31 janvier 2012

Contentieux électoraux : L’Eglise catholique « marche » le 16 février 2012

 

LE PHARE

Après la publication du rapport des évêques de la toute première église existant au monde sur les élections présidentielles et législatives en République Démocratique du Congo, l’Eglise catholique est à présent prête à agir. Tel est l’essentiel de la troisième rencontre des agents pastoraux tenue, le vendredi 27 janvier à la paroisse Saint Raphaël de Limete.
Cette rencontre avait pour but d’analyser les différentes réalités auxquelles le souverain primaire est buté et élaborer un calendrier des activités de contestations. Car le respect des urnes est un droit qui doit être respecté en vue de sortir le pays de la crise de légitimité et d’illégalité du pouvoir.


L’Eglise Catholique maintient sa position sur l’annulation des scrutins car pour elle, seul le vrai gagnant doit diriger le Congo. «Il ne faut pas gouverner par défi, souligne la déclaration de Cenco.
Face à cette réalité, un prêtre crie haut et fort « Il faut organiser un dialogue inclusif qui devra rassembler toutes les branches concernées dans ledit processus pour mettre fin à ce mauvais  système qui nous est imposé par le pouvoir en place. Dans cette phase; nous en appelons à la conscience de la société civile qu doit être très vigilants afin de palier cette situation».
Certes, la demande de l’Eglise Catholique sur l’annulation des scrutins et la démission du bureau de la Ceni nécessitait la prise de conscience de la population qui constitue la base socio-politique du pays. Devant l’éventail des enjeux de la population ignore, elle se sent obligée d’organiser une formation sur la non violence évangélique ainsi qu’une session des prières.

Ces différentes activités organisées dans l’ensemble du pays précédent la grande manifestation prévue le 16 février 2012 afin de contester et mettre fin aux différentes bavures commises par la Ceni, le gouvernement ainsi que la Cour Suprême.

Rappelons que l’Eglise catholique a choisi la date du 16 février en raison de la commémoration du 20ème anniversaire de la journée des martyrs de la démocratie. Il faut noter que cette marche des chrétiens sera purement pacifique et non violente.
Dorcas Nsomue

Posté par lumbamba à 02:06 - - Commentaires [0] - Permalien [#]


L’UE suit attentivement le processus électoral en RDC

Kinshasa, ACP L’Union européenne (UE) suit attentivement le processus électoral en cours en République Démocratique du Congo (RDC),  a affirmé le directeur régional de l’union pour les Grands Lacs, Koen Vervaeke, à l’issue d’un échange de vues lundi à Kinshasa avec le vice-ministre des Affaires étrangères Ignace Gata Mavita.

« Nous avons pris note des résultats et nous encourageons la CENI et toutes les institutions qui interviennent dans ce domaine à jouer la transparence et à assurer la crédibilité du processus », a déclaré M. Vervaeke, à l’issue de l’entretien qui a porté sur les relations entre l’UE et la RDC dans le contexte électoral, le rôle que son organisme joue sur le continent africain, en particulier en RDC, et sur la situation sécuritaire à l’est du pays.

Le directeur régional pour les Grands Lacs de l’UE a encouragé les candidats qui contestent les résultats des législatives à saisir la Cour suprême de justice qui doit jouer son rôle en toute impartialité et en toute transparence. Il a recommandé aux acteurs politiques congolais de tirer les leçons du dysfonctionnement du processus en vue de faire mieux pour les échéances provinciales et locales à venir.

Au sujet des questions sécuritaires, l’hôte du vice-ministre des Affaires étrangères a indiqué qu’il y a eu des allégations de violations des droits de l’homme durant la période électorale sur l’ensemble du territoire national. « Il faudrait que les autorités fassent leurs investigations et que la justice fasse son travail en toute transparence », a-t-il conclu. ACP/m@s

Posté par lumbamba à 01:51 - - Commentaires [0] - Permalien [#]

30 janvier 2012

A l’appel d’Etienne Tshisekedi, journée ville morte à Mbuji-Mayi

Toutes les activités ont été perturbées au cours de la journée de ce lundi 30 janvier, à Mbuji-Mayi. Marchés, magasins, écoles  privées et publiques sont restées fermés. Quelques personnes interrogées ont affirmé répondre au mot d’ordre grève générale lancé par le président de l’UDPS, Etienne Tshisekedi

Le président fédéral de l’UDPS a indiqué que le mot d’ordre de grève a été largement suivi.  Même le transport en commun n’a pas normalement fonctionné.  A peine quelques motos taxis en circulation. Marchés, boutiques, magasins et même les pharmacies sont restées fermées.

Les quelques élèves qui se sont présentés dans les écoles ont été renvoyés par les responsables d’établissements scolaires. Les principales sociétés de télécommunications n’ont pas ouvert.

Un responsable de l’entreprise Swanepoel, qui se rendait au deuil de sa mère, a été lynché et brûlé après avoir été aspergé d’essence, par des inconnus, dans la commune dela Muya. Ila été admis à l’hôpital Bonzola pour des soins.

Du côté de l’administration publique, quelques agents arrivés, sont restés débout devant les bureaux, observant la situation. Le gouverneur de province, Alphonse Ngoyi Kasanji, a fait le tour de la ville pour se rendre compte de la situation sur le terrain.

Le maire de Mbuji-Mayi, pour sa part, a minimisé la situation, soutenant qu’il agissait d’une petite perturbation, observée généralement tous les lundis.

Depuis dimanche soir et ce lundi matin encore, le gouvernement provincial demandait à la population de vaquer paisiblement à ses occupations. Le commissaire provincial de la police a même usé des mégaphones pour demander à la population de se rendre au travail.  

La grève a été également suivie notamment à Mwene-Ditu,  deuxième ville de la province, et dans la cité de Bakwa Tshimuna. La grève a touché certaines activités dans la ville de Kananga au Kasaï-Occidental, notamment les établissements scolaires qui ont fermé leurs portes. Cependant, elle n’a pas été suivie dans le reste du pays.

radiookapi.net

Posté par lumbamba à 20:53 - - Commentaires [0] - Permalien [#]

Congo : Moureaux suggère un recomptage des voix ou de nouveaux scrutins

Le président sortant Joseph Kabila a officiellement été réélu avec 48,95% des suffrages, contre 32,33% à Tshisekedi. BRUXELLES: Le sénateur Philippe Moureaux (PS) a suggéré vendredi un recomptage des voix exprimées lors des élections présidentielle et législatives du 28 novembre dernier en République démocratique du Congo (RDC) pour lever les suspicions qui pèsent sur les résultats de ce double scrutin, voire l'organisation de nouvelles élections.

"Tout comme lors du scrutin présidentiel, les résultats du scrutin législatif partiellement publiés sont déjà contestés. Le pouvoir hésite d'ailleurs à les publier", a indiqué M. Moureaux, qui est aussi ministre d'Etat, das un communiqué.

"Lorsque la dénonciation des élections émane de milieux aussi divers il y a lieu de s'interroger sur la fiabilité et la crédibilité de l'ensemble du processus", a ajouté l'ancien ministre.

"Face à une telle suspicion, la communauté internationale ne peut plus se contenter d'observer. Elle se doit, dans sa grande sagesse, tirer les conclusions qui s'imposent et agir en conséquence: il faut demander avec force que l'on procède au recomptage des voix afin que la vérité des urnes apparaisse. Si cela s'avère impossible, l'exigence de nouvelles élections contrôlées de a à z par une instance neutre s'imposerait".

Le président sortant Joseph Kabila a officiellement été réélu avec 48,95% des suffrages, contre 32,33% à M. Tshisekedi. L'opposant de 79 ans s'est cependant autoproclamé "président élu" après avoir rejeté les résultats du scrutin, entaché de nombreuses irrégularités constatées par nombre de missions d'observation nationales et internationales.

Posté par lumbamba à 11:51 - - Commentaires [0] - Permalien [#]


Betwabweee.

Dans le cadre du délassement de l'esprit, j'aimerais partager avec vous ce poème en ciluba. Pour ceux qui ne savent pas ou ne peuvent pas lire cette langue, je m'en vais leur faire un petit résumé. L'auteur donne, d'abord, son identité et ses origines: Il est du pays où planent des perdrix dans des vallées paisibles; un pays des forêts verdoyantes qui abritent les animaux de toutes espèces. Il vient du pays des braves et honnêtes hommes qui n'ont pas peur de la mort.  Ensuite, il rappelle que le pain de l'Etranger est amère. Il est temps de songer au retour.  Le pays se meurt. L'heure de la reconstruction a sonné!  Il y en a qui se croient malins, supérieurs aux autres. Bien que n'ayant pas investi au pays, ils y retournent pour les élections, croyant que ceux qu'ils avaient laissé sont dupes. Ils ne récolteront que ce qu'ils auront semé.

Il est vrai que ce résumé ne reproduit pas la qualité et la richesse exprimées dans ce poème. Nous avons voulu simplement  assouvir la curiosité de ceux qui ne peuvent lire et comprendre. Bonne lecture!

Ndi nnwela myoyo umvwayi kabobo
ka waku masangu kwa Muwul'a Tshibwabwa
wa mu bipuka mwelela nkwadi myadi mu bipongo
ncima ku mici idila myadi yela mapwayi
wa ba Ndumbi se ngulungu wa ludya muswaswa
ndi mukwa cyame wa byomoma
mukwa ndamana tukunde mbukodo bwanyi
kalond'a ntemesha wa bakasa ku makumbi
kakunyi kume kelelebu kwiku kakafwimi byaku
ndi mwana mulume wa kambamba bwalu bumwe
nekafwile mvita ku mbelu wafwa cipapa

Kabobo nkokw'aku nwakawula byenu
nyana wajawaja watangila kwenu
nansha bakwamba nzala bimba mususu
nkwetu kule kwa ba Lubaya ne ba Mutombo
bakanyanga ditunga badishiya nansha pabwasa
dipange njila tulasa nansha mene nzubw'a kulala
cimenga cifwe eku bobo baya benda madyunda
bamba ne twakubashima byuma twakubipeta
cyatwenzabu ncinyi bobo mbana kabena dikanda

Eyowa cyabende ncyanyinapu tatw'akafwa
ngong'a mpuku wakafwa pa mwanende
muntu mulowa wakasumba katumba
muntu munyane wakafwa ne wa mubidi
ditunga ncintu cyetu kakwena mupika nansha mukwata
tudi bonso bena mwabu mwa ba Bakol'a Ilunga
ne ba Kabongo
kakwena nkwadi watula cyeleka ne mmutambe bakwabu
cidila cya Luluwa mmwaba wetu utwakatukila ku Kananga
Bakwanga kushala ku Lubilanshi balubakate ku Lwalaba
misulu nyakasombesha bena kwetu
pumbukilabu ku nsang'a lubangu kwakatwilabu ndondo

Eku bonso twakula ciluba katuyi bundu ku Kananga
tukupingana anu bwa kukeba meyi a bantu betu
batusungule kabidi katuyi bakushiye dibondo
nansha dipanda.

Wbnd.

Posté par lumbamba à 01:36 - - Commentaires [1] - Permalien [#]

29 janvier 2012

Nouvelle manifestation anti-Kabila à Bruxelles

Belga

 "Tout le monde sait pour qui le peuple congolais a voté"

Quelque 350 Congolais ont participé samedi après-midi à une manifestation dans le calme pour contester les résultats de l'élection présidentielle de novembre 2011 en République démocratique du Congo.

D'après les manifestants, l'opposant Etienne Tshisekedi a remporté l'élection face au président sortant Joseph Kabila, bien que ce dernier ait été désigné vainqueur et "accepté" par la communauté internationale. Les manifestants estiment que des fraudes, favorables au président Kabila, ont eu lieu lors de l'élection du 28 novembre 2011.

"Tout le monde sait pour qui le peuple congolais a voté", a déclaré un manifestant. "Tout le monde sait qui a remporté l'élection et qui est le véritable président. C'est Etienne Tshisekedi. La communauté internationale doit reconnaître cela et arrêter de choisir le camps de Kabila."

Les manifestants accusent la communauté internationale de soutenir Kabila par opportunisme afin de pourvoir profiter des richesses minérales du sol congolais. La manifestation de samedi s'est déroulée dans le calme. Les participants sont partis de la gare du Nord et ont rejoint le palais de justice à la place Poelaert. Fin novembre et début décembre, plusieurs manifestations anti-Kabila ont été émaillées par des incidents entre manifestants et forces de l'ordre.

Posté par lumbamba à 02:09 - - Commentaires [0] - Permalien [#]

Pas de tenue militaire à la marche de Berlin prévue au 10 février 2012

Manifestation DüsseldorfEn prévision de la marche de Berlin du 10 février, le président de l'association des Congolais d'Allemagne, le docteur Denis Kapuku Mukuna, attire l'attention des combattants congolais venant d'autres pays d'Europe sur le fait que la police allemande n'autorisera pas le port de la tenue militaire lors de cette manifestation. Le but de cette mesure est, en effet, d'éviter que les manifestants en tenues militaires ne soient confondus avec les policiers commis au maintien de l'ordre. Les organisateurs insistent beaucoup quant au respect de cette mesure. Il serait dommage de voir certains compatriotes écartés de la marche pour n'avoir pas observé certaines  mesures d'ordre public.

Par ailleurs, les organisateurs tiennent à ce que la marche se passe sans violence. Alors, ils conseillent à tous ceux qui viendront participer à cette marche de prouver leur maturité à faire entendre leurs voix sans pour autant faire de la casse ou créer des troubles inutiles avec la police. Les compatriotes résistants veilleront à ce que tous les semeurs des troubles soient signalés rapidement aux agents de sécurité internes (des Congolais) et mis hors d'état de nuire. Tout semeur des troubles sera considéré comme collabo. Car, les Congolais, épris de paix, privilégieront les marches pacifiques.  Pour ce faire, les manifestants devront s'abstenir de l'alcool jusqu'à la fin de la marche.

Les Congolais d'Allemagne ainsi que leurs amis se sont donné rendez-vous le vendredi, 10.02.2012 à 10 heures à Berlin pour une marche de protestation contre le hold  up électoral de kabila. Le point de départ est la gare centrale de Berlin.

Lumbamba Kanyiki

Posté par lumbamba à 01:00 - - Commentaires [0] - Permalien [#]

28 janvier 2012

Et maintenant, où va le Congo ?

 

“On espère qu’on aboutira à un résultat qui sera crédible”, a déclaré le Premier ministre belge, Elio Di Rupo, vendredi, alors qu’avaient été publiés dans la nuit les résultats officiels presque complets des législatives, tenues le même jour que la calamiteuse présidentielle du 28 novembre dernier au Congo. L’optimisme est une qualité pour un homme politique mais on voit mal comment le souhait de M. Di Rupo pourrait se réaliser alors que les observateurs internationaux, nationaux et la Conférence des évêques du Congo (l’Eglise disposait de 30 000 observateurs) ont déjà indiqué qu’il n’en était rien. “Ce qui se passe présentement au niveau de la compilation des résultats des élections législatives est inacceptable. C’est une honte pour notre pays”, avaient dit les évêques du Congo le 12 janvier.

 Les experts électoraux internationaux, appelés pour donner un peu de crédibilité au dépouillement, avaient quitté Kinshasa précipitamment le 14 janvier, devant la mauvaise volonté de la CENI (Commission électorale nationale indépendante) pour leur laisser libre accès aux données. Pour l’essentiel des observateurs, c’est un fait : les élections du 28 novembre au Congo ont été maculées de tant d’irrégularités qu’elles n’ont pas de légitimité.

Le ministre belge des Affaires étrangères est le seul à soutenir qu’elles “n’ont pas changé l’ordre d’arrivée” à la présidentielle : avec 3 millions de voix d’écart officiel entre les deux hommes, mais 3,6 millions de doubles enregistrements d’électeurs, 1,6 million de bulletins disparus et des transferts frauduleux de voix de Tshisekedi sur les totaux de Kabila, il a du mal à faire partager sa position.

Le problème, aujourd’hui, ce n’est pas tant les résultats annoncés par la CENI (58 sièges sur 432 pour le parti de Kabila, 150 avec les alliés), décrédibilisée, que de savoir où va le Congo.

 Où va-t-il avec un Président considéré comme illégitime par plus de la moitié des Congolais ?

Où va-t-il avec une armée qui a, ces dernières années, attaqué la résidence Kabila à Kinshasa, perpétré deux attaques au Katanga et s’indigne de la prépondérance de la garde présidentielle sur le reste des forces nationales ?

Où va-t-il avec une population qui n’a pas confiance en ses dirigeants alors qu’elle ne mange pas, que les prix montent et qu’il faudra dans les prochains mois rembourser les dettes contractées pour ces élections-mascarade ?

Posté par lumbamba à 23:37 - - Commentaires [0] - Permalien [#]

SAINT JOSEPH : Les abbés réunis pour les derniers réglages

Toute une symbolique la paroisse catholique Saint Joseph en plein coeur de Matonge. Il y a exactement vingt ans que des dizaines de corps se sont amoncelés ici, tous victimes de la barbarie du régime Mobutu qui avait décidé de réprimer dans le sang la «marche des chrétiens» appelée pour revendiquer la réouverture de la conférence nationale pro-démocratie. Vingt ans après, les abbés s'y sont retrouvés, hier, le 23 janvier avec en tête les plus activistes d'entre eux comme José Mpundu ou François Luyeye comptés parmi les artisans de l'historique 16 février 1992.

Retrouvés pour cogiter sur comment honorer la mémoire des martyrs mais plus encore sur un prétexte factuel que Joseph Kabila leur a servi avec une élection présidentielle contestée et des législatives mal organisées à ce point qu'elles ont poussé en première ligne de la contestation les candidats de la majorité parmi les plus en vue à l'instar de Modeste Bahati Lukwebo. Bahati qui a carrément demandé l'annulation pure et simple. D'autres parmi les plus zélés et flatteurs comme Kin-Kiey Mulumba ont emboîté le pas, allant jusqu'à critiquer vertement la CENI et son président Daniel Ngoy Mulunda dans les colonnes de son journal, «LE SOFT INTERNATIONAL». Pour la présidentielle, le même journal avait pourtant fait l'éloge du même Mulunda.

C'est à se demander comment à propos des élections couplées présidentielle- législatives, la fraude n'a concerné que les dernières. Très congolaise cette rationalité qui le paradoxe d'une élite incapable d'objectivité et encline à violer sa propre conscience lorsqu'il s'agit d'aller à la mangeoire.

Oh, estomac, qu'est-ce tu tiens l'intelligentsia congolaise ! Et cela à des degrés divers. Pour certains, il est question de survivre, pour d'autres, de continuer à accumuler pour se pavaner dans la ville avec la Jeep dernier cri. Les uns et les autres sont tellement ivres de lait qu'ils ne se rendent pas compte de ce que l'Eglise prépare.

Il leur a suffi d'écouter les évêques de la CENCO à la Cathédrale Notre-Dame pour qu'ils se disent que le ciel ne tombera pas.

Disons qu'ils ne connaissent pas l'Eglise catholique. Sinon, ils auraient compris que la CENCO a donné le là dans la stricte tradition de son rôle très diplomatique. Pour le reste, c'est aux abbés de faire l'affaire. Les abbés ont commencé avec sensibilisation qui touchait déjà à sa fin. Puis, les voilà à Saint Joseph.Cette fois-là pour se déterminer sur la date, entre le 16 et 19 février prochain.

Beaucoup d'entre eux étaient d'avis que le 16 qui tombe un jeudi n'est pas propice pour une mobilisation.

La journée dominicale du 19 paraissait plus adapté pour jeter les fidèles dans la rue après la première messe comme cela s'est passé en 1992. La rédaction de «CONGONEWS» avait mis tout en oeuvre pour avoir la primeur sur l'issue de la réunion de Saint Joseph. Hélas! Avec le huis clos épais imposé par le Centre Lindonge pour des raisons stratégiques, rien n'avait filtré jusque tard dans la soirée. Stratégique, c'est le maître mot. Déjà au Centre Lindonge, lors de sa conférence de presse où il avait parlé des résultats d'une élection présidentielle non-conformes à la vérité et à la justice, le cardinal Laurent Monsengwo Pasinya avait répondu à un journaliste que ce n'était pas le moment et le lieu de dévoiler sa stratégie.

En sous-mains, Vital Kamerhe avait capté le message capital, la requête de l'archevêque que la contestation épuise toutes les voies légales de recours.

Allez-y comprendre que lorsque la secrétaire d'Etat Hillary Clinton prend la parole pour la première fois pour parler de la présidentielle congolaise, c'est pour déplorer que la Cour suprême de justice eut validé les résultats proclamés par la CENI du très arrogant Daniel Ngoy Mulunda, confondu aujourd'hui par le chaos qu'il a semé dans les législatives après les graves ratés de la présidentielle. Confondu également, ce Jacques Djoli qui se justifie en privé qu'il avait demandé aux opposants de lui apporter les preuves de la fraude. Entre lui qui siège dans le système de la CENI et ses mandants qui est supposé être le plus au fait de la fraude révélée aujourd'hui au grand jour. La demande du vice-président à ses anciens compagnons de l'opposition ne pouvait venir que d'un homme qui était parti chercher autre chose qu'une élection transparente, autre comme le confort personnel et faveurs physiques d'une dame bien connue qui a fait tous les salons -mieux encore les lits- de la quasi totalité de dignitaires de la majorité présidentielle. Bye bye Djoli, sers-toi encore et à profusion même. Si ces opposants qui t'ont délégué savaient qui est cet ancien sénateur est un bon disciple épucurien depuis l'Université protestante au Congo où il enseigne le droit dans une relation de compagnonage très suspecte avec les étudiants de l'autre sexe.



                                                                                                  MATHIEU KEPA

Posté par lumbamba à 23:23 - - Commentaires [0] - Permalien [#]