06 décembre 2014

Francophonie, souveraineté nationale et ‘’nouvelle géographie’’

    

« Ils nous dominent plus par l’ignorance que par la force » S. BOLIVAR
 
Il aurait été souhaitable que les applaudisseurs de François Hollande à la rencontre francophone de Dakar lisent ‘’le rapport Attali’’. Dans un texte de plus de quatre-vingt pages, Jacques Attali, sur la demande de François Hollande,  a mené une étude sur les opportunités que la francophonie pourrait offrir à l’économie française. Ce faisant, il achève sous le gouvernement Hollande une mission qui lui avait déjà été confiée par le ministre de l’Economie et des Finances sous Sarkozy en énonçant les traits caractéristiques de  ‘’la nouvelle géographie’’, ‘’les nouveaux critères d’appartenance identitaire’’.
 
 
Il est devenu presqu’instinctif chez plusieurs politiciens africains et congolais d’être des relais automatiques des discours tenus par les présidents de certains pays de ‘’la communauté occidentale’’ sans en questionner les tenants et les aboutissants et dans l’ignorance totale (par action ou par omission) de l’histoire.  Ces politiciens ont répercuté et avalisé les propos de François Hollande sur le respect des mandats constitutionnels à la dernière rencontre de la Francophonie à Dakar  sans se poser une seule fois  des questions sur la finalité de ce forum pour le devenir collectif africain.  Auraient-ils pu s’abstenir s’ils avaient lu ‘’le rapport Attali’’ en se rendant compte que la Francophonie est conçu comme un instrument de ‘’la croissance économique française’’ ?
En effet, dans la lettre de mission datée du 17 avril 2014 et adressée à Jacques Attali par François Hollande, ce dernier note ceci : « Je suis convaincu que la Francophonie constitue une opportunité majeure pour l’économie française et ses entreprises. Le moment est venu de bâtir un véritable partenariat économique entre les pays francophones. »  Cette lettre indique que  Jacques Attali poursuit la mission qui lui avait été confiée par le ministre de l’Economie et des Finances du précédent gouvernement (Sarkozy).
Quelle en est la finalité ?  Jacques Attali doit proposer ‘’des actions concrètes au service d’une stratégie francophone économique’’. Il s’exécute en formulant, dans un texte de plus de 80 pages, 50 propositions à mettre en pratique.  C’est de bonne guerre, pourrait-on dire ! Il serait naïf de croire que l’espace francophone a été créé pour les beaux yeux des partenaires de la France ayant en partage la langue française.Mais là où le bât blesse, c’est quand, lisant les premières phrases de la synthèse du ‘’rapport Attali’’, nous nous rendons compte que la francophonie pourrait participer du mouvement global de détricotage des souverainetés nationales. Voici ce qui est écrit : « Le potentiel  économique de la francophonie est énorme et insuffisamment exploité par la France. L’effacement progressif des frontières nationales impose d’autres critères d’appartenance identitaire : la langue et la culture constituent la nouvelle géographie. »  (Conséquemment, le français et la culture française doivent devenir ‘’les véhicules’’ de cette  ‘’nouvelle géographie’’. Elles devront être enseignées dans les pays francophones de la maternelle à l’université.) Or, cette ‘’nouvelle géographie’’ est dictée par le marché global autorégulé.
Donc, la francophonie est une des stratégies auxquelles recourent les partisans du marché global pour détricoter les souverainetés nationales.  La démocratie et les droits de l’homme en sont exclus. (En tout cas, à moins d’une méprise de notre pays, la lecture de ce rapport nous révèle que  Jacques Attali n’y fait pas explicitement allusion.) Dans ce contexte, le discours  tenu par François Hollande sur le respect des mandats constitutionnels ne devrait pas être destiné aux ‘’démocrates africains’’, mais aux partisans de la concurrence libre et non-faussé du marché africain. ‘’Les démocrates africains’’ sont avertis. Leur lutte pour une Afrique souveraine constituée des pays respectueux de leur souveraineté nationale risque d’être compromise et cela pour longtemps.
La francophonie comme stratégie économique de ‘’la nouvelle géographie’’ pourrait appuyer ‘’la guerre perpétuelle’’ menée par le 1% des oligarques du marché contre l’avènement d’un monde multiculturel  et pluripolaire comme lieu du devenir collectif de l’humain dialoguant au  profit de l’hégémonie culturelle occidentale.
Il y a, en effet, une ‘’guerre perpétuelle’’ menée contre la souveraineté des nations. L’UE à laquelle appartient la France de François Hollande en est de plus en plus une illustration. Le plan Marshall qui l’a façonnée depuis la fin de la deuxième guerre mondiale y a beaucoup contribué. Le Traité de Partenariat Transatlantique  pourrait parachever cette œuvre entreprise il y a plus de cinq décennies. La guerre menée contre ‘’le terrorisme’’ en Afrique et l’implantation de l’Africom dans certains pays africains seraient des signes avant-coureurs de la lente et sûre transformation de ce continent-mère en un simple marché autorégulé.
Les applaudisseurs des ‘’maîtres de la francophonie’’ devraient apprendre à suffisamment se méfier des discours officiels.  Pour rappel, l’homme à qui les gouvernements sarkozy et hollande ont demandé un rapport sur la francophonie est l’un des rares français à avoir dit : « L’Afrique est notre avenir. »  C’est-à-dire que pour Jacques Attali et les siens, ‘’l’Afrique est l’avenir de la France’’ (d’en haut) !  Si les Africains, dans leur immense majorité, se contentent d’applaudir ‘’les maîtres de la francophonie’’ sans se réapproprier l’initiative historique de leur continent dans la grande ouverture aux autres (tout en restant eux-mêmes), ils n’auront pas grand-chose à transmettre aux générations  futures.
L’usage par les Africains du français comme langue de communication et d’échange ne devrait pas servir de prétexte aux partisans de l’hégémonie culturelle occidentale pour les déposséder de leurs cultures et traditions multiséculaires. Même si, en dernière analyse, c’est aux Africains (avertis ?) qu’il appartient de lutter contre toute forme d’aliénation, de colonisation et/ou de re-colonisation mentale. Il leur appartient de créer des lieux de lutte contre ‘’le viol de l’imaginaire’’ et travailler à l’avènement d’un imaginaire africain alternatif démonétisant la matrice organisationnelle néolibérale de la francophonie. La lutte est âpre.
 
Mbelu Babanya Kabudi

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04 décembre 2014

Vuemba boycottera le congrès de Kabila

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(KINSHASA)- Le président du Mouvement du peuple congolais pour la république, Jean Claude Vuemba boudera le congrès de Kabila annoncé pour la semaine prochaine. L’opposant précise que le chef de la majorité au pouvoir ne mérite pas d’être considéré de lors qu’il empêche l’opposition de s’organiser et veut entrainer le pays dans le chaos en voulant violer l’ordre constitutionnel. M. Kabila ne respecte pas la constitution parce que depuis six ans, il n’a jamais entamé la mise en place des nouvelles provinces et a toujours piétiné la rétrocession aux provinces, a-t-il dit. L’élu de Kasangulu ne voit comment l’opposition peut participer au congrès alors que le président Kabila empiète sur les règles démocratiques. ‘‘ Depuis trois ans, on attend en vain l’élection du porte-parole de l’opposition mais Minaku et Kengo bloquent la machine pour qu’il n’y ait pas de répondant à M.Kabila’’, a déploré Vuemba.

Aujourd’hui, ajoute-t-il, Beni connait des tueries et M.Kabila ne propose aucune solution. Comment pouvons nous l’écouter parce qu’il n’a plus d’autres alternatives, a rappelé l’opposant. Selon lui, le peuple congolais attend de lui deux choses : annoncer qu’il ne va plus revisiter la constitution et qu’il ne briguera plus un troisième mandat. Le leader du Mpcr ne s’explique pas pourquoi le président Kabila aime se faire rappeler à l’ordre par les ténors des grandes démocraties chaque fois qu’il participe à un grand sommet, au lieu de persister dans le mal. Déjà, le mot d’ordre est donné à l’opposition parlementaire. Il ne sera pas question de faire le lit à celui qui veut s’éterniser au pouvoir. Seuls les affamés politiques peuvent prendre part au congrès pour espérer être fixé sur le gouvernement de désunion nationale, a tranché l’élu de Kasangulu.

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En choisissant de s’en aller en 2017 : La décision de Paul Kagame doit inspirer ses homologues fin mandat

L’onde de choc provoqué par les événements survenus le 30 octobre dernier au Burkina Faso continue à produire des effets pour le moins inattendus sur le Continent africain.
C’est le cas de le dire présentement du Rwanda, voisin immédiat à Est de la République Démocratique du Congo, où le président Paul Kagame vient de réunir Ies sommités de son régime dictatorial à travers le Conseil exécutif national de son parti, le Front Patriotique Rwandais (FPRL), au pouvoir depuis le renversement du président Juvénal Habyarimana en avril 1994, pour leur parler de son intention de ne pas briguer un troisième mandat à la tête du pays en 2017!
« Je n’ai pas besoin d’un autre mandat …

D’après l’Agence France Presse, qui a eu la primeur d’annoncer cette nouvelle au monde le dimanche 30 novembre dernier, le maître absolu du Rwanda après Dieu s’était exprimé en ces termes pour la circonstance: “Je n’ai pas besoin et ce dont vous avez besoin, c’est la continuité dans le développement “ !

Mais quelle idée-force se trouve-t-elle derrière cette volonté d’abandonner le pouvoir exprimée par Paul Kagame, au lendemain des événements du Burkina Faso et du vacarme effrayant qui se s’est élevé le week-end dernier à travers le monde suite aux déclarations faites par de nombreuses délégations lors du XVème Sommet de la Francophonie, sur la problématique des Chefs d’Etat à vie? En parlant de continuité dans le développement au Rwanda, le Chef de l’Etat rwandais, qui incarne la puissance politique minoritaire dominante “ Tutsi “, sous-entend qu’il a besoin immédiatement d’un dauphin formé sous le harnais de cette puissance pour lui succéder, en pensant et agissant comme lui?

Or, le Front patriotique rwandais (FPR), qui dirige le Rwanda à l’heure actuelle, est constitué exclusivement- des citoyens appartenant à l’ethnie minoritaire Tutsi.
On peut donc imaginer sans peine par quel mécanisme la succession de Paul Kagame devrait être assurée sans passer par un scrutin libre, transparent et véritablement démocratique, que les Tutsi n’auraient aucune chance de gagner !

Un front commun de l’opposition

En appréhendant la question extrêmement sensible de son départ de la tête du pays, Kagame a invité les dignitaires de son régime à y réfléchir, sans faire allusion (ne fut-ce qu’une fois), à des élections destinées à départager objectivement Tutsi et Hutu.
Mais il ne faut pas oublier que les événements survenus récemment au Burkina Faso et ailleurs seuls ne pouvaient pas pousser le maître absolu du pays de mille collines a décider de sitôt de son départ, après 20 ans de pouvoir sans partage !
En effet, depuis un certain temps, les grandes puissances du monde, qui portaient le régime politique de Kigali à bras le corps, ont commencé à changer leur attitude et de comportement à l’endroit de celui-ci pour privilégier la démocratie participative impliquant toutes les composantes socioculturelles du pays.
Au-delà de ce retournement inattendu de situation au sein de grandes puissances du monde, – a aussi la formation d’ure forte opposition, agissant à l’intérieur comme à l’extérieur du Rwanda, et intégrant pour la première fois après la mort de Habyarimana des Rwandais de toutes les ethnies (Hutu, Tutsi et Twa), dans le cadre d’un front politique commun contre la division du peuple et contre la dictature ! A qui le tour après Paul Kagame?
KAMBALE MUTOGHERWA

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Udps : Mavungu chasse ses trois adjoints

Bruno_Mavungu

(KINSHASA)- A l’Udps d’Etienne Tshisekedi, la tension ne faiblit pas. Après qu’il soit désavoué par ses trois adjoints, Bruno Mavungu a pris sa revanche. Le secrétaire général de l’Udps a convoqué une réunion où il a fait constater aux membres de la présidence du parti, la rébellion de ses adjoints Willy Iliba Lisa, François Ebamu Mbiel et Aimé Ilunga Ntanga. Selon un communiqué de la présidence de l’Udps mais signé par lui-même Mavungu, les trois contestataires auteurs de la déclaration du 12 novembre 2014 ont ‘‘formalisé leur décision de ne plus participer aux activités du parti et ont ainsi confirmé s’associer pleinement à une entreprise d’une prétendue base dont le but avoué est de nuire à l’Udps et à son chef’’.

Ainsi en attendant le point de vue du président Etienne Tshisekedi, la présidence de l’Udps a pris acte de leur décision de suspension de participation aux activités du parti. En conséquence, la présidence les interdit désormais de prendre contact avec toutes les structures du parti et de ne plus oser l’engager vis-à-vis des tiers. Un message de vigilance a été lancé aux combattants pour qu’ils fassent échec ‘‘à tout individu ou groupe d’individus qui tenteraient de prendre le parti en otage’’. Les adjoints de Mavungu l’accusent d’incompétence, de léthargie et de tribaliste incapable de redynamiser le parti et coupable d’avoir signé de manière cavalière des accords avec les partis n’ayant pas la même philosophie de combat que l’Udps.

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Corruption : la RDC classée 154e sur 174 pays par Transparency International

 
Des ouvriers congolais travaillant sur un chantier de réhabilitation des routes dans la commune de la Kalamu le 08/04/2013 à Kinshasa. Radio Okapi/Ph. John BompengoDes ouvriers congolais travaillant sur un chantier de réhabilitation des routes dans la commune de la Kalamu le 08/04/2013 à Kinshasa. Radio Okapi/Ph. John Bompengo

La RDC occupe la 154e place sur 174 pays sur le classement de Transparency International sur la corruption publié mercredi 3 décembre. Le pays occupait la même position l’année passée. Le Soudan, la Corée du Nord et la Somalie occupent les dernières places alors que le Danemark, la Nouvelle-Zélande et la Finlande occupent le haut de ce classement 2014.

« En ce qui concerne la RDC, il n’y a pas eu de grands changements depuis l’année passée. L’année passée, il y avait eu un petit développement positif mais maintenant ce que l’indice montre cette année est que la RDC reste dans la même position », analyse Lucas Olo Fernandez, coordonnateur régional Afrique centrale de Transparency International.

Selon lui, les problèmes de corruption en RDC sont liés aux affaires des industries extractives et des travaux publics.

Lucas Olo Fernandez invite le gouvernement congolais à faire plus d’efforts en termes de transparence dans ces secteurs « pour montrer des vrais changements au pays ».

Pour établir son classement, Transparency International rassemble les avis d’experts de certaines organisations comme la Banque mondiale, la Banque africaine de Développement et la Fondation allemande Bertelsmann.

radiookapi.net

 

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Ne partage ton secret ni avec ton meilleur ami, ni avec ta femme bien aimée !

« Garde ton secret pour toi-même. Ne le raconte ni à ton ami, ni à ta femme avec qui tu partages ton lit ! » ne cessait de répéter un grand-père à son petit-fils, car, « kambi wa kamba ! ». Celui qui jura de ne pas raconter, finit par raconter. Le petit-fils qui était encore très jeune, lui demandait naïvement en retour :

-          Ni à mon meilleur ami, je ne peux pas dire ? »

-          ni à ton meilleur ami !

-          Ni à ma femme bien aimée lorsque je serai marié ?

-          Ni à ta femme bien aimée et mère de tes enfants !

C’était toujours le même conseil à chaque fois qu’ils avaient l’occasion de causer ensemble. Le temps s’écoula. Le Grand-père mourut. Le petit-fils se maria et eut des enfants avec son épouse qu’il aimait bien.

Un jour, il se rappela le conseil de son grand-père : Garde ton secret pour toi-même… Il se souvint aussi des questions qu’il lui avait posées à l’époque. Il ne devait le raconter ni au meilleur ami, ni à la femme bien aimée.  Il se dit dans son cœur qu’il lui fallait vérifier si le Vieux avait raison ou pas.

Le petit-fils, sortit seul un matin, ceint de sa ceinture à cartouches, son fusil en bandoulière et s’en alla à la chasse dans la forêt. Il y passa toute la journée. Très tard dans la nuit, il revint chez lui  avec un grand sac sur la tête. A la vue de sa mine triste et abattue, la femme qui l’attendait, inquiète, à l’entrée de leur case, comprit qu’un malheur lui était arrivé.

Le petit-fils déposa son sac au beau milieu de la case et dit à son épouse : Ma femme bien aimée, un grand malheur m’est arrivé en forêt. J’ai cru voir un singe à un arbre. J’ai visé et tiré. Mais lorsque je suis arrivé sur place pour le ramasser, j’ai découvert avec étonnement que c’était un homme. C’est lui qui est dans ce sac. La femme commença à pleurer de plus belle.

Lorsqu’elle cessa de pleurer, elle demanda à son mari : Qu’allons-nous faire avec lui maintenant que tu l’as apporté ici ? Son mari lui répondit : Si tout le monde l’apprend, je ferai la prison pendant le reste de ma vie et les membres de sa famille voudront se venger un jour. C’est pourquoi je vais l’enterrer dans notre chambre à coucher et le secret restera entre toi et moi. Ma femme chérie, jure-moi de garder ce secret ! La femme se remit à pleurer à chaudes larmes à l’idée de dormir toutes les nuits à côté de la tombe d’un inconnu et surtout de porter un secret si lourd toute la vie!

De toutes les façons, la décision de l’homme était prise. Il s’empara de sa pelle et tout en pleurant, commença à creuser un trou dans un coin de sa chambre à coucher. La femme l’observant n’eut même pas le courage de jeter un coup d’œil dans le sac pour voir le visage du  mort. Lorsqu’il constata que le puits était suffisamment grand et profond, il déposa la pelle de côté, prit le sac et le poussa dans le trou. Il essuya la sueur de son front et les larmes qui ruisselaient sur ses joues. Après quelques minutes de repos, il recommença à couvrir le sac et toute sa charge avec la terre.

Lorsque l’homme eut terminé, il implora de nouveau sa femme de garder le secret et de ne le souffler à personne. « Tu es le père de mes enfants. Je ne pourrai te trahir quoi qu’il arrive. Si je le faisais, qui s’occuperait de ces enfants mieux que toi ? », lui confirma sa femme. « Tu me le jures ? » insista l’homme. « Je te le jure » lui répondit la femme, la main sur le coeur.

Plusieurs jours passèrent ainsi. Le secret était presqu’oublié de deux conjoints. Mais un soir, ce qui devait arriver arriva. L’homme eut une grande dispute avec sa femme dans leur case. Il se jeta sur la femme et voulut la taper, mais celle-ci parvint à s’échapper en criant : Au secours, mon mari veut me tuer comme il a tué un inconnu dans la forêt. Au secours, l’assassin va me tuer ! Tout le village accourut et voulut en savoir plus. « Oui, c’est un criminel. Il a tué une personne à la chasse et l’a enterré dans notre chambre à coucher »

En quelques minutes, ce qui était secret se répandit dans tout le village. Pendant que les villageois harcelaient l’homme pour qu’il leur montre où il avait enterré l’inconnu, la police alertée les entoura et arrêta l’infortuné. « Montre-nous vite où tu as enterré l’inconnu ! ». Il les conduisit dans la chambre à coucher et leur indiqua l’endroit.

Deux policiers s’emparèrent des pelles empruntées aux voisins et commencèrent à creuser. Lorsqu’ils atteignirent l’endroit où se trouvait le sac, l’odeur de pourriture envahit le lieu. « Oh c’est la vérité ! » Ils se ruèrent sur l’homme et les coups pleuvaient sur sa tête. Tout à coup, apparut le sac couvert de sang. Et les coups sur l’homme se multiplièrent de plus en plus. « Assassin, sorcier ! Tu vas voir aujourd’hui ! », criaient-ils.

Finalement, ils sortirent le sac et le portèrent dehors sur la cour de la case. Il faisait déjà nuit. Les policiers ouvrirent le sac et voilà, ils y découvrirent non pas un corps d’homme mais plutôt le cadavre d’un sanglier en décomposition avancée. Alors, ne comprenant rien, ils demandèrent à l’homme : C’est ça l’homme que tu avais tué ? Ou l’as-tu transformé en sanglier dans ta sorcellerie pour éviter la prison?

L’homme sourit et leur dit : Je voulais vérifier le conseil que mon grand-père me donnait toujours quand j’étais jeune : Garde ton secret pour toi-même et ne le raconte à personne, même pas à la femme aimée avec qui tu partages ton lit ! Tous retournèrent chez eux bien édifiés et contents, sauf la femme aimée qui venait de trahir son serment.

Ce conte m’a été raconté par le Colonel Tshibangu, mon voisin à Mbanza-Ngungu vers les années 1986 !

 

Lumbamba Kanyiki

 

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La journée mondiale du Sida commémorée au Kasai Oriental

SIDA

Commémoration ce lundi 1e Décembre de la journée mondiale de lutte contre le Sida. A Mbuji-Mayi, la manifestation y afférente s’est déroulée au club Miba. Il ressort de cette activité que la lutte contre la pandémie du siècle doit être intensifiée en province malgré la tendance à la baisse de la prévalence dans cette partie du pays.

Pour célébrer cette journée de lutte contre le VIH SIDA, toutes les couches de la population du Kasaï Oriental se sont donné rendez-vous au club Miba. Preuve qu’elles veulent en finir avec cette maladie qui demeure à ce jour un problème de santé publique et un frein au développement de la province.  Mais déjà, a fait savoir le Médecin coordonnateur provincial du PNLS, des progrès notables ont été réalisés au Kasaï Oriental. Dr Emmanuel MULOWAYI a souligné que le taux de prévalence du Sida a baissé, il est passé de 6,1 % en 2011 à 1,2 en 2014. Il a cependant reconnu la faible couverture des zones de santé en activités de lutte contre le VIH. Tenez su 51 zones de santé, 22 seulement sont intégrées dans la lutte. Le représentant de l’ONU Sida pour les 2 Kasaï a lu le message du secrétaire général de l’ONU adressé au monde entier à l’occasion de cette journée. Le secrétaire exécutif du gouvernement provincial en charge des sports et communication a salué les efforts de l’exécutif dans la lutte contre le sida au Kasaï Oriental. La journée mondiale de lutte contre le sida est célébrée en République Démocratique du Congo sous le thème : zéro nouvelle infection, zéro décès dû au VIH SIDA et zéro discrimination.

Franck MBAMBI, Jeef MUKALA

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La pelouse du stade Bonzola est bien arrivée à Mbuji-Mayi et a été présentée à la population

Présentation de la pelouse synthétique du stade Bonzola

Arrivée samedi dernier à Mbuji-Mayi, la pelouse synthétique du stade KASHALA BONZOLA a été déroulée ce mercredi 3 décembre 2014 devant les officiels et le public de Mbuji-Mayi. Une grande cérémonie était prévue au chantier du stade en présence du Gouverneur de Province, des membres de l’Assemblée provinciale, du gouvernement et des forces vives. Alphonse NGOYI KASANJI remercie chaque congolais ou ami qui a contribué pour ce stade.

Au total 60 rouleaux de gazon vert et 15 rouleaux de gazon blanc ont été réceptionnés. Il s’agit de 2 pelouses synthétiques de la dernière génération dont une sera implantée dans un 2e stade à Mbuji-Mayi. Le stade KASHALA BONZOLA sera inauguré dans le délai c’est-à-dire d’ici le 30 Janvier 2015, pour permettre à l’équipe de Sanga Balende d’y recevoir ses visiteurs de la Ligue des Champions dès la mi-février de la même année.

Vincent NGOYI, Jeef MUKALA.

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03 décembre 2014

Mabi Mulumba : « La RDC a besoin d’une économie de marché pour la production des richesses »

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Le professeur Evariste Mabi Mulumba est d’avis que « la République démocratique du Congo a besoin d’une économie de marché pour la production des richesses et pour permettre à l’Etat de jouer le rôle de régulation et d’orientation des choix économiques ».

« Cette politique permettra de limiter aussi son intervention dans le financement des infrastructures de base et d’accorder aux privés la possibilité d’assurer la production des biens et des services », a soutenu le président de la Commission économique, financière et de la bonne gouvernance (Ecofin) du Sénat, dans un exposé aux ateliers du cinquantenaire du Parti lumumbiste unifié (PALU), vendredi 28 novembre 2014 à Kinshasa.

Au motif que « la lecture de l’histoire économique du pays a démontré les limites de l’Etat entrepreneur », il a soutenu que « le changement politique et une véritable démocratisation ne peuvent garantir une meilleure gestion que si les institutions fonctionnent de façon efficace grâce au principe de responsabilité intégrant les sanctions positive et négative ».

Six défis à relever

Pour s’engager dans le processus d’un développement autogéré, la RDC doit, selon le sénateur Mabi, relever les principaux six défis suivants : gouvernance, intériorisation des principes de responsabilité, lutte contre la corruption, émergence d’une classe d’entrepreneurs nationaux, sécurité alimentaire et industrialisation par le développement de l’agriculture.

« La réussite d’un développement durable de la RDC, après l’atteinte du point d’achèvement de l’initiative PPTE( Pays pauvres très endettés), doit reposer sur des piliers solides : une stabilité politique et une paix sociale des politiques macroéconomiques tournées vers l’exportation, une administration efficace, une épargne intérieure forte et la reconnaissance du rôle des ressources humaines en tant que source essentielle et but ultime du développement », a-t-il insisté.

Afin de ne pas retomber dans les mêmes erreurs, le professeur Mabi Mulumba a rappelé la situation économique de la RDC nationale depuis une soixantaine d’années.

Il a fait observer aux participants aux ateliers du PALU que l’économie congolaise avait « évolué en dents de scie », quoique « marquée au début par des performances qui se sont effondrées à la suite de la mauvaise gestion et de la prédation ».

 

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02 décembre 2014

Vidéo: Francophonie et viol de l'imaginaire africain

Vidéo de Mbelu Babanya Kabudi et Etienne Ngandu

francophonie

No comment!

 

 
 
 
 
 
Etienne Ngandu Bukasa a partagé une vidéo avec vous sur YouTube :
 
 
Jean-Pierre Mbelu: Francophonie et viol de l’imaginaire africain.
 
Jean-Pierre Mbelu, analyste politique congolais commente l'actualité de la semaine.Francophonie et viol de l’imaginaire africain.
 
 

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