20 août 2012

RDC: la rébellion du M23 se dote d’un cabinet politique

 
Des déplacés fuyant la cité de Rutshuru-centre après sa chute entre les mains des rebelles du M23, le 8 Juillet 2012. © MONUSCO/Sylvain LiechtiDes déplacés fuyant la cité de Rutshuru-centre après sa chute entre les mains des rebelles du M23, le 8 Juillet 2012. © MONUSCO/Sylvain Liechti

Le Mouvement du 23 mars (M23) dispose d’un cabinet politique constitué d’un secrétaire exécutif, de dix chefs de départements et dix adjoints. Selon le communiqué officiel de ce mouvement signé le 17 août, les chefs de départements ont pour mission d’assurer la gestion quotidienne du mouvement. Le porte-parole du gouvernement congolais, Lambert Mende, a qualifié la publication de ce cabinet politique de «non-événement». 

Parmi les chefs de départements (ou ministères) nommés, figurent notamment Sendugu Museveni, René Abandi Munyarugerero, Dr Alexis Kasanzu, Serge Kambasu Ngeve et Me Mahamba Kasiwa. 

Le secrétaire exécutif, François Rucogoza Tuyihimbaze, est un ancien ministre de la Justice du gouvernement provincial du Nord-Kivu. Il  coordonne les dix départements, dont celui des affaires politiques et administration du territoire, attribué à Sendugu Musseveni, un ancien Mai-Mai /Pareco qui était devenu conseiller du gouverneur du Nord-Kivu jusqu’il y a quelque temps. 

Pour sa part, Lambert Mende Omalanga a minimisé le fait: 

«C’est réellement un non-événement. Nous n’avons pas affaire au M23. Ce que les petits excités du M23 font pour faire plaisir à leur maître ne nous impressionne pas. Nous avons affaire au Rwanda et nous continuons à mettre la pression et à résister à l’agression du Rwanda. La réalité est à Kigali et nous nous adressons à la réalité.» 

Le M23 a toujours demandé au gouvernement de «privilégier le dialogue afin d’aider le Nord-Kivu à sortir pacifiquement de cette crise». Mais, Kinshasa a toujours rejeté cette piste accusant le Rwanda de soutenir le M23.

Certains analystes politiques estiment que ce nouvel acte politique du M23 foule au pied le processus amorcé par la Conférence internationale sur la région des Grands-lacs (CIRGL) pour faire cesser la guerre dans l’Est de la RDC.

Parmi les actions immédiates, les ministres de la Défense de cette organisation réunis jeudi 16 août à Goma avaient demandé au M23, notamment de cesser toute activité anticonstitutionnelle, dont l’installation des structures politiques et administratives parallèles.

Déjà, le M23 avait installé, samedi 4 août, son administration dans le territoire de Rutshuru au Nord-Kivu. Il s’agit des comités locaux de sécurité constitués des cadres de base, des autorités coutumières locales ainsi que des leaders des communautés, dont la missioon est de veiller à la sécurité des populations et d’expédier les affaires courantes. 

Les rebelles du M23 sont des militaires déserteurs se réclamant du haut commandement militaire de l’Armée nationale congolaise (ANC), branche armée du Congres national pour la défense du peuple (CNDP). Ils avaient quitté l’armée régulière en avril dernier avant de créer, début mai, le Mouvement du 23 mars (M23). 

Ils réclament l’application de l’accord de paix de paix signé par le gouvernement et le CNDP, le 23 mars 2009. Par cet accord, les cadres politiques du CNDP devaient entrer dans les institutions publiques de la RDC et ses hommes de troupes devaient intégrer l’armée régulière.

radiookapi.net

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Réunion de la CIRGL à Goma : les contours de la force neutre internationale se précisent



Composée des troupes essentiellement africaines, la structure aura une taille de quatre mille hommes à déployer sur trois bases militaires au Nord-Kivu. Les ministres de la Défense des sept pays du sous-comité désignés à l'issue du sommet interministériel des États de la Conférence internationale sur la région des Grands lacs (CIRGL), tenu à mi-juillet à Addis-Abeba, se sont réunis le 17 août à Goma, chef-lieu de la province du Nord-Kivu. Cette rencontre élargie au niveau des États-majors des pays de la sous-région se situe dans le prolongement du récent sommet des Chefs d'État de la CIRGL qui a eu lieu à Kampala, le 8 août. Conformément au mandat qui leur est confié, les participants ont proposé des éléments précis sur l'opérationnalisation de la force internationale neutre tout en déterminant des moyens d'actions urgentes à mener pour aboutir à une cessation effective des combats dans l'est de la RDC. Par rapport à la force internationale neutre, elle sera dotée d'un mandat de l'Union africaine et de l'Organisation des Nations unies, comprenant des troupes des pays africains et d'autres partenaires bilatéraux ou multilatéraux. Plus précis, le secrétaire exécutif de la CIRGL, cité par Radio Okapi, avait indiqué que les contingents viendront essentiellement de la région des Grands lacs et de toute la région africaine.

Pour l'officiel congolais, cette force est ouverte à d'autres situées en dehors de l'Afrique pour autant qu'elles « veulent bien contribuer à la paix dans le respect du principe de la neutralité ». La taille de ladite force sera équivalente à celle d'une brigade renforcée d'environ 4000 hommes au minimum. Le Rwanda, la RDC, le Burundi et l'Ouganda, concernés au premier chef par la situation qui prévaut actuellement au Nord-Kivu, ne sont pas repris parmi les pays contributeurs des troupes. Cette force militaire neutre disposera, à en croire le communiqué final, de quatre bases militaires  pour le Nord-Kivu à Walikale-Masisi, à Beni-Ruwenzori, à Rutshuru et à la plaine de Ruzizi, indique-t-on. « Le calendrier d'opérationnalisation de la force sera de trois mois au plus tard, à compter du jour de la tenue du sommet extraordinaire des chefs d'État et de gouvernement de la CIRGL prévu à Kampala en septembre 2012 », rapporte le communiqué.

Des appréhensions

Les ministres de la Défense des pays membres de la CIRGL ont, par ailleurs, enjoint la rébellion du M23 à « arrêter immédiatement toutes ses activités militaires, y compris le recrutement, l'approvisionnement en armes et munitions ». Le président en exercice de la CIRGL a été invité à instruire le M23 à retourner dans ses positions initiales du 30 juin dernier. Une autre recommandation exige l'arrêt de toute activité anticonstitutionnelle du M23 et la mise en œuvre immédiate des activités du Mécanisme conjoint de vérification élargi dont les termes de référence sont en instance d'élaboration.

La plupart des Congolais n'adhèrent cependant pas aux recommandations issues de la rencontre de Goma, estimant qu'elle a consacré une reconnaissance implicite du M23 comme entité à part entière en le dotant d'un statut de partenaire des États de la sous-région. D'autres appréhensions touchent aux contours de cette force neutre internationale pouvant se muer, si l'on n'y prend garde, en une force d'interposition puisqu'elle sera déployée à l'intérieur des frontières congolaises en lieu et place de surveiller la frontière commune Ouganda-Rwanda-RDC.

Alain Diasso

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19 août 2012

Reportage – La guerre oubliée de la RDC

Publié par Direct.cd

Les collines verdoyantes au pied du volcan Nyiragongo, non loin de la ville de congolaise de Goma, dans la région des Grands Lacs, pourraient passer pour un petit paradis. Sur ces terres très fertiles, situées à la frontière rwanadise, on cultivait haricots, oignons, banane, pomme de terre, mais aussi café, coton, thé.

1/16 Les collines verdoyantes au pied du volcan Nyiragongo, non loin de la ville congolaise de Goma, dans la région des Grands Lacs, pourraient passer pour un petit paradis. Sur ces terres très fertiles, situées à la frontière rwandaise, on cultivait haricots, oignons, bananes, pommes de terre, mais aussi café, coton ou thé. MICHELE SIBILONI / AFP

Pourtant, la vie dans le Nord-Kivu n'a rien d'enviable. La population a fui des combats pour venir se réfugier dans des camps de fortune, près de Goma, comme ici, le 3 août 2012.

2/16 Pourtant, la vie dans le Nord-Kivu n’a rien d’idyllique. Une partie de la population a fui des combats cet été. Certains ont échoué dans des camps de fortune, près de Goma. JEROME DELAY / AP / SIPA

Ils espèrent la protection de la Mission des Nations unies pour la stabilisation en RDC (Monusco). Elle a été déployée en 1999, d'abord pour observer un cessez-le-feu dans cette région secouée par les conséquences du génocide rwandais. En 1994, près de 1,2 millions de Hutus rwandais, dont certains ont participé aux massacres des Tutsis, ont franchi la frontière pour se réfugier au Nord-Kivu et Sud-Kivu.

3/16 Ils espèrent trouver la protection de la Mission des Nations unies pour la stabilisation en RDC (Monusco). Elle a été déployée en 1999, d’abord pour observer un cessez-le-feu dans cette région secouée par les conséquences du génocide rwandais. En 1994, près de 1,2 million de Hutu rwandais, dont certains ont participé aux massacres des Tutsi, ont franchi la frontière pour se réfugier au Kivu. MICHELE SIBILONI / AFP

Des enfant regardent à traver une fenêtre dans une école à Katoyi, le 4 juin 2012, où des réfugiés ont trouvé un abri.

4/16 Des enfants regardent à travers la fenêtre d’une école de Katoyi, le 4 juin 2012, où des réfugiés s’abritent. PHIL MOORE / AFP

Au camp de réfugiés de Kibati, des femmes vendent sous la pluie des patates douces et du manioc. La nourriture manque. Les récoltes dans la région des combats autour de Goma sont interrompues depuis le début des affrontements. Les rebelles interdisent aux paysans d'aller dans les champs. Quelque 250 000 personnes ont fui les combats qui opposent le M23 et l'armée congolaise. La majorité est allée au Rwanda et en Ouganda voisins. A Goma, ils sont 30 à 40 000 réfugiés.

5/16 Au camp de réfugiés de Kibati, sous la pluie, des femmes vendent patates douces et manioc. Les récoltes dans la région où se déroulent les combats sont interrompues. Les rebelles interdisent aux paysans d’aller dans les champs. Quelque 250 000 personnes ont fui les combats qui opposent le M23 à l’armée congolaise. A Goma, ils sont 30 à 40 000 réfugiés. MICHELE SIBILONI / AFP

Dans les camps, les conditions sanitaires sont mauvaises. Esperance Zawadi, 18 ans, et son bébé, Steve Kwizera, 11 mois, se reposent à l'hôpital de Kibati, le 6 août 2012. Le bébé est sous observation. Il a les symptômes du choléra. Médecins sans frontières a déjà recensé des dizaines de cas de la maladie qui se transmet par l'eau souillée.

6/16 Dans les camps, les conditions sanitaires sont mauvaises. Esperance Zawadi, 18 ans, et son bébé, Steve Kwizera, 11 mois, se reposent à l’hôpital de Kibati, le 6 août 2012. Le bébé est sous observation : il a les symptômes du choléra. Médecins sans frontières a déjà recensé des dizaines de cas de la maladie, qui se transmet via de l’eau souillée. JEROME DELAY / AP / SIPA

Hélas, cette situation n'est pas une première. Les populations du Kivu sont régulièrement déplacées. En décembre 2008, ces enfants poussaient sur un vélo de bois des denrées alimentaires. A l'époque, le mouvement rebelle qui affrontait l'armée s'appelait le Congrès national pour la défense du peuple (CNDP).

7/16 La situation n’est hélas pas une première. Les populations du Kivu sont régulièrement déplacées. En décembre 2008, ces enfants poussaient sur un vélo de bois des denrées alimentaires. A l’époque, le mouvement rebelle qui affrontait l’armée s’appelait le Congrès national pour la défense du peuple (CNDP). PETER ANDREWS / REUTERS

M23 signifie mouvement du 23 mars 2009. Ce jour avait été signé un accord avec la rébellion du CNDP. Il prévoyait d'intégrer le membres du CNDP aux troupes de Kinshasa. A Bunagana, le 23 juillet 2012, un soldat du M23.

8/16 Aujourd’hui, c’est le M23, dont fait partie ce soldat à Bunagana, le 23 juillet 2012. M23 pour mouvement du 23 mars (2009). Ce jour-là, un accord a été signé entre l’armée et le CNDP. Il prévoyait d’intégrer les membres du groupe armé aux troupes de Kinshasa. Le M23 est une nouvelle version du CNDP. PHIL MOORE / AFP

Les rebelles ont un nouveau chef : le colonel Sultani Makenga (au centre), ici photographié le 8 juillet à Bunagana.

9/16 Leur chef : le colonel Sultani Makenga (au centre), ici photographié le 8 juillet à Bunagana. MARC HOFER / AP / SIPA

Face à eux, une armée congolaise mal payée et pas forcément mieux armée que ses ennemis. Ici, un soldat des forces congolaises transporte une chèvre sur son char, le 29 juillet 2012, à Kiuma, à 25 km de Goma.

10/16 Face à eux, une armée congolaise mal payée et pas forcément mieux armée que ses adversaires. Ici, un soldat des forces congolaises transporte une chèvre sur son char, le 29 juillet 2012, à Kiuma, à 25 km de Goma. PHIL MOORE / AFP

Une rue de Goma, le 12 juillet. En menaçant de prendre la ville, le M23 entend obtenir l'amélioration des infrastructures et des conditions de vie des Congolais. Au classement 2011 de l'Indice de développement humain (IDH) des Nations unies, la République démocratique du Congo est 187e et dernier pays du monde. A titre de comparaison, l'Afghanistan est 172e.

11/16 Une rue de Goma, le 12 juillet. En menaçant de prendre la ville, le M23 entend obtenir l’amélioration des infrastructures et des conditions de vie des Congolais. Au classement 2011 de l’Indice de développement humain des Nations unies, la République démocratique du Congo est 187e et dernier pays du monde. PHIL MOORE / AFP

Mais les motivations du M23 ne sont pas si altruistes. Sa naissance en avril 2012 coïncide avec l'annonce par le président congolais Joseph Kabila de son intention d'arrêter Bosco Ntaganda. Cet ancien dirigeant du CNDP surnommé "Terminator" est inculpé par la Cour pénale internationale pour crimes de guerre et crimes contre l'humanité. C'est lui qui avait trahi Laurent Nkunda en signant l'accord du 23 mars 2009.

12/16 Mais les motivations du M23 ne sont pas si altruistes. Sa naissance en avril 2012 coïncide avec l’annonce par le président congolais Joseph Kabila de son intention d’arrêter Bosco Ntaganda. Cet ancien dirigeant du CNDP, surnommé « Terminator », est inculpé par la Cour pénale internationale pour crimes de guerre et crimes contre l’humanité. KATRINA MANSON / REUTERS

Les anciens du CNDP ont-ils redouté de perdre le contrôle de la très lucrative exploitation de minerais précieux comme le coltan et la cassitérite ? En effet, l'accord du 23 mars 2009 permettait aux ex-rebelles, en les intégrant à l'armée, de conserver ce privilège. Ces minerais dont regorge l'est du Congo entrent dans la composition de produits électroniques. Ici, le 12 avril 2010, sur le site de la mine de Walikalé où près de 8 000 personnes vivent de l'extraction de cassitérite.

13/16 Les anciens du CNDP ont-ils redouté de perdre le contrôle de la très lucrative exploitation de minerais précieux ? En effet, l’accord du 23 mars 2009 permettait aux ex-rebelles, en les intégrant à l’armée, de conserver ce privilège. Ici, le 12 avril 2010, sur le site de la mine de Walikalé, où près de 8 000 personnes vivent de l’extraction de cassitérite. EMMANUEL PEUCHOT / AFP

Depuis les mines artisanales (ici à Walikalé, le 17 septembre 2010), les minerais sont souvent acheminés à dos d'hommes. L'est du Congo regorge de ces matières premières qui entrent dans la composition de téléphones portables et d'ordinateurs.

14/16 Depuis les mines artisanales (ici à Walikalé, le 17 septembre 2010), les minerais sont souvent acheminés à dos d’homme. L’est du Congo regorge de ces matières premières, qui entrent dans la composition des téléphones portables et des ordinateurs. SCHALK VAN ZUYDAM / AP / SIPA

Un rapport d'experts de l'ONU publié en juin affirme que le Rwanda faisait du commerce de minerais avec les anciens du CNDP et qu'il soutient maintenant le M23, en leur fournissant armes et munitions. Le Rwanda dément. Mais plusieurs pays, dont les Etats-Unis, alliés du président rwandais Paul Kagame, ont retiré leur aide au pays. Des ONG ont aussi pointé du doigt l'Ouganda. Sur cette photo, le président rwandais lorsqu'il avait été reçu en septembre 2011 à l'Elysée par Nicolas Sarkozy.

15/16 Derrière le groupe rebelle se cacherait la main de voisins intéressés par ces richesses. Un rapport d’experts de l’ONU publié en juin dernier affirme que le Rwanda soutient le M23. Kigali dément. Mais plusieurs pays ont déjà retiré leur aide à la RDC, et des ONG ont aussi pointé du doigt l’Ouganda. Sur cette photo, le président rwandais Paul Kagame, reçu en septembre 2011 à l’Elysée par Nicolas Sarkozy. FRED DUFOUR / AFP

Dans ce conflit qui s'éternise depuis une vingtaine d'années, les populations civiles sont souvent les victimes d'exactions. Un homme a eu les mains liées avant d'être abattu fin juillet 2012. Le M23 accuse l'armée congolaise d'avoir massacré 70 personnes parce qu'elles auraient eu un "lien familial" avec le groupe rebelle.

16/16 Au bout du compte, dans ce conflit qui dure depuis une vingtaine d’années, les populations civiles sont souvent les premières victimes des exactions. Ici, un homme abattu fin juillet 2012. Le M23 accuse l’armée congolaise d’avoir massacré 70 personnes parce qu’elles auraient eu un « lien familial » avec le groupe rebelle. PHIL MOORE / AFP

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CPI LA HAYE. LE DEBUT DE LA FIN POUR KAGAME, KABILA ET MUSEVENI?

CHEIKFITANEWS-MANIF-LA-HAYE

Près de deux cent personnes ont manifesté le vendredi 17 août 2012 de 10h00 à 14h00 devant la CPI, cour pénale internationale à La Haye. Un grand nombre de manifestants sont venus de Bruxelles par cars. Des Rwandais surtout, et un groupe de Congolais.

La manifestation a été organisée pour soutenir le dépôt deux plaintes(requêtes):

Une première par les avocats de deux partis rwandais d’opposition, contre monsieur Paul Kagamé, le président rwandais,

Une deuxième par APRODEC asbl de Belgique contre messieurs Joseph Kabila, Paul Kagame et Yoweri Museveni.

À la sortie de l’immeuble de la CPI, tant les avocats des partis rwandais d’opposition que le président d’APRODEC asbl se sont montrés confiants quant à l’issue future de leurs démarches, le lancement de mandats d’arrêts.

- Les deux parties requérantes  ont déposé des dossiers bien fouillés pour que la CPI se saisisse d’innombrables plaintes contre tant monsieur Kagame que messieurs Joseph Kabila et Yoweri Museveni. 

- Mieux, le bureau du Procureur de la CPI est lui aussi en possession de beaucoup de documents accablants.

Au pouvoir depuis plusieurs années, Paul Kagame, Yoweri Museveni et Joseph Kabila ont à leurs actifs plusieurs guerres ayant occasionné beaucoup de morts, sans compter les déplacements des populations, les pillages des richesses de la RD Congo, le viol des femmes, l’enrôlement des enfants soldats…

Si l’aboutissement de ces actions peut ne pas être immédiate, une chose est certaine: pour les trois chefs d’Etat, ceci est irrémédiablement le début de la fin.

 

Cheik Fita

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RDC : les enseignants du primaire et du secondaire réclament une augmentation de leurs salaires

 
Sit-in de quelques enseignants membres du Syeco devant la primature, le 2/03/2011 à Kinshasa. Radio Okapi/ Ph. John BompengoSit-in de quelques enseignants membres du Syeco devant la primature, le 2/03/2011 à Kinshasa. Radio Okapi/ Ph. John Bompengo

Les enseignants du primaire et du secondaire réclament une augmentation de leurs salaires. Au cours d’une rencontre avec le ministre de l’Enseignement primaire secondaire et professionnel (EPSP), Maker Mwangu, leurs délégués syndicaux ont affirmé que le salaire des enseignants est resté figé depuis 2007.

Les responsables de l’intersyndicale des enseignants du primaire et du secondaire ont remis à Maker Mwangu le cahier de charge de leurs doléances pour l’année scolaire 2012. Ils se plaignent notamment de ne pas percevoir certaines primes perçues par les autres fonctionnaires.

Le ministre a promis d’étudier ces revendications, indiquant que le gouvernement va allouer au secteur de l’EPSP chaque mois près de 2 milliards de francs congolais (environ 2 173 913 dollars américains) supplémentaires.

« Nous allons étudier ce cahier de charge. Après les négociations que nous aurons, nous verrons quel peut être le comportement du gouvernement », a-t-il déclaré.

Par ailleurs, Maker Mwangu a affirmé s’être mis d’accord avec les enseignants pour la date de la rentrée scolaire fixée le 3 septembre prochain.

Paie par voie bancaire

Le rapporteur de l’intersyndicale de l’EPSP, JR Efalema, s’est dit globalement satisfait du paiement des salaires des enseignants par voir de la bancaire. Pour lui, ce procédé va permettre aux enseignants de toucher intégralement leurs salaires.

Avant la décision du gouvernement de procéder à la paie par voie bancaire, les enseignants percevaient leurs salaires aux caisses de leurs postes d’attache. Un système qui générait beaucoup de problèmes de détournement et d’amputation de salaire.

Le vice-premier ministre en charge du Budget, Daniel Mukoko Samba, avait a estimé, mardi 17 juillet, que ce nouveau système va permettre au gouvernement d’avoir un fichier du nombre réel d’agents de l’Etat et d’écarter les fictifs.

radiookapi.net

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« La Francophonie sera déshonorée en RDC ! »

Interview de Jean-Louis Tshimbalanga, président de l’association Convergence pour l’Emergence du Congo (CEC)

               

Le sommet de la Francophonie doit se tenir en octobre à Kinshasa en République démocratique du Congo (RDC). L’association Convergence pour l’Emergence du Congo (CEC) dénonce la tenue d’un sommet dans un pays où les droits de l’homme sont constamment bafoués. Elle a saisi la justice française pour empêcher que l’évènement ait lieu. Jean-Louis Tshimbalanga, président de l’association, explique les raisons de la colère.

Afrik.com : Pourquoi avez-vous saisi la justice pour empêcher le sommet de la Francophonie de se tenir en République démocratique du Congo (RDC) ?
Jean-Louis Tshimbalanga :
Notre refus de la tenue de ce sommet est basé sur le droit. La Francophonie est une communauté de partage, réunie autour d’une langue, le français. Il y a des règles à respecter au sein de cette communauté. Une charte qui régit ces règles existe. Il s’agit de la déclaration de Bamako du 3 novembre 2010 qui stipule cinq règles à respecter pour tout membre de la Francophonie :

- Le premier point : est le constat de la pratique démocratique des pays membres de la Francophonie.

- Le deuxième point : c’est le respect des droits humains. La démocratie, système de valeurs universelles, est fondée sur la reconnaissance du caractère inaliénable de la dignité et de l’égale valeur de tous les êtres humains ; chacun a le droit d’influer sur la vie sociale, professionnelle et politique et de bénéficier du droit au développement.

- Le troisième point : Francophonie et démocratie sont indissociables : il ne saurait y avoir d’approfondissement du projet francophone sans une progression constante vers la démocratie et son incarnation dans les faits.

- Le quatrième point : l’instauration de l’Etat de droit, dont les institutions doivent être renforcées.

- Le cinquième point, l’un des plus importants : c’est la mise en l’application de cette déclaration pour toute personne qui a pris le pouvoir par les armes. La première chose à faire c’est de statuer sur les sanctions des personnes qui ont usé de telles pratiques. Et le pays en question n’est pas convié lorsqu’il y a des réunions internationales. Plusieurs pays, dont l’organisation a estimé qu’ils n’ont pas respecté ses règles, ont déjà été suspendus : le Mali, la Mauritanie, Madagascar et la Guinée-Bissau. Si ces pays ont été suspendus alors pourquoi la RDC ne le serait pas également ? Lorsqu’il y a des textes qui régissent une communauté ils doivent être appliqués pour tous, sans exception. Nous ne comprenons donc pas cette interprétation à double vitesse du texte de la déclaration de Bamako, alors que les pays qui ont été suspendus ont eu des situations de violation des droits de l’homme moins graves qu’en RDC ?

Afrik.com : Que dénoncez-vous dans le régime du Président Joseph Kabila ?
Jean-Louis Tshimbalanga :
Le régime de Kabila n’est pas un état de droit mais policier. Lors des élections, l’union européenne a envoyé des observateurs pour vérifier que le scrutin se déroulait dans de bonnes conditions. Leur rapport dit clairement qu’il y a eu des fraudes massives, entrainant des élections non crédibles. Les Etats-Unis ont également envoyé le centre Carter pour superviser le scrutin. Même constat. L’ONU, qui est même au dessus de l’organisation internationale de la Francophonie, indique dans plusieurs de ses rapports qu’il y a eu de graves violations des droits de l’homme et des tueries avant et pendant les élections. Les droits de l’homme sont bafoués tous les jours. Le régime de Joseph Kabila est antidémocratique. La population pleure ses bulletins de vote volés. Les femmes sont violées tous les jours. Le pays est agressé par ses pays voisins, on le sait, qui sont le Rwanda et l’Ouganda. Ce sommet ne peut donc pas avoir lieu. Sinon c’est une insulte au peuple congolais. Si le sommet a lieu, il va déshonorer la Francophonie. Le secrétaire général de l’organisation internationale de la Francophonie (OIF) Abdou Diouf est censé veiller sur la communauté. S’il a des rapports qui contredisent ceux de la Commission Electorale de l’Union Européenne, du Centre Carter et de l’ONU, qu’il nous les présente afin de justifier la tenue de ce sommet à Kinshasa, sinon nous sommes en droit de spéculer sur lui et de croire à une machination de sa part et de l’OIF.

Afrik.com : Vous semblez beaucoup en vouloir à Abdou Diouf. Pourquoi ?
Jean-Louis Tshimbalanga :
Je n’en veux pas à la personne même d’Abdou Diouf, qui est comme un père pour moi. C’est en tant que secrétaire général de la Francophonie que je suis en désaccord avec lui. C’est à lui de persuader le Président François Hollande de ne pas tenir ce sommet à Kinshasa, car contrairement à la promesse que lui avait faite Joseph Kabila, elle n’a pas été tenue. S’obstiner à tenir cette Francophonie dans une telle situation laissera la porte ouverte à toute spéculation allant du favoritisme et de la machination. Ce qui non seulement discréditera cette Organisation, mais la déshonorera aussi à la face du monde, car c’est aussi une insulte au peuple français et à la France, seuls détenteurs de la culture de la langue française à laquelle nous sommes appelés à partager et échanger au sein de la communauté francophone. Le 12 et 13 février, monsieur Abdou Diouf a été convié à une réunion à Genève sur la Syrie. Il a déclaré avoir une grande compassion pour le peuple syrien. Pourquoi ne pas condamner de la même façon Joseph Kabila alors qu’il y a une crise majeure en RDC. La tenue d’un tel sommet est immoral auprès d’un peuple qui pleure ses milliers de morts que personne ne dénonce. Maintenant, on veut les humilier en tenant un sommet de la Francophonie.

Afrik.com : Pour le moment le président français François Hollande ne s’est pas prononcé sur sa participation à ce sommet. Est-ce selon vous un signe qu’il ne s’y rendra pas finalement ?
Jean-Louis Tshimbalanga :
C’est un président qui ne tergiverse pas avec la justice. Là-dessus il a été très clair. François Hollande ne se laisse pas entrainer dans des machinations. Il ne veut pas violer le patrimoine de la langue française. Il doit se référer aux textes qui régissent la Francophonie. Mais en réalité la question n’est pas celle de savoir si le Président François Hollande va s’y rendre ou non, la question est : Pourquoi la Francophonie transgresse-t-elle ses propres textes pour aller tenir un sommet dans un pays qui doit être frappé par des sanctions prévues comme on l’a fait avec le Mali, la Mauritanie, la Guinée Bissau et le Madagascar, en évoquant le chapitre 5 de cette "Déclaration de Bamako" ?

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Ituri : les défections des militaires inquiètent la société civile

 
Les FARDC en patrouille dans l'Est de la RDC. Photo MONUC/Marie FrechonLes FARDC en patrouille dans l'Est de la RDC. Photo MONUC/Marie Frechon

La société civile de l’Ituri s’inquiète des défections enregistrées depuis plusieurs semaines dans les rangs des Forces armées de la RDC (FARDC). Dans un communiqué publié, vendredi 17 août, elle indique que depuis deux mois, quatre groupes de militaires ont rejoint la milice de la Force de résistance patriotique de l’Ituri (FRPI) de Cobra Matata.

Le président de la société civile de l’Ituri affirme que ces défections sont essentiellement enregistrées dans les localités de Bugoro, Marabo et Komanda.

Il dit ne pas comprendre les raisons qui poussent ces militaires à rejoindre ce groupe « qui est en plein processus d’intégration dans l’armée nationale » et demande aux autorités militaires d’accélérer ce processus pour apaiser la population civile à qui ces défections font craindre la montée de l’insécurité en Ituri.

Interrogé, le chargé des opérations à l’Etat-major des FARDC en Ituri, général Dieudonné Amuli affirme rester confiant en la bonne évolution du processus d’intégration de Cobra Matata et des ses hommes au sein de l’armée congolaise.

Au mois de février de cette année, Cobra Matata avait exprimé sa volonté de réintégrer l’armée avec ses hommes, indiquant « qu’il est temps de faire la paix ».

Après cette annonce, la société civile de l’Ituri avait invité le chef de l’Etat Joseph Kabila à se répondre à la requête du chef milicien en lui accordant une amnistie.

Le comité de sécurité du district de l’Ituri avait ensuite rencontré Cobra Matata, colonel dissident de l’armée congolaise, au village Bukiringi. Cette rencontre, censée être la première d’une série, est restée sans suite.

Depuis, les FRPI et trois autres groupes armés de l’Ituri se sont regroupés au sein d’une ligue dénommée : Coalition de groupes armés de l’Ituri (Cogai). Ce regroupement, dirigé par Cobra Matata, demande notamment au gouvernement congolais une amnistie en faveur de tous les miliciens opérant en Ituri et la reconnaissance de ce district comme province de la RDC.

Ces miliciens réclament également la création d’une région militaire en Ituri dirigée par un originaire de ce district et le départ du colonel Fal Sikabwé, actuel  chef de cette zone opérationnelle.

Des défections

Au début du mois d’août, le commandant du bataillon des FARDC basé à Marabo, major Taikondo Nonzi, a fait défection et rejoint la FRPI. Selon le porte-parole de cette milice, l’officier a déserté avec son adjoint et plusieurs soldats de son ancien bataillon, emportant des armes et des munitions.

Confirmant l’information, le commandant des FARDC en Ituri, colonel Fall Sikabue, avait annoncé que des militaires sont à la poursuite du déserteur.

Il y a deux mois, près de cent militaires avaient rejoint la même milice à Bogoro. Ces soldats avaient évoqué le manque de salaire et un mauvais traitement pour expliquer leur désertion.

radiookapi.net

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17 août 2012

Matinée politique de la JUDPS : L'ombre de Tshisekedi

Comme annoncé dans l'une de nos précédentes livraisons, la JUDPS (Jeunesse de l'Union pour la Démocratie et le Progrès Social) organise sa matinée politique ce samedi 18 août 2012 à la permanence de ce parti sise 10me Rue, dans la commune de Limete. Cette activité intervient en marge du 20me anniversaire de l'élection d'Etienne Tshisekedi au poste de Premier Ministre, dans la nuit de vendredi au samedi 15 août 1992, par 2.800 délégués réunis en Conférence Nationale Souveraine

(CNS).

Selon une source proche du comité d'organisation, le coup d'envoi de la manifestation est prévu à 12 heures. De nombreux militants et cadres tant de I'UIPS que des partis alliés y sont attendus. Invité spécial de la JUDPS, Etienne Tshisekedi va probablement voler la vedette à tout le monde. Celui qu'on a pris coutume d'appeler affectueusement l'« Elu de la CNS » est en effet fiévreusement attendu à la tribune des orateurs, même si le protocole ne l'a pas formellement inscrit sur la liste des intervenants.Par conséquent, son ombre est en train de planer sur une « matinée politique » où son éventuelle prise de parole serait un événement dans l'événement. Parmi les thèmes que l'auditoire aimerait voir Tshisekedi aborder, il y a avant tout celui, ultra sensible, de la guerre de l'Est. On serait curieux de connaître quelle recette pourrait proposer cet apôtre de la paix et de la non violence pour tirer la patrie de l'étau militaire dans lequel l'a emprisonnée le M 23, avec l'appui militaire et financier du Rwanda, mais aussi le concours des complicités internes.

Des millions de compatriotes voudraient également connaître son point de vue au sujet des initiatives qui se manifestent autour du projet d'organisation d'une consultation nationale ou d'un dialogue national.

Les participants à la « matinée politique » de la JUDPS souhaiteraient ainsi que Tshisekedi fasse le point de la situation politique et sociale du pays après le hold up électoral de novembre 2011, de même qu'il puisse fixer l'opinion tant nationale qu'internationale sur la santé de son parti, après la série de mesures de restructuration de ses organes de direction et des mises en place de leurs animateurs.

Kimp

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Projet d'intervention de l'Angola en RDC Museveni toujours au banc des accusés

Le Phare s'est fait l'écho, dans sa livraison du lundi 13 août courant, de la mission suspecte effectuée à Luanda par le président ougandais Yoweri Museveni, avant le sommet de la Conférence Internationale de la Région des Grands Lacs à Kampala (7 et 8 août 2012), en vue de dissuader son homologue angolais Dos Santos d'envoyer des troupes au Nord-Kivu. Cette information livrée par le journal The Guardian, vient d'être confirmée par le quotidien kenyan «Africa News », dans son édition d'hier jeudi 16 février.

En plus de la confirmation de la rencontre entre les deux chefs d'Etat et du «deal » auquel ils sont parvenus, ce journal se répand en révélations étonnantes sur le jeu caché de Yoweri Museveni. A en croire Africa News, Dos Santos serait retombé dans le doute, au lendemain de la réunion de Kampala ayant achoppé sur la configuration de la future Force internationale neutre à déployer le long de la frontière entre le Rwanda et la République Démocratique du Congo.

 

Le scepticisme du président angolais serait alimenté par des informations faisant état de la participation des troupes ougandaises aux attaques menées par le M23 contre les FARDC peu avant les sommets d'Addis-Abeba et de Kampala. Le régime de Luanda serait par ailleurs au courant de la poursuite des infiltrations des soldats ougandais et rwandais au Nord-Kivu, en dépit des assurances de Yoweri Museveni selon lesquelles son pays observerait la neutralité dans la crise politico-militaire de l'Est de la RDC.

Afin d'apaiser Dos Santos, signale Africa News, le président ougandais a dépêché son ministre des Affaires Etrangères à Luanda peu avant la réunion des experts militaires et des services de sécurité des Grands Lacs, réunis à Goma le mardi 14 et mercredi 15 août 2012 en vue de redéfinir la nouvelle configuration de la Force internationale neutre appelée à sécuriser la frontière congolo-rwandaise. Il semble que Dos Santos ne croit toujours pas en la sincérité de ses homologues rwandais et ougandais qu'il soupçonne de continuer à appuyer le M23, comme ils l'avaient fait en 1996-97 contre Mobutu et entre 1998 et 2003 contre Laurent Désiré Kabila d'abord et son fils, Joseph Kabila, ensuite.

Dans le souci de ne pas être surpris par les événement, fait savoir Africa News, le président angolais n'aurait toujours pas abandonné l'option de faire intervenir ses troupes aéroportées d'élite au Nord-Kivu, afin de mettre un terme, une fois pour toutes, à l'aventure militaire du M23 et de ses parrains rwando-ougandais.

La méfiance de Dos Santos se serait accrue lorsqu'il a appris que ses homologues Museveni et Kagame bouderaient le projet de faire participer des soldats de l'Angola et du Congo/Brazzaville dans la force internationale neutre. Africa News révèle que le vice-président du Kenya, Stephen Kalonzo Musyoka, qui s'était farouchement opposé au projet de mise en place de cette Force internationale d'interposition entre le Rwanda et la RDC, a involontairement apporté de l'eau au moulin du président angolais. En affirmant que cette initiative n'allait pas apporter une solution durable à l'insécurité au Nord-Kivu, le délégué du Kenya a poussé le maître de Luanda à se méfier davantage des promesses de Museveni de contribuer à la résolution pacifique de la guerre de l'Est du Congo démocratique.

Selon Africa News, Dos Santos redoute terriblement l'effet de boomerang sur son pays, au cas où son géant voisin venait à être déstabilisé.

Il est à espérer que les officiels congolais vont prendre à cœur les informations mise sur la place publique par ce quotidien kenyan et arrêter les dispositions utiles face à la manière dont Museveni gère le dossier sécuritaire du Nord-Kivu. Le doute devrait être de mise non seulement face aux propositions de ce médiateur dont le camp est archiconnu, mais aussi de ses co-facilitateurs, les anciens présidents du Nigeria Olusegun Obasanjo et du Kenya Benjamin Mkapa. La nation congolaise est en grand danger de balkanisation. La vigilance doit être permanente dans les rangs des défenseurs des intérêts du peuple congolais.

Kimp

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Le pont Lubilanji menacé d’écroulement





Le pont Lubilanji est d’une importance capitale pour les provinces du Katanga et du Kasaï Orientale du fait qu’il relie le territoire de Kanyama au Katanga à celui de Ngandajika au Kasaï  Oriental. Depuis une semaine ce pont est menacé d’écroulement suite à son état de délabrement avancé. Le pont permet l’entrée et la sortie des habitants tout comme des denrées de ce deux provinces.   A  cause de cette situation inquiétante une dizaine de camions traînent encore de part et d’autre du pont sur la route nationale numéro 1,  attendant le passage.

Selon  des témoins, les véhicules ne passent qu’après avoir été déchargés de leur cargaison. Sans ces camions les biens de consommation, les marchandises traîneraient et ne pourraient arriver au centre de consommation et pourraient expliquer que beaucoup de biens  pourrissent.

Selon l’administrateur du territoire de Kanyama, Vincent Biombe, les trains de la Société nationale des chemins de fer du Congo ne sont plus réguliers sur cet axe. « C’est un danger à ne pas minimiser, les autorités administratives craignent cette situation de peur que ça puisse  entraver le  développement du territoire » a-t-il déclaré avant de conclure : il appartient « au gouvernement et aux autorités de bien vouloir réhabiliter ce pont pour nous faciliter l’approvisionnement avant le retour  des pluies.

Joëlle  Kombe Ndjadi

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