08 août 2012

Hillary Clinton enjoint le Rwanda à tarir tout soutien au M23

AFP

La secrétaire d'Etat américaine Hillary Clinton a exhorté mardi les Etats d'Afrique centrale, "et notamment le Rwanda", à coopérer pour tarir le soutien dont bénéficie les rebelles du M23, lors d'une conférence de presse à Pretoria.

"Le M23 est le groupe armé connu le plus actif qui menace les populations de l'Est du Congo actuellement", a souligné Mme Clinton à l'issue d'une rencontre avec son homologue sud-africaine Maite Nkoana-Mashabane.

"Nous soutenons les efforts de la RD Congo et nous exhortons tous les Etats de la région, y compris le Rwanda, à travailler ensemble pour tarir le soutien aux rebelles du M23, pour les désarmer et pour traduire leurs leaders devant la justice".

Ces déclarations interviennent alors que les chefs d'Etat de la région des Grands Lacs se réunissaient à partir de mardi à Kampala pour définir les contours d'une "force neutre", chargée "d'éradiquer" les groupes armés dans l'est de la République démocratique du Congo (RDC) et de surveiller la frontière avec le Rwanda.

Le "principe" de cette force impartiale avait été adopté fin juillet, lors d'un précédent sommet de la Conférence internationale sur la région des Grands Lacs (CIRGL) en marge du Sommet des chefs d'Etat de l'Union africaine (UA) à Addis Abeba.

Le président de la RDC, Joseph Kabila, et son homologue rwandais, Paul Kagame, devraient notamment répondre à l'invitation de leur homologue ougandais, Yoweri Museveni, pour le nouveau sommet l'organisation sous-régionale.

La réunion doit commencer en début d'après-midi dans la capitale ougandaise, et se poursuivre mercredi.

 

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La poudre à canon prête à exploser au Sud-Kivu !

Il s'agissait d'une stratégie d'usure du Rwanda et de l'Ouganda destinée à essouffler  les forces loyalistes et à démonter moralement la population.

La conférence internationale de chefs d'Etat de la région de Grands lacs (CIRGL), commencée lundi dernier à Kampala en Ouganda par sa partie technique réservée aux ministres des affaires étrangères et de la défense, a clos ses portes hier mardi.

Dans l'esprit du sommet tenu le 15 juillet dernier à Addis-Abeba à l'intention de tous les chefs d'Etat du continent, cette conférence a été convoquée pour jeter les bases d'une force internationale neutre à placer sur la frontière commune RDC-Rwanda dans le but de sécuriser les deux pays.

Du côté du Rwanda, cette force est appelée à prémunir ce pays contre une éventuelle invasion des ex-forces armées rwandaises et des miliciens interahamwe, regroupés en République Démocratique du Congo au sein d'un mouvement politico-militaire dénommé Forces démocratiques pour la libération du Rwanda (FDLR) tandis qu'en RD Congo cette force a pour mission de contrer tous les groupes armés et rébellions (dont le M 23) à la base de l'instabilité sur le territoire de celle-ci.

Mais alors que la conférence internationale de la région de grands lacs tente d'éteindre le feu qui couve dans la province du Nord-Kivu, voici que la poudre à canon est prête à exploser au Sud-Kivu où des défections en cascades sont signalées dans les rangs des officiers et hommes de la troupe ayant appartenu naguère au Congrès national pour la défense du peuple (CNDP).

L'atout à capitaliser!

En effet, d'après des sources concordantes au Sud-Kivu, des bataillons entiers d'anciens combattants du CNDP identifiés à des soldats “ communautaires “ gagnent des maquis au Rwanda d'où ils reviennent dans la région sous le couvert des pseudonymes qui les rendent pour ainsi dire méconnaissables au premier abord!

Il va sans dire que dans leurs fréquents mouvements de retour au Sud-Kivu les anciens” soldats communautaires” reviennent avec leurs doublons rwandais authentiques, souvent munis d'armes et de bagages, dont le contenu n'est connu que d'eux-mêmes!

Mais pourquoi les maîtres du mouvement du 23 mars 2009 ont- ils décidé de transporter leur guerre du Nord-Kivu au Sud-Kivu, juste au moment où la communauté internationale semble déterminée à y mettre un terme définitivement ? La réponse à cette question lancinante est bien simple : il s'agit là d'une stratégie d'usure du Rwanda et de l'Ouganda, destinée à narguer le gouvernement que ces deux pays méprisent. C'est également une manière ou une autre de briser la dynamique interne actuelle de notre peuple, qui se mobilise en vue de faire face à la situation. C'est, enfin, une stratégie de combat des deux pays précités qui cherchent à tout prix à essouffler les forces de défense et de sécurité, tout en démontant moralement la population à l'avantage de forces de la réaction!

Mais il semble qu'au Sud-Kivu, ces forces ont du fil à retordre face à une population plus aguerrie que celle du Nord-Kivu. Une population déterminée à se prendre en charge malgré et contre tout. Comment le gouvernement, qui demeure à Kinshasa, compte-t-il capitaliser cet atout en plus des retombées très attendues de la conférence Internationale de la région de grands lacs, qui vient de se tenir à Kampala, en Ouganda?

KAMBALE MUTOGHERWA

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Procès Chebeya : La ferme de John Numbi au centre des discussions

Les avocats de la partie civile ont électrisé la salle hier en appelant la HCM à la sagesse, car il y a des éléments nouveaux, faisant allusion aux révélations faites récemment par le major en fuite, Paul Mwilambwe, concernant cette concession de l'ex inspecteur général de la police où serait enterré le corps de Fidèle Bazana.

La Haute Cour militaire (HCM) siégeant en matière répressive et pénale dans la chambre foraine à la prison centrale de Makala, dans la commune de Selembao, dans le dossier opposant le ministère public aux assassins de Floribert Chebeya et Fidèle Bazana, deux militants des Droits de l'homme et membres de l'Ogdh La Voix des sans voix pour les droits de homme (VSV) assassinés le 1er juin 2010 à Kinshasa, dans les installations de l'IG/PNC, a tenu hier mardi 7 Août 2012 la quatrième audience publique de cette affaire. Lors de cette audience, la Haute cour militaire a accordé la parole aux avocats des parties civiles pour présenter leurs arguments sur la requête introduite il y a deux semaines tendant à obtenir d'elle les mesures conservatoires visant à sécuriser la ferme de John Numbi où serait enterré le corps de Bazana, selon les révélations faites dernièrement par le Major Paul Mwilambwe en fuite. Dans leurs interventions, Me Richard Bondo, Me Mwila, Me Kabengela Ilunga et Me Irène Isambo ont électrisé la salle d'audience en invitant la HCM à la sagesse pour déclarer recevable la requête des parties civiles car, il y a des éléments nouveaux sur les révélations troublantes faites par Mwilambwe qui accuse John Numbi d'être le donneur d'ordre de l'assassinat de Chebeya et Bazana. “En déclarant recevable notre requête, vous rendrez justice à la nation congolaise qui attend la lumière sur les circonstances réelles de ce double crime “, déclarent-ils. Tout en dénonçant le comportement du MP et son agitation quant il s'agit de l'implication de John Numbi, les avocats des parties civiles ont déploré le comportement des avocats de la République qui passent des émissions sur la RTNC pour distraire l'opinion “alors que le procès suit son instruction.

Pour les avocats des parties civiles, le double assassinat de Chebeya et Bazana est un crime d'Etat car, les auteurs sont les préposés de l'Etat congolais.

La VSV attend la réaction de la HCM, mais si celle-ci déclarait irrecevable la requête des parties civiles, l'Ongdh envisage de claquer la porte du procès dans l'objectif de saisir les instances judiciaires supranationales.

Dans leur réplique, les avocats de la République ont estimé que la requête des parties civiles contient des rumeurs et mensonges. Ils ont donc invité la HCM à la rejeter purement et simplement car, il n'y a pas de preuves. Le procès en appel des assassins de Floribert Chebeya et Fidèle Bazana devant la HCM attire l'attention de la Communauté internationale qui attend des signaux forts de la part de Kinshasa. Ces signaux forts se résument par la condamnation des vrais assassins de Floribert Chebeya et fidèle Bazana, mais il est regrettable de constater que toutes les machines sont mises en marche pour protéger John Numbi Ntambo Banza, considéré par les parties civiles comme le suspect N°1 dans ce double.

Avec les témoignages accablants faits par le Major Paul Mwilambwe, un des assassins en fuite, il n'y a pas de doute sur l'implication de John Numbi dans ce crime ignoble qui a provoqué des vagues de protestations à travers le monde. La prochaine audience est prévue le mardi 14 Août 2012. Il sera une occasion pour la HCM de donner sa position sur la requête des parties civiles sollicitant les mesures conservatoires auprès de la haute instance judiciaire militaire. Deux ans et demi après le double assassinat de Floribert Chebeya et Fidèle Bazana, les organisations de la société civile de défense et de promotion des Droits humains et l'ensemble de la communauté internationale exigent toute la lumière sur les circonstances réelles de ce crime en vue de sanctionner les vrais coupables dont la plupart sont libres de leurs mouvements.

GODE KALONJI MUKENDI

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07 août 2012

L'état de santé de Jacquemain Shabani de plus en plus préoccupant

Le secrétaire général suspendu de l'UDPS -le bouillant- Jacquemain Shabani Lukoo continue à attendre ses papiers saisis au parquet général de la République. Toutes les démarches que Shabani entreprend au niveau du parquet général de la République pour recouvrer ses droits s'avèrent vains. Jacquemain Shabani ensemble avec ses avocats et les cadres de l'UDPS sont très préoccupés par la situation.

 Bien que suspendu de ses fonctions, Shabani reste attaché aux valeurs de son parti. En effet, Shabani tient à récupérer ses papiers pour une raison capitale. D'abord avec son passeport, il tient à aller se faire soigner à l'extérieur du pays dans les bonnes conditions. Depuis, son passage à tabac par les éléments de service de sécurité, Jacquemain Shabani souffre physiquement et moralement.

Des coups qu'il avait reçus aux côtes provoquent de plus en plus de douleur. Un de ses proches, a affirmé que Shabani a très mal aux côtes. Cette douleur lui revient le plus souvent.

Il est soumis depuis aux comprimés anti inflammatoires, qui du reste n'apportent pas assez de changement.

Il lui fallait en principe, un checking approfondi après sa torture, Shabani n'a pas pu avoir des soins appropriés pour se rassurer du bon état de sa santé. Voilà pourquoi, il tient à ce que ceux-là qui détiennent non seulement son passeport, mais aussi ses différents appareils téléphoniques d'avoir l'amabilité de les lui rendre.

Quand à l'affaire Shabani elle-même, celle-ci n'avance pas. Depuis que ce dossier a été remis à un magistrat, c'est le statu quo. A l'UDPS, l'on se pose mille et une questions sur l'évolution de ce dossier devant les cours et tribunaux.

Si, la justice n'a retenu aucune charge sur le secrétaire général de l'UDPS, quoi de plus normal de classer carrément ce dossier, rapporte-t-on dans les milliers des opposants. Particulièrement ceux de l'UDPS.

Ceux-ci font remarquer que Jacquemain avait décidé de vivre dans la clandestinité parce que traqué depuis un certain temps par des hommes non autrement identifiés. L'UDPS a eu à maintes reprises à exhorter les responsables de la police nationale à ce sujet. La traque des membres de l'UDPS et de l'opposition ne s'arrête. Pas plu tard, que la semaine dernière, le secrétaire général adjoint de l'UDPS, Vianney Kabukani a été interpellé tard dans la nuit par des éléments de la police nationale.

Kabukani avait été pris ensemble avec son jeune frère.

L'UDPS avait condamné cette interpellation, la qualifiant de non sens. Au fait, selon les responsables de l'UDPS, Vianney Kabukani serait poursuivi semble-t-il pour détention d'armes. Cette accusation n'avait aucun fondement dans la mesure où 24 heures après, la même police s'est rétractée pour enfin des comptes libérer le secrétaire général adjoint de l'UDPS, arrêté arbitraire avec son jeune frère.

Il y a peu, les opposants membres des FAC, forces acquises au changement ont déposé un mémo au ministre de l'intérieur pour dénoncer les arrestations arbitraires dont est victime l'opposition dans son ensemble. Les FAC avaient et continuent à fustiger le musellement de l'opposition.

Lors de leur audience avec le ministre Muyej, les FAC avaient plaidé pour la libération de tous les combattants de l'UDPS qui croupissent à la prison de Makala sans jugement. Bien avant, Kabukani, un autre opposant, Freddy Pindi, membre de l'UDPS avait été incarcéré dans un cachot à la DEMIAP.

JOHN TSHINGOMBE

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La réunion de ce matin part sur des bases malsaines Attention : la Rdc piégée à Kampala !

Aujourd'hui à Kampala, la Rdc joue très serré. Sa marge de manoeuvre qui devenait de plus en plus large et contraignante pour l'ennemi, s'est soudain vue réduite à l'extrême. La dernière résolution du Conseil de sécurité ayant fait une part trop belle aux pays agresseurs.

Tout en condamnant formellement le M 23, l'organisation planétaire a cependant octroyé le mandat de chercher et trouver la solution de la crise de l'Est du Congo-Kinshasa, concomitamment avec ses agresseurs. Le Rwanda et l'Ouganda, qui font intimement partie du problème à résoudre, sont impunément comptabilisés au compte de la solution.

La conséquence est simple et directe : la mise en place de la force neutre à la frontière entre la Rdc et le Rwanda se trouve à jamais compromise.

Connaissant le mode opératoire de nos agresseurs, ils ne vont pas hésiter un seul instant à multiplier les obstacles empêchant la mise en place effective de cette force. Kigali et Kampala vont s'illustrer par des conditions impossibles à remplir pour là mise en place de ladite force. De toutes les façons, grâce à la résolution du Conseil de sécurité, ils ont une part égale à jouer avec le Congo dans la recherche de la solution à la crise du Nord-Kivu.

Au fond, la surenchère de nos agresseurs n'aura qu'un seul but : arriver à imposer la présence d'unités rwandaises et ougandaises dans la force neutre. Ce sera le seul gage de sécurité pour nos deux agresseurs. Le Rwanda surtout, au nom du génocide de 1994 et de la menace Fdlr.

 De très près

 N'importe comment, le seul fait que nos agresseurs aient un mot égal au nôtre à dire dans la résolution de la crise reste un énorme avantage pour eux. Comme on le sait, ils vont parler d'une même voix et soutenir la même approche de la crise. Le Congo se verra isolé et ne pourra s'opposer au schéma des agresseurs au risque de paraître comme l'obstacle principal à la paix.

Il faudra donc beaucoup de courage à la délégation congolaise pour se tirer du piège dans lequel l'Onu a de nouveau enfermé le pays plutôt que d'aboutir à un mauvais compromis juste pour sauver les meubles, il faut être prêt à claquer la porte des négociations au premier signal négatif.

Il ne faut surtout pas donner à nos agresseurs l'impression qu'ils comptent dans la recherche de la solution, en dépit de la résolution onusienne. La Rdc doit imposer le schéma suivant : « C'est moi qui suis dans le pétrin. Alors voici le chemin à suivre pour quiconque veut réellement m'aider ». Cette ligne de défense ne doit pas un seul instant bouger.

Et le chemin  à suivre pour aider la Rdc, est de matraquer sans délai ni répit, les renégats du M23. Aujourd'hui à Kampala, le Congo doit arracher de Kagame et Museveni, par leurs délégués interposés, l'engagement ferme à considérer primo, le M23 comme une force négative au même titre que les Fdlr et la Lra.

Secundo, à l'instar de ses jumelles, le M23 doit être traqué jusque dans ses moindres retranchements.

S'agissant de la constitution de la force neutre, la Rdc doit dès le départ se mettre dans la position de dicter sa loi. D'autant que c'est notre pays qui subit inlassablement des incursion étrangères. Il faut ouvrir l'œil à Kampala et surveiller de près Rwandais et Ougandais.

LP

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2 mois après la chute du Gouverneur Kabasubabo Le Kasaï Occidental dirigé par un ministre provincial démissionnaire !

Pendant que la Province Orientale connaît déjà le calendrier de élection du Gouverneur qui devra combler le vide laissé par Médard Autsaï Asenga (devenu député national), les fils et filles du Kasaï Occidental assistent eux, impuissants, à la dégradation des infrastructures de cette province pourtant riche en diamants.

Une situation que plusieurs Ouest Kasaïens imputent non seulement à l'incertitude qui plane sur organisation de l'élection du nouveau Gouverneur, mais aussi à la mégestion qui s'est installée encore à la tête de cette province depuis que celle-ci est dirigée de manière cavalière par le ministre provincial (de l'Intérieur) démissionnaire Muamba Kantu ka Njila.

En effet, ce ministre provincial du Gouvernement Kabasubabo se retrouve par effraction à la tête de l'exécutif du Kasaï Occidental par la volonté de certains leaders de cette province qui profitent aussi de son clientélisme pour s'en mettre plein les poches tout en entretenant des conflits entre des chefs coutumiers de la province, comme en témoigne la tension engendrée par l'exploitation illégale du diamant sur le site de Bakamba.

Pour se donner une conscience tranquille malgré le tort qu'ils causent au développement du Kasaï Occidental, ces leaders et leur protégé qui règne par défi à la tête de la province vont jusqu'à remettre en cause la légitimité de l'Assemblée provinciale actuelle concernant l'élection du successeur du Gouverneur déchu. Une démarche qui viole la Constitution , quand on sait que le Sénat issu des provinciales de 2006, pour ne prendre que cet exemple, continue à fonctionner normalement au nom du principe de la continuité en attendant les prochaines élections provinciales.

Toutes ces manoeuvres visent sans doute à bloquer l'élection du nouveau Gouverneur du Kasaï Occidental et de son adjoint. Election pourtant réclamée par les populations du Kasaï Occidental qui tiennent à voir le processus de décentralisation amorcé se solder, le moment venu, par l'éclatement du Kasaï Occidental en deux provinces (Kasaï central et Kasaï Sud), tel que prévu dans la Constitution.

DMK

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Kasaï-Oriental : le secteur minier, l’agriculture et les infrastructures intéressent l’Afrique du Sud

 
TGI de Kananga, construit grace au financement de la Monusco ( Ph. André Kambala, R. Okapi)TGI de Kananga, construit grace au financement de la Monusco ( Ph. André Kambala, R. Okapi)

La République sud-africaine (RSA) pourrait financer les secteurs des mines, de l’agriculture et des infrastructures dans la province du Kasaï-Oriental. C’est ce qui ressort d’une réunion technique tenue lundi 6 aout à Mbujimayi entre le consul général d’Afrique du Sud, basé à Lubumbashi, et les membres du gouvernement provincial du Kasaï Oriental. La signature d’accords d’investissements dans ces secteurs pourrait intervenir en novembre prochain.

 

Selon Hyppolite Mutombo, porte-parole du gouvernement provincial, la priorité pour la province est la construction d’une cimenterie au Kasaï-Oriental.

D’autres fiches détaillées dans les secteurs de l’énergie, l’eau, l’agriculture et les mines ont aussi été discutées au cours de cette réunion technique.
Pour le consul de la RSA, il faudrait qu’une délégation provinciale se rende à Pretoria, afin de discuter et approfondir les projets proposés avec des experts, avant d’envisager la possibilité de leurs financements.

Mais déjà la Consul sud africain s’engage à appuyer personnellement ces projets auprès du gouvernement de son pays qui est notamment intéressé par la Minière de Bakwanga (Miba). Il révèle que les responsables de cette société minière discutent avec les techniciens sud-africains sur la faisabilité du financement de la relance de sa production.

De son côté, la société civile du Kasaï-Oriental préfère que ces accords privilégient la coopération dans l’agropastorale, sans s’étendre à la commercialisation du diamant.

radiookapi.net

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Tshikapa: une épidémie inconnue tue 14 Congolais retournés de l’Angola

 
De gauche à droite, un préposé de MSF désinfecte, un homme sortant du centre de prise en charge des victimes de l’épidémie du choléra à Kinshasa. Radio Okapi/ Ph. John BompengoDe gauche à droite, un préposé de MSF désinfecte, un homme sortant du centre de prise en charge des victimes de l’épidémie du choléra à Kinshasa. Radio Okapi/ Ph. John Bompengo
 
Une épidémie non encore connue a déjà tué quatorze Congolais parmi les trois mille quatorze retournés de l’Angola via les postes frontaliers de Kandjaji et Tshitundu, localités situées à 180 Km au Sud de la ville de Tshikapa (Kasaï-Occidental). Des sources sur place indiquent que ces Congolais sortis volontairement de l’Angola fuient la propagation de cette maladie qui se manifeste par la diarrhée sanguine dans les localités de Tshinguvu, Lukata et d’autres zones minières de la province de Lunda Nord (Angola).

Se fiant au rapport de la zone de santé de Kamonya, le médecin chef de district sanitaire de Tshikapa, Jean-Pïerre Okambio, affirme que l’état de santé de trois malades pris en charge par l’hôpital de Kamonya évolue positivement.

Jean-Pïerre Okambio a également demandé aux services de santé opérant au niveau de la frontière de prendre des dispositions pour éviter la propagation de cette épidémie inconnue.

Les autorités sanitaires locales affirment que les malades déclarés sont déjà pris en charge dans les hôpitaux proches des frontières.

radiookapi.net

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Kabila échange Badibanga contre son nouveau joker Luhaka

Vital passe désormais pour l’homme à abattre pour Joseph Kabila et sa majorité. Son péché : sa position de grand favori au poste de porte-parole de l’opposition. Poste pour lequel les Kabilistes, depuis plusieurs jours, à ce qu’il n’y accédé qu’un opposant au goût de Kabila. Voilà qui explique le dévolu kabiliste jeté, jadis, sur la personne de Samy Badibanga Ntita, l’ex-conseiller spécial d’Etienne Tshisekedi wa Mulumba. Depuis, Badibanga a été remise dans le placard, ceux qui pensaient le fabriquer s’étant rendu compte qu’il n’avait pas réussi à enlever la moindre adhésion dans les rangs de l’opposition, même pas au sein du groupe parlementaire UDPS-Forces acquises au changement où plus de la moitié de sociétaires ont fait connaitre publiquement leur désamour à l’endroit d’un candidat sans aucune assise politique. Badibanga déclassé, les chasseurs de têtes kabilistes ont porté leur choix sur le très malléable Thomas Luhaka Losanjola, secrétaire général du MLC.

Pour le booster, le voilà convié, le 4 aout, au Palais de la nation, lors d’une rencontre entre Joseph Kabila, des opposants et les forces vives, là où les leaders reconnus de l’opposition n’ont pas eu droit à une invitation. Du côté des opposants, personne n’est dupe pour comprendre qu’il s’agit d’un premier pas pour accréditer un quelconque leadership du faiblard Luhaka à la tête de l’opposition. L’intéressé lui-même l’a reconnu et a voué, à certains amis en privé, qu’il a tout intérêt à se montrer « accommodant » avec Kabila pendant que tous dans la majorité répètent, en chœur, tout sauf Vital Kamerhe. A cette réunion du Palais de la nation, Luhaka s’y est rendu sans en informer les structures du MLC. Président du groupe parlementaire et secrétaire général adjoint du MLC chargé des questions politiques et stratégiques, Jean-Lucien Bussa l’a dénoncé alors que « CONGO NEWS » l’avait joint au téléphone. « J’ai appris la présence de Thomas Luhuka par la voie de presse. Aucune structure du parti n’avait été prévenue », s’est indigné le député le mieux élu du MLC avec plus de 30.000 voix dans la circonscription de Budjala, dans la province de l’Equateur. Ce n’est pas pour autant que Bussa n’est pas favorable à une concertation avec Kabila sur la situation de l’Est. Ce qui lui a déplu dans l’initiative du Palais de la nation, c’est la manière. Des opposants sélectionnés selon des critères flous et invités presqu’en catimini, l’ordre du jour connu du seul maître des céans alors que les opposants tiennent aussi à leur cahier des charges, etc. en catimini, Luhaka avait reçu, deux auparavant, l’appel pour un rendez-vous avec Kabila. Fort intéressé, il s’est mis à convaincre les autres opposants invités d’y aller. Dans la matinée du 4 aout, il a appelé Saïo Lisanga pour dire que l’assemblée n’attendait plus que lui pour commencer comme si le secrétaire général du parti bembiste travaillait désormais pour le protocole présidentiel.

Il en a été gratifié avec un siège dans le comité de rédaction qui a mis en place une nébuleuse structure dénommée « Groupe consultatif », à l’image du tristement célèbre «Comité consultatif permanent » du Maréchal Mobutu. Un siège rémunéré. Encore un organe informelle qui viendra obérer le budget de l’Etat alors que les congolais attendent toujours la mise en place des structures constitutionnelles comme le Conseil économique et social et la Cour constitutionnelle. D’y avoir donné sa caution a plutôt joué contre Luhaka. Ce geste de la part du SG bembiste a dessillé les yeux à beaucoup d’opposants pour comprendre Luhaka est inféodé au pouvoir kabiliste. Marié dans la famille de Maman Sifa Mahanya, Luhaka a du mal à faire respecter son statut d’opposant dans sa propre maison. Tenez cette anecdote. Lorsque Daniel Ngoy Mulunda proclamme Joseph Kabila vainqueur de l’élection présidentielle 2011, la résidence Luhaka est aussitôt envahie par les parents et amis kabilistes de l’épouse. C’est la fête dans le salon de l’opposant, chacun crie victoire sous une musique jouée à tue-tête. Luhaka est contraint de se résigner pour murmurer, alors que les fêtards se dispersent, que c’est quand même la maison d’un opposant et que penseront les voisins de lui. Un peu une histoire pour demander qui porte le pantalon dans la maison. « Dans ces conditions, confier un rôle à Thomas Luhaka équivaut à livrer l’opposition à Joseph Kabila », s’inquiètent des opposants. Thomas Luhaka n’a même pas réussi à se faire élire dans la circonscription de la Lukunga, dans la ville de Kinshasa. De quoi accréditer l’hypothèse selon laquelle s’il avait obtenu un siège en 2006, c’était grâce aux plus de 40.000 voix d’Adam Bombole dans la même circonscription.

Matthieu Kepa

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GROUPE CONSULTATIF : KAMERHE ET BEMBA DISENT NON A JOSEPH KABILA

Congo News

 (Interview de Saïo Lisanga, l’Homme qui à dit non à la rencontre du palais de la nation)

 

Jean-Pierre Lisanga Bonganga a décliné l’invitation de Joseph Kabila à la concertation du Palais de la nation. Il s’en explique dans une interview à « CONGO NEWS ». Avec lui, d’autres forces de l’opposition se disent pas concernées par le Groupe consultatif mis en place sous la direction du président de l’Assemblée nationale, Aubin Minaku. A commencer par le groupe parlementaire UNC-Alliés de Vital Kamerhe qui ne se reconnait pas dans la présence, au palais de la nation, de Christian Badibangi. En tout cas, son président Justin Bitakwira n’avait été mis au parfum de rien. Il a appris la convocation de cette réunion par les médias comme le commun des mortels. José Makila embraye dans le même sens au nom du groupe parlementaire de Libéraux de Mbusa Nyamwisi. « ce n’est pas avec la présence de Thomas Luhaka et Christian Badibangi seuls que le pouvoir peut prétendre avoir associé l’opposition à une quelconque concertation », affirmé Makali joint au téléphone depuis les Etats-Unis. Du côté du MLC, la participation du secrétaire général Luhaka a été vivement contestée. Et la contestation ne vient pas de n’importe qui. Du président du groupe parlementaire MLC-Alliés, Jean-Lucien Bussa, qui a fait savoir, à « Congo News » que les structures officielles du parti n’ont jamais été saisies. Il s’agit donc d’une initiative unilatérale de Luhaka qui a même irrité Jean-Pierre Bemba Gombo, depuis sa cellule à la CPI. Celui-ci avait prévenu, il y a quelques jours, de ne jamais prendre un quelconque engagement avec Kabila s’il est question de prendre langue avec le pouvoir. Luhaka a transgressé la consigne pour donner son adhésion au Groupe consultatif à la mise en place duquel il a activement contribué. Que dire de la représentation de l’opposition au Sénat à laquelle les organisateurs de la messe du Palais de la nation n’ont pas pensé. Hier, dans la soirée, la très majorité de l’opposition prenait acte de son exclusion et s’apprêtait à une concertation pour livrer une position commune.


Du côté des Kamerhistes, on rappelait que le parti a déjà fait connaitre ses avis quant à comment restaurer la paix à l’Est de la RD.Congo. Un de ses délégués en avait présenté les principales lignes dans une émission sur télé 50. Ce qui n’exclut pas l’éventualité d’en reparler dans un cadre formel mais pourvu que le pouvoir procède par une représentation conforme aux forces en présence avec la possibilité d’élargir l’ordre du jour aux préoccupations liées à la crise née de la contestation des résultats des dernières élections, à la transparence du processus démocratique et au respect des droits de l’homme.

 (Interview de Saïo Lisanga, l’Homme qui à dit non à la rencontre du palais de la nation)

 Vous avez été invité à la concertation du Palais de la nation mais vous avez décliné l’offre. Pourquoi ?

Nous avons voulu d’abord, qu’on nous invite comme Forces acquises au changement. Nous devrions être informés à temps pour réunir le groupe et lever l’option de l’opportunité de la présence des Forces acquises au changement à ce rendez-vous. Nous devrions en plus de cela avoir une idée sur l’ordre du jour de ces assises. Nous ne devons pas aller échanger ou palabrer avec les institutions de la République sans maitriser au préalable l’objet des discussions. Et, aussi, il fallait nous inviter dans le respect.

Ces éléments que vous évoquez n’ont pas été remplis ?

Non, parce que nous avons été contacté par téléphone. Il fallait qu’on nous écrive officiellement en indiquant l’ordre du jour.

Qui vous a appelé. Est-ce le président de la République lui-même ?

C’est une dame, qui se faisait passer tantôt pour conseillère à la présidence de la République, tantôt pour collaborateur du ministre Lambert Mende. Qu’à cela ne tienne, nous voulons comprendre, c’est quoi, ce groupe consultatif.

Vous ne trouvez pas que vous vous mettez en minorité, parce que le MLC et l’USC étaient présents avec Thomas Luhaka et Christian Badibangi ?

Quand nous parlons opposition, nous devons tenir compte des groupes parlementaires. A ce niveau, nous avons l’Udps-Fac, le MLC, l’UNC, l’Union des démocrates et libéraux, tous avec leurs alliés. Si les deux personnalités politiques que vous évoquez se sont présentées au nom de leurs forces politiques, tant mieux. Mais, nous les FAC, nous ne pouvons pas accepter de répondre à une invitation pour laquelle  nous ne connaissons pas la raison.

Vu l’urgence, la guerre à l’Est, ça ne demandait pas un certain dépassement de soi en mettant de côté toutes ces conditions que vous évoquez ?

Oui, mais nous n’avons pas que la guerre. Nous avons d’abord un sérieux problème de légitimité du pouvoir dans notre pays. Si certains parlent de la guerre, nous ne pouvons pas jeter dans les oubliettes la crise de légitimité au sommet de l’Etat. Il y a aussi les préalables pour la tenue du prochain sommet de la Francophonie. Tous ces dossiers réunis nous poussent, nous de la classe politique de la RD.Congo aux concertations politiques afin de trouver une solution à la crise. Nous devons dialoguer pour dégager des solutions, pas seulement dans un seul secteur, mais dialoguer et résoudre les problèmes de manière générale. La majorité qui gère par défi aujourd’hui, doit ensemble avec l’opposition se mettre autour d’une table pour trouver des pistes de sortie de crise. Nous avons toujours réclamé un dialogue, un dialogue élargi aux forces de la société civile. C’est le pouvoir qui rejette le dialogue ou cherche à l’organiser dans une logique de débauchage. Dans les concertations du groupe consultatif, nous avons appris qu’il avait, au total, plus de quatre-vingt cinq membres. Et, seulement deux personnes ont représenté l’opposition. Comprenez que, c’est groupe consultatif est constitué à plus de 80% des membres de la majorité.

Vous souhaitez que Joseph Kabila propose un ordre du jour auquel, vous l’opposition allez ajouter vos préoccupations. En ce moment-là, vous pouvez accepter un dialogue ?

Nous nous en tenons au dialogue national avec la finalité de décrisper le climat politique dans notre pays. Le groupe consultatif national ne peut pas répondre à cette exigence dans son format actuel. Seul le dialogue va nous permettre de traiter tous les dossiers à la base de la crise politique point par point. La meilleur formule sera seule de réunir les délégués de la majorité, de l’opposition et de la société civile tous en face du président de la République. Le tout, dans une représentation équitable.

Dans ce cas, vous accepteriez que le M23 soit associé ?

Si c’est pour mettre définitivement fin à la guerre, pourquoi le M23 ne sera-t-il pas présent. Cependant, il ne faut donc pas que nous nous réunissons sous le format du groupe consultatif national convoqué le week-end dernier. Il faut par exemple constituer des équipes des délégués en groupe de quinze par représentation. Quinze pour la majorité, quinze pour l’opposition et dix pour la société civile. S’il faut maintenir le format du palais de la nation samedi, en tout cas, je vous affirme que les Forces acquises au changement ne sentiront nullement concernées.

Donc, vous ne voulez pas vous impliquer dans le groupe consultatif qui est mis en place ?

Nous ne sommes pas représentés. Je ne suis pas au courant de ce que pensent les autres forces de l’opposition, mais quant aux FAC, nous ne sommes pas impliquées dans ce qui s’est passé le samedi.

Ce qu’on vous reproche, vous, ce que vous manquez les initiatives. Maintenant que Kabila a fait un pas, vous ne savez pas vous retrouver vous entant qu’opposition pour parler d’une seule voix ?

Vous avez vu qu’à l’arrivée de la ministre française de la Francophonie, les opposants ont parlé d’une seule voix. Ceux qui prétextent la division de l’opposition cherchent à geler la désignation du porte-parole de l’opposition. Malgré toutes ces manœuvres, nous allons finir par désigner notre porte-parole. L’opposition a toujours cherché à rencontrer le président de la République. Mais, elle n’a pas reçu une suite favorable de la part du chef de l’Etat.

Vous voulez dire que Kabila est animé de mauvaise foi ?

Nous constatons que jusqu’à ce jour, le rendez-vous entre le président de la République et l’opposition n’a jamais eu lieu. Nous constatons par contre qu’au lieu de s’attaquer à l’essentiel, on s’adonne à régler les à peu-près. Cette même situation, nous la vivons au sein de l’armée avec des termes comme mixage et brassage au lieu de former une armée républicaine et responsable. Aujourd’hui, si le président de la République décide de rencontrer l’opposition dans son ensemble, je vous assure que celle-ci sera présente avec toutes ses revendications. Mais, chercher à faire impliquer les gens dans des discussions d’une manière isolée, sans leurs donner le temps de consulter leur base, ce n’est pas résoudre un problème.

H.M. MUKEBAYI NKOSO & JOHN TSHINGOMBE

 

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