19 mars 2013

RDC: la Monusco espère un transfert de Bosco Ntaganda à la CPI « dans les plus brefs délais »

 
Le chef rebelle Bosco Ntaganda à Goma, le 5 octobre 2010. Photo droits tiers.Le chef rebelle Bosco Ntaganda à Goma, le 5 octobre 2010. Photo droits tiers.

Au lendemain de la reddition de Bosco Ntaganda à l’ambassade des Etats-Unis au Rwanda, la Monusco espère que le chef rebelle sera transféré à la Cour pénale internationale (CPI) « dans les plus brefs délais ». C’est ce qu’a déclaré, mardi 19 mars, le porte-parole intérimaire de la mission onusienne, Carlos Araujo, rappelant que Bosco Ntaganda est accusé par la CPI pour des crimes de guerre et des crimes contre l’humanité commis en Ituri entre 2002 et 2003.  La porte-parole du département d’Etat américain, Victoria Nuland, a indiqué que Washington a pris contact avec la Cour et le gouvernement rwandais pour faciliter ce transfert.

« La Monusco soutient tous les efforts en cours pour traduire en justice Bosco Ntaganda », a affirmé Carlos Araujo, ajoutant que la mission onusienne espère que le transfert du chef rebelle à la Haye « marquera la fin de l’impunité dont il a joui pendant des années ».

Bosco Ntaganda est sous le coup de deux mandats d’arrêt de la CPI pour enrôlement d’enfants soldats entre 2002 et 2003, en Ituri. A l’époque, il était le chef militaire de l’Union des patriotes congolais (UPC), une milice de l’ancien chef de guerre Thomas Lubanga, lui-même condamné par la CPI à 14 années de prison.

Satisfaction des ONG de l’Ituri

Les ONG de défense des droits de l’homme de l’Ituri se disent satisfaites de la reddition de Bosco Ntaganda. Elles souhaitent que les Etats-Unis « s’impliquent activement » pour que le chef rebelle soit transféré à la CPI.

Dans un communiqué de presse publié ce mardi ce mardi 19 mars, l’ONG Ligue pour la paix, les droits de l’Homme et la justice (Lipadhoj) recommande au gouvernement américain « de faciliter, dans un bref délai, la remise du suspect Ntaganda à la Cour pénale internationale ».

« Vous savez qu’il y a eu beaucoup de victimes. Il y a beaucoup de personnes qui ont été tuées, des femmes qui ont été violées par le fait de Bosco Ntaganda. Aujourd’hui c’est une joie pour nous de le voir arrêter », a déclaré, pour sa part, Me Mitterrand Bosa, secrétaire exécutif de Justice Plus, une autre ONG de défense des droits de l’homme.

Selon lui, un procès à la CPI sera « au profit des victimes qui attendent d’avoir justice et de Bosco Ntaganda lui-même puisqu’il bénéficiera d’un procès équitable ».

Cependant, les deux ONG expriment des réserves quant au transfert de Ntaganda à la Haye, faisant remarquer que le Rwanda et les Etats Unis ne sont pas signataires du statut de Rome qui crée la CPI.

Elles expliquent aussi leur réserve par le dossier Laurent Nkunda, un autre chef de guerre qui a dirigé l’ancienne rébellion du CNDP avec Ntaganda, qui est officiellement toujours détenu à Kigali.

Satisfaction des habitants de Goma

La plupart des habitants de Goma, ville que la rébellion du M23 a occupée à la fin du mois de novembre 2012, se disent satisfaits de la reddition de Bosco Ntaganda, considéré par plusieurs personnes comme l’initiateur de ce mouvement rebelle.

« C’est une bonne chose qu’il se soit rendu. Mais j’attends aussi qu’on arrête toutes les autres personnes qui sont derrière lui parce qu’il n’était le seul à agir », a confié une dame.

« Il était devenu un homme dangereux pour toute la région », affirme un autre habitant de Goma qui réclame également l’arrestation des autres collaborateurs de Ntaganda.

Un autre dit espérer que les troupes du M23 fidèles à Bosco Ntaganda qui, pour la plupart se sont refugiées au Rwanda, vont  se rallier aux FARDC.

« Dans ce cas, on pourra dire que la guerre a pris fin. Autrement, Laurent Kunda aura changé en Ntaganda qui changera en une autre personne », a-t-il poursuivi, faisant allusion à l’autre chef de guerre congolais qui a dirigé le CNDP avant d’être pourchassé et détenu au Rwanda.

Après la scission du M23, rébellion créée en mai 2012 par des mutins de l’armée congolaise, les troupes de Makenga ont chassé de la localité de Kibumba celles de Bosco Ntaganda, qui ont pour la plupart trouvé refuge au Rwanda.

radiookapi.net

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18 mars 2013

Ntaganda, Runiga et Makenga doivent être remis à la Cour Pénale Internationale

Sulutani Runiga

 

 

 

 

 

 

 

Sous la pression des Congolais et de la communauté internationale, Kagame vient de lâcher Bosco Ntaganda, le fameux général rwandais recherché par la CPI pour les crimes de guerre et crimes contre l'humanité commis à l'Est de la RDC entre 2002 et 2003. Officiellement, il se serait rendu, de lui-même, à l'ambassade des Etats-Unis pour solliciter son transfèrement à la CPI. Dans le cadre de l'accord d'Adis-Abeba, les Congolais exigent de Kagame de livrer aussi Runiga et ses chefs de guerre entre les mains des Américains comme il vient de le faire avec Ntaganda pour leur transfèrement à la CPI.

Par ailleurs,  la diaspora congolaise exige du gouvernement congolais de ne pas signer les accords de quelle que nature que ce soit avec Sultani Makenga, ce criminel qui a déstabilisé tout l'Est de la RDC, causé des massacres des paisibles congolais, des viols à grande échelle des femmes et provoqué des déplacements massifs des populations à l'intérieur comme à l'extérieur du pays. 

Les négociations doivent se poursuivre avec tous les partenaires pour la mise en place d'une force neutre qui devra combattre toutes les forces négatives qui pillent les ressources du pays et ne cachent pas leur visée de la balkanisation de la RDC. Ingeta!

Lumbamba Kanyiki

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RDC : recherché par la CPI, le général Bosco Ntaganda "s'est rendu à l'ambassade des États-Unis" à Kigali

Bosco Ntaganda est l'ancien chef d'état-major de l'ex-rébellion du CNDP. Bosco Ntaganda est l'ancien chef d'état-major de l'ex-rébellion du CNDP. © AFP

Le général congolais Bosco Ntaganda, recherché par la Cour pénale internationale (CPI), s'est rendu à l’ambassade des États-Unis à Kigali ce lundi, selon le gouvernement rwandais. Washington a confirmé l'information.

Mis à jour à 18h44.

« Nous avons appris aujourd’hui que Bosco Ntaganda s’est présenté à l’ambassade des États-Unis [à Kigali] tôt ce matin », a affirmé Louise Mushikiwabo, la ministre rwandaise des Affaires étrangères dans un communiqué, lundi 18 mars.

Le département d'État américain a confirmé en fin d'après-midi que Bosco Ntaganda s'était rendu à leur ambassade à Kigali. D'après sa porte-parole Victoria Nuland, Ntaganda a demandé à être transféré à la Cour pénale internationale (CPI). Washington serait en train d'examiner sa demande.

Sous le coup d’un mandat d’arrêt de la CPI depuis août 2006, ce chef rebelle congolais, surnommé « Terminator », était obsédé par le risque d’une arrestation. Ancien numéro deux de la rébellion majoritairement rwandophone du Congrès national de la défense du peuple (CNDP), Bosco Ntaganda avait succédé en janvier 2009 à Laurent Nkunda à la tête du mouvement, après l’arrestation de ce dernier par le Rwanda. Le gouvernement américain a confirmé que Ntaganda était à l'intérieur de l'ambassade américaine de Kigali et a même précisé que celui-ci avait demandé à être transféré à la CPI, aux Pays-Bas.

Influence

Réintégré dans les Forces armées de RDC (FARDC) à la faveur des accords du 23 mars 2009 avec Kinshasa et promu général dans la foulée, il a vécu trois ans durant à visage découvert, dans l’est du pays. Mais en mai 2012, craignant une arrestation, il avait pris le maquis dans le Nord-Kivu.

D’autres officiers congolais, principalement rwandophones, avaient déserté quasi-simultanément pour former une nouvelle rébellion, le Mouvement du 23 mars (M23), réclamant la pleine application des accords de 2009. Dirigé militairement par Sultani Makenga, le M23 a toujours nié que Bosco Ntaganda en faisait partie. Mais celui-ci exerçait, au minimum, une influence au sein du mouvement par l’intermédiaire d’officiers qui lui étaient proches ainsi que du président du M23 lui-même, Jean Marie-Runiga.

En novembre 2012, la rébellion avait pris la ville de Goma, la capitale de la région du Nord-Kivu, pourtant défendue par la Mission des Nations-Unies en RDC (Monusco), avant de se retirer au bout de quelques semaines. Malgré ce succès, les tensions entre pro-Makenga et pro-Ntaganda au sein du M23 étaient devenues de plus en plus insoutenables ces dernières semaines, Bosco Ntaganda craignant notamment d’être arrêté par la faction de Makenga.

Incertitudes

Le mouvement avait finalement éclaté le 28 février, avec la défection de Jean-Marie Runiga et des officiers proche de Bosco Ntaganda. Après deux semaines d’affrontements entre les deux factions du M23, le dernier carré de fidèles de Bosco Ntaganda avait été défait le 15 mars. Jean-Marie Runiga et quelque 600 soldats s’étaient réfugiés au Rwanda le lendemain. Les détails du chemin emprunté par Bosco Ntaganda pour arriver jusqu’à à l’ambassade des États-Unis à Kigali est pour l’instant inconnu. Tout comme son avenir proche.

Les États-Unis avaient récemment inclus Bosco Ntaganda dans leur programme « Rewards for justice », qui promet une récompense pour toute information permettant la capture de criminels de guerre en fuite. Le Rwanda, qui n’est pas signataire du Traité instituant la CPI, s’était toutefois engagé, dans l’Accord cadre sur les Grands Lacs signé à Addis-Abeba, le 24 février, à « ne pas héberger, ni fournir une protection de quelque nature que ce soit aux personnes accusées de crimes de guerre ».

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Par Pierre Boisselet


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RDC: à Kananga, un sommet des gouverneurs sous haute tension

Jean-Claude Baende, soupçonné d'entretenir une milice, a été déchu de son poste de gouverneur de l'Equateur
Jean-Claude Baende, soupçonné d'entretenir une milice, a été déchu de son poste de gouverneur de l'Equateur
Creative Commons/Radio Okapi
Par RFI

En République démocratique du Congo (RDC), le président Joseph Kabila réunit, ce lundi 18 mars, tous les gouverneurs de province dans la ville de Kananga, chef-lieu du Kasaï-Occidental. Une rencontre qui se tient alors que plusieurs gouverneurs sont accusés d'abus de pouvoir, tandis que d'autres sont pointés du doigt comme entretenant des milices.

Le comportement de certains gouverneurs des provinces de RDC semble discutable. Le cas le plus flagrant est celui de Jean-Claude Baende. Il est accusé d’entretenir une milice attentant aux droits humains et de détournements de fonds publics, ce qui a justifié sa révocation par le chef de l’Etat ce week-end de son poste de gouverneur de la province de l'Equateur. Reste que le principal concerné est aussi mis en accusation devant la Cour suprême de justice par l’assemblée provinciale pour les mêmes motifs.

Dans plusieurs autres provinces, le comportement des gouverneurs a été critiqué mais ces derniers se sont inclinés devant les décisions des assemblées provinciales sans beaucoup de résistance.

Il n’y a pas que les gouverneurs qui sont visés. Au Katanga par exemple, la population de certaines villes accuse la jeunesse de l’Union des nationalistes fédéralistes congolais, l’Unafec, le parti du président de l’assemblée provinciale de Gabriel Kyungu, de s’être transformée en milice et de véhiculer un discours séparatiste.

Le chef du parti s’est vu ainsi contraint de suspendre pour quelques mois les activités de sa branche jeunesse. Cette situation a gêné les efforts pour une cohabitation pacifique déployée par l’autorité provinciale.

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RDC : Bosco Ntaganda serait à l’ambassade des Etats-Unis

 
Le général des FARDC, Bosco Ntaganda (Photo d'archives)Le général des FARDC, Bosco Ntaganda (Photo d'archives)

Le chef rebelle du Congrès national pour la défense du peuple (CNDP), Bosco Ntaganda se retrouverait à l’Ambassade des Etats-Unis à Kigali au Rwanda. L’information est confirmée par la ministre rwandaise des Affaires étrangères, Louise Mushikiwabo, citées par plusieurs agences de presse.

« Nous avons appris aujourd’hui que Bosco Ntaganda est entré au Rwanda est s’est rendu à l’ambassade des États-Unis à Kigali », a affirmé Louise Mushikiwabo, la ministre des Affaires étrangères sur son compte Twitter.

Mais l’Ambassade des Etats-Unis à Kigali n’a pas encore confirmée cette information.

Le porte-parole du gouvernement congolais, Lambert Mende, a salué cette nouvelle qui marque « le début d’un processus qui marque la fin de l’impunité pour ce seigneur de guerre ».

Il a souligné que Bosco Ntaganda est entré au Rwanda depuis samedi 16 mars, malgré le démenti de la ministre rwandaise des Affaires Etrangères, Louise Mushikiwabo.

« Ce que nous savons ce que Bosco Natganda est entré au Rwanda [en provenance de la RDC] depuis samedi en dépit de ce que ma collègue rwandaise essayait de faire passer hier [dimanche] comme démenti », a ajouté le ministre congolais des Médias.

Lambert a indiqué que Bosco Ntaganda « a été reçu par des officiels rwandais ».

« Ce qui s’est passé ce qu’il a été accompagné jusqu’aux portes de l’ambassade américaine où il est bien sûr entré seul. Mais on ne nous dira pas que c’est de lui-même qu’il est venu de la frontière jusqu’à l’ambassade des Etats-Unis », a-t-il poursuivi.

Lambert Mende a déclaré que la RDC attend de la part des gouvernements américain et rwandais de coopérer pour que Bosco Ntaganda soit transféré devant les juridictions congolaises ou internationales.

« Nous nous attendons à ce que le gouvernement américain et le gouvernement rwandais puissent coopérer à ce que Bosco Ntaganda soit rapidement transféré auprès de la CPI, à défaut d’être transféré auprès des juges congolais. Parce qu’il y a aussi un mandat congolais en plus du mandat international », a-t-il dit.

Lambert Mende dit ne pas avoir des doutes sur la position des Etats-Unis sur la demande de la RDC.

« Nous n’avons aucun doute en ce qui concerne la position des Etats-Unis étant donné les positions claires que l’administration Obama a prise au sujet de la rébellion du M23 allant offrir une récompense à qui faciliterait la capture de ce seigneur de guerre.  Pour le reste nous attendons comment les choses vont se dérouler concrètement », a renchérit le porte-parole du gouvernement congolais.

La CPI compte sur les Etats-Unis

La Cour pénale internationale, par le biais de son chargé de communication en RDC, Paul Madidi, a déclaré que son institution prendrait toutes les mesures nécessaires pour que Bosco Ntaganda soit transféré à la Haye.

« Nous suivons de près les informations concernant Monsieur Bosco Ntaganda. La Cour cherche à confirmer auprès des autorités compétentes ces informations en l’encontre duquel il y a deux mandats d’arrêts. Si ces informations seraient confirmées, nous prendrons toutes les mesures nécessaires pour qu’il soit remis à la CPI », a affirmé Paul Madidi.

Il a dit espérer sur la coopération des Etats-Unis bien que le gouvernement américain ne soit pas signataire de l’accord de Rome.

« Evidemment je ne peux pas parler au nom du gouvernement américain mais même si le gouvernement américain n’a pas signé le statut de Rome, les Etats-Unis suivent de près ce qui se passe en RDC. À plusieurs reprises ils ont dénoncé ce qui se passait en RDC. Ils ont uni leurs voix à ce qui se disait déjà à l’époque concernant Bosco Ntaganda. Nous espérons qu’ils vont accepter la demande de coopération que nous seront amenés à leur demander », a ajouté Paul Madidi.

Au cours d’une intervention dimanche 17 mars à l’AFP, Lambert Mende a également évoqué l’accord de paix signé dimanche 24 février à Addis-Abeba. Il a appelé le Rwanda à ne pas accueillir le général déchu, pour permettre de ramener la paix dans l’est de la RDC. Onze  pays, dont le Kigali, ont signé cet accord-cadre.

Cet accord de paix sur la RDC interdit à tout Etat de la région des Grands Lacs d’héberger des criminels de guerre poursuivis par des juridictions internationales et nationales. C’est en vertu de cette disposition de l’accord-cadre d’Addis-Abeba que le Congo attend voir le Rwanda rapatrier ces cadres du M23.

Dans le même ordre d’idées, Le président de l’Assemblée nationale, Aubin Minaku, a indiqué dimanche 17 mars, que la RDC doit s’impliquer pour que les rebelles du M23, arrêtés au Rwanda, soient traduits en justice.

Ancien militaire de l’armée congolaise, Bosco Ntaganda est devenu rebelle après les élections de 2006. Il s’est ensuite autoproclamé général.

Deux mandats d’arrêts de la Cour pénale internationale pèsent sur Bosco Ntaganda depuis 2006 pour crimes contre l’humanité et des crimes de guerre.

radiookapi.net

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Runiga et Ntaganda au Rwanda, Kigali confirme son agenda

Les masques continuent de tomber

L’ex-colonel Makenga reste désormais le seul maître à bord du M23. Déchu, Jean-Marie Runiga n’a eu d’autre choix que d’emprunter une voie connue d’avance, sous l’escorte de quelque 700 éléments. De l’autre côté de la frontière, un autre rescapé est signalé : Bosco Ntaganda. Les deux vont rejoindre dans leur exil doré, des compagnons de fortune, notamment Jules Mutebusi et Laurent Nkunda.  Bien connu de l’opinion, ce modus operandi confirme que Kigali est loin de se départir de son agenda hégémonique sur la RDC.  


Le Rwanda ne pourrait pas bénéficier de si tôt de la présomption d’innocence dans l’insécurité qui prévaut dans l’Est du territoire national. Le régime en place à Kigali procède de la même manière pour maintenir le climat d’instabilité permanente dans les territoires congolais qu’il a toujours convoités.

Ses méthodes sont tellement connues qu’il est désormais possible d’anticiper sur les nouvelles séquences. Le dernier épisode en date est la scission intervenue au sein du M23. Exécutant un deal dont les contours sont un secret de polichinelle, Sultani Makenga, chef de l’Armée du M23, s’est révolté contre son chef politique Jean-Marie Runiga. Il lui a fait la guerre et réussi à l’évincer. Bien plus, il l’a contraint à l’exil vers le Rwanda.

Dans la foulée, il est également fait mention de la traversée de la frontière congolaise par Bosco Ntaganda après avoir combattu aux côtés des hommes de Runiga contre le clan Makenga. Qu’est-ce à dire : mis dans le même sac ? 

Des sources indiquent qu’au total, le contingent de l’aile Runiga qui a franchi la frontière congolaise le 16 mars 2013 serait composé de 700 hommes de troupe. Pour justifier leur déroute, Runiga et les siens évoqueraient le manque de munitions et les soins à apporter à plus d’une centaine de combattants blessés.

En véritable metteur en scène, Kigali a organisé un voyage de presse pour montrer comment il procédait au désarmement des rebelles congolais ayant trouvé refuge au Rwanda. Un tapage médiatique destiné à faire passer la carte de la transparence( ?).

Les fugitifs accusent le clan Makenga d’être de mèche avec Kinshasa et les FDLR. Difficile de le prouver, mais rien n’est, a priori, exclu. Un officier du camp Runiga, le colonel Baudouin Ngaruye est catégorique : « Nous sommes arrivés ici à cause de nos frères qui voulaient nous vendre à Kabila ». Question : « nous vendre à Kabila » signifie quoi ? L’autre interrogation qui taraude les esprits est celle de comprendre par quelle magie le M23 s’est retrouvé avec autant d’hommes de troupe au point de se scinder en deux groupes.

Vianney Kazarama, le porte-parole du M23 aile Makenga, se targue du ralliement de quatre cents hommes de Bosco Ntaganda à leur camp. Ce qui signifie que le clan Makenga garderait autant de combattants que ceux qui ont traversé la frontière, voire plus.

Pour les observateurs neutres de la région, il s’agirait d’un retrait, sans frais, des éléments du RDF ; ils rentreraient au bercail pour des raisons stratégiques, quitte à reprendre du service le moment venu.

Cette séquence du sort commun qui lierait Runiga et Ntaganda rappelle une autre qui l’a précédée avec d’autres acteurs, à savoir Mutebusi et Nkunda. N’ayant pas atteint les objectifs opérationnels assignés par le maître de Kigali, des seconds sont poussés au premier plan et les « improductifs » retirés de l’échiquier. Jules Mutebusi et Laurent Nkunda se tapent des jours paisibles alors que les victimes de leurs aventures meurtrières attendent toujours un hypothétique procès. L’agenda de Kigali n’a donc pas évolué. Il se décline comme de coutume avec des scènes faciles à prévoir.

Selon RFI les militaires du M23 « s’exprimaient assez librement face à la presse, avec les soldats assis autour d’eux, dans une localité située à une trentaine de kilomètres au Nord de Gisenyi ». Le contraire aurait surpris dans la mesure où, il vient d’être démontré que ces éléments se meuvent comme des poissons dans l’eau, entre les territoires rwandais et congolais. 

Bref, toutes les créations de Kigali ont l’obligation de rentrer à la maison pour rebondir par après. Alors que l’entourage du général renégat Ntaganda affirme que ce dernier  chercherait à rejoindre le Masisi en contournant le volcan Nyiragongo, le porte-parole du gouvernement a, pour sa part, confirmé dimanche sur RFI que  « Le général mutin a traversé hier et il est aujourd’hui au Rwanda ».

Test de sincérité

Lambert Mende va plus loin, en déclarant : « Nous estimons que la République sœur du Rwanda devrait réaliser ses propres engagements qui consistent à ne pas faciliter la déstabilisation d’un pays voisin d’une façon ou d’une autre ». L’allusion est faite aux engagements pris dans le cadre de l’accord-cadre d’Addis-Abeba.

Ce test de sincérité met Kigali en position inconfortable. Il serait difficile pour Kigali de renvoyer des citoyens de souche  rwandaise qui se trouveraient en territoire rwandais. La Constitution rwandaise est claire à ce sujet. Kigali va se retrancher derrière cette disposition légale pour ne point livrer des éléments RDF qui ont servi sous les couleurs du M23. Il serait naïf de la part de Kinshasa de s’attendre à une quelconque extradition. Il n’existe pas, entre les deux voisins, d’accords d’extradition des criminels. Bien plus, Kigali n’est pas signataire du Traité de Rome créant la CPI. Les cas Laurent Nkunda et Jules Mutebusi en sont une parfaite illustration. A l’époque, Kigali a même profité de l’épopée Nkunda pour accuser Kinshasa de retarder l’abolition de la peine de mort.

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Mbuji-Mayi: une ONG exige une enquête sur la mort des deux étudiants à Lubao

 
Des étudiants de l'Université de Kinshasa.Des étudiants de l'Université de Kinshasa.

L’ONG Action  Contre l’Impunité pour les Droits Humains (ACIDH) demande l’ouverture d’une enquête sur la mort des deux étudiants l’Université de Lubao tués lors d’une manifestation à Lubao, au Kasaï-Oriental, en février dernier. Dans un communiqué de presse publié samedi 16 mars à Mbuji-Mayi, l’ACIDH se dit préoccupée du silence des autorités dans ce dossier.

L’ONG a recommandé que le commandant de la police et l’administrateur de territoire de Lubao soient interpellés et rendus responsables de cet  homicide. Le ministre provincial de l’Intérieur et sécurité affirme que le policier meurtrier a été placé à la disposition de l’auditorat pour la suite de la procédure judiciaire.

«La police devait encadrer les manifestants. Mais les policiers ont directement ouvert le feu. Comme l’administrateur du territoire était impliqué dans ces travaux d’assainissement, il doit être interpellé pour qu’il nous dise qui a donné l’ordre au policier de tirer sur ces deux étudiants», explique Me Jimmy Bashile de l’ACIDH.

Selon des sources concordantes, ces étudiants protestaient contre les propos jugés injurieux proférés à leur égard par un responsable administratif local sur une station de radio de la place. Il aurait tenu ces propos pour déplorer la non-participation des étudiants aux travaux communautaires d’assainissement du milieu communément appelés «Salongo».

radiookapi.net

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RDC : la localisation du général Ntaganda toujours incertaine

Le général Bosco Ntaganda, en janvier 2009.
Le général Bosco Ntaganda, en janvier 2009.
AFP
Par RFI

La RDC a accusé, dimanche 17 mars, le Rwanda d'avoir accueilli sur son sol le général Bosco Ntaganda, toujours recherché pour crimes de guerre par la Cour pénale internationale. Kigali s’est contenté de qualifier de balivernes les propos du porte-parole du gouvernement congolais malgré l’arrivée samedi au Rwanda de quelque 700 combattants du M23 tendance Runiga, une faction réputée proche de Bosco Ntaganda. Ce dernier avait disparu depuis plus d’un an, et n’est pas encore vraiment réapparu.

Ce n'est pas la première fois qu'on le cherche, ni qu'on le voit un peu partout. Celui qui, il y a tout juste un an, se promenait tranquillement dans les rues de Goma malgré le mandat d'arrêt de la CPI, était d'ailleurs intégré à l’époque aux FARDC.

Depuis, Bosco Ntaganda a réussi à se faire plutôt discret, même si son nom était sur toutes les lèvres et qu'on voyait son ombre planer derrière l'offensive du M23.

Celui que l’on surnomme « Terminator » était très probablement dans le territoire de Rutshuru ces derniers jours. La faction de son rival, Sultani Makenga, disait qu'il combattait aux côtés des troupes de Jean-Marie Runiga, ce que ce dernier a toujours démenti.

Au Rwanda ou dans le parc des Virunga ?

Si les hommes de Runiga ont bien traversé la frontière vers le Rwanda, le général Ntaganda les a-t-il suivis ? Ce ne serait pas la première fois qu'un chef rebelle congolais trouverait refuge ou serait en résidence surveillée au Rwanda. Les aînés de Bosco Ntaganda, Laurent Nkunda et Jules Mutebutsi, y sont d’ailleurs toujours.

Kigali se refuse officiellement à tout commentaire mais parle de balivernes, ou du manque de sérieux du porte-parole du gouvernement congolais. Jusqu'ici, tout indiquait qu'il avait préféré l'ouest à l’est. Il aurait en effet trouvé refuge dans le parc des Virunga et progresserait à pied avec ses escortes en direction du Masisi.

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17 mars 2013

RDC : l’insécurité au Nord-Kivu est «une conséquence de la mauvaise gouvernance», selon Pole Institute

 
Des déplacés fuient les affrontements entre FARDC et les rebelles du M23 à Rutshuru et se dirigent vers Goma (Juillet 2012)Des déplacés fuient les affrontements entre FARDC et les rebelles du M23 à Rutshuru et se dirigent vers Goma (Juillet 2012)

Pole Institute, un institut interculturel de la région des Grands Lacs, estime que les problèmes d’insécurité auxquels fait face la province du Nord-Kivu est « une conséquence de la mauvaise gouvernance en RDC ». Au cours de la publication des conclusions du colloque international sur la gouvernance et la reforme de l’Etat en RDC, dimanche 17 mars à Kinshasa, le directeur de l’information et plaidoyer de l’ONG, Onesphore Sematumba, a notamment invité les dirigeants congolais à combattre la pauvreté.

Selon lui, la pauvreté facilite le recrutement des jeunes par les groupes armés. « La pauvreté peut être aussi la cause de l’émergence des bandes armées qui recrutent très facilement des jeunes désœuvrés », a-t-il expliqué, ajoutant : « La pauvreté est un résultat de la mauvaise gouvernance ».

Onesphore Sematumba a affirmé que son ONG fait « un plaidoyer pour que l’Etat congolais assure la sécurité et que la population cesse d’être victime des bandes armées ou sous administration des forces étrangères ».

La province du Nord-Kivu fait face à plusieurs groupes armés. Le M23, une rébellion créée en mai 2012 par des mutins de l’armée congolaise, occupe plusieurs localités du territoire de Rutshuru. Sa scission en deux factions a donné lieu à de violents combats ces dernières semaines. L’une de deux factions, fidèle à Bosco Ntaganda, a été délogée de la localité de Kibumba. Plusieurs de ses combattants et cadres ont trouvé refuge au Rwanda.

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Kananga : les associations féminines dénoncent deux viols collectifs par des cambrioleurs

 
Une femme victime de viol.Une femme victime de viol.

Des hommes  munis d’armes blanches ont commis deux viols collectifs sur deux filles et ont violenté leurs mères dans la nuit du samedi 16 mars à Kananga au Kasaï-Occidental. Les malfaiteurs ont aussi cambriolé les maisons des victimes au quartier Kamayi dans la commune de Kananga.  Les associations féminines condamnent cet incident. Elles appellent les autorités à mettre la main sur ces malfrats.

Plus de dix hommes se sont introduits simultanément dans deux maisons d’une parcelle résidentielle du quartier Kananga, après avoir ficelé les portes des maisons des parcelles voisines.

Dans la première maison, ils ont violé  deux filles âgées de 17 et 18 ans. Et dans l’autre, ils ont violenté la mère de ces filles et son amie parce qu’elles n’avaient pas d’argent. Les malfaiteurs ont emporté les biens de deux maisons.

Les victimes ont reçu des soins médicaux grâce aux contributions des personnes de  bonne volonté.

Les associations féminines soupçonnent un acte prémédité. La coordinatrice nationale de l’ONG Action Femme de Valeur, Fifi Kandolo s’est dit très préoccupée par ces viols collectifs :

« Nous sommes écœurée. Nous avons droit à la sécurité. Nous demandons que la femme ouest kasaïenne et ses enfants soient sécurisés.  Nous disons non à l’impunité des auteurs des violences sexuelles » s’est indignée Fifi Kandolo.

Les associations disent attendre que le gouvernement punisse les auteurs de ces viols.

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