06 août 2012

Guerre de l’Est : Les Eglises interdisent tout dialogue avec le Rwanda



Le peuple congolais exige la répression des crimes commis par le Rwanda en République Démocratique du Congo.

Au Secrétaire Général de l’Organisation des Nations Unies à New York;
Au Conseil de Sécurité de l’Organisation des Nations Unies à New York;
Aux Membres Permanents du Conseil de Sécurité de l’Organisation des Nations Unies à New York.


Depuis deux décennies, le peuple congolais est assailli par des invasions successives venant du Rwanda. En conséquence, on déplore chaque fois des tueries, des destructions des familles. Par ailleurs, ces invasions dressent les communautés les unes contre les autres et mettent en péril l’avenir de toute une nation, On a enregistré des violations massives des droits de l’homme, des milliers des femmes violées et plus de 6.000.000 des Congolais ont perdu la vie laissant derrière eux des milliers. Ce veuves et d’orphelins.
Ces mêmes crimes continuent aujourd’hui à se perpétrer suite à l’invasion actuelle confirmée par le rapport du Panel des Experts des Nations Unies (n° S12012,2/348 et son addendum) qui renseigne que :
- Le Rwanda a créé de toutes pièces le Mouvement M23;
- Le Rwanda fournit les armes, facilite et assure la logistique du M23 à partir de son territoire;’
- Le Rwanda recrute les enfants et les réfugiés et recycle les ex-combattants du FDLR pour le compte du M23;
- Le Rwanda s’ingère dans les affaires internes de la RD Congo en recrutant certains politiciens congolais pour le compte de M23;
- L’armée Rwandaise (RDF) intervient directement sur le territoire congolais pour renforcer le M23;
- Le Rwanda donne un appui matériel et financier à d’autres groupes armés en République Démocratique du Congo;
- Le Rwanda collabore avec les FDLR;
- Le Rwanda viole les sanctions des Nations Unies sur les armes et les personnes dans la région des grands lacs;
- Le Rwanda est devenu un refuge des criminels de guerre recherchés par la Cour Pénale Internationale (CPI).
Cette invasion injuste et injustifiable mine les efforts de réconciliation et de reconstruction de la Nation Congolaise. Elle s’accompagne d’une criminalité transfrontalière sans précédent et d’un pillage systématique des ressources naturelles de la République Démocratique du Congo.
Au vu de la flagrance de cette violation de l’intégrité territoriale de la République Démocratique du Congo, nous, Peuple Congolais; exigeons :
1. La mobilisation des Forces de la MONUSCO pour appuyer les FARDC afin d’arrêter une fois pour toute l’invasion de la République Démocratique du Congo, le pillage de ses richesses et le viol de la femme congolaise ;
2. L’arrestation et les poursuites judiciaires de tous les criminels de guerre cités nommément dans les différents rapports des Nations Unies ;
3. L’arrestation et les poursuites judiciaires des auteurs de tous les crimes de guerre perpétrés en République Démocratique du Congo et de tous les autres criminels qui circulent entre la RD Congo et ses pays voisins;
4. Le rejet de la candidature du Rwanda au posté de membre non permanent du Conseil de Sécurité de l’Organisation des Nations Unies pour violations récurrentes de la Charte des Nations Unies ;
5. L’application sans délai de toutes les décisions des Nations Unies en faveur de la paix en République Démocratique du Congo.
De ce qui précède, nous nous opposons à toutes formes de négociations avec les éternels criminels ainsi qu’à toute tentative de balkanisation du territoire national de la République Démocratique du Congo.
Fait à Kinshasa

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Sud-Kivu: les militaires des FARDC s’affrontent entre eux à Kitindi

 
Armes à main, les militaires de Fardc concentrés lors du défilé du 30 juin 2010. Radio Okapi/ Ph. John BompengoArmes à main, les militaires de Fardc concentrés lors du défilé du 30 juin 2010. Radio Okapi/ Ph. John Bompengo

Les éléments du 1e bataillon du 1009e régiment des FARDC basés à Kitindi, chef-lieu du groupement d’Ikama Kasanza, dans le territoire de Shabunda au Sud-Kivu se sont affrontés entre eux dans la nuit de dimanche 5 à ce lundi 6 août. La population locale a fui dans la brousse et plusieurs biens ont été pillés. Des sources militaires de Kitutu ont confirmé l’information, attribuant l’origine de ces accrochages à un officier des FARDC issu de l’ex-rébellion du CNDP (Congrès national pour la défense du peuple).

L’instigateur présumé, cité par des sources proches du commandement du 1009e régiment, est un certain major Thierry,  chargé des renseignements du 1e bataillon du 1009e régiment des FARDC à Kitindi. Il a tenté de faire défection avec un autre groupe des militaires de son obédience mais a buté à la riposte d’autres autres militaires loyalistes des FARDC. Des  échanges des tirs nourris entre les deux groupes ont poussé la population de Kitindi à fuir dans la brousse, où ils se cachaient encore lundi dans la mi-journée.

Aucun bilan, en termes des dégâts humains, n’a été signalé jusque là. Selon un notable local, il y a eu des scènes de pillages après ces  accrochages, qui ont duré presque toute la nuit. Le centre de santé de Ngoma par exemple a été pillé de fonds en comble: médicaments, matériels et près de 3 000 USD emportés, a-t-il précisé.

La hiérarchie du régiment des FARDC dont l’état-major est basé a Kitutu dit s’apprêter à «dépêcher une équipe à Kitindi pour rétablir la confiance au sein de la population locale mais aussi pour établir la responsabilité des uns et des autres dans ces accrochages».

radiookapi.net

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Fardc-M23 Plaidoyer pour une cessation effective des hostilités

Nonobstant ses récentes victoires diplomatiques, la RDC ne semble pas requérir sérieusement l'attention de la communauté internationale appelée à revoir sa copie par rapport aux sanctions à infliger au Rwanda.

Revenu d'Addis-Abeba où il a pris part à une réunion interministérielle tenue au siège de l'Union africaine en marge du sommet des chefs d'État de la Conférence internationale sur la région des Grands lacs (CIRGL), Raymond Tshibanda s'est félicité de la victoire diplomatique engrangée par son pays au terme de son périple dans plusieurs capitales africaines. L'officiel congolais avait égrené devant la presse une série d'engagements pris tant au niveau de la sous-région que du continent, tendant à soutenir la RDC dans ses efforts de rétablissement de la paix dans sa partie est. Le grand succès de son itinérance demeure, sans aucun doute, la constitution d'une force neutre internationale à déployer sous l'égide des Nations unies à la frontière commune entre la RDC et le Rwanda.

Au-delà du principe acté, il conviendra de formaliser cette nouvelle force appelée à se greffer à la Monusco dont 19 000 éléments issus de 52 nationalités se meuvent déjà sur le territoire national. En attendant d'y voir un peu plus clair, la situation sur le terrain évolue et n'attend pas. Cette perspective est loin de dissuader les rebelles du M23 dans leurs velléités hégémoniques, moins encore les dernières décisions prises par certaines capitales occidentales à leur encontre. Ni le gel par le Royaume-Uni d'une partie de son aide de 25 millions de dollars ni la suspension par Washington de son aide militaire de 200 000 dollars, rien jusqu'à présent ne semble fléchir le Rwanda dans son soutien aux rebelles du M23. Même les cinq millions d'euros des Pays-Bas ne semblent guère émouvoir le régime de Kigali qui continue à se comporter comme si de rien n'était. Toutes ces décisions, d'après certains analystes, constituent une « agitation stérile » qui n'est pas susceptible de changer la donne sur le terrain puisque n'influant ni sur l'économie ni sur la politique rwandaise.

Redoubler d'efforts...

Toutes ces capitales occidentales devraient revoir leur copie si elles tiennent à faire fléchir le Rwanda dans son obstination à déstabiliser la RDC. Le lobbying congolais porte-t-il réellement au niveau des instances onusiennes qui, apparemment, ne semblent pas faire de la cessation des hostilités au nord-Kivu leur préoccupation? La RDC devra donc redoubler d'efforts sur le plan diplomatique pour obtenir des sanctions plus fermes, constantes et conséquentes contre le Rwanda, surtout que ce dernier vient de présenter devant le Conseil de sécurité sa réplique au pré-rapport du groupe des experts des Nations unies à propos de la violation de l'embargo sur les armes à destination de la RDC. La diplomatie congolaise ne devrait pas dormir sur ses lauriers en pensant que les jeux sont faits.

Le dernier avertissement des quinze membres du Conseil de sécurité, adressé aux rebelles du M23 leur demandant de cesser leur avancée vers la ville de Goma, ne change pas la donne d'autant plus que le Rwanda n'y est pas cité explicitement, l'instance onusienne préférant le couvrir en évoquant de « soutiens extérieurs ». Là où d'aucuns s'attendaient à une condamnation ferme assortie des sanctions musclées contre Kigali, la réaction à demi-teinte du Conseil de sécurité aura laissé de nombreux Congolais sur leur soif. Une déclaration qui, comme les précédentes, va se mouvoir dans les tiroirs sans être suivie d'effet. Les États-Unis qui devraient jouer un rôle-phare dans le processus de rétablissement de la paix à l'est de la RDC semblent y aller de main molle en demandant à leur allié rwandais d'interrompre son soutien à la rébellion, sans trop insister ni forcer la note. Sans quoi, Kigali n'aurait pas passé outre la mise en garde qui lui est faite. Une attitude qui incite à la réflexion sur la place qu'occupe Kinshasa dans la chaîne des priorités du gouvernement américain qui, d'après certains analystes, n'aura produit qu'un seul document officiel répertorié encadrant sa politique étrangère face à la crise au Congo.

De l'option militaire

Qu'à cela ne tienne. Tout porte à croire que la RDC ne semble pas requérir sérieusement l'attention de la communauté internationale dont les actes d'engagement par rapport à la guerre de l'est sont à prendre, de plus en plus, avec circonspection. « Plutôt que de miser sur l'envoi de la force internationale neutre que d'aucuns considèrent comme une forme d'abdication, la RDC a intérêt à puiser dans ses dernières réserves, ce qu'elle recèle comme atout militaire en se jetant dans la bataille sur fond d'une mobilisation de la population », estime un compatriote. Ils sont nombreux à se pencher pour une solution militaire, la diplomatie ayant souvent abouti à des négociations ou encore à des réconciliations de façade, sans résoudre la problématique de fond, à savoir le retrait de la soldatesque rwandaise du territoire congolais.

D'où, la sincérité des deux parties de mettre véritablement un terme à la prédation des ressources congolaises, source des conflits, se présente-t-elle comme une piste susceptible de décanter définitivement la question. Dans la foulée, il faudrait également chercher à débusquer toutes les complicités internes et remettre en état les Fardc pour en faire une armée véritablement dissuasive et capable de sécuriser les frontières nationales. Autrement, la guerre dans l'est persistera avec son cohorte de dégâts sur le plan humanitaire.

Alain Diasso

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05 août 2012

Le Congolais Assani Lukemya-Mulongoti réussit son baptême de feu en première division du football allemand (1. Bundesliga)

Assani Lukemya-Mulongoti

 

 

 

 

 

 

 

 

Le Congolais Assani Lukemya, 26 ans, a livré ce soir son premier match avec sa nouvelle équipe, Werder Bremen. C'était à Hambourg dans le cadre de la finale du tournoi de la coupe de Liga-Total réunissant les meilleures équipes allemandes du moment Bayern de Munich, Borussia Dortmund,  Hamburger SV et Werder Bremen. Hier, Borussia Dortmund s'était débarassée d'Hamburger SV sur un score d'un but à zéro. Werder Bremen avait surpris Bayern de Munich que tout le monde donnait gagnante et l'avait battue aux tirs au but (4-2) après un nul de 2 buts partout à la fin du temps réglementaire de deux fois trente minutes.

Assani qui n'avait pas joué hier a donc livré toute la partie en défense où il était intraitable dans un match d'un niveau supérieur. Son équipe l'a étonnamment remporté aux tirs au but (5-4) sur Borussia Dortmund qui était, en fait, considérée comme favorite. Les deux équipes s'étaient séparées sur un score de trois buts partout après le temps réglementaire.

Assani Lukemya-Mulongoti a évolué la saison 2011/2012 en deuxième division avec l'équipe de Düsseldorf qu'il a aidée à monter en première division. La communauté congolaise qui a suivi le match souhaite à son compatriote bonne chance avec sa nouvelle équipe pendant la saison qui va bientôt commencer.

Lumbamba Kanyiki

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DECLARATION POLITIQUE DE L’UNION POUR LA DEMOCRATIE ET LE PROGRES SOCIAL « UDPS »

Déclaration politique de l'Union pour la Démocratie et le Progrès Social relative à l'enlèvement du SGA Jean-Marie-Vianney Kabukanyi ainsi qu'aux intimidations et harcèlements dont font l'objet tous les cadres de la part du régime de M. Kabila

drapeau udpsL’Union pour la Démocratie et le Progrès  Social »UDPS », informe l’opinion  nationale  et internationale de l’enlèvement de son Secrétaire  Général Adjoint Jean Marie Vianney  KABUKANYI et son jeune frère dans la nuit du samedi 28 juillet 2012 au dimanche 29  juillet 2012, par des éléments de la police politique  de Joseph  KABILA.

 
Acheminés nuitamment et soumis à un interrogatoire sévère à l’ANR( agence nationale de renseignements) sur l’avenue des 3Z dans la commune de la Gombe  à Kinshasa, puis conduis à la légion  nationale de la PIR (Police Intervention  rapide), au  sujet  d’une fantaisiste préparation d’une prétendue  insurrection militaire dans la ville  de Kinshasa, âpres une fouille infructueuse opérée à son domicile, monsieur Jean Marie Vianney KABUKANYI principalement, et son jeune frère secondairement, seront relâchés le lundi   30  Juillet 2012  dans les âpres –midi.
 
Le porte parole du régime de Monsieur Kabila, Monsieur Lambert MENDE a eu assez  d’honnêteté  pour reconnaitre  que le Secrétaire Général Adjoint de l’UDPS était innocent et ne méritait  pas  le sort qu’on lui faisait  subir.
 
Cependant, malgré ce fait-là, voici  qu’une fois de plus  le  mardi 31 juillet 2012  à 18h30’, un autre groupe de l’ANR viendra de  nouveau  perquisitionner le domicile de monsieur Jean Marie Vianney  KABUKANYI , menottant  au  passage, les autres cadres de l’UDPS venus le consoler  à son domicile  et  profitant de l’occasion pour extorquer et emporter trois ordinateurs et quelques matériels  informatiques. N’eussent  été  les protestations de la mère  de Jean marie  Vianney KABUKANYI, celle-ci  aurait vu aussi  son chapeau  de vieille  dame  emportée   par cette même police.
 
Dans le courant  de la journée de  jeudi 02 Août 2012, plusieurs autres  cadres de l’UDPS ont été  alertés de la présence incongrue  de certains affreux  dans les abords  de leurs résidences,  questionnant alentours et s’informant  sur leur mode de vie.
 
Démasqués par la vigilance toute agissante, ces affreux n’ont pas encore osé  montrer leurs pattes.
 
L’UDPS saisit cette occasion pour mettre Monsieur KABILA et ses éléments en garde contre leurs agissements de mauvais goût.
 
Le combat de l’UDPS est politique, l’UDPS n’a jamais fait usage des armes à feu.
 
En aucun cas  l’IUDPS ne peut être comparée avec le M23, que ces messieurs  ne se trompent pas d’adresse, est surtout qu’ils évitent de s’essayer à mesurer la profondeur du fleuve Congo à la longueur de leur petit  doigt.
 
Par la même occasion l’UDPS ne cesse d’exiger la libération  immédiate sans  condition de Monsieur DIOMI NDONGALA Président National de DC, Démocratie Chrétienne, parti politique, lequel a été  enlevé depuis le  27 juin 2012 au motif aujourd’hui douteux de viol des mineures. C’est à  croire que  les leçons des différentes mascarades montées par ce régime n’ont jamais porté et convaincu ces messieurs à  éviter le  ridicule.
 
S’agissant de la situation de l’Est de la république démocratique du Congo, l’UDPS reste d’avis que le  problème  qui se pose c’est  M. Kabila et son régime.
 
Le peuple congolais l’a compris a temps et a mis fin a son mandat  à  tête de la RDC le 28 novembre 2011 en élisant Monsieur TSHISEKEDI  Wa MULUMBA  Président de la République démocratique du Congo.
 
La paix revient à l’Est et sur l’ensemble  de la République  avec le départ de Monsieur KABILA de la tête des institutions où il se cramponne illégitimement et désespérément.
 
L’UDPS félicite  l’Eglise Catholique ainsi que tous les hommes de bonne volonté qui ont pris conscience du danger qui guette notre pays et qui se sont engagé à le défendre de toutes leurs forces. La victoire est congolaise par la  volonté de Dieu Créateur.
 
S’agissant de suite de la visite de  Madame BENGUIGUI la Ministre Française en charge de la francophonie,  l’UDPS rappelle  sa position : la venue  des Chefs d’Etat et de Gouvernement à Kinshasa pour le 14ième Sommet  de la Francophonie constitue  un acte   d’hostilité  vis –à-vis du peuple  congolais.
 
En effet  notre peuple  se bat  pour que la vérité  soit rétablie. Tous les observateurs aux élections de novembre 2011, la Société Civile  congolaise, les Organisations congolaises de défense des droits de l’homme, l’Eglise Catholique, les observateurs de l’Union Européenne, la fondation Carter ainsi que Mission d’observation des Nations Unies au Congo (MONUSCO) on conclu à la non  crédibilité des résultats publier par la CENI (Commission Electorale Nationale Indépendante) dont se targue M.KABILA  pour se cramponner à la tête des institutions du pays.
 
Le Président élu de la République Démocratique du Congo c’est Dr Etienne  TSHISEKEDI Wa MULUMBA. Tout le peuple  congolais est rangé derrière lui pour recouvrer l’imperium.
 
La venue à Kinshasa des Chefs d’Etat et de Gouvernement des pays amis sera considérée comme un acte de trahison de la démocratie et de toutes les autres  valeurs prônées par la francophonie. Et le peuple  congolais  en tirera, le moment venu, toutes les conséquences  à l’égard de ces représentants.
 
Le peuple  d’abord !  TSHISEKEDI Président !
Fait à Kinshasa, le 03 Août 2012
Secrétaire Général a.i
Me  Bruno MAVUNGU  PUATI
 

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L'élite congolaise doit donner une perspective à son peuple et non ériger un mur des lamentations

Par congoone

Le Congo, notre patrie, est menacé dans son existence comme Etat à cause notamment des visées expansionnistes de certains de ses voisins dont le Rwanda. Aussi, l’intangibilité de ses frontières héritées de la colonisation risque-t-elle d’être remise en cause avec la complicité bienveillante du régime d’essence rwandaise au pouvoir à Kinshasa.

Quoi de plus normal qu’au moment où la chute de Goma semble imminente que des Congolais se mobilisent avec des moyens à leur disposition pour dire non à la balkanisation de leur pays ? Les catholiques l’ont fait jeudi dernier sur presque l’ensemble du territoire national.

Si on peut saluer l’initiative de l’église catholique, il importe de la replacer dans son contexte réel, celui du symbole. C’est tout. Que les Congolais marchent, au Congo et/ou à l’étranger pour dire non à la balkanisation de leur pays, ce n’est pas cela qui va arrêter l’avancée du M23 vers Goma, ville que les rebelles pourront occuper très bientôt sans même combattre.

L’heure de vérité a sonné pour l’église congolaise, qu’elle soit catholique ou outre. Elle doit sortir de sa nonchalance et surtout cesser de prêcher la résignation. Il faut maintenant que l’évangile serve à indiquer au peuple congolais le chemin de la libération.

Que Mgr Diomi, président de la Conférence épiscopale nationale du Congo (CENCO) prenne langue avec le ministre PPRD de l’Intérieur pour obtenir que les Catholiques soient autorisés à marcher contre la balkanisation du Congo, cela peut raisonnablement poser question car pareille démarche semble répondre à la mobilisation lancée par le gouvernement de la kabilie. La déclaration faite à ce sujet par le ministre PPRD de l’Intérieur se passe de tout commentaire : « cette manifestation est une réponse à la mobilisation nationale lancée par le gouvernement contre la guerre dans l’Est du pays ». Et d’ajouter : « il est temps que nous constituions un front pour faire face au complot qui se trame à l’Est de notre pays ».

Que Mgr Diomo et ses pairs, qui ne sont pas amnésiques, se souviennent de ce qu’il y a peu la marche initiée le 16 février 2012 à l’appel de l’église catholique pour dénoncer l’absence de transparence après les élections présidentielle et législatives du 28 novembre 2011 a été non seulement interdite et mais aussi réprimée dans le sang.

C’est pourtant la même église catholique, par la voix du cardinal Laurent Monsengwo Pasinya, archevêque de Kinshasa, qui avait affirmé que les résultats des élections n’étaient ni conformes à la vérité ni à la justice, mettant en exergue le fait que les observations de la CENCO et celles des observateurs nationaux et internationaux du scrutin posaient sérieusement une question de crédibilités desdites élections !

Alors qu’il disposait des résultats communiqués en « off » par l’Assistance électorale internationale, le cardinal Monsengwo fera profil bas et, en matamore, il invitera les contestataires à interjeter l’appel à la Cour suprême de justice, et à recourir aux voies de droit et à ne pas se livrer à la violence.

Sans chercher à tourner le couteau dans la plaie, on ne peut ne pas légitimement se demander pourquoi Laurent Monsengwo Pasinya n’a pas révélé les résultats en sa possession d’autant plus que dans le rapport de la CENI publié le 3 mars dernier et intitulé « Les élections présidentielles et législatives du 28 novembre 2011 en RDC, défis, stratégies et résultats », Daniel Ngoy Mulunda Nyanga reconnaît que les chiffres ayant fait l’objet de la communication du cardinal Monsengwo (NDRL : chiffres non jamais divulgués) « sont venus d’un agent de l’Assistance électorale internationale qui a communiqué par email avec ses supérieurs hiérarchiques avant de remettre le texte au cardinal qui s’en est approprié ».

Dès lors, il est évident que par action ou inaction, Monsengwo Pasinya a participé à la conjuration contre l’émancipation politique du peuple congolais à qui on nie le droit de se choisir les dirigeants en qui il a confiance. Il en est de même du yankée Roger Meece, représentant de l’ONU au Congo à démocratiser, qui en dépit des informations pertinentes de l’Assistance électorale internationale en sa possession, ira témoigner au Conseil de sécurité, contre tout bon sens, du bon déroulement des élections de novembre 2011.

Voilà qu’après avoir installé Kabila au pouvoir à la suite d’un hold-up électoral, le même Roger Meece revient encore une fois devant le fameux Conseil de sécurité, pour annoncer que l’avancée des rebelles du M 23 mieux armés et mieux équipés vers Goma est inexorable tout en doutant de la capacité de l’armée gouvernementale à résister devant les rebelles !

En fait, de résistance des rebelles, la situation est plus que confuse sur le théâtre des opérations et la conjuration parait plus qu’évidente.

Des sources dignes de foi renseignent que des armes (auto-blindés, hélicoptères de combat) ainsi que des munitions ont été évacuées de Goma vers Bukavu pour laisser le champ libre au M 23.

Ce n’est donc pas par hasard si le yankée Meece prépare déjà l’opinion quant à l’éventualité de la chute de Goma sans combat en doutant de la capacité de l’armée gouvernementale de résister. Ce ne serait donc pas surprenant que le chef-lieu du Nord-Kivu tombe sans combat. Cela a une autre raison bien particulière : les bonzes du M 23 disposent des affaires florissantes à Goma et n’entendent pas « insécuriser » leurs propres investissements. En bonne intelligence avec Kinshasa, Goma devra leur être cédée pacifiquement de manière à préserver leurs villas, stations d’essence, hôtels, alimentations, dépôts des minerais, usines à café et de cigarettes. Il s’agit en fait des affaires qui prospèrent mieux à Goma qu’à Kigali où la sécurité juridique ne leur semble pas garantie.

Pour ceux qui doutent encore de l’entente cordiale entre le cheval de Troie au pouvoir à Kinshasa et le M 23, un militaire venu du front et dont il importe de faire mystère de l’identité révèle que les pilotes des hélicoptères de combat de l’armée gouvernementale sont des Tutsi rwandais. On peut dès lors comprendre pourquoi ils bombardent les lignes avancées des FARDC.

Il y a plus. Pour acheminer des armes, voire des biscuits aux troupes de l’armée gouvernementale au sol, Kabila loue des avions civils appartenant aux Tutsi notamment (Gomair, Service Air…).

Il n’est donc pas étonnant, dans ces conditions, que toutes les informations stratégiques soient connues en détail par les « ennemis » de la kabilie !

Nos sources renseignent d’ailleurs que dans sa réplique au rapport de l’Onu qui l’accuse de soutenir le M 23, Kigali se déclare non coupable et se désengage de toute responsabilité au motif qu’il n’utilise plus depuis 2009 les types de mortier auxquels recourt le M 23. Or, c’est à la même période que lesdites armes avaient été cédées au CNDP qui était devenu subitement plus performant au point mettre en déroute les FARDC ! La suite n’exige pas un dessin pour être saisie quand on sait que le M 23 est l’autre nom du CNDP qui est allié du PPRD dans la fameuse majorité présidentielle.

Sans vouloir prêcher la haine, ce qui serait contraire à la charte fondatrice de Congoone, on ne peut faire la politique de l’autruche en refusant de s’interroger sur les objectifs non avoués par une certaine communauté tutsi dite congolaise qui est la seule ethnie « congolaise » à exiger des droits, armes à la main, avec la complicité de quelques lèche-bottes congolais quand on sait que comme minorité nationale, les Tusti représentent l’ethnie la mieux servie du Congo à démocratiser. Un perspicace confrère au fait des secrets d’Etat révèle que les Tutsi occupent nombre des postes de responsabilité au niveau national qu’ils n’auraient dû au regard de leur poids démographique et politique.

Ainsi, au niveau de l’armée et de la police, la minorité tutsi aligne à elle seule neuf généraux : le général Jean Bivegete, il est auditeur général de l’armée ; le général Masunzu est commandant adjoint à la 10e région militaire à Bukavu ; le général Malick Kijege est inspecteur général de l’armée à Kinshasa ; le général Obed Rwibasira est commandant de la 5e région militaire à Kananga ; le général Mustapha Mukiza est commandant de la Base militaire de Kitona, le général Charles Bisengimana est inspecteur général de la police nationale congolaise ; le général Jérôme Gagakwawu est à l’état major général de l’armée à Kinshasa. Les généraux Nkunda Laurent et Bosco Ntaganda nommés par décret présidentiel de Joseph Kabila sont aujourd’hui dans la rébellion. Il faut y ajouter au moins 19 colonels tutsi dans le commandement de l’armée gouvernementale et plus de 300 majors !

Alors qu’au niveau national les Tutsi congolais n’alignent que deux sénateurs et un député national issu du MLC, et zéro député provincial, le nombre d’officiers généraux et supérieurs issus de leur ethnie est curieusement supérieur à tous les gradés militaires de toutes les autres tribus du Nord et Sud-Kivu réunis ! Il serait d’ailleurs fastidieux d’énumérer ici la longue liste des représentants de la communauté Tutsi au niveau des dirigeants des entreprises publiques et autres importants services de l’Etat. Même à l’époque de Mobutu et de Bisengimana Rwema, les tutsi n’ont jamais été aussi bien servis !

Toutes choses restant égales par ailleurs, les Congolais n’ont plus de choix mais une solution : unir leurs forces, dans la diaspora comme sur la terre de leurs ancêtres, pour détruire le cheval de Troie au pouvoir à Kinshasa. L’ajustement politique ne pourra suivre qu’après.

L’élite congolaise, dans sa diversité, doit s’y mettre sans attendre, car la mission d’une élite responsable est de trouver des solutions et donner une perspective d’avenir à son peuple et non d’ériger un mur des lamentations.

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Le stress raccourcit l’espérance de vie

Par Topsanté

Le stress, même mineur, augmente le risque d’infarctus, selon une nouvelle étude britannique.

On se doutait que le stress était mauvais pour notre cœur. Des chercheurs de Brigham et du Women's Hospital de Boston nous le confirment dans une étude publiée dans la revue BMJ .

Les travaux ont été conduits sur 68 000 adultes de 35 ans et plus, suivis dans le cadre du National Health Survey anglais pendant dix ans. Le niveau de stress et de dépression des participants a été évaluée sur une échelle de symptômes, allant de signes nuls ou légers à des symptômes aigus de dépression et d’anxiété. L’équipe de chercheurs a ensuite analysé si les personnes qui montraient des symptômes tout au long de l’étude avaient plus de risques de mourir sur une période de huit ans après l’expérience.

Les chercheurs ont découvert que les participants à cette étude qui se sentaient anxieux ou dépressifs, même s’ils souffraient seulement d'angoisses passagères,augmentent leur risque de décès de 20% au cours des huit années suivantes, en comparaison avec les personnes ne souffrant pas de ces symptômes.

Les scientifiques ont pris en compte d'autres facteurs de risque qui peuvent être associés au stress, comme le tabac ou le fait de boire, mais aussi le manque de sport, la prise de poids, une hypertension et le diabète. Et le lien entre la maladie cardiovasculaire et le stress restait inchangé indépendamment de ses paramètres.

Pour vivre plus longtemps, la meilleure solution est de limiter toute source de stress. Plusieurs méthodes s’offrent à nous : des séances de 20 minutes de yoga par jour, la pleine conscience, faire l’amour, bien dormir… Et si on commençait déjà par sourire à la vie ? Une étude américaine parue dans la revue Psychological Science a démontré que sourire abaisse la fréquence cardiaque et aiderait à lutter contre le stress.

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A quelle heure faut-il faire du sport ?

Par   Via Terrafemina

C'est décidé, cet été, vous vous remettez au sport ! Mais matin, midi ou soir, quel moment de la journée est le plus propice à la pratique d’une activité physique ? Réponses...

A quelle heure faut-il faire du sport ?


Nous avons tous notre lot de fausses excuses pour nous épargner une séance de sport : manque de temps, surcharge de travail, fatigue, enfants à charge, etc. Bref, les journées filent et les baskets prennent la poussière. Comme beaucoup, vous avez ainsi davantage envie de faire une cure de vitamines que de vous bouger. A tort car si certains se dopent pour réaliser des exploits sportifs, il est à l’inverse possible de faire du sport pour se doper ! En effet, l’activité physique est la meilleure source naturelle d’hormones, alors profitez-en.

Faire du sport le matin aide à tenir toute la journée
Le matin, entre 6 heures et 8 heures, la production de cortisol est à son maximum. Cette hormone du stress, signifie à l’organisme qu’il est temps de s’activer en augmentant sa température et en favorisant la dégradation des sucres, des graisses et des protéines. L’objectif ? Lui fournir l’énergie nécessaire après une nuit de jeûne. C’est donc le créneau horaire idéal pour aller trottiner ou simplement marcher. En effet, cette petite activité contribuera à accroître la température corporelle et à soutenir le cortisol dans sa tâche.

En retour, cette dépense d’énergie matinale vous permettra de consommer un peu plus de gras (surtout si cette activité est pratiquée à jeun). Prenez votre petit déjeuner en rentrant et vous surferez un bon moment sur les bienfaits de votre séance grâce à l’afflux de sérotonine (antidépresseur naturel  contribuant également à réguler le sommeil), de dopamine (moins de fatigue et plus de vigilance ; un bon point avant de se rendre au bureau) et d’endorphines (hormones du bien-être).

En été, profitez donc des premières lueurs du jour pour faire un peu de sport et vivre votre journée de manière bien plus positive ! Bien-sûr, le plus dur sera de mettre le réveil un peu plus tôt le premier jour et de se lever, mais vous sentirez très rapidement les bénéfices d’une telle séance.

Que la force soit en moi !
Si le matin est certainement le meilleur moment pour faire des exercices de cardio, ce n’est pourtant pas à cet instant que nous sommes les plus forts. Le pic de force se situe plutôt en fin de journée, donc si vous devez  exercer une activité violente faite le plutôt en soirée ; vous serez plus efficace. Attention, pas trop tard, afin de ne pas perturber le sommeil en provoquant une hausse de la température corporelle. Le risque est en effet de retarder la phase d’endormissement et de perturber les premières heures de la nuit dont on sait qu’elles sont les plus riches en sommeil profond et en production d’hormone de croissance.

Je mange donc je dors (ou pas) !
Notez par ailleurs que le dîner a une incidence importante sur la qualité du sommeil, la récupération et l’énergie au réveil. Inutile de vous rappeler qu’un repas riche et lourd ne favorise pas une douce nuit, mais peut, à l’inverse, être responsable d’une nuit agitée et chaude. Qui n’en a pas déjà fait l’expérience après un dîner copieux ? Il est donc important de dîner léger et de pratiquer régulièrement des monodiètes afin de soulager le système digestif  et de ne pas dépenser inutilement de l’énergie à un moment propice au repos.

Dîner léger, nuit écourtée mais réveil énergique, tel est finalement le secret de la spirale positive !

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Nord-Kivu: la population déserte Kilambo après affrontements entre les Maï-Maï Raïa Motomboki et Akilimali

 
Des déplacés de guerre à l'EST de la RDCongo . (droits tiers).Des déplacés de guerre à l'EST de la RDCongo . (droits tiers).

Un civil a été tué et des maisons incendiées lors des affrontements entre les Maï-Maï Raïa Motomboki et ceux du groupe Akilimali à Kilambo à 50 km de Walikale-centre, dans le groupement Bafuna au Nord-Kivu, a indiqué, samedi 4 août, le Réseau des défenseurs des droits de l’homme et de l’enfant pour le développement intégral. L’ONG a déploré le fait que «les autorités congolaises concentrent plus d’efforts uniquement contre la rébellion du M23, alors que plusieurs familles de Walikale souffrent d’une présence accrue des groupes armés». 

D’après des témoignages, ce sont les miliciens de Raïa Motomboki qui ont lancé cette attaque, jeudi dernier à Kilambo, contre le groupe Akilimali, faisant ainsi un mort coté civil. Par la suite, ils ont brûlé tout le village avant de se retirer.

Inquiet, un activiste des droits de l’homme à Walikale, Benjamin Mushungania, a appelé les autorités de la RDC à s’impliquer pour mettre fin à l’activisme des milices dans ce territoire. Il a indiqué qu’une grande partie de Walikale est occupée des groupes armés:

«Beaucoup d’habitants de Walikale, en ce moment, souffrent dans la forêt. Il n’y a même pas d’assistance qu’on amène à cette population. Des femmes sont violées (…) Qu’on puisse déployer les militaires dans cette entité, puisque c’est seulement le tiers de ce territoire qui est contrôlé par les FARDC (Forces armés de la République démocratique du Congo)

Il se pose aussi le problème d’inaccessibilité à ce territoire, a poursuivi Benjamin Mushungania. «Un enfant peut partir de Kilombo jusqu’à Walikale-centre en transportant des colis, puisqu’obligé de fuir des groupes armés», a-t-il témoigné.

En mars dernier, les habitants des dix de treize villages du groupement Waloa-Yungu avaient fui les affrontements armés qui opposent par intermittence, depuis novembre 2011, la milice dénommée Forces de défense congolaise(FDC) aux rebelles rwandais des Forces démocratiques pour la libération du Rwanda (FDLR).

La société civile de  Walikale avait par ailleurs dénoncé, dimanche 25 juin,  «la présence massive des rebelles des FDLR et leurs dépendants dans plusieurs villages du groupement Ikombo». Les populations locales se plaignaient de l’envahissement de leurs champs par ces nouveau-venus, selon la même source.

Dans cette région, des milices locales d’autodéfense populaire s’affrontent régulièrement aux rebelles rwandais des FDLR perçus, dans cette contrée, comme étant des occupants.

radiookapi.net

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Le Conseil de sécurité épargne Kigali et Kampala

Le Potentiel 

Recommander que Kigali et Kampala soient impliqués dans la résolution de la crise qui sévit en RDC serait mené Kinshasa en bateau. Surtout que la suggestion vient du Conseil de sécurité des Nations unies. A quel jeu joue celui-ci en s’abstenant de dénoncer les bourreaux et autres tireurs des ficelles du drame qui s’abat dans la partie Est de la RDC ? C’est troublant et, à la limite révoltant, de voir le Conseil de sécurité se perdre en circonlocutions et tourner autour du pot. Son attitude donne la preuve d’un complot international ourdi pour précipiter la balkanisation de la RDC.
 Le Conseil de sécurité des Nations unies s’est, une fois de plus, penché
jeudi dernier sur le cas de la République démocratique du Congo. Comme à
l’accoutumée, les 15 membres du Conseil de sécurité ont condamné avec
fermeté le drame qui s’abat à nouveau dans l’Est où a éclaté depuis
quelques mois une rébellion opérant sous la bannière du M23.

Quoi que dur dans sa déclaration, le Conseil de sécurité s’est
arrêté à mi-chemin. Il n’est pas allé jusqu’au bout de sa logique,
laquelle devrait consister à envisager des actions musclées à même de
dissuader les tireurs des ficelles de toutes les tensions qui
fragilisent depuis plus de 10 ans cette partie de la RDC. Les plus
apparents restent, sans nul doute, le Rwanda et l’Ouganda. Deux voisins
qui n’ont jamais caché leur convoitise des richesses du Congo et de
l’étendue de son territoire.

Cette absence de fermeté dans la réaction du Conseil de sécurité trouble
dans la mesure où les éléments d’appréciation ont été fournis par la
Monusco à l’issue d’une enquête menée sur le terrain des opérations. Le
rapport rendu public indique sans ambages l’implication du Rwanda dans
la nouvelle rébellion menée par le CNDP sous sa nouvelle dénomination de
M23. Malgré cela, les 15 membres du Conseil de sécurité se refusent à
nommer le coupable. Au contraire, ils usent de la langue de bois. Que
redoutent-ils : quelqu’un ou quelque chose ?

Une question en appelant une autre : en évitant de crever l’abcès,
l’exécutif des Nations unies subirait-il en son sein des pressions au
point d’être pris en otage par quelques membres qui seraient de mèche
avec les bourreaux de la RDC ? En tout cas, l’on n’est pas loin de cette
évidence, tant son attitude alambiquée étonne. Surtout quand il s’agit
d’une tendance manifeste à ignorer la vérité ou au besoin, l’étouffer.

Le mieux que les 15 membres du Conseil de sécurité ont trouvé à faire
c’est d’exhorter les pays de la région à coopérer avec les autorités de
la RDC pour démanteler et démobiliser les ex-rebelles du Congrès
national pour la défense du peuple (CNDP). C’est trop simpliste,
soutiennent d’aucuns qui relèvent que l’on demande aux pyromanes
d’éteindre le feu qu’ils ont allumé. Des sources crédibles rapportent
que même Kampala, qui fait semblant de plaider la cause de la RDC, n’est
pas blanc comme neige.

En évitant de charger Kigali et Kampala, le Conseil de sécurité fait du
Rwandais Paul Kagame et de l’Ougandais Yoweri Museveni des régents de
la RDC.

Cela passe pour un tripatouillage diplomatique en règle destiné à
conforter le Kigali et Kampala dans leur position, celle de reniements
et démentis continuels. Et pourtant, les faits sur terrain les
incriminent.

A tout prendre, il se dégage un commentaire. Soit le Conseil de sécurité
est tombé dans le panneau, soit il sait à quel jeu il joue. Toutefois,
il ressort à l’analyse que par son attitude, ce dernier approuve la
version véhiculée par Kigali et Kampala, et rejette tacitement celle de
Kinshasa. Aussi ses propositions/recommandations résonnent-elles comme
du cousu-main.

Comme autrefois, l’on voudrait limiter la guerre dans l’Est de la RDC le
seul espace de la RDC, en excluant la donne sous-régionale où des pays
voisins à la RDC, clairement identifiés tirent des ficelles en
entretenant par diverses manières la rébellion du M23. Il est temps,
pense-t-on, au niveau du Conseil de sécurité de se démarquer de ses
tournures diplomatiques qui contournent subtilement le vrai problème.

Que les 15 membres du Conseil de sécurité aient exprimé «leur ferme
condamnation de tout appui extérieur apporté au M23, et exige la fin
immédiate de tout soutien au M23, notamment par d’autres pays», en
enjoignant «tous les pays de la région de coopérer activement avec les
autorités congolaises pour le démantèlement et la démobilisation du
M23», c’est bien beau. Mais, ce qu’ils doivent comprendre c’est que la
guerre dans l’Est menée par le M23 ne peut nullement être considérée
comme une fin en soi, ou comme de méchantes langues aiment à le dire un
problème essentiellement congolais. Cette guerre est le fait de la
volonté belliqueuse de Kigali et de Kampala d’entretenir en permanence
le chaos à l’Est de la RDC pour mieux piller les ressources naturelles
de cette région. Et ils se servent du M23 comme marionnette.

Le peuple congolais est déçu. Il se sent abandonné, seul contre tous
les grands de ce monde, lesquels ne voient que leurs intérêts. D’autant
que la paix et la sécurité pour la RDC devient une gageure, sinon un
mirage.

Pour se dédouaner de la guerre injuste qui sévit dans la partie Est de
la RDC, le Conseil de sécurité doit se démarquer de son attitude à la
fois coupable et complice.

Sur le schéma du RCD et du CNDP

Tout est fait pour pousser Kinshasa à négocier avec le M23.
C’est notamment lorsque le Conseil de sécurité demande «à tous les pays
de la région de coopérer activement avec les autorités congolaises pour
le démantèlement et la démobilisation du M23». De New York, le décor
est en train d’être planté pour que le M23 soit placé autour d’une table
avec Kinshasa et que tous les deux traités sur un pied d’égalité.

C’est révoltant. L’humiliation a des limites, que l’on ne devrait pas
franchir. Au vu du schéma qui se dessine, c’est le retour à la case
départ. Comme avec le RCD-Goma, et plus tard, le CNDP – deux mouvements
rebelles parrainés par Kigali- on voudrait amener Kinshasa à intégrer
dans les toutes les institutions issues des élections de novembre 2011,
des représentants du M23. Ces derniers étant inféodés au Rwanda et à
l’Ouganda, ce sont ces régimes qui vont trôner à la tête des instituions
de manière à mieux les noyauter le moment venu.

Tout est fait pour entraîner la RDC dans un cercle vicieux, qui l’a
drapé depuis l’accord de Lusaka en 1999, finalisé en 2003 par
l’endossement de l’Accord global et inclusif en Afrique du Sud. Il a été
actualisé lorsqu’il s’est agi du CNDP, qui a arraché le 23 mars 2009 la
signature de l’Accord sur lequel rebondit la nouvelle création qui
porte le même nom.

Voilà le schéma macabre qui tend à pérenniser le malheur de la RDC et
que la communauté internationale, par le Conseil de sécurité interposé,
s’apprête à imposer aux Congolais. Avec ce schéma, Kigali et Kampala ne
répondront peut-être jamais de leurs nombreux crimes commis sur le sol
congolais. Il est vrai que l’on pourrait procéder à des plâtrages mais,
la plaie, très béante, tardera à être pansée. Et dans tout cela, la
communauté internationale aura eu sa part de responsabilité.


Le Potentiel

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