03 novembre 2014

Etienne Tshisekedi se prépare pour 2016

tshitshi

En République démocratique du Congo (RDC), Etienne Tshisekedi, l’un des principaux leaders de l’opposition, s’est remis de ses problèmes de santé et veut réorganiser son parti, en vue de la prochaine élection présidentielle.

« M. Tshisekedi participera au congrès de l’Union pour la démocratie et le progrès social (UDPS), en décembre 2015. Il veut réorganiser son parti, afin de remporter la présidentielle de 2016″, a expliqué à l’AFP l’un de ses militants, le docteur Oly Ilunga Kalenga.

Etienne Tshisekedi se trouve depuis le 17 août à Bruxelles, où il est en convalescence.

Il avait contesté en 2011 sa défaite face au président Joseph Kabila et dénoncé des fraudes.

Kabila, au pouvoir depuis 2001, ne peut pas être candidat à la présidentielle de 2016, selon la Constitution actuelle du pays.

 

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Motion de défiance : Kitebi et Musungayi attendus ce mercredi à l’Assemblée Nationale

assemblée nationale

Le suspense de la croix se poursuit pour le ministre délégué auprès du premier ministre en charge des finances Patrice kitebi.
Pendant qu’il se frottait déjà les mains suite au désistement de 10 députés sur 58 de l’opposition parlementaire qui avaient signé la motion contre lui, portant ainsi à 48 le nombre des signatures, alors que la loi exige 50 au minimum pour qu’une motion soit recevable, le ministre Kitebi sera de nouveau face à son destin à la plénière de ce mercredi 5 novembre à l’Assemblée nationale.

Le patron des finances aura l’occasion de justifier le décaissement des fonds destinés à l’opposition dans le budget 2013 sans structure d’engagement avant la sanction de la plénière à l’issue d’un vote des députés qui se déroulera à bulletin secret.
Selon des sources parlementaires crédibles, certains parmi les 10 députés qui avaient retiré leurs signatures n’avaient en réalité, que sursis en attendant les conclusions des travaux de l’ECOFIN sur la reddition des comptes de l’Etat de l’exercice 2013.
Après tant d’encre et salive qui ont coulé sur cette motion, 4 des 10 députés ont fini par lever la surséance de leurs signatures, rendant de nouveau la motion valide, car signer par plus de 50 députés.

Un député parlant sous sceau de l’anonymat, a fait savoir que cette confusion procédurale est due sûrement au fait de l’imprécision juridique dans le règlement intérieur de l’Assemblée nationale, qui mérite selon lui d’être réformé.
Dans les couloirs, à l’issue de la plénière à huit clos vendredi 31 octobre2014, cette question a divisé les députés.
D’un côté, certains de la majorité s’opposent radicalement à la relance de cette motion contre Kitebi, tombée selon eux sous le coup de l’irrecevabilité.
En revanche, une frange de députés de la majorité associée à ceux de l’opposition, estiment que ladite motion doit être reprogrammée en vue de permettre un débat à l’issue duquel car chacun devra prendre ses responsabilités et il y va de la crédibilité de la chambre basse du parlement congolais.
Face à cet imbroglio, mais aussi suite aux insuffisances juridiques du règlement intérieur en matière de retrait ou encore de surséance, le bureau de l’Assemblée Nationale a finalement décidé de reprogrammer la motion contre Kitebi dans le souci de demeurer dans le strict respect du règlement intérieur.

A la même plénière du mercredi, l’Assemblée Nationale tranchera également sur une deuxième motion de défiance signée par 63 députés, toutes tendances confondues, dirigée contre le ministre de l’industrie, Rémy Musungayi,
Ce membre du gouvernement est reproché d’avoir mal géré le projet de la cimenterie de Kisangani.

ERIC WEMBA

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Rapport JED 2014 : L’Armée, la Police et les Services de sécurité au banc des accusés

 

policeKinshasa

A l’occasion de la célébration, le 2 novembre 2014, de la première Journée Internationale de la fin de l’impunité des crimes commis contre les journalistes, Journaliste en danger (JED) publie son Rapport annuel 2014 intitulé « L’Armée, la Police et les Services de sécurité au banc des accusés ».

Dans ce Rapport qui recense au moins 101 cas d’attaques diverses enregistrées contre la liberté de la presse et le droit à l’information, JED dénonce la récurrence de ces attaques et rappelle qu’au cours de ces dix dernières années, plusieurs journalistes ont payé le prix fort à cette culture de l‘impunité. Qu’il s’agisse des cas d’assassinats, des cas de menaces ou d’agressions physiques, d’arrestations ou de détentions arbitraires, de destructions des maisons de presse ou des outils de travail des journalistes ?

Au cours de l’année 2014, le climat général de travail des journalistes ne s’est guère amélioré, et présente un tableau sombre marqué par :

  •        1 journaliste, Kennedy Mumbere Muliwavyo, de la  Radiotélévision Muungano d’Oïcha, à l’Est de la RDC, tué dans une embuscade rebelle tendue aux forces armées congolaises ;
  •        38 journalistes, arrêtés ou détenus en prison ou dans divers cachots ;
  •        42 journalistes, au moins, ont soit reçu des menaces directes de la part des personnes identifiables ou anonymes, soit ont été violemment agressés ou battus dans l’exercice de leur travail ;
  •        1 journaliste femme a été enlevée à Kinshasa pendant quelques jours par des hommes armés avant d’être relâchées et après avoir subies de graves exactions physiques. En 2013, une autre femme a été enlevée dans les mêmes conditions à l’Est du pays ;
  •        19 cas de pressions diverses ou de censures ont été exercés sur les médias par des autorités politiques ou des services de sécurité

Alors que le monde célèbre cette journée internationale contre l’impunité, un journaliste congolais, Mike Mukebayi Nkoso du journal Congo News,  croupit à la prison centrale de Kinshasa depuis près de trois mois où il est poursuivi pour « imputations dommageable », et en dépit de plusieurs vices de formes et de procédures liés à son arrestation.

Concernant les personnes responsables de ces cas d’attaques contre la presse, le Rapport JED  indique que l’Armée, la Police et les Services de renseignements totalisent près de 40% des cas, soit le record, en termes de violence subie par les journalistes en 2014.

Pour JED, derrière chaque violation de la liberté de la presse, il y a une victime, et il y a un bourreau. Au-delà des simples dénonciations de ces attaques, la célébration de la Journée Internationale de lutte contre l’impunité des crimes contre les journalistes et autres professionnels des médias  devrait, désormais, donner l’occasion de placer un Nom sur chaque visage de prédateur de la liberté de la presse et d’exiger des sanctions, afin de mettre fin à la culture de l’impunité qui encourage l’intolérance vis-à-vis du travail des médias et l’insécurité des journalistes.

Alors que s’annoncent des échéances politiques cruciales dans un climat de tension et de suspicion, généralement hostile à la liberté de la presse, JED appelle les autorités congolaises à  engager des  réformes nécessaires et urgentes dans le secteur des médias pour mettre fin  aux obstacles et pesanteurs qui empêchent les médias congolais d’être à  la hauteur de leurs responsabilités.

Dans une lettre adressée au Président de la République, jeudi 30 octobre 2014, JED, conjointement avec IFEX, le réseau mondial de 95 organisations basée à Toronto au Canada qui œuvre à protéger et à promouvoir la liberté d’expression, lui ont demandé d’améliorer le climat de travail des professionnels des médias congolais. De saisir cette occasion afin de démontrer sa détermination à s’attaquer à la question de l’impunité des crimes commis contre les journalistes et les médias sur l’ensemble du territoire national.

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Effets Burkina-Faso : le lunatique Claude Mashala nargue les rd-congolais

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« Il n’y a pas pire aveugle que celui qui ne veut pas voir » dit une maxime. La fraîche crise Burkinabé, qui a vu Blaise Compaoré chassé du pouvoir par le peuple,nous en donne une illustration parfaite. Le pétitionnaire pro-révision Claude Mashala, cadre de la Majorité présidentielle, ne trouve aucun lien entre la révision aux pays des hommes intègres et la révision au pays de Lumumba.

Au lieu de retirer illico presto son immorale pétition compte tenu notamment de l’évolution tragique de la crise burkinabé, Claude Mashala, très proche d’Evariste Boshab, a décidé de maintenir son projet. Comme pour narguer les kinois, ce cadre du parti présidentiel (PPRD) a affirmé que « malgré le Burkina, le changement constitutionnel est maintenu en RDC ». Avec une légèreté déconcertante, celui qui veut se faire passer pour plus royaliste que le roi, a dit que « la RDC n’est pas le Burkina. Il faut cesser cette mauvaise comparaison parce que les réalités ne sont pas les mêmes. Là-bas, il y a un individu qui a voulu taire le nationalisme. C’est le contraire avec notre pays où le président Kabila a ressuscité le nationalisme».

Pour le besoin de la cause, le compagnon de la chanteuse Tshala Mwana, ne relève pas que les mêmes faits sociaux dans les mêmes conditions produisent les mêmes effets dans un espace géographique différent. Et à y regarder de près le processus de révision constitutionnel burkinabé ressemble fort à celui qui se dessine en RDC. Car les deux ont pour unique but de bidouiller la Constitution au profit d’un individu. La seule différence est que l’article 37 burkinabé sur la limitation des mandats présidentiels n’est pas verrouillé comme son homologue congolais le 220. Mashala a déclaré que sa pétition a déjà recueilli 100.000 signatures pour demander le changement de la Constitution. Ses équipes assure-t-il s’affaire à classer les signatures par province après quoi il a annoncera la date du dépôt de sa pétition. Pour modifier l’actuelle Constitution, Mashala, candidat malheureux à la députation, a toujours le même argument aussi court : la Constitution des belligérants » sans démontrer en quoi cette belligérance est nocive. Et d’ailleurs dire que la Constitution de 2006 modifié unilatéralement en 2011 par la Majorité présidentielle, n’est pas une constitution des belligérants car la belligérance évoquée par les révisionnistes avait pris fin en 2003 avec la conclusion de l’Accord Global et Inclusif suivi de la Constitution d’un gouvernement d’union nationale. C’est 3 ans plus tard que la Constitution actuelle fut adoptée en référendum après une large consultation de toutes les couches de la population selon les propos de l’ancien sénateur RCD-KML Mende Omalanga. Claude Mashala, le pantin de Boshab, joue avec le feu. Ne pas tirer les leçons de la chute de blaise Campaoré, lui et les autres courtisans kabilistes ne serve ni leur chef ni l’Etat rd-congolais mais leur ventre. C’est des « ventrocrates » qui s’en fuiront les premiers quand la rue grondera. Rira bien rira le dernier !

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Kinshasa : la police étouffe une marche de l’opposition

publié il y a 1 heure, 1 minute, | Denière mise à jour le 3 novembre, 2014 à 5:38 | sous Actualité, Kinshasa, Régions, Sécurité. Mots clés: , ,

 
Police anti émeute sur le Boulevard du 30 juin, Kinshasa, 2006.Police anti émeute sur le Boulevard du 30 juin, Kinshasa, 2006.
Police anti émeute sur le Boulevard du 30 juin, Kinshasa, 2006.

La Police nationale congolaise (PNC) a étouffé lundi 3 novembre à Kinshasa une marche pacifique des forces politiques et sociales de l’opposition dans les périmètres du quartier général de la Monusco à Kinshasa. Les manifestants devraient déposer un mémorandum à la Mission onusienne, dont l’objet n’a pas été révélé à la presse. Plus d’une dizaine de personnes ont été interpellées.Un dispositif impressionnant de la police a été déployé depuis tôt le matin au centre-ville, surtout dans les périmètres de la galerie présidentielle et de la paroisse sainte Anne, contrôlant ainsi tous les accès vers la Monusco.

« Il y a un dispositif impressionnant des policiers. Même moi, avant d’accéder j’ai été fouillé. Pourquoi est-ce qu’on peut nous fouiller ainsi ! Ça traumatise en quelque sorte la population », a témoigné

Pour sa part, le commissaire de la police ville de Kinshasa, le général Célestin Kanyama, explique que désormais la population devrait s’habituer à une présence renforcée de la police pour assurer la sécurité de la ville.

« De toutes les façons, la police, quand il y a un mouvement suspect, il peut le faire [déployer un dispositif sécuritaire]. Ce qui est vrai est que, la police, comme dans d’autres pays, les mesures sécuritaires doivent être renforcées pour rassurer d’avantage la population», a indiqué le général Célestin Kanyama.

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Modernisation de transport en commun à Kananga

 


IMG_9995Le Gouverneur de Province Alex Kande Mupompa a effectué, ce samedi 1er novembre 2014, une descente dans les installations de la Société Nationale de Chemin de Fer du Congo (SNCC) de Kananga pour réceptionner les trente bus de la société de transport en commun TRANSKOC.

Sur un lot de 30 bus commandés, 16 sont arrivés déjà à Kananga alors les 14 autres sont en route. La caravane de 16 bus a sillonné les artères de la ville. La population en liesse, exultait de joie en voyant ces bus et scandaient des chansons montrant la bravoure du Gouverneur Alex Kande Mupompa et la matérialisation de ses promesses.

Le Gouvernement Provincial Alex Kande avait déjà initié l’année passée le projet de modernisation de transport en commun dans les deux villes de Kananga et de Tshikapa.

Rappelons qu’en juillet 2013, le Gouverneur de Province, Alex Kande avait reçu Madame Xing Wei, Directrice Générale de l’entreprise Sino Hy Trading Co., LTD. Cette dernière était venue étudier ensemble les possibilités d’investir dans le domaine de transport en commun et aussi dans le domaine de l’électricité. Mme Xing Wei avait exprimé la détermination des opérateurs chinois d’accompagner les hommes d’affaires congolais dans la création d’emplois et de richesses, ainsi que dans le transfert de la technologie chinoise.

Au mois d’avril 2014, les experts de la Société Chinoise Sino Hy Traiding Co, chargée d’implanter la société Transkoc à Kananga, étaient également à Kananga pour examiner les possibilités d’aménager le garage et les bureaux de cette société de transport en commun. Trente bus d’origine chinoise et 100 motos tricycles d’origine indienne seront dotés à la ville de Kananga, pour assurer le transport en commun.  

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02 novembre 2014

Nord-Kivu: nouvelle attaque à Beni, 7 morts

statue-de-kabila-en-feuLa population fâchée a fait subir au monument de Kabila le supplice du collier.

 
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Des hommes armés ont abattu sept personnes, dans la nuit de samedi 1er novembre, dans la ville de Beni, située à plus de 350 km au Nord de Goma (Nord-Kivu). La société civile, elle, parle de 14 morts dont deux militaires. C’est aux environs de 19h00 locales que ces assaillants ont fait incursion dans la commune de Rwenzori pour mener leur opération, selon des sources concordantes.

Au quartier Boikene, ces hommes armés ont tiré sur les habitants des cellules de Sobiede et Municipale. A l’arrivée des FARDC,ils se sont enfuis dans la brousse vers Kasinga.
Pour protester contre ces massacres à répétition, la population des quartiers Ngadi et Boikene est descendue ce dimanche matin dans la rue.
Dans leur colère, les manifestants ont d’abord endommagé le monument du chef de l’Etat Joseph Kabila, situé dans le quartier Malepe.
Les manifestants se sont ensuite dirigés vers la mairie de Beni avant d’être dispersés par les policiers et les militaires.
Ce nouveau massacre a été perpétré quelques heures après le départ du chef de l’Etat de la ville de Beni, où il a séjourné pendant quatre jours. Joseph Kabila s’était entretenu avec les forces sociales et politiques de Beni pour mettre fin à l’insécurité qui prévaut depuis plus d’un mois dans ce territoire du Nord-Kivu. Les présumés rebelles ougandais des ADF ont tué plus de 80 personnes en l’espace d’un mois.
Dans son adresse vendredi 31 octobre à la population de Beni, Joseph Kabila a souhaité voir la Monusco renforcer sa présence dans cette zone pour faire face aux problèmes d’insécurité. Le chef de l’Etat a également lancé une mise en garde contre les rebelles ougandais de l’ADF, accusés d’avoir tué environ quatre-vingts personnes en un mois.

Le représentant spécial du secrétaire général des Nations unies en RDC, Martin Kobler, a « accueilli favorablement » la demande du président Joseph Kabila de renforcer la présence des troupes de la Monusco dans le territoire de Béni et les environs (Nord-Kivu).

Dans un communiqué de presse publié vendredi 31 octobre, le patron de la Monusco a assuré que ces renforts «permettront aux FARDC de s’engager plus vigoureusement contre les rebelles de l’ADF».
Depuis un mois, le territoire de Beni fait face à des attaques d’hommes armés dont des présumés rebelles ougandais des ADF. Selon la société civile, plus de 80 civils ont été tues en l’espace d’un mois.
radiookapi.net/Kasai Direct

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01 novembre 2014

Kasaï-Occidental: motion de défiance contre deux ministres provinciaux

assemblée provinciale

Le ministre provincial des Mines du Kasaï-Occidental, Rodolphe Iyolo et celui de la Santé, Nicolas Kanyonga, ont reçu des motions de défiance et ils devront apporter leurs moyens de défense dans 48 heures. Par ailleurs des commissions seront mises en marche pour enquêter sur les dossiers des ministres William Kazumba des Finances et Madeleine Kankolongo de l’Education, Sports et Loisirs.

Les députés ont également recommandé que la ministre provinciale de l’Education soit déchargée du secteur des sports.

«Qu’elle fasse respecter l’édit provincial, interdisant divers frais scolaire ou qu’elle punisse les chefs d’établissements récalcitrants et qu’elle fasse également appliquer la gratuité de l’enseignement primaire», ont recommandé les élus du Kasaï-Occidental.

Il y a une semaine, où le ministre provincial du Kasaï-Occidental, Clovis Isia Isia avait été révoqué par le gouverneur Alex Kande Mupompa.

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RDC : des militaires se livrent au commerce de minerais, selon Global Witness

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Par Jeune Afrique

Des soldats de l'armée du RDC près de Casques bleus à Mavivi, le 22 octobre 2014. © AFP

En marge de la conférence internationale sur les minerais de conflit qui s'ouvre le 3 novembre à Kinshasa, Global Witness a accusé vendredi des militaires congolais de continuer à se livrer au commerce illégal de minerais dans l'est de la RDC.

"Pour arrondir leur maigre solde, des militaires congolais exploitent (…) les mines" dans l'est de la RDC. Dans un communiqué publié le 31 octobre, à 72 heures de l'ouverture à Kinshasa d'une conférence internationale sur les minerais de conflit, l'ONG spécialisée dans la lutte contre le pillage des ressources naturelles pointe certains officiers des Forces armés de la RDC (FARDC).

"Certains membres des FARDC exploitent les ressources minérales, taxent les creuseurs et les négociants, et facilitent la contrebande de minéraux - parfois dans des véhicules officiels de l'armée", souligne Global Witness.

"Des soldats dans l'est du Congo peuvent gagner des milliers de dollars par semaine et par mine en les taxant indûment, précise l'ONG. Et lorsqu'ils sont pris en flagrant délit de commerce de minerais, [ils] sont rarement punis."

"Rompre les liens entre les mines et le conflit"

Le Code minier de 2002, en cours de révision, interdit pourtant aux membres de l'armée de posséder de mines et/ou de se livrer au commerce ou au transport de minerais. Tandis que leur détention illégale est punie par un emprisonnement de deux mois et/ou d'une amende pouvant aller jusqu'à 20000 dollars.

"Les efforts visant à rompre les liens entre les mines et le conflit dans l'est de la RDC sont contrariés par la participation illégale de membres de l'armée congolaise au commerce minier, dénonce Global Witness.

"Le gouvernement congolais doit montrer qu'il désire sérieusement démilitariser le secteur minier. Les efforts pour créer des chaînes d'approvisionnement exemptes de tout lien avec un conflit pourront être réalisés une fois, et une fois seulement, que les membres de l'armée pris en fraude seront sanctionnés de façon appropriée", souligne l'ONG.

Les autres groupes armés locaux et étrangers ne sont pas non plus épargnés. Global Witness estime qu'ils "se disputent [également] les minerais précieux (cassitérite, or...) dont regorge l'est de la RDC, en proie à une instabilité chronique depuis deux décennies".

(Avec AFP)


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Burkina : Blaise Compaoré s'est réfugié à Yamoussoukro, en Côte d'Ivoire

Par Jeune Afrique

 

 

blaise compaoré

Blaise Compaoré a démissionné le 31 octobre. © AFP

Alors que l'armée se divise pour déterminer qui dirigera la transition au Burkina, le chef de l'État démissionnaire et en fuite, Blaise Compaoré s'est réfugié à Yamoussoukro, en Côte d'Ivoire, selon ses proches.

Blaise Compaoré a quitté le palais présidentiel de Kosyam, à Ouagadouou, hier en début d'après-midi, au moment où le communiqué annonçant sa démission était lu à la télévision. Son entourage affirmait alors qu'il partait en direction de Pô, son fief situé dans le sud du pays.

Une source proche du convoi explique que ce dernier n'a jamais atteint Pô par la route nationale. Il a bifurqué dans la brousse juste avant l'arrivée à Nobéré, situé à 45 km de Pô. La foule l'y attendait et les gardes de Compaoré ont préféré éviter l'affrontement.

En contact permanent avec le président ivoirien, Blaise Compaoré et ses accompagnateurs ont attendu dans une zone non-habitée l'hélicoptère envoyé par Alassane Ouattara jusque dans le milieu de l'après-midi.

Réfugié à Yamoussoukro

C'est ensuite à Yamoussoukro que les autorités ivoiriennes ont emmené Blaise Compaoré pour le mettre à l'abri, où il se trouvait ce matin, selon des sources proches de l'ex-président burkinabè.

Le lieutenant-colonel Isaac Zida, qui semble de plus en plus être le nouvel homme fort du Burkina, a également affirmé dans la nuit que l'ancien président en fuite était "en sécurité" et que "son intégrité physique et morale était respectée".

L'épouse de Blaise Compaoré, Chantal, serait déjà depuis plusieurs jours en Côte d'Ivoire, où elle est née.


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