28 janvier 2012

SAINT JOSEPH : Les abbés réunis pour les derniers réglages

Toute une symbolique la paroisse catholique Saint Joseph en plein coeur de Matonge. Il y a exactement vingt ans que des dizaines de corps se sont amoncelés ici, tous victimes de la barbarie du régime Mobutu qui avait décidé de réprimer dans le sang la «marche des chrétiens» appelée pour revendiquer la réouverture de la conférence nationale pro-démocratie. Vingt ans après, les abbés s'y sont retrouvés, hier, le 23 janvier avec en tête les plus activistes d'entre eux comme José Mpundu ou François Luyeye comptés parmi les artisans de l'historique 16 février 1992.

Retrouvés pour cogiter sur comment honorer la mémoire des martyrs mais plus encore sur un prétexte factuel que Joseph Kabila leur a servi avec une élection présidentielle contestée et des législatives mal organisées à ce point qu'elles ont poussé en première ligne de la contestation les candidats de la majorité parmi les plus en vue à l'instar de Modeste Bahati Lukwebo. Bahati qui a carrément demandé l'annulation pure et simple. D'autres parmi les plus zélés et flatteurs comme Kin-Kiey Mulumba ont emboîté le pas, allant jusqu'à critiquer vertement la CENI et son président Daniel Ngoy Mulunda dans les colonnes de son journal, «LE SOFT INTERNATIONAL». Pour la présidentielle, le même journal avait pourtant fait l'éloge du même Mulunda.

C'est à se demander comment à propos des élections couplées présidentielle- législatives, la fraude n'a concerné que les dernières. Très congolaise cette rationalité qui le paradoxe d'une élite incapable d'objectivité et encline à violer sa propre conscience lorsqu'il s'agit d'aller à la mangeoire.

Oh, estomac, qu'est-ce tu tiens l'intelligentsia congolaise ! Et cela à des degrés divers. Pour certains, il est question de survivre, pour d'autres, de continuer à accumuler pour se pavaner dans la ville avec la Jeep dernier cri. Les uns et les autres sont tellement ivres de lait qu'ils ne se rendent pas compte de ce que l'Eglise prépare.

Il leur a suffi d'écouter les évêques de la CENCO à la Cathédrale Notre-Dame pour qu'ils se disent que le ciel ne tombera pas.

Disons qu'ils ne connaissent pas l'Eglise catholique. Sinon, ils auraient compris que la CENCO a donné le là dans la stricte tradition de son rôle très diplomatique. Pour le reste, c'est aux abbés de faire l'affaire. Les abbés ont commencé avec sensibilisation qui touchait déjà à sa fin. Puis, les voilà à Saint Joseph.Cette fois-là pour se déterminer sur la date, entre le 16 et 19 février prochain.

Beaucoup d'entre eux étaient d'avis que le 16 qui tombe un jeudi n'est pas propice pour une mobilisation.

La journée dominicale du 19 paraissait plus adapté pour jeter les fidèles dans la rue après la première messe comme cela s'est passé en 1992. La rédaction de «CONGONEWS» avait mis tout en oeuvre pour avoir la primeur sur l'issue de la réunion de Saint Joseph. Hélas! Avec le huis clos épais imposé par le Centre Lindonge pour des raisons stratégiques, rien n'avait filtré jusque tard dans la soirée. Stratégique, c'est le maître mot. Déjà au Centre Lindonge, lors de sa conférence de presse où il avait parlé des résultats d'une élection présidentielle non-conformes à la vérité et à la justice, le cardinal Laurent Monsengwo Pasinya avait répondu à un journaliste que ce n'était pas le moment et le lieu de dévoiler sa stratégie.

En sous-mains, Vital Kamerhe avait capté le message capital, la requête de l'archevêque que la contestation épuise toutes les voies légales de recours.

Allez-y comprendre que lorsque la secrétaire d'Etat Hillary Clinton prend la parole pour la première fois pour parler de la présidentielle congolaise, c'est pour déplorer que la Cour suprême de justice eut validé les résultats proclamés par la CENI du très arrogant Daniel Ngoy Mulunda, confondu aujourd'hui par le chaos qu'il a semé dans les législatives après les graves ratés de la présidentielle. Confondu également, ce Jacques Djoli qui se justifie en privé qu'il avait demandé aux opposants de lui apporter les preuves de la fraude. Entre lui qui siège dans le système de la CENI et ses mandants qui est supposé être le plus au fait de la fraude révélée aujourd'hui au grand jour. La demande du vice-président à ses anciens compagnons de l'opposition ne pouvait venir que d'un homme qui était parti chercher autre chose qu'une élection transparente, autre comme le confort personnel et faveurs physiques d'une dame bien connue qui a fait tous les salons -mieux encore les lits- de la quasi totalité de dignitaires de la majorité présidentielle. Bye bye Djoli, sers-toi encore et à profusion même. Si ces opposants qui t'ont délégué savaient qui est cet ancien sénateur est un bon disciple épucurien depuis l'Université protestante au Congo où il enseigne le droit dans une relation de compagnonage très suspecte avec les étudiants de l'autre sexe.



                                                                                                  MATHIEU KEPA

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Kamerhe plaide la cause de l'opposition à Addis-Abeba

Vital Kamerhe entreprend une diplomatie active dans les coulisses du XVIIIème sommet de l'Union africaine réuni depuis le 26 janvier, à Addis-Abeba. Il y a atterri le 27 janvier à bord d'un régulier d'Ethiopian Airlines qu'il a pris à Kinshasa. Selon ses proches, l'agenda ethipion de l'ancien speaker de l'Assemblée nationale prévoit des rencontres avec des chefs d'Etat et de gouvernement africains. Il n'était pas exclu que Kamerhe s'entretiennent avec le président José Edouardo Dos Santos et son délégué dont le point de vue est à prendre en compte en raison de la position de l'Angola comme la première puissance régionale. Depuis le début de la crise, Kamerhe a privilégié une médiation africaine, ce qu'il concrétise. Quant à sa position, il l'a livrée au secrétaire général adjoint des Nations-Unies Hervé Ladsous. Elle se résume en une exigence de recomptage des voix pour l'élection présidentielle très contestée du 28 novembre 2011 avant tout dialogue pour un compromis politique.

                                                                                                   Matthieu KEPA

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Monsengwo inaccessible aux émissaires de Kabila

Simple coïncidence, hasard de calendrier ou circonstance délibérée. Des spéculations vont bon train à propos de ce concours de circonstance qui a fait que le cardinal Laurent Monsengwo Pasinya et Joseph Kabila regagnent Kinshasa le même jour, le mercredi 25 janvier. Le premier avait quitté le pays, il y a quelques jours, pour un séjour au Bénin où il a pris part à une rencontre avec les premières dames africaines.

Il a atterri à Brazzaville le 24 janvier avant de traverser le fleuve le lendemain. A-t-il discuté de la crise rdcongolaise avec le président Denis Sassou N'Gouesso compté parmi les hommes les plus écoutés de Monsengwo, selon ses proches. Le second faisait le mort depuis plusieurs semaines, presque reclus à Lubumbashi après un déplacement qui avait suscité beaucoup de commentaires tant Kabila avait voyagé presque seul. Il fallait bien trouver le temps de méditer à la suite d'une réélection à la Bush, sauf qu'ici Daniel Ngoy Mulunda a refusé le «recomptage» des voix de la part des experts américains. Qu'à son retour dans la capitale, le chemin de Kabila se croise avec celui de l'homme qui passe désormais pour la plus redoutable menace au régime n'a, en fait, rien à voir avec la réalité cristallisée autour de la quasi impossible conciliation des positions entre l'archevêque de Kinshasa et le nouveau pouvoir «réélu». La conciliation, Kabila la veut et a mis en oeuvre une démarche pour cela. Avec plusieurs émissaires dépêchés pour la cause. Monsengwo est resté hermétique, selon des sources proches de l'archevêché de Kinshasa. A sa place, les envoyés kabilistes ont plutôt pris langue avec son propre frère biologique, le sénateur François Kaniki, qui s'est disponibilisé à son corps défendant, faisant savoir à l'un ou l'autre interlocuteur qu'il n'avait rien à voir avec les activités pastorales du cardinal. Parmi ces envoyés, des sources parlent d'Antoine Ghonda Mangalibi, choisi pour ses affinités biologiques avec la famille concernée de par sa mère et aussi d'un journaliste connu pour ses entrées chez les Sassou liés à l'archevêque de Kinshasa par la consanguinité de Claudia Lemboumba Sassou née d'une Kaniki. Selon les mêmes sources, d'entre tous les missi dominici de Kabila, c'est Théodore Mugalu, le chef de la maison civile du chef de l'Etat, qui n'a pas trouvé porte close chez le sénateur. Il aurait mis en jeu un réseau d'intérêts international pour y arriver mais il serait parti sans avoir trouvé satisfaction. Il est fait état d'un autre émissaire dont le nom n'a pas été cité. Celui-là aurait fait un passage récemment au Centre Lindonge même en provenance de Lubumbashi pendant Kabila y séjournait encore. Des sources ecclésiastiques rapportent également de l'implication de l'évêque de Manono avec qui Kabila aurait discuté pendant de longues heures au Katanga. Ici, il a été question d'une reconnaissance tacite d'une victoire électorale mal acquise et de l'éventualité d'une ouverture vers Etienne Tshisekedi. Pourvu que, ce dernier daigne accepter si l'offre lui était proposée un jour à venir. Du côté de Monsengwo, il n'y a rien à accepter pour un homme qui ne cherche qu'à ce que la vérité des urnes éclate. En tout état de cause, la machine est déjà lancée et les abbés qui en tiennent le gouvernail ne sont pas disposés à se priver l'occasion de donner, le 16 février prochain, aux vingt de la «marche des chrétiens» un cachet particulier. Dans les paroisses, ils multiplient des homélies enflammées et des enseignements très engagés sur les actions non- violentes à entreprendre prochainement. Chaque samedi, ils abreuvent leurs paroissiens de la prière d'Angelus -la prière dite en détresse- clôturée à chaque coup par un retentissement des cloches dans les 150 paroisses de l'archidiocèse de Kinshasa. «Nous ne faiblirons pas, nous irons jusqu'au bout», a déclaré l'un des plus activistes abbés de Kinshasa au sortir de la dernière réunion du clergé kinois organisé, le 21 janvier, à Saint Joseph dans la perspective du 16 février. Si jamais les abbés passent à l'exécution et mettent les fidèles dans la rue en février, il y à craindre que la donne politique change fondamentalement. A Tunis ou au Caire, les capitales occidentales ont longtemps hésité pour finir par prendre le ton de la fermeté contre l'homme au pouvoir quand la rue s'est pérennisée. L'Eglise catholique de Kinshasa dispose d'assez de ressorts pour rééditer cette pérennité, à prendre en compte les dernières statistiques du père Léon de Saint Moulain qui évaluent les catholiques à 66,6 de la population des villes congolaises.

                                                                                                  MATHIEU KEPA

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Le président Tshisekedi décrète une grève générale à partir de lundi 30.01.2012

Le président Tshisekedi wa Mulumba décrète une grève générale sur toute l'étendue de la République Démocratique du Congo à partir de ce lundi, 30 janvier 2012. Cette décision tombe après les incidents malheureux de vendredi dernier au cours desquels la soldatesque de Kabila a dispersé les Congolais venus nombreux pour accompagner le président Tshisekedi au palais de la nation. Des sources concordantes ont parlé de plusieurs blessés graves et voire mort d'hommes.

Toute la diaspora congolaise a salué cette décision qu'elle attendait de tous ses voeux. Elle souhaiterait de voir tous les syndicats, la société civile, les fonctionnaires et policiers soutenir cette dynamique dans le but de faire respecter la volonté du souverain primaire. Car depuis le 26 novembre 2011, la garde républicaine de Kabila, composée de Rwandais, Burundais et Ougandais, sème la terreur sur toute l'étendue de la république, tirant  à balles réelles sur une population qui manifeste sa volonté de facon pacifique.

Cette mesure tombe au moment où Monsieur Hervé Ladsous, le secrétaire général adjoint de nations unies en charge des opérations de maintien  de la paix,  rencontre la classe politique congolaise afin de dégager des pistes des solutions à la crise congolaise provoquée par le hold up électoral du 28 novembre passé.
Ingeta!

Lumbamba Kanyiki

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27 janvier 2012

En saluant le scandale de Ngoy Mulunda - André Flahaut fait honte à la Belgique

 



Dans une correspondance adressée au président de la Commission électorale nationale indépendante (CENI), Daniel Ngoy Mulunda, le président de la chambre basse du Royaume de Belgique, André Flahaut, a salué le n°1 de cette institution électorale pour le travail abattu depuis l’organisation des scrutins couplés du 28 novembre jusqu’à la proclamation des résultats.
Selon le contenu de cette lettre, “ suite aux élections qui se sont tenues dans votre pays, je tiens à saluer de tout coeur le travail remarquable effectué par la CENI afin de garantir un processus électoral digne d’une démocratie moderne, malgré un certain pessimisme ambiant et malheureux qui, parfois, a remis en cause vos chances d’aboutir ».
Et d’ajouter, « je pense que votre pays doit beaucoup à votre institution dont le sérieux l’ambition méritent, à mon sens, d’être reconnus par la Communauté internationale ».
Il est d’autant plus curieux de constater avec amertume que ces élections organisées par Ngoy Mulunda et dont les résultats sont contestés aussi bien par les Congolais eux-mêmes que par la Communauté internationale, soient saluées par une personnalité belge de la taille d’un président de la chambre des représentants.
Ce dernier est pourtant au courant de mouvements de protestation des Congolais vivant dans son pays, depuis la publication des résultats de la présidentielle qui ne reflètent pas, la réalité des urnes; qu’il n’y avait aucune liesse à travers toute la République démocratique du Congo à l’annonce de ces résultats, et que les experts internationaux venus des Etats-Unis et de la Grande Bretagne n’ont pas eu accès à tous les dossiers pour certifier la vérité des urnes, au point de repartir sans dire un mot.
André Flahaut doit faire un tour à Kinshasa pour demander aux autorités de la RDC pourquoi cette capitale est hautement militarisée depuis la publication de la présidentielle. Car, un chef qui s’estime réellement élu, ne doit larguer des policiers partout pour intimider sa propre population qui l’a élu, et le soumettre longtemps dans une situation de psychose.
                                                                                                             STONE

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L’ONU ne soutient pas les résultats des élections publiés par la CENI



* Quid de la diplomatie préventive de l’institution universelle ? En envoyant en mission d’information et de contacts utiles en RDC pendant cette période de crise majeure son Secrétaire général adjoint en charge des opérations de maintien de la paix, l’Organisation de Nations Unies n’avait pas l’intention de venir mettre du feu aux poudres dans ce pays !

Contrairement à ce que rapportent des médias proches de la majorité au pouvoir, M. Hervé Ladsous qui séjourne, en Rdc depuis mardi dernier au nom de Nations Unies n’est pas venu apporter une caution politique ni diplomatique de cette institution universelle aux résultats publiés par la Commission électorale nationale indépendante (Ceni) au terme des scrutins tenus à travers le pays, le 28 novembre 2011.
Très clair dans la déclaration rendue publique mercredi dernier après avoir conféré avec les membres du Bureau de la Ceni, le Secrétaire général adjoint de nations Unies en charge des opérations de maintien de la paix a tout simplement indiqué qu’il est venu en RDC pour réitérer le soutien de cette institution au processus électoral en cours !
A ceux qui ont tenu à lui prêter des propos qui ne sont les siens dans le seul but de faire croire aux Congolais qu’il n’y a rien de grave qui s’est passé dans les bureaux de compilation des résultats de la Ceni, Hervé Ladsous a insinué diplomatiquement des leçons à apprendre de la manière dont les élections présidentielle et législatives se sont déroulées en RDC sont nombreuses.

La diplomatie préventive de l’Onu !
Parmi les principales à retenir se trouve celle consistant notamment à tenir compte impérativement des recours liés aux graves irrégularités ayant caractérisé les deux scrutins déterminants du 28 novembre 2011. A ce jour le nombre de recours comptabilisés au Bureau de la Ceni s’élève à 350, sans compter le volumineux contentieux déjà en examen devant plusieurs instances judiciaires dans les villes et campagnes de l’arrière-pays
Commentant à sa manière le bien-fondé de son séjour en RDC en rapport avec la situation explosive qui y prévaut après les élections du 28 novembre 2011, Hervé Ladsous  a indiqué qu’il a tenu à ce que l’une de ses premières visites de terrain se passe dans ce pays pour,” comprendre, découvrir, écouter, parler “...
On croit généralement que l’envoyé de, l’ONU dans le bourbier politique Congolais a réellement découvert des choses qui scandalisent tout le monde. Il a écouté d nombreux témoins directs et indirects et a compris aussi qu’il y a lieu de tout entreprendre sans tarder, afin d’éviter le pire au-delà du soutien logistique que la MONUSCO doit continuer à apporter au nom de la communauté internationale.
Diplomate de carrière, Hervé Ladsous s’est souvenu sans doute de la recette à proposer au Conseil de sécurité de Nations Unies pour que la paix soit sauvegardée en RDC. Il s’agit de la diplomatie préventive chère à l’institution universelle qu’il a à mettre en oeuvre dès son retour à New York ! Pouvons-nous en croire nos yeux.
                                                                                               KAMBALE MUTOGHERWA

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La violence post-électorale se porte bien en RDC - Etienne Tshisekedi échappe à la mort !



La Majorité au pouvoir et ses dépendants s’y attendaient le moins, Etienne Tshisekedi était en route hier pour le Palais de la Nation. Son audacieuse progression vers cet  édifice qui symbolise l’imperium a été brutalement arrêtée par des unités de l’armée déguisée … Comme il l’avait déjà annoncé au cours d’une conférence de presse, Etienne Tshisekedi autoproclamé vainqueur de l’élection présidentielle du 28 novembre 2011, est effectivement sorti de sa résidence

 de Limeté hier jeudi à 11 heures pour aller occuper les bureaux présidentiels installés au Palais de la Nation à Kinshasa/ Gombe.
Alors que la Majorité au pouvoir et ses dépendants s’y attendaient le moins, le cortège d’Etienne Tshisekedi s’était ébranlé accompagné des milliers de combattants et sympathisants de l’Udps qui exécutaient des chansons populaires connus des kinois et scandaient des slogans à la dimension de ses mérites en tant que précurseur de la démocratie pluraliste dans le pays.
Arrivé à la sortie de la 10e rue avant de s’engager sur le boulevard Lumumba, le cortège qui accompagnait l’auguste élu du peuple congolais a été brutalement arrêté par un escadron de forces combattantes de l’armée déguisé en unité de maintien de l’ordre de la police nationale !
Sans la moindre sommation et ne tenant aucun compte du trafic et des foules de passants qui n’avaient pourtant rien à voir directement avec le déplacement d’Etienne Tshisekedi, à cette heure de pointe sur le boulevard Lumumba, les éléments de l’escadron de répression se sont mis immédiatement en action, tirant qui des bombes lacrymogènes, pour tenter d’arrêter la progression du cortège et contraindre ainsi Etienne Tshisekedi à regagner sa résidence sans les milliers de combattants et sympathisants de son parti qui continuaient à chanter et à danser.
Comme on pouvait s’y attendre, tout s’était terminé dans la confusion la plus totale avec, à la clé, un bilan fait de plusieurs cas de blessures graves et d’arrestations arbitraires parmi la population civile qui ne jure plus que par le nom d’Etienne Tshisekedi !
                                                                                                 Antoine Botshili

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Kasaï Oriental : encadrement des veuves du Sankuru par la Foped



Dans le but d’encadrer et d’assurer le bien-être de la veuve en République démocratique du Congo, la Fondation « Premières Dames » (Foped) vient d’envoyer une délégation dans le Sankuru, dans la province du Kasaï Oriental. La cérémonie de remise officielle des documents de la Fondation « Premières Dames » (Foped) à la délégation envoyée dans le Sankuru, dans la province du Kasaï Oriental, s’est déroulée le mardi 24 janvier 2012 dans les bureaux de la fondation situés sur le boulevard du 30 Juin, à Gombe. Les délégués ont reçu des mains de la présidente de cette Fondation, Mme Liliane Luango Ngoli, les documents qui leur permettront de fonctionner légalement.

Mme Liliane Luango s’est déclarée heureuse d’envoyer cette délégation dans ce coin reculé du pays où les veuves ont également besoin d’encadrement, parce que, a-t-elle dit, l’objectif majeur poursuivi par la Foped est le bien-être de la veuve. « Nous voulons que les veuves du Sankuru comme celles des autres provinces où nous sommes installés puissent s’afficher économiquement par l’exploitation de l’agriculture », a-t-elle fait savoir.

La présidente Liliane Luango Ngoli a, d’autre part, exprimé sa joie, par rapport à la grande victoire remportée au niveau des Nations unies, par l’adoption de la résolution 65/189 instituant une Journée internationale des veuves qui sera célébrée le 23 juin de chaque année. 2012 est la première année de cette célébration. A l’occasion, les veuves du monde entier feront entendre leur voix

Pour sa part, le chef de la délégation, André Tusumba, a remercié la présidente de la Fondation pour la confiance lui accordée et promet de faire de son mieux afin de valoriser et redonner de l’espoir aux veuves du Sankuru. Ces femmes, a-t-il dit, ont encore de l’énergie, nous devons les encadrer et remonter leur morale. Il a ajouté que l’encadrement de ces veuves sera axé principalement dans le secteur agricole et autres activités génératrices de recettes. Il a souligné également qu’avec la veuve, il est possible de développer l’agriculture dans notre pays.

Pour rappel, la Résolution 65/189 des Nations unies invite les Etats membres, les organes du système des Nations unies et toutes les organisations internationales compétentes ainsi que la Société civile à sensibiliser l’opinion à la situation des veuves et de leurs dépendants (orphelins…) partout dans le monde.

A la lumière de cette résolution, la Fondation « Premières Dames » souhaite voir le Programme national de lutte contre la détresse de la veuve (PNLDV) être plus largement reconnu comme une organisation de premier plan consacrée au redressement du statut de la veuve, axé sur les connaissances, les informations qui aident les associations à opérer des changements transformationnelles dans le monde.

Mimi Tayele

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Des policiers positionnés à l’Unikin



La perspective de la création de plusieurs postes de police à l’Unikin inquiète certains étudiants. Ils craignent que cette présence n’engendre de l’insécurité. Par ailleurs certains pensent que ce déploiement a un but caché. Des policiers doivent prendre position sur le site de Université de Kinshasa et effectuer des patrouilles. C’est ce qu’a décidé le conseil de sécurité de la commune de Lemba le vendredi 20 janvier courant. Officiellement les éléments de la Police Nationale Congolaise ont pour mission de sécuriser les lieux, après une série d’agression. Ainsi le samedi 14 mai 2011, le vice-doyen de la faculté des Sciences sociales politiques et administratives, était blessé par trois bandits armés.
Cinq jours plus tard, un jeune garçon et une sentinelle, non autrement identifiés, étaient tués au quartier Maluku sur la route de Kimwenza, près de « la colline inspirée ».
“Il y a eu continuellement des professeurs qui ont été agressés. D’autres ont été pillés”, a affirmé David Lubo Yambele, le bourgmestre de Lemba. Il a expliqué que récemment, une bagarre a opposé les étudiants et des bandits surnommés “Kuluna” habitant probablement le quartier Mbanza-Lemba.

Des étudiants inquiets
La présence permanente de policiers sur le site universitaire ne plait pas à certains étudiants. Ces derniers pensent qu’elle risque au contraire de renforcer l’insécurité. Les locataires des homes craignent notamment les brimades ou encore les extorsions.
Certains murmurent même que ces éléments de la PNC pourraient être en fait des militaires déguisés. Ils auraient pour tâche de réprimer un éventuel mouvement des étudiants vers la résidence d’Etienne Tshisekedi.
En règle générale, depuis toujours la cohabitation étudiants hommes en uniforme s’avère trop souvent conflictuelle. Les étudiants ont mainte fois eu à souffrir de la brutalité des militaires ou des policiers.
Interrogé sur la méfiance des étudiants, le bourgmestre a estimé qu’on devait “dépassionner ce débat”. “On doit quitter cette relation conflictuelle entre l’agent de l’ordre et l’agent censé être sécurisé, fût-il étudiant. Moi, je crois qu’on doit accueillir favorablement cette initiative”, a-t-il ajouté. Le numéro un de Lemba a insisté sur le fait que les policiers n’allaient pas s’installer dans les homes. Les forces de l’ordre devaient plutôt se positionner dans les périphéries du site de Lovanium.

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A l’ouverture de l’assemblée plénière conjointe ASUMA-USUMA: L’Eglise catholique déterminée à soutenir le peuple martyrisé



Dans son discours d’ouverture, la présidente nationale de l’USUMA a soutenu qu’une fausse attitude apolitique ne doit pas réduire les hommes et femmes d’Eglise à des complices d’un ordre sociopolitique injuste ou carrément inhumain. La présidente nationale de l’Union des supérieures majeures (USUMA) de l’Eglise catholique a indiqué, mardi dernier, que le jubilé d’or de cette structure est célébré à un, moment crucial de l’histoire sociopolitique de la République Démocratique du Congo. La Soeur Charlotte Sumbamanu a fait cette déclaration dans son discours d’ouverture des travaux de l’assemblée plénière conjointe de l’Association des supérieurs majeurs (ASUMA) et de l’USUMA, au cours d’une messe dite à cet effet à la paroisse cathédrale Notre-Dame du Congo de Lingwala, une commune de la ville de Kinshasa.
Elle a expliqué qu’après 50 ans d’indépendance qui n’ont pratiquement rien offert de substantiel au peuple congolais, la démocratie semble aujourd’hui s’embourber. Il est en train de naître une classe politico-économique très forte qui ne laisse pratiquement rien à la majorité de a population. Le rendez-vous avec la pauvreté semble de nouveau présent. L’oratrice a averti que cette pauvreté sera plus criante à mesure que la classe des riches monte en flèche, et que l’Eglise de la RDC, avec ses services sociaux et ses congrégations, ne pourra jamais offrir à tous ces pauvres ce que le mode de gouvernance de l’Etat voudrait leur enlever définitivement.
Il ne faudrait donc pas qu’une fausse attitude apolitique nous réduise à des complice d’un ordre sociopolitique injuste ou carrément inhumain “, a-t-elle poursuivi, soutenant que la mission prophétique de l’Eglise oblige cette dernière à donner une suite à cette préoccupation.
La présidente Sumbamanu a ainsi invité ses pairs à prier le Maître de la Moisson afin que le second cinquantenaire de l’ASUMA et USUMA qui commence soit pour toutes les personnes consacrées de la RDC, en dépit des activités extérieures certes louables, le cinquantenaire de l’intériorité en vue de la sainteté d’une part, et pour la canonisation de la Bienheureuse Anuarite, d’autre part. A en croire cette religieuse, la volonté d’unir, dans une même célébration, les festivités marquant les 50 ans d’existence de I’USUMA et USUMA, respectivement crées en avril 1960 et 1961 par feu Cardinal Joseph Albert Malula, à travers une série d’activités, constitue une preuve manifeste de reconnaissance de l’unité de la vocation à la vie consacrée non seulement au-delà de la multiplicité des charismes et missions reconnus par l’Eglise à ces deux structures, mais aussi au-delà des particularités bien réelles de la vie consacrée masculine et féminine...
Les travaux de l’assemblée plénière conjointe portent sur le thème principal “ Vivre le martyre dans la vie consacrée à la suite du Christ, à l’exemple de la Bienheureuse Anuarite “.
Selon la présidente nationale Sumbamanu, la pertinence l’une vie de consacré à la suite du Christ se résume dans le martyre, c’est-à-dire, le témoignage d’une vie sans compromis.
L’exemple de la soeur Anuarite dont nous avons célébré la 25ème année de béatification en 2010, a-t-elle enchaîné, devrait nous stimuler à vivre avec dévouement et zèle apostolique, notre sainteté et notre pureté du coeur dans un monde plein d’injustice, de mensonge, de méchanceté, de corruption et d’immoralités en vue de la sanctification de l’Eglise peuple de Dieu qui passe par la réconciliation, la justice et la paix.
Les présentes assises permettront d’approfondir les questions du genre “Comment est-ce que l’ASUMA et l’USUMA ont aidé à maintenir cette flamme du martyr dans la vie consacrée en RDC ? “, et” Comment est-ce que cette flamme a été perçue par notre Eglise et notre société à travers l’action de l’ASUMA et de USUMA » ?
Les participants vont également parcourir les grandes étapes de ces deux structures au niveau national et des provinces. Les attentes de l’Eglise seront appréciées à leur juste valeur en ce qui concerne l’organisation et l’animation des congrégations religieuses, sans oublier les attentes des fidèles laïcs auxquelles il convient d’ajouter l’état actuel des congrégations religieuses tant dans la dynamique évolutive des congrégations de droit diocésain que dans la perspective missionnaire au-delà des nécessités économico financières.
L’objectif est de proposer de grandes orientations pour la redynamisation de la vie et de l’action des congrégations religieuses en RDC car certains paramètres et présupposés qui ont construit la réputation de la vie consacrée en RDC sont en train de s’évanouir.
Pour sa part, le Révérendissime Mgr Adolfo Tito Yllana, Nonce apostolique et Représentant du Pape en RDC, a centré son homélie sur un passage biblique tiré du livre des Actes des Apôtres, au chapitre 2, du verset 42 à 45, et un autre passage de l’Evangile de Saint Matthieu qui, de son avis, offrent une large vision de la vie consacrée.
Par ailleurs, le président provincial de l’ASUMA a précisé que l’exposition missionnaire qui est un pèlerinage à la découverte des charismes des membres de cette structure aura lieu le 29 janvier prochain à la paroisse cathédrale Notre-Dame du Congo.
                                                                                            Marcel TSHISHIKU

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