11 janvier 2012

Que veut la Belgique au Congo ?

Par Marie-France Cros
 
"Vingt jours après, la Belgique reconnaît Joseph Kabila", titrait mardi le journal congolais pro-gouvernemental "L’Avenir". Et le site Internet kabiliste "Digitalcongo", commentait l’information : "Mieux vaut tard que jamais".
 
Ce cri de victoire, survenant six semaines après les élections les plus visiblement frauduleuses des dernières années en Afrique, avait de quoi étonner. Mais le journal kinois publiait un fac-similé d’une lettre identifiée sous le code EDR/JJS/AVK/004A, datée du 3 janvier 2 012 et signée du Premier ministre Elio Di Rupo, adressée à "Monsieur Joseph Kabila, Président".
 
Dans cette lettre, le Premier ministre écrit : "Comme vous le savez, la Belgique est engagée aux côtés du peuple congolais sur la voie du renforcement de la démocratie. Au moment où je viens de prendre mes fonctions en qualité de Premier ministre, je souhaite féliciter l’ensemble des forces congolaises pour la tenue des élections qui vous reconduisent au poste de Président de la République démocratique du Congo. Avec la communauté internationale, je reste à vos côtés pour aider le peuple congolais à répondre aux aspirations qu’il exprime en matière de progrès social."
 
Révélée après le refus du ministre belge des Affaires étrangères, le MR Didier Reynders qui avait refusé de se rendre à l’investiture de Joseph Kabila en raison de la manière cavalière dont les élections avaient été menées par l’appareil d’État au bénéfice du Président sortant, cette missive du Premier ministre socialiste belge pouvait-elle être un faux ? Après tout, le régime Kabila n’avait pas hésité, juste avant le scrutin, à dénoncer le meurtre d’un Congolais en Espagne par l’opposition de son pays - meurtre inexistant avait bientôt rectifié Madrid Vérification faite, il n’en est rien. Cette lettre a bien été écrite. Chez le Premier ministre, on l’explique comme une démarche "purement diplomatique".
 
Il est vrai, à y regarder de plus près, que M. Di Rupo ne félicite pas Joseph Kabila d’une victoire non avérée mais "l’ensemble des forces congolaises pour la tenue des élections qui vous reconduisent". Manière subtile de ménager la chèvre et le chou. M. Di Rupo félicite sans féliciter. Mais ce n’est pas ainsi que c’est utilisé par le régime congolais et notre Premier ministre devait s’y attendre.
 
Du coup, alors que la Commission électorale congolaise, compromise dans les fraudes, doit proclamer vendredi ses résultats législatifs, bien malin qui pourrait dire quelle est la position de la Belgique. Didier Reynders avait soufflé le froid, annonçant qu’il espérait pouvoir se rendre à Kinshasa à l’ouverture de la session parlementaire, si le dépouillement des législatives était conduit avec plus de transparence que celui des présidentielles. Or, il n’en a rien été. Et voilà qu’Elio Di Rupo souffle le chaud.
 
Que veut la Belgique au Congo ?

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La NSCC appelle les Congolais à s’engager pour la vérité, la justice et la paix

La Nouvelle Société civile congolaise (NSCC) a appelé, le dimanche 8 janvier 2012, les Congolais à prendre l’engagement d’être artisans du nouveau Congo où la vérité, la justice et la paix pour tous sans discrimination est la règle. Au cours d’une rencontre organisée à Barumbu, le coordonnateur national de la NSCC, Jonas Tshiombela, a d’abord stigmatisé la souffrance du peuple congolais dans son vécu quotidien, ce qui interpelle tous et nécessite un engagement particulier de la part de tout un chacun. Il a ensuite déploré le fait que quatre-vingts ans de colonisation, plus de cinquante ans d’indépendance et de néocolonialisme des Congolais par d’autres Congolais, plusieurs gouvernements se sont succédé sans réellement résoudre le problème du Congo et des Congolais ; qu’aucune lueur d’espoir n’est perceptible à l’horizon. «Selon ma foi, le bout du tunnel n’est pas pour demain», a-t-il rassuré. Pour Jonas Tshiombela, chaque Congolais a une part de responsabilité dans la situation on ne peut plus inquiétante.

«Sinon comment expliquer que les Congolais assistent impuissamment au pillage des richesses de leur pays comme s’il était question d’un autre peuple, alors qu’il s’agit d’eux-mêmes. Nous sommes à la fois sujets, acteurs et bénéficiaires de notre sort de demain, c’est maintenant qu’il faut agir et bien agir», a déclaré le coordonnateur national de la NSCC. Comment en sommes-nous arrivés là ? Difficile de répondre.

Par ailleurs, l’orateur a dressé un tableau très sombre où il a énuméré plusieurs Congo dans un Congo, à savoir «Le Congo d’en haut et celui d’en bas, le Congo des pauvres et le Congo des riches ; le Congo où l’appareil judiciaire est au service des individus au détriment de la grande majorité pauvre. Notre pays est à la croisée des chemins, entre la vie et la mort, entre la lumière et la l’obscurité, entre la justice et l’injustice, entre la vérité et le mensonge, et enfin, entre la paix et l’explosion».

Dialogue et tolérance

Et comme si cela ne suffisait pas, il a fait observer : «Si nous considérons que le pouvoir politique ne se justifie que par son utilité sociale, il est dès lors concevable que si les détenteurs du pouvoir font montre d’une incapacité à assumer les prérogatives qui leur sont dévolues et ne peuvent , en conséquence, assurer les droits sociaux de leurs concitoyens, ils devraient, en toute logique, rendre le tablier. Ainsi, ne devraient briguer un mandat politique que les personnalités s’estimant capables de garantir les droits sociaux de la population. Dans le cas contraire, ils devraient s’abstenir».

Face à cet état de choses, le coordonnateur national de la NSCC a recommandé : «Unissons-nous autour de la vérité, de la paix et de justice. Par voie de dialogue et tolérance, nous y parviendrons. Surmontons nos divergences au nom de l’intérêt supérieur de notre beau et convoité pays». Pour sa part, ce réseau des revendications citoyennes s’engage à se battre pour défendre les intérêts du Congo et des Congolais, et cela jusqu’au sacrifice suprême. En plus, elle portera haut la voix de la grande masse silencieuse vivant dans le dénuement total ne sachant pas à quel saint se vouer.

«N’ayons pas peur, quelle que soit la durée de la nuit, le soleil apparaîtra, nos pieds bientôt dans ce Congo-là (Congo nouveau : ndlr). Mieux vaut mourir pour avoir dit la vérité qui sauve que de vivre avec des mensonges qui tuent. Le nouveau Congo, c’est maintenant avec moi, si pas moi, qui d’autres ? », a, en ces termes, encouragé Jonas Tshiombela. Comme on peut le constater, pour la NSCC, 2012 est une année de grands bouleversements, de rétablissement de la vérité, de la justice et de la paix au Congo.

Bienvenu Ipan

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Les combattants de la diaspora: Ce que les Congolais au pays devraient savoir

Les combattants manifestentDepuis que Léon Kengo wa Dondo était corrigé par un groupe de combattants à Paris la veille du nouvel an, beaucoup de mensonges se racontent sur les ondes de la radio et télévision nationale congolaise (RTNC). Des fois, ça fait même honte de voir comment la vérité est volontairement déformée. Ici, quelques précisions.

Qui sont les combattants?

D'abord, les combattants ne sont pas les membres de l'UDPS, encore moins sont-ils sous l'autorité d'Etienne Tshisekedi. Lorsque le mouvement des combattants a commencé ici en Europe, Tshisekedi n'était même pas candidat aux élections présidentielles. Les combattants, contrairement à ce qui se raconte, ne sont pas des demandeurs d'asile mais bien au contraire, la plupart ont des nationalités de leurs pays d'accueil. Ce sont des Anglais, Belges, Canadiens, Américains, Français et Allemands naturalisés. Ils ne sont pas non plus des jaloux qui auraient raté leur vie en Europe. Par contre, ce sont des travailleurs qui effectuent mensuellement des transfert des fonds pour soutenir leurs familles restées au pays. Voyez-les sur les vidéos des manifestations! Ils ne sont nullement des malheureux! En effet, les statistiques sont têtues à cet égard: Les Congolais de la diaspora effectuent annuellement des transferts de fonds estimés à environs deux milliards de dollars américains. 

Pourquoi s'emprennent-ils aux autorités politiques congolaise de passage en Europe?


Les Combattants aiment leur pays, le Congo et en sont fiers. Il faut les entendre parler du Congo pour s'en rendre compte. Ils veulent voir ce pays occuper une place de choix dans le concert des nations. Mais ils sont souvent frustrés par le système de prédation mis en place. Les richesses du Congo contrastent avec la misère du peuple. Ca énerve tout simplement.

Au Congo, que fait-on des voleurs attrapés dans les marchés ou des magasins? Le plus souvent, avant de les remettre à la police, ils sont rossés copieusement par la population. Eh bien, les autorités congolaise actuelles  sont pires que les voleurs ordinaires du Congo!  Car, ils affament leur peuple et les tuent à petit feu. Combien y a-t-il des morts dans nos hôpitaux par manque d'équipements et des soins appropriés? Les politiques congolais volent pour remplir leurs comptes en banques ou s'acheter des villas en Europe, mais les fonctionnaires et enseignants passent des mois et des mois sans que leurs maigres salaires ne leur soient payés.  Le seul langage qu'ils pourraient comprendre est celui des coups, de la violence.

L'autre jour, j'ai suivi le vuvuzelateur Mende parler à la RTNC du débat d'idées. Qui peut accepter d'engager un débat avec des flatteurs qui mentent comme ils respirent? Les tricheurs et fraudeurs qui ne respectent même pas leurs propres règles de jeu! Ils ont voulu attirer la pitié sur la situation de Kengo qui serait victime de "la barbarie" des combattants. Mais lorsque ce monsieur a choisi de venir fêter le nouvel an en Europe dans des hôtels huppés de Paris, combien de Congolais avaient eu ne fût-ce qu'un repas normal pour la fin de l'année? A-t-il eu ne fût-ce qu'une petite pensée pour les malheureux qu'il avait laissés au Congo qui n'avaient rien à mettre sous la dent? Les orphelins, les shegués, les veuves, soldats et policiers impayés, les femmes mutilées, violées? S'est-il souvenu de ceux qui étaient sur les lits d'hopitaux sans soins appropriés?  Non! Non! Non! Les politiques congolais sont des criminels. Ils ne méritent que ce qui leur arrive.

Pourquoi frappe-t-on les musiciens?

Les combattants considèrent les musiciens comme des gens sans personnalité. C'est comme des prostitués. Ils ont chanté pour Mobutu, pour Kabila-père et maintenant pour Kanambe. Ce sont des flatteurs qui contribuent à ce que les dictatures perdurent. Ils devraient voir la misère du peuple au lieu de voir les miettes qu'on leur jette. Tant qu'ils n'auront pas changé d'attitude, ils subiront le courroux de combattants. Il en est de même de faux pasteurs des églises de réveil.

Plus rien ne sera comme avant

Plus rien ne sera comme avant. Le hold up électoral est venu renforcer le sentiment nationaliste des Congolais de la diaspora contre l'imposture. Ils disent non à la génération des kulunas politiques qui bradent les richesses du pays et participent au pillage de ses ressources.  Ils les combattront jusqu'à ce qu'ils soient vaincus. C'est cela la vraie vérité que les politiques congolais ne veulent pas proclamer sur les ondes. On ne devrait pas encourager la violence, mais elle est l'unique langage qui reste face aux voleurs et criminels du peuple congolais.

Lumbamba Kanyiki

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LA VERITE RENDRA LIBRE ET LA JUSTICE RETABLIRA TOUT

LA VERITERENDRA LIBRE ET LA JUSTICE RETABLIRA TOUT.

QUE CELUI QUI A FAILLI SE RELEVE

« MEMORANDUM »
 
A l’heure qu’il est, plus personne ne doute, malheureusement la mort dans l’âme, du pire à venir dans notre pays et surtout à endurer, une fois de plus, par le peuple congolais, qui pourrait replonger dans le désarroi d’une dramatique crise politique, sociale et humanitaire, si rien n’est fait pour rétablir en RDC la Vérité des urnes et, avec elle, la confiance du peuple congolais en la Justice.
 
Voilà pourquoi, fidèle à notre mission et devoir de défendre d’abord l’intérêt du peuple au nom duquel nous nous battons et pour l’intérêt supérieur de la Nation, nous vous adressons, respectueusement, ce mémorandum, en réponse à l’interpellation de l’Abbé Bosangia Ile, contenue dans sa courageuse homélie du 07/01/2011, à l’Eglise Saint Joseph de Matonge.
 
Notre crainte est d’autant plus grave dans la mesure où, paramnésie volontairement entretenue ou pas, on laisse les mêmes causes produire les mêmes effets. Qui ignore que les graves conflits et guerres connus dans notre pays, souvent savamment instrumentalisés par la suite à d’autres fins, n’ont-elles pas pris naissance à partir de revendications politiques, entraînant des graves crises humanitaires aux conséquences jamais objectivement évaluées jusqu’à ce jour, mais qui certainement font de la RDC un des pays le plus affectés au monde par un niveau généralisé de souffrance, au point qu’il est le dernier pays de la planète selon l’indice de développement humain (IDH) de l’année 2011 !
 
Et pourtant la large majorité des habitants de la RDC sont des chrétiens…
 
 
Aujourd’hui, c’est la soif de la manifestation de la Vérité et la nécessité de rendre justice au peuple congolais que pousse notre action, avant que la RDC sombre dans un conflit ouvert de plus grande envergure.
 
Mais qui peut rétablir cette vérité ?
 
La société civile nationale évolue en dents de scie et en ordre dispersé : d’une part les associations de droit de l’homme et autres organisations très limitées, d’autre part, les confessions religieuses, comme dernier rempart moral, divisées « inter » et « intra », face à la position courageuse à adopter au nom de la Vérité et de la Justice.
 
L’Eglise Catholique doit sortir de sa position de neutralité abstraite qui ne sert pas la cause de la vérité, surtout dans le contexte socio-politique actuel :
elle ne peut qu’assumer ses responsabilités, en démarquant son action de celle des forces dites neutres, qui, se cachant derrière leur prétendue impartialité, ne feront qu’assister impuissantes à l’instauration d’une énième dictature en Afrique Centrale, avec son lot de conflits, humiliations et souffrances additionnelles pour le peuple congolais déjà martyrisé.
 
Autopsie d’un chaos organisé et tombée des masques
 
Pour l’essentiel, le processus électoral en cours, dont le scrutin du 28 novembre 2011 a été qualifié « d’entaché de graves irrégularités et manque de crédibilité », continue à être considéré comme un train sans conducteur qui fonce contre un mur !
 
Les limites intrinsèques de ce processus ont commencé à apparaître avec la dénonciation de son impréparation, déjà visible dans la non budgétisation des élections pendant les quatre premières années de la législature finissante.
 
La volonté délibérée d’une CENI in vitro, clonée, taillée sur mesure, excluant la Société civile, volontairement redevable et à la solde d’un camp politique, a été mise en place dans un cafouillage sans merci. Cette CENI aux allures cavalières et à des prétentions démesurément jusqu’auboutistes, imposant unilatéralement à gauche et à droites ses propres vues, torpillant par-ci par-là la Constitution, violant à gré la loi électorale pour finir par avouer ses limites et recourir dans la confusion la plus totale à l’expertise internationale qu’elle finit par flouer sans scrupule a mieux fait de se dévoiler au grand jour.
Deux camps opposés, logiquement constitués aujourd’hui, se disputant la légitimité, l’un au nom du peuple et l’autre au nom… du président sortant.
 
D’une part, une vraie opposition qui s’est battue, avec toutes les énergies positives qu’elle a pu rassembler au sein d’une société congolaise désireuse plus que jamais d’alternance politique,de changement, d’affirmation de l’Etat de Droit; qui a lutté et manifesté, malgré la forte répression, pour la transparence du fichier électoral ; qui a dénoncé, sans être écoutée, les dérives et les failles du processus électoral. Qui a donné de l’espoir au peuple congolais.
 
De l’autre côté, une mouvance présidentielle, trop sûre des stratégies frauduleuses orchestrées, du contrôle des institutions sous sa coupe, de l’indéfectible accompagnement des partenaires multiformes préoccupés par la sauvegardede leurs intérêts partisans ; une mouvance politique qui ne fait pas moins les frais de la contestation et de la dénonciation des irrégularités généralisées, confirmant, à n’en douter, l’autodestruction pragmatique de ses stratégies de fraude face aux clameurs de la Vérité et de la Justice.
 
Au centre, s’est élevé le peuple, souverain primaire, arbitre et source de toute légitimité qui, comme par un sursaut d’auto-prise en charge et de déterminisme, va incarner le surhomme nietzschéen à même de manifester la volonté de puissance en bravant tout et en imposant un « vote sanction », malgré la fraude orchestrée et les entraves à la libre expression, un vote pour l’alternance politique qui s’avère à ce jour comme l’unique source de référence pour déceler la « la vérité des urnes ».
 
Sans oublier ici le réconfort hautement moral de l’engagement sans faille de la diaspora congolaise, qui brille de mille feux et pèse ainsi de tout son poids dans la balance pour le rétablissement de la vérité des urnes.
 
Et ce peuple, tant à l’intérieur qu’à l’extérieur de la RDC, a fait son choix.
 
Oui, ainsi que nous l’avons tous vécu et reconnu, le peuple vigilant a démasqué beaucoup de tentatives et de cas avérés de tricheries et fraudes massives et a fini par exercer un vote utile.
 
Les observateurs de tous bords en ont pris acte en reconnaissant que malgré toutes ces irrégularités, le peuple a pu exprimer sa volonté tel que transmise dans les PV authentiques des dépouillements affichés et imposables à tous, PV que la CENI a délibérément ignorés dans ses compilations en les remplaçant par les résultats saisis dans ses centres de traitement, selon les témoignages des observateurs internationaux.
 
La même CENI, comme un diable dans un bénitier, ne sachant à quel saint se vouer, reconnaissant elle-même ses insuffisances et incohérences, dénonçant ses propres agents, les permutant, qui à gauche, qui à droite, récusant – toute honte bue – l’expertise internationale et par ironie du sort, mettant unilatéralement terme, par la suite, à la compilation des résultats pour attendre l’arrivée de ces mêmes experts internationaux afin de crédibiliser le processus. Et, coup de théâtre, seulement quelques jours après, cette même institution dite Indépendante reprend la compilation des résultats des élections législatives, de la même manière, sans que les problèmes soulevés ne soient résolus, donnant ainsi l’impression de gérer une affaire personnelle et privée et d’une manière honteusement partisane !
 
Ce retour à sa plus basse expression l’a immanquablement discréditée à tous égards…
 
La société civile, diversement constituée, n’a pu faire grand-chose. Si les Associations des droits de l’homme et autres observateurs n’ont pu élever plus loin leurs voix d’une manière audible, les confessions religieuses, en vertu de leur vocation à faire triompher la vérité n’ont pas pu donner, à ce jour, le meilleur qu’on attendait d’elles, à quelques exceptions près.
 
Alors que l’Eglise catholique, eu égard à son importance en nombre de fidèles et par rapport aussi à sa large couverture géographique, doublée de son expertise avérée dans l’éducation civique, à travers la CENCO et par l’entremise de Son Excellence Mgr Fridolin AMBONGO BESUNGU, Evêque de Bokungu-Ikela et Président de la Commission épiscopale Justice et Paix, declara sur les antennes de la RFI le 21/11/2011 :
« Le rôle de l’Eglise, c’est de dire la vérité. Si les résultats des urnes contredisent ce qu’annoncera, je ne le souhaite pas, la Céni, notre rôle sera de faire comprendre au peuple que c’est ça le vrai résultat »,
elle a, par la suite, déçu les Congolais en général et les croyants, en particulier, lors de la conférence de presse de la Cenco du 4 décembre 2011, où sa position – définie par certains organes de presse internationale comme un revirement – était vivement attendue pour régulariser la proclamation des résultats provisoires de la présidentielle, inoculés, comme de gouttes de poison, par la CENI dans l’opinion publique congolaise.
 
Ce faisant, la Cenco a contribué à réconforter la direction de la CENI dans ses gesticulations et donnant même l’occasion à certaines forces partisanes d’ exploiter abusivement sa nouvelle prise de position, pour enfin voir, tardivement, la même CENCO commencer à sortir, après coup, son artillerie – le 8 décembre 2011 -, sans effet escompté, le vin ayant été déjà tiré.
 
La CENI, rassurée d’atteindre ses objectifs face à des témoins qui avaient décidé de devenir aphones, a foncé dans ses projets néfastes….
 
Enfin, il a fallu plus de courage à Son Eminence le Cardinal Monsengwo pour assumer son rôle prophétique au prix du martyr dont il porte la marque dans ses insignes cardinalices, pour remettre la pendule à l’heure dans sa conférence de presse nécessaire, incontournable et salvatrice pour l’Eglise Catholique du 12 Décembre 2011, où il déclara en substance que les résultats publiés par la CENI n’étaient conformes ni à la vérité ni à la justice.
 
Vite fait, l’autre Eglise des frères séparés (protestants), loin de venir à la rescousse, va se livrer à une diatribe rappelant la vieille époque des reformes pour s’en prendre éperdument aux propos de Son Eminence, dans une déclaration que, heureusement, ne reconnaissent pas les autres membres de l’ECC.
 
Les kimbaguistes, acquis d’avance par la consigne de vote de leur père spirituel – qui d’ailleurs ne fut pas du tout suivie, au regard des résultats de Kinshasa et du Bas-Congo où se comptent la majorité de ses membres – ont brillé, par la suite, par un silence gênant.
 
Les musulmans, quant à eux, ont laissé porter leur voix par leur Imam Président, dont le comportement dans le Comité de médiation dit tout. Alors qu’on attendait le compte rendu de l’audience auprès de M Kabila, tel qu’annoncé par ce Comité à l’issue de l’audience auprès du Président Etienne Tshisekedi, on l’a vu débité la prière la plus expressivement partisane des tout le jour de l’investiture et aux allures rappelant l’époque des croisades, mettant ainsi une croix sur les efforts du Comité de médiation, mort-né.
 
La Communauté internationale, très embarrassée, soufflant le chaud et le froid, jouant à la souris et au chat, avec des tonalités différentes selon les accointances des uns et des autres avec un camp, mettant en sacrifiant l’intérêt du peuple sur l’autel du mythe d’une stabilité abstraite, pense s’octroyer sans égratignure, une voie de sortie honorable qui franchement, elle ne mérite pas.
 
Alors que le Parquet général de la République s’est désintéressé de tous les cas de flagrance dont la saisine nous aurait évité tous ces cauchemars, invalidant, comme prévoit la loi électorale, la candidature du candidat dont le nom ressort dans tous les cas de bourrage des urnes, la Cour Suprême, quant à elle, s’est vite attelée, comme un mouton de panurge, à rendre mot à mot un arrêt lui dicté, sans la moindre observance des procédures élémentaires en la matière, en proclamant, nuitamment et loin des regards hostiles de la majorités des congolais, son « élu », confirmant ainsi les accusations de partialité déjà dénoncées par l’opposition politique congolaise.
 
Enfin, le gouvernement sortant, metteur en scène de la tragédie macabre que le peuple congolais vit aujourd’hui, s’est fait rattraper par ses propres turpitudes et sa passivité face aux structures parallèles de pouvoir, au point de ne pouvoir plus exercer aucune autorité morale dans la crise actuelle.
 
Les pouvoirs d’état en question : exécutif, législatif et judiciaire opèrent-t-ils dans un esprit républicain ?
 
Le gouvernement de la République ayant sciemment cautionné l’impréparation et la tricherie jusqu’à la dérive actuelle, ne devrait-il pas se remettre en question ?
 
Les parlementaires sortant, surtout ceux de la majorité sortante, pour n’avoir pas eu le courage de dénoncer jusqu’au boycott les insuffisances et irrégularités de tous bords, particulièrement celles ayant cautionné et entériné la configuration actuelle de la CENI, excluant la société civile, consacrant ainsi un déséquilibre partisan entre tendances politiques, ne trouvent--ils pas ici des raisons pour reconnaitre sa trahison par rapport à son rôle constitutionnel de contre poids du pouvoir pour les intérêts supérieurs de la Nation et pour ceux du peuple? Ne se retrouvent-ils pas, les membres de cette majorité présidentielle, avec des conflits électoraux en son propre sein ? Et cette majorité présidentielle, avec ses satellites, n’est-elle pas à la base du 90% des 19.000 candidatures aux élections législatives, lancées pour confondre les électeurs et mieux manipuler un processus enfanté dans le chaos?
 
Et même l’ancienne CEI, arborant l’hypothèse de se pérenniser, ne se reproche-t-elle son activisme audacieux en se maintenant en place au-delà de son rôle, arrivant jusqu’à proposer un calendrier inconstitutionnel ?
 
Et plus particulièrement, le Président actuel de la CENI, qui ne s’offusque de se galvauder, en toute circonstance, de son titre de répondant direct de l’institution, Révérend Pasteur de son état, évoquant intempestivement Dieu et le plaçant partout, sauf au-dessus de tout, ne peut-il pas revoir sa théocratie balbutiante et pleines de contradictions?
 
Les membres de l’opposition parlementaire représentés à la CENI, ne se reprochent-ils pas d’avoir préparé, d’une manière ou d’une autre, le lit d’un forcing au camp adverse sans poser aucun acte pour se dissocier et dénoncer un processus électoral indiscutablement fallacieux, au point de faire douter leur propre composante, de leur irréprochabilité ?
 
Les contradictions « inter » et « intra » au sein de la société civile, les hésitations, la duplicité consciente des uns, les demi-mesures des autres, n’ont-elles pas eu raison de l’ascendance morale éminemment attendue d’elle ?
 
La Communauté internationale ayant fait usage de deux poids, deux mesures dans l’accompagnement de ce processus par rapport à des cas similaires. Les uns voyant leurs recommandations ignorées sans crainte de représailles, les autres prenant timidement bonne note sans prendre acte en entretenant ainsi un flou artistique diplomatique ; les autres encore, critiquant tout par rapport aux preuves qu’ils détiennent, sans les opposer à quiconque au moment opportun au lieu de se contenter de bouder l’investiture ou de menacer des représailles vouées à augmenter la souffrance du peuple déjà suffisamment meurtri.
 
Cette communauté internationale, incluant naturellement la MONUSCO, peut-elle se soustraire au jugement d’un imaginaire collectif congolais la qualifiant de complice pour non-assistance à personne en danger ? Et comment honnêtement imaginer que de l’équation qui voit«le peuple » contre « l’état » puisse ressortir une quelconque stabilité, si chère aux gestionnaires des multinationales qui exploitent les ressources naturelles du Congo ? En réalité, de la fraude massive ne peut que découler l’instabilité et l’ingouvernabilité à bref, moyens et long terme.
 
Interpellations d’ailleurs
 
A suffrage clair, légitimité incontestable ; regardons au tour de nous, ce qui se passe ailleurs….
17 décembre 2010. L’humiliation de trop ! Mohamed Bouazizi s’immole par le feu en Tunisie. Par le sacrifice d’un de ces êtres méprisés par les régimes imbus de leur toute-puissance, l’Histoire bascule. Dans le monde arabe, certes, mais c’est en Afrique !
Depuis un an, des pouvoirs réputés inébranlables se sont effondrés, comme pour rappeler aux dirigeants politiques qu’il vaut mieux s’assurer d’avoir réellement le suffrage – l’adhésion – de leurs peuples, pour espérer gouverner sans craindre d’être chassé, comme Ben Ali, arrêté, comme Moubarak ou Gbagbo, ou lynché, comme Kadhafi ;
Quelle est l’enseignement de l’histoire contemporaine à retenir ?
Les élections gagnées à la faveur d’irrégularités patentes ne vous mettent à l’abri de rien !
Les victoires remportées sur une opposition muselée ou contrainte au boycott par un dispositif grotesque de fraude ne signifient rien !
Les scores vertigineux (60%, 80%, 90%, 100%) ne sont que vanité, si les populations qui vous les accordent sont tenues par la terreur !
Les scores inférieurs à la majorité qui vous font roi, parce que vous avez décidé, subitement, un jour, de changer le mode de scrutin pour une proportionnelle de convenance, tripatouillant « à la hussarde » la Constitution adoptée, elle, par referendum, sont tout aussi vains.
 
Au fond, c’est de légitimité que l’on vous parle !
 
Le vote ne peut être une formalité que l’on expédie vite, dans une impréparation visible à l’œil nu, juste pour renouveler son bail à la tête d’un Etat, pour perdurer ainsi au pouvoir.
Dans l’Afrique d’aujourd’hui, les élections approximatives, avec des irrégularités que l’on minimise, comportent plus de risques (collectifs et individuels) que d’avantages. La meilleure assurance contre une fin humiliante ou même tragique est de s’assurer que l’on tient sa légitimité de la majorité et que l’on gouverne dans l’intérêt du peuple.
Bien sûr, il y aura toujours dans l’entourage d’un chef d’Etat (surtout en Afrique), des courtisans, pour lui faire croire qu’il a la population avec lui, même quand ce n’est pas le cas. Mais lorsque les choses tournent mal, les foules en colère pourchassent rarement les courtisans et les griots (même si en RDC cela semble changer, aux soins de la diaspora…).
Qui se souvient de Moussa Ibrahim, éloquent porte-parole du colonel Kadhafi, qui se mentait à lui-même et a menti, jusqu’au bout, à son maître ?
L’Histoire est en marche ! En lettres de feu et de sang, l’humble Mohamed Bouazizi en a écrit les premières lignes. Les peuples arabes et africains savent, à présent, que ce sont eux qui auront le dernier mot. Ils ont beau être écrasés par les tyrans, abusés par les despotes ou floués par les margoulins, l’heure a sonné pour chaque peuple de s’écrier : « Nous n’avons plus peur ! Nous ne nous laisserons plus faire ! ».
Et comment taire et ne pas y voir un parallélisme frappant avec le geste désespéré, mais hautement symbolique, de Cedrik Nyanza de Boma, ce jeune congolais qui s’est immolé par le feu -comme Bouazizi – le lendemain de l’annonce des résultats provisoires des élections présidentielles 2011 en RDC ?
Comment ne pas y voir un signe annonciateur d’un changement plus profond dans notre société, de notre jeunesse, au bord du désespoir le plus absolu, après des années de mauvaise gouvernance qui la prive de son futur ?

Elections bâclées et confiscation du pouvoir
Au menu de ces derniers jours de la tumultueuse année 2011, encore de la violence politique, des morts, et du gaz lacrymogène à volonté. Le Sénégal et la République démocratique du Congo, à la une de cette actualité déprimante, éclipsent quelque peu les événements qui ont ravivé la foi que l’on nourrit encore en l’avenir de l’Afrique.
Un premier mort, au Sénégal, en rapport direct avec la présidentielle de février prochain ! Des hommes de main, qui opèrent comme une milice privée, sont entrés en action, et cela n’augure rien de réjouissant. Et c’est en marge de cette violence que le président Wade vient de se faire investir par son parti, pour briguer un troisième mandat. Mais la détermination ne faiblit pas chez ceux qui veulent l’empêcher de se présenter. Pour éviter une déflagration, nombre de Sénégalais tentent de se persuader que les juges du Conseil constitutionnel, dans un sursaut ultime de courage, peuvent encore invalider la candidature du chef de l’Etat sortant.
Lorsque l’on tue avant les élections, il y a des risques que l’on tue pendant et après le scrutin.
La RDC en est la triste illustration. Les mêmes causes portent aux mêmes effets. Et si l’on le laisse faire, par irresponsabilité et félonie collective, Kabila, comme Wade, trouvera encore une astuce pour se lancer dans un troisième coup de force…
Ceux qui, en dépit de toutes les alertes, ont organisé les élections bâclées du 28 novembre dernier, peuvent se vanter d’avoir précipité le Congo dans l’inconnue.
A quoi sert-il donc de voter, si c’est pour se retrouver avec un pays où la légalité est à l’opposé de la légitimité ?
D’un côté le peuple, de l’autre la force !
Comme si le drame de la Côte d’Ivoire n’avait servi à rien : deux gouvernements, deux armées et, finalement, des milliers de morts dus au pourrissement de la situation.
Et que dire des centaines de morts congolais, à partir du 26/11/2011, dernier jour de campagne électorale et les jours suivants, des centaines de jeunes enlevés dans leurs maisons et portés disparus?
Comment justifier ces corps sans vie emportés en RDC par leurs bourreaux, enterrés dans des fosses communes à l’insu des familles et sans une digne et sainte sépulture ? Comme s’il s’agissait de sacrifices humains à l’imposture.
Joseph Kabila a prêté serment, contre tous et tout. Mais la « fête » se situait dans un microclimat sécurisé, derrière des grilles bien gardées, à l’abri du peuple qui lui est hostile, dans un camp militaire reconstitué : elle ne peut se considérer comme une vraie investiture démocratique. Elle reste illégitime.
Même la symbolique n’y était pas. Et que dire de la défection des chefs d’Etats africains annoncés ? Quant à la présence incongrue du seul Robert Mugabe, l’on se demande encore s’il faut le rajouter au prestige ou au discrédit de l’événement.
En ce qui concerne le Président Etienne Tshisekedi, lui aussi a prêté serment, au nom du peuple congolais et malgré les entraves de sécurité érigées contre sa personne et contre tous les congolais qui auraient bien voulu assister à l’évènement, même au péril de leur vie ! Et certains jeunes ont été tués, d’autres arrêtés en masse, coupables d’être étiquettes comme opposants pour avoir revendiqué leur victoire ! Quel contraste !
Du Sénégal à la RDC, en passant par la Côte d’Ivoire, nous tenons, à présent, la preuve définitive que l’instabilité et les conflits, en Afrique, naissent principalement d’élections approximatives et de la tentation de confisquer durablement le pouvoir par les dirigeants en place au moment du vote. Voilà la preuve, aussi, de l’incongruité de la thèse de certains milieux diplomatiques qui veulent faire croire à leurs gouvernements que Kabila représente la stabilité : en réalité, tout gouvernement issu de la fraude massive et rejeté par le peuple ne peut qu’engendrer instabilité et ouvrir la route au cercle infernal des conflits de pouvoir.
Méfions-nous, donc, des « élections dont les résultats se proclament sous la protection des blindés, au cœur de la nuit profonde, avec un quadrillage de la capitale par la police, ou même par l’armée, dont les dirigeants croient devoir se servir pour se protéger contre leur propre peuple » dixitJean-Baptiste Placca.
Pour une convergence de l’éthique
Trois cent soixante-quatre jours pour les dirigeants, un jour pour le citoyen : c’est le bilan du bien-être dans les régimes autocratiques.
Normalement ce jour de fête pour le peuple est le dernier de l’année ou bien le jour de Noel, mais celui-ci non plus n’a pas été fêté en RDC par la grande majorité de la population, exclusion faite pour l’élite au pouvoir…
Dans l’organigramme touffu de la corruption et des incivilités diverses (on pourrait dire des anti-valeurs), qui contrarient l’essor des nations africaines, le sommet vit, certes, de la base, mais une partie de la base elle-même prospère à la faveur de ses compromissions avec le sommet. Et cette collusion cause plus de dégâts que l’on ne peut imaginer.
Un célèbre avocat africain, qui consacre une partie de son temps à réfléchir – et à partager ses réflexions – sur les freins au développement économique et à l’état de droit, en Afrique, affirmait, il y a peu, que ce continent ne peut espérer s’en sortir, si chaque citoyen n’adopte une éthique en conformité avec sa position dans la société. « La morale, dit Maître Mamadou Ismaïla Konaté, est indispensable en politique, mais aussi dans les affaires, dans le sport et dans toutes les activités qui concourent à la vie de la cité » ;
Oui, pour tous et pour chacun, il y a une éthique à respecter dans la société.
Dans certains métiers, cela s’appelle la déontologie. Des règles, dont il faut savoir ne pas dévier, que l’on soit homme politique, juge au Conseil constitutionnel, petit détaillant de cigarettes, au coin de la rue, ou vendeuse de poisson fumé au marché ou bien…prêtre.
Les pays que l’on cite souvent en exemple, sur ce continent, connaissent, en général, cette convergence de l’éthique : chaque citoyen sait respecter l’autre, a le respect du travail de tous et de chacun, et le respect du bien commun. Il y a, bien sûr, toujours des nuances, des exceptions, mais la notion de « peuple sérieux » n’est pas sans fondements.
Même si l’on a vouluvendre une thèse ardue au nom de la stabilité, pour cacher en réalité des intérêts inavouables, les acteurs clé du processus électoral en cours en RDC, ont encore une marge de manœuvre pour se corriger.
Le chemin de l’honneur, lorsque l’on s’est trompé, commande d’avoir la décence d’accepter au moins une petite traversée du désert. Après tout, même le « Dieu Tout-puissant et miséricordieux », que l’on mêle à tout, désormais, a prévu, pour le pécheur, le purgatoire, avant le paradis !
 
Signes de faiblesse et d’impuissance qu’il faut à tout prix corriger
 
Les Etats-Unis d’Amérique ont affirmé, par la déclaration de Madame la Secrétaire d’Etat Hilary Clinton, que les dernières élections en RDC n’ont atteint aucun niveau de crédibilité des dernières élections en Afrique. Quelle sanction peut-on réserver à une telle injure démocratique et méconnaissance du droit international ?
 
La CENCO avait déclaré être du côté de la Vérité à n’importe quel prix.
D’où vient, des lors, ce balbutiement qui a suivi de sa part?
 
Souvenons-nous de l’interpellation de Sa Sainteté Benoît VI au parlement allemand :
« Le Nazisme était légal mais injuste ».
 
L’arrêt de la Cour Suprême de Justice pour confirmer la réélection de M. Kabila est peut-être formellement légal mais injuste et non conforme àla Vérité. Dès lors, illégitime car vicié « ab origine ».
Selon la Théorie juridique de l’arbre aux fruits empoisonnés, l’arrêt de la Cour Suprême porte en soi les germes de sa nullité, à l’instar de tous les actes qui en découleront. Un cercle vicieux de la honte qui ne fera qu’assombrir encore plus l’image de notre pays.
 
Toute légalité ne provient pas de la légitimité, mais par contre, toute légitimité fait le lit de la légalité, à la lumière de la Vérité et de la Justice.
 
Mieux vaut tard que jamais…
 
Chaque composante concernée dans crise électorale de la RDC sait de quel pied se lever et danser pour rétablir instantanément la Vérité et rendre ainsi Justice. C’est seulement une question de volonté.
 
Qu’attendent les composantes-clé au regard de leur envergure de booster cette régularisation ?
 
La Communauté internationale, par la voix l’Ambassadeur des Etats-Unis, avait clamé haut qu’elle ne s’en tiendrait, entre autres, au rapport de l’Eglisecatholique, qui n’est pas seulement plus représentative et outillée, mais qui a bénéficié de l’appui de ses partenaires pour ce faire.
 
Qu’attend l’Eglise catholique pour tout démontrer et apporter afin de mettre tout le monde au pas de la régularisation ?
 
Il est plus que temps pour de se relever de sa faiblesse pour que Vérité et Justice s’embrassent et que Paix et Réconciliation s’installent pour un Congo heureux et prospère, où la légalité coïncidera avec la légitimité.
 
La Cenco avait donné, à son temps, le portrait-robotdu candidat que les Chrétiens devaient voter : les chrétiens ont respecté les consignes de l’Eglise. Ils ont sanctionnés les détenteurs du pouvoir fautifs.
 
Après s’être érigée en sentinelle de la Vérité et de la Justice, elle ne peut trahir les attentes des fidèles : l’Eglise a le devoir de reconnaitre la victoire du candidat élu par le peuple, S.E. Etienne Tshisekedi, et accompagner les fidèles dans le combat noble et pacifique pour le rétablissement de la Vérité et de la Justice en République Démocratique du Congo.
 
Cela peut s’opérer seulement par le respect absolu de son devoir de dire et soutenir en toute circonstance la Vérité, à n’importe quel prix, résistant à toutes les pressions, publiant enfin le rapport des observateurs de la Cenco, (l’original et sans manipulations de sorte) dont a fait référence Son Eminence le Cardinal Laurent Mosengwo, qui résume le travail d’observation de plus de 30.000 d’observateurs chrétiens sur l’ensemble du territoire national.
 
Pourquoi ce rôle revient-il à l’Eglise ?
 
Nous venons de l’expliquer plus haut : c’est la finalité même de ce mémorandum.
 
Cet engagement citoyen de l’Eglise est certes une lourde charge mais aussi un devoir absolu, dans le sens Kantien du terme : le devoir pour le devoir.
 
Il ne suffira pas, peut-être, de rendre publique cette Vérité pour qu’elle s’impose toute seule :
l’Eglise devra aider et accompagner le peuple congolais, certainement le plus meurtri de la terre en ce debout du 21° siècle, dans son combat non violent pour faire en sorte que son martyre cesse. Au Kivu, comme à Kinshasa, à l’Equateur comme au Katanga ou bien au Kongo Central et aux Kasaî, en Province Orientale…
 
Son rôle est celui de rester aux côtes des justes, surtout s’ils sont les plus faibles.
 
Au moment où le peuple congolais refuse de s’incliner devant les auteurs du hold up électoral Du 28 novembre 2011, la CENCO – une institution sur laquelle il a reposé sa confiance absolue – pactiserait-elle avec le diable?
Trahira-t-elle l’impératif moral que le christianisme lui impose de respecter ?
Restera-t-elle indifférente face aux revendications du peuple congolais ?
 
Non, nous ne pouvons pas le croire !
 
Car au-delà du « sophisme » d’une certaine diplomatie qui joue à l’équilibrisme pour cautionner la victoire frauduleuse du président sortant, s’accommodant d’un « statu quo » mortifère pour le peuple congolais, la réalité et la vérité sont ailleurs et nos Evêques le savent …
En effet, Excellences Monseigneurs les Eveques, quelle est cette République démocratique qui censure l’information, qui musèle la presse nationale et internationale, qui réprime les manifestants, qui déploie des chars de combat dans toutes les villes ? Qu’elle est la nature de cette « République » que M. Hyppolite Joseph Kabila-Kanambe s’apprête à nous imposer?
 
A-t-on vraiment besoin de la Garde Républicaine pour réprimer les congolais qui ne veulent pas se faire voler leur vote, ou bien pour suspendre l’envoi et la réception des sms afin d’empêcher la diffusion, en temps réel, des résultats de procès-verbaux affichés aux portes de bureaux de vote?
 
N’est-ce pas là l’indice troublant d’un pouvoir qui redoute son peuple et qui essaie plutôt de s’imposer par la force et de gouverner par défi ?
 
En ce moment précis, où les chrétiens sontattaqués par des extrémistesintolérants dans certains pays africains et massacrés, à cause de leur foi, dans l’indifférence des autorités de ces pays,la jeune Eglise de la RDC a entre ses mains le moyen de donner à l’Afrique et au monde la preuve du pouvoir immense de la parole évangélique agissante, devenant la voix des opprimés et sauvant ainsi la Démocratie en République Démocratique du Congo.
 
Comment est-il possible que l’un des pays leplus chrétiens d’Afrique puisse vivre de telles souffrances et risquer de sombrer, encore une fois, dans l’autoritarisme,alors que les Chrétiens sont la majorité des croyants et non une minorité persécutée au Congo Démocratique? L’Eglise Catholique Congolaise peut-elle accepter une telle forfaiture ou risque de faire tomber les chrétiens congolais entre les mains d’autres confessions ?
 
Je ne peux m’empêcher de penser à tout ce que le Pape Jean Paul II représenta pour son pays, la Pologne, quand le peuple polonais lutta contre le régime soviétique pour se réapproprier de sa Liberté, de la Vérité et de la Justice.
 
Nous vous saurions gré, ExcellencesLes Evêques,d’accorder à notre démarche, une attention inspirée mais aussi le bénéfice de l’urgence au moment où la majorité du peuple congolaise vous demande d’être à ses côtés, sans plus tarder ou tergiverser !
C’est en son nom, humblement, que nous vous prions de recevoir et prendre en compte le présent mémorandum.
 
Kinshasa, 10/01/2011
 
Que Dieu Bénisse la RDC !
Vérité et Justice pour le Congo !
Eugène Diomi Ndongala,
Président National de la Démocratie Chrétienne,
Coordonnateur de l’Union Sacrée pour l’Alternance, USA

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10 janvier 2012

Di Rupo félicite Kabila pour sa "réélection"

Di Rupo félicite l'"ensemble des des forces congolaises" après les élections

(10/01/2012)

 

Le Premier ministre a adressé un message publié par la télévision congolaise

BRUXELLES Le Premier ministre Elio Di Rupo a félicité l'"ensemble des forces congolaises pour la tenue des élections" du 28 novembre dernier qui ont reconduit le président sortant Joseph Kabila pour un nouveau mandat de cinq ans à la tête de la République démocratique du Congo (RDC), dans un message publié par la télévision congolaise et dont le contenu a été confirmé par le cabinet de M. Di Rupo.
"Comme vous le savez, la Belgique est engagée aux côtés du peuple congolais sur la voie du renforcement de la démocratie", indique le chef du gouvernement dans ce message daté du 3 janvier.
"Au moment où je viens de prendre mes fonctions en qualité de Premier ministre, je souhaite féliciter l'ensemble des forces congolaises pour la tenue des élections qui vous reconduisent au poste de Président de la République Démocratique du Congo", ajoute ce bref texte.
"Avec la communauté internationale, je reste à vos côtés pour aider le peuple congolais à répondre aux aspirations qu'il exprime en matière de progrès social", poursuit M. Di Rupo dans ce message, qualifié de "démarche diplomatique habituelle" après l'élection d'un nouveau chef d'Etat dans un autre pays.
"Je saisis cette occasion pour vous présenter, Monsieur le Président, l'assurance de ma plus haute considération", a conclu M. Ri Rupo.

La Dernière Heure 2012

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Les enseignants du secteur public en grève dans la province du Bas-Congo

Matadi,ACP Les enseignants du secteur public ont observé le mot d’ordre de grève de l’Intersyndicale de l’EPSP/Bas-Congo conditionnant la rentrée des classes au paiement des salaires du mois de décembre 2011, a constaté l’ACP sur place.

 

Selon la déclaration finale de l’assemblée générale des enseignants de l’EPSP/Matadi tenue le week-end dernier en présence du secrétaire général du Syndicat national des enseignants des écoles catholiques (SYNECAT), Jean Bosco Phuna, en séjour dans la ville portuaire, le calcul des salaires du mois de décembre 2011 devra prendre en compte l’impact de la taxe sur la valeur ajoutée (TVA) sur le coût de la vie.  Entre autres actions visant à faire pression sur les pouvoirs publics, l’Intersyndicale des enseignants prévoit également l’organisation, moyennant l’accord de l’autorité politico-administrative locale, d’une rencontre des enseignants de Matadi ce mercredi à la « place Benghazi » (esplanade de la commune de Mvuzi), suivie d’une marche pacifique pieds nus à travers les artères de la ville.

Un débat axé sur l’actualisation du cahier de charges portant sur le barème salarial des enseignants, la transposition des grades, la mécanisation des nouvelles unités, la prime promise par le gouvernement provincial, la mutuelle de santé des enseignants, le détournement des salaires des enseignants des mois de février et mars 2008, a clôturé cette assemblée générale. Plusieurs enseignants, bien que mécanisés, sont impayés depuis plusieurs mois dans cette province, rappelle-t-on.ACP/MBF/MaH.-

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Lubumbashi: les agents licenciés de la CMSK réclament leurs décomptes finals

 
 – Une vue de l'immeuble de la banque centrale à Lubumbashi. Photo cabemery.org – Une vue de l’immeuble de la banque centrale à Lubumbashi. Photo cabemery.org

La paix sociale est troublée à la Compagnie Minière du Sud Katanga (CMSK) où plus d’une centaine de travailleurs licenciés réclament leurs décomptes finals. D’autres agents s’opposent à leur mis en congé technique. Les manifestants ont brulé les pneus et barricadé les voies d’accès à l’Entreprise Générale Malta Forrest avant d’être dispersés par les policiers qui ont usé des gazs lacrymogènes.

Ce trouble a fait quelques blessés et des arrestations.

Un des manifestants s’est exprimé à Radio Okapi:

«Nous ne sommes pas là pour faire du désordre mais, pour revendiquer nos droits. Notre patron doit nous payer nos décomptes finals car nous n’avons besoin d’être remis au travail», a-t-il expliqué.

A l’origine de cette situation, un conflit oppose deux géants miniers du Katanga : EGMF et la Gécamines.

Selon des sources, ces entreprises minières ont des parts au sein de la CMSK qui détient une grande carrière de cobalt à Lwisishi, à une vingtaine de km de Lubumbashi, sur la route Likasi, au Katanga.

L’Adg de l’EGMF, Yvonne Peyraud a indiqué qu’à la fin de l’année 2011, la majorité de clients habituels et fidèles de la CMSK n’ont pas renouvelé leur contrat à la crainte du conflit qui oppose EGMF à la Gécamines.

Cela oblige CMSK à réduire sensiblement ses activités.

De leur côté, les responsables de la CMSK ont promis de payer les décomptes finals des agents d’ici quelques jours.

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Le pape Benoît XVI très préoccupé par l'insécurité dans les Grands lacs

Le Pape Benoît XVI a pour sa part appelé les parties impliquées de loin ou de près dans la crise qui sévit dans la région des Grands Lacs africains à se réconcilier.
Le Saint Père a lancé cet appel dans son traditionnel discours annuel devant le corps diplomatique.

Il a déploré que l'objectif de la réconciliation et du respect de “toutes les ethnies et religions' soit encore lointain en Afrique, notamment au Nigeria, en Côte d'ivoire, dans la région des Grands lacs et dans la Corne de l'Afrique.

Agé de 84 ans et paraissant en bonne forme, Benoît XVI s'est ainsi exprimé en présence de 160 diplomates dont 115 chefs de missions accrédités au Saint-Siège. En Afrique, a-t-il enchaîné, “il est essentiel que la collaboration entre les communautés chrétiennes et les gouvernements aide à parcourir un chemin de justice, de paix et de réconciliation, et que les membres de toutes les ethnies et de toutes les religions soient respectés”.

“Il est douloureux, a ajouté Joseph Ratzinger, de constater que, dans divers pays de ce continent, ce but est encore lointain”.

Ces dernières semaines, les chrétiens du Nigeria ont été en particulier la cible d'attentats de la secte islamique Boko Haram. Le pape a stigmatisé” en particulier la recrudescence des violences qui touchent le Nigeria, comme l'ont rappelé les attentats commis contre plusieurs églises durant le temps de Noël, les séquelles de la guerre civile en Côte d'Ivoire, l'instabilité persistante dans la région des Grands Lacs et l'urgence humanitaire dans les pays de la Corne de l'Afrique”.

Et d'insister : “Je demande, une fois encore, à la communauté internationale d'aider avec sollicitude à trouver une solution à la crise qui perdure depuis des années en Somalie.

Enfin, Benoît XVI a demandé que tous unissent leurs efforts pour la pacification du nouvel Etat du Sud-Soudan.

“Tensions et affrontements se sont succédés ces derniers mois et je souhaite que tous unissent leurs efforts afin que, pour les populations du Soudan et du Sud Soudan, s'ouvre enfin une période de paix, de liberté et de développement”, a-t-il dit.

Convoitée pour la diversité de ses richesses du sol et du sous-sol, la République Démocratique du Congo doit faire l'objet de l'attention de toute la communauté internationale pendant cette période cruciale où la paix est dangereusement menacée dans ce pays au risque d'avoir, une fois de plus, des conséquences dans toute la région des Grands Lacs.

C'est autant dire que le message de réconciliation lancé par le Pape doit être entendu comme une interpellation des hommes au pouvoir en RDC, qui se sont permis d'organiser une tricherie jamais vue aux élections présidentielle et législatives du 28 novembre 2011. Les observateurs de l'Union européenne, de la SADC … ainsi que les Ong internationales telles que” Human Rihts Watch “, sans oublier les forces vives de la Nation congolaise ont décrié cette tricherie. Et pourtant, le régime de Kinshasa continue de faire la sourde oreille.

Vu que cette situation expose les citoyens congolais aux représailles de tout genre, la communauté internationale a le devoir d'augmenter la pression pour que la tension baisse et que les Congolais qui ne demandent rien d'autre que la paix et les conditions de vie faciles puissent enfin profiter des ressources naturelles de leur pays sauvagement pillées et dilapidées avec la complicité des hommes au pouvoir.

                                                                                                           ASIYESHINDWA

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La Conférence épiscopale nationale depuis hier en assemblée générale extraordinaire La CENCO se prononce ce mercredi

La Conférence épiscopale nationale du Congo (CENCO) publiera demain mercredi les résolutions des travaux de son assemblée générale extraordinaire ouverte le lundi 9 janvier courant, au Centre Caritas à Barumbu, une commune de la ville de Kinshasa.

La nouvelle a été annoncée hier lundi au cours de la cérémonie d'ouverture de ces assises. La presse n'a pas été autorisée à couvrir cette cérémonie ni les travaux proprement dits, pour des raisons stratégiques.

Cette assemblée générale extraordinaire intervient 48 heures après la messe organisée samedi dernier à la paroisse Saint Joseph de Matonge dans la commune de Kalamu par le Centre pastorale diocésain, dans le cadre des préparatifs de actions des chrétiens catholiques à mener pour rétablir la légitimité et la vérité des urnes.

Cette messe a été marquée, entre autres, par la publication du calendrier des actions visant à rendre au peuple congolais sa victoire aux élections présidentielle et législatives du 28 novembre 2011. Elle a contribué à consolider davantage la position de l'Eglise catholique face à la situation qui prévaut actuellement en République Démocratique du Congo en proie à une vive tension et à une instabilité politique et socioéconomique caractérisée aussi par une hausse vertigineuse des prix des biens de consommation courante.

Sur le plan politique, les observateurs déplorent la présence de deux présidents de la République, à savoir Etienne Tshisekedi wa Mulumba que les forces vives de la Nation reconnaissent comme président réellement élu par les Congolais, et Joseph Kabila Kabange que la Commission électorale nationale indépendante (CENI) a proclamé vainqueur de cette élection émaillée de beaucoup de fraudes et irrégularités.

Cette triste réalité présage le dédoublement des les institutions publiques et une crise aux conséquences néfastes pour les Congolais moyens.

C'est dire que les résolutions de l'assemblée générale extraordinaire de la CENCO en cours sont d'une importance capitale à l'heure actuelle où le pays a besoin d'un leadership soudé pour se débarrasser d'un joug qui ne dit pas son nom.

                                                                                                ASIYESHINDWA

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L'Eglise Catholique et la problématique de la présidentielle 2011 Monsengwo crucifie Kabila et promet un déballage à ciel ouvert

Le Centre catholique Lindonge était, le samedi 07 Janvier 2012, plein des prêtres, curés de paroisses, chrétiens et de nombreux combattant de l'opposition, particulièrement de l'UDPS (Union pour Démocratie et le progrès Social d'Etienne Tshisekedi wa Mulumba. Ces derniers étaient venus répondre à l'invitation, lancée officiellement sur les antennes de la télévision catholique :

Elikya par l'Aumônier politique catholique l'Abbé François Luyeye en vue d'assister à une messe de grâce qui devrait être officiée par Mgr le Vicaire Edouard Kisonga, en lieu et place du cardinal archevêque de Kinshasa et initiateur de ce mouvement de revendication à bien voir les choses, les chrétiens catholiques.

A tout prendre, on est tenté de penser que l'église catholique par le truchement du Cardinal Laurent Mosengwo Pasinya serait en train de chercher la légalité. Néanmoins, d'aucuns penseraient, telle que cela s'est passé au centre Lindonge, on est loin d'atteindre réellement le but escompté au regard du processus constitutionnel en vigueur en République Démocratique du Congo. Toutefois, l'on peut croire que les catholiques, derrière leur Prélat susmentionné, continuent-ils encore de se référer au schéma de la Conférence Nationale Souveraine, CNS, organisée dans notre pays du temps du maréchal Mobutu Sese Seko, il y a de cela plus de deux décennies.

On sait que depuis la publication par la Ceni des résultats de la dernière présidentielle, le Cardinal Monsengwo a pris la parole pour contredire l'institution chargée d'organiser et de gérer les élections dans notre pays sous la président du Pasteur Daniel Ngoy Mulunda. Le Cardinal aurait même affirmer qu'il détiendrait les vrais résultats sortis de ces scrutins dont le vainqueur serait Etienne Tshisekedi wa Mulumba, candidat et président national de l'UDPS. De ces déclarations du prélat catholique, les combattant de l'UDPS sont sortis dans la rue pour réclamer la réhabilitation dans ses droits de leurs leader précité d'une part et, d'autre par les éléments de l'ordre avaient reçu l'instruction de les repousser jusqu'à les réduire au silence. Il s'en est ainsi suivi un branle bas intolérable.

Aussitôt et spontanément des incidents ont éclaté...

Le Centre catholique Lindonge était, le samedi 07 Janvier 2012, plein des prêtres, curés de paroisses, chrétiens et de nombreux combattant de l'opposition, particulièrement de l'UDPS (Union pour Démocratie et le Progrès Social).

Du côté de la mouvance du pouvoir, on a pas traîné pour réagir non sans invectiver le Cardinal Mosengwo par différents qualificatifs impropres à la consommation auditive et, pourquoi pas, morale.

Quelques jours après, profitant de la célébration de la messe de la Nativité de l'enfant Jésus-Christ, le Cardinal Malula a solennellement pardonné tous ses agresseurs.

Hélas, après ce pardon, Mosengwo fait rebondir la problématique de l'élection présidentielle du 28 novembre 2011, à partir de cette messe de dimanche dernier et promet une série d'actions musclées dont l'aboutissement sous-entendu serait de faire partir Kabila en rétablissant la vérité - la « vraie » des urnes.

Les combattants de l'opposition congolaise attendaient impatiemment l'arrivée à Kinshasa des Experts de la Communauté européenne (CE), sur qui ils avaient fondé leurs espoirs pour régler une foi pour toutes (et en faveur leur candidat favori) l'affaire Kabila et tricherie électorale. Ces Experts sont bel et bien arrivés, mais ne seraient pas venus, semble-t-il, pour traiter, comme le souhaitaient les combattants de l'opposition, ce dossier. Toutefois, attendons voir les actions que l'église catholique promet de mener dans les jours à venir.

                                                                                                      Le Populaire

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