28 mars 2013

Pour le Parlement rwandais, le Rwanda est victime de la crise en RDC

 Par Jean Mitari
 
Le parlement rwandais a sorti un rapport le 11 février 2013, qui fait suite aux allégations de la communauté internationale qui accuse le Rwanda d’appuyer en hommes et en armes la rébellion du M23 qui sévit à l’est de la RDC depuis plusieurs mois. Intitulé «  rapport sur les injustices que le Rwanda subi à cause de l’insécurité qui règne à l’est de la République Démocratique du Congo ».
 
Les députés disent vouloir  présenter à travers ce rapport les raisons qui poussent la communauté internationale à rejeter toutes les explications données par le Rwanda sur la situation à l’est du Congo. Le parlement rwandais annonce avoir fait le point sur ces accusations de la communauté internationale, par  conséquent publie ses propres conclusions suite aux nombreuses recherches, au cours desquelles des imminents personnalités du régime ont été longuement et soigneusement entendus.
 
 Les origines du rapport
Suite aux rapports répétés de la communauté internationale qui accusent le Rwanda d’être derrière la rébellion du M23, dernièrement secoué intérieurement, et qui se bat à l’est de la RDC depuis prés d’un an contre l’armée régulière congolaise, le parlement et le sénat rwandais ont voulu savoir un peu plus.  Ainsi, ont été entendus à l’hémicycle du parlement  le 04 décembre dernier, les ministres des affaires étrangères, des finances et le ministre de la défense James Kabarebe accusé par les experts de l’ONU d’être le véritable chef du M23. Convaincus des arguments fournis par les ministres notamment sur la non implication du Rwanda dans la crise à l’est du Congo, les comites exécutifs du sénat et de l’assemblée nationale se sont réunis le 07 décembre 2012 pour étudier les raisons qui poussent la communauté internationale à rejeter les explications fournies par le gouvernement rwandais pour se défendre contre les accusations sur son implication dans la crise à l’est de la RDC, c’est dans ce cadre que ce rapport a vu le jour.
 
« La crise à l’est de la RDC trouve ses racines dans l’histoire ».
Les députés rwandais expliquent au début du rapport que les problèmes à l’est de la RDC trouvent d’abord leurs origines dans l’histoire, avec la tracé des frontières par les colons qui ont imputé le Rwanda une grande partie de son territoire. « Avec les nouvelles frontières qui ont été tracées sans tenir compte des identités des habitants, une partie des populations parlant le Kinyarwanda (langue parlée au Rwanda NDRL) s’est retrouvée dans le Congo belge »,  explique le rapport. Les députés expliquent également que c’est à cette période qu’émerge ce que le régime de Kigali a l’habitude d’appeler « l’idéologie génocidaire (ingengabitekerezo) ». « C’est pendant la  période coloniale qu’a commencé la propagation de l’idéologie génocidaire, qui  s’est poursuivie dans la région avec l’arrivée des réfugiés rwandais sur le sol congolais en 1994, sous la protection l’armée française dans le cadre de l’opération turquoise » poursuit le rapport à la page 21. En effet le rapport avance à la page  19 que la « propagation de l’idéologie génocidaire commençait au Rwanda avant l’indépendance, quand les colons belges ont inventé les ethnies (Abahutu, Abatutsi n’Abatwa), et les ont mentionnées dans la carte d’identité. Ils (les colons, NDRL) ont ensuite démontré que les Tutsi étaient des étrangers venus d’Ethiopie. Cette idéologie s’est accentuée en 1959, quand les colons n’ont pas voulu suivre les instructions des Nations Unies, et ont renversé le pouvoir en place pour mettre à la place les dirigeants qui pensent comme eux ». Le rapport explique que ce comportement des colons a eu comme effet, un acharnement sur les Tutsi qui ont vu leurs maisons incendiées. Menacés, de nombreux Tutsi se sont réfugiés dans les pays frontaliers notamment en Tanzanie, en Ouganda et surtout à l’est de la RDC, où était implantée une autre population parlant la langue rwandaise. « En RDC, les populations parlant Kinyarwanda ont commencé à se quereller  à cause de la politique des autorités rwandaise visant à faire détester les Tutsi où ils se trouvent » (p.17).
 
L’hostilité inexpliquée de nombreux experts et ONG envers le régime de Kigali
Le rapport explique que depuis la conquête du pouvoir au Rwanda en 1994 par le Front Patriotique Rwandais, les écris hostiles au régime n’ont cessé de fuser de toute part, émanant principalement des ONG des droits de l’homme et certains experts des Nations-Unies. « Ces rapports viennent principalement des organisations non gouvernementales, la presse, les Nations Unies, les églises, les pays puissants, les chercheurs et les tribunaux internationaux. L’objectif est de salir le gouvernement, et le décrédibiliser sur la scène internationale » indique le rapport à la page 26.  Les députés mettent en cause certains pays qui se cacheraient derrière ces organisations non gouvernementales pour rédiger les rapports hostiles au gouvernement. Ces députés mettent en cause également, la crédibilité de certains experts des Nations Unies qui selon eux seraient proches des « opposants rwandais ». Le rapport évoque l’exemple de l’américain Robert GERSONY qui a été chargé par les Nations Unies en 1994 d’enquêter sur les conditions de vie des réfugiés rwandais dans les camps de Tanzanie. Selon le rapport, ce dernier par son peu de connaissance de la région des Grands Lacs,  » a livré un rapport rempli de mensonges visant à salir le régime de Kigali ».  En effet, selon certains observateurs, le régime de Paul Kagame n’a pas digéré que Gersony mentionne dans son rapport de 1994 que, le Front Patriotique Rwandais a massacré plus de 30.000 personnes dans la préfecture de Kibungo en 1994, et que cette cruauté qui a marqué les populations réfugiées en Tanzanie, les a dissuadé à regagner leur pays par peur de subir le même sort. Gersony avait souligné dans son rapport en 1994, qu’à peu prés 250 personnes étaient tuées par jour dans la préfecture de Kibungo.
Le rapport revient également sur le cas de Roberto GARRETON, un expert qui a dirigé une commission d’enquête des Nations Unies chargée d’enquêter sur les violations des droits de l’homme entre 1996 et 1998 en RDC. Le rapport que Roberto Garreton a publié  le 30 juin 1998, a donné lieu en 2010, à un autre rapport beaucoup plus volumineux appelé « Mapping Report », qui revient sur la façon dont les militaires du Front Patriotique Rwandais avec l’“Alliance des Forces Démocratiques pour la Libération du Congo-Zaïre (AFDL)” ont exterminé plusieurs milliers des réfugiés hutus au Congo à partir de 1996.
 
Le rapport du parlement se prononce  également  sur le « Mapping report », un volumineux document de 700 pages publié en 2010 par les Nations Unies, et qui fait un inventaire des violations les plus graves des droits de l’homme et du droit international humanitaire commises sur le territoire de la RDC entre mars 1996 et juin 2003, et accuse les soldats de l’APR d’avoir perpétré « les crimes qualifiables de génocide ». Les députés disent que les experts ayant rédigé ce rapport ont démontré leur mauvaise volonté de mener une enquête minutieuse, et de vérifier méticuleusement les preuves et la crédibilité des sources et des témoins. « Les experts n’ont pris que 6 mois pour enquêter sur les crimes qui se sont déroulés sur 10 ans, et sur un énorme territoire mesurant 2.345.410 km2 » affirme le rapport à la page 34. D’après les parlementaires, le Mapping Report a pour bût de minimiser (gupfobya) le génocide tutsi en démontrant que les deux groupes ethniques (hutu et tutsi NDRL) ont perpétré des génocides ».
Le rapport dénonce également les conclusions du dernier rapport des Nations Unies accusant le Rwanda d’appuyer les rebelles du M23 au Congo. D’abord, les députés mettent en cause la crédibilité des experts ayant mené l’enquête sur le soutien du Rwanda à la rébellion dit de M23. Les auteurs s’en prennent vigoureusement à Steven HEGE, qui dirigeait le groupe des experts. D’après les parlementaires, l’américain Steven Hege qui se dit « expert » des groupes armés n’a aucune compétence dans ce domaine puisque les organisations avec lesquelles il a travaillé, notamment « Jesuit European Social » et “Peace Appeal Foundation” n’œuvrent pas dans le domaine de groupes armés. p.53.
Les députés vont très loin en accusant  Steven HEGE et un autre expert des Nations Unies connu sous le nom de Jason STEARNS, d’avoir voulu utiliser leur travail aux Nations Unies à des fins propres. D’après ce rapport, ces deux hommes voulaient en 2009 s’associer avec 15 autres experts congolais pour créer une société qui s’appelle “STEARNS & HEGE INC”. Cette dite société qui allait selon le rapport œuvrer dans l’exploitation et le contrôle des pierres précieuses, devait se faire octroyer par les donateurs cinq millions de dollar (5.000.000US$). Steven Hege et ses associés allaient faire cette activité au bout de leur mandat en tant que experts aux Nations Unies, souligne le  rapport. Les députés accusent également Steven Hege de se faire porte parole des FDRL, de salir le Rwanda en scandant partout que le pays est dirigé par un groupe « minoritaire des Tutsi venus d’Ouganda » ; de minimiser le génocide tutsi en disant que ce qui s’est passé en 1994 est une guerre civile.
 
L’acharnement calomniateur de certains pays contre le Rwanda
Le rapport met en cause certains pays puissants qui ne cesseraient de ménager leurs efforts afin que les sanctions soient prises envers le Rwanda. Le pays le plus cité dans le rapport est la France, pays qui selon le parlement a toujours fait pressions aux Nations Unies pour que les sanctions soient prises envers le Rwanda. Le rapport explique que les tous les projets de résolutions aux Nations condamnant le Rwanda dans le dossier M23 ont été presque toutes déposés par la France. Le rapport évoque aussi la Belgique, pays qui selon eux, a pesé de son poids pour pousser les autres partenaires du Rwanda à se montrer fermes sur le dossier M23. Le chef de la diplomatie belge Didier REYNDERS est accusé d’exhorter tout le temps le Rwanda de cesser tout soutien à M23, et de demander à ce que le Rwanda fasse pression sur le M23 afin de faire cesser la violence. Les députés disent ne pas comprendre pourquoi le chef de la diplomatie belge est convaincu que le Rwanda a une autorité sur le M23. Un autre exemple démontrant cet entêtement de la Belgique à accuser le Rwanda, c’est la demande faite par le président de l’assemblée belge André FLAHAUT le 21 décembre 2012 au ministre des affaires étrangères marocain Youssef AMRANI, lui exhortant à ce que son pays utilise son siège au conseil de sécurité pour faire comprendre la position du gouvernement congolais (p.72).
 
Le rôle des ONG, experts et chercheurs
Le rapport évoque également les pressions des organisations comme « Human Rights Watch » (HRW) », qui ne cesseraient de harceler les partenaires du Rwanda et la banque mondiale afin qu’ils maintiennent le gel de l’aide au Rwanda tant que ce pays continuera d’appuyer les rebelles de M23. Les parlementaires rwandais soulignent que le ressentiment de ces organisations envers le régime de Paul Kagame ne date pas d’hier, mais remonte de 1994 quand le FPR a conquis le pouvoir. « Ces deux organisations n’ont cessé de salir le Rwanda depuis 1994, mettant par exemple au même pied d’égalité le génocide contre les Tutsis aux crimes commis par les soldats du FPR » souligne le rapport (p.86).
Le rapport fait une énumération des personnes qui critiquent le régime de Kigali, et les accuse d’être en partie les responsables des maux dont souffre le pays, notamment en ce qui concerne les sanctions suite aux accusations visant le Rwanda à cause de ses liens avec le M23. « Ces personnalités sont responsables du gel d’aide au Rwanda par certains donateurs, car ce sont eux qui propagent des rumeurs visant à salir le pays, et donnent une mauvaise image du pays des milles collines sur la scène international ». Parmi ces méchants qui salissent l’image « glorieuse » du Rwanda, il y a en premier lieu les experts Filip REYNTJENS et André GUICHAOUA. Selon les députés, ces experts qui conseillent souvent les enquêteurs internationaux et les ONG, sont les principaux responsables des rumeurs et désinformations qui sont faites sur le Rwanda.
« Dans cette période où l’est de la RDC est en guerre, ces experts sont souvent invités sur des plateaux des chaines de télévisons, c’est souvent à ce moment qu’ils se livrent à une campagne d’intoxication et calomnie contre le  Rwanda et ses dirigeants » note le rapport à la page 112.
En deuxième lieu le rapport évoque les connaisseurs de la région des Grands Lacs comme l’abbé Serge DESOUTER (qui détesterait amplement le FPR (« yanga urunuka FPR »), selon le rapport), le professeur Bernard LUGAN, madame Madeleine RAFFIN (vice présidente de la France-Turquoise), l’Allemand Dr Helmut STRIZEK, etc.
Les députés rwandais pointent également du doigt l’hebdomadaire “MARIANNE”, le mensuel “Afrika International”, le quotidien   »The Guardian » qui seraient selon eux, « les « véritables propagateurs du sentiment anti Rwanda, anti FPR, et anti tutsi » (p.109-110).  Les auteurs s’en prennent ensuite aux nombreux journalistes, qu’ils accusent de diffamer le Rwanda, de nier le génocide tutsi, et voient le Rwanda comme « l’instigateur (nyirabayazana) des troubles sans fin qui minent la région des Grands Lacs ». Il s’agit entre autre de  Pierre PEAN, Charles ONANA, Marie-Roger BILOA, Stephen SMITH (France), Peter VERLINDEN (Belgique), Robin PHILPOT (Canada), Thierry VIRCOULON (d’ICG), A ces hommes des médias, le rapport ajoute les représentants des ONG “AMNESTY INTERNATIONAL” et “GLOBAL WITNESS”.
Les parlementaires énumèrent également des associations de défense des droits de l’homme et de la société civile surtout rwandaise et congolaise, et les qualifient de « groupes négationnistes ». Il s’agit notamment d‘AVICA (Assistance aux Victimes des Conflits en Afrique centrale); CLIIR (Centre de Lutte contre l’Impunité et l’Injustice au Rwanda) de Belgique, APARECO (“Alliance des patriotes pour la refondation du Congo”), Pro Justitia Rwanda (Pays-Bas); Justice et Réconciliation, Ibukabose (France), Collectif des Victimes des crimes de masse commis dans la Région des Grands Lacs Africains “COVIGLA” (France), FEIDAR (Fédération Internationale des Associations Rwandaises (France)), COJESKI (Collectif d’organisations des jeunes solidaires du Congo-Kinshasa), etc..
 
Les églises et le gouvernement congolais sur la sellette
Après l’énumération des pays, organisations internationales, ONG, médias et différentes organisations de la société civile, « qui se seraient engagés dans une croisade contre le Rwanda et son régime », le rapport revient sur «les églises congolaises »,  qui se seraient impliquées dans la campagne de « diffamation et diabolisation » contre le Rwanda, et accuseraient par conséquent le régime de Paul Kagame de mettre le Congo à « feu et à sang ». Pour appuyer leurs affirmations, les parlementaires donnent l’exemple d’une pétition du 12 juillet 2012 organisée par les églises de la RDC qui a recueilli plus d’un million de signatures, et dont le bût était de condamner le M23 et  le Rwanda, « “les éternels criminels en RDC” qui menacent sa sécurité et sa stabilité » p.125.
Le gouvernement congolais et les élus locaux ne sont pas mis de côte par le rapport des parlementaires rwandais. « Ceux-ci, depuis le début de la guerre à l’est, n’ont cessé de crier dans tous les médias que l’ennemi de la RDC est le Rwanda ». D’après  les députés, cette campagne de diabolisation du Rwanda a poussé certains congolais à  agresser et piller les rwandais vivant sur le sol congolais. D’autres rwandais vivant au Congo « auraient été arrêtés, et obligés à signer des accusations contre le Rwanda ». P.128.
Dans sa conclusion, les parlementaires remercient le gouvernement pour « sa patience et sa clairvoyance »  à ce moment où le Rwanda est accusé d’être la source de la nouvelle guerre qui secoue l’est du Congo, et y provoque une crise humanitaire majeure. Ils recommandent aux Nations Unies d’exclure parmi ses experts enquêtant sur « les groupes armés »,  Bernard LELOUP,  » car son antipathie envers le  Rwanda et son président ne serait pas un secret.
Si ce rapport des parlementaires rwandais semble refléter la position défendue par le régime de Paul Kagame sur tous les sujets, il a au moins le mérité de reconnaitre publiquement à la page 84 que, le Front Patriotique Rwandais a commis également des crimes, ce que le régime a toujours nié jusque-là.[1]
 
Jean Mitari, Jambonews.net
 

Posté par lumbamba à 16:17 - - Commentaires [0] - Permalien [#]


Une faible mobilisation des Congolais à la première comparution du chef rebelle Ntaganda à la CPI

Bosco Ntaganda cpi

Lors de la première comparution du chef rebelle Ntaganda devant les juges de la CPI, il a été constaté une très faible mobilisation des Congolais de la diaspora. Dans la salle d'audience d'une capacité d'environs 300 personnes, les Congolais n'en constituaient même pas le tiers! D'après notre confrère Cheik Fita,que nous avons suivi sur bana mikili, les procès de ce genre sont quelque part politiques. La présence massive des Congolais s'avère, donc, très nécessaire.

Nous souhaitons qu'à la prochaine audience de la  confirmation des charges contre le Rwandais Bosco Ntaganda, fixée au 23 septembre 2013, les différentes associations et organisations congolaises mobilisent en masse les Congolaises et les Congolais de la diaspora pour être présents et dans la salle d'audience et devant la CPI pour soutenir la cause de la RDC.

Le chef rebelle rwandais Bosco Ntaganda est depuis le 22 mars 2013 incarcéré dans les installations pénitentiaires de la CPI où il devra répondre des crimes de guerre et crimes contre l'humanité commis entre 2002 et 2003, en Ituri, à l'Est de la RDC. La prochaine audience est comme nous l'avons signalé, ci-haut, fixée au 23 septembre 2013.

Lumbamba Kanyiki

Posté par lumbamba à 15:40 - - Commentaires [0] - Permalien [#]

RDC : l'ONU presse Kinshasa de sanctionner les soldats violeurs

Hervé Ladsous, lors d'une visite à Kinshasa, le 10 septembre 2012. Hervé Ladsous, lors d'une visite à Kinshasa, le 10 septembre 2012. © AFP

Les Nations unies ont ordonné, mercredi 27 mars, à la République démocratique du Congo, d’agir dans la semaine qui vient contre les forces de l’armée impliquées dans 126 viols commis en novembre 2012 au Kivu. Dans le même temps le Conseil de sécurité va voter, jeudi 28 mars, la création d’une "Brigade d’intervention" pour appuyer la Monusco dans la lutte contre les milices agissant à l'est du pays.  

Les Nations unies ont posé un ultimatum à la République démocratique du Congo (RDC), mercredi 27 mars, pour agir contre les violences sexuelles exercées par l’armée. Le pays a une semaine pour mener la charge contre deux bataillons accusés d’avoir commis au moins 126 viols. L’avertissement émane d’Hervé Ladsous, chef de la mission de maintien de la paix de l’ONU, lors d’une réunion à New York avec le ministre des Affaires étrangères de la RDC, Raymond Tshibanda.

« Le gouvernement congolais a été averti que les actions de l'armée ne sont pas acceptables et qu'il y aura de sérieuses conséquences », a souligné un diplomate. L’ONU avait précédemment menacé le gouvernement de RDC de ne plus travailler avec les troupes visées, par le biais de deux lettres envoyées en février, si des actions n’étaient pas prises à propos de ces cas de viols présumés.

"Brigade d'intervention"

Cet entrevue s'est déroulée alors que le Conseil de sécurité doit se réunir jeudi pour voter une résolution mettant en place une « brigade d'intervention » afin d'aider l'armée à combattre les groupes rebelles dans l'est de la RDC. Cette décision serait une grande première pour l’ONU, qui s’apprête à créer une force offensive et non plus seulement défensive. « Cette Brigade d’intervention sera composée de trois bataillons d’infanterie, soit environ 2 700 hommes, et basée à Goma. », selon Karim Lebhour, correspondant de RFI.

(avec AFP)


Lire l'article sur Jeuneafrique.com : RDC : l'ONU presse Kinshasa de sanctionner les soldats violeurs | Jeuneafrique.com - le premier site d'information et d'actualité sur l'Afrique
Follow us: @jeune_afrique on Twitter | jeuneafrique1 on Facebook

Posté par lumbamba à 15:16 - - Commentaires [0] - Permalien [#]

Le M23 se désolidarise de Ntaganda, invite la CPI à le poursuivre pour des crimes commis au Nord-Kivu

La rébellion du M23 sous la férule du général autoproclamé Sultani Mkenga s’est désolidarisée officiellement mardi 26 mars du général renégat Bosco Ntaganda en invitant la Cour pénale internationale (CPI) à le poursuivre aussi pour des crimes commis au Nord-Kivu (Est de la RD Congo).

« La comparution de Bosco Ntagana à la CPI est une preuve que le M23 ne collaborait pas avec lui », a réagi le nouveau président de ce mouvement rebelle  Bertrand Bisimwa, quelques instants après la comparution de celui qui a initié la mutinerie au sein de la 8ème région militaire des FARDC (Nord-Kivu).

« Celui-ci appelle la communauté internationale à distinguer les causes du M23 à celles de Bosco Ntaganda qui est coupable devant toutes les juridictions. Bertrand a ajouté que son mouvement aimerait qu'il soit jugé aussi pour les crimes qu’il a commis envers le M23 », a rapporté de Goma Radio Kivu1.

Le M23 scindé en deux ailes

Depuis la signature le 24 février à Addis-Abeba (Ethiopie) d'un Accord-cadre par 11 pays pour la paix, la sécurité et la coopération pour la RDC et la région, le M23 s’est scindé en deux groupes après de violents affrontements meurtriers.

L’un est sous les ordres du chef militaire Sultani Makenga tandis que l’autre, composé de plus de 600 hommes sous la direction du bishop Jean-Marie Runiga, s’est réfugié dans le nord du Rwanda où ils sont arrivés de Kibumba dans la nuit du vendredi 15 au samedi 26 mars.

« On s'est battu et on s'est retrouvé ici à cause du manque de munitions. C'est un repli technique pour faire soigner nos blessés et mettre fin à la guerre entre frères », a expliqué à la presse le colonel Baudouin Ngaruye, l'un des chefs militaires de l'aile Runiga.

« A la base de la scission : un chapelet d'accusations. Makenga accuse Runiga de soutenir le général en fuite Bosco Ntaganda, recherché par la Cour pénale internationale (CPI). Runiga a accusé Makenga d'avoir pactisé avec le chef de l'Etat, Joseph Kabila, pour +torpiller+ les pourparlers de paix en cours à Kampala », rappelle-t-on.

Le M23-Runiga  dit n’être « pas avec Bosco Ntaganda »

Le « colonel » Séraphin Mirindi, porte-parole de la branche pro-Runiga du M23, a démenti début mars dans un entretien à Jeune Afrique l’accusation selon laquelle sa branche armée « est considérée comme proche du général Bosco Ntaganda »

«  C’est une contre-vérité de vouloir nous associer avec ce général. Nous savons tous que Ntaganda a été utilisé en 2009 (…) pour mettre fin à la rébellion de Laurent Nkunda. A l’époque, tout le monde l’applaudissait et le considérait comme un partenaire de la paix. Nous ne sommes donc pas avec Bosco Ntaganda. Il faut chercher ailleurs… », a-t-il déclaré.

Posté par lumbamba à 15:11 - - Commentaires [0] - Permalien [#]

La Société Civile du Katanga dévoile: Ceux qui se cachent derrière les « Bakata Katanga »



La balade des Mai-Mai « Kata Katanga » pendant trois heures à travers les artères de Lubumbashi, le samedi 23 mars 2013 à la mi-journée, n’a pas fini de soulever des vagues à travers le pays en général et la province du Katanga en particulier. Pendant que l’Assemblée ‘Nationale s’apprêtait à entendre le Premier ministre Matata sur ce dossier et à diligenter une enquête, dix organisations de la Société Civile du Katanga ont sorti un rapport sulfureux sur l’affaire. Daté du mercredi 26 mars, le document ficelé par Afia Mama (Ama), Association des Agriculteurs Sans Frontières (AASF), le Centre Le Zébreau , le Centre des Droits de l’Homme et Droit Humanitaire (CDH), le Centre pour la Justice et la Réconciliation (CJR), la Fédération des Droits de l’Homme (FDH), Justicia, Nouvelle Dynamique Syndicale (NDS), le Réseau des Communicateurs Sociaux (RCS) et le Réseau National de la Jeunesse engagée pour la Démocratie (Renajed), ressemble à une chaude patate.

La montée des milices privées

La Société Civile du Katanga ne va pas par quatre chemins dans la recherche des commanditaires. Elle pointe bien haut son doigt accusateur en direction des soutiens politiques des Mai-Mai Bakata Katanga. A en croire les résultats de ses investigations, les parrains de cette force négative se retrouvent dans les arcanes du pouvoir, les états-majors politiques, de la Majorité Présidentielle, les cercles des mandataires publics, les milieux d’affaires, les galonnés de l’armée et de la police, etc. Quelques noms bien connus sur la place de Kinshasa sont cités, dont certains seraient les principaux parrains politiques et financiers de Ferdinand Kazadi Ntanda Imena Mutombo, le chef des Mai-Mai Katanga actuellement en état d’arrestation. Le doute persiste quant à sa neutralisation effective, au regard de la manière dont il recouvre toujours la liberté, après ses actes d’atteintes graves à la sécurité intérieure et extérieure de l’Etat.

Dans le même ordre d’idées, l’on apprend que la plupart des partis politiques ayant pour leaders des Katangais se sont dotés des milices privées armées. Celles-ci ont pour mission principale de régler les comptes aux individus et aux représentants de l’autorité publique jugés coupables de ne pas se conformer à leur vision du Katanga de demain, « unitaire » pour les uns et « fédéral » pour d’autres. Les jeunes-gens œuvrant au sein des milices n’hésitent pas à donner la mort à quiconque.
Argent, armes, munitions, logistique, logement, nourriture, protection politique.., sont garantis aux délinquants et sans-emploi recrutés pour les besoins de la cause. Les fermes agricoles, les forêts, les quartiers périphériques de Lubumbashi hébergent des combattants prêts à semer la mort et la désolation au moindre signal de leurs parrains. Les attaques à répétition contre l’Aéroport de la Luano, à Lubumbashi, sont à inscrire dans la droite ligne des messages de ceux qui n’acceptent pas le projet de découpage du Katanga.

Il semble que Gabriel Kyungu, abondamment cité dans l’affaire des milices privées, a interdit aux membres de son parti de s’afficher désormais avec des T. shirt, des chapeaux, des fanions et tout signe en rapport avec leur parti, l’UNAFEC, de mars à juin 2013, sur toute l’étendue du Katanga. Cette décision serait dictée par son souci d’éviter tout amalgame avec des inciviques tentés de commettre des crimes sous le label de ce parti.

Pro et Anti-découpage

L’on rappelle, à la mémoire collective, que les raids menés sur l’aéroport de la Luano dans la nuit du 4 au 5 février 2011 par CORAK (Coordination de l’organisation du Referendum pour l’Autodétermination du Peuple Katangais), puis dans la nuit contre le dépôt des munitions du Quartier Industriel et au Camp Major Vangu à Lubumbashi, sont autant des signaux forts de la gué-guerre entre pro et anti-découpage du Katanga.

Quant à la sortie des. Mai-Mai Bakata Katanga, elle se voulait une protestation bruyante des Katangais hostiles au projet d’érection des districts du Katanga en provinces, comme consigné dans la Constitution. Même si la faisabilité matérielle de ce découpage pose problème, ceux qui redoutent la séparation du « Katanga utile » (Sud-Katanga) du « Katanga non utile » (Nord-Katanga) ont décidé de se faire entendre à leur manière, par l’exhibition des armes blanches et de guerre, ainsi que par l’exhumation du vieux drapeau de l’Etat Indépendant du Katanga de triste mémoire.

L’héritage de l’AFDL et du RCD …

Les Organisations de la Société Civile du Katanga soutiennent que cette province n est arrivée à la situation d’insécurité permanente à cause de l’AFDL (Alliance des Forces Démocratiques pour la Libération du Congo) et du RCD (Rassemblement Congolais pour la Démocratie). L’occupation du .Katanga par ces deux mouvements rebelles, indique-t-on, a eu pour impact négatif l’essaimage d’une multitude de nébuleuses Mai-Mai, récupérées aujourd’hui par des pyromanes de tous bords bien positionnés dans les institutions nationales et provinciales katangaises.
L’éradication des Mai-Mai dans la province cuprifère est une tâche presque impossible en raison de la solidité des parapluies protecteurs dont ils jouissent mais aussi des pépinières à leur portée au Maniema, au Sud-Kivu, au Nord-Kivu et en Province Orientale. La création des forces négatives est largement favorisée par l’impunité qui entoure les activités criminelles des milices.

Dysfonctionnements du dispositif sécuritaire

Selon le rapport de la Société Civile du Katanga, les Bakata Katanga ont paralysé la ville de Lubumbashi pendant trois heures avec une seule lance-roquette, trente fusils AK 47, des lance-javelots, des flèches, des lance-pierres et des fétiches. Il a été constaté de graves dysfonctionnements dans le dispositif sécuritaire, marqué par le flottement dans la chaîne de commandement de l’armée, de la police et des services de renseignements. L’ordre d’agir, attendu de plusieurs « hiérarchies », est tombé sur le tard.
Et, à chaque attaque armée contre la ville, c’est le même scénario. On laisse les assaillants saboter des infrastructures et tuer, avant de les laisser disparaître dans la nature ou d’arrêter des lampistes qu’on va aider à s’évader quelques semaines ou mois plus tard, comme ce fut le cas avec Kyungu Gédéon et ses hommes en septembre 2011 à la prison de haute sécurité de Kasapa, construite dans un camp militaire.

Recommandations

Comme première recommandation dans le cas précis du safari des Mai-Mai Kata Katanga, la Société Civile du Katanga préconise l’ouverture d’une enquête sérieuse visant à déterminer les « responsabilités de la 6me Région Militaire, de la Police, de la Garde Républicaine, de l’ex-Demiap et de l’Agence Nationale des Renseignements. Elle se montre même radicale en exigeant que des têtes puissent tomber et des poursuites judiciaires contre les coupables.
Au Chef de l’Etat, il est demandé d’accélérer les préparatifs du Dialogue National annoncé en fin d’année. Quant à la Monusco elle est appelée à épauler le gouvernement dans le processus de réforme de l’armée et des services de sécurité.
La Société Civile, pour ce qui la concerne, devrait faire un lobbying pour la prise en compte des revendications légitimes des pro et anti-découpage et la sauvegarde des droits des personnes impliquées dans l’affaire.

Kimp 

Posté par lumbamba à 15:01 - - Commentaires [0] - Permalien [#]


CPI: Les Congolais ont commencé à leur manière le procès du général étranger !



Ils estiment qu’en débutant par des mensonges tissés de fil blanc, la procédure a toutes les chances de se terminer au profit de milliers de victimes du bourreau Ntaganda.
Unis et tenus désormais en éveil derrière la Cour pénale internationale depuis l’ouverture de l’audience de première comparution de Bosco Ntaganda mardi dernier à La Haye (pays Bas), les Congolais du pays et de la diaspora ont déjà commencé, à leur manière, le procès de ce général étranger !
Sidérés et scandalisés par les réponses réservées par Bosco Ntaganda aux questions de Madame la juge Ekaterina Trendafilova, présidente de la chambre préliminaire II de la CPI, relatives à son identité, à son lieu et date de naissance, les Congolais relèvent des mensonges tissés de fil blanc que cette haute instance judiciaire se doit de réprimer avec sévérité.
En effet, Congolais né au Rwanda le 5 Novembre 1973 avant d’aller grandir dans l’ex-Zaïre qui, jusqu’aux années 90, pratiquait encore la philosophie politique du recours à l’authenticité, le controversé général serait comme par hasard le seul citoyen de l’époque à qui ne pouvait s’appliquer ladite philosophie politique imposée par le régime autocratique de Mobutu. Ainsi donc, contrairement à tous les autres citoyens du pays à l’époque, le nom de Ntaganda n’était pas suivi d’un post nom comme il la prétendu à l’audience de première comparution, mardi dernier, devant la CPI !
A la question de Madame la juge relative à la langue dans laquelle Bosco Ntaganda souhaitait s’exprimer tout au long de la procédure, ce dernier a déclaré qu’il désirait parler en Kinyarwanda !

Accélérer la procédure...

Saisissant la balle au bond, les Congolais ont une fois de plus crié, au scandale en se demandant pourquoi Bosco Ntaganda qui a passé le plus clair de son temps de première enfance à l’âge adulte qu’il porte si bien n’est pas en mesure de s’exprimer dans l’une de langues nationales couramment parlée à l’Est du pays, en l’occurrence le swahili. Les Congolais vont même plus loin en posant la question de savoir dans quelle langue Bosco Ntaganda commandait les troupes de l’Union de Patriotes Congolais, UPC en sigle, présidée en son temps par Thomas Lubanga, qui razziait le district de l’Ituri entre le 1er septembre 2002 et fin septembre 2003, et plus tard en sa qualité de chef adjoint d’Etat-major général de Forces Patriotiques pour la libération du Congo, FPLC en sigle !
S’agissant des allégations sur la présumée innocence du suspect, les Congolais parlent d’un autre grave mensonge parce que Bosco Ntaganda dont le sort est étroitement lié à celui d’un célèbre détenu de la CPI en la personne de Thomas Lubanga dont le procès se trouve presque à son terme et qui risque d’être condamné à plusieurs années de réclusion criminelle n’a pas beaucoup de chances de s’en tirer à bon compte !
Les Congolais concluent cette première phase du procès de Bosco Ntaganda en indiquant que celui-ci ayant débuté par de grossiers mensonges, celui-ci à touts les chances de se terminer au profit de milliers et de milliers de victimes connus et inconnus du bourreau Ntaganda!
Pendant que la Cour pénale internationale se prépare à l’audience de confirmation de charges retenues contre la personne de ce dernier en date du 23 septembre prochain, les forces politiques et sociales acquises au changement doivent rester mobilisée pour obtenir l’accélération de la procédure, la poursuite de tous les complices internes et externes du concerné et la réparation de dommages subis par les victimes et leurs familles.

KAMBALE MUTOGHERWA

Posté par lumbamba à 14:50 - - Commentaires [0] - Permalien [#]

Division I: le gouvernement du Kasaï-Occidental va financer les déplacements de Tshinkunku

 
Ballons de football.Ballons de football.

Le gouvernement provincial du Kasaï-Occidental a décidé, mardi 26 mars, de financer tous les voyages de l’équipe de l’US Tshinkunku durant tout le championnat national de football. L’équipe qui ne dispose pas de président depuis la fin de la saison 2012 doit se rendre à Lubumbashi pour jouer contre Don Bosco le samedi 30 mars prochain.

La ministre provinciala des Sports, Madeleine Kankolongo Ndaye, a annoncé cette décision au cours d’une réunion des membres du comité directeur de l’équipe et les dirigeants de la Ligue provinciale de football.

Le gouvernement provincial propose également de faciliter l’élection du président de l’équipe qui représente cette année le Kasaï-Occidental au championnat national de football.

Au cours de la première journée du championnat, Tshinkunku a été battu par Sa Majesté Sanga Balende à Mbuji-Mayi (Kasaï-Oriental) sur le score de trois buts à zéro.

Lors de la deuxième journée, il a accroché le TP.Mazembe (1-1) à domicile.

L’US Tshinkunku de Kananga a remporté son dernier trophée national en 2011, la 47è Coupe du Congo de football. Elle a battu en finale l’As Veti Club de Matadi après une épreuve des tirs au but (4-3). A l’issue du temps règlementaire, les deux équipes étaient à égalité (1-1).

radiookapi.net

Posté par lumbamba à 14:10 - - Commentaires [0] - Permalien [#]

RDC: le Conseil de sécurité de l’Onu sur le point d’adopter la résolution créant la brigade spéciale

 
Bunagana, Nord Kivu, le 16 mai 2012, les forces spéciales jordaniennes sécurisent le périmètre de déploiement après les affrontements armés entre FARDC et les mutins qui occasionné la fuite de la population en Ouganda voisin malgré le déploiement des casques bleus- Ph. Sylvain LiechtinBunagana, Nord Kivu, le 16 mai 2012, les forces spéciales jordaniennes sécurisent le périmètre de déploiement après les affrontements armés entre FARDC et les mutins qui occasionné la fuite de la population en Ouganda voisin malgré le déploiement des casques bleus- Ph. Sylvain Liechtin

Le Conseil de sécurité doit adopter, ce jeudi 28 mars, une résolution qui renforce la Mission de l’Onu pour la stabilisation en RDC (Monusco) et va se prononcer sur la création d’une brigade spéciale d’intervention destinée à combattre les groupes armés dans l’Est de la RDC. Cette force pourrait être dotée d’un effectif d’au moins deux mille cinq cents hommes et sera basée Goma, chef-lieu du Nord-Kivu, selon des sources onusiennes concordantes.

Le secrétaire général de l’Onu, Ban Ki-Moon, reste persuadé que cette brigade spéciale mettra fin au règne des groupes armés dans la région des Kivu.

Des officiers supérieurs et des généraux d’armées de la Tanzanie, de l’Afrique du Sud et du Malawi avaient effectué, mi-mars, un repérage des sites où pourraient être déployées les troupes de la future Brigade internationale d’intervention au Nord-Kivu. L’Afrique du sud, la Tanzanie et le Mozambique sont prêts à lui fournir des troupes.
Mais selon des diplomates contactés par l’AFP, les pays du Conseil qui ont des troupes dans la mission (Guatemala, Pakistan) redoutent des représailles contre leurs Casques bleus, tandis que Russie et Chine soulèvent des objections de principe sur le thème de la non-ingérence.

Renforcée par une “Brigade d’intervention, la Monusco aura désormais pour tâche de “mener des opérations offensives et ciblées”, seule ou aux côtés des forces armées de la RDC pour “stopper le développement de tous les groupes armés, (les) neutraliser et les désarmer”.

Jusqu’à présent, la principale mission de la Monusco était la protection des civils mais elle avait été critiquée pour n’avoir pas réussi à stopper la progression du M23 vers Goma en novembre dernier.

La Monusco se voit également dotée de drones pour surveiller les frontières entre la RDC, le Rwanda et l’Ouganda. Ces deux derniers pays ont été accusés par des experts de l’Onu de soutenir et d’équiper la rébellion du M23, ce qu’ils démentent.

radiookapi.net

Posté par lumbamba à 14:06 - - Commentaires [0] - Permalien [#]

27 mars 2013

Le voyant et le non-voyant

Il était une fois...

Le voyant et le non-voyant qui étaient des grands amis s'en allaient  en voyage à pied. Un très long voyage.  Ils arrivèrent à un cours d'eau et voulurent faire une petite pause, question de prendre une collation, se désaltérer et récupérer un peu d'énergie. Pendant qu'ils se reposaient, les deux voulurent se laver. Alors, le voyant dit à son ami:

- Cher ami, tu peux aller te laver en amont; moi, je resterai me laver ici sur place.

Le non-voyant qui ne trouvait pas d'inconvénient à la proposition de son ami, s'en alla se laver en amont. Aussitôt qu'il avait disparu de sa vue, le voyant ouvrit le sac de voyage de son ami et soutira furtivement le meilleur costume du non-voyant. Lorsque ce dernier rentra, il ouvrit son sac afin de prendre la lotion pour le corps. C'est en ce moment qu'il remarqua la disparition de son costume.

Quelques instants plus tard, le voyant demanda au non-voyant:

- Bantu badia pamue, banua pamue; aba bantu badi mua kutanda anyi? Est-ce que les gens qui mangent ensemble et qui boivent ensemble peuvent se chamailler?

Alors, le non-voyant lui répondit:

- Eyowa badi mua kutanda bu muwakuenza amu. Exactement, ils peuvent se chamailler à cause de ce que tu as fait là.

Et il continua à appliquer la lotion sur le corps. Au bout de quelques minutes, le voyant rampant sans bruit, remit le costume du non-voyant dans son sac et renouvela sa question:

- Mpofo'etu, meme tshivua mumvue bimpe, muena dianyi. Bantu badia pamue, banua pamue, aba bantu badi mua kutanda anyi? Mon cher ami, non-voyant, je n'avais pas bien entendu ta réponse. Les gens qui mangent ensemble et qui boivent ensemble. Est-ce que de telles personnes peuvent se chamailler?

Le non-voyant resta un moment silencieux puis lui répondit: Eyowa kabena mua kutanda bu muwakuenza amu. Sûrement, ils ne peuvent pas se chamailler comme tu viens de le faire.

Moralité: Kudi kabende kudi diyoyo. Il faut vous contenter de ce que vous avez et ne pas envier ce que les autres possèdent.

C'était le conte tel qu'il m'a été raconté par Kulusutu.

 

Lumbamba Kanyiki

 

Posté par lumbamba à 20:35 - - Commentaires [0] - Permalien [#]

26 mars 2013

Centrafrique : des proches de François Bozizé accueillis à Kinshasa

La situation sécuritaire à Bangui est toujours instable.
La situation sécuritaire à Bangui est toujours instable.
AFP PHOTO / AFPTV / LEGER KOKPAKPA
Par RFI

Après la prise de Bangui, dimanche 24 mars, le président déchu de la République centrafricaine, François Bozizé, a trouvé refuge au Cameroun, en attendant de trouver un pays d’accueil. Sa famille, qui n’a pas eu la chance de monter comme le président dans un hélicoptère, s’est enfuie avec les moyens du bord avant d’arriver, ce mardi 26 mars, à Kinhsaha, en République démocratique du Congo où elle est prise en charge.

Deux épouses de François Bozizé et leurs enfants, une vingtaine de personnes au total, sont logés par les autorités congolaises dans une maison d’hôte du quartier résidentiel de Macampagne sur les hauteurs de Kinshasa. « C’est la solidarité africaine qui s’applique, ces gens-là sont arrivés démunis », explique une source gouvernementale.

Les proches de l’ex-président Bozizé ont fui Bangui en catastrophe, sans avoir eu le temps de faire leurs bagages. Ils ont subi un voyage éprouvant. Après la traversée de la rivière Oubangi, ils se sont retrouvés à Zongo, en RDC, dans la province de l’Equateur. De là, ils ont voyagé de nuit, sur une piste, vers Gemena.

C’est à partir de Gemena qu’ils ont été acheminés par avion à Kinshasa. Maintenant, ils se reposent. Ils sont nourris, logés, habillés. Ils resteront dans la capitale congolaise « le temps nécessaire », nous dit-on. On ne sait pas quelle sera la prochaine destination du clan familial Bozizé. Ces proches du président déchu sont tenus, pour le moment, à l’écart de la presse.

La vie reprend timidement

En Centrafrique, entre-temps, la vie reprend mais de manière très timide. Les coups de feu ainsi que les pillages sont moins fréquents ; la population a commencé à sortir dans les rues de la capitale et quelques voitures se sont hasardées dans les rues. « J’ai vu des éléments de la Seleka en train de passer et des civils, comme moi, en train de passer et d’observer les suites des pillages », a témoigné un habitant de Bangui, au micro de RFI.

La circulation reprend mais les habitants de la capitale ne connaissent pas le profil des nouveaux hommes forts du pays et estiment qu’il est prématuré de donner un avis sur ces nouveaux dirigeants. Cela n’empêche pas la jeunesse centrafricaine d’avoir de multiples revendications à faire valoir.

Lors de son discours officiel prononcé lundi, Michel Djotodia, qui s’est proclamé président, a appelé les fonctionnaires et agents du secteur public et privé à reprendre leurs activités. Pour le moment, cet appel est resté sans effet car aucune institution n’a été ouverte.

Posté par lumbamba à 23:19 - - Commentaires [0] - Permalien [#]