10 novembre 2014

Burundi: des bandes d’hommes armés de machettes sèment la terreur

RFI
A sept mois des élections générales au Burundi, des bandes d‘hommes armés de machettes sèment la terreur depuis plusieurs mois dans le pays et sont parvenues jusqu’ici à échapper à toute arrestation. Cela alimente toutes sortes de spéculations sur leur identité et est à l’origine d’une grande méfiance envers les forces de l’ordre. Comment opèrent ces groupes ? Une attaque s’est déroulée à Bujumbura dans la nuit de vendredi 7 à samedi 8 novembre 2014.

La bande des « hommes aux longs manteaux armés de machettes », comme on les appelle ici, a frappé encore une fois dans la nuit du vendredi au samedi, quelques heures à peine après une rencontre entre le Premier vice-président burundais, Prosper Bazombanza, et le corps diplomatique, où il était chargé de leur prouver que le gouvernement a la situation sécuritaire bien en mains au Burundi.

L’attaque a eu lieu dans le quartier de Musaga, trois kilomètres à peine au sud du centre-ville de la capitale burundaise. Ces bandits ont blessé deux hommes à coups de machette, pillé plusieurs maisons avant de disparaître dans la nature sans être inquiétés par les forces de l’ordre, une nouvelle fois.

Le pouvoir burundais assure qu’il ne s’agit que de « simples bandits »

De quoi ajouter une nouvelle page dans le livre des nombreux crimes commis par ces bandes qui terrorisent la population burundaise depuis plusieurs mois, que ce soit dans la capitale Bujumbura ou dans plusieurs communes dans l’ouest et dans le centre du Burundi.

Getty Images/ Bobby Model© Fournis par RFI FR Getty Images/ Bobby Model

Qui sont ces groupes ? Sont-ils liés entre eux ? Pourquoi ont-ils échappé jusqu’à présent à la police ? Le pouvoir burundais, qui assure qu’il ne s’agit que de « simples bandits », accuse certaines stations privées d’attiser le feu en propageant toutes sortes de rumeurs, sans convaincre.

Et la psychose est telle que dans certains quartiers de Bujumbura aujourd’hui, les gens se sont cotisés et ont engagé des gardes privés pour se protéger.

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09 novembre 2014

Equipe nationale: Plaidoirie pour un nouveau design de maillots

L'équipe nationale congolaise

Il est grand temps de trouver un nouveau design pour les maillots de l'équipe nationale de la RDC. Nous en avons assez des tricots du drapeau congolais. Des tricots, vieux modèles bleu clair, barrés du coin supérieur gauche au coin inférieur droit par une bande rouge bordée de jaune. Les joueurs congolais ne sont pas plus nationalistes que les autres pays qui habillent leurs joueurs aux couleurs nationales. Dans un pays d'environ soixante millions d'habitants, ce ne sont pas les designers qui manquent  pour créer un design beaucoup plus moderne pour les maillots de nos équipes nationales.

Un peu d'imagination quand même! Nous sommes sûrs que les joueurs-mêmes qui portent ces tricots en ont assez. Les changements réguliers des designs des vareuses peut avoir un effet moral et encourageant sur les joueurs qui les portent.

Nous demandons aux responsables sportifs de la RDC de se pencher sur ce problème et de donner un nouveau look à nos représentants dans des compétitions internationales.

Nous n'avons rien contre notre drapeau national, mais nous aimerions voir les couleurs nationales avec les symboles du pays plutôt qu'un drapeau à l'état brut sur nos internationaux.

Lumbamba Kanyiki

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PRESENTATION DE LA CARTOGRAPHIE DE LA PROVINCE DU KASAI OCCIDENTAL PAR LE GOUVERNEUR ALEX KANDE MPOMPA

PRESENTATION DE LA CARTOGRAPHIE DE LA PROVINCE DU KASAI OCCIDENTAL PAR LE GOUVERNEUR DE PROVINCE A L’OCCASION DE LA MISSION ECONOMIQUE ET COMMERCIALE D'HOMMES D'AFFAIRES BELGES A KANANGA

Mesdames et Messieurs,

D'entrée de jeu, je tiens, au nom du Gouvernement Provincial à vous saluer tous, et à vous souhaiter une cordiale bienvenue dans la Province du Kasaï Occidental, de même qu’un agréable séjour d’abord à Kananga, ensuite à Tshikapa.

Je voudrais remercier Monsieur Jérôme Roux pour

avoir inclus l’étape du Kasaï Occidental dans votre calendrier de travail ; ce qui nous permettra d'échanger très utilement sur les différentes opportunités d'investissements qu'offre ma Province.

Je me permets d’interpréter votre présence ici, comme

un signal fort lancé en faveur du décollage économique de cette contrée dont la population n'a pas le droit de vivre dans un état de privation et de sous-développement.

Mesdames et Messieurs,

Pour revenir à ma communication, et comme il me l’a

été demandé, je m’en vais vous présenter la cartographie de la Province du Kasaï Occidental.

Ainsi que vous devriez certainement le savoir, le Kasaï Occidental est l’une des onze Provinces de la République Démocratique du Congo, située au centre sud du pays. Sa superficie est de 156.741 Km2 et elle compte une population estimée à 7,5 millions d’habitants, soit une densité de 34

habitants par Km2, dont la majorité vit dans les milieux ruraux.

La Province du Kasaï Occidental est entourée par les Provinces du Bandundu à l'Ouest, de l'Equateur au Nord, du Kasaï Oriental à l'Est et du Katanga au Sud-Est. Elle est frontalière de la République d’Angola au Sud.

Sur le plan administratif, la Province du Kasaï Occidental est composée des Districts de la Lulua et du Kasaï comprenant chacun cinq Territoires : Luiza, Kazumba, Dimbelenge, Dibaya, et Demba pour le District de la Lulua ; Mweka, Luebo, Kamonia, Ilebo et Dekese pour le District du Kasaï. La Province compte deux Villes, Kananga, Chef-lieu, et Tshikapa. Ces Villes comprennent chacune cinq Communes

divisées en 64 Quartiers.

Elle est caractérisée par deux saisons à savoir, la saison des pluies qui s’étend du 15 août au 15 janvier et du 15 février au 15 mai et la saison sèche qui va du 15 janvier au 15 février pour la petite saison et du 15 mai au 15 août pour la grande saison, avec une température moyenne variant entre 16°C et 32°C.

L’hydrographie de la Province est principalement constituée de quatre rivières que sont le Kasaï, la Lulua, le Sankuru et la Loange. Celles-ci sont alimentées par plusieurs affluents.

La Province du Kasaï Occidental dispose de

nombreuses terres arables propices aux cultures vivrières et aux cultures de rente. Mais, seule la production pour l’autoconsommation subsiste dans nos villages. Le maïs et le manioc, principales cultures vivrières, sont difficilement évacués vers les centres de consommation, par manque de moyens de transports adéquats et de bonnes routes de desserte agricole.

Trois types de formations végétales couvrent la Province, à savoir, au Nord, la forêt équatoriale, dense et humide ; au Centre, la forêt subéquatoriale et au Sud, les savanes.

Les savanes de notre Province sont propices à l’élevage. Pourtant, nous souffrons d’une carence criante en viande et en produits laitiers.

Les rivières, d’autres cours d’eau et les lacs du Kasaï Occidental sont poissonneux et les réserves halieutiques y sont importantes.

Mesdames et Messieurs,

En ce qui concerne le sous-sol de notre Province, celui-

ci regorge de nombreuses ressources minières, mais seuls l’or et le diamant sont exploités, de manière artisanale.

En outre, l’immense potentiel hydroélectrique de la Province est quasiment inexploité, en dehors du barrage de Lungudi à Tshikapa et des microcentrales de Tshikaji, de Kabue et de Mikalayi. La Ville de Kananga est parcimonieusement desservie par une centrale thermique lorsqu’elle est alimentée en gasoil.

Par ailleurs, la richesse hydraulique du Kasaï Occidental est considérable. Cependant, malgré ses nombreuses ressources en eau, les populations n’ont pas accès à l’eau potable, aussi bien dans les centres urbains que dans les milieux ruraux.

Les réseaux routier et ferroviaire, de même que les

principaux ports fluviaux d’Ilebo, de Tshikapa et de Luebo sont dans un état de délabrement avancé.

Mesdames et Messieurs,

En vue de remettre la Province sur le chemin du développement, le Gouvernement Provincial a conçu un

Programme d’Actions approuvé par l’Assemblée Provinciale. Celui-ci vise la relance de l’activité économique, la croissance et l’émergence d’une classe moyenne. Il privilégie la conclusion des partenariats publics privés.

Je m’en vais vous présenter quelques actions amorcées

à ce jour, dans cette perspective :

1. S’agissant du secteur de l’Agriculture, de l’Elevage, de la

Pêche et du Développement rural, un partenariat a été conclu avec la société indienne U.P.L qui a, d’une part, fourni à la Province des semences pour la culture du tournesol et du maïs et, d’autre part, assuré la formation des agriculteurs sur les techniques d’accroissement des rendements.

Dans le cadre de la relance de l’élevage, un protocole

d’accord a été signé avec la Province sœur angolaise de Lunda Norte pour réhabiliter quelques fermes abandonnées. Ce projet a connu du retard ; mais il sera certainement mis en œuvre en 2015.

2. Quant au secteur Forêt, Environnement et Tourisme, le

Gouvernement envisage de signer un contrat avec le Groupe Indien MG Forrest intéressé dans l’exploitation forestière dans le Territoire de Dekese. Ce Groupe a déjà procédé au recensement de différentes essences sur le terrain.

3. En ce qui concerne le secteur des Mines, je voudrais d’emblée vous avouer que la Province ne tire pratiquement aucune ressource de cette exploitation. Aussi, pour le développer, mon Gouvernement prévoit le recensement des titres miniers non exploités dans les délais légaux, en vue de leur réattribution, la tenue d’une table ronde minière pour remettre de l’ordre dans le secteur et la négociation des partenariats avec des opérateurs miniers pour la mise en valeur de ces ressources. Dans ce cadre, je vous informe également que le Gouvernement Provincial a signé un Protocole d’Accord avec la MIBA, pour encourager les contrats d’amodiation.

Mesdames et Messieurs,

Dans le secteur de l’énergie, les efforts du Gouvernement Provincial sont focalisés vers la production de l’énergie électrique et la fourniture d’eau potable. L’énergie électrique permettra au Gouvernement d’industrialiser la Province, de créer de nouveaux emplois, d’augmenter la productivité et de favoriser l’émergence d’une certaine classe moyenne.

A cet effet, le Gouvernement central a initié, avec le

concours du Gouvernement indien, la construction du barrage hydroélectrique de Katende, d’une puissance de 64 Mégawatts répartis à raison de 32 MW pour chacune des deux Provinces du Kasaï.

Par ailleurs, le Gouvernement Provincial a conclu un Protocole d’Accord avec la Société Sud-Africaine MEGATRON FEDERAL, pour la construction à Kananga, sous la formule B.O.T d’un micro barrage hydroélectrique de 3 mégawatts sur la rivière Tshibashi. Cette énergie sera complétée par une centrale solaire de 2 mégawatts qui sera construite par la même société

MEGATRON FEDERAL et dont le financement a déjà été obtenu de la Banque Internationale de Crédit, BIC.

Dans le même ordre d’idée, le Gouvernement Provincial

a intégré dans le Protocole d’Accord signé avec la société chinoise CREC-7, un volet relatif à la construction, toujours en formule BOT, d’un barrage hydroélectrique sur les chutes Mbombo d’une puissance d’environ 15 Mégawatts.

Mesdames et Messieurs,

A propos du secteur des infrastructures, je porte à

votre connaissance qu’en vue de résoudre l’éternel problème du désenclavement de notre Province, après avoir officiellement ouvert deux frontières avec l’Angola dans le Territoire de Tshikapa, le Gouvernement Provincial a conclu un Partenariat avec l’Entreprise Chinoise CREC-7, d’abord pour la construction d’une route de 220 km reliant le Chef-lieu de la Province à la Cité de Kalamba Mbuji située à la frontière avec l’Angola dans le Territoire de Luiza, ensuite, la construction d’un pont d’environ 220 m sur la rivière Kasaï et, enfin, des infrastructures devant accueillir les différents services œuvrant aux frontières.

Par ailleurs, pour la réhabilitation de certaines

infrastructures routières de la Province, une convention a été signée avec la Société Chinoise CREC-8 qui a réhabilité l’Avenue KAMBALA qui mène de la Commune de Kananga où nous sommes, vers celle de Nganza.

Mesdames et Messieurs,

Dans le secteur des transports, le Gouvernement Provincial a acquis auprès de la société SINO HY TRADING CO 30 autobus neufs et ce parc sera complété par 100 motos à trois roues provenant d’un don indien.

Pour une exploitation efficiente de ce matériel, le Gouvernement Provincial est en phase de conclure un Partenariat Public-Privé.

Mesdames et Messieurs,

Pour terminer, je voudrais préciser que mon Gouvernement est disposé de conclure des Partenariats Publics-Privés, avec tout Investisseur intéressé, afin de trouver des solutions rapides aux besoins pressants des populations.

Je reste ouvert à tout échange fructueux et vous

remercie pour votre attention.

Fait à Kananga, le 18 Octobre 2014.

Alex KANDE MUPOMPA

 

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Au Burkina Faso, l'opposition et la société civile élaborent un plan de transition

France 24

L'opposition et la société civile burkinabè ont rédigé samedi un projet de "charte" fixant les contours d'un régime civil de transition. Mais l'armée, aux commandes depuis la chute de Compaoré, se tient à l'écart des discussions.

Issouf Sanogo, AFP© Issouf Sanogo, AFP Issouf Sanogo, AFP

Un projet de "charte" a été élaboré samedi 8 novembre par les représentants burkinabè de l'opposition et de la société civile. Le texte, selon ces acteurs politiques, ouvrent la voie à une restitution rapide du pouvoir par l'armée à une autorité civile.

"Nous venons de terminer l'examen et l'adoption de l'avant-projet de charte", a commenté Zéphirin Diabré, le leader de l'opposition du Burkina Faso, qui a présidé les travaux à Ouagadougou. "Ça a été un travail intense et laborieux."

La version finale du texte doit être adoptée dimanche. En attendant, le contenu exact n'a pas été dévoilé.

Vers une synthèse des propositions

Le document sera ensuite transmis aux autorités militaires qui ont pris les rênes du pays après la démission et la fuite, le 31 octobre, du président Blaise Compaoré, chassé sous la pression de la rue après 27 ans de pouvoir. Les divers protagonistes de la crise se réuniront ensuite pour faire "une synthèse" des propositions des camps en présence, à savoir opposition et société civile, armée, camp du président déchu.

Lorsqu'un document commun sera adopté, "tout devrait se mettre rapidement en place, les organes de la transition et notamment le président de la transition", a estimé Ablassé Ouédraogo, président du parti Le Faso Autrement, évoquant le milieu de la semaine prochaine. Aucun nom n'a pour l'heure été avancé publiquement pour prendre la "présidence" de la transition.

Invitée à participer aux travaux, l'armée n'a fait qu'une brève apparition d'une demi-heure. En milieu d'après-midi, une délégation militaire conduite par le colonel Auguste Denise Barry, le bras droit du lieutenant-colonel Isaac Zida, est venue "encourager" les travaux.

Incertitude sur l'implication des partisans de Compaoré

Selon plusieurs délégués de la société civile, l'officier a fait un discours "encourageant", répétant avec force que l'armée n'avait pas l'intention de conserver le pouvoir. "Les choses ne peuvent plus être comme avant. Le peuple burkinabè est entré dans l'Histoire, l'armée burkinabè doit aussi entrer dans l'Histoire", a déclaré le colonel, s'attirant des applaudissements. Une manière de dire que le temps des putschs et des juntes militaires est fini pour le Burkina Faso, petit pays sahélien théâtre d'une succession de coups d'État depuis 1966.

Une possible pierre d'achoppement dans ce projet de transition est la participation du camp de l'ex-président Compaoré à une synthèse. Certains opposants et membres de la société civile refusent de siéger à la même table que ses représentants et écartent toute participation de l'ex-majorité à la transition.

Pression diplomatique

Les différents acteurs de la transition burkinabè se savent observés par la communauté internationale. Samedi, le lieutenant-colonel Zida, l'actuel homme fort du pays, a rencontré la sous-secrétaire d'État adjointe américaine pour l'Afrique, Bisa Williams, à Ouagadougou. "Nous comptons sur le respect de la promesse (faite) de mettre en place un gouvernement de transition qui soit géré par un civil et qui soit démocratique (...) dans un court délai", a déclaré, en français, la diplomate américaine aux journalistes.

Les acteurs de la crise ont déjà convenu que la transition durerait un an et qu'elle sera dirigée par une personnalité civile, jusqu'à des élections présidentielle et législatives d'ici à novembre 2015.

Avec AFP

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08 novembre 2014

Kananga: 10 ans de servitude pénale contre le colonel Jean Kumu

 
TGI de Kananga, construit grace au financement de la Monusco ( Ph. André Kambala, R. Okapi)TGI de Kananga, construit grace au financement de la Monusco ( Ph. André Kambala, R. Okapi)

La Cour militaire de Kananga (Kasaï-Occidental) a condamné, vendredi 7 novembre, le colonel Jean Kumu Angala à 10 ans de servitude pénale principale. Cet officier de la police congolaise est poursuivi pour avoir violé, depuis deux mois, une policière et sa fille.

Commissaire-adjoint de la police nationale au Kasaï-Occidental, le colonel Jean Kumu, a également perdu tous ses avantages et il doit payer une amende de 1 million de francs congolais (1 086 dollars américains) à l’Etat congolais et 5 millions de FC (5 432 dollars américains) à la famille de la victime.

L’officier incriminé est destitué de grade de commissaire supérieur principal, soit colonel au grade de brigadier ou un débutant de la police.

Le verdict de la cour militaire de Kananga a été rendu avec la dextérité du premier président, le colonel magistrat Camille Masungi Muna qui est également conseiller à la Haute cour militaire de Kinshasa.

Ce verdict tombe huit mois après la condamnation à la peine capitale d’un groupe de treize personnes, dont un major de la police et douze civils. Les prévenus avaient été reconnus coupables d’association des malfaiteurs.

Les membres du groupe, dénommé «Le Billionaire» avaient été arrêtés début 2013. Ils étaient accusés d’insécuriser la ville de Kananga vers la fin de l’an 2012. Selon le ministère public, ils opéraient nuitamment avec une arme de guerre et huit munitions.

radiookapi.net

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En images: Pierre Ndibu a pleuré son frère Cosmos

Pendant presqu'une semaine, Pierre Ndibu avait effectué le déplacement de Paris à Bruxelles  pour se joindre à sa famille et pleurer Mukenge Kabamba Joseph, son frère, connu dans les milieux kanangais sous le surnom de Cosmos. Il est décédé le 24.10.2014 à Lubumbashi. Le deuil a Bruxelles s'est tenu jusqu'au 01 novembre dernier.

Pour la levée du deuil, comme prévu, un office religieux a été organisé en mémoire du disparu par monsieur l'Abbé Jeannot Mukeke à l'Eglise Epiphanie, à Schaerbeek. Après la messe, la famille et les amis se sont rendus à la résidence d'Axelle Kabamba à Jette où un  repas d'amitié a été servi aux convives. La soirée s'est terminée dans le calme et recueillement.
Veuillez revivre, en images, la levée du deuil.

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Kasai Direct

 

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07 novembre 2014

Mokia, le Burkina-Faso un cas d’école

mokia

Gabriel Mokia a, dans une interview accordée au bihebdomadaire
C-NEWS, exprimé sa lecture des faits sur tous sujets d’actualité à savoir: la démission du Président Blaise Comparore, la motion de défiance de Ministre délégué aux finances Patrice Kitebi, le dialogue
en perspectives, les massacres de Beni au Nord-Kivu et les conflits
Mende et Diongo. L’intraitable figure de l’opposition n’a pas sa langue en poche pour désigner chaque chose à des termes appropriés.
Gabriel Mokia, quel est votre lecture par rapport à la démission du Président
Blaise Compaoré?
Un cas d’école et d’inspiration pour un peuple devenu mature pour comprendre les jeux politiques mensongers
des dirigeants africains
qui ne comprennent qu’en retard. Le message et la bravoure Burkinabais est éloquent pour servir au RD-Congolais d’exemple. Si pour un peuple qualifié des intègres dont la misère n’ont pas d’égale à celle de la RDC, ils n’ont pas manqué d’exprimer leur ral bol de voir un président cherche à tous prix s’éterniser au pouvoir.
Et combien à plus forte raison les RD-Congolais qui ont avalés l’humiliation de la misère. Ça sera spectaculaire.
Qu’en dites-vous de la réplique
de Claude Mashala sur le sit-in à deux sens?
C’est une réflexion de l’ivresse au pouvoir. Et c’est normal. D’ailleurs pour moi je connais les RD-Congolais apparemment doux et très doux même mais une fois piqués par le virus de la révolution, ce peuple est insaisissable.
Que Mashala et sa famille politique persistent
à ce projet de la révision
de la constitution, un proche avenir nous dira qui avait prédit la vérité, encore face à l’ouragan populaire, Mashala constatera que ceux qui seront avec eux le jour même ils vont rejoindre
le camp de patriotes et des résistants. Réfléchissons
ensemble, vous pensez que les députés Burkinabais n’avaient pas de base mais plutôt ce sont les mêmes électeurs qui se sont transformés
aux résistants antirévisionnistes.
A Beni, nous apprenons une tension de soulèvement
contre les institutions
suite aux différents massacres perpétrés par les ADF NALU. Votre lecture?
Cette tension de soulèvement
est le début de tout que Mashala peut minimiser. Ce sont des signes précurseurs
de l’ombre des événements
à venir. Nos frères et soeurs Congolais sont égorgés,
violés sans les moindres représailles de nos Institutions.
Ça s’appelle absence
de l’autorité de l’Etat mais reconnaissons qu’ils sont forts s’il faut réprimer les différentes marches de l’opposition et faire arrêter les innocents journalistes pour avoir fait leur travail.
A l’Assemblée nationale sauf imprévu c’est le lundi
10 Novembre 2014 que Patrice Kitebi sera devant
les députés nationaux
pour se justifier sur l’affaire de 207 millions CDF détournés du budget de l’opposition. Comment réagissez-vous ?
Je me demande si on peut encore parler de l’opposition au parlement au regard de tout ce que nous entendons et lisons à la presse.
C’est regrettable pour moi Mokia, nous ne pouvons même plus parler de motion
de défiance mais il faut le considérer comme étant des motions beefsteak. Ces sont des occasions où les députés saisissent pour remplir leurs poches moyennant
un retrait de signature
ou une apposition de signature. Kitebi devant les députés, pour moi c’est rien de nouveau. C’est un film connu d’avance. Bref, c’est un groupe des affairistes qui sont dans cet hémicycle.
Est-ce de l’extrémisme de rejeter ceux qui sont avec vous ?
Non, soyons clairs entre nous. Ils ont un créneau par excellence pour que le peuple
constate qu’au parlement nous avons une opposition à la hauteur de nos attentes et non des businessmans. Les conflits Diongo et Mende est un problème entre Tetela. Ceux de la savane et ceux de la forêt ne le confondons pas avec les objectifs politiques.
Pour vous fixer, il a aussi leur frère Olenga nkoyi qui lui a rallié son frère Mende pour s’opposer au camp de Diongo. Les problèmes des attaques de la paroisse de Lodja n’ont rien avoir avec leur conflit d’antan. Par réflexe
de protéger leur base électoral chacun tire le drap dans son côté. C’est la majorité présidentielle qui voulait contrer l’Eglise Catholique dans sa démarche
antirévisionniste.
Vous faites partie du front populaire contre la révision et voulez-vous participer au gouvernement
de cohésion nationale.
Mais, c’est contradictoire
?
Sachez que Mokia n’attend rien de ce gouvernement national. Depuis quand les concertations nationales ont pris fin? Qu’avez-vous fait de toutes les recommandations issues de ces assises? Moi, Mokia, je suis dans le front populaire pas pour accéder aux institutions de la République.
Si certains poursuivent
ce genre d’objectifs, ils sont libres mais il ne faut pas compter sur Mokia dans cette démarche. Il ne faut aller se mêler dans leur marmite, laissé les bouffer eux même.
Curieusement, vous vous opposez encore à Léon Kengo, l’autorité morale de l’opposition républicaine
qui se montre antirévisionniste
de la constitution?
Monsieur le journaliste, je vous vois venir. Si les anciens membres de l’opposition républicaine commencent à rentrer en coulisses chez Kengo dans la perceptive de ce prochain gouvernement, il n’en est pas pour Mokia.
gerard lemba

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La réaction musclée du Prof Mbata sur la chute de Compaoré

André Mbata

André Mbata Mangu (AMB), Professeur ordinaire à la Faculté de Droit de l’Université de Kinshasa et Professeur dans plusieurs autres universités de renom (Université d’Afrique du Sud, Université de Paris Sud…) répond ici aux questions de C-News sur les récents développements politiques au Burkina Faso où Blaise Compaoré a perdu le pouvoir et renoncé aux 12 mois qui lui restaient encore à la présidence en procédant au forcing pour faire réviser l’article 37 de la Constitution par l’Assemblée nationale où il jouissait d’une majorité pour se donner une troisième mandat. Comment allez-vous ?
Avez-vous appris la démission et la fuite de Blaise Compaoré?
Je me porte bien et même très bien. J’ai effectivement suivi la fuite de Blaise Compaoré
ou son « Hégire ». L’homme se croyait incontournable, né pour gouverner et régner pour toujours à cause de sa « rectification de la révolution », de quelques écoles, ponts, routes, hôpitaux et hôtels qui étaient la version de sa « politique de modernité » au Burkina Faso. Sourd à tous les appels, enivré par les louanges et les danses de nombreux flatteurs de sa propre majorité présidentielle, aveuglé par les fanfares militaires et les nombreux passages des troupes en revue, encensé au quotidien par des journalistes et des pasteurs pratiquant un « journalisme et un évangile de la honte » et qui lui avaient promis l’éternité au pouvoir, Compaoré avait perdu tout sens de l’humain et de l’humanité.

Je félicite le peuple béninois qui lui a fait comprendre que le costume, le pouvoir, les honneurs et les nombreuses richesses accumulées pendant les 27 ans de sa présidence n’avaient pas fait de lui un superman et qui l’a forcé de « dégager » et de libérer Kossyam, le palais présidentiel dont il n’était qu’un locataire. C’est une très bonne nouvelle pour la démocratie en Afrique.

Connaissez-vous le Burkina Faso et l’ancien Président Compaoré ?
Bien sûr que oui. Je connais le Burkina Faso. J’ai visité Ouaga à plusieurs reprises. Quant à Compaoré, je le connais aussi bien. Il est arrivé au pouvoir par un coup d’Etat et l’assassinat de celui que l’on croyait son meilleur ami, le Capitaine Thomas Sankara. Avec le soutien des occidentaux, en particulier celui de la France, et de ses nombreux tambourinaires recrutés dans toutes les couches de la société burkinabè, il était resté au pouvoir pendant 27 ans et personne n’avait cru même un jour avant sa chute qu’il allait entrer si honteusement dans l’histoire. Bonne leçon pour plusieurs dirigeants africains qui se trompent d’époques et se croient indispensables. Comme eux, il disait n’avoir pas de dauphin et ne voulait même pas entendre parler d’un dauphin, fut-il son propre
frère François Compaoré. Il croyait que le Burkina Faso n’existait que par et pour lui. Terrible erreur comme il l’a appris très tardivement la semaine dernière. L’Histoire sanctionne impitoyablement ceux qui se fient à eux-mêmes, aux cris des sirènes de leurs convois et aux louanges ou aux « Te Deum » de leurs thuriféraires pour gouverner par défi et naviguer dans le sens contraire. Pauvre Compaoré.

Mais, Compaoré vous connaissait-il ? Le connaissiez- vous ? L’aviez-vous rencontré ?
Vous savez, ce n’est pas une fierté de dire que l’on était connu ou familier d’un dirigeant
autoritaire. Cela se ressent parfois comme une honte. C’est l’heure des reniements
qui a sonné au Burkina Faso. Au Congo, elle avait sonné chez les anciens courtisans de Mobutu lors de la prise de pouvoir par Laurent-Désiré Kabila et son « groupe d’aventuriers » de l’AFDL. Elle sonnera bientôt pour les aventuriers actuels qui sont enivrés du lait des fermes présidentielles sur le continent. Je ne sais pas si Compaoré me connaissait même si je l’avais déjà rencontré lorsqu’il était au sommet de sa gloire. Le contraire ne me surprendrait pas. La plupart des despotes ont des oreilles, mais ils n’entendent pas; ils ont des yeux mais ils ne voient pas ; ils ont des sens, mais ils ne sentent pas leur fin venir. Ils ne regardent jamais dans les yeux ceux qu’ils sont toujours prêts à écraser. Même quand ils vous tendent la main, ils ne vous regardent pas et ne peuvent même pas vous reconnaitre la seconde qui suit. Ils opèrent comme des robots, des monstres. Je n’ai jamais salué de ma main un Président congolais et ne le regrette pas. Quand à Compaoré, je ne l’avais pas vu à la télévision, mais je l’avais salué en le regardant dans les yeux sans être hypnotisé comme cela arrive souvent à de nombreux intellectuels africains qui s’approchent de leurs présidents. Pendant près de 30 minutes, ce n’est pas moi qui l’écoutais, mais c’est lui qui écoutait le professeur congolais parler de la vie après la présidence lors du 7eme Forum africain sur la gouvernance qui se tenait dans sa ville-capitale et je pense sans le regretter qu’il devait au moins me connaitre.

Comment devrait-il vous connaitre, un président qui rencontrait plusieurs milliers de personnes ?
D’accord, mais je pense que même s’ils rencontrent plusieurs milliers de personnes, les dirigeants devraient s’intéresser davantage aux personnes qui leur disent la vérité dans leur propre intérêt et ne recherchent ni leurs pouvoirs, ni leur or ni leur argent. Compaoré devait se souvenir de moi en raison de ce qui s’était passé à Ouagadougou
en octobre 2007. Il y réfléchit probablement en ce moment où il s’est réfugié à Yamousoukro, près de la Basilique où il ne recevra aucun miracle pour lui permettre
de reprendre le pouvoir.

Que s’était-il donc passé à Ouaga en octobre 2007, il y a de cela 7 ans ?
Le 7eme Forum africain sur la gouvernance y avait été organisé par le PNUD et la Commission économique pour l’Afrique du 24 au 26 octobre 2007. Plus de 300 participants venant de tous les pays africains y étaient conviés. Le Président Paul Kagamé du Rwanda et l’ancien président mozambicain Joaquim Chissano y prenaient également part. Consultant du PNUD, j’étais l’unique universitaire africain sélectionné pour y présenter une communication sur le respect des constitutions et la vie après la présidence en Afrique lors de la séance d’ouverture. Pour la première fois de ma vie, je m’étais retrouvé à la même tribune officielle pris en sandwich entre le Président Compaoré, président de séance, et l’ancien président Chissano avec qui j’avais voyagé dans le même avion et qui devait commenter ma communication. J’avais alors terminé par un conseil à tous les Présidents africains, y compris Compaoré et Kagamé qui semblaient me suivre religieusement : « Il y a une vie après la présidence qui peut même être meilleure que celle que l’on menait en tant que président. Il faut alors quitter le pouvoir avant que le pouvoir ne vous quitte.».

Quelle était alors la réaction de Compaoré?
Sa réaction était propre à tous les dirigeants autoritaires. Dans ses remarques comme modérateur, il rappelait qu’il était Président par la volonté de son peuple qui l’avait très massivement élu et plusieurs fois réélu. Celui qui se croyait aimé de son peuple à cause de sa « révolution de la modernité », de la « stabilité » apportée au pays et des progrès réalisés par son gouvernement sur le plan « macroéconomique » vient d’être contraint par le même peuple de prendre la poudre d’escampette comme un vulgaire bandit.

C’est même allé trop vite ?
Oui, aussi rapidement qu’il s’était retrouvé à la tête de l’Etat, moins de trois heures
après son coup d’Etat. Les marches des palais peuvent être longues à grimper mais il est plus facile d’en descendre. Revoyons le film des évènements : alors qu’il lui reste encore 12 mois de mandat, il reste sourd à tout appel interne et international pour dialoguer avec son peuple et ne pas utiliser l’Assemblée nationale où il dispose d’une majorité pour changer l’article 37 qui lui interdit un troisième mandat. Le matin du jeudi 30 octobre 2014, il n’écoute personne d’autre que ses thuriféraires et tente de faire un forcing en faisant convoquer une session de l’Assemblée nationale pour réviser l’article 37.
Avant midi, sans demander une quelconque autorisation de manifester et sans même faire une simple déclaration comme on le ferait à Kinshasa, Brazzaville, Bujumbura ou Kigali, plusieurs milliers de Burkinabès se jettent dans les rues de Ouaga en direction du siège de l’Assemblée nationale pour interdire aux Députés de siéger. Plusieurs Députés de la majorité présidentielle qui passaient leur temps à applaudir Compaoré et ses ministres et s’apprêtaient à voter la révision de l’article 37 sont sauvagement battus à l’Hémicycle qui est pillé, ce qui rend impossible la session du Parlement. Quelques temps après, le Ministre de communications et médias, porte-parole du gouvernement
et le « perroquet national burkinabè » annonce le retrait du projet de loi de révision constitutionnelle pendant que les manifestants s’en prennent à ses biens dans sa ville natale. Après l’Hémicycle, ils se dirigent vers Kossyam, le palais présidentiel, et demandent à son locataire de dégager sans préavis. Les éléments de la garde présidentielle qui auraient dû mettre la main sur la gâchette et tirer à bout portant comme ce serait le cas dans plusieurs capitales africaines sortent par contre
sans armes et les mains en l’air pour dialoguer avec le peuple et l’assurer que l’armée et la police étaient de son côté comme étant l’armée et la police du peuple et non celles d’un homme. En quelques heures seulement, Compaoré qui était encore Président la veille et même le matin cesse de l’être et est forcé de fuir le pays. Au même moment disparaissaient dans la nature tous ceux qui lui conseillaient de réviser la Constitution pour se maintenir au pouvoir.

Quelle comparaison faites-vous entre le fameux article 37 de la Constitution du Burkina Faso à la base du départ de Compaoré et l’article 220 de la Constitution de la RDC ?
L’article 37 de la Constitution
burkinabè prévoit que le Président de la République est élu au suffrage universel pour un mandat de 5 ans. Il est rééligible une seule fois. Cet article correspond à l’article 70 de la Constitution de la RDC. Cependant, sous la Constitution du Faso, le nombre et la durée des mandats présidentiels ne sont pas des matières verrouillées comme sous la Constitution de la RDC. Les seules matières verrouillées (Article 165) sont la nature et la forme républicaine du gouvernement, le système multipartiste et l’intégrité du territoire. Au Burkina Faso, toute révision constitutionnelle est faite par référendum à moins qu’elle n’ait été approuvée par l’Assemblée nationale à la majorité des 3/4. Quant à la Constitution de la RDC, comme je l’ai souligné à plusieurs reprises sans être contredit par un seul juriste de la Majorité présidentielle au Congo qui a fait croire le contraire à son autorité morale, cette constitution ne permet ni révision de l’article 220 ni référendum sur les matières verrouillées. Ce qui explique que le Président en fonction devra impérativement dégager en 2016 et que cela n’est pas négociable car si les politiciens peuvent négocier entre eux et se faire des compromis, avec qui va négocier le peuple souverain qui avait approuvé à plus de 80% cette constitution par referendum ? Le Président RD congolais ne peut donc pas recourir au Parlement sous prétexte qu’il y a une majorité pour se donner un troisième mandat pour la simple raison que cet article ne peut en aucun cas être révisé.

Il ne peut pas non plus convoquer le peuple au référendum même sur base d’une pétition d’un milliard de congolais qui n’existent pas encore tout simplement parce que le référendum est prévu sous le Titre VII qui traite de la révision constitutionnelle et qu’ il ne peut donc concerner les matières exclues de toute révision comme le nombre et la durée des mandats présidentiels. Interrogé sur la situation au Burkina Faso par Radio Okapi, le Porte-Parole de la MP, Luzanga Shamandevu, avait répondu : « La situation que traverse actuellement le Burkina Faso ne concerne que les Burkinabès et non la RDC», ce qui revient à dire que les Burkinabès ne sont pas de Congolais. Je ne suis pas sûr que la personne que vous citez et d’autres comme notre « perroquet national » ou les chantres et danseurs de « Kabila Désir » croient réellement en ce qu’ils disent et en tant que patriote congolais j’ai à plusieurs reprises conseillé au Président de se méfier de nombreux flatteurs ou encore de cette multitude d’oiseaux de divers plumages
qui envahissent régulièrement la basse-cour de la ferme présidentielle. C’est vrai que les Burkinabès ne sont pas des Congolais. Toujours est-il que la situation au Burkina Faso n’était pas différente de celle en RDC où la MP veut amener son autorité morale à changer la Constitution pour se donner un troisième mandat. Comme au Burkina Faso, au Congo, au Burundi, ou au Rwanda, les arguments sont les mêmes : préserver la stabilité et la sécurité, parachever la révolution et la modernisation.
Si la situation au Burkina Faso n’avait rien à avoir avec celle de la RDC, on devrait demander déjà Mr Luzanga Shamandevu pourquoi la MP avait envoyé une importante délégation de ses communicateurs qui serait dirigée par l’Ambassadeur Atundu, l’ancien patron des services de sécurité de Mobutu, et qui serait actuellement bloquée à Ouaga en attente d’une évacuation. Je me demande aussi comment l’autorité morale de la MP peut faire confiance à des hommes qui avaient disparu dans la nature après le départ de Mobutu et qui n’avaient pas réussi à sauver son régime après l’avoir mal conseillé.

Vous admettez au moins que les Congolais ne sont des Burkinabès?
Je n’en disconviens pas. Les Burkinabès aussi pensent qu’ils ne sont pas des Congolais
et ils ne veulent même pas être identifiés aux Congolais comme l’exprime la pancarte qu’ils ont fait circuler lors des manifestations de Ouaga et sur laquelle on peut lire: « Blaise Compaoré, si tu veux un 3ieme mandat, va au Congo- Kinshasa, la ou les peuple(s) sont des idiot(s) manipulé(s) par les pasteur(s) et la musique pas ici. (Nous) Nous somme(s) (un) peuple fort ».

Ne pensez-vous pas qu’il s’agit d’une injure à l’endroit du peuple congolais?
C’est effectivement révoltant. Déjà, aucun de pays voisins n’a le moindre respect
pour nous. Nous sommes effectivement un pays merveilleux où on peut dormir païen et se réveiller prophète ou pasteur le lendemain ; un pays où il y a une église, un pasteur, un orchestre, et un musicien à chaque coin de rue ; un pays où des personnes sans aucune formation reconnue peuvent se voir attribuer de grandes responsabilités publiques ; un pays où un petit diplôme suffit pour se présenter comme un économiste maîtrisant la macroéconomie, où n’importe quel griot intellectuel devient analyste politique et où n’importe qui devient juriste et tout juriste ou même des personnes qui ont été refusées à l’université se présentent comme des constitutionnalistes.
Je considère plutôt comme un défi ce message du peuple burkinabè au peuple congolais. C’est à nous de prouver le contraire aux Burkinabès, aux autres peuples d’Afrique et du monde en nous opposant pacifiquement mais farouchement à toute tentative de déverrouillage du nombre des mandats présidentiels prescrit à l’Article 220 et en faisant de sorte qu’ il n’ y ait aucune prolongation du mandat présidentiel devant expirer le 19 décembre 2016. S’ils peuvent réserver aux chantres de la révision ou du changement de la Constitution le même sort ou un sort beaucoup plus détestable que celui qui vient de leur être réservé au Burkina Faso, les Congolais auront réussi leur pari. Par contre, s’ils laissent passer ce que le peuple du Burkina Faso n’a pas su toléré, les Congolais auront donné raison à ces Burkinabès qui les ont qualifiés de « peuple des idiots, manipulé par les pasteurs et la musique » et qui feraient mieux de recevoir Compaoré pour son troisième mandat. J’espère que nous allons leur prouver le contraire et leur démontrer que nous sommes un peuple plus grand et plus fort.

Pensez-vous qu’il y a toujours une vie après la présidence même pour Compaoré ?
Bien sûr. Compaoré vit déjà sa vie après la présidence en Côte d’ivoire où il est malheureusement considéré comme le « virus d’Ebola ». Il risque d’en être ainsi pour ceux qui suivront ses pas partout où ils auront cru trouver refuge.
Ils seront autant détestés que les chauves-souris considérées comme l’un des véhicules de la maladie, reniées à la fois par les oiseaux parce que les chauves-souris volent certes mais ne pondent pas des oeufs et par les autres animaux parce qu’elles sont aussi des mammifères, mais ne volent pas comme eux. La qualité de la vie après la présidence dépend de la manière dont on l’a quittée. Si vous quittez le pouvoir avant que le pouvoir ne vous quitte, c’est sûr qu’il y aura une meilleure vie après la présidence. Mais si le pouvoir vous quitte avant comme dans le cas de Compaoré, on devient tout malheureux.
Voyez comment en un seul jour, Compaoré a annulé au stylo rouge à l’encre indélébile tout le bien qu’il aurait fait pendant ses 27 ans de présidence pour entrer dans l’histoire comme un piètre dirigeant, un despote qui mettaient les habits d’un démocrate avant d’être dénudé en plein jour.

Au regard des évènements du Burkina Faso, puisque vous êtes en route vers le pays de Barack Obama, que pensez-vous du message qu’il avait adressé aux chefs d’Etat africains lors du sommet USA-Afrique pour respecter les limites constitutionnelles de leurs mandats et de nombreuses réactions qui avaient suivi ?
Barack Obama n’avait dit que ce que nous n’avons cessé de répéter depuis plusieurs années sans être compris et malgré les menaces et même des promesses d’argent et de postes de responsabilité pour acheter nos consciences
et nos intelligences et faire de nous des garçons de course ou des porte-parole
du pouvoir comme cela est déjà arrivé à plusieurs d’entre nous. En appelant au calme au Burkina Faso, les Etats-Unis ne faisaient que se moquer de Compaoré qui avait assisté au sommet et croyait à une blague quand Obama leur demandait de respecter la Constitution. Certains dirigeants africains étaient revenus dans leurs pays en prétendant que le respect de la limitation du nombre de mandats présidentiels était une imposition américaine figurant dans des constitutions étrangères qui nous étaient imposées et qui sont du reste considérées comme « sataniques » par des pasteurs corrompus au service du pouvoir. Le peuple burkinabè vient de démontrer à Compaoré que le constitutionnalisme et l’Etat de droit sont aussi africains. Dans tous les cas, Compaoré n’a pas fui parce qu’on lui a envoyé des parachutistes français ou des marines américains. C’est le peuplé burkinabè avec des mains nues bravant les chars et les canons de la puissante garde présidentielle qui l’a fait partir après avoir marché sur le siège du parlement et le palais présidentiel sans informer au préalable le tambourinaire du pouvoir que Compaoré avait fait élire comme Maire de la Ville de Ouaga et qui a disparu également dans la nature.

Un message aux artisans des violations des constitutions et aux artisans de la monarchie présidentielle en Afrique?
Il n’est pas normal que l’on se dise constitutionnaliste et même juriste si en échange du pouvoir et de l’argent on devrait investir toute son intelligence
pour chercher les voies et moyens de violer la constitution de son pays et de justifier toutes les violations constitutionnelles et toutes les fraudes à la constitution. Il est vrai que malgré certains
démentis politiciens, la RDC est considérée comme étant la capitale mondiale du vol et du viol. Alors que voler n’est déjà pas bon, on adorerait à présent le viol, y compris le viol des lois et de la constitution.
Pourtant, et ce n’est pas Dr Mukwege qui me contredira, pendant qu’on est surpris en
flagrant délit de viol de sa propre mère tout comme du viol de la « mère de la nation » qu’est la constitution, on ne peut pas se permettre de convoquer le peuple pour se justifier en disant : « soyez calmes et ne vous mêlez pas de mes affaires parce que ‘violer sa propre mère, c’est aussi la respecter’ ».

Pour terminer avez-vous un conseil à donner à d’autres Chefs d’Etat africains
qui veulent tripatouiller leurs constitutions et se pérenniser au pouvoir ?
Le même conseil que j’avais donné à Compaoré chez lui à Ouagadougou en 2007: Madame et Messieurs, respectez la constitution et laissez le pouvoir avant que le pouvoir ne vous quitte car il y a une vie après la présidence. Vous n’êtes que des locataires des palais présidentiels qu’il faudra dégager lorsque le bail arrive à son terme. Le moment venu, ne nous inventez pas des « histoires », ne faites pas faire des livres ni fabriquer des prophéties, ne commandez pas non plus des pétitions. Faites un grand discours de remerciement à votre peuple en lui précisant ce que vous auriez accompli et aussi en demandant pardon
pour vos nombreuses promesses non tenues et le tort que vous avez fait à vos compatriotes. Je suis sûr que ce peuple vous sera reconnaissant
et vous pardonnera tout en vous assurant une vie heureuse après la présidence.
Le contraire serait un suicide politique.
C’est votre propre vie, votre propre histoire. Cessez d’écouter les thuriféraires et les tambourinaires intellectuels,
religieux, civils ou militaires de votre pouvoir qui vous abandonneront le moment venu. A bon entendeur, salut.
De Paris, correspondance particulière

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Partis pour le Burkina Faso à la veille de la fuite de Blaise Compaoré : Des stratèges de la Mp rentrent sur la pointe de pieds

burkina parlement

Pendant que les horizons s’assombrissent dans d’autres pays séduits par la révision constitutionnelle, nombre d’entre eux seraient tentés de rendre le tablier à qui de droit …

Des informations partagées sur le ton de « la confidence » dans les salons huppés et cercles privés de la Capitale indiquent que des stratèges de la Majorité présidentielle partis pour le Burkina Faso quelques jours avant la fuite du Chef de l’Etat de ce pays sont déjà de retour !

D’après les mêmes informations, ces experts dans la recherche de solutions aux « problèmes vitaux » de la famille politique à laquelle appartient Joseph Kabila avaient reçu mission de rencontrer leurs parti alors au pouvoir, pour s’enquérir des voies et moyens préconisés eux en vue d’obtenir une nouvelle longévité politique pour leur Chef de l’Etat arrivé fin mandat !

Les contacts entre les experts de la Majorité présidentielle (Côté congolais) et ceux du parti burkinabé au pouvoir avaient été effectivement établis mais pour l’espace d’un matin seulement !

Rentrés sur la pointe de pieds …

En effet, poursuivent toujours les mêmes informations, le jour ayant suivi la première rencontre irréversible soulèvent populaire est venu tout balayer au Burkina Faso, à commencer par les stratégies de survie politique que les experts de la Majorité présidentielle (Côté congolais) sont allés apprendre dans ce pays.

On rapporte à titre d’anecdote à ce sujet que l’effet de la panique aidant dans un pays où tout pouvait leur arriver désormais faute de protection à l’hôtel où ils étaient logés, dans la rue face à des populations opposées au régime et ailleurs les experts de la Majorité présidentielle ont quitté le pays, chacun d’eux empruntant la voie qui lui aura été, indiquée par la Province divine !

Rentrés à Kinshasa sur la pointe de pieds pour des raisons évidentes, les éminents stratèges de la Majorité présidentielle auraient déjà repris leur « boulot » à leur « laboratoires habituels mais pendant que les horizons s’assombrissent dans d’autres pays séduits de la même manière par la révision constitutionnelle ou l’établissement pour et simple d’une nouvelle constitution, nombre d’entre ces derniers seraient déjà tentés de rendre le tablier à qui de droit …

On est tenté de croire que les événements survenus il y a peu au Burkina Faso ont eu l’effet d’une douche très froide sur eux qui s’attachent à modifier la constitution dans leurs pays ou d’en « fabriquer » une nouvelle. On en a pour preuves l’arrêt subit de campagnes menées à temps et à contre-temps à travers les médias, notamment à la radio et à la télévision ; le report de meetings populaire, la distribution de tracts, etc !

Mais une chose est certaine : les événements survenus récemment u Burkina Faso constituent une leçon modèle pour gouvernants et gouvernés du continent africain.
KAMBALE MUTOGHERWA

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En images: Le jubilé de monsieur l'Abbé Martin Bayamba en Belgique

Lors de ses vacances en Belgique, monsieur l'Abbé Martin Bayamba Kasonga, recteur du grand séminaire de Kabue, a fêté ses 25 ans de sacerdoce. C'était le 12 octobre de cette année en l'Eglise Saint Etienne, à Corroy-Le-Grand. La messe d'action de grâce était dite par le jubilaire entouré de ses confrères de Belgique (Brabant Wallon).

Après la messe, monsieur l'Abbé Emery Kabongo, Curé du lieu et ses paroissiens ont  organisé une réception pour la circonstance dans le jardin  de sa résidence. L'ambiance était festive avec à manger et à boire à gogo. Dommage que Nsenda Mutombo, Tshiala Muana et Bayuda ne furent pas de la partie.
Un cadeau fut remis au jubilaire par monsieur l'Abbé Jean-Pierre Mbelu avant la fin de la fête vers 22 heures.
Place aux  images:

messe d'action de grâce

les chrétiens de Saint Etiene

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Jubilé bruxelles

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jubilébelgiqueKasai Direct

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