23 mars 2013

MIKALAYI – Lancement ce mardi du centenaire de Mfuki: une fête de Saint Joseph riche en symbole

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La cathédrale de Mikalayi, plus de cent ans déjà ...

La cathédrale de Mikalayi, plus de cent ans déjà …

La Mission Catholique Saint Joseph Mikalayi a célébré dans la joie et l’allégresse sa fête patronale : Saint Joseph, Epoux de la Vierge Marie ce mardi 19 mars 2013. Comme d’habitude, c’est un devoir pour l’Archevêque de Kananga de célébrer une grande messe dans sa Cathédrale dédié à Saint Joseph.
La célébration de ce 19 mars 2013, a eu beaucoup de couleurs : Le jubilé d’argent de quatre couples, le jubilé d’or de l’Œuvre Balami pour le Secteur pastoral de Kazumba et l’ouverture de l’année centenaire de l’Institut Mfuki. Toutes ces fêtes ont été célébrées en communion avec l’Eglise Universelle qui intronise son nouveau Pontife, le Pape François.
Comme cela pouvait se laisser remarquer, c’est la joie indescriptible sur les visages des filles et fils de la Mission Saint Joseph Mikalayi et du Secteur Pastoral de Kazumba. La Cathédrale a été archipleine. Les hommes et femmes, les jeunes et les enfants en tenue de fête ont célébré avec faste tous ces événements qui ont entouré la fête de Saint Joseph. Les écoliers de toutes les écoles de la place étaient au rendez-vous.
Dans sa prédication, l’archevêque de Kananga a seulement qualifié ce jour de spécial parce que le regard de tous les chrétiens catholiques est tourné vers la Ville Sainte, la ville de Rome pour l’intronisation de sa Sainteté le Pape François. C’est donc un jour où il y a trop à dire. En cette Année de la Foi, a affirmé Monseigneur Madila, ce qui nous rassemble en ce lieu Saint c’est notre foi. C’est cette foi qui a poussé les missionnaires à arriver ici chez nous pour annoncer le Christ, construire la première école, celle pour laquelle nous ouvrons aujourd’hui l’année du centenaire, donner différents sacrements dont celui de mariage que nous exaltons en célébrant le jubilé d’argent de certains couples et fonder l’œuvre Balami qui totalise cinquante ans dans notre Archidiocèse.

Mikalayi est, sans aucun doute, le lieu historique du début de l’expérience de foi en Jésus-Christ dans le Grand Kasaï.

la fête du centenaire de Mikalayi Mfuki a été lancée ce mardi 19 mars...

la fête du centenaire de Mikalayi Mfuki a été lancée ce mardi 19 mars…

Ainsi, en ce jour, Saint Joseph reste notre modèle. Homme Juste qui savait ce que Dieu avait prévu, Joseph reste cet homme de silence et de foi qui a fait ce que l’ange lui avait dit. Sa foi est ainsi non seulement une foi professée, mais aussi et surtout vécue. Nous devons donc nous poser des questions pour savoir à quel point nous nous situons dans notre cheminement de foi. Le grand souhait de l’Archevêque de Kananga a été de voir tous les chrétiens de Kananga devenir en cette Année de la Foi, des hommes et des femmes de foi, assidus à la prière,fréquents régulièrement aux différents sacrements, en particulier celui de l’eucharistie qui renouvelle notre vie, et dociles à l’écoute de la Parole de Dieu. Que Saint Joseph protège nos foyers, notre diocèse et notre Eglise universelle, a fini Monseigneur Madila.
Après cette grande célébration, c’est l’heure à la fête dans l’enceinte de l’Institut Mfuki. Le repas de fête a été précédé d’un grand défilé de toutes les écoles de Mikalayi ainsi que des chrétiens de différents groupes et catégories. A la place de Monseigneur l’Archevêque, qui est rentré sur la ville avant la fin des manifestations pour d’autres urgences, l’Abbé Aimé Tshiyombo, Préfet de l’Institut Mfuki, a clôturé la journée en rappelant que le centenaire est ouvert, et à nous tous, ressortissants de Mfuki et catholiques de Kananga d’imprimer une nouvelle figure à ce monument de l’histoire scolaire du Kasayi par notre participation active à travers les différentes contributions pour la réfection des différents bâtiments victimes du poids de l’âge.
Abbé Augustin KALAMBA

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Aveu d'impuissance: le gouvernement congolais se dit vouloir aider la CPI à arrêter les auteurs des crimes au Nord-Kivu

Mende

Selon le porte-parole du gouvernement de Kabila, le vuvuzélateur Mende,dans sa sortie médiatique de ce jour sur radio okapi, le gouvernement congolais se dit prêt à aider la CPI à arrêter les auteurs des crimes au Nord-Kivu. Cette déclaration est un aveu d'impuissance du gouvernement congolais à poursuivre les criminels et autres hors-la-loi qui opèrent allègrement à l'Est de la RDC.

L'insécurité à l'Est de la RDC dure depuis que Laurent Désiré Kabila à la tête de l'AFDL et ses Rwandais ont envahi et occupé la RDC. Kabila Kanambe n'a fait aucun effort pour rétablir l'autorité de l'Etat dans cette partie du pays. Par contre, toutes les sous-régions et territoires, de la province orientale jusqu'au nord du Katanga, étaient entre les mains des officiers rwandais qui faisaient la loi comme ils voulaient. La balkanisation que les Congolais redoutent tant était déjà effective sans que personne ait levé un petit doigt pour réagir.  Des fois, les Congolais ne comprennent rien lorsque, dans leurs revendications, ces rebelles rwandais se disent oubliés par le gouvernement de Kinshasa et qu'ils ne sont pas assez représentés dans les institutions du pays alors qu'ils sont partout plus majoritaires que les autres Congolais.

L'opposition congolaise comme la plupart des Congolais reprochent à Kabila le manque de leadership responsable pour rétablir un état de droit en RDC. Paul Kagame le dit régulièrement dans chacune de ses sorties médiatiques. Et c'est même la raison pour laquelle il continue ses aventures dans la déstabilisation de la RDC dans le but de rattacher le Kivu au Rwanda. Kabila est incapable de rétablir la sécurité et la paix sur toute l'étendue de la RDC comme il était incapable de livrer son compatriote Ntaganda (oui, tous les deux étant Rwandais) à la CPI. Il trouve facile de jouer au souffleur dans une pièce de théâtre où il est attendu comme acteur principal!

Il est grand temps que Kabila et toute sa bande de prédateurs avouent, tout haut, leur impuissance à relever les défis de redresser le pays et le mettre sur l'orbite du développement. Les déclarations comme celle que nous venons de lire sur radio okapi constituent une sorte d'aveu d'ignorance, d'incapacité, d'impuissance, qui caractérise le gouvernement actuel. Il doit laisser les pas au président Etienne Tshisekedi, élu par le peuple congolais aux élections de novembre 2011.

Lumbamba Kanyiki

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Le criminel Ntaganda vient d'arriver à la Haye

transfèrement de Ntaganda

Le rwandais Bosco Ntaganda, criminel de guerre, embarqué ce vendredi à Kigali pour la CPI à la Haye, vient d'arriver à la prison des criminels de guerre où il va passer sa première nuit. Il y a été conduit directement à sa descente d'avion à l'aéroport de Rotterdam par un dispositif important des policiers anti-gangs.

La première comparution de Ntaganda devant le juge de la CPI aura lieu le mardi, 26.03.2013. Lors de cette comparution, le juge procédera à la vérification de son identité et lui signifiera, par la même occasion, les charges qui pèsent sur lui. Il choisira enfin la langue dans laquelle il voudra se défendre. Ce matin, monsieur Ntaganda va retrouver son ancien chef Thomas Lubanga, qui, lui, a été condamné à 14 ans de prison ferme pour avoir recruté dans sa milice des enfants soldats à l'Est de la RDC entre 2002 et 2003.

Bosco Ntaganda, citoyen rwandais, ex garde du corps, seigneur de guerre, nommé général des FARDC par Kabila, s'était rendu à l'ambassade américaine dans des conditions non encore élucidées le 18 mars 2013 pour solliciter son transfèrement à la CPI. Il y est poursuivi pour des crimes de guerre et crimes contre l'humanité commis entre 2002 et 2003 à l'Est de la RDC.

La reddition et le transfèrement à la CPI de Bosco Ntaganda ont été salués avec satisfaction par l'ensemble des Congolais souffrant dans leurs coeurs et leurs âmes des atrocités que ce criminel, aux ordres de Kagame, a infligées aux populations paisibles du Congo sur le sol de leurs ancêtres. Ils espèrent qu'un grand déballage ait lieu au cours de ce procès devant la cour pénale internationale.

Lumbamba Kanyiki

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22 mars 2013

Bosco Ntaganda a quitté le Rwanda pour la CPI

transfèrement de Ntaganda

Le gouvernement rwandais a annoncé ce vendredi 22 mars que le chef rebelle congolais Bosco Ntaganda, qui s’était officiellement réfugié à l’ambassade américaine de Kigali depuis lundi, a quitté le Rwanda pour La Haye, siège de la Cour pénale internationale (CPI). Visé par deux mandats d’arrêt internationaux, émis en 2006 et 2012, il est accusé par la CPI pour crimes de guerre et crimes contre l’humanité.

Bosco Ntagdanga vient de décoller de Kigali et se trouve entre les mains de responsables de la CPI, a annoncé sur Twitter la ministre rwandaise des Affaires étrangères, Louise Mushikiwabo.

L’ambassade américaine à Kigali a confirmé que le rebelle avait quitté ses locaux et était en route vers la CPI avec des responsables de la Cour.

Depuis La Haye, la CPI a aussi confirmé l’information.

« Il est actuellement en détention et accompagné par une délégation de la CPI qui a quitté Kigali (Rwanda) vers le quartier pénitentiaire de la CPI à La Haye (Pays-Bas) », a indiqué la Cour dans un communiqué.

La procureure de la CPI, Fatou Bensouda, a réagi en assurant dans un communiqué que « c’est une bonne journée pour les victimes de RDC et la justice internationale ».

Elle a également remercié les autorités américaines, rwandaises, néerlandaises et congolaises, notamment, pour le travail « qui a fait que ce jour a été possible ».

« Aujourd’hui, ceux qui ont souffert de la main de Bosco Ntaganda peuvent se réjouir du futur et la perspective que justice soit rendue », a-t-elle ajouté.

Mais Fatou Bensouda a regretté que d’autres personnes faisant l’objet de mandats d’arrêt de la CPI « reste en fuite », appelant la communauté internationale à s’assurer de l’arrestation du chef des rebelles des Forces démocratiques de libération du Rwanda (FDLR) Sylvestre Mudacumura.

Ce qui se passera une fois Ntaganda à La Haye

A son arrivée à La Haye, Bosco Ntaganda retrouvera la prison des criminels de guerre de la Cour pénale internationale où est notamment incarcéré Thomas Lubanga, l’ex-chef politique de l’Union des patriotes congolais, au côté duquel il s’était battu en Ituri en 2002 et 2003.

C’est justement pour les crimes commis durant cette période que Bosco Ntaganda est poursuivi par la Cour qui l’accuse du meurtre de centaines de personnes, mais aussi de viols, d’attaques contre des civils, de persécutions, de pillages et d’enrôlement d’enfant de moins de 15 ans dans ses troupes.

Bosco Ntaganda devrait comparaître devant les juges pour la première fois dès le début de la semaine prochaine. Les juges devraient vérifier notamment son identité et devrait l’interroger sur sa nationalité. Les mandats délivrés par la Cour contre lui en 2006 et 2012 stipulent qu’il serait de nationalité rwandaise.

D’après des sources proches de la Cour, après cette audition, Bosco Ntaganda retournera dans sa cellule pour de longs mois. Au cours d’une autre procédure, le procureur devra ensuite démontrer aux juges qu’il dispose d’un dossier suffisamment solide contre lui pour qu’il soit renvoyé en procès.

En juillet 2012, Thomas Lubanga, dont Ntaganda était le numéro deux, avait été condamné à 14 ans de prison pour avoir enrôlé des enfants dans sa milice. Mais contrairement à Bosco Ntaganda, Lubanga n’était pas poursuivi pour les massacres commis en Ituri.

Le garde du corps devenu général d’armée

 
Bosco Ntaganda, le général déchu, recherché par la CPI/ Ph. droits tiersBosco Ntaganda, le général déchu, recherché par la CPI/ Ph. droits tiers

Ancien de la rébellion de l’AFDL qui a fait tomber le maréchal Mobutu et du RCD, Bosco Ntaganda devient un moment le garde du corps d’Ernest Wamba dia Wamba, président du Rassemblement congolais pour la démocratie (RCD), groupe rebelle alors soutenu par le Rwanda. Il suit Wamba dia Wamba à Kinsagani (nord-est), capitale de la Province Orientale, lorsque celui-ci va y créer un autre mouvement rebelle, le RCD-ML.

Ntaganda combat ensuite en Ituri, cette fois comme chef d’état-major des Forces patriotiques pour la libération du Congo (FPLC), où il commet les méfaits qui lui valent en 2006 un premier mandat d’arrêt de la CPI, resté secret.

En 2008, la CPI révèle ce mandat. Ntaganda a alors pris du poids et s’active dans une autre rébellion: le Congrès national pour la défense du peuple (CNDP). Il renverse début 2009 son chef charismatique Laurent Nkunda, qui est arrêté au Rwanda et placé en résidence surveillée par le président Paul Kagamé.

Ntaganda, qui a été nommé général en 2007 sans intégrer l’armée, gère en 2009 l’intégration du CNDP au sein des forces gouvernementales, qu’il rejoint lui aussi. Malgré sa trahison de Nkunda, il garde le contrôle de ses combattants et, selon des ONG, en profite pour exploiter illégalement des minerais, dont regorge le Kivu, riche région de l’Est de la RDC. La CPI lance un second mandat en juillet 2012.

En mai 2012, il fait défection et fonde, selon Kinshasa, une nouvelle rébellion, le M23. Cette dernière va se diviser en deux factions rivales en février dernier après que onze pays africains ont signé un accord-cadre pour la paix dans l’Est de la RDC. Le 16 mars, la faction rivale prend le dessus sur celle de Ntaganda qui se rend à l’ambassade américaine à Kigali et demande d’être transféré à La Haye.

Malgré toutes les accusations portées sur Ntaganda, son avocat dit « qu’il n’a pas les caractéristiques d’un criminel ». Il « adore le jogging, passe la moitié de son temps sur internet et aime bien s’habiller », confie Me Antoine Mahamba Kasiwa.

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RDC : arrestation de deux hommes accusés d’avoir comploté pour tuer Joseph Kabila

 
Joseph Kabila Kabange, président congolais le 14/10/2012 au palais du peuple à Kinshasa, lors de la conférence de presse marquant la clôture du 14ème sommet de la francophonie. Radio Okapi/ Ph. John BompengoJoseph Kabila Kabange, président congolais le 14/10/2012 au palais du peuple à Kinshasa, lors de la conférence de presse marquant la clôture du 14ème sommet de la francophonie. Radio Okapi/ Ph. John Bompengo

Le ministre congolais de l’Intérieur, Richard Muyej, a présenté ce vendredi 22 mars à Kinshasa deux personnes accusées d’avoir comploté pour tuer le président Kabila. L’une de deux personnes arrêtées, présentée comme le chef d’une bande dénommée « Mouvement débout Congolais », est un Belge d’origine congolaise dénommé Kanku Mukandi Jean-Pierre. Lui et son présumé complice, l’agent de police Mandimba Mongombe alias Cobra, auraient été arrêtés en possession d’armes et de munitions. Le ministre de l’Intérieur a déclaré que des militaires de l’armée congolaise et des policiers faisaient également partie de la bande.

« Ce sujet belge d’origine congolaise, Kanku Mukandi Jean-Pierre, n’a pas nié les faits qui lui sont reprochés et est passé aux aveux sur procès-verbal. Il a reconnu être le fondateur du Mouvement debout Congolais (MDC). Il a reconnu avoir tenu plusieurs réunions à Kinshasa avec ses complices militaires et civils en confiant à chacun un rôle précis en vue d’exécuter un plan d’attaque de la ville de Kinshasa qu’il avait amené de l’Europe », a expliqué Richard Muyej.

A en croire le ministre, Kanku Mukandi Jean-Pierre a également reconnu que « ce plan d’attaque de la ville de Kinshasa et d’élimination physique du chef de l’Etat a été adopté à la grande réunion tenue et présidée par lui-même le 20 janvier 2013 à Kinshasa sur avenue de l’Université non loin de l’arrêt Muyombe au quartier Livulu dans la commune de Lemba ».

Pour Richard Muyej, le Belge s’est notamment rendu coupable de fait d’atteinte à la sûreté intérieure et extérieure de l’Etat par :

  • L’espionnage
  • Le complot contre la vie et la personne du Chef de l’Etat
  • Le recrutement
  • La détention illégale d’armes et munitions de guerre
  • L’incitation des militaires à commettre des actes contraires au devoir et à la discipline.

Le ministre de l’Intérieur a également cité les armes et munitions qui auraient été saisies sur les deux hommes présentés à la presse. Il s’agit notamment de trois AK, un Uzi et de deux roquettes.

Richard Muyej a annoncé que les deux hommes seront déferrés devant « les juridictions compétentes ».

radiookapi.net

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RDC : environ 34 millions de personne n’ont pas accès à l’eau potable

 
Pénurie d’eau potable à Kinshasa. Radio Okapi/ Ph. John BompengoPénurie d’eau potable à Kinshasa. Radio Okapi/ Ph. John Bompengo

Environ trente-quatre millions de personnes n’ont pas accès à l’eau potable en République démocratique du Congo (RDC), a révélé la représentante du Fonds des Nations unies pour l’enfance (Unicef) en RDC, Barbara Bentein, à l’occasion de la célébration ce vendredi 22 mars de la journée mondiale de l’eau.

« Aujourd’hui malheureusement, il y a un grand manque d’accès à l’eau potable surtout dans les zones rurales. On estime à 34 millions de personnes qui manquent l’accès à l’eau potable. C’est pratiquement la moitié de la population », a déclaré Barbara Bentein.

Selon Barbara Bentein, cette situation favorise la propagation du cholera et de certaines maladies hydriques surtout dans les provinces Orientale, du Katanga, de l’Equateur, et de deux Kivu.

Dans le territoire de Kabongo dans le Katanga, par exemple, une vingtaine de cas de cholera, dont cinq décès, avaient été enregistrés en l’espace d’une semaine, au mois de novembre 2012.

«Le cholera est une maladie très virulente qui profite du fait que les populations n’ont pas accès à l’eau potable, à l’assainissement et à l’hygiène. Un contexte favorable pour la propagation du cholera. Il se propage très rapidement et quand on n’a pas un travail continu d’hygiène et d’assainissement, ça reviendra de façon cyclique », a-t-elle indiqué.

Barbara Bentein promet que l’Unicef va continuer d’appuyer le gouvernement congolais pour assainir un grand nombre de villages pour éradiquer le cholera dans le pays.

« Il y a des signaux forts de la part du gouvernement congolais de vouloir prendre en charge la lutte contre le cholera et de soutenir le projet “village assaini”. Pour réussir, il faut des financements, il faudra continuer à faire le plaidoyer pour que les ressources du budget national et celles des bailleurs des fonds puissent être allouées prioritairement à ce plan » Barbara Bentein, représentante de l’Unicef en RDC

En octobre 2012, l’organisation néerlandaise de développement (SNV) a sensibilisé les habitants d’environ quinze villages de la province du Bas-Congo sur la participation communautaire à l’hygiène et l’assainissement.

La Journée mondiale de l’eau 2013, fêtée le 22 mars, portera sur le thème de la Coopération dans le domaine de l’eau.

Au cours de la campagne de coopération dans le domaine de l’eau 2013, qui comprends l’année et la Journée de l’eau, des efforts seront fournis au niveau local, national et international pour sensibiliser aux défis et au potentiel de la coopération dans le domaine de l’eau, faciliter le dialogue entre les acteurs, et promouvoir des solutions innovantes pour entretenir la coopération dans le domaine de l’eau.

radiookapi.net

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Ntaganda aurait échappé au commando de la mort lancé par le service des renseignements militaires rwandais

Bosco Ntaganda

Le feuilleton Bosco Ntaganda fera encore couler beaucoup d'encre tant que les circonstances de cette reddition restent entourées de beaucoup de zones d'ombre. Selon afroamerica network dans sa publication du 19 mars 2013, le seigneur de guerre Ntaganda qui s'est rendu à l'ambassade américaine à Kigali pour y solliciter son transfèrement à la CPI, aurait échappé au commando du service des renseignements militaires lancé à ses trousses par Kagame.

La décision de mise à mort physique de Ntaganda aurait été prise dans le grand secret et confiée à ce service après l'échec de la tentative d'assassinat de Sultani Makenga par Ntaganda au mois de février de cette année. Kagame qui ne voulait nullement que Ntaganda fût arrêté et livré à la cour pénale internationale aurait pris cette décision pour l'empêcher de livrer des secrets sur la sécurité du Rwanda et sur l'exploitation et le pillage illégal des ressources minières de la RDC.

Ntaganda aurait été informé par un des membres de ce commando fin février. Pour sauver sa peau, il aurait d'abord décidé d'atteindre Katoyi dans le Masisi. Pour cela,  il  aurait d'abord tenté, sans succès, de négocier avec les FDLR qui occupent les positions entre Kibumba et Katoyi afin d'obtenir un passage sécurisé. Il leur aurait même proposé 150000 Dollars, mais ceux-ci auraient décliné l'offre.

Ayant suivi  les conseils de ses proches, Ntaganda aurait semé la diversion au sein du service des renseignements militaires rwandais en leur faisant croire qu'il cherchait à atteindre Katoyi dans le Masisi en négociant avec les dirigeants de FDLR pendant qu'il traversait la frontière rwandaise pour se rendre à l'ambassade américaine. Ntaganda aurait atteint l'ambassade grâce au réseau des gens de sa tribu qui l'auraient pris en charge jusqu'à atteindre l'ambassade américaine où il était sûr d'être protégé et conduit à la Haye. Car, selon les mêmes sources, l'ambassade américaine aurait été choisie plutôt que d'autres parce que Kagame ne peut pas obliger les Américains à lui livrer Ntaganda entre ses mains.

Si cette version est vraie, c'est donc avec la mort dans l'âme que Kagame collabore avec les Américains au transfèrement à la Haye de son ancien homme de main. Mais ce qui est sûr, c'est que, si Ntaganda se met à parler, beaucoup d'hommes politiques dont Kagame, Kabila et voire beaucoup d'intouchables exploitant illégalement les ressources minières de la RDC trembleront.  

Lumbamba Kanyiki

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21 mars 2013

RDC : comment sortir du piège Makenga ?



Protégé par le gouvernement congolais de 2006 à 2009, le général Bosco Ntaganda a fini par jeter l’éponge le week-end dernier et se constituer prisonnier à l’ambassade des USA à Kigali, dans l’attente de son transfert à la Cour Pénale Internationale, où il devrait être poursuivi pour crimes de guerre et crimes contre l’humanité. Selon les éléments consignés dans les deux mandats d’arrêt émis en son nom en 2006 et 2012, il est fiché comme sujet rwandais.
En remontant le cours de l’histoire, le constat à faire st que l’armée congolaise hébergeait en son sein un officier supérieur étranger, qui était présenté comme le catalyseur de la paix dans la partie Est du pays en mars 2009, après la signature d’un accord de cessez-le-feu entre son groupé armé, le CNDP (Congrès National pour la Défense du Peuple), et le pouvoir en place à Kinshasa. Au jour d’aujourd’hui, plus aucun officiel congolais n’ose se présenter comme ancien ami ou allié de ce criminel.
Le nouvel allié du gouvernement congolais s’appelle Sultani Makenga, lui aussi ressortissant du Rwanda, révoqué des FARDC en juillet 2012 par une décision du Conseil Supérieur de la Défense sous l’identité de colonel Ruzandiza. Mais, à la suite de la reconnaissance du M23 par Kinshasa comme son interlocuteur dans les négociations de Kampala entamées depuis le 09 décembre 2012, la grande question du moment reste de savoir comment la RDC va sortir du piège lui tendu par le Rwanda et l’Ouganda. Logiquement, après avoir discuté pendant prés de quatre mois avec des délégués d’une nébuleuse réputée « force négative », Kinshasa devrait aller jusqu’à bout, c’est-à-dire conclure un nouveau deal politique avec elle.
Mais, avec l’acte posé par Bosco Ntaganda, le gouvernement congolais ne semble plus du tout chaud à aller dans cette voie. Tant mieux!

Même gaffe … même résultat !

Chaque fois que la République Démocratique du Congo se met en « ménage » avec un mouvement rebelle parrainé par le Rwanda ou l’Ouganda, elle commet la même gaffe consistant à ouvrir à ses responsables civils et militaires ses secrets- défense pour finir par récolter le même résultat, à savoir son affaiblissement au plan politique, militaire et sécuritaire. Cela était arrivé avec l’AFDL (Alliance des Forces Démocratiques pour la Libération du Congo) en 1996-1 997.

Le scénario s’est répété en 1998-2003 avec le RCD (Rassemblement Congolais pour la Démocratie), en 2009 avec le CNDP (Congrès National pour la Défense du Peuple) et maintenant avec le M23. Au fil du temps, le système congolais de renseignements et de défense n’a plus de secret pour ses voisins, principalement le Rwanda et l’Ouganda, dont les officiers militaires et les agents de sécurité sont au contact des dossiers depuis 16 ans.
L’on se demande, quelquefois, pourquoi des Congolaises et des Congolais sont poursuivis pour atteinte à la sécurité intérieure ou extérieure de l’Etat alors que les étrangers savent tout.
Avons-nous encore quelque chose à cacher aux Ougandais, aux Rwandais, aux Burundais, aux Erythréens, aux Zimbabwéens, aux Angolais et aux Namibiens qui ont déjà eu à visiter et revisiter nos bases militaires et nos services de renseignements à volonté, sous le label des mouvements rebelles ou à l’appel du gouvernement?
Comme si cela ne suffisait, on continue à aggraver la situation en nouant et renouant des alliances contre nature avec le Rwanda et l’Ouganda sous prétexte de la traque des forces négatives. Comme si le pays n’était pas suffisamment fragilisé, le M23 du colonel Makenga, considéré comme « une rébellion amie », est prêt à déverser son contingent de soldats et officiers étrangers dans les FARDC (Forces Armées de la République Démocratique du Congo), alors qu’une des résolutions de l’Accord-Cadre signé par la RDC et ses « partenaires » le 24 février à Addis-Abeba préconise la traque des forces négatives dans la partie Est de notre pays.

D’ici peu, notre système de défense et nos secrets militaires vont être étalés aux officiers Tanzaniens, Sud-Africains et autres attendus au Nord-Kivu dans le cadre de la Brigade spéciale d’intervention à placer sous la supervision de la Monusco.

Un affaiblissement voulu

Notre affaiblissement militaire semble voulu par nos propres gouvernants, qui persistent à croire que pour sauver le Congo, il faut absolument caresser des seigneurs de guerre dans le sens du poil. Lorsque Bosco Ntaganda était interpellé par la CPI, des autorités congolaises avaient eu l’indécence de soutenir qu’il était Congolais, alors que son dossier judiciaire renseignait qu’il était citoyen rwandais. Aujourd’hui, on négocie avec Makenga et on le ménage sur le front militaire tout en sachant qu’on a affaire à un officier rwandais. On aurait pu comprendre les gaffes congolaises dans la gestion des dossiers sécuritaires du pays si l’on était ignorant des réalités de l’Afrique Centrale et des Grands Lacs. Dans le cas de la RDC, aucune excuse n’est permise car l’insécurité que nous vivons aujourd’hui remonte à plusieurs années.

Tout le monde est d’avis qu’à Rutshuru, on a poussé le bouchon trop loin en soutenant qu’il fallait aménager un espace vital au M23 pour respecter l’esprit, de l’Accord-cadre d’Addis-Abeba. Etait-il normal de pactiser avec une force négative qui se trouve dans le collimateur de la Brigade spéciale à déployer incessamment au Nord-Kivu par les Nations- Unies et la SADC?

Débat national inclusif

Au vu du flou qui enveloppe les alliances militaires entre Kinshasa, les « forces négatives » et des pays voisins de l’Est, l’heure est plus que jamais venue d’engager un débat national inclusif et franc pour permettre aux Congolais de s’approprier les tenants et aboutissants de ce dossier.

En ce moment où les deux chambres du Parlement viennent de lancer la session ordinaire de mars, l’on devrait permettre à nos compatriotes de donner leurs avis et considérations sur les voies et moyens de sortir de l’impasse. La poursuite de la politique de l’autruche n’aurait d’autre conséquence que de favoriser ce que tout le monde redoute : la balkanisation.
Kimp

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Paul Kagame accepte de faciliter le transfert de Bosco Ntaganda à la CPI

 
Le chef rebelle Bosco Ntaganda à Goma, le 5 octobre 2010. Photo droits tiers.Le chef rebelle Bosco Ntaganda à Goma, le 5 octobre 2010. Photo droits tiers.

Le président rwandais, Paul Kagame, a affirmé jeudi 21 mars que son pays apporterait tout le soutien nécessaire au transfert du rebelle congolais Bosco Ntaganda vers la Cour pénale internationale (CPI), prévu dans les prochains jours. Bosco Ntaganda s’est officiellement présenté lundi à l’ambassade américaine. Selon les Etats-Unis, il a lui-même demandé à être envoyé devant la CPI qui le recherche pour crimes de guerre et crimes contre l’humanité.

Nous allons travailler pour faire en sorte que tout ce dont l’ambassade américaine a besoin en lien avec l’affaire Bosco Ntaganda soit mis en œuvre aussi rapidement que possible,” a déclaré le président Kagame dans un communiqué.

Terminator

Bosco Ntaganda, surnommé “Terminator“, est notamment accusé par la CPI de viols, meurtres, pillages et enrôlements d’enfants-soldats entre septembre 2002 et septembre 2003 dans l’Ituri (nord-est de la RDC).

L’arrivée à l’ambassade américaine de l’un des seigneurs de guerre les plus recherchés des Grands Lacs a surpris nombre d’experts de la région. Le Rwanda a été largement accusé d’entretenir d’étroits liens avec les rebelles congolais et de les protéger.

Mercredi, le responsable Afrique du département d’État américain, Johnnie Carson, avait indiqué que des envoyés de la CPI étaient déjà en route vers Kigali pour le récupérer.

Il avait assuré que les “contacts” avec Kigali avaient été “ouverts et bons” dans cette affaire, même si les “modalités pratiques” du transport de M. Ntaganda de l’ambassade à l’aéroport restaient à définir.

Dans une conférence de presse, la procureur de la CPI, Fatou Bensouda, avait précisé mardi à Paris que Bosco Ntaganda serait transféré à La Haye, où siège la Cour, “dans les deux jours“.

Outre ses crimes en Ituri, les ONG accusent le rebelle d’être responsable de crimes dans la province du Nord-Kivu (est de la RDC), où il était présumé diriger dernièrement la rébellion du M23, qui a explosé en deux factions rivales fin février.

Le M23 est composé d’ex-rebelles du CNDP intégrés dans l’armée à la suite d’un accord de paix signé en 2009. Ils se sont mutinés fin avril 2012 avant de créer la rébellion du M23 pour revendiquer la pleine application de l’accord du 23 mars 2009.

Bosco Ntaganda a passé la frontière entre le Rwanda et la RDC le week-end dernier, comme plusieurs centaines d’hommes de la faction du M23 qu’il contrôlait, défaite lors de combats avec l’aile rivale.

De la frontière rwandaise à l’ambassade américaine à Kigali

La façon dont il a ensuite rejoint l’ambassade américaine à Kigali, quelque 150 km plus loin, reste inconnue.

“Il n’aurait pas pu arriver à Kigali sans que personne ne le sache, d’autant plus que le Rwanda est un petit pays très contrôlé par les autorités” commente Carina Tertsakian, de Human Rights Watch, sans toutefois en conclure que “les autorités l’ont livré à l’ambassade américaine”.

Pour Thierry Vircoulon, de l’International Crisis Group, Ntaganda a bien été pris en charge par l’armée rwandaise à son arrivée à la frontière. Après, les choses sont moins claires: l’a-t-elle escorté jusqu’à l’ambassade ou s’est-il échappé pour la rejoindre par ses propres moyens ?

“A-t-il été menacé ? Y a-t-il eu un deal ? Je ne sais pas. Mais il a été livré sous pression ou incitation du gouvernement rwandais qui l’avait récupéré après sa défaite”, estime Gérard Prunier, spécialiste des Grands Lacs.

radiookapi.net

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Bientôt en route pour la CPI : Bosco Ntaganda fait trembler ses parrains



La reddition du général Bosco Ntaganda à l’ambassade des Etats-Unis d’Amérique à Kigali et sa demande d’être transféré à la CPI (Cour Pénale Internationale) sont perçues, par nombre d’analystes politiques, comme un des tournants décisifs dans le dossier sécuritaire des Grands Lacs. On croit savoir que les Américains, en acceptant de transférer à La Haye le tout premier Tutsi accusé de crimes de guerre et crimes contre l’humanité, veulent envoyer un signal fort à tous les seigneurs de guerre qui écument les territoires de la République Démocratique du Congo, mais surtout à leurs parrains qui se recrutent aussi bien au Congo même, en Ouganda qu’au Rwanda.

C’est véritablement le début de la fin de l’impunité pour tous ceux qui sont impliqués dans l’insécurité récurrente qui touche l’Est du territoire congolais depuis la mise en place, en juillet 2002, de la Cour Pénale Internationale. En se constituant prisonnier lui-même et en exigeant son transfèrement à La Haye, Bosco Ntaganda a fait un aveu d’impuissance aux conséquences que chacun peut imaginer.
Des millions de Congolaises et de Congolais peuvent se réjouir de se trouver devant un criminel prêt à coopérer avec la justice internationale et partant à faire des révélations sur ses activités terroristes, ses parrains, ses sources de financement, ses réseaux d’approvisionnement en armes; munitions, matériels et troupes, les mécanismes de recrutement et d’encadrement de ses combattants, etc.

Kagame et les autres

Deux mandats d’arrêt sont pendants à la CPI contre Bosco Ntaganda. Le premier concerne ses crimes commis en Ituri, en Province Orientale, entre 2002 et 2003 à l’époque où il commandait l’aile militaire de l’UPC (Union des Patriotes Congolais), dont le chef politique était Thomas Lubanga, déjà condamné par la même juridiction. Le second est lié à ses activités criminelles au Nord-Kivu, à la tête du CNDP (Congrès National pour la Défense du Peuple), dont il était le numéro 2 entre 2006 et 2009, avant d’évincer le général Laurent Nkunda en janvier 2009, et de se faire éjecter à son tour par le colonel Sultani Makenga en mars 2012.

Dans l’un comme dans l’autre cas, Bosco Ntaganda a bénéficié des soutiens politiques, militaires et financiers tant en République Démocratique du Congo, en Ouganda qu’au Rwanda. En RDC, la liste de ses « complices » politiques, militaires, économiques et financiers serait longue, très longue. Si, dans un geste de désespoir, il en arrive à tenir le crachoir, de nombreuses têtes devraient tomber dans les cercles des décideurs politiques, des chefs militaires, des responsables des renseignements, des mandataires publics, des opérateurs économiques, des trafiquants des minerais et d’armes, etc. Un véritable séisme secouerait le microcosme politique, sécuritaire et économique de notre pays.
Parmi ses parrains les plus cités, il y a aussi le président rwandais Paul Kagame, le sponsor traditionnel de tous les mouvements rebelles qui endeuillent et pillent le Congo démocratique depuis octobre 1996. On pense que c’est sous sa pression, depuis 2006, que le gouvernement de Kinshasa refusait d’arrêter le général Bosco Ntaganda et de le remettre au Procureur près la CPI (Cour Pénale Internationale).

Le geste posé par le virtuel prévenu de la CPI devrait mettre très mal à l’aise le maître de Kigali.

Dans l’hypothèse où son ancien protégé déciderait de se livrer à un déballage, l’on devrait s’attendre à ce qu’un mandat d’arrêt soit délivré contre lui, même si son pays n’est pas signataire du Traité de Rome portant création de cette juridiction internationale. Il aurait, pour le cas d’espèce, le choix entre la «rébellion », à l’image d’Omar Béchir du Soudan, ou la reddition, comme l’a fait Bosco Ntaganda.
Plusieurs personnages de l’entourage du président rwandais, dont le très célèbre général James Kabarebe, pourraient aussi faire l’objet des poursuites. Des dignitaires ougandais, proches du président Yoweri Museveni, se trouvent aussi dans le collimateur de la CPI.

Addis-Abeba : le déclic

Finalement, l’affaire Bosco Ntaganda tend à prendre une dimension sous-régionale en prise directe avec l’Accord-cadre d’Addis-Abeba. Elle pourrait être interprétée comme la suite logique de la détermination des Nations Unies, à travers leur Secrétaire Général, Ban ki-moon, de tirer au clair un feuilleton sécuritaire qui fabrique des millionnaires sur le sang des Congolais, empêchant les Grands Lacs et, partant, toute l’Afrique d’aller de l’avant. Elle rappelle aussi l’engagement de plusieurs grandes puissances, dont les USA, d’éradiquer le terrorisme rampant ayant déjà gangrené l’Afrique du Nord (Libye, Egypte, Tunisie), de l’Ouest (Nigeria, Mali, Niger), du Centre (Soudan) et de l’Est (Somalie) et en passe de poser de solides jalons au Congo, à travers des nébuleuses armées nationales et étrangères présentes dans sa partie Est.

Tel qu’il se présente, le futur procès de Bosco Ntaganda risque d’entraîner, dans le box des accusés, beaucoup d’intouchables congolais, ougandais et rwandais.
Kimp

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