23 janvier 2012

RDC : la police empêche Étienne Tshisekedi de quitter son domicile

Des militants d'Étienne Tshisekedi interpellent un policier à Kinshasa, le 20 janvier 2012.
Des militants d'Étienne Tshisekedi interpellent un policier à Kinshasa, le 20 janvier 2012. © AFP

L’opposant congolais Étienne Tshisekedi est toujours assigné à résidence. La police congolaise a refusé qu’il quitte son domicile de Kinshasa, alors qu’il s’apprêtait à sortir en compagnie de son épouse, dimanche 23 janvier.

Étienne Tshisekedi a rompu le silence vendredi 20 janvier, mais il est toujours assigné à résidence dans son domicile de Limete, commune à l’est de Kinshasa. Celui qui s'est autoproclamé « président élu » de la République Démocratique du Congo (RDC) après avoir rejeté la réélection du chef de l'État sortant Joseph Kabila, se l’est à nouveau vu signifié par la police congolaise dimanche 23 janvier, a déclaré son directeur de cabinet Albert Moleka.

Dimanche en milieu d’après-midi, Étienne Tshisekedi et son épouse quittent en voiture la rue des Pétunia où ils résident pour « une visite familiale, une simple promenade ». Ils sont immédiatement « stoppés » par la police congolaise et sommer de faire marche arrière. Motif : « pas de passage sauf autorisation de la hiérarchie ».

"C’est très grave"

Une situation que dénonce Albert Moleka, qui lui-même a été empêché par la police d'accéder à la résidence de l'opposant. « C'est très grave », a-t-il déclaré.

Rompant le silence, Étienne Tshisekedi a annoncé vendredi qu'il prenait « sa fonction active » le jour-même et formerait un gouvernement « la semaine prochaine ». Il a également considéré « comme nulles » les élections législatives, dont les résultats ne sont toujours pas connus.

Là encore, la police avait aussi interdit l'accès aux abords de la résidence à des journalistes qui souhaitaient s'y rendre pour assister à la conférence de presse de l’opposant.

Albert Moleka a dénoncé le comportement de policiers appartenant à la Légion nationale d'intervention (ex-Police d'intervention rapide), une unité « qui n'a pas un commandement limpide » et dont des éléments sont soupçonnés d'être en fait des soldats de la Garde républicaine (ex-garde présidentielle) portant l'uniforme de policiers et n'obéissant pas au chef de la police.

(Avec AFP)



 

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RDC : une politisation effrayante d’un peuple !

Marcher ensemble  en mettant en récit la misère  anthropologique dont souffre notre peuple, en indiquer les causes lointaines, proches et immédiates, en identifier les auteurs agissant en réseau transnational, tout cela semble agacer «les maîtres du monde ». Habitués à opérer dans l’ombre, ils sont très mal à l’aise quand leurs stratégies sont dévoilées au grand jour et leurs marionnettes rejetées par la majorité de nos populations. La mascarade électorale de novembre 2011 et ses conséquences ont mis à nu le fonctionnement de tout un système fondé sur le mensonge, la violence et le non-droit. Les exigences de la vérité, de la justice et de la paix dans l’unité mettent mal à l’aise « les oligarchies d’argent » exploitant l’amoralité de la politique au cœur de l’Afrique. Le relais passé à nos enfants à Paris et dans les autres rues occidentales est venu mettre le feu aux poudres.
 
Samedi dernier (21 janvier 2012), nos enfants ont marché à Paris.  De plus en plus, partout en Occident, ils s’habituent à rejoindre les patriotes-adultes-debout pour marcher et protester contre l’injustice faite à leur pays.  Cet acte apparemment anodin est symboliquement plein de signification : il s’agit de la politisation de nos enfants. C’est-à-dire de leur implication dans la lutte citoyenne pour l’édification d’un autre Congo, débarrassé de tous les vampires assoiffés de sucer le sang de ses filles et fils. Les patriotes-adultes-debout dispensent un cours de civisme à nos enfants dans la rue. Ils leur apprennent à se lever pour défendre leur terre-mère, mains nues,  en lançant des cris d’indignation et des chants orientant la politique populaire. A l’endroit de nos enfants, ces compatriotes jouent le rôle des relayeurs  de la résistance et de la lutte pour  des causes justes. Ils passent le relais aux enfants et aux jeunes. Ce faisant, ils inscrivent la lutte dans la durée.   En effet, une lutte d’autodétermination et d’émancipation de forces impérialistes et néocolonialistes se gagne sur le temps. Surtout, si elle est assumée par les jeunes générations. Ici, les patriotes-adultes-debout  Congolais sont en train de marquer le monde à partir de la rue.  La tâche est tellement immense et ardue que plusieurs d’entre eux sont loin de s’imaginer la grandeur de ce qu’ils sont  en train de créer collectivement.
Sortir la politique de son enfermement partisan  en choisissant la rue comme lieu de son expression et de son apprentissage est un exploit historique. L’enfermement partisan de la politique, qu’on le veuille ou pas, profite aux adeptes de la politique du « diviser pour régner ». Ils sont les spécialistes des « mots séparateurs ».  L’enfermement partisan de la politique conduit, à tort ou à raison,  à identifier les  membres d’un parti politique  à partir de l’appartenance tribale ou ethnique de son président ou de ses membres les plus influents.
Dans les rues occidentales, les Congolais et les Congolaises ont dépassé cette division partisane. Unis comme un seul homme, tous, indifféremment, plaident la cause de leur terre-mère. Ils parlent des femmes violées, du génocide Congolais, des tricheurs  à la mascarade électorale de novembre 2011, du changement dans leur pays, etc. Tous, d’une seule voix, parlent du Congo qui doit devenir un espace de paix, de justice et de vérité.
Les artisans de l’idéologie du « diviser pour régner » ont du mal à appliquer leur politique face à la rue congolaise unie. Pour les uns, elle est occupée par des partisans de Tshisekedi. Pour les autres, elle est menée par les anti-kabilistes. Pour d’autres encore, elle est aux ordres des « sans-papiers » Congolais, etc. Ils ont de la peine à se faire à l’idée que les Congolais(es) occupant les rues occidentales se veulent tout simplement des Congolais(es) luttant, mains nues, pour leur terre-mère.  Cette difficile réduction partisane des Congolais(es) énerve ses idéologues. Elle les met très mal à l’aise. Ils se rendent compte que ceux et celles qui étaient qualifiés hier des BMW peuvent avoir d’autres options vitales et y tenir ensemble. Et pendant longtemps.
Les idéologues du « diviser pour régner » sont dans tous leurs états quand ils se réalisent, tout à coup, que les Congolais(es)  réussissent, de plus en plus, à identifier les acteurs majeurs et les acteurs mineurs de leur misère anthropologique et qu’ils sont disposés, dans leur immense majorité, à se battre contre les uns et les autres jusqu’au martyre. Voilà ce qui les effraie : cette politisation de tout un peuple dans un monde où la lobotomisation médiatique a conduit à la prise en otage des citoyens par des oligarchies d’argent cupides et égoïstes.
La politisation du peuple Congolais est un phénomène général. Les images de nos enfants calculant eux-mêmes les votes des candidats de leur choix ou regardant par les claustras des bureaux de vote pour éviter la fraude et la tricherie ou encore de ceux qui  ont risqué leur vie en allant accueillir leur leader à N’Djili le  26 novembre 2012  parlent d’elles-mêmes.
La politisation de nos masses populaires, celle de nos jeunes et de nos enfants semble constituer un affront pour « les maîtres du monde ». Cela dans la mesure où elle a permis de mettre en récit  notre commune misère anthropologique et de nous la raconter  en en indiquant les causes profondes  proches, lointaines et immédiates. Mais aussi en esquissant des solutions dépendant d’abord de nous-mêmes et en posant des questions qui nous rassemblent.
Il serait important de penser à certaines structures faîtières pour la sauvegarde de la vigilance citoyenne et de l’unité politique de notre peuple. Multiplier « les partis pour l’unité et/ou l’union » ne serait pas d’une grande aide. Une structure faîtière coordonnant tous les mouvements, toutes les associations et tous les partis (ou leurs représentants) militant pour l’unité non-négociable de notre pays serait indispensable à l’heure qu’il est. Nous avons besoin des  Gardiens de l’unité Congolaise dont nous avons témoigné tout au long de notre lutte d’autodétermination.  (Les Patriotes-Résistants de Paris, de Bruxelles, de Londres, de Washington, de Berlin, de Kinshasa, de Beni-Lubero, etc. pourrait par exemple se servir du site www.ingeta.com  pour s’adonner à ce travail de structuration du gardiennage de l’unité.)
Avancer lentement mais sûrement dans notre lutte nous exige de capitaliser nos acquis et au besoin de les institutionnaliser pour leur permettre de durer contre l’usure du temps.  Les minorités organisées et agissantes devraient  s’occuper de ce côté institutionnel des acquis de notre  lutte commune.
 
J.-P. Mbelu

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L’évêque de Mbuji-Mayi dénonce des menaces contre les prêtes catholiques


 
 
 – Des évêques catholiques, lors d’une messe officiée par le cardinal Laurent Mosengwo Pasinya (au centre) le 12/1/2012 à la Cathédrale Notre Dame du Congo. Radio Okapi/ Ph. John Bompengo
– Des évêques catholiques, lors d’une messe officiée par le cardinal Laurent Mosengwo Pasinya (au centre) le 12/1/2012 à la Cathédrale Notre Dame du Congo. Radio Okapi/ Ph. John Bompengo
 
L’évêque du diocèse de Mbuji-Mayi, Mgr Bernard-Emmanuel Kasanga est monté au créneau, ce lundi 23 janvier, pour dénoncer des cas de menaces et intimidations sur les abbés catholiques du chef-lieu du Kasaï-Oriental. Selon des sources, quatre prêtres de ce diocèse seraient recherchés par des personnes non autrement identifiées.
Des inconnus passeraient par des fidèles pour recueillir des renseignements sur les prêtres catholiques et les couvents où ils habitent. Et pour Mgr Bernard-Emmanuel, ce phénomène fait suite aux élections présidentielle et législatives du 28 novembre dernier:
«Il y a beaucoup de cas d’insécurité dans des couvents de sœurs et autour des ecclésiastiques dans le presbytère. Tout autour, les voisins sont toujours inquiets et témoins de cette insécurité dans la ville de Mbuji-Mayi. Depuis un temps, on attendait plus parler de ça. Ce qui me pousse à dire que depuis les élections, une attitude s’est installée dans le chef de ceux qui nous sécurisent. On sent de leur part soit un abandon.»
Le diocèse lie ces menaces à la nature d’homélies dites durant cette période électorale, aux cours desquelles l’église catholique dénonce des «des irrégularités et des faiblesses inquiétantes» lors de ce double scrutin.
«Je pense que c’est en rapport avec la vérité. Quand on a affaire à des personnes qui ont fait l’option de dire la vérité et cette vérité gêne», a conclu l’évêque du diocèse de Mbuji-Mayi.
Mgr Kasanga a ainsi lancé un appel au Conseil de sécurité provincial du Kasaï-Oriental pour sauvegarder la société et protéger tous les paisibles citoyens.
 
radiookapi.net

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22 janvier 2012

Elections-RDC : l’OIF appelle la classe politique congolaise à un dialogue inclusif

 
 – En avant-plan, une électrice entrain de voter le 28/11/2011 à Kinshasa. Radio Okapi/ Ph. John Bompengo – En avant-plan, une électrice entrain de voter le 28/11/2011 à Kinshasa. Radio Okapi/ Ph. John Bompengo

Dans un communiqué daté du vendredi 20 janvier, le Secrétaire général de la Francophonie recommande l’apaisement et le respect des principes démocratiques dans la poursuite du processus électoral en RDC. Selon le texte, l’Organisation internationale de la francophonie (OIF) offre sa disponibilité d’accompagnement, précisant qu’elle ne prend position en faveur d’aucune partie au processus électoral.

Pour le secrétaire général de la Francophonie, Abdou Diouf, il est impérieux que toutes les dispositions soient prises par les institutions concernées afin que le processus électoral se poursuive dans les meilleures conditions de rigueur, de transparence et d’équité.

« Le peuple congolais, qui s’est largement déplacé pour voter, attend beaucoup de ces élections. Il aspire à un progrès significatif de la démocratie et du respect des droits et libertés. Il ne faut pas décevoir ces aspirations légitimes », a-t-il déclaré.

Selon Abdou Diouf, l’intérêt supérieur du pays exige que tout recours à la violence et à la provocation soit évité. Il recommande notamment un traitement plus responsable et plus impartial des résultats des élections législatives.

Et en cas de contestations, le secrétaire général de l’OIF conseille de ne recourir qu’aux voies légales. Il invite également la Cour suprême de justice à dire réellement le droit au cours des contentieux électoraux. La Francophonie émet ainsi le vœu de voir la RDC réussir dans la paix sa marche vers la démocratie.

L’Organisation internationale de la francophonie regroupe 56 Etats membres à travers les 5 continents.

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Législatives: Un candidat met la CENI en garde contre les cas des tricheries et des corruptions dans des centres de compilation

Parlant des élections législatives, l'assemblée plénière extraordinaire de la CENCO avait relevé le 12.01.2012 que "Ce qui se passe présentement au niveau de la compilation des résultats des élections législatives est inacceptable. C’est une honte pour notre pays."

La vidéo suivante illustre les propos de la Conférence Episcopale Nationale du Congo. Le candidat à la députation nationale, Zacharie Bababaswe en colère, met la CENI en garde contre des cas des tricheries et des corruptions avérées dans des centres de compilation de Kinshasa. Il insiste pour que les coupables soient poursuivis devant les cours et tribunaux et que justice soit faite. Les protestations de ce genre sont multiples et à Kinshasa et à l'intérieur du pays. Ce qui a poussé Marie-France Cross de lalibre.be d'intituler son article paru dans l'édition d'hier 21.01.2012 "Législative: avalanche de protestations".

Avec tous les évêques de la République Démocratique du Congo, "Nous demandons aux organisateurs d’avoir le courage et l’honnêteté de tirer les conséquences qui s’imposent." En clair, ils doivent démissionner. Suivez la vidéo!


CENI, KEBA NA BA POINTS YA CANDIDAT DEPUTE ZACLE 1327

Lumbamba Kanyiki

 

 

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Législatives : avalanche de protestations

Lalibre.be

Marie-France Cros

La Commission électorale devrait annoncer les résultats ce vendredi. Et le 26 janvier pour Kinshasa. Les experts internationaux ont quitté le pays en hâte.

Je suis très perplexe et déçu". Le député (CDH) Georges Dallemagne n’a pas caché son inquiétude à "La Libre Belgique" après avoir interpelé, mercredi, le ministre des Affaires étrangères, Didier Reynders (MR), en commission des Relations extérieures de la Chambre, sur la position de la Belgique à propos du Congo.

"Je lui ai demandé si d’autres pays que la Belgique s’avançaient à affirmer que la fraude électorale n’avait pas modifié l’ordre d’arrivée des candidats à la présidentielle", pour laquelle Joseph Kabila a été proclamé vainqueur. "M. Reynders a opiné du chef mais n’en a cité aucun. Et moi je n’ai vu aucun gouvernement continuer, comme la Belgique, à l’affirmer" .

Le député a aussi demandé au ministre d’où il tenait cette certitude que l’ordre n’avait pas été changé. Du rapport de la Fondation Carter, lui a-t-il été répondu. "Mais ce rapport, qui n’était qu’intermédiaire, date déjà" ( du 10 décembre). "Est-il la seule base d’analyse pour établir la position de la Belgique? Je m’interroge vraiment... La position de la Belgique me paraît totalement intenable".

M. Dallemagne a, enfin, interrogé M. Reynders sur les démarches entreprises par la Belgique pour proposer son aide au dépouillement des bulletins de vote législatifs, comme le ministre l’avait évoqué en décembre. "Aucune assistance technique belge n’a été déployée, a-t-il répondu. Mais il a précisé que l’équipe d’experts était là pour y aider à organiser les provinciales".

C’est une précision qui n’avait pas été apportée jusqu’ici: des experts internationaux ont été envoyés à Kinshasa le 4 janvier sur financement du National Democratic Institute (NDI), qui dépend du Parti démocrate américain, et d’une ONG de même nationalité, l’International Foundation for Electoral Systems (IFES). Officiellement pour "déterminer s’il est possible de vérifier les résultats des élections" législatives.

Or, ils ont quitté Kinshasa sans préavis le week-end dernier, confirme une source diplomatique américaine à l’AFP, alors que leur mission devait durer trois semaines. Selon le journal kinois "Le Phare" (pro-Tshisekedi), les "violons" des experts ne se seraient "pas accordés" avec ceux de la Ceni (Commission électorale nationale indépendante) sur ce qu’ils avaient le droit de voir et "ils auraient refusé, indique-t-on, d’être traités comme de simples caisses d’enregistrement des chiffres pré-compilés par le personnel de la Ceni et déjà rendus publics".

Le journal "Le Potentiel", propriété d’un membre de la majorité présidentielle, signale que l’arrivée des experts "n’était pas du tout acceptée de gaieté de cœur" à la CENI. Ils auraient été "abandonnés à eux-mêmes", la CENI ayant "déployé les membres de son bureau en province (...) dégarnissant ainsi son siège" de Kinshasa. En conséquence, ils n’ont donc "pas pu avoir accès à des "données disponibles", comme on l’a laissé entendre, pour faire leur travail".

Sur place, la confusion se poursuit avec une multiplication des protestations pour fraudes aux législatives. Pour la présidentielle, seul un des candidats se jugeant lésé avait déposé une plainte - les autres estimant que cela ne valait pas la peine, la Cour suprême étant notoirement acquise au chef de l’Etat. En vain, comme il s’y attendait. M. Reynders avait, à l’époque, regretté que cette cour "n’ait pas usé de ses prérogatives pour un examen plus approfondi, critique et indépendant des résultats" officiels. Mais le nombre de candidats aux législatives est bien plus grand et parmi les candidats qui protestent, on trouve de nombreux politiciens issus de la majorité présidentielle citant des fraudes perpétrées à leur détriment - les mêmes que celles dénoncées pour la présidentielle - au profit d’autres candidats de ce camp.

"Il y a d’énormes erreurs et une tricherie quasiment planifiée", notait pour sa part jeudi "Le Potentiel". Dans un autre article, le même journal avait souligné que "poursuivre sur la même lancée équivaudrait à un suicide électoral et politique. Jamais le processus électoral ne s’en remettra et les conséquences politiques sont imprévisibles".

Une quarantaine de députés sortants de la majorité présidentielle et de l’opposition, candidats le 28 novembre, ont exigé mardi l’annulation des législatives sur toute l’étendue de la république parce qu’elles manquent de "crédibilité" en raison des "irrégularités et des fraudes massives" auxquelles elles ont donné lieu, qui pourraient conduire le pays à un "déchirement politique aux conséquences incalculables".

Trois candidats malheureux à la présidentielle - Léon Kengo, Mbusa Nyamwisi et Adam Bombole - ont, pour leur part, demandé au président Kabila la convocation d’une "table-ronde" avant la publication des résultats officiels des législatives. Cette publication a été retardée (d’une semaine, soit ce vendredi, pour les provinces; jusqu’au 26 janvier pour Kinshasa) par la CENI à la suite du message des évêques, la semaine dernière, jugeant que le dépouillement des bulletins de la législative était "une honte pour le pays" et sommant la CENI de "corriger" ses errements ou de "démissionner".

Pendant ce temps, les violations des droits de l’homme de ceux qui protestent contre la fraude électorale se poursuivent, plusieurs grandes ONG  évoquant une "dérive dictatoriale et autoritaire du gouvernement". L’une des figures de proue de ces ONG, Dismas Kitenge, a vu sa maison incendiée le 5 janvier, après avoir dénoncé les fraudes électorales.

Ces violences poussent le député Georges Dallemagne à s’interroger sur "l’opportunité d’organiser le Sommet de la Francophonie cette année à Kinshasa, comme prévu. On n’a pas l’habitude de l’organiser dans un pays où la situation politique et celle des droits de l’homme sont aussi malmenées qu’au Congo".

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Pillage des minerais au Congo : KAGAME sanctionne, «KABILA» se tait

Le Potentiel

image Mine de RUASHI, Lubumbashi

 

Le pouvoir de Kigali vient de sanctionner certains de ses officiers supérieurs de l’armée impliqués dans la fraude des minerais de la RDC. Malheureusement, aucune réaction de la part de Kinshasa n’a été enregistrée jusqu’ici. Etonnant. Kigali affirme clairement que ces militaires trafiquent en connivence avec des civils congolais, l’on attend à ce que Kinshasa apporte des éléments supplémentaires d’information dans cette lutte commune contre le trafic frauduleux des minerais de la RDC.

Du nouveau dans la lutte contre le pillage des ressources naturelles du Congo, des minerais du sang. Le pouvoir de Kigali vient de sanctionner certains de ses officiers supérieurs de l’armée impliqués dans la fraude des minerais de la RDC, en complicité avec des Congolais. Sanction qui tombe juste au lendemain de la publication du rapport des experts de l’ONU accusant le Rwanda, le Kenya, l’Ouganda, la Tanzanie et le Burundi de servir de portes de sortie aux minerais congolais. Mais silence du côté de Kinshasa. Etonnant.

Quatre officiers rwandais sont accusés de commerce illégal des minerais en RDC. Ils sont présentés comme des proches du président Kagame. Il s’agit du lieutenant général Fred Ibingira, actuel commandant des forces réservistes ; du brigadier général Richard Rutatina, conseiller de la présidence en matière de sécurité, du brigadier général Wilson Gumisiliza, commandant de brigade de la région de l’Ouest et le colonel Dany Munyuza, bien connu dans les services de renseignements rwandais.

Ces quatre officiers sont en résidence surveillée depuis mardi 17 janvier 2012. D’après le porte - parole de l’armée rwandaise, le colonel Joseph Nzabamwita, ils sont poursuivis pour leur implication présumée dans le commerce illégal des minerais en RDC avec des civils congolais.

Le colonel Joseph Nzabamwita a ajouté que ces hauts officiers, ne sont pour le moment suspendus que provisoirement de leurs fonctions. La direction de l’armée considère que c’est une mesure disciplinaire alors que les enquêtes judiciaires continuent.

Pour le colonel Nzabamwita, le Rwanda s’est engagé à lutter contre le commerce illégal des minerais du Congo. Il a indiqué que ce sont ces militaires qui doivent en principe contrecarrer le commerce de ces minerais, mais une fois qu’ils sont soupçonnés impliqués dans le trafic, ils doivent être arrêtés.

En novembre 2011, le gouvernement rwandais avait remis à la RDC environ 81 mille Kg de cassitérite, de coltan et de wolframite. Ces minerais, en provenance du Nord-Kivu, avaient été introduits frauduleusement au Rwanda au mois d’avril 2011 avant d’être saisis par les services de sécurité Rwandais.

En début de mois, 600 kg de cassitérite ont été interceptés au poste frontalier de Gisenyi communément appelé «la grande barrière» séparant le Rwanda à la République démocratique du Congo.

Kinshasa se tait

Malheureusement, aucune réaction de la part de Kinshasa n’a été enregistrée jusqu’ici. Certes, lorsque le Rwanda avait remis les 81 mille Kg de cassitérite, de coltan et de wolframite, Kinshasa avait reconnu le fait. Mais depuis silence radio. Aujourd’hui que Kigali affirme clairement que ces militaires trafiquent en connivence avec des civils congolais, l’on attend à ce que Kinshasa apporte des éléments supplémentaires d’information dans cette lutte commune contre le trafic frauduleux des minerais de la RDC. Eventuellement, l’état de lieux de l’évolution de l’enquête sur ce dossier précis.

En effet, il est désormais clair que le trafic frauduleux des minerais est une réalité. Aucun pays voisin de la RDC ne peut plus le nier. Mais il revient en premier lieu à la République démocratique du Congo d’agir avec la plus grande fermeté au plan interne. Car, selon divers rapports, des officiers des FARDC se livrent également à ce commerce illégal des minerais. Soit en complicité avec leurs homologues rwandais, soit avec les rebelles rwandais, particulièrement les FDLR. Cette lutte contre le trafic illicite des minerais de sang ne peut porter des fruits que si sur le plan interne, les autorités congolaises prennent toutes les dispositions qui s’imposent et sanctionnent sévèrement tous ceux qui seront reconnus responsables de ce commerce illégal. Surtout que le message de Kigali est clair : des civils congolais sont concernés.

Kinshasa a donc l’obligation morale, politique et judiciaire d’agir avec efficacité quand on sait que ce sont ces minerais qui sont les nerfs de la guerre et de l’insécurité dans la partie Est de la RDC, précisément dans les deux Kivu. Mais aussi dans la région de l’Afrique des Grands Lacs. Raison pour laquelle la Conférence internationale sur la région des Grands Lacs, CIRGL, a décidé de la «certification des minerais de la région». Le dossier évolue positivement, avec des regards tournés vers la RDC pour accélérer la mise en œuvre de ce processus, à l’image de ce celui de Kimberley pour le diamant.

La donne onusienne et américaine

Cette évolution dans la lutte contre l’exploitation frauduleuse des minerais de la RDC n’est pas un geste spontané. Loin de là. Elle fait suite à deux éléments importants. Le premier a trait à la publication en décembre 2011 du rapport des experts de l’ONU sur le commerce illégal des richesses de la RDC. Dans la conclusion de leur rapport, les experts de l’ONU ont clairement mis en cause certains pays voisins de la RDC. Il s’agit particulièrement du Rwanda, de l’Ouganda, du Kenya, de la Tanzanie et du Burundi par où transitent frauduleusement les minerais de la RDC. Rapport qui corrobore avec les premiers éléments d’information du panel, toujours des experts de l’ONU. Mais jusqu’ à ce jour aucune sanction n’a été prise tant sur le plan international qu’au niveau de la RDC.

Le deuxième élément est bien sûr la donne américaine. En effet, depuis juillet 2010, la législation américaine soumet les pays voisins de la RDC à des pressions croissantes les poussant à démontrer que leur chaîne d’approvisionnement en minerais est irréprochable. Bien plus, Washington a promis de sanctionner sévèrement toute entreprise américaine qui achèterait ou commercialiserait les «minerais de sang » en provenance de la RDC. Cette décision américaine a fait que plusieurs sociétés qui tiraient profit de ce commerce illégal ont vidé les lieux, allant jusqu’à mettre certaines banques installées au Rwanda en difficulté. Car, à en croire des rumeurs persistantes et concordantes, ces banques auraient accordé des crédits à des « groupes bien connus » pour entretenir ce commerce illégal, quitte à rembourser les crédits après la vente des minerais. Or, la décision américaine les met en difficulté dans la mesure où ils ne trouvent pratiquement plus de preneurs ou des acheteurs.

Par ricochet, Kigali ne trouve plus son compte et ne voudrait pas du tout avoir des problèmes avec le gouvernement américain. D’où, ce revirement spectaculaire de situation pour paraître « clean ».

Evidemment, il revient maintenant à Kinshasa de se mettre au pas et ne plus protéger qui que ce soit. De deux choses, l’une : sanctionner au niveau interne pour porter un coup dur à ces trafiquants de minerais. Ou alors, prouver à la face du monde l’incapacité du Gouvernement congolais à rétablir l’ordre, à imposer l’autorité de l’Etat sur toute l’étendue du pays.

 

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21 janvier 2012

Un ex-joueur de la NBA, trafiquant d'or en RDC?

Slate Afrique

Star de la NBA dans les années 90et 2000, l’ancien basketteur américain d'origine congolaise, Dikembe Mutombo, va devoir faire face à la justice. France 24 rapporte que le basketteur serait impliqué dans un trafic d'or.

Selon un rapport de l'ONU utilisé par le journal américain The Houston Chronicle, l’ancien sportif aurait servi d’intermédiaire dans un trafic impliquant Kase Lawal, un magnat de l’énergie de Houston, et Edward Carlos St. Mary, un ancien militaire américain devenu négociant en diamants.

Les modalités du contrat stipulaient qu’une livraison de 500 kilos d’or en provenance de l’est de la République démocratique du Congo devait être effectuée. Le rôle de l’ex-star de NBA aurait été de faire sortir l’or du pays en faisant croire que le trésor faisait partie de sa fortune personnelle.

Ce subterfuge aurait été utilisé pour contourner la loi congolaise qui interdit l’exportation d’or, à moins qu’elle appartienne à un particulier. Mutumbo aurait accepté d’être le complice des contrebandiers en échange de 30% des bénéfices de la revente d’or, soit environ 10 millions de dollars.

Début 2011, alors qu’il se rendait en RDC, Edward Carlos St. Mary a été appréhendé par la police du pays. Au moment de l’interpellation, le trafiquant est en possession de 4 millions de dollars américains (un peu plus de 3 millions d'euros) en espèces et 400 kilos d’or.

En mars 2011, lorsque les médias s’emparent de l’affaire, le nom de Dikembe Mutombo n’est pas évoqué. Son implication dans le trafic n’a pas été révélée qu’au milieu du mois de janvier.

Edward Carlos St. Mary a été interrogé par le Houston Chronicle et a rejeté la faute sur Mutombo et Lawal.

A l’heure actuelle, St. Mary est le seul protagoniste avoir accepté de témoigner. Mutembo a refusé de donner sa version des faits au Houston Chronicle, et Kase Lawal s’est également abstenu de commenter l’affaire.

Né en République démocratique du Congo, Dikembe Mutembo a évolué dans l’équipe de Georgetown en championnat universitaire de basket des Etats-Unis. En 1991, le pivot de 2m18 débarque en NBA, la prestigieuse ligue américaine. Le joueur est engagé par les Denver Nuggets, il y reste cinq ans. Au cours de sa carrière le basketteur évoluera dans cinq autres équipes (Atlanta Hawks, Philadelphia 76ers, New Jersey Nets, New York Knicks et Houston Rockets). Tout au long de sa carrière, il s’impose comme l’un des meilleurs défenseurs de la NBA.

Mutembo est également connu pour son œuvre humanitaire. Il a notamment crée la Mutombo Foundation qui œuvre dans son pays d’origine, la RDC.

Lu sur France 24

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Des morts et blessés dans les hôpitaux en RDC : Véritable secret d'Etat !

Tous les hôpitaux du pays ont reçu les injonctions du Ministre de la Santé de ne pas fournir des informations concernant les personnes malades et décédées sans son autorisation au préalable. Ces instructions émanant du premier médecin des hôpitaux et dénotent la confiscation de la vérité sur les personnes vulnérables. Soudainement, notre pays est gagné par des mesures impopulaires que prennent ses dirigeants pour des intérêts personnels en contradiction avec les aspirations légitimes de la population. L'on se rappellera que dans le but de retenir le flou, les mesures ont été prise contre les SMS, sans que les entreprises cellulaires puissent émettre un avis quelconque.

Sans aucun motif légitime le signal de RFI a été coupé, l'organe investit de pleins pouvoirs CSAC, ne parvient à se justifier sur ce dossier. Ce détournement de compétence opéré par le Ministre de la Communication et Medias, n'a souri à personne quand on sait avec pertinence que cette chaîne de radio française est suivie par beaucoup de Congolais pour son objectivité dans le traitement de l'information. Que craint le Ministre de la Santé pour prendre une telle décision au moment où les organisations des droits humains accusent la RDC sur la violation des droits de l'homme, la tuerie des militants des partis de l'opposition politique concernée pour organiser dans la dignité les funérailles.

Pour le Secrétaire général de l'UDPS, qui intervenait, sans son point de presse animé le 3 janvier dans la salle des conférences de la Paroisse Notre Dame, l'instruction du Ministre de ta Santé contenue dans sa note circulaire du 21 décembre dernier adressée aux médecins directeurs des hôpitaux de la RDC est impossible, car, a-t-il démontré, pénalise l'UDPS d'organiser les funérailles de ses membres morts lors des manifestations pacifiques postélectorales réprimées violement par les forces de l'ordre et de Sécurité. Pendant qu'aucune information n'est fournie sur leur situation au niveau des morgues des hôpitaux public, les militants blessés ne bénéficient d'aucune assistance de la part de leur hiérarchie étant donné que les lieux où sont accueillis pour des soins sont inaccessibles.

Le Secrétaire Général de l'UDPS a toutes fois déploré le manque d'un Etat de droit, soutenant ironiquement que la répression en RDC se porte bien “il a également dénoncé les mesures qui placent Etienne Tshisekedi, à résidence surveillée les qualifiant de détention domiciliaire, avant d'évoquer le droit constitutionnel qui reconnaît à chaque Citoyen Congolais de combattre par toutes voies tante tentative de holdup électoral”. Il a profité de cette opportunité pour rendre un vibrant hommage au peuple congolais pour sa détermination à faire triompher la vérité des urnes, saluant les pays partenaires et amis du peuple Congolais longtemps meurtri, en offrant leur assistance technique pour assumer la bonne fois du processus électoral. A cet effet, Shabani Lukoo a révélé la position de son parti sur toute opération de révision de la compilation des résultats du 28 novembre, laquelle doit inclure impérativement les élections législatives et présidentielle, affirmant que les irrégularité ont vicié les deux scrutins et étouffé la vérité des urnes dans les deux cas. Enfin, les instructions du Ministre de la Santé aux médecins directeurs des hôpitaux sont accueillies avec angoisse par la population, estiment que toute source dans le domaine de santé est sujette à caution.

                                                                                                                  Baby Nseka

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Conférence de presse d’E. Tshisekedi : la presse empêchée de faire son travail

La commune de Limete a vécu une ambiance inhabituelle, hier vendredi 20 janvier. Il est 12 heures. Tout le parage de la résidence du président de l’UDPS est contrôlé par un dispositif impressionnant d’éléments de la Police nationale congolaise.

 Les avenues Pétunias, Cannas, Zinnias et Gerberas, situées entre les 8ème et 12ème rues, quartier résidentiel, sont barricadées. Aucun passant n’est à l’abri du contrôle systématique opéré par les forces de l’ordre. Interdiction stricte est faite d’emprunter l’avenue Pétunias conduisant vers la résidence de Tshisekedi.

Du côté de l’entrée de l’Eglise ministère Amen, un officier supérieur dont les galons étaient à peine visibles, parce que couverts par des antichocs, enjoint à tout le monde de faire demi-tour. Et la raison, il l’explique : « j’ai reçu ordre de mon colonel. Il n’y a pas d’accès. Faites demi-tour. Je ne sais rien de la conférence de presse qui doit être organisée, tout ce que je sais c’est que personne ne peut y accéder».

De tous les côtés, les parents d’élèves confondus aux partisans de l’UDPS, traînent, l’inquiétude est visible sur leurs visages. Ils sont impatients de voir leurs enfants dont les établissements sont situés dans ce périmètre sous haute surveillance, sortir de ce blocus. L’accès leur est aussi refusé.

 Plus loin, les autres militants de l’UDPS ne désarment pas, pour percer cet impressionnant dispositif sécuritaire et aller suivre l’adresse de leur leader. Ils sont de temps à temps dispersés. Ils courent dans tous les sens.

 Vers l’entrée principale de la 10ème rue, cadres de l’UDPS et ceux de partis amis traînent là. Ils sont, eux aussi, interdits d’accès. Et là, la presse n’est pas la bienvenue. Un colonel sur le terrain des opérations décourage toute tentative de la presse à gagner la résidence du leader de l’UDPS.

 «Rien ne doit se passer en dehors du maintien de l’ordre dans les normes. C’est ce que je suis venu vérifier», explique-t-il, avant d’affirmer : «Nous avons reçu l’ordre de ne pas laisser passer la presse».

Retenu pendant plus d’une heure devant par ce dispositif sécuritaire, Me Serge Mayamba, secrétaire national de l’UDPS chargé des relations avec les autres partis, déclare : «Dans les conditions actuelles, je ne sais rien vous confirmer. Vous voyez que même nous, collaborateurs directs du président Tshisekedi, sommes empêchés d’aller faire notre travail. Nous déplorons ce traitement nous réservé, aux journalistes que vous êtes et même aux enfants qui fréquentent les écoles dans ce quartier. On n’empêche aux parents d’aller récupérer leurs enfants de l’école maternelle. C’est un traitement inhumain qui nous est réservé».

DES ELECTIONS LEGISLATIVES

A la question de savoir si l’UDPS a pris langue avec les autorités de la police, Me Serge Mayamba regrette ce qu’il qualifie de «confusion au sein de la police». «Nous avons pris langue avec les autorités de la police. C’est ici que nous déplorons la confusion entre les services de la police. Il y a d’un côté ceux qui reçoivent les ordres de tel, et d’un autre côté, d’autres qui reçoivent les ordres d’un tel autre. Et, ces ordres sont de fois contradictoires».

 Aux dernières nouvelles, le président de l’Union pour la démocratie et le progrès social (UDPS), Etienne Tshisekedi, maintient ses précédentes déclarations en se considérant dans ses fonctions de président de la République. Joint au téléphone juste après la conférence, à partir de la résidence de Tshisekedi, où il a pu accéder beaucoup plus tôt, Eugène Diomi Ndongala, opposant et proche de Tshisekedi, a révélé d’importantes décisions prises par Etienne Tshisekedi. «Il a annulé les élections législatives nationales, à cause des irrégularités criantes. Il va procéder en février prochain au recensement des populations dans le but de réorganiser les élections législatives et la suite du processus électoral. Il va former son gouvernement la semaine prochaine…», a-t-il rapporté. Avant de souligner : «il entend présentement sortir pour le Palais de la Nation».

 L’écho de la fin de cette conférence a fait monter la tension d’un cran. Il est 15 heures, du coup c’est l’affluence des partisans de l’UDPS qui est observée dans tout le périmètre de la résidence de Tshisekedi. La police n’a pas hésité à lancer les gaz lacrymogènes au groupe qui ne voulait pas vider le lieu. Du coup, toutes les issues ont été désertes, et des renforts de troupes ont débarqué, et ont dispersé les attroupements même du côté du quartier industriel. La traque s’est poursuivie jusqu’à la 7ème rue.

Pitshou Mulumba

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