05 avril 2013

Pretoria réaffirme le chiffre de 13 soldats sud-africains tués en Centrafrique

L'hommage rendu aux soldats sud-africains tués en Centrafrique, à la base aérienne militaire de Pretoria, le 2 avril 2013.
L'hommage rendu aux soldats sud-africains tués en Centrafrique, à la base aérienne militaire de Pretoria, le 2 avril 2013.
Photo AFP / Stephane de Sakutin
Par RFI

Une polémique naissante en Afrique du Sud : combien de militaires sud-africains sont-ils morts au combat lors de la prise par les rebelles de Bangui, la capitale centrafricaine, il y a dix jours ? Au cours de la cérémonie d'hommage qui a eu lieu à la fin de la semaine dernière, le président Jacob Zuma a salué la mémoire de treize combattants dont il a cité les noms. Mais en Centrafrique, différentes sources interrogées par RFI affirment que les victimes seraient bien plus nombreuses.

Combien de militaires sud-africains sont-ils effectivement tombés lors de l'attaque des rebelles centrafricains sur Bangui ? Le chef d'état-major chargé des opérations de la rébellion dit avoir vu 36 morts sud-africains. Une source anonyme, qui était à la base française, décrit la présence de 50 sacs mortuaires sur le point d'être embarqués pour l’Afrique du Sud.

Des chiffres démentis par le porte-parole du ministère de la Défense sud-africain, Xolani Mabanga : « Je trouve personnellement que les informations que vous avez révélées sont étranges, je dirais même qu'elles sont ridicules et insultantes vis-à-vis de notre nation. Ce que je dis, c'est que seuls treize membres des forces de défense nationale sud-africaine ont péri dans les combats contre les rebelles. Et nous, nous disons à tous ceux qui contestent ce chiffre que nous, les membres des forces de défense nationale sud-africaine, nous sommes disposés à ce qu'ils nous montrent ces soi-disant autres corps, qu'ils nous prouvent qu'il y a eu d'autres morts dans nos rangs, au-delà des treize soldats que nous allons inhumer ce week-end. »

Depuis les pertes essuyées lors de la bataille de Bangui, l'opposition sud-africaine et les syndicats de l'armée s'interrogent sur les raisons de cette présence militaire en Centrafrique. Certains accusent l'Afrique du Sud d'avoir cherché à préserver ses intérêts économiques. Jacob Zuma a en tout cas annoncé ce jeudi que son pays retirait ses troupes en indiquant que l'accord passé avec François Bozizé n'était plus valable depuis le renversement.

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Le ministre de l’Economie et commerce informé des difficultés des opérateurs économiques de Kananga.

Kinshasa, ACP Les opérateurs économiques évoluant dans la ville de Kananga, dans la province du Kasaï Occidental, ont informé le ministre de l’Economie et Commerce, Jean Paul Nemoyato, des difficultés qu’ils  éprouvent  pour acheminer leurs marchandises dans des  centres de consommation, suite au coût élevé du trafic ferroviaire  de la société nationale des chemins de fer(SNCC). Ils ont fait  part de leurs préoccupations  au cours d’une séance de travail présidée mercredi, à Kinshasa,  par le ministre en présence du conseil du  collège de sage du  Président   de la République  conduit par le conseiller  Kimbembe Mazunga. M. Justin Ngandu Mulumba, président de la FEC/Kananga qui conduisait cette délégation, a laissé entendre, que la loi sur l’exercice du petit commerce réservé aux nationaux n’est pas appliquée dans toute sa rigueur dans cette partie du pays. Cette loi, a-t-il dit, rencontre quelque résistance auprès des certains opérateurs expatriés véreux. Il a informé le ministre  de l’existence d’un réseau des certains opérateurs économiques opérant à Kananga en possession  des documents du ministère de l’Economie, leurs autorisant de vendre en détail, avant de signaler  que cette rencontre fait suite au contact établi lors de la tenue du forum de conférence des gouverneurs tenue dernièrement à Kananga. Le ministre Jean-Paul Nemoyato, a quant à lui, promis de suivre de prêt  le problème et de  sanctionner  les auteurs de ces actes. Il a, à cet effet, remis à la délégation le recueil contenant  la nomenclature déterminant   la vente des articles en gros, demi-gros et en détaille, pour tout opérateur  congolais ou étranger évoluant dans la profession. ACP/FNG/Kul

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04 avril 2013

Kisonga Mazakala : ses incessants appels de pieds à Joseph Kabila et sa maison de Charleroi !

Écrit par José Ntumba Kabwa ka Ntanda  

 
Albert Rachel Kisonga Mazakala, ci-devant réfugié politique en Belgique, saisit toute opportunité qui s’offre à lui pour rentrer dans les bonnes grâces de Joseph Kabila. D’où, ses incessants  appels de pieds au président de la République, demeurés malheureusement sans succès. Ne dit-on pas que l’espoir fait vivre ?
Pour Kisonga Mazakala, toutes les occasions sont bonnes pour sortir du bois dès qu’il faut livrer les Kasaïens au mépris de leurs concitoyens. C’est un secret de polichinelle qu’Etienne Tshisekedi n’a jamais trouvé grâce aux yeux de ce renégat du lumumbisme qui n’a cessé d’accuser le président de l’UDPS d’avoir détourné des deniers publics et d’être impliqué dans le complot d’assassinat de Patrice-Emery Lumumba.
Parce que Mazakala semble faire preuve d’une ignorance coupable de l’histoire politiquerécente du Congo, il ne serait pas vain de lui rappeler qu’alors qu’il rasait les murs à Kinshasa, en 1992,  en tant qu’éditeur d’une feuille de choux dénommée « Demain le Congo », les résolutions pertinentes de la Commission des Assassinats de la vénérable Conférence nationale souveraine avait fait la lumière nécessaire, quant au volet national de l’assassinat du Kasaïen Lumumba. Etienne Tshisekedi était lavé de tout soupçon et ses adversaires mobutistes ne lui auraient fait aucun cadeau si sa responsabilité était engagée d’une quelconque manière.
L’assassinat  de Lumumba, il faut le rappeler, a été décidé par le gouvernement américain ainsi que l’a souligné récemment un ancien ambassadeur américain à Bruxelle. Le Royaume de Belgique a, pour sa part, reconnu sa responsabilité « morale » en 2002 et annoncé la création d’un (virtuel) Fonds Patrice Lumumba destiné au financement des projets en matière de prévention de conflits et de formation de la jeunesse ! La responsabilité des services secrets britanniques vient également d’être reconnue ainsi que l’attestent les aveux de Daphne Park, premier secrétaire de l’ambassade britannique à Léopoldville au moment des faits,  rapportés par David Lea, membre de la Chambre des Lords. Tous ces aveux ne disculpent nullement des exécutants congolais impliqués dans l’assassinat du Kasaïen Lumumba.
Quant aux accusations de détournements des deniers publics portées contre Etienne Tshisekedi par l’ancien ambassadeur du Congo-Zaïre à Bruxelles, au lieu de les ressasser sans se lasser comme un perroquet,  Mazakala contribuerait à la manifestation de la vérité en communiquant les éléments de preuves à sa disposition à la justice congolaise ou en transmettant son dossier « accablant » au procureur général de la République.
L’arroseur arrosé !
En attendant que Mazakala produise les preuves de détournement des deniers publics dont il accuse Tshisekedi, que l’ancien ambassadeur explique comment il a financé l’achat de sa maison à Charleroi. Aie ! Albert Kisonga a acquis cette propriété rubis sur ongles auprès d’un Kasaïen, de surcroit un muluba, un certain G.M.
Alors que plusieurs anciens diplomates congolais à Bruxelles sont en procès contre le gouvernement de Kinshasa pour salaires impayés depuis des années, voilà que M. l’ambassadeur qui se présente comme ami d’enfance de Laurent-Désiré Kabila s’est offert une maison sans un quelconque crédit hypothécaire comme c’est souvent la règle dans son pays de résidence.
Mazakala qui ne pourra pas tromper sa propre conscience n’est pas sans  savoir qu’il a acheté sa maison de Charleroi en puisant dans le million de dollars américains qui lui a été généreusement accordé par Laurent-Désiré Kabila pour « organiser » le travail dans la juridiction où il avait été affecté :Belgique, Luxembourg, Pays-Bas.
Rappelé à Kinshasa par Joseph Kabila mis au courant de la gestion hasardeuse de Mazakala à Bruxelles principalement, Kisonga, qui confie à certains qu’un poste de ministre lui avait  été proposé, choisit plutôt de rester en  Belgique et de solliciter l’asile politique.
Dix ans se sont écoulés depuis. Fatigué par l’inconfort de l’exil, Mazakala multiplie des appels de pieds au président de la République qu’il reconnait volontiers comme fils ainé de Laurent-Désiré Kabila et fait passer Etienne Kabila pour un imposteur. Ce travail, Kisonga le fait en parfaite coordination avec Omer Nsongo di Lema, directeur de publication de « Demain Le Congo » aujourd’hui responsable de la « cellule riposte » à la présidence de la République.
Dans l’espoir que sa cause sera entendue, Mazakala creuse encore alors qu’on pensait qu’il avait déjà touché le fond. Le voilà qui sort du bois pour exposer les Kasaïens au mépris en reprenant à son compte les insultes portées à leur encontre par un obscur Kalema Ka, propagandiste de la cause de Bakata Katanga !
Connaissez-vous la dernière trouvaille de Mazakala ? Elle est diaboliquement énorme ! L’ancien ambassadeur en sait plus sur l’attaque de la résidence de Jean-Pierre Bemba Gombo au moment où il recevait des ambassadeurs occidentaux en 2006. Kisonga affirme, tel l’inspecteur Derrick après investigations, qu’il s’agissait d’une attaque au canon à l’insu du président de la République. Mazakala ne s’arrête pas en si bon chemin. Il dédouane Kinshasa de toute responsabilité dans l’assassinat de Floribert  Chebeya et Fidèle Bazana en affirmant qu’il a été commis par des personnes collaborant avec Kigali contre le chef de l’Etat ! Kisonga en sait également plus sur l’assassinat du journaliste Franck Ngyke et de son épouse. Selon l’ancien ambassadeur, leur assassinat n’a pas été commandité par le pouvoir, mais par un proche pour des raisons personnelles.  Pourquoi dès lors ne pas tout révéler en ce qui concerne les assassinats de Bapuwa Mwamba, Serge Maheshe.. . ? Dans tous les cas, les « révélations » de Kisonga sont néanmoins la preuve que le Congo n’est pas gouverné et qu’il faut doter notre pays d’un leadership responsable.
Voilà Kabila lavé de tout soupçon par un réfugié politique qui est censé avoir fui le régime qu’il encense ! Quoi qu’il en soit, Mazakala  aurait fait mieux de fixer clairement l’opinion en levant le mystère sur les identités des commanditaires et des assassins, lui qui semble au courant de leurs basses motivations.
Cependant, exaltant sa haine contre les Kasaïens, Mazakala soutient, toute honte bue, que lors des purges à la stalinienne opérées sous Mobutu, les Kasaïens n’ont jamais été concernés comme pour mettre en relief leur complicité collective avec la dictature d’hier et même celle d’aujourd’hui. La mauvaise foi de l’ex ambassadeur est manifeste quand il fait semblant d’ignorer que Lumumba dont il se réclame est kasaïen. Albert Rachel Kisonga serait-il devenu amnésique au point d’oublier que les purges à la stalinienne auxquelles il faut allusion n’ont épargné nombre de Kasaïens dont André Lubaya ? Kisonga aurait-il des trous de mémoire pour ignorer que le kasaÏen Raymond OMBA Pene Djunga, encore vivant, a été victime de la purge dont ont été victimes des officiers dont des  kasaïens en 1975 ?
Un aliéné et fier de l’être !
Les nombreuses sorties malheureuses de Rachel Kisonga Mazakala contre les Kasaïennes sont, il ne faut pas avoir peur de le souligner,  l’expression de l’aliénation mentale et de la cécité politique de ce renégat du lumumbisme qui a le culot d’affirmer que le pouvoir de Kinshasa est une démocratie ! Ce n’est pas surprenant étant donné que l’ancien ambassadeur est l’un des rares congolais à faire l’apologie de la colonisation.
On se rappellera que dans une interview accordée à La Libre Belgique le 3 mars 2005, Kisonga déclarait stupidement : « je suis parmi ces millions des Congolais qui ne considèrent plus la colonisation comme quelque chose de négatif, malgré sa cohorte de morts, de travaux forcés, de mains coupées et d’humiliation ». Y-t-il meilleure manière de chier sur la tombe invisible de Lumumba ?
Et l’ambassadeur honoraire de poursuivre : «  si nous ne parvenons pas à bien gérer nos pays jusqu’ici, c’est parce que notre culture, qui s’est forgée pour l’essentiel à l’intérieur des tribus, ne nous a pas préparés à gérer un Etat moderne, par définition post-tribal ». A supposer même par l’absurde que la tare culturelle observée par Mazakala soit un dénominateur commun à toutes les tribus congolaises, pourquoi Kisonga l’attribue-t-elle aujourd’hui exclusivement aux Kasaïens et particulièrement aux Baluba ?
Par ailleurs, alors qu’il prétend que le Congo est une démocratie, Mazakala a sa petite idée pour que le Congo prenne le chemin de la bonne gouvernance. Toujours à La Libre Belgique, il confie: « Nous aurions dû comprendre l’intérêt d’impliquer ceux qui ont la maitrise de ces choses-là, c’est-à-dire pour nous Congolais, les Belges en priorité. Il n’y a aucune honte à le faire dès lors que nous avons pris conscience de nos faiblesses et cherchons par une décision autonome mûrement réfléchie, d’y remédier en faisant appel à ceux qui, pendant 80 ans, ont œuvré avec nous à la création de cette nation que l’histoire nous a léguée. Il est temps que nous devenions moins sentimentaux et plus pragmatiques ».
Dommage que le ridicule ne tue pas !

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Soldats sud-africains tués en Centrafrique: les chiffres divergent

Les corps de 13 soldats sud-africains tués en Centrafrique ont été remis aux familles à la base aérienne de Waterkloof. Pretoria, le 28 mars 2013.
Les corps de 13 soldats sud-africains tués en Centrafrique ont été remis aux familles à la base aérienne de Waterkloof. Pretoria, le 28 mars 2013.
REUTERS/Stringer
Par RFI

Combien l’Afrique du Sud a-t-elle perdu de soldats en Centrafrique ? Treize morts, c’est le bilan officiel des pertes humaines données par Pretoria. Un bilan mensonger, selon plusieurs sources à Bangui. Ainsi, une source qui souhaite conserver l'anonymat et qui se trouvait le 25 mars à la base des militaires français assure avoir vu plus de 50 sacs mortuaires prêts à embarquer dans un appareil de transport Hercule C130 envoyé par Pretoria.

Avec notre envoyé spécial à Bangui, Cyril Bensimon

Ils étaient venus officiellement épauler et former l’armée centrafricaine, mais les soldats sud-africains ont le plus souvent combattu seuls. Peu à peu nos informations commencent à se confirmer. Ce matin alors que le ministre sud-africain avait fait le déplacement jusqu’à Bangui, il affirmait encore que 13 soldats de son pays avaient été tués en Centrafrique. Or, d’après le général Arda Hakouma, l’officier de la Seleka qui a conduit la prise de Bangui, entre la ville de Damara et la capitale, les militaires envoyés par Pretoria ont subi le samedi 23 mars des pertes qui vont bien au-delà du chiffre officiel de 13 morts donné par Pretoria et confirmé par les autorités françaises.

« Ce qui est sûr, moi personnellement, chef d’état-major, chef des opérations, donc c’est moi qui ai dirigé le combat, j’ai vu 36 morts sud-africains et 22 blessés. Ça c’est sûr. Il y avait des prisonniers aussi, on les a remis à la Fomac (Force multinationale d'Afrique centrale). »

Selon des sources concordantes, les pertes sud-africaines se sont surtout produites lorsque ces soldats ont été pris en étau entre deux groupe de la Seleka. L’un descendant vers le sud depuis Damara et l’autre remontant vers le nord après avoir effectué un contournement depuis Boali, en passant par le PK12, c'est-à-dire à l’entrée de Bangui, pour remonter prêter main forte à leurs camarades qui venaient de subir de lourdes pertes faces aux blindés sud-africains.

Enfin, une autre source, qui souhaite conserver l’anonymat et qui se trouvait le lendemain du jour de la prise de Bangui, le lundi 25 mars à la base française, à côté de l’aéroport, a assuré avoir vu une cinquantaine de sacs mortuaires prêts à embarquer dans un Hercule C130 envoyé par Pretoria. Dans le même temps, affirme cette source, d’autres cadavres de soldats sud-africains, transportés dans des voitures, continuaient à arriver.

Présence des soldats sud-africains au Centrafrique: les mines et le pétrole et non la paix comme objectif?

Il y a quelques jours, des militaires sud-africains après être revenus au pays, avaient affirmé être traumatisés d'avoir tué des enfants soldats. Certes, il y a bien des mineurs dans les rangs de la Seleka, mais la question que l'on peut se poser, c'est pourquoi des soldats sous le choc, après les combats violents du 23 mars, ont poursuivi les combats dès le lendemain matin. D'après de multiples sources, les soldats sud-africains venus officiellement épauler et former les militaires centrafricains ont été chèrement payés par François Bozizé quand le président aujourd'hui déchu est venu leur rendre visite au front le samedi.

Cela peut expliquer l'ardeur au combat des soldats mais pas un engagement politique aussi fort de la part de Pretoria. Selon les informations recueillies par RFI, plusieurs sociétés sud-africaines ont signé directement avec la présidence des contrats dans les domaines des mines et du pétrole. A Bangui, il y a trois noms qui reviennent en boucle : tout d'abord Ellis SA, société dirigée par un général sud-africain à la retraite et qui s'intéressait aux diamants et à l'or du sud du pays. La deuxième se nomme Soco et était sur le point de mener une campagne d'exploration pétrolière dans le nord de la Centrafrique. Enfin, c'est peut-être la plus intéressante, Dig Oil, qui avait signé des contrats d'exploration et d'exploitation pétrolière dans la région de Carnot dans l'ouest du pays.

D'après un proche du premier  ministre bon connaisseur du milieu des affaires, Dig Oil, serait selon ses propres termes « une pompe à fric » de l'ANC et dont l'un des actionnaires est l'un des neveux de Jacob Zuma. Un autre ministre issu de la Seleka, prétend lui que cette société a fourni des armes et tenté de ramener des hommes pour défendre le régime du président Bozizé. Michel Djotodia, lui, a joué l'apaisement ce matin, lorsqu'il a serré la main du ministre sud-africain de la Sécurité. Il lui a présenté ses condoléances pour les soldats tués et lui a promis d'ouvrir une nouvelle page dans les relations avec les deux pays. Si ces informations sont confirmées en Afrique du Sud, alors  la crise politique paraît inévitable, car ces soldats ne se battaient manifestement pas pour la paix sur le continent comme l'a prétendu Jacob Zuma. Pour le moment, l'Afrique du Sud joue la carte de l'indigniation et réfute ces informations.

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"Kinshasa Kids" : survivre dans la rue

A Kinshasa, capitale de la République démocratique du Congo, huit enfants vivent dans la rue, comme des milliers d'autres. Les reconnaissant comme "sorciers", leurs familles les ont chassés, ou ils se sont enfuis pour éviter l'exorcisme et l'opprobre. Ils vivent sur les toits et dans les ruelles, dorment entassés les uns sur les autres, mangent quand ils le peuvent. Fascinés par Bebson, rappeur halluciné qui se promeut manager, ils décident de monter un groupe de musique pour gagner un peu d'argent, et peut-être une chance de faire des études et changer de vie.

Envisageant d'abord son exploration sous la forme d'un documentaire, Marc-Henri Wajnberg a changé le cours de l'aventure en optant pour une forme hybride des plus intéressantes : une fiction, largement inspirée des rencontres faites sur les lieux du tournage, filmée et mise en scène comme le serait un documentaire. De fait, c'est Kinshasa, plus encore que les personnages extraordinaires...

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RDC: la brigade d’intervention de la Monusco travaillera avec les FARDC, affirme le colonel Basse

 
Col. Base, porte parole militaire de la Monusco. Radio Okapi/Ph. John BompengoCol. Base, porte parole militaire de la Monusco. Radio Okapi/Ph. John Bompengo

La Brigade d’intervention de la Monusco travaillera de concert avec les Forces armées de la RDC dans l’Ets de la RDC. Les unités de l’armée congolaise sont déjà positionnées sur place, a annoncé, mercredi 3 avril à Kinshasa, le porte-parole militaire de la Mission des Nations unies en RDC, le lieutenant- colonel Félix Basse, au cours de la conférence hebdomadaire des Nations unies.

« Il y a déjà un état-major avancé qui est déployé au niveau de Goma pour essayer d’accueillir et d’insérer la brigade [d’intervention] au sein de la force globale de la Monusco», a souligné le lieutenant-colonel Prosper Félix Basse.

L’état-major avancé est une structure de commandement détaché à Goma par la Force de la Monusco pour coordonner les opérations sur terrain et faciliter l’arrivée de la brigade d’intervention. «Il a été déployé depuis très longtemps», a indiqué le colonel Félix Basse, sans autres précisions.

Cette brigade va mener certaines opérations unilatérales ou travailler de concert avec les FARDC. Celles-ci, selon le  colonel Félix Basse, «possèdent déjà des unités de forces spéciales pour concourir avec la brigade d’intervention à ramener la paix et la sécurité dans l’Est » de la RDC.

Elle va être déployée, dans un premier temps, dans la province du Nord-Kivu pour éradiquer une quarantaine des groupes armés qui s’y trouvent, dont le M23, a indiqué le porte-parole militaire de la Monusco.

La création de cette brigade a été décidée par l’Onu, jeudi 28 mars à New York. Elle va être formée de trois bataillons d’infanterie, assistés d’une compagnie d’artillerie et d’une compagnie de reconnaissance et de forces spéciales. Selon le secrétaire général adjoint de l’Onu chargé des opérations de maintien de la paix, Hervé Ladsous, cette brigade va compter 3 069 hommes, venus d’Afrique du Sud, de la Tanzanie et du Malawi.

radiookapi.net

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03 avril 2013

32 commerçants congolais en situation irrégulière arrêtés en Zambie

 
Une vue du poste frontalier de Pweto, vers la Zambie. Radio OkapiUne vue du poste frontalier de Pweto, vers la Zambie. Radio Okapi

La police de migration de la Zambie a arrêté, mardi 2 avril, trente-deux commerçants congolais en séjour irrégulier dans la localité de Mining Stone en Zambie, frontalière de Kasumbalesa. Le chef de poste de la Direction générale des migrations (DGM)/Kasumbalesa (Katanga), Hilaire Longeli, a indiqué que certaines femmes, parmi ces trafiquants, sont arrêtées avec leurs bébés.

L’Association des commerçants transfrontaliers (ACT) dénonce que ces Congolais aient passé une heure dans le conteneur de la police de migration zambienne, avant d’être transférés à chilabombwe, ville zambienne située à 30 km de Kasumbalesa.

Des sources locales indiquent que ces personnes arrêtées font le commerce transfrontalier entre la RDC et la Zambie où ils achètent de la farine de maïs et autres produits de consommation.

Le chef de poste de la DGM/Kasumbalesa, Hilaire Longeli, a conseillé aux Congolais qui désirent se rendre en Zambie de se conformer aux lois de ce pays pour éviter de tel traitement.

Le même mardi, le responsable de DGM/Kasumbalesa, Hilaire Longeli, a également arrêté quatorze Zambiens qui étaient en séjour irrégulier sur le sol congolais.

Il a indiqué que ces Zambiens arrêtés sont jusque ce mercredi gardés au cachot de la police nationale congolaise à Kasumbalesa et leur libération nécessite des amendes.

Hilaire Longeli a, par ailleurs, indiqué que ces arrestations n’ont rien n’avoir avec ce qui s’est passé, mardi, en Zambie.

radiookapi.net

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Triste fin des pourparlers de Kampala

Les prochains jours promettent d’être chauds. Le M23 a dit sa détermination à vendre chèrement sa peau, estimant que la résolution portant déploiement d’une brigade spéciale d’intervention dans l’Est de la RDC pour traquer les forces négatives équivaudrait à une déclaration de guerre de la part des Nations unies. Toutefois, Kinshasa persiste et signe qu’il est temps pour le M23 de « cesser d’exister ». Autrement dit, il est hors de question de reprendre le chemin de la capitale ougandaise. Triste fin pour des concertations qui tendaient à blanchir des criminels indexés par la communauté internationale.

Les pourparlers de Kampala, engagés il y a plus de trois mois entre Kinshasa et le M23, n’ont pas su résister à l’épreuve du temps. On les savait déjà hypothéqués dès le départ, mais leur déconfiture est arrivée avec la publication récente de la résolution 2098 du Conseil de sécurité. Celle-ci est venue confirmer les clauses de l’accord-cadre signé le 24 février 2013 à Addis-Abeba pour résoudre la crise en RDC.

La surprise est venue du côté de Kinshasa. Contre toute attente, celui-ci a fait un revirement à 180° en clamant tout haut qu’il était temps que le M23 cesse d’exister. En clair, le gouvernement a obstrué le chemin vers Kampala et, par la même occasion, bouclé des pourparlers qui tombaient caducs du fait du déploiement imminent de la force spéciale ayant, entre autres, missions de traquer et neutraliser tous les groupes armés répertoriés comme forces négatives en RDC et dans les Grands Lacs.  A en croire, les officiels congolais, l’espoir de mettre fin à la spirale de violence dans l’Est se profilerait déjà à l’horizon.

La vérité c’est que Kinshasa s’est retenu à dévoiler clairement sa position par rapport au dialogue de Kampala jusqu’à l’adoption par le Conseil de sécurité des Nations unies de la Résolution 2098. Une belle opportunité pour tourner définitivement la page M23. A Kinshasa, tout comme dans la capitale ougandaise, la fin des pourparlers ne fait plus l’ombre d’aucun doute.

Le lundi 1er avril 2013, Raymond Tshibanda et Lambert Mende, respectivement chef de la diplomatie congolaise et porte-parole du gouvernement, ont solennellement, devant la presse, invité le M23 à « cesser d’exister comme un mouvement polico-militaire ». Pourquoi ? Raymond Tshibanda répond : « Le M23 peut s’agiter autant qu’il veut. Nous étions disposés à arriver à un accord politique avec eux. Il n’est plus question de recycler les spécialistes de la rébellion dans les rangs des Forces armées. Le seul avenir pour le M23, c’est de cesser d’exister comme mouvement politico-militaire. Si tel n’est pas le cas, la brigade [d’intervention de la Monusco] s’occupera à mettre fin à son existence ».

Rien n’est encore joué

Présenté de la même manière dans un passé récent comme un partenaire au dialogue en vue d’une sortie apaisée de la crise dans l’Est de la RDC, il faut craindre que le M23 ne se reconstitue dans la perspective de la reprise des hostilités sur le front de l’Est du pays. Il disposerait de centaines d’hommes de troupe et d’un armement que la Monusco avait, lors de la prise de Goma, qualifié de sophistiqué. En plus, et c’est là que le gouvernement est attendu au tournant, le M23 a sous son contrôle des territoires du Nord-Kivu.

La partie se montre dure à jouer. Le M23 a fait part de sa désapprobation relativement au déploiement de la force spéciale  d’intervention décidée par le Conseil de sécurité. Ce groupe armé pro rwandais sait désormais que les carottes sont cuites pour lui dans la mesure où les roues de cette force spéciale ne pourraient pas l’épargner.

Dans un communiqué publié lundi 1er avril 2013, le président politique du M23, Bertrand Bisimwa, a déclaré « qu’il s’agit de l’option de la guerre que les Nations unies viennent de lever ». Au lieu « d’encourager une solution politique, en apportant un appui substantiel aux négociations politiques de Kampala » entre le M23 et Kinshasa, l’ONU choisit « de faire la guerre contre l’un des partenaires pour la paix », a-t-il regretté. Cette attitude fait planer l’ombre d’une guerre dans l’Est de la RDC.

Qu’en sera-t-il alors sur le terrain, maintenant que Kinshasa a, de manière explicite, déclaré son divorce avec le M23 ? Difficile de répondre pour l’instant. Toujours est-il que la position tranchée du M23 devait amener Kinshasa à bien recadrer son action pour éviter tout effet de surprise.

En digérant très mal le projet de déploiement de la brigade spéciale d’intervention dans l’Est de la RDC, le M23 a montré ses couleurs. Les déclarations de son président traduisent sa détermination à résister et surtout à se défendre. Tout dépendra cependant du temps que prendra le déploiement effectif dans l’Est du pays de la brigade spéciale d’intervention. C’est le seul moyen d’empêcher le M23 d’agiter de nouveau le spectre de la guerre dans l’Est de la RDC – les Forces armées de la RDC ayant montré leurs limites à venir à bout du M23. Les Nations unies devraient faire diligence dans l’application de la Résolution 2098.

Dans tous les cas, le souhait de Kinshasa de voir le M23 « cesser d’exister » ne devrait pas résoudre le problème. Il doit aller jusqu’au bout de sa logique. Après l’accord du 23 mars 2009 à  Goma, le CNDP s’est mué en une formation politique sans pour autant se détacher de ses racines militaires. Cette situation a donné naissance, trois ans plus tard, soit en 2012, au M23. C’est que la disparition du M23 n’est pas une panacée. L’idéal est de couper le cordon ombilical qui lie tous les groupes armés avec des parrains clairement identifiés dans le rapport du groupe d’experts des Nations unies, en l’occurrence le Rwanda et l’Ouganda. Tant que ces deux voisins de la RDC auront une mainmise sur les groupes armés qui pullulent dans l’Est du Congo, le M23 pourrait réapparaitre sans une nouvelle formule et se retrouver dans les institutions de la République, par le moyen des concertations nationales, appelées de tous les vœux par Kinshasa et recommandées par la Résolution 2098.

De quoi dire que rien n’est encore joué définitivement.

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KANANGA – Remise d’un lot de matériel de salubrité publique aux municipalités urbaines

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 Monsieur Clovis Isiyo Isiyo a procédé dernièrement, à Kananga, à la remise de matériel ....

Ministre Clovis Isiyo Isiyo a procédé dernièrement, à Kananga, à la remise de matériel de laboratoire au Service national des semences (SENASEM)

Le ministre provincial de l’Aménagement, infrastructures et travaux publics, Monsieur Clovis Isiyo Isiyo a procédé à la remise d’un lot de matériel destiné à la salubrité publique de la ville de Kananga, chef-lieu de cette province, a constaté notre reporter sur place. Il s’agit de 50 brouettes, 205 bêches et autant des coupe-coupes qui ont été distribués aux bourgmestres de cinq communes de Kananga. Le maire de la ville, Madame Antoinette Kapinga Tshibuyi a exhorté les bénéficiaires à faire bon usage de cette dotation de l’exécutif provincial et de mettre à contribution matérielle pour l’assainissement du milieu. Le bourgmestre de la commune de Ndesha, Monsieur Simon Luboya wa Luboya, s’adressant au ministre provincial de l’Aménagement, s’est engagé, au nom de ses pairs, à suivre les recommandations de l’autorité urbaine dans l’intérêt de la collectivité.

La brigade d’entretien communal déjà à l’oeuvre

Pour sa part, le bourgmestre de la commune de Kananga, M. Edouard Ntumba Buabua, a procédé dernièrement à la remise de ce matériel aux agents affectés aux travaux journaliers à la brigade d’entretien communal, a-t-on appris des sources administratives. Ces travaux vont consister à l’entretien des ronds-points, des avenues, et des espaces non occupés en vue de rendre propre la commune de Kananga.

Archi-Kan

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Plus de 39.000.000 FC pour la construction des ouvrages publics au Kasaï Oriental

Mbuji-Mayi, ACP Un montant de plus de trente neuf millions(39 ) millions de francs congolais a été remis dernièrement aux ONG  locales pour la poursuite des travaux de construction des ouvrages publics dans quatre territoires ( Tshilenge, Ngandanjika, Katanda et Kabeya Kamwanga ) de la province du Kasaï oriental. Cette cérémonie de remise de fonds a été présidée par le vice-gouverneur de province, Bruno Kazadi Bukasa, en présence du président de l’assemblée provinciale, Marcel Kalala Mutombo, et des députés provinciaux initiateurs de certains projets.

Parmi les ouvrages à exécuter figurent la construction de l’institut technique médical de Tshilenge, l’achèvement de trois Centres de santé du groupement de Bena Nsana ( Ngandanjika ) et Tshiatshitshia (Kabeya Kamwanga).

Pour ce qui est du territoire de Katanda, l’ONG ENCORB a reçu plus de neuf millions de francs congolais pour la poursuite des travaux de construction de l’EP Tshialama. Tous ces travaux sont financés entièrement par le gouvernement provincial du Kasaï oriental dans le cadre de la révolution de la modernité dans les milieux ruraux. ACP/Mat/Fédé

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