13 mars 2013

Le M23 faction du général Makenga accuse le gouvernement de Kinshasa de soutenir en munition le M23 faction de Runiga

Xinhuanet 

KINSHASA -- La faction du M23, dirigée par le général Makenga, a accusé le gouvernement rd-congolais de soutenir en munition la faction du M23 dirigée par le "président déchu" Jean-Marie Runiga, a déclaré lundi Amani Kabasha, porte- parole du M23 faction du général Makenga à l'Agence Xinhua.

"Après les combats qui nous opposent avec ces indisciplinés depuis deux jours, nous avons remarqué que le groupe de Runiga n'avait plus des munitions", a déclaré M. Kabasha, ajoutant que " nous sommes surpris de voir nos ennemis se servir des munitions de l'armée nationale".

D'après M. Kabasha, les membres de la faction de Runiga sont soutenus en arme et munition par le gouvernement rd-congolais provenant de la ville de Goma, dont l'objectif est de perturber la date de la signature des accords entre le gouvernement rd- congolais et le M23 de Runiga.

"Le gouvernement ne signera aucun n'accord avec un groupe porteur d'armes ni un mouvement politico-militaire", a déclaré lundi Lambert Mende, porte-parole du gouvernement, en affirmant que le voeu du gouvernement congolais est de voir tous ces groupes armés disparaître. Donc le gouvernement n'a aucun intérêt à coopérer avec un groupe porteur d'armes qui tue la population civile.

Les combats, déclenché il y a deux jours, entre les deux factions du M23, ont repris ce 11 mars vers 07h00 heure locale dans la localité de Rugari, située à 40 kilomètres de la ville de Goma.
© Copyright Xinhuanet

Posté par lumbamba à 23:43 - - Commentaires [0] - Permalien [#]


Uvira: un soldat tue un major, son épouse et son enfant avant de se suicider

 
Des soldats des FARDC se retirent des forces spéciales entre la RDC et la Rwanda pour traquer les FDLR à Rutshuru au Nord-Kivu/ Photo Radio Okapi.Des soldats des FARDC se retirent des forces spéciales entre la RDC et la Rwanda pour traquer les FDLR à Rutshuru au Nord-Kivu/ Photo Radio Okapi.
Le major des Forces armées de la RDC (FARDC), Tito Lwaboshi Sekalashi, a été abattu à son domicile avec son épouse et son enfant de neuf ans par son garde du corps, samedi 9 mars, dans le territoire d’Uvira (Sud-Kivu). Des témoins affirment qu’il était 16 heures locales lorsque le soldat tueur, en état d’ivresse, s’est introduit dans la chambre et a tiré à bout portant sur le major.
Après avoir abattu le major, l’assassin s’est retiré à l’extérieur de la maison où il a tiré sur l’épouse du major et sur son fils de neuf ans qui voulait s’approcher du corps de sa mère.
Des sources locales indiquent que la femme du major était enceinte et presque à terme. Après le forfait, le soldat s’est suicidé en se tirant deux balles dans la tête.
Des sources locales indiquent que les corps du major Lwaboshi, de son épouse et de son enfant ont été ramenés, dimanche 10 mars à Masisi, au Nord-Kivu, où ils seront inhumés.
Le corps du garde du corps a été enterré sur place à Kilomonie, dans la cité d’Uvira, après une enquête de l’Agence nationale de renseignement (ANR), la Direction générale de migration (DGM) et l’auditorat militaire garnison d’Uvira.
Le major assassiné était chargé de la sécurité d’une unité des FARDC, basée à Kilomonie, un quartier d’Uvira.
Des sources des services de sécurité attribuent ce triple meurtre suivi du suicide aux mauvais traitements que le soldat aurait subis de la part du major qui était son chef. Le soldat meurtrier avait été plusieurs fois arrêté, mis au cahot et frappé en public pour n’avoir pas exécuté les travaux de ménage du major, affirment ces sources.
radiookapi.net

Posté par lumbamba à 23:35 - - Commentaires [1] - Permalien [#]

Vatican: L'Archevêque de Buenos Aires élu pape

Francois Ier

 

 

 

 

 

 

 

 

Le suspens est finalement tombé. Au bout de deux jours de conclave et cinq tours de vote, les 115 cardinaux enfermés dans la chapelle Sixtine ont élu le nouveau pape qui va remplacer Benoît XVI. Ce dernier avait renoncé à ses fonctions le mois passé pour raison d'âge avancé . L'annonce du nouveau pape a été faite à 20heures12´ par le cardinal francais Jean-Louis Tauran après la formule habituelle de "Habemus papam" devant des milliers de personnes rassemblées sur la place Saint Pierre.  Le nouveau pape s'appelle Jorge Mario Bergoglio, ancien Archévêque de Buenos Aires, qu'on appellera désormais Francois Ier.  Agé de 76 ans, il est issu de la congrégation des Jésuites. Une dizaine de minutes plus tard, celui-ci  est apparu devant les fenêtres de la chapelle et s'est présenté à la foule et au monde. Dans sa courte adresse au monde, Francois Ier appelle à la fraternité au sein de l'Eglise. Il a, enfin, invité les chrétiens à prier pour lui avant qu'il prenne ses fonctions et donne sa première bénédiction à la ville et au monde. 

Lumbamba Kanyiki

Posté par lumbamba à 21:00 - - Commentaires [0] - Permalien [#]

Flash: Habemus Papam!

fuméeblanche-m

 

 

 

 

 

 

Une fumée blanche vient de s'échapper de la cheminée de la chapelle Sixtine. Cela signifie qu'un nouveau pape vient d'être élu après deux jours de conclave et cinq tours de vote. Mais son nom reste encore inconnu. La joie est grande devant la chapelle où on entend les sons de cloche. Encore de la patience donc...

Kasai Direct

Posté par lumbamba à 19:21 - - Commentaires [0] - Permalien [#]

RDC: le Dr Mukwege dénonce une recrudescence des viols dans le Sud-Kivu

Le Dr Denis Mukwege, chirurgien fondateur de l’hôpital Panzi, à Bukavu, ce mars 14 mars.
Le Dr Denis Mukwege, chirurgien fondateur de l’hôpital Panzi, à Bukavu, ce mars 14 mars.
REUTERS/Jana Asenbrennerova
Par RFI

Le célèbre docteur Denis Mukwege s’est exprimé mardi 12 mars à Kinshasa, deux mois après son retour en RDC. Ce chirurgien qui vient au secours des femmes violées dans l’Est du pays était parti en exil en Europe après avoir été la cible d’hommes armés, en octobre 2012. Il a repris ses activités à Bukavu et constate que les violences contre les femmes se poursuivent.

Pour le docteur Denis Mukwege, la situation ne s’est pas améliorée, au contraire. On assiste même, selon lui, à une recrudescence des cas de viols. Les 300 lits de l’hôpital Panzi qu’il dirige à Bukavu sont tous occupés.

Invité mardi 12 mars du centre culturel belge Wallonie-Bruxelles, à Kinshasa, le Dr Mukwege a livré un témoignage poignant de son activité quotidienne à Bukavu. « Il y a juste quatre jours, on m’a appelé pour soigner, examiner, une petite fille. Une petite fille de six ans qui avait été violée », rapporte-t-il. « Quand vous écoutez le langage, pour exprimer ce qui s’est passé, d’une petite fille de six ans... Comme adulte, tout ce que ça crée en vous... Vous vous révoltez ! Vous dites : ce n’est pas possible ! »

Le Dr Denis Mukwege avait fui vers l’Europe, après avoir échappé à une tentative d’assassinat l’année dernière. Il est revenu en janvier dernier, à la demande des femmes du Sud-Kivu. Les autorités lui ont promis une protection, mais il ne se sent pas en sécurité. Il appelle la Monusco, la force des Nations unies, à venir protéger son hôpital ainsi que sa famille et lui-même.

RDC / son Dr Mukwege sécurité

Chirurgien, fondateur de l'hôpital Panzi à Bukavu

Je ne suis pas retourné (en RDC, ndlr) pour être un martyr, j’y suis retourné pour faire mon travail. (…) Si je vous dit que je n’ai pas peur, je suis en train de mentir.

Posté par lumbamba à 18:39 - - Commentaires [0] - Permalien [#]


Fidèle à sa logique du pouvoir au bout du canon, le M23 poursuit son inconséquente bagarre fratricide



L'Accord cadre relatif au retour de la paix dans la partie Est de la République Démocratique du Congo signé dernièrement dans la capitale éthiopienne, siège de l'Union Africaine, par pas moins de onze Chefs d'Etats, ou leurs représentants, ne semble pas du tout inquiéter le M23.

En tout cas, c'est l'impression que cette organisation donne. Elle a d'autres calculs qu'elle juge plus intéressants. Elle se dit visiblement qu'elle ne s'est pas battue pendant tout ce temps pour rien (comme s'il s'agit d'un combat noble) et qu'elle doit absolument,

si pas atteindre tous les objectifs qu'elle s'était fixée au départ, en tout cas bousculer les structures établies, même s'il faut pour cela cracher sur les efforts énormes -et qu'on n'appréciera jamais à leur juste valeur- de millions de Congolais qui avaient bravé la pluie le 28 novembre 2011 afin de donner au pays les animateurs des institutions de la République cinq ans durant.

C'est vrai que la signature de cet accord, comme toutes les autres à travers le monde depuis que le monde est monde, n'est pas une parole d'évangile et que, la matière étant politique, nul ne peut se prétendre à l'abri de la moindre surprise. Cependant, la sagesse doit pousser à lui accorder le bénéfice du doute. En plus, au vu de la qualité des signataires, la sacralité de la fonction présidentielle faisant foi, l'espoir est permis quant au respect de cet engagement.

Curieusement, c'est le moment que choisit la principale organisation pyromane, du moins pour le moment, pour s'éclater en deux. Et au lieu de s'arrêter là, les deux factions ainsi créées s'affrontent, se lançant continuellement des flèches empoisonnées en termes d'accusations, et se rejetant incessamment les responsabilités à la sauce de " qui a commencé ".

C'est quand même hallucinant, la célérité avec laquelle ce prétendu conflit a dégénéré. La coïncidence étant un mot dénué de sens en politique, il apparaît nettement, à l'analyse, qu'il y a anguille sous roche. S'agit-il là d'une vraie scission, c'est-à-dire de réelles mésententes au sein de ce mouvement, ou est-ce qu'il ne s'agit que d'une manœuvre distractive, dans le but, non de disperser des forces, mais plutôt de compliquer encore l'équation pour gagner plus lors de l'accord que le gouvernement congolais s'apprête à signer avec ce mouvement ?

Mais à la fin, ne sommes-nous pas en train d'assister là, dans la distraction, à la naissance du rejeton du M23 qui aura le temps de grandir et de mûrir avant de faire son entrée remarquable en scène, exactement comme son géniteur est lui-même né des cendres d'un certain CNDP ? Car que deviendra la faction du M23 qui ne sera pas retenue comme interlocuteur du gouvernement congolais le 15 mars prochain ?

Malheureusement, dans leurs belliqueuses manœuvres aux intentions inavouées, ces rebelles utilisent de vraies armes à feu. Il faut, en effet, donner l'image du vrai, du réel, du sérieux. Mais les balles et les obus, ont très peu d'intelligence et ne cherchent pas à donner une quelconque image. Et des vies humaines, congolaises, au mieux, se brisent, au pire se perdent à jamais.

Continuera-t-on indéfiniment à tomber dans ces pièges ? Imaginons un peu que le gouvernement de la RDC dise aujourd'hui qu'il ne signera d'accord qu'avec le seul M23 qu'il connaît, c'est-à-dire dans sa formule d'avant cette louche scission ? Cette guerre fratricide se poursuivra-telle vraiment une seule seconde ? N'assisterons-nous pas à une impressionnante, ultrarapide et émouvante réconciliation ?

Jean-Claude Ntuala

Posté par lumbamba à 18:27 - - Commentaires [0] - Permalien [#]

RDC: Didier Reynders préoccupé par la reprise de la guerre à l'Est de la RDC

Didier Reynders

 

 

 

 

 

 

 

 

Le ministre belge des Affaires Etrangères, Didier Reynders, se dit inquiet de la reprise de la guerre à l'Est de la RDC. C'est ce qu'on peut lire sur son site dans son édition du 12 mars 2013.

" Je souhaite rappeler que ce sont avant tout les populations civiles qui souffrent de cette situation et qu’il est dès lors urgent que les pourparlers en cours apportent rapidement une solution à la rébellion, afin de rétablir un Etat de droit et une stabilité dans les Kivus."

Il souhaite aussi que les discussions sur les aspects techniques de l'intervention de la brigade renforcée de l'ONU puissent avancer afin de combattre toutes les forces négatives et de sécuriser la population. La sécurité et la paix durable ne pourront être effectives que si les concertations nationales apportent des réponses appropriées susceptibles d'instaurer un Etat de droit à l'Est de la République Démocratique du Congo.

Didier Reynders manifeste ses inquiétudes, mais ne dit rien sur les incidents qui ont eu lieu dimanche dernier lors du retour du président Etienne Tshisekedi de l'Afrique du Sud. La police de son ami Kabila a procédé à la dispersion des Congolais qui étaient sortis nombreux pour accueillir le président Tshisekedi en provenance de l'Afrique du Sud, foulant aux pieds les accords d'Addis-Abeba qui lui recommandent des ouvertures démocratiques, le respect des droits de l'homme et l'établissement d'un Etat de droit au Congo. Plusieurs arrêstations et enlèvements ont eu lieu ce jour-là.

Lumbamba Kanyiki

Posté par lumbamba à 10:23 - - Commentaires [0] - Permalien [#]

RDC : les luttes intestines du M23 éloignent la possibilité d'un accord à Kampala

Des rebelles du M23 à Munagana, le 7 mars 2013. Des rebelles du M23 à Munagana, le 7 mars 2013. © AFP

La signature d'un accord de paix "d’ici le 15 mars" comme espéré lors des négociations de Kampala entre Kinshasa et le Mouvement du 23 mars (M23) devient de plus en plus hypothétique. Les combats qui ont repris, le 9 mars, entre les deux factions rivales de la rébellion compliquent sérieusement la donne.

Déjà quatre jours d’affrontements entre les deux factions du Mouvement du 23 mars (M23). Depuis le 9 mars, les combats entre les rebelles restés fidèles à leur chef militaire, Sultani makenga, et ceux partis avec l’ancien coordonnateur politique, Jean-Marie Runiga, se poursuivent autour de Rumangabo, localité située à quelque 50 km de la ville de Goma, capitale du Nord-Kivu. Une situation qui risque de perturber voire de saboter la conclusion attendue « d’ici le 15 mars » d’un accord de paix entre le gouvernement congolais et le M23.
 
Kinshasa a déjà présenté à la rébellion un « projet d’accord » qui prévoit notamment la réintégration des éléments du M23 au sein de l’armée congolaise, en échange de la dissolution du mouvement rebelle. Problème : le M23 est désormais divisé en deux branches. Quelle est celle qui est légitime pour conclure les négociations avec le gouvernement congolais ?
 
"Qui va réintégrer l’autre ?"
 
Pour l’aile du M23 pro-Makenga, toute signature doit être précédée de l’adoption de certains amendements au « draft » soumis par le gouvernement congolais. « Nous devons d’abord définir ce qui signifie "intégration" : qui va intégrer l’autre », explique Vianney Kazarama, le porte-parole de la branche armée.
 
Du côté de l’autre aile du M23, conduite par Jean-Marie Runiga et réputée proche du général Bosco Ntaganda, lui-même recherché par la Cour pénale internationale (CPI), les rebelles estiment que la situation sur le terrain, avec ses luttes intestines, doit obliger le gouvernement congolais à revoir ses plans de sortie de crise qui « misent plus sur Sultani Makenga ». Dans le cas contraire, il n’y aura pas de signature d’accord de paix à la date prévue. « Le 15 mars sera une journée avortée », prédit le porte-parole du M23 pro-Runiga, Séraphin Mirindi.

Faux, répond Lambert Mende, le porte-parole du gouvernement congolais. « Nous ne traitons pas avec les ailes du M23. Nous avons déposé une série de propositions de sortie de crise à la médiation qui doit les soumettre au M23. Nous constatons simplement que ce groupe rebelle se déchire sur le terrain : c’est donc au médiateur de nous désigner un interlocuteur. Pour nous, Sultani Makenga et Jean-Marie Runiga, c’est bonnet blanc et blanc bonnet. Les deux sont à la tête de mouvements anticonstitutionnels », ajoute-t-il, soulignant qu’« avec ou sans accord », les pourparlers de Kampala prendront bien fin le 15 mars.

Pour nous, Sultani Makenga et Jean-Marie Runiga, c’est bonnet blanc et blanc bonnet.

Lambert Mende, porte-parole du gouvernement congolais

Pendant ce temps-là, à Luanda, le président congolais Joseph Kabila se réunit avec ses homologues angolais, Eduardo dos Santos, et sud-africain Jacob Zuma pour « examiner les modalités de la mise en œuvre de l’accord-cadre d’Addis-Abeba », signé le 24 février entre 11 pays de la région des Grands Lacs et destiné à ramener la paix dans la partie est de la République démocratique du Congo (RDC), en proie à l’activisme de groupes armés successifs depuis près de deux décennies.

__________

Par Trésor Kibangula


Lire l'article sur Jeuneafrique.com : RDC : les luttes intestines du M23 éloignent la possibilité d'un accord à Kampala | Jeuneafrique.com - le premier site d'information et d'actualité sur l'Afrique

Posté par lumbamba à 00:45 - - Commentaires [0] - Permalien [#]

Azarias Ruberwa: «Kinshasa n’a pas le choix, il y aura intégration du M23»

Azarias Ruberwa, le leader du parti d'opposition Rassemblement congolais pour la démocratie (RCD).
Azarias Ruberwa, le leader du parti d'opposition Rassemblement congolais pour la démocratie (RCD).
RFI / Habibou Bangré
Par Habibou Bangré

Depuis mai 2012, l’armée combat le Mouvement du 23 mars (M23) dans l’est de la République démocratique du Congo. Les rebelles revendiquent à l’origine la pleine application des accords du 23 mars 2009, qui avaient notamment régi leur intégration dans l’armée et devaient consacrer le retour de milliers de réfugiés congolais tutsis. Le plus vieil ancêtre du M23 est le Rassemblement congolais pour la démocratie (RCD), l’ex-rébellion de l’avocat Azarias Ruberwa, 48 ans, originaire du Sud-Kivu (est) et qui fut vice-président de la transition (2003-2006) au sortir de la guerre. Aujourd’hui, le RCD est un parti d’opposition qui compte trois sénateurs et une trentaine de députés provinciaux.

RFI : Vous avez rencontré, début mars, Aubin Minaku, président de l’Assemblée nationale, dans le cadre de consultations préliminaires menées en amont des concertations nationales voulues par le président Joseph Kabila…

Azarias Ruberwa : Il nous a dit que le président était conscient qu’il y avait beaucoup de problèmes dans le pays et il nous a donné quelques matières qui allaient faire l’objet de ce dialogue – des questions liées à la gouvernance, des questions liées à la justice, des questions liées à la réconciliation… (…) Nous lui avons fait des suggestions – avec cette réserve que, pour la démocratie, si c’est une réunion sérieuse nous prendrons part, mais si c’est du gaspillage de temps et d’énergie, de fonds, sans déboucher sur des remèdes substantiels, à ce moment-là on ne pourrait pas en faire partie. Il m’a laissé entendre que ce serait des décisions qui seront exécutées.

Qu’avez-vous suggéré ?

La première matière c’est évidemment la situation sécuritaire du pays, en particulier la situation sécuritaire à l’est. Compte tenu de la nature, de l’historique et de la vision, surtout, du RCD, nous avions dit que nous pouvions être d’un apport important pour une paix durable à l’est de la RDC en particulier, et dans l’ensemble du pays en général. Nous connaissons le problème, nous connaissons les hommes, nous avons géré cette partie du territoire les années passées (…) Nous avons également abordé des matières comme la réconciliation, et particulièrement l’aspect de la nation. Parce que depuis l’Indépendance, lorsqu’on ne reproche pas ici d’appartenir à telle province, on reproche d’appartenir à telle tribu ou alors d’avoir tel type de faciès et ça fait de vous [quelqu’un de] plus Congolais ou moins Congolais.

Vous faites référence aux Congolais tutsis ?

Oui, absolument, bien sûr ! Il y a pas mal de questions. (…) Au-delà du niveau national, vous avez d’autres questions intrinsèques au sein de la société où, quelqu’un, parce qu’il est tutsi, il a tel faciès, on va lui imputer une nationalité étrangères (…) Il y a aussi des questions spécifiques aux minorités, telle cette question des réfugiés qui ne rentrent pas alors que ça fait quinze ans qu’ils sont dans les pays voisins. Ils voient leur terre en face, et donc ils peuvent constituer à coup sûr un bastion de recrutement pour quiconque veut des revendications qu’ils estiment légitimes.

Le M23 a étendu ses revendications à la sphère sociale, politique, économique… recoupant des doléances de l’opposition. Est-ce que le M23 a sa place à la table de ces concertations ?

Si les concertations se faisaient avant la conclusion des discussions de Kampala, évidemment, ils seraient peut-être fondés – comme tout Congolais qui fait des critiques – mais pas comme revêtus d’un mandat. Par contre, si au moment de ces consultations, la réunion de Kampala conclut que le M23 a un statut de parti politique ou de mouvement, et bien là, il fera cause commune avec les autres.

Certains estiment que les accords de Kampala pourraient se terminer par une réintégration dans l’armée des soldats du M23…

Kinshasa n’a pas le choix. Dans une guerre on vous n’avez pas la suprématie, vous ne pouvez pas mettre fin à cette guerre sans intégration. C’est quasi impossible. (…) Nous revenons encore une fois au débat sur la paix et la justice. Je m’interroge : comment voulez-vous que les chefs de l’armée, qui sont exclus de l’armée et qui sont sous sanction [de l’ONU], laissent jouer la carte de la paix pour que ce soit simplement leurs subalternes qui soient intégrés ? Et leur sort, alors ? Et ils diraient : « Nous faisons la paix mais emmenez-nous en prison » ? (…) Il n’y a pas de mythe ou de mystère à faire : il y aura intégration. Maintenant, avec la division du M23, c’est une autre affaire…

Le M23 a éclaté en deux factions, l’une proche du chef militaire, le général Sultani Makenga, l’autre proche du président politique, Jean-Marie Runiga. Est-ce une chance pour la paix ou deux fois plus de problèmes pour Kinshasa ?

A court terme, c’est une chance pour la paix parce qu’il y aura certainement un accord avec le gouvernement. Le premier accord ou l’accord à court terme sera entre le gouvernement et le groupe du général Makenga. Je pense qu’il n’y a pas de doute. A court terme c’est bon pour le gouvernement. Mais à long terme, c’est une mauvaise chose. J’aurais préféré un accord comme c’était envisagé il y a quelques semaines entre le gouvernement et l’ensemble du M23, plutôt qu’avec une partie.

Avez-vous essayé de dire à vos anciens frères d’armes du RCD de baisser les armes ?

Ce n’était pas mon rôle. D’abord, personne ne me l’a demandé. Et dans un contexte comme celui-ci, on va vous sortir toutes thèses du monde pour montrer que vous êtes contre les intérêts de la République. Alors pour éviter ce genre de débat, compte tenu des sensibilités qui entourent ces questions, communautaires aussi, j’ai dû me dire : « Chaque fois que je vais m’exprimer, je vais soutenir des négociations ». Et je le fais. (…) Je n’ai pas fait un travail systématique parce que je n’en n’avais pas le mandat. Au demeurant j’aurais pu aider à coup sûr à régler ce genre de problème.

Vous avez été candidat malheureux à la présidentielle de 2006. Comptez-vous tenter votre chance en 2016 ?

C’est trop tôt mais dire que je n’y pense pas, ce serait faux. Je ne confirme pas la chose encore, mais justement par rapport à mes convictions et par rapport au potentiel du pays, je me dis pourquoi ne pas continuer à travailler sur l’opportunité d’un jour où je puisse être en mesure d’influencer à grande échelle. Le moment venu je préciserai mes ambitions.

Posté par lumbamba à 00:33 - - Commentaires [0] - Permalien [#]

12 mars 2013

Kabila crache sur Ban Ki-moon et F. Hollande !



Il confirme par ailleurs ce qu’avait dit un éminent cadre du PPRD en 2011 : « La place de l’opposition qui combat J. Kabila se trouve au cimetière ou en exil » !
Les diplomates qui représentent leurs Etats respectifs dans la capitale congolaise ont pris la mesure, dimanche dernier à Kinshasa, des actes de barbarie commis par des éléments de forces armées, de la police et de sécurité sur de foules venues accueillir Etienne Tshisekedi à l’aéroport de N’djili !

Les mêmes diplomates avaient pris acte de la déclaration faite par le chef de l’Etat français, François Hollande, quelques heures avant de prendre part au XIVe sommet de la francophonie tenu à Kinshasa, du 12 au 14 octobre 2012, dans laquelle le Français disait : “ la situation de droits humains en République démocratique du Congo est tout à fait inacceptable. Dans ce pays, les droits de l’homme sont quotidiennement violés, la bonne gouvernance est inexistante, j’irai à Kinshasa pour le dire de vive voix aux autorités de ce pays “.

Les diplomates en poste à Kinshasa ne se sont pas empêchés d’enregistrer la réplique du régime en place, qui n’a pas démontré qu’il honorait les droits de l’homme. En lieu et place d’une démonstration par des preuves probantes, ce régime s’est plutôt répandu en anecdotes désobligeantes à l’endroit du chef de l’Etat français et de son pays, en indiquant notamment qu’il n’avait de leçons à apprendre de qui que ce soit en la matière !

Les honorables diplomates représentant leurs Etats respectifs en RDC avaient pris acte de la signature cadre de l’accord conclu le 24 février 2013 à Addis-Abeba par 11 chefs d’Etats membres de l’Union africaine, de la conférence internationale de la région de grands lacs (africains), et de la communauté économique d’Afrique australe (SADC). Cet accord invite le régime politique de Kinshasa à hâter des réformes significatives susceptibles de décanter et de tout entreprendre pour confier à l’opposition le statut qu’elle mérite.

Dimanche dernier, au retour d’Etienne Tshisekedi Kinshasa, au terme de son séjour en Afrique du Sud, le même régime en place à Kinshasa s’est déchaîné sur des foules entières venues de tous les horizons de la capitale en distribuant la mort, des coups et des blessures à plusieurs individus sans moyens de défense !

Où va actuellement le monde?

Quel est, définitivement, le rapport que les diplomates accrédités à Kinshasa entendent réserver a leurs gouvernements respectifs au sujet de ce qui précède ?

J. Kabila crache sur la figure de Ban ki-moon qui s’était battu pour obtenir l’accord-cadre sur l’établissement d’une paix durable en RDC au nom de la communauté internationale. Le précité crache aussi, sur la figure de François Hollande qui représente un important Etat européen au sein de l’organisation internationale de la Francophonie. Il y a lieu de rappeler que cet Etat reproche à la RDC de faire fi de ses obligations contraintes vis-à-vis de valeurs cardinales cultives et défendues par cette organisation dont l’importance dans les rapports entre les Etats du monde libre n’est plus à démontrer !

Il y a lieu aussi de rappeler qu’en pleine campagne électorale en 2011 un éminent cadre du PPRD avait fait la déclaration ci-après, nous citons : “ La place de l’opposition qui combat J. Kabila se trouve au cimetière ou en exil “ C’est ce qu’a semblé dire dimanche dernier le porte parole du gouvernement pour essayer de justifier le massacre commis ce jour là par le régime qu’il sert en parlant” d’un parti politique qui n’est pas capable de gérer ses frustrations électorales. Allusion faite, sans nul doute, à l’UDPS.

Alors que, le monde entier s’apprêtait déjà à sa mise en œuvre effective, l’accord cadre sur l’établissement d’une paix durable en RDC devient un chiffon à jeter à la poubelle de l’histoire 15 jours après sa signature à Addis-Abeba par Joseph Kabila et près de 7 jours après son entérinement par le conseil de sécurité de l’Organisation de Nations Unies par la faute de ce dernier ! Où va actuellement le monde?

Le peuple congolais qui compte encore ses morts à l’occasion du massacre de dimanche dernier à Kinshasa interpelle le président François, le secrétaire général de l’ONU et les chefs d’Etat signataires de l’accord-cadre signé à Addis-Abeba en leur demandant de faire quelque chose pour le mettre à l’abri de coups de ses bourreaux !

KAMBALE MUTOGHERWA

Posté par lumbamba à 21:51 - - Commentaires [0] - Permalien [#]