03 août 2012

Affaire CHEBEYA : Quand le ministère public semble à tord ou à raison déléguer ses devoirs

En matière de répression des infractions, c’est le ministère public qui a le monopole des poursuites. A ce titre, il a le rôle d’en apporter les preuves. Curieusement, s’étonnent des observateurs judiciaires, dans l’affaire Chebeya, le ministère public demande aux parties civiles d’apporter les preuves sur la responsabilité pénale du général John Numbi dans l’assassinat de Chebeya.

A l’audience du 17 juillet dernier, la Haute Cour militaire a rendu un arrêt (une décision) avant dire droit (avant la décision finale), sur la demande des parties civiles tendant à voir cette haute cour, transformer la qualité du général John Numbi dans ce procès. Celle du renseignant en prévenu.

Dans son réquisitoire, par rapport à cette demande, le ministère public a soutenu que les parties civiles n’avaient jusque là pas apporter les preuves sur la culpabilité de John Numbi. C’est-à-dire, depuis le début de l’affaire. Et que l’auditeur (magistrat militaire) général avait avant de saisir le juge suffisamment mené des enquêtes quant à ce, qui n’auraient d’ailleurs aboutit à aucune suite de culpabilité contre ce général de la police nationale congolaise. Comme pour dire, l’information judiciaire ouverte sur John Numbi serait classée sans suite.

Ainsi, dans son arrêt, la Haute cour est allée dans le même sens que le ministère public. En d’autres termes, elle déclaré la demande des parties civiles non fondée. Non contentes, les parties civiles ont interjeté appel contre cette décision.

Recomposer la Cour

Qu’à cela ne tienne, les parties civiles campent sur leur position. A l’audience publique du 24 juillet dernier, elles ont pris le ministère public au mot, à travers, les témoignages, pas de n’importe qui, ceux de Paul Mwilambwe. A cette troisième audience en appel, les parties civiles ont déposé au greffe de la Haute Cour militaire l’extrait du témoignage de ce prévenu en fuite, fait au réalisateur belge Thierry Michel.

Lesquels témoignages mettent directement en cause le général John Numbi, Une façon d’appuyer leurs moyens de défense. Cette audience a été renvoyée à aujourd’hui mardi 31 août, dans laquelle, la défense aura à poursuivre avec ses moyens notamment, pour solliciter et obtenir les libertés provisoires en faveur des prévenus, le colonel Daniel Mukalay et Michel Mwila, condamnés respectivement à la capitale et à perpétuité (au premier degré). Dans la même audience, le ministère public quant à lui aura également à répliquer aux argumentaires juridiques des parties civiles, sur notamment, les preuves testimoniales basées sur les déclarations de Mwilambwe et les mesures conservatoires qu’elles ont sollicité. Ils ont demandé à la Haute cour notamment, à sécuriser la ferme de John Numbi qu’éventuellement le corps de Fidèle Bazana introuvable à ce jour, qui y serait enterré ne soit déplacé.

Mieux, pour que les traces ne soient pas effacées. Dans certaines mesures, les parties civiles ont demandé que la Haute Cour puisse mener des investigations approfondies dans cette ferme pour la manifestation de la vérité. A ce titre, étant donné que cette ferme appartient à un officier général, les parties civiles souhaitent à ce qu’aux prochaines audiences les compositions de la Haute cour et du parquet qui y est rattachée soient changées. C’est-à-dire, que le ministère public soit un officier général, de même pour le juge président. Equation à plusieurs inconnues.

Dans un procès pénal, dit-on la partie civile intervient certes, juste pour solliciter les dommages et intérêts résultant du préjudice causé par une infraction. Son souci est que l’infraction soit établie à l’égard du prévenu pour qu’elle soit en son tour indemnisée.

Il n’appartient donc pas à la partie civile d’apporter les preuves, ni de poursuivre. Mars les parties civiles peuvent arriver à mettre à la disposition du ministère public information liées à la culpabilité d’une personne dont elle est victime de son infraction.

Le ministère public va prendre cette information à titre de dénonciation considérée comme l’une des modes de la saisine du parquet.

Le ministère public n’a pas à rejeter d’emblée cette dénonciation et demander à la partie civile d’apporter les preuves. Il lui (ministère public) incombe de mener des enquêtes pour établir ou pas la culpabilité de la personne qui fait l’objet d’une dénonciation. (IN CONGONEWS N°487 du 31 juillet 2012)

Papy MBAKI

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Pendant que la conspiration s'élargit - Goma : la guerre change de visage et d'acteurs !


 
 

Dans sa lutte pour la survie, la Rdc ne combat pas contre le Rwanda seul. Des informations de plus en plus concordantes font état de l'implication de l'armée Ougandaise dans l'aventure du M23. Mais il y a pire. Un nouveau front, subtil et pervers s'est ouvert contre la République. Contrairement à la guerre que nous livre la mascarade du M23, la nouvelle agression vise directement Goma et en fait la cible principale d'une croisade médiatique sans précédent.

Une chaîne périphérique, récidiviste dans le congobaching, mène une guerre parallèle à la République sur ses ondes. Elle déplace à volonté les troupes d'agressions à travers ses reportages très partisans. Tantôt, elle place les agresseurs à 30 Km de Goma, avant de les en éloigner à 60 voire 80 Km.

Cette chaîne est devenue la spécialité mondiale de la chute de Goma. Et chaque fois qu'elle aborde le sujet, on a l'impression d'avoir affaire à une cinquième colonne ennemie. A longueurs de jours, les différents animateurs de ce média se comportent comme des commandants d'unités combattantes lancées à la conquête du Chef-lieu du Nord-Kivu.

Au lieu de dresse un compte-rendu de la réalité sur le terrain, la nouvelle guerre médiatique livrée au pays se charge plus de transmettre les souhaits ardents de ses animateurs. On désire-plus que cela ne se constate sur le terrain - la chute de la ville stratégique de Goma.

On connaît la procédure : provoquer la démoralisation des troupes combattantes et la débande qui s'ensuit. Ainsi l'agresseur pourra bénéficier d'une terrible avance psychologique sur le terrain. Le remake de la progression - spectacle des troupes afdéliennes entre 1996-1997. Le même média avait servi de puissant levier à l'aventure militaire d'alors. Comme dans une fiction de la guerre, ce média annonçait 48 ou 72 heures à l'avance la chute des villes ex Zaïroises. C'est encore elle qui en 2000, annonçait les rebelles dans les quartiers périphériques de Kinshasa. Le manège a repris.

Désaveu

Mais cette fois, nous ne sommes pas en face de l'anticipation d'hier. Nous sommes plutôt en pleine fiction. Juste dans le but de déstabiliser davantage le front intérieur national. L'Etat Major Général des Fardc en a pleinement pris conscience.

Aussi a-t-il décidé de dénoncer, avec la dernière énergie, la campagne médiatique malveillante et visant la déstabilisation finale du pays.

L'EMG a fait savoir à l'opinion que les mutins n'occupent aucune des positions qu'on leur attribue dans la marche vers Goma. D'ailleurs, nous renseigne-t-on, il n'existe, à proprement parler, rien qui, sur le terrain, ressemble à une campagne militaire vers Goma. Tout se joue loin et dans les localités connues de chacun.

Même la Monusco, qui n'a pourtant rien à cacher, n'a pas encore vu ce qu'on nous raconte avec délectation sur certaines ondes. Les mêmes, traditionnellement hostiles à Kinshasa, qui ont fait dire à François Hollande mille et une incongruités sur le XIVème sommet qui se tient en Rdc. Mais à la décharge de la Rdc, face à ce long et malveillant procès qu'on lui intente, Yamina Benguigui a, au nom de l'hexagone dont se prévaut notre agresseur médiatique, traité de simple rumeur tout ce qu'on a dit sur Hollande. Comment alors croire ce qu'on nous raconte sur Goma ?

LP

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EXCLUSIF : VOICI SA REPONSE A JOSEPH KABILA - Hollande consulte d’abord les Africains avant de se prononcer fin août

François Hollande n’a toujours pas dit oui à l’invitation de Joseph Kabila au prochain sommet de la Francophonie, prévu à Kinshasa, en octobre prochain. Il a exprimé ses hésitations lors d’une interview, à Londres, il y a quelques jours, alors qu’il était allé réconforter la délégation française aux Jeux olympiques. A la question de savoir «vous avez pris votre décision, vous y serez ?», le «Président normal» a répondu, selon ce qu’en a rapporté la chaîne de télévision française I Télé : «Pas encore, au sens... ma décision n’est pas prise. Yamina Benguigui, donc, ministre de la Francophonie, était en RDC ces trois derniers jours. Elle va me rendre compte de ce qui s’est passe, de ce qui est l’attitude des organisations non-gouvernementales, des partis et notamment de l’opposition puisque des élections avaient lieu en RDC qui n’avaient pas répondues aux critères de la démocratie. Et puis, j’écoute aussi ce que souhaite l’ensemble des pays francophones et notamment africains et c’est en fonction de tous ces éléments que je prendrais ma décision à la fin du mois d’août. Il y a également la situation en RDC qui tient à des conflits frontaliers avec aujourd’hui des risques de guerre à l’Est de la RDC. Toutes ces raisons seront examinées pour justifier ma présence éventuellement au moment de la francophonie à Kinshasa». Rendez-vous est donc pris fin août.

Le temps pour Joseph Kabila de donner des gages sur certaines questions s’il tient à sauver son sommet. Selon des sources diplomatiques, au nombre de ces préalables, Benguigui a relevé, lors de son entrevue en tête à tête avec Kabila la désignation du porte-parole de l’opposition gelée lors de la dernière session extraordinaire de l’Assemblée national par la volonté d’Aubin Minaku, la revisitation du procès Chebeya, la restructuration de la CENI, la mise en place de la Cour constitutionnelle alors que la loi y relative a été adoptée depuis plusieurs mois... Sur toutes ces questions, Joseph Kabila n’a pas donné des signaux lors de sa dernière interview. Il les a prises plutôt pour un chantage avant d’évoquer la restructuration de la CENI et la création de la Cour constitutionnelle qu’il a mis sur le compte d’un processus. En tout cas, la mise en oeuvre de la Cour constitutionnelle n’est pas un processus. Elle ne demande qu’une volonté politique. Quant à la restructuration de la CENI, le processus a toutes les chances de ne pas aboutir à prendre en compte le satisfaicit de la majorité à Daniel Ngoy Mulunda lors du passage du président de la CENI à l’Assemblée nationale. (Lire à la page 6-7 remakes sur le sommet de la Francophonie à Kinshasa). 

MTN

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RDC: L'Allemagne fédérale soutient la tenue d'une Conférence internationale sur la paix dans la région des Grands Lacs

L'Observateur

La République fédérale d'Allemagne encourage la tenue d'une Conférence internationale sur la paix, la sécurité et le développement dans la région des Grands Lacs pour résoudre la crise, en l'occurrence la guerre actuelle dans l'Est de la République démoctratique du Congo. Cette information a été confirmée hier jeudi 2 août 2010 par l'ambassadeur d'Allemagne fédérale en RDC, M. Peter Blomeyer, au cours d'un échange avec la presse en sa résidence de la Gombe.

" L'Allemagne fédérale encourage la tenue de la Conférence internationale sur la paix et le développement dans la région des Grands Lacs tel que décidé lors du sommet de l'Union africaine (Ua) tenu en juillet dernier à Addis-Abeba. Car nous pensons que la meilleure solution à la crise actuelle dans l'Est de la RDC serait une solution africaine. Et nous appelons les différents acteurs à soutenir cette initiative de la Conférence internationale sur la paix, la sécurité et le développement dans la région des Grands Lacs ", a déclaré l'ambassadeur Peter Blomeyer.

Le diplomate allemand a également émis le vœu de voir revitaliser l'action des envoyés spéciaux ou émissaires de paix. " L'idée de revitaliser le rôle des envoyés spéciaux notamment les présidents tanzaniens Benjamin Mkapa et nigerian et aussi une bonne initiative.

Cette équipe peut faciliter le dialogue entre la République démocratiaque du Congo et le Rwanda ", a déclaré l'ambassadeur d'Allemagne fédérale.

Des inquiétudes

Parlant de la situation de guerre actuelle dans l'Est de la République démocratique du Congo, l'ambassadeur Peter Blomeyer a soutenu que l'Allemagne suit de près et avec inquiétude la situation actuelle dans l'Est de la République démocratique du Congo. " Nous sommes très préoccupés par la situation actuelle dans l'Est de la République démocratique du Congo. Nous condamnons l'acte des mutins du M23 qui déstabilisent l'Est de la RDC. Nous condamnons également les attaques des rebelles du M23 contre les positions de la Monusco qui est une mission de pacification et de protection des civils " dixit l'ambassadeur Peter Blomeyer.

L'autre inquiétude exprimée par l'ambassadeur d'Allemagne c'est la détérioration de la situation humanitaire dans l'est du Congo avec des milliers de déplacés qui vivent dans des conditions inhumaines.

" Ce qui se passe dans l'Est de la RDC est une tragédie humanitaire que nous déplorons. Nous sommes très préoccupés par la déterioration de la situation humanitaire. Nous déplorons des cas de viol, vols et tueries qui sont signalés dans l'Est de la RDC. Nous appelons tous les acteurs politiques à respecter les droits de l'homme et à permettre aux organisations humanitaires d'accéder aux zones où sont concentrés les déplacés de guerre ", a conclu l'ambassadeur Peter Blomeyer.

Enfin l'amassadeur d'Allemagne a réaffirmé la volonté de son pays de poursuivre sa coopération avec la RDC, dans divers domaines tels que l'agriculture, l'eau et l'assainissement, le microfinance, la santé, l'environnement… Il a affirmé que les contributions annuelles de l'Allemagne en RDC se chiffre à 239 millions d'euros.

Luc-Roger Mbala Bemba

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RDC : le Conseil de sécurité de l'ONU veut protéger Goma du M23

 

Des combattants rebelles du M23 célèbrent la chute de Rumangabo, à 23 km au nord de Goma, le 28 juillet 2012.
Des combattants rebelles du M23 célèbrent la chute de Rumangabo, à 23 km au nord de Goma, le 28 juillet 2012.
REUTERS/James Akena
Par RFI

Le Conseil de sécurité de l'ONU a lancé ce jeudi 2 août 2012 un avertissement aux rebelles congolais du M23, leur demandant de cesser leur avancée vers la ville de Goma. Le Conseil a également condamné les pays qui soutiennent le M23, sans toutefois nommer le Rwanda.

De notre correspondant à New York, Karim Lebhour

L’avertissement est adressé aux rebelles du M23, mais c’est bien le Rwanda, et dans une moindre mesure l’Ouganda, qui sont visés par ce rappel à l’ordre du Conseil de sécurité sous l’appellation plus générale de « soutiens extérieurs ». En coulisses, les diplomates disent qu’ils n’ont guère de doute sur l’aide fournie par le Rwanda au M23, mais le Conseil a préféré ne pas pointer directement du doigt Kigali, et encore moins de parler de sanctions.

La stratégie est plutôt de faire pression sur le Rwanda pour qu’il lâche le M23 et qu’il mette un terme aux opérations militaires. Le Conseil s’est félicité des contacts entre les présidents Paul Kagame et Joseph Kabila. Il s’agit pour l’ONU d’éviter que la ville de Goma ne tombe aux mains des rebelles. Une menace imminente, affirme le Conseil des Nations unies. La chute de Goma mettrait la la Monusco, la force de l’ONU sur place, dans une position très inconfortable et pourrait l’obliger à intervenir.

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La mort du guide phacochère-deuxième partie

Tous les jeunes se retirèrent chez eux. Les jours passèrent comme des semaines et aucun incident ne vint perturber le cours normal de la vie.  Ils avaient presqu' oublié leur condition misérable lorsque ce qui devait arriver arriva. Cet après-midi -là, le soleil lançait ses premiers rayons après la pluie qui s'était abattue le matin,  bloquant tous les habitants chez eux. Les hibiscus faisaient un tango au rythme du vent léger qui soufflait dans les branches. Les papillons multicolores volaient dans tous les sens, d'arbre en arbre, donnant dans le décor des allures de fête.  Monsieur le bouc sortit avec son épouse et son enfant pour une petite promenade. Ils causaient, saluaient gaiement les amis qu'ils rencontraient et échangeaient des nouvelles sur le temps. Le jeune cabri courait derrière les papillons, s'arrêtait par moment pour admirer les fleurs qui souriaient au soleil. Au bout de la rue, un véhicule aux vitres fumées qui venait en sens inverse s'arrêta à leur niveau. Trois jeunes chacals en descendirent et obligèrent l'épouse de monsieur le bouc à monter à bord. Mais celle-ci résista fermement.

- Où voulez-vous l'amener? C 'est mon épouse! Intervint le pauvre époux. Les chacals  l'ignorèrent un moment et s'emparèrent de force de la femme. Lorsque monsieur le bouc voulut s'interposer, un des chacals, muni d'un gourdin, lui asséna un coup mortel sur la nuque. Le pauvre tomba inerte. Son enfant, qui devait avoir environ trois ans, pleurait et courait derrière la mère qui se débattait entre deux chacals. Alors, le chacal, qui avait tué le père, lui lança un coup de pied sur la poitrine, le renvoyant plusieurs mètres dans la brousse. L'enfant tomba et manqua de s'évanouir. Il revient haletant vers son père qui gisait à terre; mais l'enfant ne savait pas que son géniteur n'était plus de ce monde. Il le prit par la main et pleura:

- Papa, lève-toi, nous allons chercher maman! Lève-toi, papa! Mais voyant que ce dernier ne bougeait pas, il s'assit à côté de lui et se mit à pleurer.  Quelques gens qui avaient observé la scène accoururent en criant leur indignation. Au bout de quelques minutes, tout le pays des plaines était informé du drame. Ils accourent tous et tout en pleurant, se fabriquèrent une civière de fortune avec les branches coupées des arbres. Ils  y placèrent le corps sans vie du bouc et confièrent temporairement l'enfant à une femme des femmes qui étaient dans la foule. Ensuite, en procession, ils  prirent, tous, la route qui menait chez le vieux phacochère. Ils le trouvèrent comme à l'accoutumée assis à l'ombre de son arbre à palabre. Il ne montra même pas d'émotions lorsque les jeunes descendirent le corps du bouc inanimé devant lui. Un des jeunes prenant la parole lui dit:

- Phacochère, notre guide, nous mourrons jusqu'au dernier sur notre propre sol si tu ne nous aides pas. Envoie-nous au combat; nous nous libérerons de ces ennemis qui nous ravissent nos femmes et nous tuent sans ménagement. En guise de réponse, le vieux s'inclina et se mit à écrire avec son doigt sur la terre. Des longues minutes s'écoulèrent. Le vieux semblait sourd aux lamentations de son peuple. Pris de colère, un des jeunes sortit sa machette et lui trancha la tête. Il coupa un morceau de sa chair et en mangea. Ensuite, il recueillit le sang qui coulait de ses artères ouvertes et en but quelques gorgées. Aussitôt, le miracle se produisit. En un clin d'oeil, Il se transforma en un jeune phacochère, vigoureux, avec des longues canines sortant de sa bouche comme des cornes pointues. Il était prêt pour le combat.

Les autres jeunes ayant vu le miracle qui venait de se produire sous leurs yeux, n'eurent pas à raisonner. Ils se jetèrent tous sur le corps du vieux, se l'arrachèrent et burent son sang. En quelques minutes, tous les jeunes, filles et garçons mangèrent la chair qui n'en finissait pas et burent le sang qui continuait à couler du corps du vieux.   Et naturellement, ils devinrent tous des phacochères, vigoureux, avec des canines sortant de leurs bouches, longues comme des cornes et pointues comme des flèches. Ils criaient à l'unisson: " A nous, les chacals, à nous les chacals". Il était presque sombre, lorsqu'ils sortirent pour  l'assaut final. A suivre.

Lumbamba Kanyiki

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Hillary Clinton en tournée en Afrique: Kabila et Kagame infréquentables

Hillary_ClintonDepuis mardi, la secrétaire d'Etat américaine, Hillary Clinton, est en tournée de travail de dix jours en Afrique. Après le Sénégal qu'elle considère comme le modèle de la démocratie en Afrique, Hillary Clinton s'est rendue en Ouganda. Sa tournée la conduira au Soudan du Sud, au kenya, en Afrique du Sud, au Malawi et au Ghana. Comme on peut bien le constater, la secrétaire d'Etat américaine évite de rencontrer monsieur Kabila. Ce dernier est devenu infréquentable depuis que plusieurs rapports l'ont accusé d'avoir triché et manipulé les élections de novembre de l'année passée. 

Un autre président devenu aussi infréquentable aux yeux des Américains est sans doute Paul Kagame pour le soutien qu'il accorde au M23, un mouvement d'assaillants rwandais qui visent la balkanisation de la RDC.  Le gouvernement américain et plusieurs pays occidentaux dont les Pays-Bas et l'Allemagne ont gélé les aides qu'ils lui accordaient pour son développement, après la sortie du rapport des experts des Nations Unies l'accusant du soutien au M23.

Le but de la tournée d'Hillary Clinton est de promouvoir le développement, de stimuler la croissance économiques et de consolider les institutions démocratiques en Afrique.

Voilà l'exemple que devra suivre François Hollande, le président français que Kabila souhaite de tout coeur recevoir au 14 ème sommet de la francophonie qui se tiendra en octobre prochain pour redorer son image. En effet, le président français conditionne son voyage aux avancées que le gouvernement congolais doit accomplir en matière de démocratie et des libertés des citoyens. Or justement, les libertés individuelles ne sont pas respectées en RDC où l'opposition et la presse sont constamment muselées. Le dernier cas en date est l'enlèvement de Diomi Ndongala, le président de la Démocratie Chrétienne et fidèle lieutenant du président Tshisekedi dont on n'a pas de nouvelles depuis le 27 juin, la date de son enlèvement. François Hollande comprendra-t-il les choses de la même façon qu' Hillary Clinton?

Lumbamba Kanyiki

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02 août 2012

Affaire Chalupa: le ministère public n’a pas de preuves, selon la défense

 
L'opposant Jacques Pierre Chalupa au quartier général de la Monusco à Kinshasa en 2010L'opposant Jacques Pierre Chalupa au quartier général de la Monusco à Kinshasa en 2010

La partie défenderesse a accusé le ministère public de ne pas être en mesure de prouver la culpabilité de son client, Pierre-Jacques Chalupa, accusé de détenir une fausse attestation d’acquisition de la nationalité congolaise. Au cours de l’audience foraine tenue jeudi 2 août à la Prison centrale de Makala, à Kinshasa, un des avocats de Chalupa, Me Kabengela Ilunga, a également affirmé que le ministère public n’a pas pu prouver que Chalupa détient un faux passeport congolais et une fausse carte d’électeur.«Le ministère public vient de tomber d’accord avec nous que toutes autres préventions qu’il a ajoutées sur sa requête n’était que la résultante de la première prévention. Nous allons en tirer des conséquences le moment venu, du moins nous avons noté aujourd’hui que le ministère public est dans l’impossibilité de prouver d’autres infractions mises en charge de notre client», a déclaré Me Kabengela Ilunga.

Confiant à la poursuite du procès, la défense ne pense pas à l’expulsion de son client aussi longtemps qu’il n’a qu’une seule nationalité (NDLR : congolaise).

«Lui retirer ou détruire les actes qu’il détient, c’est faire de lui un apatride et là, la RDC ira à l’encontre de la loi internationale, interdisant la création des apatrides», a conclu l’avocat de Chalupa.

Ainsi, le Tribunal de paix de Kinshasa/Ngaliema a clôturé l’instruction de toutes les préventions portées contre Pierre-Jacques Chalupa, en attendant le réquisitoire du ministère public et les plaidoiries de la défense lundi 6 août prochain.

radiookapi.net

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RDC : B.Mampaka : « La Belgique doit assumer ses responsabilités en Afrique centrale »

A l’heure où les rebelles du M-23 avance vers Goma avec l'objectif avoué d'encercler la ville tenue par l'armée régulière pour la faire tomber, les sanctions tombent en cascade contre le Rwanda. Après les Etats-Unis, et les Pays-Bas, c’est au tour de l’Allemagne et de la Grande-Bretagne de suspendre le versement de leur aide budgétaire au Rwanda.

Je regrette la timide réaction de notre Ministre des Affaires étrangères face à la gravité de la situation qui mérite mieux qu’une simple déclaration d’intention. La seule intervention de la Belgique dans ce conflit doit-elle se résumer à interdire les manifestations à Bruxelles, à brimer et à diaboliser les citoyens belges d’origine congolaise qui réclament à tue-tête l’intervention de notre gouvernement ? N’oublions pas que la Belgique partage plus de 80 ans de vie commune avec le Congo. Que le conflit congolais est le plus meurtrier que notre planète ait connu depuis la seconde guerre mondiale avec plus de 6 millions de morts.
 
Ce chiffre inconcevable aurait dû à lui tout seul alarmer la communauté internationale toute entière depuis longtemps et la Belgique en premier. Cinquante ans après avoir été le théatre d’épurations ethniques, de déplacements de population, de massacres attisés entre Lubas et Luluas, Hutus et Tutsis, le Congo, le Rwanda et le Burundi se trouvent aujourd’hui parmi les zones les plus enflammées d’Afrique centrale.
 
Face à l’évolution des relations entre la Belgique et ses anciennes colonies, ne devrions-nous pas objectivement nous poser certaines questions existentielles ?
 
Pendant que des petits nationalistes « s’entretuaient » pour le pois-chiche qui se trouve dans leur assiette, le monde a évolué à toute allure avec l’arrivée de la technologie de l’information. La géopolitique est aujourd’hui conditionnée, influencée ou dirigée par le cours du pétrole, du gaz et d’autres matières premières. Dans un monde globalisé, la Belgique ne manque-t-elle pas d’une vision sur la scène internationale ? Faut-il rappeler à nos diplomates des affaires étrangères que la crédibilité de notre petit royaume sur la scène internationale avant et après la seconde guerre mondiale était sérieusement renforcée par son expertise, son influence et la manière de gérer ses relations avec ses ex-colonies. L’élite belge qui ne trouve dans le drame qui dure depuis le départ de Mobutu qu’un conflit tribal entre noirs n’aurait-elle pas perdu la capacité de clairvoyance nécessaire à la défense des intérêts des victimes innocentes et du peuple belge ?
 
Ce qui me trouble et m’attriste, c’est de voir que les mêmes schémas traditionnels coloniaux  se transmettent de père en fils. Il est temps que la diplomatie belge se fixe des critères d’exigences dans la composition des hauts fonctionnaires des affaires étrangères afin de se doter d’une capacité d’analyse exemplaire à l’instar des USA, de la France et de l’Angleterre. Ne serait-il pas judicieux d’associer et d’impliquer dans les réflexions de géopolitique internationale l’élite de la diaspora congolaise, burundaise et rwandaise sur des sujets ou naturellement ils garantiraient intérêt de la Belgique tout en allégeant les souffrances de leur pays d’origine ?
 
Pour ne pas abuser de l’attention des lecteurs de cette note, je me dois de conclure brutalement en disant qu’il est urgent que le Ministre des affaires étrangères dépose sur la table du gouvernement une sanction immédiate à la hauteur de la responsabilité de la Belgique par rapport aux Etats-Unis, Allemands, Anglais et autres états démocratiques alertés par le drame humain en cours.
 
Bertin MAMPAKA
Vice-président du Parlement bruxellois
Echevin de la Solidarité internationale de la Ville de Bruxelles
 

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Sud-Kivu: un militaire du 1072è bataillon des FARDC fait défection

 
Armes à main, les militaires de Fardc concentrés lors du défilé du 30 juin 2010. Radio Okapi/ Ph. John BompengoArmes à main, les militaires de Fardc concentrés lors du défilé du 30 juin 2010. Radio Okapi/ Ph. John Bompengo

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Le commandant second du 1072e bataillon des Forces armées de la RDC (FARDC) basé à Kaziba, en territoire de Walungu (Sud-Kivu), le lieutenant-colonel John Kasisira, ex-CNDP, a déserté les rangs de l’armée avec son escorte dans la nuit du mercredi 1er aout.

Selon la société civile locale, qui avait été alertée par la population, ces déserteurs affirment que les autres militaires s’étaient directement lancés à leur trousse.

Ces fugitifs auraient pris la direction de Ngweshe, en passant par les montagnes de Kaziba.

Aux dernières nouvelles, la société civile de Walungu signale que des coups de feu nourris étaient entendus du côté du groupement d’Irongo, à trois heures de marche de Kaziba.

Pour sa part, le commandant des opérations au Nord-Kivu, colonel Delphin Kahimbi, a rassuré que «les fugitifs n’iront pas loin, et qu’ils seront maitrisés d’ici là; et que la situation est sous contrôle».

radiookapi.net

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