08 avril 2013

Les non-dits de la lettre de Thierry Michel à Moïse Katumbi


Le cinéaste Thierry Michel a fait parvenir à notre rédaction une copie de sa lettre adressée au gouverneur du Katanga Moïse Katumbi Chapwe, laquelle fait office de droit de réponse à l’interview accordée par ce dernier  à Jeune Afrique dans édition du 17 au 23 mars 2013. La réaction de Thierry Michel concerne les réponses de Moïse Katumbi Chapwe relatives au contenu du film ‘’L’irrésistible ascension de Moïse Katumbi’’ dont la  première sortie est prévue au courant de la semaine prochaine.Le Potentiel avait repris ladite interview  dans son édition du 20 mars 2013. Voilà qui justifie le fait que Thierry Michel ait réservé à notre rédaction une copie de sa lettre. Toutefois, nous ne nous sommes pas précipités à publier cette lettre car, il nous fallait procéder à des vérifications des déclarations de l’un et de l’autre.

Le cinéaste belge affirme dans  sa lettre ce qui suit : «  A propos de l’existence, je cite «de liens avec des sociétés avec lesquelles je n’ai jamais travaillé», le film cite en effet votre partenariat avec l’ex-ministre et bâtonnier Jean Claude Muyambo Kyassa comme associé; nous avons la copie du document notarié inscrit au registre du greffe du commerce du tribunal de grande instance de Lubumbashi sous le N° 20443 et relatif à la société Twatotela Mining SPRL, dans laquelle vous étiez le principal détenteur de parts sociales avec Jean Claude Muyambo ». A cet effet, nous avons fait le déplacement de Lubumbashi pour une petite enquête auprès des services compétents afin de nous faire une religion sur cette allégation.

L’Office notarial de la ville de Lubumbashi reconnaît avoir enregistré le 1er novembre 2003,  le procès verbal de l’Assemblée générale extraordinaire de la société Twatotela mining Sprl.  La lecture de ce PV indique que l’associé Moïse Katumbi Chapwe a été représenté par le bâtonnier Jean-Claude Muyambo K. C’est même ce dernier qui a signé ledit PV avec cette mention : ‘’Monsieur Moïse Katumbi Chapwe, représenté par le bâtonnier Jean-Claude Muyambo’’. Avait-il reçu procuration de ce dernier pour l’engager ?  Le concerné dit non. Bien plus, sur les six présumés associés mentionnés dans le PV, Jean-Claude Muyambo a signé au nom de trois d’entre eux.

A ceux qui seraient tentés d’indiquer que l’associé gérant pourrait engager un autre associé, le PV répond, à travers la  5ème résolution intitulée ‘’conseil de gérance ». Elle est libellée de la manière suivante: «  Monsieur Mukasa Kalembwe Caliste est confirmé Gérant de la société Twami Sprl pour une durée indéterminée ; Monsieur Kitangu Mazemba Ignace est admis au sein du Conseil de gérance en tant qu’administrateur de la société Twami Sprl. A l’intérieur de ses fonctions, Monsieur Kitangu Mazemba Ignace devra être cosignataire et ensemble avec le gérant, ils devront engager la société dans toutes les opérations financières, bancaires et administratives dans le cadre des opérations de la société Twami sprl ».  

L’on note, toujours en parcourant le PV de l’Assemblée générale extraordinaire de Twami Sprl du 24 septembre 2003 que les indications relatives aux parts de chaque associé ne concernent que  la Société Zenyth Foundation (6 millions FC, soit 60 % des parts sociales) ; Bob Muhembo ( 2 millions FC, soit 20 % des parts sociales) ; Mme Makonga Lenge (1 million Fc, soit 10 % des parts sociales) et Mme Mwana Kyomba Ndwayee (1 million FC, soit 10 % des parts sociales).

Quand bien même Moïse Katumbi et Jean-Claude Muyambo auraient cédé leurs parts sociales à la société Zenyth Foundation comme  libellé dans la deuxième résolution de l’Assemblée générale, on aurait pu, à la limite, mentionner leurs mises respectives avant qu’ils ne procèdent à la cession de ces dernières.

Pourquoi y a-t-il eu cette omission ? Qu’est-ce que cela pouvait bien cacher ? Des questions pertinentes que le cinéaste belge devrait se poser avant s’émerveiller d’être tombé sur un scoop.  Ne sait-il pas qu’en matière associative la transparence est de rigueur ? 

Nous lui rappelons que le PV de cette Assemblée générale extraordinaire de Twatotela mining tenue le 24 septembre 2003, fait état de cinq résolutions. La deuxième résolution est libellée comme suit : « Les associés Moïse Katumbi Chapwe et Jean-Claude Muyambo K. cèdent respectivement leurs parts sociales à la société Zenyth Foundation et à Madame Makonga Lenge ». Là encore, nous nous interrogeons : quelles ont été les parts de ces associées avant de bénéficier de la cession faite par Moïse Katumbi et Jean-Claude Muyambo ?

Nous notons également que la Twami Sprl, qui doit exister en 2003 ou un peu avant, n’a comme archives  à ce jour, à l’Office notarial de Lubumbashi que ce seul PV de l’Assemblée extraordinaire. N’y a-t-il pas eu d’assemblées ordinaires  qui puissent  donner des indications sur les activités de la mining ?

Cette question nous a poussés à aller nous renseigner à la division provinciale des mines. Là, le chef de division nous répondra : « Cette société n’a jamais exercé une quelconque activité minière dans la province du Katanga », qu’il s’agisse de l’exploitation, du traitement ou de l’exportation des minerais.

Même son de cloche à la Direction provinciale des impôts du Katanga. Selon le chef de division, « le contribuable dont vous cherchez les renseignements a existé dans nos livres en 2008 en tant que société en constitution et depuis lors, elle n’existe plus dans notre répertoire ». Et d’ajouter : « Vous comprendrez donc qu’aucune déclaration, aucun paiement et encore moins aucun compte courant fiscal ne peut exister dans nos livres pour ce contribuable depuis sa création jusqu’à ce jour ».

Au greffe du tribunal de commerce de Lubumbashi, on est plus précis sur le dossier de Twami mining Sprl. Le greffier divisionnaire note qu’ « il ressort des éléments du dossier que cette société fut constituée par le statut notarié devant le notaire de la ville de Lubumbashi en date du 11 mai 2002 mais, déposé au greffe du tribunal de Grande instance de Lubumbashi le 14 juillet 2003, soit quatorze mois après sa constitution et ce, en violation de l’article 2 du décret du 27 février 1887 sur les sociétés commerciales tel que modifié à ce jour ».

Le greffier divisionnaire relève également « qu’à sa constitution, cette société comprenait trois associés dont Muyambo Kyassa Jean Claude de nationalité congoalsie résidant sur l’avenue Procureur Kangele au n°3463, commune de Lubumbashi ; Jacques Kapumba, résidant sur l’avenue Kamanyola au n° 253, commune de Lubumbashi, El Chaer Rachid, de nationalité libanaise, résidant au n°06 de l’avenue Milambo, quartier Socimat à Kinshasa/Gombe.

Revenant sur la fameuse Assemblée générale extraordinaire du 24 septembre 2003, le chef du greffe indique que sur les six associés de Twami mining sprl, deux sont représentés par le bâtonnier Jean-Claude Muyambo K. Il  relève que le PV de cette Assemblée générale extraordinaire ne mentionne ni l’inscription complémentaire, ni l’acte de cession des parts sociales entre associés moins encore une procuration spéciale donnant mandat à l’un des associés de représenter un autre associé.

Par ailleurs, nulle part dans le PV il n’est fait mention  de l’ouverture d’un compte bancaire de la Twami Sprl.  Question: où étaient logées les parts sociales des associés ?

Après avoir énuméré toutes ces irrégularités, le greffier divisionnaire tire cette conclusion : « la société Twatotela mining Sprl n’a pas d’existence juridique », autrement dit, son statut est nul de même que tout le reste.  

A la suite de cet éclairage, Thierry Michel pourrait-il continuer à soutenir : «  je n’ai pas été manipulé par qui que ce soit, je pense avoir suffisamment d’expérience professionnelle, après 40 années de métier, pour ne pas être instrumentalisé à mon insu » ? 

L’opinion peut prendre acte et se demander dans quelle intention le cinéaste belge a tenu à faire mention dans sa lettre à Moïse Katumbi Chapwe d’un communiqué tiré sur la toile et dans lequel on le menacerait ? Seule sa conscience pourrait édifier si elle en avait la possibilité.

Quant aux contrevérités et autres raccourcis que Thierry Michel a délibérément mis en exergue dans son film ‘’L’irrésistible ascension de Moïse Katumbi’’, le gouverneur du Katanga y a déjà répondu lui-même dans cet extrait de son interview à Jeune Afrique que nous reprenons ci-après :

JA. : Vous êtes plutôt populaire, vous êtes riche et également patron du club de football le plus performant au sud du Sahara. Certains vous comparent déjà à un Silvio Berlusconi congolais. Le cinéaste belge Thierry Michel vient même de vous consacrer son dernier film, ‘’ L’irrésistible ascension de Moïse Katumbi’’. Le portrait d’un homme dynamique et décidé à redresser sa province mais aussi celui d’un populiste qui multiplie abus de pouvoir et conflits d’intérêts…

M.K. : Je n’ai pas peur de la critique. Dans toute critique, pour peu qu’elle soit objective, il y a toujours un élément à retenir pour s’améliorer. Mais le film de Thierry Michel, pour lequel j’ai beaucoup de respect, est un documentaire à charge et contient une série de contrevérités ou de raccourcis.
Et il est basé sur des images d’archives, déjà vues dans Katanga Business (également réalisé par Thierry Michel et sorti en 2009). Ça m’a fait sourire, je me suis revu en taille 56, j’étais gros à cette époque, alors que je ne fais plus que 52 aujourd’hui. On y présente des images de 2005-2007, avant que je devienne gouverneur, donc comme se cela venait de se produire.C’est étonnant.

JA. : Concrètement, qu’appelez-vous contrevérités ?

MK. : Prenons l’exemple du football, présenté comme un tremplin politique. Je suis président d’un club depuis mes 18 ans. J’en ai 48 aujourd’hui. Vous pensez sincèrement  que j’aurais fait cela, à cet âge-là pour préparer une éventuelle carrière politique ? ou alors je suis un véritable stratège, un génie même ! C’est une passion. J’étais joueur-président puis je suis devenu président du TP Mazembe en 1997, succédant à mon frère. J’y ai mis beaucoup d’énergie dès mon arrivée et les résultats n’ont pas traîné : une demi-finale de la Coupe d’Afrique en 2002.

Depuis, nous nous maintenons au sommet et figurons parmi les quatre meilleures équipes du continent. Vous croyez que diriger un club de football permet de gagner des élections ? Demandez à l’ancien président Diomi Ndongala du V. Club de Kinshasa (de 2005 à 2007) ce qu’il en pense. Lui n’a pas été élu, malgré la popularité de son club.

JA. : Dans ce film, il est également question d’abus de pouvoir…

MK. : Je vais vous donner un deuxième exemple. Il parle de la situation monopolistique dans le transport routier. Ma société de transport a été créée en 2001 en Afrique du sud, alors que j’étais en exil. En 2004, je l’ai rapatriée au Congo. Elle détient 100 camions. Si vous comparez cela aux 18 000 camions qui rentrent chaque  mois d’Afrique du Sud, on est bien loin du monopole. Thierry Michel me prête des liens avec des sociétés avec lesquelles je n’ai jamais travaillé.

Confond dates et contenu de rencontres… Ma société Mining Company Katanga, je la possède depuis 1997, pas depuis que j’ai été élu gouverneur. Je crains qu’il ait été manipulé et qu’il n’ait pas vérifié ses informations. Mais j’en parlerai directement avec lui.

Lubumbashi, le 30 MAR 2013

N/REF : 172/CAB-GD/TRICOM/L’SHI/2013

                            Transmis  copie pour information à
                            Monsieur le Président du Tribunal
                            de Commerce de Lubumbashi
                            à Lubumbashi

                            A Maître Hubert DUMIBI, Avocat près
                               la Cour d’Appel de Lubumbashi
                                à LUBUMBASHI

Maître,

    J’ai l’honneur d’accuser réception de votre N/Réf : CAB-HD/BBM/4465/13 du 28 mars, ayant pour objet la demande de renseignements au sujet de la Société TWATOTELA MINING  SPRL, inscrit sous le NRC. 8880 au greffe du Tribunal de Commerce de Lubumbashi.
    Fn réponse de votre précitée, il ressort des éléments du dossier que cette société fut constituée par le statut notarié devant le notaire de la Ville de Lubumbashi en date du 11 mai 2002, mais, déposé au greffe du Tribunal de Grande Instance de Lubumbashi le 14 juillet 2003, soit quatorze (14) mois après sa constitution et ce, en viola lion de l’article 2 du décret du 27 février 1887 sur les Sociétés commerciales tel que modifié à ce jour.
    Qu’il nous revient également du dossier qu’à sa constitution, cette Société comprenait trois (3) associés dont Messieurs :
1. MUYAMBO KYASSA Jean-Claude de nationalité Congolaise résidant sur l’avenue Procureur KAMANYOLA au n° 253 Commune de Lubumbashi ;
2. Jacques KAPUMBA, résidant sur l(avenue KAMANYOLA, au n° 253 Commune de Lubumbashi
3. El CHAER RASHID, de nationalité Libanaise, résidant au n° 06 de l’avenue MILAMBO, Quartier Socimat à Kinshasa/Gombe
    Il git au dossier un dernier procès-verbal de l’Assemblee Générale Extraordinaire de la Société TWATOTFLA MINlNG SPRL du 24 septembre 2003, l’ordre du jour comportant les points ci-après:
- Admission des nouveaux associés et cession des parts sociales ;
- Modification des parts sociales;
- Changement du siège social;
- Conseil de gérance.
    Il est signalé que sur les six participants dont Messieurs Jean Claude MUYAMBO, associé ; Moïse KATUMBI CHAPWE, associé, la société ZENYYTH FOUNDATION, de droit suisse, tous ces deux associés présentés par Monsieur le Bâtonnier Jean-Claude MUYAMBO K ; BOB MUHEMBO, associé ; Mesdames MWANA KYOMBA NDAWAYEE et MAKONGA LENGE, Associées
    Cependant, il ne git au dossier à cet effet, ni l’inscription complémentaire, ni l’acte de cession des parts sociales entre associés, moins une mention prouvant l’existence d’une procuration spéciale donnant quelconque mandant à l’un des associés pour représenter un autre associé.
    Il est à noter que le  Nouveau Registre de Commerce de cette Société date du 15 juillet 2003k, dès lors, le dépôt du statut, étant effectué après le délai de six mois imparti par les articles 2 et 3 du décret du 27 février 1887, ce statut est nul tandis que imparti par les articles 2 et 36 du décret du 27 février 1887, ce statut est nul tandis que la société TWATOLELA MINING SPRL, n’a pas d’existence juridique.
    Veuillez agréer, Maître l’expression de ma considération distinguée.






Transmis copie pour information à :
- Son Excellence Monsieur le Ministre des Mines;
- Monsieur le Secrétaire Général des Mines,
(Tous) à Kinshasa-Gombe

- Son Excellence Monsieur le Gouverneur de la Province du Katanga;
- Son Excellence Monsieur le Ministre Provincial des Mines;
(Tous) à Lubumbashi

Objet: Information
A Monsieur le Directeur du Journal le Potentiel
à Kinshasa-Gombe
Monsieur le Directeur,
 
Ayant appris que votre journal aurait fait état de l’existence d’une société minière dénommée TUATOTELINI MINING, j’ai jugé bon de vous informer que cette société n’a jamais exercée une quelconque activité minière dans la Province du Katanga (exploitation, traitement ou exportation).
Veuillez agréer, Monsieur le Directeur, l’assurance de ma considération distinguée.

TRANSMIS copie pour information à :
- Monsieur le Directeur Provincial des Impôts du Katanga
- Monsieur l’Inspecteur Chef de Pool
- Monsieur le Chef de Division de la Taxation et de la Documentation

(Tous) à LUBUMBASHI.
 
Objet: Réponse à votre lettre
    N° CAB-HD/BBM/4466/13
    Du 28/03/2013
 
Messieurs,

    J’ai l’honneur d’accuser réception de votre lettre dont références reprises en marge, par laquelle vous demandez la situation fiscale de la Société TWATOTELA MINING SPRL et vous en remercie.
    A ce propos, je porte à votre connaissance que le contribuable dont vous cherchez les renseignements a existé à nos livres en 2008 en tant que société en constitution et depuis lors elle n’existe plus dans notre répertoire.
    Vous comprendrez donc, Messieurs, qu’aucune déclaration, aucun paiement et encore moins aucun Compte Courant Fiscal ne peut exister à nos livres pour ce contribuable depuis sa création à ce jour.
    Veuillez agréer l’expression de ma considération distinguée.
 

LE CHEF DE CENTRE DES IMPOT DE LUMBASHI,
P.V. DE L’ASSEMBLEE GENERALE EXTRAORDINAIRE
DE LA SOCIETE TWATOTELA MINING S.P.R.L.

Il s’est tenu le 24 septembre 2003 une Assemblée Générale extraordinaire de la société TWAMI SPRL.
1. LIEU:
Siège social de la société TWAMI SPRL situé au n’ 2504 du Boulevard Kamanyola dans la commune de Lubumbashi
2. PARTICIPANTS:
* Monsieur Jean-Claude MUYAMBO, Associé;
* Monsieur Moïse KATUMBI CHAPWE, Associé, représenté par le Bâtonnier Jean-Claude MUYAMBO K. ;
* Monsieur BOB MUHEMBO, Associé ;
* Madame MWANA KYOMBA NDWAYEE, Associée ;
* Madame MAKONGA LENGE, de nationalité congolaise, résidant au n° 3463
* La Société ZENYTH FOUDATION, de droit suisse, ayant son siège social à ZUG,MEES PIERSON TRUST ALPENSTRASSE n°15 ZIP CODE 6304-ZUG SWITZERLAND, représentée par Monsieur le Bâtonnier Jean-Claude MUYAMBO K (invitée) ;
    Les Associés décident de confier la présidence de l’Assemblée Générale Extraordinaire à l’associé Jean-Claude MUYAMBO K.
    Il est constaté que le quorum est atteint et l’Assemblée Générale Extraordinaire peut siéger valablement.
3. ORDRE DU JOUR
L’ordre du jour comporte les points ci-après :
* Admission des nouveaux associés et cession des parts sociales,
* Modification des parts sociales;
* Changement du siège social;
* Conseil de gérance.
    Après débats de délibération, l’Assemblée Générale Extraordinaire prend les résolutions ci-après :
*1ère Résolution
Les personnes physiques et morales ci-après sont admises comme associés de la société TWAMI SPRL. Il s’agit de :
- la société ZENYTH FOUNDATION
- Madame MAKONGA LENGE
*2ème Résolution:
Les associés Moïse KATUMBI CHAPWE et Jean-Claude MUYAMBO K. cèdent respectivement leurs parts sociales à la société ZENYTH FOUNDATION et à Madame MAKONGA LENGE.
*3ème Résolution:
Les parts sociales ont été souscrites de la manière suivante:
*Société ZENYTH FOUNDATION, apport de 6.000.000,00 FC (Francs congolais six millions), soit 60% des parts sociales;
*Monsieur BOB MUHEMBO, apport de 2.000.000,00 FC (Francs congolais  deux millions), soit 20 % des parts sociales;
*Madame MAKONGA LENGE, apport de 1.000.000,00 FC (Francs congolais un million), soit 10% des parts sociales;
*Madame MWANA KYOMBA NDWAYEE, apport de 1.000.000,00 FC (Francs congolais un million), soit 10% des parts sociales;
*4ème Résolution: changement du siège social
Le siège de la société TWAMI SPRL est situé au n° 270 de l’avenue Kasavubu dans la commune de Lubumbashi.
*5ème Résolution: Conseil de gérance
- Monsieur MUKASA KALEMBWE Caliste est confirmé Gérant de la société TWAMI SPRL pour une durée indéterminée;
- Monsieur KITANGU MAZEMBA Ignace est admis au sein du conseil de Gérance en tant qu’Administrateur de la société TWAMI SPRL.
    A l’intérieur de ses fonctions, Monsieur KITANGU MAZEMBA Ignace devra être cosignataire et ensemble avec le gérant, ils devront engager la société dans toutes les opérations financières, bancaires et administratives dans le cadre des opérations de la société TWAMI SPRL
*6ème Résolution
Les articles 2, 6 et 12 des statuts sont modifiés de la manière ci-après :
Article deux :
Le siège social est étable à Lubumbasi, sis, avenue Kasavubu au n° 270 dans la commune de Lubumbashi.
Mais il pourra sur décision de la gérance être transféré en tout autre endroit de la République Démocratique du Congo.
Il peut être établi des sièges administratifs, succursales, bureaux, agences, dépôts ou comptoirs en n’importe quel lieu, tant en République Démocratique du Congo qu’à l’Etranger.
Article six :
Les parts sociales ont été souscrites de la manière suivante :
* Société ZENYTH FOUNDATION, apporte de 6.000.000,00 FC (Francs congolais six millions), soit 60 % des parts sociales,
* Monsieur BOB MUHEMBO, apport de 2.000.000,00 FC (Franc congolais deux millions), soit 20% des parts sociales ;
* Madame MAKONGA LENGE, apport de 1.000.000,00 FC (Franc congolais un million), soit 10% des parts sociales
* Madame MWANA KYONGA NDWAYEE, apport de 1.000.000,00 (Francs congolais un million), soit 10% des parts sociales ;
Article douze
La société est administrée par un Conseil de gérance nommé et révocable par l’Assemblée Générale
A cet effet, Monsieur MUKASA KALEMBWE Caliste et Monsieur KITANGU MAZEMBA Ignace sont désignés respectivement en qualité de Membres du Conseil de Gérance.
La durée de leur fonction n’est pas limitée.
Leur rémunération est fixée annuellement par l’Assemblée Générale.
*7ème Résolution
Les participants donnent mandat à Maître Serge CHUNGU de procéder aux formalités administratives devant le Notaire et le Greffe du Registre de Commerce (Tribunal de Grande Instance).
L’ordre du jour étant épuisé, le président de l’Assemblée Générale lève la séance.
Il a été dressé le présent procès-verbal qui est signé par les participants.

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L’ouvrage « La RDC face au complot de balkanisation et d’implosion » présenté à l’Unikin


Après avoir porté leur ouvrage collectif « La RDC face au complot de balkanisation et d’implosion » à l’hôtel Sultani, il y a deux mois, trois de douze auteurs l’ont présenté, le samedi 6 avril, à la communauté universitaire de la Colline inspirée.

Depuis quelque temps, des professeurs de l’Université de Kinshasa (Unikin) et autres chercheurs réfléchissent sur les causes de la crise politique et la situation des guerres récurrentes en RDC.

Animés d’une communion intellectuelle, ils concluent tous que la RDC est sous les menaces sérieuses de balkanisation et d’implosion, et qu’il fallait agir pour éveiller la conscience nationale afin, disaient-ils, de faire échec à ce complot ourdi depuis la nuit des temps dans des officines occidentales.

D’où l’édition d’un ouvrage collectif qui a été présenté, le samedi 6 avril 2013 à l’Université de Kinshasa (UNIKIN), après qu’il a été porté sur les fonts baptismaux il y a deux mois à l’hôtel Sultani à Kinshasa.

Au cours de la conférence-débat qui se confondait quelque peu avec une séance de restitution, trois des douze auteurs de l’ouvrage collectif, en l’occurrence Freddy Mulumba, Administrateur directeur général du Groupe Médias 7, le professeur Kibanda ont planché respectivement sur les thèmes  « De l’accord de Lusaka à la Résolution 2098 des Nations unies, relative au déploiement d’une brigade intervention dans l’Est de la RDC », et « Les fondements économiques de balkanisation de la RDC ».

Le professeur Kankwende Mbaya s’est, quant à lui, attardé sur la genèse, le contenu et le message de ce livre qui continue d’alimenter le débat sur la place publique. C’était dans l’auditoire de deuxième licence des Sciences politiques et administratives, plein comme un œuf pris d’assaut par les professeurs, étudiants et chercheurs venus échanger sur ce qu’il y a d’important pour la RDC, le respect de son indépendance et de son intégrité territoriale.

Exposés des intervenants

Ouvrant le débat, le professeur Kankwende Mbaya a indiqué que l’édition de ce support scientifique, fruit de plusieurs intelligences, est partie d’un seul constat, du reste amère : la faillite de l’Etat.

Il a, pour étayer sa thèse, évoqué la prolifération des groupes armés qui sèment la terreur et la désolation dans la partie Est de la RDC. A cela s’ajoute, précise le professeur, la porosité des frontières sujettes d’incursion des forces étrangères qui pillent, tuent et violent systématiquement les populations de l’Est sous le regard quelque peu complice de la mission des Nations unies composée de plus de 17 000 hommes.

La mission des Nations unies pour la stabilisation du Congo (MONUSCO) est la deuxième plus importante mission onusienne en Afrique, après celle du Darfour au Soudan. La mainmise étrangère sur l’économie de la RDC, pertes progressives des prérogatives régaliennes au profit de certains acteurs internationaux, est autant de signes qui dénotent, à en croire le professeur Kankwende, l’état de la déliquescence de la RDC.

C’est à cette occasion, avait-il fait remarquer, que les deux centres de recherches de la faculté des Sciences sociales politiques et administratives en intelligence avec le Groupe de presse Médias 7, avaient pris la résolution d’organiser une série des conférences pour sensibiliser l’opinion, aux menaces de balkanisation et d’implosion de la RDC qui remontent de l’époque coloniale, a-t-il également dit.

Ce plan de balkanisation de la RDC resurgit aujourd’hui dans le contexte de nouveaux leaders africains qui consistent, explique le professeur, à utiliser des leaders politiques proches de la RDC, pour matérialiser assidûment ce projet. C’est le cas des crises chroniques dans l’Est du pays qui ont, selon lui, pour objectif, de rendre ingouvernable la RDC. Ainsi la balkanisation pourra facilement prendre corps, a-t-il expliqué, rappelant qu’à la période de la Guerre froide, le plan de la balkanisation était momentanément mis en veilleuse pour raison de positionnement idéologique.

Kankwenda Mbaya conclut que ce livre ne consiste pas seulement à dénoncer le complot de balkanisation, mais aussi à s’y opposer par tous les moyens.
Freddy Mulumba, surnommé l’homme de terrain, a planché sur la faiblesse de l’Etat par rapport aux accords qu’il a signés au cours des 15 dernières années. Selon lui, de l’Accord de Lusuka à la Résolution 2098 des Nations unies en passant par l’Accord de Sun City, l’Accord de Goma et tout récemment  celui d’Addis-Abeba du 24 février 2013, tout est fait pour balkaniser la RDC.

Pour lui, l’esprit de l’accord du 24 février 2013 consiste à priver l’Etat de son pouvoir de décision. C’est le cas, dit-il, de la fameuse 11+4. Rien ne pourra être décidé sans l’aval de ce schéma. D’où, affirme l’orateur, le pays est sous tutelle. Tout doit être mis en place pour récupérer l’indépendance politique et économique de la RDC, a-t-il suggéré, en appelant tous les Congolais au sens élevé de responsabilité pour sauver la nation en danger  De son côté, le professeur Kibanda s’est appesanti à expliquer à l’assistance les raisons économiques cachées du plan de balkanisation.  Il s’agit des ressources naturelles dont regorge la RDC. Pour lui, l’enjeu de ces richesses n’est seulement pas les finances mais surtout les raisons stratégiques. Car les ressources de la RDC sont des atouts majeurs susceptibles de lui conférer plus tard le statut de super puissance. D’où, la balkanisation, entendu malheureusement comme le seul moyen d’empêcher la montée en puissance de la RDC.

 

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07 avril 2013

Allemagne: Les combattants nouvelle formule, c'est pour bientôt

Kabila dégage

Le rendez-vous d'hier, 6 avril a été tenu et les combattants de quatre coins d'Allemagne y ont répondu nombreux dans une salle archi comble réservée pour la circonstance. La modération était confiée aux bons soins  du docteur Denis Kapuku Mukuna, le président de l'association africaine de Cologne. A son appel, madame Marthe Ngomba Matanda de Duisburg a présenté l'essentiel du travail du comité provisoire, à savoir la préparation des documents de base et les propositions sur les différentes structures à donner à la plate-forme. Juste après la présentation, un débat s'en est suivi. Certains revenaient sur les dangers que l'on peut rencontrer dans la création d'une nouvelle structure: Le danger de corruption, de l'usurpation de pouvoir, etc...Plutôt que créer une nouvelle structure, ils insistaient sur la coordination de plusieurs associations existantes, comme elles l'ont fait jusqu'à présent, pour gérer les activités des combattants. Mais dans l'ensemble, l'assistance a retenu l'option de la restructuration du mouvement allant  jusqu'à lui trouver une personnalité juridique propre.

Prenant la parole, monsieur Jules Makofo a exhorté les combattants à plus de dynamisme dans l'action. La préparation structurelle du mouvement des combattants ne peut, en aucun cas, empêcher la poursuite du combat. Selon lui, dès que les circonstances l'exigent, les combattants doivent rester aux aguets, restés attentifs et répondre présents à chaque étape du combat pour la libération du Congo.

La réunion s'est poursuivie avec la constitution de cinq ateliers dont la mission était de discuter sur le nom et le siège, les buts et les objectifs et l'organigramme de la plate-forme à créer. Les résultats de leurs travaux ont été présentés à l'assistance. Le comité provisoire a donc la charge de procéder à l'analyse de toutes les informations recueillies auprès des ateliers. La délégation venue de France, présente dans la salle, a félicité les organisateurs pour leur dévouement sans relâche dans le combat de la libération de la RDC.

La date de la prochaine réunion sera communiquée incessamment.

Lumbamba Kanyiki

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RDC : reprise des négociations entre le gouvernement et le M23 à Kampala en Ouganda

L'abbé Appolinaire Malu Malu, à Goma, en République Démocratique du Congo, le 6 janvier 2007. Il est le principal négociateur du gouvernement congolais avec le M23.
L'abbé Appolinaire Malu Malu, à Goma, en République Démocratique du Congo, le 6 janvier 2007. Il est le principal négociateur du gouvernement congolais avec le M23.
(Photo : AFP)
Par RFI

Les délégations du gouvernement de Kinshasa et du M23 sont de retour à Kampala, la capitale ougandaise, depuis hier, samedi 6 avril 2013.
Le facilitateur ougandais a de nouveau convoqué les deux parties en conflit dans l'Est de la RDC pour faire redémarrer les négociations, entamées en décembre dernier.

Le dialogue était au point mort depuis le 15 mars dernier, mais depuis, la donne a changé. Le M23 a éclaté en deux factions, et Bosco Ntaganda, l’ex-général congolais accusé de crimes contre l’humanité, est devant la Cour pénale internationale.

L'ONU a, quant à elle, créé une brigade d'intervention chargée de lutter contre les groupes armés dans l'Est du Congo. Pourtant, « les discussions vont recommencer là où elles s'étaient arrêtées », assure l'abbé Malu Malu, l'un des principaux négociateurs du gouvernement congolais présent dans la capitale ougandaise.

Côté M23, c'est la mouvance du général Sultani Makenga et de Bertrand Bisimwa qui reprend les pourparlers. Mais un problème demeure : Kinshasa exige le désarmement et la dissolution du M23 par lui-même, ce qui va très certainement faire blocage.

Il n'y a donc pas pour le moment de décision à attendre. Le chef de la délégation gouvernementale, le ministre congolais des affaires étrangères Raymond Tshibanda est attendu mardi 9 avril à Nairobi pour l'investiture du nouveau président kenyan, Uhuru Kenyatta. Il ne sera donc pas à Kampala avant le milieu de la semaine prochaine.

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Santé : un adulte sur trois souffre d’hypertension artérielle dans le monde, selon Ban Ki-Moon

 
Infirmières de l'hôpital général de Kinshasa, janvier 2011.Infirmières de l'hôpital général de Kinshasa, janvier 2011.

Cette année, la journée mondiale de la santé, célébrée le 7 avril, est consacrée à l’hypertension artérielle. Le thème retenu est : « « Surveillez votre tension artérielle ». L’hypertension est l’une des principales causes de décès dans les pays riches comme dans les pays pauvres, a déclaré le Secrétaire général des Nations unies, Ban Ki-Moon samedi 6 avril, dans son message en rapport avec cette journée. Il a rappelé qu’un adulte sur trois souffre de l’hypertension dans le monde. Ban Ki-Moon a invité toute personne adulte à se faire contrôler régulièrement la pression artérielle par des professionnels de santé pour prévenir cette pathologie.

En effet, le Secrétaire général de l’ONU a expliqué que l’hypertension, à l’origine de maladies cardiovasculaires, n’est pas souvent diagnostiquée car elle est quasiment asymptomatique. Cependant, il indique qu’il est facile de prendre des mesures lorsqu’elle est dépistée tôt. Cela permet aussi de réduire les risques de crise et d’insuffisance cardiaque ainsi que d’accident vasculaire cérébral.

L’hypertension artérielle (HTA) est une pathologie cardiovasculaire définie par une pression artérielle trop élevée. On parle communément d’hypertension artérielle pour une pression artérielle systolique supérieure à 140 mmHg (millimètre de mercure) et une pression artérielle diastolique supérieure à 90 mmHg.

 

Ban Ki-Moon a aussi souligné qu’un mode de vie sain peut aider à vivre plus longtemps.

Il a rappelé quelques règles de vie qui aide à maîtriser l’hypertension:

  • réduire la consommation de sel ;
  • manger équilibré ;
  • limiter la consommation d’alcool et de tabac ;
  • faire de l’exercice régulièrement ;
  • éviter le stress réduit le risque d’hypertension.

Cela permet de lutter contre les maladies cardiovasculaires, qui font partie des quatre catégories des maladies non transmissibles les plus mortelles.

En RDC, quatre malades sur dix malades avec leur tension artérielle

Dans différents hôpitaux de la RDC, au moins quatre malades sur dix ont un problème de tension artérielle, selon le chef de service de médecine interne à la Clinique Ngaliema, Dr Jean-Laurent Takombe.

Celui-ci fait savoir qu’« on ne guérit pas de l’hypertension artérielle ».

Dr Jean-Laurent Takombe a expliqué que le traitement contre la tension artérielle comprend d’abord des mesures hygiéno-diététiques.

« On insiste sur le fait qu’il faudra faire de l’exercice physique de manière régulière : des séances de 45 minutes ou d’une heure d’exercices physiques, trois à quatre fois par semaine. Il faudra éviter le sédentarisme » conseille le chef de service de médecine interne à la Clinique Ngaliema .

Dr Jean-Laurent Takombe  conseille à ceux qui sont déjà atteints de l’hypertension  de se faire prélever la tension artérielle régulièrement et prendre des médicaments aux mêmes heures.

radiookapi.net

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De Pie Tshibanda à Monsieur Albert Kisonga

… Des villageois pourchassent deux voleurs qui ont volé une vache. L’un dit à son ami : « Coupe la cuisse de la vache, jette-la par terre »… Les villageois se mettent à s’entretuer pour la cuisse pendant que les voleurs disparaissent avec la vache ! La tendance de vos textes : montrer que vous savez, que vous étiez là, que vous avez parlé avec un tel, que Kabila lui-même était votre ami personnel… Dans vos textes, ce qui était au conditionnel hier peut devenir affirmation aujourd’hui !

Vous demandez à vos contradicteurs des preuves, mais vous oubliez qu’ils sont en droit de vous en demander, eux aussi ! L’absence de preuves (même provisoire) profite-t-elle à l’accusateur ou à l’accusé ? Votre vraie motivation ? N’êtes-vous pas celui qui nous a conseillé de téléphoner à nos familles pour qu’ils ne votent pas Kabila ? Celui qui a écrit (de mémoire) : « Comment voulez-vous que les baluba n’aient pas tendance à se regrouper puisque les Congolais ont tendance à les marginaliser ?»

A propos d’« Une vie de chien », un plat que vous ns avez servi et qui a fait mal à tous les Congolais, vous vous êtes expliqué (piège de journalistes) et nous vous avons oublié. Mais en revanche, avez-vous compté combien de fois vous revenez sur des rengaines déjà entendues, vos amis de Bakwanga ? Si vous devriez citer les peuples qui ont pratiqué l’anthropophagie, les Basala Mpasu seraient parmi les victimes ?

La mort de Lumumba est à l’ordre du jour, pourquoi n’allez-vous pas, une fois pour toutes, communiquer les preuves de l’implication de ceux que vous aimez accuser ? C’est quand même bizarre qu’un homme qui aurait autant de responsabilité dans la mort de Lumumba comme vous avez coutume d’insinuer puisse à ce point échapper aux enquêtes judiciaires et en Occident et à la CNS ! Bizarre non ?

Mr Kalema écrit : « Muyej n’est pas Katangais, il est Kasaïen, il doit donc démissionner». Si vous aviez été cohérent avec vous-même, Mr Kisonga, l’idéal aurait été d’écrire : « Je vous l’avais bien dit que les autres Congolais avaient tendance à s’en prendre aux Luba du Kasaï ! Aujourd’hui, après avoir chassé les Kasaïens du Katanga, après avoir « gagné » le pouvoir, des Katangais tirent sur des Kata-Katanga…  Mais les coupables c’est tjrs les Kasaïens, via Muyej qui pour le besoin de la cause cesse d’être rund, il serait Kasaïen ! La théorie du bouc émissaire !»

Mais au lieu de cela, vous êtes tombé dans le piège de la diversion. Et voilà le voleur parti avec la vache ! Les vrais responsables du chaos au Congo peuvent se frotter les mains ! Eux ne seront jamais pointés du doigt, tant qu’il y aura au Congo des Kasaïens ! Et vous vous étonnez que le Voisin vienne nous dominer ? Et si l’on gazait carrément les Kasaïens? Le Congo irait beaucoup mieux, non ? Il semble que les bruits de bottes se font encore entendre au Kivu ! C’est loin du Kasaï pourtant !

Monsieur Kisonga, aujourd’hui c’est l’avenir de nos enfants qui se joue, il y a tjrs ce complot de balkanisation que vous favorisez inconsciemment. Un prof de l’ULB a dit dans une conférence que le Noir n’est pas capable de se prendre en charge et il citait vos textes comme preuves. Faites attention à ce que vous écrivez. Les écrits restent. Téléphonez-moi si vs voulez, je vous prouverai qu’il y a des éléments du dossier katangais que vous ne connaissez pas et qui devraient changer votre regard et vos écrits. Pour votre gouverne « Kalonji Pierre » est un pseudonyme. Méfiez-vous !                                                                                                     

Pie Tshibanda

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06 avril 2013

Deux experts onusiens interdits d’entrée au Rwanda pour l’avoir accusé de soutenir le M23

Deux membres du Groupe d’experts des Nations unies, Bernard Leloup (Belgique) et Marie Plamadiala (Moldavie) qui avaient accusé dans leur rapport de 2012 Kigali de soutenir en RD Congo la rébellion du M23, sont interdits d’entrée au Rwanda.

« Nous avions dit au Comité des sanctions (du Conseil de sécurité) de RDC qu’aucun visa ne sera délivré à deux d’entre eux », a confirmé jeudi 4 avril l’ambassadeur adjoint du Rwanda aux Nations Unies, Olivier Nduhungirehe.

Selon Reuters, « plusieurs diplomates du Conseil avaient rejeté les allégations rwandaises de partialité, en disant qu’ils soupçonnaient que Kigali voulait se venger sur les révélations du groupe d’experts concernant les liens rwandais avec le M23 ».

Dans une note au secrétaire général de l’ONU, la mission rwandaise à l’ONU avait accusé Leloup d’avoir « une tendance claire d’un profond préjugé contre le GoR (gouvernement du Rwanda) » et Plamadiala de n’avoir « aucune expertise démontrée » apte à être membre du groupe d’experts, qu’elle « montre les limites professionnelles inappropriées qui ne conviennent pas à un expert de l’ONU ».

« Malgré les plaintes du Rwanda, le Secrétaire général des Nations Unies, Ban Ki-moon a nommé Leloup et Plamadiala au groupe d’experts. Le Bureau de presse de l’ONU n’avait pas une réponse immédiate à la question de savoir si le mémo Rwandais se plaignant de deux experts avait été reçu par bureau de Ban. Plamadiala a refusé de commenter. Leloup n’a pas répondu à une demande par courriel pour commenter là-dessus », rapporte Reuters.

« Le M23 est soutenu par le Rwanda »

Signataire avec d’autres membres (Stevens Hege, Nelson Alusala, Ruben de Koning, Emilie Serralta et Stevens Spittaels) de la lettre du Groupe d’experts de l’ONU sur la République démocratique du Congo adressée le 12 octobre 2012  au Conseil de sécurité, Marie Plamaldia est considérée par Kigali comme étant « partiale ».

« Le M23 est soutenu à la fois par le Rwanda et des individus gravitant au sein du gouvernement ougandais. Des fonctionnaires rwandais ont coordonné la mise sur pied du Mouvement et l’exécution de ses principales opérations (…). Le gouvernement rwandais continue de violer l’embargo sur les armes », accuse le rapport onusien.

Le même document affirme que le gouvernement rwandais « fournit directement une aide militaire aux rebelles du M23, facilite le recrutement de combattants pour le compte du Mouvement, incite et facilite la désertion de soldats des forces armées congolaises, fournit au M23 des armes, des munitions et des renseignements, et le conseille sur le plan politique ».

« La chaîne de commandement de facto dont fait partie le général Bosco Ntaganda a à sa tête le général James Kabarebe, ministre rwandais de la défense », affirme le rapport onusien.

 

 

 

 

 

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Ière violation de l’Accord-cadre d’Addis-Abeba

Nouvelle entrée des soldats rwandais et ougandais à Rutshuru

Des soldats rwandais et ougandais auraient encore traversé la frontière congolaise. Le mouvement a été constaté dans le territoire de Rutshuru par la Société civile du Nord-Kivu. L’histoire va-t-elle se répéter ? En tout cas, l’insécurité dans l’Est  de la RDC pourrait replonger dans une spirale et éloigner les perspectives de paix qui se profilent à l’horizon. Si les enquêtes ouvertes à ce sujet se confirmaient, ce serait la première violation de l’Accord-cadre d’Addis-Abeba qui a été renforcé récemment par la Résolution 2098 du Conseil de sécurité.

Kigali et Kampala ne s’avouent pas vaincus. Les deux régimes se montrent déterminés à en découdre non seulement avec la RDC, mais aussi avec la communauté internationale.  L’évolution de la situation  les dérange et les empêche de fermer l’œil. Le Premier, le Rwanda n’a pas caché ses réticences au déploiement de la Brigade spéciale d’intervention dont la mission principale est de traquer et neutraliser toutes les forces négatives qui se cachent sous l’étiquette de groupes armés ou des rébellions dans les Grands Lacs.

A sa suite, son filleul, le M23. Ce groupe armé répertorié au nombre des forces négatives qui pullulent dans l’Est du Congo, s’est autorisé de qualifier d’inopportune la mise en œuvre de la brigade spéciale, estimant que seuls les pourparlers engagés naguère avec Kinshasa dans la capitale ougandaise suffiraient pour ramener la paix en RDC.  Quant à l’Ouganda, il s’était contenté de mettre sa langue dans la poche, attendant le moment propice pour agir.

Ce moment est arrivé en début de semaine. Dans la nuit de lundi à mardi, des bruits de botte ont attiré l’attention des habitants du territoire de Rutshuru, dans le Nord-Kivu. Les deux voisins ont décidé de défier la communauté internationale en larguant des soldats de leurs armées respectives sur le sol congolais.

Selon le président de la Société civile du Nord-Kivu, les troupes rwandaises ont effectué leur traversée de la frontière par la localité de Kibumba. Au même moment, indique Thomas d'Aquin Muiti,  les troupes ougandaises rentraient sur le territoire congolais par Bungagana, particulièrement par le village appelé Kisavo. Selon les témoignages, les véhicules  qui ont servi au transport des troupes et du matériel  ne pouvaient pas passer inaperçus.  Les premières estimations des soldats rentrés en RDC avoisineraient une brigade de chaque côté.

Joint au téléphone, François Nzekuye, élu de Rutshuru (Majorité présidentielle) a confirmé l’information : « Il y a des renforts en hommes et en munitions venant du Rwanda et de l'Ouganda. Des caisses de matériels militaires sont visibles à la résidence de l'Administrateur du territoire de Rutshuru. On y voit des lance-roquettes ».

Interrogé, le porte-parole militaire de la Monusco a relativisé  l’information. Le lieutenant colonel Prospère Basse a plutôt parlé  « des mouvements des troupes du M23 qui sont fréquents ». Selon lui, «  ce n'est pas nouveau jusque-là. A la Monusco, on a rien remarqué de particulier jusque-là" ».

Même attitude du côté du gouvernement. Le porte-parole Lambert Mende a dit avoir pris connaissance du communiqué de la Société civile du Nord-Kivu et qu’une enquête aurait été ouverte pour vérifier toutes ces allégations.

Au-delà de toutes ses réserves d’usage, une chose est certaine, Kigali et Kampala, tout comme leur filleul du M23, ont été pris de court par la signature de l’Accord-cadre pour le retour de la paix en RDC. Cet accord-cadre, de même que la Résolution 2098 du Conseil de sécurité de l’Onu, réduisent leur marge de manœuvre sur le terrain en RDC. En clair, ces textes leur ôtent tout prétexte sur leur présence permanente sur le sol congolais où ils prétendaient poursuivre les  groupes rebelles à leurs régimes, notamment les LRA, les FDLR et autres ADF-NALU.

Qu’ils tentent de rentrer ne peut pas surprendre les observateurs avisés qui savent qu’il n’est pas facile de renoncer à un business prospère. Eux qui jouaient le rôle de premier plan dans le pillage des ressources naturelles de la RDC, vont être, par la « faute » de l’implication de la communauté internationale confrontés à une concurrence dictée par les nouvelles règles de jeu.

A tout prendre, si les informations sur les nouvelles infiltrations des troupes rwandaises et ougandaises se confirmaient, l’Accord-cadre d’Addis-Abeba enregistrerait sa première violation par deux de ses signataires, en l’occurrence le Rwanda et l’Ouganda. Car, aux termes de cet Accord, les signataires ne peuvent apporter aucun appui, ni héberger sur leurs territoires respectifs des éléments armés déstabilisateurs.

 

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05 avril 2013

RDC : le gouvernement et le M23 de nouveau à Kampala pour harmoniser l’accord final

 
Une vue de délégués du M23 à Kampala lors des négociations avec le gouvernement congolais (Décembre 2012)Une vue de délégués du M23 à Kampala lors des négociations avec le gouvernement congolais (Décembre 2012)

La délégation du Mouvement du 23 mars (M23) a quitté Bunagana vendredi 5 avril pour Kampala, la capitale ougandaise. C’est ce qu’a affirmé à Radio Okapi, le président de ce mouvement rebelle, Bertrand Bisimwa, fidèle à Sultani Makenga. Les experts du gouvernement congolais devront, eux aussi, sauf changement de dernière minute, arrivé en Ouganda le même jour, a pour sa part indiqué le sénateur Mulaila, l’un des experts de Kinshasa. Les deux parties devront commencer samedi l’examen de deux textes de proposition d’accord pour trouver un consensus de ces négociations entamées depuis le 9 décembre 2012.

Selon René Abandi, secrétaire chargé de l’extérieur du M23 et président de sa délégation à Kampala, la proposition d’accord que le gouvernement congolais leur a soumise n’est pas conforme à leurs attentes. Il a souhaité que ce texte soit harmonisé avec le leur.

Au mois de mars dernier, le gouvernement a élaboré un texte de 12 articles qui devrait sanctionner les pourparlers de Kampala. Certaines dispositions de ce document prévoient notamment l’amnistie des membres du M23 qui ne font pas l’objet des poursuites judiciaires nationales et internationales, l’accélération de la mise en œuvre des accords sur le retour des réfugiés vivant dans les pays voisins et la création d’un secrétariat général chargé de la réconciliation au sein du ministère de l’Intérieur.

René Abandi a indiqué que ce texte contient des points de divergence mais il s’est réservé de les révéler, « pour ne pas pécher contre le règlement intérieur du dialogue de Kampala ».

La facilitation devra convoquer une plénière jeudi 11 avril pour décider de la signature de l’accord final des pourparlers.

Seulement, certains observateurs se demandent si les militaires révoqués jeudi 4 avril par le président Joseph Kabila ne constituera pas un obstacle quant à l’issue heureuse des négociations.

A travers une ordonnance présidentielle, Joseph Kabila a révoqué une dizaine d’officiers supérieurs de l’armée nationale, appartenant presque tous au M23 tant de l’aile de Makenga que de celle de Runiga.

Parmi les révoqués il y a notamment le colonel Sultani Makenga, commandant des opérations autoproclamé général, le général Bosco Ntaganda, les colonels Baudouin Ngaruye et Albert Kahasha, les lieutenants-colonels Vianney Kazarama, Erick Ngabo et le commandant Innocent Zimurinda.

Bertrand Bisimwa, le président du M23, a affirmé que l’ordonnance présidentielle n’aura aucune incidence sur une éventuelle signature de l’accord final de Kampala. Il a ajouté que « le chef de l’Etat n’a enfoncé que la porte qui était déjà ouverte. En créant le M23, ces officiers avaient déjà décidé d’eux-mêmes de quitter les rangs des FARDC ».

Les Nations unies ont voté jeudi 28 mars la création d’une brigade d’intervention de la Monusco. Kinshasa avait salué cette nouvelle mais les rebelles avaient condamné cette résolution. Pour eux, « Kampala est l’unique voie pour le retour de la paix en RDC ».

radiookapi.net

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RDC : les préparatifs du déploiement de la brigade d’intervention sont très avancés, selon Roger Meece

 
Roger Meece, représentant spécial du secrétaire général des Nations unies, lors de la journée internationale des casques bleus à Kinshasa le 29 mai 2012Roger Meece, représentant spécial du secrétaire général des Nations unies, lors de la journée internationale des casques bleus à Kinshasa le 29 mai 2012

Le représentant spécial du Secrétaire général des Nations unies en RDC, Roger Meece a indiqué, ce vendredi 5 avril à Goma, que les préparatifs du déploiement de la Brigade d’intervention au Nord-Kivu sont très avancés. Dotée d’un mandat offensif par la résolution 2098 du Conseil de sécurité, cette brigade devra neutraliser les groupes armés dans l’Est de la RDC. Mais le chef de la Monusco a précisé que le volet politique n’a pas été négligé pour résoudre durablement le conflit dans l’Est du pays.

«Cela se trouve même dans le texte de la résolution : ils [les soldats de la Brigade d’intervention, ndlr] ont cette autorité. Ils ont la capacité de lancer des opérations même offensives selon la situation tactique sur le terrain. Mais bien sûr, toujours en collaboration avec les FARDC, les institutions politiques et la Monusco », a rappelé Roger Meece.

Le diplomate onusien a indiqué que le secrétaire général de l’Onu et le Conseil de sécurité ont mis «un fort accent sur ce volet politique» pour résoudre les conflits armés dans l’Est de la RDC. Une région en proie à des milices depuis près de deux décennies.

«Bien entendu il y a des pourparlers à Kampala, mais il y a aussi l’accord qui a été signé à Addis-Abeba par tous les pays de la région ainsi que d’autres [personnalités de la Communauté internationale] », a précisé Roger Meece.

Onze pays africains ont signé, le 24 février à Kampala, sous l’égide de l’Onu un accord-cadre pour le rétablissement de la paix dans l’est de la RDC. Ils se sont engagés à ne pas soutenir les groupes armés. Le Rwanda et l’Ouganda, deux signataires de cet accord-cadre, ont été accusés dans un rapport d’experts de l’Onu d’avoir soutenu les rebelles du M23 qui occupé brièvement Goma en novembre 2012. Ces deux pays ont toujours nié ces accusations.

Après cette occupation, Kinshasa a accepté de dialoguer avec le M23. Les pourparlers suspendus entre les deux parties à la mi-mars ont débuté depuis décembre 2012 à Kampala. Les rebelles réclament la pleine application d’un accord de paix signé avec le gouvernement en 2009 alors qu’ils faisaient partie d’un autre mouvement rebelle dénommé CNDP (Congrès national pour la défense du peuple).

Le secrétaire général de l’Onu a récemment nommé Mme Mary Robinson en qualité d’envoyée spéciale dans la région des Grands Lacs pour faire le suivi de l’application de l’accord-cadre signé à Addis-Abeba.

radiookapi.net

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