07 avril 2013

RDC : reprise des négociations entre le gouvernement et le M23 à Kampala en Ouganda

L'abbé Appolinaire Malu Malu, à Goma, en République Démocratique du Congo, le 6 janvier 2007. Il est le principal négociateur du gouvernement congolais avec le M23.
L'abbé Appolinaire Malu Malu, à Goma, en République Démocratique du Congo, le 6 janvier 2007. Il est le principal négociateur du gouvernement congolais avec le M23.
(Photo : AFP)
Par RFI

Les délégations du gouvernement de Kinshasa et du M23 sont de retour à Kampala, la capitale ougandaise, depuis hier, samedi 6 avril 2013.
Le facilitateur ougandais a de nouveau convoqué les deux parties en conflit dans l'Est de la RDC pour faire redémarrer les négociations, entamées en décembre dernier.

Le dialogue était au point mort depuis le 15 mars dernier, mais depuis, la donne a changé. Le M23 a éclaté en deux factions, et Bosco Ntaganda, l’ex-général congolais accusé de crimes contre l’humanité, est devant la Cour pénale internationale.

L'ONU a, quant à elle, créé une brigade d'intervention chargée de lutter contre les groupes armés dans l'Est du Congo. Pourtant, « les discussions vont recommencer là où elles s'étaient arrêtées », assure l'abbé Malu Malu, l'un des principaux négociateurs du gouvernement congolais présent dans la capitale ougandaise.

Côté M23, c'est la mouvance du général Sultani Makenga et de Bertrand Bisimwa qui reprend les pourparlers. Mais un problème demeure : Kinshasa exige le désarmement et la dissolution du M23 par lui-même, ce qui va très certainement faire blocage.

Il n'y a donc pas pour le moment de décision à attendre. Le chef de la délégation gouvernementale, le ministre congolais des affaires étrangères Raymond Tshibanda est attendu mardi 9 avril à Nairobi pour l'investiture du nouveau président kenyan, Uhuru Kenyatta. Il ne sera donc pas à Kampala avant le milieu de la semaine prochaine.

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Santé : un adulte sur trois souffre d’hypertension artérielle dans le monde, selon Ban Ki-Moon

 
Infirmières de l'hôpital général de Kinshasa, janvier 2011.Infirmières de l'hôpital général de Kinshasa, janvier 2011.

Cette année, la journée mondiale de la santé, célébrée le 7 avril, est consacrée à l’hypertension artérielle. Le thème retenu est : « « Surveillez votre tension artérielle ». L’hypertension est l’une des principales causes de décès dans les pays riches comme dans les pays pauvres, a déclaré le Secrétaire général des Nations unies, Ban Ki-Moon samedi 6 avril, dans son message en rapport avec cette journée. Il a rappelé qu’un adulte sur trois souffre de l’hypertension dans le monde. Ban Ki-Moon a invité toute personne adulte à se faire contrôler régulièrement la pression artérielle par des professionnels de santé pour prévenir cette pathologie.

En effet, le Secrétaire général de l’ONU a expliqué que l’hypertension, à l’origine de maladies cardiovasculaires, n’est pas souvent diagnostiquée car elle est quasiment asymptomatique. Cependant, il indique qu’il est facile de prendre des mesures lorsqu’elle est dépistée tôt. Cela permet aussi de réduire les risques de crise et d’insuffisance cardiaque ainsi que d’accident vasculaire cérébral.

L’hypertension artérielle (HTA) est une pathologie cardiovasculaire définie par une pression artérielle trop élevée. On parle communément d’hypertension artérielle pour une pression artérielle systolique supérieure à 140 mmHg (millimètre de mercure) et une pression artérielle diastolique supérieure à 90 mmHg.

 

Ban Ki-Moon a aussi souligné qu’un mode de vie sain peut aider à vivre plus longtemps.

Il a rappelé quelques règles de vie qui aide à maîtriser l’hypertension:

  • réduire la consommation de sel ;
  • manger équilibré ;
  • limiter la consommation d’alcool et de tabac ;
  • faire de l’exercice régulièrement ;
  • éviter le stress réduit le risque d’hypertension.

Cela permet de lutter contre les maladies cardiovasculaires, qui font partie des quatre catégories des maladies non transmissibles les plus mortelles.

En RDC, quatre malades sur dix malades avec leur tension artérielle

Dans différents hôpitaux de la RDC, au moins quatre malades sur dix ont un problème de tension artérielle, selon le chef de service de médecine interne à la Clinique Ngaliema, Dr Jean-Laurent Takombe.

Celui-ci fait savoir qu’« on ne guérit pas de l’hypertension artérielle ».

Dr Jean-Laurent Takombe a expliqué que le traitement contre la tension artérielle comprend d’abord des mesures hygiéno-diététiques.

« On insiste sur le fait qu’il faudra faire de l’exercice physique de manière régulière : des séances de 45 minutes ou d’une heure d’exercices physiques, trois à quatre fois par semaine. Il faudra éviter le sédentarisme » conseille le chef de service de médecine interne à la Clinique Ngaliema .

Dr Jean-Laurent Takombe  conseille à ceux qui sont déjà atteints de l’hypertension  de se faire prélever la tension artérielle régulièrement et prendre des médicaments aux mêmes heures.

radiookapi.net

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De Pie Tshibanda à Monsieur Albert Kisonga

… Des villageois pourchassent deux voleurs qui ont volé une vache. L’un dit à son ami : « Coupe la cuisse de la vache, jette-la par terre »… Les villageois se mettent à s’entretuer pour la cuisse pendant que les voleurs disparaissent avec la vache ! La tendance de vos textes : montrer que vous savez, que vous étiez là, que vous avez parlé avec un tel, que Kabila lui-même était votre ami personnel… Dans vos textes, ce qui était au conditionnel hier peut devenir affirmation aujourd’hui !

Vous demandez à vos contradicteurs des preuves, mais vous oubliez qu’ils sont en droit de vous en demander, eux aussi ! L’absence de preuves (même provisoire) profite-t-elle à l’accusateur ou à l’accusé ? Votre vraie motivation ? N’êtes-vous pas celui qui nous a conseillé de téléphoner à nos familles pour qu’ils ne votent pas Kabila ? Celui qui a écrit (de mémoire) : « Comment voulez-vous que les baluba n’aient pas tendance à se regrouper puisque les Congolais ont tendance à les marginaliser ?»

A propos d’« Une vie de chien », un plat que vous ns avez servi et qui a fait mal à tous les Congolais, vous vous êtes expliqué (piège de journalistes) et nous vous avons oublié. Mais en revanche, avez-vous compté combien de fois vous revenez sur des rengaines déjà entendues, vos amis de Bakwanga ? Si vous devriez citer les peuples qui ont pratiqué l’anthropophagie, les Basala Mpasu seraient parmi les victimes ?

La mort de Lumumba est à l’ordre du jour, pourquoi n’allez-vous pas, une fois pour toutes, communiquer les preuves de l’implication de ceux que vous aimez accuser ? C’est quand même bizarre qu’un homme qui aurait autant de responsabilité dans la mort de Lumumba comme vous avez coutume d’insinuer puisse à ce point échapper aux enquêtes judiciaires et en Occident et à la CNS ! Bizarre non ?

Mr Kalema écrit : « Muyej n’est pas Katangais, il est Kasaïen, il doit donc démissionner». Si vous aviez été cohérent avec vous-même, Mr Kisonga, l’idéal aurait été d’écrire : « Je vous l’avais bien dit que les autres Congolais avaient tendance à s’en prendre aux Luba du Kasaï ! Aujourd’hui, après avoir chassé les Kasaïens du Katanga, après avoir « gagné » le pouvoir, des Katangais tirent sur des Kata-Katanga…  Mais les coupables c’est tjrs les Kasaïens, via Muyej qui pour le besoin de la cause cesse d’être rund, il serait Kasaïen ! La théorie du bouc émissaire !»

Mais au lieu de cela, vous êtes tombé dans le piège de la diversion. Et voilà le voleur parti avec la vache ! Les vrais responsables du chaos au Congo peuvent se frotter les mains ! Eux ne seront jamais pointés du doigt, tant qu’il y aura au Congo des Kasaïens ! Et vous vous étonnez que le Voisin vienne nous dominer ? Et si l’on gazait carrément les Kasaïens? Le Congo irait beaucoup mieux, non ? Il semble que les bruits de bottes se font encore entendre au Kivu ! C’est loin du Kasaï pourtant !

Monsieur Kisonga, aujourd’hui c’est l’avenir de nos enfants qui se joue, il y a tjrs ce complot de balkanisation que vous favorisez inconsciemment. Un prof de l’ULB a dit dans une conférence que le Noir n’est pas capable de se prendre en charge et il citait vos textes comme preuves. Faites attention à ce que vous écrivez. Les écrits restent. Téléphonez-moi si vs voulez, je vous prouverai qu’il y a des éléments du dossier katangais que vous ne connaissez pas et qui devraient changer votre regard et vos écrits. Pour votre gouverne « Kalonji Pierre » est un pseudonyme. Méfiez-vous !                                                                                                     

Pie Tshibanda

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06 avril 2013

Deux experts onusiens interdits d’entrée au Rwanda pour l’avoir accusé de soutenir le M23

Deux membres du Groupe d’experts des Nations unies, Bernard Leloup (Belgique) et Marie Plamadiala (Moldavie) qui avaient accusé dans leur rapport de 2012 Kigali de soutenir en RD Congo la rébellion du M23, sont interdits d’entrée au Rwanda.

« Nous avions dit au Comité des sanctions (du Conseil de sécurité) de RDC qu’aucun visa ne sera délivré à deux d’entre eux », a confirmé jeudi 4 avril l’ambassadeur adjoint du Rwanda aux Nations Unies, Olivier Nduhungirehe.

Selon Reuters, « plusieurs diplomates du Conseil avaient rejeté les allégations rwandaises de partialité, en disant qu’ils soupçonnaient que Kigali voulait se venger sur les révélations du groupe d’experts concernant les liens rwandais avec le M23 ».

Dans une note au secrétaire général de l’ONU, la mission rwandaise à l’ONU avait accusé Leloup d’avoir « une tendance claire d’un profond préjugé contre le GoR (gouvernement du Rwanda) » et Plamadiala de n’avoir « aucune expertise démontrée » apte à être membre du groupe d’experts, qu’elle « montre les limites professionnelles inappropriées qui ne conviennent pas à un expert de l’ONU ».

« Malgré les plaintes du Rwanda, le Secrétaire général des Nations Unies, Ban Ki-moon a nommé Leloup et Plamadiala au groupe d’experts. Le Bureau de presse de l’ONU n’avait pas une réponse immédiate à la question de savoir si le mémo Rwandais se plaignant de deux experts avait été reçu par bureau de Ban. Plamadiala a refusé de commenter. Leloup n’a pas répondu à une demande par courriel pour commenter là-dessus », rapporte Reuters.

« Le M23 est soutenu par le Rwanda »

Signataire avec d’autres membres (Stevens Hege, Nelson Alusala, Ruben de Koning, Emilie Serralta et Stevens Spittaels) de la lettre du Groupe d’experts de l’ONU sur la République démocratique du Congo adressée le 12 octobre 2012  au Conseil de sécurité, Marie Plamaldia est considérée par Kigali comme étant « partiale ».

« Le M23 est soutenu à la fois par le Rwanda et des individus gravitant au sein du gouvernement ougandais. Des fonctionnaires rwandais ont coordonné la mise sur pied du Mouvement et l’exécution de ses principales opérations (…). Le gouvernement rwandais continue de violer l’embargo sur les armes », accuse le rapport onusien.

Le même document affirme que le gouvernement rwandais « fournit directement une aide militaire aux rebelles du M23, facilite le recrutement de combattants pour le compte du Mouvement, incite et facilite la désertion de soldats des forces armées congolaises, fournit au M23 des armes, des munitions et des renseignements, et le conseille sur le plan politique ».

« La chaîne de commandement de facto dont fait partie le général Bosco Ntaganda a à sa tête le général James Kabarebe, ministre rwandais de la défense », affirme le rapport onusien.

 

 

 

 

 

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Ière violation de l’Accord-cadre d’Addis-Abeba

Nouvelle entrée des soldats rwandais et ougandais à Rutshuru

Des soldats rwandais et ougandais auraient encore traversé la frontière congolaise. Le mouvement a été constaté dans le territoire de Rutshuru par la Société civile du Nord-Kivu. L’histoire va-t-elle se répéter ? En tout cas, l’insécurité dans l’Est  de la RDC pourrait replonger dans une spirale et éloigner les perspectives de paix qui se profilent à l’horizon. Si les enquêtes ouvertes à ce sujet se confirmaient, ce serait la première violation de l’Accord-cadre d’Addis-Abeba qui a été renforcé récemment par la Résolution 2098 du Conseil de sécurité.

Kigali et Kampala ne s’avouent pas vaincus. Les deux régimes se montrent déterminés à en découdre non seulement avec la RDC, mais aussi avec la communauté internationale.  L’évolution de la situation  les dérange et les empêche de fermer l’œil. Le Premier, le Rwanda n’a pas caché ses réticences au déploiement de la Brigade spéciale d’intervention dont la mission principale est de traquer et neutraliser toutes les forces négatives qui se cachent sous l’étiquette de groupes armés ou des rébellions dans les Grands Lacs.

A sa suite, son filleul, le M23. Ce groupe armé répertorié au nombre des forces négatives qui pullulent dans l’Est du Congo, s’est autorisé de qualifier d’inopportune la mise en œuvre de la brigade spéciale, estimant que seuls les pourparlers engagés naguère avec Kinshasa dans la capitale ougandaise suffiraient pour ramener la paix en RDC.  Quant à l’Ouganda, il s’était contenté de mettre sa langue dans la poche, attendant le moment propice pour agir.

Ce moment est arrivé en début de semaine. Dans la nuit de lundi à mardi, des bruits de botte ont attiré l’attention des habitants du territoire de Rutshuru, dans le Nord-Kivu. Les deux voisins ont décidé de défier la communauté internationale en larguant des soldats de leurs armées respectives sur le sol congolais.

Selon le président de la Société civile du Nord-Kivu, les troupes rwandaises ont effectué leur traversée de la frontière par la localité de Kibumba. Au même moment, indique Thomas d'Aquin Muiti,  les troupes ougandaises rentraient sur le territoire congolais par Bungagana, particulièrement par le village appelé Kisavo. Selon les témoignages, les véhicules  qui ont servi au transport des troupes et du matériel  ne pouvaient pas passer inaperçus.  Les premières estimations des soldats rentrés en RDC avoisineraient une brigade de chaque côté.

Joint au téléphone, François Nzekuye, élu de Rutshuru (Majorité présidentielle) a confirmé l’information : « Il y a des renforts en hommes et en munitions venant du Rwanda et de l'Ouganda. Des caisses de matériels militaires sont visibles à la résidence de l'Administrateur du territoire de Rutshuru. On y voit des lance-roquettes ».

Interrogé, le porte-parole militaire de la Monusco a relativisé  l’information. Le lieutenant colonel Prospère Basse a plutôt parlé  « des mouvements des troupes du M23 qui sont fréquents ». Selon lui, «  ce n'est pas nouveau jusque-là. A la Monusco, on a rien remarqué de particulier jusque-là" ».

Même attitude du côté du gouvernement. Le porte-parole Lambert Mende a dit avoir pris connaissance du communiqué de la Société civile du Nord-Kivu et qu’une enquête aurait été ouverte pour vérifier toutes ces allégations.

Au-delà de toutes ses réserves d’usage, une chose est certaine, Kigali et Kampala, tout comme leur filleul du M23, ont été pris de court par la signature de l’Accord-cadre pour le retour de la paix en RDC. Cet accord-cadre, de même que la Résolution 2098 du Conseil de sécurité de l’Onu, réduisent leur marge de manœuvre sur le terrain en RDC. En clair, ces textes leur ôtent tout prétexte sur leur présence permanente sur le sol congolais où ils prétendaient poursuivre les  groupes rebelles à leurs régimes, notamment les LRA, les FDLR et autres ADF-NALU.

Qu’ils tentent de rentrer ne peut pas surprendre les observateurs avisés qui savent qu’il n’est pas facile de renoncer à un business prospère. Eux qui jouaient le rôle de premier plan dans le pillage des ressources naturelles de la RDC, vont être, par la « faute » de l’implication de la communauté internationale confrontés à une concurrence dictée par les nouvelles règles de jeu.

A tout prendre, si les informations sur les nouvelles infiltrations des troupes rwandaises et ougandaises se confirmaient, l’Accord-cadre d’Addis-Abeba enregistrerait sa première violation par deux de ses signataires, en l’occurrence le Rwanda et l’Ouganda. Car, aux termes de cet Accord, les signataires ne peuvent apporter aucun appui, ni héberger sur leurs territoires respectifs des éléments armés déstabilisateurs.

 

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05 avril 2013

RDC : le gouvernement et le M23 de nouveau à Kampala pour harmoniser l’accord final

 
Une vue de délégués du M23 à Kampala lors des négociations avec le gouvernement congolais (Décembre 2012)Une vue de délégués du M23 à Kampala lors des négociations avec le gouvernement congolais (Décembre 2012)

La délégation du Mouvement du 23 mars (M23) a quitté Bunagana vendredi 5 avril pour Kampala, la capitale ougandaise. C’est ce qu’a affirmé à Radio Okapi, le président de ce mouvement rebelle, Bertrand Bisimwa, fidèle à Sultani Makenga. Les experts du gouvernement congolais devront, eux aussi, sauf changement de dernière minute, arrivé en Ouganda le même jour, a pour sa part indiqué le sénateur Mulaila, l’un des experts de Kinshasa. Les deux parties devront commencer samedi l’examen de deux textes de proposition d’accord pour trouver un consensus de ces négociations entamées depuis le 9 décembre 2012.

Selon René Abandi, secrétaire chargé de l’extérieur du M23 et président de sa délégation à Kampala, la proposition d’accord que le gouvernement congolais leur a soumise n’est pas conforme à leurs attentes. Il a souhaité que ce texte soit harmonisé avec le leur.

Au mois de mars dernier, le gouvernement a élaboré un texte de 12 articles qui devrait sanctionner les pourparlers de Kampala. Certaines dispositions de ce document prévoient notamment l’amnistie des membres du M23 qui ne font pas l’objet des poursuites judiciaires nationales et internationales, l’accélération de la mise en œuvre des accords sur le retour des réfugiés vivant dans les pays voisins et la création d’un secrétariat général chargé de la réconciliation au sein du ministère de l’Intérieur.

René Abandi a indiqué que ce texte contient des points de divergence mais il s’est réservé de les révéler, « pour ne pas pécher contre le règlement intérieur du dialogue de Kampala ».

La facilitation devra convoquer une plénière jeudi 11 avril pour décider de la signature de l’accord final des pourparlers.

Seulement, certains observateurs se demandent si les militaires révoqués jeudi 4 avril par le président Joseph Kabila ne constituera pas un obstacle quant à l’issue heureuse des négociations.

A travers une ordonnance présidentielle, Joseph Kabila a révoqué une dizaine d’officiers supérieurs de l’armée nationale, appartenant presque tous au M23 tant de l’aile de Makenga que de celle de Runiga.

Parmi les révoqués il y a notamment le colonel Sultani Makenga, commandant des opérations autoproclamé général, le général Bosco Ntaganda, les colonels Baudouin Ngaruye et Albert Kahasha, les lieutenants-colonels Vianney Kazarama, Erick Ngabo et le commandant Innocent Zimurinda.

Bertrand Bisimwa, le président du M23, a affirmé que l’ordonnance présidentielle n’aura aucune incidence sur une éventuelle signature de l’accord final de Kampala. Il a ajouté que « le chef de l’Etat n’a enfoncé que la porte qui était déjà ouverte. En créant le M23, ces officiers avaient déjà décidé d’eux-mêmes de quitter les rangs des FARDC ».

Les Nations unies ont voté jeudi 28 mars la création d’une brigade d’intervention de la Monusco. Kinshasa avait salué cette nouvelle mais les rebelles avaient condamné cette résolution. Pour eux, « Kampala est l’unique voie pour le retour de la paix en RDC ».

radiookapi.net

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RDC : les préparatifs du déploiement de la brigade d’intervention sont très avancés, selon Roger Meece

 
Roger Meece, représentant spécial du secrétaire général des Nations unies, lors de la journée internationale des casques bleus à Kinshasa le 29 mai 2012Roger Meece, représentant spécial du secrétaire général des Nations unies, lors de la journée internationale des casques bleus à Kinshasa le 29 mai 2012

Le représentant spécial du Secrétaire général des Nations unies en RDC, Roger Meece a indiqué, ce vendredi 5 avril à Goma, que les préparatifs du déploiement de la Brigade d’intervention au Nord-Kivu sont très avancés. Dotée d’un mandat offensif par la résolution 2098 du Conseil de sécurité, cette brigade devra neutraliser les groupes armés dans l’Est de la RDC. Mais le chef de la Monusco a précisé que le volet politique n’a pas été négligé pour résoudre durablement le conflit dans l’Est du pays.

«Cela se trouve même dans le texte de la résolution : ils [les soldats de la Brigade d’intervention, ndlr] ont cette autorité. Ils ont la capacité de lancer des opérations même offensives selon la situation tactique sur le terrain. Mais bien sûr, toujours en collaboration avec les FARDC, les institutions politiques et la Monusco », a rappelé Roger Meece.

Le diplomate onusien a indiqué que le secrétaire général de l’Onu et le Conseil de sécurité ont mis «un fort accent sur ce volet politique» pour résoudre les conflits armés dans l’Est de la RDC. Une région en proie à des milices depuis près de deux décennies.

«Bien entendu il y a des pourparlers à Kampala, mais il y a aussi l’accord qui a été signé à Addis-Abeba par tous les pays de la région ainsi que d’autres [personnalités de la Communauté internationale] », a précisé Roger Meece.

Onze pays africains ont signé, le 24 février à Kampala, sous l’égide de l’Onu un accord-cadre pour le rétablissement de la paix dans l’est de la RDC. Ils se sont engagés à ne pas soutenir les groupes armés. Le Rwanda et l’Ouganda, deux signataires de cet accord-cadre, ont été accusés dans un rapport d’experts de l’Onu d’avoir soutenu les rebelles du M23 qui occupé brièvement Goma en novembre 2012. Ces deux pays ont toujours nié ces accusations.

Après cette occupation, Kinshasa a accepté de dialoguer avec le M23. Les pourparlers suspendus entre les deux parties à la mi-mars ont débuté depuis décembre 2012 à Kampala. Les rebelles réclament la pleine application d’un accord de paix signé avec le gouvernement en 2009 alors qu’ils faisaient partie d’un autre mouvement rebelle dénommé CNDP (Congrès national pour la défense du peuple).

Le secrétaire général de l’Onu a récemment nommé Mme Mary Robinson en qualité d’envoyée spéciale dans la région des Grands Lacs pour faire le suivi de l’application de l’accord-cadre signé à Addis-Abeba.

radiookapi.net

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La nouvelle représentante de l'ONU pour la région des Grands Lacs suscite l'espoir en RDC

L'ancienne président irlandaise Mary Robinson est désormais l'envoyée spéciale de l'ONU dans la région des Grands Lacs.
L'ancienne présidente irlandaise Mary Robinson est désormais l'envoyée spéciale de l'ONU dans la région des Grands Lacs.
AFP PHOTO/JUSTIN TALLIS
Par RFI

La nomination d'une envoyée spéciale de l'ONU pour la région des Grands Lacs a été bien accueillie au sein de la classe politique de la République démocratique du Congo (RDC). Sur place, nombreux sont ceux qui croient que l'ancienne présidente irlandaise Mary Robinson jouera un rôle déterminant dans la région pour accélérer le processus de paix et combattre les violences faites aux femmes. Elle avait déjà été haut commissaire des Nations unies aux droits de l'homme. Sa prochaine venue est attendue avec beaucoup d'intérêt.

Fervent accueil au sein de la classe politique congolaise après la nomination de Mary Robinson

Reportage

"Mary Robinson, de part son profil, nous pensons qu'elle peut aider, sur le plan interne, à renforcer l'Etat de droit, à renforcer la démocratie, mais surtout à lutter contre les causes structurelles qui génèrent les violences sexuelles".

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L'hypertension artérielle, un tueur silencieux

L'hypertension artérielle n'est pas assez prise en charge dans les pays en développement
Comme tous les 7 avril, ce dimanche marquera la journée mondiale de la Santé de l'OMS. L'agence onusienne a choisi un thème qui concerne plus d'un adulte sur trois dans le monde : l'hypertension artérielle. Une maladie qui ne se manifeste par aucun symptôme mais qui tue chaque année 9 millions de patients dans le monde.
« L'hypertension, ou tension artérielle élevée, est une maladie dans laquelle les vaisseaux sanguins subissent en permanence une pression élevée », indique l'Organisation mondiale de la Santé (OMS). Chaque fois que le cœur bat, le sang est transporté dans les vaisseaux, vers toutes les parties du corps. La tension artérielle est créée par la pression du sang contre les parois des vaisseaux sanguins (artères) tandis qu'il est expulsé par le cœur. Plus la pression est élevée, plus le muscle cardiaque doit pomper.
La tension artérielle normale d'un adulte est établie à 120 mmHg quand le cœur se contracte (pression systolique) et à 80 mmHg quand il se relâche (pression diastolique). Selon l'OMS, « l'hypertension cause parfois les symptômes suivants: maux de tête, essoufflement, étourdissement, douleur thoracique, palpitations cardiaques et saignements de nez. Toutefois, la plupart des personnes souffrant d'hypertension ne ressentent aucun symptôme ».
Pourquoi est-elle dangereuse?
Plus la pression artérielle est forte, plus le risque d'endommager le cœur et les vaisseaux sanguins est élevé. Si elle n'est pas contrôlée, l'hypertension peut entraîner un infarctus du myocarde, une insuffisance cardiaque ou encore une rupture d'anévrisme. La pression dans les vaisseaux sanguins peut également provoquer une hémorragie cérébrale et un accident vasculaire cérébral… Les conséquences de l'hypertension sont encore plus néfastes en présence d'autres facteurs de risque :tabagisme, mauvaise hygiène alimentaire, abus d'alcoolsédentarité, obésité, excès de cholestérol, diabète de type 2.
Dans le monde, plus d'un adulte sur trois souffre d'hypertension artérielle. L'OMS estime que cette affection a été directement responsable de 7,5 millions de morts en 2004, soit près de 13% de l'ensemble des décès dans le monde. Dans presque tous les pays développés, son diagnostic généralisé et sa prise en charge ont entraîné une baisse spectaculaire de la valeur moyenne de la tension artérielle. Par exemple en 1980, près de 40% des adultes dans la Région OMS de l'Europe, contre 30% en 2008. En revanche, dans la Région OMS de l'Afrique, plus de 40% (voire jusqu'à 50%) des adultes dans de nombreux pays ont de l'hypertension artérielle ».
Pour en savoir davantage sur cette Journée mondiale et sur cette maladie, rendez-vous sur http://www.who.int/campaigns/world-health-day/2013/fr/index.html
Ecrit par : Emmanuel Ducreuzet – Edité par : David Picot
Source : OMS, avril 2013

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Pretoria réaffirme le chiffre de 13 soldats sud-africains tués en Centrafrique

L'hommage rendu aux soldats sud-africains tués en Centrafrique, à la base aérienne militaire de Pretoria, le 2 avril 2013.
L'hommage rendu aux soldats sud-africains tués en Centrafrique, à la base aérienne militaire de Pretoria, le 2 avril 2013.
Photo AFP / Stephane de Sakutin
Par RFI

Une polémique naissante en Afrique du Sud : combien de militaires sud-africains sont-ils morts au combat lors de la prise par les rebelles de Bangui, la capitale centrafricaine, il y a dix jours ? Au cours de la cérémonie d'hommage qui a eu lieu à la fin de la semaine dernière, le président Jacob Zuma a salué la mémoire de treize combattants dont il a cité les noms. Mais en Centrafrique, différentes sources interrogées par RFI affirment que les victimes seraient bien plus nombreuses.

Combien de militaires sud-africains sont-ils effectivement tombés lors de l'attaque des rebelles centrafricains sur Bangui ? Le chef d'état-major chargé des opérations de la rébellion dit avoir vu 36 morts sud-africains. Une source anonyme, qui était à la base française, décrit la présence de 50 sacs mortuaires sur le point d'être embarqués pour l’Afrique du Sud.

Des chiffres démentis par le porte-parole du ministère de la Défense sud-africain, Xolani Mabanga : « Je trouve personnellement que les informations que vous avez révélées sont étranges, je dirais même qu'elles sont ridicules et insultantes vis-à-vis de notre nation. Ce que je dis, c'est que seuls treize membres des forces de défense nationale sud-africaine ont péri dans les combats contre les rebelles. Et nous, nous disons à tous ceux qui contestent ce chiffre que nous, les membres des forces de défense nationale sud-africaine, nous sommes disposés à ce qu'ils nous montrent ces soi-disant autres corps, qu'ils nous prouvent qu'il y a eu d'autres morts dans nos rangs, au-delà des treize soldats que nous allons inhumer ce week-end. »

Depuis les pertes essuyées lors de la bataille de Bangui, l'opposition sud-africaine et les syndicats de l'armée s'interrogent sur les raisons de cette présence militaire en Centrafrique. Certains accusent l'Afrique du Sud d'avoir cherché à préserver ses intérêts économiques. Jacob Zuma a en tout cas annoncé ce jeudi que son pays retirait ses troupes en indiquant que l'accord passé avec François Bozizé n'était plus valable depuis le renversement.

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