16 mars 2013

Nord-Kivu: les hommes de Makenga délogent Bosco Ntaganda et ses combattants de Kibumba

 
En avant-plan, Sulutani Makenga, le chef de la branche armée de la rébellion du M23 à Goma le 20 novembre 2012En avant-plan, Sulutani Makenga, le chef de la branche armée de la rébellion du M23 à Goma le 20 novembre 2012

Les hommes fidèles au chef militaire du M23, Sultani Makenga, ont délogé, ce samedi 16 mars, Bosco Ntaganda et sa troupe de la localité de Kibumba, à 30 km au Nord de Goma (Nord-Kivu) après d’intenses combats. Des sources locales indiquent que c’est vers 10 heures locales que l’aile Makenga a pris possession de Kibumba, qui était jusque là, l’Etat major général de Bosco Ntaganda.

Ce dernier, accompagné d’une centaine d’hommes ont pris la direction de Masisi en passant par le parc national des Virunga, selon plusieurs sources.

Les mêmes sources affirment que Jean Marie-Runiga et son bureau politique, ont pu traverser hier dans la soirée, la frontière rwandaise à partir de Gasizi, à l’Est de Kibumba.

Au moins vingt officiers dont le chef militaire, colonel Baudouin Ngaruye, et le lieutenant-colonel, Séraphin Mirindi, ainsi que plusieurs de leurs combattants ont rejoint Runiga au Rwanda, dans la journée de samedi.

Cette information est également confirmée par le ministère des Affaires étrangères du Rwanda.

La même source signale que Jean-Marie Runiga et ses hommes, aussitôt arrivés au Rwanda, ont été désarmés et conduits vers un lieu sûr.

La Monusco, de son coté, dit avoir appris la même information mais elle s’est réservée de tout commentaire.

D’autre part, Vianney Kazarama, le porte-parole du M23 aile Makenga indique que quatre cents hommes de Bosco Ntaganda ont rallié leur camp.

Entre temps, des milliers de populations de Kibumba et de Rugari qui avaient fui depuis une semaine les combats entre les deux factions du M23 ont commencé à regagner leurs habitations.

Ces affrontements avaient fait quinze morts parmi les civils et vingt-trois blessés, avait révélé la société civile dans son rapport rendu public mardi 12 mars. Selon ce document, trente maisons avaient complètement été détruites et soixante-dix autres avaient partiellement été touchées par des tirs croisés des belligérants.

A Kinshasa, le gouvernement souhaite voir le Rwanda rapatrier en RDC les dirigeants ainsi que les combattants du M23 recherchés par les juridictions nationales ou internationales.

Pour le porte parole du gouvernement congolais, Lambert Mende, le Rwanda devra ainsi le faire pour ne pas violer l’accord-cadre sur la paix en RDC, signé le 24 février dernier à Addis-Abeba (Ethiopie) par onze pays africains.

«Nous estimons que la République sœur du Rwanda devrait réaliser ses propres engagements qui consistent à ne pas faciliter la déstabilisation d’un pays voisin d’une façon ou d’une autre», a déclaré Lambert Mende dans un entretien à Radio Okapi.

Il a indiqué que le gouvernement n’a aucune raison de douter que le Rwanda va exécuter ses engagements dans le cadre de l’accord d’Addis-Abeba.

radiookapi.net

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RDC : Runiga arrêté, Ntaganda en fuite

Les événements se sont accélérés dans le conflit qui oppose les deux factions rivales du M23. Son ancien président, Jean-Marie Runiga, a été arrêté au Rwanda. Bosco Ntaganda serait toujours en fuite dans le parc des Virunga avec une trentaine d'hommes. Le M23 se dit "déterminé à arrêter Bosco Ntaganda".


Afrikarabia logo V2.pngDans la guerre intestine qui fait rage entre les courants de la rébellion M23, les partisans de Sultani Makenga ont pris l'ascendant sur le général Bosco Ntaganda. Les pro-Makenga contrôlent désormais la localité de Kibumba (à 30 km de Goma), obligeant les proches de Ntaganda à fuir vers le Rwanda voisin.

Selon les informations dont Afrikarabia disposent ce samedi, l'ancien responsable politique du M23 destitué par Sultani Makenga, Jean-Marie Runiga, a été arrêté au Rwanda. D'après Stanislas Baleke, un haut responsable du M23 arrivé en début d'après-midi à Kibumba, Jean-Marie Runiga aurait été blessé dans les combats avant de s'enfuir au Rwanda et d'être ensuite arrêté. Les troupes fidèles à Makenga ont pris possession de la maison où s'étaient réfugiés Runiga et Ntaganda avant leur fuite. Le véhicule de Bosco Ntaganda aurait également été retrouvé. Baudouin Ngaruye, un proche de Ntaganda et Runiga a été "désarmé" à  la frontière rwandaise. Il aurait affirmé n'avoir "aucun lien avec Ntangada", recherché par la Cour pénal internationale (CPI). Le Lieutenant-colonel Muhire a également été arrêté à Gisenyi, au Rwanda.

Concernant, Bosco Ntaganda, peu d'informations fiables sont actuellement disponibles. L'attaque de Kibumba par les troupes de Makenga, l'a obligé à fuir dans le parc des Virunga, avec 200 de ses hommes. Mais l'aile Makenga affirme que Ntaganda ne disposerait plus "que d'une trentaine de militaires". Certaines sources donnait le colonel Innocent Zimurinda pour mort, mais selon nos informations en provenance de Kibumba, il serait au Rwanda.

Depuis Kibumba, sous contrôle de Sultani Makenga, Stanislas Baleke a déclaré à Afrikarabia être "déterminé à arrêter Bosco Ntaganda". "On l'arrêtera, c'est sûr" affirme-t-il, "mais il faut que la communauté internationale et la Monusco nous facilent les choses sur le terrain".

Christophe RIGAUD - Afrikarabia

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Les vingt Congolais arrêtés en Afrique du Sud demandent leur libération conditionnelle

Etienne Kabila (photo) dit avoir quitté le Congo en 2002 car il craignait d'être assassiné.
Etienne Kabila (photo) dit avoir quitté le Congo en 2002 car il craignait d'être assassiné.
AFP PHOTO / STRINGER
Par RFI

Les vingt Congolais qui avaient été arrêtés le mois dernier en Afrique du Sud, accusés de fomenter l'assassinat du président Joseph Kabila, sont apparus, hier, vendredi 15 mars, devant la Cour de Pretoria pour demander leur libération conditionnelle. Etienne Kabila, qui affirme être le fils aîné de feu Laurent-Désiré Kabila s'était rendu aux autorités sud-africaines trois jours après l'arrestation ; il est soupçonné d'être le cerveau de l'opération.

« S'ils étaient citoyens sud-africains, ils seraient en procès pour haute trahison. Leurs actions prouvent qu'ils sont un danger pour la sécurité du président congolais, et ils ne peuvent donc pas être remis en liberté », a affirmé le procureur Shaun Abrahams.

Etienne Kabila secoue la tête. Dans leurs déclarations sous serment, lues longuement par leur avocat, ses 19 co-accusés affirment avoir été piégés par les Sud-Africains, entraînés sous de faux prétextes à participer à un camp d'entraînement militaire, où ils furent retenus contre leur gré. Etienne Kabila, lui, dit avoir quitté le Congo en 2002 car il craignait d'être assassiné, et vivait depuis en Afrique du Sud en tant que réfugié.

De simples réfugiés ?

Il s'est rendu volontairement aux autorités car, dit-il dans sa déclaration sous serment, « je n'ai rien à cacher ». Le parquet rétorque : « Les accusés n'ont apporté aucune preuve allant à l'encontre des éléments à charge » récoltés par des policiers sud-africains qui avaient infiltré le groupe.

Leur avocat, lui, insiste sur le fait que de simples réfugiés n'ont pas les moyens de mettre sur pied une opération aussi lourde que l'assassinat du président et un coup d'Etat. Le juge devra se prononcer le lundi 18 mars sur leur éventuelle mise en liberté sous caution.

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Femmes, dialoguez ave vos maris

L'homme, dépassé par les évènements, gardait sa tête baissée, assis sur une chaise devant moi dans mon bureau. J'essayais, du mieux que je pouvais, de le consoler, sans être sûr d'y parvenir, moi-même. C'est justement dans ces genres de situations qu'on pense que la vie n'a pas de sens d'être vécue. Les évènements vous surprennent au moment où vous vous attendez le moins. L'histoire que je venais d'entendre dépassait les limites du raisonnable, incompréhensible surtout qu'elle sort du milieu des gens qui prient.

Un soir, une fille se plaint des douleurs intenses d'estomac. Le père qui ne soupçonne rien, l'accompagne aux urgences dans un hôpital de la place. En attendant qu'on traite sa fille, il prend un journal, question de "tuer" le temps dans une salle d'attente presque vide pendant cette heure de la soirée. Au bout des quelques minutes, le médecin vient lui annoncer que la fille a besoin de beaucoup de repos et surtout qu'elle ne doit pas faire beaucoup de mouvements. Au cas contraire, elle va perdre son enfant!

- Quoi? Quel enfant, docteur?

- Mais tu ne le savais pas? Ta femme est enceinte de six mois.Lui dit le docteur d'un air de surprise.

- Ce n'est pas ma femme mais ma fille. Corrige le père qui tombe à la renverse sur la chaise et évite, de près, de s'évanouir.

Plus tard, il s'est rendu compte que son épouse était au courant de toute la situation, mais n'avait pas pris soin de l'informer. Lorsque le père lui annonce la triste nouvelle, elle rétorque simplement d'une voix inaudible:

- J'ai souffert de cette histoire ça fait des semaines. Excuse-moi si je ne t'en ai pas parlé plus tôt.

Alors, le père se retourne vers moi, les bras en l'air comme pour me prendre à témoin:

- Monsieur Tshiamba, Cette femme est sorcière!

Ce drame me rappelle un autre qui s'est passé dans notre quartier à Kananga. Notre voisine qui devait avoir 17 ans à l'époque, élève de cinquième commerciale au collège, avait mis au monde à la surprise de tous. Un jour que nous rentrions du cinéma, nous rencontrâmes son père qui revenait à vélo  de l'hôpital général, encore sous le coup de l'émotion.

- Tshiamba, me dit-il, ta soeur vient d'accoucher d'un garçon.

- Et comment papa Théodore? Kapi était enceinte?Je lui demandai.

-Je suis aussi surpris que toi, Tshiamba.

Mais d'après les bruits qui circulaient les jours suivants dans le quartier,  il semblait que la mère de Kapi était au courant et connaissait même l'auteur des oeuvres. L'enfant de Kapi reçut le nom de Tshitenge kabamuambidi. ( Tshitenge est le nom de papa Theodore. Kabamuambidi signifie "On ne l'avait pas informé ). S'étant senti trahi, il avait trouvé mieux de prendre une deuxième femme. Voilà comment on devient polygame en Afrique sans le vouloir. 

Un conseil: Quelle que soit la gravité de la situation, hommes et femmes,sachez communiquer et dialoguer en famille. Car une famille dans laquelle il n'y a pas de transparence est comparable à une association des malfaiteurs. Ce qui s'est passé là est tout simplement criminel.

Tshiamba ya Bende

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15 mars 2013

La tentation d’un passage en force du côté de Kamerhe



Vital Kamerhe hausse le ton le jour même de la rentrée parlementaire. Il ne réclame rien d’autre que ce qui est dû constitutionnellement à l’opposition, le poste de porte-parole de l’opposition. Il le fait via une prise de position de ses lieutenants. Ces derniers, notamment Justin Bitakwira, avait menacé, il y a plusieurs semaines, que si rien n’était fait au niveau de deux chambres du Parlement pour convoquer la plénière de l’opposition, les opposants allaient prendre leurs responsabilités. En clair, se choisir soi-même le speaker de l’opposition sans l’implication de Léon Kengo wa Dondo et d’Aubin Minaku. Est-ce le schéma que prépare Vital Kamerhe après le rappel des troupes qu’il a battu ces dernières semaines. Sur le plan pratique, l’opposition a enregistré d’énormes avancées. Elle est parvenue à accorder les uns et les autres sur un projet de règlement intérieur.
Kengo en a été saisi et à même écrit à Minaku pour qu’ils s’accordent tous sur des députés et sénateurs de l’opposition en plénière. Minaku n’y a jamais réservé la moindre suite. Ce qui démontre la mauvaise foi qui refuse d’accorder un espace d’expression à l’opposition. Qu’importe si cela passe par la violation de la Constitution. En tout état de cause, Joseph Kabila applique la Constitution et les lois de la République à sa guise.
Quand ça lui plaît et ou quand ça ne lui plaît. La loi sur la mise en place de la Cour constitutionnelle, par exemple. Il en a fait un chiffon. Loi adoptée mais qu’il n’a jamais daigné promulguer. La reconnaissance constitutionnelle de l’opposition comme une institution à part entière. Il pense que s’il s’y soumet, il favorisera l’alternance en 2016. La rétrocession. Il a décidé simplement et purement de la geler. La loi, la loi et la loi… En somme, la RD-congo n’a rien d’une République. Une république, c’est la loi qui s’impose à tous avec la même rigueur.

MTN

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Les pourparlers de Kampala se terminent en queue de poisson



Six jours après le début des affrontements entre les forces commandées par les deux frères ennemis autour de Goma, aucun signe de décrispation de la situation ne se manifeste. Dans ces conditions, difficile de savoir qui de Runiga et Makenga signera l’Acte final avec Joseph Kabila. L’accord-cadre sur l’établissement d’une paix durable en RDC avait été signé dimanche, 24 février dernier à Addis-Abeba par onze Chefs d’Etat membres de trois ensembles sous-régionaux d’Afrique en présence d’un éminent témoin de la communauté internationale en la personne de M. Ban KiMoon. Il s’agit de la Conférence internationale des Etats de la région d Grands Lacs (CIRGL), de la Communauté économique des Etats d’Afrique Centrale (CEEAC) et la Communauté pour le développement des Etats d’Afrique. Australe (SADC).
D’après le calendrier de travaux plusieurs fois modifié par le cabinet du facilitateur désigné de pourparlers politiques organisés à Kampala entre le gouvernement de la RDC et le Mouvement insurrectionnel du 3 mars 2009 (M23), c’est ce vendredi 15 mars que ces assises dites d’espoir doivent prendre fin.
Il se fait malheureusement que tout dans l’organisation de cette rencontre de grande portée politique et historique avait été envisagé sans tenir compte des impondérables tels que la scission du M23 en deux factions rivales survenue quelques heures seulement après la signature de l’accord- cadre d’Addis-Abeba et les affrontements armés qui s’en étaient suivis en ayant lesdites factions rivales comme protagonistes !

Ce vendredi 15 mars, les hostilités commencées ainsi dans une totale confusion en sont à leur sixième journée d’atroces combats autour du camp fortifié de Rumangabo, situé à près de 50km au Nord- Est de la ville de Goma !

Qui signera avec J. Kabila ?

Aucune information obtenue des sources indépendantes ne précise ce qui se passera aujourd’hui à la table de pourparlers de Kampala. Mais on croit savoir que la situation n’y est pas très différente de celle présentement observée sur le terrain des affrontements où aucun signe de décrispation ne se manifeste.
En effet, la scission du M23 en deux sensibilités politiques dont l’une serait totalement inféodée à la cause du régime en place à Kinshasa (Aile pilotée par Jean-Marie Runiga et des lieutenants fidélisés de Bosco Ntaganda) et l’autre qui se considère comme dépositaire de la légitimité reconnue à ce mouvement en la personne de Sultani Mekenga !
Or, jusqu’à preuve du contraire, les deux ailes du M23 se réclament toutes de la légitimité de ce mouvement. D’où la question lancinante suivante : qui de Jean-Marie Runiga et Sultani Makenga signera l’acte final de pourparlers de la capitale ougandaise avec Joseph Kabila ?
Il semble que les parrains rwandais et ougandais du M23 mettent tout en batterie pour réconcilier les frères ennemis de manière à obtenir sans heurts la signature dudit acte. Ces derniers y parviendront-ils dans le délais pour pouvoir donner ses chances à la énième tentative d’établissement d’une paix durable en RDC ? Difficile de répondre pour l’instant) cette question.
Dans l’hypothèse d’un échec de parrains du M23 dans leur effort de réconcilier les deux camps opposés de ce mouvement, le régime politique en place à Kinshasa sortirait vainqueur de l’épreuve faute d’un interlocuteur valable reconnu par la communauté internationale !
Mais malgré cela le régime Kabila ne sera pas encore au bout de ses peines. Car, le M23 a la réputation de pouvoir garder intactes pour longtemps ses capacités de nuisance face aux hésitations quasi maladives de la communauté internationale qui prend trop de temps pour agir en RDC.

KAMBALE MUTOGHERWA

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Kabila repousse son dessein de révision constitutionnelle



Joseph Kabila envisageait le dialogue dans la perspective de mettre en route son dessein de révision constitutionnelle pour s’octroyer un troisième mandat. Maintenant que ses stratèges lui ont fait comprendre que c’est très tôt, la convocation du dialogue devient pure forme. La rédaction de «CONGONEWS» en est arrivée à cette analyse après avoir remonté toutes les tractations entamées dès l’annonce du dialogue. Des tractations qui ont vu, selon des sources dignes de foi, des opposants défiler, en secret chez Richard Muyej Mangez, pour se faire circonvenir. Chacun est sorti de là avec un rôle précis à jouer le moment venu mais dans un seul objectif, à savoir concourir à la révision de l’article 220 de la Constitution. Du côté de la majorité, presque tous étaient d’accord de faire passer la révision à l’Assemblée nationale. Seulement, ils l’ont marchandé dans des termes assez in¬décents. Ils ont exigé qu’en retour Joseph Kabila verse à chacun d’eux la somme de 250.000 dollars pour qu’ils s’assurent aussi leur réélection en 2016. Le schéma de cette révision consistait à débaucher des opposants pour un gouvernement prétendument d’union nationale, quitte en tirer prétexte que le Chef de l’Etat n’a épuisé son mandat pour lui ouvrir la voie à se représenter en 2016. Sur ces entrefaites, certains membres de l’entourage du chef se sont ravisés pour dire qu’il fallait attendre 2014, jugé comme le moment propice. Du coup, le dialogue dans la conception de Kabila perd toute sa substance.
«Ceux qui travaillent à l’organisation de ce dialogue ne savent pas quel contenu lui donner aujourd’hui», a confié à «CONGONEWS» un dignitaire kabiliste. En prévision du dialogue, la Majorité présidentielle a mis en place quatre commissions qui siègent au Fleuve Congo Hôtel.
Ici, l’idée est de convoquer d’abord un conclave de la majorité.
Tous les poids lourds et autres chefs des partis politiques exclus du gouvernement n’attendent que ce moment pour remettre sur le tapis la question de la gestion des ambitions.

MATTHIEU KEPA

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RDC : Kengo wa Dondo invite Joseph Kabila à clarifier sa pensée sur les concertations nationales

 
Léon Kengo Wa Dondo, président du Sénat congolais le 8/11/2011 à Kinshasa. Radio Okapi/ Ph. John BompengoLéon Kengo Wa Dondo, président du Sénat congolais le 8/11/2011 à Kinshasa. Radio Okapi/ Ph. John Bompengo

A l’occasion de l’ouverture, vendredi 15 mars à Kinshasa, de la session parlementaire, le président du Sénat, Léon Kengo wa Dondo, a invité le chef de l’Etat, Joseph Kabila, à clarifier sa pensée sur les concertations nationales prônées depuis décembre 2012.

« Au sujet de l’initiative politique annoncée par le président de la République en vue de la cohésion nationale, il est souhaitable que celle-ci soit rapidement clarifiée et si un forum doit réunir les Congolais à cet effet, que celui-ci soit convoqué afin de mettre un terme aux spéculations actuelles », a déclaré Léon Kengo wa Dondo.

Les acteurs politiques et les membres de la société civile ne s’accordent pas tous sur le cadre et le médiateur de ces concertations nationales annoncées par le chef de l’Etat lors de son discours de présentation de vœux à la nation.

A l’opposition, on souhaite que ces assises soient pilotées par les Nations unies. La Majorité quant à elle estime que le chef de l’Etat reste « le seul initiateur » de ces concertations.

Léon Kengo a également la situation sécuritaire « préoccupante » dans plusieurs villes dans l’Est de la RDC.

Les provinces Orientales, du Nord-Kivu et du Sud-Kivu sont minées par des guerres menées par des groupes armés, notamment les rebelles du Mouvement du 23 mars, les rebelles ougandais de l’ADF/Nalu, des Raïa Mutomboki et des rebelles rwandais des FDLR.

Parlant de l’accord-cadre sur la paix signé le 24 février à Addis-Abeba en Ethiopie, Kengo Wa Dondo a appelé toutes les parties à respecter leurs engagements.

Il a par ailleurs proposé l’examen de loi portant organisation et fonctionnement de la Banque centrale du Congo (BCC) et celle réglementant le petit commerce au cours de cette session.

Evoquant la question de la bonne gouvernance, Kengo wa Dondo a salué des avancées observées sur le plan économique. Mais il a fustige la pauvreté que connait la population congolaise.

« La pauvreté s’accentue et nous sommes toujours à l’avant dernier rang de l’indice du développement humain (IDH). Les secteurs éducatif et sanitaire n’évoluent guère », a affirmé Léon Kengo wa Dondo.

Selon le rapport du Programme des Nations unies pour le développement (PNUD) publié jeudi au Mexique, la RDC, déchirée par les conflits, a obtenu-avec le Niger- les scores les plus faibles en termes d’accomplissements nationaux dans les domaines de la santé, de l’éducation et du revenu.

Promotion de la démocratie 

Le président de l’Assemblée nationale ivoirienne, Guillaume Soro, a appelé les députés et sénateurs réunis vendredi 15 mars en congrès à l’occasion de l’ouverture de la session parlementaire, de promouvoir la démocratie pour garantir un avenir meilleur.

« L’urgence de notre Etat, ce n’est ni la haine, ni la vengeance mais la démocratie. La démocratie et la fille ainée du dialogue direct entre pouvoir et opposition », a déclaré Guillaume Soro.

Pour sa part, le président de l’Assemblée nationale congolaise, Aubin Minaku, pense que l’urgence de cette session essentiellement politique réside dans l’adoption des lois visant à renforcer l’autorité de l’Etat et des institutions.

Il a notamment parlé de :

  • La reforme de l’administration publique
  • La reforme de l’armée et de la police
  • La reforme du le système judiciaire
  • la promotion des droits de l’homme
  • la lutte contre la corruption
  • l’impunité
  • l’amélioration du climat des affaires.

radiookapi.net

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RDC: la division au sein du M23 empêche la signature d’un accord de paix

Un soldat du M23 à Goma, mercredi 28 novembre 2012.
Un soldat du M23 à Goma, mercredi 28 novembre 2012.
REUTERS/Goran Tomasevic
Par RFI

Kinshasa espérait en finir avec les pourparlers de Kampala au plus tard le 15 mars. Mais, alors que la date butoir est arrivée, on est encore loin de la signature d’un accord de paix entre la rébellion et le gouvernement. L’affaire s’est encore compliquée depuis qu’une sanglante division est apparue au sein du M23. Pendant que les frères ennemis s’affrontent dans le Nord-Kivu, à Kampala, deux délégations affirment chacune représenter le M23.

 

Qui représente le M23 à Kampala ? « C’est toujours moi », affirme François Rucogoza, le chef de délégation qui est là depuis le début. Le problème est que Rucogoza est resté fidèle au pasteur Jean-Marie Runiga, qui a été chassé de son poste de président le mois dernier.

Son successeur, Bertrand Bissimwa, a nommé un nouveau chef : René Abandi. Ce dernier affirme représenter « la vraie délégation ». René Abandi accuse l’autre camp de s’être rallié au général en fuite, poursuivi par la CPI pours crimes de guerre, Bosco Ntaganda.

Un ralliement nié par François Rucogoza. Son camp accuse à son tour l’autre faction d’être vendue à Kinshasa. Les deux tendances se querellent à Kampala et s’entretuent dans le Nord-Kivu.

Interrogations sur la suite des négociations

Que fait la délégation de Kinshasa pendant ce temps ? Elle attend une décision du pouvoir. Il avait été question de signer au plus tard ce vendredi 15 mars. C’est impossible. Faut-il admettre que Kampala est un fiasco et plier bagage ? Faut-il attendre une réconciliation du M23 pour reprendre la négociation ? Le pays médiateur, l’Ouganda, peut-il se résigner à un échec ? Autant de questions sur lesquelles la diplomatie est à l’œuvre pour trouver une formule permettant à chacun de sauver la face.

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La RDC classée en dernière position sur l’indice de développement humain du PNUD

 
Une vue des vendeuses des fruits au marché central de Kinshasa, ce 19/03/2011. Des fruits étalés de par le sol sur la chaussée principale qui traverse le marché. Radio Okapi/ Ph. John BompengoUne vue des vendeuses des fruits au marché central de Kinshasa, ce 19/03/2011. Des fruits étalés de par le sol sur la chaussée principale qui traverse le marché. Radio Okapi/ Ph. John Bompengo

La République démocratique du Congo figure pour l’année 2012 à la 186è place sur 186 pays classés dans le rapport de l’indice de développement humain (IDH) du PNUD. Le rapport du Programme des Nations unies pour le développement publié, jeudi 14 mars à Mexico, indique tout de même que le pays a fait des progrès depuis 2000 malgré les nombreux conflits qui le déchirent.

Ces conflits, indique le rapport, sont les parmi les causes qui ont fait que la RDC obtiennent les plus faibles scores-avec le Niger- en termes d’accomplissements nationaux dans le classement IDH.

Malgré qu’elle se trouve à la queue de la liste, la RDC est tout de même classée treizième parmi les pays dont l’IDH indique des hausses majeures. Ce progrès est réalisé en dépit des défis de développement constants auxquels elle est confrontée, notamment des conflits qui déchirent le pays, souligne le rapport.

L’indice de développement humain mesure le niveau moyen de développement humain atteint dans un pays donné, sous trois aspects essentiels : santé et longévité, accès à l’instruction et niveau de vie décent.  Il a pour objectif de répondre aux insuffisances du Produit Intérieur Brut (PIB) par habitant comme indicateur du développement d’un pays.

Le Norvège, l’Australie et les Etats-Unis sont les trois pays qui ont un développement humain très élevé. En Afrique, seules les Seychelles figurent dans le groupe de 47 pays ayant un développement humain très élevé. La République du Congo vient en tête des pays ayant un développement humain faible tandis que la RDC et le Niger sont à la queue de la liste.

Le PNUD précise que l’IDH n’est pas suffisant pour mesurer le niveau de développement d’un pays. Selon cette agence de l’ONU, le concept de développement humain est beaucoup plus large que ce qui peut être représenté par l’IDH qui ne tient pas compte par exemple de la participation politique ou de l’inégalité entre les sexes.

Les données utilisées pour calculer l’IDH sont fournies par une variété de sources internationales publiques. Ainsi, ne sont classés dans ce rapport que les pays pour lesquels les données sont disponibles.

radiookapi.net

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