18 janvier 2012

L’Union sacrée pour l’alternance appelle les autres confessions religieuses à emboîter le pas à l’église catholique

Cette plate-forme de l’opposition politique congolaise réagissait à la dernière déclaration des évêques sur le processus électoral en RDC au cours d’un point de presse au restaurant Green Garden le samedi 14 janvier par la bouche de son président, Eugène Diomi Ndongala. Devant le chevalier de la plume, Diomi a réaffirmé son indéfectible attachement et de sa famille politique à l’église catholique et du cardinal Monsengwo pour faire triompher par des moyens démocratiques et pacifiques la vérité des urnes.

Prenant acte de la prise de position de la CENCO qui a dénoncé la tricherie planifiée aux élections du 28 novembre dans le but de voler la victoire du peuple congolais, Diomi estimé au nom de ses camarades de l’Union sacrée pour l’alternance que la vérité des urnes passe inéluctablement par la proclamation de Tshisekedi président élu de la RDC.
Il a joint sa voix à celle des évêques qui ont jugé la fraude dans la compilation des résultats des scrutins inacceptables et honteux pour le pays. Le président de la Démocratie Chrétienne a invité la population congolaise à méditer jour et nuit ce message pour ne pas tomber dans le désespoir.
Diomi a également lancé un appel patriotique aux fidèles de toutes les confessions religieuses sans exception à se ranger derrière le cardinal Monsengwo dans sa démarche de restaurer la légitimité et la légalité en RDC.
Cet acteur politique de l’opposition s’est dit convaincu que toute église ou religion digne doit avant tout défendre la vérité et la justice.
Le précité a invité les militants de son parti ainsi que ceux de toutes les forces acquis au changement à participer à la formation civique dans les paroisses de Kinshasa tel qu’annoncer à Saint joseph.
Diomi a demandé aux acteurs politiques de la majorité présidentielle à respecter la volonté populaire pour une véritable réconciliation nationale qui exige préalablement la justice et la vérité.
Il a sollicité l’implication ferme de la communauté internationale pour la vérité des urnes et soutenir le peuple congolais qui aspire au changement après 5 ans d’une gestion calamiteuse du pays par la majorité présidentielle.
Le président de l’Union pour l’alternance plaide pour que la cour pénale internationale diligente les enquêtes sur les crimes commis en RDC avant, pendant et après les élections afin de sanctionner tous les coupables.
                                                                                            Eric WEMBAKUNGU

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Election en RDC : L’UDPS salue la prise de position de la CENCO

La déclaration de l’Eglise catholique sur le processus électoral par la voix de ses évêques réuni au sein de la CENCO vient de conforter la position de l’Union pour la démocratie et le progrès social. Au cours d’un point de presse organisé au restaurant Green Garden, le secrétaire général de l’UDPS a salué l’engagement de l’Eglise catholique pour le triomphe de la vérité et de la justice dans le processus électoral en cours en RDC.
Pour Jaquemain Shabani, l’église catholique reconnaît à l’instar des autres observateurs nationaux ou internationaux que les dernières élections se sont déroulées dans les conditions de fraude planifiée et éhontée, des violences provoquant des pertes en vies humaines.
Tout en faisant remarquer que les, évêques ont conclu dans leur coup de gueule que les résultats publiés par la CENI sont contraire à la volonté populaire, Jaquemain Shabani a rappelé la position de son parti qui estime que la vérité des urnes, c’est l’élection de monsieur Tshisekedi comme président de la République.
De ce fait, il a estimé que toutes les forces vives de la nation doivent se mobiliser pour lui conférer l’imperium afin de lui permettre de s’attaquer aux défis ‘majeurs de l’instauration de l’Etat de droit en RDC, la consolidation de la paix, la relance de l’économie, l’amélioration des conditions de vie du peuple congolais.
Le secrétaire général de l’UDPS a invité tous les acteurs de la société civile (confession religieuse, syndicats, ordres professionnels et autres organisations) à se joindre à la Dynamique patriotique pour la dignité du peuple congolais, afin de démontrer au monde que celui-ci s’est désormais pris en charge. Il a exhorté les mamans de rejoindre le mouvement des femmes acquises au changement et à amplifier leur action. Leur cris a-t-il poursuivis mc5biliseront des énergies utiles a la noble cause qu’elles défend.
A la jeunesse congolaise, Jaquemain Shabani a demandé de militer pour le triomphe de la vérité des urnes désormais qui, selon lui, est en marche.
Le précité a également loué le courage prophétique des évêques congolais qui ont rappelé dans leur -message aux hommes de troupes le bien fondé de l’article 28 de la constitution qui interdit aux militaires, policiers, et aux service de renseignements d’obéir à des ordres illégaux tels que torturer ou tirer sur des manifestants non armé,
Le clou de ce point de pesse a été sans nul doute le regret exprimé par ce proche de TSHISEKEDI sur l’attitude du chef du gouvernement belge Elio di Rupo, qui, une fois de plus, en exprimant son soutien au président Kabila, démontre d’après Jaquemain que le Premier ministre belge n’a cure de la misère, des souffrances et de la volonté du peuple congolais.
                                                                                             Eric WEMBAKUNGU

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Ce vendredi 20 janvier 2012 : E. Tshisekedi s’adresse à la Nation



Etienne Tshisekedi wa Mulumba, président national de l’Union pour la Démocratie et le Progrès Social (U.D.P.S.), candidat N° 11 à l’élection présidentielle du 28 novembre 2011 a décidé de s’adresser à la Nation congolaise ce vendredi, 20 janvier 2012, à travers une communication à la presse, tant nationale qu’internationale. Il compte ainsi livrer sa lecture des enjeux majeurs qui agitent l’échiquier politique congolais, depuis lé début de ce processus électoral jusqu’à ce jour. C’est ainsi que le thème de sa communication tournera autour de l’organisation, du déroulement et la publication des résultats des élections du 28 novembre 2011 par la Commission électorale nationale indépendante (CENI) et les leçons à tirer. Lieu choisi pour cette rencontre : sa résidence privée, située au quartier résidentiel, dans la commune de Limeté. Toutefois, d’aucuns pensent qu’à cause des enjeux de l’heure, voire du thème choisi, la résidence de Limeté serait trop exiguë.
“ Cette information livrée hier dans la soirée à nôtre rédaction par le responsable du Département de mobilisation, information et communication de l’UDPS a été complétée par d’autres responsables de ce parti politique de l’opposition. De prime abord il convient de rappeler que l’opposition politique congolaise a été la première à dénoncer, bien avant le déroulement de ces échéances électorales, la préparation, voire la planification d’une tricherie et la volonté délibérée de la part des tenants du pouvoir en place, dont la CENI, de ne jamais vouloir faire auditer son serveur central. On a même tué des manifestants non violents, à mains nues et à qui le régime en place reprochait de réclamer des, élections libres, transparentes, crédibles et apaisées. Aujourd’hui il est évident que tout le monde constate la justesse de ces dénonciations. Alors qu’avant les élections, les ténors de la Majorité présidentielle mettaient ces préalables sur le compte d’une fuite en avant par peur d’affronter les élections.
Se basant sur ces graves irrégularités et fraudes, dénoncées unanimement par tous les observateurs étrangers et particulièrement par les nationaux que sont le Réseau national pour l’Observation et la Surveillance des Elections au Congo (Renosec) ; le Réseau d’Observateurs des Confessions religieuses (ROC) ; le Cadre permanent de Concertation de la Femme Congolaise (CAFC) ; le Conseil National de la Jeunesse (CNJ) et tout récemment par la déclaration de la CENCO, mais aussi sur ses propres observations et témoignages, l’opposition politique a, considéré le Président national de l’UDPS comme le véritable vainqueur de cette élection présidentielle. Après tous ces rapports d’observation et les agitations qui s’en sont suivies, Etienne Tshisekedi wa Mulumba, se propose de parler ce vendredi pour fixer l’opinion.
Toutefois, d’aucuns considèrent qu’il reste encore et toujours une lourde hypothèque à lever qui est constituée par la présence des éléments de, la Police anti-émeute qui encerclent la résidence du Sphinx de Limeté. Cet encerclement empêche quiconque, même sa famille et les membres de l’UDPS de lui rendre visite.

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17 janvier 2012

Mensonge des avocats de la famille Boshab ,et proposition de cinq démarches à effectuer par les familles des victimes

En fin de semaine dernière, nous avons tous lu une déclaration des avocats de la famille Boshab.En résumé, ces auxiliaires de la justice affirmaient que l'accident ayant causé cinq morts sur le boulevard du 30 juin était injustement attribué au fils de monsieur Evariste Boshab. Qu'au contraire, ce serait son chauffeur qui aurait causé cet accident.

 
Mais hier dimanche 15 janvier 2012, un vent favorable nous a mis sur le chemin d’un cousin biologique de monsieur Evariste Boshab qui se trouvait à Kinshasa le matin même de cet accident.
En effet, pour ce compatriote qui ne mange pas le pain de l'imposture, l’accident a été effectivement causé par le fils de monsieur Boshab dans les circonstances que voici :
 
Le fils Boshab et le fils Kamere roulaient à vive allure sur le boulevard du 30 juin. Les deux enfants gâtés, qui s'étaient appropriés la querelle politique de leurs géniteurs [c'est nous qui soulignons],se battaient chacun à bord de sa voiture, carrosserie contre carrosserie. Mais, à un moment donné, le fils de Kamere a ralenti. Mais le fils Boshab, dans sa fureur et en pleine vitesse, est allé percuter de plein fouet la voiture des victimes. Il leur est rentré dedans, causant ainsi les morts que nous déplorons aujourd'hui.
 
Notre source, avons-nous écrit ci-dessus, est un cousin biologique de Boshab. Partant de ce fait, il se trouvait dans la famille au moment de la relation des faits et, pour ne pas garder sa conscience chargée de mensonge, il a préféré décharger celle-ci.
 
Naturellement, nous ne pouvons pas livrer son identité, pour des raisons évidentes de sécurité. Un homme sans scrupule comme Evariste Boshab n'hésiterait pas à l'éliminer à cause de cette fuite. [Boshab n'avait-il pas tenté de faire introniser un autre roi des Bakuba, alors que l'actuel roi, Sa Majesté Nymi Lukengo, est encore en vie?].
 
Il serait donc souhaitable, que les familles des victimes effectuent les cinq démarches que voici :
 
Se rapprocher de monsieur Vital Kamere aux fins de le persuader de faire recueillir le témoignage de son fils par la justice. Celui-ci n'a rien à craindre dans cette affaire, puisque n'ayant pas été l'auteur de l'accident. Toutefois,si cette démarche consensuelle ne rencontrait pas un écho favorable de la part de monsieur Kamere, citer directement le fils en justice, aux fins de le contraindre à livrer son témoignage;
 
Une fois cette démarche effectuée, se rapprocher du barreau aux fins d'obtenir du conseil de l'ordre du ressort de ces avocats, d’ouvrir à leur charge une action disciplinaire pour mensonge délibéré aux fins de détourner la justice de la voie pouvant éclairer sa lanterne, et pour comportement indigne de la profession d'avocat;
 
Subsidiairement, et si la chose leur agrée, que les familles des victimes intentent une action en justice contre ces avocats pour complicité d'homicide  et pour avoir tenté de brouiller les pistes;
 
Intenter une action en justice contre monsieur Evariste Boshab,lequel n’est plus protégé par son immunité parlementaire, pour participation criminelle (complicité dans l’accident) et responsabilité civile(en tant que propriétaire probable du véhicule ),et pour avoir soustrait son fils des poursuites judiciaires, en ayant favorisé sinon initié sa fuite en Belgique ;
Intenter en Belgique une action contre le fils Boshab qui s’y est réfugié, avec l’aide de nombreux avocats patriotes-résistants résidant dans ce pays ou en Europe en général.
 
Voilà, à notre humble avis, la quadruple démarche que les familles des victimes devraient effectuer de façon  concomitante.
Bonne journée/soirée chez vous !
Thomas MBEMBELE
GRARC

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“Annulez les élections” Des sénateurs ainsi que la Mission nationale d’observation des élections plaident en ce sens.

L’Eglise de Kinshasa prépare sa campagne.
Les constats d’absence de crédibilité des élections présidentielle et législatives qui se sont déroulées au Congo le 28 novembre continuent à tomber. Dimanche, neuf sénateurs congolais ont exigé “l’invalidation des scrutins présidentiel et législatif”, la “démission immédiate du bureau de la Ceni” (Commission électorale nationale indépendante) et “la convocation toutes affaires cessantes de la classe politique en vue d’instaurer un dialogue nécessaire devant aboutir à l’établissement d’une feuille de route pour la sortie rapide de la crise”.
Rappelons que les sénateurs congolais – élus indirectement par les assemblées provinciales – n’étaient pas candidats le 28 novembre.
Pour justifier leur exigence, ils énumèrent les violations “intentionnelles” de la loi électorale par la Ceni durant la campagne électorale (“traitement complaisant ” des candidatures introduites par des proches du chef de l’Etat qui l’a conduite à accepter des dossiers inacceptables légalement ; publication hors délai des listes de candidats et d’électeurs ; utilisation illégale des ressources humaines, matérielles et financières de l’Etat par le président Kabila et ses alliés ; affichage sur des édifices publics en faveur du Président ; monopolisation des médias publics par le camp présidentiel...), le jour du vote (“graves irrégularités ” et “incidents remettant en cause la validité des résultats et le classement des candidats” ; groupes armés influençant le vote en faveur du président Kabila à l’est du pays ; bourrages d’urnes ; nombre “scandaleusement élevé ”, un million d’électeurs autorisés à voter ailleurs que chez eux ; bulletins de vote pré-remplis ; tromperie des électeurs analphabètes) ainsi que lors du dépouillement des bulletins.
La même exigence d’annulation des scrutins a été formulée dimanche par la Mission nationale d’observation des élections, qui regroupe quelque 2 000 observateurs congolais.
L’Eglise (qui disposait de plus de 30 000 observateurs sur le terrain) est également entrée en résistance. Le message des évêques publié jeudi dernier (lire LLB du 14 janvier et notre site www.lalibre.be) qualifiait de “honte pour le pays” et d’ “inacceptable ” la manière dont le dépouillement des législatives est effectué par la Ceni ; il réclamait que celle-ci “corrige impérativement les graves erreurs fustigées qui ont entamé la confiance de la population en cette institution ” ou “démissionne ”.
Le clergé de Kinshasa, de son côté, réclame “l’annulation pure et simple de ces élections ” et “la démission du bureau de la Ceni”, tout en préparant une campagne de protestation contre les fraudes électorales. Un programme précis de sensibilisation à “l’action non violente” a été entrepris, qui devra culminer le 16 février prochain par une “ marche pacifique et non violente des chrétiens pour réclamer la légitimité et la légalité du pouvoir en République démocratique du Congo” .
Cette date n’a pas été choisie au hasard : ce sera le jour du 20e anniversaire de l’historique “ Marche des chrétiens” contre Mobutu, pour réclamer la poursuite de la démocratisation, dans laquelle il voyait une remise en cause de son pouvoir. Il avait fait donner l’armée contre les chrétiens marchant et priant. Cette meurtrière répression (une trentaine de morts) s’était retournée contre le régime, qui avait dû permettre la réouverture de la Conférence nationale en avril 1992 – qui s’était alors dite “souveraine” et avait poursuivi la démocratisation.
Ces prises de position interviennent alors que les experts électoraux internationaux étudient les possibilités de “ vérifier les résultats des élections à travers une révision plus large des opérations” et alors que la Ceni a retardé d’une semaine la publication de ses résultats officiels des législatives après le coup de colère des évêques.
Les législatives donnent au régime un souci particulier car elles suscitent du mécontentement y compris parmi les tenants du régime. Ainsi, l’un d’eux, opposé à l’annulation des présidentielles qui ont officiellement élu “son” candidat, Joseph Kabila, souhaite celle des législatives. Il cite une série d’irrégularités commises à son détriment pour le déclarer non élu, ce qui ne correspond pas aux chiffres récoltés par ses témoins à l’issue du dépouillement sur place, le jour du vote – les mêmes griefs que ceux rapportés pour la présidentielle...
 
Marie-France Cros
Messe de jeudi dernier à Kinshasa, au cours de laquelle a été lu le message des évêques – très applaudi – qualifiant de “honte” le dépouillement des bulletins législatifs en cour.

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La lutte de Lumumba cinquante ans après

Patrice-Emery LumumbaAujourd'hui, les Congolais commémorent la mort de Patrice-Emery Lumumba, assassiné un certain 17.01.1961. Lumumba est mort pour avoir eu le courage de dénoncer l'exploitation, les humiliations et les atrocités subies par les Congolais pendant la colonisation. Lumumba s'est battu pour l'unité du Congo et la dignité des Congolais.

Cinquante ans plus tard, les raisons de sa lutte sont encore d'actualité. Les mêmes décideurs de la mort de Lumumba sont encore présents pour déterminer du devenir du Congo à la place des Congolais. Pour des raisons de "stabilité du Congo", ils ont écarté d'un revers de la main, la volonté du peuple s'étant exprimé par les urnes pour soutenir un Kabila que les Congolais ont vomi. Les Congolais sont encore humiliés aujourd'hui comme du temps de la colonisation. Ce sont les autres qui profitent de leurs richesses. Comme en 1961, les Congolais, qui résistent, tombent sous les balles de l'occupant, allongeant la liste de héros, dans l'indifférence de la communauté dite internationale. Le tableau de 1961 comparé à celui d'aujourd'hui, n'a presque pas changé. La même pièce se jouant avec des acteurs différents!

Mais ce qui a certainement changé, c'est l'élan patriotique et nationaliste qui remplit les coeurs des dignes fils et filles du Congo. De l'intérieur comme de l'extérieur, ils ont pris conscience de la lutte qui les attend pour leur vraie libération. Ils réussiront, à coup sûr, là où leurs pères ont échoué. Car tant qu'il restera un Congolais sur cette terre, la lutte contre l'occupant continuera jusqu'à la victoire finale.  Ceci est une question de temps.

Lumbamba Kanyiki

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16 janvier 2012

Fraudes, tricheries et corruption à Kabare Modeste Bahati conforte la position de l'Eglise Catholique et de Tshisekedi

Le Phare - 

Modeste BAHATI Lukwebo ne passe pas inaperçu et ne laisse personne indifférent. Il a été de tous les forums politiques et particulièrement des grands rendez-vous ayant marqué le destin de ce pays. Doté d'un bagou remarquable, il a eu la chance de se retrouver sur le devant de la scène en y occupant des postes de choix, dont le tout dernier était celui du Questeur Principal du Bureau de la toute première assemblée nationale de la 3ème République présidée par Vital KAMERHE.
Ses prises de positions avant, pendant et après la Conférence Nationale Souveraine, lors du Dialogue Inter Congolais de Sun City et tout au long de cette législature et surtout son appartenance à une aille créée avec d'autres membres de la Majorité Présidentielle mais qui comme la Rose ne vivra que l'espace d'un matin lui causeront quelques ennuis.

C'est encore lui qui aura le courage de dire tout haut à l'Autorité Suprême de l'AMP ce que tout le monde chuchotait tout bas. A savoir que les chances de faire le score à la soviétique dans les provinces de l'Est comme en 2006, particulièrement le Grand Kivu étaient incertaines pour trois raisons. Tout d'abord, avait-il signalé à Joseph KABILA, les populations, de l'Est se plaignaient de l'absence de ce programme des cinq chantiers en ce qui concerne l'eau, l'électricité et les routes. Ensuite, pour ces populations, l'insécurité qui sévit dans le Grand Kivu est délibérément entretenue par des milieux maffieux tapis dans l'ombre des salons politiques de Kinshasa et enfin, alors que le pouvoir de Kinshasa avait présenté le CNDP comme une association criminelle voilà que ses officiers se retrouvent placés à la tête des bataillons les plus importants déployés à travers le Grand Kivu.

C'est probablement ces déclarations qui doivent lui avoir causé les ennuis qui lui coûtent cher aujourd'hui, notamment le holdup électoral à Kabare que ce mémorandum dénonce avec fracas.

Modeste BAHATI Lukwebo a botté dans la fourmilière qui a étalé au grand jour ce que le cardinal MONSENGWO a dénoncé. A savoir que les résultats proclamés par la Commission Electoral Nationale Indépendante ne reflètent ni la Vérité ni la Justice.

Si des graves tricheries, corruptions et fraudes ont été opérées au niveau des élections législatives par des agents de la CENI sous l'oeil complaisant des autorités administratives et politiques, si des agents de la CENI ont été pris en flagrant délit de fraude et tricherie et déférés devant le juge pour y être condamnés sans que le corrupteurs ne soient sanctionnés, l'on imagine à peine ce que ces mêmes agents ont pu faire au niveau de l'élection présidentielle! En procédant purement et simplement au bourrage des urnes en faveur du candidat de la majorité présidentielle. D'autant plus que les deux élections se sont passées le même jour et par le même corps électoral. Voilà donc le mérite de ce mémorandum qui étale au grand jour les manipulations frauduleuses, la corruption généralisée et les tricheries monstrueuses qui viennent conforter la position courageuse de l'Eglise Catholique Romaine qui réclame le départ des membres du Bureau de l'actuelle CENI, l'annulation pure et simple de ces élections du 28 novembre dernier.

Castro

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Kasaï-Occidental: l’accident ferroviaire de samedi a fait deux morts, selon la SNCC/Ilebo

 – Un train de la Société nationale de chemin de fer (SNCC) – Un train de la Société nationale de chemin de fer (SNCC)

L’accident ferroviaire du samedi 14 janvier près de la gare de Bukaka a fait deux morts et non quatorze comme l’indiquait le bilan provisoire dressé sur base du témoignage d’un passager du train. La précision a été donnée ce lundi 16 janvier par le directeur de la coordination de la  Société nationale de chemin de fer (SNCC)/Ilebo, Oscar Ngoy Mukankala.

Selon Oscar Ngoy Mukankala, l’accident a eu lieu vers 23 heures locales. L’équipe dépêchée sur le lieu du drame par la SNCC serait arrivée le lendemain dans la matinée et aurait trouvé un corps sans vie.  Elle a été informée de l’existence d’un autre mort dont le corps a été emporté par la famille.

Oscar Ngoy Mukankala  a souligné qu’aucun autre passager n’a été rencontré sur les lieux de l’accident ajoutant que les deux victimes, âgées de  moins de vingt ans, étaient accrochées à la locomotive qui a déraillé. Il a expliqué que les wagons, détachés de la locomotive, sont restés intacts sur les rails.

L’avocat conseil de la SNCC, maître Hubert Nguladioko, a affirmé que tous les passagers des trains-marchandises sont considérés comme clandestins, indiquant qu’en cas d’accident, la société déclinait toute responsabilité.

Les autorités politico-administratives du territoire d’Ilebo n’ont pas encore réagi à cet accident ferroviaire. Le train en provenance d’Ilebo se rendait à Kananga. Il transportait des passagers ainsi que des produits vivriers et manufacturés.

radiookapi.net

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Les évêques à la Ceni : “Corrigez ou démissionnez”

La compilation des résultats des législatives est “une honte”, disent-ils à la Commission électorale (Ceni).
Analyse
Marie-France Cros

Ce qui se passe présentement au niveau de la compilation des résultats des élections législatives est inaccepta ble. C’est une honte pour notre pays […] Nous estimons que le processus électoral a été entaché de graves irrégularités qui remettent en question la crédibilité des résultats publiés.”
C’est ce qu’ont déclaré jeudi les évêques du Congo (voir leur déclaration complète sur www.lalibre.be), à l’issue d’une réunion de trois jours à Kinshasa sur les élections présidentielles et législatives du 28 novembre. Et de recommander à la Commission électorale (Ceni) “d’avoir le courage de se remettre en question, de corriger impérativement les graves erreurs fustigées qui ont entamé la confiance de la population en cette institution, sinon de démissionner”.
Jeudi après-midi, la Ceni annonçait que la publication, prévue pour ce vendredi 13, des résultats officiels des législatives était retardée d’environ “une semaine”.
A plusieurs reprises, le président de la Ceni, le pasteur Ngoy Mulunda, parent du président Joseph Kabila, avait pourtant annoncé qu’il entendait respecter la Constitution sur cette date. C’est notamment ainsi qu’il avait justifié son refus d’attendre l’arrivée des experts électoraux internationaux – réclamés pour crédibiliser le dépouillement des bulletins des législatives après le fiasco du dépouillement de ceux de la présidentielle – pour publier ses résultats officiels.
La position de la Ceni a-t-elle changé à cause du message des évêques, accueilli par une salve d’applaudissements, jeudi, lorsqu’il fut lu lors d’une messe à la cathédrale de Kinshasa ? L’Eglise demeure une puissance importante au Congo, où, outre son prestige spirituel et moral, elle est une institution plus sûre et plus stable que l’Etat, défaillant. Des pressions diplomatiques auraient-elles convaincu la Ceni de donner une chance d’intervenir aux experts électoraux ? Arrivés le 5 janvier à Kinshasa, ils examinent les possibilités de “vérifier les résultats des élections à travers une révision plus large des opérations”.
La question est d’importance également pour la Belgique. Jeudi, le Premier ministre socialiste Elio Di Rupo a dû s’expliquer, à la Chambre, sur son discret message de félicitations à Kabila (lire LLB du 11 janvier), utilisé par le régime congolais dans la presse, à la radio et à la télévision pour assurer qu’il était “reconnu” malgré le scandale causé par l’importance des fraudes électorales. M. Di Rupo a indiqué que la Belgique n’était pas l’arbitre de la situation congolaise, soutenait le processus démocratique et espérait que les leçons seraient tirées des élections.
Son ministre des Affaires étrangères, Didier Reynders (MR) avait, lui, refusé de se rendre à l’investiture de Joseph Kabila, le 20 décembre (boudée même par les pairs africains de ce dernier, à l’exception du Zimbabwéen Robert Mugabe, qui n’a pas hésité à faire couler le sang pour se maintenir au pouvoir). Se contentant de “prendre note” de la proclamation de la victoire de Joseph Kabila, M. Reynders avait indiqué qu’il envisageait de se rendre à Kinshasa pour l’ouverture de l’Assemblée nationale congolaise, mais précisait cependant : “La Belgique espère que les leçons de cet épisode seront tirées lors de la compilation, cette fois transparente et crédible, des résultats des élections législatives” et proposait l’appui de la Belgique pour ce faire. La Ceni n’en a pas tenu compte jusqu’ici. Si la compilation des résultats de la présidentielle a été, selon les mots de M. Reynders et de l’avis général, “une catastrophe”, celle des législatives n’a pas différé.
Oublier cette mise en garde du mois dernier ferait figure de complaisance de la Belgique envers le pouvoir de Kinshasa. Alors que les Congolais retiennent leur souffle à l’idée d’une prolongation ou d’un élargissement de la répression de ceux qui protestent contre la fraude électorale, les félicitations de M. Di Rupo ont été très mal comprises dans notre ancienne colonie. “Se rend-il compte de l’impact des positions de la Belgique ici au Congo et du désarroi qu’il vient de causer dans bien des milieux ?, interroge une source à Kinshasa. On aurait pensé que la Belgique attendrait le rapport des experts internationaux venus s’assurer de la crédibilité des élections.
Les évêques congolais, eux, en sont conscients, qui recommandent à la communauté internationale “de privilégier l’intérêt du peuple congolais, de ne pas être complaisante, d’appuyer le peuple congolais dans sa recherche de la justice et de la paix et de le respecter dans son auto-détermination”.

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L’ancien chef de cabinet de Kagame reagit au Rapport Technique du Juge Français Marc Trévidic

Le 1er octobre 2011, j’ai communiqué au public une confession dans laquelle j’ai indiqué que Paul Kagame était responsable de la destruction le 6 avril 1994, de l’avion à bord duquel se trouvaient les Présidents Juvénal Habyarimana du Rwanda, Cyprien Ntaryamira du Burundi, ainsi que Messieurs Déogratias Nsabimana, Elie Sagatwa, Thaddée Bagaragaza, Emmanuel Akingeneye, Bernard Ciza, Cyriaque Simbizi, Jacky Hérault, Jean-Pierre Minaberry, et Jean-Michel qui furent tous tués. J’ai indiqué que Paul Kagame en personne m’avait dit qu’il était responsable des tirs qui ont abattu l’avion.

J’ai dit que Paul Kagame devait répondre de son rôle dans ce crime terroriste qui est l’élément qui a déclenché le génocide de 1994 au Rwanda. J’ai également déclaré que moi-même, ainsi que d’autres témoins étions disposés, capables et prêts pour fournir des informations supplémentaires aux juridictions nationales et/ou internationales qui seraient intéressées pour contribuer à la vérité, à la justice, à la réconciliation et au processus de guérison au Rwanda.

Ni moi-même, ni aucun autre des nouveaux témoins capables et disposés n’avons pu rencontrer le Juge Marc Trévidic, ou tout autre Tribunal international pour leur donner les vraies informations sur les évènements relatifs aux tirs qui ont abattu l’avion.

Aujourd’hui, le 10 janvier 2012, le Juge français Marc Trévidic chargé de l’enquête sur le crime terroriste de 1994, a rendu publiques les conclusions du rapport technique fournies par des experts en balistique. Le rapport affirme notamment que a) les experts penchent plus vers la version des faits selon laquelle le missile qui a abattu l’avion serait parti de plusieurs endroits et en particulier des environs de Kanombe a Kigali ; que b) les missiles étaient de fabrication russe et avaient été livrés par l’ancienne Union Soviétique ; et que c) les avocats et les autres parties intéressées ont jusqu’à trois mois pour contester tout éléments relatif au rapport.

A cet égard, je voudrais souligner ce qui suit :

1. Le fait que les missiles aient été tiré des environs de la zone de Kanombe ne signifie nullement que Kagame n’a pas commis le crime ;

2. Le fait que les missiles étaient d’origine soviétique constitue un élément technique essentiel pour déterminer le véritable coupable ; et

3. Nous avons encore le temps, (moi-même et les autres témoins intéressés et nouveaux) pour répondre intégralement au rapport technique et donner des témoignages crédibles au juge Marc Trévidic ou à toute autre juridiction internationale, pour démontrer avec précision que Kagame est l’auteur de ce crime terroriste.

Je confirme avec force l’esprit et la lettre de ma confession du 1er octobre 2011. Le rapport du Juge Marc Trévidic n’a en rien démenti ce que j’ai dit. Pas plus qu’il n’a lavé Paul Kagame de son crime même si Kigali est en train de sortir l’affaire de son contexte pour célébrer ce qu’ils appellent une « victoire ». Dans les tous prochains moins et années, moi-même, les autres témoins, les Rwandais ainsi que d’autres personnes de la communauté internationale qui entendent l’appel, allons continuer à faire en sorte que Kagame réponde de son rôle dans ce crime et dans plusieurs autres actes criminels.

Je tiens à souligner à l’attention de tous les Rwandais et de la communauté internationale que ce rapport ne constitue pas un jugement sans appel du juge Marc Trévidic sur cette affaire. Par ailleurs, pour les Rwandais, les questions relatives à la vérité et à la justice seront réglées en premier lieu par nous, les Rwandais. Même confrontés au fait que la communauté internationale et les étrangers en général se sont illustrés en décevant les Rwandais, nous devons avoir foi dans notre lutte pour la vérité, la justice, la réconciliation et le processus de guérison.

Nous devons nous mobiliser et nous organiser, car la vérité et la justice finiront par prévaloir. Nous vaincrons !

Dr. Théogène Rudasingwa, In Washington 10.01.2012
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