15 avril 2015

Face aux députés, Boshab plus jongleur que convaincant

boshab

Epaulé par le ministre de la Jusice, le vice-premier ministre et ministre de l’Intérieur parle d’une tombe commune au lieu d’une fosse commune qui, de son avis, suppose des massacres et exécutions sommaires

Sur invitation du bureau de l’Assemblée nationale, le vice-premier ministre et ministre de l’Intérieur s’est présenté hier lundi 13 avril à la Chambre basse du parlement pour éclairer la lanterne des députés nationaux sur l’existence d’une fosse commune au cimetière de Fula Fula à Maluku, une commune de la ville de Kinshasa.

Evariste Boshab a rappelé que, dans une lettre datée du 24 mars dernier, la Division des droits de l’homme près les Nations Unies a exprimé des inquiétudes sur l’existence d’une fosse commune dans cette partie de la capitale congolaise.

En réaction à cette correspondance, le ministre de la Justice a ouvert une enquête judiciaire, tandis qu’Evariste Boshab lui-même a ouvert une enquête administrative dont il a communiqué les résultats le 3 avril dernier aux représentants de la Division des droits de l’homme près les Nations Unies, des ONG de défense des droits de l’homme et de la presse tant nationale qu’internationale.

A en croire ce membre du gouvernement de la République, ces résultats démontrent que la suspicion des tueries des Congolais est fausse et qu’il y a plutôt » une tombe commune par inhumation collective » des corps des personnes mortes de mort naturelle.

Cette inhumation collective a été opérée la nuit du 19 mars et concerne 421 corps humains, parmi lesquels 300 mort-nés et nouveau-nés, 23 corps non réclamés des personnes identifiées dont les familles ont déclaré ne pas avoir de moyens d’inhumation, etc.

Elle a été opérée suite à la requête de la morgue générale de Kinshasa qui avait demandé à l’autorité compétente de disponibiliser un espace pour être désengorgée, tenant compte de sa capacité d’accueil.

Encore 178 corps à inhumer

Ensuite, le vice-premier ministre et ministre de l’Intérieur a déploré l’obsolescence des textes légaux régissant le droit funéraire congolais, ajoutant que les funérailles en RD Congo doivent être légiférées, dans un contexte où les frais funéraires sont onéreux.

Et de conclure : » L’inhumation collective de Maluku n’est pas la première du genre, ni la dernière car 178 autres corps abandonnés à la morgue générale de Kinshasa attendent d’être inhumés. «

Dans le même ordre d’idées, le ministre de la Justice a appuyé l’existence d’une tombe commune et l’existence de la carte de toutes les tombes communes de la ville de Kinshasa.

Un refus injustifié

De son avis, l’inhumation collective de Maluku a été opérée la nuit pour éviter les attaques perpétrées jadis par les populations environnantes des sites choisis contre les agents des services compétents et non pour cacher la vérité ; la règlementation en la matière a été respectée.

Le ministre Alexis Tambwe Mwamba a également indiqué que tous les témoins amenés sur le site de Maluku n’ont pas senti l’odeur, ni vu les mouches au-dessus de la tombe commune, contrairement à certaines rumeurs.

Il a ordonné au procureur général de la République d’ouvrir une enquête judiciaire sur ce dossier, souhaitant voir le législateur étudier la possibilité d’incinérer les corps humains abandonnés.

Alexis Tambwe Mwamba a reconnu la mort d’un des compagnons d’Eddy Kapend survenu au lieu de sa détention et dont le corps a été retrouvé dans le site de Fula Fula à Maluku.

Ce corps a été remis à la famille de l’illustre disparu et les résultats de l’autopsie sont attendus, afin de connaitre la cause réelle de ce décès.

Un député national a proposé de surseoir le débat et d’attendre les résultats de l’enquête ouverte par le procureur général de la République. Un autre a fustigé le refus par le gouvernement de la République d’une somme de 1 million 500 mille euros proposée à l’exécutif national par les Nations Unies pour mener à bon port les enquêtes.

Selon cet élu du peuple, ce refus n’est pas justifié dans un pays où le budget de l’Etat est en grande partie financé par la communauté internationale.

Par Marcel Tshishiku

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14 avril 2015

Les 4 vérités de Kyungu à la Majorité Présidentielle: « c’est de la crasse », « ce sont des hypocrites »

Gabriel-Kyungu

« Je ne suis pas Kabiliste » a répondu Gabriel Kyungu Wa Kumwanza à une question, plus que tendancieuse, lui posée par Jean-Marie Kasamba, un journaliste systématiquement aligné sur le pouvoir. « Baba wa Katanga» a nuancé en disant « qu’il est dans la mouvance Kabikiste », c’est-à-dire membre de la famille politique du chef de l’Etat et pas Kabiliste (Majorité présidentielle, MP en sigle). Kyungu a sorti une autre phrase choc : « aucun homme ne me fait peur ». Avant d’ajouter « j’ai peur d’avoir peur ». Et sur la même lancée, il clôt en disant « qu’il n’a peur que de Dieu ». Comme pour assumer ses propos, il a redit qu’il était opposé au découpage territorial pourtant appuyé par le président de la République. Il a promis de sortir les 1 millions de signatures déjà récoltées par lui pour faire échec au démembrement du Katanga. Mais dit-il, le moment n’est pas propice pour le faire vu l’état
d’esprit actuel. Rendez-vous dans 2 ans a-t-il promis. Il a aussi critiqué le non-respect par le gouvernement central de la rétrocession. Il est aussi revenu dans ce face-à-face avec Kasamba, sur les résolutions du congrès de son parti, Unafec, qui va présenter des candidats à tous les niveaux. Kyungu s’est dit surpris par l’ampleur qu’a prise cette affaire. Pourquoi fait-elle autant des vagues s’est-il interrogé ? Il s’est réjoui d’avoir donné des insomnies et des migraines aux membres de la MP. Une famille politique, déclare-t-il, truffée d’hypocrites. Il a même utilisé un mot plus fort pour qualifier la Majorité présidentielle. « C’est de la crasse » dit-il. Fustigeant par la même occasion leur contribution dans leur réélection de Joseph Kabila en 2011. Contrairement à lui et à Moïse Katumbi, qui y ont largement contribué à leur propre frais, les plus bavards de Kinshasa, n’ont été presque d’aucune
utilité dans cette réélection mais curieusement parlent beaucoup. Sur ces relations avec Katumbi, Kyungu les a louées. En les comparant d’avec celles qu’il avait entretenues avec Etienne Tshisekedi dans les 80 et 90 et Ngunz Karl Bond. C’est vraiment quelqu’un qui a vu des montagnes et qui n’est nullement impressionné par les vallées dit une sagesse swahili qu’il a récemment employée dans une des réunions de la MP. Mais par les enquêtes et autres investigations au Katanga, Kyungu dit ne rien avoir à craindre car d’ailleurs précise-t-il il n’a aucune entreprise minière.

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Maluku : l’UDPS saisit la justice belge

Bruno_Mavungu

Le parti d’Etienne Tshisekedi exige, comme d’autres formations politiques et Ongdh, la mise en place d’une commission d’enquête indépendante pour faire la lumière sur cette découverte de la fosse commune de Maluku où 425 personnes ont été enterrées en clandestinité.

L’Union pour la Démocratie et le progrès social (Udps), par l’entremise de son leader charismatique Etienne Tshisekedi wa Mulumba, a déposé une plainte devant les instances judiciaires belges contre les autorités congolaises qu’elle accuse d’être auteurs de la fosse commune de Maluku.

Comme d’autres formations politiques et Ongdh, l’Udps exige la mise sur pied d’une commission d’enquête indépendante en vue d’établir la vérité sur ce charnier où 425 personnes ont été enterrées en clandestinité.

Ce parti estime que parmi les 425 personnes trouvées dans la fosse commune de Maluku, figurent des combattants de l’Udps. D’où la motivation de cette formation politique de porter plainte devant les instances judiciaires belges afin que les auteurs de ce crime répondent de leurs actes.
« C’est la commission d’enquête indépendante composée des experts de la Monusco et des Ongdh comme Amnesty International, Asadho; Human Rights Wacth … qui va nous déterminer les identités, sexes, l’âge… des victimes de la fosse commune de Maluku », tance Me Bruno Mavungu.
Alors, un rassemblement est prévu le samedi 18 avril courant où l’Udps appelle tous le Congolais à se mobiliser au siège du parti à Limete afin de rendre un vibrant hommage aux victimes découvertes dans la fosse commune de Makulu.

«Tout peuple congolais doit s’unir et se mobiliser comme un seul homme pour rendre hommage à ces compatriotes mais aussi exiger que toute la vérité soit connue et que les auteurs de ces crimes subissent la rigueur de la loi », a déclaré Me Bruno Mavungu, secrétaire général de l’Udps.
« Le peuple congolais tout entier est plié de répondre à l’appel de son leader charismatique, Etienne Tshisekedi, de se mobiliser pour dénoncer cette industrie de la mort qui est la seule florissante du régime en place », poursuit-il.

En signe de protestation contre cette découverte, l’Udps attend organiser, le vendredi 24 avril 2015, une grande marche de colère pour dénoncer ce qu’elle qualifie de crime et exiger la mise sur pied d’une commission d’enquête indépendante pour faire la lumière sur la fosse commune de Maluku. Cette marche partira de la place rond-point Victoire jusqu’à la commune de la Gombe où les manifestants déposeront un mémorandum auprès du Représentant du Secrétaire général des Nations Unies en République démocratique du Congo, Martin Kobler, pour exiger toute la lumière sur cette horreur.

En effet, le 24 avril est une date symbolique pour la République démocratique du Congo avec l’ouverture démocratique. Faisant la lecture de 25 ans de cet évènement politico-historique, l’Udps se dit déçue par le recul du ‘processus démocratique. Recul caractérisé par les violations massives des droits de l’homme. Le moment tombe mal avec la découverte de la fosse commune de Maluku.

Un ministre de Kimbuta dans la sellette

Indignée et horrifiée par la découverte macabre de la fosse commune de Maluku, l’Udps a, dans sa déclaration du 6 avril courant, posé plusieurs questions sur l’identité complète des victimes. Mais le parti cher au Sphinx de Limete met sous la sellette un ministre provincial de la ville de Kinshasa, Robert Luzolanu pour ne pas le citer, qui, au cours d’une conférence de presse, a avoué qu’il y a existence d’autres fosses communes dans lesquelles ont été inhumées, dans des conditions bizarres, plus de 524 autres personnes en 2014, respectivement 83 personnes le 2 avril, 343 le 10 juin et 98 le 21 décembre.

« Nous nous souvenons que jusqu’à ce jour, le corps de Fidèle Bazana n’a jamais été retrouvé, que nous n’avons pas de nouvelles des compatriotes disparus à l’occasion des élections de 2011 ou d’autres manifestations publiques pacifiques. Il ya lieu de dire qu’il y a, dans ce pays, beaucoup d’autres fosses communes. Qu’a-t-on fait des corps des adeptes de Bundu Dia Kongo ? Que sont devenus les officiers de l’Equateur enlevés du Camp Tshiatshi ? », s’interroge le Sg de l’Udps.

Me Bruno Mavungu exige une commission d’enquête internationale indépendante pour éclairer la lanterne de l’opinion sur la vérité à propos de toutes les fosses communes avouées par le ministre provincial, Robert Lualanu.

Barbarie du régime

Me Bruno Mavungu a déploré la barbarie et brutalité du régime en place par le fait que le vice-président de la Ligue des jeunes de l’Udps, David Mukeba, a essuyé des coups de balles samedi dernier après son intronisation alors qu’il revenait de Binza-Delvaux, commune de Ngaliema.

D’après le Sg de l’Udps des personnes en armes ont intercepté le vice-président de la Ligue des jeunes de l’Udps dans sa voiture et lui ont dit clairement qu’ils ont pour mission de l’abattre. Chose faite, ces hommes ont logé des balles à David Mukeba qui se trouve depuis le samedi soir aux cliniques Ngaliema pour des soins appropriés.
Le cas David Mukeba donne encore de la matière à l’Udps pour dénoncer le climat de terreur instauré par le régime finissant de Kinshasa.

Par GODE KALONJI MUKENDI

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Remise officielle des écoles construites dans le cadre du PRRIS

 


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Le Ministre national de l’Enseignement Primaire, Secondaire et de l’Initiation à la Citoyenneté(EPSIC), Maker Mwangu Famba, a séjourné depuis samedi 11 avril 2015, à Kananga. Accompagné d’une forte délégation composée des Responsables du Secteur de l’enseignement, ceux de Caritas Congo. Le Numéro 1 de l’EPSIC était à Kananga pour la remise officielle des écoles construites dans le cadre du Projet de Reconstruction et de Réhabilitation des Infrastructures Scolaires (PRRIS).

La cérémonie de cette remise officielle des écoles a eu lieu, le dimanche 12 avril 2015, à Kambote, localité située à l’Est de la ville de Kananga, dans la commune de Lukonga, non loin de l’Université Notre Dame du Kasayi. Plusieurs personnalités, notamment le Gouverneur de Province, les Membres du Bureau de l’Assemblée provinciale, les Membres du Gouvernement provincial, les opérateurs pédagogiques de la province éducationnelle du Kasaï Occidental 1, les responsables des Agences d’Exécution locales, ainsi que la population de Kambote, se sont donné rendez-vous dans la cour de l’école primaire Mpokolo, site choisi symboliquement pour cette cérémonie de remise officielle des écoles du projet PRRIS, à la province du Kasaï Occidental.

Le Directeur Provincial de l’EPSP Kasaï Occidental 1, Nestor Ntumba Ndaye, dans son mot de bienvenue, a remercié les autorités nationales et provinciales pour avoir doté la province des écoles viables.  Dans son discours, monsieur Maker MWANGU FAMBA, Ministre de l’EPSP, a démontré la pertinence du Projet de Reconstruction et de Réhabilitation des Infrastructures Scolaires en ce que les Etats qui ont pu sortir de la destruction et bâtir rapidement une économie prospère ne se sont pas basés sur l’importation des technologies, mais se sont plutôt focalisés sur l’éducation, l’organisation et la discipline de l’ensemble de la population. L’éducation est donc le socle du développement de la RDC.

Site du Kasai Occidental/Kasai Direct


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Marche de colère de l’Udps pour dénoncer le charnier de Maluku

jeunes udps

(KINSHASA)- Le parti d’Etienne Tshisekedi projette une marche de colère le vendredi 24 avril prochain pour dénoncer ce crime et exiger la mise sur pied d’une commission d’enquête internationale indépendante devant faire toute la lumière sur le charnier de Maluku. ‘‘Le peuple congolais tout entier est prié de répondre à l’appel de son leader Etienne Tshisekedi de se mobiliser pour dénoncer cette industrie de la mort du régime vomi de Monsieur Joseph Kabila’’, peut-on lire dans le communiqué de la présidence du parti. Le secrétaire général de l’Udps, Bruno Mavungu a indiqué que son parti appelle le peuple congolais à s’unir comme un seul homme pour rendre hommage à ces compatriotes. A l’Udps, on exige que les auteurs de cet acte soient sévèrement punis. Le parti de Tshisekedi s’interroge si parmi les morts, il n’y a pas les corps de membres de Bundu dia Kongo, des officiers de l’équateur enlevés au camp Tshatshi ou des jeunes de l’opération Likofi. ‘‘Mais déjà, les langues se délient pour parler des compatriotes refoulés de Brazzaville et qui auraient été soustraits de leurs familles et dont on est sans nouvelle depuis’’, a ajouté Mavungu. L’Udps remonte deux ou trois ans avant pour demander où se trouvent les corps de Fidel Bazana et d’Armand Tungulu. Les militants organisent déjà ce samedi un rassemblement le samedi 18 avril à 13h00.

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DCMP-Sanga Balende : Ngoyi Kasanji condamne les incidents

 
Le président de Sanga Balende et gouverneur du Kasaï-Oriental, Alphonse Ngoyi Kasanji le 18/09/2012 à Mbuji Mayi au Kasaï-Oriental. Radio Okapi/ Ph. John BompengoLe président de Sanga Balende et gouverneur du Kasaï-Oriental, Alphonse Ngoyi Kasanji le 18/09/2012 à Mbuji Mayi au Kasaï-Oriental. Radio Okapi/ Ph. John Bompengo

Le président de Sa Majesté Sanga Balende, Ngoyi Kasanji, condamne les actes « inciviques » qui ont émaillé le match DCMP-Sanga Balende qui s’est joué dimanche 12 avril au stade Tata Raphaël. Cette rencontre a été interrompue à la 83e minute, alors que les « rouge et or » menaient au score par un but à zéro.

« Nous déplorons ces choses et je crois que les dirigeants de la Ligue nationale de football prendront des mesures pour mettre fin aux mesures inciviques qui ne cessent de se repeter », a affirmé le président de Sanga Balende, au cours d’une conférence de presse qu’il a animée en début d’après-midi.

Il pense que des alliances peuvent se faire entre les clubs mais ne soutient pas des jets des projectiles sur l’aire de jeu.

Pour Ngoyi Kasanji, ce sont des fanatiques de DCMP qui se dirigeaient vers ses membres pour les agresser physiquement et indique qu’ils ont eu la vie sauve « grâce à l’intervention de la police ».

Ngoyi Kasanji a rappelé DCMP avait battu son équipe (1-0) il y a trois ans et le résultat a été accepté sportivement.

« Si on a pas joué la coupe d’Afrique, c’était à cause de cette défaite. Et à la fin du match, l’équipe est venue chez moi et j’ai sorti l’argent que j’ai remis aux joueurs », a déclaré le gouverneur du Kasaï-Oriental et président de Sanga Balende.

Ngoyi Kasanji propose que des mesures soient prises pour le prochain match que son équipe va livrer dans le cadre des 8e de finales aller de la Ligue des champions contre Al Ahly du Soudan au stade Tata Raphaël, match qui se joue ce week-end.

« La tentative est de déranger le match de la Ligue des champions. J’ai entendu ses propos là. Je lance un appel aux autorités politique et administrative de la ville de Kinshasa pour sécuriser les équipes », a poursuivi le président de Sanga Balende.

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13 avril 2015

RDC : bientôt un (nouvel) "enterrement groupé" de cadavres conservés à la morgue de Kinshasa

Le cimetière de Maluku où 421 corps ont été inhumés le 19 mars 2015 dans la nuit. Le cimetière de Maluku où 421 corps ont été inhumés le 19 mars 2015 dans la nuit. © Federico Scoppa/AFP

Pour éviter une nouvelle polémique après celle qui a suivi la découverte d'une fosse commune à Maluku, dans la banlieue de Kinshasa, les autorités congolaises ont annoncé lundi qu'elles procéderaient bientôt à un enterrement groupé de cadavres conservés dans la morgue de la capitale.

Alors que les zones d'ombre persistent après la découverte d'une fosse commune à Maluku, dans la banlieue nord-est de Kinshasa, les autorités congolaises ont annoncé, le 13 avril, l'imminence d'un nouvel "enterrement groupé". Les corps qui restent entreposés dans la morgue centrale de la capitale – 168 cadavres à la date du 11 avril – seraient "enterrés peut-être dans sept jours, peut-être dans dix jours, peut-être dans deux semaines", a indiqué Alexis Thambwe Mwamba, ministre de la Justice, rappelant que les enterrements collectifs se font "régulièrement" à Kinshasa.

Devant plusieurs ambassadeurs étrangers et responsables congolais, le ministre est également revenu sur l'affaire de la fosse commune de Maluku. "Je ne parlerai pas de fosse commune parce que 'fosse commune' suppose exécution, massacre, charnier. J'utiliserai le terme de tombe commune", a-t-il insisté.

"Ce sont des gens qui ont été enterrés, et on les a enterrés conformément à la règlementation qui date de l'époque coloniale" belge, a ajouté Alexis Thambwe Mwamba, invitant les ambassadeurs et la presse à visiter la morgue générale de Kinshasa dans l'après-midi.

>> Lire aussi  : Tshisekedi dénonce les "escadrons de la mort" de Kabila

"Des erreurs administratives"

De son côté, le Premier ministre Augustin Matata Ponyo a reconnu qu'il y avait "eu peut-être des erreurs administratives dans le processus de l'enterrement" à Maluku. "Mais dans le fond, je crois qu'il n'y a rien à craindre parce que l'enterrement des personnes était justifié (...). La morgue centrale a demandé des autorisations requises pour pouvoir procéder à l'enterrement et c'est ce qui a été fait", a-t-il ajouté aussitôt.

Selon les autorités, 600 personnes meurent chaque jour à Kinshasa. "Lorsqu'on fait deux mois ou trois mois sans enterrement, vous pouvez vous imaginer le nombre de corps qui sont appelés à l'enterrement", a également expliqué le Premier ministre congolais.

>> Lire aussi : L'Union européenne veut une enquête urgente sur la fosse commune de Maluku

(Avec AFP)


Lire l'article sur Jeuneafrique.com : Polémique | RDC : bientôt un (nouvel) "enterrement groupé" de cadavres conservés à la morgue de Kinshasa | Jeuneafrique.com - le premier site d'information et d'actualité sur l'Afrique

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Un appel pour le grand retour

Villy et grand-mère

Comme promis dans notre publication d'hier en rapport avec le mariage de Tracy Ilunga, fille de Ilunga Mufukadibua, Je reviens sur notre rencontre avec Villy Kabamba Mukengeshayi, ce digne fils du Kasai. L'émotion était vraiment intense. Je vous avais parlé de son vibrant appel pour un grand retour et promis d'y revenir en profondeur.

"Kananga vous attend; faites-y un tour. C'est votre terre qui ne vous fera que du bien"

Le message de Villy s'adresse à tous ceux et toutes celles qui vivent dans la diaspora à travers le monde. "kwetu kundela, nansha bakuamba nzala". Nous devons déjà nous familiariser avec l'idée du retour à la mère patrie, Kananga, Malandji wa nshinga. Comme les Juifs qui ont rebâti Israel, nous devrons songer à rentrer et rebâtir le Grand Kasai.

Un ami, reprenant pour son compte les paroles bibliques, me disait dernièrement: "Kanyiki, la terre que foulera votre plante de pied, dit le Seigneur, je vous la donnerai en héritage". Je lui ai tout de suite répondu que l'Allemagne ne sera jamais ma terre! En effet, "un tronc d'arbre a beau séjourné dans l'eau, il ne sera jamais un crocodile". Kuetu, nkuetu kua ba muana, nansha bakuamba nzala!

Villy m'a envoyé les photos qu'il m'avaient déjà montrées à la fête du mariage dont je vous ai déjà parlé. Ce sont les photos prises pendant ses voyages à l'arrière-pays: Matamba, Kwa Kalamba, aux chutes katende, etc. J'ai décidé d'en faire un album que j'appellerai "le grand retour" pour vous familiariser avec cette idée du retour à la terre natale. Nous lançons un appel à ceux qui le souhaitent d'enrichir cet album avec d'autres photos.

Voici les photos de Villy:

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Lumbamba Kanyiki

 

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Présidentielle 2016 : Tshisekedi candidat

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Ceux qui ont déjà proclamé la mort politique du sphinx de Limete peuvent déchanter. A plus de 80 ans, le président de l’Union pour la Démocratie et le Progrès Social, Etienne Tshisekedi, sera bel et bien candidat à la présidentielle de 2016.

C’est son fils, Félix Tshisekedi, Secrétaire national chargé des relations extérieures, qui a livré cette information alors qu’il participait, le samedi 11 avril 2015, au siège du parti sur la rue Zinnias, dans la commune de Limete, à la cérémonie de remise et reprise entre le nouveau président de la Ligue des Jeunes de son parti, Baruti, et l’ancien, Freddy Pindi, nommé Secrétaire national de l’UDPS en charge de la mobilisation.

Félix Tshisekedi a fait savoir que le leader de l’UDPS a encore toutes ses ressources physiques et intellectuelles pour prendre l’effectivité du pouvoir afin d’instaurer un Etat de droit en République Démocratique du Congo.

Il a déclaré que même sans alliance avec d’autres formations politiques de l’opposition, Etienne Tshisekedi remportera l’élection présidentielle de 2016.

Avec cette annonce, les potentiels candidats à la prochaine élection présidentielle doivent revoir leurs calculs. La bataille va être serrée pour la conquête du fauteuil présidentiel.

Le chef de la diplomatie de l’UDPS a appelé les militants de l’intérieur comme de l’extérieur à se mobiliser pour la victoire finale, afin que l’historique opposant accède à la magistrature suprême du pays, après le cafouillage électoral de 2011.

Dans un autre registre, Félix Tshisekedi a réaffirmé la position de l’UDPS réclamant le dialogue pour résoudre la crise multiforme que connait la RDC, suite à la crise de légitimité récurrente au sommet de l’Etat.

Le Secrétaire national de l’UDPS chargé des relations extérieures a précisé que ce dialogue est inscrit dans l’Accord-cadre d’Addis-Abeba. « Il ne s’agit pas de partager le pouvoir avec le président Kabila », a-t-il précisé.

Bien avant cette mise au point de Félix Tshisekedi, la cérémonie de remise et reprise entre Clément Baruti, le nouveau président de la Ligue des jeunes de l’UDPS et le sortant, Freddy Pindi, s’est déroulée dans un esprit de fraternité.

Clément Baruti sera secondé dans ses lourdes charges par le vice –président David Mukeba.

Dans son allocution, le président sortant de la Ligue des jeunes de l’UDPS a souhaité plein succès à son successeur, qu’il a appelé à porter très haut l’étendard de la fille aînée de l’opposition.

Freddy Pindi a souligné que par ce passage civilisé du pouvoir, l’UDPS qui lutte pour la démocratie depuis plus de 30 ans, voudrait prêcher par l’exemple et faire comprendre à la communauté nationale qu’on doit savoir quitter le pouvoir dès que l’heure du départ a sonné.

Pour sa part, le nouveau président a pris l’engagement d’œuvrer pour la redynamisation des activités de la Ligue des Jeunes de l’UDPS pour permettre à son parti de conquérir, par la voie des urnes, le pouvoir d’Etat.

ERIC WEMBA

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Voyage au fond du Kasaï avec Mukenge Sha Bantu

kasai

A 90 ans, Barthélemy Mukenge Sha Bantu Nsumpi, premier Gouverneur rd-congolais du Kasaï (1960-1962) à l’accession de la RD-Congo à la souveraineté internationale en 1990, l’homme se tient droit sans appui et n’a pas besoin des lunettes pour lire. Depuis qu’il s’est retiré de la vie politique en 1974, le patriarche comme le surnomme des «kanangais» est sortie de sa réserve pour parler du découpage territorial au cours d’une interview accordée aux confrères du Chef-lieu du Kasaï-Occidental scindé à deux au terme de l’Ordonnance présidentielle. Contrairement à ceux qui défendent le démembrement des provinces, Mukenge Sha Bantu indique que ça ne sert à rien d’avoir une province qu’on ne sera pas en mesure de développer. Ancien Inspecteur d’Etat (1970-1972) puis membre du bureau politique du Mouvement Populaire de la Révolution (MPR) et du Conseil législatif, le tout premier Gouverneur noir du Kasaï s’occupe depuis 1974 de sa ferme située à 40 Km de
Kananga. Barthélemy Mukenge Sha Bantu Nsumpi loue la manière avec laquelle, Alex Kande, Gouverneur de
la province du Kasaï-Occidental gère en combinant ambitions et pragmatisme. Interview. Quelle était la
c o n f i g u r a t i o n géographique du Kasaï Occidental lorsque vous aviez succédé aux belges en 1960 en tant que Gouverneur ?

La configuration était l’ensemble de tout le Kasaï, ce n’était pas le Kasaï Occidental seulement. Je
n’ai jamais été Gouverneur du Kasaï Occidental. J’étais gouverneur du Kasaï tout court. Le Kasaï Oriental sous-
entendu ?

Oui.

Comment en est-on arrivé à deux provinces?C’était à la suite du conflit Lulua-Baluba que vous connaissez. Comme
conséquences de ce conflit, les Baluba ont jugé bon d’aller chez eux et les Lulua sont restés. Ainsi, deux
entités ont été créées, l’une était reconnue et l’autre non. Mais elle a fini par être reconnue. C’est ainsi qu’on a eu deux provinces, le Kasaï Occidental et le Kasaï Oriental. Et la province qu’on
a appelée l’Unité Kasaienne ?

En ce moment là, cinq provinces ont été créées. Il y avait l’Unité Kasaienne, qui devient province du Kasaï, les provinces de Lomami, du Sankuru, et celle du Kasaï Oriental sans oublier le Kasaï Occidental. Puis, on redevient Kasaï Occidental et Kasaï Oriental comment ?

Cela a eu lieu suite à un constat, avec les cinq provinces créées, rien n’allait ! Les choses allaient de mal en pire et l’anarchie s’était installée ! Les autorités ont résolu de procéder à l’unification du Kasaï Oriental, Lomami et Sankuru pour en faire le Kasaï Oriental actuel ; l’Unité Kasaienne qu’on voulait
créer a été rattachée au Kasaï Occidental.Le Kasaï Occidental a connu depuis 2006 plusieurs crises avec changement des Gouverneurs.

Avez-vous joué un rôle pour dévier toutes ces tempêtes?

Je ne peux pas dire que j’avais un rôle à jouer moi. Je sais par moment, il y avait des consultations de part et d’autre par certaines personnes. Il leur arrivait de me voir quand elles voulaient avoir mon avis. Je le leur donnais. Par exemple, pour le cas du gouverneur Kapuku, la crise était assez grave. Vous savez que Kapuku avait fini même par démissionner. Les autres l’ont remplacé. D’abord Kabasu Babu et ensuite Alex Kande qui est gouverneur maintenant.

Quelle lecture faites- vous de la gestion du Kasaï Occidental sur le plan de son développement ?

Le développement du Kasaï Occidental me préoccupe sur deux points. Les routes et l’électricité. Je suis content
que le gouverneur Kande ait fait de ces deux points son principal cheval de bataille. Je l’encourage et il a tout notre soutien. Car, à voir l’avancement des travaux de la centrale hydroélectrique de Katende, je reste convaincu que la fin des travaux va déclencher le développement de la province. Ce travail de titan nous permettra d’avoir le courant électrique non seulement au Kasaï Occidental mais au Kasaï Oriental et au Maniema et attirera les investisseurs. Le deuxième point est la route de Kalambambuji en construction. Cet
ouvrage permettra à la province d’avoir accès à l’Océan Atlantique en passant par l’Angola. Nous soutenons ce travail et nous attendons de toutes nos forces l’achèvement de ces ouvrages.

Comment vous analysez le découpage éclate le Kasaï Occidental en deux provinces?

Le découpage? Eh bien ! Les gens ont voulu avoir leur province, on le leur a donné et moi je n’en peux rien !
Ils ont voulu leur unité, leur rapprochement, je n’ai rien à redire.

Qui ont voulu leur province ?

Ceux qui sont déjà dans la province du Kasaï. Ils ont voulu avoir leur province, et cela a débouché sur la
partition du Kasaï Occidental en deux provinces. A votre avis, quels sont les défis majeurs qui attendent les deux provinces (Kasaï Central et le Kasaï)? La cohabitation pacifique entre les différentes tribus, la construction des routes et l’électricité.

Un Conseil à ceux qui vont diriger les deux provinces?

Tout dépend de ceux qui prendront la gestion de ces deux provinces. D’emblée, je ne les connais pas ! Sinon,
je leur demande de faire de leur mieux pour diriger. Cela sous-entend beaucoup d’efforts pour développer nos deux provinces. Car ça ne sert à rien d’avoir une province qu’on ne sera pas en mesure de développer. Par développement, j’entends la construction des routes qui sont indispensables pour le développement. Ensuite,
créer des activités à même de procurer le bien-être à la population et par ricochet le développement.

PIERRE SOSTHENE KAMBIDI

Posté par lumbamba à 16:58 - - Commentaires [0] - Permalien [#]