22 janvier 2012

Pillage des minerais au Congo : KAGAME sanctionne, «KABILA» se tait

Le Potentiel

image Mine de RUASHI, Lubumbashi

 

Le pouvoir de Kigali vient de sanctionner certains de ses officiers supérieurs de l’armée impliqués dans la fraude des minerais de la RDC. Malheureusement, aucune réaction de la part de Kinshasa n’a été enregistrée jusqu’ici. Etonnant. Kigali affirme clairement que ces militaires trafiquent en connivence avec des civils congolais, l’on attend à ce que Kinshasa apporte des éléments supplémentaires d’information dans cette lutte commune contre le trafic frauduleux des minerais de la RDC.

Du nouveau dans la lutte contre le pillage des ressources naturelles du Congo, des minerais du sang. Le pouvoir de Kigali vient de sanctionner certains de ses officiers supérieurs de l’armée impliqués dans la fraude des minerais de la RDC, en complicité avec des Congolais. Sanction qui tombe juste au lendemain de la publication du rapport des experts de l’ONU accusant le Rwanda, le Kenya, l’Ouganda, la Tanzanie et le Burundi de servir de portes de sortie aux minerais congolais. Mais silence du côté de Kinshasa. Etonnant.

Quatre officiers rwandais sont accusés de commerce illégal des minerais en RDC. Ils sont présentés comme des proches du président Kagame. Il s’agit du lieutenant général Fred Ibingira, actuel commandant des forces réservistes ; du brigadier général Richard Rutatina, conseiller de la présidence en matière de sécurité, du brigadier général Wilson Gumisiliza, commandant de brigade de la région de l’Ouest et le colonel Dany Munyuza, bien connu dans les services de renseignements rwandais.

Ces quatre officiers sont en résidence surveillée depuis mardi 17 janvier 2012. D’après le porte - parole de l’armée rwandaise, le colonel Joseph Nzabamwita, ils sont poursuivis pour leur implication présumée dans le commerce illégal des minerais en RDC avec des civils congolais.

Le colonel Joseph Nzabamwita a ajouté que ces hauts officiers, ne sont pour le moment suspendus que provisoirement de leurs fonctions. La direction de l’armée considère que c’est une mesure disciplinaire alors que les enquêtes judiciaires continuent.

Pour le colonel Nzabamwita, le Rwanda s’est engagé à lutter contre le commerce illégal des minerais du Congo. Il a indiqué que ce sont ces militaires qui doivent en principe contrecarrer le commerce de ces minerais, mais une fois qu’ils sont soupçonnés impliqués dans le trafic, ils doivent être arrêtés.

En novembre 2011, le gouvernement rwandais avait remis à la RDC environ 81 mille Kg de cassitérite, de coltan et de wolframite. Ces minerais, en provenance du Nord-Kivu, avaient été introduits frauduleusement au Rwanda au mois d’avril 2011 avant d’être saisis par les services de sécurité Rwandais.

En début de mois, 600 kg de cassitérite ont été interceptés au poste frontalier de Gisenyi communément appelé «la grande barrière» séparant le Rwanda à la République démocratique du Congo.

Kinshasa se tait

Malheureusement, aucune réaction de la part de Kinshasa n’a été enregistrée jusqu’ici. Certes, lorsque le Rwanda avait remis les 81 mille Kg de cassitérite, de coltan et de wolframite, Kinshasa avait reconnu le fait. Mais depuis silence radio. Aujourd’hui que Kigali affirme clairement que ces militaires trafiquent en connivence avec des civils congolais, l’on attend à ce que Kinshasa apporte des éléments supplémentaires d’information dans cette lutte commune contre le trafic frauduleux des minerais de la RDC. Eventuellement, l’état de lieux de l’évolution de l’enquête sur ce dossier précis.

En effet, il est désormais clair que le trafic frauduleux des minerais est une réalité. Aucun pays voisin de la RDC ne peut plus le nier. Mais il revient en premier lieu à la République démocratique du Congo d’agir avec la plus grande fermeté au plan interne. Car, selon divers rapports, des officiers des FARDC se livrent également à ce commerce illégal des minerais. Soit en complicité avec leurs homologues rwandais, soit avec les rebelles rwandais, particulièrement les FDLR. Cette lutte contre le trafic illicite des minerais de sang ne peut porter des fruits que si sur le plan interne, les autorités congolaises prennent toutes les dispositions qui s’imposent et sanctionnent sévèrement tous ceux qui seront reconnus responsables de ce commerce illégal. Surtout que le message de Kigali est clair : des civils congolais sont concernés.

Kinshasa a donc l’obligation morale, politique et judiciaire d’agir avec efficacité quand on sait que ce sont ces minerais qui sont les nerfs de la guerre et de l’insécurité dans la partie Est de la RDC, précisément dans les deux Kivu. Mais aussi dans la région de l’Afrique des Grands Lacs. Raison pour laquelle la Conférence internationale sur la région des Grands Lacs, CIRGL, a décidé de la «certification des minerais de la région». Le dossier évolue positivement, avec des regards tournés vers la RDC pour accélérer la mise en œuvre de ce processus, à l’image de ce celui de Kimberley pour le diamant.

La donne onusienne et américaine

Cette évolution dans la lutte contre l’exploitation frauduleuse des minerais de la RDC n’est pas un geste spontané. Loin de là. Elle fait suite à deux éléments importants. Le premier a trait à la publication en décembre 2011 du rapport des experts de l’ONU sur le commerce illégal des richesses de la RDC. Dans la conclusion de leur rapport, les experts de l’ONU ont clairement mis en cause certains pays voisins de la RDC. Il s’agit particulièrement du Rwanda, de l’Ouganda, du Kenya, de la Tanzanie et du Burundi par où transitent frauduleusement les minerais de la RDC. Rapport qui corrobore avec les premiers éléments d’information du panel, toujours des experts de l’ONU. Mais jusqu’ à ce jour aucune sanction n’a été prise tant sur le plan international qu’au niveau de la RDC.

Le deuxième élément est bien sûr la donne américaine. En effet, depuis juillet 2010, la législation américaine soumet les pays voisins de la RDC à des pressions croissantes les poussant à démontrer que leur chaîne d’approvisionnement en minerais est irréprochable. Bien plus, Washington a promis de sanctionner sévèrement toute entreprise américaine qui achèterait ou commercialiserait les «minerais de sang » en provenance de la RDC. Cette décision américaine a fait que plusieurs sociétés qui tiraient profit de ce commerce illégal ont vidé les lieux, allant jusqu’à mettre certaines banques installées au Rwanda en difficulté. Car, à en croire des rumeurs persistantes et concordantes, ces banques auraient accordé des crédits à des « groupes bien connus » pour entretenir ce commerce illégal, quitte à rembourser les crédits après la vente des minerais. Or, la décision américaine les met en difficulté dans la mesure où ils ne trouvent pratiquement plus de preneurs ou des acheteurs.

Par ricochet, Kigali ne trouve plus son compte et ne voudrait pas du tout avoir des problèmes avec le gouvernement américain. D’où, ce revirement spectaculaire de situation pour paraître « clean ».

Evidemment, il revient maintenant à Kinshasa de se mettre au pas et ne plus protéger qui que ce soit. De deux choses, l’une : sanctionner au niveau interne pour porter un coup dur à ces trafiquants de minerais. Ou alors, prouver à la face du monde l’incapacité du Gouvernement congolais à rétablir l’ordre, à imposer l’autorité de l’Etat sur toute l’étendue du pays.

 

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21 janvier 2012

Un ex-joueur de la NBA, trafiquant d'or en RDC?

Slate Afrique

Star de la NBA dans les années 90et 2000, l’ancien basketteur américain d'origine congolaise, Dikembe Mutombo, va devoir faire face à la justice. France 24 rapporte que le basketteur serait impliqué dans un trafic d'or.

Selon un rapport de l'ONU utilisé par le journal américain The Houston Chronicle, l’ancien sportif aurait servi d’intermédiaire dans un trafic impliquant Kase Lawal, un magnat de l’énergie de Houston, et Edward Carlos St. Mary, un ancien militaire américain devenu négociant en diamants.

Les modalités du contrat stipulaient qu’une livraison de 500 kilos d’or en provenance de l’est de la République démocratique du Congo devait être effectuée. Le rôle de l’ex-star de NBA aurait été de faire sortir l’or du pays en faisant croire que le trésor faisait partie de sa fortune personnelle.

Ce subterfuge aurait été utilisé pour contourner la loi congolaise qui interdit l’exportation d’or, à moins qu’elle appartienne à un particulier. Mutumbo aurait accepté d’être le complice des contrebandiers en échange de 30% des bénéfices de la revente d’or, soit environ 10 millions de dollars.

Début 2011, alors qu’il se rendait en RDC, Edward Carlos St. Mary a été appréhendé par la police du pays. Au moment de l’interpellation, le trafiquant est en possession de 4 millions de dollars américains (un peu plus de 3 millions d'euros) en espèces et 400 kilos d’or.

En mars 2011, lorsque les médias s’emparent de l’affaire, le nom de Dikembe Mutombo n’est pas évoqué. Son implication dans le trafic n’a pas été révélée qu’au milieu du mois de janvier.

Edward Carlos St. Mary a été interrogé par le Houston Chronicle et a rejeté la faute sur Mutombo et Lawal.

A l’heure actuelle, St. Mary est le seul protagoniste avoir accepté de témoigner. Mutembo a refusé de donner sa version des faits au Houston Chronicle, et Kase Lawal s’est également abstenu de commenter l’affaire.

Né en République démocratique du Congo, Dikembe Mutembo a évolué dans l’équipe de Georgetown en championnat universitaire de basket des Etats-Unis. En 1991, le pivot de 2m18 débarque en NBA, la prestigieuse ligue américaine. Le joueur est engagé par les Denver Nuggets, il y reste cinq ans. Au cours de sa carrière le basketteur évoluera dans cinq autres équipes (Atlanta Hawks, Philadelphia 76ers, New Jersey Nets, New York Knicks et Houston Rockets). Tout au long de sa carrière, il s’impose comme l’un des meilleurs défenseurs de la NBA.

Mutembo est également connu pour son œuvre humanitaire. Il a notamment crée la Mutombo Foundation qui œuvre dans son pays d’origine, la RDC.

Lu sur France 24

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Des morts et blessés dans les hôpitaux en RDC : Véritable secret d'Etat !

Tous les hôpitaux du pays ont reçu les injonctions du Ministre de la Santé de ne pas fournir des informations concernant les personnes malades et décédées sans son autorisation au préalable. Ces instructions émanant du premier médecin des hôpitaux et dénotent la confiscation de la vérité sur les personnes vulnérables. Soudainement, notre pays est gagné par des mesures impopulaires que prennent ses dirigeants pour des intérêts personnels en contradiction avec les aspirations légitimes de la population. L'on se rappellera que dans le but de retenir le flou, les mesures ont été prise contre les SMS, sans que les entreprises cellulaires puissent émettre un avis quelconque.

Sans aucun motif légitime le signal de RFI a été coupé, l'organe investit de pleins pouvoirs CSAC, ne parvient à se justifier sur ce dossier. Ce détournement de compétence opéré par le Ministre de la Communication et Medias, n'a souri à personne quand on sait avec pertinence que cette chaîne de radio française est suivie par beaucoup de Congolais pour son objectivité dans le traitement de l'information. Que craint le Ministre de la Santé pour prendre une telle décision au moment où les organisations des droits humains accusent la RDC sur la violation des droits de l'homme, la tuerie des militants des partis de l'opposition politique concernée pour organiser dans la dignité les funérailles.

Pour le Secrétaire général de l'UDPS, qui intervenait, sans son point de presse animé le 3 janvier dans la salle des conférences de la Paroisse Notre Dame, l'instruction du Ministre de ta Santé contenue dans sa note circulaire du 21 décembre dernier adressée aux médecins directeurs des hôpitaux de la RDC est impossible, car, a-t-il démontré, pénalise l'UDPS d'organiser les funérailles de ses membres morts lors des manifestations pacifiques postélectorales réprimées violement par les forces de l'ordre et de Sécurité. Pendant qu'aucune information n'est fournie sur leur situation au niveau des morgues des hôpitaux public, les militants blessés ne bénéficient d'aucune assistance de la part de leur hiérarchie étant donné que les lieux où sont accueillis pour des soins sont inaccessibles.

Le Secrétaire Général de l'UDPS a toutes fois déploré le manque d'un Etat de droit, soutenant ironiquement que la répression en RDC se porte bien “il a également dénoncé les mesures qui placent Etienne Tshisekedi, à résidence surveillée les qualifiant de détention domiciliaire, avant d'évoquer le droit constitutionnel qui reconnaît à chaque Citoyen Congolais de combattre par toutes voies tante tentative de holdup électoral”. Il a profité de cette opportunité pour rendre un vibrant hommage au peuple congolais pour sa détermination à faire triompher la vérité des urnes, saluant les pays partenaires et amis du peuple Congolais longtemps meurtri, en offrant leur assistance technique pour assumer la bonne fois du processus électoral. A cet effet, Shabani Lukoo a révélé la position de son parti sur toute opération de révision de la compilation des résultats du 28 novembre, laquelle doit inclure impérativement les élections législatives et présidentielle, affirmant que les irrégularité ont vicié les deux scrutins et étouffé la vérité des urnes dans les deux cas. Enfin, les instructions du Ministre de la Santé aux médecins directeurs des hôpitaux sont accueillies avec angoisse par la population, estiment que toute source dans le domaine de santé est sujette à caution.

                                                                                                                  Baby Nseka

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Conférence de presse d’E. Tshisekedi : la presse empêchée de faire son travail

La commune de Limete a vécu une ambiance inhabituelle, hier vendredi 20 janvier. Il est 12 heures. Tout le parage de la résidence du président de l’UDPS est contrôlé par un dispositif impressionnant d’éléments de la Police nationale congolaise.

 Les avenues Pétunias, Cannas, Zinnias et Gerberas, situées entre les 8ème et 12ème rues, quartier résidentiel, sont barricadées. Aucun passant n’est à l’abri du contrôle systématique opéré par les forces de l’ordre. Interdiction stricte est faite d’emprunter l’avenue Pétunias conduisant vers la résidence de Tshisekedi.

Du côté de l’entrée de l’Eglise ministère Amen, un officier supérieur dont les galons étaient à peine visibles, parce que couverts par des antichocs, enjoint à tout le monde de faire demi-tour. Et la raison, il l’explique : « j’ai reçu ordre de mon colonel. Il n’y a pas d’accès. Faites demi-tour. Je ne sais rien de la conférence de presse qui doit être organisée, tout ce que je sais c’est que personne ne peut y accéder».

De tous les côtés, les parents d’élèves confondus aux partisans de l’UDPS, traînent, l’inquiétude est visible sur leurs visages. Ils sont impatients de voir leurs enfants dont les établissements sont situés dans ce périmètre sous haute surveillance, sortir de ce blocus. L’accès leur est aussi refusé.

 Plus loin, les autres militants de l’UDPS ne désarment pas, pour percer cet impressionnant dispositif sécuritaire et aller suivre l’adresse de leur leader. Ils sont de temps à temps dispersés. Ils courent dans tous les sens.

 Vers l’entrée principale de la 10ème rue, cadres de l’UDPS et ceux de partis amis traînent là. Ils sont, eux aussi, interdits d’accès. Et là, la presse n’est pas la bienvenue. Un colonel sur le terrain des opérations décourage toute tentative de la presse à gagner la résidence du leader de l’UDPS.

 «Rien ne doit se passer en dehors du maintien de l’ordre dans les normes. C’est ce que je suis venu vérifier», explique-t-il, avant d’affirmer : «Nous avons reçu l’ordre de ne pas laisser passer la presse».

Retenu pendant plus d’une heure devant par ce dispositif sécuritaire, Me Serge Mayamba, secrétaire national de l’UDPS chargé des relations avec les autres partis, déclare : «Dans les conditions actuelles, je ne sais rien vous confirmer. Vous voyez que même nous, collaborateurs directs du président Tshisekedi, sommes empêchés d’aller faire notre travail. Nous déplorons ce traitement nous réservé, aux journalistes que vous êtes et même aux enfants qui fréquentent les écoles dans ce quartier. On n’empêche aux parents d’aller récupérer leurs enfants de l’école maternelle. C’est un traitement inhumain qui nous est réservé».

DES ELECTIONS LEGISLATIVES

A la question de savoir si l’UDPS a pris langue avec les autorités de la police, Me Serge Mayamba regrette ce qu’il qualifie de «confusion au sein de la police». «Nous avons pris langue avec les autorités de la police. C’est ici que nous déplorons la confusion entre les services de la police. Il y a d’un côté ceux qui reçoivent les ordres de tel, et d’un autre côté, d’autres qui reçoivent les ordres d’un tel autre. Et, ces ordres sont de fois contradictoires».

 Aux dernières nouvelles, le président de l’Union pour la démocratie et le progrès social (UDPS), Etienne Tshisekedi, maintient ses précédentes déclarations en se considérant dans ses fonctions de président de la République. Joint au téléphone juste après la conférence, à partir de la résidence de Tshisekedi, où il a pu accéder beaucoup plus tôt, Eugène Diomi Ndongala, opposant et proche de Tshisekedi, a révélé d’importantes décisions prises par Etienne Tshisekedi. «Il a annulé les élections législatives nationales, à cause des irrégularités criantes. Il va procéder en février prochain au recensement des populations dans le but de réorganiser les élections législatives et la suite du processus électoral. Il va former son gouvernement la semaine prochaine…», a-t-il rapporté. Avant de souligner : «il entend présentement sortir pour le Palais de la Nation».

 L’écho de la fin de cette conférence a fait monter la tension d’un cran. Il est 15 heures, du coup c’est l’affluence des partisans de l’UDPS qui est observée dans tout le périmètre de la résidence de Tshisekedi. La police n’a pas hésité à lancer les gaz lacrymogènes au groupe qui ne voulait pas vider le lieu. Du coup, toutes les issues ont été désertes, et des renforts de troupes ont débarqué, et ont dispersé les attroupements même du côté du quartier industriel. La traque s’est poursuivie jusqu’à la 7ème rue.

Pitshou Mulumba

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Pasteur Ngoy sandwiché

Le pasteur Ngoy Mulunda, président de la CENI, n’a plus le cœur à l’ouvrage. Assailli de toutes parts, il serait sur le point de rendre le tablier. Que penser de cette menace du pasteur-président ? Faut-il en rire ou en pleurer ? Les jours qui viennent fixeront l’opinion nationale et internationale. Car, entre intention et acte, il y a de l’espace et du temps.

Toutefois, ce qui est vrai et demeure jusqu’à preuve du contraire, c’est que la CENI est aux abois. En réalité, elle n’a pas bonne presse dans l’opinion nationale et internationale. Les boulets rouges viennent de partout.

Parties d’abord de l’Opposition, les attaques contre la CENI et son président ont été récupérées par la majorité au pouvoir (MP). Sans être apparemment structuré, le «front commun contre la CENI» grossit ses rangs au jour le jour.

Le «péché» de la CENI serait, selon tous les mécontents qui ne cessent de l’exprimer tout haut, d’avoir «volé» le vote du souverain primaire. Ils sont plus de dix mille à contester les résultats publiés jusqu’à ce jour. De quoi dire que la Cour suprême de justice a du pain sur la planche. Et le temps va couler abondamment avant de connaître les résultats définitifs.

Faisant peu de cas de la perturbation enregistrée dans le calendrier électoral, le vice-président de la CENI s’est empressé d’indiquer que la publication partielle des résultats n’avait pas de portée juridique. Qu’importe !

A tout prendre, le pasteur- président ne sait plus sur quel pied danser ni à quel saint se vouer. Son «ndombolo» chrétien semble dépassé. Au point qu’il serait à la recherche d’une recharge pour un crédit confiance et crédibilité. Son tempo raisonne à contretemps au fur et à mesure que l’on publie les résultats des législatives nationales. Même les siens l’ont renié, le faisant passer pour le «facilitateur» de ceux qui «nomment» des députés nationaux issus du scrutin du 28 novembre 2011.

Si, au départ les rapports des missions d’observations des élections ont été considérés comme de simples piques, les contestations des candidats aux législatives se sont révélées de véritables flèches. Et les flèches, ça fait mal, quel que soit l’endroit du corps humain qu’elles atteignent.

A ce jour, l’homme a perdu de sa superbe. Il affiche un profil bas. Pris en sandwich, Ngoy Mulunda a craché sa hargne. En désespoir de cause, il a même menacé de démissionner. Bluff, disent d’aucuns, estimant que le pasteur voudrait se dédouaner. Or, la CENI a pris eaux de toutes parts et tangue dangereusement, voire pitoyablement.

Le naufrage est à craindre. A moins que toutes les recommandations formulées soient prises en compte dont les dernières en date viennent de l’Organisation internationale de la Francophonie avec laquelle la RDC est en programme.

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20 janvier 2012

Le président de la république Etienne Tshisekedi entre en fonction aujourd'hui le 20.01.2012

Etienne TshisekediAujourd'hui, 20.01.2012, le président de la république Etienne Tshisekedi wa Mulumba a tenu un point de presse dans sa résidence de Limete pendant lequel il a annoncé son entrée effective en fonction comme président de la République Démocratique du Congo.

L'opinion se souviendra que lors de la conférence de presse tenue quelque temps après la prestation de serment, le président de la république avait expliqué à la population qu'il lui fallait l'imperium pour entrer en fonction. Lors du point de presse de ce jour, il a affirmé avoir reçu cet imperium parce qu'une partie de l'armée et de la police s'est ralliée à lui.

Parmi les mesures qu'il a prises, les plus importantes sont la formation d'un gouvernement à partir de la semaine prochaine, l'organisation d'un recensement sur toute l'étendue de la république, l'annulation des élections législatives et la tenue des élections communales et nationales. En attendant la mise en place des institutions issues des élections, il va diriger par ordonnances. Enfin, le président Tshisekedi a exprimé sa volonté de se rendre au palais de la nation.

Ce point de presse a connu l'affluence de plusieurs centaines des Congolais, des journalistes nationaux et internationaux. Mais plusieurs autres ont été empêchés  d'assister à la conférence de presse par la police. 

  Lumbamba Kanyiki

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POUR KABILA, REYNDERS BOIT LA TASSE FACE AU DEPUTE LAURENT LOUIS

Jeudi 19 janvier 2012 en plénière du parlement belge, Didier Reynders,le ministre des affaires étrangères a véritablement bu la tasse face au député Laurent Louis du MLD dont les propos cinglants collés à l’actualité du moment ont retenti dans l’hémicycle comme de véritables couperets.

Introduisant son intervention par un extrait du discours de Lumumba le 30 juin 1960, le député Laurent Louis a posé au ministre des affaires étrangères la question suivante :

« Avez-vous conscience monsieur le ministre qu’en maintenant un Président contesté et contestable, et en niant la volonté de la population, vous rendez impossible la gestion du Congo qui risque de sombrer dans la guerre civile, assumerez-vous dès lors d’avoir sur les mains le sang qui risque d’être versé à cause de la situation de fait que vous persistez à défendre »

Réponse du ministre ? Presque la même que  lors de la séance en commission des relations extérieures. Mais cette fois avec moins d’assurances et moins d’arrogance.

Et le député Laurent Louis de conclure :

"le Congo n’est pas indépendant puisque ce pays et surtout le peuple Congolais n’a pas le droit d’élire son Président. Puisque le Président de la RD Congo, avant d’être le président des congolais, c’est avant tout le président de la communauté internationale. Pour permettre à cette même communauté internationale et la Belgique de se servir des richesses du Congo alors que la population elle meurt de faim tous les jours quand elle n’est pas assassinée par Kabila que vous défendez »

Le dossier « Congo » commence progressivement à prendre de l’ampleur dans le monde politique belge. La montée en puissance du député Laurent Louis et son franc-parler pourraient augurer l’arrivée sur la scène politique belge d’une nouvelle génération de politiciens.

Comme quoi les relations belgo-congolaises sont véritablement en vases communicants.

Ceux qui voulaient tuer la démocratie au Congo sont maintenant devant un effet boomerang.

Le musicien congolais Franco l’avait déjà chanté:

« Boma ngai na boma yo tobomana »

 

Cheik Fita

Bruxelles, le 20 janvier 2012

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Flash: Correctif: Le président Tshisekedi est chez lui dans sa résidence de Limete

Après vérification, il s'avère que le président Etienne Tshisekedi est chez lui dans sa résidence. La marche vers le palais de la nation dont le président a parlé aura lieu à une date qui sera communiquée au moment opportun. Nous nous excusons auprès de nos lecteurs et lectrices de ce désagrément.

Lumbamba Kanyiki

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Flash: Le président en marche vers le palais de la nation

De source de la radio redondance, le président de la république Tshisekedi wa Mulumba est en route vers le palais de la nation pour prendre le pouvoir. Il a demandé à tout le peuple congolais de l'accompagner dans cette marche pour que tout se passe selon le plan élaboré. Toujours selon la même source, le représentant de la MONUSCO serait rappelé aux Etats-Unis.A suivre.

Lumbamba Kanyiki

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FLASH: LES POINTS FORTS DE LA CONFERENCE DE PRESSE DU PRESIDENT ETIENNE TSHISEKEDI DU 20/01/2012

LES POINTS FORTS DE LA CONFERENCE DE PRESSE DU PRESIDENT ETIENNE TSHISEKEDI DU 20/01/2012:

1.LE PRESIDENT PREND SA FONCTION ACTIVE AUJOURD HUI;
2.IL VA FORMER SON GOUVERNEMENT LA SEMAINE PROCHAINE;
3.CONSIDERE COMME NULLES LES ELECTIONS LEGISLATIVES;
4.IL PREVOIT UN RECENSEMENT GENERAL DE LA POPULATION AVANT DES ELECTIONS LOCALES ET ENSUITE NATIONALES; …
5.IL REJETTE TOUTE HYPOTHESE DE TABLE RONDE OU AUTRE SOLUTION DE COMPROMIS;
6.IL EST OBLIGE DE FORMER UN GOUVERNEMENT SUR LA BASE DE LA NECESSITE ET L URGENCE ET DE GOUVERNER PAR ORDONNANCE JUSQU A LA MISE EN PLACE DES INSTITUTIONS ELUES SUR LA BASE D UN VERITABLE RECENSEMENT DE LA POPULATION ET L ORGANISATION D ELECTIONS A TOUS LES NIVEAUX;
7. IL CONFIRME LE SOUTIEN DES FORCES ARMEES ET DE LA POLICE ACQUISES AU CHANGEMENT;
8. IL A DONNE LES DETAILS DE SA RENCONTRE AVEC LES EXPERTS DE NDI QUI LUI ONT CONFIRME L IMPOSSIBILITE POUR EUX D ACCOMPLIR LEUR TRAVAIL DE VERIFICATION DES RESULTATS A CAUSE DE L OSTRUCTION DE LA CENI. ILS SONT PARTIS EN COLERE POUR NE PAS AVOIR EU ACCES A AUCUNE INFORMATION OU VRAIE DOCUMENTATION EN MESURE DE LEUR PERMETTRE D ACCOMPLIR LEUR TRAVAIL. D AILLEURS LA PUBLICATION DES RESULTATS DE CES LEGISLATIVES ET RENVOYEE “SINE DIE”;
9. LE PRESIDENT A EXPRIME LA VOLONTE DE SE RENDRE AUJOURD HUI AU PALAIS DE LA NATION.
 


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