07 janvier 2012

POUR LE RETABLISSEMENT IMMEDIAT ET SANS CONDITION DU SIGNAL DE LA RFI

La Voix des Sans Voix pour les droits de l’homme(VSV) dénonce avec la plus grande fermeté la coupure, depuis samedi 31 décembre2011, du signal de la Radio France Internationale (RFI) sur ordre du ministre de la communication et des médias de la RDCongo , monsieur Lambert Mende Omalanga foulant ainsi aux pieds, une fois de plus, la liberté de la presse ainsi que le droit à la liberté d’expression et le droit à l’information des populations congolaises et de toutes celles et tous ceux qui vivent en République Démocratique du Congo.

En effet, cette énième coupure du signal de la RFI prouve à suffisance les menaces que font peser les autorités congolaises sur la liberté de la presse, d’expression et d’opinion en s’évertuant à torpiller à souhait la fragile démocratie congolaise sous de nombreux et fallacieux prétextes n’ayant pour seul et unique objectif que de faire véhiculer la pensée unique et les thèses qui encensent les dirigeants du pays à longueur des journées comme le fait la chaîne nationale, la Radio Télévision Nationale Congolaise ( RTNC). Sur cette chaîne nationale,  certains cadres et partisans de la Majorité Présidentielle (MP) s’en prennent à quiconque exerce son droit à la liberté d’expression, et ce, en violation de l’article 9 de la Charte Africaine des Droits de l’Homme et des Peuples, de l’article 19 du Pacte International relatif aux droits civils et politiques ainsi que l’article 23 de la Constitution de la RDCongo.

D’aucuns s’interrogent sur la motivation réelle de fameuses mesures conservatoires intempestives souvent prises en amont par le ministre de la communication et des médias ignorant même l’existence du Conseil Supérieur de l’Audiovisuel et de la Communication (CSAC), seul organe de régulation des médias auquel il s’est, à maintes reprises, substitué.

Si le ministre Lambert Mende croit que le CSAC est devenu un des services de son ministère et que les animateurs du CSAC sont toujours incapables de le rappeler à l’ordre en refusant d’avaliser des mesures conservatoires frappant les organes de la presse ou ses animateurs, alors le CSAC doit purement et simplement cesser de fonctionner et doit être dissoute sans délai.

La VSV rappelle aux autorités de la RDCongo que d’énormes préjudices sont causés aux congolaises et congolais en terme du droit à l’information en coupant le signal de la RFI qui est l’une des chaînes internationales suivies non seulement dans des villes et cités de la RDCongo, mais aussi et surtout dans des villages où aucune chaîne de télévision ou de radio congolaise n’est captée.
La démocratie ne rime pas avec la privation de l’information ou le musellement de la presse. Aussi, la VSV saisit-elle cette occasion pour dénoncer également la fermeture, à Kinshasa et en provinces des chaînes de radio et/ou de télévision appartenant à l’opposition ou aux particuliers au lendemain de la publication des résultats de l’élection présidentielle. A titre illustratif, la Radio Lisanga Télévision (RLTV), Canal Futur télévision (CF), Canal Media Channel (CMC), etc.

En définitive, la VSV exige au gouvernement de la RDCongo, le rétablissement immédiat et sans condition du signal de la RFI, la réouverture des chaînes de radio ou de télévision fermées et la cessation des actes tendant à mettre en péril les libertés de presse, d’opinion et d’expression, et ce, en vue de permettre à la population de jouir de son droit à l’information.
Fait à Kinshasa, le 06 janvier 2012.

LA VOIX DES SANS VOIX DES SANS VOIX POUR LES DROITS DE L’HOMME (VSV).
 
Von: Voix des Sans-Voix (VSV) <vsv_ongdh@yahoo.fr>

An: Voix des Sans-Voix VSV <vsv_ongdh@yahoo.fr>

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L'Eglise catholique doit sortir la vérité des urnes!

eveques_du_congo_cencoNous étions nombreux dans la diaspora à attendre les échos de la messe de l'Eglise St Joseph. Que la participation à cette messe soit estimée à plus de quatre mille personnes prouve que nous n'étions pas les seuls dans cette attente. Les Congolais souffrent, dans leur chair comme dans leur âme, de cette crise. Plusieurs souhaitent vivement à ce qu'elle prennent fin directement, par le décès de kabila, par exemple. Il y en a aussi qui ne veulent qu'entendre des discours qui vont dans le sens "tel député belge a exigé le recomptage des bulletins de vote" ou bien  "les experts vont demander un deuxième scrutin parce que celui-ci est entaché de beaucoup d'irrégularités" pour dormir tranquillement. C'est dire combien l'homélie de Mgr Kisonge, qui ne fait que confirmer la déclaration du cardinal Monsengwo, sera bien appréciée des Congolais qui tiennent à récupérer leur victoire.

Si le cardinal a déclaré que les résultats ne sont conformes ni à la vérité, ni à la justice et si Mgr Kisonge soutient qu'il est mieux de dire la vérité et mourir que de vivre dans le mensonge, cela revient à dire que la CENCO qui avait déployé 30000 observateurs à travers le pays doit nécessairement détenir les vrais résultats des élections présidentielles du 28 novembre passé. Alors, au nom de la misère du peuple de Dieu qui a souffert depuis des années et qui aspire à une vie meilleure, au nom de la vérité et de la justice, nous demandons à la CENCO d'avoir le courage de sortir les résultats qu'elle détient. Elle doit les proclamer et les présenter avec les procès-verbaux en sa possession aux experts de la communauté dite internationale. Car le Congo se trouve à un tournant de son histoire. La cour suprême de justice a manqué son rendez-vous avec l'histoire en confirmant les faux résultats de la CENI. Comme je le disais à un jeune frère qui aime discuter avec moi, il suffisait que le président de la cour suprême contredise la mascarade électorale pour que tout bascule.

Nous savons que l'Eglise catholique est une grande institution qui jouit d'une grande crédibilité au niveau national et international. Si le Congo tient encore débout aujourd'hui, c'est en partie grâce aux efforts de l'Eglise catholique. La proclamation des résultats de sa part réduirait la pression autour du président Tshisekedi wa Mulumba. Car beaucoup pensent que si crise il y a , c'est entre Tshisekedi, en tant que tête de file de l'opposition et Kabila. Mais en réalité, c'est le peuple congolais qui aspire au changement qui cherche à ce que Kabila ne lui vole pas sa victoire. La CENCO a-t-elle le courage de jouer ce rôle historique?

Lumbamba Kanyiki

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Une liturgie de la parole et de l'engagement chrétien pour sauver le Congo

FLASH : MESSE DU SAMEDI 07/01/2012 EGLISE SAINT JOSEPH A MATONGE – UNE LITURGIE DE LA PAROLE ET DE L’ENGAGEMENT CHRETIEN POUR SAUVER LE CONGO

 Voici le résumé de la Messe célébrée par l’Evêque Kisonge, qui vient de donner une prédication très significative, en ligne avec  la tradition salvatrice de la parole ; en effet, Mons. Kisonge a expliqué que même si toute autorité vient de Dieu, l’exercice du pouvoir peut être détourné par les hommes ; la première lecture lue parlait justement du pouvoir de Saül détrôné par Dieu en faveur de David.

Voilà pourquoi il faut rétablir la vérité des urnes.

En effet, s’il est vrai qu’il faut donner à César ce qui est à César, il faut aussi donner à Dieu ce qui est à Dieu.

Les Evêques du Congo vont se réunir pendant trois jours, à partir de mercredi prochain, pour établir le Plan de l’Eglise pour le rétablissement de la Légitimité et de la légalité.

Tous les « Mémoranda » des chrétiens reçus par les Evêques de toutes les provinces de la RDC seront étudiés afin que les Chrétiens puissent avoir une ligne de conduite cohérente à retenir pour défendre la Vérité et la Justice

Les Evêques ont rappelé aux Chrétiens leur engagement car « Le Congo est notre affaire, le Congo est mon affaire ».

” L’Eglise ne peut rester neutre fasse à l’injustice et que tout autorité qui vient de Dieu doit pratiquer la justice et la vérité car dans le cas contraire elle n’est pas de Dieu, donc nous n’avons pas à lui obéir” ont-ils dit les celebrants.
Et ils ajouteront que « mieux vaut dire la vérité pour mourir que de dire des mensonges pour vivre ».

A partir de demain,  déjà, des séminaires de formation seront lancés dans toutes les paroisses de la RDC pour éduquer les chrétiens à leur engagement de citoyens- croyants.

Comme disait l’apôtre Pierre dans Les Actes des Apôtre, 4

« Il vaut mieux obéir à Dieu qu’aux hommes ».

Et aussi « Il ne faut pas craindre celui qui tue le corps (le pouvoir de l’injustice) mais de craindre celui qui tue le corps et l’âme (Dieu) aussi dans les Actes des Apôtres.

Comme disait aussi feu Cardinal Malula :

« Il vaut mieux être crucifié à cause de la vérité que de mentir ».

Manifestement :

  1. L’Eglise Catholique ne reconnait pas l’élection frauduleuse et illégitime d’alias Joseph Kabila ;
  2. L’Eglise Catholique s’inscrit dans la démarche de la tutelle des droits fondamentaux du peuple congolais ;
  3. Le travail d’Observation de la Cenco et ses 30.000 observateurs sera dévoilé et la Vérité des urnes portée à la connaissance de tous les congolais.

Il faut noter l’ambiance de joie dans l’engagement chrétien qui a animé la Messe d’aujourd’hui, avec des milliers de Chrétiens présents et en communion totale avec les pères spirituels.

Il sied de souligner la présence de leader politique comme le Jacquemain Shabani, Franck Diongo, le Président Eugène Diomi Ndongala et beaucoup d’autres.

Vérité et Justice pour le Congo,

Marc Mawete,

Démocratie Chrétienne,

à Kinshasa,07/01/2012

dc-kin.net

opposition-politique-congolaise.org

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06 janvier 2012

Crise post-électorale: Les experts sont là. A quoi faut-il s'attendre?

logo_onu-893e1L'arrivée des experts de la communauté internationale suscite beaucoup d'espoir d'abord au sein du peuple congolais qui espère voir la vérité des urnes établie, ensuite chez les candidats députés toutes tendances confondues qui ont crié à la fraude et à la tricherie et puis, dans une certaine mesure, chez les contestataires des résultats des élections présidentielles.

Ils sont là pour trois semaines qui s'annoncent riches en rebondissements. Déjà le président Etienne Tshisekedi, juriste de formation, n'espère rien de cette visite du moment que beaucoup de preuves dont les procès-verbaux ont été altérées, manipulées, voire disparues. Mais la question que beaucoup de gens se posent est celle de savoir à quoi il faudra s'attendre dans les jours qui viennent.

D'abord, la première question que les Congolais se posent: Viennent-ils pour les élections présidentielles ou pour les législatives, ou pour les deux, étant donné que les deux se sont déroulées au même moment, le même jour? L'opposition exige qu'ils revoient les deux puisque les deux élections se sont passées conjointement. Le camp Kabila, lui, ne veut pas en entendre parler. Ils disent que Kabila a déjà prêté serment, point final. Mais les Congolais tant de l'intérieur que de l'extérieur veulent voir ces experts se pencher sur toutes les élections du 28 novembre 2011 et d'y apporter toute la lumière.

Ngoy Mulunda a dévoilé qu'il a travaillé avec un expert de la communauté internationale, engagé spécialement pour l'aider dans la compilation. Il a travaillé dans tout le processus avec la MONUSCO. De l'élaboration du calendrier électoral jusqu'à la livraison des bulletins de vote dans les centres de vote répandus à travers le pays. Ce qui pousse à croire que tout ce qu'ils ont fait rencontre l'assentiment de cette même communauté dite internationale. Mais les observateurs crédibles, comme le centre Carter et l'UE, ayant sorti des rapports qui jettent du discrédit sur les résultats, on se demandent si les experts ne viennent pas pour confirmer ces mêmes résultats pour leur apporter un peu de crédibilité.

Beaucoup de Congolais rejoignent leur président dans ce doute d'autant plus que les pays qui envoient leurs experts se sont toujours les mêmes que les Congolais ont toujours dénoncés dans leurs jeu hypocrite envers eux et dans l'exploitation de notre pays, notamment les Etats-Unis et la Grande Bretagne. Le fameux expert qui a tripatrouillé dans les procès-verbaux avec Ngoy Mulunda est venu aussi de New York!!! Beaucoup d'entre-nous auraient souhaité voir une équipe d'experts autrement composée.

Mais prenons le cas où ils arrivent à constater comme les autres observateurs, l'ampleur de toutes ces tricheries massives avec l'intention malhonnête de remporter les élections. Seront-ils capables de contredire le travail dans lequel l'un de leurs est impliqué ?
Nous attendons avec beaucoup d'impatience les réponses à toutes ces questions, mais la vigilance reste de mise.

Lumbamba Kanyiki

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Etant déjà dans nos murs : Les experts devant un dilemme



L’issue du travail des experts britanniques et américains divisent les Etats-majors de la Majorité présidentielle et de l’UDPS, principal parti politique de l’opposition. Pour l’UDPS, la CENI ne devra pas interférer dans le travail des experts qui devront recompter toutes les voix des scrutins du 28 novembre 2011. * Une position que n’accepte pas la Majorité présidentielle qui pense que la Cour suprême de justice agissant comme le juge électoral, rend ses arrêts en premier et dernier ressort. Et le président de la République ayant déjà prêté serment, le recomptage des voix est impossible. *Même si la CENI promet de prendre en compte toutes les plaintes, on ne doit pas pour autant sous-estimer le travail des experts dont le résultat est vivement attendu par tous les Congolais et par la Communauté internationale qui menace de revoir son aide financière. Ils sont devant un véritable dilemme !

Annoncés pour début janvier 2012, les experts britanniques et américains séjournent déjà en Rd Congo. Déjà, des sources proches de l’opposition, nous apprenons qu’ils ont été rencontrés hier jeudi l’opposant Etienne Tshisekedi wa Mulumba, président national de l’Union pour la démocratie et le progrès social (UDPS) et président de la République auto-proclamé.

Même s’il est difficile à ce jour de savoir de quoi il a été question, nous osons croire que ces experts dont le travail est attendu non seulement par tous les Congolais que la Communauté internationale ont écouté les propositions de ce parti politique, du reste fille aînée de l’opposition congolaise.

Ils devront faire le même exercice auprès d’autres plates-formes, avant de s’intéresser de l’essentiel de leur mission en Rd Congo. Avant même de connaître l’issue de leur travail en Rd Congo, des débats ont lieu dans les différents Etats-majors de la Majorité présidentielle et de l’UDPS, principal parti de l’opposition qui conteste la réélection de Joseph Kabila Kabange. A l’UDPS, toute révision de la compilation des résultats des élections de 2011 doit impérativement inclure les élections législatives et présidentielles. Et pour elle, toute alternative est inacceptable tant pour elle-même que pour d’autres forces du changement.

En plus, l’UDPS recommande de procéder aux investigations nécessaires sur toutes les allégations de fraude intervenu avant, pendant et après le vote et en évaluer l’impact global entre autre procéder à l’audit du fichier électoral et la contrevérification des commandes des bulletins de vote ; collecter l’ensemble des PV des bureaux de vote et informations recoupées rendus disponibles par la CENI en évaluer l’authenticité et procéder à une nouvelle compilation des voix.

Son secrétaire général explique que le recomptage des voix sera exclu du processus étant donné les allégations et soupçons de bourrage des urnes du fait de la CENI ; évaluer la crédibilité globale résultats obtenus et désigner le véritable vainqueur de l’élection présidentielle ainsi que les véritables gagnants des législatives.

Une démarche inutile

C’est la position de la Majorité présidentielle qui estime que la démarche de l’UDPS est inutile. Car selon elle, au regard de la loi électorale qui dispose pleinement que la Cour suprême de justice agissant comme le juge électoral, rend ses arrêts en premier et dernier ressort. Le président de la République ayant déjà prêté serment, le recomptage des voix est impossible, précise-t-elle. Pour sa part, la CENI indique qu’elle prendra toutes les plaintes en compte. La Commission Electorale Nationale Indépendante promet de dépêcher ses équipes dans des circonscriptions où il y a contestation. Ce qu’elle a fait en ce qui concerne la Fikin à Kinshasa et Gungu dans le Bandundu. Quant à l’appel au recomptage des voix formulé par l’UDPS, la CENI indique que c’est le point de vue de l’UDPS.

Pour conforter la thèse de la Majorité présidentielle, disons que la CENI qui avait annoncé la suspension de l’opération de compilation des résultats ainsi que leur publication en attendant l’arrivée des experts internationaux a fait marche arrière, en autorisant leur poursuite. Une position qui n’a pas été du tout du goût de l’opinion nationale et internationale qui ne trouvait pas cette décision de la CENI fondée. C’est au regard de tout ceci qu’une certaine opinion n’a pas hésité de poser la question de savoir ce que viennent réellement faire ces experts, d’autant plus que la CENI est en voie de clôturer avec la publication des résultats ?

C’est ici que certains répondront qu’il ne s’agissait que des résultats provisoires, oubliant que c’est sur cette base que la Cour suprême de justice qui fait office à la Cour constitutionnelle a rendu public les résultats de la présidentielle. Logiquement, la CENI de devrait pas se contenter de verser tous les dossiers à la Haute cour, pendant qu’elle-même était capable de le faire. La conséquence est que, dépassée, la Cour risquera de rendre publics des résultats qui ne reflèteront pas la vérité des urnes. Lesquels seront encore et toujours contestés.

Ne pas sous-estimer le travail des experts

Même si la CENI a semblé banaliser le travail des experts internationaux qui sont déjà dans nos murs, il est tout de même important de rappeler que c’est la Communauté internationale qui a défini leur cahier des charges. Un cahier des charges qui ne devra pas s’éloigner de ce que pensent bon nombre de Congolais.

En effet, au regard des irrégularités qui ont été dénoncées sur la place publique tant par la Mission d’observation de l’Union européenne, le Centre Carter, les partis politiques de l’opposition et de la Majorité présidentielle, que par le Cardinal Laurent Monsengwo, la Communauté internationale a dépêché cette mission d’experts qui devront certifier que les résultats tels que rendus publics par le pasteur Daniel Ngoy Mulunda ne proviennent pas de la tricherie ou du bourrage d’urnes. C’est un travail de titan qui va exiger non seulement du temps, mais aussi des moyens financiers conséquents.

Pour les Congolais qui ont prouvé leur maturité en participant massivement à ces élections, la mission des experts devra passer en revue toutes les pièces détenues par la CENI et par les partis politiques contestateurs pour affirmer de la compatibilité des résultats. Ce n’est qu’après qu’ils pourront dire si oui ou non les résultats sont conformes aux normes internationales en matière électorale. Peut-être qu’à l’issue de leur mission, ils exigeront l’annulation des scrutins du 28 novembre dernier.

Car en effet, si la CENI n’avait rien à se reprocher, un peu comme elle le dit, la Communauté internationale n’est pas du tout folle ou aveugle pour ne pas voir que les élections se sont bien déroulées. En plus, elle ne pouvait même pas s’hasarder, comme l’a fait savoir l’Union européenne, à revoir son aide financière accordée à la Rd Congo. Derrière l’UE, c’est toute la Communauté internationale qui serait dans l’obligation de rompre tout contact avec la Rd Congo, comme ce fut lors de la tuerie des étudiants à Lubumbashi (Katanga).

Pour preuve, même si la Rd Congo est reprochée pour ne pas avoir publié tous les contrats miniers signés ces derniers temps, le Fonds monétaire international (FMI), par la bouche de sa directrice générale, Christine Lagarde a indiqué que la situation en Rd Congo était préoccupante et qu’elle la suivait de près jour après jour. Il s’agit des positions qui devraient pousser les autorités de la CENI à adopter la transparence comme principe de gestion, si l’on ne veut pas conduire la Rd Congo à se fermer toutes les ressources extérieures dont elle a tant besoin pour son développement.

Qu’on ne se trompe pas. Même si la Rd Congo a financé à 95% les dernières élections présidentielles et législatives, l’apport de la Communauté internationale demeure toujours non négligeable. Et tous les pays qui ont tenté de fermer leurs portes à la Communauté internationale se sont attirés les foudres de tous les partenaires. C’est la raison pour laquelle le travail des experts devra accoucher d’un bon résultat qui sera dans l’intérêt du peuple congolais que de la Communauté internationale. Cela, dans la mesure où la Rd Congo ne peut jamais vivre tout étant renfermé sur elle-même.

De la certification

L’on ne doit pas se voiler le visage. La CENI doit accepter qu’elle n’a pas bien fait son travail. Sinon, comment expliquer des arrestations et des démissions des membres du CLCR de Gungu, dans la province du Bandundu, qui ont refusé de cautionner cette tricherie à grande échelle ?

La CENI doit être courageuse et accepter qu’elle a mis dans les mauvais draps les candidats déclarés gagnants pendant qu’ils ne l’étaient pas. Un peu comme on l’a dit, son rôle n’est pas seulement de traiter les dossiers d’une manière quelconque et de renvoyer tout le travail à la Haute cour. Elle devrait se comporter en responsable et éviter au pays de tels résultats contestés qui décrédibilisent tout un processus. Elle doit s’assumer devant le peuple Congolais et devant l’histoire.

Dans la conduite du processus, l’on devrait éviter l’arrogance et privilégier l’humilité qui seule élève. Car, si les autorités congolaises avaient refusé que la Monusco ne puisse jouer le rôle de la certification des résultats comme ce fut le cas en Côte d’Ivoire, c’est pratiquement au même résultat auquel on devra arriver. Surtout que ce sont les conclusions des experts qui seront acceptées par la Communauté internationale. S’ils concluent que des irrégularités sont de nature à entacher tous les résultats des scrutins du 28 novembre 2011, la CENI sera-t-elle capable d’assumer sa responsabilité ?

L’Avenir

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Elections: Les propositions du CALCC pour sortir de l’impasse politique



Du 24 au 25 décembre, le Bureau national du CALCC a organisé une session d’évaluation de la situation post électorale afin d’envisager des pistes d’action dans la crise qui se profile à l’horizon. Après avoir écouté le Secrétaire Général de l’UDPS, Me Shabani et un haut cadre du PPRD, Me Jean Mbuyu, les participants à la session ont fait le constat d’une impasse dans le discours de deux tendances.

Pour l’UDPS, il n’y aura pas d’autre solution que la reconnaissance de la victoire de M. Etienne Tshisekedi par M. Joseph Kabila qui doit se démettre. Pour le PPRD, il n’existe pas de crise, Joseph Kabila a été élu régulièrement. Le PPRD reconnaît les irrégularités qui ne sont pas de nature à modifier l’ordre d’arrivée des candidats. Le dialogue pour une solution politique recherchée par certains ne peut s’inscrire que dans le cadre des institutions, notamment après la publication des résultats des législatives. Il serait possible de former un gouvernement intégrant l’opposition.

C’est le sens de l’ouverture dont le Président Kabila a parlé dans son discours d’investiture. Notre avis Le spectacle des résultats des législatives a mis en lumière les pratiques qui ont marqué ce scrutin. Les irrégularités, du reste reconnues par la CENI, le Président de la République et le Gouvernement, jettent le discrédit non seulement sur le scrutin et sur le pouvoir qui en est issu mais aussi sur la Nation. On a beau dire qu’il n’existe pas d’élection parfaite, rien n’y fait. En plus, la RDC, la vocation d’une nation n’est pas de s’aligner derrière la médiocrité. Le destin de notre cher, beau et grand pays est d’être le leader de l’Afrique. Nous avons pour vocation d’être le meilleur. C’est à nous de montrer le bel exemple sur le continent car tout ce qui se fait en RDC en bien comme en mal a des répercussions partout en Afrique en commençant par les pays limitrophes. Sur le plan interne, un chef de l’Etat mal élu aura du mal à mobiliser les forces vives de la Nation et les énergies du peuple. A coup sûr, il sera l’objet d’un incessant chantage qui lui volera le temps de se consacrer en toute quiétude aux affaires nationales.

Et si par malheur, l’Assemblée nationale est constituée en majorité des personnes qui y arrivent par des voies illicites; à moins d’un miracle, il ne sera pas possible au gouvernement qui sortira d’une telle assemblée de s’occuper vraiment de la gestion du pays. Face à ces dangers, le Bureau National du CALCC aurait souhaité que toutes les forces politiques et diplomatiques se concentrent à rechercher à rétablir la vérité des urnes. Que ce soit Kabila qui ait gagné, qu’il gagne honnêtement. Si c’est Tshisekedi, qu’il gagne honnêtement. Mais, est-il possible de retrouver, à ce jour, les bulletins de vote et les PV affichés le soir du scrutin ? Sans ces documents, la vérité des urnes ne sera jamais connue. Que faire alors ? Propositions Pour garantir la paix et la cohésion nationale, le Bureau National du CALCC propose 1. l’organisation d’un second tour de l’élection présidentielle. Ce scrutin doit être fortement encadré par la Communauté internationale. Les bulletins de vote pour ce second tour doivent être imprimés ici à Kinshasa sous la surveillance d’un comité mixte. 2. le dessaisissement et la démission du Bureau de la CENI 3. l’annulation des résultats des élections législatives sur toute l’étendue de la République 4. l’organisation, au courant d’une même semaine, de nouvelles élections législatives, des provinciales, municipales et locales. Ces propositions sortent du cadre constitutionnel.

A situation exceptionnelle, il faut de solution exceptionnelle. S’il faille convoquer une session extraordinaire du Parlement sortant pour légaliser cette démarche, cela vaut la peine puisqu’il s’agit de préserver la paix, la cohésion, l’unité et la souveraineté nationales. Notre pays, voué à assumer le leadership d’un monde nouveau, cherche à poser les bases de la gestion de l’Etat qui devra donner l’impulsion à l’éclosion et à l’épanouissement du génie du peuple. Sans un Etat solide, il est impossible que la nation congolaise assume son destin. Or, la solidité de l’Etat commence par l’adhésion, la confiance que le peuple doit avoir sur les institutions et sur les animateurs de ces institutions. Si dès le départ cette confiance est ruinée, on pourra tout faire, la nation ne se redressera pas. Dans la phase actuelle de l’édification de notre Etat, nous n’avons pas le droit à l’erreur. Nous ne pouvons pas poser une mine sur la fondation de l’édifice. Fait à Kinshasa, le 27 décembre Pour le Bureau national du CALCC Elias Karokoli Vice-président

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Élections législatives : Des experts internationaux enfin à Kinshasa



La mission va séjourner en RDC pendant plus ou moins trois semaines alors que la publication des résultats provisoires est prévue pour le 13 janvier. Attendus depuis la mi-décembre, les experts internationaux sont arrivés le 4 janvier à Kinshasa. Ils ont la mission d'étudier « la faisabilité d'une révision plus large du processus de compilation des résultats des élections législatives du 28 novembre ».  Selon l'Agence France presse (AFP), l'équipe est composée des experts fournis par les organisations américaines National democratic institute (NDI) et International foundation for electoral systems (Ifes).

Leur programme prévoit des rencontres avec les autorités en charge des élections, les principaux partis politiques ainsi que les observateurs électoraux nationaux et internationaux. Leur présence doit permettre de donner une crédibilité au travail de la Commission électorale nationale indépendante qui a suscité plusieurs réactions tant sur le plan national qu'international. D'où l'intérêt accordé par toute la classe politique et la population congolaise à cette mission.

Selon le président de l'Ifes cité par « AFP », William Sweeney, les experts électoraux internationaux vont « évaluer la disponibilité des données cruciales et les personnels nécessaires pour une révision plus large du processus de compilation des résultats des élections législatives du 28 novembre ».  L'objectif de la mission, a renchéri le président du NDI, Kenneth Wollack, est de déterminer s'il est possible de vérifier les résultats des élections à travers une révision plus large des opérations et de proposer des conseils sur la forme qu'un tel effort pourrait prendre.

L'arrivée de cette équipe d'experts fait suite à la proposition des États-Unis et de la Grande-Bretagne pour garantir la transparence et la crédibilité du processus électoral en cours.
Jules Tambwe Itagali

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Attaques contre le cardinal Monsengwo : L'Église catholique indignée



La Conférence épiscopale nationale du Congo (Cenco) a rendu public hier, à travers son secrétariat, un communiqué dans lequel elle fustige les menaces dont est victime l'archevêque de Kinshasa.  Le prélat catholique fait l'objet d'une campagne de dénigrement depuis qu'il a donné son point de vue sur les résultats de l'élection présidentielle du 28 novembre qu'il avait qualifiés de non conformes à la vérité ni à la justice. Dans son communiqué, la Cenco se dit affectée et indignée du fait que certains médias, notamment la Radio télévision nationale congolaise qui est une chaîne publique, s'illustre par des attaques personnelles allant jusqu'aux injures à l'endroit de son Éminence Laurent Monsengwo Pasinya.

« Nous estimons que le débat d'idées en démocratie n'autorise pas des attaques personnelles. À l'heure actuelle, les fidèles catholiques de l'archidiocèse de Kinshasa et d'ailleurs sont choqués par cette campagne à l'endroit de leur pasteur », indique le communiqué.

Face à  ces différentes dérives médiatiques, le communiqué précise que Mgr Nicolas Djomo, évêque de Tshumbe et président de la Cenco, vient de saisir à cet effet le Premier ministre, Adolphe Muzito, pour lui demander de prendre des mesures qui s'imposent afin de mettre fin à cette situation.

« La Cenco, qui reconnait le rôle important des médias dans la participation citoyenne en démocratie, les invite à placer au premier plan, dans leurs émissions, la paix et le bien-être de la population congolaise qui nécessitent un ordre juste et concerté », poursuit le communiqué.

Le chef spirituel de l'Église catholique  avait déclaré, le 12 décembre dernier, que les résultats de la présidentielle publiés par la Commission électorale nationale indépendante n'étaient conformes ni à la vérité ni à la justice. Face au tollé suscité par ces propos et aux attaques dont a été victime le cardinal Monsengwo par la suite, le bureau du Conseil national de l'apostolat des laïcs catholiques du Congo avait, à son tour, exprimé son indignation, jugeant cette campagne inacceptable et à la limite de l'insulte.

Dans son homélie lors de la messe de réveillon du 24 décembre dernier à la cathédrale Notre-Dame, le chef de l'Église catholique a de nouveau rappelé  «qu'il n'y a pas de paix sans la justice ni la vérité. La vérité fait que cette justice soit authentique et véridique ».

Notons que la Cenco tiendra une assemblée plénière extraordinaire du 9 au 11 janvier au Centre d'accueil Caritas à Kinshasa. L'ordre du jour comprendra principalement l'échange sur le processus électoral de novembre dernier.

Patrick Kianimi
PHOTO :le cardinal Monsengwo

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Tension postélectorale à Mweka au Kasaï Occidental - Un haut cadre du PPRD accusé de tireur de ficelles



Après la publication des résultats par la Ceni annonçant la victoire de Joseph Kabila, le territoire de Mweka, au Kasaï occidental a été le théâtre de tensions interethniques entre les originaires et les non originaires, à savoir, les Bakuba, Baluba et les lulua comme ce qui se passe aujourd’hui à Kamina, au Katanga où les ressortissants kasaiens sont pourchassés par les autochtones.
D’après des témoignages des habitants de Mweka contactés, la tension post-électorale qui a voulu envenimer les relations entre les originaires et les non originaires a été l’oeuvre d’un haut cadre du parti présidentiel et candidat député basé à Kinshasa. Bien connu, ce haut cadre du parti présidentiel instrumentalisait les jeunes gens de sa tribu pour s’attaquer aux non originaires surtout les baluba et lulua, considérés comme des anti-kabilistes.
N’eut été l’intervention du grand chef Nyimi Lukengu, appelant la population au calme, la situation à Mweka allait dégénérer car, les milices au service de ce kabiliste prenaient d’assaut des écoles en s’attaquant aux élèves non originaires de Mweka.
L’institut de Mweka (ex-Athénée de Mweka) a été la cible des attaques de ces brigands au service de ce candidat député PPRD. Même Mgr Gérard Mulumba Kalemba, Evêque ce Mweka et frère cadet du président Etienne Tshisekedi wa Mulumba, a été la cible principale des kuluna au service de ce haut cadre du Pprd. Ce dernier agit par l’entremise de son frère qui est le secrétaire exécutif du PPRD à Mweka.
Selon des informations en provenance du territoire agricole de Mweka, la panique, la peur et l’émotion gagnent du terrain e soir surtout chez les non originaires qui ne savent plus à quel saint se vouer. Les notables de Mweka dénoncent la politique de la terre brûlée instituée par ce haut cadre du PPRD pour s’attaquer à ses adversaires politiques. Certaines sources à Mweka font état des machettes et autres armes blanches pour inquiéter les non originaires.
Si cette information se confirmait, il y a lieu de craindre le pire à Mweka. Le ministre de l’intérieur et de la Sécurité qui est aussi membre du PPRD devrait se penchait sur ce dossier pour dénicher le tireur de ficelles. Le territoire de Mweka considéré à l’époque comme un meilleur cadre pour l’agriculture avec des centres agricoles comme Bulape, Bena Lungu, Bulongo, Bungamba, Bulangu, lshinga... est un espace ouvert à tout Congolais quel que soit son origine surtout aux amoureux des arts kuba comme le Nupangoma dont la célébrité dépasse les frontières du Kasaï Occidental. Mais il est regrettable de voir aujourd’hui que certains arrivistes dans le monde politique veulent créer la tension inter-communautaire pour asseoir leur leadership.
Pendant le moment fort de la dictature de Mobutu, Mweka avait ses dignes fils membres du comité central du MPR comme le député Maneng Makong, le Dr Bushab Kwet Budik, Maka hi Bope Tula, Anaclet Mbweshi, Mwamba Minga, mais on n’a jamais vu ce territoire sombrer dans une tension comme ce qui se passe présentement dans cette partie du Kasaï occidental où les lulua et baluba ont été la cible des originaires suite à l’instrumentalisation d’un haut cadre du PPRD.

Le silence inquiétant de la Monusco
Depuis la publication des résultats contestés de la présidentielle du 28 novembre dernier donnant le président sortant vainqueur, les tensions ont été observées à travers le pays où les ressortissants kasaiens sont malmenés sans que la Monusco ne dise un mot alors que ses contingents ou observateurs sont présents dans ces parties de la RDC.
A Kamina, les ressortissants kasaiens, considérés comme partisans d’Etienne Tshisekedi, challenger de Joseph Kabila, ont été pourchassés, la Mission onusienne a gardé silence sans condamner cet acte ignoble. Aujourd’hui, une politique de terre brûlé s’est installée à Mweka où les non originaires sont victimes des menaces sans que la Monusco dise un mot pour déplorer cette barbarie.
Depuis sa création, la Monusco vit au rythme de différentes résolutions du Conseil
-de Sécurité des Nations Unies qui lui accorde le mandat d’assurer la protection des populations civiles. Mais il est inadmissible de constater que les ressortissants de l’une des communautés que compte le pays soient victimes des menaces sans que la Monusco réagisse conformément à son mandat de protection des civils.
                                                                                    GODE KALONJI MUKENDI

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Chasse aux Kasaïens même au sein de la Police nationale !



Communiqué de presse n°001/RDC/VSV/CE/2012
La Voix des Sans Voix pour les Droits de l’Homme (VSV) exprime ses vives inquiétudes suite à l’enlèvement depuis mardi 27 Décembre 2011 vers 17h00’, du capitaine Kasongo Mwamba Paul, Officier de Police Judiciaire (OPJ) à la Légion de la Police d’intervention Rapide (PIR) par ses collègues au lieu de service sur ordre du colonel Kasongo Vangu de cette unité de la police.
Capitaine Kasongo Mwamba Paul a été appréhendé dans l’enclos de la légion PIR lorsqu’il retourne à cet endroit après service en vue de récupérer ses clés oubliées. Sur place, il rencontre un des avocats de monsieur Etienne Tshisekedi wa Mulumba, non autrement identifié qu’il a salué.
Pour colonel Kasongo Vangu, la salutation du capitaine Kasongo Mwamba Paul à l’avocat de M. Etienne Tshisekedi est un signe que ce dernier collabore avec les « ennemis du régime de monsieur Joseph Kabila ».
L’ordre est donné ainsi aux policiers présents de procéder à l’enlèvement de la victime, au passage à tabac, à la détention de la victime. La victime saignant par la bouche, les deux oreilles et avec des plaies sur le corps, visage déformé à cause des coups reçus, est extraite du cachot de la légion PIR avant d’être acheminée au camp militaire Tshatshi sis Kinshasa/Ngaliema où elle a été placée en détention au cachot souterrain de la Garde Républicaine (GR). Dans ce cachot, la victime a été détenue dans des conditions inhumaines sans droit aux visites, à la nourriture et dormait à même le sol.
Après plusieurs refus du major Mungedi, chef hiérarchique de la victime, de transférer capitaine Kasongo Mwamba Paul à l’hôpital pour des soins appropriés, ce dernier a été finalement conduit au dispensaire de la GR sis camp militaire Tshatshi où il reçoit des soins sous la garde des militaires. D’après les informations parvenues à la VSV, le même major Mungedi s’opposerait à la décision médicale de transférer la victime vers un centre hospitalier mieux équipé pour un meilleur traitement des pertes de mémoire liés aux coups reçus à la tête.
Vendredi 30 décembre 2011, mesdames Suliya Odette et Misenga Ntumba respectivement épouse et mère de la victime, alors qu’elles cherchaient à s’informer sur l’arrestation et la détention de leur mari et fils, sont à leur tour arrêtées et placées en détention au cachot de la PIR sur ordre du major Mungedi non autrement identifié, et ce, après avoir proféré des menaces de mort et de torture ou autres peines ou traitements cruels, inhumains ou dégradants ainsi que des injures à l’encontre de l’épouse du capitaine Kasongo Mwamba Paul.
Mme Misenga Ntumba a été libérée dimanche 01 janvier 2012 tandis que Mme Suliya Odette demeure en détention jusqu’à ce jour.
La VSV craint pour la vie, l’intégrité physique et psychologique du capitaine Kasongo Mwamba Paul et de son épouse Suliya Odette détenus respectivement au cachot du camp Tshatshi et à la PIR, deux lieux reconnus pour des pratiques de la torture ou autres peines ou traitements cruels, inhumains ou dégradants.
Eu égard à ce qui précède, la VSV exige aux autorités RDCongolaises :
- La liberté immédiate et sans condition du capitaine KASONGO Mwamba et son épouse, Mme Suliya Odette si-non leur présentation devant les juridictions compétentes, en cas de griefs sérieux à charge ;
- L’enquête indépendante pour faire la lumière et d’établir les responsabilités sur la victimisation du capitaine Kasongo Mwamba Paul son épouse en vue de sanctionner les coupables, commanditaires et exécutants conformément la loi;
- L’administration des soins appropriés au capitaine Kasongo Mwamba Paul ;
- La dépolitisation effective des Forces Armées de la RDCongo (FARDC), de la Police Nationale Congolaise (PNC) et des services de sécurité.

Fait à Kinshasa, le 05 janvier 2012
La Voix des Sans Voix pour les Droits de l’Homme (VSV)

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