02 décembre 2014

Musellement de la presse : Muyambo qualifie Mende de «fou du roi»

lambertMende

L’ex rebelle RCD et actuel ministre de la Communication et des Médias, Lambert Mende Omalanga, fait montre d’un zèle particulier pour bâillonner la presse. L’ex ministre de Mobutu a décidé de mener une guerre sans merci contre les médias
libres qui contestent la qualité de la gouvernance actuelle. Lui l’ex rebelle, qui passait sur RFI en tant que porteparole du RCD pour justifier sa sale guerre, a été qualifié par le bâtonnier Jean-Claude Muyambo de « fossoyeur de la presse ».
Après avoir fermé une trentaine de journaux et une dizaine des médias au Kivu, tous critiques envers le pouvoir, dont CONGONEWS
dont il est allé jusqu’à sceller les bureaux, le voilà qui vient de fermer la Radio Télé Lubumbashi JUA. Pour fermer les médias, Mende à deux recettes : « non en règles », « incitation au soulèvement ou à la haine » ou encore « ils font passer les messages à l’ennemi ». La vérité est ailleurs : le sort réservé à tous ces médias, d’après Jean-Claude Muyambo, est justifié par
le fait qu’ils ne sont pas de l’obédience de Mende et de son chef (Kabila). Le président de la Scode vient lui aussi de faire les frais de Mende qui a interdit son média après celui-ci ait claqué la porte de la Majorité présidentielle pour basculer
dans l’Opposition.

Muyambo attire l’attention de la communauté internationale et nationale sur les agissements dangereux pour la démocratie de Mende. Pour le bâtonnier, la presse a un rôle important à jouer dans une démocratie, notamment éveiller les consciences. C’est ce que Mende redoute lui qui use et abuse des médias publics et dont l’opinion a fini de se lasser car racontant le plus clair
de son temps des contrevérités. Selon un analyste, « Mende est plus un propagandiste qu’un homme d’Etat ». En agissant ainsi,
Mende veut se rendre indispensable à Joseph Kabila. Pour revenir à la fermeture des radios dans le Kivu, l’ex ministre de solidarité attribue cela à leur position courageuse sur les massacres des civils à Beni.

Ce sont ces radios qui stigmatisaient l’impuissance et la passivité de l’Etat. JClaude Muyambo estime et bien d’observateurs avertis sont d’accord avec lui, que la fermeture de RTL JUA est un règlement des comptes politique parce qu’il s’oppose ouvertement à un 3ème mandat de Joseph Kabila. Populaire au Katanga, Mende l’accusé d’appeler au soulèvement de la population. Que craint finalement Mende lui qui a toujours claironné que son poulain est le plus populaire de la RDC et qui avait gagné « honnêtement » les élections en 2011. De deux choses l’une, selon Muyambo, où l’on est en démocratie où on n’est pas en démocratie. Si c’est la démocratie alors il faut laisser la presse s’exprimer librement au lieu de la poignarder pour des motifs bassement politiques. Tôt ou tard, JUA rouvrira et d’autres médias encore.

Cela ne fait renforcer la justesse du combat pour l’alternance en 2016. « Ils font pire que Mobutu qu’ils ont prétendu combattre » a conclu le bâtonnier qui lion d’être résigné va engager toutes ses forces pour le départ de la bande à Kabila

Posté par lumbamba à 20:34 - - Commentaires [0] - Permalien [#]


Francophonie, Hollande a pesé de tout son poids pour barrer la route au Congo Brazza

sassou nguessou

François Hollande, président français est de ceux qui ont mal digéré la candidature de Denis Sassou, incarnée par le congolais Henri Lopez à la tête de la Francophonie. Pourtant, Henri Lopez figurait parmi les potentiels successeurs d’Adbou Diouf, suite
à sa maitrise de la langue de Voltaire. Sans compter les différentes responsabilités qu’il a jadis occupées au sein de l’Organisation inter nationale de la francophonie (OIF). Sassou tenait à la candidature de son compatriote pour des idées «ma-
chiavéliques» dont partagent ces deux hommes. La carte de Sassou voudrait à ce que Lopez brigue le poste du SG de l’OIF pour
qu’à son tour, il joue le rôle d’interlocuteur entre lui et la communauté internationale. Dans le but de se maintenir
au pouvoir. Le président avait même la bénédiction de ses paires Africains, notamment, Omar Bongo et Joseph Kabila, soupçonnés par la France d’avoir les ambitions communes de réviser leurs différentes Constitutions. Option que Hollande ne devrait
pas admettre. Raison pour laquelle, le président français a fait un grand lobbing pour que la Canadienne Michaêlle Jean succède à Diouf, bien qu’elle ne soit pas Africaine. Déçus, des dirigeants africains avaient souhaité qu’un africain succède à ce poste.
L’implication d’Hollande à la nomination de Michaêlle Jean confirme les hypothèses selon laquelle, le président du parti socialiste Français, Hollande mettre le bâton sous le roux aux dirigeants révisionnistes.

Hollande était claire dans son discours, à l’ouverture du xiv sommet de la francophonie, qui a fermé ses portes le dimanche 30 novembre à Dakar. Il a mit en garde d’autres «Compaoré». Pour lui, la France et l’OIF, soutiendront les peuples qui vont s’opposer à la révision des Constitutions. A Joseph Kabila d’en tirer les conséquences avant qu’il ne soit trop tard avec
l’opportunité que lui offrent les opposants et la communauté internationale de savoir quitter les chose avant qu’elles ne vous quittent. La vague de printempsnoir poursuit son chemin. Aux dirigeants africains de prendre le courage de se décider avant. Bony Yayi du Béni était le premier des dirigeants africains d’avoir affirmé que la Constitution de son pays sera respectée. Faurd Gnassigbé du Togo, l’a aussi affirmé. Des sources diplomatiques affirment que Paul Kagame va aussi se renoncer contre
un troisième mandat. Les projecteurs sont braqués du coté de la Rd-Congo et du Congo en face afin ces dirigeants se prononcent à
ce sujet. Kabila a donc intérêt de se prononcer contre un troisième mandat. Ça sera le seul héritage démocratique qu’il aura légué à la Rd-Congo qui a toujours souffert d’une alternance politique depuis les années 60. Kabila a tout le temps avec lui pour se prononcer. Surtout d’un coté ça grogne au sein de sa famille politique avec le MSR, deuxième parti phare de la majorité qui s’est opposé à la révision. De l’autre coté, les opposants et la société civiles se rangent en ordre de batail si la mouvance présidentielle persistait sur le maintient de Kabila audelà de 2016

Posté par lumbamba à 20:30 - - Commentaires [0] - Permalien [#]

Recensement: un moyen pour prolonger le mandat de Kabila, selon Kamerhe

 

kamehre

Vital Kamerhe, président national de l'Unc ce 21/06/2011 à Kinshasa, lors de la signature de la charte des membres de AVK. Radio Okapi/ Ph. John Bompengo

Le président de l’Union pour la nation congolaise (UNC) a déclaré lundi 1er décembre à Kinshasa que la mise en place de l’Office national de l’identification de la population (ONIP) est destinée à retarder la tenue des prochaines élections et prolonger ainsi le mandat de Joseph Kabila qui doit prendre fin en 2016. L’ONIP est chargé d’effectuer le recensement de la population.

Pour Vital Kamerhe, cet office d’identification de la population n’est qu’une nouvelle trouvaille de la majorité après avoir tenté de passer par le Parlement et un référendum pour réviser la constitution afin de prolonger le mandat de l’actuel président.

« Ils ont créé l’ONIP. Ils disent que c’est pour faire le recensement. Nous avons compris qu’après avoir essayé la première stratégie de faire un forcing à l’Assemblée nationale et au Sénat, ils ont senti que la majorité est fissurée. Ils ont senti que le président du Sénat a haussé le ton. Donc ça ne peut pas passer. Ils ont essayé le référendum. Après avoir visité la province du Bas-Congo, la Province Orientale et le Katanga, ils ont senti que le peuple  est farouchement opposé à toute idée de révision. Là, ils trouvent une recette mais c’est un piège », soutient le président de l’UNC.

« Nous disons que le recensement qu’on est en train de vouloir faire c’est pour retarder tout simplement les élections », ajoute-t-il, réclamant un calendrier électoral « clair ».

« Nous exigeons un calendrier clair qui définit les étapes essentielles de tel sorte que 90 jours avant le 19 décembre 2016 à minuit, date de la fin du deuxième et dernier mandat du président Kabila, nous organisions les élections présidentielle et législatives nationales », réclame-t-il.

Le 21 novembre dernier, lors de la présentation des membres de l’ONIP à Kinshasa, le directeur général de cet office, Adolphe Lumanu, avait expliqué que le recensement de la population ne relevait pas d’un « agenda caché » de la Majorité présidentielle.

L’opposition soupçonne la majorité de vouloir modifier la constitution pour permettre au chef de l’Etat Joseph Kabila de rester au pouvoir après la fin de son deuxième et dernier mandat. L’actuelle constitution limite à deux le nombre de mandats présidentiels en RDC.​

Posté par lumbamba à 09:49 - - Commentaires [0] - Permalien [#]

01 décembre 2014

Les casques bleus de la Monusco, les uniformes de la police politique du ‘’raïs’’ et l’histoire

« Ils nous dominent plus par l’ignorance que par la force » S. BOLIVAR
 
Les bourdes  de la Monusco au Congo-Kinshasa sont en train de la disqualifier comme un partenaire sérieux. Dans un passé récent, ses casques bleus ont violé les fillettes de l’Est de la patrie de Patrice-Emery Lumumba. Certains parmi eux disaient : ‘’No Nkunda, no job’’. Ils étaient donc prêts à coaliser avec ‘’les forces de la mort’’ pour exercer ‘’leur job’’ sur le sol congolais. Et quelle est, à la lecture de l’histoire, la nature de ce ‘’job’’ ? Quelle est sa finalité ? Une relecture de l’histoire du Congo-Kinshasa de ces cinquante dernières années et celle Frantz Fanon peuvent aider dans la recherche des réponses à ces questions.
 
 
Un certain attachement à l’histoire et à la politique du Congo-Kinshasa peut pousser à l’acquisition de certains réflexes. Comme rien n’arrive au hasard en politique, il est toujours souhaitable de creuser un peu plus profondément dans l’histoire du pays de Lumumba pour comprendre certains faits actuels apparemment anodins.  Des analyses ponctuelles peuvent induire en erreur. Elles peuvent arriver à présenter l’ONU comme ‘’un instrument international pour la paix et le respect de l’autodétermination des peuples, des droits fondamentaux et des libertés’’. Cette approche officielle du ‘’machin’’ soulève de plus en plus de doute. Elle est souvent démentie par l’histoire ‘’non-officielle’’. Celle-ci mérite aussi d’être lue. Ce n’est pas celle qui est écrite à partir de Washington, de Paris, de Bruxelles et de Rome. (Un exemple. Une mission de l’ONU est allé, dans un passé récent, dire à Jean-Bertrand Aristid que ‘’la nation indispensable’’ avait décidé qu’il ne pouvait plus être président de l’Haïti.)
Tenez. Il y a quelques jours, des casques bleus ukrainiens de la Monusco sont interpellés à l’Est du Congo-Kinshasa. Il leur est reproché de s’être procuré des uniformes de la police politique du ‘’raïs’’.  Voulant justifier leur forfait,  ils ont dit qu’ils allaient se servir de ces tenues pour la chasse à leur retour dans leur pays, en Ukraine[1]. Cette explication facile devrait être destinée à la consommation des plus naïfs d’entre les Congolais(es). Ce qui vient de se passer à Goma, ce fait apparemment anodin, devrait  pousser les minorités organisées et agissantes congolaises à procéder  régulièrement à une relecture  collective de l’histoire de leur pays et du monde.
Dans un passé assez récent, certains de ces mêmes casques bleus avaient violé nos enfants[2] en les droguant et dit tout bas : ‘’No nkunda no job’’. Pour dire les choses autrement, ils ont eux aussi utilisé, au Congo-Kinshasa, le viol comme ‘’arme de destruction massive des Congolaises’’ et coalisé avec les proxies  des agresseurs du Congo-Kinshasa. Et il est curieux que l’un de leurs  chefs voulant apaiser les inquiétudes des compatriotes à l’Est du pays  puisse leur demander de garder de ‘’faire confiance’’ à la Monusco en évoquant  ‘’sa victoire sur les M23’’ au profit du peuple ! Du bluff !  Le M23 est l’émanation du CNDP de Nkunda. Il serait tentant de dire que pour ces casques bleus, ‘’no M23 et les autres seigneurs de la guerre, no job’’. Il n’est donc pas exclu qu’ils soient en train de s’adonner à ces pratiques avec complicité de la police politique du ‘’raïs’’. Pourquoi ? Ils sont tous au service du ‘’Nouvel Ordre Mondial’’. Et cet ordre mondial opère en entretenant la ‘’stratégie du chaos et du mensonge’’, comme l’indique le dernier livre de Patrick Mbeko et Honoré Ngbanda[3].
Comment, dès lors, les masses congolaises peuvent-elles ‘’faire confiance’’ à ‘’une mission onusienne’’ au service du ‘’Nouvel Ordre Mondial’’[4] ? Pour rappel, tâchons de répondre à la question de savoir quand est-ce que cette ‘’mission’’  est-elle intervenue au Congo-Kinshasa. C’est au moment où la coalition de plusieurs armées africaines liguée autour de Laurent-Désiré Kabila était en train de donner du fil à retordre  aux proxies ougandais et rwandais de cet  ‘’Ordre Mondial’’ anglo-saxon. L’ONU  est intervenue au Congo-Kinshasa en novembre  1999 et le 17 janvier 2001, Laurent-Désiré est assassiné.  Quarante ans un peu plus tôt, l’ONU est au Congo-Kinshasa quand Lumumba est assassiné le 16 janvier 1961. Faut-il vraiment être un grand clerc  pour voir la main des hégémonistes anglo-saxons derrière ces  assassinats ? Cela d’autant plus qu’eux-mêmes reconnaissent,  dans leurs documents déclassifiés, qu’ils ont orchestré l’assassinat de Lumumba et que pour eux Laurent-Désiré Kabila était ‘’un verrou à faire sauter’’ ? En assassinant Lumumba, ils ont voulu torpiller l’indépendance politique du Congo en l’occupant pour quelques décennies ce pays qui avait fait leur puissance militaire et leur pouvoir économique.  La mort de Laurent-Désiré Kabila leur a permis d’avoir un cheval de Troie (de Kagame et James Kabarebe)   en place au Congo-Kinshasa. Faut-il être vraiment un grand clerc pour comprendre que ‘’les chasseurs de matières premières’’ ont décidé d’amputer  le pays de Lumumba de sa partie orientale et cela à n’importe quel prix ? Mufoncol Tshiyoyo[5] esquisse une hypothèse  sur cette question allant dans le sens de ce qui s’est passé au Soudan. Ce faisant, il n’est pas loin de la peur exprimée par Raf Custers de voir l’Ituri, le Nord et le Sud-Kivu et le Katanga passer du statut de la partie du Congo-Kinshasa protégée par ‘’la communauté occidentale’’ à celui du ‘’protectorat’’ de la même communauté, avec Washington en tête[6].
Le mode opératoire facilitant ce passage est ‘’la guerre perpétuelle’’. Coopérer avec ‘’les forces de la mort’’ en les habillant avec l’uniforme de ceux en qui les masses populaires  sont censées avoir confiance participe de ce mode opératoire.
‘’La communauté occidentale, avec Washington en tête’’ est comme un pitbull : elle ne se débarrasse pas à moindres frais d’une proie dans laquelle elle a enfoncé  ses crocs.  Elle avait promis de détruire l’Irak afin de le remettre à l’âge de la pierre. Elle y était et y est revenue. Elle avait décidé d’en finir avec la Syrie de Bashar Al-assad. Elle y est revenue quelque temps après la résistance qui lui avait été opposée au Conseil de sécurité par la Chine et la Russie.
Sa grande force en Afrique, c’est d’avoir  décervelé un bon groupe d’Africains en en faisant ses ‘’nègres de service’’. Elle est encore applaudie par des masses non-averties. La résistance des masses congolaises à l’Est du pays lui cause quelques difficultés. Elle procède comme ‘’la souris’’. Elle remet des ‘’prix’’  à certains fils  du Congo-Kinshasa en poursuivant son objectif majeur : faire main basse sur ‘’le Congo Utile’’. Comme ‘’la souris’’, ‘’udi usuma wela mupuya’’ (Elle souffle un peu d’air là elle mord.) Elle diversifie des tactiques sans renoncer à son objectif majeur. Et elle utilise l’ONU et ses slogans dans cette ‘’guerre perpétuelle’’.
Les confidences de certaines filles et fils du Congo ayant travaillé dans cette machine  confirment ce que nous écrivons. Ces filles et fils du Congo disent que Frantz Fanon quand il écrit : « Il n’est pas vrai de dire que l’ONU échoue parce que les causes sont difficiles. En réalité, l’ONU est la carte juridique qu’utilisent les intérêts impérialistes quand la carte de la force brute échoue. Les partages, les commissions mixtes contrôlées, les mises sous tutelle sont des moyens légaux internationaux de torturer, de briser la volonté d’indépendance des peuples, de cultiver l’anarchie, le banditisme et la misère. »[7]
Le Congo-Kinshasa  mis sous la tutelle de l’ONU fait actuellement face aux efforts déployés par ‘’la communauté occidentale’’ de briser la volonté de ses dignes filles et fils de le transformer en un pays véritablement indépendant et souverain. Et ces efforts sont combattus par une certaine opposition ignorante et/ou complice du jeu de l’ONU. Celle-ci ne jure plus que par ‘’le vrai président’’ du Congo-Kinshasa, Martin  Kobler. Ayant signé des arrêts de la mort du Congo-Kinshasa à travers le programme ‘’Tomikotisa’’, elle vante ‘’sa congolité’’ comme ‘’carte de mérite civique’’  en faisant comme si elle n’avait pas, à partir de ce programme, signer la vente de la patrie de Lumumba au 1% de personnalités de mentalité ‘’internationaliste’’ ; c’est-à-dire des agents  engageant le monde sur ‘’la route vers le nouveau désordre mondial’’. Cette portion de l’opposition congolaise doit être mise à nu et défaite dans sa folie. Il y va du devenir collectif de tout un peuple. 
Les Congolais(es) doivent ouvrir l’œil et le bon  pour internationaliser leur résistance. Les inégalités au pays de l’Oncle Sam sont en train de remettre en question ‘’le rêve américain’’. En dehors de Ferguson[8] où la discrimination raciale est en train de rendre la justice impuissante, plus de trente Etats fédérés US font face à l’inefficacité du marché autorégulé et aux limites de la politique de ‘’l’égalité des chances’’. Un pourcentage élevé d’américains se réalise que la politique économique du pays est  au service de  ‘’ceux d’en haut’’. L’Oncle Sam n’est plus en mesure de donner des leçons de démocratie et de liberté ; il est sous les feux de ses citoyens : les voitures, les immeubles, les magasins brûlent pendant que des enfants noirs sont tués par la police blanche. Il perd de plus en plus ‘’la boussole éthique’’. Il paie le prix[9] fort de l’inégalité et  ne devrait  plus une référence pour le devenir collectif du monde. Les Congolais(es) doivent diversifier leur coopération (avec des partenaires extérieurs) dans un monde en train de devenir pluripolaire s’ils (elles) veulent participer comme acteurs (ou actrices) à son édification.
 
Mbelu Babanya Kabudi


[3] Un autre livre abonde dans le même sens. Il s’agit de M. COLLON et G. LALIEU, La stratégie du chaos. Impérialisme et islam. Entretiens avec Mohamed Hassan, Bruxelles, Investig’Action, 2011. Ce livre a l’avantage de nous présenter quelques exemples contemporains réussis de résistance contre l’ordre impérial.
[4] Toutes ces questions sont difficiles à comprendre. Elles exigent beaucoup de temps d’étude et de recherche. Ceux et celles d’entre nous qui voudraient en savoir plus peuvent lire (entre autres)  P. et D. DE VILLEMAREST, Faits et chroniques interdits au public. Tome II. Les secrets de Bilderberg, Paris, Aquilion, 2004, 172 p.
[6] R. CUSTERS, Chasseurs de matières premières, Bruxelles, Investig’Action, 2013, p. 2013.
[7] F. FANON, Œuvres, Paris, La Découverte, 2011, p. 875.
[9] Pour approfondir la question, il est bon de lire J. STIGLITZ, Le prix de l’inégalité, Paris, Les Liens qui libèrent, 2012.

Posté par lumbamba à 19:22 - - Commentaires [0] - Permalien [#]

XVe sommet de la Francophonie : La limitation des mandats rappelée aux présidents africains par la France

sommet francophonie

Fâché, Denis Sassou Nguesso quitte précipitamment Dakar.
Plusieurs points ont été abordés au cours du XVe sommet de la francophonie tenu à Dakar, la capitale Sénégalais, du 29 au 30 novembre 2014. Déjà, à la cérémonie d’ouverture, samedi dernier dans les discours prononcés par une quinzaine de Chefs d’Etats, le ton était déjà donné.
Deux figures emblématiques de cette grande rencontre, le Président français François Hollande et le Secrétaire Général sortant de l’organisation internationale de la Francophonie (O.I.F), Abdou Diouf sont revenus plus d’une fois dans leurs déclarations sur le nécessaire strict des constitutions et l’importance de ne pas s’éterniser au pouvoir. Après trois mandats passés à la tête de l’O.I.F comme Secrétaire Général, le Sénégalais Abdou Diouf s’est refusé de briguer un nouveau mandat, donnant ainsi l’exemple.
L’importance donne prise en compte, une vingtaine de chefs d’Etat ont participé à sommet, se refusant de la sorte de snober la rencontre de Dakar.
Au passage, les Chefs d’Etats concernés par la limite constitutionnelle du nombre de mandats sont les présidents Congolais Denis Sassou Nguesso (Brazzaville) ; son homologue kinois Joseph Kabila, (Président en exercice sortant de la francophonie) ; le beninois Boni Yayi, il a déjà fait savoir qu’il quitterait le pouvoir au terme de son mandat, le burundais Pierre Nkurunziza ; son voisin du Rwanda Paul Kagame, représenté au sommet par son ministre des affaires étrangères Louise Mushikiwabo. Le Président rwandais entretient des rapports ambigus avec la francophonie.
On peut insérer sur cette liste le nom du président Faure Gnassingbe du Togo dont la société civile réclame la révision constitutionnelle pour limiter le nombre de mandats. Ce dernier ne vaut rien entendre promettant de respecter strictement la constitution.
Le sommet de Dakar ne s’est pas limité à la question de l’heure qui préoccupe les chefs d’Etat concernés. Terrorisme, conflits locaux, changements climatiques, fièvre Ebola et tant d’autres, sont des sujets qui ont été mis sur la table de discussion.
Dans son discours d’Adieu et d’au revoir, le Secrétaire Général sortant de l’OIF Abdou Diouf a stigmatisé l’immobilisme, l’égoïsme et la défense des intérêts particuliers qui caractérisent nombre de Chefs d’Etat africain.
Le Président français François Hollande n’a pas changé d’avis en mettant de nouveau en garde les Chefs d’Etat africains qui tenteraient désespérément de modifier la Constitution aux fins de se maintenir au pouvoir. Ils auront le peuple derrière le dos. Le Burkina Faso devant servir d’exemple. Le nouveau Président burkinabé Michel Kafando était lui aussi présent à Dakar.
Le Ministre Congolais des affaires étrangères Raymond Tshibanda qui venait de participer à la Conférence ministérielle de la francophonie a été reçu le jeudi 27 novembre par le Président Sénégalais Macky Sall. Il a déclaré que la RDC était fière de passer le flambeau au Sénégal. Joseph Kabila et Maman Olive Lembe sont arrivés à Dakar vendredi dans la soirée.
Denis Sassou Nguesso quitte Dakar très fâché
Avant l’élection du nouveau secrétaire général de l’OIF, le président français François Hollande a déclaré que l’organisation n’appuiera pas le dossier d’un candidat dont le pays s’engage dans la logique de la révision constitutionnelle pour le maintien au pouvoir du président hors mandat.
Or, Henry Lopes du Congo-Brazza pour qui Sassou avait personnellement battu campagne pour son élection au poste de l’OIF, était parmi les plus favoris.
Ainsi, après le vote, Michaëlle Jean du Canada a été élue SG. Cela n’a pas plu à Denis Sassou Nguesso qui a pris son avion avant même la clôture de ce sommet, une manière pour lui de manifester son mécontentement.
Par G.O.

Posté par lumbamba à 11:39 - - Commentaires [0] - Permalien [#]


La RDC a 15 années de retard dans la lutte contre le Sida, selon MSF

 
Dépistage volontaire des prisonniers de la prison centrale de Makala par l’Onusida le 29/05/2014 à Kinshasa, lors de la célébration de la journée internationale des casques bleus. Radio Okapi/Ph. John BompengoDépistage volontaire des prisonniers de la prison centrale de Makala par l’Onusida le 29/05/2014 à Kinshasa, lors de la célébration de la journée internationale des casques bleus. Radio Okapi/Ph. John Bompengo

Dans un communiqué publié à l’occasion de la journée mondiale du Sida célébrée le 1er décembre de chaque année, Médecins sans frontières (MSF) indique que la République Démocratique du Congo accuse 15 années de retard dans la lutte contre le Sida. «Alors que les financements ne cessent de diminuer, plus de 80% des 440 000 personnes vivant avec le VIH/Sida en RDC sont toujours en attente du traitement qui pourrait leur sauver la vie», explique l’ONG dans ce communiqué intitulé «Journée Mondiale du Sida : Pas de fête pour la République Démocratique du Congo».

Pour MSF, l’une des raisons expliquant le retard de la RDC dans la lutte contre le sida est que 38% du financement des soins est supporté par les patients.

Malgré la gratuité des médicaments antirétroviraux, fat remarquer l’ONG, le malade paie 3 dollars américains pour l’ouverture d’un dossier, 6 dollars pour une consultation médicale, 5 dollars pour les examens CD4 et 10 dollars pour le dosage de la charge virale.

Même le dépistage, qui devait être gratuit, est également conditionné à des tests préliminaires payants.

A en croire MSF, cette barrière financière empêche les personnes de se faire tester et de demander un traitement.

Pour rattraper le retard dans la lutte contre le Sida, Médecins sans frontières demande au gouvernement congolais d’assurer l’accès gratuit à la prévention et à la prise en charge des personnes vivant avec le VIH/Sida, d’augmenter les moyens budgétaires alloués à la lutte contre cette maladie et d’assurer le décaissement complet des fonds pour des activités directement bénéfiques pour les patients.

En outre, MSF appelle toutes les parties prenantes, en premier lieu le Gouvernement, à reconnaître l’urgence de la lutte. L’ONG dénonce les promesses oubliées et les engagements non tenus.

Elle appelle à une mobilisation de tous les acteurs, non seulement à hauteur de leurs engagements, mais surtout selon les besoins réels exprimés sur le terrain.

« Mettre fin au Sida est possible »

A l’occasion de la célébration de cette journée mondiale du Sida, le Représentant spécial du secrétaire général de l’Onu en RDC, Martin Kobler, a estimé que mettre fin au Sida était possible. Il a plaidé pour la réduction de l’écart entre les malades qui ont accès au traitement et ceux qui n’y ont pas accès.

« Mettre fin à l’épidémie du Sida est possible. Mais seulement en réduisant l’écart entre les personnes qui ont accès aux services de la prévention du VIH, du traitement, des soins et de soutien et ceux qui sont laissés derrière. En fermant l’écart de dépistage du VIH, les centaines de milliers de Congolais qui ignorent leur séropositivité, peuvent commencer à obtenir de l’aide. En fermant l’écart de traitement, les 440 000 congolais vivant avec le VIH auront accès à la médecine de sauvetage. En fermant l’écart dans l’accès aux médicaments pour les enfants, les 66 000 enfants congolais vivant avec le VIH pourront accéder au traitement », indique-t-il dans une déclaration radiodiffusée.

Martin Kobler affirme que la RDC a démontré avec Ebola « qu’elle avait toutes les capacités pour contrôler, maîtriser et éradiquer une épidémie désastreuse ».

« Faites le test VIH, informer vos amis et votre famille, protégez-vous lors de vos relations sexuelles, engagez-vous auprès des associations de soutien aux personnes infectées. Ensemble, nous pouvons mettre fin au Sida », exhorte-t-il

radiookapi.net

Posté par lumbamba à 11:32 - - Commentaires [0] - Permalien [#]

27 novembre 2014

RDC : des casques bleus ukrainiens interpellés à Goma avec des tenues de l’armée congolaise

casques bleus1

L’information a fait le buzz mercredi sur les réseaux sociaux. Des soldats de la paix de la Mission de l’ONU pour la stabilisation en RDC (Monusco), photographiés en compagnie d’un Congolais en treillis, étaient accusés de trafic des uniformes de l’armée congolaise. Le porte-parole militaire de la Monusco, le lieutenant-colonel Prosper Félix Basse nie toute implication de la Mission dans un quelconque trafic de ce genre. Il affirme cependant que l’officier ukrainien incriminé a reconnu avoir cherché à acheter six uniformes de la garde républicaine congolaise. Le lieutenant-colonel Prosper Félix Basse raconte : Veuillez lire la suite sur www.kasaidirect.com ou cliquez tout simplement sur le link à droite "Kasai Direct".

Lumbamba Kanyiki

Posté par lumbamba à 11:23 - - Commentaires [0] - Permalien [#]

26 novembre 2014

Congo-Kinshasa : le 26 novembre décrété Journée Nationale du Souvenir !

« Un peuple sans mémoire ne peut pas être un peuple libre » D. MITTERRAND
 
Des Forces Politiques et Sociales pour l’Unités d’Actions au Congo-Kinshasa viennent de décréter  le 26 novembre Journée Nationale du Souvenir. Elles viennent de poser ‘’un geste fort’’ pouvant être mis à leur crédit. Il était temps que les millions de morts du Congo-Kinshasa aient ‘’officiellement’’ une journée qui leur soit consacrée. Veuillez lire la suite sur wwww.kasaidirect.com (link "Kasai Direct" à votre droite).
Lumbamba Kanyiki
 

Posté par lumbamba à 19:17 - - Commentaires [0] - Permalien [#]

23 novembre 2014

La concertation des ONGs de Bonne gouvernance condamne la suspension de la Radio Télévision Lubumbashi Jua par Lambert Mende

La concertation des ONGs de Bonne gouvernance condamne la suspension de la Radio Télévision Lubumbashi Jua par Lambert Mende

La plateforme Concertation des ONGs de bonne gouvernance a publié le 21 novembre dernier un communiqué dans lequel elle condamne la suspension de la Radio Télévision Lubumbashi Jua (RTLJ) par le ministre congolais de l’information et presse Lambert Mende.  La RTLJ appartient à Jean-Claude Muyambo qui s’est retiré dernièrement de la majorité présidentielle de Kabila.  La Concertation des ONGs de bonne gouvernance  recommande au Conseil Supérieur de l’Audio Visuel et de la Communication (CSAC) de saisir les instances judiciaires et le parlement pour obtenir l’interpellation du ministre concerné pour  violation des droits à l’information et ses interférences dans le domaine où ses prérogatives sont limitées. Elle recommande aussi à la RTLJ de saisir les instances judiciaires pour obtenir l’annulation de l’arrêté ministériel suspendant sa chaîne d’informations . A lire sur www.kasaidirect.com

Posté par lumbamba à 14:48 - - Commentaires [1] - Permalien [#]

21 novembre 2014

UDPS: François Mpuila s’est discrédité

mpuila entre Félix et Etienne Tshisekedi

Tout doucement mais sûrement, les déclarations tombent en provenance des diverses Fédérations de l’UDPS de par le monde  pour démentir les déclarations  de la “base du parti” désavouant le Secrétaire Général et le Secrétaire National aux Relations Extérieures. Nous sommes désormais en droit d’affirmer que ce document est un faux. A lire sur www.kasidirect.com

Lumbamba Kanyiki

Posté par lumbamba à 01:19 - - Commentaires [2] - Permalien [#]