22 octobre 2014

Affaire Scott Campbell: Ban Ki-moon condamne la décision de Kinshasa

 
Ban Ki-moon, Secrétaire Général de l’Onu le 22/05/2013 à Kinshasa, lors d’une conférence de presse. Radio Okapi/Ph. John BompengoBan Ki-moon, Secrétaire Général de l’Onu le 22/05/2013 à Kinshasa, lors d’une conférence de presse. Radio Okapi/Ph. John Bompengo

Le Secrétaire général des Nations Unies condamne la décision du gouvernement de la RDC d’expulser Scott Campbell, le directeur du Bureau conjoint des Nations Unies aux droits de l’homme (BCNUDH). Ban Ki-moon se dit profondément préoccupé par les menaces liées à leurs fonctions officielles qui visent d’autres employés du BCNUDH.

Le secrétaire général de l’ONU a encouragé le Conseil de sécurité à examiner « les implications d’un tel traitement du personnel onusien sur son travail et ses objectifs, et à envisager d’éventuelles actions ».

Ban Ki-moon rappelle qu’au fil des ans le peuple congolais a souffert de graves violations des droits de l’homme documentées par le Bureau conjoint dans le souci de  promouvoir et protéger ses droits tout en soutenant le système judiciaire dans sa lutte contre l’impunité.

Le respect des droits de l’homme est absolument essentiel pour la paix durable et pour la stabilité en RDC, affirme Ban Ki-moon. Pour lui, Le Bureau conjoint et  l’ensemble de la Monusco ont été mandatés par le Conseil de Sécurité d’aider le gouvernement de la RDC et son peuple à cette fin.

« En entravant le travail de promotion et protection des droits de l’homme de l’Onu, le gouvernement a failli à ses obligations en la matière, souligne Ban Ki-moon qui estime que cela ne peut que nuire au progrès du pays ».

Le Secrétaire général rappelle par ailleurs que le personnel des Nations Unies ne doit être ni menacé ni sanctionné pour avoir fait  son travail, qui repose sur la Charte de l’Onu et dans ce cas particulier, le mandat du Conseil de sécurité.

Ban Ki-moon exprime sa pleine confiance à Scott Campbell et exhorte le gouvernement de la RDC à revoir sa position sur son expulsion et à prendre des mesures urgentes face aux menaces visant d’autres membres du personnel des Nations Unies.

Le gouvernement congolais a déclaré Scott Campbell « persona non grata » après la publication d’un rapport mettant en cause des policiers dans l’assassinat de 9 personnes et la disparition forcée de 32 autres. Des crimes commis, selon le rapport, dans le cadre d’une opération policière contre le banditisme urbain.

radiookapi.net

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CPI : liberté provisoire accordée à Kilolo, Mangenda, Babala et Arido

 
Le député congolais Fidèle Babala, poursuivi par la CPI pour subornation de témoins dans le cadre de l'affaire Jean-Pierre Bemba (Photo CPI).Le député congolais Fidèle Babala, poursuivi par la CPI pour subornation de témoins dans le cadre de l'affaire Jean-Pierre Bemba (Photo CPI).

La Cour pénale internationale (CPI) a décidé mardi 21 octobre de la mise en liberté provisoire d’Aimé Kilolo, Jean-Jacques Mangenda, Fidèle Babala et Narcisse Arido, poursuivis dans l’Affaire Procureur de la CPI contre Jean Pierre Bemba. Le juge unique de la Chambre préliminaire II de la Cour l’a ordonné, après avoir réexaminé de sa propre initiative la détention des suspects dans cette affaire. Le juge a estimé que la libération était nécessaire pour éviter que la durée de la détention provisoire devienne disproportionnée.

Selon l’assistant chargé de la sensibilisation à la CPI RDC, Patrick Tshibuyi, les juges devraient maintenant rendre par écrit la confirmation ou non des accusations contre les quatre prévenus, pour que l’on puisse parler éventuellement d’un procès.

Les avocats Aimé Kilolo et Jean-Jacques Mangenda, le député du MLC Fidèle Babala et le témoin Narcisse Arido sont accusés par la CPI de subornation de témoins dans l’affaire Procureur de la CPI contre Jean Pierre Bemba. Ils auraient, selon l’accusation, fabriqué des faux témoignages pour empêcher l’administration correcte de la justice.

Les bénéficiaires de la liberté provisoires devront s’engager par écrit qu’ils se présenteront devant la cour chaque fois que celle-ci le leur demandera.

Patrick Tshibuyi précise cependant que le procureur de la CPI a le droit d’interjeter appel de cette décision de mise en liberté provisoire.

«Et donc, ces personnes vont respectivement, par rapport à leurs demandes, aller dans ces États : la RDC, la Belgique, la France et le Royaume uni », a-t-il expliqué.

M. Jean-Pierre Bemba, quant à lui, reste en détention parce qu’il est poursuivi dans le cadre de l’affaire principale, portant sur des allégations de crimes qui auraient été commis par ses troupes en République centrafricaine en 2002 et 2003.

radiookapi.net

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21 octobre 2014

A travers sa Sous-secrétaire d’Etat aux Affaires africaines : Washington reste catégorique : « deux mandats et c’est fini ! »

Linda-Thomas-Greenfield

Linda Thomas-Greenfield réitère la position des Etats-Unis d’Amérique en cette période où quatorze élections présidentielles sont prévues en Afrique d’ici fin 2016.

Le gouvernement américain reste catégorique sur la limitation des mandats à eux pour les chefs d’Etat en Afrique. Ce que vient de relever, une fois de plus, les sources du Département d’Etat tout récemment. « Deux mandat et c’est fini », a dit Linda Thomas-Greenfield, la secrétaire d’Etat adjointe aux Affaires africaines des Etats-Unis d’Amérique.

Le gouvernement Obama a voulu donner sa position en cette période où quatorze élections présidentielles sont prévues en Afrique d’ici fin 2016, y compris dans des pays où la limitation des mandats présidentiels est déjà profondément ancrée dans la vie politique, comme la Tanzanie, la Namibie, le Mozambique et le Bénin. Ils auront prochainement des élections où les présidents en poste ne figurent pas sur les bulletins de vote, ont relevé les sources d’informations de l’Ambassade des USA en RD Congo.

Ces sources ont rappelé qu’au début du mois d’août dernier, les Etats-Unis et les dirigeants africains ont eu leur première occasion de discuter de la sécurité, de la croissance économique, du développement et de la bonne gouvernance au cours du Sommet Etats-Unis-Afrique à Washington. Pendant trois jours, le président Obama et les dirigeants de quelques 50 pays africains ont discuté des stratégies visant à stimuler la croissance, à créer des possibilités et à soutenir un environnement propice aux générations présentes et futures d’Afrique. La démocratie était au centre de ces entretiens.

Mais un travail de sondage d’opinion a relevé qu’ « une vaste majorité d’Africains souhaite une plus grande démocratie. En outre, le soutien à la démocratie et aux élections libres et équitables est au cœur de la Charte africaine sur la démocratie, les élections et la gouvernance ». Selon « Afrobarometer », qui est la norme de référence pour les sondages d’opinion indépendantes en Afrique, 84% des Africains soutiennent des élections libres et équitables, 77% rejettent un régime à parti unique tandis que 72% pensent que la démocratie est préférable à tout autre système de gouvernance. Il ne s’agit pas de données abstraites mais de chiffres décisifs et puissants qui reflètent les opinions réelles de millions de personnes.

La limitation des mandats présidentiels est un aspect fondamental des appels à la démocratie de la population. D’après les sondages d’opinion, 74% des Africains, soit les trois quarts des hommes et des femmes vivant sur le continent, ne souhaitent pas que leurs présidents occupent leur poste pendant plus de deux mandats consécutifs.

Une limitation des mandats inscrite dans la constitution permet un mécanisme de responsabilisation des dirigeants, réduit la tendance à la corruption en garantissant un renouvellement politique et donne aux nouvelles générations l’occasion de briguer un mandat politique et de choisir de nouveaux dirigeants. La limitation des mandats est importante du fait que, comme l’a dit le président Obama au Ghana en 2009, « l’Afrique n’a pas besoin d’hommes forts mais d’institutions fortes ».

Cependant, ailleurs en Afrique, la limitation des mandats est remise en question. Les changements de constitution et l’élimination de ladite limitation diminuent la confiance des populations dans leurs institutions, affaiblissent l’ensemble du gouvernement et ne servent que les intérêts de la personne ou du parti au pouvoir. Dans les systèmes démocratiques, les dirigeants forts respectent la constitution, se retirent lorsque leur mandat prend fin et appuient des élections libres et équitables.

Lors de son intervention au Forum de la société civile qui a eu lieu la veille du sommet de Washington, le secrétaire Kerry a annoncé que les Etats-Unis « allaient continuer à soutenir la limitation constitutionnelle des mandats comme [ils l’ont fait] dans les pays du monde entier, y compris en Afrique » et « qu’[ils] allaient exhorter les dirigeants à ne pas modifier les constitutions nationales pour des raisons ou des avantages politiques personnels ». Le respect de la limitation des mandats présidentiels et des constitutions telles qu’elles sont rédigées est crucial pour réaliser les aspirations de tout le continent et renforcer les institutions démocratiques pour les générations futures.

J-LKT

 

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Affaire Scott Campbell: l’Union européenne et les USA interpellent Kinshasa

 
Scott Campbell, Directeur du bureau conjoint des Nations unies aux Droits de l'homme en RDC le 23/07/2014 lors de la conférence de l’Onu à Kinshasa. Radio Okapi/Ph. John BompengoScott Campbell, Directeur du bureau conjoint des Nations unies aux Droits de l'homme en RDC le 23/07/2014 lors de la conférence de l’Onu à Kinshasa. Radio Okapi/Ph. John Bompengo

Les Etats-Unis et l’Union européenne (EU) ont déploré lundi la décision du gouvernement congolais d’expulser Scott Campbell, directeur du Bureau conjoint des Nations unies aux droits de l’homme (BCNUDH) de la RDC. Washington se dit inquiet et exhorte le gouvernement congolais à reconsidérer sa décision. La délégation de l’UE regrette cette décision prise après la publication du rapport de la Monusco sur les exactions de la police lors de  l’opération «Likofi» contre la criminalité urbaine à Kinshasa. 

Le gouvernement américain exhorte Kinshasa à investiguer sur les allégations relatives aux exécutions extrajudiciaires et les disparitions forcées documentées dans le rapport du BCNUDH. Il lui demande d’en établir les responsabilités pour tout membre des forces de sécurité qui se serait compromis dans cette opération.

De la même manière, l’Union européenne espère que les autorités congolaises conduiront des enquêtes approfondies. Elle s’attend à ce que ces enquêtes soient suivies d’effet et que justice soit faite.

L’UE rappelle que la lutte contre l’impunité fait partie des engagements pris par la RDC au titre de l’accord-cadre d’Addis-Abeba. Ce document, signé sous les auspices de l’Onu par onze États africains, vise à ramener la paix dans l’Est de la RDC.

Pour les Etats-Unis et Union européenne, en publiant ce rapport, le BCNUDH n’a fait qu’agir en conformité avec le mandat que le Conseil de Sécurité a donné à la Monusco.

«Préparer des rapports réguliers sur la situation des droits de l’homme en RDC, constitue un mandat spécial confié à la Mission onusienne en RDC par le Conseil de sécurité », soutient une large opinion, d’après la déclaration américaine.

Auparavant, le Haut commissaire aux droits de l’homme des Nations unies, Zeid Ra’ad Al Hussein, et le chef de la Monusco, Martin Kobler, avaient condamné la décision du gouvernement congolais. Dans une déclaration rendue publique samedi 18 octobre, plus de 80 ONG des droits de l’homme avaient apporté leur soutien à Scott Campbell, recommandant à Kinshasa de prendre en considération les conclusions du rapport du BCNUDH.

radiookapi.net

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Les opposants dispersés à quelques mètres de l’ambassade des Etats Unis

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(KINSHASA)- Les opposants ont été dispersés aux environs de l’ambassade des Etats-Unis à la Gombe alors qu’ils tentaient de se regrouper pour organiser leur sit in. Nous avons été pourchassés par les éléments de la police comme des malfrats, a déploré un leader organisateur de la manifestation. La police a quadrillé toutes les allées menant vers l’ambassade des Etats-Unis et le quartier général de la Monusco. ‘‘C’est inadmissible qu’on nous interdise d’organiser ce sit-in. C’est violer notre liberté et pourtant, le gouverneur avait été informé’’, a dénoncé Kalumba Arthur, un cadre de l’Udps d’Etienne Tshisekedi. Des jeeps de la police étaient déjà positionnées à la galerie présidentielle sur le boulevard du 30 juin. Selon les témoins, quelques combattants ont été arrêtés puis relâchés deux heures après. ‘‘On interdisait tout attroupement ici. En cas d’entêtement, les policiers venaient interpeller les gens. Il y a eu aussi des innocents qui ont été interpellés’’, a déclaré un vendeur ambulant. Les ténors de l’opposition qui voulaient, à tout prix, déposer le mémo pour demander au représentant du secrétaire général de l’Onu d’organiser le dialogue conformément à l’accord-cadre d’Addis-Abeba et à la résolution 2098 des Nations Unies, ont du battre en retraite. Le gouvernement provincial de Kinshasa reproche à la plateforme Forces sociales pour l’unités d’action de ne s’être pas enregistrée au ministère de l’Intérieur et surtout à ces responsables de n’avoir pas respecté les consignes convenues lors de leur dernière marche organisée à Kinshasa. ‘‘Comment le gouverneur peut nous envoyer une réponse à 23h00. Il est regrettable que les Kabilistes cherchent des faux fuyants partout. Voilà la preuve qui démontre que ce pouvoir est vomi par le peuple. C’est pourquoi ils se réfugient derrière de telles manigances’’,  a condamné Jean Claude Vuemba, le leader du MPCR. Les responsables des partis membres de cette méga plateforme de l’opposition ont promis de revenir avec leur mémo un autre jour. A cette même occasion, ils comptent insister pour que cessent les tueries à Beni, Rutshuru, Masisi et Walikale ainsi que l’ensemble du Nord-Kivu.

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Les deux turbines du barrage hydroélectrique de Katende sont enfin arrivées à Tshimbulu

Pièces turbines


Plus de 12 wagons transportant les matériels de construction du barrage hydroélectrique de Katende sont enfin arrivés le 17 octobre dernier à Tshimbulu, chef-lieu du district de la Lulua, venant de Lubumbashi. Il s'agit principalement des pièces détachées de deux turbines. Ça fait plus d'une année que ces matériels étaient bloqués à Lubumbashi. Le gouverneur du Kasai Occidental Alex Kande Mupompa a fait le déplacement pour assister personnellement au déchargement.

La centrale hydroélectrique de Katende est en construction, sur la rivière Lulua,  à près de 75 km de Kananga , à plus ou moins 20 kilomètres de la Mission catholique Saint Benoît de Hemptine Bunkonde, dans le territoire de Dibaya.

D’une capacité de 64 mégawatts, cette centrale électrique est destinée à desservir les deux Provinces du Kasaï en énergie électrique. La fin des travaux est prévue pour 2016.

KasaiDirect/kasaioccidental.com

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20 octobre 2014

La Monusco conteste l'expulsion de Scott Campbell

Tout en demandant aux autorités congolaises de reconsidérer cette mesure, Martin Kobler dit « prendre l’entière responsabilité des conclusions et recommandations du rapport élaboré par Scott Campbell »

La Mission de l’Organisation des Nations Unies pour la stabilité au Congo (Monusco) n’a pas attendu l’herbe passer pour réagir contre la décision du gouvernement congolais déclarant persona non grata (personne non agréée) le Directeur du bureau Conjoint des Nations Unies aux droits de l’homme, Scott Campbell, qui est en même temps Représentant du Haut Commissariat des Nations Unies aux droits de l’homme en RDC.

La décision du gouvernement congolais résulte du rapport dressé par l’organe de l’ONU en rapport avec l’opération likofi et lancés depuis le 15 octobre. Non seulement que ce rapport tombe mal à propos estime le gouvernement, mais il est partial d’autant que les poursuites judiciaires engagées à ce propos sont en cours.

« J’exprime ma plus grande confiance à Scott Campbell et dans le travail réalisé par toute son équipe, a déclaré le chef de la Monusco, Martin Kobler. Le représentant Spécial de Ban Ki-Moon en RDC précise que le rapport Likofi a été préparé en application du mandat donné à la Monusco par le Conseil de Sécurité. Il a en plus respecté la méthodologie utilisée par le Haut Commissariat des Nations Unies aux droits de l’homme. Je prends l’entière responsabilité des conclusions et recommandations de ce rapport » a conclu le Représentant Spécial du Secrétaire Général des Nations unies en RDCongo.

Selon la Monusco, les rapports sur les droits de l’homme publiés conjointement par la Monusco et le bureau conjoint des Nations Unies aux droits de l’homme (BCNUDH), sont des catalyseurs importants assurant la bonne gouvernance qui mène à la stabilité. La Mission de l’Onu estime par ailleurs que les défenseurs des droits de l’homme jouent un rôle important en RDC et doivent pouvoir effectuer leur travail sans entraves.

Le rapport de Scott Campebell sur l’opération « Likofi » se veut un instrument important dans la lutte contre l’impunité en RDC. Il a été partagé avec le gouvernement le 18 août 2014, et les commentaires du Ministre de l’intérieur ont été annexés au rapport publié, souligne la Monusco.

Basé sur les enquêtes menées par le BCNUDH en RDC, le rapport documente le meurtre d’au moins neuf civils et la disparition forcée d’au moins 32 civils par la police nationale congolaise.

Du fait de la résurgence du phénomène Kuluna ou du banditisme urbain à Kinshasa, la population Kinoise victime de la cruauté exercée par les Kuluna sollicite du gouvernement la reprise immédiate de l’opération Likofi qu’elle avait applaudie des deux mains.

Martin Kobler pour des actions militaires conjointes contre les rebelles de l’ADF

Dans un communiqué datée du 18 octobre 2014, Martin Kobler, le chef de la Monusco, appelle au « lancement le plus tôt possible d’actions militaires Fardc – Monusco conjointes et déterminantes, afin de soulager définitivement la population face à la terreur qui leur est imposée par les rebelles de l’ADF ».

Cette séquence de violences, meurtres, assassinats et violations des droits de l’homme dans le territoire de Beni doit cesser immédiatement et je condamne fermement ces actes atroces, a noté le représentant du SG de l’Onu en RDC.

Martin Kobler était à Beni le vendredi 17 octobre pour rendre hommage aux familles des victimes de ces attaques.

Ensemble avec le commandant a.i de la Composante militaire de la Monusco, ils ont souligné la détermination sans faille de la mission de l’ONU neutraliser tous les groupes armés illégaux opérant dans l’Est de la RDC, l’ADF y compris.

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Kamerhe d’accord pour dialoguer avec Kabila mais pas pour partager le pouvoir

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Le porte-parole du gouvernement, Lambert Mende, a déclaré au cours d’une émission de la RTNC que le président Joseph Kabila serait favorable à un dialogue avec l’opposition. Le président serait donc prêt à discuter avec vous, Etienne Tshisekedi et les partis qui n’ont pas participé aux Concertations nationales. Accepterez-vous une telle invitation ?

Vital Kamerhe – Gouverner, c’est dialoguer de façon permanente. Cela évite les mauvaises interprétations, les malentendus… et les suspicions. Nous sommes pour le dialogue selon le format d’Addis-Abeba et de la résolution 2098. Nous devons éviter d’être une opposition qui dit non à tout. Le président Kabila peut nous consulter sur les sujets sensibles, mais il faut qu’il mette les formes : comment allons-nous dialoguer et sur quoi doit porter ce dialogue ? Dans cette émission de la RTNC, monsieur Mende dit que nous pourrons évoquer les sujets tabous, mais nous disons qu’il faut aussi parler des questions qui sont dans l’accord-cadre d’Addis-Abeba. Cela nous donnera l’occasion de tirer les conséquences des mauvaises élections de 2011, afin de baliser le chemin vers les bonnes élections.

Afrikarabia – Si ce face à face a lieu, vous aimeriez que Joseph Kabila vous en dise plus sur ses intentions en 2016 ?

Vital Kamerhe – J’aurai effectivement l’occasion de lui poser la question. Je lui rappellerai que dans la Constitution qu’il a lui-même promulgué le 18 février 2005, il y a des articles verrouillés, intangibles. Il y les articles 220 (dans lequel le président ne peut briguer plus de deux mandats consécutifs – ndlr) et le 197 (relatif aux élections des députés provinciaux – ndlr). Et nous devons tous respecter cette Constitution, la majorité comme l’opposition. J’aurai aussi l’occasion de lui poser cette question : « en 2016 vous aurez fait 15 ans au pouvoir, que comptez-vous faire encore que vous n’avez pas fait en 15 ans ? Est-ce que moyennant des garanties (Vital Kamerhe propose un statut spécial pour les anciens présidents de la République – ndlr), vous ne pouvez pas laisser le pays avancer, parce que nous allons visiblement vers des affrontements ? ». Il n’y a aucun consensus pour modifier la Constitution en RDC. Tout le monde est contre : l’opposition, la Société civile, le président du Sénat et même une partie de la majorité, avec notamment le MSR de Pierre Lumbi, qui dit lui aussi « non à la révision constitutionnelle ». Même le gouverneur du Katanga ne soutient pas cette initiative. Il y a donc risque de déflagration au niveau national. Nous accepterons donc ce dialogue pour parler de ces questions et savoir comment faire pour éviter un drame national.

Afrikarabia – Souvent, qui dit dialogue, dit partage du pouvoir. Si Joseph Kabila vous proposait de partager le pouvoir, est-ce que vous accepteriez ?

Vital Kamerhe – Non ! Nous devons être très clair là-dessus. Pour nous, le 19 décembre 2016 à minuit, il faut absolument qu’il y ait un autre président de la République en RDC. De l’opposition, de la majorité ou de la Société civile… mais dans tous les cas de figure, la Constitution interdit qu’une même personne puisse cumuler trois mandats. Ce n’est donc pas un combat contre le président Kabila, mais pour les valeurs républicaines et du droit. Pour nous, c’est clair : nous ne sommes pas demandeurs de postes. Et concernant notre mouvement, l’UNC, nous avons même des documents d’engagement pour ceux qui seraient tentés d’entrer dans le gouvernement. Laissons le président Kabila terminer son cycle et entrer ensuite dans l’alternance. Pendant ce temps, nous affinons nos propositions pour offrir aux Congolais une alternative crédible. Que comptons-nous faire que le président Kabila n’a pas pu faire ? Voilà notre combat.

Afrikarabia – Est-on sûr qu’il y aura des élections en 2016 ? Un grand recensement de la population est annoncé. Cela prendra sans doute beaucoup de temps. Y-a-t-il un risque de voir le mandat du président Joseph Kabila se prolonger ?

Vital Kamerhe – Les signaux qu’envoie le pouvoir actuel laissent entrevoir quelques scénarii. Premier scénario : le président Kabila veut réviser la Constitution par le Parlement et faire le forcing. Avec la déclaration du président du Sénat, qui est contre, la division de la majorité et l’unité au sein de l’opposition, Joseph Kabila sent bien que ce sera très difficile. Le deuxième scénario est de passer par le référendum. Mais le président hésite. Avec le climat social qui règne dans le pays, pourra-t-il organiser correctement ce référendum ? Avec bien sûr le risque que le peuple dise non. Le troisième scénario constitue à lancer un vaste recensement. Le pays n’a pas de voies de communication et environ 70 millions d’habitants à recenser. Cela prendra au minimum 3 ou 4 ans. En commençant ce recensement fin 2015, il terminera vers 2020. Au bas mot, Joseph Kabila aura gagné un mandat supplémentaire de 5 ans. Ce scénario, c’est le glissement du calendrier. Enfin, le quatrième scénario est de créer des troubles partout, aux quatre coins du pays… avec des groupes armés comme les ADF-Nalu, Cobra Matata, les Simba, les Bakata Katanga. On se dit que la victoire supposée du gouvernement sur le M23 n’a été que de courte durée pour les Congolais du Nord-Kivu. Le gouvernement nous avait expliqué qu’il avait anéanti les ADF-Nalu, comment expliquer leur retour à Beni ? Dans ce quatrième scénario, Joseph Kabila veut créer un régime de peur pour instaurer une gouvernance d’exception. Mais Joseph Kabila sent que les marges de manoeuvre se réduisent. Et je pense que des 4 scénarii, il risque de privilégier le glissement et jouer les prolongations.

Afrikarabia – Que peut faire l’opposition s’il y a glissement du calendrier électoral ?

Vital Kamerhe – Nous n’allons pas attendre le glissement du calendrier. C’est pourquoi, après notre meeting du 4 août, notre marche du 13 septembre, nous avons prévu un sit-in le 20 octobre devant les bureaux de la Monusco à Kinshasa. Pourquoi la Monusco ? Parce que la voix de la communauté internationale est devenue inaudible. Avec les dernières nominations dans l’armée, on voit que le décor de la répression est planté. Pendant ce temps, le président Kabila reçoit les ambassadeurs et fait des annonces. Il annonce la création d’un gouvernement de cohésion nationale. Une année après, il n’y a toujours pas de nouveau gouvernement et la communauté internationale ne dit rien. Elle voit que la production de cuivre augmente, que le Premier ministre annonce un taux de croissance « exceptionnel »… alors que le peuple est toujours dans la misère. On n’assiste pas un peuple en danger, il y a quelque chose qui nous étonne.

Afrikarabia – Vous avez l’impression que la communauté internationale a encore un poids suffisant pour influer sur les décisions de Joseph Kabila ?

Vital Kamerhe – Pour faire avancer les choses il faut la conjonction de deux facteurs : à 10-15% nous comptons sur la communauté internationale et pour le reste nous comptons sur le peuple congolais. Et nous l’opposition, nous ne devons pas avoir peur des bombes lacrymogènes ni des balles réelles comme nous l’avons fait à Bukavu (voir notre article). On a démontré que, quand un leader tient le flambeau, le peuple suit. Mais si vous restez à la maison, il est normal que le peuple ne bouge pas.

Afrikarabia – Cela veut dire que vous allez maintenir la pression dans la rue en organisant des manifestations très régulièrement ?

Vital Kamerhe – Absolument. Après le sit-in du 20 octobre, il y aura un grand meeting dans un autre quartier populaire de Kinshasa avant de commencer une grande tournée au mois de janvier au plus tard dans toutes les provinces du pays.

Propos recueillis par Christophe RIGAUD – Afrikarabia

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L’ONU proteste contre la RDC

ussen

Le Haut commissaire aux droits de l’homme des Nations unies, Zeid Ra’ad Al Hussein, a déclaré qu’il regrettait et condamnait la décision du gouvernement de la RDC d’expulser son représentant dans ce pays.

« On a demandé à Scott Campbell, mon très expérimenté et respecté représentant en RDC, de partir. Deux autres membres du personnel travaillant dans son équipe ont été sérieusement menacés. C’est inacceptable », a déclaré Zeid dans un communiqué.

Jeudi dernier, les autorités congolaises ont déclaré Campbell « persona grata », après que ses services à Kinshasa ont publié un rapport dénonçant des bavures policières en RDC.

Le document faisait état de la mort d’au moins neuf civils et de la disparition forcée d’au moins 32 autres par des agents de la Police nationale congolaise, entre novembre 2013 et février 2014.

Zeid Ra’ad Al Hussein appelle « le gouvernement de la RDC à reconsidérer sa décision au sujet de M. Campbell, à enquêter sur les menaces et intimidations continues contre les autres membres du personnel des droits de l’homme des Nations unies, et à traduire en justice les responsables ».

Selon les responsables de la Mission de l’ONU en RDC (MONUSCO), Scott Campbell a quitté la République démocratique du Congo vendredi, pour des vacances.

 

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Après les Etats Unis, Paris met en garde les chefs d’Etats Africains de modifier leurs constitutions

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PARIS – Le président Français François Hollande a mis en garde vendredi tous les chefs d’Etat Africains sur une tentative de modification de leur constitution pour rester au pouvoir, a-t-on appris de sources bien introduites.

Selon notre source, François Hollande a donné des instructions fermes  à la cellule africaine de l’Elysée à propos des tentatives de modification de plusieurs constitutions en Afrique, à la veille d’élections présidentielles.

Cette source ajoute que Paris aimerait pour cela compter sur l’Union africaine pour éviter que de tels projets de modification des constitutions soient entérinés.

Lors du sommet Etats-Unis-Afrique du 04 au 06 Août 2014 réunissant une cinquantaine de chefs d’État et de gouvernement africains, Washington par la voix de son secrétaire d’État américain, John Kerry avait appelé les dirigeants africains à ne pas faire des textes sur mesures pour s’éterniser au pouvoir.

Le Chef de la diplomatie américaine avait prévenu que les Etats-Unis feront le gendarme pour que les systèmes démocratiques soient basés sur le respect des dispositions consensuelles et universelles non des mesures qui visent à établir des pouvoirs à vie pour certains Chefs d’Etat du continent.

http://netafrique.net/apres-les-etats-unis-paris-met-en-garde-les-chefs-detats-africains-de-modifier-leurs-constitutions/

 

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