12 décembre 2014

IInvitation du groupe épiphanie

Excellence,
Madame, Monsieur,
Cher(ère) Compatriote,
Dans la joie et l’espérance toujours renouvelées  en un Congo nouveau, le « GROUPE  EPIPHANIE » vous souhaite de Joyeuses et Bonnes fêtes de Noël et de Nouvel  an 2015. Et à cette occasion, il vous invite à participer  à deux  événements qu’il organise.
Il s’agit d’abord d’une « Soirée-Débat », organisée le 3 janvier 2015 à 18H00,’ dans la salle COSMOS (rue Dr Meersmans,12 à 1070 Bruxelles), autour de deux interventions : celle de  l abbé José MPUNDU sur les « Martyrs de l’Indépendance et de la Démocratie en RDC : quel combat pour aujourd’hui ? » ,  et celle de  Monsieur Pierre Delmotte sur «  Le Congo- Kinshasa et le Nouvel Ordre Mondial ».
Ensuite, il  y a  la messe célébrée en la fête de l’Epiphanie, le dimanche 4 janvier 2015 à 15H30’), présidée par l’abbé José Mpundu(prêtre de Kinshasa), en l’église Notre Dame de Lourdes (Av. Charles Woeste, 30 bis, à 1090 Bruxelles).
Le « Groupe Epiphanie »vous remercie d’avance pour l’intérêt que vous portez à ses activités et vous souhaite une cordiale bienvenue à ces deux événements.
 
Pour le GROUPE  EPIPHANIE,
Joseph MUAKA (0479/34.15.47)
Alphonse KANYINDA (0472/21.41.02)

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Le président Etienne Tshisekedi reçoit le Secrétaire Général Mavungu à Bruxelles

le président recoit le sg

Le président Etienne Tshisekedi a recu hier dans sa résidence de Bruxelles le Secrétaire Général de l’UDPS Mavungu. Etait aussi présent Félix Tshisekedi, le Secrétaire National aux Relations Extérieures. L’ambiance était conviviale. Images à voir sur kasaidirect.com

L.K.

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08 décembre 2014

«Rafistolage», «kabiliste»: le nouvel exécutif déjà contesté en RDC

rdc-ponyo

 Le Premier ministre congolais Augustin Matata Ponyo a été reconduit à son poste, à la tête d’un nouveau gouvernement déjà contesté dans sa composition. AFP/Junior D. Kannah

Le président Joseph Kabila a finalement nommé, dans la nuit de dimanche à lundi, un nouveau gouvernement, dit de cohésion nationale, comme promis à l’issue des concertations nationales d’octobre 2013. Mais sa composition est d’ores et déjà dénoncée par l’opposition. A lire sur www.kasaidirect.com

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Le gouvernement de “cohésion nationale”: Les gros poissons n’ont pas mordu à l’hamecon!

kabila

Le fameux gouvernement tant attendu depuis plus d’une année et dit de cohésion nationale a été publié hier soir. ET le sunami  n’est pas tombé sur le Congo comme les Kabilistes espéraient.  Aucun gros poisson de l’opposition n’a mordu à l'hameçon tendu par Kabila. Le gouvernement “Matata III” tel que publié ne surprend personne et n’a rien d’union nationale.  L’attente de Kabila et les négociations pour rallier les ténors de l’opposition ont totalement échoué. A lire sur www.kasaidirect.com

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07 décembre 2014

Encore des morts des innocents à Beni. Kabila doit partir!

tuerie à beni

Il y a eu encore des morts des innocents à Beni, dans le Nord-Kivu. La société civile parle de trente-deux morts pendant que le gouvernement minimise en parlant d'une dizaine, selon radio okapi. De nouveau, nous nous attendons à ce que le ministre de l'intérieur passe à la télévision pour manifester sa fausse émotion et promettre de poursuivre les assaillants jusque dans leur moindre retranchement pour que justice soit faite. Mais sur terrain, aucune disposition n'est prise pour protéger les habitants de Beni et leurs biens.

Une situation similaire s'est produite au Kenya au début de ce mois. Les islamistes shebabs ont massacré trente-six travailleurs non musulmans pour n'avoir pas su réciter le coran. La réaction du président ne s'est pas faite attendre. Le ministre de l'intérieur et le chef de la police  ont été immédiatement limogés et des dispositions adéquates prises pour combattre l'ennemi.  Ce qui se passe au Congo de Lumumba est tout simplement inconcevable. Kabila et ses thuriféraires sont complices des massacres récurrents et du chaos au Nord-Kivu, le but poursuivi étant de créer un climat d'insécurité et de psychose au sein de la population pour qu'elle abandonne ce territoire aux assaillants. A voir le modus operandi et le manque de réaction de Kinshasa, nous sommes en train d'assister à un plan savamment préparé qui est dans sa phase de réalisation avec la complicité de Kabila.

Le gouvernement pointe du doigt les Adf, rebelles ougandais comme responsables de ces massacres, selon sa version officielle. Mais tout laisse croire qu'il s'agit d'une nouvelle tactique des mêmes commanditaires des guerres, ceux-là qui avaient créé les AFDL, RCD, CNDP et M23. Ils cherchent, par tous les moyens, à obtenir ce qu'ils n'ont pas pu avoir par voie de guerres ouvertes: la balkanisation de la RDC.

La paix à l'Est de la RDC passe absolument par le départ de Kabila.

Lumbamba Kanyiki

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RDC: nouveau massacre à Beni

 

Photos du Rond Point de Beni

La ville de Beni au Nord-Kivu. Radio Okapi/Ph.Martial Papy Mukeba.

Un nouveau massacre des civils a été perpétré par des hommes armés dans la nuit de samedi à dimanche 7 décembre à Manzanzaba, Ahili et Mulobya dans le territoire de Beni (Nord-Kivu). La société civile locale, qui livre cette information, avance un bilan provisoire des trente-deux morts dans ces villages situés à une cinquantaine de kilomètres au nord-est de Beni Ville. De leur côté, des sources officielles parlent d’une dizaine des morts.

C’est aux environs de 20heures locales, samedi, que les hommes armés ont fait incursion à Manzanzaba, Ahili et Mulobya. Selon des sources locales, arrivés à Manzanzaba, ces assaillants ont  attaqué les habitants, tuant dix-sept personnes dont le chef de village et toute sa famille.

D’après les mêmes sources, ces hommes se sont ensuite dirigés vers le village voisin d’Ahili. Sur place, ils ont abattu à la machette treize personnes.

Ces hommes armés  ont également fait incursion dans le village de Mulobya où ils ont égorgé deux autres personnes. La société civile du territoire de Beni fait donc un décompte de trente-deux personnes, dont des femmes et enfants, tuées au cours de la même nuit.

Le président de cette structure citoyenne, Teddy Teddy Kataliko, précise qu’il s’agit d’un bilan provisoire. Des sources officielles parlent de leur côté d’une dizaine de morts.

La société civile décrète à partir de lundi deux journées de deuil sur toute l’étendue du territoire de Beni. Elle appelle à la solidarité internationale pour mettre fin à ces massacres à répétition dans la zone de l’Est de la RDC. Des massacres qui sont souvent attribués à des présumés rebelles ougandais des ADF.

radiookapi.net

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06 décembre 2014

Tshisekedi invite Köbler à convoquer le Dialogue politique

leader

Etienne Tshisekedi, président national de l’UDPS (Union pour la Démocratie et le Progrès Social) est fort inquiet de la crise de légitimité persistante au sommet de l’Etat, à la suite des élections législatives et présidentielle controversées de novembre 2011. En séjour médical à Bruxelles (Belgique) depuis le mois d’août, il vient d’instruire Bruno Mavungu, Secrétaire général de son parti, de prendre contact avec Martin Köbler, Représentant Spécial du Secrétaire général des Nations Unies en République Démocratique du Congo, afin de l’inviter à convoquer, d’urgence, un Dialogue politique transparent et inclusif entre la Majorité Présidentielle, l’Opposition, la Société Civile, les groupes armés et la diaspora.

C’est ce que révèle le numéro 2 de l’UDPS dans une déclaration politique signée de sa main et datée du 04 décembre 2014, dont une copie a été déposée à notre rédaction. Selon ce parti, ce Dialogue politique s’avère capital car le pays court un grand danger d’implosion, à cause de la grave fracture existante entre les masses populaires et des animateurs des institutions mal élus dans les urnes, mais aussi de l’insécurité récurrente au Nord, à l’Est et au Sud du pays, de la misère qui accable la majorité des citoyens, des violations permanentes des droits de la personne humaine, du pillage des ressources national, de l’érection de la corruption en système de gestion des affaires publiques, de la confiscations des libertés individuelles, etc.

L’UDPS rappelle que le Dialogue politique découle d’une recommandation de la Communauté internationale, consignée dans l’Accord-cadre d’Addis-Abeba (24 février 2013) et la Résolution 2098 du Conseil de Sécurité des Nations Unies du 28 mars 2013 (point 14 b).  Ce parti souligne que « plus temps passe pour convoquer ce Dialogue, plus la tension monte, avec risque d’embrasement dans un pays où la misère toujours grandissante ainsi que la conviction de n’avoir pas élu des dirigeants actuels » peuvent provoquer une situation aux conséquences incalculables.
Il est précisé qu’Etienne Tshisekedi, apôtre de la non-violence et de la paix, mû par l’amour du Congo et de son peuple, compte sur la bonne compréhension de Martin Köbler pour aider les Congolais à se mettre ensemble pour sauver leur patrie en péril.
Kimp

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Francophonie, souveraineté nationale et ‘’nouvelle géographie’’

    

« Ils nous dominent plus par l’ignorance que par la force » S. BOLIVAR
 
Il aurait été souhaitable que les applaudisseurs de François Hollande à la rencontre francophone de Dakar lisent ‘’le rapport Attali’’. Dans un texte de plus de quatre-vingt pages, Jacques Attali, sur la demande de François Hollande,  a mené une étude sur les opportunités que la francophonie pourrait offrir à l’économie française. Ce faisant, il achève sous le gouvernement Hollande une mission qui lui avait déjà été confiée par le ministre de l’Economie et des Finances sous Sarkozy en énonçant les traits caractéristiques de  ‘’la nouvelle géographie’’, ‘’les nouveaux critères d’appartenance identitaire’’.
 
 
Il est devenu presqu’instinctif chez plusieurs politiciens africains et congolais d’être des relais automatiques des discours tenus par les présidents de certains pays de ‘’la communauté occidentale’’ sans en questionner les tenants et les aboutissants et dans l’ignorance totale (par action ou par omission) de l’histoire.  Ces politiciens ont répercuté et avalisé les propos de François Hollande sur le respect des mandats constitutionnels à la dernière rencontre de la Francophonie à Dakar  sans se poser une seule fois  des questions sur la finalité de ce forum pour le devenir collectif africain.  Auraient-ils pu s’abstenir s’ils avaient lu ‘’le rapport Attali’’ en se rendant compte que la Francophonie est conçu comme un instrument de ‘’la croissance économique française’’ ?
En effet, dans la lettre de mission datée du 17 avril 2014 et adressée à Jacques Attali par François Hollande, ce dernier note ceci : « Je suis convaincu que la Francophonie constitue une opportunité majeure pour l’économie française et ses entreprises. Le moment est venu de bâtir un véritable partenariat économique entre les pays francophones. »  Cette lettre indique que  Jacques Attali poursuit la mission qui lui avait été confiée par le ministre de l’Economie et des Finances du précédent gouvernement (Sarkozy).
Quelle en est la finalité ?  Jacques Attali doit proposer ‘’des actions concrètes au service d’une stratégie francophone économique’’. Il s’exécute en formulant, dans un texte de plus de 80 pages, 50 propositions à mettre en pratique.  C’est de bonne guerre, pourrait-on dire ! Il serait naïf de croire que l’espace francophone a été créé pour les beaux yeux des partenaires de la France ayant en partage la langue française.Mais là où le bât blesse, c’est quand, lisant les premières phrases de la synthèse du ‘’rapport Attali’’, nous nous rendons compte que la francophonie pourrait participer du mouvement global de détricotage des souverainetés nationales. Voici ce qui est écrit : « Le potentiel  économique de la francophonie est énorme et insuffisamment exploité par la France. L’effacement progressif des frontières nationales impose d’autres critères d’appartenance identitaire : la langue et la culture constituent la nouvelle géographie. »  (Conséquemment, le français et la culture française doivent devenir ‘’les véhicules’’ de cette  ‘’nouvelle géographie’’. Elles devront être enseignées dans les pays francophones de la maternelle à l’université.) Or, cette ‘’nouvelle géographie’’ est dictée par le marché global autorégulé.
Donc, la francophonie est une des stratégies auxquelles recourent les partisans du marché global pour détricoter les souverainetés nationales.  La démocratie et les droits de l’homme en sont exclus. (En tout cas, à moins d’une méprise de notre pays, la lecture de ce rapport nous révèle que  Jacques Attali n’y fait pas explicitement allusion.) Dans ce contexte, le discours  tenu par François Hollande sur le respect des mandats constitutionnels ne devrait pas être destiné aux ‘’démocrates africains’’, mais aux partisans de la concurrence libre et non-faussé du marché africain. ‘’Les démocrates africains’’ sont avertis. Leur lutte pour une Afrique souveraine constituée des pays respectueux de leur souveraineté nationale risque d’être compromise et cela pour longtemps.
La francophonie comme stratégie économique de ‘’la nouvelle géographie’’ pourrait appuyer ‘’la guerre perpétuelle’’ menée par le 1% des oligarques du marché contre l’avènement d’un monde multiculturel  et pluripolaire comme lieu du devenir collectif de l’humain dialoguant au  profit de l’hégémonie culturelle occidentale.
Il y a, en effet, une ‘’guerre perpétuelle’’ menée contre la souveraineté des nations. L’UE à laquelle appartient la France de François Hollande en est de plus en plus une illustration. Le plan Marshall qui l’a façonnée depuis la fin de la deuxième guerre mondiale y a beaucoup contribué. Le Traité de Partenariat Transatlantique  pourrait parachever cette œuvre entreprise il y a plus de cinq décennies. La guerre menée contre ‘’le terrorisme’’ en Afrique et l’implantation de l’Africom dans certains pays africains seraient des signes avant-coureurs de la lente et sûre transformation de ce continent-mère en un simple marché autorégulé.
Les applaudisseurs des ‘’maîtres de la francophonie’’ devraient apprendre à suffisamment se méfier des discours officiels.  Pour rappel, l’homme à qui les gouvernements sarkozy et hollande ont demandé un rapport sur la francophonie est l’un des rares français à avoir dit : « L’Afrique est notre avenir. »  C’est-à-dire que pour Jacques Attali et les siens, ‘’l’Afrique est l’avenir de la France’’ (d’en haut) !  Si les Africains, dans leur immense majorité, se contentent d’applaudir ‘’les maîtres de la francophonie’’ sans se réapproprier l’initiative historique de leur continent dans la grande ouverture aux autres (tout en restant eux-mêmes), ils n’auront pas grand-chose à transmettre aux générations  futures.
L’usage par les Africains du français comme langue de communication et d’échange ne devrait pas servir de prétexte aux partisans de l’hégémonie culturelle occidentale pour les déposséder de leurs cultures et traditions multiséculaires. Même si, en dernière analyse, c’est aux Africains (avertis ?) qu’il appartient de lutter contre toute forme d’aliénation, de colonisation et/ou de re-colonisation mentale. Il leur appartient de créer des lieux de lutte contre ‘’le viol de l’imaginaire’’ et travailler à l’avènement d’un imaginaire africain alternatif démonétisant la matrice organisationnelle néolibérale de la francophonie. La lutte est âpre.
 
Mbelu Babanya Kabudi

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04 décembre 2014

Vuemba boycottera le congrès de Kabila

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(KINSHASA)- Le président du Mouvement du peuple congolais pour la république, Jean Claude Vuemba boudera le congrès de Kabila annoncé pour la semaine prochaine. L’opposant précise que le chef de la majorité au pouvoir ne mérite pas d’être considéré de lors qu’il empêche l’opposition de s’organiser et veut entrainer le pays dans le chaos en voulant violer l’ordre constitutionnel. M. Kabila ne respecte pas la constitution parce que depuis six ans, il n’a jamais entamé la mise en place des nouvelles provinces et a toujours piétiné la rétrocession aux provinces, a-t-il dit. L’élu de Kasangulu ne voit comment l’opposition peut participer au congrès alors que le président Kabila empiète sur les règles démocratiques. ‘‘ Depuis trois ans, on attend en vain l’élection du porte-parole de l’opposition mais Minaku et Kengo bloquent la machine pour qu’il n’y ait pas de répondant à M.Kabila’’, a déploré Vuemba.

Aujourd’hui, ajoute-t-il, Beni connait des tueries et M.Kabila ne propose aucune solution. Comment pouvons nous l’écouter parce qu’il n’a plus d’autres alternatives, a rappelé l’opposant. Selon lui, le peuple congolais attend de lui deux choses : annoncer qu’il ne va plus revisiter la constitution et qu’il ne briguera plus un troisième mandat. Le leader du Mpcr ne s’explique pas pourquoi le président Kabila aime se faire rappeler à l’ordre par les ténors des grandes démocraties chaque fois qu’il participe à un grand sommet, au lieu de persister dans le mal. Déjà, le mot d’ordre est donné à l’opposition parlementaire. Il ne sera pas question de faire le lit à celui qui veut s’éterniser au pouvoir. Seuls les affamés politiques peuvent prendre part au congrès pour espérer être fixé sur le gouvernement de désunion nationale, a tranché l’élu de Kasangulu.

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En choisissant de s’en aller en 2017 : La décision de Paul Kagame doit inspirer ses homologues fin mandat

L’onde de choc provoqué par les événements survenus le 30 octobre dernier au Burkina Faso continue à produire des effets pour le moins inattendus sur le Continent africain.
C’est le cas de le dire présentement du Rwanda, voisin immédiat à Est de la République Démocratique du Congo, où le président Paul Kagame vient de réunir Ies sommités de son régime dictatorial à travers le Conseil exécutif national de son parti, le Front Patriotique Rwandais (FPRL), au pouvoir depuis le renversement du président Juvénal Habyarimana en avril 1994, pour leur parler de son intention de ne pas briguer un troisième mandat à la tête du pays en 2017!
« Je n’ai pas besoin d’un autre mandat …

D’après l’Agence France Presse, qui a eu la primeur d’annoncer cette nouvelle au monde le dimanche 30 novembre dernier, le maître absolu du Rwanda après Dieu s’était exprimé en ces termes pour la circonstance: “Je n’ai pas besoin et ce dont vous avez besoin, c’est la continuité dans le développement “ !

Mais quelle idée-force se trouve-t-elle derrière cette volonté d’abandonner le pouvoir exprimée par Paul Kagame, au lendemain des événements du Burkina Faso et du vacarme effrayant qui se s’est élevé le week-end dernier à travers le monde suite aux déclarations faites par de nombreuses délégations lors du XVème Sommet de la Francophonie, sur la problématique des Chefs d’Etat à vie? En parlant de continuité dans le développement au Rwanda, le Chef de l’Etat rwandais, qui incarne la puissance politique minoritaire dominante “ Tutsi “, sous-entend qu’il a besoin immédiatement d’un dauphin formé sous le harnais de cette puissance pour lui succéder, en pensant et agissant comme lui?

Or, le Front patriotique rwandais (FPR), qui dirige le Rwanda à l’heure actuelle, est constitué exclusivement- des citoyens appartenant à l’ethnie minoritaire Tutsi.
On peut donc imaginer sans peine par quel mécanisme la succession de Paul Kagame devrait être assurée sans passer par un scrutin libre, transparent et véritablement démocratique, que les Tutsi n’auraient aucune chance de gagner !

Un front commun de l’opposition

En appréhendant la question extrêmement sensible de son départ de la tête du pays, Kagame a invité les dignitaires de son régime à y réfléchir, sans faire allusion (ne fut-ce qu’une fois), à des élections destinées à départager objectivement Tutsi et Hutu.
Mais il ne faut pas oublier que les événements survenus récemment au Burkina Faso et ailleurs seuls ne pouvaient pas pousser le maître absolu du pays de mille collines a décider de sitôt de son départ, après 20 ans de pouvoir sans partage !
En effet, depuis un certain temps, les grandes puissances du monde, qui portaient le régime politique de Kigali à bras le corps, ont commencé à changer leur attitude et de comportement à l’endroit de celui-ci pour privilégier la démocratie participative impliquant toutes les composantes socioculturelles du pays.
Au-delà de ce retournement inattendu de situation au sein de grandes puissances du monde, – a aussi la formation d’ure forte opposition, agissant à l’intérieur comme à l’extérieur du Rwanda, et intégrant pour la première fois après la mort de Habyarimana des Rwandais de toutes les ethnies (Hutu, Tutsi et Twa), dans le cadre d’un front politique commun contre la division du peuple et contre la dictature ! A qui le tour après Paul Kagame?
KAMBALE MUTOGHERWA

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