13 mars 2013

RDC: Didier Reynders préoccupé par la reprise de la guerre à l'Est de la RDC

Didier Reynders

 

 

 

 

 

 

 

 

Le ministre belge des Affaires Etrangères, Didier Reynders, se dit inquiet de la reprise de la guerre à l'Est de la RDC. C'est ce qu'on peut lire sur son site dans son édition du 12 mars 2013.

" Je souhaite rappeler que ce sont avant tout les populations civiles qui souffrent de cette situation et qu’il est dès lors urgent que les pourparlers en cours apportent rapidement une solution à la rébellion, afin de rétablir un Etat de droit et une stabilité dans les Kivus."

Il souhaite aussi que les discussions sur les aspects techniques de l'intervention de la brigade renforcée de l'ONU puissent avancer afin de combattre toutes les forces négatives et de sécuriser la population. La sécurité et la paix durable ne pourront être effectives que si les concertations nationales apportent des réponses appropriées susceptibles d'instaurer un Etat de droit à l'Est de la République Démocratique du Congo.

Didier Reynders manifeste ses inquiétudes, mais ne dit rien sur les incidents qui ont eu lieu dimanche dernier lors du retour du président Etienne Tshisekedi de l'Afrique du Sud. La police de son ami Kabila a procédé à la dispersion des Congolais qui étaient sortis nombreux pour accueillir le président Tshisekedi en provenance de l'Afrique du Sud, foulant aux pieds les accords d'Addis-Abeba qui lui recommandent des ouvertures démocratiques, le respect des droits de l'homme et l'établissement d'un Etat de droit au Congo. Plusieurs arrêstations et enlèvements ont eu lieu ce jour-là.

Lumbamba Kanyiki

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RDC : les luttes intestines du M23 éloignent la possibilité d'un accord à Kampala

Des rebelles du M23 à Munagana, le 7 mars 2013. Des rebelles du M23 à Munagana, le 7 mars 2013. © AFP

La signature d'un accord de paix "d’ici le 15 mars" comme espéré lors des négociations de Kampala entre Kinshasa et le Mouvement du 23 mars (M23) devient de plus en plus hypothétique. Les combats qui ont repris, le 9 mars, entre les deux factions rivales de la rébellion compliquent sérieusement la donne.

Déjà quatre jours d’affrontements entre les deux factions du Mouvement du 23 mars (M23). Depuis le 9 mars, les combats entre les rebelles restés fidèles à leur chef militaire, Sultani makenga, et ceux partis avec l’ancien coordonnateur politique, Jean-Marie Runiga, se poursuivent autour de Rumangabo, localité située à quelque 50 km de la ville de Goma, capitale du Nord-Kivu. Une situation qui risque de perturber voire de saboter la conclusion attendue « d’ici le 15 mars » d’un accord de paix entre le gouvernement congolais et le M23.
 
Kinshasa a déjà présenté à la rébellion un « projet d’accord » qui prévoit notamment la réintégration des éléments du M23 au sein de l’armée congolaise, en échange de la dissolution du mouvement rebelle. Problème : le M23 est désormais divisé en deux branches. Quelle est celle qui est légitime pour conclure les négociations avec le gouvernement congolais ?
 
"Qui va réintégrer l’autre ?"
 
Pour l’aile du M23 pro-Makenga, toute signature doit être précédée de l’adoption de certains amendements au « draft » soumis par le gouvernement congolais. « Nous devons d’abord définir ce qui signifie "intégration" : qui va intégrer l’autre », explique Vianney Kazarama, le porte-parole de la branche armée.
 
Du côté de l’autre aile du M23, conduite par Jean-Marie Runiga et réputée proche du général Bosco Ntaganda, lui-même recherché par la Cour pénale internationale (CPI), les rebelles estiment que la situation sur le terrain, avec ses luttes intestines, doit obliger le gouvernement congolais à revoir ses plans de sortie de crise qui « misent plus sur Sultani Makenga ». Dans le cas contraire, il n’y aura pas de signature d’accord de paix à la date prévue. « Le 15 mars sera une journée avortée », prédit le porte-parole du M23 pro-Runiga, Séraphin Mirindi.

Faux, répond Lambert Mende, le porte-parole du gouvernement congolais. « Nous ne traitons pas avec les ailes du M23. Nous avons déposé une série de propositions de sortie de crise à la médiation qui doit les soumettre au M23. Nous constatons simplement que ce groupe rebelle se déchire sur le terrain : c’est donc au médiateur de nous désigner un interlocuteur. Pour nous, Sultani Makenga et Jean-Marie Runiga, c’est bonnet blanc et blanc bonnet. Les deux sont à la tête de mouvements anticonstitutionnels », ajoute-t-il, soulignant qu’« avec ou sans accord », les pourparlers de Kampala prendront bien fin le 15 mars.

Pour nous, Sultani Makenga et Jean-Marie Runiga, c’est bonnet blanc et blanc bonnet.

Lambert Mende, porte-parole du gouvernement congolais

Pendant ce temps-là, à Luanda, le président congolais Joseph Kabila se réunit avec ses homologues angolais, Eduardo dos Santos, et sud-africain Jacob Zuma pour « examiner les modalités de la mise en œuvre de l’accord-cadre d’Addis-Abeba », signé le 24 février entre 11 pays de la région des Grands Lacs et destiné à ramener la paix dans la partie est de la République démocratique du Congo (RDC), en proie à l’activisme de groupes armés successifs depuis près de deux décennies.

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Par Trésor Kibangula


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Azarias Ruberwa: «Kinshasa n’a pas le choix, il y aura intégration du M23»

Azarias Ruberwa, le leader du parti d'opposition Rassemblement congolais pour la démocratie (RCD).
Azarias Ruberwa, le leader du parti d'opposition Rassemblement congolais pour la démocratie (RCD).
RFI / Habibou Bangré
Par Habibou Bangré

Depuis mai 2012, l’armée combat le Mouvement du 23 mars (M23) dans l’est de la République démocratique du Congo. Les rebelles revendiquent à l’origine la pleine application des accords du 23 mars 2009, qui avaient notamment régi leur intégration dans l’armée et devaient consacrer le retour de milliers de réfugiés congolais tutsis. Le plus vieil ancêtre du M23 est le Rassemblement congolais pour la démocratie (RCD), l’ex-rébellion de l’avocat Azarias Ruberwa, 48 ans, originaire du Sud-Kivu (est) et qui fut vice-président de la transition (2003-2006) au sortir de la guerre. Aujourd’hui, le RCD est un parti d’opposition qui compte trois sénateurs et une trentaine de députés provinciaux.

RFI : Vous avez rencontré, début mars, Aubin Minaku, président de l’Assemblée nationale, dans le cadre de consultations préliminaires menées en amont des concertations nationales voulues par le président Joseph Kabila…

Azarias Ruberwa : Il nous a dit que le président était conscient qu’il y avait beaucoup de problèmes dans le pays et il nous a donné quelques matières qui allaient faire l’objet de ce dialogue – des questions liées à la gouvernance, des questions liées à la justice, des questions liées à la réconciliation… (…) Nous lui avons fait des suggestions – avec cette réserve que, pour la démocratie, si c’est une réunion sérieuse nous prendrons part, mais si c’est du gaspillage de temps et d’énergie, de fonds, sans déboucher sur des remèdes substantiels, à ce moment-là on ne pourrait pas en faire partie. Il m’a laissé entendre que ce serait des décisions qui seront exécutées.

Qu’avez-vous suggéré ?

La première matière c’est évidemment la situation sécuritaire du pays, en particulier la situation sécuritaire à l’est. Compte tenu de la nature, de l’historique et de la vision, surtout, du RCD, nous avions dit que nous pouvions être d’un apport important pour une paix durable à l’est de la RDC en particulier, et dans l’ensemble du pays en général. Nous connaissons le problème, nous connaissons les hommes, nous avons géré cette partie du territoire les années passées (…) Nous avons également abordé des matières comme la réconciliation, et particulièrement l’aspect de la nation. Parce que depuis l’Indépendance, lorsqu’on ne reproche pas ici d’appartenir à telle province, on reproche d’appartenir à telle tribu ou alors d’avoir tel type de faciès et ça fait de vous [quelqu’un de] plus Congolais ou moins Congolais.

Vous faites référence aux Congolais tutsis ?

Oui, absolument, bien sûr ! Il y a pas mal de questions. (…) Au-delà du niveau national, vous avez d’autres questions intrinsèques au sein de la société où, quelqu’un, parce qu’il est tutsi, il a tel faciès, on va lui imputer une nationalité étrangères (…) Il y a aussi des questions spécifiques aux minorités, telle cette question des réfugiés qui ne rentrent pas alors que ça fait quinze ans qu’ils sont dans les pays voisins. Ils voient leur terre en face, et donc ils peuvent constituer à coup sûr un bastion de recrutement pour quiconque veut des revendications qu’ils estiment légitimes.

Le M23 a étendu ses revendications à la sphère sociale, politique, économique… recoupant des doléances de l’opposition. Est-ce que le M23 a sa place à la table de ces concertations ?

Si les concertations se faisaient avant la conclusion des discussions de Kampala, évidemment, ils seraient peut-être fondés – comme tout Congolais qui fait des critiques – mais pas comme revêtus d’un mandat. Par contre, si au moment de ces consultations, la réunion de Kampala conclut que le M23 a un statut de parti politique ou de mouvement, et bien là, il fera cause commune avec les autres.

Certains estiment que les accords de Kampala pourraient se terminer par une réintégration dans l’armée des soldats du M23…

Kinshasa n’a pas le choix. Dans une guerre on vous n’avez pas la suprématie, vous ne pouvez pas mettre fin à cette guerre sans intégration. C’est quasi impossible. (…) Nous revenons encore une fois au débat sur la paix et la justice. Je m’interroge : comment voulez-vous que les chefs de l’armée, qui sont exclus de l’armée et qui sont sous sanction [de l’ONU], laissent jouer la carte de la paix pour que ce soit simplement leurs subalternes qui soient intégrés ? Et leur sort, alors ? Et ils diraient : « Nous faisons la paix mais emmenez-nous en prison » ? (…) Il n’y a pas de mythe ou de mystère à faire : il y aura intégration. Maintenant, avec la division du M23, c’est une autre affaire…

Le M23 a éclaté en deux factions, l’une proche du chef militaire, le général Sultani Makenga, l’autre proche du président politique, Jean-Marie Runiga. Est-ce une chance pour la paix ou deux fois plus de problèmes pour Kinshasa ?

A court terme, c’est une chance pour la paix parce qu’il y aura certainement un accord avec le gouvernement. Le premier accord ou l’accord à court terme sera entre le gouvernement et le groupe du général Makenga. Je pense qu’il n’y a pas de doute. A court terme c’est bon pour le gouvernement. Mais à long terme, c’est une mauvaise chose. J’aurais préféré un accord comme c’était envisagé il y a quelques semaines entre le gouvernement et l’ensemble du M23, plutôt qu’avec une partie.

Avez-vous essayé de dire à vos anciens frères d’armes du RCD de baisser les armes ?

Ce n’était pas mon rôle. D’abord, personne ne me l’a demandé. Et dans un contexte comme celui-ci, on va vous sortir toutes thèses du monde pour montrer que vous êtes contre les intérêts de la République. Alors pour éviter ce genre de débat, compte tenu des sensibilités qui entourent ces questions, communautaires aussi, j’ai dû me dire : « Chaque fois que je vais m’exprimer, je vais soutenir des négociations ». Et je le fais. (…) Je n’ai pas fait un travail systématique parce que je n’en n’avais pas le mandat. Au demeurant j’aurais pu aider à coup sûr à régler ce genre de problème.

Vous avez été candidat malheureux à la présidentielle de 2006. Comptez-vous tenter votre chance en 2016 ?

C’est trop tôt mais dire que je n’y pense pas, ce serait faux. Je ne confirme pas la chose encore, mais justement par rapport à mes convictions et par rapport au potentiel du pays, je me dis pourquoi ne pas continuer à travailler sur l’opportunité d’un jour où je puisse être en mesure d’influencer à grande échelle. Le moment venu je préciserai mes ambitions.

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12 mars 2013

Kabila crache sur Ban Ki-moon et F. Hollande !



Il confirme par ailleurs ce qu’avait dit un éminent cadre du PPRD en 2011 : « La place de l’opposition qui combat J. Kabila se trouve au cimetière ou en exil » !
Les diplomates qui représentent leurs Etats respectifs dans la capitale congolaise ont pris la mesure, dimanche dernier à Kinshasa, des actes de barbarie commis par des éléments de forces armées, de la police et de sécurité sur de foules venues accueillir Etienne Tshisekedi à l’aéroport de N’djili !

Les mêmes diplomates avaient pris acte de la déclaration faite par le chef de l’Etat français, François Hollande, quelques heures avant de prendre part au XIVe sommet de la francophonie tenu à Kinshasa, du 12 au 14 octobre 2012, dans laquelle le Français disait : “ la situation de droits humains en République démocratique du Congo est tout à fait inacceptable. Dans ce pays, les droits de l’homme sont quotidiennement violés, la bonne gouvernance est inexistante, j’irai à Kinshasa pour le dire de vive voix aux autorités de ce pays “.

Les diplomates en poste à Kinshasa ne se sont pas empêchés d’enregistrer la réplique du régime en place, qui n’a pas démontré qu’il honorait les droits de l’homme. En lieu et place d’une démonstration par des preuves probantes, ce régime s’est plutôt répandu en anecdotes désobligeantes à l’endroit du chef de l’Etat français et de son pays, en indiquant notamment qu’il n’avait de leçons à apprendre de qui que ce soit en la matière !

Les honorables diplomates représentant leurs Etats respectifs en RDC avaient pris acte de la signature cadre de l’accord conclu le 24 février 2013 à Addis-Abeba par 11 chefs d’Etats membres de l’Union africaine, de la conférence internationale de la région de grands lacs (africains), et de la communauté économique d’Afrique australe (SADC). Cet accord invite le régime politique de Kinshasa à hâter des réformes significatives susceptibles de décanter et de tout entreprendre pour confier à l’opposition le statut qu’elle mérite.

Dimanche dernier, au retour d’Etienne Tshisekedi Kinshasa, au terme de son séjour en Afrique du Sud, le même régime en place à Kinshasa s’est déchaîné sur des foules entières venues de tous les horizons de la capitale en distribuant la mort, des coups et des blessures à plusieurs individus sans moyens de défense !

Où va actuellement le monde?

Quel est, définitivement, le rapport que les diplomates accrédités à Kinshasa entendent réserver a leurs gouvernements respectifs au sujet de ce qui précède ?

J. Kabila crache sur la figure de Ban ki-moon qui s’était battu pour obtenir l’accord-cadre sur l’établissement d’une paix durable en RDC au nom de la communauté internationale. Le précité crache aussi, sur la figure de François Hollande qui représente un important Etat européen au sein de l’organisation internationale de la Francophonie. Il y a lieu de rappeler que cet Etat reproche à la RDC de faire fi de ses obligations contraintes vis-à-vis de valeurs cardinales cultives et défendues par cette organisation dont l’importance dans les rapports entre les Etats du monde libre n’est plus à démontrer !

Il y a lieu aussi de rappeler qu’en pleine campagne électorale en 2011 un éminent cadre du PPRD avait fait la déclaration ci-après, nous citons : “ La place de l’opposition qui combat J. Kabila se trouve au cimetière ou en exil “ C’est ce qu’a semblé dire dimanche dernier le porte parole du gouvernement pour essayer de justifier le massacre commis ce jour là par le régime qu’il sert en parlant” d’un parti politique qui n’est pas capable de gérer ses frustrations électorales. Allusion faite, sans nul doute, à l’UDPS.

Alors que, le monde entier s’apprêtait déjà à sa mise en œuvre effective, l’accord cadre sur l’établissement d’une paix durable en RDC devient un chiffon à jeter à la poubelle de l’histoire 15 jours après sa signature à Addis-Abeba par Joseph Kabila et près de 7 jours après son entérinement par le conseil de sécurité de l’Organisation de Nations Unies par la faute de ce dernier ! Où va actuellement le monde?

Le peuple congolais qui compte encore ses morts à l’occasion du massacre de dimanche dernier à Kinshasa interpelle le président François, le secrétaire général de l’ONU et les chefs d’Etat signataires de l’accord-cadre signé à Addis-Abeba en leur demandant de faire quelque chose pour le mettre à l’abri de coups de ses bourreaux !

KAMBALE MUTOGHERWA

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Nord-Kivu : les factions du M23 accusées de simuler des affrontements pour tuer des civils

La société civile du Nord-Kivu a accusé dimanche les deux factions de la rébellion du M23 de « simuler des affrontements inutiles » qui les opposent depuis le samedi 9 mars pour tuer des civils innocents et les a appelées à cesser immédiatement les massacres et les violations des populations.

Au cours d’un point de presse dimanche 10 mars à Goma, chef-lieu de la province du Nord-Kivu, Omar Kavota, a prévenu les responsables de cette rébellion « qu’à la suite de ces atrocités imposées aux victimes innocentes, la justice les attend ».

« Nous voudrions demander au M23 d’arrêter cette mascarade en simulant des affrontements inutiles qui font des victimes dans la population », a déclaré Omar Kavota.  Il a également appelé le Conseil de sécurité des Nations unies « à envoyer d’urgence la  brigade d’intervention promise devant traquer les forces négatives au Nord-Kivu pour qu’elle trouve le M23 dans cette flagrance ».

En présentant son rapport spécial sur la RDC et les Grands Lacs, le 5 mars dernier, le Secrétaire général de l’ONU, Ban Ki-moon, avait appelé le Conseil de sécurité à autoriser le déploiement d’une brigade internationale d’intervention en République démocratique du Congo (RDC). Cette brigade serait chargée de mener des « opérations offensives contre tous les groupes armés qui menacent la paix dans l’est » du pays, et de « fournir à la brigade l’appui politique nécessaire ».

Selon Omar Kavota, les derniers affrontements entre les deux factions du M23 ont fait au moins une dizaine de morts et neuf blessés côté civil. Mais il a dit craindre que les combats de dimanche n’aient alourdi ce bilan.

INTERRUPTION DU TRAFIC GOMA-RUTSHURU

La reprise des combats entre les factions du M23 a obligé les transporteurs exploitant la route Goma-Rutshuru à interrompre le trafic sur cet axe, craignant pour leurs vies et leurs biens avec comme conséquence la pénurie des biens de première nécessité dans les prochains jours, et donc une perturbation de l’économie de la région.

« Il n’y a aucun véhicule qui peut quitter Goma pour Rutshuru. Tous les passagers sont à Goma dans nos parkings »,  a déclaré à Radio Okapi l’un d’eux qui dit attendre voir des véhicules venir de Rutshuru [zone occupée par les rebelles du M23] avant de lâcher ses camions sur la route, tout en soulignant que  « Notre vie dépend de ce trafic ».

Les affrontements entre les deux factions du Mouvement du 23 mars (M23), aile Makenga et aile Runiga, ont repris le samedi 9 mars sur les collines surplombant la localité de Rugari, à plus de 30 kilomètres au Nord de Goma, capitale du Nord-Kivu.

Après plusieurs heures d’accalmie, les deux parties ont repris les combats le dimanche 10 mars dans la matinée vers le petit parc de Kibumba. Chacune de deux forces rejette la responsabilité de la reprise des combats sur l’autre, avant de  revendiquer  des victoires sur l’adversaire. Vianney  Kazarama, porte-parole des hommes fidèles à Makenga, assure que les éléments de Bosco Ntanganda, l’autre faction, ont perdu certaines positions qu’ils tenaient jusque-là.

De son côté, Seraphin Mirindi, porte-parole du groupe de Bosco Ntanganda, qualifie ces allégations de « tapages inutiles » et affirme que son camp n’a perdu aucune de ses positions.

Les dissensions au sein du M23 sont apparues à la fin du mois de février. Deux camps s’opposent: celui de Sultani Makenga, chef militaire du M23 et Bosco Ntaganda, parrain de cette rébellion et ancien chef militaire de l’ex-rébellion du CNDP dont est issu le M23.

Le 28 février, Sultani Makenga a destitué Jean-Marie Runiga de ses fonctions de coordonnateur politique de ce mouvement rebelle et a nommé à sa place Bertrand Bisimwa. Le chef militaire du M23 a accusé notamment Jean-Marie Runiga de se rallier à Bosco Ntaganda.

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Retour du Lider maximo au pays depuis hier - L’accueil d’E. Tshisekedi dispersé à balles réelles !



Outre de nombreux blessés, l’UDPS déplore aussi l’enlèvement de plusieurs de ses membres par la Police. Plusieurs combattants, sympathisants et alliés de l’Union pour la démocratie et le progrès social (UDPS) ont été malmenés et certains arrêtés hier dimanche 10 mars 2013, au moment où ils se rendaient à l’aéroport pour accueillir leur leader qui revenait de l’Afrique du Sud où il a séjourné du 20 février au 9 mars 2013. Nul ne sait où ils ont été conduits.
Après un bain de foule pris par le Lider maximo au niveau de Kingasani ya Suka, les policiers aux allures de militaires déployés sur les lieux n’ont pas hésité à tirer à balles réelles pour disperser les militants de l’UDPS, lorsque le cortège de Tshisekedi est arrivé à Ndjili quartier 1.
Dans cette confusion, plusieurs militants et sympathisants du parti de Limete ont été enlevés et conduits vers une destination inconnue par ces soi-disant policiers.
Déjà tôt le matin, des policiers fortement armés déployés à bord des camionnettes ont quadrillé la partie Est de la capitale. Des conducteurs des motos qui se rendaient eux en aussi cortège à l’aéroport, en ont fait les frais. Ils ont étés stoppés net un niveau du pont de N’Djili et leurs motos confisqués.
Apparemment ce qui a inquiété la police et ses commanditaires est a crainte de voir la population de N’Djili, Kimbanseke, Masina, Kingasani, Limete etc... communier avec l’homme considéré de l’UDPS présente comme celui ayant remporté l’élection présidentielle de 2013.
Obligée de prendre un bain de foule malgré la présence de la police, Tshisekedi est descendu de sa jeep à Kingasani ya suka. Là, il a véritablement communié avec la foule durant quelques minutes.
Le même scenario n’a pu se répéter au niveau de N’Djili quartier 1. Car la police s’est interposée pour disperser la foule en tirant à balles réelles. Un haut cadre de l’UDPS qui était dans le cortège du Lider maximo et joint hier au téléphone fait état de plusieurs arrestations et de nombreux blessés dans les rangs des cadres et militants de l’UDPS.
Une fois arrivé à sa résidence, Etienne Tshisekedi a déploré le comportement des policiers tout en promettant que ce n’est qu’une partie remise. Le président national de l’UDPS promet de s’adresser à la population à une date ultérieure pour dire ce qu’il a ramené d’Afrique du Sud.
En attendant, ses nombreux sympathisants restent sur leur soif. Un communiqué de l’UDPS mis sur Internet dénonce la répression dont a été victime la population qui s’est déplacée massivement hier pour accueillir le Président de l’UDPS en provenance d’Afrique du Sud.
Le même communiqué déplore par ailleurs plusieurs cas d’enlèvements des cadres et membres de l’UDPS torturés. Le Secrétaire Général Bruno Mavungu et l’équipe restreinte descendus sur place à l’aéroport de N’Djili ont été empêchés d’accéder au salon de l’aéroport, affirme le communiqué.

Au Kasaï Occidental, plus précisément dans la ville de Tshikapa, là aussi les combattants et sympathisants de l’UDPS ont passé de très mauvais moments hier, face aux éléments armés de la police. Ces derniers ont arrêté plusieurs d’entre eux qui se rendaient à l’aéroport en vue d’un accueil symbolique d’Etienne Tshisekedi !
Avec toute la violence déplorée hier, on peut facilement soutenir que la démocratie est en péril en RDC. Car, des antivaleurs telles qu’arrestations arbitraires, enlèvements, tortures et menaces et voies des faits ont refait surface.
Ce que l’UDPS déplore encore est le fait que la police a séquestré à sa manière Etienne Tshisekedi, à l’aéroport de Ndjili avant de le conduire à sa résidence de Limete.
Pourquoi les forces ont-elles perturbé l’accueil organisé à l’occasion du retour au pays du chef d’un parti qui a toujours prôné la non-violence?
Quelques Kinois interrogés à ce sujet ont avancé des arguments : « Tshisekedi a toujours été considéré comme ennemi et non un adversaire du pouvoir à cause de la confiance que les Congolais ont toujours témoigné à son égard ».
Et certains, d’ajouter : “l’homme de Limete fait peur. Dès lors, tout contact direct qu’il initie avec la population est perçu par le pouvoir comme une menace”.
En outre, face à l’abondance des matières qui marquent l’actualité, le pouvoir ne peut laisser les coudées franches à Tshisekedi pour éventrer le boa.
Ce n’est que partie remise après le rendez-vous manqué d’hier.
G.O.

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COMMUNIQUE DE PRESSE « Vers la création d’un Conseil Mondial de la Diaspora Congolaise (CMDC) »

COALITION POUR LE CHANGEMENT EN REPUBLIQUE DEMOCRATIQUE DU CONGO 3C-RDC COMMUNIQUE DE PRESSE « Vers la création d’un Conseil Mondial de la Diaspora Congolaise (CMDC) » Un Pré-Dialogue inter-congolais de la Diaspora Congolaise s’est tenu ce samedi 09 mars 2013 dans la Salle Denis Diderot à Bobigny à Paris en France. Quarante et un représentants d’un panel représentatif, comprenant des acteurs politiques, associatifs, religieux et culturels, des résistants et des journalistes, venant de la France, de l’Allemagne et de la Belgique, ont participé à cette rencontre sur le thème : « La Diaspora Congolaise, force incontournable du changement et d’un nouveau départ de développement économique, socioculturel, scientifique, technologique et écologique, maillon de la cohésion et de l’unité nationales, province spéciale de la République Démocratique du Congo ». Ce Pré-dialogue initié par la Coalition pour le Changement en République Démocratique du Congo, 3C-RDC en sigle, avec la contribution technique du Centre d’études et de promotion de la culture et de la communication en Afrique (CEPROCOM), a été présidé par le facilitateur du Pré-dialogue, Pr Armand MAVINGA TSAFUNENGA. Les participants ont remercié l’Eternel, gardé une minute de silence pour les martyrs congolais victimes du plus grand holocauste après la seconde guerre mondiale, avant de chanter l’hymne national « Debout Congolais ».

Le facilitateur Armand MAVINGA TSAFUNENGA a fait l’économie du thème du jour. Mr Henri Christophe MANGA, dans un exposé intitulé « De la République Démocratique du Congo à la République Démocratique du Congo », a souligné tous les enjeux et blocages des dialogues inter-congolais depuis la Table Ronde à Bruxelles en 1960, la Conférence de Tananarive en 1960, en passant par le Conclave de Lovanium de 1961, la Conférence Nationale Souveraine de 1991 et 1992, et le Dialogue Inter-congolais de Sun City. L’importance d’une diaspora congolaise unie, forte, solidaire et stratège a été soulignée avec force par les participants. Ce Pré-Dialogue Inter-congolais de la Diaspora Congolaise a donné lieu à un débat passionné, très animé et sans tabous où l’enjeu majeur était le changement global et profond en République Démocratique du Congo. Et ce à tout point de vue. Les problèmes de communication, de création d’un climat de confiance et de sérénité entre tous les acteurs diversifiés de la diaspora congolaise ont été abordés. Une cinquantaine d’acteurs d’Europe, d’Afrique et d’Amérique ont envoyé leurs avis et considérations sur le Pré-Dialogue inter-congolais de la Diaspora Congolaise par mail. Leurs avis ont surtout mis en exergue l’importance et l’urgence de la mise sur pied d’un Conseil Mondial de la Diaspora Congolaise (CMDC).

Tous les participants ont appelé de leurs vœux la mise sur pied urgente d’un Conseil Mondial de la Diaspora Congolaise (CMCD), structure devant fédérer les différentes initiatives de la diaspora et notamment de toutes ses plateformes. Le projet d’une Banque d’investissement de la diaspora a été débattu, en tenant compte de projets divers dans ce sens. La préparation d’un plan d’action pour la mise sur pied du CMCD a été proposée d’urgence. Le CEPROCOM a été chargé de préparer les documents de travail. Un autre point important a été la matérialisation de la vision de la Diaspora Congolaise comme province spéciale de la République Démocratique du Congo. Le principe de l’irrévocabilité de la nationalité congolaise d’origine a été souligné avec force. La diaspora qui compte plus ou moins 7.000.000 de personnes entend s’organiser pour voter. Elle estime dans un premier temps voter 16 députés et 4 sénateurs sur une base géostratégique et suivant la vision d’un Grand Congo émergent. Priorité sera accordée aux capitales de grandes puissances et de puissances émergentes où la diaspora va voter ses députés et sénateurs. Des Maisons du Congo, à l’image de grands centres culturels, devront être construites et équipées dans les grandes capitales du monde. En marge de ce Pré-Dialogue, un Groupe ad hoc a signé une Déclaration de Paris qui sera diffusée incessamment. Cette déclaration est à l’image d’une diaspora qui veut être une force de réflexion, d’anticipation et d’action pour l’avènement du Grand Congo du XXIème siècle. Débuté à 10h00, le Pré-dialogue s’est terminé à 15h20.


La Pros

 

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10 mars 2013

RDC: retour mouvementé pour l'opposant Etienne Tshisekedi

Belga

Etienne Tshisekedi est rentré au Congo ce dimanche

Etienne Tshisekedi est rentré au Congo ce dimanche

Le principal opposant en République démocratique du Congo, Etienne Tshisekedi, de retour dimanche d'Afrique du Sud, a été accueilli à son arrivée à Kinshasa par la police qui a empêché ses partisans de manifester et l'a raccompagné directement à son domicile, a constaté l'AFP.

L'Union pour la démocratie et le progrès social (UDPS), principale formation d'opposition, avait appelé ses partisans à "se mobiliser totalement" pour accueillir leur chef, de retour d'Afrique du Sud où il était parti le 25 février.

Un grand meeting avait également été annoncé sur une place de la capitale et M. Tshisekedi, 80 ans, devait s'y "adresser au peuple congolais", selon l'UDPS.

Quelques heures avant l'arrivée de l'avion, prévue peu après midi, des forces de police étaient massées aux principaux carrefours menant à l'aéroport et aux abords de la place du cinquantenaire où le meeting avait été annoncé.

A son arrivée, un policier a pris d'autorité le volant de sa voiture, a constaté un photographe de l'AFP. Escorté d'une dizaine de voitures de police, il a raccompagné le dirigeant d'opposition à son domicile. La police a dispersé, parfois à l'aide de gaz lacrymogènes, les centaines de partisans de l'UDPS regroupés aux principaux carrefours.

Un barrage de policiers a été mis en place aux abords du domicile de M. Tshisekedi dans le quartier de Limete, comme cela avait été le cas depuis les élections, faisant dire à l'UDPS qu'il est "en résidence surveillée" alors que la police dit vouloir le protéger.

Dans un communiqué transmis en début d'après-midi, l'UDPS a regretté que son secrétaire général ait été empêché d'accéder à l'aéroport pour accueillir le président et à dénoncé des "enlèvements de cadres de l'UDPS et des tortures". Aucune information n'a pu être obtenue dimanche après-midi auprès de la police sur d'éventuelles arrestations.

Depuis les élections de 2011 marquées par des irrégularités et dénoncées par les partis d'opposition, les manifestations de l'opposition sont interdites en RDC.

Belga

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Allemagne: Les combattants se mettent en ordre de bataille

Non à la balkanisation du Congo

Après des manifestations organisées en Europe, en Amérique et en Afrique du Sud, les combattants congolais de par le monde cherchent maintenant à "intellectualiser" leur combat pour la libération du Congo. D'où la réunion d'hier samedi à Cologne.

Les combattants étaient venus de quatre coins de la République Fédérale d'Allemagne et se sont retrouvés hier, samedi 9 mars 2013 à Cologne-Ehrenfeld pour une rencontre spéciale au cours de laquelle ils devaient discuter des problèmes de leur pays et surtout des problèmes liés à ce mouvement. 

La  réunion a débuté aux environs de 16 heures 30 sous la direction du président de l'association des Africains en Allemagne, monsieur le docteur Denis Kapuku Mukuna. Sur le podium, on pouvait aussi noter la présence de Jules Makofo, tête de proue des combattants en Allemagne. L'ordre du jour prévu et adopté prévoyait deux points essentiels, à savoir l'unité dans l'action et la création d'une structure qui devra gérer les activités de ce mouvement en République Fédérale d'Allemagne.

Toute l'assemblée était unanime que les activités des combattants piétinent depuis un certain temps suite aux discordes internes et au manque d'une certaine organisation. Selon les dires des participants, l'heure est venue de mener un combat intelligent à la dictature de Kabila Kanambe qui dirige le pays par défi depuis la parodie des élections de novembre 2011.

Après débats et délibération, un comité provisoire a été créé. La mission lui dévolue est d'élaborer les statuts, les règlements d'ordre intérieur et de préparer l'installation des structures définitives de l'association des combattants. L'Allemagne étant le moteur de l'Europe, les organisateurs espèrent, par cette initiative, donner un nouveau souffle à la dynamique des combattants et réactiver la lutte de libération de la RDC.

Le mouvement des combattants est apparue vers 2010. Son but est la libération de la République Démocratique du Congo de l'imposteur Kabila Kanambe et du joug rwandais. Depuis cette année, ils ne cessent d'organiser des manifestations à travers toute l'Europe, l'Amérique et l'Afrique du Sud avec comme mot d'ordre "Kabila dégage".

La prochaine réunion est fixée au 6 avril 2013. Ingeta!

Lumbamba Kanyiki

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RDC: l'opposition dénonce l'accord entre le gouvernement et le M23

Rebelles du M23 se retirant de Sake, à 35 km de Goma, le 30 novembre 2012.
Rebelles du M23 se retirant de Sake, à 35 km de Goma, le 30 novembre 2012.
REUTERS/Goran Tomasevic
Par RFI

En RDC, des sources au sein de la majorité et de l'opposition confirment la signature le 15 mars prochain d’un accord entre le gouvernement et la rébellion du M23. Or les combats ont repris ce samedi 9 mars entre les deux factions rivales du Mouvement du 23 mars. Aujourd’hui, le divorce est clairement consommé et les deux camps s'accusent mutuellement de connivences avec le pouvoir de Kinshasa.

Après la trêve qui aura duré une semaine dans l'est de la RDC, les combats ont repris ce samedi matin entre deux factions rivales du M23. Le Mouvement du 23 mars est divisé depuis le 27 février, lorsque les fidèles du général Makenga ont destitué le président politique Jean-Marie Runiga, accusé d'être proche du général Bosco Ntaganda, recherché par la Cour pénale internationale.

Jean-Marie Runiga, qui refuse sa destitution, accuse les hommes de Makenga d'avoir été achetés par Joseph Kabila. Tout accord entre les hommes de Makenga et Kinshasa serait donc vide de sens, puisqu'il aurait lieu entre deux alliés.

Avec qui l’accord issu de pourparlers de Kampala devrait-il alors être conclu ?

Plusieurs sources signalent que le gouvernement de Kinshasa s’apprête à signer un accord avec le M23 le 15 mars. Mais aujourd’hui, le M23 est scindé en deux. D’un côté donc, l’aile Makenga qui a désigné Bertrand Bisimwa comme président du mouvement. De l’autre, les fidèles de Bosco Ntaganda, qui se sont rangés derrière Jean-Marie Runiga.

Joint par RFI, Lambert Mende, le porte-parole du gouvernement, a déclaré qu’il appartiendra au président de la République de décider. En effet, c’est à Joseph Kabila que les conclusions des pourparlers de Kampala sont censées avoir été transmises.

Selon nos sources, les éléments de Sultani Makenga devraient ainsi être intégrés dans les FARDC. Le coordonnateur des Forces acquises au changement (FAC), une partie de l’opposition, Martin Fayulu, rejette l’intégration rapide des éléments issus des groupes armés, qui est l’une des causes de l’insécurité dans l’est de la RDC.

Posté par lumbamba à 11:54 - - Commentaires [0] - Permalien [#]