08 janvier 2012

Législatives-RDC: la Nouvelle société civile doute de la réussite de la mission des experts internationaux

 
 – Une vue du centre de compilation le 2/12/2011 à l’enceinte de la foire internationale de Kinshasa, pour les élections de 2011 en RDC. Radio Okapi/ Ph. John Bompengo – Une vue du centre de compilation le 2/12/2011 à l’enceinte de la foire internationale de Kinshasa, pour les élections de 2011 en RDC. Radio Okapi/ Ph. John Bompengo

La Nouvelle société civile congolaise met en doute la réussite de la mission des experts internationaux pour appuyer la Commission électorale nationale indépendante (Ceni) dans la compilation des résultats des élections législatives. Le coordonnateur de cette plate-forme d’ONG, Jonas Tshiombela, a déclaré à Radio Okapi samedi 7 janvier que cette mission ne donne aucune porte de sortie par rapport à la contestation des résultats de ces élections.

Selon Jonas Tshiombela, ces experts n’ont aucun poids politique. «Si ces gens pouvaient venir remettre en question les résultats publiés par la Ceni, quelle garantie nous avons qu’on pourra accepter leur décision?», s’est-il questionné.

Les premiers experts électoraux internationaux sont arrivés à Kinshasa jeudi 5 janvier.

Au cours d’une conférence de presse tenue samedi 31 décembre, Etienne Tshisekedi s’était interrogé sur la raison de la venue des experts internationaux en RDC indiquant qu’ils viennent «en touristes».

Il a accusé le président de la Commission électorale nationale indépendante (Ceni) d’orchestrer la falsification des PV.

Au cours d’une conférence de presse jeudi 29 décembre, le coordonnateur de la Nouvelle société civile congolaise a menacé de traduire en justice le bureau de la Ceni «si elle ne revoit pas sa façon de travailler».

Il accusait la Ceni d’être responsable des contestations des résultats de la présidentielle et des législatives ainsi que de la crise qui en a résulté.

radiookapi.net

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Fraude électorale en RDC: APRODEC asbl met en demeure Mr Didier REYNDERS

Bruxelles, le 03 janvier 2012

Monsieur Didier REYNDERS
Vice-Premier ministre
Ministre des Affaires étrangères, du Commerce extérieur et des Affaires européennes
rue des Petits Carmes, 15
B-1000BRUXELLES

                                                                                  

                           

                              Échange de cadeaux entre Joseph KABILA et Didier REYNDERS

                à Lubumbashi le 05 juin 2006, juste avant le premier tour de l'élection Présidentielle !

 

V/Réf. :                       N/Réf. : APRODEC/0112/01             Annexe(s) :

Objet :   Déclarations au sujet des résultats de l’élection présidentielle en République Démocratique du Congo et interprétation tendancieuse du rapport préliminaire du Centre Carter.

 

Monsieur le Ministre,

Par la présente notre Association tient à vous exprimer la perplexité qui est la sienne après avoir analysé vos différentes déclarations au sujet des résultats de l’élection présidentielle du 28 novembre 2011 en RépubliqueDémocratique du Congo.

En effet, Vous avez déclaré devant la Commission des relations extérieures de la Chambre des Représentants le 13 décembre 2011 qu’ « (…) aucune mission d’observation n’a contesté l’ordre des candidats annoncé par la CENI (Commission électorale nationaleindépendante) ».   Par ailleurs, dans votre communiqué de presse du 17 décembre 2011 Vous affirmez regretter « (…) que la Cour Suprême de Justice n’ait pas usé de ses prérogatives pour un examen plus approfondi, critique et indépendant des résultats. (…) » et qu’ « (…) une fois de plus que de trop nombreuses déficiences et irrégularités aient dû être constatées lors de la collecte et de la compilation des résultats.  Bien que ces déficiences ne paraissent pas denature à remettre en cause l’ordre des résultats, elles affectent malheureusement l’intégrité du scrutin.» (1)

Nous sommes toutefois au regret de vous informer ainsi qu’il ressort explicitement des déclarations de la Chef de la Mission d’observation électorale de l’Union européenne Madame Mariya NEDELCHEVA (2) et du Directeur adjoint du programme démocratie du Centre CARTER Monsieur David POTTIE (3) - respectivement le 23.12.2011 au cours de l’émission de Voxafrica animée par Monsieur Erik NYINDU et le 12.12.2011 au micro de BBC Afrique -  qu’il ne revient en aucune façon aux missions d’observation électorale d’émettre des considérations sur l’ordre des candidats et de certifier en quelque sorte le résultat des élections.   La mission d’observation électorale du Centre CARTER ne dit pas autre chose dans son rapport préliminaire du 10 décembre 2011 en affirmant que sa déclaration ne remet pas en cause l’ordre des candidats tels qu’annoncés par la Ceni mais (nous soulignons) précise que le processus de compilation est noncrédible.  Comment d’ailleurs la mission d’observation électorale du Centre CARTER aurait pu quod non émettre sérieusement des considérations définitives et hâtives le 10 décembre 2011 sur l’ordre des candidats alors que son évaluation du processus électoral n’a portéque sur 25 CLCR (centre locaux de compilation des résultats) sur les 169 répartissur l’ensemble du territoire congolais ? 

Par ailleurs, il est établi que la Commission électorale nationale indépendante a falsifié les résultats repris sur les procès-verbaux affichés à l’extérieur des bureaux de vote après le dépouillement des bulletins de vote relatif à l’élection présidentielle en retirant des voix selon le cas aux candidats Etienne TSHISEKEDI WA MULUMBA et/ou  KAMERHELWA-KANYIGINYI VITAL  pour les réattribuer au candidat n° 3 Monsieur Joseph KABILA.  Dans ces circonstances comment peut-on sérieusement tirer argument d’un écart de voix entre Monsieur Joseph KABILA et les autres candidats!  Puisque le premier cité s’est vu attribuer par la Commission électorale nationale indépendante des voix qui ne lui revenaient pas !

Dès lors, en considération de ce qui précède nous avons la très fâcheuse impression que vous avez fait preuve de malhonnêteté intellectuelle et que vos affirmations selon lesquelles les « irrégularités » ou « déficiences » ne remettent pas en cause l’ordre des candidats  présentent non seulement un caractère péremptoire mais aussi qu’elles reposent sur des considérations somme toute partisanes qui n’engagent que Vous !

Ceci, d’autant plus que de façon contradictoire Vous reconnaissez, Vous-même, dans votre communiqué de presse susmentionné que la Cour Suprême de Justice n’a « (…) pas usé de ses prérogatives pour un examen plus approfondi, critique et indépendant des résultats. ».

Considérant l’Histoire qui unit les Peuples belges et congolais, il serait inconcevable que la politique du gouvernement belge en République Démocratiquedu Congo puisse reposer sur des contre-vérités ou  des approximations.

Dès lors, nous vous prions de nous communiquer dans les huit jours de l’envoi de la présente les éléments - chiffrés - objectifs en votre possession qui vous ont amenés à conclure que Monsieur Joseph KABILA a remporté l’élection présidentielle du 28 novembre 2011 en République Démocratique du Congo en conformité avec les résultats repris sur les procès-verbaux affichés à l’extérieur des bureaux de vote après les opérations de dépouillement.

En cas de silence de votre part ou d’impossibilité pour Vous d’en faire la démonstration nous considèrerons non seulement que vous avez sciemment manipulé - au travers de vos déclarations - tant la représentation nationale en Belgique que l’opinion publique mais nous vous prierons également - Vous ainsi que l’Ambassadeur de Belgique en poste à Kinshasa - de présenter spontanément vos démissions.   A défaut – considérant que la promotion de la démocratie en République Démocratique du Congo constitue le fondement même de notre Association - nous userons de tous les moyens de pression en ce compris judiciaires à notre disposition pour vous y contraindre.(4)

Nous vous prions de croire, Monsieur le Ministre, en l’assurance de notre haute considération.

Pour l'APRODEC asbl,

[Signature]

___________________________

M. Benjamin Stanis KALOMBO

Président et Administrateur-délégué

 

Copie pour information à : Sa Majesté le RoiAlbert II

                                              Palais royal

                                              Département Relations extérieures

                                              Rue de Bréderode, 16

                                              B-1000 BRUXELLES

                                             

                                         Monsieur Elio di RUPO

                                         Premier ministre belge

                                         rue de la Loi, 16

                                         B-1000 BRUXELLES

                                             

                                          Madame Mariya NEDELCHEVA 

                                         Parlement européen

                                         rue Wiertz, 60

                                         B-1047BRUXELLES

                                             

                                         Mr David POTTIE 

                                         The CARTER Center

                                         One Copenhill

                                         453 Freedom Parkway

                                         USA - GA 30307

--------------------------

(1) Compte rendu analytique de la Chambre des Représentants de Belgique,  Commission des relations extérieures,  Mardi 13.12.2011: http://xa.yimg.com/kq/groups/4960720/1360981333/name/Pv-commision-ext-ac351.pdf 

(2) Déclarations de la Chef de la Mission d’observation électorale de l’Union européenne Madame Mariya NEDELCHEVA au cours de l’émission de Voxafrica animée par Monsieur Erik NYINDU le 23.12.2011  : http://www.youtube.com/watch?v=AibQ-KLYjAE&feature=share

(3) Déclaration du Directeur adjoint du programme démocratie du Centre CARTER Monsieur David POTTIE  au micro de BBC Afrique  le 12.12.2011 : http://www.bbc.co.uk/afrique/nos_emissions/2011/12/111211_invite.shtml

(4) Mémorandum de l'APRODEC asbl publié le 23.12.2011 (voir les preuves irréfutables de la falsification des résultats de l'élection Présidentielle du 28.11.2011 en RDC):  http://www.blog4ever.com/blog/fichier-329347-359973-467504.html  

_________________________________________________________________________
L’Aprodec asbl : N° d’entreprise (Moniteur Belge) : 891.074.266 ; Siège social: Rue des Vétérinaires, 89 Boîte 3-1070 Anderlecht (Belgique); Tél/Fax :0032.484.925.836 ; E-mail : aprodecasbl@gmail.com.Blog: http://aprodec.blog4ever.com; Nous rejoindre sur facebook : http://facebook.com/aprodecasbl; Nos Statuts : http://www.ejustice.just.fgov.be/tsv_pdf/2007/08/03/07116757.pdf; Delta Lloyd Bank: 132-5334362-82   IBAN: BE25132533436282   BIC: BNAGBEBB



 

 

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L'Eglise catholique durcit le ton en RDC

Le cardinal Monsengwo au Vatican, le 19 novembre 2010.
Le cardinal Monsengwo au Vatican, le 19 novembre 2010.
REUTERS/Tony Gentile
Par RFI
En prévision des assises de la Conférence épiscopale nationale du Congo, prévues à partir de lundi, le clergé congolais, solidaire avec son cardinal Monsengwo Laurent Pasinya, annonce qu'il se battra pour le respect de la légalité et de la légitimité. Des actions non violentes seront également à l'ordre du jour.
Ce n’est pas un hasard si le clergé a choisi la paroisse Saint-Joseph de Matonge pour déclarer sa solidarité au Cardinal Monsengwo Pasinya Laurent. C’est tout un symbole.
Sous le régime du maréchal Mobutu, ce lieu situé au centre de Kinshasa, avait accueilli le 16 février 1992, des corps des victimes, tombées lors de la marche pacifique des chrétiens, manifestation à l'appel des prêtres et des laïques, avec une forte participation de la société civile, afin de réclamer la réouverture de la Conférence nationale souveraine.
Aujourd’hui, c’est en ce même endroit que l’Eglise annonce des actions pacifiques, pour, encore une fois, décrier ce que les clergés qualifient de « tricherie à la présidentielle » et revendiquer ce qu’elle appelle « le rétablissement de la vérité des urnes ». Un document a été distribué à cet effet, à la fin du culte ce samedi.
Sur trois semaines, les fidèles devront être préparés à des actions non violentes, des actions qui, on l’espère, dans les lieux des catholiques congolais, devraient conduire au changement d’attitude du pouvoir politique. Et il faut dire en tout cas que l’Eglise catholique a, dans le pays, une forte capacité de mobilisation.

Source: RFI

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Vidéo: Manifestation contre le hold up à Leuven (Belgique)

Les Congolais de Belgique s'étaient donné rendez-vous à Leuven pour une manif contre le hold up électoral de Kabila. Suivez!


LEUVEN. MANIF CONTRE HOLD-UP ELECTORAL

LK

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07 janvier 2012

POUR LE RETABLISSEMENT IMMEDIAT ET SANS CONDITION DU SIGNAL DE LA RFI

La Voix des Sans Voix pour les droits de l’homme(VSV) dénonce avec la plus grande fermeté la coupure, depuis samedi 31 décembre2011, du signal de la Radio France Internationale (RFI) sur ordre du ministre de la communication et des médias de la RDCongo , monsieur Lambert Mende Omalanga foulant ainsi aux pieds, une fois de plus, la liberté de la presse ainsi que le droit à la liberté d’expression et le droit à l’information des populations congolaises et de toutes celles et tous ceux qui vivent en République Démocratique du Congo.

En effet, cette énième coupure du signal de la RFI prouve à suffisance les menaces que font peser les autorités congolaises sur la liberté de la presse, d’expression et d’opinion en s’évertuant à torpiller à souhait la fragile démocratie congolaise sous de nombreux et fallacieux prétextes n’ayant pour seul et unique objectif que de faire véhiculer la pensée unique et les thèses qui encensent les dirigeants du pays à longueur des journées comme le fait la chaîne nationale, la Radio Télévision Nationale Congolaise ( RTNC). Sur cette chaîne nationale,  certains cadres et partisans de la Majorité Présidentielle (MP) s’en prennent à quiconque exerce son droit à la liberté d’expression, et ce, en violation de l’article 9 de la Charte Africaine des Droits de l’Homme et des Peuples, de l’article 19 du Pacte International relatif aux droits civils et politiques ainsi que l’article 23 de la Constitution de la RDCongo.

D’aucuns s’interrogent sur la motivation réelle de fameuses mesures conservatoires intempestives souvent prises en amont par le ministre de la communication et des médias ignorant même l’existence du Conseil Supérieur de l’Audiovisuel et de la Communication (CSAC), seul organe de régulation des médias auquel il s’est, à maintes reprises, substitué.

Si le ministre Lambert Mende croit que le CSAC est devenu un des services de son ministère et que les animateurs du CSAC sont toujours incapables de le rappeler à l’ordre en refusant d’avaliser des mesures conservatoires frappant les organes de la presse ou ses animateurs, alors le CSAC doit purement et simplement cesser de fonctionner et doit être dissoute sans délai.

La VSV rappelle aux autorités de la RDCongo que d’énormes préjudices sont causés aux congolaises et congolais en terme du droit à l’information en coupant le signal de la RFI qui est l’une des chaînes internationales suivies non seulement dans des villes et cités de la RDCongo, mais aussi et surtout dans des villages où aucune chaîne de télévision ou de radio congolaise n’est captée.
La démocratie ne rime pas avec la privation de l’information ou le musellement de la presse. Aussi, la VSV saisit-elle cette occasion pour dénoncer également la fermeture, à Kinshasa et en provinces des chaînes de radio et/ou de télévision appartenant à l’opposition ou aux particuliers au lendemain de la publication des résultats de l’élection présidentielle. A titre illustratif, la Radio Lisanga Télévision (RLTV), Canal Futur télévision (CF), Canal Media Channel (CMC), etc.

En définitive, la VSV exige au gouvernement de la RDCongo, le rétablissement immédiat et sans condition du signal de la RFI, la réouverture des chaînes de radio ou de télévision fermées et la cessation des actes tendant à mettre en péril les libertés de presse, d’opinion et d’expression, et ce, en vue de permettre à la population de jouir de son droit à l’information.
Fait à Kinshasa, le 06 janvier 2012.

LA VOIX DES SANS VOIX DES SANS VOIX POUR LES DROITS DE L’HOMME (VSV).
 
Von: Voix des Sans-Voix (VSV) <vsv_ongdh@yahoo.fr>

An: Voix des Sans-Voix VSV <vsv_ongdh@yahoo.fr>

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L'Eglise catholique doit sortir la vérité des urnes!

eveques_du_congo_cencoNous étions nombreux dans la diaspora à attendre les échos de la messe de l'Eglise St Joseph. Que la participation à cette messe soit estimée à plus de quatre mille personnes prouve que nous n'étions pas les seuls dans cette attente. Les Congolais souffrent, dans leur chair comme dans leur âme, de cette crise. Plusieurs souhaitent vivement à ce qu'elle prennent fin directement, par le décès de kabila, par exemple. Il y en a aussi qui ne veulent qu'entendre des discours qui vont dans le sens "tel député belge a exigé le recomptage des bulletins de vote" ou bien  "les experts vont demander un deuxième scrutin parce que celui-ci est entaché de beaucoup d'irrégularités" pour dormir tranquillement. C'est dire combien l'homélie de Mgr Kisonge, qui ne fait que confirmer la déclaration du cardinal Monsengwo, sera bien appréciée des Congolais qui tiennent à récupérer leur victoire.

Si le cardinal a déclaré que les résultats ne sont conformes ni à la vérité, ni à la justice et si Mgr Kisonge soutient qu'il est mieux de dire la vérité et mourir que de vivre dans le mensonge, cela revient à dire que la CENCO qui avait déployé 30000 observateurs à travers le pays doit nécessairement détenir les vrais résultats des élections présidentielles du 28 novembre passé. Alors, au nom de la misère du peuple de Dieu qui a souffert depuis des années et qui aspire à une vie meilleure, au nom de la vérité et de la justice, nous demandons à la CENCO d'avoir le courage de sortir les résultats qu'elle détient. Elle doit les proclamer et les présenter avec les procès-verbaux en sa possession aux experts de la communauté dite internationale. Car le Congo se trouve à un tournant de son histoire. La cour suprême de justice a manqué son rendez-vous avec l'histoire en confirmant les faux résultats de la CENI. Comme je le disais à un jeune frère qui aime discuter avec moi, il suffisait que le président de la cour suprême contredise la mascarade électorale pour que tout bascule.

Nous savons que l'Eglise catholique est une grande institution qui jouit d'une grande crédibilité au niveau national et international. Si le Congo tient encore débout aujourd'hui, c'est en partie grâce aux efforts de l'Eglise catholique. La proclamation des résultats de sa part réduirait la pression autour du président Tshisekedi wa Mulumba. Car beaucoup pensent que si crise il y a , c'est entre Tshisekedi, en tant que tête de file de l'opposition et Kabila. Mais en réalité, c'est le peuple congolais qui aspire au changement qui cherche à ce que Kabila ne lui vole pas sa victoire. La CENCO a-t-elle le courage de jouer ce rôle historique?

Lumbamba Kanyiki

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Une liturgie de la parole et de l'engagement chrétien pour sauver le Congo

FLASH : MESSE DU SAMEDI 07/01/2012 EGLISE SAINT JOSEPH A MATONGE – UNE LITURGIE DE LA PAROLE ET DE L’ENGAGEMENT CHRETIEN POUR SAUVER LE CONGO

 Voici le résumé de la Messe célébrée par l’Evêque Kisonge, qui vient de donner une prédication très significative, en ligne avec  la tradition salvatrice de la parole ; en effet, Mons. Kisonge a expliqué que même si toute autorité vient de Dieu, l’exercice du pouvoir peut être détourné par les hommes ; la première lecture lue parlait justement du pouvoir de Saül détrôné par Dieu en faveur de David.

Voilà pourquoi il faut rétablir la vérité des urnes.

En effet, s’il est vrai qu’il faut donner à César ce qui est à César, il faut aussi donner à Dieu ce qui est à Dieu.

Les Evêques du Congo vont se réunir pendant trois jours, à partir de mercredi prochain, pour établir le Plan de l’Eglise pour le rétablissement de la Légitimité et de la légalité.

Tous les « Mémoranda » des chrétiens reçus par les Evêques de toutes les provinces de la RDC seront étudiés afin que les Chrétiens puissent avoir une ligne de conduite cohérente à retenir pour défendre la Vérité et la Justice

Les Evêques ont rappelé aux Chrétiens leur engagement car « Le Congo est notre affaire, le Congo est mon affaire ».

” L’Eglise ne peut rester neutre fasse à l’injustice et que tout autorité qui vient de Dieu doit pratiquer la justice et la vérité car dans le cas contraire elle n’est pas de Dieu, donc nous n’avons pas à lui obéir” ont-ils dit les celebrants.
Et ils ajouteront que « mieux vaut dire la vérité pour mourir que de dire des mensonges pour vivre ».

A partir de demain,  déjà, des séminaires de formation seront lancés dans toutes les paroisses de la RDC pour éduquer les chrétiens à leur engagement de citoyens- croyants.

Comme disait l’apôtre Pierre dans Les Actes des Apôtre, 4

« Il vaut mieux obéir à Dieu qu’aux hommes ».

Et aussi « Il ne faut pas craindre celui qui tue le corps (le pouvoir de l’injustice) mais de craindre celui qui tue le corps et l’âme (Dieu) aussi dans les Actes des Apôtres.

Comme disait aussi feu Cardinal Malula :

« Il vaut mieux être crucifié à cause de la vérité que de mentir ».

Manifestement :

  1. L’Eglise Catholique ne reconnait pas l’élection frauduleuse et illégitime d’alias Joseph Kabila ;
  2. L’Eglise Catholique s’inscrit dans la démarche de la tutelle des droits fondamentaux du peuple congolais ;
  3. Le travail d’Observation de la Cenco et ses 30.000 observateurs sera dévoilé et la Vérité des urnes portée à la connaissance de tous les congolais.

Il faut noter l’ambiance de joie dans l’engagement chrétien qui a animé la Messe d’aujourd’hui, avec des milliers de Chrétiens présents et en communion totale avec les pères spirituels.

Il sied de souligner la présence de leader politique comme le Jacquemain Shabani, Franck Diongo, le Président Eugène Diomi Ndongala et beaucoup d’autres.

Vérité et Justice pour le Congo,

Marc Mawete,

Démocratie Chrétienne,

à Kinshasa,07/01/2012

dc-kin.net

opposition-politique-congolaise.org

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06 janvier 2012

Crise post-électorale: Les experts sont là. A quoi faut-il s'attendre?

logo_onu-893e1L'arrivée des experts de la communauté internationale suscite beaucoup d'espoir d'abord au sein du peuple congolais qui espère voir la vérité des urnes établie, ensuite chez les candidats députés toutes tendances confondues qui ont crié à la fraude et à la tricherie et puis, dans une certaine mesure, chez les contestataires des résultats des élections présidentielles.

Ils sont là pour trois semaines qui s'annoncent riches en rebondissements. Déjà le président Etienne Tshisekedi, juriste de formation, n'espère rien de cette visite du moment que beaucoup de preuves dont les procès-verbaux ont été altérées, manipulées, voire disparues. Mais la question que beaucoup de gens se posent est celle de savoir à quoi il faudra s'attendre dans les jours qui viennent.

D'abord, la première question que les Congolais se posent: Viennent-ils pour les élections présidentielles ou pour les législatives, ou pour les deux, étant donné que les deux se sont déroulées au même moment, le même jour? L'opposition exige qu'ils revoient les deux puisque les deux élections se sont passées conjointement. Le camp Kabila, lui, ne veut pas en entendre parler. Ils disent que Kabila a déjà prêté serment, point final. Mais les Congolais tant de l'intérieur que de l'extérieur veulent voir ces experts se pencher sur toutes les élections du 28 novembre 2011 et d'y apporter toute la lumière.

Ngoy Mulunda a dévoilé qu'il a travaillé avec un expert de la communauté internationale, engagé spécialement pour l'aider dans la compilation. Il a travaillé dans tout le processus avec la MONUSCO. De l'élaboration du calendrier électoral jusqu'à la livraison des bulletins de vote dans les centres de vote répandus à travers le pays. Ce qui pousse à croire que tout ce qu'ils ont fait rencontre l'assentiment de cette même communauté dite internationale. Mais les observateurs crédibles, comme le centre Carter et l'UE, ayant sorti des rapports qui jettent du discrédit sur les résultats, on se demandent si les experts ne viennent pas pour confirmer ces mêmes résultats pour leur apporter un peu de crédibilité.

Beaucoup de Congolais rejoignent leur président dans ce doute d'autant plus que les pays qui envoient leurs experts se sont toujours les mêmes que les Congolais ont toujours dénoncés dans leurs jeu hypocrite envers eux et dans l'exploitation de notre pays, notamment les Etats-Unis et la Grande Bretagne. Le fameux expert qui a tripatrouillé dans les procès-verbaux avec Ngoy Mulunda est venu aussi de New York!!! Beaucoup d'entre-nous auraient souhaité voir une équipe d'experts autrement composée.

Mais prenons le cas où ils arrivent à constater comme les autres observateurs, l'ampleur de toutes ces tricheries massives avec l'intention malhonnête de remporter les élections. Seront-ils capables de contredire le travail dans lequel l'un de leurs est impliqué ?
Nous attendons avec beaucoup d'impatience les réponses à toutes ces questions, mais la vigilance reste de mise.

Lumbamba Kanyiki

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Etant déjà dans nos murs : Les experts devant un dilemme



L’issue du travail des experts britanniques et américains divisent les Etats-majors de la Majorité présidentielle et de l’UDPS, principal parti politique de l’opposition. Pour l’UDPS, la CENI ne devra pas interférer dans le travail des experts qui devront recompter toutes les voix des scrutins du 28 novembre 2011. * Une position que n’accepte pas la Majorité présidentielle qui pense que la Cour suprême de justice agissant comme le juge électoral, rend ses arrêts en premier et dernier ressort. Et le président de la République ayant déjà prêté serment, le recomptage des voix est impossible. *Même si la CENI promet de prendre en compte toutes les plaintes, on ne doit pas pour autant sous-estimer le travail des experts dont le résultat est vivement attendu par tous les Congolais et par la Communauté internationale qui menace de revoir son aide financière. Ils sont devant un véritable dilemme !

Annoncés pour début janvier 2012, les experts britanniques et américains séjournent déjà en Rd Congo. Déjà, des sources proches de l’opposition, nous apprenons qu’ils ont été rencontrés hier jeudi l’opposant Etienne Tshisekedi wa Mulumba, président national de l’Union pour la démocratie et le progrès social (UDPS) et président de la République auto-proclamé.

Même s’il est difficile à ce jour de savoir de quoi il a été question, nous osons croire que ces experts dont le travail est attendu non seulement par tous les Congolais que la Communauté internationale ont écouté les propositions de ce parti politique, du reste fille aînée de l’opposition congolaise.

Ils devront faire le même exercice auprès d’autres plates-formes, avant de s’intéresser de l’essentiel de leur mission en Rd Congo. Avant même de connaître l’issue de leur travail en Rd Congo, des débats ont lieu dans les différents Etats-majors de la Majorité présidentielle et de l’UDPS, principal parti de l’opposition qui conteste la réélection de Joseph Kabila Kabange. A l’UDPS, toute révision de la compilation des résultats des élections de 2011 doit impérativement inclure les élections législatives et présidentielles. Et pour elle, toute alternative est inacceptable tant pour elle-même que pour d’autres forces du changement.

En plus, l’UDPS recommande de procéder aux investigations nécessaires sur toutes les allégations de fraude intervenu avant, pendant et après le vote et en évaluer l’impact global entre autre procéder à l’audit du fichier électoral et la contrevérification des commandes des bulletins de vote ; collecter l’ensemble des PV des bureaux de vote et informations recoupées rendus disponibles par la CENI en évaluer l’authenticité et procéder à une nouvelle compilation des voix.

Son secrétaire général explique que le recomptage des voix sera exclu du processus étant donné les allégations et soupçons de bourrage des urnes du fait de la CENI ; évaluer la crédibilité globale résultats obtenus et désigner le véritable vainqueur de l’élection présidentielle ainsi que les véritables gagnants des législatives.

Une démarche inutile

C’est la position de la Majorité présidentielle qui estime que la démarche de l’UDPS est inutile. Car selon elle, au regard de la loi électorale qui dispose pleinement que la Cour suprême de justice agissant comme le juge électoral, rend ses arrêts en premier et dernier ressort. Le président de la République ayant déjà prêté serment, le recomptage des voix est impossible, précise-t-elle. Pour sa part, la CENI indique qu’elle prendra toutes les plaintes en compte. La Commission Electorale Nationale Indépendante promet de dépêcher ses équipes dans des circonscriptions où il y a contestation. Ce qu’elle a fait en ce qui concerne la Fikin à Kinshasa et Gungu dans le Bandundu. Quant à l’appel au recomptage des voix formulé par l’UDPS, la CENI indique que c’est le point de vue de l’UDPS.

Pour conforter la thèse de la Majorité présidentielle, disons que la CENI qui avait annoncé la suspension de l’opération de compilation des résultats ainsi que leur publication en attendant l’arrivée des experts internationaux a fait marche arrière, en autorisant leur poursuite. Une position qui n’a pas été du tout du goût de l’opinion nationale et internationale qui ne trouvait pas cette décision de la CENI fondée. C’est au regard de tout ceci qu’une certaine opinion n’a pas hésité de poser la question de savoir ce que viennent réellement faire ces experts, d’autant plus que la CENI est en voie de clôturer avec la publication des résultats ?

C’est ici que certains répondront qu’il ne s’agissait que des résultats provisoires, oubliant que c’est sur cette base que la Cour suprême de justice qui fait office à la Cour constitutionnelle a rendu public les résultats de la présidentielle. Logiquement, la CENI de devrait pas se contenter de verser tous les dossiers à la Haute cour, pendant qu’elle-même était capable de le faire. La conséquence est que, dépassée, la Cour risquera de rendre publics des résultats qui ne reflèteront pas la vérité des urnes. Lesquels seront encore et toujours contestés.

Ne pas sous-estimer le travail des experts

Même si la CENI a semblé banaliser le travail des experts internationaux qui sont déjà dans nos murs, il est tout de même important de rappeler que c’est la Communauté internationale qui a défini leur cahier des charges. Un cahier des charges qui ne devra pas s’éloigner de ce que pensent bon nombre de Congolais.

En effet, au regard des irrégularités qui ont été dénoncées sur la place publique tant par la Mission d’observation de l’Union européenne, le Centre Carter, les partis politiques de l’opposition et de la Majorité présidentielle, que par le Cardinal Laurent Monsengwo, la Communauté internationale a dépêché cette mission d’experts qui devront certifier que les résultats tels que rendus publics par le pasteur Daniel Ngoy Mulunda ne proviennent pas de la tricherie ou du bourrage d’urnes. C’est un travail de titan qui va exiger non seulement du temps, mais aussi des moyens financiers conséquents.

Pour les Congolais qui ont prouvé leur maturité en participant massivement à ces élections, la mission des experts devra passer en revue toutes les pièces détenues par la CENI et par les partis politiques contestateurs pour affirmer de la compatibilité des résultats. Ce n’est qu’après qu’ils pourront dire si oui ou non les résultats sont conformes aux normes internationales en matière électorale. Peut-être qu’à l’issue de leur mission, ils exigeront l’annulation des scrutins du 28 novembre dernier.

Car en effet, si la CENI n’avait rien à se reprocher, un peu comme elle le dit, la Communauté internationale n’est pas du tout folle ou aveugle pour ne pas voir que les élections se sont bien déroulées. En plus, elle ne pouvait même pas s’hasarder, comme l’a fait savoir l’Union européenne, à revoir son aide financière accordée à la Rd Congo. Derrière l’UE, c’est toute la Communauté internationale qui serait dans l’obligation de rompre tout contact avec la Rd Congo, comme ce fut lors de la tuerie des étudiants à Lubumbashi (Katanga).

Pour preuve, même si la Rd Congo est reprochée pour ne pas avoir publié tous les contrats miniers signés ces derniers temps, le Fonds monétaire international (FMI), par la bouche de sa directrice générale, Christine Lagarde a indiqué que la situation en Rd Congo était préoccupante et qu’elle la suivait de près jour après jour. Il s’agit des positions qui devraient pousser les autorités de la CENI à adopter la transparence comme principe de gestion, si l’on ne veut pas conduire la Rd Congo à se fermer toutes les ressources extérieures dont elle a tant besoin pour son développement.

Qu’on ne se trompe pas. Même si la Rd Congo a financé à 95% les dernières élections présidentielles et législatives, l’apport de la Communauté internationale demeure toujours non négligeable. Et tous les pays qui ont tenté de fermer leurs portes à la Communauté internationale se sont attirés les foudres de tous les partenaires. C’est la raison pour laquelle le travail des experts devra accoucher d’un bon résultat qui sera dans l’intérêt du peuple congolais que de la Communauté internationale. Cela, dans la mesure où la Rd Congo ne peut jamais vivre tout étant renfermé sur elle-même.

De la certification

L’on ne doit pas se voiler le visage. La CENI doit accepter qu’elle n’a pas bien fait son travail. Sinon, comment expliquer des arrestations et des démissions des membres du CLCR de Gungu, dans la province du Bandundu, qui ont refusé de cautionner cette tricherie à grande échelle ?

La CENI doit être courageuse et accepter qu’elle a mis dans les mauvais draps les candidats déclarés gagnants pendant qu’ils ne l’étaient pas. Un peu comme on l’a dit, son rôle n’est pas seulement de traiter les dossiers d’une manière quelconque et de renvoyer tout le travail à la Haute cour. Elle devrait se comporter en responsable et éviter au pays de tels résultats contestés qui décrédibilisent tout un processus. Elle doit s’assumer devant le peuple Congolais et devant l’histoire.

Dans la conduite du processus, l’on devrait éviter l’arrogance et privilégier l’humilité qui seule élève. Car, si les autorités congolaises avaient refusé que la Monusco ne puisse jouer le rôle de la certification des résultats comme ce fut le cas en Côte d’Ivoire, c’est pratiquement au même résultat auquel on devra arriver. Surtout que ce sont les conclusions des experts qui seront acceptées par la Communauté internationale. S’ils concluent que des irrégularités sont de nature à entacher tous les résultats des scrutins du 28 novembre 2011, la CENI sera-t-elle capable d’assumer sa responsabilité ?

L’Avenir

Posté par lumbamba à 15:02 - - Commentaires [0] - Permalien [#]