28 janvier 2017

KANANGA: NOUS DÉNONCONS DES CRIMES CONTRE L’HUMANITÉ COMMIS À KANANGA CE VENDREDI 27 JANVIER 2017

gouvernorat kananga

Lesphotos postées sur 7sur7.cd, montrant trois corps  des présumés miliciens de Kamwina Nsapu abandonnés sur la route au milieu de badauds dont certains en train de filmer la scène en pleine ville, constituent des crimes contre l’humanité encouragés par les autorités provinciales.  Car, tuer sauvagement les fils du pays et exposer leurs corps comme le font les autorités de la région est contraire au respect de la personne humaine, même considérée comme rebelle. Nous dénoncons et condamnons donc tous ces crimes contre l’humanité et nous invitons les autorités provinciales à la sagesse qui encourage le dialogue entre les fils et les filles du Grand Kasai pour une paix durable dans toute la région.

La ville de Kananga a été secouée hier vendredi par des affrontements entre militaires et des présumés miliciens de Kamwina Nsapu. Ces derniers s’opposeraient à la visite du premier ministre Samy Badibanga au Kasai Central. Le bilan annoncé fait état de quatre morts, tous miliciens de Kamwina Nsapu et deux policiers blessés.

Lumbamba Kanyiki
www.kasaidirect.net

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25 janvier 2017

INSÉCURITÉ À KABWE: LE RECTEUR DU GRAND SÉMINAIRE MARTIN BAYAMBA DÉNONCE L’ABSENCE DE L'AUTORITÉ DE L’ETAT

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Plus de trois semaines après les actes d’insécurité perpétrés par le chef coutumier Kayenga Kamukenji et ses miliciens, le recteur du Grand Séminaire de Kabwe, monsieur l’abbé Martin Bayamba sort de son silence et dénonce l’absence de l'autorité de l’Etat dans ce coin du Kasai Central. Dans une lettre dont nous nous sommes approprié une copie, il s’explique sur le climat d’insécurité créé par ce chef coutumier et dans lequel il a failli laisser sa peau. Le Grand Séminaire a été pendant cette période le camp de réfugiés pour tous ceux qui avaient fui les exactions du chef Kayenga. Le séjour de ces réfugiés a causé certains dégâts dans les installations du Grand Séminaire. Le recteur Martin Bayamba lance un appel aux gens de bonne volonté et aux organisations pour leur aide substantielle afin de faire face aux travaux de réfection. Ci après la lettre du recteur Martin Bayamba.
Lumbamba Kanyiki
Merci de vos prières
par l’abbé Recteur Martin Bayamba
Chers amis,
Certains d’entre vous se demandent pourquoi nous n’avons pas eu de contact en ce début d’année. J’étais obligé par les circonstances à rester en permanence à Kabwe à cause d’ une situation sécuritaire très difficile depuis le 31 décembre 2016. Vous savez que depuis quelques mois, il y a des conflits armés dans notre province du Kasaï Central. Les affrontements sont réguliers entre les forces de l’ordre et les miliciens du Chef traditionnel Kamwena Nsapo. Les médias n’en ont pas fait grand cas au départ. Aujourd’hui, cela a pris de l’ampleur et on ne connaîtra le nombre réel des victimes que quand la situation redeviendra plus calme. Une des conséquences de cette situation, c’est l’absence de l’Etat dans les différents coins de la Province. C’est le cas aussi à Kabwe, d’où la police est partie depuis plusieurs mois. Alors, il y a des gens qui profitent de la situation pour régler leurs conflits en toute impunité. D’autres décident de mener leur politique en fonction de leurs intérêts. Monsieur Kayenga Kamukenji, un chef de village qui habite à environ 7 km du séminaire s’en prend à ceux qu’il considère comme étrangers ( dans ce coin où depuis 1927, les étudiants de presque toutes les provinces du pays sont venus faire leur formation pour devenir prêtres) dans son groupement. Mais il s’en est pris aussi aux villages voisins qui contestent ses méthodes de gestion et son comportement singulier.  Que s’est-il passé?
Du 31 décembre 2016 au 7 janvier, le Centre où se trouve notre maison du Grand Séminaire Philosophicum de Kabwe a connu, après menaces et provocations, les incursions des miliciens de ce Chef de village qui s’en prenaient aux « étrangers ». Ils sont arrivés armés de fusils, machettes, gourdins, bars de fer, etc. Des gens ont été molestés. D’autres ont perdu leurs biens. Nous avons compté trois cases brûlées, et des tentatives d’assassinats parce qu’on les a vus ouvrir le feu sur des paisibles citoyens. Moi même, j’ai risqué ma vie le dimanche 1er janvier quand je suis allé intervenir pour qu’on mette fin à ce comportement irresponsable. Je me suis retrouvé encerclé par ces dizaines de jeunes qui donnaient l’air des gens drogués et envoyés pour accomplir leur besogne. Ils m’ont pris à partie et menacé de m’achever. Je ne sais pas comment je me suis tiré du milieu d’eux. Je suis tout de même allé jusque chez leur chef pour exprimer ma protestation au nom de ma foi et des valeurs auxquelles je crois fermement. Mon crime était d’être intervenu en faveur de toute cette population malmenée de manière injuste et gratuite. Le chef qui a semblé tout ignorer de la situation ne s’est pas empêché de dire dans un discours public devant les habitants de son village qu’il me voulait seulement mort. Mais je continue ma mission à Kabwe en me confiant au Seigneur.
L’attaque du lundi 02 janvier avait mis en fuite toute la population. Nous avons accueilli des centaines de familles au séminaire devenu pour la circonstance, un camp pour réfugiés (je vous envoie quelques photos dès que la connexion le permet).
Nous nous sommes battus pour convaincre les jeunes de ce Centre Kabwe Grand Séminaire et leurs amis des villages environnants de ne pas chercher à aller venger les victimes. C’est ainsi que jusqu’à ce jour, nous avons pu éviter une tragédie aux conséquences incalculables.
Avec nos « réfugiés »,Nous avons dû gérer des situations auxquelles nous n’étions pas préparés. Et cela a laissé des traces dans nos installations : des biens perdus, des vitres cassées, des murs salis, des meubles cassés… C’était le prix à payer pour sauver des vies. Nous comptons sur l’aide de chacun pour réparer ce qui le peut, afin de continuer notre année de formation dans des conditions convenables pour nos séminaristes. Nous comptons surtout sur votre prière pour que le Seigneur continue à veiller sur notre maison et sur toute la population de Kabwe. Que l’esprit de paix et de fraternité revienne entre ces jeunes que l’on a cherché à opposer pour de petits intérêts que nous ignorons. Encore une fois, nos meilleurs voeux pour cette année que nous vous souhaitons heureuse et pleine de la présence de notre Seigneur Jésus-Christ.
Abbé Martin Bayamba

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07 janvier 2017

LA SITUATION SÉCURITAIRE TOUJOURS DÉPLORABLE À KABUE. LE CHEF COUTUMIER KAYENGA S’EN PREND AU RECTEUR DU GRAND SÉMINAIRE

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Femmes et enfants réfugiés au Grand Séminaire de Kabue

Une semaine après l’insécurité créée par le chef Kayenga et ses miliciens qui ont mis en débandade les habitants du centre de Kabue, la paix n’est toujours pas revenue dans ce village situé à 70 kilomètres de Kananga. Il semblerait qu’un Major de la police, dépêché hier sur les lieux, aurait laissé libre le chef Kayenga et arrêté un simple villageois qu’il aurait amené à Kananga. Le chef Kayenga et ses miliciens continuent de traquer les villageois du centre de Kabue. Il s’en prendrait maintenant au recteur du Grand Séminaire pour s’être interposé entre les villageois en fuite et lui et ne jurerait que sur l’élimination physique de l’abbé recteur.

Les autorités provinciales seraient-elles débordées par le phénomène Kamuina Nsapu au point d’oublier de veiller à la sécurité des biens et des personnes dans d’autres coins de la région? En effet, ce qui se passe à Kabue est inacceptable et ne devrait pas perdurer.

Lumbamba Kanyiki

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04 janvier 2017

KASAI CENTRAL: INSÉCURITÉ À KABUE. LE GRAND SÉMINAIRE TRANSFORMÉ EN CENTRE DE RÉFUGIÉS

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Suite à l’insécurité provoquée par le chef coutumier Kayenga et ses miliciens le week-end dernier à Kabue, situé à 70 kilomètres de Kananga,chef-lieu de la province du Kasai central, les habitants ont trouvé refuge au Grand Séminaire de Kabue, dans l’indifférence des autorités provinciales. 

Les habitants du centre de Kabue à 70 kilomètres de Kananga, dans le Kasai Central n’ont pas fêté la nouvelle année 2017. Et pour cause, le week-end passé, le chef coutumier Kayenga et ses miliciens armés de fusils, des machettes et des couteaux les ont attaqués, chassés et poursuivis jusqu’au grand séminaire de Kabue où ils ont trouvé réfuge. L’abbé recteur Martin Bayamba, qui voulait faire la médiation a subi des menaces de mort de la part des miliciens. Les autorités provinciales qui ont été alertées au moment de l’attaque n’ont pas réagi jusqu’au moment où nous couchons ces lignes. Les réfugiés dorment dans les vérandas des bâtiments du Grand Séminaire. Ils n’ont ni eau potable ni nourriture. Le Grand Séminaire se trouvant, lui-même, dans des difficultés financières énormes et, qui ne sait pas nourrir ses étudiants, est débordé. Heureusement, les Grands Séminaristes sont pour le moment en vacances des Noel dans leurs familles respectives. Toute fois, la situation est ingérable. Il est grand temps que les autorités provinciales descendent à Kabue pour mettre de l’ordre et que la paix sociale revienne.

Le chef Kayenga et le chef Mbumba s’affrontent régulièrement dans la collectivité Muswaswa, à Kazumba dans des conflits fonciers. L’année passée, le gouverneur Alex Kande avait réussi à réconcilier les deux chefs dans une cérémonie organisée au Grand Séminaire de Kabue. Mais pour arrêter ces conflits récurrents, il faut comme le dit notre frère Jacques Nkongolo, une réponse globale recommandée par des experts. Il faut mettre les fils et les filles du Kasai autour d’une table pour une paix durable (voir http://kasaidirect.net/wordpress/?p=5491.) . Place aux images!

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Lumbamba Kanyiki

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LE 4 JANVIER, JOURNÉE DES MARTYRS DE L’INDÉPENDANCE: LE CRI DE COEUR D’UNE « RDCIENNE »

Patrice-E

Cri de cœur d’une « rdcienne » pour le 4 janvier

Chères sœurs, Chers frères de la République Démocratique du Congo,

Le 4 janvier, est un grand jour pour le Congo, notre pays.  Si nous fêtons l’Indépendance du Congo le 30 juin, c’est parce qu’en 1959, des Congolais ont versé leur sang dans l’oppression du colonisateur qui était bien plus puissant que ceux qui nous oppriment aujourd’hui.

Aujourd’hui, à Kinshasa, il existe un stadium et une place du 4 janvier (non loin du Rond-Point de la Victoire) à Matonge,  Si quelqu’un connaît un autre symbole qui rappelle cette date, il pourrait mettre l’information à la disposition à tous les compatriotes, que ce soit en provinces ou à Kinshasa.

“Un peuple qui n’a pas de mémoire est appelé à revivre les mêmes erreurs“.

Le Mahatma Ghandi disait : “Si un homme réalise que les lois qui régissent sa nation sont iniques, il a le devoir de se lever et de les combattre”.  Je voudrai vous rappeler que Ghandi était un apôtre de la non-violence. Ce qu’il prônait n’était certes pas une guerre ayant pour but de mettre fin à la vie, mais celle qui la crée. En effet, il a mis en pratique ses idées dont l’inspiration lui était venue d’Afrique (RSA). Il allait de maison en maison sans distinction d’appartenance religieuse dans un environnement où le clivage religieux était un danger réel. C’est même pour cela qu’il a été tué par quelqu’un de sa propre religion.

Aujourd’hui, nous les Congolais, nous avons des clivages qui n’ont aucun fondement : “majorité présidentielle”, MLC, ceux qui se réclament de Lumumba sans pour autant chercher à comprendre ce qu’était son idéal politique mais qui font du nom de ce héros national, ce digne fils du pays, un fond de commerce; et j’en passe.  On nous dit aujourd’hui, “ azali Muluba”, “azali Mukongo”, “azali Mu…”.

Jetons un bref regard sur notre environnement politique, l’on voit que ce sont les mêmes rapaces venant de partout qui entourent celui pour qui le breuvage au quotidien est le sang des congolais et vous verrez qu’il s’entoure de tous les “Mu kingandi”, “Mu consorts”. Et le jour où l’une de ces rapaces se retrouve sans poste, elle commence un discours qui sème la division au sein de la population.  Malheureusement, même ceux qui sont censés être des éclaireurs du peuple y tombent en premier en entraînant le reste. Pour ceux qui, aujourd’hui ont des cheveux blancs ou des tempes grisonnants, nous nous souvenons que les choses étaient pareilles du temps de Mobutu et on a pu vivre une chose horrible comme l’épuration ethnique au Katanga  “ba Kasayi barudiye kuabo” ou encore le “lititi mboka” de triste mémoire.

Mobutu débauchait toujours l’opposition de la même manière que nous le constatons aujourd’hui parce que  les caciques (que nous appelions alors les dinosaures: race en voie de disparition) de son règne ont tourné casaque et sont devenus des “peperdiens”, une sorte “de poulailler libre où règne un renard libre”, expression empruntée à un éminent professeur d’économie de développement de l’UNKIN. Et pourtant la vérité est que toutes ces personnes que le président-fondateur débauchait, dès qu’elles étaient isolées, il en faisait la risée de tous ! Mais l’aveuglement frappe toujours jusqu’à ce jour tous ceux qui ne sont mus que par l’argent facile ! Nous avons encore en mémoire le ridicule qui a entouré de nombreuses personnalités que le P-F avait tiré de l’opposition pour leur offrir des strapontins.

Si notre pays n’est pas balkanisé aujourd’hui c’est grâce à la culture de la tolérance qui a fait que les liens biologiques au Congo aujourd’hui dépassent les frontières provinciales et linguistiques. Les Congolais se sentent plus proches les uns des autres malgré les menées de certains acteurs politiques, prompts à diviser qu’à œuvrer pour la consolidation de l’unité nationale.

Notre guerre doit être faite tout d’abord en nous-mêmes, l’amour de notre pays devrait être juste en dessous de celui que nous avons pour Dieu car tout vient de Lui et  que sans Lui nous ne pouvons rien !

Nous avons des prêtres de par le monde et une prodigalité des pasteurs qui crient plus fort que le vent. Prenons donc en ce jour de mémoire, au moins une minute pour ce pays qui nous est tous cher et qui nous a tant donné. Que partout où se trouve quelqu’un qui a le sang congolais dans ses veines, des voix montent vers le ciel pour invoquer la main de Dieu sur notre pays et demandons l’intercession de ceux des nôtres de bonne volonté qui ont versé leur sang pour que vive le Congo.

Une fille du pays !

TSHITUKA Albertine

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03 janvier 2017

ACCORD DE LA SAINT-SYLVESTRE: IL FAUT RESTER VIGILANTS!

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Après la signature de l’accord de la Saint-Sylvestre qui doit mettre fin à la crise créée par Kabila pour n’avoir pas organisé les élections présidentielles et législatives, l’heure ne doit pas être au triomphalisme ni à l’euphorie, car , rien n’est joué et le danger est dans la demeure. L’opposition est appelée à redoubler de vigilance pour les jours à venir pour prévenir et surmonter les pièges de l’ennemi.

L’accord a eu lieu entre les signataires du 18 octobre et les non-signataires dont le rassemblement dirigé par Etienne Tshisekedi et le Front pour le respect de la constitution d’Eve Bazaiba. Comme dans toute négociation, chaque camp était appelé à bouger de sa position initiale pour trouver un compromis suite à des concessions. La plupart des Congolais voulaient voir Kabila quitter le pouvoir puisqu’ayant déjà épuisé son deuxième et dernier mandat. Mais, il s’en sort avec un an de plus « jusqu’à l’installation de son successeur ». En revanche, les non-signataires se consolent des garanties obtenues de la part de Kabila de ne pas briguer un troisième mandat, de n’organiser ni un référendum pour modifier la Constitution, ni chercher à la reviser pour un troisième mandat.

Les Rwandais sont toujours à l’affût

Ce n’est pas un secret aujourd’hui que la RDC est sous-occupation rwandaise. Kabila a un gouvernement parallèle composé de Rwandais et de ses tambourinaires qui ne veulent pas quitter le pouvoir. Et ces gens ne se gênent pas, le moment venu, de sortir leurs têtes lorsqu’il s’agit de défendre leurs positions. L’exemple le plus frappant est celui de Ruberwa. Ce monsieur présenté comme personnalité politique et indépendante au premier dialogue se retrouve aujourd’hui ministre de la décentralisation et d la reforme des institutions. Il a été lors des dernières négociations directes dans le camp des Kabilistes! Selon des informations en notre possession, il fait partie du gouvernement parallèle avec Bizima Kahara. Ce dernier serait, en plus, le patron de facto des services des renseignements de la RDC.

Dans leurs officines, ils sont en train de préparer des petits coups pour faire capoter l’accord trouvé. Qui sait? Demain, ils peuvent provoquer encore une guerre à l’Est dans le seul but de mettre entre-parenthèse l’accord de la Saint-Sylvestre. Les armes circulent encore partout à l’Est. Il n’y a pas longtemps une grande cache d’armes était découverte dans une ferme appartenant à Kunda Batware. Ils peuvent à tout moment déclencher une guerre comme ils en ont l’habitude. Tout comme ils peuvent utiliser de l’argent pour corrompre quelques membres du rassemblement afin de l’affaiblir.

Le rassemblement doit garder son unité d’action

Maintenant que l’accord est là, le rassemblement devra se choisir son premier ministre,  des ministres du futur gouvernement national et des gouvernements provinciaux. Le moment est très délicat parce que les postes sont limités et qu’il y a plusieurs appelés. D’où il ne faudra pas céder aux démons du tribalisme et du régionalisme pour créer des conflits, mais privilégier plutôt l’esprit de concorde et l’intérêt supérieur de la nation. C’est un grand défi que le rassemblement doit relever pour démontrer la maturité de ses membres. En effet, toute fissure du rassemblement profitera à la Kabilie.

Le retour dans les rangs d’Eve Bazaiba

C’est pourquoi nous souhaitons le retour dans les rangs d’Eve Bazaiba du MLC et du Front pour le respect de la Constitution. Dans cette période cruciale de la vie politique de la RDC, l’opposition, la vraie, a besoin de tous ses membres. Certaines personnes ont tendance à minimiser le refus du Front pour le respect de la Constitution de signer l’accord de la Saint-Sylvestre, arguant que ce groupement politique ne représenterait qu’environ deux pourcent de la population. Madame Eve Bazaiba reste une personnalité de poids au sein de l’opposition. Sa lutte pour le respect de la Constitution n’est pas à négliger.

La création d’une cellule stratégique

Dans les jours à venir, le rassemblement devra se doter d’une cellule stratégique. Celle-ci sera un atelier de réfléxions et d’analyses  dont la mission sera de suivre la vie politique du pays et de proposer à temps opportun des solutions appropriées. Elle aura aussi la  tâche de prévoir des petits coups de l’ennemi et de voir comment y apporter des réactions rapides. Une telle cellule ne sera pas composée que de politiciens mais aussi d’experts comme le professeur André Mbata, le constitutionnaliste.

Les jours à venir s’annoncent très déterminants pour l’avenir de la République Démocratique du Congo. Il appartient à la classe politique congolaise de prouver au peuple congolais qu’elle est là pour le bien-être du peuple et non pour des raisons partisanes.

Lumbamba Kanyiki

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02 janvier 2017

URGENT: LES JEUNES PRÉSENTÉS COMME ÉTANT DES MILICIENS DE KAMUINA NSAPU FAUCHÉS À BUNKONDE

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De sources concordantes au Kasai Central, les militaires s’en prennent aux jeunes présentés comme étant des miliciens de Kamuina Nsapu à Bunkonde, à environ 75 kilomètres de Kananga. On dénombre environ 18 jeunes tués. Lorsqu’on sait que lundi est un jour de marché à Bunkonde, on craint que ce bilan ne s’alourdisse. Les villageois se sont réfugiés dans la brousse.

Lumbamba Kanyiki

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COMMUNIQUÉ: L’IDGPA SOUS LA PLUME D’ANDRÉ MBATA RÉAGIT AU COMPROMIS DU CENTRE INTERDIOCÉSAIN DE KINSHASA

André Mbata

L’institut pour la Démocratie, la Gouvernance, la Paix et le Développement en Afrique vient de réagir, par son Directeur Exécutif André Mbata, au compromis du centre interdiocésain de Kinshasa. Bien que, selon lui, l’accord de la Saint-Sylvestre énerve la constitution,  « il aurait le mérite de faciliter un retour rapide à l’ordre juridique institué par cette Constitution ». Par ailleurs, il déplore que le dialogue inclusif soit resté muet sur la problématique de l’indépendance de la cour constitutionnelle.

L’IDGPA demande au peuple souverain de créer son propre comité de suivi des résolutions de cet accord, pour veuiller à ce que les élections se tiennent avant la fin de 2017 et que  la Constitution soit respectée. En effet, plusieurs textes ont souvent été élaborés et non suivis par manque de la culture de respect des textes et la mauvaise foi des acteurs politiques.

Toujours selon ce communiqué, les différents points de l’accord seront débattus et évalués au séminaire que l’IDGPA organisera le 18 février 2017 dans le cadre du 11ème anniversaire de son existence. Voici le communiqué de l’IDGPA

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Kasai Direct

 

RESPECT DE LA CONSTITUTION ET COMPROMIS POLITIQUE DU CENTRE INTERDIOCESAIN DE KINSHASA

 

COMMUMIQUE DE L’IDGPA

 

  1. L’IDGPA a suivi avec une attention soutenue les pourparlers du « Dialogue national inclusif » qui viennent de se dérouler au Centre interdiocésain de Kinshasa sous les bons offices de la Conférence épiscopale nationale du Congo (CENCO) en vue de tenter de régler les problèmes liés à la crise de légalité et de légitimité résultant de la non-tenue de l’élection présidentielle dans le délai constitutionnel en République démocratique du Congo (RDC) alors que le mandat du Président de la République est arrivé à son terme le 19 décembre 2016 et que la Constitution n’autorise aucune prolongation.
  2. L’IDGPA constate que cette non-tenue de l’élection présidentielle constitue un manquement grave à la Constitution de la part de la Commission électorale nationale indépendante (CENI) qui a mandat d’organiser les élections, du gouvernement qui ne lui a pas accordé les moyens nécessaires, du Président de la République qui doit veiller au respect de la Constitution et au fonctionnement régulier des institutions telles que la CENI et le gouvernement, et de la Cour constitutionnelle qui a « juridiquement » accompagné le « glissement » à travers son Arrêt du 17 octobre 2016 en réponse à une requête pourtant irrecevable de la CENI.
  3. Le train de la démocratie ayant dangereusement déraillé, les Congolais devraient conjuguer leurs efforts pour le ramener sur la voie. C’est uniquement dans cette logique que devaient se situer les pourparlers du « Dialogue national inclusif » du Centre interdiocésain de Kinshasa.
  4. Tout en précisant qu’aucun accord ni compromis entre acteurs politiques ne saurait prévaloir sur la loi fondamentale du pays, l’IDGPA qui a fait de la défense de la Constitution son cheval de bataille pour la démocratie, la bonne gouvernance, le développement et la paix en Afrique considère que le « Compromis politique global et inclusif » du Centre interdiocésain de Kinshasa énerve la Constitution congolaise du 18 février 2006 mais il aurait le mérite de faciliter un retour rapide à l’ordre juridique institué par cette Constitution.
  5. L’IDGPA se réjouit que les parties aient finalement compris que la vie de la Nation – et non son inanition – réside dans le respect de la Constitution et qu’il y a une vie après la présidence dans la mesure où le Compromis politique du Centre interdiocésain de Kinshasa prévoit notamment ce qui suit :
  • L’élection présidentielle ainsi que les élections législatives et provinciales doivent se tenir en 2017 ;
  • Pendant la période précédant ces élections, la Constitution de la République ne peut pas faire l’objet de changement par voie référendaire tout comme elle ne peut pas être révisée dans les matières verrouillées à l’article 220 ni dans aucune autre matière ;
  • Le Président de la République dont le mandat a expiré le 19 décembre 2016 ne briguera pas un troisième mandat ;
  • Les droits humains tels que consacrés par la Constitution et les différents instruments internationaux auxquels la RDC est partie doivent être respectés et protégés avec comme conséquence la fin des arrestations et détentions arbitraires, la libération des prisonniers politiques ou d’opinion, ainsi que la révision des décisions iniques rendues par des magistrats véreux et corrompus en violation de leur serment de rendre la justice en  toute indépendance et au nom du peuple.
  1. L’IDGPA déplore cependant que le Compromis politique soit muet sur le manque d’indépendance de la Cour constitutionnelle qui devait pourtant jouer un grand rôle dans la défense de l’ordre constitutionnel.
  2. Le principal garant de la démocratie et de la Constitution étant le peuple congolais lui-même, l’IDGPA lui demande de mettre en place son propre comité de suivi pour s’assurer que les acteurs politiques et sociaux signataires du Compromis politique du Centre interdiocésain de Kinshasa respectent leurs engagements et s’opposer à tout report de l’élection présidentielle et des élections législatives et provinciales après 2017.
  3. L’histoire politique de la RDC est jonchée de textes de constitutions, compromis et accords qui n’ont jamais été respectés. Plusieurs documents juridiques souvent signés dans la plus grande solennité ont été rejetés, reniés ou contournés aussitôt après leur signature ou à peine l’encre utilisée avait-elle séché suite au manque de culture de respect des textes et de la parole donnée dans le chef de nombreux dirigeants politiques.
  4. En marge de la célébration du 11eme anniversaire de son entrée en vigueur, le 18 février 2017, l’IDGPA organisera un séminaire de réflexion sur la Constitution de la République dans le cadre d’une évaluation citoyenne de l’application du Compromis du Centre  interdiocésain de Kinshasa et du suivi du processus de  retour à l’ordre constitutionnel en 2017. Les représentants des institutions publiques, ceux des milieux scientifiques et universitaires, des partis politiques, des organisations non gouvernementales, spécialement celles de défense des droits humains, des églises, des médias, de la jeunesse estudiantine, et des mouvements citoyens y seront conviés.
  5. Pour l’IDGPA, l’année 2017 devra marquer la fin des crises politiques récurrentes dues notamment à la contestation de la légitimité des institutions et de leurs animateurs par le retour à l’ordre constitutionnel et la tenue des élections nationales et provinciales libres et transparentes qui permettront l’alternance démocratique tant souhaitée en RDC après plusieurs décennies de régimes autoritaires et des violations systématiques des droits humains.
  6. La souveraineté nationale appartenant au peuple congolais, il est impératif qu’il continue de veiller, debout, en vue de la réalisation en 2017 de l’alternance démocratique à laquelle il aspire depuis l’accession du pays à l’indépendance le 30 juin 1960 pour bâtir un pays plus beau qu’avant qui serve aussi de locomotive à la renaissance africaine.

 

Fait à Kinshasa, le  2  janvier 2017.

Prof André MBATA MANGU
Directeur Exécutif de l’IDGPA
Email : amangu@idgpa.org

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28 décembre 2016

RDC: UNE NOUVELLE GÉNÉRATION REFAIT SURFACE EN RÉPUBLIQUE DÉMOCRATIQUE DU CONGO

exemple de bravoure

Les choses bougent en République Démocratique du Congo et elles bougent dans le bon sens. Les Congolais, jadis décrits comme BMW (Bière Musique and Woman)et peureux, deviennent petit-à-petit acteurs de leur propre devenir. Pour le respect de la Constitution et contre le troisième mandat de Kabila, ils sont nombreux, filles et garcons, prêts à en découdre avec la milice de Kabila et à se sacrifier. Leur courage mérite notre respect. Le seul message qu’ils lancent à la classe politique est que plus rien ne sera comme avant et que ,dorénavant, il faudra compter avec eux.

Nous avons retenu quelques images pour leur rendre hommage.

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Lumbamba Kanyiki

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DIALOGUE INCLUSIF: MÉFIEZ-VOUS D’AZARIAS RUBERWA!

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Il était entré dans le dialogue convoqué par Kabila sous la médiation d’Edem Kodjo comme personnalité politique, donc comme étant neutre. Il en est sorti ministre de la décentralisation et reformes institutionnelles. Est-ce le fait du hasard? Le Phare le présente aujourd’hui comme la clef de voûte du développement, un juriste capable de mettre en application plusieurs lois votées pour consacrer la décentralisation du territoire et la reforme des institutions.

Par ailleurs, l’opinion se rappellera aussi que certaines des révendications du M23 tournaient autour de la décentralisation des provinces si pas le fédéralisme. Qui ne sait pas que les Tutsi basés en République Démocratique du Congo comme ceux du Rwanda cherchent à tout prix la balkanisation de la RDC? Les guerres récurrentes à l’Est, l’insécurité persistante et les tueries de Beni sont entretenues dans le seul but d’arracher un pan du territoire national au profit des Tutsi. Du temps de la guerre contre le M23, plusieurs de nos vaillants combattants sont tombés sous la traîtrise de Kabila qui donnait des ordres contradictoires et avertissait l’ennemi sur les plans des FARDC.

Azarias Ruberwa en 2013 parlant de la guerre contre le M23: « Pour moi, je souhaite qu’il n’y ait ni vainqueurs ni vaincus…Kinshasa n’a pas le choix; il y aura intégration du M23″

Interrogé par RFI en 2013 pour donner son point de vue sur la guerre infligée par le M23 à la République Démocratique du Congo, Azarias Ruberwa avait déclaré: « Pour moi, je souhaite qu’il n’y ait ni vainqueurs ni vaincus » et plus loin, il ajoute ceci: « Kinshasa n’a pas le choix; il y aura intégration du M23″.  Précisons qu’à cette époque, tous les vrais Congolais, par un sursaut d’orgueil, voulaient la victoire sur le M23 et souhaitaient que tous ces Tutsi rentrassent chez eux avec leur culture de la barbarie qu’ils ont emmenée en République Démocratique du Congo. Aucun Tutsi à Kinshasa et même pas Ruberwa n’avait condamné l’agression du M23 contre la RDC. Plus tard, le fameux « général » Bosco Ntaganda, longtemps soutenu et protégé par Kabila et plusieurs officiers rebelles se sont révélés sujets rwandais.

Ruberwa au service de Kagamé

Ruberwa comme Bizima Kahara sont des chevaux de troie au service de Kagamé comme Kabila, lui-même, est un sujet rwandais au service du Rwanda. Ruberwa est en mission de balkanisation de la RDC. C’est la raison pour laquelle il occupe le ministère de la décentralisation et reformes institutionnelles.  Il est malheureux de voir les Congolais continuer à laisser ce monsieur prendre part à des discussions qui engagent l’avenir du pays. Si dialogue il y a, c’est aussi pour débattre de tous ces problèmes. Car, si Kabila ne veut pas partir, c’est pour continuer l’occupation de la RDC par le Rwanda. Et si des tels sujets ne sont pas abordés, c’est parce que, comme l’ont soutenu certains évêques de la CENCO, la classe politique de la RDC brille par une grave médiocrité. Mais quoiqu’il en coûte, les jeunes se réservent le droit de ne pas suivre les résolutions qui trahiraient la volonté populaire.

Lumbamba Kanyiki
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