10 avril 2013

RDC : l'opposant Diomi Ndongala détenu à la prison de Makala

L'opposant congolais Diomi Ndongala conteste la réélection de Joseph Kabila. L'opposant congolais Diomi Ndongala conteste la réélection de Joseph Kabila. © AFP

« Disparu », puis retrouvé vivant en octobre 2012, Eugène Diomi Ndongala est désormais placé en détention préventive à la prison centrale de Kinshasa. L’opposant congolais, proche d’Étienne Tshisekedi, est poursuivi pour viol sur mineures. Sa formation politique dénonce un « harcèlement politico-judiciaire ».

Le feuilleton Diomi Ndongala se poursuit à Kinshasa. Après sa « disparition » en juin 2012 et sa « réapparition », vivant, à la veille du sommet de la Francophonie dans la capitale congolaise, en octobre dernier, le président de la Démocratie chrétienne (DC) est de nouveau arrêté par la police. Sa famille et ses proches ont déclaré que, le 8 avril à 22 heures (heure locale), l’opposant congolais a été « pris de force et emmené vers une destination inconnue ».

Diomi Ndongala est poursuivi pour « viol sur deux mineures ». Selon les sources judiciaires, il aurait invité, mi-juin 2012, deux filles issues d’une même famille dans ses bureaux de la commune de la Gombe, au centre ville de Kinshasa, puis les aurait violées, après les avoir droguées.  Ce que le suspect et son parti nient tout en dénonçant un « harcèlement politico-judiciaire ».

Diomi Ndongala, une menace ?

Élu député national dans la ville de Kinshasa à l’issue des législatives de 2011, Eugène Diomi Ndongala fait partie de ceux qui ont refusé de siéger dans l’hémicycle pour protester contre la réélection controversée de Joseph Kabila. Revendiquant la victoire d’Étienne Tshisekedi, arrivé deuxième, le président de la DC a même lancé, en avril 2012,  la « Majorité présidentielle populaire » (MPP), plateforme regroupant l’Union pour la démocratie et le progrès social (UDPS) et les autres partis et associations de la société civile qui continuent à réclamer la « vérité des urnes ». Une initiative qui, selon la DC, a été « interprétée par l’exécutif en place à Kinshasa comme une menace politique qu’il fallait neutraliser par un montage politico-judiciaire visant à faire taire Eugène Diomi Ndongala ».

Le  8 janvier, l’Assemblée nationale lève son immunité parlementaire pour permettre à la justice de « faire son travail ». Quelques jours plus tard, Diomi Ndongala dépose une plainte contre le père de deux filles qui l’accusent de les avoir violées. Il les incrimine, à son tour,  d’ « imputation dommageable et d’association des malfaiteurs ».

Pas de répit cependant pour celui qui se fait appeler le « député dissident ». Après son arrestation manu militari la veille, Diomi Ndongala a été placé, le 9 avril, en détention préventive au Centre pénitencier de rééducation de Kinshasa, connu sous le nom de la « Prison de Makala ». Si les faits lui reprochés sont établis, l’opposant congolais risque une peine de 20 ans d’emprisonnement.

---


Lire l'article sur Jeuneafrique.com : RDC : l'opposant Diomi Ndongala détenu à la prison de Makala | Jeuneafrique.com - le premier site d'information et d'actualité sur l'Afrique
Follow us: @jeune_afrique on Twitter | jeuneafrique1 on Facebook

Posté par lumbamba à 19:06 - - Commentaires [0] - Permalien [#]


Nord-Kivu: des habitants de Nyiragongo fuient la marche contre la brigade d’intervention de la Monusco

 
Les populations fuyent leurs villages à cause des combats entre les FARDC et les groupes rebelles à Sake au Nord-Kivu le 30 avril 2012. © MONUSCO/Sylvain LiechtiLes populations fuyent leurs villages à cause des combats entre les FARDC et les groupes rebelles à Sake au Nord-Kivu le 30 avril 2012. © MONUSCO/Sylvain Liechti

Plusieurs personnes, des jeunes en majorité, ont quitté ce mercredi 10 avril dans la matinée le territoire de Nyiragongo (Nord-Kivu) pour trouver refuge vers les localités de Kabagana et Kabuhanga, à la frontière entre la RDC et le Rwanda. Des sources de la société civile indiquent que ces personnes ont refusé de participer à la marche contre le déploiement de la brigade d’intervention de la Monusco que comptait organiser le M23 ce mercredi de Kibumba à Goma. Un notable de Nyiragongo joint au téléphone indique qu’après le départ de ces personnes, le M23 a annulé la marche mais le mouvement rebelle l’aurait reprogrammé pour le dimanche prochain.

«  La population du territoire de Nyiragongo n’a pas voulu participer à cette marche et craint pour sa sécurité. C’est pourquoi la plupart des habitants ont fui vers les zones frontalières pour échapper à la colère de Makenga et ses hommes. Les autres s’enferment dans leurs maisons. », a déclaré Omar Kavota, porte-parole de la société civile du Nord-Kivu.

Il a invité la communauté internationale à intervenir pour faire face « aux menaces du M23 ». « Nous interpellons les Nations unies et les autres partenaires de la CIRGL [Conférence internationale sur la région des Grands Lacs] face à ces menaces contre la population que le M23 est en train de multiplier pour amener la population à s’opposer à cette brigade », a-t-il indiqué.

Mardi, la société civile du Nord-Kivu avait accusé le M23 de mener une campagne d’intoxication contre la brigade d’intervention de la Monusco chargée de neutraliser les groupes armés actifs dans l’Est de la RDC.

Omar Kavota avait fait état d’une série de meetings populaires organisée la semaine passée dans les localités occupées par la rébellion, appelant la population locale à s’opposer au déploiement de cette Brigade.

Le M23 désapprouve le déploiement de ladite force décidé par le Conseil de sécurité des Nations unies le 28 mars dernier.

Le chef politique de la rébellion, Bertrand Bisimwa, avait estimé qu’en créant cette brigade les Nations unies avaient levé une «option de la guerre».

Du côté du gouvernement congolais, on se réjouit du déploiement prochain de la brigade. Le ministre congolais des Affaires étrangères, Raymond Tshibanda, a invité les rebelles du Mouvement du 23 mars (M23) à mettre fin à leurs activités au risque d’être combattu par la brigade d’intervention de la Monusco.

radiookapi.net

Posté par lumbamba à 17:16 - - Commentaires [0] - Permalien [#]

Le M23 promet un bain de sang aux militaires sud-africains

Bisimwa

 

 

 

 

 

 

 

Selon le journal en ligne de RFI, dans son édition de ce jour, le président du M23, Bertrand Bisimwa a écrit au parlement sud-africain pour dénoncer la participation des troupes sud-africaines dans la composition de la brigade d'intervention chargée de traquer les forces négatives dont le M23. Faisant allusion aux treize militaires sud-africains tombés en République Centrafricaine, il promet un bain de sang dans le Kivu.

"ll ne s'agit pas d'une promenade de santé.(Nos militaires) ne vont pas accepter que l'on tire sur eux sans se défendre (...) et alors, il y aura échange de coups de feu"

Mais les experts sur terrain pensent à la diversion. Le M23, même soutenu par le Rwanda et l'Ouganda, n'a pas les moyens de tenir longtemps devant une brigade munie d'un mandat renforcé de l'ONU et soutenue par cette dernière. Qu'il prenne seulement l'exemple sur les Djihadistes au Mali.

La délégation du M23 et celle du gouvernement congolais ont été invitées le week-end dernier à reprendre les pourparlers à Kampala et ainsi arriver à harmoniser leurs différentes prises de positions pour une paix durable à L'Est. Mais on se souviendra que quelques jours auparavant, Raymond Tshibanda, ministre congolais des Affaires Etrangères, avait demandé au M23 de cesser tout simplement d'exister.

Lumbamba Kanyiki

Posté par lumbamba à 10:16 - - Commentaires [0] - Permalien [#]

Division I : Sanga Balende consolide se première place après sa victoire contre Muungano (1-0)

 
L'entraineur de SM Sanga Balende, Ahmed Abdel Ousmane saluant le président du Club, Alphonse Ngoyi KasanjiL'entraineur de SM Sanga Balende, Ahmed Abdel Ousmane saluant le président du Club, Alphonse Ngoyi Kasanji

Sa Majesté Sanga Balende de Mbuji-Mayi (Kasaï-Oriental) a battu OC Muungano de Bukavu (Sud-Kivu) par un but à zéro mardi 9 avril au stade Tshikisha de Mbuji-Mayi, en match comptant pour la quatrième journée du championnat de la Ligue nationale de football Division I. l’unique but de la partie a été inscrit sur pénalty par Kabamba Mukundji (86e). Avec cette victoire, les « Anges et les saints » consolident leur première place avec douze points pour quatre sorites.

A la mi-temps, le, score était de Zéro but partout entre les deux équipes. L’équipe de Muungano Bukavu a évolué à dix, après l’exclusion du joueur Selema par l’arbitre central à la 24’ minute de jeu, qui a écopé d’un carton rouge.

La quatrième journée de la Division I se poursuivra mercredi 10 avril. A Mbandaka TP Molunge matchera le DC Virunga.

A Kisangani, le CS Makiso jouera contre TP Mazembe. La Linafoot a signalé que cette rencontre se jouera à 14 heures locales et non à 15h30 comme initialement prévu.

Pendant ce temps, à Kinshasa, l’AS V club s’expliquera au CS Don Bosco. Le dernier match au programme se jouera du côté de Goma entre Dauphin noir et le DCMP cette rencontre est confirmée pour le jeudi 11 Avril.

Dimanche 7 avril, US Tshinkunku et FC Lupopo ont fait match nul (1-1) à Kananga et Rojolu de Kinshasa a battu TC Elima (2-0) au stade Tata Raphaël.

radiookapi.net

Posté par lumbamba à 09:39 - - Commentaires [0] - Permalien [#]

09 avril 2013

RDC : le député Diomi Ndongala arrêté par la police

 
L'opposant Diomi Ndongala à son domicile 3 mois après sa disparitin survenue fin juin 2012 (Kinshasa, 12 octobre 2012)L'opposant Diomi Ndongala à son domicile 3 mois après sa disparitin survenue fin juin 2012 (Kinshasa, 12 octobre 2012)

Le député national Eugène Diomi Ndongala a été arrêté lundi 8 avril par la police et auditionné au parquet de la République. Il est poursuivi dans une affaire de viol sur deux mineures. Selon son épouse, la police n’a présenté aucun mandat pour emmener le député, qu’elle aurait en outre brutalisé et blessé au bras. L’Assemblée nationale a levé il y a trois mois son immunité pour permettre au Procureur général de la République de le poursuivre.

Patricia Ndongala, l’épouse de Diomi Ndongala, a expliqué que son lari a été enlevé vers 22h00 à l’hôtel Cana, dans la commune de la Gombe.

«Un groupe de policiers, menés par le colonel Kanyama lui-même, a brutalisé l’agent Mamba qui est à la porte, les filles qui sont à la réception. Mon mari demande ce qui se passe, il est agressé physiquement, blessé au bras. Sans qu’ils ne présentent un document quelconque, ils l’ont emmené vers une destination inconnue. Et cela, en terme juridique, ne s’appelle pas arrestation. C’est un enlèvement», a-t-elle expliqué.

Le Procureur général de la République accuse le député Diomi Ndongala d’avoir violé deux mineures dans les locaux de ses bureaux en juin 2012. Il avait demandé à l’Assemblée nationale d’ôter l’immunité u député afin de permettre à la justice de le poursuivre.

Bien avant cette demande de levée de son immunité, le député Diomi Ndongala était porté disparu. Il a été retrouvé vivant en octobre 2012. Ses famille biologique et politique ont toujours soutenu que l’opposant avait été enlevé et détenu par les services secrets à cause de ses prises de position en faveur d’Etienne Tshisekedi, l’un des candidats malheureux de la présidentielle de 2011 qui conteste la réélection de Joseph Kabila.

Après son apparition, Diomi Ndiongala, avait à son tour intenté un procès devant le Tribunal de grande instance de Matete au présumé père des deux filles qu’il aurait violées. Il les accuse d’imputation dommageable et d’association de malfaiteurs.

Pour Eugène Diomi Ndongala, il s’agit d’une bande organisée qui aurait saccagé le siège de son parti politique pour attenter à sa vie.

radiookapi.net

Posté par lumbamba à 21:03 - - Commentaires [0] - Permalien [#]


08 avril 2013

Le 11 avril prochain - Kampala : le gouvernement signe un accord final avec le M23 !



Le 11 avril prochain, la délégation du gouvernement et celle du M23 pourront signer un accord final en rapport avec les conclusions des rapports de deux parties transmis à l’office de M. Kiyonga Crispus, facilitateur des pourparlers de Kampala. Les deux textes, à en croire nos sources, ont connu le début de leur examen le samedi 6 avril dernier dans la Capitale ougandaise.

La finalité de cet examen est de trouver un consensus à dégager en vue de la signature d’un accord final entre les deux parties. Interrompus depuis le mois de février dernier, les pourparlers de Kampala ont repris et pourront probablement connaître leur dénouement le 11 avril 2013. Les deux délégations sont à Kampala depuis le week-end dernier pour commencer l’examen de deux textes de proposition d’accord pour un consensus à dégager afin de mettre un terme à ces négociations entamées depuis le 9 décembre 2013. Déjà, en route vers Kampala, René Abandi, Secrétaire chargé de l’extérieur du M23 et en même temps président de la délégation de ce mouvement, a levé un coin de voile des propositions du gouvernement. Pour lui, ces propositions ne sont pas conformes à leurs attentes. Aussi, propose-t-il l’harmonisation des textes. Dans sa déclaration, il n’a pas donné le point de vue du gouvernement sur les propositions de son groupe.

René Abandi a souligné par ailleurs que le document du gouvernement contient des points de divergence qu’il s’est réservé le droit de les révéler devant les Experts de Kinshasa, à Kampala. Ce qu’il faut retenir est que le Gouvernement avait, au mois de mars 2013, envoyé un document dûment élaboré et contenant 12 articles qui doivent sanctionner la fin des pourparlers de Kampala. Les grandes articulations prévoient l’amnistie des membres du M23 qui ne font pas l’objet des poursuites judiciaires nationales et internationales. Le gouvernement met l’accent sur la mise en œuvre des accords sur le retour des réfugiés qui vivent dans les pays voisins et, aussi, à la création du secrétariat chargé de la réconciliation au sein du Ministère de l’intérieur. Réagissant à l’Ordonnance du Chef de l’Etat révoquant une dizaine d’officiers supérieurs militaires appartenant au M23 de l’aile Makenga et de Runiga, le Président Bertrand Bisimwa a affirmé que le Chef de l’Etat a enfoncé une porte qui était déjà ouverte. «En créant le M23, ces officiers avaient déjà décidé d’eux-mêmes de quitter les rangs des Fardc», a-t-il déclaré.

Une nouvelle feuille de route En dépit des condamnations en chaîne du M23 et ses parrains que sont le Rwanda et l’Ouganda par les Nations-Unies, l’Union Africaine, la Conférence Internationale sur la Région du Grands Lacs et la Communauté de Développement de l’Afrique Australe, Kinshasa accepté de négocier avec cette force négative rien que pour l’évaluation de l’Accord signé le 23 mars 2009 avec le CNDP de triste mémoire. Maintenant que le secrétaire général de l’Onu a piloté en personne le processus de l’Accord-cadre signé à Addis-Abeba le 24 février 2013, la donne a complètement changé sur le terrain, avec un effet d’entrainement sur un lendemain incertain des pourparlers de Kampala. Toutefois, cet Accord du 24 février a tracé une nouvelle feuille de route visant à mettre définitivement un terme à l’insécurité à l’Est de la RDC. Cette feuille de route prescrit la réconciliation, la chasse aux forces négatives, la démocratie. Bien plus, elle en appelle à des actions d’envergure du Gouvernement Rd-Congolais dans plusieurs secteurs de la vie nationale dont l’économie, social, décentralisation, infrastructures, réforme de l’armée et la police ainsi que la coopération régionale. Tous ces éléments se trouvent dans le document élaboré par les Nations-Unies.

La Pros.   

Posté par lumbamba à 17:53 - - Commentaires [0] - Permalien [#]

Les non-dits de la lettre de Thierry Michel à Moïse Katumbi


Le cinéaste Thierry Michel a fait parvenir à notre rédaction une copie de sa lettre adressée au gouverneur du Katanga Moïse Katumbi Chapwe, laquelle fait office de droit de réponse à l’interview accordée par ce dernier  à Jeune Afrique dans édition du 17 au 23 mars 2013. La réaction de Thierry Michel concerne les réponses de Moïse Katumbi Chapwe relatives au contenu du film ‘’L’irrésistible ascension de Moïse Katumbi’’ dont la  première sortie est prévue au courant de la semaine prochaine.Le Potentiel avait repris ladite interview  dans son édition du 20 mars 2013. Voilà qui justifie le fait que Thierry Michel ait réservé à notre rédaction une copie de sa lettre. Toutefois, nous ne nous sommes pas précipités à publier cette lettre car, il nous fallait procéder à des vérifications des déclarations de l’un et de l’autre.

Le cinéaste belge affirme dans  sa lettre ce qui suit : «  A propos de l’existence, je cite «de liens avec des sociétés avec lesquelles je n’ai jamais travaillé», le film cite en effet votre partenariat avec l’ex-ministre et bâtonnier Jean Claude Muyambo Kyassa comme associé; nous avons la copie du document notarié inscrit au registre du greffe du commerce du tribunal de grande instance de Lubumbashi sous le N° 20443 et relatif à la société Twatotela Mining SPRL, dans laquelle vous étiez le principal détenteur de parts sociales avec Jean Claude Muyambo ». A cet effet, nous avons fait le déplacement de Lubumbashi pour une petite enquête auprès des services compétents afin de nous faire une religion sur cette allégation.

L’Office notarial de la ville de Lubumbashi reconnaît avoir enregistré le 1er novembre 2003,  le procès verbal de l’Assemblée générale extraordinaire de la société Twatotela mining Sprl.  La lecture de ce PV indique que l’associé Moïse Katumbi Chapwe a été représenté par le bâtonnier Jean-Claude Muyambo K. C’est même ce dernier qui a signé ledit PV avec cette mention : ‘’Monsieur Moïse Katumbi Chapwe, représenté par le bâtonnier Jean-Claude Muyambo’’. Avait-il reçu procuration de ce dernier pour l’engager ?  Le concerné dit non. Bien plus, sur les six présumés associés mentionnés dans le PV, Jean-Claude Muyambo a signé au nom de trois d’entre eux.

A ceux qui seraient tentés d’indiquer que l’associé gérant pourrait engager un autre associé, le PV répond, à travers la  5ème résolution intitulée ‘’conseil de gérance ». Elle est libellée de la manière suivante: «  Monsieur Mukasa Kalembwe Caliste est confirmé Gérant de la société Twami Sprl pour une durée indéterminée ; Monsieur Kitangu Mazemba Ignace est admis au sein du Conseil de gérance en tant qu’administrateur de la société Twami Sprl. A l’intérieur de ses fonctions, Monsieur Kitangu Mazemba Ignace devra être cosignataire et ensemble avec le gérant, ils devront engager la société dans toutes les opérations financières, bancaires et administratives dans le cadre des opérations de la société Twami sprl ».  

L’on note, toujours en parcourant le PV de l’Assemblée générale extraordinaire de Twami Sprl du 24 septembre 2003 que les indications relatives aux parts de chaque associé ne concernent que  la Société Zenyth Foundation (6 millions FC, soit 60 % des parts sociales) ; Bob Muhembo ( 2 millions FC, soit 20 % des parts sociales) ; Mme Makonga Lenge (1 million Fc, soit 10 % des parts sociales) et Mme Mwana Kyomba Ndwayee (1 million FC, soit 10 % des parts sociales).

Quand bien même Moïse Katumbi et Jean-Claude Muyambo auraient cédé leurs parts sociales à la société Zenyth Foundation comme  libellé dans la deuxième résolution de l’Assemblée générale, on aurait pu, à la limite, mentionner leurs mises respectives avant qu’ils ne procèdent à la cession de ces dernières.

Pourquoi y a-t-il eu cette omission ? Qu’est-ce que cela pouvait bien cacher ? Des questions pertinentes que le cinéaste belge devrait se poser avant s’émerveiller d’être tombé sur un scoop.  Ne sait-il pas qu’en matière associative la transparence est de rigueur ? 

Nous lui rappelons que le PV de cette Assemblée générale extraordinaire de Twatotela mining tenue le 24 septembre 2003, fait état de cinq résolutions. La deuxième résolution est libellée comme suit : « Les associés Moïse Katumbi Chapwe et Jean-Claude Muyambo K. cèdent respectivement leurs parts sociales à la société Zenyth Foundation et à Madame Makonga Lenge ». Là encore, nous nous interrogeons : quelles ont été les parts de ces associées avant de bénéficier de la cession faite par Moïse Katumbi et Jean-Claude Muyambo ?

Nous notons également que la Twami Sprl, qui doit exister en 2003 ou un peu avant, n’a comme archives  à ce jour, à l’Office notarial de Lubumbashi que ce seul PV de l’Assemblée extraordinaire. N’y a-t-il pas eu d’assemblées ordinaires  qui puissent  donner des indications sur les activités de la mining ?

Cette question nous a poussés à aller nous renseigner à la division provinciale des mines. Là, le chef de division nous répondra : « Cette société n’a jamais exercé une quelconque activité minière dans la province du Katanga », qu’il s’agisse de l’exploitation, du traitement ou de l’exportation des minerais.

Même son de cloche à la Direction provinciale des impôts du Katanga. Selon le chef de division, « le contribuable dont vous cherchez les renseignements a existé dans nos livres en 2008 en tant que société en constitution et depuis lors, elle n’existe plus dans notre répertoire ». Et d’ajouter : « Vous comprendrez donc qu’aucune déclaration, aucun paiement et encore moins aucun compte courant fiscal ne peut exister dans nos livres pour ce contribuable depuis sa création jusqu’à ce jour ».

Au greffe du tribunal de commerce de Lubumbashi, on est plus précis sur le dossier de Twami mining Sprl. Le greffier divisionnaire note qu’ « il ressort des éléments du dossier que cette société fut constituée par le statut notarié devant le notaire de la ville de Lubumbashi en date du 11 mai 2002 mais, déposé au greffe du tribunal de Grande instance de Lubumbashi le 14 juillet 2003, soit quatorze mois après sa constitution et ce, en violation de l’article 2 du décret du 27 février 1887 sur les sociétés commerciales tel que modifié à ce jour ».

Le greffier divisionnaire relève également « qu’à sa constitution, cette société comprenait trois associés dont Muyambo Kyassa Jean Claude de nationalité congoalsie résidant sur l’avenue Procureur Kangele au n°3463, commune de Lubumbashi ; Jacques Kapumba, résidant sur l’avenue Kamanyola au n° 253, commune de Lubumbashi, El Chaer Rachid, de nationalité libanaise, résidant au n°06 de l’avenue Milambo, quartier Socimat à Kinshasa/Gombe.

Revenant sur la fameuse Assemblée générale extraordinaire du 24 septembre 2003, le chef du greffe indique que sur les six associés de Twami mining sprl, deux sont représentés par le bâtonnier Jean-Claude Muyambo K. Il  relève que le PV de cette Assemblée générale extraordinaire ne mentionne ni l’inscription complémentaire, ni l’acte de cession des parts sociales entre associés moins encore une procuration spéciale donnant mandat à l’un des associés de représenter un autre associé.

Par ailleurs, nulle part dans le PV il n’est fait mention  de l’ouverture d’un compte bancaire de la Twami Sprl.  Question: où étaient logées les parts sociales des associés ?

Après avoir énuméré toutes ces irrégularités, le greffier divisionnaire tire cette conclusion : « la société Twatotela mining Sprl n’a pas d’existence juridique », autrement dit, son statut est nul de même que tout le reste.  

A la suite de cet éclairage, Thierry Michel pourrait-il continuer à soutenir : «  je n’ai pas été manipulé par qui que ce soit, je pense avoir suffisamment d’expérience professionnelle, après 40 années de métier, pour ne pas être instrumentalisé à mon insu » ? 

L’opinion peut prendre acte et se demander dans quelle intention le cinéaste belge a tenu à faire mention dans sa lettre à Moïse Katumbi Chapwe d’un communiqué tiré sur la toile et dans lequel on le menacerait ? Seule sa conscience pourrait édifier si elle en avait la possibilité.

Quant aux contrevérités et autres raccourcis que Thierry Michel a délibérément mis en exergue dans son film ‘’L’irrésistible ascension de Moïse Katumbi’’, le gouverneur du Katanga y a déjà répondu lui-même dans cet extrait de son interview à Jeune Afrique que nous reprenons ci-après :

JA. : Vous êtes plutôt populaire, vous êtes riche et également patron du club de football le plus performant au sud du Sahara. Certains vous comparent déjà à un Silvio Berlusconi congolais. Le cinéaste belge Thierry Michel vient même de vous consacrer son dernier film, ‘’ L’irrésistible ascension de Moïse Katumbi’’. Le portrait d’un homme dynamique et décidé à redresser sa province mais aussi celui d’un populiste qui multiplie abus de pouvoir et conflits d’intérêts…

M.K. : Je n’ai pas peur de la critique. Dans toute critique, pour peu qu’elle soit objective, il y a toujours un élément à retenir pour s’améliorer. Mais le film de Thierry Michel, pour lequel j’ai beaucoup de respect, est un documentaire à charge et contient une série de contrevérités ou de raccourcis.
Et il est basé sur des images d’archives, déjà vues dans Katanga Business (également réalisé par Thierry Michel et sorti en 2009). Ça m’a fait sourire, je me suis revu en taille 56, j’étais gros à cette époque, alors que je ne fais plus que 52 aujourd’hui. On y présente des images de 2005-2007, avant que je devienne gouverneur, donc comme se cela venait de se produire.C’est étonnant.

JA. : Concrètement, qu’appelez-vous contrevérités ?

MK. : Prenons l’exemple du football, présenté comme un tremplin politique. Je suis président d’un club depuis mes 18 ans. J’en ai 48 aujourd’hui. Vous pensez sincèrement  que j’aurais fait cela, à cet âge-là pour préparer une éventuelle carrière politique ? ou alors je suis un véritable stratège, un génie même ! C’est une passion. J’étais joueur-président puis je suis devenu président du TP Mazembe en 1997, succédant à mon frère. J’y ai mis beaucoup d’énergie dès mon arrivée et les résultats n’ont pas traîné : une demi-finale de la Coupe d’Afrique en 2002.

Depuis, nous nous maintenons au sommet et figurons parmi les quatre meilleures équipes du continent. Vous croyez que diriger un club de football permet de gagner des élections ? Demandez à l’ancien président Diomi Ndongala du V. Club de Kinshasa (de 2005 à 2007) ce qu’il en pense. Lui n’a pas été élu, malgré la popularité de son club.

JA. : Dans ce film, il est également question d’abus de pouvoir…

MK. : Je vais vous donner un deuxième exemple. Il parle de la situation monopolistique dans le transport routier. Ma société de transport a été créée en 2001 en Afrique du sud, alors que j’étais en exil. En 2004, je l’ai rapatriée au Congo. Elle détient 100 camions. Si vous comparez cela aux 18 000 camions qui rentrent chaque  mois d’Afrique du Sud, on est bien loin du monopole. Thierry Michel me prête des liens avec des sociétés avec lesquelles je n’ai jamais travaillé.

Confond dates et contenu de rencontres… Ma société Mining Company Katanga, je la possède depuis 1997, pas depuis que j’ai été élu gouverneur. Je crains qu’il ait été manipulé et qu’il n’ait pas vérifié ses informations. Mais j’en parlerai directement avec lui.

Lubumbashi, le 30 MAR 2013

N/REF : 172/CAB-GD/TRICOM/L’SHI/2013

                            Transmis  copie pour information à
                            Monsieur le Président du Tribunal
                            de Commerce de Lubumbashi
                            à Lubumbashi

                            A Maître Hubert DUMIBI, Avocat près
                               la Cour d’Appel de Lubumbashi
                                à LUBUMBASHI

Maître,

    J’ai l’honneur d’accuser réception de votre N/Réf : CAB-HD/BBM/4465/13 du 28 mars, ayant pour objet la demande de renseignements au sujet de la Société TWATOTELA MINING  SPRL, inscrit sous le NRC. 8880 au greffe du Tribunal de Commerce de Lubumbashi.
    Fn réponse de votre précitée, il ressort des éléments du dossier que cette société fut constituée par le statut notarié devant le notaire de la Ville de Lubumbashi en date du 11 mai 2002, mais, déposé au greffe du Tribunal de Grande Instance de Lubumbashi le 14 juillet 2003, soit quatorze (14) mois après sa constitution et ce, en viola lion de l’article 2 du décret du 27 février 1887 sur les Sociétés commerciales tel que modifié à ce jour.
    Qu’il nous revient également du dossier qu’à sa constitution, cette Société comprenait trois (3) associés dont Messieurs :
1. MUYAMBO KYASSA Jean-Claude de nationalité Congolaise résidant sur l’avenue Procureur KAMANYOLA au n° 253 Commune de Lubumbashi ;
2. Jacques KAPUMBA, résidant sur l(avenue KAMANYOLA, au n° 253 Commune de Lubumbashi
3. El CHAER RASHID, de nationalité Libanaise, résidant au n° 06 de l’avenue MILAMBO, Quartier Socimat à Kinshasa/Gombe
    Il git au dossier un dernier procès-verbal de l’Assemblee Générale Extraordinaire de la Société TWATOTFLA MINlNG SPRL du 24 septembre 2003, l’ordre du jour comportant les points ci-après:
- Admission des nouveaux associés et cession des parts sociales ;
- Modification des parts sociales;
- Changement du siège social;
- Conseil de gérance.
    Il est signalé que sur les six participants dont Messieurs Jean Claude MUYAMBO, associé ; Moïse KATUMBI CHAPWE, associé, la société ZENYYTH FOUNDATION, de droit suisse, tous ces deux associés présentés par Monsieur le Bâtonnier Jean-Claude MUYAMBO K ; BOB MUHEMBO, associé ; Mesdames MWANA KYOMBA NDAWAYEE et MAKONGA LENGE, Associées
    Cependant, il ne git au dossier à cet effet, ni l’inscription complémentaire, ni l’acte de cession des parts sociales entre associés, moins une mention prouvant l’existence d’une procuration spéciale donnant quelconque mandant à l’un des associés pour représenter un autre associé.
    Il est à noter que le  Nouveau Registre de Commerce de cette Société date du 15 juillet 2003k, dès lors, le dépôt du statut, étant effectué après le délai de six mois imparti par les articles 2 et 3 du décret du 27 février 1887, ce statut est nul tandis que imparti par les articles 2 et 36 du décret du 27 février 1887, ce statut est nul tandis que la société TWATOLELA MINING SPRL, n’a pas d’existence juridique.
    Veuillez agréer, Maître l’expression de ma considération distinguée.






Transmis copie pour information à :
- Son Excellence Monsieur le Ministre des Mines;
- Monsieur le Secrétaire Général des Mines,
(Tous) à Kinshasa-Gombe

- Son Excellence Monsieur le Gouverneur de la Province du Katanga;
- Son Excellence Monsieur le Ministre Provincial des Mines;
(Tous) à Lubumbashi

Objet: Information
A Monsieur le Directeur du Journal le Potentiel
à Kinshasa-Gombe
Monsieur le Directeur,
 
Ayant appris que votre journal aurait fait état de l’existence d’une société minière dénommée TUATOTELINI MINING, j’ai jugé bon de vous informer que cette société n’a jamais exercée une quelconque activité minière dans la Province du Katanga (exploitation, traitement ou exportation).
Veuillez agréer, Monsieur le Directeur, l’assurance de ma considération distinguée.

TRANSMIS copie pour information à :
- Monsieur le Directeur Provincial des Impôts du Katanga
- Monsieur l’Inspecteur Chef de Pool
- Monsieur le Chef de Division de la Taxation et de la Documentation

(Tous) à LUBUMBASHI.
 
Objet: Réponse à votre lettre
    N° CAB-HD/BBM/4466/13
    Du 28/03/2013
 
Messieurs,

    J’ai l’honneur d’accuser réception de votre lettre dont références reprises en marge, par laquelle vous demandez la situation fiscale de la Société TWATOTELA MINING SPRL et vous en remercie.
    A ce propos, je porte à votre connaissance que le contribuable dont vous cherchez les renseignements a existé à nos livres en 2008 en tant que société en constitution et depuis lors elle n’existe plus dans notre répertoire.
    Vous comprendrez donc, Messieurs, qu’aucune déclaration, aucun paiement et encore moins aucun Compte Courant Fiscal ne peut exister à nos livres pour ce contribuable depuis sa création à ce jour.
    Veuillez agréer l’expression de ma considération distinguée.
 

LE CHEF DE CENTRE DES IMPOT DE LUMBASHI,
P.V. DE L’ASSEMBLEE GENERALE EXTRAORDINAIRE
DE LA SOCIETE TWATOTELA MINING S.P.R.L.

Il s’est tenu le 24 septembre 2003 une Assemblée Générale extraordinaire de la société TWAMI SPRL.
1. LIEU:
Siège social de la société TWAMI SPRL situé au n’ 2504 du Boulevard Kamanyola dans la commune de Lubumbashi
2. PARTICIPANTS:
* Monsieur Jean-Claude MUYAMBO, Associé;
* Monsieur Moïse KATUMBI CHAPWE, Associé, représenté par le Bâtonnier Jean-Claude MUYAMBO K. ;
* Monsieur BOB MUHEMBO, Associé ;
* Madame MWANA KYOMBA NDWAYEE, Associée ;
* Madame MAKONGA LENGE, de nationalité congolaise, résidant au n° 3463
* La Société ZENYTH FOUDATION, de droit suisse, ayant son siège social à ZUG,MEES PIERSON TRUST ALPENSTRASSE n°15 ZIP CODE 6304-ZUG SWITZERLAND, représentée par Monsieur le Bâtonnier Jean-Claude MUYAMBO K (invitée) ;
    Les Associés décident de confier la présidence de l’Assemblée Générale Extraordinaire à l’associé Jean-Claude MUYAMBO K.
    Il est constaté que le quorum est atteint et l’Assemblée Générale Extraordinaire peut siéger valablement.
3. ORDRE DU JOUR
L’ordre du jour comporte les points ci-après :
* Admission des nouveaux associés et cession des parts sociales,
* Modification des parts sociales;
* Changement du siège social;
* Conseil de gérance.
    Après débats de délibération, l’Assemblée Générale Extraordinaire prend les résolutions ci-après :
*1ère Résolution
Les personnes physiques et morales ci-après sont admises comme associés de la société TWAMI SPRL. Il s’agit de :
- la société ZENYTH FOUNDATION
- Madame MAKONGA LENGE
*2ème Résolution:
Les associés Moïse KATUMBI CHAPWE et Jean-Claude MUYAMBO K. cèdent respectivement leurs parts sociales à la société ZENYTH FOUNDATION et à Madame MAKONGA LENGE.
*3ème Résolution:
Les parts sociales ont été souscrites de la manière suivante:
*Société ZENYTH FOUNDATION, apport de 6.000.000,00 FC (Francs congolais six millions), soit 60% des parts sociales;
*Monsieur BOB MUHEMBO, apport de 2.000.000,00 FC (Francs congolais  deux millions), soit 20 % des parts sociales;
*Madame MAKONGA LENGE, apport de 1.000.000,00 FC (Francs congolais un million), soit 10% des parts sociales;
*Madame MWANA KYOMBA NDWAYEE, apport de 1.000.000,00 FC (Francs congolais un million), soit 10% des parts sociales;
*4ème Résolution: changement du siège social
Le siège de la société TWAMI SPRL est situé au n° 270 de l’avenue Kasavubu dans la commune de Lubumbashi.
*5ème Résolution: Conseil de gérance
- Monsieur MUKASA KALEMBWE Caliste est confirmé Gérant de la société TWAMI SPRL pour une durée indéterminée;
- Monsieur KITANGU MAZEMBA Ignace est admis au sein du conseil de Gérance en tant qu’Administrateur de la société TWAMI SPRL.
    A l’intérieur de ses fonctions, Monsieur KITANGU MAZEMBA Ignace devra être cosignataire et ensemble avec le gérant, ils devront engager la société dans toutes les opérations financières, bancaires et administratives dans le cadre des opérations de la société TWAMI SPRL
*6ème Résolution
Les articles 2, 6 et 12 des statuts sont modifiés de la manière ci-après :
Article deux :
Le siège social est étable à Lubumbasi, sis, avenue Kasavubu au n° 270 dans la commune de Lubumbashi.
Mais il pourra sur décision de la gérance être transféré en tout autre endroit de la République Démocratique du Congo.
Il peut être établi des sièges administratifs, succursales, bureaux, agences, dépôts ou comptoirs en n’importe quel lieu, tant en République Démocratique du Congo qu’à l’Etranger.
Article six :
Les parts sociales ont été souscrites de la manière suivante :
* Société ZENYTH FOUNDATION, apporte de 6.000.000,00 FC (Francs congolais six millions), soit 60 % des parts sociales,
* Monsieur BOB MUHEMBO, apport de 2.000.000,00 FC (Franc congolais deux millions), soit 20% des parts sociales ;
* Madame MAKONGA LENGE, apport de 1.000.000,00 FC (Franc congolais un million), soit 10% des parts sociales
* Madame MWANA KYONGA NDWAYEE, apport de 1.000.000,00 (Francs congolais un million), soit 10% des parts sociales ;
Article douze
La société est administrée par un Conseil de gérance nommé et révocable par l’Assemblée Générale
A cet effet, Monsieur MUKASA KALEMBWE Caliste et Monsieur KITANGU MAZEMBA Ignace sont désignés respectivement en qualité de Membres du Conseil de Gérance.
La durée de leur fonction n’est pas limitée.
Leur rémunération est fixée annuellement par l’Assemblée Générale.
*7ème Résolution
Les participants donnent mandat à Maître Serge CHUNGU de procéder aux formalités administratives devant le Notaire et le Greffe du Registre de Commerce (Tribunal de Grande Instance).
L’ordre du jour étant épuisé, le président de l’Assemblée Générale lève la séance.
Il a été dressé le présent procès-verbal qui est signé par les participants.

Posté par lumbamba à 12:02 - - Commentaires [0] - Permalien [#]

L’ouvrage « La RDC face au complot de balkanisation et d’implosion » présenté à l’Unikin


Après avoir porté leur ouvrage collectif « La RDC face au complot de balkanisation et d’implosion » à l’hôtel Sultani, il y a deux mois, trois de douze auteurs l’ont présenté, le samedi 6 avril, à la communauté universitaire de la Colline inspirée.

Depuis quelque temps, des professeurs de l’Université de Kinshasa (Unikin) et autres chercheurs réfléchissent sur les causes de la crise politique et la situation des guerres récurrentes en RDC.

Animés d’une communion intellectuelle, ils concluent tous que la RDC est sous les menaces sérieuses de balkanisation et d’implosion, et qu’il fallait agir pour éveiller la conscience nationale afin, disaient-ils, de faire échec à ce complot ourdi depuis la nuit des temps dans des officines occidentales.

D’où l’édition d’un ouvrage collectif qui a été présenté, le samedi 6 avril 2013 à l’Université de Kinshasa (UNIKIN), après qu’il a été porté sur les fonts baptismaux il y a deux mois à l’hôtel Sultani à Kinshasa.

Au cours de la conférence-débat qui se confondait quelque peu avec une séance de restitution, trois des douze auteurs de l’ouvrage collectif, en l’occurrence Freddy Mulumba, Administrateur directeur général du Groupe Médias 7, le professeur Kibanda ont planché respectivement sur les thèmes  « De l’accord de Lusaka à la Résolution 2098 des Nations unies, relative au déploiement d’une brigade intervention dans l’Est de la RDC », et « Les fondements économiques de balkanisation de la RDC ».

Le professeur Kankwende Mbaya s’est, quant à lui, attardé sur la genèse, le contenu et le message de ce livre qui continue d’alimenter le débat sur la place publique. C’était dans l’auditoire de deuxième licence des Sciences politiques et administratives, plein comme un œuf pris d’assaut par les professeurs, étudiants et chercheurs venus échanger sur ce qu’il y a d’important pour la RDC, le respect de son indépendance et de son intégrité territoriale.

Exposés des intervenants

Ouvrant le débat, le professeur Kankwende Mbaya a indiqué que l’édition de ce support scientifique, fruit de plusieurs intelligences, est partie d’un seul constat, du reste amère : la faillite de l’Etat.

Il a, pour étayer sa thèse, évoqué la prolifération des groupes armés qui sèment la terreur et la désolation dans la partie Est de la RDC. A cela s’ajoute, précise le professeur, la porosité des frontières sujettes d’incursion des forces étrangères qui pillent, tuent et violent systématiquement les populations de l’Est sous le regard quelque peu complice de la mission des Nations unies composée de plus de 17 000 hommes.

La mission des Nations unies pour la stabilisation du Congo (MONUSCO) est la deuxième plus importante mission onusienne en Afrique, après celle du Darfour au Soudan. La mainmise étrangère sur l’économie de la RDC, pertes progressives des prérogatives régaliennes au profit de certains acteurs internationaux, est autant de signes qui dénotent, à en croire le professeur Kankwende, l’état de la déliquescence de la RDC.

C’est à cette occasion, avait-il fait remarquer, que les deux centres de recherches de la faculté des Sciences sociales politiques et administratives en intelligence avec le Groupe de presse Médias 7, avaient pris la résolution d’organiser une série des conférences pour sensibiliser l’opinion, aux menaces de balkanisation et d’implosion de la RDC qui remontent de l’époque coloniale, a-t-il également dit.

Ce plan de balkanisation de la RDC resurgit aujourd’hui dans le contexte de nouveaux leaders africains qui consistent, explique le professeur, à utiliser des leaders politiques proches de la RDC, pour matérialiser assidûment ce projet. C’est le cas des crises chroniques dans l’Est du pays qui ont, selon lui, pour objectif, de rendre ingouvernable la RDC. Ainsi la balkanisation pourra facilement prendre corps, a-t-il expliqué, rappelant qu’à la période de la Guerre froide, le plan de la balkanisation était momentanément mis en veilleuse pour raison de positionnement idéologique.

Kankwenda Mbaya conclut que ce livre ne consiste pas seulement à dénoncer le complot de balkanisation, mais aussi à s’y opposer par tous les moyens.
Freddy Mulumba, surnommé l’homme de terrain, a planché sur la faiblesse de l’Etat par rapport aux accords qu’il a signés au cours des 15 dernières années. Selon lui, de l’Accord de Lusuka à la Résolution 2098 des Nations unies en passant par l’Accord de Sun City, l’Accord de Goma et tout récemment  celui d’Addis-Abeba du 24 février 2013, tout est fait pour balkaniser la RDC.

Pour lui, l’esprit de l’accord du 24 février 2013 consiste à priver l’Etat de son pouvoir de décision. C’est le cas, dit-il, de la fameuse 11+4. Rien ne pourra être décidé sans l’aval de ce schéma. D’où, affirme l’orateur, le pays est sous tutelle. Tout doit être mis en place pour récupérer l’indépendance politique et économique de la RDC, a-t-il suggéré, en appelant tous les Congolais au sens élevé de responsabilité pour sauver la nation en danger  De son côté, le professeur Kibanda s’est appesanti à expliquer à l’assistance les raisons économiques cachées du plan de balkanisation.  Il s’agit des ressources naturelles dont regorge la RDC. Pour lui, l’enjeu de ces richesses n’est seulement pas les finances mais surtout les raisons stratégiques. Car les ressources de la RDC sont des atouts majeurs susceptibles de lui conférer plus tard le statut de super puissance. D’où, la balkanisation, entendu malheureusement comme le seul moyen d’empêcher la montée en puissance de la RDC.

 

Posté par lumbamba à 11:30 - - Commentaires [0] - Permalien [#]

07 avril 2013

Allemagne: Les combattants nouvelle formule, c'est pour bientôt

Kabila dégage

Le rendez-vous d'hier, 6 avril a été tenu et les combattants de quatre coins d'Allemagne y ont répondu nombreux dans une salle archi comble réservée pour la circonstance. La modération était confiée aux bons soins  du docteur Denis Kapuku Mukuna, le président de l'association africaine de Cologne. A son appel, madame Marthe Ngomba Matanda de Duisburg a présenté l'essentiel du travail du comité provisoire, à savoir la préparation des documents de base et les propositions sur les différentes structures à donner à la plate-forme. Juste après la présentation, un débat s'en est suivi. Certains revenaient sur les dangers que l'on peut rencontrer dans la création d'une nouvelle structure: Le danger de corruption, de l'usurpation de pouvoir, etc...Plutôt que créer une nouvelle structure, ils insistaient sur la coordination de plusieurs associations existantes, comme elles l'ont fait jusqu'à présent, pour gérer les activités des combattants. Mais dans l'ensemble, l'assistance a retenu l'option de la restructuration du mouvement allant  jusqu'à lui trouver une personnalité juridique propre.

Prenant la parole, monsieur Jules Makofo a exhorté les combattants à plus de dynamisme dans l'action. La préparation structurelle du mouvement des combattants ne peut, en aucun cas, empêcher la poursuite du combat. Selon lui, dès que les circonstances l'exigent, les combattants doivent rester aux aguets, restés attentifs et répondre présents à chaque étape du combat pour la libération du Congo.

La réunion s'est poursuivie avec la constitution de cinq ateliers dont la mission était de discuter sur le nom et le siège, les buts et les objectifs et l'organigramme de la plate-forme à créer. Les résultats de leurs travaux ont été présentés à l'assistance. Le comité provisoire a donc la charge de procéder à l'analyse de toutes les informations recueillies auprès des ateliers. La délégation venue de France, présente dans la salle, a félicité les organisateurs pour leur dévouement sans relâche dans le combat de la libération de la RDC.

La date de la prochaine réunion sera communiquée incessamment.

Lumbamba Kanyiki

Posté par lumbamba à 15:19 - - Commentaires [0] - Permalien [#]

RDC : reprise des négociations entre le gouvernement et le M23 à Kampala en Ouganda

L'abbé Appolinaire Malu Malu, à Goma, en République Démocratique du Congo, le 6 janvier 2007. Il est le principal négociateur du gouvernement congolais avec le M23.
L'abbé Appolinaire Malu Malu, à Goma, en République Démocratique du Congo, le 6 janvier 2007. Il est le principal négociateur du gouvernement congolais avec le M23.
(Photo : AFP)
Par RFI

Les délégations du gouvernement de Kinshasa et du M23 sont de retour à Kampala, la capitale ougandaise, depuis hier, samedi 6 avril 2013.
Le facilitateur ougandais a de nouveau convoqué les deux parties en conflit dans l'Est de la RDC pour faire redémarrer les négociations, entamées en décembre dernier.

Le dialogue était au point mort depuis le 15 mars dernier, mais depuis, la donne a changé. Le M23 a éclaté en deux factions, et Bosco Ntaganda, l’ex-général congolais accusé de crimes contre l’humanité, est devant la Cour pénale internationale.

L'ONU a, quant à elle, créé une brigade d'intervention chargée de lutter contre les groupes armés dans l'Est du Congo. Pourtant, « les discussions vont recommencer là où elles s'étaient arrêtées », assure l'abbé Malu Malu, l'un des principaux négociateurs du gouvernement congolais présent dans la capitale ougandaise.

Côté M23, c'est la mouvance du général Sultani Makenga et de Bertrand Bisimwa qui reprend les pourparlers. Mais un problème demeure : Kinshasa exige le désarmement et la dissolution du M23 par lui-même, ce qui va très certainement faire blocage.

Il n'y a donc pas pour le moment de décision à attendre. Le chef de la délégation gouvernementale, le ministre congolais des affaires étrangères Raymond Tshibanda est attendu mardi 9 avril à Nairobi pour l'investiture du nouveau président kenyan, Uhuru Kenyatta. Il ne sera donc pas à Kampala avant le milieu de la semaine prochaine.

Posté par lumbamba à 13:38 - - Commentaires [0] - Permalien [#]