12 mars 2013

Retour du Lider maximo au pays depuis hier - L’accueil d’E. Tshisekedi dispersé à balles réelles !



Outre de nombreux blessés, l’UDPS déplore aussi l’enlèvement de plusieurs de ses membres par la Police. Plusieurs combattants, sympathisants et alliés de l’Union pour la démocratie et le progrès social (UDPS) ont été malmenés et certains arrêtés hier dimanche 10 mars 2013, au moment où ils se rendaient à l’aéroport pour accueillir leur leader qui revenait de l’Afrique du Sud où il a séjourné du 20 février au 9 mars 2013. Nul ne sait où ils ont été conduits.
Après un bain de foule pris par le Lider maximo au niveau de Kingasani ya Suka, les policiers aux allures de militaires déployés sur les lieux n’ont pas hésité à tirer à balles réelles pour disperser les militants de l’UDPS, lorsque le cortège de Tshisekedi est arrivé à Ndjili quartier 1.
Dans cette confusion, plusieurs militants et sympathisants du parti de Limete ont été enlevés et conduits vers une destination inconnue par ces soi-disant policiers.
Déjà tôt le matin, des policiers fortement armés déployés à bord des camionnettes ont quadrillé la partie Est de la capitale. Des conducteurs des motos qui se rendaient eux en aussi cortège à l’aéroport, en ont fait les frais. Ils ont étés stoppés net un niveau du pont de N’Djili et leurs motos confisqués.
Apparemment ce qui a inquiété la police et ses commanditaires est a crainte de voir la population de N’Djili, Kimbanseke, Masina, Kingasani, Limete etc... communier avec l’homme considéré de l’UDPS présente comme celui ayant remporté l’élection présidentielle de 2013.
Obligée de prendre un bain de foule malgré la présence de la police, Tshisekedi est descendu de sa jeep à Kingasani ya suka. Là, il a véritablement communié avec la foule durant quelques minutes.
Le même scenario n’a pu se répéter au niveau de N’Djili quartier 1. Car la police s’est interposée pour disperser la foule en tirant à balles réelles. Un haut cadre de l’UDPS qui était dans le cortège du Lider maximo et joint hier au téléphone fait état de plusieurs arrestations et de nombreux blessés dans les rangs des cadres et militants de l’UDPS.
Une fois arrivé à sa résidence, Etienne Tshisekedi a déploré le comportement des policiers tout en promettant que ce n’est qu’une partie remise. Le président national de l’UDPS promet de s’adresser à la population à une date ultérieure pour dire ce qu’il a ramené d’Afrique du Sud.
En attendant, ses nombreux sympathisants restent sur leur soif. Un communiqué de l’UDPS mis sur Internet dénonce la répression dont a été victime la population qui s’est déplacée massivement hier pour accueillir le Président de l’UDPS en provenance d’Afrique du Sud.
Le même communiqué déplore par ailleurs plusieurs cas d’enlèvements des cadres et membres de l’UDPS torturés. Le Secrétaire Général Bruno Mavungu et l’équipe restreinte descendus sur place à l’aéroport de N’Djili ont été empêchés d’accéder au salon de l’aéroport, affirme le communiqué.

Au Kasaï Occidental, plus précisément dans la ville de Tshikapa, là aussi les combattants et sympathisants de l’UDPS ont passé de très mauvais moments hier, face aux éléments armés de la police. Ces derniers ont arrêté plusieurs d’entre eux qui se rendaient à l’aéroport en vue d’un accueil symbolique d’Etienne Tshisekedi !
Avec toute la violence déplorée hier, on peut facilement soutenir que la démocratie est en péril en RDC. Car, des antivaleurs telles qu’arrestations arbitraires, enlèvements, tortures et menaces et voies des faits ont refait surface.
Ce que l’UDPS déplore encore est le fait que la police a séquestré à sa manière Etienne Tshisekedi, à l’aéroport de Ndjili avant de le conduire à sa résidence de Limete.
Pourquoi les forces ont-elles perturbé l’accueil organisé à l’occasion du retour au pays du chef d’un parti qui a toujours prôné la non-violence?
Quelques Kinois interrogés à ce sujet ont avancé des arguments : « Tshisekedi a toujours été considéré comme ennemi et non un adversaire du pouvoir à cause de la confiance que les Congolais ont toujours témoigné à son égard ».
Et certains, d’ajouter : “l’homme de Limete fait peur. Dès lors, tout contact direct qu’il initie avec la population est perçu par le pouvoir comme une menace”.
En outre, face à l’abondance des matières qui marquent l’actualité, le pouvoir ne peut laisser les coudées franches à Tshisekedi pour éventrer le boa.
Ce n’est que partie remise après le rendez-vous manqué d’hier.
G.O.

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COMMUNIQUE DE PRESSE « Vers la création d’un Conseil Mondial de la Diaspora Congolaise (CMDC) »

COALITION POUR LE CHANGEMENT EN REPUBLIQUE DEMOCRATIQUE DU CONGO 3C-RDC COMMUNIQUE DE PRESSE « Vers la création d’un Conseil Mondial de la Diaspora Congolaise (CMDC) » Un Pré-Dialogue inter-congolais de la Diaspora Congolaise s’est tenu ce samedi 09 mars 2013 dans la Salle Denis Diderot à Bobigny à Paris en France. Quarante et un représentants d’un panel représentatif, comprenant des acteurs politiques, associatifs, religieux et culturels, des résistants et des journalistes, venant de la France, de l’Allemagne et de la Belgique, ont participé à cette rencontre sur le thème : « La Diaspora Congolaise, force incontournable du changement et d’un nouveau départ de développement économique, socioculturel, scientifique, technologique et écologique, maillon de la cohésion et de l’unité nationales, province spéciale de la République Démocratique du Congo ». Ce Pré-dialogue initié par la Coalition pour le Changement en République Démocratique du Congo, 3C-RDC en sigle, avec la contribution technique du Centre d’études et de promotion de la culture et de la communication en Afrique (CEPROCOM), a été présidé par le facilitateur du Pré-dialogue, Pr Armand MAVINGA TSAFUNENGA. Les participants ont remercié l’Eternel, gardé une minute de silence pour les martyrs congolais victimes du plus grand holocauste après la seconde guerre mondiale, avant de chanter l’hymne national « Debout Congolais ».

Le facilitateur Armand MAVINGA TSAFUNENGA a fait l’économie du thème du jour. Mr Henri Christophe MANGA, dans un exposé intitulé « De la République Démocratique du Congo à la République Démocratique du Congo », a souligné tous les enjeux et blocages des dialogues inter-congolais depuis la Table Ronde à Bruxelles en 1960, la Conférence de Tananarive en 1960, en passant par le Conclave de Lovanium de 1961, la Conférence Nationale Souveraine de 1991 et 1992, et le Dialogue Inter-congolais de Sun City. L’importance d’une diaspora congolaise unie, forte, solidaire et stratège a été soulignée avec force par les participants. Ce Pré-Dialogue Inter-congolais de la Diaspora Congolaise a donné lieu à un débat passionné, très animé et sans tabous où l’enjeu majeur était le changement global et profond en République Démocratique du Congo. Et ce à tout point de vue. Les problèmes de communication, de création d’un climat de confiance et de sérénité entre tous les acteurs diversifiés de la diaspora congolaise ont été abordés. Une cinquantaine d’acteurs d’Europe, d’Afrique et d’Amérique ont envoyé leurs avis et considérations sur le Pré-Dialogue inter-congolais de la Diaspora Congolaise par mail. Leurs avis ont surtout mis en exergue l’importance et l’urgence de la mise sur pied d’un Conseil Mondial de la Diaspora Congolaise (CMDC).

Tous les participants ont appelé de leurs vœux la mise sur pied urgente d’un Conseil Mondial de la Diaspora Congolaise (CMCD), structure devant fédérer les différentes initiatives de la diaspora et notamment de toutes ses plateformes. Le projet d’une Banque d’investissement de la diaspora a été débattu, en tenant compte de projets divers dans ce sens. La préparation d’un plan d’action pour la mise sur pied du CMCD a été proposée d’urgence. Le CEPROCOM a été chargé de préparer les documents de travail. Un autre point important a été la matérialisation de la vision de la Diaspora Congolaise comme province spéciale de la République Démocratique du Congo. Le principe de l’irrévocabilité de la nationalité congolaise d’origine a été souligné avec force. La diaspora qui compte plus ou moins 7.000.000 de personnes entend s’organiser pour voter. Elle estime dans un premier temps voter 16 députés et 4 sénateurs sur une base géostratégique et suivant la vision d’un Grand Congo émergent. Priorité sera accordée aux capitales de grandes puissances et de puissances émergentes où la diaspora va voter ses députés et sénateurs. Des Maisons du Congo, à l’image de grands centres culturels, devront être construites et équipées dans les grandes capitales du monde. En marge de ce Pré-Dialogue, un Groupe ad hoc a signé une Déclaration de Paris qui sera diffusée incessamment. Cette déclaration est à l’image d’une diaspora qui veut être une force de réflexion, d’anticipation et d’action pour l’avènement du Grand Congo du XXIème siècle. Débuté à 10h00, le Pré-dialogue s’est terminé à 15h20.


La Pros

 

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10 mars 2013

RDC: retour mouvementé pour l'opposant Etienne Tshisekedi

Belga

Etienne Tshisekedi est rentré au Congo ce dimanche

Etienne Tshisekedi est rentré au Congo ce dimanche

Le principal opposant en République démocratique du Congo, Etienne Tshisekedi, de retour dimanche d'Afrique du Sud, a été accueilli à son arrivée à Kinshasa par la police qui a empêché ses partisans de manifester et l'a raccompagné directement à son domicile, a constaté l'AFP.

L'Union pour la démocratie et le progrès social (UDPS), principale formation d'opposition, avait appelé ses partisans à "se mobiliser totalement" pour accueillir leur chef, de retour d'Afrique du Sud où il était parti le 25 février.

Un grand meeting avait également été annoncé sur une place de la capitale et M. Tshisekedi, 80 ans, devait s'y "adresser au peuple congolais", selon l'UDPS.

Quelques heures avant l'arrivée de l'avion, prévue peu après midi, des forces de police étaient massées aux principaux carrefours menant à l'aéroport et aux abords de la place du cinquantenaire où le meeting avait été annoncé.

A son arrivée, un policier a pris d'autorité le volant de sa voiture, a constaté un photographe de l'AFP. Escorté d'une dizaine de voitures de police, il a raccompagné le dirigeant d'opposition à son domicile. La police a dispersé, parfois à l'aide de gaz lacrymogènes, les centaines de partisans de l'UDPS regroupés aux principaux carrefours.

Un barrage de policiers a été mis en place aux abords du domicile de M. Tshisekedi dans le quartier de Limete, comme cela avait été le cas depuis les élections, faisant dire à l'UDPS qu'il est "en résidence surveillée" alors que la police dit vouloir le protéger.

Dans un communiqué transmis en début d'après-midi, l'UDPS a regretté que son secrétaire général ait été empêché d'accéder à l'aéroport pour accueillir le président et à dénoncé des "enlèvements de cadres de l'UDPS et des tortures". Aucune information n'a pu être obtenue dimanche après-midi auprès de la police sur d'éventuelles arrestations.

Depuis les élections de 2011 marquées par des irrégularités et dénoncées par les partis d'opposition, les manifestations de l'opposition sont interdites en RDC.

Belga

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Allemagne: Les combattants se mettent en ordre de bataille

Non à la balkanisation du Congo

Après des manifestations organisées en Europe, en Amérique et en Afrique du Sud, les combattants congolais de par le monde cherchent maintenant à "intellectualiser" leur combat pour la libération du Congo. D'où la réunion d'hier samedi à Cologne.

Les combattants étaient venus de quatre coins de la République Fédérale d'Allemagne et se sont retrouvés hier, samedi 9 mars 2013 à Cologne-Ehrenfeld pour une rencontre spéciale au cours de laquelle ils devaient discuter des problèmes de leur pays et surtout des problèmes liés à ce mouvement. 

La  réunion a débuté aux environs de 16 heures 30 sous la direction du président de l'association des Africains en Allemagne, monsieur le docteur Denis Kapuku Mukuna. Sur le podium, on pouvait aussi noter la présence de Jules Makofo, tête de proue des combattants en Allemagne. L'ordre du jour prévu et adopté prévoyait deux points essentiels, à savoir l'unité dans l'action et la création d'une structure qui devra gérer les activités de ce mouvement en République Fédérale d'Allemagne.

Toute l'assemblée était unanime que les activités des combattants piétinent depuis un certain temps suite aux discordes internes et au manque d'une certaine organisation. Selon les dires des participants, l'heure est venue de mener un combat intelligent à la dictature de Kabila Kanambe qui dirige le pays par défi depuis la parodie des élections de novembre 2011.

Après débats et délibération, un comité provisoire a été créé. La mission lui dévolue est d'élaborer les statuts, les règlements d'ordre intérieur et de préparer l'installation des structures définitives de l'association des combattants. L'Allemagne étant le moteur de l'Europe, les organisateurs espèrent, par cette initiative, donner un nouveau souffle à la dynamique des combattants et réactiver la lutte de libération de la RDC.

Le mouvement des combattants est apparue vers 2010. Son but est la libération de la République Démocratique du Congo de l'imposteur Kabila Kanambe et du joug rwandais. Depuis cette année, ils ne cessent d'organiser des manifestations à travers toute l'Europe, l'Amérique et l'Afrique du Sud avec comme mot d'ordre "Kabila dégage".

La prochaine réunion est fixée au 6 avril 2013. Ingeta!

Lumbamba Kanyiki

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RDC: l'opposition dénonce l'accord entre le gouvernement et le M23

Rebelles du M23 se retirant de Sake, à 35 km de Goma, le 30 novembre 2012.
Rebelles du M23 se retirant de Sake, à 35 km de Goma, le 30 novembre 2012.
REUTERS/Goran Tomasevic
Par RFI

En RDC, des sources au sein de la majorité et de l'opposition confirment la signature le 15 mars prochain d’un accord entre le gouvernement et la rébellion du M23. Or les combats ont repris ce samedi 9 mars entre les deux factions rivales du Mouvement du 23 mars. Aujourd’hui, le divorce est clairement consommé et les deux camps s'accusent mutuellement de connivences avec le pouvoir de Kinshasa.

Après la trêve qui aura duré une semaine dans l'est de la RDC, les combats ont repris ce samedi matin entre deux factions rivales du M23. Le Mouvement du 23 mars est divisé depuis le 27 février, lorsque les fidèles du général Makenga ont destitué le président politique Jean-Marie Runiga, accusé d'être proche du général Bosco Ntaganda, recherché par la Cour pénale internationale.

Jean-Marie Runiga, qui refuse sa destitution, accuse les hommes de Makenga d'avoir été achetés par Joseph Kabila. Tout accord entre les hommes de Makenga et Kinshasa serait donc vide de sens, puisqu'il aurait lieu entre deux alliés.

Avec qui l’accord issu de pourparlers de Kampala devrait-il alors être conclu ?

Plusieurs sources signalent que le gouvernement de Kinshasa s’apprête à signer un accord avec le M23 le 15 mars. Mais aujourd’hui, le M23 est scindé en deux. D’un côté donc, l’aile Makenga qui a désigné Bertrand Bisimwa comme président du mouvement. De l’autre, les fidèles de Bosco Ntaganda, qui se sont rangés derrière Jean-Marie Runiga.

Joint par RFI, Lambert Mende, le porte-parole du gouvernement, a déclaré qu’il appartiendra au président de la République de décider. En effet, c’est à Joseph Kabila que les conclusions des pourparlers de Kampala sont censées avoir été transmises.

Selon nos sources, les éléments de Sultani Makenga devraient ainsi être intégrés dans les FARDC. Le coordonnateur des Forces acquises au changement (FAC), une partie de l’opposition, Martin Fayulu, rejette l’intégration rapide des éléments issus des groupes armés, qui est l’une des causes de l’insécurité dans l’est de la RDC.

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09 mars 2013

RDC : reprise des combats entre factions de la rébellion du M23

Des rebelles du M23 à Bunagana le 7 mars 2013 Des rebelles du M23 à Bunagana le 7 mars 2013 © AFP

Après une semaine de trêve, les combats ont repris le 9 mars dans l'Est de la République démocratique du Congo entre deux factions rivales des rebelles du Mouvement du 23 mars (M23), a-t-on appris auprès de la branche fidèle au général Sultani Makenga.

Le 27 février, les pro-Makenga ont destitué le président politique du M23, Jean-Marie Runiga, l'accusant notamment de soutenir le général mutin Bosco Ntaganda, recherché par la Cour pénale internationale (CPI) pour crimes de guerre et crimes contre l'humanité.

« Ce matin, vers 05h00 (03h00 GMT), les hommes du général Ntaganda et de Runiga, conduites par le colonel Ngaruye Baudouin, sont venues attaquer la base militaire de Rumangabo », a déclaré à l'AFP le lieutenant-colonel Vianney Kazarama, porte-parole militaire de la branche du M23 pro-Makenga. Rumangabo est située à une cinquantaine de kilomètres au nord de Goma, la capitale de la province riche et instable du Nord-Kivu. « Nous avons repoussé l'ennemi et nous sommes en train de continuer à les poursuivre avec la dernière énergie (...) en direction de Kibumba », a-t-il ajouté.

Kibumba, ville-frontière avec le Rwanda, est située à une vingtaine de kilomètres au Nord de Goma. Elle est le nouveau fief de Jean-Marie Runiga et la localité d'où le M23, alors soudé, avait lancé une offensive contre l'armée qui s'était soldée par l'occupation de Goma fin novembre.

Dans une déclaration à l'AFP, Jean-Marie Runiga a nié s'être allié au général Ntaganda et a accusé en retour le général Makenga d'avoir fait « défection » et d'avoir « reçu l'argent » du chef de l’État congolais Joseph Kabila pour « torpiller » les pourparlers de paix de Kampala.

Depuis la signature le 24 février d'un accord-cadre de l'ONU pour la pacification de l'Est congolais, signé par onze pays africains, des combats meurtriers ont opposé les deux factions du M23, qui se partagent des zones adossées au Rwanda et à l'Ouganda voisins.

Des experts de l'ONU accusent ces deux voisins de la RDC de soutenir la rébellion, que l'armée congolaise combat depuis près d'un an au Nord-Kivu - des accusations que Kigali et Kampala démentent. Depuis décembre, des pourparlers de paix se tiennent à Kampala, en Ouganda, mais avancent laborieusement. Jeudi, la branche pro-Makenga a désigné Bertrand Bisimwa comme nouveau président du M23.

Le 7 mars, la branche pro-Makenga a désigné Bertrand Bisimwa comme nouveau président du M23.

(AFP)


Lire l'article sur Jeuneafrique.com : RDC : reprise des combats entre factions de la rébellion du M23 | Jeuneafrique.com - le premier site d'information et d'actualité sur l'Afrique

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RDC : la Monusco menace de cesser sa coopération avec deux unités de l’armée

Les chars de la Monusco à Goma en juillet 2012.
Les chars de la Monusco à Goma en juillet 2012.
AFP PHOTO/PHIL MOORE
Par RFI

La Mission de l'ONU en République démocratique du Congo (Monusco) menace de ne plus coopérer avec deux bataillons de l'armée congolaise soupçonnés de viols et autres exactions dans l'est de la RDC si les soldats accusés ne sont pas jugés. Les faits remontent au mois de novembre dernier, entre le 20 et le 30, au moment de la bataille avec les rebelles du M23 pour le contrôle de la ville de Goma.

A Minova en novembre dernier les soldats des FARDC (Forces armées de la République démocratique du Congo) auraient violé au moins 126 femmes, exécuté deux personnes, et pillé à grande échelle. C'est la mission de l'ONU qui le dit, après enquête. A l'époque, les militaires congolais se repliaient en toute hâte de Goma après avoir perdu la ville tombée aux mains du M23.

« On n’est pas en mesure de dire combien de soldats seraient impliqués, Affirme Scott Campbell, chef de la division droits de l'homme de la Monusco. Mais tous ces soldats avaient des commandants. Et donc ces commandants doivent répondre de leur responsabilité, de leur acte ou bien de leur inaction pendant cette période où il y a eu autant de viols ».

Et la mission de l'ONU menace de ne plus coopérer avec les deux bataillons FARDC, mis en cause si les présumés responsables de ces exactions ne sont pas inquiétés. « Notre mandat à la Monusco, explique le général Abdallah Waffy, numéro 2 de la Monusco, est de soutenir les FARDC. Mais nous ne pouvons le faire que si ces unités respectent les droits de l’homme et si effectivement, dans les jours et les semaines à venir, rien n’était fait, nous serions hélas obligés de suspendre notre coopération et notre soutien avec ces unités ».

Réponse d'Alexandre Luba Tambo, ministre de la Défense : des enquêtes ont déjà été lancées. « Ces incidents, dit-il, se sont passés pendant que les troupes se retiraient de Goma. Ca ne change rien à la gravité des faits et c’est pourquoi nous avons mis des magistrats militaires pour enquêter sur les faits et établir les responsabilités, connaître les coupables, les arrêter et les punir ».

Quatre mois après les faits, seuls deux soldats ont été arrêtés pour ces nombreux viols d'après l'ONU.

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Kenyatta donné vainqueur de la présidentielle au Kenya

NAIROBI (Reuters) - Uhuru Kenyatta a été élu président du Kenya avec 50,03% des suffrages exprimés lors du scrutin de lundi, montrent les résultats provisoires diffusés aux premières heures de samedi par la commission électorale.

Le fils du "père de l'indépendance" du Kenya, poursuivi pour crimes contre l'humanité par la justice internationale après les violences post-électorales de 2007, a obtenu selon ces chiffres 6.173.433 voix sur un total de 12.338.667 suffrages exprimés.

Il dépasse la barre des 50% pour 4.100 voix, ce qui lui assure une victoire dès le premier tour face à son principal rival, le Premier ministre sortant Raila Odinga, qui a recueilli de son côté 43,28% des voix.

Accueillis par un concert de klaxons dans les rues de la capitale Nairobi, ces résultats doivent encore être confirmés par la commission électorale indépendante, ce que cette dernière devrait faire samedi à 11h00 locales (08h00 GMT).

"Nous ferons notre annonce définitive non pas ce soir mais demain (samedi) matin à onze heures", a déclaré vendredi Yusuf Nzibo, de la commission électorale, lors d'une conférence de presse à Nairobi. "Soyez patients, s'il vous plaît, car c'est une question sérieuse. Nous voulons faire en sorte que nos chiffres soient exacts", a-t-il souligné.

Raila Odinga entend se pourvoir en justice si l'élection d'Uhuru Kenyatta est confirmée, a prévenu samedi un de ses conseillers.

"Il ne reconnaît pas sa défaite. Si Uhuru Kenyatta est déclaré président-élu, il intentera une action en justice immédiatement", a déclaré Salim Lone.

Le Premier ministre sortant avait déjà réclamé en vain jeudi l'arrêt des opérations de dépouillement.

Le score d'Uhuru Kenyatta, candidat de l'ethnie majoritaire des Kikuyus, a frôlé la barre fatidique des 50% tout au long du dépouillement, alors que la participation a atteint 86% des 14,3 millions d'électeurs.

"TANT QU'IL COOPÈRE AVEC LA CPI"

Les opérations de comptage des voix sont contestées dans les deux camps mais considérées comme globalement crédibles par les observateurs internationaux. La plupart des Kényans estiment eux-mêmes que le scrutin a été plus transparent que les précédents.

L'élection est considérée comme un test capital pour l'avenir du Kenya, première économie d'Afrique de l'Est, dont l'image a été sérieusement écornée par l'explosion de violences d'il y a quatre ans.

La contestation du résultat de l'élection présidentielle par Raila Odinga, battu par le président sortant Mwai Kibaki, avait dégénéré en affrontements ethniques responsables de la mort de 1.200 personnes.

Uhuru Kenyatta doit lui-même comparaître au printemps devant la Cour pénale internationale (CPI) de La Haye pour crimes contre l'humanité en rapport avec ces violences, ce qui va poser un dilemme aux créanciers internationaux du Kenya.

Les Etats-Unis et d'autres pays occidentaux ont prévenu avant le scrutin que leurs relations avec le Kenya seraient compliquées par une victoire de Kenyatta, tout en restant prudents sur les conséquences d'un tel résultat.

"Ce ne sera pas un casse-tête tant qu'il coopérera avec la CPI", assure un diplomate occidental. "Nous respectons la décision de la majorité des électeurs kényans."

Uhuru Kenyatta et son colistier William Ruto contestent les accusations portées contre eux et ont promis de coopérer avec la justice internationale.

Jean-Loup Fiévet et Tangi Salaün pour le service français

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Lorsqu'on perd les pédales...

Le téléphone sonne une fois, deux fois,...Avant de décrocher, je prends vite mes lunettes. Un coup rapide sur le display, question de ne pas me laisser prendre par ceux qui quémandent toujours de l'argent. De toutes les façons, je ne suis pas le seul à faire ce rituel. Qui ne le fait pas? Lorsque le numéro commence par le 00243, on est comme électrisé. Alors, on regarde les deux ou trois derniers chiffres. Si c'est bon, on prend. Au cas contraire, on le laisse sonner jusqu'à ce qu'il cesse de lui-même. Tshiamba n'est pas là! Mais cette fois-ci, ce n'est pas le 00243, mais plutôt Pierrot. Je ne vous ai pas encore présenté Pierrot. Un sexagénaire à la retraite comme moi et qui passe toutes ses heures sur internet. On le lit ici et là dans tous les fora. Des débats qui n'en finissent pas. Un jour que j'étais en visite chez lui, nous étions en train de discuter, à bâton rompu, sur la politique du Congo, comme toujours.  Son épouse nous regarde avec pitié et lâche: Politiciens d'ordinateurs; quand irez-vous prendre le pouvoir chez-vous?" Avant, il s'énervait, mais les temps ont changé.  Il lui répond simplement d'une voix monocorde, fatiguée par l'âge, mais gardant toujours espoir: " Le jour viendra où le fils de Dieu sera glorifié" Les Baluba diraient: "Mulum'a dituku udiku". C'est ça aussi l'Europe. Les rêves sont devenus des utopies. L'image de l'homme en a pris le coup et l'autorité s'est écornée. Tu parles, on se moque de toi sous cape comme pour dire: "Tu es déconnecté des réalités sur terrain"

Retournons à l'appel téléphonique. Pierrot me dit: "Tshiamba, rends-toi sur youtube, une bonne vidéo t'y attend." Il me communique le titre que je note rapidement. Mon ordi étant déjà allumé, je tape sans attendre le titre de la vidéo et la voici qui dévoile ses secrets. Il s'agit d'une émission avec un pasteur combattant. Un grand vantard qui parle sans retenue. Il est pasteur, combattant et informe que bientôt il sera acteur de film, vantard comme beaucoup de gens de son espèce..  S'il était un Muluba, il confirmerait l'assertion kinoise selon laquelle les Baluba sont des vantards. Mais heureusement qu'il ne l'est pas.  Intéressons-nous plutôt à ce qui se dit dans l'émission... Une Congolaise est morte à Londres.  Sa dépouille a fait trois mois à la morgue par manque d'argent pour l'enterrement. Les cousines de la défunte et même son église n'ont pas voulu en prendre la responsabilité. Et le réalisateur de demander à quoi servent les offrandes et les dîmes que les croyants versent dans cette église. Au cours de la même émission, j'ai même appris qu'un autre faux pasteur qui couchait avec les femmes d'autrui et les baptisait la nuit pendant que les maris étaient absents, a été condamné à neuf ans de prison ferme. Pauvres Congolais!

Ici, chez nous, les églises continuent de faire des victimes. La semaine passée, j'étais à un deuil. Non loin de moi, un jeune homme est en conversation avec des amis. Il leur raconte comment les Allemands sont des racistes  et comment la direction de l'école de son fils, qui est encore à l'école primaire, n'arrête de le convoquer pour lui parler des problèmes de son fils et de son comportement agressif à l'école. D'après lui, l'école chercherait à casser l'avenir de son fils. Mais lorsqu'un autre monsieur qui était à côté de lui tente de lui expliquer comment il doit s'impliquer dans le système et comment il doit s'y prendre pour suivre l'évolution de l'enfant à l'école. Il s'écrie: "Est-ce que mon père à moi, m'avait suivi comme ca à l'école? Soki boye, wana Kolo Yesu nde akosala!" Lisez en francais: S'il en est ainsi, il n'y a que Jésus qui pourra s'en occuper!  C'est ça, l'homme congolais actuel. Egoiste, il préfère passer des heures et des heures à l'église pour sauver son âme et abandonne les enfants à "Nkolo Yesu"qui devra faire "ses miracles"

Les églises congolaises sont, de nos jours, sources des tensions dans des familles. Les hommes se disputent avec leurs femmes à cause des églises;  les parents se disputent avec leurs enfants à cause des églises. Les "Kinderheim", ces maisons qui accueillent des enfants en difficultés, se remplissent avec nos enfants qui ont des problèmes avec leurs parents... à cause des églises. "Mutshi muimpe badi baumanya ku bimuma biawu!" Notre  Dieu est un Dieu d'amour, un Dieu d'ordre. Quand comprendront-ils cela?

Tshiamba Ya Bende

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08 mars 2013

Makenga promet d’arrêter et livrer à la CPI Ntaganda qui vient de «massacrer 26 de ses militaires»

Bosco NtagandaBosco Ntaganda

Selon la Radio Télé Groupe l’Avenir, Ntaganda aurait hier jeudi 7 mars, massacré 26 de ses militaires, qui aurait tenté de rejoindre l’équipe de Makenga. En réaction, ce dernier promet d’arrêter et livrer Bosco Ntaganda à la CPI.
Actuellement en cachette à dans la localité de Kibumba au nord Kivu, Bosco Ntaganda fait une fois de plus la une des crimes internationaux. «Terminator» fait partie des noms sous lequel, est connu Ntaganda, recherché depuis 2006 par la CPI, à travers un mandat d’arrêt émis à son encontre. L’homme est inculpé des crimes de guerre et crime contre l’humanité. En 2012, le procureur de la CPI a ajouté des nouvelles charge contre Ntaganda. A savoir, les crimes contre l'humanité (meurtre, persécution pour des motifs ethniques, et viol, esclavage sexuel) et les crimes de guerre (attaques intentionnelles contre la population civile, meurtre, viol esclavage sexuel et pillage).
A titre de rappel, depuis 2006, Bosco Ntaganda est recherché par la CPI pour les crimes de recrutement, conscription et utilisation d'enfants âgés de moins de 15 ans en vue de les faire participer activement à des hostilités. Ce qui fait, Thomas Lubanga a été arrêté et reconnu coupable de ces crimes mais Bosco Ntaganda n'a toujours pas été arrêté et continue de commettre des crimes. D’après le procureur de la CPI, ces crimes ont été commis dans une vaste zone géographique de l'Ituri au cours de la période allant de septembre 2002 à septembre 2003. Et que les attaques suivaient un mode opératoire cohérent. « Les forces UPC/ FPLC encerclaient des villes et des villages de population Lendu et non-Hema, les bombardaient, et procédaient ensuite à un nettoyage ethnique de ces zones en tuant et violant les civils, en les déplaçant de force vers les forêts environnantes et enfin en pillant leurs biens», a-t-il soutenu le procureur de la CPI. En poursuivant : «des éléments de preuve ont été présentés lors du procès contre Thomas Lubanga et suite au verdict, l'Accusation demande à la Chambre préliminaire d'élargir les chefs d'accusation à l'encontre de Bosco Ntaganda». Par ailleurs le M-23 aille Makenga vient au terme d’un congrès de désigner Bisimwa Président du mouvement.

PAPPY MBAKI

Posté par lumbamba à 18:39 - - Commentaires [0] - Permalien [#]