10 août 2012

Questions directes au général Paul Mukobo



Le général Paul Mukobo Mundende. Photo CIC
 
Agé de 75 ans, natif de la Province de Bandundu, le général Paul Mukobo Mundende garde une forme physique "quasi-olympique". Connu pour son franc-parler, Mukobo a eu une carrière militaire en dents de scie. Accusé d’avoir fomenté une «tentative de coup d’Etat», il a été envoyé en relégation avant d’être réhabilité en 1991. Commandant de la Division Kamanyola, commandant de la 7ème Région militaire à l’Equateur, chef d’état-major des forces terrestres, chef d’état-major général adjoint des F.A.Z (décembre 1996 - mai 1997). Depuis le 15 mai 1997, le Général vit en exil. Il s’en explique. Il jette par ailleurs un regard très critique sur l’armée zaïro-congolaise tant sous Mobutu Sese Seko que les deux Kabila.
«Le Parlement congolais dispose des prérogatives pour destituer Joseph Kabila pour trahison !»

Comment pourrait-on vous présenter?

A ceux qui ne me connaissent pas, il faut leur dire que je suis le général de corps d’armée Mukobo Paul. J’ai fait, de 1960 à 1964, des études militaires en Belgique. Je suis par la suite rentré au Congo où j’ai exercé des fonctions au sein de l’armée nationale.
Je suis le tout premier Congolais - avec vingt et un autres compatriotes mais aussi des Rwandais et des Burundais - à entamer des études à l’Ecole royale militaire (ERM).

Auriez-vous encore souvenance des noms de certains de vos camarades de l’époque ?

Je me souviens de plusieurs noms : Ipoma Jean, Lemans Jean, Pongo Cyrille, Kalonga Dominique, Omba Raymond et moi-même. Les autres venaient de l’Ecole des pupilles de Luluabourg (Kananga) ou Ecole royale des cadets : Elela Paul, Eluki Tito, Ngomba Timothée, Kasongo Jean, Kabengele, Ndjate Samuel. Il y avait deux Rwandais : Makuza et Ndayimano Fabien. Côté burundais, il y avait : Michel Michombero - qui deviendra président de la République burundaise -, Ntongomburani Jérôme, Karerolo Charles.

Quelle était votre spécialité?

Ma spécialité est l’Ordonnance. C’est à dire réparateur des véhicules, de l’armement et munitions. Je ne suis pas un fantassin de formation. J’appartiens à l’«arme technique». Aujourd’hui, on ne fait plus de distinction entre Ordonnance, Génie et Transmissions. A l’ERM, nous avons fait des exercices de chef de peloton d’infanterie. De 1965 à 1966, on a procédé à la formation de deux premiers bataillons. Un bataillon d’infanterie et un bataillon commando.

Sans vouloir aller du coq à l’âne, vous avez eu à commander la Division Kamanyola…

C’est mon avant dernier poste. Grâce au général Boteti, j’ai été promu au grade de Général pour diriger cette Unité de 1982 à 1984. J’ai par la suite assumé l’intérim du général Yeka à la tête de la 1ère région militaire. C’est à cette époque qu’il y a eu la guerre de Moba, au Nord Katanga. Je me suis rendu à Kalemie pour diriger les opérations.

A Moba, vous avez fait la guerre aux guérilleros du PRP d’un certain Laurent-Désiré Kabila…

Effectivement.

Du côté des Forces armées zaïroises, il y avait notamment le colonel Malutama…

Il y avait les colonels Malutama et Nsoki. Tous les deux étaient mes adjoints à l’époque où j’assumais l’intérim du chef d’état-major de la Force terrestre.

Les deux officiers sont «portés disparus» depuis cette guerre…

Un moment donné, on n’a plus eu de leurs nouvelles. Je reconnais avoir envoyé ces officiers sur le terrain afin de voir ce qui se passait dans la région de Kalemie. Ils sont partis à bord d’un petit aéronef piloté par un Canadien. Ils ont commis l’erreur d’atterrir à Moba qui était entre les mains des rebelles. Les deux officiers ont été pris en otage et exécutés sur-le-champ. On n’a jamais retrouvé leurs corps.
Les rebelles Kanambi et Marandura se trouvaient au moment des faits à Moba. Le chef rebelle Laurent Kabila avait à l’époque trois lieutenants : Kanambi, Marandura et le «général» Kalis. Ce dernier se trouvait à Wimbi. Ce sont ces trois hommes qui peuvent fournir des informations sur le sort de ces deux officiers.

Vous avez été accusé en 1987 d’avoir ourdi un «complot» en vue de renverser le président Mobutu. Quelle est votre part de vérité ?

Ce n’était qu’un «faux bruit». En 1984, le chef d’état-major général de la Force terrestre de l’armée belge avait invité son homologue zaïrois qui était alors le général Eluki à effectuer une visite officielle en Belgique. Lorsque la guerre de Moba a éclaté, le président Mobutu a annulé ce voyage. Il se fait qu’à la fin des opérations au Nord Katanga, j’ai été nommé à la tête de la Force terrestre. En 1986, la partie belge a renouvelé son invitation. C’est finalement moi qui accomplira ce déplacement en compagnie de deux officiers dont l’actuel général Dieudonné Kayembe Mbandakulu. A l’issue de ma visite, mon collègue belge et le ministre de la Défense d’alors, François-Xavier de Donnéa, m’ont demandé ce que la Belgique pouvait faire pour mon pays. «C’est à l’état-major général des FAZ ou au ministère de la Défense de mon pays qu’il faudrait poser cette question», ai-je répondu à mes interlocuteurs. J’ajouterai : «Quant à moi, j’ai besoin de plusieurs armes pour des exercices de tir à balles réelles au Centre d’instruction de Kitona». Il m’a été accordé 100 fusils Mauser, 100.000 cartouches et quatre mortiers à 120 mm. Il s’agit des armes qui ont servi lors de la Deuxième Guerre mondiale. Ces armes ont été réceptionnées au Congo par mon officier «S4», chargé de la logistique à l’état-major de la Force terrestre. C’était le colonel Lisalo.

Et après ?

Un jour, je vois le général Norbert Likulia Bolongo, alors secrétaire d’Etat à la Défense, surgir à mon bureau. Il me dit : «Vous avez reçu des armes». «Quelles armes ?», ai-je réagi. «Les armes qui sont venues de la Belgique», répliqua-t-il. Je lui ai relaté la genèse de ce don. Il me dit : «Le Président est très mécontent de cette histoire». «Je vous ai pourtant transmis un rapport avec la liste de toutes les armes», ajoutais-je. «
C’est très grave ! Nous allons demander au président de la République ce qu’il en pense», conclut le secrétaire d’Etat Likulia.

Vous étiez donc victime d’une cabale…

Absolument ! C’était une cabale. «Quelqu’un» m’en voulait. Pourquoi ? Selon mes informations, le président Mobutu aurait voulu me nommer au poste de secrétaire d’Etat à la Défense nationale. Cette perspective n’enchantait pas certains officiers particulièrement le secrétaire d’Etat de l’époque et le général Singa Boyenge. Ce poste était «réservé» aux natifs de la province de l’Equateur et de la Province Orientale. J’allais donc être le tout premier officier issu d’une autre région à occuper ce poste. Ceux qui connaissent ma rigueur ont vite fait de torpiller cette éventualité.

Etes-vous entrain de sous-entendre que le tribalisme et le régionalisme ont sapé la cohésion et l’esprit de corps au sein des Forces armées zaïroises ?

Oui, c’est certain ! C’est ça le mal qui a gangrené l’armée zaïro-congolaise et qui affecte toutes les armées africaines. Le tribalisme a joué un rôle primordial dans la destruction de notre armée.

A quand, selon vous, date le commencement de cette «tribalisation»?

La tribalisation a commencé avec la création par le président Mobutu d’une unité spéciale chargée de sa sécurité personnelle dénommée «Brigade aéroportée renforcée» (BAR). Cette brigade était dirigée par le général Bumba Moaso Djogi. La grande majorité des hommes de troupe venait de la province de l’Equateur. Il en est de même des officiers. La grande majorité de ces officiers n’avait pas la formation requise mais avaient le «mérite» de parler la même «langue du village» dans l’armée.

Que répondez-vous à ceux qui clament que l’armée zaïro-congolaise n’a jamais gagné une guerre ?

Elle n’a jamais gagné une guerre ! Un moment donné, nos hommes de troupe étaient d’excellents combattants. C’est l’encadrement qui faisait défaut. La raison est simple : les officiers chargés de commander la troupe n’avaient pas la formation adéquate. Ceux qui étaient formés se tournaient les pouces. Par exemple, le général Bumba n’acceptait pas des cadres dans son entourage. Il redoutait qu’on conteste son autorité et surtout son grade. L’armée a connu une sorte de «guerre perpétuelle» entre les officiers issus de la Force publique - l’armée coloniale - et ceux sortis des grandes écoles et académies militaires.
Il y a des officiers qui se contentaient d’arborer le titre de «commandant de..» sans mettre en application les règlements militaires.

Qu’entendez-vous par appliquer les règlements militaires ?

Visiter les officiers, travailler avec les hommes de troupe et connaître leur «moral», c’est ça appliquer les règlements militaires.

Avez-vous été arrêté ou placé en résidence surveillée suite à l’affaire des « armes belges»?


(Rires). J’ai été arrêté et traduis devant le «Conseil de discipline» présidé par le général Singa Boyenge. Un « jugement » a été rendu. J’ai été envoyé en relégation durant quatre ans à Isangi dans la Province Orientale.

Avez-vous de la rancoeur ?

Rancœur vis-à-vis de qui ? J’ai été relégué sans connaître la raison. J’ai été libéré dans les mêmes conditions. Personne ne m’a expliqué la raison de ma libération. «Quelqu’un» a fait des démarches pour que je rencontre le président Mobutu qui m’a reçu à Nsele.
Le chef de l’Etat m’a dit : «Général Mukobo, il peut arriver qu’un Chef prenne une décision sur base des informations erronées. Oubliez, ce qui s’est passé, vous allez réintégrer les forces armées et bénéficier de l’avancement en grade». C’est ainsi que j’ai été promu général de corps d’armée.

Où étiez-vous lorsque l’AFDL faisait sa joyeuse entrée, le 17 mai 1997, à Kinshasa ?

Quand la guerre a commencé fin septembre 1996, je me trouvais à Mbandaka en tant «commandant région». Lorsque le vent a tourné en faveur de l’AFDL, le président Mobutu a nommé le général Donatien Mahele Lieko, chef d’état-major général des FAZ, en remplacement du général Eluki. Mahele a fait appel à moi pour être son adjoint. Le 27 décembre 1996, j’ai été nommé chef d’état-major général adjoint. J’ai suivi cette guerre de près. C’est un secret de Polichinelle de révéler ici que le chef d’état-major général des FAZ «travaillait» pour LD Kabila.

D’aucuns pourraient rétorquer que le général Mahele n’est plus là pour se défendre…

Il peut ne plus être là pour se défendre mais les résultats parlent d’eux-mêmes. Le jour où il a été abattu à Kinshasa, les militaires de la Division spéciale présidentielle (DSP) ont commencé par le chahuter en l’accusant d’être un «traître».

Que s’est-il ce 16 mai 1997 au Camp Tshatshi?

Le 16 mai 1997, le général Mahele se trouvait, dès 16 heures, à Brazzaville. Il était en route pour Lusaka, en Zambie, pour rencontrer Laurent-Désiré Kabila. Je me trouvais à Impfondo au Congo-Brazzaville pour fuir les troupes de l’AFDL.

Vous avez donc quitté le pays le 16 mai ?

Je suis parti du pays dès le 15 mai au soir.

Le président Mobutu se trouvait encore à Kinshasa…

Effectivement.

Pourquoi êtes-vous parti ? Etiez-vous menacé ?

(Sourires). Tout militaire ne peut que se sentir menacé dès lors que ses troupes ne savent plus combattre. Lorsque vous avez perdu la guerre, vous avez le choix entre fuir l’ennemi ou mourir.

Revenons à la journée fatidique du 16 mai 1997 au Camp Tshatshi…

Comme je l’ai dit, le général Mahele se trouvait à Brazzaville. Il reçoit un appel téléphonique du Premier ministre Norbert Likulia. Celui-ci lui demande d’aller immédiatement au Camp Tshatshi pour « calmer » les militaires qui projetaient de piller la ville de Kinshasa. Rentré dans la capitale vers 18 heures, Mahele s’est rendu immédiatement au Camp Tshatshi. Le général Wezago qui était le commandant en second de la DSP a réuni les militaires pour écouter l’adresse du chef d’état-major général des FAZ. Dès que le général Mahele a pris la parole, les militaires ont commencé à faire du chahut : «Nous ne vous écouterons pas. Vous avez trahi l’armée, vous ne sortirez pas vivant de ce lieu». Ce sont des officiers de la DSP m’ont rapporté ces faits. Wezago est intervenu sans succès pour raisonner les protestataires. Une réponse fuse quasiment en choeur : « Jamais ! Il a trahi. Il ne sortira pas vivant de ce Camp». Chaque fois que Mahele tentait de prendre la parole, les militaires le huaient. Après avoir compris que le dialogue était impossible, il décide de quitter le camp et prend place dans son véhicule. Arrivé à la barrière, celle-ci restait fermée. Il demande au préposé d’ouvrir la barrière. Réponse : «Pas question !». Un des militaires lance en lingala : «Bobete ye masasi». (Traduction : abattez-le). Plusieurs balles frappent aussitôt le véhicule du Général. «Allez voir s’il est mort », dit un des militaires. Mahele n’est pas dans le véhicule. Des militaires le découvrent en dessous de l’engin. C’est là qu’il a été achevé. J’ai appris cette version des faits alors que je me trouvais à Lisala au moment où Jean-Pierre Bemba et ses troupes menaient la lutte contre LD Kabila.

Vous avez donc servi dans le Mouvement de libération du Congo de Jean-Pierre Bemba ?

J’ai travaillé en connivence avec Bemba et le général Kpama Baramoto. La collaboration a été impossible. Bemba a été un chef très ambitieux. Il supportait difficilement la présence des généraux à ses côtés. Il redoutait qu’on lui arrache le « pouvoir ». C’est ainsi qu’il s’est entendu avec le président ougandais pour nous rappeler à Kampala. Ainsi,
Bemba pouvait continuer sa guerre avec les soldats ougandais.

Quelle est votre réaction suite au traitement infligé aux militaires et officiers des FAZ par le régime des Kabila ? On parle d’internement dans un «camp de concentration» à Kitona et de plusieurs centaines de militaires détenus encore aujourd’hui à Makala…

Je dois dire que le président LD Kabila a commis une erreur monumentale à son arrivée au pouvoir. Il a commis l’erreur de n’avoir pas intégré les soldats qu’il a trouvés dans la nouvelle armée. Une nouvelle armée ne se créé par du jour au lendemain. Les militaires ne sont pas responsables des dysfonctionnements ayant affecté l’armée. Comme dans beaucoup des pays africains, les militaires zaïro-congolais étaient abandonnés à leur triste sort. L’armée a connu beaucoup de déboires après la création de la Division Kamanyola en 1975. Après « Kamanyola », la Division spéciale présidentielle a vu le jour. Ces « Divisions» n’avaient de division que le nom. C’était des unités qui n’avaient reçu aucune formation militaire. La DSP, dirigée par le général Nzimbi Ngbale, regroupait essentiellement des Ngbandi. Nzimbi ne savait ni lire ni écrire. Je le dis à haute voix. Tous les officiers formés affectés à la DSP ont été renvoyés. On peut citer le cas typique du colonel Prosper Nabyola, promu général dans l’armée de Kabila. Très intelligent et compétent, Nabyola était officier «S3» dans la DSP. Chaque fois qu’il donnait son point de vue, il heurtait Nzimbi. Par ailleurs, la discipline a fait défaut du fait du favoritisme dans les avancements en grade.

Sans vouloir aller du coq à l’âne, comment avez-vous accueilli la nouvelle de la nomination d’un officier rwandais, en l’occurrence James Kabarebe, à la tête de l’armée congolaise en mai 1997?

C’était une déception totale. Il reste que c’est Laurent-Désiré Kabila qui est condamnable et non Kabarebe. LD Kabila savait pertinemment bien qu’il y avait des officiers bien formés dans les Forces armées zaïroises. Il n’a pas voulu les utiliser. Il s’est entendu avec le général Mahele pour prendre le pouvoir. Je peux vous assurer que sans le concours du général Mahele, les troupes de Kabila n’allaient pas arriver à Kinshasa. C’est la complicité de Mahele qui a ouvert la voie aux troupes de l’AFDL. Je vais vous expliquer. Lorsque j’ai pris mes fonctions de chef d’état-major général adjoint, en décembre 1996, j’ai demandé à Mahele de me présenter aux autres officiers. Il ne l’a pas fait. Je me suis présenté moi-même lors d’une réunion que devait présider le général Mahele. Lors de cette rencontre, j’ai posé la question suivante : «Que devons-nous faire pour arrêter la guerre ?» M’adressant aux officiers d’état-major, au chef du personnel, au chef des opérations ainsi qu’à l’officier des renseignements», j’ai posé une deuxième question : « Quelle est la force de l’ennemi ? ». Personne ne m’a répondu. Au colonel Bahindwa qui était le responsable du «Bureau 3», chargé des opérations, j’ai demandé le nombre des soldats déployés sur le terrain. Il me répond : «Nous avons des «éléments» de la DSP, de la Garde civile, de la gendarmerie et de la Force terrestre». Je suis revenu à la charge en demandant au colonel Bahindwa de m’expliquer ce qu’il entendait par «éléments». « Quelle est la force d’un élément ? Quand vous dites que nous avons un élément de la DSP, cela représente combien d’hommes?». Pour toute réponse, il dit : «Mon général, nayebi te !». Je ne sais pas. «Combien des bataillons, l’ennemi aligne face à nous ?», ai-je demandé à l’officier des renseignements. Il m’a regardé sans répondre à ma question. M’adressant aux officiers présents, je dis : «A quoi jouons-nous ?». Le général Marcellin Lukama, alors colonel et chef de Bureau «Etudes», de réagir : «Mon général, c’est la toute première fois que nous participons à une réunion qui concerne les opérations en cours à l’Est». J’apprendrai par ailleurs que les généraux avaient l’habitude de se réunir entre eux pour parler de la situation à l’Est. La guerre a commencé fin septembre 1996, la première réunion n’a eu lieu que fin décembre en ma présence. J’ai obtenu l’autorisation du général Mahele pour descendre sur le terrain particulièrement à Kisangani. Commandant en second des opérations, le général Denis Kalume n’était pas capable de me décrire ce qu’il y avait comme ennemis sur le terrain. J’ai fait mon rapport de mission à Mahele en lui disant ceci : «A l’allure où vont les choses, nous risquons de perdre la guerre». En fait, il n’y avait aucune coordination entre les opérations sur le terrain et l’état-major général.

Le mal était apparemment profond…

Le mal était plus que profond.

Le tribalisme ?

Exactement. A titre d’exemple, on a envoyé des soldats de la DSP au Nord Kivu pour affronter les forces de LD Kabila. Le commandant des opérations à Goma ne pouvait donner des ordres à ces éléments. Quand il dit à ceux-ci de tirer au mortier sur une position ennemie. On lui répond : «Non, nous attendons les ordres de Kinshasa». Pendant ces discussions sordides, les troupes de l’AFDL ont le loisir de pilonner une position des FAZ. Tous les hommes ont péri.

Que pensez-vous des Forces armées de la RD Congo, depuis le 26 janvier 2001, date de l’avènement de «Joseph Kabila» à la tête de l’Etat ?

Le Congo-Kinshasa n’a plus d’armée. Pourquoi ? C’est parce que le chef de l’Etat n’est pas un Congolais. Il ne peut en aucun cas promouvoir une véritable armée pour assurer la défense des frontières nationales. L’homme qui dirige le Congo a une «mission» à accomplir. Cette mission tient en trois mots : Détruire le Congo.

Qui lui a confié cette «mission» ?

Paul Kagame lui a confié la mission «de laisser le Congo mourir».

C’est donc une conviction pour vous…

C’est ma conviction personnelle. Il suffit de voir ce qui se passe sur le terrain.
J’ai appris tout récemment que le président Kabila a ordonné le retrait des opérations des troupes congolaises de la Force aérienne qui combattaient le M-23. Elles sont désormais basées à Bukavu. Les forces onusiennes sont maintenant en première ligne. Cela signifie simplement que Kabila ne souhaite pas la fin de la guerre à l’Est du pays. Ce n’est pas son pays. Il laisse donc le champ libre au M-23 d’occuper d’autres localités et villes pour que nous allions de négociation à négociation. L’objectif est de contraindre le Congo à céder une partie de son territoire au Rwanda et à l’Ouganda. Depuis que Joseph Kabila a n’a jamais manifesté la volonté politique de mettre sur pied une véritable armée.

Pourtant, les Belges et des Sud Africains ont été appelés à la rescousse pour ce faire…

On a parlé de partenariat et de brassage. Que brasse-t-on ? Jamais au grand jamais, une armée ne prend un mutin pour en faire un nouveau soldat.

Le président Mobutu avait donc commis l’erreur de réintégrer les militaires impliqués dans les pillages au début des années 90…

Absolument. J’ai été le premier à demander au ministre de la Défense nationale d’alors, l’Amiral Mavua Mudima, d’aller voir le chef de l’Etat pour lui demander qu’on sonne l’alerte pendant que les troupes sont entrain de piller. Ainsi, on allait rassembler les pillards et les dans leurs villages. J’ai dit la même chose au général Baramoto.

Dans cette logique, le «mal être» de l’armée nationale a commencé en juillet 1960 lorsque s’est produit la première mutinerie …

(Rire). Je suis très content de vous l’entendre dire. C’est la première erreur monumentale commise par le président Mobutu, alors commandant en chef l’ANC. Quand les troupes de l’ONU sont arrivées au Congo, le représentant des Nations Unies au Congo a demandé au président Joseph Kasa Vubu de renvoyer tous les soldats et de bâtir une nouvelle armée. Cette idée n’avait pas trouvé grâce aux yeux du colonel Mobutu.
C’est ainsi que tous les mutins ont été gardés au sein des Forces armées. Ces mutins ont continué à diriger les troupes. Certains d’entre eux sont devenus des officiers supérieurs. Il est très difficile de restaurer la discipline au sein d’une armée qui a connu la mutinerie.

Avez-vous déjà été approché par «Joseph Kabila» ?

En 2008, lorsque Laurent Nkunda avait le vent en poupe, un officier m’a laissé entendre que Joseph Kabila voudrait faire appel à moi. J’ai dit à cet officier que ce n’est pas le vœu du président. Car, c’est lui qui entretient l’instabilité à l’Est. Et il ne peut pas demander à quelqu’un d’autre d’aller rétablir la paix.
J’ai néanmoins dit à mon interlocuteur que je suis disposé à rendre service à mon pays. J’ai ajouté que si le Président faisait appel à moi, je poserais trois conditions : une totale liberté d’action, les moyens et le recrutement et la formation du personnel. Au bout de six mois, il est possible de former deux bataillons. Après avoir rétablir la paix et la sécurité, je prendrai congé. Je suis sûr et certain que ces conditions ne peuvent être acceptées.

Que pensez-vous de la «mutinerie» des ex-combattants étiquetés CNDP-M23 ?

Il ne s’agit nullement d’une mutinerie.
Cet un «arrangement» entre Joseph Kabila et les initiateurs du M-23 dans le but de déstabiliser et d’affaiblir le Congo.

Que faire ?

Il faut un changement à la tête du pays.

Comment ?


Le Sénat et l’Assemblée nationale disposent des prérogatives pour destituer Joseph Kabila. Les membres du Parlement congolais n’ignorent nullement que cet homme est un traître. Il a trahi la Constitution congolaise. Un chef d’Etat qui commet le parjure doit être traduit devant la Justice. Toutes les autorités congolaises qui travaillent actuellement avec Kabila seront jugés demain comme ses complices. Tous les Congolais souhaitent vivement que la situation change. Lors de l’élection présidentielle du 28 novembre dernier, Kabila n’a pas été réélu. Malgré sa tricherie, il n’a pas gagné. Il appartient au personnel politique congolais de dire «Non !» à la poursuite de cette politique que Kabila applique dans notre pays
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09 août 2012

Kinshasa : être son propre patron plutôt que tout attendre de l'Etat

De plus en plus de jeunes Kinois souhaitent monter leurs propres boites. Patrons, ils valorisent leurs compétences professionnelles et sont à l’abri du licenciement. Mais, la culture de travailler au service de l’Etat inhibe encore l’initiative personnelle de beaucoup d’entre eux.

A 37 ans, Susie Bakajika décide d’arrêter ses consultances pour se consacrer à Lisapo, une agence en communication qu’elle a créée en 2009 avec quelques amis. L’ASBL édite également un journal du même nom. "Je trouve de l’harmonie dans la liberté d’être chef de soi et de mieux gérer son temps. Chaque heure qui passe, je la consacre à quelque chose d'utile, avec des deadlines pour tout". La jeune dame dit surtout "ne pas trouver d’attrait dans un travail fonctionnarisé comme c’est le cas en RDC, où les gens sont là de 8 h à 16 h, même quand ils n’ont rien à faire." Christophe Ilunga, 24 ans, a lui préféré quitter le service de maintenance dans l’entreprise qui l’employait pour monter une boutique d’accessoires pour téléphones : "On se sent plus en sécurité en créant sa boite qu’en étant salarié dans une entreprise où l’on est sous la menace constante d’un licenciement." Comme Christophe, ils sont de plus en plus nombreux, les jeunes de Kinshasa qui abandonnent leur statut de salarié pour monter leurs propres affaires.

 "Une petite fierté au pays"
 L’indépendance et l’autonomie que confère le statut de patron viennent en tête des arguments. "Malgré un environnement économique précaire, l’idée de sortir du cadre de travail normal est attrayante pour des jeunes désireux de plus de flexibilité et qui souhaitent travailler pour eux-mêmes", explique le professeur Noël Obotela de l’Université de Kinshasa. "Le statut de patron permet de mieux valoriser ses compétences professionnelles", analyse l’enseignant.
 Dans une entreprise, l'absence de valeurs que l’on défend, explique également que des jeunes gens décident de sortir de la relation de travail traditionnelle. "Je n’en pouvais plus d’être à chaque fois déchiré au-dedans de moi-même du fait du yoyo de la ligne éditoriale de notre journal, évoluant au gré des intérêts.. ", explique l’actuel directeur de l’hebdomadaire Congo News, Hugues-Michel Mukebayi Nkoso. En 2009, à la surprise générale, il a mis fin au contrat qui le liait à une prestigieuse publication de la place pour fonder son propre journal. Bien lui en a pris, car son œuvre rayonne et compte désormais dans le paysage médiatique congolais. "Je sens que nous faisons quelque chose qui touche à la vie des gens. Avec les amis, nous sommes en train d’apporter notre pierre à l’édification de notre pays. C’est même cette dimension qui nous motive davantage." Exit "l’idée d’aller partager un studio à dix à Paris" qui l’a tenté dans sa jeunesse, comme la plupart des jeunes kinois. "A 46 ans, j’ai créé un petit nom, j’ai une petite fierté ici au pays…", se félicite-t-il.

 Créer de l’emploi pour d’autres
 Beaucoup d’autres jeunes nourrissent l’ambition de devenir créateurs d’emplois pour leurs concitoyens, plutôt que d'en laisser l’initiative uniquement à l’Etat. "Notre entreprise existe depuis 2007. Nous sommes présents dans douze des treize quartiers de notre commune (Lemba, Ndlr). Nous employons une dizaine de personnes qui vivent essentiellement de cet emploi. Nous espérons procurer plus de travail aux gens avec l’extension de nos activités", explique Roger Kitenge, administrateur-directeur des ressources humaines de Bopeto, une entreprise spécialisée dans les vidanges des ordures ménagères. Il confie que "les ordures, c’est de l’or pur, il faut les transformer pour faire recette". Mais ils n’en sont pas encore là.
 Toutefois, beaucoup de jeunes attendent encore tout de l’Etat. Chaque jour, ils sont des centaines à aller déposer leurs CV à la direction provinciale de l’Office national de l’emploi (Onem). En RD Congo, depuis toujours, le symbole de l’ascension professionnelle est de travailler au service de l’Etat et non de créer sa propre entreprise. Cela inhibe encore l’initiative personnelle, même si certains Kinois sortent du lot et se mettent avec succès à leur compte.

 Didier Kebongo

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Photo: Kabila devenu clown?

Il y a des images qui ne trompent pas. Voici celle de Kabila, censé être le président d'un pays comme la RDC. Si le ridicule pouvait tuer!!!

Kabila au sommet de la CIRGL

 

 

 

 

 

 

 

Lumbamba Kanyiki

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Ituri : un officier des FARDC rejoint la milice de Cobra Matata

 
Les FARDC en patrouille dans l'Est de la RDC. Photo MONUC/Marie FrechonLes FARDC en patrouille dans l'Est de la RDC. Photo MONUC/Marie Frechon

Le commandant du bataillon des Forces armées de la RDC (FARDC) basé à Marabo en Ituri (Province Orientale), major Taikondo Nonzi, a fait défection dans la nuit de mardi à mercredi 8 août. Il a rejoint la Force de résistance patriotique de l’Ituri (FRPI) de Cobra Matata. Selon le porte-parole de cette milice, l’officier a déserté avec son adjoint et plusieurs soldats de son ancien bataillon. Il aurait emporté des armes et des munitions.

Le commandant des FARDC en Ituri, colonel Fall Sikabue, confirme l’information, affirmant que l’officier déserteur avait refusé de se rendre à Goma, son nouveau poste d’affectation. Il annonce que des militaires sont à la poursuite du déserteur.

Il y a deux mois, près de cent militaires avaient rejoint la milice de Cobra Matata à Bogoro. Ces soldats avaient évoqué le manque de salaire et un mauvais traitement pour expliquer leur désertion.

En juin dernier, Brice Bebi Kasimwé, un dirigeant de FRPI et proche collaborateur du chef  de cette milice, s’était rendu aux FARDC en Ituri. Lors de sa reddition, il avait déclaré que le traitement qui lui sera réservé par l’armée congolaise pourrait aussi inciter d’autres responsables de cette milice à déposer les armes.

Sans les citer, il avait accusé certains politiciens de décourager certains dirigeants de la milice qui veulent aussi déposer les armes et rentrer dans les rangs des FARDC.

Brice Bebi Kasimwé comme beaucoup de responsables de la FRPI, est un déserteur de l’armée congolaise. Avant de quitter les FARCD, il était major dans la 12e brigade intégrée au Sud-Kivu.

Se réjouissant de cette reddition, le colonel Fal Sikabwé avait demandé à tous les miliciens de déposer les armes et de se rendre, leur promettant « un bon traitement ».

La FRPI de Cobra Matata fait partie d’une coalition de groupes armés dénommée: Coalition de groupes armés de l’Ituri (Cogai). Elle est constituée essentiellement des déserteurs de l’armée congolaise.

Dans un communiqué de presse rendu public, jeudi 24 mai, cette nouvelle coalition avait demandé notamment au gouvernement congolais une amnistie en faveur de tous les miliciens opérant en Ituri et la reconnaissance de ce district comme province de la RDC.

Ces miliciens réclament également la création d’une région militaire en Ituri dirigée par un originaire de ce district et le départ immédiat du colonel Fal Sikabwé, actuel  chef de cette zone opérationnelle.

radiookapi.net

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Guerre dans l'est de la RDC : un appel au patriotisme face au Rwanda

Une prise de conscience collective devrait permettre aux Congolais de défendre bec et ongle le moindre centimètre de leur territoire.

La guerre dans l'est du pays exacerbe des patriotes congolais qui ne souhaitent qu'éclairer l'opinion tant nationale qu'internationale sur les non-dits de cette énième invasion. À l'occasion d'une rencontre avec les médias organisée le 5 août à Kinshasa, trois analystes politiques se sont penchés sur les fréquentes agressions orchestrées par le Rwanda et auxquelles la RDC fait face depuis 2002.

Mathieu Mulaja, Joachim Diana et Benoit Yulama ont expliqué que le conflit entre le Congo et le Rwanda date de plus d'un siècle. Il remonte à l'époque où le souverain belge, Léopold II, se plaignait « des petits coups d'un petit voisin ». Avant sa mort, le roi de la Belgique, conscient des enjeux et de la convoitise du voisin rwandais, avait promis à ses successeurs de ne jamais céder une seule partie du Congo au Rwanda. « Si vous osez donner une partie du Congo au Rwanda, je sortirai de ma tombe », avait-il déclaré.

Selon les trois analystes, la guerre actuelle servirait simplement d'argument à Kigali pour assouvir sa convoitise sur les richesses de Kinshasa et surtout pour réaliser son plan d'implantation des colonies de souche rwandaise sur le territoire congolais. C'est ce qui justifie la récurrence des problèmes seulement aux limites du Rwanda alors que la RDC partage ses frontières avec huit autres voisins. Cela doit interpeller le Congolais qui doit se dresser contre une guerre hégémonique imposée par Kigali, ont-ils déclaré.

Vigilance tous azimuts

Benoît Yulama a invité les Congolais à demeurer vigilants et à cerner les rôles joués par les différents acteurs présents dans la tentative de démantèlement de leur pays. Il a clairement établi que la RDC était victime des peuples kinyirwandaphones (ayant le Kinyirwanda en commun) qui profitent de son hospitalité. Les Forces démocratiques pour la libération du Rwanda (FDLR) seraient également partie prenante dans ce vaste complot. Sinon, a-t-il dit, comment comprendre que le Rwanda n'en soit jamais venu à bout et ne s'en soit jamais plaint pendant les cinq ans où la partie était sous le contrôle de son allié, le Rassemblement congolais pour la démocratie ?

Ces faits seraient avérés par des récentes captures des éléments du M23 par l'armée congolaise. Aussi a-t-il ajouté, comment expliquer que les FDLR soient en possession d'armes neuves alors qu'elles sont prétendues vivre sans moyens adéquats ? De l'autre côté de la frontière rwandaise, ces combattants hutus seraient contraints de retourner en RDC pour forcer le gouvernement de ce pays de leur accorder la nationalité au terme d'un séjour prolongé en terre congolaise.

Face à ce complot contre la nation, les analystes en ont appelé au sursaut de patriotisme de la population congolaise qui doit défendre sa terre natale au péril de sa vie. Il est important, ont-ils dit, que chacun, sans distinction politique ou ethnique, dresse son front maintenant pour arrêter l'élan rwandais dans l'est du pays. « L'avenir de la RDC en dépend », ont-ils dit. En plus de l'action diplomatique et militaire en cours, Mathieu Mulaja a invité les filles et fils de la RDC à prendre conscience pour défendre le moindre centimètre de leur territoire avec leurs ongles et leurs dents, si cela est nécessaire.

Des incohérences avérées

Les trois orateurs ont balayé du revers de la main le cahier des charges du M23 qui contient plusieurs incohérences au regard des avancées sur le terrain après les accords signés entre le gouvernement et le Congrès national pour la défense du peuple (CNDP) dont le Mouvement du 23 mars (M23) est l'émanation. Ils ont adhéré à la proposition du gouverneur de la province du Nord-Kivu concernant l'évaluation desdits accords qui, du reste, n'ont jamais été respectés par le CNDP.

Les trois analystes ont noté que l'ancien groupe rebelle dirigé par Laurent Nkunda a foulé au pied plusieurs closes de cet accord, à savoir cellei qui l'engageait à ne pas faire des revendications par la voie des armes. Ils ont également expliqué que le prétexte de la vérité des urnes présenté par le CNDP dépasse tout entendement compte tenu de l'appartenance du parti politique portant le même nom à la Majorité présidentielle. En effet, au lendemain des accords, le CNDP s'était mué en parti politique et avait déclaré son appartenance à la Majorité présidentielle.

Au contraire, a démontré Mathieu Malaja, le gouvernement n'a fait que respecter les accords en élevant au rang de général des ex-membres du CNDP et en confiant des postes de responsabilité à douze officiers de l'ex-rébellion. Le déplacement des ex-contingents du groupe rebelle dans certains territoires du pays, notamment au Kasaï Occidental et au Katanga, apporte également la preuve de la volonté du gouvernement à respecter lesdits accords.

Jules Tambwe Itagali

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08 août 2012

Voici une photo de Kabila à Kampala: Il s'enfout éperdument des Congolais

Voici une photo de Kabila prise au sommet de la Conférence internationale sur la région des Grands Lacs (CIRGL) qui se tient depuis lundi à kampala. Très détendu en face de ses frères tutsi qui massacrent nos populations et violent nos femmes et nos soeurs, monsieur Kabila est très satisfait de l'évolution du projet macabre contre le Congo et s'enfout éperdument de ce que peuvent penser les Congolais. Regardez!

Photos de Kabila à Kampala

 

 

 

 

 

 

 

Lumbamba Kanyiki

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Hillary Clinton enjoint le Rwanda à tarir tout soutien au M23

AFP

La secrétaire d'Etat américaine Hillary Clinton a exhorté mardi les Etats d'Afrique centrale, "et notamment le Rwanda", à coopérer pour tarir le soutien dont bénéficie les rebelles du M23, lors d'une conférence de presse à Pretoria.

"Le M23 est le groupe armé connu le plus actif qui menace les populations de l'Est du Congo actuellement", a souligné Mme Clinton à l'issue d'une rencontre avec son homologue sud-africaine Maite Nkoana-Mashabane.

"Nous soutenons les efforts de la RD Congo et nous exhortons tous les Etats de la région, y compris le Rwanda, à travailler ensemble pour tarir le soutien aux rebelles du M23, pour les désarmer et pour traduire leurs leaders devant la justice".

Ces déclarations interviennent alors que les chefs d'Etat de la région des Grands Lacs se réunissaient à partir de mardi à Kampala pour définir les contours d'une "force neutre", chargée "d'éradiquer" les groupes armés dans l'est de la République démocratique du Congo (RDC) et de surveiller la frontière avec le Rwanda.

Le "principe" de cette force impartiale avait été adopté fin juillet, lors d'un précédent sommet de la Conférence internationale sur la région des Grands Lacs (CIRGL) en marge du Sommet des chefs d'Etat de l'Union africaine (UA) à Addis Abeba.

Le président de la RDC, Joseph Kabila, et son homologue rwandais, Paul Kagame, devraient notamment répondre à l'invitation de leur homologue ougandais, Yoweri Museveni, pour le nouveau sommet l'organisation sous-régionale.

La réunion doit commencer en début d'après-midi dans la capitale ougandaise, et se poursuivre mercredi.

 

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La poudre à canon prête à exploser au Sud-Kivu !

Il s'agissait d'une stratégie d'usure du Rwanda et de l'Ouganda destinée à essouffler  les forces loyalistes et à démonter moralement la population.

La conférence internationale de chefs d'Etat de la région de Grands lacs (CIRGL), commencée lundi dernier à Kampala en Ouganda par sa partie technique réservée aux ministres des affaires étrangères et de la défense, a clos ses portes hier mardi.

Dans l'esprit du sommet tenu le 15 juillet dernier à Addis-Abeba à l'intention de tous les chefs d'Etat du continent, cette conférence a été convoquée pour jeter les bases d'une force internationale neutre à placer sur la frontière commune RDC-Rwanda dans le but de sécuriser les deux pays.

Du côté du Rwanda, cette force est appelée à prémunir ce pays contre une éventuelle invasion des ex-forces armées rwandaises et des miliciens interahamwe, regroupés en République Démocratique du Congo au sein d'un mouvement politico-militaire dénommé Forces démocratiques pour la libération du Rwanda (FDLR) tandis qu'en RD Congo cette force a pour mission de contrer tous les groupes armés et rébellions (dont le M 23) à la base de l'instabilité sur le territoire de celle-ci.

Mais alors que la conférence internationale de la région de grands lacs tente d'éteindre le feu qui couve dans la province du Nord-Kivu, voici que la poudre à canon est prête à exploser au Sud-Kivu où des défections en cascades sont signalées dans les rangs des officiers et hommes de la troupe ayant appartenu naguère au Congrès national pour la défense du peuple (CNDP).

L'atout à capitaliser!

En effet, d'après des sources concordantes au Sud-Kivu, des bataillons entiers d'anciens combattants du CNDP identifiés à des soldats “ communautaires “ gagnent des maquis au Rwanda d'où ils reviennent dans la région sous le couvert des pseudonymes qui les rendent pour ainsi dire méconnaissables au premier abord!

Il va sans dire que dans leurs fréquents mouvements de retour au Sud-Kivu les anciens” soldats communautaires” reviennent avec leurs doublons rwandais authentiques, souvent munis d'armes et de bagages, dont le contenu n'est connu que d'eux-mêmes!

Mais pourquoi les maîtres du mouvement du 23 mars 2009 ont- ils décidé de transporter leur guerre du Nord-Kivu au Sud-Kivu, juste au moment où la communauté internationale semble déterminée à y mettre un terme définitivement ? La réponse à cette question lancinante est bien simple : il s'agit là d'une stratégie d'usure du Rwanda et de l'Ouganda, destinée à narguer le gouvernement que ces deux pays méprisent. C'est également une manière ou une autre de briser la dynamique interne actuelle de notre peuple, qui se mobilise en vue de faire face à la situation. C'est, enfin, une stratégie de combat des deux pays précités qui cherchent à tout prix à essouffler les forces de défense et de sécurité, tout en démontant moralement la population à l'avantage de forces de la réaction!

Mais il semble qu'au Sud-Kivu, ces forces ont du fil à retordre face à une population plus aguerrie que celle du Nord-Kivu. Une population déterminée à se prendre en charge malgré et contre tout. Comment le gouvernement, qui demeure à Kinshasa, compte-t-il capitaliser cet atout en plus des retombées très attendues de la conférence Internationale de la région de grands lacs, qui vient de se tenir à Kampala, en Ouganda?

KAMBALE MUTOGHERWA

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Procès Chebeya : La ferme de John Numbi au centre des discussions

Les avocats de la partie civile ont électrisé la salle hier en appelant la HCM à la sagesse, car il y a des éléments nouveaux, faisant allusion aux révélations faites récemment par le major en fuite, Paul Mwilambwe, concernant cette concession de l'ex inspecteur général de la police où serait enterré le corps de Fidèle Bazana.

La Haute Cour militaire (HCM) siégeant en matière répressive et pénale dans la chambre foraine à la prison centrale de Makala, dans la commune de Selembao, dans le dossier opposant le ministère public aux assassins de Floribert Chebeya et Fidèle Bazana, deux militants des Droits de l'homme et membres de l'Ogdh La Voix des sans voix pour les droits de homme (VSV) assassinés le 1er juin 2010 à Kinshasa, dans les installations de l'IG/PNC, a tenu hier mardi 7 Août 2012 la quatrième audience publique de cette affaire. Lors de cette audience, la Haute cour militaire a accordé la parole aux avocats des parties civiles pour présenter leurs arguments sur la requête introduite il y a deux semaines tendant à obtenir d'elle les mesures conservatoires visant à sécuriser la ferme de John Numbi où serait enterré le corps de Bazana, selon les révélations faites dernièrement par le Major Paul Mwilambwe en fuite. Dans leurs interventions, Me Richard Bondo, Me Mwila, Me Kabengela Ilunga et Me Irène Isambo ont électrisé la salle d'audience en invitant la HCM à la sagesse pour déclarer recevable la requête des parties civiles car, il y a des éléments nouveaux sur les révélations troublantes faites par Mwilambwe qui accuse John Numbi d'être le donneur d'ordre de l'assassinat de Chebeya et Bazana. “En déclarant recevable notre requête, vous rendrez justice à la nation congolaise qui attend la lumière sur les circonstances réelles de ce double crime “, déclarent-ils. Tout en dénonçant le comportement du MP et son agitation quant il s'agit de l'implication de John Numbi, les avocats des parties civiles ont déploré le comportement des avocats de la République qui passent des émissions sur la RTNC pour distraire l'opinion “alors que le procès suit son instruction.

Pour les avocats des parties civiles, le double assassinat de Chebeya et Bazana est un crime d'Etat car, les auteurs sont les préposés de l'Etat congolais.

La VSV attend la réaction de la HCM, mais si celle-ci déclarait irrecevable la requête des parties civiles, l'Ongdh envisage de claquer la porte du procès dans l'objectif de saisir les instances judiciaires supranationales.

Dans leur réplique, les avocats de la République ont estimé que la requête des parties civiles contient des rumeurs et mensonges. Ils ont donc invité la HCM à la rejeter purement et simplement car, il n'y a pas de preuves. Le procès en appel des assassins de Floribert Chebeya et Fidèle Bazana devant la HCM attire l'attention de la Communauté internationale qui attend des signaux forts de la part de Kinshasa. Ces signaux forts se résument par la condamnation des vrais assassins de Floribert Chebeya et fidèle Bazana, mais il est regrettable de constater que toutes les machines sont mises en marche pour protéger John Numbi Ntambo Banza, considéré par les parties civiles comme le suspect N°1 dans ce double.

Avec les témoignages accablants faits par le Major Paul Mwilambwe, un des assassins en fuite, il n'y a pas de doute sur l'implication de John Numbi dans ce crime ignoble qui a provoqué des vagues de protestations à travers le monde. La prochaine audience est prévue le mardi 14 Août 2012. Il sera une occasion pour la HCM de donner sa position sur la requête des parties civiles sollicitant les mesures conservatoires auprès de la haute instance judiciaire militaire. Deux ans et demi après le double assassinat de Floribert Chebeya et Fidèle Bazana, les organisations de la société civile de défense et de promotion des Droits humains et l'ensemble de la communauté internationale exigent toute la lumière sur les circonstances réelles de ce crime en vue de sanctionner les vrais coupables dont la plupart sont libres de leurs mouvements.

GODE KALONJI MUKENDI

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07 août 2012

L'état de santé de Jacquemain Shabani de plus en plus préoccupant

Le secrétaire général suspendu de l'UDPS -le bouillant- Jacquemain Shabani Lukoo continue à attendre ses papiers saisis au parquet général de la République. Toutes les démarches que Shabani entreprend au niveau du parquet général de la République pour recouvrer ses droits s'avèrent vains. Jacquemain Shabani ensemble avec ses avocats et les cadres de l'UDPS sont très préoccupés par la situation.

 Bien que suspendu de ses fonctions, Shabani reste attaché aux valeurs de son parti. En effet, Shabani tient à récupérer ses papiers pour une raison capitale. D'abord avec son passeport, il tient à aller se faire soigner à l'extérieur du pays dans les bonnes conditions. Depuis, son passage à tabac par les éléments de service de sécurité, Jacquemain Shabani souffre physiquement et moralement.

Des coups qu'il avait reçus aux côtes provoquent de plus en plus de douleur. Un de ses proches, a affirmé que Shabani a très mal aux côtes. Cette douleur lui revient le plus souvent.

Il est soumis depuis aux comprimés anti inflammatoires, qui du reste n'apportent pas assez de changement.

Il lui fallait en principe, un checking approfondi après sa torture, Shabani n'a pas pu avoir des soins appropriés pour se rassurer du bon état de sa santé. Voilà pourquoi, il tient à ce que ceux-là qui détiennent non seulement son passeport, mais aussi ses différents appareils téléphoniques d'avoir l'amabilité de les lui rendre.

Quand à l'affaire Shabani elle-même, celle-ci n'avance pas. Depuis que ce dossier a été remis à un magistrat, c'est le statu quo. A l'UDPS, l'on se pose mille et une questions sur l'évolution de ce dossier devant les cours et tribunaux.

Si, la justice n'a retenu aucune charge sur le secrétaire général de l'UDPS, quoi de plus normal de classer carrément ce dossier, rapporte-t-on dans les milliers des opposants. Particulièrement ceux de l'UDPS.

Ceux-ci font remarquer que Jacquemain avait décidé de vivre dans la clandestinité parce que traqué depuis un certain temps par des hommes non autrement identifiés. L'UDPS a eu à maintes reprises à exhorter les responsables de la police nationale à ce sujet. La traque des membres de l'UDPS et de l'opposition ne s'arrête. Pas plu tard, que la semaine dernière, le secrétaire général adjoint de l'UDPS, Vianney Kabukani a été interpellé tard dans la nuit par des éléments de la police nationale.

Kabukani avait été pris ensemble avec son jeune frère.

L'UDPS avait condamné cette interpellation, la qualifiant de non sens. Au fait, selon les responsables de l'UDPS, Vianney Kabukani serait poursuivi semble-t-il pour détention d'armes. Cette accusation n'avait aucun fondement dans la mesure où 24 heures après, la même police s'est rétractée pour enfin des comptes libérer le secrétaire général adjoint de l'UDPS, arrêté arbitraire avec son jeune frère.

Il y a peu, les opposants membres des FAC, forces acquises au changement ont déposé un mémo au ministre de l'intérieur pour dénoncer les arrestations arbitraires dont est victime l'opposition dans son ensemble. Les FAC avaient et continuent à fustiger le musellement de l'opposition.

Lors de leur audience avec le ministre Muyej, les FAC avaient plaidé pour la libération de tous les combattants de l'UDPS qui croupissent à la prison de Makala sans jugement. Bien avant, Kabukani, un autre opposant, Freddy Pindi, membre de l'UDPS avait été incarcéré dans un cachot à la DEMIAP.

JOHN TSHINGOMBE

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