30 octobre 2014

Burkina Faso: tension palpable à Ouagadougou avant un vote crucial

manifestants burkina faso

Des manifestants à Ouagadougou mercredi 29 octobre 2014, contre la révision constitutionnelle qui permettrait à Blaise Compaoré de rester au pouvoir.REUTERS/Joe Penney

Ce jeudi matin 30 octobre, les députés burkinabès vont examiner le projet de loi portant sur la révision de la Constitution. La majorité présidentielle souhaite une modification de l’article 37 afin d’ouvrir la voie à une nouvelle candidature du président Blaise Compaoré après 2015, contre l’avis de l’opposition. Si le projet de loi est adopté à la majorité simple, la question sera soumise à un référendum, mais si le « oui » l’emporte à la majorité qualifiée des trois-quarts, la Constitution sera modifiée directement par les parlementaires. Comme depuis une semaine, la tension était encore vive durant la nuit de mercredi à jeudi à Ouagadougou.

A la veille d'un vote crucial pour le pays, la tension restait vive à Ouagadougou. A l’appel des partis politiques de l’opposition et des organisations de la société civile, de nombreux jeunes déterminés ont tenté de franchir les barrages afin de passer la nuit devant le Parlement ou dans des espaces publics, comme la place de la Nation ou le rond-point des Nations unies, avant d’être dispersés par la police à coups de gaz lacrymogène. Armes en bandoulière, bérets rouges vissés sur la tête, les soldats et les manifestants se sont regardés en chiens de faïence.

L'objectif des jeunes, après la forte mobilisation de mardi et la grève générale de mercredi, était d'exprimer leur refus de voir révisée la Constitution, qui permettrait à Blaise Compaoré, déjà président depuis 27 ans, de se maintenir au pouvoir.

Accès restreints à l'hémicycle

« Pas d’exception, personne ne passe ici ! Devant, il y a déjà le feu, tout est bouclé ici, faites demi-tour ! », nous lance un manifestant à qui nous voulions négocier un passage.
« Ils nous ont chassés du rond-point des Nations unies, mais ce jeudi nous seront tous à l’Assemblée », crie un jeune manifestant.

Face à la détermination des jeunes manifestants à s’opposer au projet de révision constitutionnelle, le gouvernement a durci le ton. L’accès à l’hémicycle sera filtré ce jeudi. En plus d’un laissez-passer délivré par le service d’information du gouvernement, un bus sera mis à la disposition des journalistes pour rallier le ministère de la Communication et l’Assemblée, distants seulement de quelques dizaines de mètres.

Des députés CDP ont évoqué des menaces

Tous les députés de la majorité étaient logés dans un hôtel du centre-ville pour mieux se soustraire à la pression de la rue.

L’hôtel Indépendance, en plein centre de Ouagadougou, avait de curieux airs de camp retranché, mercredi soir. Mitoyen de l’Assemblée nationale et muni d'un passage dérobé, l'hôtel comptait une centaine de ses chambres réservées pour les députés de la majorité afin de faciliter leur déplacement jusqu’au Parlement ce jeudi matin.

Cette astuce doit permettre aux élus du CDP et des partis alliés d’éviter de traverser une ville quadrillée par les forces de l’ordre qui ont veillé toute la nuit face aux opposants.

Les députés de l’alliance CDP ADF/RDA étaient peu loquaces au sortir d’une réunion nocturne qui a commencé vers 21 heures, pour se conclure une heure plus tard dans une salle de l’hôtel. Aucun n’a accepté de s’exprimer devant les journalistes présents, s’éparpillant rapidement dans les couloirs à la vue d’un micro ou d’un stylo. Les plus accessibles ont juste évoqué anonymement les menaces dont ils disent faire l’objet de la part des opposants s’ils votaient en faveur d’une révision de la Constitution ce jeudi.

« Nous souhaitons que le peuple nous départage »

Pour Fatou Diendéré, députée depuis 1997 et secrétaire nationale chargée des femmes au sein du CDP, les parlementaires de la majorité ont le devoir de soutenir le camp avec lequel ils ont été élus : « Aux élections municipales, nous avons 11 arrondissements sur 12, ce qui veut dire que Ouagadougou est sous la bannière du CDP. Nous allons jouer notre rôle. Celui des députés, c’est de voter des lois, nous pensons qu’à l’unisson nous allons voter cette loi. »

Pour la députée, il s'agit surtout de laisser le peuple s'exprimer : «  Actuellement, deux camps se disputent et chacun parle au nom du peuple. Nous souhaitons que ce dernier nous départage. Nous pensons que si l'on peut donner l’occasion au peuple de penser, on saura de quel côté il va se placer. Si les députés de la majorité donnent un vote approbatif aux trois-quarts des suffrages exprimés, nous allons appliquer la loi. »

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Motion Kitebi : guerre ouverte entre Aubin Minaku et Samy Badibanga

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(KINSHASA)- La motion de défiance contre Patrice Kitebi n’est pas en mesure d’être traitée par la plénière, c’est la phrase du président de l’assemblée nationale qui a suscité la colère du président du groupe
Udps et alliés. Le speaker de l’assemblée nationale rendait compte à la plénière mercredi que la question a été examinée à la conférence des présidents. Selon lui, il n’y a pas moyen d’examiner la question
au regard de l’évolution du dossier. ‘‘La motion de défiance contre le ministre délégué aux finances n’est pas à l’état d’être traitée par la plénière parce qu’elle a été examinée à la conférence des présidents
aujourd’hui. Voilà la conclusion qui en résulte et le bureau va s’évertuer à recevoir, au cours de la journée de ce jeudi, les présidents des groupes parlementaires pour leur donner des détails.  A leur tour, ils pourraient, dans le cadre de leurs prérogatives, tenir informer chaque député de ce dossier qui, pour le moment, n’est pas en état d’être traitée par la plénière’’, a précisé Minaku. Cela sous-entend clairement que quelques députés ont retiré leurs signatures, a déploré Franck Diongo, un opposant radical. Aussitôt la nouvelle annoncée, le président du groupe Udps et alliés, Samy Badibanga a réuni les signataires. Sur place, 13 autres élus se sont ajoutés sur la liste. ‘‘S’il y a des gens qui ont retiré leurs signatures mais nous, nous avons d’autres députés nationaux de l’opposition qui ont décidé d’ajouter des signatures sur la motion contre Kitebi.  Donc, nous avons une liste complémentaire des signatures’’, a assuré Samy Badibanga.

Le meilleur élu Udps à Kinshasa  a indiqué que la liste des nouveaux signataires a été déjà déposée ce même mercredi au cabinet du président de l’assemblée nationale. Les nouveaux signataires, a-t-on appris, sont pour la plupart, des élus Mlc que Fidèle Babala aurait convaincu de signer le document. Les initiateurs de la motion se sont plaints de l’attitude du président de l’assemblée nationale qu’ils accusent de vouloir étouffer la motion et de violer la procédure en la matière. Le président du Mpcr, Jean Claude Vuemba s’est dit choquer de voir le président de l’assemblée nationale violer au grand jour le règlement intérieur. ‘‘Nous ne sommes pas ici pour blaguer. Ce sont des deniers publics qui sont dilapidés. Si ça continue comme ça, nous allons initier une motion de défiance contre le président de l’assemblée nationale lui-même’’, a menacé Vuemba. Les opposants réclament du bureau de l’assemblée nationale le traitement impartial du dossier Kitebi au risque de saper  l’image du temple de la démocratie congolaise. ‘‘A partir du moment où le bureau a autorisé le retrait de signature, il doit traiter de manière égale tout le monde. Donc, nous en avons aussi rajouté d’autres’’, a conclu Samy Badibnga. Le camp des signataires promet d’aller avec ce dossier jusqu’au bout.

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29 octobre 2014

Kabila, cartes sur table

KABILA, A FRANCOIS SOUDAN EN 2007: « Mais Joseph Kabila n’est pas comme les autres. J’ai donné ma parole d’honneur en promulguant cette Constitution, je n’y toucherai donc pas. Le pouvoir use. Il faut savoir s’arrêter » / JEUNE AFRIQUE, FRANCOIS SOUDAN

kabila constiution


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Washington préoccupé par la situation au Burkina Faso

Par RFI

manifestation au burkina faso

Des manifestants opposés à la modification de la Constitution, sur la place de la Nation, à Ouagadougou, le mardi 28 octobre 2014.REUTERS/Joe Penney

Dans un communiqué du département d'Etat publié ce mardi 28 octobre dans la soirée, Washington s'inquiète non seulement du tour que peuvent prendre les manifestations au Burkina Faso, mais aussi du changement de Constitution que le gouvernement a mise sur les rails, et qui arrive devant le Parlement ce mercredi.

Avec notre correspondante à Washington,Anne-Marie Capomaccio

Sur le changement de Constitution en cours au Burkina, le communiqué de la porte-parole de John Kerry exprime sa « préoccupation pour ce qui concerne l’esprit et l’intention du projet de loi, qui vise à amender la Constitution, afin de permettre au chef d’Etat actuel de briguer un nouveau mandat de cinq ans ». Le président Blaise Compaoré n’est pas cité.

Cette communication est dans l’esprit des interventions de Barack Obama pendant le sommet Etats-Unis Afrique du mois d’août dernier. L’Amérique, avait expliqué le président, ne soutiendra pas le maintien au pouvoir des chefs d’Etat africains, quelles que soient leurs performances, quelle que soit leur réussite, et la stabilité des Etats en question.

Le communiqué du département d’Etat souligne le fait que « les limites constitutionnelles, et les élections, sont des mécanismes irremplaçables pour assurer des transferts de pouvoir pacifiques et démocratiques, afin de donner aux générations montantes, la possibilité de faire leurs preuves.» Dans ce communiqué, la porte-parole de John Kerry demande enfin instamment aux forces de sécurité burkinabè, de procéder sans violence, alors que le climat est volatile dans le pays.

 

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28 octobre 2014

BLAISE COMPAORE SURNOMME “EBOLA” PAR LES MANIFESTANTS CONTRE LA MODIFICATION DE LA CONSTITUTION

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Une grande manifestation nationale de l’opposition a lieu mardi 28 octobre 2014 dans tout le Burkina-Faso mais aussi au sein de la Diaspora, pour dénoncer une prochaine révision constitutionnelle permettant à Blaise Compaoré de rempiler pour un 3e mandat après 27 années passées au pouvoir. La manif de ce mardi qui rassemblent des centaines de milliers de jeunes Burkinabé revolté accomgagnés de femmes et personnes plus agées, donne lieu à quelques échauffourées. Les monuments et statues de Compaoré commencent aussi à tomber. Sur l’image ici, le monument Blaise Compaoré et Kadhafi sur la route de Banfora, démonté par les manifestants (Liman Serge)

Les manifestants détruisent les statues et monuments à la gloire de Compaoré

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Source: Kinshasa makambo

 

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Le Dr Mukwege aux tenants de la révision constitutionnelle : “Vous êtes une menace pour la République”

Dr-Denis-Mukwege

L’homme est une célébrité nationale. Gynécologue de talent, il répare depuis une quinzaine d’années
les femmes violées dans son hôpital de Panzi, au Kivu. Dr Mukwege, puisque c’est de lui qu’il s’agit,
était la semaine dernière à l’Hôtel de Ville de Bruxelles où il a reçu le Prix de la Solidarité avant le
déplacement  en  novembre  à  Strasbourg  où  le  Parlement  européen  lui  remettra  le  Prix  Sakharov.
Témoin privilégié des  drames multiples que le peuple congolais vit au quotidien, Denis  Mukwege a
choisi la tribune de Bruxelles pour tirer une véritable sonnette d’alarme. Celle-ci concerne les menaces
qui  risquent  de  plomber  l’avenir  de  la  nation  et  qui  semblent  banalisées  par  ceux  qui  profitent  du
système politique en place dans le pays.

Le discours a le mérite de la clarté car le célèbre médecin appelle chaque chat par son véritable nom.
Habitué à vivre au cœur de la misère populaire, à côtoyer quotidiennement les plaies les plus immondes
de  l‟humanité,  Denis  Mukwege  regarde  les  responsables  politiques  congolais  dans  les  yeux  et  leur
rappelle la réalité que vit le Congo profond, une réalité qu‟ils refusent parfois de voir alors qu‟elle est
très éloignée de la vie que mènent les privilégiés du régime.

Pour que son discours soit bien compris, il prend l‟exemple des médecins, ces hommes dévoués qui
travaillent dans des mouroirs chez nous, pour dire à l‟intention de tous ceux qui négligent  le bien-être
collectif que  la noblesse d‟un métier « ne consiste pas dans l‟accumulation de biens matériels, mais
plutôt dans l‟abnégation, le don de soi, bref dans la solidarité ».  Le mot est lâché : SOLIDARITE.
Celle-ci  est  avant  tout  exigence,  parce  qu‟elle  requiert  quelques  qualités  essentielles,  notamment
l‟amour du prochain et l‟amour de sa patrie. Sur ces deux points, Denis Mukwege a manifestement des
doutes, d‟autant plus qu‟il vit dans un pays où la population a peur, particulièrement à l‟Est.

Pour évacuer ces doutes, il s‟imagine dans un bloc opératoire avec, sur la table d‟opération, le corps
d‟un grand malade :  la  République Démocratique du Congo, son propre pays.  Avec la précision du
spécialiste,  il  détecte  les  maux  qui  rongent  le  malade  :  la  protection  des  intérêts  privés  bassement
matériels  au  détriment  de  l‟intérêt  collectif,  l‟absence  d‟esprit  de  responsabilité,  la  privatisation  des
richesses nationales par une poignée de privilégiés etc.

A la suite d‟une telle litanie de maux, il n‟y a plus qu‟une chose à faire  et Denis Mukwege le fait en
invitant  les  dirigeants  du  pays  à  s‟asseoir  confortablement  dans  un  fauteuil  pour  visionner  avec
attention les images volées d‟un cinéaste amateur et qui montrent le défilé des dizaines de millions de
Congolais « qui pataugent dans la misère, la boue et le sang ». Des images confirmées par des cinéastes
professionnels  dont  les  films  sur  les  mêmes  sujets  ont  déjà  fait  le  tour  du  monde.  L‟objectif,
aujourd‟hui, est de désenvoûter ceux qui regardent sans voir, de les exorciser pour qu‟ils redeviennent
des  humains  à  part  entière  et  participent  à  l‟œuvre  de  réhabilitation  de  l‟homme  congolais,  de  son
environnement et du pays que Dieu lui a donné.

L‟homme qui a sonné l‟alerte à Bruxelles vit dans le Congo profond, là où on blesse, on tue et on viole
chaque  jour.  La  réalité  qu‟il  expose  interpelle  tout  esprit  lucide.  Refuser  de  la  voir  pousserait  tout
observateur neutre à s‟interroger sur les liens qui unissent chacun de nous à la nation congolaise. Parce
que tout Congolais digne de ce nom a un cœur et une âme. Il est sensible à la misère collective que les
dirigeants ont mission de combattre et de réparer.

Cinquante-quatre ans après l‟indépendance, le Congolais vit dans une contradiction historique. Lui qui
devait « redresser son front longtemps courbé », se trouve obligé de raser les murs. Conscient de la
situation, le Dr Mukwege évoque sa honte, une grande honte :  « Nous sommes devenus la risée du monde ». Mais sans se laisser aller au découragement, il exhorte les Congolais « à montrer au monde ce
que nous avons hérité de nos ancêtres, à savoir une âme de dignité, de solidarité, et d‟hospitalité ».

Le constat est terrible. Il est en même temps inquiétant et interpellateur. Car par des mots bien choisis,
le  médecin  a  décidé  de  toucher  toutes  les  âmes  congolaises  dans  la  perspective  d‟un  putsch
constitutionnel dont il évalue déjà les dégâts pour la République. Ici, il décide de ne point porter des
gants car il faut parer au plus pressé. « Vous menacez la cohésion nationale », dit-il aux révisionnistes,
ces privilégiés du système qui passent leur temps à s‟installer et installer.

Face  à  un  tableau  qui  peut  pousser  au  désespoir,  Denis  Mukwege  se  rappelle  que  les  hommes,  y
compris les plus mauvais, peuvent renaître. Il tente alors de croire que les révisionnistes ont encore une
conscience patriotique et de l‟amour pour leur patrie, « tant meurtrie par des guerres successives depuis
plus de vingt ans ». Sur cette base, il leur avoue ses craintes : « un nouveau changement constitutionnel
avant les élections risque de mettre en péril la cohésion nationale. Après plus de 5 millions de morts et
cinq cents mille femmes violées, ne prenez pas les risques historiques de rallonger cette liste macabre ».
Le message est donné, mais sera-t-il entendu.

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Nord-Kivu : Avocat du feu chauffeur de Mamadou Ndala en difficulté

Le gouvernement de la RDC appelé à protéger cet homme de droit et sa famille en danger à Beni.

justice

Dans un communiqué, l’Association Africaine de Défense des Droits de l’Homme(ASADHO) se dit préoccupée par les menaces de mort et intimidations de tout genre dont est victime Maître Tshisambu Ntumba, avocat du sergent-major Arsène Ndabu Ndongala, chauffeur du défunt général Mamadou Ndala, du lieutenant-colonel Tito Bizuri , ancien commandant de la ville de Beni, et du capitaine Amani.

C’est le sergent-major Arsène Ndabu Ndongala, qui conduisait la jeep de l’officier au moment de l’embuscade dans laquelle le général Ndala avait perdu la vie en date du 2 janvier 2014, à la hauteur de la localité de Ngadi, à environs 10 Km de la ville de Beni.

Un des témoins clés

En cette qualité, Ngabu a été un des témoins clés de ce qui était arrivé au général Ndala.
Lors de l’ouverture du procès relatif au dossier du Général Mamadou Ndala inscrit sous RMP 0385/BBM/014 et RP015/014 opposant l’Auditeur Militaire Supérieur près la Cour Militaire Opérationnelle du Nord-Kivu et la partie civile Madame Bijoux Ndala au lieutenant-colonel Bizuri et consorts, en date 1 octobre 2014, le sergent-major Ndabu Ndongala qui comparaissait comme un des prévenus a été entendu longuement par la Cour Militaire.
Le jeudi 2 octobre, soit au lendemain de sa déposition, le prévenu Ndabu Ndongala est mort dans un centre de santé de Beni, dans des circonstances non encore élucidées. Le certificat de décès établi par l’Hôpital de Beni et transmis à la Cour affirmait seulement qu’Arsène Ndabu Ndongala était décédé en prison d’une crise.
Face à cette explication non convaincante, son conseil, Maître Augustin Tshisambu Ntumba, exigera qu’une autopsie soit pratiquée afin d’élucider les circonstances exactes de sa mort. Bien que son « état de santé était faible », selon son avocat, le sergent-major Ndabu semblait être « en forme » lors de l’ouverture du procès. « Le sergent-major Ngabu est resté debout tout au long de son interrogatoire qui a duré plus de trois heures », a rappelé Me Tshisambu.

Mais « séance tenante », les magistrats avaient rejetés sa requête, suggérant à l’avocat de saisir l’auditorat militaire pour une éventuelle ouverture d’enquête sur les circonstances de la mort de son client. La Cour Militaire, prétextera que le prévenu était déjà malade et qu’il pouvait mourir à tout moment.
D’après l’ASADHO, depuis cette demande, Me Tshisambu et sa famille reçoivent des menaces de mort par des numéros de téléphone masqués, au motif que l’avocat continue à exiger l’autopsie et assure la défense de ceux qui ont tué le général Mamadou Ndala. Me Tshisambu, défend également le lieutenant-colonel Tito Bizuru, commandant de la ville de Beni au moment des faits et soupçonné d’avoir donné des « instructions pour abattre le colonel Mamadou », était « surpris » par la mort de son client.

Sécuriser toutes les parties

Face à cette situation grave, l’ASADHO invite Kinshasa à prendre des mesures nécessaires pour que la sécurité de toutes les parties (témoins, partie civile, prévenus et leur avocat…) impliquées dans ce procès soit assurée pendant et après le procès Mamadou Ndala.
L’Ongdh exhorte le gouvernement à veiller à ce que Me Tshisambu et les membres de sa famille ne soient victimes pas d’atteinte à la vie ou à leur intégrité physique, en assurant particulièrement la protection aux avocats dont le ministère est important dans l’administration de la justice.

Par Godé Kalonji Muk

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CPI: une plainte en gestation contre MENDE

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(KINSHASA)- Des professeurs et chercheurs congolais de la diaspora s’attèlent à finaliser une plainte qu’ils comptent déposer contre le ministre congolais de la communication et médias à la cour pénale internationale. Ils reprochent au leader de la Convention des congolais unis d’avoir planifié les attaques xénophobes contre les religieux non originaires de Lodja. Des enquêteurs de la Fédération internationale des droits de l’homme se préparent déjà à descendre au Congo-Kinshasa pour mener des investigations sur toutes ces atrocités. A Kinshasa au siège du Mouvement Lumumbiste Progressiste, on indique que le caractère sélectif des crimes perpétrés contre les prêtres et sœurs catholiques non originaires du chef-lieu du Sankuru est un acte répréhensible devant la justice internationale. Dans un document limpide de sept pages, le député Franck Diongo, président national du Mlp explique, analyse et motive le sens de cette action qui doit être dirigée contre le porte-parole du gouvernement Kabila. L’opposant décrit les faits et leurs conséquences sur le plan moral, politique et établit clairement la responsabilité du président de la CCU et de l’état congolais sur ces événements malheureux survenus à Lodja. L’élu de la Lukunga a fait parvenir le document sur sa lecture des incidents de Lodja au président de l’assemblée nationale avec copie pour information au cardinal Mosengwo, au président de la Cenco, au président du sénat, au premier ministre, au ministre de l’Intérieur, au patron des renseignements, au commissaire général de la police ainsi qu’aux chefs des missions diplomatiques accrédités à Kinshasa et aux responsables des organisations de défense des droits de l’homme. Son souci est de montrer à la face du monde que Lambert Mende est le principal commanditaire et responsable des actes de violence contre les religieux non originaires de Lodja, a assuré l’un de ses lieutenants.

NOTRE LECTURE
DES ATTAQUES PERPETREES PAR DES MILITANTS DE LA CCU CONTRE L’EGLISE CATHOLIQUE ET LE CLERGE A LODJA
Points de vue juridique, moral et politique

LES FAITS

De violents incidents ont éclaté à Lodja les 12 et 13 octobre 2014. Des membres de la « Convention des Congolais Unis », CCU en sigle, ont vandalisé des couvents et s’en sont pris violemment à des prêtres et à des religieuses. Le motif de ces agressions barbares : la lecture, au cours d’une messe, du message de la Conférence Episcopale Nationale du Congo (CENCO) sensibilisant les chrétiens catholiques à dire non à la révision de la Constitution de la République.

Selon les témoins des événements, l’expédition punitive menée contre les religieux aurait été conduite et coordonnée par Messieurs DIUMU Boniface, ONEMA et OKANGADO Papy, tous membres de la CCU, parti de Lambert MENDE, Ministre de la communication et des médias au gouvernement central.

Le plus lourd bilan de ces troubles donne :

- Un prêtre grièvement blessé (Abbé Pascal DJONGELO) avec une jambe fracturée ;

- Une religieuse (Sœur Hélène KOMBA) rouée de coups et dénudée, se
trouvant actuellement dans un état grave ;
- Des meubles et vitres cassés ;
- Des panneaux solaires alimentant le couvent en électricité mis hors service.
Il a été également remarqué que les agresseurs des religieux ont opéré sur les deux jours sans qu’aucune force de police, pourtant appelée au secours, ne soit intervenue.

POINT DE VUE JURIDIQUE

Les actes posés par cette bande de militants de la CCU ont été prémédités. Cette préméditation est d’autant plus coupable que le caractère xénophobe des agressions est évident.

En effet, pour l’agression du prêtre ayant officié la messe du 12 octobre, les agresseurs ont attendu la fin de la messe et surtout le départ des fidèles pour aller exécuter leur sale besogne. De même, le 13 octobre, ils ont attendu la nuit pour aller saccager le couvent des Sœurs et molester la Sœur Hélène KOMBA, préfète de Lycée.

Toutes les victimes de cette agression sont originaires d’autres territoires que celui de Lodja.

A la lumière de ce qui précède, nous ne sommes pas très loin d’une association de malfaiteurs montée pour semer la terreur au sein du clergé, et particulièrement les membres de ce clergé non originaires de Lodja, sans compter les voies de fait et autres destructions méchantes des biens de l’Eglise.

La police, et les autorités administratives qui ont été informées de la situation sans tenter aucune intervention de secours ni de protection des victimes peuvent se retrouver dans un cas de non assistance à personne en danger.

POINT DE VUE MORAL

Avec cette profanation de l’Eglise et des résidences des religieux, il faut se dire que c’est une nouvelle barrière qui vient d’être franchie par les auteurs des violences incriminées. L’Eglise qui a été profanée est pourtant, depuis toujours, la plus importante des rares institutions qui, dans ces contrées abandonnées, pauvres parmi les pauvres, du Sankuru, soutiennent tant bien que mal les populations démunies (écoles, hôpitaux, assistance humanitaire etc.). Aucun régime ayant dirigé le Congo d’après l’indépendance n’a autant fait au Sankuru sur le plan social que l’Eglise catholique ; encore moins les politiciens originaires qui ne s’illustrent souvent que pour exploiter la misère ambiante à des fins électoralistes. A ce titre, les commanditaires et exécutants des dernières violences eux-mêmes doivent beaucoup à cette Eglise. Une Eglise mère aujourd’hui humiliée, violentée, violée. En pareille occurrence, l’interrogation qui se pose à toutes les bonnes consciences est de savoir : « lorsqu’on a été capable de violer sa propre mère, jusqu’où peut on aller, ou mieux jusqu’où ne peut-on pas aller » ?

Pour retrouver des atrocités similaires (profanation des lieux des cultes, graves agressions physiques sur les prêtres et religieuses, pillages des couvents etc.) il faut remonter l’histoire jusqu’aux sombres heures de la rébellion muleliste des années soixante. Mais généralement, les éléments rebelles qui posaient ces actes n’étaient pas originaires du Sankuru, ni du Kasaï oriental en général.

POINT DE VUE POLITIQUE

Les derniers événements de Lodja ne sont qu’un épisode d’une histoire qui se répète, malheureusement, sous les yeux indifférents sinon condescendants des autorités nationales censées être des garants de la paix et de la sécurité de tous les congolais sans discrimination. C’est le moins que l’on puisse en penser à la lumière des évidences ci-après :

· Les auteurs des violences des 12 et 13 octobre à Lodja sont des membres ou sympathisants du Parti politique fondé et présidé par Lambert MENDE, actuelle ministre de la communication et membre de la majorité présidentielle. Interrogé à ce sujet au cours d’une émission télévisée, le Ministre a qualifié les agissements de ses militants comme faisant partie « du débat politique que les Evêques auraient eu tort de ramener au sein même de l’Eglise par la lecture du communiqué de la CENCO. » Drôle de façon de débattre. !!

· Les casseurs et membres de la CCU n’en sont pas à leur première implication dans des actes de violence du genre. En effet, à plusieurs reprises, ils ont été mêlés à des violences extrêmes, partant de simples invectives (y compris sur les ondes de la Radio de la CCU) à des menaces de mort, des incendies des maisons et des assassinats commis au grand jour. Tout dernièrement, et ce pour la première fois depuis plusieurs années de terreur imposée à une partie de la population par ces malfaiteurs, le Gouverneur de province a dû descendre en personne à Lodja avec des renforts de police pour tenter de ramener le calme. Il peut témoigner de tout le mal qu’il a eu et qu’il continue certainement à éprouver dans cette tâche. Et pour cause ! Le Chef patenté de cette espèce de milice de la CCU, un nommé JACOB, avait été arrêté à cette occasion, parmi d’autres, pour l’assassinat d’un Monsieur appelé EKETO (lui aussi non originaire de Lodja). Après quelques jours passés à Kinshasa, ces individus ont été libérés sans jugement. Pour célébrer cette impunité, la maison d’un « autre non originaire » a été brûlée avec femme et enfants. En 2006, un nommé DJUBE (encore un non originaire) a été mortellement poignardé par la même clique pour la simple raison qu’il arborait une photo du candidat Jean Pierre BEMBA. Tous ces meurtres sont restés impunis jusqu’à ce jour.

Les violences commises ont presque toujours un fondement xénophobe particulièrement vis-à-vis des originaires des territoires de Lubefu et de Katako-Kombe. Ceci n’est en fait qu’une résurgence des vieux démons de la division orchestrée au lendemain de l’indépendance du Pays par des politiciens en mal de pouvoir, et qui, par opportunisme cynique, ont été réveillés par la CCU depuis la tenue des deux dernières élections législatives dans le territoire de Lodja.

Dès lors, ce n’est pas un hasard si l’actuel Evêque de Tshumbe (diocèse comprenant le territoire de Lodja), de surcroît Président de la Conférence épiscopale du Congo, n’est pas originaire du territoire de Lodja, et que les prêtres et religieuses agressés par les fameux militants de la CCU, sont tous d’autres territoires que celui de Lodja. Ce n’est pas non plus un hasard que le communiqué des Evêques qui a été lu ce jour là dans toutes les églises catholiques à travers le Pays n’ait provoqué de telles violences qu’à Lodja. Dieu seul sait combien y a-t-il de chrétiens catholiques dans la majorité présidentielle – et des meilleurs –, et qui ont pris part à des messes dites ce jour là à travers le Pays, et ont suivi le même message des Evêques sans verser dans la barbarie pour exprimer leur désapprobation.

Chaque fois qu’on essaie de porter la question de la terreur qui sévit à Lodja sur la place publique nationale, Monsieur MENDE, profitant de son pouvoir et de sa position de Ministre de la communication, entreprend aussitôt d’organiser des émissions sur les antennes de la Radiotélévision nationale consacrée à la minimisation sinon à la négation même de la réalité sur le terrain. Les personnes qui tentent de dénoncer ou de combattre les violences commises sont diabolisées. Le Gouverneur de province, NGOY KASANJI, et bien d’autres sont passé par là, et aujourd’hui c’est l’honorable député national Franck DIONGO qui se voit même gratifié d’une plainte déposé contre lui devant la Justice par le Ministre MENDE pour « dénonciation calomnieuse ».

Le silence et l’inaction relative des autorités attitrées pour étouffer dans l’œuf le développement de ce qui ressemble fort à une milice privée reste très troublant. Cet état des choses tend à confirmer les informations qui indiquent que plusieurs autorités administratives et de la police locales auraient été mises en place sous l’influence du Ministre MENDE. Faudra-t-il alors que les victimes de ces violences organisent à leur tour une contre milice et que la situation dégénère à l’instar de ce qui se passe à l’Est du Pays pour que les sapeurs pompiers de tout bord s’intéressent enfin au drame qui se déroule sous nos yeux ? Ne sera-t-il pas alors trop tard ? L’on se rappelle que la floraison de groupes Mai-Mai qui ravagent des villages et commettent toutes sortes de crimes à l’Est du Pays étaient partie d’un simple et unique groupe d’autodéfense locale…..

Y a-t-il un réel dividende politique pour le Chef de l’Etat et sa majorité à laisser pourrir cette situation d’intolérance, de haine et de violence à caractère tribal, voire d’épuration ethnique entretenue par un parti de la majorité?

RESPONSABILITE DU PRESIDENT DE LA CCU
Monsieur MENDE, en tant que président de la CCU, partage la responsabilité des actes posés par ses préposés dans le cadre des activités du parti. Comme nous l’avons démontré plus haut, la violence pratiquée par les responsables et militants de son parti à Lodja ne date pas d’aujourd’hui. Mais aucune fois Monsieur MENDE ne s’est désolidarisé d’aucun des malfaiteurs qui remplissent les rangs de son parti. D’ailleurs, un président de parti politique peut-il sérieusement convaincre l’opinion que des événements comme ceux qui se sont déroulés les 12 et 13 octobre dernier à Lodja peuvent être planifiés et exécutés par les responsables locaux de son parti sans qu’il en ait été au moins tenu informé ?…. Il aurait été alors, dans ce cas, le premier à livrer les malfaiteurs à la justice parce qu’ils auraient ainsi trahi tant son parti que la nation toute entière. Depuis plus de cinq ans que quelques militants de son parti incendient des maisons, pillent, assassinent…. le président de la CCU n’a jamais condamné ces actes ni, encore moins, invité ses adeptes à la raison. Ces derniers l’ont, du reste, toujours chargé publiquement en clamant haut et fort qu’ils agissaient pour le compte de la majorité présidentielle et que leur Président de parti est un parapluie politique à toute épreuve.

RESPONSABILITE DE L’ETAT

Lors des tristes événements des 12 et 13 octobre, les services compétents de l’Etat ont fait preuve d’une passivité coupable. Il en est de même lors des autres crimes commis précédemment par des membres de la même milice CCU.

C’est avec beaucoup de peine que nous entendons plusieurs responsables de l’Etat réclamer des «preuves » des faits dénoncés pour agir. Cela ressemble à une fuite en avant de la part de la puissance publique qui dispose de tous les moyens de renseignement et d’investigation sur tous les faits relevés. Les victimes directs et indirects de l’épuration ethnique qui est en train de germer lentement mais surement à Lodja attendent que l’Etat leur fasse justice et que soit mis hors d’état de nuire tous les bandits et autres malfaiteurs qui, sous prétexte de servir la majorité présidentielle ou le Chef de l’Etat règlent plutôt leurs propres comptes à leur adversaires politiques en attisant la haine et la division tribales. Aveuglé par l’égoïsme, les commanditaires et exécutants de cette politique jouent tout simplement avec le feu.

Franck DIONGO
Député National / MLP

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Alex Kande réhabilite les ponts de Tshibungu et de Katusenge


 

Pont kasai occidental

Le Gouverneur de Province, Alex Kande s’est rendu le samedi 25 octobre 2014, à Bena Kayembe, dans le secteur de Tshibungu, à près de 50 Km de Kananga dans le territoire de Demba, pour se rendre compte de l’évolution des travaux de réhabilitation des ponts Tshibungu et Katusenge. Longs de 17 m/7, ces deux ponts sont réhabilités par l’Office des Routes avec le financement du Gouvernement provincial et du FONER, pour un coût total de 14.000$.

Le Gouverneur Alex Kande a apprécié le travail exécuté par l’Office des Routes et indiqué que cela rentrait dans le cadre des efforts entrepris par le Gouvernement Provincial pour améliorer le social de la population, en rendant fluide la circulation de la population et de ses biens.

A en croire le Directeur de l’Office des Routes, ces travaux qui s’étalent sur l’intervalle de deux mois consistent en la réhabilitation de la superstructure de ces deux ouvrages.

Pierre Hamuli rassure de réaliser le travail dans le délai, eu égard à l’importance de ces ponts se trouvant sur la Nationale N°2, qui va de Kinshasa à Kananga, via Bandundu et Ilebo.

C’est un axe très important qui relie tous les greniers agricoles de la Province aux grands centres de consommation.

Profitant de son séjour à Tshibungu, le Chef de l’Exécutif provincial s’est entretenu avec les élèves de l’E.P. Musame Lumu Matadi.

kasaioccidental.com

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Simon Ndaye et Mamu Pépé se sont encore dit "oui" devant Dieu et devant les hommes

Le samedi, 25 octobre passé restera inoubliable dans la famille Ndaye Mpumbu. Car, c'est le jour que ce dernier et Mamu Pépé avaient choisi pour renouveler leurs serments d'amour et de fidélité devant Dieu et les hommes. Après la bénédiction nuptiale à Welkenraedt, les invités, venus en grand nombre, se sont retrouvés à Oupeye-Vivegnis, pour fêter l'événement. C'était une soirée riche en couleurs.

Nous avons approché l'heureux marié afin de connaître le sens à donner à ce mariage, vu que le couple vit ensemble depuis longtemps et qu'ils ont des enfants et petits enfants. "Nous sommes déjà mariés depuis longtemps. Nous avons voulu poser ce geste parce que demain, nous serons appelés à bénir les mariages dans le cadre des activités qui nous seront confiées au sein de l'Eglise. Comment allons-nous le faire si nous-mêmes nous n'en avons pas donné l'exemple? C'est ça, le sens à donner à la cérémonie de ce jour"

Le moment crucial de la soirée reste sans aucun doute la danse traditionnelle que les jeunes filles et garçons du Kasai, issus de la diaspora kasaienne ont offerte aux invités. Ils avaient entre six et quinze ans. Ils se sont trémoussés au rythme des Bayouda, tournant harmonieusement leurs hanches comme le feraient leurs frères et soeurs restés dans le Congo profond. Une chorégraphie impéccable. Tous les invités en étaient tellement au comble du bonheur que certains ont sorti leurs portables et tablettes pour les images d'archives. Cette jeunesse est le porte-étendard des valeurs culturelles de notre terroir.

La soirée a aussi été un moment des retrouvailles. Retrouvailles des enfants du Grand Kasai qui étaient venus avec leurs épouses s'associer à la joie de Simon et de Pépé: Pontien Kayumba, Théo Dibala Banayi, le pasteur Mpandanjila, le docteur Kapuku Mukuna, Martin Mayiki, Daniel Kitenge, Adam Kabasele, le présentateur de la soirée, Kankonda, etc. Tous étaient au rendez-vous. Le Grand Kasai les félicite pour leurs manifestations d'amour et les marques de sympathie envers Mamu Pépé et Simon Ndaye.

"Monayi mudibio bilengele,
mudibio disanka
bua kusomba kaba kamue,
bu bana ba tatu umue "

Lumbamba Kanyiki

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