30 juillet 2012

LE DISCOURS PERIME DE KIGALI Kagame : scandaleuse incitation à la haine !

Pris en tenaille et de plus en plus isolé, le Président rwandais entreprend d'organiser une riposte jugée trop faible pour l'aider à récupérer sa place d'enfant chéri. La stratégie est de pousser les communautés à s'entretuer.

Jamais deux sans trois, dit-on. Le président rwandais, Paul Kagame est en train d'en faire l'expérience. Après l'interruption de l'aide militaire américaine doublée de la menace de le traduire devant la Cour pénale internationale -CPI-, les Pays-Bas viennent eux aussi de suspendre leur soutien aide au secteur de la justice à Kigali -environ 5 millions d'euros. L'Allemagne a emboîté le pas, suivie, bien que prudemment par la Grande Bretagne qui, elle, attend une contre-expertise des Nations unies. L'ère Kagame est peut-être en train d'appartenir au passé. Le Rwandais sait qu'il risque le sort réservé à d'autres criminels de guerre, comme Charles Taylor et Laurent Gbabo. Alors que jusque- là son crime, et c'en est bien un, reste son soutien successif aux rébellions en RD-Congo... surtout aux mutins de M23, Kagame a entrepris de jouer son va-tout en incitant désormais à la haine ethnique. Dans sa réaction officielle au rapport bien ficelé des experts des Nations Unies, il puise des fausses informations, visiblement mises sur la toile par ses services, véhiculant la rhétorique de la haine ethnique. L'effet escompté est de voir les communautés s'entretuer.

Consécutivement à son soutien militaire aux rebelles du Mouvement du 23 mars -M23- qui sévissent dans l'Est de RD-Congo, le président rwandais, Paul Kagame, jusque là, enfant chéri du monde anglo-saxon, est en rupture de bans avec la communauté internationale, pour ne pas dire, le monde occidental. Accablé par le rapport des Nations unies mettant en cause Kigali dans ce rapport de forces, Kagame perd ainsi l'aide qu'il a toujours reçue de l'Allemagne et des Pays-Bas. Par cette décision, les deux pays d'Europe emboîtent le pas aux Etats unis qui, moins d'une semaine plutôt, ont suspendu leur soutien militaire au pays des mille collines pour la même raison. Le ministère allemand au Développement, cité par l'agence Reuters, a indiqué, samedi 28 juillet 2012, que Berlin suspendait 21.000.000 euros -USD 26 millions- de ses contributions au budget du Rwanda, planifiées à partir de cette année jusqu'en 2015. Les Pays-Bas sont le premier pays européen à avoir annoncé, jeudi 26 juillet, la suspension de leur aide au développement accordée au Rwanda pour son rôle dans la rébellion qui sévit dans l'Est de la RD-Congo, depuis mai dernier. Cette aide est évaluée à 5 millions d'euros soit USD 6,160 millions. Cependant cette suspension ne concerne pas les programmes d'aide liés aux ONG. Elle est temporaire, le temps pour les Pays-Bas de déterminer une position plus définitive sur sa coopération au développement avec Kigali, selon une dépêche de l'AFP citant une porte- parole du ministère des Affaires étrangères des Pays-Bas. Cette position devrait être déterminée par une «évaluation de la réaction formelle du Rwanda aux conclusions du groupe d'experts de l'Onu ainsi que par les développements sur le terrain, dont un arrêt immédiat de l'aide aux rebelles de la RDC depuis le Rwanda», selon la même source.

 
La faible riposte de Kagame

Les Etats-Unis avaient déjà donné le ton, en annonçant la suspension de l'aide militaire à Kigali, évaluée à USD 200.000, fonds destinés à financer une académie militaire rwandaise pour des officiers non gradés, avait précisé la porte-parole du Département d'Etat. Ils seraient désormais réaffectés à un autre pays, avait-elle poursuivi, sans le nommer. L'information a été livrée par le célèbre quotidien britannique, The Guardian qui, dans son édition du mercredi 25 juillet dernier, fait état d'un avertissement par Washington aux responsables rwandais de l'ouverture d'un procès contre Paul Kagame et son entourage pour leur soutien aux rebelles de crimes contre l'humanité en RD-Congo. «Il existe une limite dans le droit international. Si vous la franchissez, vous risquez d'être traduit en justice pour le soutien apporté à un groupe, soutien qui permet à ce groupe de commettre des crimes», a laissé entendre Stephen Rapp, ambassadeur itinérant en charge des crimes de guerres, cité par The Guardian. A en croire le quotidien britannique, le diplomate américain s'appuie sur des preuves irréfutables réunies par le rapport des Nations unies à l'encontre du président rwandais. Ces suspensions d'aide portent un coup dur au Rwanda, dont le budget national est constitué à plus de 45% par l'aide provenant des donateurs étrangers. Mais, Kigali continue à démentir formellement son implication dans la rébellion du M23. La ministre rwandaise des Affaires étrangères, Louise Mushikiwabo, a déclaré à travers un communiqué diffusé sur RFI samedi matin, que Kigali a démontré aux experts des Nations unies que leurs allégations étaient sans fondement. AfricaNews a pu se procurer une copie de la riposte du gouvernement rwandais. Une réaction faible en ce sens que Kagame son argumentaire ne tient pas la route. Au point 6 de la réaction rwandaise il est écrit, par exemple qu'au-delà des témoignages anonymes, « les preuves physiques présentées dans les annexes ne sont pas crédibles. Les photographies supposées démontrer de l'Armée rwandaise du fait seulement d'un uniforme de cette armée porté par un rebelle ne tient pas compte du fait que les uniformes de toutes sortes sont facilement accessibles dans la région. De la même façon, les photos des balles et munitions n 'établissent rien de spécial dans une région écumée par une douzaine de milices armées et un marché incontrôlé de tels matériels... » Perfide. Kagame a omis de dire que la RD-Congo est sous embargo d'armes depuis des dizaines d'années. Que l'intense trafic d'armes et d'équipements militaires dans la sous-région l'est à cause des réseaux rwandais qui arment les FDLR rapatriés par le concours de la MONUSCO et du CHR pour le retourner en RD-Congo en vue de tuer et illégalement exploiter les ressources naturelles RD-congolaises. Que la même démarche vaut pour l'approvisionnement des groupes armés dont les Mai-Mai. Kagame résolu de jouer à la manip quand il affirme au point 17, que «la montée d'une rhétorique de haine ethnique est observée dans les médias congolais et sur la toile avec des conséquences dramatiques pour les rwandophones congolais... » C'est plutôt lui qui recourt à ce discours de la haine ethnique. Sa stratégie de parler d'un prétendu évêque Elizée que lui seul connaît et veut faire passer pour un RD-Congolais ou encore celle de faire passer des non-rwandophones pour des présumées victimes de l'intolérance des RDCongolais est la preuve que Kagame a un projet cynique d'incitation des communautés locales à la haine ethnique et aux pogroms. Quand un gouvernement s'appuie sur l'Internet où tout est véhiculé pour accuser un autre gouvernement, cela veut dire qu'il n'a plus des thèses raisonnables. En un mot comme en mille, rien de ce que cette réfutation faible de Kigali affirme ne pourra faire varier les puissances occidentales dans la conviction que Kagame mobilise des fonds pour soutenir des groupes armés en vue de déstabiliser la RDCongo. Ci-après, les extraits de la réponse de Kigali au rapport des Nations Unies.

KISUNGU KAS

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Elovution du dossier Diomi Ndongala, président de la Démocratie Chrétienne, enlevé par les services de sécurité de Kabila

LA TERRE EST EN TRAIN DE TREMBLER BRUSQUEMENT SOUS LES PIEDS DU FAUSSAIRE KAMBALA KENNEDY KASUYI DEPUIS SON ASSIGANTION JUDICIARE, PAR MADAME PATRIZIA DIOMI AU PARQUET GENERAL PRES LA COUR D’APPEL DE KINSHASA/MATETE TANDIS QUE LE PGR FLORY KABANGE NUMBI AURAIT ABANDONNE LA PROCEDURE DE FLAGRANCE A LA CHARGE DU DEPUTE EUGENE DIOMI NDONGALA, FAUTE D’ELEMENTS PROBANTS

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Alors que le Parquet Général de la République continuait à être ennuyé par l’absence d’éléments probants sur lesquels actionner le procès sur le prétendu cas de viol imputé injustement au député national Eugène Diomi Ndongala, opposant politique irréductible et président de la Démocratie Chrétienne (DC), le commandant de la police nationale congolaise (PNC)pour le district de la Lukunga, le colonel Kanyama se tracassait de son côté pour éviter toute visibilité sur ses deux protégées et il est allé loin jusqu’à refuser toute rencontre de ces dernières avec les acteurs de la cellule des droits de l’homme de la MONUSCO ayant souhaité les entendre.
Dans l’entretemps, cette affaire de viol invraisemblablement imputé au député Diomi Ndongala est devenue une « affaire d’Etat » pour le régime kabiliste dont les services de sécurité, non contents d’avoir enlevé le concerné et en le tenant au secret tout en mentant sur son état de fuite alors que tous les arguments sont contre eux, ont cassé les portes du bureau de travail de l’opposant politique ciblé en emportant les ordinateurs, les cartes d’adhésion, les listes de membres de ce parti politique avec d’autres accessoires trouvés sur place, révélant implicitement par-là les motivations cachées et inavouables de leur mise en scène.
Pire encore, même l’immeuble en construction dans la concession abritant les bureaux de la Démocratie Chrétienne (DC), et dont le premier niveau est déjà achevé avec des appartements meublés et équipés en tous conforts modernes, n’ a pas été épargné par la casse du colonel Kanyama et rien pour mettre en scène son scénario sur la découverte, dans une chambre déserte et bien arrangée, son show de capotes non utilisées et de fortifiants…
Chose grave encore, le siège clôturé de hauts murs de la DC a vu son portail d’entrée fermé par des cadenas et mis sou surveillance policière, sans mandat, depuis le 26/07/2012 mais par où les agents de la police de garde accèdent à l’intérieur de la parcelle et se servent allègrement des biens se trouvant dans les appartements déjà achevés. Qui paiera le pot cassé dans cette situation, vu qu’il n’y a aucun document de saisi de l’immeuble ?
Et comment si ces impertinences judiciaires et policières n’avaient pas suffi, le garde du corps de M. Diomi et un maçon qui travaillé au chantier ont été arrêté pour « complicité » de viol, infraction qui n’existe pas en droit congolais.
Trois militants sur la multitude ayant manifesté le 17 juillet 2012 au siège de la MONUSCO avec pancartes réclamant la libération de M Eugène Diomi Ndongala, ont été arrêtés par la Police dont une dame qui a fini pour être relâchée tandis que les deux militants de la DC continuent à demeurer aux arrêts. Au demeurant, le parquet général de la République, parce qu’embarrassés dans cette affaire sans tête ni queue, a abandonné la procédure de flagrance à cause de l’absence de réunion des éléments requis et atermoie en s’en tenant à la logique contradictoire de fuite, alors que Lambert Mende et Francis Kalombo, les deux hommes du pouvoir Kabila, avaient bel et bien affirmé que les services de sécurité avaient mis les mains sur « un gros poisson de l’opposition » avec allusion faite sur la personne de m. Eugène Diomi Ndongala, pour une affaire de viol.
Depuis ce coup monté et avorté, le faux père des deux filles mineures prétendument violées, le nommé Kambala Kennedy Kasuyi est devenu invisible à son domicile situé au n° 2 de l’avenue du Lac , à Limete Socopao, comme s’il avait peur de quelque chose. Une fois même, il aurait promis de passer à RLTV chez Eliezer pour justifier sa position dans l’affaire de viol de ce deux filles imputé au député national Eugène Diomi mais il s’en serait dessaisi à deux reprises à la dernière minute. Ce qui est le signe d’un homme ayant perdu toute son arrogance et confiance en soi.
Même les deux dames, dont les noms n’arrêtent pas de changer selon les circonstances et s’appelant respectivement Nelly et Françoise-Sylvie ou bien Deborah et Dorcas selon la justice, ont été évacuées de l’Hôtel Fracas situé Rond-point Kimpwanza dans la commune de kasavubu, où elles avaient été dissimulées aux frais- du contribuable congolais et amenées ensuite à une destination inconnue.
PLAINTE DE M.ME PATRIZIA DIOMI CONTRE LE FAUSSAIRE KAMBALA KENNEDY KASUYI AU PARQUET PRES LA COUR D’APPEL DE KINSHASA-MATETE.
Depuis le 17 juillet 2012, Madame Patrizia Diomi, par le canal de son avocat, a adressé au procureur général près la cour d’appel de Kinshasa/Matete, une plainte contre le sieur Kambala pour imputations dommageable, diffamation et association de malfaiteurs.
Dans sa plainte pour le compte de M.me Diomi, Mê Yala accuse Kambala d’être passé dans les chaines de télévision au courant du mois de juin 2012 pour affirmer que M Eugène Diomi aurit violé deux de ses filles tandis que les informations précises et concordantes indiquent que le sieur Kambala n’est pas le père des filles concernées - qui ne sont pas des sœurs – dans le dossier RMP/V/IF/PGR/MR en instruction au Parquet Général de la République.
Dans la même plainte, Me Yala souligne que M. Kennedy Kambala fait partie de la bande agissant dans le but de déstabiliser certains hommes politiques de l’opposition avec comme cas d’espèce la disparition de M. Eugène DIOMI NDONGALA et dans l’enlèvement duquel le précité serait pour quelque chose et qui serait à élucider par la justice, si celle-ci était vraie et impartiale.
L’INTERPRETE DU 27/07/2012 N°1141
 
LIBEREZ DIOMI NDONGALA

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Isiro : des milliers de Congolais prient pour la paix dans l’Est de la RDC

 
Des fideles catholiques, lors d’une messe dite le 12/1/2012 à la Cathédrale Notre Dame du Congo. Radio Okapi/ Ph. John BompengoDes fideles catholiques, lors d’une messe dite le 12/1/2012 à la Cathédrale Notre Dame du Congo. Radio Okapi/ Ph. John Bompengo

Des milliers d’habitants d’Isiro se sont rendus ce lundi 30 juillet tôt dans la matinée dans les différentes paroisses catholiques de cette cité de la Province Orientale, suivant l’appel des évêques catholiques qui organisent pendant trois jours des prières « pour la paix, l’unité et l’intégrité du territoire »  sur toute l’étendue du pays. Selon des témoins, les premiers chrétiens se sont regroupés dans leurs lieux de prière à 5 heures 30 locales.

Dans son homélie, le vicaire épiscopal de la région pastorale occidentale du diocèse d’Isiro Nyangara a appelé les chrétiens à aller prier tous les matins entre six et sept heures pendant ces trois jours.

Le prélat a aussi affirmé que l’offrande collectée au cours de chaque culte sera destinée aux « victimes de la guerre d’agression à l’Est de la RDC ».

Cette action avait été annoncée, samedi 21 juillet, par le secrétaire général de la Conférence épiscopale nationale du Congo (Cenco). L’abbé Léonard Santedi, avait déclaré que l’église catholique allait mener plusieurs actions pour exprimer sa désapprobation de la guerre qui sévit actuellement dans l’Est du pays.

A part les journées de prière, les évêques catholiques vont également organiser le 1er août prochain une marche de protestation pour « dénoncer la déstabilisation et la balkanisation du pays ».

Les évêques catholiques comptent aussi faire un plaidoyer en faveur de la paix en RDC auprès des « acteurs nationaux et internationaux influents ».

Pour assister les victimes des combats qui opposent depuis le mois de mai les rebelles du Mouvement du 23 mars, issus de l’ex-CNDP, et les militaires congolais au Nord-Kivu, les prélats vont organiser des collectes des fonds et des dons dans toutes les paroisses au cours du mois d’août.

Les évêques projettent enfin d’organiser, « dans les prochains jours », une visite pastorale dans les diocèses touchés par la guerre.

A l’issue de leur assemblée plénière du lundi 9 juillet, des évêques congolais membres de la Cenco avaient dénoncé « un plan macabre de balkanisation et d’émiettement de la RDC », appelant le peuple congolais au sursaut populaire « pour sauver la patrie en danger ».

Les affrontements qui opposent le M23 aux militaires causent le déplacement de plusieurs milliers de personnes.

radiookapi.net

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Observez bien cette photo! Kabila vit dans la peur

benguiguikabila

 

 

 

 

 

 

 

Mis sous pression par les Congolais tant de l'intérieur que de l'extérieur, l'accusant de haute trahison face à la nouvelle guerre de l'Est, Kabila vit dans la peur comme le témoigne ce cliché pris samedi dernier lors de son entretien avec la ministre française déléguée à la francophonie, Yamina Benguigui. 

La photo étale au grand jour un Kabila, mal à l'aise, suspendu sur son fauteuil,  y cherchant désespérément appui sur les accoudoirs trop élevés pour sa petite taille. Face à la ministre française, visiblement sûre d'elle-même et -on dirait- éprouvant de la pité pour lui, monsieur Kabila, jouant avec ses mains, donne le profil d'un enfant récalcitrant, prêt à se prendre la tête entre les bras au moindre mouvement brusque de son préfet de discipline. C'est ça, l'image d'un tricheur, un fraudeur  qui a décidé de diriger par défi: La peur et la frustration d'un imposteur dont les crimes ont été dévoilés à la face du monde. La peur et la honte l'accompagneront le reste de sa vie.

Madame Benguigui était en visite de trois jours en RDC pour prendre les pouls de la situation politique du pays afin de permettre au président François Hollande de se déterminer  sur sa participation ou non au 14 ème sommet de la francophonie qui se tiendra au mois d'octobre à Kinshasa.

Lumbamba Kanyiki

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RDC: La paix à l'Est viendra-t-elle de la SADC?

Dos Santos

 

 

 

 

 

 

 

Quelques jours après le sommet de l'Union Africaine, le président angolais José Eduardo Dos Santos qui préside aux destinées de la SADC (Communauté économique des pays de l'Afrique australe) a invité monsieur Kabila dans son pays pour recueillir plus d'informations sur la situation de l'Est de la RDC et envisager avec ce dernier les voies à suivre pour la paix. Comme il est établi que la RDC subit des agressions barbares et récurrentes de son voisin le Rwanda, il est normal qu'elle jouisse, en tant que membre de cette organisation, de l'appui des pays membres de la SADC pour installer la paix dans cette partie du pays et neutraliser les velléités rwandaises de la balkanisation de la RDC.

Il ressort de cet entretien qu'une réunion du comité interministériel pour la sécurité,la politique, la diplomatie et la défense est prévue dans les jours à venir pour approfondir le sujet.

Monsieur Kabila est en proie à une forte pression de la part des Congolais qui le jugent responsable de l'insécurité grandissante à l'Est de la République Démocratique du Congo. Il est pointé du doigt comme étant un traître au service du Rwanda pour la balkanisation de la RDC.

Lumbamba Kanyiki 

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Guerre à l'Est de la RDC : l'étau se resserre autour du régime Kagame



Les décisions des grandes capitales occidentales et la réaction de Kigali seraient des signes avant-coureurs. La succession des événements autour de la sécurité à l'est de la RDC a donné lieu à plusieurs réactions au sein de la communauté internationale depuis les récents combats qui mettent aux prises l'armée congolaise et des ex-rebelles du Congrès national pour la défense du peuple (CNDP). Les Nations unies ainsi que toutes les grandes capitales du monde ont condamné le soutien du Rwanda à la rébellion du M23 qui menace l'intégrité du territoire. L'engagement particulier de la Monusco aux cotés des Forces armées de la RDC  pour faire échec à toute action menaçant la sécurité de la population permet d'arrêter net les velléités des rebelles.

Le rapport du groupe d'experts des Nations unies sur l'implication du Rwanda dans la tentative de déstabilisation de la RDC semble avoir assené un coup fatal au régime de Kagame en place depuis 1994, obligeant les autorités de Kigali à se mettre sur la défensive. Cette énième « excursion » des soldats  rwandais en territoire congolais n'est certainement pas du goût des puissances occidentales qui, du coup, se mettent à lui couper les vivres. Les États-Unis, La Belgique, le Royaume-Uni et les Pays-Bas n'ont pas attendu pour prendre des mesures qui s'imposent vis-à-vis de leur protégé d'autrefois.

Les puissances s'en mêlent

Coup sur coup, au lendemain de la publication du rapport des experts de l'ONU, Washington a suspendu son aide militaire estimée à 200 000 dollars américains, le Royaume-Uni a décidé de geler une partie de son aide de 25 millions de dollars américains et les Pays-Bas ont également suspendu une aide budgétaire de cinq millions d'euros au Rwanda. La réaction du Rwanda via sa ministre des Affaires étrangères a laissé apparaître l'inquiétude du régime Kagame face à ce qui est considéré par d'aucuns comme des signes annonciateurs d'une rupture avec les grandes capitales occidentales.

Aussi minimes soient-elles, les décisions des grandes nations ont le mérite d'avoir rappelé à l'ordre le régime Kagame et d'avoir surtout ciblé les secteurs stratégiques du Rwanda, à savoir l'armée, la justice et d'une manière générale l'économie. L'aide militaire américaine était destinée à la formation des officiers rwandais, la cagnotte des Pays-Bas devait être utilisée pour améliorer le système judiciaire et pour le cas du Royaume-Uni, il s'agissait d'une aide budgétaire.

Des poursuites internationales

Des observateurs avisés n'excluent pas des poursuites internationales contre certains haut-responsables du régime rwandais pour leur implication dans le soutien direct du Rwanda à la rébellion du M23, avec des armes, des munitions et des combattants. Cependant, ils craignent également que les actions en cours ne soient que vaines au regard de ce qui a été observé il y a 3 ans. À la suite d'un rapport d'experts de l'ONU qui avait accusé  le Rwanda de soutenir les rebelles du CNDP. Les capitales européennes avaient suspendu leur aide au Rwanda assortie des menaces. Cela n'a pas empêché de nouvelles incursions rwandaises via des mouvements rebelles.

Il s'avère pourtant que des décisions américaines contre le régime de Kigali sont une première et peuvent bien changer la donne dans la Région des grands lacs. La paix en RDC dépend énormément de la gestion des révélations faites par le rapport du groupe d'expert par les puissances occidentales, de l'Union européenne et de l'Union africaine ainsi que des sanctions qui seront prises en l'encontre du Rwanda.

 

Jules Tambwe Itagali 

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Diplomatie : Didier Reynders de retour en RDC



Le ministre belge des Affaires étrangères sera en RDC et au Rwanda du 19 au 26 août toujours dans le cadre de la recherche de la résolution de la crise dans la sous-région des Grands Lacs. Selon l'agence Belga, le chef de la diplomatie belge appuiera l'idée d'une force internationale et encouragera les pays de la région à y jouer un rôle, misant notamment sur l'Union africaine (UA).

En marge de la célébration de la fête nationale du Burundi à laquelle il avait pris part, Didier Reynders avait  appelé au dialogue accru entre Kinshasa et Kigali pour résoudre les problèmes de violences récurrents dans l'est de la RDC

« Si le Rwanda dit ne pas être une partie du problème, il lui appartient maintenant d'être une partie de la solution, de faire en sorte que l'on mettre fin sur le terrain à la rébellion et puis travailler à l'avenir », avait-il déclaré en assurant que la Belgique était prête à aider à organiser ce dialogue.

Didier Reynders s'était dit favorable à une meilleure gestion de la frontière commune entre les deux pays avec l'aide de la Monusco.

User du chapitre 7

La visite annoncée du ministre belge des Affaires étrangères intervient au moment où deux anciens ministres belges, Louis Michel et Guy Verhofstadt, ont demandé  la constitution immédiate d'une force internationale sous l'égide des Nations unies avec un mandat renforcé fondé sur le chapitre VII de la Charte des Nations unies. Ce chapitre  traite des conditions de l'action du Conseil de sécurité « en cas de menace contre la paix, de rupture de la paix et d'actes d'agression ». Il définit les conditions du recours à la force par les Nations unies et confie au seul Conseil de sécurité l'autorité de sa mise en application.

Le Chapitre VII contient treize articles. Les Articles 39 à 42 donnent au Conseil de sécurité les pouvoirs nécessaires pour traiter des menaces contre la paix. Les cinq articles suivants lui permettent d'user de mesures militaires. Les Articles 48 à 50 établissent les obligations des États membres et les mesures de compensation envers les États touchés par les mesures du Conseil de sécurité. Le dernier article 51 donne le droit aux États membres d'invoquer un droit de légitime défense, individuelle ou collective.

Pour rappel, la dernière visite officielle de Didier Reynders en RDC date du mois de mars.

 

Patrick Kianimi

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Le deuxième secrétaire général adjoint de l'UDPS, Jean-Marie Vianney Kabukanyi enlevé

JEAN-MARIE VIANNEY KABUKANYI, 2ÈME SECRÉTAIRE GÉNÉRAL ADJOINT DE L'UDPS FAUSSEMENT ACCUSÉ DE DÉTENIR DES ARMES DE GUERRE EN VUE D'UNE INSURRECTION MILITAIRE.

L'Union pour la Démocratie et le Progrès Social, UDPS, informe l'opinion nationale et internationale que Monsieur Jean-Marie Vianney Kabukanyi, 2ème Secrétaire Général adjoint du Parti en charge des questions administratives, a été enlevé la nuit dernière, avec son jeune frère, par des éléments identifiés comme étant de la Police Nationale Congolaise.

Nuitamment, il a été acheminé à l'Agence Nationale des Renseignements (ANR) sur l?avenue anciennement dénommée 3 Z, dans la commune de la Gombe à Kinshasa, où il a subi un interrogatoire serré toute la nuit sur la "préparation d'une prétendue insurrection militaire"

Après ce calvaire et cette nuit blanche à l'ANR, il a été conduit ce dimanche matin 29 juillet à la Police d'Intervention Rapide (PIR) sur l'avenue de la Victoire dans la Commune de Kasa-Vubu, où il a subi le même interrogatoire durant toute la journée.

Il ressort de ces interrogatoires que Jean-Marie Vianney Kabukanyi détiendrait des armes de guerre pour préparer une insurrection militaire dans la ville de Kinshasa.

L'UDPS dénonce une farce et un complot politique honteux d'un pouvoir illégitime visant à isoler le Président élu de la RD Congo et Président de l'UDPS, Monsieur Etienne Tshisekedi, de ses plus proches collaborateurs. Car d'autres membres de la Présidence du Parti font actuellement l'objet de recherches actives par la police politique pour le même motif.

En attendant une réunion de la Présidence du Parti qui va faire la lumière sur cette affaire et en tirer les conséquences qui s'imposent, l'UDPS exige la libération immédiate et sans conditions de Monsieur Jean-Marie Vianney Kabukanyi et de son jeune frère Deca.

Le peuple d'abord! Tshisekedi Président!

Fait à Oslo, le 29 juillet 2012

Raymond Kahungu Mbemba
Premier Secrétaire Général adjoint
Chargé des questions politiques et diplomatiques

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Le M23 refuse toute négociation avec le boulanger Kabila

Avancée du M23

 

 

 

 

 

 

D'après les informations de TV5 de ce dimanche, 20 heures sur la guerre à L'Est de la RDC, les Rwandais du M23 refusent toute négociation avec leur frère Kabila dont ils exigent le départ. Encouragés par leurs dernières victoires sur les FARDC qui ont perdu leurs positions ce week-end, ils se disent déterminés à marcher sur Goma. Des sources concordantes, il semble qu'ils auraient déjà investi cette ville et n'attendraient que le moment opportun pour lancer les hostilités.

Le boulanger Kabila qui ne voulait pas de négociations pour montrer à l'opinion tant nationale qu'internationale qu'il maîtrisait la situation entrevoit déjà une voie de sortie de la guerre par la négociation. Cette solution a été relayée par le gouverneur du Nord-Kivu dans sa dernière sortie médiatique.

Les Congolais, les vrais, tiennent Kabila responsable de l'insécurité à l'Est de la RDC. Si les FARDC n'arrivent pas à garder leurs positions, c'est suite aux traîtres qui opèrent au haut sommet de l'Etat dont monsieur Kabila. Nos forces armées se battent, les ventres affamés, poches vides, ne recevant même pas suffisamment de cartouches pour poursuivre l'ennemi. Autant des conditions voulues et entretenues par Kabila. La solution à l'Est de la RDC, pour bon nombre des Congolais, passe par le départ de Kabila.  He must step down!

Lumbamba Kanyiki

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29 juillet 2012

RDC : le gouvernement est favorable à une évaluation de l’application de l’accord de paix de 2009

 
Julien Paluku le 8/3/2012 à Goma. Radio Okapi/ Ph. John BompengoJulien Paluku le 8/3/2012 à Goma. Radio Okapi/ Ph. John Bompengo

Le gouverneur du Nord-Kivu, Julien Paluku, a déclaré, samedi 28 juillet, que le gouvernement est favorable à une évaluation de l’accord de paix du 23 mars 2009 signé entre le gouvernement et l’ex-rébellion du Congrès national pour la défense du peuple (CNDP). Mais selon lui, cette évaluation ne peut être faite que par un comité de suivi international. Il répondait à une demande de la société civile de sa province qui réclame l’évaluation de cet accord dont le Mouvement du 23 mars (M23), nouvelle rébellion qui sévit dans l’est de la RDC dont les initiateurs sont issus du CNDP, exige l’application.

Pour Julien Paluku, à cause du conflit armé actuellement en cours au Nord-Kivu, cette évaluation ne peut pas être faite par un comité national composé des signataires de l’accord.

« Il faudrait que ça soit un mécanisme international qui se localise en dehors du gouvernement et des autres acteurs nationaux pour que l’on puisse évaluer cet accord avec plus d’objectivité », a-t-il indiqué, affirmant qu’un tel mécanisme est prévu par l’accord du 23 mars.

L’article 15 de cet accord prévoit, en effet, que l’Organisation des Nations unies, l’Union africaine et la Conférence internationale sur la région des Grands lacs (CIRGL) qui constituent le comité international de suivi, puissent évaluer la mise en œuvre de l’accord.

« Le Comité international de suivi effectuera des évaluations périodiques afin de mesurer les progrès réalisés dans la mise en œuvre de l’Accord. Il pourra également assister le Gouvernement dans la mobilisation de l’appui régional et international à la mise en oeuvre dudit Accord », stipule le deuxième alinéa de cet article.

Mais pour le gouverneur du Nord-Kivu, il ne fait aucun doute, au terme de cette évaluation, « l’opinion nationale et internationale se rendra compte effectivement de ce qui a été réalisé, des avancées significatives auxquelles on est arrivé ensemble ».

Le porte-parole du gouvernement congolais, Lambert Mende, a confirmé les déclarations du gouverneur Paluku. Pour lui aussi, le gouvernement congolais a respecté l’accord signé avec le CNDP.

Depuis le mois de mai dernier, la rébellion du M23 affronte les militaires congolais au Nord-Kivu. Elle accuse le gouvernement de refuser d’appliquer l’accord du 23 mars 2009 qui prévoit notamment l’intégration des ex-rebelles du CNDP dans l’armée et la police ainsi que l’attribution des fonctions aux cadres civils.

En juin dernier, le  CNDP, transformé en parti politique à la suite de cet accord, a quitté la Majorité présidentielle (MP), plateforme politique qui soutient le chef de l’Etat Joseph Kabila.

Tout en niant l’assertion selon laquelle le CNDP quitte la MP pour rejoindre le M23, le ministre provincial de la Justice et Réinsertion du Nord-Kivu, François Ruchogoza a déclaré à Radio Okapi que son parti exigeait aussi du gouvernement congolais le respect dudit accord.

radiookapi.net

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