12 août 2012

RDC: une vingtaine de militaires issus de l’ex-rébellion du CNDP font défection au Sud-Kivu

 
Les FARDC en patrouille dans l'Est de la RDC. Photo MONUC/Marie FrechonLes FARDC en patrouille dans l'Est de la RDC. Photo MONUC/Marie Frechon

Une vingtaine de militaires congolais dont quatre officiers du 1007e régiment basé à Burhinyi (Sud-Kivu) ont fait défection le samedi 11 août. Ces soldats issus de l’ex-rébellion du Congrès national pour la défense du peuple (CNDP) auraient emporté une importante quantité d’armes et de munitions et tenteraient de rejoindre les rebelles du Mouvement du 23 mars (M23) au Nord-Kivu.  

Des sources militaires sur place indiquent que les déserteurs étaient entrain d’être conduits à Walungu quand ils se sont enfuis au niveau de la localité de Kaniola, laissant huit autres soldats dans la jeep qui les transportaient.

Les mêmes sources affirment que le général Masunzu commandant de la 10e région militaire s’est rendu à Kaniola ce dimanche 12 août « pour s’enquérir de la situation ».

Le même groupe de déserteurs aurait facilité la désertion d’autres militaires conduits par le lieutenant colonel Kasasira au début du mois d’août.

Dans la nuit de dimanche à lundi 6 août, des accrochages ont opposé des éléments du 1e bataillon du 1009e régiment des FARDC basés à Kitindi, chef-lieu du groupement d’Ikama Kasanza, dans le territoire de Shabunda au Sud-Kivu.

L’incident avait été attribué  à un officier des FARDC issu de l’ex-rébellion du CNDP qui a tenté de faire défection avec un groupe des militaires de son obédience mais a buté à la riposte d’autres autres militaires loyalistes.

Le mercredi 1er aout, le commandant second du 1072e bataillon des Forces armées de la RDC (FARDC) basé à Kaziba (Sud-Kivu), le lieutenant-colonel John Kasisira, ex-CNDP, a déserté les rangs de l’armée avec son escorte.

Le commandant des opérations militaires au Nord-Kivu, colonel Delphin Kahimbi, avait alors assuré que «les fugitifs n’iront pas loin, et qu’ils seront maitrisés d’ici là ».

D’autres officiers des FARDC issus de l’ex- rébellion du CNDP ont déjà quitté l’armée pour rejoindre le M23. Ce mouvement armé créé au mois de mai revendique l’application de l’accord de paix de mars 2009 signé par le CNDP et le gouvernement qui prévoyait notamment l’intégration des ex-rebelles dans l’armée et la police ainsi que l’attribution des fonctions aux cadres civils de la rébellion.

Le gouvernement congolais a déclaré récemment être favorable à une évaluation de cet accord de paix. Pour son porte-parole, Lambert Mende, « il ne fait aucun doute, le gouvernement congolais a respecté ses engagements ».

radiookapi.net

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RDC : campagne en faveur du fédéralisme au Katanga

Le Katanga se situe au sud du Congo.
Le Katanga se situe au sud du Congo.
RFI
Par RFI

L'Unafec, l'Union des nationalistes fédéralistes congolais, qui veut plus d'autonomie pour le Katanga, cette riche province du sud-est de la RDC, cherche à mobiliser les masses. Son président, Gabriel Kyungu wa Kumwanza a commencé à parcourir la province. Après le sud-Katanga, il est depuis ce week-end dans la partie nord. Déjà, il a récolté plus de la moitié des 100 000 signatures exigées par la loi pour obtenir un débat sur une éventuelle révision constitutionnelle, révision nécessaire pour modifier la structure de l'Etat.

Sur son bureau de travail de l'Assemblée provinciale à Lubumbashi, Gabriel Kyungu wa Kumwanza présente fièrement trois cartons pleins de papiers. Il y a là 66 000 signatures collectées dans la partie sud du Katanga. Ces signatures soutiennent la pétition destinée au Parlement dans le but de provoquer un débat sur la révision constitutionnelle. Il s'agit de celle qui devrait guider le pays vers le fédéralisme.

Gabriel Kyungu wa Kumwanza est confiant : « Les signatures tombent à tout moment. D'ailleurs, il y a là des cartons de papiers signés. Pour le moment, nous avons 66 000 signatures. »

Dans l'espoir de totaliser les 100 000 signatures exigées par la loi, le président de l'Unafec, l'Union des nationalistes fédéralistes congolais, a débuté ce week-end une autre campagne de sensibilisation dans le nord-Katanga, son fief. Il projette aussi de se rendre dans les provinces du pays, convaincu d'obtenir le raliement des populations de toutes les contrées.

Déjà, le discours de Gabriel Kyungu wa Kumwanza a changé : «  C'est un discours rassembleur. Depuis un certain temps, j'ai même envoyé mes émissaires pour faire comprendre un peu partout, qu'il s'agit d'une démarche, d'une idée fédéraliste. »

Dans ce nouveau débat, on va attendre la réaction de l'UDPS où se trouvent les pires adversaires de Kyungu wa Kumwanza.

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11 août 2012

Retombées de la guerre dans l’Est de la RDC - L’après-Kagame a commencé

Le Potentiel

Le glas sonne pour Paul Kagame et son régime. Le faisceau d’informations disponibles démontre que la fin de la dictature installée à Kigali est proche. Le processus a atteint sa maturation. Suspension des aides en cascades, succession des remontrances publiques, etc. Le régime de Kigali est aux abois. Signe des temps, les Etats-Unis formeraient déjà des officiers rwandais de demain. L’hymne est entonné - l’œuvre de ceux-là même qui ont façonné celui qui passait pour le gendarme de la sous-région des Grands Lacs.

 

La politesse diplomatique prend de plus en plus le dessus sur l’admiration maintes fois renouvelée en direction de l’homme fort de Kigali. L’idylle aura totalisé 18 ans d’hypocrisie. Sur le trajet de sa gloire, des millions de Congolais sont tombés à cause des excès d’un voisin belliqueux décidé à tout régenter par la violence, profitant allégrement de la maladresse d’une communauté internationale acquise à sa cause.

Le énième rapport des experts des Nations unies produit le 27 juin 2012 a mis à nue les travers du soutien rwandais apporté à la mutinerie menée par le M23.

Après les Nations unies, d’autres pays ont emboité le pas, allant, à l’instar des Pays-Bas, des Etats-Unis et de l’Allemagne, jusqu’à geler leur assistance financière à Kigali.

Depuis un temps, le parfait amour avec les soutiens financiers de Kigali traverse une zone de très fortes turbulences.

Leurre ? Fantasme ?Pas évident que ce changement de ton ne soit que l’effet d’une colère passagère de la part des maitres du monde. Le lâchage semble être le terme qui convient dans le cas de Paul Kagame.

Les jurisprudences ne manquent pas. La plus récente dans la sous-région des Grands Lacs est le traitement dégradant infligé au régime Mobutu, après de multiples services rendus à l’Occident.

 

L’isolement se précise

Tout commence par des écarts dans le langage. Quittant les traditions diplomatiques, des congressemen américains sont montés au créneau exigeant qu’aucune négociation ne soit amorcée avec Kigali, sans au préalable obtenir la fin du soutien apporté au M23.

De passage à Johannesburg, la secrétaire d’Etat américaine, Hillary Clinton, est allé dans le même sens. Elle a, à cet effet, exigé l’arrêt de tout soutien au M23, allant jusqu’à entrevoir des poursuites pénales à l’encontre des responsables du drame humanitaire de l’Est de la RDC.

Pour corser les choses, la sortie médiatique du général Kayumba vient ébranler, depuis son exil en Afrique du Sud, le mythe entretenu autour de la personne du président rwandais. L’ancien chef d’état-major de l’armée rwandaise a poussé trop loin, qualifiant au passage Paul Kagame de «Hitler» !

En même temps, les diasporas congolaise et rwandaise ne cessent de se mobiliser pour dénoncer les actions barbares perpétrées par le régime de Kigali dans l’Est de la RDC.

C’est en embouchant, à tous les coups, le même refrain, que le jeu de Kigali a fini par fatiguer ses soutiens occidentaux. La neutralisation des génocidaires FDLR présentés comme prétexte à des incursions armées à l’intérieur des frontières congolaises, accompagnée d’actes de prédation ne pouvait pas laisser indifférente et indéfiniment inactive l’opinion publique internationale.

Une étude commandée par le Bureau de coordination des affaires humanitaires de l'ONU (OCHA), atteste que «près de 17,3 millions de Congolais se trouveraient en état d'insécurité alimentaire aiguë». Mis dans l’impossibilité de se rendre aux champs, ces déplacés internes sont devenus un problème pour le pays ainsi que la communauté internationale. Cela ne devrait pas durer indéfiniment.

La descente aux enfers

Selon des sources concordantes, des Américains formeraient déjà «des officiers rwandais de demain». Des officiers formés pour protéger les populations et non pour perpétrer des violences et la prédation dans la sous-région.

Pour Washington, la répression devait céder sa place à l’émergence de la démocratie.

Pressé comme un citron, Paul Kagame est en train de subir le même sort que Mobutu qui a servi pendant un cycle. Le temps de Kagame est arrivé à terme, susurre-t-on dans certains milieux spécialisés.

Sa succession étant en préparation, le plus important est de veiller sur la qualité des acteurs à venir. Kagame a fait son temps. Il a servi une cause, il ne sert plus à rien pour ses mentors, fatigués par son manque de modération dans la violence et la prédation. La roue de l’histoire tourne. Pour l’instant, c’est en défaveur de celui qui se faisait passer pour le point focal de la politique américaine dans la région des Grands Lacs.

Le feuilleton Kagame, qui ne fait que commencer, est une belle leçon pour tous les dirigeants africains qui travaillent pour les intérêts étrangers et contre ceux de l’Afrique et des Africains.

En encadré, une analyse du journal français Le Monde qui peint à sa manière le script de la chute probable de l’homme fort de Kigali.

Encadré

T/Face à l'ingérence du Rwanda en RDC, les pays occidentaux réduisent leurs aides

L'heure n'est plus à la flagornerie. Ni aux échanges diplomatiques doucereux et policés. Depuis qu'un rapport d'experts des Nations unies, rendu public le 27 juin, a explicitement accusé le Rwanda de déstabiliser la République démocratique du Congo (RDC) voisine par le truchement d'armes, de munitions et de combattants, le "pays des mille collines" est victime d'un désamour patent de la part de ses principaux partenaires occidentaux.

Ceux-ci s'indignent du soutien apporté officieusement par l'ex-protectorat belge au Mouvement du 23 mars, groupe de mutins congolais en butte depuis mai à l'autorité de Kinshasa. Censé intégrer l'armée régulière aux termes d'un accord scellé le 23 mars 2009, le M23 – issu d'une ex-rébellion tutsie en RDC, le Congrès national pour la défense du peuple (CNDP) – a fini par se retourner contre le président Joseph Kabila, faute d'obtenir les gages souhaités. Le Rwanda se serait d'autant plus volontiers engouffré dans cette brèche qu'il a soutenu naguère le CNDP pour mener, sur le sol congolais, la chasse aux génocidaires et rebelles hutus rwandais – lesquels représentent toujours, à ses yeux, une sérieuse menace.

Lasse de ce jeu trouble, une partie de la communauté internationale a décidé de hausser le ton à l'égard du régime de Paul Kagame, lui-même tutsi. La situation, en effet, est critique : au cours des quatre derniers mois, les combats dans l'est du Nord-Kivu – zone frontalière du Rwanda et de l'Ouganda, où sont situées les bases du M23 – ont contraint plus de 220.000 Congolais à fuir leur domicile, accentuant le déséquilibre qui frappe la région déjà tourmentée des Grands Lacs. D'après une étude dévoilée en juin par le Bureau de coordination des affaires humanitaires de l'ONU (OCHA), près de 17,3 millions de Congolais se trouveraient en état d'insécurité alimentaire aiguë.

Initiative symbolique

A la fin de juillet, les Etats-Unis ont été les premiers à monter au créneau. La diplomatie américaine a ainsi suspendu 200 000 dollars (environ 164 000 euros) d'aide destinés à une école militaire. Faut-il y voir une inflexion de la posture adoptée par Washington vis-à-vis de son allié ? « L'initiative américaine est essentiellement symbolique, dans la mesure où les montants en jeu ne sont pas déterminants. L'essentiel de l'appui militaire américain se fait au niveau de la Communauté de l'Afrique de l'Est [organisation qui, outre le Rwanda, regroupe le Kenya, la Tanzanie, l'Ouganda et le Burundi] », souligne André Guichaoua, professeur à l'université de Paris-1 et témoin-expert près le Tribunal pénal international pour le Rwanda (TPIR).

« Ce qui, de mon point de vue, est plus significatif, ce sont la déclaration du Congrès américain du 3 août [fustigeant le manque de transparence du gouvernement rwandais, notamment sur son implication en RDC] et les propos tenus par Stephen Rapp, l'ambassadeur itinérant chargé des crimes de guerre au Département d'Etat [lequel a affirmé que les dirigeants rwandais pourraient être poursuivis devant la CPI pour aide et complicité de crimes contre l'humanité dans un pays voisin] », précise-t-il.

Les Etats-Unis, en dépit de leurs objurgations, ont fait savoir qu'ils ne retireraient pas leur soutien financier à la formation des troupes destinées à prêter main-forte à l'ONU. Et pour cause : au 30 juin, pas moins de 4.571 soldats et policiers rwandais étaient impliqués dans diverses opérations de maintien de la paix à travers le monde – soit la sixième plus importante contribution à l'institution onusienne en termes d'effectifs derrière le Pakistan, le Bangladesh, l'Inde, l'Ethiopie et le Nigeria.

Dans la foulée de l'administration Obama, plusieurs Etats européens ont, eux aussi, entrepris ces dernières semaines de rappeler Kigali à l'ordre. Les Pays-Bas ont lancé le mouvement, mettant en suspens une aide de cinq millions d'euros prévue pour soutenir le système judiciaire. La Grande-Bretagne (20 millions d'euros) et l'Allemagne (21 millions d'euros) leur ont emboîté le pas. « Ce faisant, les Européens ont profité de l'opportunité qui leur était offerte pour recouvrer un minimum de dignité diplomatique par rapport à des faits qu'ils connaissent et qui sont documentés. Par le passé, ils ne sont pas intervenus parce que le Rwanda pratiquait un chantage à la déstabilisation de la région. Mais celle-ci s'est aggravée, au point que la situation est devenue intenable », analyse M. Guichaoua.

« Pillage institutionnalisé »

Ces « suspensions en cascade », fait inédit, s'apparentent à un désaveu personnel pour Paul Kagame, longtemps considéré – et porté aux nues – par les bailleurs de fonds étrangers comme le principal architecte du redressement économique du pays après le terrible génocide de 1994 (800.000 victimes). De fait, quelle autre nation d'à peine dix millions d'âmes et au passé si tragique peut se targuer d'avoir connu, au cours des cinq années écoulées, un taux de croissance moyen de son PIB de 8,2 % – taux qui, aux dires des autorités, aurait permis de tirer un million de personnes de la pauvreté en pleine crise mondiale ?

Aujourd'hui, ce succès ne suffit toutefois plus à faire taire les critiques. Aux accusations répétées d'ingérence en RDC, Paul Kagame oppose les dénégations les plus fermes, arguant notamment qu'une telle politique « serait contraire aux intérêts de son pays ». « Nous ne fournissons pas un seule balle [aux rebelles congolais]. Nous ne l'avons pas fait et nous le ferons pas », a-t-il assuré. L'argument ne convainc personne.

Depuis que le Rwanda a envahi son turbulent voisin, en 1996 et 1998 – chassant, à cette occasion, le dictateur Mobutu Sese Seko –, ses élites ont largement profité, et profitent toujours, des richesses minières que recèle le sous-sol congolais (cobalt, cuivre, étain, or). Selon certaines estimations, le fruit de ce « pillage institutionnalisé » rapporterait à Kigali plusieurs dizaines de millions de dollars par an. Une richesse sciemment mise sous le boisseau, qui a aussi son intérêt politique. « Grâce aux canaux parallèles, la nomenklatura achète la paix sociale. L'ordre qui règne à Kigali et les aspirations de Kagame à faire du Rwanda le Singapour du continent africain d'ici à 2020 sont financés par ce biais-là », pointe André Guichaoua.

Alternance en préparation

En faisant fi des coups de semonce lancés par ses principaux partenaires, le Rwanda accentue cependant son propre isolement et joue une partition délicate. Diplomatiquement, d'abord, car il brigue toujours un siège au Conseil de sécurité de l'ONU. Financièrement, ensuite, dans la mesure où l'aide étrangère représente près de la moitié de son budget (45 %). Les Occidentaux pourraient-ils finir par rompre tout lien avec leur partenaire ? L'hypothèse, juge M. Guichaoua, est inenvisageable à court terme. « Il n'existe pas dans la région d'autre puissance susceptible d'assurer la cohésion en matière d'ordre et de stabilité. De fait, Kigali a les coudées franches. En outre, tant que Kabila et Kagame n'abattront pas clairement leurs cartes sur ce qu'ils attendent de cette nouvelle confrontation, les chancelleries occidentales ne pourront pas aller plus loin », observe-t-il.

Sur le front intérieur, Paul Kagame, au pouvoir depuis avril 2000, a en grande partie perdu son aura d'invincibilité. Ses opposants, toujours plus nombreux, fustigent un pouvoir « solitaire » et « autoritaire », coupable de multiples violations des droits de l'homme. L'intéressé, lui, s'en défend véhémentement. Reste que beaucoup, mezza voce, travaillent déjà à l'alternance. «C'est aussi la raison pour laquelle les Américains ne sont pas inquiets, conclut M. Guichaoua. D'ailleurs, eux-mêmes ont commencé à préparer les officiers rwandais de demain...»

Aymeric Janier (Le Monde)

 

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Un membre de la rébellion du M23 nommé administrateur du territoire de Rutshuru

Les rebelles du M23 ont nommé un nouveau administrateur du territoire de Rutshuru au Nord-Kivu, a indiqué mercredi le major El Hadj Ibrahima Dienne, porte-parole militaire de la Mission des Nations Unies pour la Stabilisation du Congo (MONUSCO), lors de la conférence de presse hebdomadaire de la mission.

Le major Diene a toutefois révélé que ce nouveau administrateur est un membre de cette rébellion, sans donner plus de détails de ce nouveau nommé.
 Suite aux accrochages entre les rebelles et l'armée gouvernementale la semaine dernière, les mutins ont pris le contrôle de la localité de Mabenga où ils perçoivent déjà des taxes auprès des populations locales de même qu'à Kalengera, Kiwanja et Rugari, a-t-il ajouté.

En vue d'empêcher toute infiltration des rebelles dans la ville de Goma, chef-lieu de la province du Nord-Kivu, les Forces armées de la RDC (FARDC), qui bénéficient de l'appui de la MONUSCO, occupent plusieurs localités autour de Kibumba et poursuivent leur déploiement autour de Goma.

D'après le porte-parole onusien, c'est dans cet ordre d'idée que le plan de sécurisation interne de cette ville a été activé dans la nuit du 3 au 4 août afin de renforcer sa coordination et de promouvoir la cohésion de tous les acteurs parties prenantes à sa mise en oeuvre.

Xinhuanet

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Kamerhe et ses pairs font un pied de nez à Matata


Les opposants ont boudé l’invitation du Premier ministre Matata Ponyo à une concertation, le 9 août, à l’hôtel Venus, dans la commune de la Gambe. Aucun d’entre eux n’y a répondu. En conséquence, le chef du gouvernement a dû se décommander et la réunion attendue pour débattre de la «guerre de l’Est» n’a pas eu lieu.


Et pour donner plus d’ampleur au pied fait à Matata, les opposants se sont réunis le même jour, au CEPAS, où ils ont conclu que le Premier ministre n’est pas leur interface, surtout lorsqu’il s’agit des questions comme la guerre de l’Est censées être de la compétence du Chef de l’Etat. Ils ont apprêté une déclaration à publier cet après-midi en réponse et à la démarche du locataire l’ex-avenue des Trois Z et à la rencontre du week-end dernier, au Palais de la nation, sous la présidence de Joseph Kabila. La réunion de Venus avait été annoncée par un communiqué signé de la main du ministre de l’Intérieur, Richard Muyej Mangeze. Les opposants ont trouvé ce procédé très inapproprié là ù la pratique exige une invitation en bonne et due forme au nom de chaque force politique concernée. Quant à la messe du Palais de la nation qui a donné naissance à une nébuleuse dénommée «Groupe consultatif national», à l’image du CCPD mobutiste -Conseil consultatif permanent pour le développement, l’opposition se dit non-concernée. Une position qui sans reprise, sans surprise, dans la déclaration attendue aujourd’hui. Les opposants réclament le dialogue depuis le début de la crise de légitimité née de la contestation des dernières élections. Leur cahier des charges est connu. «Oui au dialogue mais il faudra y mettre la forme quant à la qualité des participants et à l’ordre du jour. C’est seulement à ce prix que nous engagerons des discussions», avait affirmé, à «CONGONEWS» le président du groupe parlementaire MLC-Alliés, Jean Lucien Bussa.

A la place, le régime préfère la caporalisation de l’opposition. Chaque fois qu’il entreprend une tentative, il ne se rend pas compte que la manoeuvre pousse plutôt à un réflexe d’auto-défense qui renforce la cohésion de l’opposition. Comme la dernière fois avec un sursaut des opposants qui a vu le favori au poste de porte-parole de l’opposition, Vital Kamerhe se retrouver entouré, au CEPAS, des autres opposants sans que l’un ou l’autre opposant ait battu le rappel des troupes. Au total plus d’une vingtaine de grandes figures de l’opposition y ont communié. On a distingué la présence de Bussa, Thomas Luhaka, le très respecté vétéran Gilbert Kiakwama kia Kiziki, Rémy Massamba, Serge Mayamba, Bertrand Ewanga et un autre UNC, Baudouin Mayo, le sénateur Bongongo, très proche de Léon Kengo wa Dondo, Jean-Claude Vuemba réconcilié à la faveur de cette rencontre avec Jean-Pierre Lisanga Bonganga aussi présent.


MTN

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10 août 2012

Mbuji-Mayi – Commune de Muya : Salongo à l’ordre du jour

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A défaut de grands moyens, Salongo ou l’assainissement de proximité a fait ses preuves à Mbuji-Mayi.

Le bourgmestre de la commune de la Muya, Monsieur Ananias Kabeya Kasonga, a appelé lors de la dernière réunion hebdomadaire de sa juridiction, les chefs des quartiers à veiller sur l’opération d’assainissement de l’environnement dans les juridictions respectives, en application de la décision du maire de Mbuji-Mayi qui tient à offrir aux populations un milieu sain. Le bourgmestre a insisté sur le fait que la période de sensibilisation est déjà dépassée. Dès maintenant, il est question d’exiger des fortes amendes à ceux qui ne veulent pas s’exécuter notamment dans l’entretien des parcelles résidentielles, la présence des puits à ordure et des toilettes. Au sujet de la sécurité des personnes et de leurs biens, la population a été appelée à collaborer avec les services de sécurité pour dénoncer les malfaiteurs qui vivent dans les différents quartiers. Une commission de contrôle sera instituée très prochainement pour se rendre compte de l’effectivité de cette opération dans les différents quartiers.

Un ravin coupe l’accès à la cité minière de Bakwa Tshimuna

Un grand ravin est en progression au niveau de la cellule Mulamba wa Mpoyi, au quartier Mulekayi, dans la commune de Bipemba à Mbuji-Mayi coupant la route qui relie le chef-lieu de la province du Kasaï Oriental à la cité minière de Bakwa Tshimuna, territoire de Lupatapata, a-t-on constaté. Les motos-taxis, seuls engins qui servent de transport en commun dans le coin, empruntent désormais une déviation à travers les parcelles résidentielles où les propriétaires érigent des barrières et exigent 100 à 200FC à chaque passage sous prétexte d’aider les passagers. Les chauffeurs se disent indigner de la léthargie des autorités pour la réhabilitation de cette route qui relie les deux entités. Ils regrettent que la multiplicité de ces barrières ait des répercussions sur les recettes du jour. Le ministre provincial des travaux publics demande à la population de patienter jusqu’à l’aboutissement des négociations avec certains bailleurs des fonds.

Tonton Maze

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L’shi, la terreur s’installe



Qui contrôle les assaillants qui ont pris le plaisir d’attaquer quand ils veulent l’aéroport international de Luano, à Lubumbashi au Katanga. Quelques jours après la énième attaque de cet aéroport qui s’est soldé par un bilan de trois mois morts dans le rang de la Garde Républicaine, des hypothèses circulent dans la ville de Lubumbashi. Du coup, c’est l’émoi, la terreur, qui s’installe dans les esprits des Lushois. Même les autorités politico-administratives sont à court d’arguments. En l’absence du Gouverneur de la province, son adjoint, le vice-gouverneur Yav Tshibal n’a pas convaincu avec ses explications. L’homme s’est limité à promettre que la lumière sur cette affaire, sera faite après enquête.
Dans un Etat où, il est connu que les enquêtes n’aboutissent jamais, la promesse du second de Moïse Katumbi est comprise comme une échappatoire.
Des acteurs politiques du Katanga délient leurs langues pour dénoncer la complicité des autorités provinciales. Le plus visé, c’est Gabriel Kyungu Wa Kumwanza, président de l’Assemblée provinciale du Katanga. Cet homme qui dispose d’une milice organisée à Lubumbashi, dont les éléments opèrent au vu et au su de tout le monde sans être inquiété, est sorti ces derniers temps de son silence, pour réclamer que le fédéralisme s’installe au Katanga.
Pour ceux qui connaissent cet ancien gouverneur du Katanga alors Shaba, la menace qu’il a toujours brandit est en train de se concrétiser. C’est dangereux que ces genres de pratique se répètent sans qu’on puisse essayer de trouver des solutions durables au niveau provincial et national au moment où une partie du pays est en guerre. Toutefois de sources dignes de foi qui ont contacté la rédaction de Congonews disculpent Kyungu.
Ils attribuent cette fusillade à l’affairisme de la garde républicaine.
Celle-ci grâce à ses immenses privilèges indus, en abusent et se livre à plusieurs trafics illégaux. La fusillade qui a éclaté à Lubumbashi serait due à une querelle sur le partage du butin qui a mal tourné.
Ce corps est truffe des soldats qui se considèrent au-dessus de la loi. Ce n’est pas la première fois que les soldats de la garde républicaine s’entre-tuent.
Cela arrive souvent. La société civile de la province du Katanga tient à ce que les enquêtes en cours, soient menées avec plus de promptitude. Pas sur que cette enquête aboutira, elle finira comme toutes les autres, étouffées ou aux oubliettes.
MOZER MARONE

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KANANGA – Lancement des travaux de réhabilitation de la route de Nganza

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Face au groupe d’ingénieurs, Monseigneur Madila et gouverneur Mwamba se font expliquer le déroulement des travaux.

L’avenue KAMBALA, -nom qui rappelle l’ancien et grand politicien bien connu des années de l’indépendance KAMBALA Ka MUDIMBI, longue de 6 km et reliant le centre ville de Kananga à la commune urbano-rurale de la Nganza, – est en voie d’être reconstruite à coup de grandes pèles et tracteurs.Le gouverneur a.i, Monsieur Muamba Kantu Ka Njila a inauguré, le lundi 06 aout dernier, la cérémonie du lancement officiel des travaux de réhabilitation de ce tronçon de route qui mène vers Nganza, un des greniers de la ville en terme de manioc, braises, fruits etc. Par cette occasion, le gouverneur a.i Monsieur Mwamba Kanku Ka Njila, dont le nom en Tshiluba rime, comme par heureux hasard, avec le casseur des pierres ou Mbula Matadi, -veut à tout prix se démarquer de ses prédécesseurs. Il tient à gagner le pari maintes fois promis, raté et même abandonné par d’autres. Il l’a juré devant jeunes et moins jeunes, filles et garçons, hommes et femmes de la ville réunis pour la circonstance. (voir la photo). Aussi présent et témoin, l’archevêque de Kananga Monseigneur, Marcel Madila, a prié Dieu pour que ces travaux aillent jusqu’au bout pour le grand bien de notre province. Il a invité toutes les autorités, quelle que soit leur aubédience, les fils et filles du Kassaï Occidental à se mettre ensemble afin de bâtir la province. Il a également demandé aux habitants de la NGANZA d’être vigilants afin d’éviter tout cas de vol et consort. Monseigneur Marcel en a profité pour lançer un vibrant appel aux décideurs afin de débuter les grands chantiers des routes et ponts au Kasaï comme cela se fait ailleurs.

Feys-Daniel Ngalamulume

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Tout L’shi demande à Kyungu d’arrêter

Kyungu Wa KumwanzaKyungu Wa Kumwanza

La grogne dans les rues de Lubumbashi, au Katanga au sujet du comportement du président de l’Assemblée provinciale du Katanga. Kyungu Wa Kumwanza et sa milice en font trop dans la province du cuprifère. Leur dernier forfait, c’est le passage à tabac d’un juge magistrat du Parquet de Grande Instance de kipushi, dans le District du Haut-Katanga. Le juge Francis Woto a payé les frais de la folie de Kyungu. Il a été battu à mort un samedi 26 juillet par des hommes du président national de l’UNAFEC (Union nationale des fédéralistes du Congo). Curieusement, ce magistrat, a été battu à quelques mètres d’un Commissariat de la Police. Malgré ces cris, les policiers sont restés indifférents et ont refusé de lui venir au secours.
Ces hommes en uniformes ont laissé la milice privé rie Kyungu faire abattre leur foudre sur l’infortuné. Voilà qu’il y a de cela plus de deux semaines que, la Cour Suprême de Justice, a été saisie pour mener une action contre le président de l’Assemblée provinciale du Katanga, rien n’est encore fait. Le juge Francis Woto est abandonné à son triste sort à Kipushi.
Il n’a même pas eu droit aux soins appropriés. Son péché, c’est d’avoir emprunté l’Avenue Mobutu, la grande avenue de la ville de Kipushi, au moment où le président de l’Assemblée provinciale du Katanga se préparait à tenir un meeting. Ce comportement envoie le message selon lequel, le «Baba» comme on l’appelle affectueusement à Lubumbashi est au dessus de tout. Même lorsqu’il se prépare à tenir un meeting dans une des villes du Katanga, tout s’arrête. Personne ne peut éternuer.
MOZER MARONE

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Groupe consultatif : voici la position des FAC

Thomas LuhakaThomas Luhaka Christian BadibangiChristian Badibangi

Les FAC -Forces acquises au changement- ont dans une conférence de presse organisée à leur siège aux croisements des avenues des huileries-Kabinda affirmé qu’elles n’étaient pas concernées par le groupe consultatif national convoqué le week-end dernier par Joseph Kabila. Les deux prétendus délégués de l’opposition à ces assises notamment le secrétaire général du MLC, -le très malléable Thomas Luhaka et l’opportuniste député Christian Badibangi n’engageaient pas l’opposition, expliquent les opposants dans une déclaration. La présence de Luhaka et Badibangi à la consultation de Kabila n’est qu’un acte de trahison, rapporte-on dans les milieux de l’opposition.

Au sein même de son propre parti, Luhaka a été pris à partie par ses collaborateurs qui n’ont pas digéré la démarche du secrétaire général du MLC. Vivement critiqué, Luhaka se rétracte pour faire savoir que sa démarche était purement personnelle et n’engageait pas le MLC. Un argument rejeté par l’ensemble de l’opposition et par les hauts cadres du MLC. Qui ont accusé Luhaka et Badibangi de la trahison. Lors de leur conférence de presse animée par le modérateur, Jean- Pierre Lisanga Bonganga, les FAC ont estimé que le meilleur schéma face à la situation actuelle reste la convocation dans le meilleur délai d’un véritable dialogue national entré toutes les couches politiques et sociales du pays en vue de juguler la crise. Lisanga a expliqué que chaque pays à son histoire. En RD-Congo, disait-il, que l’histoire apprend que toutes les fois qu’une crise a secoué le pays, un dialogue national a toujours été nécessaire pour y apporter des solutions. Les FAC ont cité les cas notamment de la Tananarive, Coqliathville, Lovanium, Palais de marbres, Sun-City... Et au vu de la situation sur terrain, les FAC pensent qu’il est de plus en plus évident que le pouvoir en place ne pourra pas corriger seul les nombreuses erreurs qu’il a commises à travers les différentes conférences du Kivu, les mixages des diverses forces armées, les nominations fantaisistes des commandants militaires ; d’où la nécessité de l’implication de tous.

Les FAC réitèrent donc, expliquait Lisanga, leur position de l’organisation dans le meilleur délai d’une rencontre de plus ou moins quatre jours regroupant trente délégués de la majorité présidentielle y compris leur autorité morale, trente de l’opposition politique parlementaire et extra-parlementaire et quinze délégués de la société civile. Selon Lisanga, ce forum, dont les résolutions devront être contraignantes, exécutoires et opposables à tous, pourrait s’articuler autour de certains points. Pour la guerre à l’Est de la Rd-Congo : les Forces acquises au changement, évoquent l’exorcisation de celle-ci. C’est-à-dire, comprendre les vraies raisons de cette guerre en vue non seulement de mettre fin à la situation actuelle, mais surtout de prendre des mesures préventives nécessaires pour l’avenir. Les FAC pensent également à la décrispation de la situation politique -laquelle exige de trouver des solutions adéquates sur lés questions liées à la crise de légitimité ; le statut des institutions issues des élections de 2006 ainsi que le sort de la petite territoriale; la problématique de la CENI en vue de garantir la suite du processus électoral ; la mise en place de la Cour constitutionnelle ; le respect des libertés individuelles ; la tenue du sommet de la francophonie à Kinshasa ; la libération immédiate et inconditionnelle des prisonniers politiques dont Kutino, Chalupa... (Lire ci-dessous le texte de la conférence de presse des FAC).
JOHN TSHINGOMBE

Posté par lumbamba à 14:18 - - Commentaires [0] - Permalien [#]