous lancerons bientôt un modèle 3G, légèrement plus coûteux.” La “Way-C” a été présentée officiellement à l’ouverture du “Sommet sur les technologies Internet” de Brazzaville en septembre dernier devant plusieurs experts mondiaux.

Et quand on évoque le fait que cette tablette n’est pas vraiment africaine puisqu’elle est assemblée en Chine, à Shenzen, Vérone Mankou s’énerve (un peu). “En quoi l’Ipad serait une tablette américaine alors qu’il est aussi fabriqué en Chine ? Près de 90 % des tablettes sur le marché sont assemblés en Chine. La nôtre est africaine dans son design et sa conception.”

D’ailleurs, l’idée de l’ingénieur est, dans un second temps, de mettre au point une tablette “entièrement congolaise”. “Nous sommes actuellement en train de chercher des investisseurs pour créer une ligne d’assemblage au Congo. Cela nous permettrait de diminuer nos coûts, tant au niveau des transports que des taxes d’importation, pousuit le directeur général de VMK. Notre partenaire chinois a promis de nous aider à former notre personnel”

L’histoire de la tablette de VMK – dont la commercialisation a été plusieurs fois retardée – ressemble à celle du parcours du combattant. Le projet n’est pas neuf. Ainsi, M. Mankou explique que l’idée de cette tablette lui est venue dès la sortie, en 2007, de l’Iphone d’Apple. “A l’époque, je travaillais pour un fournisseur d’accès Internet à Brazzaville, explique-t-il. Nous planchions sur une solution pour donner davantage d’accès à Internet et à bas prix à la population congolaise. Quand j’ai vu le projet de Steve Jobs, j’ai eu comme une révélation. Je me suis dit qu’un gros Iphone bon marché, une tablette tactile, pouvait être la solution à ce casse-tête qui nous préoccupait.

En 2009, le jeune Congolais décide de voler de ses propres ailes et fonde son entreprise, VMK. “Dès cette époque, j’avais tout ce qu’il fallait, techniquement, pour lancer ma tablette, poursuit M. Mankou. Mais il me manquait les moyens financiers et j’ai donc laissé tomber”.

Faute de pouvoir lancer son projet, VMK se spécialise dans la communication Internet. Mais l’idée trotte encore et toujours dans la tête de Vérone Mankou, qui frappe à toutes les portes pour trouver des investisseurs. “Beaucoup de banques ont refusé poliment. Ici, elles ne croient pas trop en l’innovation, mais nous avons eu la chance d’être soutenus par l’Etat congolais qui a vu le potentiel de notre projet.” Notamment en matière d’éducation : un modèle allégé de la tablette, avec un microprocesseur moins puissant et un disque dur de 2 Gigas sera ainsi proposé dans différentes écoles congolaises, à moindre prix (100 000 CFA).

Bien qu’il lorgne vers les marchés européens, le directeur général de VMK croit plus que jamais au sursaut technologique africain.

Vous savez, sur le plan technologique, le marché occidental arrive à saturation. Les indicateurs nous le prouvent, la croissance des ventes des fabricants n’est plus aussi importante qu’auparavant, explique l’ingénieur. Dans les cinq années qui viennent, les marchés asiatiques et de l’Amérique latine le seront aussi. Sur la carte, il ne reste donc plus que l’Afrique où il y a tant à faire. Le potentiel est bien là, et est palpable. C’est un fait !”

La société VMK lancera d’ailleurs un smartphone en juin prochain

lalibre.be

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24 janvier 2012

Des preuves abondent sur la fraude de Lumanu

Adolphe Lumanu a volé des voix à Kabinda, dans le Kasaï Oriental. Le RENOSEC le dénonce dans un rapport sur l'observation des élections législatives, publié le 15 janvier, au salon Lubumbashi, du Grand Hôtel Kinshasa. «… Alors que le PV d'origine attribuait 122 voix au candidat Munkokole et 36 voix au candidat Lumanu, une autre fiche trafiquée attribue 22 voix à Munkokole et 196 voix à Lumanu.

De la même manière, le PV su du BVD 17844 H attribuait 80 voix au candidat Munkokole, mais le PV présenté au CLCR de lui donnait que 25 voix. Malgré cela, les procès-verbaux frauduleux ont été validés», accuse le Réseau national pour l'observation et la surveillance des élections au Congo. Les résultats des législatives à Kabinda ont suscité tellement des controverses que le vice-président de la CENI, Jacques Djoli, avait demandé un recomptage de voix, au niveau de la compilation à Mbuji-Mayi. Le recomptage entrepris a été arrêté 24 heures plus tard. Sur ordre de la hiérarchie, selon des agents de la CENI. Un ordre inconnu de Djoli. Recoupement fait, l'ordre provenait des autorités politiques, autrement dit de Kinshasa où Lumanu siège au gouvernement comme vice-Premier ministre en charge de l'Intérieur et de la Décentralisation. Sur la fraude électorale à Kabinda imputée à Lumanu et autres candidats de la majorité comme Alain Lubamba, des témoins des candidats avaient déjà le chef d'antenne de la CENI. «Les résultats de la compilation à notre possession témoignent que le PPRD dans son ensemble n'a même pas atteint 20.000 voix exprimées. Cette situation nous avait été révélée par le président du CLCR en la personne de Ferdinand Akata Okitokoto dans la salle de compilation; à la question de savoir si les témoins pouvaient accéder à la salle saisie pour comparer les résultats sur fichier, sa réponse a été : je ne peux pas le faire parce que j'ai reçu les instructions de Kinshasa qui m'obligent de ne pas céder», écrivent les témoins au chef d'antenne. Les preuves de la fraude électorale dans le chef de Lumanu s'établissent avec clarté lorsqu'on compare les résultats de la compilation aux chiffres repris sur les PV des bureaux de vote. Dans un bureau de vote, le PV renseigne 36 voix Lumanu. A la compilation, le chiffre 2 a ajouté pour 236 voix. Ces sont abondants. Les adversaires de Lumanu n'attendent que le procès devant la Cour suprême de justice pour les exhiber.

                                                                                                  PAUL MULAND

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Boshab veut envoyer Kabila à la Haye

Evariste Boshab est entrain de couler le bateau Kabila. Le secrétaire général du PPRD (parti du peuple pour reconstruction et la démocratie) et président de l'Assemblée nationale continue à créer des scandales à Kinshasa comme à l'intérieur du pays. A Kinshasa, l'homme vient de mettre en place une cellule pour contrer les stratégies Monsengwo. Stratégies qui militent pour le rétablissement de la légalité et la légitimité en R-dCongo.

Selon des sources proches de la cellule mise en place par Boshab, il sera question d'infiltrer des jeunes sportifs à travers les 150 paroisses catholique que compte la ville de Kinshasa pour que ceux-ci au retour filent des informations à la cellule. Au moment opportun, se constituer en barrière des actions pacifiques que Monsengwo pense mener. Le pire est donc à craindre que ces jeunes sportifs recrutés par le trublion Déo Indulu, fassent pire que pendant la période de la campagne électorale. Empêcher aux chrétiens d'entreprendre une quelconque action, signifierait qu'il ait des pertes en vies humaines. La responsabilité, c'est Joseph Kabila qui va en répondre. La démarche de Boshab risque d'envoyer un jour Kabila à La Haye. A l'intérieur du pays, c'est encore pire. Evariste Boshab se fait passer pour Ngoy Mulunda Nyanga, président de la Commission électorale nationale indépendante (CENI). Ce qu'il a fait à Mbuji-Mayi, au Kasaï Occidental, après le passage de Jacques Djoli, vice président de cette institution d'appui à la démocratie à Mbuji-Mayi pour se rendre compte de toutes les irrégularités dénoncées même par quelques partis de la famille politiqué de Kabila, Ngoy Kasandji, gouverneur du Kasaï Occidental, a interrompu brutalement le recomptage des voix aux CLCR de Kabinda et de Tshilenge sous prétexte qu'il aurait reçu des ordres de Kinshasa. Les ordres de Kinshasa, c'est Evariste Boshab qui les dicte. Les deux circonscriptions pré citées (Kabinda et Tshilenge), sont mises en cause. Les animateurs de ces deux circonscriptions sont accusés de fraude pour le compte des candidats de la majorité. A Kabinda, c'est connu, Adolphe Lumanu, vice premier ministre en charge de l'Intérieur et de la Décentralisation tient mordicus à passer député. Sur cette liste, s'ajoute aussi le colistier de ce dernier, c'est l'ex vice ministre de Budget, Alain Lubamba. A Tshilenge, le gouverneur du Kasaï Occidental veut peser de tout son poids pour faire passer son jeune frère. A cette allure où la CENI reçoit des flèches de partout, la R-dCongo risque d'avoir un assemblage plutôt qu'une Assemblée.

Certains n'hésitent pas à le dire haut et fort que le peuple r-dcongolais est condamné à avoir une Assemblée des nommés et non des élus. Et d'ajouter que les Institutions issues de la CENI vont peiner à avoir une légitimité internationale, parce que sur le plan interne, le boycott est là. Pas plus tard que dimanche, les observateurs nationaux venaient de s'ajouter sur la liste des contestataires. Boshab qui tient à avoir le pouvoir pour le pouvoir, est entrain d'emmener le pays au suicide. C'est dans cette optique que des acteurs politiques même au sein de la majorité s'inquiètent du silence de l'autorité morale de la majorité, Joseph Kabila. Dans le même sens, certaines voix s'élèvent au sein de la majorité et de l'opposition pour avertir le président de la CENI de n'est pas faire passer les mêmes erreurs pour les résultats des législatives à Kinshasa dont la proclamation est fixée au 26 janvier.

Ici, à laisser entendre un membre de l'opposition, chacun a ses procès ver baux. «A l'intérieur du pays, le manque des procès verbaux a permis à Mulunda de nom mer des députés, mais il n'en sera pas question à Kinshasa», a avertit ce membre de l'opposition.

                                                                                                               ERIC MASIMO

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Vidéo: Marche des enfants contre le hold up électoral de Kabila

C'était à Paris le samedi, 21 janvier 2012. Suivez!


PARIS. MARCHE DES ENFANTS CONTRE LE HOLD-UP ELECTORAL DE KABILA vr

LK

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LA LISTE DE TOUS LES RWANDAIS QUI DIRIGE NOYTRE ARMEE

01 Général Jean BIVEGETE Auditeur Général de l’armée (Haut
magistrat militaire)
02 Général MASUNZU Cmd Adjoint 10ème Région militaire/Bukavu
03 Général MALICK KIJEGE Inspecteur
Général de l’Armée (ex. G4-EMG) FARDC/KINSHASA
04 Général OBED RWIBASIRA Cmd 5ème Région militaire à Kananga/Kasaï-
Occidental
05 Général MUSTAPHA MUKIZA Cmd Base militaire de KITONA (Bas-kongo)
06 Général Charles BISENGIMANA
Inspecteur Général Adjoint De La Police Nationale/Kinshasa
07 Général JEROME GAGAKWAVU EMG/FARDC-Kinshasa
08 Général
BOSCO NTAGANDA Chef d’Etat Major Général De Laurent NKUNDA
09 Général Laurent NKUNDA En rébellion contre la République
dans le Nord-Kivu
10 Colonel BONANE Cmd 4ème Brigade Ituri
11 Colonel MAKENGA SULTANI Cmd BRAVO/Nord-Kivu
12 Colonel
KAMANZI François
13 Colonel MUNYARU GERERO Françoise Cmd de la Police de l’enfance/Nord-Kivu
14 Colonel MUHINDO
François Cmd de la Brigade Delta à Kichanga/Masisi
15 Colonel François ZERO BRAVO EMG-Armée mixée de NKUNDA, (81ème
Brigade FARDC)
16 Colonel MUTEBUTSI Jules En exil au Rwanda après la rébellion de Bukavu, Juin 2004
17 Colonel
RORIMBERE Dispo/EMG-FARDC
18 Colonel GISHONDO ELIE Dispo/EMG-FARDC
19 Colonel PADIRI Jonas Cmd Brigade EQUO à Kimoka-
Sake/Nord-Kivu
20 Colonel BOLINGO MATANE 10ème Région Militaire/ Bukavu

21 Colonel BIRORI Benjamin Conseiller Militaire/Ruberwa (En Formation En Chine)
22 Colonel BOSOGO Venant Dispo/EMG-
FARDC (en rébellion au Sud Kivu : G47)
23 Colonel WILSON Cmd adjoint de la brigade ALPHA à NYANZALE-MWESE
24 Lt Colonel
MUNYAKAZI EMG-Armée Mixée de NKUNDA (83ème Brigade FARDC)
25 Lt Colonel Claude MUCHO ½ Cmd brigade Charly à
Mushaki/Masisi
26 Lt Colonel INNOCENT Ex ½ G4 AFDL/RCD aujourd’hui G4 E.M-Armée mixée de NKUNDA
27 Lt Colonel KABUNDI ½
Cmd brigade EQUO à KIKOMA SAKE/Nord-Kivu
28 Lt Colonel BISAMAZA ½ Cmd brigade BRAVO/RUTSHURU au Nord-Kivu
29 Lt Colonel
NIYIBIZI Cmd du Br. de la Brigade EQUO/Nord

congocitizen

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Sud-Kivu : le chef de la Monusco Roger Meece et le gouverneur Cishambo essuient un jet de pierres de la population exaspérée

Le président de la société civile de Shabunda a présenté, au nom de la population de ce territoire, des excuses  au représentant spécial du secrétaire général des Nations unies en RDC, M. Roger Meece, victime des jets de pierres lors de son dernier passage au chef -lieu de ce territoire.

M. Roger Meece, rappelle-t-on, avait été la cible d’une population en colère alors qu’il était de passage dans ce territoire, en compagnie du  gouverneur du Sud-Kivu Marcellin Chishambo Ruhoya et de M. Pierre Lumbi, conseiller du Chef de l’Etat. La population manifestait ainsi son raz-le bol face à l’insécurité entretenue dans le territoire de Shabunda par les FDLR, estimant que la Monusco, censée collaborer avec les FARDC dans la traque de ces rebelles Hutu rwandais, était « complaisante » du fait que tout se passait, selon elle, « sous sa barbe ».

Le représentant spécial du secrétaire général des Nations unies se dit cependant préoccupé par la situation sécuritaire dans ce territoire. Il a affirmé à l’issue d’un entretien avec le gouverneur Marcellin Cishambo   que les forces conjointes Monusco-FARDC doivent continuer à conjuguer des efforts afin d’éliminer la menace que constituent les FDLR. Pour Roger Meece, il est important d’y mettre fin le plus rapidement possible.

Shabunda , territoire du Sud- Kivu frontalier à la province du Maniema, est actuellement en proie à plusieurs attaques des FDLR.
La dernière en date est celle survenue les 2 et 3 janvier 2012 dont le bilan macabre s’élève à  plus d’une quarantaine de morts parmi les populations civiles, rappelle-t-on.


Bukavu, 23/01/2012 (ACP)

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