13 avril 2015

RDC : bientôt un (nouvel) "enterrement groupé" de cadavres conservés à la morgue de Kinshasa

Le cimetière de Maluku où 421 corps ont été inhumés le 19 mars 2015 dans la nuit. Le cimetière de Maluku où 421 corps ont été inhumés le 19 mars 2015 dans la nuit. © Federico Scoppa/AFP

Pour éviter une nouvelle polémique après celle qui a suivi la découverte d'une fosse commune à Maluku, dans la banlieue de Kinshasa, les autorités congolaises ont annoncé lundi qu'elles procéderaient bientôt à un enterrement groupé de cadavres conservés dans la morgue de la capitale.

Alors que les zones d'ombre persistent après la découverte d'une fosse commune à Maluku, dans la banlieue nord-est de Kinshasa, les autorités congolaises ont annoncé, le 13 avril, l'imminence d'un nouvel "enterrement groupé". Les corps qui restent entreposés dans la morgue centrale de la capitale – 168 cadavres à la date du 11 avril – seraient "enterrés peut-être dans sept jours, peut-être dans dix jours, peut-être dans deux semaines", a indiqué Alexis Thambwe Mwamba, ministre de la Justice, rappelant que les enterrements collectifs se font "régulièrement" à Kinshasa.

Devant plusieurs ambassadeurs étrangers et responsables congolais, le ministre est également revenu sur l'affaire de la fosse commune de Maluku. "Je ne parlerai pas de fosse commune parce que 'fosse commune' suppose exécution, massacre, charnier. J'utiliserai le terme de tombe commune", a-t-il insisté.

"Ce sont des gens qui ont été enterrés, et on les a enterrés conformément à la règlementation qui date de l'époque coloniale" belge, a ajouté Alexis Thambwe Mwamba, invitant les ambassadeurs et la presse à visiter la morgue générale de Kinshasa dans l'après-midi.

>> Lire aussi  : Tshisekedi dénonce les "escadrons de la mort" de Kabila

"Des erreurs administratives"

De son côté, le Premier ministre Augustin Matata Ponyo a reconnu qu'il y avait "eu peut-être des erreurs administratives dans le processus de l'enterrement" à Maluku. "Mais dans le fond, je crois qu'il n'y a rien à craindre parce que l'enterrement des personnes était justifié (...). La morgue centrale a demandé des autorisations requises pour pouvoir procéder à l'enterrement et c'est ce qui a été fait", a-t-il ajouté aussitôt.

Selon les autorités, 600 personnes meurent chaque jour à Kinshasa. "Lorsqu'on fait deux mois ou trois mois sans enterrement, vous pouvez vous imaginer le nombre de corps qui sont appelés à l'enterrement", a également expliqué le Premier ministre congolais.

>> Lire aussi : L'Union européenne veut une enquête urgente sur la fosse commune de Maluku

(Avec AFP)


Lire l'article sur Jeuneafrique.com : Polémique | RDC : bientôt un (nouvel) "enterrement groupé" de cadavres conservés à la morgue de Kinshasa | Jeuneafrique.com - le premier site d'information et d'actualité sur l'Afrique

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Un appel pour le grand retour

Villy et grand-mère

Comme promis dans notre publication d'hier en rapport avec le mariage de Tracy Ilunga, fille de Ilunga Mufukadibua, Je reviens sur notre rencontre avec Villy Kabamba Mukengeshayi, ce digne fils du Kasai. L'émotion était vraiment intense. Je vous avais parlé de son vibrant appel pour un grand retour et promis d'y revenir en profondeur.

"Kananga vous attend; faites-y un tour. C'est votre terre qui ne vous fera que du bien"

Le message de Villy s'adresse à tous ceux et toutes celles qui vivent dans la diaspora à travers le monde. "kwetu kundela, nansha bakuamba nzala". Nous devons déjà nous familiariser avec l'idée du retour à la mère patrie, Kananga, Malandji wa nshinga. Comme les Juifs qui ont rebâti Israel, nous devrons songer à rentrer et rebâtir le Grand Kasai.

Un ami, reprenant pour son compte les paroles bibliques, me disait dernièrement: "Kanyiki, la terre que foulera votre plante de pied, dit le Seigneur, je vous la donnerai en héritage". Je lui ai tout de suite répondu que l'Allemagne ne sera jamais ma terre! En effet, "un tronc d'arbre a beau séjourné dans l'eau, il ne sera jamais un crocodile". Kuetu, nkuetu kua ba muana, nansha bakuamba nzala!

Villy m'a envoyé les photos qu'il m'avaient déjà montrées à la fête du mariage dont je vous ai déjà parlé. Ce sont les photos prises pendant ses voyages à l'arrière-pays: Matamba, Kwa Kalamba, aux chutes katende, etc. J'ai décidé d'en faire un album que j'appellerai "le grand retour" pour vous familiariser avec cette idée du retour à la terre natale. Nous lançons un appel à ceux qui le souhaitent d'enrichir cet album avec d'autres photos.

Voici les photos de Villy:

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Lumbamba Kanyiki

 

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Présidentielle 2016 : Tshisekedi candidat

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Ceux qui ont déjà proclamé la mort politique du sphinx de Limete peuvent déchanter. A plus de 80 ans, le président de l’Union pour la Démocratie et le Progrès Social, Etienne Tshisekedi, sera bel et bien candidat à la présidentielle de 2016.

C’est son fils, Félix Tshisekedi, Secrétaire national chargé des relations extérieures, qui a livré cette information alors qu’il participait, le samedi 11 avril 2015, au siège du parti sur la rue Zinnias, dans la commune de Limete, à la cérémonie de remise et reprise entre le nouveau président de la Ligue des Jeunes de son parti, Baruti, et l’ancien, Freddy Pindi, nommé Secrétaire national de l’UDPS en charge de la mobilisation.

Félix Tshisekedi a fait savoir que le leader de l’UDPS a encore toutes ses ressources physiques et intellectuelles pour prendre l’effectivité du pouvoir afin d’instaurer un Etat de droit en République Démocratique du Congo.

Il a déclaré que même sans alliance avec d’autres formations politiques de l’opposition, Etienne Tshisekedi remportera l’élection présidentielle de 2016.

Avec cette annonce, les potentiels candidats à la prochaine élection présidentielle doivent revoir leurs calculs. La bataille va être serrée pour la conquête du fauteuil présidentiel.

Le chef de la diplomatie de l’UDPS a appelé les militants de l’intérieur comme de l’extérieur à se mobiliser pour la victoire finale, afin que l’historique opposant accède à la magistrature suprême du pays, après le cafouillage électoral de 2011.

Dans un autre registre, Félix Tshisekedi a réaffirmé la position de l’UDPS réclamant le dialogue pour résoudre la crise multiforme que connait la RDC, suite à la crise de légitimité récurrente au sommet de l’Etat.

Le Secrétaire national de l’UDPS chargé des relations extérieures a précisé que ce dialogue est inscrit dans l’Accord-cadre d’Addis-Abeba. « Il ne s’agit pas de partager le pouvoir avec le président Kabila », a-t-il précisé.

Bien avant cette mise au point de Félix Tshisekedi, la cérémonie de remise et reprise entre Clément Baruti, le nouveau président de la Ligue des jeunes de l’UDPS et le sortant, Freddy Pindi, s’est déroulée dans un esprit de fraternité.

Clément Baruti sera secondé dans ses lourdes charges par le vice –président David Mukeba.

Dans son allocution, le président sortant de la Ligue des jeunes de l’UDPS a souhaité plein succès à son successeur, qu’il a appelé à porter très haut l’étendard de la fille aînée de l’opposition.

Freddy Pindi a souligné que par ce passage civilisé du pouvoir, l’UDPS qui lutte pour la démocratie depuis plus de 30 ans, voudrait prêcher par l’exemple et faire comprendre à la communauté nationale qu’on doit savoir quitter le pouvoir dès que l’heure du départ a sonné.

Pour sa part, le nouveau président a pris l’engagement d’œuvrer pour la redynamisation des activités de la Ligue des Jeunes de l’UDPS pour permettre à son parti de conquérir, par la voie des urnes, le pouvoir d’Etat.

ERIC WEMBA

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Voyage au fond du Kasaï avec Mukenge Sha Bantu

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A 90 ans, Barthélemy Mukenge Sha Bantu Nsumpi, premier Gouverneur rd-congolais du Kasaï (1960-1962) à l’accession de la RD-Congo à la souveraineté internationale en 1990, l’homme se tient droit sans appui et n’a pas besoin des lunettes pour lire. Depuis qu’il s’est retiré de la vie politique en 1974, le patriarche comme le surnomme des «kanangais» est sortie de sa réserve pour parler du découpage territorial au cours d’une interview accordée aux confrères du Chef-lieu du Kasaï-Occidental scindé à deux au terme de l’Ordonnance présidentielle. Contrairement à ceux qui défendent le démembrement des provinces, Mukenge Sha Bantu indique que ça ne sert à rien d’avoir une province qu’on ne sera pas en mesure de développer. Ancien Inspecteur d’Etat (1970-1972) puis membre du bureau politique du Mouvement Populaire de la Révolution (MPR) et du Conseil législatif, le tout premier Gouverneur noir du Kasaï s’occupe depuis 1974 de sa ferme située à 40 Km de
Kananga. Barthélemy Mukenge Sha Bantu Nsumpi loue la manière avec laquelle, Alex Kande, Gouverneur de
la province du Kasaï-Occidental gère en combinant ambitions et pragmatisme. Interview. Quelle était la
c o n f i g u r a t i o n géographique du Kasaï Occidental lorsque vous aviez succédé aux belges en 1960 en tant que Gouverneur ?

La configuration était l’ensemble de tout le Kasaï, ce n’était pas le Kasaï Occidental seulement. Je
n’ai jamais été Gouverneur du Kasaï Occidental. J’étais gouverneur du Kasaï tout court. Le Kasaï Oriental sous-
entendu ?

Oui.

Comment en est-on arrivé à deux provinces?C’était à la suite du conflit Lulua-Baluba que vous connaissez. Comme
conséquences de ce conflit, les Baluba ont jugé bon d’aller chez eux et les Lulua sont restés. Ainsi, deux
entités ont été créées, l’une était reconnue et l’autre non. Mais elle a fini par être reconnue. C’est ainsi qu’on a eu deux provinces, le Kasaï Occidental et le Kasaï Oriental. Et la province qu’on
a appelée l’Unité Kasaienne ?

En ce moment là, cinq provinces ont été créées. Il y avait l’Unité Kasaienne, qui devient province du Kasaï, les provinces de Lomami, du Sankuru, et celle du Kasaï Oriental sans oublier le Kasaï Occidental. Puis, on redevient Kasaï Occidental et Kasaï Oriental comment ?

Cela a eu lieu suite à un constat, avec les cinq provinces créées, rien n’allait ! Les choses allaient de mal en pire et l’anarchie s’était installée ! Les autorités ont résolu de procéder à l’unification du Kasaï Oriental, Lomami et Sankuru pour en faire le Kasaï Oriental actuel ; l’Unité Kasaienne qu’on voulait
créer a été rattachée au Kasaï Occidental.Le Kasaï Occidental a connu depuis 2006 plusieurs crises avec changement des Gouverneurs.

Avez-vous joué un rôle pour dévier toutes ces tempêtes?

Je ne peux pas dire que j’avais un rôle à jouer moi. Je sais par moment, il y avait des consultations de part et d’autre par certaines personnes. Il leur arrivait de me voir quand elles voulaient avoir mon avis. Je le leur donnais. Par exemple, pour le cas du gouverneur Kapuku, la crise était assez grave. Vous savez que Kapuku avait fini même par démissionner. Les autres l’ont remplacé. D’abord Kabasu Babu et ensuite Alex Kande qui est gouverneur maintenant.

Quelle lecture faites- vous de la gestion du Kasaï Occidental sur le plan de son développement ?

Le développement du Kasaï Occidental me préoccupe sur deux points. Les routes et l’électricité. Je suis content
que le gouverneur Kande ait fait de ces deux points son principal cheval de bataille. Je l’encourage et il a tout notre soutien. Car, à voir l’avancement des travaux de la centrale hydroélectrique de Katende, je reste convaincu que la fin des travaux va déclencher le développement de la province. Ce travail de titan nous permettra d’avoir le courant électrique non seulement au Kasaï Occidental mais au Kasaï Oriental et au Maniema et attirera les investisseurs. Le deuxième point est la route de Kalambambuji en construction. Cet
ouvrage permettra à la province d’avoir accès à l’Océan Atlantique en passant par l’Angola. Nous soutenons ce travail et nous attendons de toutes nos forces l’achèvement de ces ouvrages.

Comment vous analysez le découpage éclate le Kasaï Occidental en deux provinces?

Le découpage? Eh bien ! Les gens ont voulu avoir leur province, on le leur a donné et moi je n’en peux rien !
Ils ont voulu leur unité, leur rapprochement, je n’ai rien à redire.

Qui ont voulu leur province ?

Ceux qui sont déjà dans la province du Kasaï. Ils ont voulu avoir leur province, et cela a débouché sur la
partition du Kasaï Occidental en deux provinces. A votre avis, quels sont les défis majeurs qui attendent les deux provinces (Kasaï Central et le Kasaï)? La cohabitation pacifique entre les différentes tribus, la construction des routes et l’électricité.

Un Conseil à ceux qui vont diriger les deux provinces?

Tout dépend de ceux qui prendront la gestion de ces deux provinces. D’emblée, je ne les connais pas ! Sinon,
je leur demande de faire de leur mieux pour diriger. Cela sous-entend beaucoup d’efforts pour développer nos deux provinces. Car ça ne sert à rien d’avoir une province qu’on ne sera pas en mesure de développer. Par développement, j’entends la construction des routes qui sont indispensables pour le développement. Ensuite,
créer des activités à même de procurer le bien-être à la population et par ricochet le développement.

PIERRE SOSTHENE KAMBIDI

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LE POURQUOI DE L’APPEL D’OBAMA : Washington a fait de la fin du mandat de Kabila une priorité, selon un diplomate US à Kinshasa

obama

Le dernier appel du président américain, passé début avril, à son homologue rd-congolais, n’a pas encore fini de livrer tous ses secrets. On connaissait déjà les circonstances ubuesques qui avaient entouré ce coup de fil, à savoir qu’Obama avait parlé à Kabila via le téléphone de l’ambassadeur américain en Ethiopie qui participait au sommet de la Comesa auquel le Raïs prenait part aussi.

C’est donc l’ambassadeur US qui a tendu son portable à Kabila pour un entretien avec Obama. Incroyable ! L’opinion rd-congolaise attend toujours les explications du gouvernement pour savoir pourquoi Kabila n’a pas été joint sur son numéro officiel, s’il en a
un ou une dizaine comme le laissent entendre plusieurs sources. Son téléphone était-il éteint ? Low bat ? Loin de lui ? Autant de questions qui taraudent les rd-congolais. Mais qu’à cela ne tienne Barack Hussein Obama a fait passer son message dont la quintessence était une transition politique pacifique en 2016 à l’issue de la présidentielle moyennant des garanties données à Kabila de couler des jours heureux en poursuivant une carrière à l’international notamment s’il le souhaite. Il ne doit donc pas redouter le chômage. Il va animer des milliers des conférences à travers le monde pour raconter son expérience du pouvoir qui, faut l’avouer, est riche. Ce coup de fil n’est pas sans rappeler la crise ivoirienne de 2011 lorsque et président américain, depuis son avion, Air Force One, avait tenté en vain, par 3 fois, de parler au téléphone avec Laurent Gbagbo, le président ivoirien, qui ne voulait pas le prendre. Finalement le président américain avait pris sa plume pour demander à Gbagbo de s’incliner devant le verdict des urnes pour céder sa place à Alassane Ouattara. L’insistance d’Obama n’était pas fortuite. Elle visait à donner à l’ex président ivoirien une sortie digne du pouvoir.

Obama avait même offert à Gbagbo de l’accueillir aux USA où il pouvait exercer le métier
de professeur car l’initiateur du FPI (Front populaire ivoirien) est un historien de formation. La Maison Blanche avait quand même précisait que cette offre ne restera pas longtemps sur la table.

Pour esquiver un des appels d’Obama, la réponse-échappatoire au bout de fil était que l’ex président ivoirien se « reposait ». Aujourd’hui, il se repose bien au frais à la CPI. Hélas Gbagbo ivre de pouvoir n’en avait fait qu’à sa tête en écoutant ses thuriféraires et ses bas instincts qu’ils l’ont perdu. Ses proches reviennent d’ailleurs en Côte d’ivoire après le changement du régime mais pas lui. Dans notre propre pays, Mzee Laurent Désiré Kabila (LDK) s’était félicité d’avoir raccroché au nez la secrétaire d’Etat américaine Madeleine Albright. C’était en 1999. Conséquence un isolement diplomatique sans précédent de la RD-Congo et une oreille toute attentive pour le Rwanda, pays à qui les USA avaient juré de tout pardonner quel que soit le crime qu’il commettrait en RD-Congo. D’ailleurs l’assassinat de
Mzee c’est le Rwanda, aidé par les USA, qui est pointé du doigt par les autorités congolaises. Les autorités congolaises pensent que LDK a payé de sa vie son impertinence face à la première puissance mondiale. On ne va pas refaire l’histoire des coups de fils qui ont bouleversé le monde mais en général quand le président des USA prend la peine de téléphoner, dans un contexte politique difficile (répression sanglante de janvier et violations massives des droits humains), un de ses homologues africains, c’est en général un avertissement ultime.

Reste à savoir si Joseph Kabila a accepté les garanties que lui avait proposées le président américain. Selon un diplomate US qui s’est laissé aller à quelques indiscrétions, Joseph Kabila hocher de la tête en guise d’acquiescement. Et a répondu à son homologue plusieurs
fois en anglais par « yes mr président ». L’administration américaine parle déjà de l’héritage de Kabila. En langage diplomatique cela veut dire quitter le pouvoir. Selon donc ce diplomate occidental que C-NEWS a rencontré pour décrypter l’appel d’Obama, les USA envisage l’avenir et la stabilité de la RD-Congo sans Kabila. Pour ce diplomate, qui a accepté de parler à votre journal sous couvert d’anonymat, pour les USA la stabilité de la Sous Région des Grands-Lacs passe par un leadership fort et moderne de la RD-Congo. Ce qui est loin d’être le cas selon lui. Les américains veulent faire de la RD-Congo l’Etat pivot pour la prospérité et la paix d’abord dans la sous-région ensuite en Afrique. Selon ce diplomate, par « leadership moderne », il faut entendre, les respects des règles démocratiques et les droits humains. Selon lui c’est le meilleur gage de stabilité politique dans un pays qui a longtemps souffert de crise de légitimité. Cette opinion est largement répandue à Washington où aussi bien au Département d’Etat qu’à la Maison Blanche on estime que la RD-Congo est un Etat spécial qu’il convient de « prendre en main ». C’est pourquoi les USA et la communauté internationale ont décidé de faire de la fin pacifique du mandat de Kabila une priorité. La pression sur lui n’est pas prête de redescendre donc à en croire ce diplomate. Car une équipe travaille en permanence sur le dossier Congo et Barack Obama a des rapports sur toutes les évolutions, positives comme négatives. Quand une stratégie est bien pensée à Washington, elle finit par se réaliser.

Et la stratégie des américains c’est d’indiquer à Kabila une voie de sortie honorable du pouvoir. Muré dans son mutisme notamment sur la question de son avenir politique au prétexte qu’il est à la tâche, Kabila n’impressionne personne car Barack Obama lui-même, un bourreau du travail avec des milliers des dossiers complexes, aussi bien internes qu’ internationaux, entrevoit déjà sa sortie de la Maison Blanche et en parle avec décontraction. Il n’hésite pas à parler de son avenir politique. Il a d’ailleurs appuyé la candidature de son ancienne Secrétaire d’Etat, Hillary Clinton, qu’il verrait bien prendre sa place. Est-ce à dire qu’il ne travaille pas comme on veut embobiner les rd-congolais ici avec un discours genre : « le chef est occupé à travailler qu’il ne peut pas répondre au procès d’intention ». Con-
séquence de cette suspicion non évacuée de l’avenir politique de Kabila, elle a contribué largement aux émeutes de janvier dernier. Il ne reste plus à espérer qu’il n’y en aura pas d’autres car, pour paraphraser l’ex président nigérian Goodluck Jonathan, aucune vie d’un rd-congolais ne peut valoir l’ambition d’un homme, surtout une ambition illégitime. Kabila voit donc ses marges de manœuvres se réduire au fur et à mesure qu’on approche des élections, les USA le tiendront pour comptable en cas de dérapage du processus électoral. C’est aussi
le sens de l’appel d’Obama.

Mais les rd-congolais aussi et surtout. Kabila doit changer de fusil d’épaule. Apaiser ses relations avec la Monusco, décrisper l’atmosphère politique en libérant tous les prisonniers politiques et d’opinions, ouvrir tous les médias pro opposition qu’il a fermés, et puis déclarer solennellement qu’il ne briguera pas un 3ème mandat conformément à la Constitution dont il est en principe le garant car le vrai garant c’est le peuple. Ça sera déjà un bon début. Ça ne sert à rien pour le régime de se braquer car il est bien seul et ne peut compter ni sur les rd-congolais ni sur quelconque membre éminent de la communauté internationale.

MATTHIEU KEPA

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La Ligue des Jeunes de l’UDPS se rajeunit et tourne vers l’avenir

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Cadres, combattants et sympathisants de l’Union pour la Démocratie et le Progrès Social(UDPS) de toutes les communes de Kinshasa se sont retrouvés le samedi 11 avril dernier à la permanence du parti à Limete. Cela afin de prendre part à la cérémonie de remise et reprise entre le comité directeur entrant et sortant de la Ligue des Jeunes de l’UDPS.

En ordre de bataille pour affronter les élections

La cérémonie, qui a été présidée par le secrétaire national en charge de l’organisation politique et administrative, était un moment émouvant pour la Ligue des Jeunes de l’UDPS dans cette période cruciale où le parti se met à sa manière en ordre de bataille pour affronter les prochaines élections.

Cette cérémonie est perçue par les combattants et cadres du parti comme un signe d’alternance en vue rajeunir cette structure politique pour recruter , informer et former les jeunes pour redynamiser les activités de l’UDPS à travers le pays.

En cette période où la politique compte avec la jeunesse pour la conquête et l’exercice du pouvoir, le nouveau comité de la Ligue des Jeunes de l’UPDS présentera dans les jours à venir, auprès des officiels du parti, son cahier des charges contenant ses ambitions et ses stratégies.

Il s’agit entre autres, de créer d’autres cadres et structures pour allumer le flambeau de l’UDPS à travers le Congo.
Le nouveau comité directeur de la Ligue des Jeunes de l’UDPS est dirigé par Baruti, » parlementaire debout » et secondé par David Mukeba Kalengay.

Ce dernier a dans son discours d’orientation retracé les directives à suivre. » Le nouveau comité entend donc redynamiser davantage les activités de la jeunesse dans l’optique d’adaptation des acquis du parti que réalités politiques de l’heure « , a martelé David Mukeba Kalengay.

» Ainsi, les membres qui composent le nouveau comité directeur de la Ligue des Jeunes de l’UDPS réitèrent leur adhésion au parti, leur loyauté au président national du parti ainsi que leur disponibilité et promptude à exécuter les directives du parti « , a-t-il ajouté.

Accompagner le parti dans la démarche du président Tshisekedi

Le nouveau comité directeur de la Ligue des Jeunes de l’UDPS promet d’accompagner le parti dans la démarche du président Etienne Tshisekedi wa Mulumba exigeant la tenue du dialogue comme cadre idéal pour baliser l’avenir politique du pays, conformément à l’esprit de la feuille de route de l’UDPS.

» Autre fois c’était je suis Charlie et aujourd’hui disons haut et fort je suis Maluku « , a expliqué David Mukeba. Le Vice président de la Ligue des jeunes de l’UDPS a exigé toute la lumière sur la fosse commune de Maluku.

Par Godé Kalonji Muk

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Kingakati II : le dialogue des sourds

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(KINSHASA)- Les cadres de la majorité présidentielle se sont réunis
pour la deuxième fois en moins d’un mois, à la ferme présidentielle de
Kingakati située à l’Est de Kinshasa, sans se mettre d’accord sur les
questions fondamentales qui les divisent. Comme d’habitude, le
président Kabila a ouvert la réunion laissant les chefs des partis et
les présidents des groupes parlementaires poursuivre la discussion
commencée la semaine passée. Malheureusement, les mêmes divergences
sont réapparues. Aucune entente sur la question du découpage
territorial ou sur les élections locales, municipales et urbaines. Le
groupe de 7 a tout rejeté en bloc. Les signataires de la lettre
demandant à Joseph Kabila d’éclaircir l’avenir politique de la
majorité, son restés campés sur leur position. Pour eux, le découpage
risque de conduire le pays non seulement au glissement mais à des
conflits interminables. En outre, ils ont continué à rejeter certains
aspects du calendrier électoral. Ils pensent que les élections locales
sont inopportunes. Face aux autres partis restés fidèles à Joseph
Kabila, ils se sont buttés à une résistance farouche. Minaku et ses
hommes ont rappelé au G7 que le découpage s’appliquera et que les
élections auront lieu conformément au calendrier électoral publié par
la commission électorale nationale indépendante. La réunion s’est
terminée en queue de poisson sans un quelconque compromis entre les
deux camps, a rapporté une source qui a requis l’anonymat. Selon l’un
des extrémistes kabilistes, le secrétaire général de la Majorité,
Aubin Minaku a été appelé à faire une mise au point suite au
comportement inexpliqué de ces sept partis rebelles.

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12 avril 2015

Tracy Ilunga, la fille de notre vice-président Athy Ilunga Mufukadibua s’est mariée

tracy et gael

Tracy, la première fille d’Athy Ilunga Mufukadibua, le vice-président de l’association Grand Kasai, s’est mariée coutumièrement hier, 11 avril avec un jeune homme répondant au nom de Gael Kizola. La cérémonie du mariage coutumier a eu lieu en famille devant les deux familles réunies.

Après la célébration du mariage coutumier, les deux familles et leurs invités, estimés à environs trois cents, se sont retrouvés dans la salle Hubertus de Lontzen, en Belgique pour fêter l’événement. L’ambiance y était superbe.

Comme d’habitude, les fêtes sont des moments de retrouvailles. Hier, nous avons eu l’occasion de revoir beaucoup de gens.  Nous commencerons par le vieux Lwakabuanga, l’ancien gouverneur du Kasai Occidental accompagnée de sa nièce. Nous avons aussi noté la présence du pasteur Adam Kabasele et son épouse, de Bob Caiembe et son épouse, du pasteur Mpandanjila, Kabasele Ngalamulume, Kapena et Villy Kabamba Mukengeshayi.

Les fêtes sont aussi les occasions de parler affaires et de songer à certains projets. C’est dans ce cadre que Villy qui fait régulièrement des descentes au pays nous lancera un appel pour le grand retour. “Kananga vous attend; faites-y un tour. C’est votre terre qui ne vous fera que du bien”.  Joignant la parole à l’acte, il nous sort son portable et nous montre les photos prises dans des villages du Kasai Occidental lors de ses visites dans l’arrière pays et des photos de certains amis comme Nono Kande, Mpiana Jeff et autres. Nous y reviendrons. Promis.

La fête de tracy et de Gael s’est déroulée  jusqu’aux petites heures du matin. Le Grand Kasai souhaite une union heureuse au jeune couple et félicite les deux familles pour l’organisation. Chapeau!

Quelques photos de la fête:

La rencontre avec L'ancien gouverneur Lwakabwanga
La rencontre avec l’ancien gouverneur du Kasai Occidental Lwakabwanga

tracy et gael 1 tracy et gael 2 tracy et gael 3 tracy et gael 4

Lumbamba Kanyik

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11 avril 2015

Charnier de Maluku en RDC : Tshisekedi dénonce les “escadrons de la mort” de Kabila

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Étienne Tshisekedi en décembre 2011 à Kinshasa. © Gwenn Dubourthoumieu pour J.A.

Étienne Tshisekedi, le président de l’UDPS (opposition), a signé depuis Bruxelles un communiqué très violent à l’égard du pouvoir en RDC, suite à la découverte d’une fosse commune à Maluku.

Étienne Tshisekedi n’a rien perdu de sa verve. En tout cas pas celle qui jaillit de sa plume. Affaibli par des problèmes de santé qu’il traite à Bruxelles depuis de longs mois, le président de l’Union démocratique pour le progrès social (UDPS) a signé un communiqué au vitriol (voir ci-dessous), en date du 8 avril, au sujet de la découverte d’une fosse commune à Maluku contenant les corps de plus de 420 personnes non identifiées.

“Il ne fait aucun doute que les corps ensevelis en catimini ne peuvent qu’être des victimes des escadrons de la mort, utilisés et envoyés pour tuer comme toujours tous ceux qui s’opposent à un pouvoir illégitime, corrompu, prédateur, rejeté et honni par la majorité du peuple congolais.”

“Cet acte ignoble est une preuve supplémentaire du manque de considération de la vie humaine dans le chef des hommes au pouvoir”, ajoute le Sphinx de Limete, sans nommer Joseph Kabila. Et de réclamer – comme la Belgique et la Monusco avant lui, “une commission d’enquête internationale, indépendante et crédible, pour que toute la lumière soit faite autour de cette macabre et véritable affaire d’État”.

http://www.jeuneafrique.com/photos/042015/010042015172456000000malukuafp.jpg

Le cimetiere de Maluku, où 421 corps ont été inhumés le 19 mars 2015, dans la nuit. © Federico Scoppa/AFP

Version officielle mise en doute

L’existence de la fosse commune avait été signalée par la population de Maluku, à une centaine de kilomètres à l’est de Kinshasa, l’odeur pestilentielle des cadavres étant devenue insupportable.

Les autorités de la province de Kinshasa avaient justifié l’enterrement de nuit des défunts après avoir été accusées d’avoir profité du charnier pour se débarasser du corps d’opposants ou de jeunes délinquants armés (surnommés “kuluna”), suite aux vagues de répression de plusieurs manifestations anti-Kabila en janvier dernier et à l’opération “Likofi” (“coup de poing”, en lingala) contre la criminalité dans les rues de la capitale.

“Le 19 mars 2015 (…) 421 personnes ont été inhumées”, a déclaré le gouverneur par intérim de Kinshasa, Robert Luzolanu Mavema. “Il s’agissait de 300 mort-nés et (de) foetus (…) abandonnés dans les ruisseaux, dans les rivières et même les hôpitaux, de 23 corps qui ont été abandonnés, d’indigents, au nombre de 34, et de 64 personnes non identifiées”, a-t-il poursuivi, ajoutant qu’un nombre indéterminé de ces cadavres avait été remis par la Croix-Rouge.

Des ONG comme Human Rights Watch, la société civile et la communauté internationale ont exprimé leurs doutes sur cette version officielle. Le porte-parole du gouvernement, Lambert Mende, a expliqué, vendredi 10 avril, qu’une enquête avait été ouverte pour faire la lumière sur cette affaire.

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Le communiqué intégral de l’UDPS :

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07 avril 2015

Fosse commune de Maluku : l’UDPS exige une enquête

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L’Union pour la Démocratie et le Progrès Social a appris avec horreur la découverte macabre d’une fosse commune contenant plus de 400 de nos compatriotes à Maluku.

Indignée l’UDPS se pose plusieurs questions notamment celles-ci :

1) Pourquoi la morgue de l’Hôpital général a-t-elle attendu ce chiffre pour presser l’Hôtel de ville?
2) La Croix-Rouge a-t-elle été associée à l’opération?
3) A bord de combien de corbillards a-t-on évacué les corps? Qui ont convoyé ces corps?
4) Pourquoi ne pas avoir enterré ces compatriotes dans des cercueils et des tombes de fortune respectant ainsi leur mémoire?
5) Généralement, les cimetières ne puent pas. N’est-ce pas que cette fosse dégage des odeurs nauséabondes parce qu’elle n’était pas profonde?
6} La morgue de l’Hôpital général a-t-elle enregistré l’acceptation progressive de ces corps ainsi que leur sortie en une fois?
Afin que toute la lumière soit faite, l’UDPS, dont les membres ont été décapités, éventrés et jetés au fleuve ou dans des fosses communes pendant les élections de 2011, exige une enquête indépendante.

Fait à Kinshasa, le 06 avril 2015

Bruno Mavungu Puati
Secrétaire Général

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