19 août 2012

« La Francophonie sera déshonorée en RDC ! »

Interview de Jean-Louis Tshimbalanga, président de l’association Convergence pour l’Emergence du Congo (CEC)

               

Le sommet de la Francophonie doit se tenir en octobre à Kinshasa en République démocratique du Congo (RDC). L’association Convergence pour l’Emergence du Congo (CEC) dénonce la tenue d’un sommet dans un pays où les droits de l’homme sont constamment bafoués. Elle a saisi la justice française pour empêcher que l’évènement ait lieu. Jean-Louis Tshimbalanga, président de l’association, explique les raisons de la colère.

Afrik.com : Pourquoi avez-vous saisi la justice pour empêcher le sommet de la Francophonie de se tenir en République démocratique du Congo (RDC) ?
Jean-Louis Tshimbalanga :
Notre refus de la tenue de ce sommet est basé sur le droit. La Francophonie est une communauté de partage, réunie autour d’une langue, le français. Il y a des règles à respecter au sein de cette communauté. Une charte qui régit ces règles existe. Il s’agit de la déclaration de Bamako du 3 novembre 2010 qui stipule cinq règles à respecter pour tout membre de la Francophonie :

- Le premier point : est le constat de la pratique démocratique des pays membres de la Francophonie.

- Le deuxième point : c’est le respect des droits humains. La démocratie, système de valeurs universelles, est fondée sur la reconnaissance du caractère inaliénable de la dignité et de l’égale valeur de tous les êtres humains ; chacun a le droit d’influer sur la vie sociale, professionnelle et politique et de bénéficier du droit au développement.

- Le troisième point : Francophonie et démocratie sont indissociables : il ne saurait y avoir d’approfondissement du projet francophone sans une progression constante vers la démocratie et son incarnation dans les faits.

- Le quatrième point : l’instauration de l’Etat de droit, dont les institutions doivent être renforcées.

- Le cinquième point, l’un des plus importants : c’est la mise en l’application de cette déclaration pour toute personne qui a pris le pouvoir par les armes. La première chose à faire c’est de statuer sur les sanctions des personnes qui ont usé de telles pratiques. Et le pays en question n’est pas convié lorsqu’il y a des réunions internationales. Plusieurs pays, dont l’organisation a estimé qu’ils n’ont pas respecté ses règles, ont déjà été suspendus : le Mali, la Mauritanie, Madagascar et la Guinée-Bissau. Si ces pays ont été suspendus alors pourquoi la RDC ne le serait pas également ? Lorsqu’il y a des textes qui régissent une communauté ils doivent être appliqués pour tous, sans exception. Nous ne comprenons donc pas cette interprétation à double vitesse du texte de la déclaration de Bamako, alors que les pays qui ont été suspendus ont eu des situations de violation des droits de l’homme moins graves qu’en RDC ?

Afrik.com : Que dénoncez-vous dans le régime du Président Joseph Kabila ?
Jean-Louis Tshimbalanga :
Le régime de Kabila n’est pas un état de droit mais policier. Lors des élections, l’union européenne a envoyé des observateurs pour vérifier que le scrutin se déroulait dans de bonnes conditions. Leur rapport dit clairement qu’il y a eu des fraudes massives, entrainant des élections non crédibles. Les Etats-Unis ont également envoyé le centre Carter pour superviser le scrutin. Même constat. L’ONU, qui est même au dessus de l’organisation internationale de la Francophonie, indique dans plusieurs de ses rapports qu’il y a eu de graves violations des droits de l’homme et des tueries avant et pendant les élections. Les droits de l’homme sont bafoués tous les jours. Le régime de Joseph Kabila est antidémocratique. La population pleure ses bulletins de vote volés. Les femmes sont violées tous les jours. Le pays est agressé par ses pays voisins, on le sait, qui sont le Rwanda et l’Ouganda. Ce sommet ne peut donc pas avoir lieu. Sinon c’est une insulte au peuple congolais. Si le sommet a lieu, il va déshonorer la Francophonie. Le secrétaire général de l’organisation internationale de la Francophonie (OIF) Abdou Diouf est censé veiller sur la communauté. S’il a des rapports qui contredisent ceux de la Commission Electorale de l’Union Européenne, du Centre Carter et de l’ONU, qu’il nous les présente afin de justifier la tenue de ce sommet à Kinshasa, sinon nous sommes en droit de spéculer sur lui et de croire à une machination de sa part et de l’OIF.

Afrik.com : Vous semblez beaucoup en vouloir à Abdou Diouf. Pourquoi ?
Jean-Louis Tshimbalanga :
Je n’en veux pas à la personne même d’Abdou Diouf, qui est comme un père pour moi. C’est en tant que secrétaire général de la Francophonie que je suis en désaccord avec lui. C’est à lui de persuader le Président François Hollande de ne pas tenir ce sommet à Kinshasa, car contrairement à la promesse que lui avait faite Joseph Kabila, elle n’a pas été tenue. S’obstiner à tenir cette Francophonie dans une telle situation laissera la porte ouverte à toute spéculation allant du favoritisme et de la machination. Ce qui non seulement discréditera cette Organisation, mais la déshonorera aussi à la face du monde, car c’est aussi une insulte au peuple français et à la France, seuls détenteurs de la culture de la langue française à laquelle nous sommes appelés à partager et échanger au sein de la communauté francophone. Le 12 et 13 février, monsieur Abdou Diouf a été convié à une réunion à Genève sur la Syrie. Il a déclaré avoir une grande compassion pour le peuple syrien. Pourquoi ne pas condamner de la même façon Joseph Kabila alors qu’il y a une crise majeure en RDC. La tenue d’un tel sommet est immoral auprès d’un peuple qui pleure ses milliers de morts que personne ne dénonce. Maintenant, on veut les humilier en tenant un sommet de la Francophonie.

Afrik.com : Pour le moment le président français François Hollande ne s’est pas prononcé sur sa participation à ce sommet. Est-ce selon vous un signe qu’il ne s’y rendra pas finalement ?
Jean-Louis Tshimbalanga :
C’est un président qui ne tergiverse pas avec la justice. Là-dessus il a été très clair. François Hollande ne se laisse pas entrainer dans des machinations. Il ne veut pas violer le patrimoine de la langue française. Il doit se référer aux textes qui régissent la Francophonie. Mais en réalité la question n’est pas celle de savoir si le Président François Hollande va s’y rendre ou non, la question est : Pourquoi la Francophonie transgresse-t-elle ses propres textes pour aller tenir un sommet dans un pays qui doit être frappé par des sanctions prévues comme on l’a fait avec le Mali, la Mauritanie, la Guinée Bissau et le Madagascar, en évoquant le chapitre 5 de cette "Déclaration de Bamako" ?

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Ituri : les défections des militaires inquiètent la société civile

 
Les FARDC en patrouille dans l'Est de la RDC. Photo MONUC/Marie FrechonLes FARDC en patrouille dans l'Est de la RDC. Photo MONUC/Marie Frechon

La société civile de l’Ituri s’inquiète des défections enregistrées depuis plusieurs semaines dans les rangs des Forces armées de la RDC (FARDC). Dans un communiqué publié, vendredi 17 août, elle indique que depuis deux mois, quatre groupes de militaires ont rejoint la milice de la Force de résistance patriotique de l’Ituri (FRPI) de Cobra Matata.

Le président de la société civile de l’Ituri affirme que ces défections sont essentiellement enregistrées dans les localités de Bugoro, Marabo et Komanda.

Il dit ne pas comprendre les raisons qui poussent ces militaires à rejoindre ce groupe « qui est en plein processus d’intégration dans l’armée nationale » et demande aux autorités militaires d’accélérer ce processus pour apaiser la population civile à qui ces défections font craindre la montée de l’insécurité en Ituri.

Interrogé, le chargé des opérations à l’Etat-major des FARDC en Ituri, général Dieudonné Amuli affirme rester confiant en la bonne évolution du processus d’intégration de Cobra Matata et des ses hommes au sein de l’armée congolaise.

Au mois de février de cette année, Cobra Matata avait exprimé sa volonté de réintégrer l’armée avec ses hommes, indiquant « qu’il est temps de faire la paix ».

Après cette annonce, la société civile de l’Ituri avait invité le chef de l’Etat Joseph Kabila à se répondre à la requête du chef milicien en lui accordant une amnistie.

Le comité de sécurité du district de l’Ituri avait ensuite rencontré Cobra Matata, colonel dissident de l’armée congolaise, au village Bukiringi. Cette rencontre, censée être la première d’une série, est restée sans suite.

Depuis, les FRPI et trois autres groupes armés de l’Ituri se sont regroupés au sein d’une ligue dénommée : Coalition de groupes armés de l’Ituri (Cogai). Ce regroupement, dirigé par Cobra Matata, demande notamment au gouvernement congolais une amnistie en faveur de tous les miliciens opérant en Ituri et la reconnaissance de ce district comme province de la RDC.

Ces miliciens réclament également la création d’une région militaire en Ituri dirigée par un originaire de ce district et le départ du colonel Fal Sikabwé, actuel  chef de cette zone opérationnelle.

Des défections

Au début du mois d’août, le commandant du bataillon des FARDC basé à Marabo, major Taikondo Nonzi, a fait défection et rejoint la FRPI. Selon le porte-parole de cette milice, l’officier a déserté avec son adjoint et plusieurs soldats de son ancien bataillon, emportant des armes et des munitions.

Confirmant l’information, le commandant des FARDC en Ituri, colonel Fall Sikabue, avait annoncé que des militaires sont à la poursuite du déserteur.

Il y a deux mois, près de cent militaires avaient rejoint la même milice à Bogoro. Ces soldats avaient évoqué le manque de salaire et un mauvais traitement pour expliquer leur désertion.

radiookapi.net

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17 août 2012

Matinée politique de la JUDPS : L'ombre de Tshisekedi

Comme annoncé dans l'une de nos précédentes livraisons, la JUDPS (Jeunesse de l'Union pour la Démocratie et le Progrès Social) organise sa matinée politique ce samedi 18 août 2012 à la permanence de ce parti sise 10me Rue, dans la commune de Limete. Cette activité intervient en marge du 20me anniversaire de l'élection d'Etienne Tshisekedi au poste de Premier Ministre, dans la nuit de vendredi au samedi 15 août 1992, par 2.800 délégués réunis en Conférence Nationale Souveraine

(CNS).

Selon une source proche du comité d'organisation, le coup d'envoi de la manifestation est prévu à 12 heures. De nombreux militants et cadres tant de I'UIPS que des partis alliés y sont attendus. Invité spécial de la JUDPS, Etienne Tshisekedi va probablement voler la vedette à tout le monde. Celui qu'on a pris coutume d'appeler affectueusement l'« Elu de la CNS » est en effet fiévreusement attendu à la tribune des orateurs, même si le protocole ne l'a pas formellement inscrit sur la liste des intervenants.Par conséquent, son ombre est en train de planer sur une « matinée politique » où son éventuelle prise de parole serait un événement dans l'événement. Parmi les thèmes que l'auditoire aimerait voir Tshisekedi aborder, il y a avant tout celui, ultra sensible, de la guerre de l'Est. On serait curieux de connaître quelle recette pourrait proposer cet apôtre de la paix et de la non violence pour tirer la patrie de l'étau militaire dans lequel l'a emprisonnée le M 23, avec l'appui militaire et financier du Rwanda, mais aussi le concours des complicités internes.

Des millions de compatriotes voudraient également connaître son point de vue au sujet des initiatives qui se manifestent autour du projet d'organisation d'une consultation nationale ou d'un dialogue national.

Les participants à la « matinée politique » de la JUDPS souhaiteraient ainsi que Tshisekedi fasse le point de la situation politique et sociale du pays après le hold up électoral de novembre 2011, de même qu'il puisse fixer l'opinion tant nationale qu'internationale sur la santé de son parti, après la série de mesures de restructuration de ses organes de direction et des mises en place de leurs animateurs.

Kimp

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Projet d'intervention de l'Angola en RDC Museveni toujours au banc des accusés

Le Phare s'est fait l'écho, dans sa livraison du lundi 13 août courant, de la mission suspecte effectuée à Luanda par le président ougandais Yoweri Museveni, avant le sommet de la Conférence Internationale de la Région des Grands Lacs à Kampala (7 et 8 août 2012), en vue de dissuader son homologue angolais Dos Santos d'envoyer des troupes au Nord-Kivu. Cette information livrée par le journal The Guardian, vient d'être confirmée par le quotidien kenyan «Africa News », dans son édition d'hier jeudi 16 février.

En plus de la confirmation de la rencontre entre les deux chefs d'Etat et du «deal » auquel ils sont parvenus, ce journal se répand en révélations étonnantes sur le jeu caché de Yoweri Museveni. A en croire Africa News, Dos Santos serait retombé dans le doute, au lendemain de la réunion de Kampala ayant achoppé sur la configuration de la future Force internationale neutre à déployer le long de la frontière entre le Rwanda et la République Démocratique du Congo.

 

Le scepticisme du président angolais serait alimenté par des informations faisant état de la participation des troupes ougandaises aux attaques menées par le M23 contre les FARDC peu avant les sommets d'Addis-Abeba et de Kampala. Le régime de Luanda serait par ailleurs au courant de la poursuite des infiltrations des soldats ougandais et rwandais au Nord-Kivu, en dépit des assurances de Yoweri Museveni selon lesquelles son pays observerait la neutralité dans la crise politico-militaire de l'Est de la RDC.

Afin d'apaiser Dos Santos, signale Africa News, le président ougandais a dépêché son ministre des Affaires Etrangères à Luanda peu avant la réunion des experts militaires et des services de sécurité des Grands Lacs, réunis à Goma le mardi 14 et mercredi 15 août 2012 en vue de redéfinir la nouvelle configuration de la Force internationale neutre appelée à sécuriser la frontière congolo-rwandaise. Il semble que Dos Santos ne croit toujours pas en la sincérité de ses homologues rwandais et ougandais qu'il soupçonne de continuer à appuyer le M23, comme ils l'avaient fait en 1996-97 contre Mobutu et entre 1998 et 2003 contre Laurent Désiré Kabila d'abord et son fils, Joseph Kabila, ensuite.

Dans le souci de ne pas être surpris par les événement, fait savoir Africa News, le président angolais n'aurait toujours pas abandonné l'option de faire intervenir ses troupes aéroportées d'élite au Nord-Kivu, afin de mettre un terme, une fois pour toutes, à l'aventure militaire du M23 et de ses parrains rwando-ougandais.

La méfiance de Dos Santos se serait accrue lorsqu'il a appris que ses homologues Museveni et Kagame bouderaient le projet de faire participer des soldats de l'Angola et du Congo/Brazzaville dans la force internationale neutre. Africa News révèle que le vice-président du Kenya, Stephen Kalonzo Musyoka, qui s'était farouchement opposé au projet de mise en place de cette Force internationale d'interposition entre le Rwanda et la RDC, a involontairement apporté de l'eau au moulin du président angolais. En affirmant que cette initiative n'allait pas apporter une solution durable à l'insécurité au Nord-Kivu, le délégué du Kenya a poussé le maître de Luanda à se méfier davantage des promesses de Museveni de contribuer à la résolution pacifique de la guerre de l'Est du Congo démocratique.

Selon Africa News, Dos Santos redoute terriblement l'effet de boomerang sur son pays, au cas où son géant voisin venait à être déstabilisé.

Il est à espérer que les officiels congolais vont prendre à cœur les informations mise sur la place publique par ce quotidien kenyan et arrêter les dispositions utiles face à la manière dont Museveni gère le dossier sécuritaire du Nord-Kivu. Le doute devrait être de mise non seulement face aux propositions de ce médiateur dont le camp est archiconnu, mais aussi de ses co-facilitateurs, les anciens présidents du Nigeria Olusegun Obasanjo et du Kenya Benjamin Mkapa. La nation congolaise est en grand danger de balkanisation. La vigilance doit être permanente dans les rangs des défenseurs des intérêts du peuple congolais.

Kimp

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Le pont Lubilanji menacé d’écroulement





Le pont Lubilanji est d’une importance capitale pour les provinces du Katanga et du Kasaï Orientale du fait qu’il relie le territoire de Kanyama au Katanga à celui de Ngandajika au Kasaï  Oriental. Depuis une semaine ce pont est menacé d’écroulement suite à son état de délabrement avancé. Le pont permet l’entrée et la sortie des habitants tout comme des denrées de ce deux provinces.   A  cause de cette situation inquiétante une dizaine de camions traînent encore de part et d’autre du pont sur la route nationale numéro 1,  attendant le passage.

Selon  des témoins, les véhicules ne passent qu’après avoir été déchargés de leur cargaison. Sans ces camions les biens de consommation, les marchandises traîneraient et ne pourraient arriver au centre de consommation et pourraient expliquer que beaucoup de biens  pourrissent.

Selon l’administrateur du territoire de Kanyama, Vincent Biombe, les trains de la Société nationale des chemins de fer du Congo ne sont plus réguliers sur cet axe. « C’est un danger à ne pas minimiser, les autorités administratives craignent cette situation de peur que ça puisse  entraver le  développement du territoire » a-t-il déclaré avant de conclure : il appartient « au gouvernement et aux autorités de bien vouloir réhabiliter ce pont pour nous faciliter l’approvisionnement avant le retour  des pluies.

Joëlle  Kombe Ndjadi

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Kasaï-Occidental: un déserteur crée un mouvement pour «revendiquer la vérité des urnes»

 
Les seize officiers mutins au cours du procès à Uvira (Sud-Kivu). Photo Radio Okapi.Les seize officiers mutins au cours du procès à Uvira (Sud-Kivu). Photo Radio Okapi.

Le colonel déserteur John Tshibangu a annoncé jeudi 16 août la création d’un nouveau groupe armé, le Mouvement pour la revendication de la vérité des urnes. Il s’est autoproclamé lieutenant général après avoir quitté dimanche 12 août dernier les rangs des Forces armées de la RDC (FARDC), avec dix-huit hommes de troupe. Il occupait le poste de chef d’Etat major de la 4e région militaire des FARDC au Kasaï-Occidental.

Dans un entretien accordé jeudi à radio okapi, John Tshibangu nie toute intention de rejoindre la rébellion du M23, affirmant que son mouvement s’oppose à « ceux-là qui cherchent à amener notre pays à la balkanisation»:

Le colonel déserteur est activement recherché par les services de sécurité, notamment au Kasaï-Oriental voisin, où les autorités pensent qu’il a été hébergé par un journaliste de la Radio télé autonome du Sud-Kasaï de Miabi.

Ce dernier a été arrêté, de même qu’un groupe de personnes accusées de complicité avec John tshibangu.

Le gouverneur de la province, Alphonse Ngoyi Kasanji, affirme que le journaliste aurait reconnu les faits, révélant que l’officier déserteur avait pour mission de recruter des jeunes gens dans le groupement de Bakwa Tshiya, à Miabi.

Ces nouvelles recrues devaient rallier un mouvement insurrectionnel à la solde d’un homme politique bien connu au pays, rapporte la même source, sans préciser son identité.

En l’espace d’un mois, les Forces armées de la République démocratique du Congo (FARDC) ont subi plusieurs défections. Le 28 juillet, l’administrateur de territoire de Masisi, Marie-Claire Bangwene, avait annoncé la défection du colonel Eric Badege, commandant du 2è bataillon du 410è régiment FARDC basé à Nabiondo, à une trentaine de kilomètres au Nord-Ouest de Goma dans le Nord-Kivu.

Le 1er août, le commandant second du 1072e bataillon des Forces armées de la RDC (FARDC) basé à Kaziba, en territoire de Walungu (Sud-Kivu), lieutenant-colonel John Kasisira, ex-CNDP, avait également déserté les rangs de l’armée avec son escorte. Une vingtaine de militaires issus de l’ex-rébellion du CNDP, dont quatre officiers, ont rejoint le 12 août la rébellion du M23.

radiookapi.net

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16 août 2012

KANANGA – Plaidoyer en faveur du leadership féminin gage d’un nouveau Congo

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Le maire de la ville de Kananga, Madame Kapinga soutient l’émergence d’un leadership féminin responsable

Les femmes leaders ont besoin d’une assistance morale et matérielle pour les prochaines échéances électorales prévues en 2013 en République Démocratique du Congo (RDC), a estimé lundi dernier, le maire de Kananga, Antoinette Kapinga Tshiunji, au cours d’une séance de travail avec une délégation des observateurs de la Mission de l’ONU pour la stabilisation du Congo (MONUSCO) conduite par le lieutenant-colonel Buvnaru. Pour Madame Antoinette Kapinga, l’heure a sonné pour passer des discours aux réalités. Faute d’appui, les femmes leaders risquent de se décourager sur tous les plans, a t- elle indiqué.
La délégation des observateurs de la MONUSCO a pris en compte les préoccupations du maire de Kananga. Lors des élections de 2011, 8% seulement de femmes ont été élues députées nationales, rappelle-t-on.

Les femmes leaders sensibilisées aux enjeux économiques de la RDC

Plus de quarante femmes leaders ont été sensibilisées, jeudi dernier, aux enjeux et richesses naturelles de la République Démocratique du Congo, au cours d’une rencontre à la Fondation Hanns Seidel (FHS) dans la commune de la Gombe à Kinshasa. Le directeur de l’Institut des stratégies pour le développement durable (ISDD) et intervenant du jour sur les enjeux et les immenses ressources naturelles de la RDC, le professeur Kibanda Matungila a expliqué la grandeur du pays, ses frontières avec les pays voisins et les différentes richesses dont elle regorge, notamment, l’or, le diamant, le cuivre, le cobalt, l’uranium, sans compter l’eau et la forêt.
Selon le Pr Kibanda, l’eau, première ressource naturelle du Congo, est, non seulement une infrastructure, mais aussi une réserve naturelle. Les affluents du fleuve Congo constituent un véritable dispositif de transport et sont à même de contribuer au rééquilibrage du réseau hydrographique du continent. A cela, convient-il de mentionner, outre la grande diversité zoologique, l’imposante couverture végétale qui confère à la RDC la plus grande forêt. africaine avec des essences stratégiques dont l’exploitation optimale redonnera, à coup sûr, au pays son rang d’une grande puissance en Afrique et dans le monde. Pour ce faire, la participation de tous les citoyens à cet effort, sans distinction des sexes, demeure une condition sine qua non.
Modeste M.

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Kasaï-Oriental : Une station de radio saccagée par des éléments des forces armées et de la police

Journaliste en danger (JED) est profondément préoccupée par des informations faisant état de l'arrestation d'un journaliste et la mise à sac de sa radio à Miabi, un territoire situé à 30 kms de Mbuji-Mayi, chef-lieu de la province du Kasaï Oriental (Centre de la RDC), par des éléments des Forces Armées de la RDC et de la police nationale congolaise.

Selon les témoignages recueillis par JED, Fortunat Kasongo, promoteur de la Radio Télévision Autonome du Sud Kasaï (RTAS), une station communautaire émettant à Miabi, a été arrêté, mardi 14 août 2012 vers 16 heures locales, à Tshilundu, une localité du territoire de Miabi, par un groupe d'éléments des FARDC et de la police.

Kasongo a été embarqué dans une jeep et conduit, manu militari, le lendemain mercredi 15 août 2012, à Mbuji-Mayi où il est détenu dans un endroit tenu secret. Les mêmes sources ont rapporté à JED qu'au passage, en route vers Mbuji-Mayi, les agents de l'ordre ont procédé au saccage de sa rédaction avant de le contraindre à signer un document reconnaissant avoir publié une information portant atteinte au chef de l'Etat, Joseph Kabila.

Contacté par JED, Placide Lufuluabo, directeur de la RTAS, a confirmé que les agents des FARDC et de la police ont, à leur passage à Miabi, pillé les installations de leur média et emporté certains matériels, notamment le mixeur et l'émetteur de la radio. “Nous n'avons pas des émissions à caractère politique sur la grille des programmes. Nous prenons en relais les journaux parlés de RFI “, a ajouté Lufuluabo.

Joint à son tour, Marcel Madimba, administrateur du territoire intérimaire de Miabi, a confirmé l'arrestation de Fortunat Kasongo en refusant de se prononcer sur le pillage de la RTAS.

C'est un dossier sensible qui se trouve au service de sécurité provinciale pour instruction “, a-t-il déclaré.

Hyppolite Mutombo, Ministre provincial de l'Intérieur ayant en charge les médias, a dit à JED que Fortunat Kasongo n'a pas été arrêté en sa qualité de journaliste. “ Je ne peux pas vous dire le motif officiel de son arrestation puisque l'instruction est sécrète. Kasongo n'a qu'à chercher un avocat pour savoir pourquoi il est aux arrêts. Les FARDC ne peuvent piller une radio que si elle existe. Nous n'avons aucun document juridique de cette radio “, a conclu le ministre provincial.

Sans entrer dans le fond de ce dossier, JED exige des autorités provinciales du Kasaï- Oriental le motif officiel de l'arrestation du journaliste et d'ouvrir une enquête sur l'attaque et le pillage de sa radio par des éléments des forces de sécurité en violation de toutes les lois du pays en matière de protection des hommes et de leurs biens.

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Force neutre: François Muamba propose la base américaine Africom

 
François Mwamba, président de l’Alliance pour le développement et la République (ADR) le 16/08/2012 à Kinshasa, lors d’une conférence de presse. Radio Okapi/ Ph. John BompengoFrançois Mwamba, président de l’Alliance pour le développement et la République (ADR) le 16/08/2012 à Kinshasa, lors d’une conférence de presse. Radio Okapi/ Ph. John Bompengo

Le président de l’Alliance pour le développement et la République (ADR), François Muamba Tshishimbi, propose le déploiement de l’Africom, force militaire américaine, le long de la frontière entre la RDC et le Rwanda pour combattre les rebelles du M23, les Forces démocratiques pour la libération du Rwanda (FDLR) et autres groupes armés, opérant dans cette région.Il l’a déclaré ce jeudi 16 août à Kinshasa au cours de la conférence de presse qu’il a organisée à l’occasion de la commémoration du premier anniversaire de sa formation politique.

«Nous sommes d’avis également que notre pays doit approfondir la question de sécurisation des ses frontières orientales au niveau des relations bilatérales notamment avec des partenaires tels que les Etats-Unis d’Amérique, disposant déjà d’un mécanisme neutre de sécurité nommé Africom», a déclaré François Muamba.

 
Conférence de presse de l’Alliance pour le développement et la République (ADR) le 16/08/2012 à Kinshasa. Radio Okapi/ Ph. John Bompengo
Des participants à la conférence de presse de l’Alliance pour le développement et la République (ADR) le 16/08/2012 à Kinshasa. Radio Okapi/ Ph. John Bompengo
Des participants à la conférence de presse de l’Alliance pour le développement et la République (ADR) le 16/08/2012 à Kinshasa. Radio Okapi/ Ph. John Bompengo
Conférence de presse de l’Alliance pour le développement et la République (ADR) le 16/08/2012 à Kinshasa. Radio Okapi/ Ph. John Bompengo

Pour le président de l’ADR, cette force américaine ,qui combat déjà les forces négatives dans la Province Orientale (RDC), semble être la réponse exacte et adaptée à la situation d’insécurité qui prévaut dans les deux Kivu.

Il soutient la thèse selon laquelle cette force internationale à déployer entre la RDC et le Rwanda devrait rester neutre.

Le secrétaire exécutif de la Conférence internationale sur la région des Grands Lacs (CIRGL), Ntumba Lwaba a précisé que les contingents de cette force internationale essentiellement seront de la région des Grands Lacs et de toute la région africaine.

Le déploiement de cette force internationale a été approuvé, mi-juillet, par Joseph Kabila et Paul Kagame au cours du sommet des Addis- Abeba (Ethiopie).

radiookapi.net

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Si Mobutu était encore vivant, les Congolais le ramèneraient au pouvoir

 

Mobutu à Kolwezi

Ils sont plusieurs à le dire: Si Mobutu vivait encore, ils le ramèneraient au pouvoir pour défendre l'intégrité territoriale du Congo.  "Entre deux maux, on choisit le moindre". Mobutu était dictateur, tout le monde le sait. Mais tout le monde s'accorde aussi sur le fait que Mobutu aimait son pays et il s'est battu, sa vie durant, pour l'intégrité territoriale et l'unité du Congo.

Par contre, l'attitude de Kabila alias Kanambe depuis la dernière agression du Congo par le Rwanda est tout simplement déconcertante: Le manque de communication avec la base, la suspension de la chasse aux "mutins" les ayant permis de se réorganiser et de recevoir du soutien du Rwanda,   le manque de courage de citer nommément le Rwanda comme agresseur de la RDC et enfin son attitude détendue, tout sourire en face de ceux qui sèment la mort et la désolation à l'Est du Congo. Ils sont plusieurs même au sein de la fameuse majorité présidentielle à dénoncer la trahison au haut sommet de l'Etat, c'est-à-dire de Kabila, lui-même.

Mwenze Nkongolo l'a si bien expliqué dernièrement sur radio okapi. Comment un président peut-il envoyer les soldats au front sans être payés?  Nous apprenons que le fameux M23 est en train de recruter, de force, des jeunes gens  pour les envoyer au front. Le gouvernement de Kabila crie à ceux qui veulent l'entendre à une mobilisation générale, mais concrètement, rien ne se fait. Pourquoi ne procède-t-il pas au recrutement des jeunes qui sont, du reste, prêts à en découdre avec les Rwandais du M23? Par ailleurs, les images reçues du sommet de la CIRGL tenu dernièrement à Kampala ont été tout simplement scandaleuses. On y voit un Kabila, tout sourire et détendu, face aux bourreaux du peuple congolais! Le sourire qu'affichent ces photos sont indignes d'un président en face de ceux qui ont envoyé leurs frères pour violer nos filles et nos femmes, tuer notre peuple et piller nos ressources.

La dernière sortie médiatique du vuvuzélateur Mende ne change pas la donne. Il peut crier comme il veut pour défendre sa place à la mangeoire. Mais les congolais, les vrais, tiendront toujours  Kabila pour responsable de la situation à l'Est de la RDC. Voilà pourquoi ils regrettent le feu président Mobutu Sese Seko Kuku Gbendu Wazabanga.

Voici en annexe les images de trahison de Kabila!

Photos de Kabila à Kampala

Le sourire qui trahit

 

Kabila au sommet de la CIRGL

 

 

 

 

 

 

 

Lumbamba Kanyiki

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