04 avril 2013

"Kinshasa Kids" : survivre dans la rue

A Kinshasa, capitale de la République démocratique du Congo, huit enfants vivent dans la rue, comme des milliers d'autres. Les reconnaissant comme "sorciers", leurs familles les ont chassés, ou ils se sont enfuis pour éviter l'exorcisme et l'opprobre. Ils vivent sur les toits et dans les ruelles, dorment entassés les uns sur les autres, mangent quand ils le peuvent. Fascinés par Bebson, rappeur halluciné qui se promeut manager, ils décident de monter un groupe de musique pour gagner un peu d'argent, et peut-être une chance de faire des études et changer de vie.

Envisageant d'abord son exploration sous la forme d'un documentaire, Marc-Henri Wajnberg a changé le cours de l'aventure en optant pour une forme hybride des plus intéressantes : une fiction, largement inspirée des rencontres faites sur les lieux du tournage, filmée et mise en scène comme le serait un documentaire. De fait, c'est Kinshasa, plus encore que les personnages extraordinaires...

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RDC: la brigade d’intervention de la Monusco travaillera avec les FARDC, affirme le colonel Basse

 
Col. Base, porte parole militaire de la Monusco. Radio Okapi/Ph. John BompengoCol. Base, porte parole militaire de la Monusco. Radio Okapi/Ph. John Bompengo

La Brigade d’intervention de la Monusco travaillera de concert avec les Forces armées de la RDC dans l’Ets de la RDC. Les unités de l’armée congolaise sont déjà positionnées sur place, a annoncé, mercredi 3 avril à Kinshasa, le porte-parole militaire de la Mission des Nations unies en RDC, le lieutenant- colonel Félix Basse, au cours de la conférence hebdomadaire des Nations unies.

« Il y a déjà un état-major avancé qui est déployé au niveau de Goma pour essayer d’accueillir et d’insérer la brigade [d’intervention] au sein de la force globale de la Monusco», a souligné le lieutenant-colonel Prosper Félix Basse.

L’état-major avancé est une structure de commandement détaché à Goma par la Force de la Monusco pour coordonner les opérations sur terrain et faciliter l’arrivée de la brigade d’intervention. «Il a été déployé depuis très longtemps», a indiqué le colonel Félix Basse, sans autres précisions.

Cette brigade va mener certaines opérations unilatérales ou travailler de concert avec les FARDC. Celles-ci, selon le  colonel Félix Basse, «possèdent déjà des unités de forces spéciales pour concourir avec la brigade d’intervention à ramener la paix et la sécurité dans l’Est » de la RDC.

Elle va être déployée, dans un premier temps, dans la province du Nord-Kivu pour éradiquer une quarantaine des groupes armés qui s’y trouvent, dont le M23, a indiqué le porte-parole militaire de la Monusco.

La création de cette brigade a été décidée par l’Onu, jeudi 28 mars à New York. Elle va être formée de trois bataillons d’infanterie, assistés d’une compagnie d’artillerie et d’une compagnie de reconnaissance et de forces spéciales. Selon le secrétaire général adjoint de l’Onu chargé des opérations de maintien de la paix, Hervé Ladsous, cette brigade va compter 3 069 hommes, venus d’Afrique du Sud, de la Tanzanie et du Malawi.

radiookapi.net

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03 avril 2013

32 commerçants congolais en situation irrégulière arrêtés en Zambie

 
Une vue du poste frontalier de Pweto, vers la Zambie. Radio OkapiUne vue du poste frontalier de Pweto, vers la Zambie. Radio Okapi

La police de migration de la Zambie a arrêté, mardi 2 avril, trente-deux commerçants congolais en séjour irrégulier dans la localité de Mining Stone en Zambie, frontalière de Kasumbalesa. Le chef de poste de la Direction générale des migrations (DGM)/Kasumbalesa (Katanga), Hilaire Longeli, a indiqué que certaines femmes, parmi ces trafiquants, sont arrêtées avec leurs bébés.

L’Association des commerçants transfrontaliers (ACT) dénonce que ces Congolais aient passé une heure dans le conteneur de la police de migration zambienne, avant d’être transférés à chilabombwe, ville zambienne située à 30 km de Kasumbalesa.

Des sources locales indiquent que ces personnes arrêtées font le commerce transfrontalier entre la RDC et la Zambie où ils achètent de la farine de maïs et autres produits de consommation.

Le chef de poste de la DGM/Kasumbalesa, Hilaire Longeli, a conseillé aux Congolais qui désirent se rendre en Zambie de se conformer aux lois de ce pays pour éviter de tel traitement.

Le même mardi, le responsable de DGM/Kasumbalesa, Hilaire Longeli, a également arrêté quatorze Zambiens qui étaient en séjour irrégulier sur le sol congolais.

Il a indiqué que ces Zambiens arrêtés sont jusque ce mercredi gardés au cachot de la police nationale congolaise à Kasumbalesa et leur libération nécessite des amendes.

Hilaire Longeli a, par ailleurs, indiqué que ces arrestations n’ont rien n’avoir avec ce qui s’est passé, mardi, en Zambie.

radiookapi.net

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Triste fin des pourparlers de Kampala

Les prochains jours promettent d’être chauds. Le M23 a dit sa détermination à vendre chèrement sa peau, estimant que la résolution portant déploiement d’une brigade spéciale d’intervention dans l’Est de la RDC pour traquer les forces négatives équivaudrait à une déclaration de guerre de la part des Nations unies. Toutefois, Kinshasa persiste et signe qu’il est temps pour le M23 de « cesser d’exister ». Autrement dit, il est hors de question de reprendre le chemin de la capitale ougandaise. Triste fin pour des concertations qui tendaient à blanchir des criminels indexés par la communauté internationale.

Les pourparlers de Kampala, engagés il y a plus de trois mois entre Kinshasa et le M23, n’ont pas su résister à l’épreuve du temps. On les savait déjà hypothéqués dès le départ, mais leur déconfiture est arrivée avec la publication récente de la résolution 2098 du Conseil de sécurité. Celle-ci est venue confirmer les clauses de l’accord-cadre signé le 24 février 2013 à Addis-Abeba pour résoudre la crise en RDC.

La surprise est venue du côté de Kinshasa. Contre toute attente, celui-ci a fait un revirement à 180° en clamant tout haut qu’il était temps que le M23 cesse d’exister. En clair, le gouvernement a obstrué le chemin vers Kampala et, par la même occasion, bouclé des pourparlers qui tombaient caducs du fait du déploiement imminent de la force spéciale ayant, entre autres, missions de traquer et neutraliser tous les groupes armés répertoriés comme forces négatives en RDC et dans les Grands Lacs.  A en croire, les officiels congolais, l’espoir de mettre fin à la spirale de violence dans l’Est se profilerait déjà à l’horizon.

La vérité c’est que Kinshasa s’est retenu à dévoiler clairement sa position par rapport au dialogue de Kampala jusqu’à l’adoption par le Conseil de sécurité des Nations unies de la Résolution 2098. Une belle opportunité pour tourner définitivement la page M23. A Kinshasa, tout comme dans la capitale ougandaise, la fin des pourparlers ne fait plus l’ombre d’aucun doute.

Le lundi 1er avril 2013, Raymond Tshibanda et Lambert Mende, respectivement chef de la diplomatie congolaise et porte-parole du gouvernement, ont solennellement, devant la presse, invité le M23 à « cesser d’exister comme un mouvement polico-militaire ». Pourquoi ? Raymond Tshibanda répond : « Le M23 peut s’agiter autant qu’il veut. Nous étions disposés à arriver à un accord politique avec eux. Il n’est plus question de recycler les spécialistes de la rébellion dans les rangs des Forces armées. Le seul avenir pour le M23, c’est de cesser d’exister comme mouvement politico-militaire. Si tel n’est pas le cas, la brigade [d’intervention de la Monusco] s’occupera à mettre fin à son existence ».

Rien n’est encore joué

Présenté de la même manière dans un passé récent comme un partenaire au dialogue en vue d’une sortie apaisée de la crise dans l’Est de la RDC, il faut craindre que le M23 ne se reconstitue dans la perspective de la reprise des hostilités sur le front de l’Est du pays. Il disposerait de centaines d’hommes de troupe et d’un armement que la Monusco avait, lors de la prise de Goma, qualifié de sophistiqué. En plus, et c’est là que le gouvernement est attendu au tournant, le M23 a sous son contrôle des territoires du Nord-Kivu.

La partie se montre dure à jouer. Le M23 a fait part de sa désapprobation relativement au déploiement de la force spéciale  d’intervention décidée par le Conseil de sécurité. Ce groupe armé pro rwandais sait désormais que les carottes sont cuites pour lui dans la mesure où les roues de cette force spéciale ne pourraient pas l’épargner.

Dans un communiqué publié lundi 1er avril 2013, le président politique du M23, Bertrand Bisimwa, a déclaré « qu’il s’agit de l’option de la guerre que les Nations unies viennent de lever ». Au lieu « d’encourager une solution politique, en apportant un appui substantiel aux négociations politiques de Kampala » entre le M23 et Kinshasa, l’ONU choisit « de faire la guerre contre l’un des partenaires pour la paix », a-t-il regretté. Cette attitude fait planer l’ombre d’une guerre dans l’Est de la RDC.

Qu’en sera-t-il alors sur le terrain, maintenant que Kinshasa a, de manière explicite, déclaré son divorce avec le M23 ? Difficile de répondre pour l’instant. Toujours est-il que la position tranchée du M23 devait amener Kinshasa à bien recadrer son action pour éviter tout effet de surprise.

En digérant très mal le projet de déploiement de la brigade spéciale d’intervention dans l’Est de la RDC, le M23 a montré ses couleurs. Les déclarations de son président traduisent sa détermination à résister et surtout à se défendre. Tout dépendra cependant du temps que prendra le déploiement effectif dans l’Est du pays de la brigade spéciale d’intervention. C’est le seul moyen d’empêcher le M23 d’agiter de nouveau le spectre de la guerre dans l’Est de la RDC – les Forces armées de la RDC ayant montré leurs limites à venir à bout du M23. Les Nations unies devraient faire diligence dans l’application de la Résolution 2098.

Dans tous les cas, le souhait de Kinshasa de voir le M23 « cesser d’exister » ne devrait pas résoudre le problème. Il doit aller jusqu’au bout de sa logique. Après l’accord du 23 mars 2009 à  Goma, le CNDP s’est mué en une formation politique sans pour autant se détacher de ses racines militaires. Cette situation a donné naissance, trois ans plus tard, soit en 2012, au M23. C’est que la disparition du M23 n’est pas une panacée. L’idéal est de couper le cordon ombilical qui lie tous les groupes armés avec des parrains clairement identifiés dans le rapport du groupe d’experts des Nations unies, en l’occurrence le Rwanda et l’Ouganda. Tant que ces deux voisins de la RDC auront une mainmise sur les groupes armés qui pullulent dans l’Est du Congo, le M23 pourrait réapparaitre sans une nouvelle formule et se retrouver dans les institutions de la République, par le moyen des concertations nationales, appelées de tous les vœux par Kinshasa et recommandées par la Résolution 2098.

De quoi dire que rien n’est encore joué définitivement.

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KANANGA – Remise d’un lot de matériel de salubrité publique aux municipalités urbaines

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 Monsieur Clovis Isiyo Isiyo a procédé dernièrement, à Kananga, à la remise de matériel ....

Ministre Clovis Isiyo Isiyo a procédé dernièrement, à Kananga, à la remise de matériel de laboratoire au Service national des semences (SENASEM)

Le ministre provincial de l’Aménagement, infrastructures et travaux publics, Monsieur Clovis Isiyo Isiyo a procédé à la remise d’un lot de matériel destiné à la salubrité publique de la ville de Kananga, chef-lieu de cette province, a constaté notre reporter sur place. Il s’agit de 50 brouettes, 205 bêches et autant des coupe-coupes qui ont été distribués aux bourgmestres de cinq communes de Kananga. Le maire de la ville, Madame Antoinette Kapinga Tshibuyi a exhorté les bénéficiaires à faire bon usage de cette dotation de l’exécutif provincial et de mettre à contribution matérielle pour l’assainissement du milieu. Le bourgmestre de la commune de Ndesha, Monsieur Simon Luboya wa Luboya, s’adressant au ministre provincial de l’Aménagement, s’est engagé, au nom de ses pairs, à suivre les recommandations de l’autorité urbaine dans l’intérêt de la collectivité.

La brigade d’entretien communal déjà à l’oeuvre

Pour sa part, le bourgmestre de la commune de Kananga, M. Edouard Ntumba Buabua, a procédé dernièrement à la remise de ce matériel aux agents affectés aux travaux journaliers à la brigade d’entretien communal, a-t-on appris des sources administratives. Ces travaux vont consister à l’entretien des ronds-points, des avenues, et des espaces non occupés en vue de rendre propre la commune de Kananga.

Archi-Kan

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Plus de 39.000.000 FC pour la construction des ouvrages publics au Kasaï Oriental

Mbuji-Mayi, ACP Un montant de plus de trente neuf millions(39 ) millions de francs congolais a été remis dernièrement aux ONG  locales pour la poursuite des travaux de construction des ouvrages publics dans quatre territoires ( Tshilenge, Ngandanjika, Katanda et Kabeya Kamwanga ) de la province du Kasaï oriental. Cette cérémonie de remise de fonds a été présidée par le vice-gouverneur de province, Bruno Kazadi Bukasa, en présence du président de l’assemblée provinciale, Marcel Kalala Mutombo, et des députés provinciaux initiateurs de certains projets.

Parmi les ouvrages à exécuter figurent la construction de l’institut technique médical de Tshilenge, l’achèvement de trois Centres de santé du groupement de Bena Nsana ( Ngandanjika ) et Tshiatshitshia (Kabeya Kamwanga).

Pour ce qui est du territoire de Katanda, l’ONG ENCORB a reçu plus de neuf millions de francs congolais pour la poursuite des travaux de construction de l’EP Tshialama. Tous ces travaux sont financés entièrement par le gouvernement provincial du Kasaï oriental dans le cadre de la révolution de la modernité dans les milieux ruraux. ACP/Mat/Fédé

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Athlétisme: Ilunga Mande et Sarah Kubi représenteront la RDC au marathon de Libreville

 
L’athlète congolais, Ilunga Mande ZataraL’athlète congolais, Ilunga Mande Zatara

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 La Fédération d’athlétisme du Congo (Feaco) a annoncé, mercredi 3 avril, la participation de Sarah Kubi (chez les filles) et Ilunga Mande Zatara (chez les garçons) au semi-marathon de Libreville, au Gabon. Selon des sources de la Feaco, ces deux athlètes doivent quitter Kinshasa ce jeudi 4 avril pour Libreville pour participer à cette course de 22 km, prévue le dimanche 7 avril.

Les mêmes sources indiquent que les deux athlètes seront accompagnés par l’entraineur national Assani Sungula.

Lors de la précédente édition du semi-marathon de Libreville, le Congolais Charles Majita Yav avait remporté la médaille de bronze.

Exploit que peut rééditer Ilunga Mande qui revient de Djibouti où il a pris part, le 8 mars dernier, à la 17e édition d’un semi-marathon organisé dans cette ville et qui a opposé plus d’un millier de participants. Il a terminé 9e de la course avec un chrono de 2h08.

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RDC - Rwanda : grosse frayeur à Kinshasa au sujet de la Monusco

Le Premier ministre de RDC, Augustin Matata Ponyo, à Washington, le 7 février 2013. Le Premier ministre de RDC, Augustin Matata Ponyo, à Washington, le 7 février 2013. © Mandel Ngan/AFP/Archives

Kinshasa a cru que le Rwanda souhaitait faire retarder le vote à l'ONU en faveur du renforcement de la Monusco pour lutter contre le M23 dans l'est de la RDC. Mais rien n'a finalement empêché l'adoption de la résolution, le 28 mars.

Elles bataillaient depuis des mois pour obtenir une résolution de l'ONU instituant le renforcement de la mission onusienne (la Monusco) dans leur pays, avec notamment la création d'une brigade d'intervention pour combattre la rébellion du Mouvement du 23-Mars (M23). Pourtant, les autorités de RDC ont eu très peur que le Rwanda réussisse in extremis à obtenir un report du vote, puis se serve de sa présidence du Conseil de sécurité, à partir du 1er avril, pour retarder le processus. On comprend que l'enchaînement des événements ait éveillé leur suspicion.

Le 18 mars, Bosco Ntaganda, le rebelle recherché par la Cour pénale internationale (CPI), qui le soupçonne d'être derrière une branche du M23, se rend à l'ambassade des États-Unis à Kigali. Deux jours plus tard, alors que le Rwanda et les États-Unis négocient les conditions du transfert du rebelle à La Haye, Paul Kagamé, le président rwandais, qui revient du Mexique, s'arrête à New York pour rencontrer Ban Ki-moon. « Il a aussi discrètement rencontré Susan Rice, l'ambassadrice américaine à l'ONU, dont il est proche, et demandé plusieurs modifications de la résolution », affirme une source à Kinshasa.

Des rebelles du M23 dans l'est de la RDC le 30 novembre 2012.

© Phil Moore/AFP/Archives

Inga 3 en jeu

Pour ne rien arranger, l'armée sud-africaine, censée constituer l'ossature de la future brigade d'intervention, enregistre le 23 mars la mort de treize de ses hommes à Bangui - sa plus lourde perte depuis 1994. « Nos bonnes relations avec les Sud-Africains nous ont permis d'absorber le choc, poursuit cette source. Des négociations sont en cours pour leur permettre d'utiliser une partie de l'électricité produite par le barrage d'Inga 3. Pour le reste, nous avons multiplié les échanges avec Paris et Washington pour prévenir tout report de la résolution. » Le vote a finalement eu lieu le 28 mars. Et le Rwanda a voté pour.

Sur le même sujet

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Hôpital général provincial de Kinshasa ex - Mama Yemo: Un mouroir ou un bien sans maitre





Ces derniers temps, plusieurs organes de presse ont écrit sur la gestion de Marna Yemo qui dit en passant s’illustre par une incurie innommable. Et à tous ces articles, la Direction répond par la négation de tous les faits décrits.
Il est temps que la lumière soit apportée à l’opinion et aux décideurs politiques pour changer la donne. Dans les années 80, l’Hôpital Marna Yemo avait une renommée qui ne se discutait pas.

 Malgré la crise qui commençait déjà. Les choses ne s’étaient gravement pas gâtées. Ses 2.500 lits étaient réellement occupés et la capacité d’accueil était énorme. Les gestionnaires de l’époque faisaient un effort pour maintenir un certain cadre acceptable. Les interventions chirurgicales étaient nombreuses. Et la maternité affichait journellement 150 accouchements. Si nous nous attardons sur le seul volet de la fourniture en électricité, l’Hôpital disposait d’un grand groupe qui était au Pi. Et qu’à la moindre coupure prenait le relais dans la minute qui suivait la coupure et c’est pour tout l’hôpital. Actuellement, avec les coupures de courant intempestives dues à la vétusté du matériel de la SNEL, l’hôpital n’a aucune politique de prévention pouvant amener à acquérir un groupe pouvant suppléer à la carence de la SNEL. On navigue à vue et dire que les conséquences sont énormes quand on prend rien que la situation des prématurés.

Durant la décennie 80, l’hôpital a été dirigé par les différents médecins que voici : Dr BANGALA, Dr MWENDY, Dr JANSEGERS. L’onde de choc venue de l’Est avec la pérestroïka et le glasnost va se sentir â la République du Zaïre. Et quand la démocratisation de la vie politique est annoncée en avril 1990, une bourrasque sévit dans le pays et dans tous les secteurs y compris celui de la santé. Ainsi, une longue grève des médecins pour exiger des meilleures conditions de vie va s’observer dans les hôpitaux publics surtout les grands comme Marna Yemo et les Cliniques Universitaires. Durant l’année 92, c’est une véritable descente aux enfers. Tout l’hôpital était dans le noir la nuit. Le hall central n’avait aucune lampe. Les longues herbes ont poussé partout. Il ne restait plus que les fauves pour envahir les espaces. Tous les agents, du balayeur au médecin touchaient 1.000 Zaïres indistinctement. Durant l’année 93, les médecins ont pris conscience de la situation et ont exigé et obtenu la départementalisation. Le mode de gestion va permettre de remonter la pente péniblement en rendant la gestion surtout financière plus orthodoxe. Ainsi, à la fin de l’année 1993, le Dr MBUTUKU, actuel Président du CNOM (Conseil National de l’Ordre des Médecins) sera nommé Chargé de mission parce que depuis lors, l’hôpital avait été érigé en entreprise.
En 1996, c’est autour de Dr MODIA d’être nommé Médecin Directeur. On était donc à la recherche de plusieurs formes de gestion pour redorer le blason terni du plus grand hôpital du pays avec ses 2.500 lits. Le Dr MANONO KATOTO sera appelé à conduire les affaires de l’hôpital à partir de 1999. Durant ce mandat, l’établissement a repris à fonctionner selon les normes. En 2000, le Dr MODIA sera de nouveau appelé à la tête de l’hôpital durant un bref intermède. Il faut attendre le mois de juillet 2001, pour voir arriver au sommet de l’hôpital le Dr DIABENO TOMBE appelé « Diable » par les intimes. La véritable descente dans le bas fond commence avec l’arrivée de ce médecin. Soit dit en passant, ce médecin venait de trôner à la tête du Conseil National de l’Ordre des Médecins où il avait succédé à feu Dr NUMBI, après son décès à la fin de 1991. Autant l’ancien Président du CNOM décédé était respectueux des textes autant son remplaçant va briller par le non respect de ces mêmes textes. En 1995, les médecins attendaient des élections pour renouveler le bureau CNOM. NENNI. De même en 2000, il va organiser des élections sans vraiment y croire. Pour preuve, ceux des médecins élus en 2000 n’ont jamais siégé. Ce n’est qu’en août 2008, que devant’ la grogne qui commençait à devenir très grande que ces élections de CNOM vont intervenir. Voilà l’homme qui venait de prendre la tête du plus grand hôpital du pays. A son sujet, deux historiettes sont racontées: ces deux historiettes remontent à l’année 2009 :
- Lors de la tournée entreprise par le Premier Ministre de l’époque au mois de juillet dans les grandes formations médicales, les observateurs vont remarquer que la situation était présentée par les différents N° 1 de ces hôpitaux sauf à Marna Yemo où c’est le N° 2 en la personne de Monsieur LUKU, ADF qui fait le job au grand étonnement des présents;
- Suite aux propos tenus par le Premier Ministre sur la gestion des hôpitaux, le Secrétaire Général, du SYNAMED va au nom de ses membres aller présenter l’indignation des médecins pour des propos jugés injurieux à l’endroit des médecins. Tous les autres médecins directeurs qui accompagnent le Secrétaire Général du SYNAMED abondent dans le même sens à l’exception du Dr DIABENO qui trouvera que le Dr MANKOY, Secrétaire général n’avait pas raison de parler ainsi parce qu’il ne voyait pas le mal fait par le Premier Ministre et dire que les deux médecins venaient du même coin.
Il y a un adage qui dit que le poisson pourrit par la tête ou encore il n’y a pas de mauvaise troupe, il n’y a que de mauvais chef.
Que se passe-t-il réellement sur la gestion de l’hôpital à proprement parler :
1) Gestion des stagiaires
Dans les autres formations médicales de la ville, les responsables tiennent compte de la capacité d’accueil des stagiaires, mais par le goût de lucre, l’Hôpital Provincial Général de Référence de Kinshasa ne tient compte que des montants payés par les stagiaires. Ainsi, un seul département peut en accueillir 200 voir 300 pour des salles des réunions faites pour accueillir 50 personnes. Quant à savoir ce qui est fait des montants exorbitants, c’est une autre question;
2) Gestion de l’environnement
Faites un tour à l’entrée de l’hôpital. Tous les espaces entourant l’hôpital sont exploités par des bistrots de tout genre (Eglises de fortune, boutiques transformées en bars dès la nuit tombée et autres vendeurs des effets funéraires. Devant l’entrée principale dorment des indigents qui ont trouvé l’hôpital comme leur dernier refuge.
3) Gestion du personnel
L’hôpital Marna Yemo est le seul où la Direction ne s’implique pas dans l’organisation de la paie des fonctionnaires, permettant ainsi aux différents comptables mandatés sur le terrain de faire ce que bon leur semble au grand dam des bénéficiaires;
A l’époque, le Staff Médical jouait un rôle important dans la marche de l’hôpital et la discipline du corps médical. Aujourd’hui, il est devenu l’ombre de lui-même ne pouvant même pas s’imposer sur les tous puissants chefs de département pourtant sou sa tutelle. Ses attributions ont été avalées par la Direction Générale. Si on prend rien que le problème des logements des médecins, le Staff Médical faisait un dosage intelligent selon la possibilité. Mais depuis que le Médecin Directeur s’est accaparé de tout, il loge qui il veut selon des critères clientélistes. La préférence va aux médecins de son département d’origine, qu’est la Chirurgie. Se permettant de loger des célibataires au détriment d’autres engagés bien avant et pères des familles.
Le clientélisme est tellement élevé qu’il y a des médecins qui n’habitent pas le local leur attribué mais que ce dernier est occupé par des membres des familles durant des longues années au moment où d’autres sont sous le joug des bailleurs à la cité.
4) Gestion des Finances
C’est le noeud gordien C’est le ventre mou de tout le dispositif administratif.
Pendant les années 80, l’hôpital avait des ressources financières que voici :
- Les frais de fonctionnement versés mensuellement par le Trésor public;
- Les recettes cash des malades après les prestations;
- Les créances recouvrées auprès de l’Etat pour les soins médicaux des fonctionnaires, des policiers et des militaires;
- Le recouvrement des prestations auprès des sociétés conventionnées. A noter qu’à l’époque, il y avait environ 200 conventions avec des sociétés de la place.
Pour le moment, la plupart de ces ressources ont disparu par la mal gouvernance des années Mobutu. Les différentes directions qui se sont succédée ne ses ont pas adaptées aux nouvelles situations cela par manque d’imagination dans le chef des dirigeants. Au contraire, l’hôpital se signale plus par des scandales comme dernièrement celui du Département de la Radiologie où l’ancien chef de Département se remplissait les poches au détriment de toute la communauté ou celui d’un ancien chef de Département qui s’est permis de laisser dans la caisse 40.000 Fc.
D’autres scandales en rapport avec les détournements des créances de certains malades dont les factures sont honorées par les sociétés.
La Direction actuelle se contente des recettes des payants cash. Or tout le monde sait que la catégorie des malades qui fréquente l’institution est la plus démunie.
Poser la question au Médecin Directeur à quand remonte le paiement des créances des policiers, des militaires ou des fonctionnaires. Qu’est-ce qui empêche l’hôpital de recourir aux conventions? La réponse est simple. Trois quart des médecins de l’hôpital disposent des polycliniques. A longueur des journées, ces médecins ne font que détourner les malades pour leurs centres privés. Et comme le Médecin Directeur n’échappe pas à la règle, parce que lui- même propriétaire d’un centre dans la périphérie, allez lui demander de relancer les conventions, c’est scier l’arbre sur lequel il est assis.
La Direction navigue à vue.
Pas d’initiative pour changer la situation. Et la fréquence des prestations sanitaires au rabais parce que l’institution ne peut offrir les soins adéquats avec comme conséquence les morts en cascade. En raison de la crise qui ne s’arrête pas, il faut que les pouvoirs publics songent à changer les animateurs du Comité de Gestion et mettre une équipe qui s’adapte et qui ne se contente pas de la routine. Un Directeur à même de revoir tout le système de fonctionnement et qui a la capacité de frapper aux portes de ses différents créanciers.
Et pour illustrer tout ce qui vient d’être dit, il suffit de compter le nombre d’agents qui meurent chaque semaine. En effet, on compte au moins un décès toutes les deux semaines. Le tout est à mettre sur le manque d’esprit managérial. Et pour ne pas refaire la même chose en nommant les mêmes personnes et recommencer, ne faut-il pas que l’Etat propriétaire puisse avant tout changement faire un état des lieux et diligenter un audit général (y compris la gestion des départements).
C’est la seule façon de sauver ce peuple qui n’a que trop souffert de l’irresponsabilité de ses propres fils. Agir autrement signifie une complicité avérée des responsables et de la hiérarchie médicale. Tout ce qui est dit ici n’est ni calomnie, ni médisance. Les faits sont vérifiables.

PAUL MULAND

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02 avril 2013

Communiqué en rapport avec les funérailles de Zébédée Kalonda alias Zé

Nous portons à la connaissance des amis de Zébédée Kalonda alias Zé que jusque-là nous ne disposons pas d'informations complémentaires sur, notamment, le jour et le lieu d'enterrement. Il semblerait que la soeur Tshibilondi, la grande-soeur du défunt, n'est pas encore arrivée en Belgique. Dès qu'il y aura du nouveau, nous ne manquerons pas d'en faire large diffusion.

Kasai Direct

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